#119 Nicolas Mathieu : « Je suis déjà tombé amoureux de personnes qui avaient des goûts qui m’humiliaient, c’est le problème des relations transclasses » episode artwork

EPISODE · Mar 7, 2024 · 49 MIN

#119 Nicolas Mathieu : « Je suis déjà tombé amoureux de personnes qui avaient des goûts qui m’humiliaient, c’est le problème des relations transclasses »

from Le goût de M

Le romancier, âgé de 45 ans, qui vient de sortir « Le Ciel Ouvert », une collection de textes initialement postés sur son compte Instagram, nous reçoit chez lui à Nancy.Nicolas Mathieu évoque son enfance à Golbey dans les Vosges auprès d'un père électromécanicien passionné de sport et d'une mère comptable qui aimait la lecture, le temps privilégié des vacances d'été. Très jeune, il se passionne pour Sherlock Holmes et les films d'action des années 1980 ou James Bond. Adolescent, il lit Oscar Wilde, Sartre et Céline et s'identifie à la figure de l'écrivain. Pour ses études d'histoire de l'art, il gagne Paris et se plie aux codes de la capitale. Il aborde le changement de statut lié à son prix Goncourt et la légitimité accordée à sa parole, sa volonté de défendre des formes populaires. Il parle de sa mélancolie du temps qui passe et des moments de joie, de son admiration pour Giono, Colette, Miley Cyrus, Benjamin Biolay ou Juliette Armanet.Il revient aussi longuement sur son amour de la série de cette « Les Soprano » : « C’est ­structurant dans ma vie. Je l'ai vue deux fois, y a 80 épisodes, ça prend du temps dans une vie. Il y a un premier niveau : la jouissance du genre. C’est une histoire de mafieux, un polar. Ça accroche tout le monde. Il y a du récit. Derrière ça, il y a la peinture d’une société et du fonctionnement familial. Les structures. Puis, il y a une troisième couche, la plus planquée et la plus grande : c’est une réflexion presque métaphysique sur notre condition. Et, ça, c’est vertigineux. »Depuis cinq saisons, la journaliste et productrice Géraldine Sarratia interroge la construction et les méandres du goût d’une personnalité. Qu’ils ou elles soient créateurs, artistes, cuisiniers ou intellectuels, tous convoquent leurs souvenirs d’enfance, tous évoquent la dimension sociale et culturelle de la construction d’un corpus de goûts, d’un ensemble de valeurs.Un podcast produit et présenté par Géraldine Sarratia (Genre idéal) préparé avec l’aide de Diane Lisarelli et Johanna SebanRéalisation : Guillaume GiraultMusique : Gotan Project Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Le romancier, âgé de 45 ans, qui vient de sortir « Le Ciel Ouvert », une collection de textes initialement postés sur son compte Instagram, nous reçoit chez lui à Nancy.Nicolas Mathieu évoque son enfance à Golbey dans les Vosges auprès d'un père électromécanicien passionné de sport et d'une mère comptable qui aimait la lecture, le temps privilégié des vacances d'été. Très jeune, il se passionne pour Sherlock Holmes et les films d'action des années 1980 ou James Bond. Adolescent, il lit Oscar Wilde, Sartre et Céline et s'identifie à la figure de l'écrivain. Pour ses études d'histoire de l'art, il gagne Paris et se plie aux codes de la capitale. Il aborde le changement de statut lié à son prix Goncourt et la légitimité accordée à sa parole, sa volonté de défendre des formes populaires. Il parle de sa mélancolie du temps qui passe et des moments de joie, de son admiration pour Giono, Colette, Miley Cyrus, Benjamin Biolay ou Juliette Armanet.Il revient aussi longuement sur son amour de la série de cette « Les Soprano » : « C’est ­structurant dans ma vie. Je l'ai vue deux fois, y a 80 épisodes, ça prend du temps dans une vie. Il y a un premier niveau : la jouissance du genre. C’est une histoire de mafieux, un polar. Ça accroche tout le monde. Il y a du récit. Derrière ça, il y a la peinture d’une société et du fonctionnement familial. Les structures. Puis, il y a une troisième couche, la plus planquée et la plus grande : c’est une réflexion presque métaphysique sur notre condition. Et, ça, c’est vertigineux. »Depuis cinq saisons, la journaliste et productrice Géraldine Sarratia interroge la construction et les méandres du goût d’une personnalité. Qu’ils ou elles soient créateurs, artistes, cuisiniers ou intellectuels, tous convoquent leurs souvenirs d’enfance, tous évoquent la dimension sociale et culturelle de la construction d’un corpus de goûts, d’un ensemble de valeurs.Un podcast produit et présenté par Géraldine Sarratia (Genre idéal) préparé avec l’aide de Diane Lisarelli et Johanna SebanRéalisation : Guillaume GiraultMusique : Gotan Project Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

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