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Devenir étincelles

Episode 1 of the Raconter par les bribes - Journal de voix tissées podcast, hosted by lou dimay, titled "Devenir étincelles" was published on June 19, 2021 and runs 4 minutes.

June 19, 2021 ·4m · Raconter par les bribes - Journal de voix tissées

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Ecrire ce qui vient à l’esprit, mettre la main et l’âme en liens. Se laisser parler par la main, lien aux voix vulnérables de la tête et du cœur, celles qui ont du mal à se faire entendre, et pourtant ont tant à dire. Une voix me dicte : que je suis faible, seule, isolée, triste. Une autre s’insurge, je suis là, je m’approche de ce qui m’importe, je laisse les émotions passer, circuler, me guider, je suis. Nous ne sommes pas seul.es. Le cœur qui bat plus fort, sentir que l’on approche, en chemin vers là où nous sommes. Sentir que ce qui nous en éloigne a de moins en moins la prise. Que nous ne laisserons pas d’autres parler plus fort, nous rappeler à leur ordre à eux, nous sommes bien en ordre, agencées, notre ordre, nos importances, hors enjeux de contrôle, domination, assignations. Rester là, bien droite, la colonne vertébrale réparée, à coups de boulons en titane, les genoux pansés, la voix enroulée de chaleur, pour ne plus devenir aphone, la peau tendue à l’air qui circule, les poumons ouverts.  Je suis là. Je ne pars pas. Je viens. Enfin. Je me préparai mais j’étais celle qui m’empêchait aussi, par les loyautés, les fidélités, les terreurs, le manque de reconnaissance à vif. Comment savoir, seulement être sûre que j’existe ? Tu existes. Tu m’existes. Tu es là. Et les ami.es rencontrés qui disent « sois ce que tu es ». C’est tout. Ce qui permet de lâcher. D’être. Tout est déjà là, devant soi, avec soi, en soi. Les voix, les forces, les attractions, guides intérieurs, la sagesse profonde, la connaissance de soi-même, par coeur et par âme, qui attend et demande que l’on écoute. Qui parfois hurle par le corps. Hurle, hurle et hurle encore. Nous cloue au sol pour qu’on l’entende, pour qu’enfin on s’arrête. Je m’arrête. Parfois on se relève et on s’éloigne à nouveau, loin d’elle, de cette voix vitale. Entendue un instant. Silenciée à nouveau. Parce que c’est trop. Trop à délier, désaliéner, supporter trop tôt trop à dire, vomir, nausée trop à être, hors du familier, des habitudes trop à perdre et on croit qu’on se perdra soi aussi. Plutôt que de se retrouver. Mais le monde nous interpelle. Crie à la fin de l’innocence. Sois ce que tu es, ici, maintenant car d’autres font sans cesse de toi ce que tu n’es pas – matraitance -, ils ne cesseront jamais. Jamais. Parfois je voudrais pouvoir crier, sur les toits, dans vos oreilles, dans les miennes. Reviens ! Ne pars pas ! Nous sommes là. Nous pouvons être là. Et la vague nous emporte à nouveau. Le corps chute encore. Le souffle s’étiole. Il revient parfois, il suffit d’un contact étincelant qui nous rappelle à la vie. Nous revenons à nous. Après le vertige. Je reviens à moi quand je me lie à toi. Je reviens à ce que je suis. Je garde mon âme. Je lui dis, « c’est bon, tu peux revenir », j’ouvre la porte de ma poitrine en grand, je vais chercher l’enfant terrifiée derrière les tissus. Et je lui murmure, « viens avec moi, tu es en sécurité maintenant. Viens, ils ne te feront rien, ils ne sont rien face au monde que tu portes. » Remise au monde, ne te cache plus, la terreur d’hier n’est pas la tienne. La sidération accrochée, je la lessive, je la nettoie avec vigueur, acharnement. Je laisse apparaître la joie recouverte. Je reprends mes membres un par un, je les recouds, les tisse à mon corps, à ma mémoire, à mes sensations, au souffle du vent. A la rage, à la colère. Se remettre sur pied pour lutter et chanter. Ne plus se laisser abattre. Ecouter la petite voix, là, celle qui murmure. Battre les pensées tristes en retraite. Mon combat intérieur est celui du monde. Le monde traverse mon corps. Mon corps est un champ de lutte (...)

Ecrire ce qui vient à l’esprit, mettre la main et l’âme en liens.

Se laisser parler par la main, lien aux voix vulnérables de la tête et du cœur, celles qui ont du mal à se faire entendre, et pourtant ont tant à dire.

Une voix me dicte : que je suis faible, seule, isolée, triste. Une autre s’insurge, je suis là, je m’approche de ce qui m’importe, je laisse les émotions passer, circuler, me guider, je suis. Nous ne sommes pas seul.es. Le cœur qui bat plus fort, sentir que l’on approche, en chemin vers là où nous sommes. Sentir que ce qui nous en éloigne a de moins en moins la prise.

Que nous ne laisserons pas d’autres parler plus fort, nous rappeler à leur ordre à eux, nous sommes bien en ordre, agencées, notre ordre, nos importances, hors enjeux de contrôle, domination, assignations.

Rester là, bien droite, la colonne vertébrale réparée, à coups de boulons en titane, les genoux pansés, la voix enroulée de chaleur, pour ne plus devenir aphone, la peau tendue à l’air qui circule, les poumons ouverts. 

Je suis là.

Je ne pars pas.

Je viens.

Enfin.

Je me préparai mais j’étais celle qui m’empêchait aussi, par les loyautés, les fidélités, les terreurs, le manque de reconnaissance à vif.

Comment savoir, seulement être sûre que j’existe ?

Tu existes. Tu m’existes.

Tu es là.

Et les ami.es rencontrés qui disent « sois ce que tu es ».

C’est tout. Ce qui permet de lâcher. D’être.

Tout est déjà là, devant soi, avec soi, en soi.

Les voix, les forces, les attractions, guides intérieurs, la sagesse profonde, la connaissance de soi-même, par coeur et par âme, qui attend et demande que l’on écoute.

Qui parfois hurle par le corps. Hurle, hurle et hurle encore. Nous cloue au sol pour qu’on l’entende, pour qu’enfin on s’arrête. Je m’arrête.

Parfois on se relève et on s’éloigne à nouveau, loin d’elle, de cette voix vitale.

Entendue un instant. Silenciée à nouveau. Parce que c’est trop.

Trop à délier, désaliéner, supporter

trop tôt

trop à dire, vomir, nausée

trop à être, hors du familier, des habitudes

trop à perdre et on croit qu’on se perdra soi aussi. Plutôt que de se retrouver.

Mais le monde nous interpelle. Crie à la fin de l’innocence.

Sois ce que tu es, ici, maintenant

car d’autres font sans cesse de toi ce que tu n’es pas – matraitance -, ils ne cesseront jamais.

Jamais.

Parfois je voudrais pouvoir crier, sur les toits, dans vos oreilles, dans les miennes.

Reviens ! Ne pars pas !

Nous sommes là. Nous pouvons être là.

Et la vague nous emporte à nouveau. Le corps chute encore. Le souffle s’étiole.

Il revient parfois, il suffit d’un contact étincelant qui nous rappelle à la vie. Nous revenons à nous. Après le vertige.

Je reviens à moi quand je me lie à toi.

Je reviens à ce que je suis.

Je garde mon âme.

Je lui dis, « c’est bon, tu peux revenir », j’ouvre la porte de ma poitrine en grand, je vais chercher l’enfant terrifiée derrière les tissus.

Et je lui murmure, « viens avec moi, tu es en sécurité maintenant. Viens, ils ne te feront rien, ils ne sont rien face au monde que tu portes. »

Remise au monde, ne te cache plus, la terreur d’hier n’est pas la tienne.

La sidération accrochée, je la lessive, je la nettoie avec vigueur, acharnement.

Je laisse apparaître la joie recouverte. Je reprends mes membres un par un, je les recouds, les tisse à mon corps, à ma mémoire, à mes sensations, au souffle du vent. A la rage, à la colère.

Se remettre sur pied pour lutter et chanter. Ne plus se laisser abattre.

Ecouter la petite voix, là, celle qui murmure. Battre les pensées tristes en retraite.

Mon combat intérieur est celui du monde. Le monde traverse mon corps. Mon corps est un champ de lutte (...)

Les Anecdotes Du Coch' Les Anecdotes Du Coch' Tu aimes les histoires ? Ça tombe bien, j'adore en raconter ! Bienvenue sur les Anecdotes Du Coch' : Les ADC. Le Coch', c'est moi : Adrien Barbeau Cochet. Je te propose de courtes anecdotes pour te donner le sourire où que tu sois ! Si tu as un besoin d'un plus grand sourire, tu peux aussi me retrouver sur Youtube et Instagram : YouTube : Ah C'est Ouvert Instagram : @ahcouvert Bonne écoute ! Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations. LOVE Milia Legasa Toutes les semaines, cet été, Milia Legasa vous embarque là où l’amour bat son plein ; au cœur d’uncouple. Ils et elles ont décidé de vivre à deux, pourquoi ? Elle leur a posé la question, chacun leurstour.Un podcast, deux témoignages.Une histoire, deux façons de la vivre, et de la raconter.En allant à la rencontre de ces couples, Milia interroge l’amour autant que la vie deux, pour tenter decomprendre où se loge la panoplie d’émotions et de sentiments qui pousse deux êtres l’un versl’autre. Et la panoplie de difficultés qui va avec !Une série d’été acidulée à déguster sans modération.Une série de podcast créée et imaginée par Milia Legasa.A la réalisation Louis Chabain.Au casting Julia Legasa. Bookmakers : écrivaines et écrivains au travail ARTE Radio Bookmakers est un podcast littéraire qui propose d’écouter les écrivains et les écrivaines détailler leurs secrets d’écriture. C’est le récit d’un récit, les coulisses de fabrication d’un livre majeur dans la carrière d’un auteur ou d’une autrice, qui dévoile sa discipline, son rythme et ses méthodes de travail. C’est quoi, le style ? Comment construit-on une intrigue, un personnage ? Où faut-il couper ? Tous les deux mois, Bookmakers écoute les plus grands écrivains et écrivaines d’aujourd’hui raconter, hors de toute promotion, l’étincelle initiale, les recherches, la discipline, les obstacles, le découragement, les coups de collier, la solitude, la première phrase, les relectures… mais aussi le rôle de l'éditeur, de l’argent, la réception critique et publique, le regard sur le texte des années plus tard.Animé par Richard Gaitet, écrivain et homme de radio, le podcast Bookmakers détruit le mythe d’une inspiration divine qui saisirait les auteu Isabelle de Borchgrave le podcast Isabelle De Borchgrave "Je suis toujours dans la recherche et dans l'envie de faire autre chose, je suis une éponge. J'ai besoin de raconter toutes les sensations que je perçois un peu partout".Découvrez et écoutez cette série de podcast consacrée à l'artiste Isabelle de Borchgrave.Pour découvrir l'univers de l'artiste, rendez-vous sur le site de Isabelle de Borchgrave : www.isabelledeborchgrave.comBonne écoute Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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