ERG - L'espace Antre : Je suis l'espace où je suis - Florence Marchal - 09/03/2016 episode artwork

EPISODE · Mar 9, 2016 · 1H 28M

ERG - L'espace Antre : Je suis l'espace où je suis - Florence Marchal - 09/03/2016

from La Bellone - Rencontres

En collaboration avec l'ERGLa conférence sera suivie par la projection du film "Le Saint-Graal" de Romain ScailletPartant du constat (et de l’expérience) d’un corps devenant à son tour contenant et non plus seulement contenu - contenu dans l’espace -, son rapport à l’un et l’autre s’en trouve considérablement modifié. Le corps devient abri, dans lequel vivre et pénétrer, procédant d’aller-retour tout autant ordinaire qu’exceptionnel. Les sens s’éveillent développant une acuité particulière à ce qui nous entoure. Et pour peu qu’on s’en rende compte, l’espace est loin d’agir indifféremment sur nous et nous sur lui. Nous marquons de notre présence chaque lieu traversé et en retour, il s’inscrit dans notre anamnèse, métamorphosant sphères privées et espaces publics en lieux mouvants à repenser.Proche d’une démarche phénoménologique, le texte suit les différents états du corps, vécus - dans son évolution naturelle ou autre - ou subis - tels celui de l’intrusion ou du viol - et que de nombreux artistes, écrivains, psychanalystes et philosophes ont mis au centre de leurs recherches. Ainsi, de Loïe Fuller à Sidi Larbi Cherkaoui, de Rebecca Horn à Ana Mendieta et Louise Bourgeois, ou encore de Gordon Matta-Clark à Richard Serra, l’ouvrage établit un parcours subjectif de la mise en scène du corps, dont sa réalité nait de sa propre expérience. Mais il tient compte aussi du corps du tout-petit, porté puis lâché, qui construit son devenir d’adulte. De ces corps individuels et singuliers n’apparaît pas toujours le corps collectif, envisagé par les architectes et les urbanistes. Ce qui fait que le logement conçu par Le Corbusier diffère de celui imaginé par Eileen Gray ou aujourd’hui, par Peter Zumthor.Ce qui fait sans doute la dérive des villes modernes, oublieuses du flâneur baudelairien.Diplômée d’architecture et de pédagogie, Florence Marchal a professé comme architecte indépendante avant de se consacrer principalement à ses projets d’écriture et de créations artistiques. Après la publication de L’architecture sexuée, équivalence et symétrie, Imagyne, La limite comme chemin (avec Jean-François Pirson), elle contribue à différentes revues telles Polyrama (Lausanne), Casabella (Milan), L’Urbanisme (Paris), L’Architecture d’Aujourd’hui (Paris), A+ (Bruxelles), Urbamouv - Danse, ville et genre (Bruxelles), L’Esprit des villes (Paris).Avec l’artiste, Annick Blavier, elle crée la revue Non, pas ce soir et vient de publier un recueil de courts textes, Rosé, en collaboration avec la photographe, Annabel Sougné. L’ensemble a été exposé à Bruxelles et Anvers.Elle collabore également, avec Thierry Paquot, Chris Younès, Sophie Gendrot-Body, Hacène Belmessous et Anne-Solange Muis, à la création d’une revue annuelle : l’Esprit des Villes (éd. Infolio, Lausanne-Paris). Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

En collaboration avec l'ERGLa conférence sera suivie par la projection du film "Le Saint-Graal" de Romain ScailletPartant du constat (et de l’expérience) d’un corps devenant à son tour contenant et non plus seulement contenu - contenu dans l’espace -, son rapport à l’un et l’autre s’en trouve considérablement modifié. Le corps devient abri, dans lequel vivre et pénétrer, procédant d’aller-retour tout autant ordinaire qu’exceptionnel. Les sens s’éveillent développant une acuité particulière à ce qui nous entoure. Et pour peu qu’on s’en rende compte, l’espace est loin d’agir indifféremment sur nous et nous sur lui. Nous marquons de notre présence chaque lieu traversé et en retour, il s’inscrit dans notre anamnèse, métamorphosant sphères privées et espaces publics en lieux mouvants à repenser.Proche d’une démarche phénoménologique, le texte suit les différents états du corps, vécus - dans son évolution naturelle ou autre - ou subis - tels celui de l’intrusion ou du viol - et que de nombreux artistes, écrivains, psychanalystes et philosophes ont mis au centre de leurs recherches. Ainsi, de Loïe Fuller à Sidi Larbi Cherkaoui, de Rebecca Horn à Ana Mendieta et Louise Bourgeois, ou encore de Gordon Matta-Clark à Richard Serra, l’ouvrage établit un parcours subjectif de la mise en scène du corps, dont sa réalité nait de sa propre expérience. Mais il tient compte aussi du corps du tout-petit, porté puis lâché, qui construit son devenir d’adulte. De ces corps individuels et singuliers n’apparaît pas toujours le corps collectif, envisagé par les architectes et les urbanistes. Ce qui fait que le logement conçu par Le Corbusier diffère de celui imaginé par Eileen Gray ou aujourd’hui, par Peter Zumthor.Ce qui fait sans doute la dérive des villes modernes, oublieuses du flâneur baudelairien.Diplômée d’architecture et de pédagogie, Florence Marchal a professé comme architecte indépendante avant de se consacrer principalement à ses projets d’écriture et de créations artistiques. Après la publication de L’architecture sexuée, équivalence et symétrie, Imagyne, La limite comme chemin (avec Jean-François Pirson), elle contribue à différentes revues telles Polyrama (Lausanne), Casabella (Milan), L’Urbanisme (Paris), L’Architecture d’Aujourd’hui (Paris), A+ (Bruxelles), Urbamouv - Danse, ville et genre (Bruxelles), L’Esprit des villes (Paris).Avec l’artiste, Annick Blavier, elle crée la revue Non, pas ce soir et vient de publier un recueil de courts textes, Rosé, en collaboration avec la photographe, Annabel Sougné. L’ensemble a été exposé à Bruxelles et Anvers.Elle collabore également, avec Thierry Paquot, Chris Younès, Sophie Gendrot-Body, Hacène Belmessous et Anne-Solange Muis, à la création d’une revue annuelle : l’Esprit des Villes (éd. Infolio, Lausanne-Paris). Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

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This episode is 1 hour and 28 minutes long.

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This episode was published on March 9, 2016.

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