EPISODE · Feb 2, 2026 · 1H 14M
La Fabrique de la sono mondiale - Arielle Nganso
from Les rencontres de la sociologie des arts et de la culture · host CNRS | Pouchet
Les logiques impériales structurent les transferts culturels : la circulation des musiques urbaines d’Afrique centrale en est l’illustration par excellence. Au cours des années 1970, la rumba, le soukous et le makossa forment une « sono mondiale » dont la circulation entre les continents est lourde d’enjeux politiques. Dans un contexte postcolonial fortement marqué par la persistance d’un impérialisme culturel français, leur renommée dépasse les frontières de l’Afrique centrale pour s’exporter en Europe et en Amérique, grâce à la popularité d’artistes comme Manu Dibango. Cet ouvrage raconte la singulière histoire de ces musiques urbaines. De l’effervescence culturelle post-Mai 68 à la diffusion du jazz afro-américain, en passant par la promotion intéressée par l’État français d’une world music francophone, Arielle Nganso met en lumière les facteurs qui ont concouru à leur large diffusion et les logiques impériales qui l’ont structurée. Elle souligne les grandes difficultés rencontrées par ces musiciens pour produire et diffuser leur art en France : se heurtant notamment à une conception exotisante de leur musique, ces derniers ont été contraints de la formater aux attentes des oreilles occidentales. Enfin, elle réinvestit la question de la restitution des œuvres d’art africaines, en y intégrant le champ musical. Nouvel épisode du podcast " Les rencontres de la sociologie des arts et de la culture", le podcast du Réseau thématique 14 de l'Association française de sociologie pour connaître la sociologie des arts et de la culture et ses chercheurs et chercheuses par le biais de leurs publications. Animation : Karim Hammou Jingle produit et composé par Michel Garcia et Bianca Maretti Réalisation : Aurélien Thome
What this episode covers
Les logiques impériales structurent les transferts culturels : la circulation des musiques urbaines d’Afrique centrale en est l’illustration par excellence. Au cours des années 1970, la rumba, le soukous et le makossa forment une « sono mondiale » dont la circulation entre les continents est lourde d’enjeux politiques. Dans un contexte postcolonial fortement marqué par la persistance d’un impérialisme culturel français, leur renommée dépasse les frontières de l’Afrique centrale pour s’exporter en Europe et en Amérique, grâce à la popularité d’artistes comme Manu Dibango. Cet ouvrage raconte la singulière histoire de ces musiques urbaines. De l’effervescence culturelle post-Mai 68 à la diffusion du jazz afro-américain, en passant par la promotion intéressée par l’État français d’une world music francophone, Arielle Nganso met en lumière les facteurs qui ont concouru à leur large diffusion et les logiques impériales qui l’ont structurée. Elle souligne les grandes difficultés rencontrées par ces musiciens pour produire et diffuser leur art en France : se heurtant notamment à une conception exotisante de leur musique, ces derniers ont été contraints de la formater aux attentes des oreilles occidentales. Enfin, elle réinvestit la question de la restitution des œuvres d’art africaines, en y intégrant le champ musical. Nouvel épisode du podcast " Les rencontres de la sociologie des arts et de la culture", le podcast du Réseau thématique 14 de l'Association française de sociologie pour connaître la sociologie des arts et de la culture et ses chercheurs et chercheuses par le biais de leurs publications. Animation : Karim Hammou Jingle produit et composé par Michel Garcia et Bianca Maretti Réalisation : Aurélien Thome
NOW PLAYING
La Fabrique de la sono mondiale - Arielle Nganso
No transcript for this episode yet