EPISODE · Mar 7, 2024 · 2 MIN
La poésie comme exutoire: Toxique
from La Voix de la résilience et du respect : Te FAATURA · host En Terre Indigene
Esméralda Puairau originaire de Faa'a Tahiti, est une éducatrice spécialisée en protection de l’enfance. Confrontée régulièrement à la violence et à la détresse dont souffrent les familles, l’écriture est pour elle un exutoire. Elle utilise sa plume pour libérer la parole et redonner de l’espoir, grâce aux mots. J’ai compris récemment que mon grand-père qui m’a transmis cette fibre sociale. Pour moi, écrire ces textes, c'est comme une libération de ma propre parole. On a besoin d’un espace pour pouvoir mettre des mots sur les personnes que nous rencontrons et sur ce que nous vivons. J'aimerai beaucoup que ces mots puissent être lus et répandus, parce que ça arrive à n’importe qui de lire un texte et de se dire “tiens, c’est ma vie c’est ma situation, c’est mon mari, c’est mon enfant, c’est moi, c’est de ma soeur dont on parle”. Donc oui, j’aimerai beaucoup les répandre. Je pense que c’est comme le début d'un lien social, tu te sens moins seul dans ton humanité. Alors s'ils pouvaient être lus, je pense qu’ils pourraient faire du bien, j’en suis convaincue. Toxique, c’est un mot qui est apparu dans nos professions depuis assez peu d’années finalement et qui pourtant touche bien bien bien des personnes, des jeunes. Et j’ai écris ce texte en pensant à une jeune femme, qui a fait beaucoup, beaucoup, beaucoup de mal autour d’elle, et elle fait mal parce qu’elle même, on lui a fait beaucoup de mal. Le cercle de la violence, la reproduction. Elle n’a pas encore eu la possibilité de rencontrer une autre manière d’être, et de s’en imprégner et d’apprendre à se renouveler.
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La poésie comme exutoire: Toxique
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