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Les faiseurs de tendances

Rencontrez deux immigrants qui ont changé la donne dans le monde de la cuisine et du cinéma : le très populaire chef Nantha Kumar, qui est né en Malaisie et a introduit les saveurs de la cuisine de rue Nonya à Montréal, et le regretté Jacques Bobet, producteur de films et pionnier de l’Office national du film du Canada. Dans cet épisode, l’animatrice Kim Thuy, autrice de livres de cuisine et ancienne restauratrice, s’entretient avec Nantha Kumar de la Centrale Culinaire de Montréal. Nantha a commencé sa carrière en tant que journaliste. Il est arrivé au Canada au début de la vingtaine et s’est inscrit à l’école de journalisme de l’Université Concordia afin de poursuivre sa carrière. Il a également occupé un deuxième emploi comme traducteur chez Immigration Québec, qui avait besoin de personnes capables de parler le tamoul et le français, un poste que Nantha pouvait pourvoir. Il s’est rapidement fait connaître sur la scène littéraire grâce au travail qu’il a fait pour l’hebdomadaire alternatif Hour, où il écrivait des critiques de restaurants et avait une rubrique intitulée « Réfugié de la semaine », qui racontait l’histoire de nouveaux arrivants ayant demandé l’asile au pays. Nantha a commencé à cuisiner plus ou moins sur un coup de tête. Un beau soir, la propriétaire d’un restaurant où traînaient de nombreux journalistes lui a donné un peu d’argent, lui a dit de faire des courses, d’acheter des ingrédients, puis de prendre la cuisine en charge afin de cuisiner ce qu’il voulait. Il n’a jamais regretté cette décision. La nourriture nonya provient des communautés chinoises de Malaisie. Nantha y a goûté pour la première fois à l’âge de 15 ans, a tout de suite été séduit et est devenu le premier chef montréalais à faire connaître cette cuisine au grand public de la ville. Innovateur de longue date, Nantha a décidé, après avoir possédé un restaurant pendant quelques années, que l’avenir se trouvait dans les plats à emporter, les restos à l’improviste, les espaces collaboratifs et les cours de cuisine. Il appelle les chefs les nouveaux DJ. Nantha : "You can go anywhere... Instead of having a restaurant, a bar, an entertainment venue. That way, you can travel anywhere. And for cooking, what do you need? Ingredients and people eating the food." Dans la deuxième partie de l’épisode, nous rencontrerons Marc St-Pierre, conservateur de collection à l’Office national du film du Canada, ainsi que la critique de cinéma Justine Smith. Ils partagent tous deux leur vision du patrimoine laissé par Jacques Bobet. Jacques Bobet, un homme érudit et un musicien aux multiples talents, est arrivé au Canada en 1947, peu après la fondation de l’ONF. Il est passé du statut de scénariste à celui de producteur exécutif responsable d’une grande partie de la production francophone de l’ONF. L’Office national du film a été fondé par John Grierson, un Écossais, et n’a pas toujours été favorable aux francophones. Jacques Bobet a non seulement supervisé 500 versions françaises de films tournés en anglais à l’origine, un nombre impressionnant, mais il s’est également fait champion des productions originales et a servi de mentor aux cinéastes de la relève de l’ONF, c’est-à-dire aux réalisateurs qui ont mené la révolution du cinéma québécois des années 1970. Des réalisateurs comme Gilles Carle, Gilles Groulx, Pierre Perrault, Jacques Godbout et Denys Arcand. Au cours de sa carrière, il a réalisé 12 films et en a produit des centaines, dont les classiques bien-aimés Le chat dans le sac et La vie heureuse de Léopold Z. Jacques Bobet a toujours été un passionné de sport et a produit le film officiel des Jeux olympiques de 1976 en passant en revue des centaines d’heures d’images tournées par 32 équipes de tournage remarquables qui ont su saisi l’excitation des jeux de Montréal à un niveau humain. Il s’agit de l’un des moments de sa carrière dont il est le plus fier.

Episode 1 of the D'innombrables voyages podcast, hosted by Musée canadien de l'immigration du Quai 21, titled "Les faiseurs de tendances" was published on May 24, 2021 and runs 32 minutes.

May 24, 2021 ·32m · D'innombrables voyages

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Rencontrez deux immigrants qui ont changé la donne dans le monde de la cuisine et du cinéma : le très populaire chef Nantha Kumar, qui est né en Malaisie et a introduit les saveurs de la cuisine de rue Nonya à Montréal, et le regretté Jacques Bobet, producteur de films et pionnier de l’Office national du film du Canada. Dans cet épisode, l’animatrice Kim Thuy, autrice de livres de cuisine et ancienne restauratrice, s’entretient avec Nantha Kumar de la Centrale Culinaire de Montréal. Nantha a commencé sa carrière en tant que journaliste. Il est arrivé au Canada au début de la vingtaine et s’est inscrit à l’école de journalisme de l’Université Concordia afin de poursuivre sa carrière. Il a également occupé un deuxième emploi comme traducteur chez Immigration Québec, qui avait besoin de personnes capables de parler le tamoul et le français, un poste que Nantha pouvait pourvoir. Il s’est rapidement fait connaître sur la scène littéraire grâce au travail qu’il a fait pour l’hebdomadaire alternatif Hour, où il écrivait des critiques de restaurants et avait une rubrique intitulée « Réfugié de la semaine », qui racontait l’histoire de nouveaux arrivants ayant demandé l’asile au pays. Nantha a commencé à cuisiner plus ou moins sur un coup de tête. Un beau soir, la propriétaire d’un restaurant où traînaient de nombreux journalistes lui a donné un peu d’argent, lui a dit de faire des courses, d’acheter des ingrédients, puis de prendre la cuisine en charge afin de cuisiner ce qu’il voulait. Il n’a jamais regretté cette décision. La nourriture nonya provient des communautés chinoises de Malaisie. Nantha y a goûté pour la première fois à l’âge de 15 ans, a tout de suite été séduit et est devenu le premier chef montréalais à faire connaître cette cuisine au grand public de la ville. Innovateur de longue date, Nantha a décidé, après avoir possédé un restaurant pendant quelques années, que l’avenir se trouvait dans les plats à emporter, les restos à l’improviste, les espaces collaboratifs et les cours de cuisine. Il appelle les chefs les nouveaux DJ. Nantha : "You can go anywhere... Instead of having a restaurant, a bar, an entertainment venue. That way, you can travel anywhere. And for cooking, what do you need? Ingredients and people eating the food." Dans la deuxième partie de l’épisode, nous rencontrerons Marc St-Pierre, conservateur de collection à l’Office national du film du Canada, ainsi que la critique de cinéma Justine Smith. Ils partagent tous deux leur vision du patrimoine laissé par Jacques Bobet. Jacques Bobet, un homme érudit et un musicien aux multiples talents, est arrivé au Canada en 1947, peu après la fondation de l’ONF. Il est passé du statut de scénariste à celui de producteur exécutif responsable d’une grande partie de la production francophone de l’ONF. L’Office national du film a été fondé par John Grierson, un Écossais, et n’a pas toujours été favorable aux francophones. Jacques Bobet a non seulement supervisé 500 versions françaises de films tournés en anglais à l’origine, un nombre impressionnant, mais il s’est également fait champion des productions originales et a servi de mentor aux cinéastes de la relève de l’ONF, c’est-à-dire aux réalisateurs qui ont mené la révolution du cinéma québécois des années 1970. Des réalisateurs comme Gilles Carle, Gilles Groulx, Pierre Perrault, Jacques Godbout et Denys Arcand. Au cours de sa carrière, il a réalisé 12 films et en a produit des centaines, dont les classiques bien-aimés Le chat dans le sac et La vie heureuse de Léopold Z. Jacques Bobet a toujours été un passionné de sport et a produit le film officiel des Jeux olympiques de 1976 en passant en revue des centaines d’heures d’images tournées par 32 équipes de tournage remarquables qui ont su saisi l’excitation des je…

Rencontrez deux immigrants qui ont changé la donne dans le monde de la cuisine et du cinéma : le très populaire chef Nantha Kumar, qui est né en Malaisie et a introduit les saveurs de la cuisine de rue Nonya à Montréal, et le regretté Jacques Bobet, producteur de films et pionnier de l’Office national du film du Canada. Dans cet épisode, l’animatrice Kim Thuy, autrice de livres de cuisine et ancienne restauratrice, s’entretient avec Nantha Kumar de la Centrale Culinaire de Montréal. Nantha a commencé sa carrière en tant que journaliste. Il est arrivé au Canada au début de la vingtaine et s’est inscrit à l’école de journalisme de l’Université Concordia afin de poursuivre sa carrière. Il a également occupé un deuxième emploi comme traducteur chez Immigration Québec, qui avait besoin de personnes capables de parler le tamoul et le français, un poste que Nantha pouvait pourvoir. Il s’est rapidement fait connaître sur la scène littéraire grâce au travail qu’il a fait pour l’hebdomadaire alternatif Hour, où il écrivait des critiques de restaurants et avait une rubrique intitulée « Réfugié de la semaine », qui racontait l’histoire de nouveaux arrivants ayant demandé l’asile au pays. Nantha a commencé à cuisiner plus ou moins sur un coup de tête. Un beau soir, la propriétaire d’un restaurant où traînaient de nombreux journalistes lui a donné un peu d’argent, lui a dit de faire des courses, d’acheter des ingrédients, puis de prendre la cuisine en charge afin de cuisiner ce qu’il voulait. Il n’a jamais regretté cette décision. La nourriture nonya provient des communautés chinoises de Malaisie. Nantha y a goûté pour la première fois à l’âge de 15 ans, a tout de suite été séduit et est devenu le premier chef montréalais à faire connaître cette cuisine au grand public de la ville. Innovateur de longue date, Nantha a décidé, après avoir possédé un restaurant pendant quelques années, que l’avenir se trouvait dans les plats à emporter, les restos à l’improviste, les espaces collaboratifs et les cours de cuisine. Il appelle les chefs les nouveaux DJ. Nantha : "You can go anywhere... Instead of having a restaurant, a bar, an entertainment venue. That way, you can travel anywhere. And for cooking, what do you need? Ingredients and people eating the food." Dans la deuxième partie de l’épisode, nous rencontrerons Marc St-Pierre, conservateur de collection à l’Office national du film du Canada, ainsi que la critique de cinéma Justine Smith. Ils partagent tous deux leur vision du patrimoine laissé par Jacques Bobet. Jacques Bobet, un homme érudit et un musicien aux multiples talents, est arrivé au Canada en 1947, peu après la fondation de l’ONF. Il est passé du statut de scénariste à celui de producteur exécutif responsable d’une grande partie de la production francophone de l’ONF. L’Office national du film a été fondé par John Grierson, un Écossais, et n’a pas toujours été favorable aux francophones. Jacques Bobet a non seulement supervisé 500 versions françaises de films tournés en anglais à l’origine, un nombre impressionnant, mais il s’est également fait champion des productions originales et a servi de mentor aux cinéastes de la relève de l’ONF, c’est-à-dire aux réalisateurs qui ont mené la révolution du cinéma québécois des années 1970. Des réalisateurs comme Gilles Carle, Gilles Groulx, Pierre Perrault, Jacques Godbout et Denys Arcand. Au cours de sa carrière, il a réalisé 12 films et en a produit des centaines, dont les classiques bien-aimés Le chat dans le sac et La vie heureuse de Léopold Z. Jacques Bobet a toujours été un passionné de sport et a produit le film officiel des Jeux olympiques de 1976 en passant en revue des centaines d’heures d’images tournées par 32 équipes de tournage remarquables qui ont su saisi l’excitation des jeux de Montréal à un niveau humain. Il s’agit de l’un des moments de sa carrière dont il est le plus fier.
Countless Journeys Canadian Museum of Immigration at Pier 21 Countless Journeys & D’innombrables Voyages are original shows created by the Canadian Museum of Immigration located at Pier 21 in Halifax, the site of arrival for nearly a million immigrants. Connect to the human side of immigration through stories that warm the heart, build empathy and highlight the contributions made by newcomers. Dive into our shared history and honour those who now call Canada home as our guests share the challenges, joy and unexpected humour they’ve experienced along the way. This is Countless Journeys. Le conte TDC n° 1045 Universel mais décliné sous d'innombrables formes - orale et écrite, populaire et savante, adulte et enfantine, merveilleuse et fantastique -, le conte semble éternel, comme en témoigne la fécondité du genre aujourd'hui. Je conte pour vous Christelle D'histoires à l’histoire je conte. Je conte pour vous. C'est en 2019 que je me suis réellement lancée, après avoir lu d'innombrables ouvrages à plusieurs enfants, lorsque que j'étais nounou. C'est alors que j'ai réalisé que certains enfants n'ont ni la chance d'avoir une nounou qui aime conter des histoires, ni des parents disponibles tous les soirs, pour une session de lecture. Et pour les parents qui prennent le temps de faire rêver leurs enfants, ils n'ont pas toujours de nouveaux livres à lire sous le coude. J'ai donc décidé de partager des audios de contes pour enfants sur internet, c'est ainsi que je suis arrivée jusque dans vos oreilles.A ce jour, j'enregistre de nombreux autres types de lectures, dans différents thèmes : mythologie, histoire, spiritualité, fables, romans...Si vous m'écoutez, n'hésitez pas à partager mes audios, afin que je continue à en enregistrer pour vous. Si vous êtes auteur, envoyez-moi vos textes, il se pourrait que je les lise très prochainement...Vou Le Bière-Jeu Le Bière-Jeu Le Bière-Jeu, un podcast à propos des choses de la vie, microbrassicolement parlant. Animé par Valérie Guerriat et flanquée de 2 Paul-André bien distincts (P.A Mailhot et Paul André Caron), touchant d'innombrables sujets les plus divers, toujours avec un penchant vers l'irrévérence, la camaraderie, l'émotion, le vécu et, si on a le temps, la bière de micro.
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