Magyd Cherfi : « Demain, nous ferons l’inventaire de ce qui a merdé, de ce qui nous a grandi » episode artwork

EPISODE · Apr 20, 2020 · 2 MIN

Magyd Cherfi : « Demain, nous ferons l’inventaire de ce qui a merdé, de ce qui nous a grandi »

from L'Arche de Nova · host Radio Nova

À Toulouse, l’écrivain, chanteur et parolier du groupe Zebda, suggère de faire le tri sélectif des progrès techniques, pour une société plus organique. Son nouveau livre, La Part du Sarrasin, aurait dû paraître le 8 avril aux éditions Actes Sud. « Le bac en poche, Magyd dit Le Madge, éprouve ses rêves de musique et d'engagement politique, naviguant d'une bande de potes à l'autre : ceux de la cité et les artistes du centre-ville. À la recherche de sa voix, celle qui résonnera bientôt dans tous les Zénith de France où le succès révèlera aussi son amertume. » Suite directe de Ma Part de Gaulois (plus de 70 000 exemplaires vendus, nommé pour le Goncourt, en 2016), ce récit d’apprentissage dans les coulisses de l’aventure Zebda est reporté à mi-octobre. Idem pour sa tournée intitulée Longue haleine, lectures d’extraits piochés dans l’ensemble de ses ouvrages en compagnie du pianiste Samir Laroche, décalée à septembre.Mais comment s’occupe alors Magyd Cherfi, 57 ans, dans sa maison toulousaine entourée de verdure ? Au téléphone, la gouaille est intacte : « J’écris à tout va ! Je chie des textes à foison, gratuitement, il n’y a qu’à demander ! » OK ! Après ses mots touchants publiés par Libé sur sa mère octogénaire déchirée de devoir rester seule à distance des siens, l’auteur de Je crois que ça va pas être possible nous suggère d’user de cette pause pour faire un tri sélectif des progrès techniques. À la poubelle, selon lui : les « steaks à base de molécule », les applis de rencontres sur critères ethniques ou religieux, les liseuses électroniques ou – ah ? – les sons digitaux balancés sur scène par des platines, « fuck les platines ! ». Et Le Madge de rêver d’un idéal où « les innovations nécessaires à toute évolution »  se mélangeraient harmonieusement à l’organique pur et doux : corps, cris, peau, sueur, guitare-basse-batterie, avec « le cœur en guise de métronome ».Pour lire son texte sur La maman et le virus, c’est ici.Visuel © Black Mirror S1E2, Quinze millions de mérites, de Charlie Brooker et Konnie Huq (2011)

À Toulouse, l’écrivain, chanteur et parolier du groupe Zebda, suggère de faire le tri sélectif des progrès techniques, pour une société plus organique.  Son nouveau livre, La Part du Sarrasin, aurait dû paraître le 8 avril aux éditions Actes Sud. « Le bac en poche, Magyd dit Le Madge, éprouve ses rêves de musique et d'engagement politique, naviguant d'une bande de potes à l'autre : ceux de la cité et les artistes du centre-ville. À la recherche de sa voix, celle qui résonnera bientôt dans tous les Zénith de France où le succès révèlera aussi son amertume. » Suite directe de Ma Part de Gaulois (plus de 70 000 exemplaires vendus, nommé pour le Goncourt, en 2016), ce récit d’apprentissage dans les coulisses de l’aventure Zebda est reporté à mi-octobre. Idem pour sa tournée intitulée Longue haleine, lectures d’extraits piochés dans l’ensemble de ses ouvrages en compagnie du pianiste Samir Laroche, décalée à septembre. Mais comment s’occupe alors Magyd Cherfi, 57 ans, dans sa maison toulousaine entourée de verdure ? Au téléphone, la gouaille est intacte : « J’écris à tout va ! Je chie des textes à foison, gratuitement, il n’y a qu’à demander ! »  OK ! Après ses mots touchants publiés par Libé sur sa mère octogénaire déchirée de devoir rester seule à distance des siens, l’auteur de Je crois que ça va pas être possible nous suggère d’user de cette pause pour faire un tri sélectif des progrès techniques. À la poubelle, selon lui : les « steaks à base de molécule », les applis de rencontres sur critères ethniques ou religieux, les liseuses électroniques ou – ah ? – les sons digitaux balancés sur scène par des platines, « fuck les platines ! ». Et Le Madge de rêver d’un idéal où « les innovations nécessaires à toute évolution »  se mélangeraient harmonieusement à l’organique pur et doux : corps, cris, peau, sueur, guitare-basse-batterie, avec « le cœur en guise de métronome ». Pour lire son texte sur La maman et le virus, c’est ici. Visuel © Black Mirror S1E2, Quinze millions de mérites, de Charlie Brooker et Konnie Huq (2011)

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