Message aux auditeurs : le bilan de l'année 2025-2026 episode artwork

EPISODE · Jul 5, 2026 · 15 MIN

Message aux auditeurs : le bilan de l'année 2025-2026

from AZIMUT Parlons orientation · host AZIMUT PARLONS ORIENTATION

Depuis septembre, il s’est passé beaucoup de choses.Beaucoup de choses dans ma vie de maman, dans ma vie d’entrepreneure, dans ma vie de créatrice de contenus, et dans cette zone un peu floue où tout se mélange parfois : les enfants, le travail, les projets, les chiens, l’île d’Yeu, les tableaux, les podcasts, les partenaires, les maths du week-end et les grandes questions d’orientation.Alors, avant de plonger dans mon rythme estival, j’avais envie de vous partager un bilan un peu plus personnel. Pas un bilan parfait, pas un bilan lissé. Un bilan de vraie vie.Cette année, Timothée est entré en seconde.À sa demande, il a intégré une pension à Rouen. Il avait déjà connu l’internat, mais dans un contexte très différent : une année passée en Angleterre, avec une pension qui ressemblait davantage à ce que l’on imagine d’un boarding school britannique. Des terrains de sport sur herbe, plusieurs heures d’activité physique par jour, un cadre très structuré autour du sport.En France, la réalité a été différente. La pension, ici, c’est plutôt foot dans la cour de récréation entre deux études, puis encore un peu de foot après le dîner.Ce n’est pas exactement la même intensité.Alors Timothée s’est adapté à sa façon. Il s’est replié sur la salle de gym. Ce n’était pas ce qu’il avait imaginé, mais il a trouvé un espace qui lui convenait davantage.Sur le plan scolaire, disons les choses simplement : peut mieux faire.Ou, si je choisis la version plus positive : des progrès à poursuivre.Et là encore, je retrouve quelque chose que je vois souvent chez les jeunes que nous évoquons dans AZIMUT : l’orientation ne se construit pas seulement avec des notes, des bulletins et des choix de spécialités. Elle se construit aussi dans la manière dont un adolescent apprend, travaille, résiste, contourne, se remotive, ou non.Cette année, Timothée a aussi creusé une piste : le droit.L’intérêt était né à la rentrée, lors de la visite d’un salon. Il avait accroché. Alors nous avons pris cette piste au sérieux. Il a fait trois stages pour explorer cet univers.Trois stages, ce n’est pas rien.Et finalement, conclusion : le droit ne lui plaît pas vraiment. Ou plutôt, ce n’est pas seulement que le contenu ne lui plaît pas. C’est que cela ne correspond pas à sa manière d’apprendre, à sa manière d’entrer dans les études, à sa façon d’appréhender le travail intellectuel.Et c’est une information très précieuse.Un stage qui permet de dire “non”, ce n’est pas un stage raté. C’est au contraire un stage utile. Il évite de construire un projet sur une idée abstraite, sur une image séduisante, ou sur un malentendu.Son stage de seconde, lui, se fera dans un hôtel, pendant quinze jours.C’est l’autre secteur qui l’avait interpellé cette année. Et j’ai bon espoir que cet univers lui corresponde davantage : la variété des tâches, le rythme, le dynamisme, le contact, le concret.Évidemment, je ne vais pas en tirer des conclusions avant qu’il ait vécu l’expérience. Ce serait exactement l’erreur que l’on essaie d’éviter en orientation : décider trop vite, sur une image ou une intuition. Mais cette piste mérite clairement d’être testée.J’ai déjà en tête quelques journées portes ouvertes à faire avec lui l’année prochaine, pour aller voir de plus près certaines formations, comprendre les attendus, observer les lieux, sentir les ambiances.D’ailleurs, je vous le rappelle au passage : le calendrier de l’orientation AZIMUT est toujours disponible. Je sais qu’il vous plaît beaucoup, et je comprends pourquoi. Quand on accompagne un adolescent, on a besoin de repères dans l’année : les salons, les journées portes ouvertes, les échéances Parcoursup, les choix de spécialités, les stages, les temps forts à ne pas rater. Sans calendrier, on subit. Avec un calendrier, on anticipe un peu mieux.Il y a eu aussi une semaine d’essai pour un job d’été chez un poissonnier. Finalement, ce sera un autre job cet été. Là encore : on teste, on ajuste, on avance.Et puis il y a eu les amis, les fêtes, les discussions, les petits décrochages, les reprises, et maman qui se colle aux maths le week-end pour accompagner son fiston.Je dois être honnête : je sens que j’ai atteint mes limites en maths.Je peux encore soutenir, encourager, aider à reprendre les bases, mais je vois bien que je ne suis plus très loin du moment où il faudra passer le relais.Timothée passe donc en première générale avec les spécialités maths, SES et LLCE.On verra ce que cette combinaison donnera. Elle a sa cohérence, mais elle demandera du travail. Pas du travail fantasmé. Du vrai travail. Régulier. Concret. Celui que les adolescents n’ont pas toujours envie de fournir, et que les parents ne peuvent pas faire à leur place.De son côté, Charlotte est entrée dans une autre phase.Après presque dix-huit mois à l’étranger — un petit boulot au Royaume-Uni, un échange universitaire en Finlande, puis un stage en Australie — je suis très contente de l’avoir récupérée à la maison.Elle est maintenant en apprentissage, avec un rythme de trois semaines en entreprise et une semaine en cours.Et clairement, ce format lui convient bien.Charlotte, c’est ma petite working girl. Elle aime être dans l’action, dans le concret, dans les projets. Elle s’épanouit dans la communication et l’événementiel. L’alternance lui permet de relier les études au terrain, de progresser dans un environnement professionnel, de prendre sa place.Là encore, je vois quelque chose qui me semble essentiel en orientation : il n’y a pas seulement la question de la filière. Il y a la question du format.Certains jeunes ont besoin d’université, de temps long, de théorie, de recherche. D’autres ont besoin de concret, d’entreprise, de rythme, de responsabilités, de missions réelles. Le bon choix n’est pas seulement “quoi étudier ?” mais aussi “dans quel cadre vais-je réussir à apprendre et à grandir ?”Et pendant que les enfants avancent, la maison, elle, continue de vivre.Nous avions déjà Poppy, notre labrador noire, qui aura cinq ans cet été. Poppy est calme, douce, posée.Et puis nous avons accueilli Onyx, une femelle cocker, qui est tout sauf calme.Pourquoi avons-nous fait cela ?Je ne sais pas très bien.Est-ce que je regrette ? Non.Enfin… parfois.Disons que c’est vivant. Très vivant.De mon côté, je poursuis aussi mon rythme d’une semaine par mois passée à l’île d’Yeu. C’est mon sas. J’y vais pour décompresser, travailler à distance, retrouver un autre rythme, et créer mes tableaux.J’ai eu une exposition à la Toussaint. Sous la tempête et dans le froid. Je vous le confirme : exposer à l’île d’Yeu à la Toussaint, ce n’est pas exactement la même ambiance qu’en plein été.Mais je continue.Et je vous donne d’ailleurs rendez-vous cet été à Saint-Sauveur, à l’île d’Yeu, entre le 25 juillet et le 8 août, si vous êtes dans le coin.Et si vous voulez découvrir cette autre facette de mon travail, mon site est perrinec.com. C’est mon site de "Perrine déchire".Côté entrepreneurial, mon mari avance très fort avec sa startup, Merci Prosper.Il s’appuie sur des levées de fonds pour faire démarrer la fusée. C’est impressionnant à observer. Il y a une ambition, une vitesse, une mécanique de croissance très particulière.Avec AZIMUT, le modèle est différent.Je compte davantage sur mes propres ressources, mes propres fonds, mes propres équilibres. C’est forcément moins rapide. Moins spectaculaire. Parfois plus frustrant.Mais c’est aussi une construction patiente, solide, cohérente avec ce que je veux défendre : un média utile, indépendant, accessible, au service des parents et des jeunes.AZIMUT se porte bien.Il y a eu aussi une petite déconvenue avec une alternante que je n’ai pas gardée. Je crois que le recrutement n’a jamais été mon point fort. Je suis sans doute trop dans l’affectif. Je veux croire, accompagner, donner sa chance. Mais diriger une activité, c’est aussi savoir poser un cadre, évaluer lucidement, décider vite quand cela ne fonctionne pas.À l’inverse, j’ai eu une grande joie cette année : apprendre qu’Alexia, mon ancienne alternante, s’installait en freelance.Elle travaille désormais chaque mois une partie de son temps sur AZIMUT. Vous l’avez peut-être même entendue dans certains épisodes, notamment dans la série sur le Crous.Et cela me réjouit beaucoup, parce qu’il y a là une vraie continuité. Une relation professionnelle qui évolue, qui mûrit, qui trouve une nouvelle forme.Sur AZIMUT, nous avons tenu notre calendrier éditorial.Chaque semaine, vous avez pu retrouver de nouvelles thématiques, de nouveaux articles, de nouveaux épisodes de podcast, des republications, des ressources, et cette newsletter que je prends toujours autant de plaisir à écrire.Nous approchons maintenant des 1 000 épisodes diffusés.Forcément, cela change aussi notre manière de travailler.Nous recevons moins de textes proposés spontanément par les professionnels de l’orientation, parce que beaucoup de sujets ont déjà été abordés. Nous nous appuyons davantage sur notre propre ligne éditoriale, sur les besoins que nous identifions chez les parents, sur les questions qui reviennent, et aussi, oui, sur l’IA.Je préfère le dire clairement.Nous utilisons régulièrement l’intelligence artificielle pour nous assister dans la production de contenus. Pour structurer, reformuler, préparer, comparer, gagner du temps.Mais jamais sans relecture humaine. Jamais sans vérification. Jamais sans recul.L’IA peut aider à produire. Elle ne remplace pas le discernement, l’expérience, la responsabilité éditoriale.Cette année, de nouveaux guides sont venus enrichir la bibliothèque des téléchargeables, notamment deux guides consacrés à l’IA et à l’orientation.Et puis il y a aussi eu un autre gros chantier, plus discret mais très important pour moi : l’écriture d'un livre, dont la publication est prévue en janvier chez Hachette. Là encore, c’est une nouvelle manière de transmettre ce que nous construisons depuis plusieurs années : des repères clairs, concrets, accessibles, pour aider les parents à accompagner l’orientation de leurs enfants sans se perdre dans la complexité du système.Presque simultanément, nous avons lancé l’annuaire des professionnels de l’orientation.C’était l’un des derniers grands services inscrits dans notre feuille de route. Je le trouve vraiment utile et pratique. Il permet aux familles de trouver plus facilement des professionnels référencés, selon leurs besoins, leur localisation, leur approche.Maintenant, il faut que ce service trouve ses utilisateurs et ses clients.C’est souvent cela, l’entrepreneuriat : on imagine, on construit, on lance, puis commence une autre étape, parfois moins visible mais décisive. Faire connaître. Faire adopter. Faire vivre.En parlant de clients, nos partenaires sont de plus en plus nombreux.Nous avons proposé cette année de beaux épisodes d’interviews pour présenter des écoles, des formations, des parcours, des témoignages d’alumni.Ces épisodes sont toujours clairement mentionnés comme sponsorisés.Et je tiens à le redire : nous conservons notre indépendance éditoriale et notre recul. Un partenariat ne signifie pas que nous renonçons à notre exigence.Mais ces partenariats sont aussi ce qui nous permet de rémunérer Alexia, de me rémunérer, et de continuer à proposer gratuitement un grand nombre de contenus et de services aux familles.C’est un équilibre économique. Il n’est pas magique. Il repose sur du travail, de la confiance, de la transparence.Nous avons aussi proposé plusieurs webinaires et lancé un nouveau format de contenu qui me plaît beaucoup : il repose sur les vraies questions des parents. Je réponds à des problématiques concrètes tout en enregistrant la séance, pour que d’autres puissent ensuite en bénéficier.Parce que très souvent, la question d’un parent rejoint celle de beaucoup d’autres.Derrière un cas particulier, il y a souvent un enjeu plus large : comment aider sans prendre le contrôle ? Comment accompagner sans projeter ses propres peurs ? Comment soutenir un jeune qui doute ? Comment trier les informations ? Comment décider sans chercher une garantie impossible ?Et c’est peut-être cela, au fond, le fil rouge de cette année.Côté famille comme côté AZIMUT, rien ne s’est passé exactement comme prévu.Timothée a exploré le droit, puis a compris que ce n’était probablement pas sa voie. Il va maintenant tester l’hôtellerie, autre piste qui l’a interpellé.Charlotte a trouvé dans l’alternance un format qui lui correspond.J’ai encore mes limites en maths, en recrutement, en patience parfois.AZIMUT avance, mais pas à la vitesse d’une startup financée par levée de fonds.Les chiens ne sont pas tous calmes.Les expositions à l’île d’Yeu ne se font pas toujours sous le soleil.Et pourtant, tout cela avance.Pas de façon parfaitement linéaire. Pas de façon parfaitement maîtrisée. Mais avec du mouvement, des apprentissages, des ajustements, des décisions, des essais.Et si je devais relier tout cela à l’orientation, je dirais ceci : on surestime souvent les grands choix, et on sous-estime les petites expériences.Un stage. Une semaine d’essai. Une journée portes ouvertes. Une spécialité qui résiste. Un format d’études qui convient mieux qu’un autre. Une discussion du dimanche soir. Une difficulté en maths. Une envie qui tombe. Une autre qui apparaît.C’est souvent là que les choses se jouent.Pas dans la grande révélation. Pas dans le projet parfait. Mais dans la capacité à observer ce qui fonctionne, ce qui ne fonctionne pas, ce qui donne de l’énergie, ce qui en retire, ce qui est réaliste, ce qui ne l’est pas.C’est bientôt le moment pour moi de faire une pause estivale.Je vais ralentir un peu, retrouver l’île d’Yeu, mes tableaux, ma famille, mes chiens — même Onyx — et préparer la suite.Bravo pour votre présence auprès des jeunes : vos enfants, vos élèves, vos étudiants, les adolescents que vous accompagnez.Ce n’est pas toujours simple. Ce n’est pas toujours gratifiant immédiatement. Ce n’est pas toujours fluide.Mais cette présence compte.Et parfois, même quand on a l’impression de ne pas faire grand-chose, on aide déjà un jeune à avancer.Je vous souhaite à toutes et à tous un très bel été.AZIMUT Parlons Orientation aide les parents à accompagner leur enfant dans ses choix d’orientation, du collège à Parcoursup.Sur azimut-orientation.com, vous trouverez :des articles pour comprendre les étapes de l’orientation ;des podcasts courts pour avancer sans se noyer dans les informations ;des guides pratiques à télécharger ;des webinaires et ateliers pour approfondir les sujets clés ;un calendrier de l’orientation pour ne pas rater les grandes échéances ;un annuaire de professionnels de l’orientation pour trouver un accompagnement adapté.Pour recevoir chaque semaine nos conseils, nos ressources et les actualités utiles pour accompagner votre enfant, abonnez-vous à la newsletter AZIMUT.Et si cet épisode vous a été utile, parlez d’AZIMUT autour de vous et laissez-nous une note sur votre plateforme d’écoute : cela aide d’autres familles à nous trouver.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Depuis septembre, il s’est passé beaucoup de choses. Beaucoup de choses dans ma vie de maman, dans ma vie d’entrepreneure, dans ma vie de créatrice de contenus, et dans cette zone un peu floue où tout se mélange parfois : les enfants, le travail, les projets, les chiens, l’île d’Yeu, les tableaux, les podcasts, les partenaires, les maths du week-end et les grandes questions d’orientation. Alors, avant de plonger dans mon rythme estival, j’avais envie de vous partager un bilan un peu plus personnel. Pas un bilan parfait, pas un bilan lissé. Un bilan de vraie vie. Cette année, Timothée est entré en seconde. À sa demande, il a intégré une pension à Rouen. Il avait déjà connu l’internat, mais dans un contexte très différent : une année passée en Angleterre, avec une pension qui ressemblait davantage à ce que l’on imagine d’un boarding school britannique. Des terrains de sport sur herbe, plusieurs heures d’activité physique par jour, un cadre très structuré autour du sport. En France, la réalité a été différente. La pension, ici, c’est plutôt foot dans la cour de récréation entre deux études, puis encore un peu de foot après le dîner. Ce n’est pas exactement la même intensité. Alors Timothée s’est adapté à sa façon. Il s’est replié sur la salle de gym. Ce n’était pas ce qu’il avait imaginé, mais il a trouvé un espace qui lui convenait davantage. Sur le plan scolaire, disons les choses simplement : peut mieux faire. Ou, si je choisis la version plus positive : des progrès à poursuivre. Et là encore, je retrouve quelque chose que je vois souvent chez les jeunes que nous évoquons dans AZIMUT : l’orientation ne se construit pas seulement avec des notes, des bulletins et des choix de spécialités. Elle se construit aussi dans la manière dont un adolescent apprend, travaille, résiste, contourne, se remotive, ou non. Cette année, Timothée a aussi creusé une piste : le droit. L’intérêt était né à la rentrée, lors de la visite d’un salon. Il avait accroché. Alors nous avons pris cette piste au sérieux. Il a fait trois stages pour explorer cet univers. Trois stages, ce n’est pas rien. Et finalement, conclusion : le droit ne lui plaît pas vraiment. Ou plutôt, ce n’est pas seulement que le contenu ne lui plaît pas. C’est que cela ne correspond pas à sa manière d’apprendre, à sa manière d’entrer dans les études, à sa façon d’appréhender le travail intellectuel. Et c’est une information très précieuse. Un stage qui permet de dire “non”, ce n’est pas un stage raté. C’est au contraire un stage utile. Il évite de construire un projet sur une idée abstraite, sur une image séduisante, ou sur un malentendu. Son stage de seconde, lui, se fera dans un hôtel, pendant quinze jours. C’est l’autre secteur qui l’avait interpellé cette année. Et j’ai bon espoir que cet univers lui corresponde davantage : la variété des tâches, le rythme, le dynamisme, le contact, le concret. Évidemment, je ne vais pas en tirer des conclusions avant qu’il ait vécu l’expérience. Ce serait exactement l’erreur que l’on essaie d’éviter en orientation : décider trop vite, sur une image ou une intuition. Mais cette piste mérite clairement d’être testée. J’ai déjà en tête quelques journées portes ouvertes à faire avec lui l’année prochaine, pour aller voir de plus près certaines formations, comprendre les attendus, observer les lieux, sentir les ambiances. D’ailleurs, je vous le rappelle au passage : le calendrier de l’orientation AZIMUT est toujours disponible. Je sais qu’il vous plaît beaucoup, et je comprends pourquoi. Quand on accompagne un adolescent, on a besoin de repères dans l’année : les salons, les journées portes ouvertes, les échéances Parcoursup, les choix de spécialités, les stages, les temps forts à ne pas rater. Sans calendrier, on subit. Avec un calendrier, on anticipe un peu mieux. Il y a eu aussi une semaine d’essai pour un job d’été chez un poissonnier. Finalement, ce sera un autre job cet été. Là encore : on teste, on ajuste, on avance. Et puis il y a eu les amis, les fêtes, les discussions, les petits décrochages, les reprises, et maman qui se colle aux maths le week-end pour accompagner son fiston. Je dois être honnête : je sens que j’ai atteint mes limites en maths. Je peux encore soutenir, encourager, aider à reprendre les bases, mais je vois bien que je ne suis plus très loin du moment où il faudra passer le relais. Timothée passe donc en première générale avec les spécialités maths, SES et LLCE. On verra ce que cette combinaison donnera. Elle a sa cohérence, mais elle demandera du travail. Pas du travail fantasmé. Du vrai travail. Régulier. Concret. Celui que les adolescents n’ont pas toujours envie de fournir, et que les parents ne peuvent pas faire à leur place. De son côté, Charlotte est entrée dans une autre phase. Après presque dix-huit mois à l’étranger — un petit boulot au Royaume-Uni, un échange universitaire en Finlande, puis un stage en Australie — je suis très contente de l’avoir récupérée à la maison. Elle est maintenant en apprentissage, avec un rythme de trois semaines en entreprise et une semaine en cours. Et clairement, ce format lui convient bien. Charlotte, c’est ma petite working girl. Elle aime être dans l’action, dans le concret, dans les projets. Elle s’épanouit dans la communication et l’événementiel. L’alternance lui permet de relier les études au terrain, de progresser dans un environnement professionnel, de prendre sa place. Là encore, je vois quelque chose qui me semble essentiel en orientation : il n’y a pas seulement la question de la filière. Il y a la question du format. Certains jeunes ont besoin d’université, de temps long, de théorie, de recherche. D’autres ont besoin de concret, d’entreprise, de rythme, de responsabilités, de missions réelles. Le bon choix n’est pas seulement “quoi étudier ?” mais aussi “dans quel cadre vais-je réussir à apprendre et à grandir ?” Et pendant que les enfants avancent, la maison, elle, continue de vivre. Nous avions déjà Poppy, notre labrador noire, qui aura cinq ans cet été. Poppy est calme, douce, posée. Et puis nous avons accueilli Onyx, une femelle cocker, qui est tout sauf calme. Pourquoi avons-nous fait cela ? Je ne sais pas très bien. Est-ce que je regrette ? Non. Enfin… parfois. Disons que c’est vivant. Très vivant. De mon côté, je poursuis aussi mon rythme d’une semaine par mois passée à l’île d’Yeu. C’est mon sas. J’y vais pour décompresser, travailler à distance, retrouver un autre rythme, et créer mes tableaux. J’ai eu une exposition à la Toussaint. Sous la tempête et dans le froid. Je vous le confirme : exposer à l’île d’Yeu à la Toussaint, ce n’est pas exactement la même ambiance qu’en plein été. Mais je continue. Et je vous donne d’ailleurs rendez-vous cet été à Saint-Sauveur, à l’île d’Yeu, entre le 25 juillet et le 8 août, si vous êtes dans le coin. Et si vous voulez découvrir cette autre facette de mon travail, mon site est perrinec.com. C’est mon site de "Perrine déchire". Côté entrepreneurial, mon mari avance très fort avec sa startup, Merci Prosper. Il s’appuie sur des levées de fonds pour faire démarrer la fusée. C’est impressionnant à observer. Il y a une ambition, une vitesse, une mécanique de croissance très particulière. Avec AZIMUT, le modèle est différent. Je compte davantage sur mes propres ressources, mes propres fonds, mes propres équilibres. C’est forcément moins rapide. Moins spectaculaire. Parfois plus frustrant. Mais c’est aussi une construction patiente, solide, cohérente avec ce que je veux défendre : un média utile, indépendant, accessible, au service des parents et des jeunes. AZIMUT se porte bien. Il y a eu aussi une petite déconvenue avec une alternante que je n’ai pas gardée. Je crois que le recrutement n’a jamais été mon point fort. Je suis sans doute trop dans l’affectif. Je veux croire, accompagner, donner sa chance. Mais diriger une activité, c’est aussi savoir poser un cadre, évaluer lucidement, décider vite quand cela ne fonctionne pas. À l’inverse, j’ai eu une grande joie cette année : apprendre qu’Alexia, mon ancienne alternante, s’installait en freelance. Elle travaille désormais chaque mois une partie de son temps sur AZIMUT. Vous l’avez peut-être même entendue dans certains épisodes, notamment dans la série sur le Crous. Et cela me réjouit beaucoup, parce qu’il y a là une vraie continuité. Une relation professionnelle qui évolue, qui mûrit, qui trouve une nouvelle forme. Sur AZIMUT, nous avons tenu notre calendrier éditorial. Chaque semaine, vous avez pu retrouver de nouvelles thématiques, de nouveaux articles, de nouveaux épisodes de podcast, des republications, des ressources, et cette newsletter que je prends toujours autant de plaisir à écrire. Nous approchons maintenant des 1 000 épisodes diffusés. Forcément, cela change aussi notre manière de travailler. Nous recevons moins de textes proposés spontanément par les professionnels de l’orientation, parce que beaucoup de sujets ont déjà été abordés. Nous nous appuyons davantage sur notre propre ligne éditoriale, sur les besoins que nous identifions chez les parents, sur les questions qui reviennent, et aussi, oui, sur l’IA. Je préfère le dire clairement. Nous utilisons régulièrement l’intelligence artificielle pour nous assister dans la production de contenus. Pour structurer, reformuler, préparer, comparer, gagner du temps. Mais jamais sans relecture humaine. Jamais sans vérification. Jamais sans recul. L’IA peut aider à produire. Elle ne remplace pas le discernement, l’expérience, la responsabilité éditoriale. Cette année, de nouveaux guides sont venus enrichir la bibliothèque des téléchargeables, notamment deux guides consacrés à l’IA et à l’orientation. Et puis il y a aussi eu un autre gros chantier, plus discret mais très important pour moi : l’écriture d'un livre, dont la publication est prévue en janvier chez Hachette. Là encore, c’est une nouvelle manière de transmettre ce que nous construisons depuis plusieurs années : des repères clairs, concrets, accessibles, pour aider les parents à accompagner l’orientation de leurs enfants sans se perdre dans la complexité du système. Presque simultanément, nous avons lancé l’annuaire des professionnels de l’orientation. C’était l’un des derniers grands services inscrits dans notre feuille de route. Je le trouve vraiment utile et pratique. Il permet aux familles de trouver plus facilement des professionnels référencés, selon leurs besoins, leur localisation, leur approche. Maintenant, il faut que ce service trouve ses utilisateurs et ses clients. C’est souvent cela, l’entrepreneuriat : on imagine, on construit, on lance, puis commence une autre étape, parfois moins visible mais décisive. Faire connaître. Faire adopter. Faire vivre. En parlant de clients, nos partenaires sont de plus en plus nombreux. Nous avons proposé cette année de beaux épisodes d’interviews pour présenter des écoles, des formations, des parcours, des témoignages d’alumni. Ces épisodes sont toujours clairement mentionnés comme sponsorisés. Et je tiens à le redire : nous conservons notre indépendance éditoriale et notre recul. Un partenariat ne signifie pas que nous renonçons à notre exigence. Mais ces partenariats sont aussi ce qui nous permet de rémunérer Alexia, de me rémunérer, et de continuer à proposer gratuitement un grand nombre de contenus et de services aux familles. C’est un équilibre économique. Il n’est pas magique. Il repose sur du travail, de la confiance, de la transparence. Nous avons aussi proposé plusieurs webinaires et lancé un nouveau format de contenu qui me plaît beaucoup : il repose sur les vraies questions des parents. Je réponds à des problématiques concrètes tout en enregistrant la séance, pour que d’autres puissent ensuite en bénéficier. Parce que très souvent, la question d’un parent rejoint celle de beaucoup d’autres. Derrière un cas particulier, il y a souvent un enjeu plus large : comment aider sans prendre le contrôle ? Comment accompagner sans projeter ses propres peurs ? Comment soutenir un jeune qui doute ? Comment trier les informations ? Comment décider sans chercher une garantie impossible ? Et c’est peut-être cela, au fond, le fil rouge de cette année. Côté famille comme côté AZIMUT, rien ne s’est passé exactement comme prévu. Timothée a exploré le droit, puis a compris que ce n’était probablement pas sa voie. Il va maintenant tester l’hôtellerie, autre piste qui l’a interpellé. Charlotte a trouvé dans l’alternance un format qui lui correspond. J’ai encore mes limites en maths, en recrutement, en patience parfois. AZIMUT avance, mais pas à la vitesse d’une startup financée par levée de fonds. Les chiens ne sont pas tous calmes. Les expositions à l’île d’Yeu ne se font pas toujours sous le soleil. Et pourtant, tout cela avance. Pas de façon parfaitement linéaire. Pas de façon parfaitement maîtrisée. Mais avec du mouvement, des apprentissages, des ajustements, des décisions, des essais. Et si je devais relier tout cela à l’orientation, je dirais ceci : on surestime souvent les grands choix, et on sous-estime les petites expériences. Un stage. Une semaine d’essai. Une journée portes ouvertes. Une spécialité qui résiste. Un format d’études qui convient mieux qu’un autre. Une discussion du dimanche soir. Une difficulté en maths. Une envie qui tombe. Une autre qui apparaît. C’est souvent là que les choses se jouent. Pas dans la grande révélation. Pas dans le projet parfait. Mais dans la capacité à observer ce qui fonctionne, ce qui ne fonctionne pas, ce qui donne de l’énergie, ce qui en retire, ce qui est réaliste, ce qui ne l’est pas. C’est bientôt le moment pour moi de faire une pause estivale. Je vais ralentir un peu, retrouver l’île d’Yeu, mes tableaux, ma famille, mes chiens — même Onyx — et préparer la suite. Bravo pour votre présence auprès des jeunes : vos enfants, vos élèves, vos étudiants, les adolescents que vous accompagnez. Ce n’est pas toujours simple. Ce n’est pas toujours gratifiant immédiatement. Ce n’est pas toujours fluide. Mais cette présence compte. Et parfois, même quand on a l’impression de ne pas faire grand-chose, on aide déjà un jeune à avancer. Je vous souhaite à toutes et à tous un très bel été. AZIMUT Parlons Orientation aide les parents à accompagner leur enfant dans ses choix d’orientation, du collège à Parcoursup. Sur azimut-orientation.com, vous trouverez : - des articles pour comprendre les étapes de l’orientation ;- des podcasts courts pour avancer sans se noyer dans les informations ;- des guides pratiques à télécharger ;- des webinaires et ateliers pour approfondir les sujets clés ;- un calendrier de l’orientation pour ne pas rater les grandes échéances ;- un annuaire de professionnels de l’orientation pour trouver un accompagnement adapté.Pour recevoir chaque semaine nos conseils, nos ressources et les actualités utiles pour accompagner votre enfant, abonnez-vous à la newsletter AZIMUT. 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Beyond Queer Stories Dawn Brown Beyond Queer Stories podcast gives voice to the queer community through the art of storytelling. We feature a storyteller from the community every week to get to know them and hear about their experiences beyond sexual orientation and gender identity. In the queer community we are often called to only tell our queer stories. We go beyond single identities and discuss the intersectionality of our experiences and who we are as a diverse community. Gaia House: dharma talks and meditation instruction via dharmaseed.org Gaia House is a meditation retreat centre offering silent meditation retreats in the Buddhist tradition. We warmly welcome people of every age, ethnicity, cultural heritage and religious background, socio-economic group, sexual orientation and gender identity, and we are actively working to investigate and remove barriers to inclusion. Join us in to explore the teachings of the Buddha, guided by experienced Dharma teachers from all over the world. Paradise and Utopia Fr. John Strickland, and Ancient Faith Ministries A series of forty reflections on the history of Christian civilization, or Christendom. The entire podcast is organized around the theme of "paradise and utopia" - that is, of the civilization's orientation toward the kingdom of heaven when traditional Christianity was influential, and of its "disorientation" toward the fallen world in the wake of traditional Christianity's decline in the west following the Great Schism. Parlons Balado parlons balado podcast sur les podcast quebecois

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