Sandrine Goma Naouri : « Demain, nous pourrons revivre nos joies passées » episode artwork

EPISODE · Apr 7, 2021 · 4 MIN

Sandrine Goma Naouri : « Demain, nous pourrons revivre nos joies passées »

from L'Arche de Nova · host Radio Nova

Cette étudiante du master de création littéraire du Havre imagine une grande distribution municipale de « kits de souvenirs heureux », qui dégénère hélas en « épidémie » de « soirées clandestines » entre « ahuris ».« La remémoration authentique des grands événements de la vie démontre qu’une foule de détails s’évanouit très rapidement. Et définitivement. Dans le contrat global que nous offrons, les souvenirs sont si profondément implantés que rien n’est oublié. » Peut-être vous souvenez-vous de Total Recall, ce classique S.-F. adapté de la nouvelle Souvenirs à vendre de Philip K. Dick (1966), adaptée au cinéma par Paul Verhoeven (1990) ; le chêne autrichien Arnold Schwarzenegger y jouait Douglas, un homme ordinaire qui rêve très souvent qu’il se rend sur Mars, au point d’acheter à une société la mémoire d’un séjour fictif de deux semaines sur la planète rouge (où il est déjà allé, mais j’ai oublié pourquoi).Peut-être vous souvenez-nous aussi de Strange Days (1995), ce thriller cyberpunk mis en scène par Kathryn Bigelow sur un scénario de James Cameron, dans lequel Ralph Fiennes incarne, deux jours avant l’an 2000, un ex-flic devenu « dealer de souvenirs », qui trafique moments heureux ou malheureux mais toujours vrais, numérisés sur minidisc, que l’on s’injecte par le biais d’un casque poulpesque baptisé « squid » ; pas très en forme, son personnage passe ses soirées seul à revoir encore et encore des images de son ex, interprétée par Juliette Lewis, qui manifestait là une flagrante maîtrise du patin à roulettes.Si votre mémoire de spectateur/spectatrice a enregistré ces données, il est plus que probable, en revanche, que vous ne vous rappelez pas de la dystopie technologique conçue et brevetée par Sandrine Goma Nouari, 27 ans, étudiante du master de création littéraire du Havre. En pleine écriture d’un récit d’autofiction dont l’héroïne est « hantée par son passé », elle imagine pour L’Arche de Nova des distributions municipales de « kits de souvenirs heureux », qui dégénèrent en « épidémie » de « soirées clandestines » entre « ahuris » accrocs à la nostalgie. Mais que fait le gouvernement ? Y aura-t-il des ministres présents lors de ces futures réunions allongées ? Une enquête est (déjà) en cours.Réalisation : Mathieu Boudon.Image : Total Recall, de Paul Verhoeven (1990).

Cette étudiante du master de création littéraire du Havre imagine une grande distribution municipale de « kits de souvenirs heureux », qui dégénère hélas en « épidémie » de « soirées clandestines » entre « ahuris ». « La remémoration authentique des grands événements de la vie démontre qu’une foule de détails s’évanouit très rapidement. Et définitivement. Dans le contrat global que nous offrons, les souvenirs sont si profondément implantés que rien n’est oublié. » Peut-être vous souvenez-vous de Total Recall, ce classique S.-F. adapté de la nouvelle Souvenirs à vendre de Philip K. Dick (1966), adaptée au cinéma par Paul Verhoeven (1990) ; le chêne autrichien Arnold Schwarzenegger y jouait Douglas, un homme ordinaire qui rêve très souvent qu’il se rend sur Mars, au point d’acheter à une société la mémoire d’un séjour fictif de deux semaines sur la planète rouge (où il est déjà allé, mais j’ai oublié pourquoi). Peut-être vous souvenez-nous aussi de Strange Days (1995), ce thriller cyberpunk mis en scène par Kathryn Bigelow sur un scénario de James Cameron, dans lequel Ralph Fiennes incarne, deux jours avant l’an 2000, un ex-flic devenu « dealer de souvenirs », qui trafique moments heureux ou malheureux mais toujours vrais, numérisés sur minidisc, que l’on s’injecte par le biais d’un casque poulpesque baptisé « squid » ; pas très en forme, son personnage passe ses soirées seul à revoir encore et encore des images de son ex, interprétée par Juliette Lewis, qui manifestait là une flagrante maîtrise du patin à roulettes. Si votre mémoire de spectateur/spectatrice a enregistré ces données, il est plus que probable, en revanche, que vous ne vous rappelez pas de la dystopie technologique conçue et brevetée par Sandrine Goma Nouari, 27 ans, étudiante du master de création littéraire du Havre. En pleine écriture d’un récit d’autofiction dont l’héroïne est « hantée par son passé », elle imagine pour L’Arche de Nova des distributions municipales de « kits de souvenirs heureux », qui dégénèrent en « épidémie » de « soirées clandestines » entre « ahuris » accrocs à la nostalgie. Mais que fait le gouvernement ? Y aura-t-il des ministres présents lors de ces futures réunions allongées ? Une enquête est (déjà) en cours. Réalisation : Mathieu Boudon. Image : Total Recall, de Paul Verhoeven (1990).

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