Stéphane Babiaud : « Demain, l’humanité toute entière redeviendra nomade » episode artwork

EPISODE · Oct 5, 2020 · 2 MIN

Stéphane Babiaud : « Demain, l’humanité toute entière redeviendra nomade »

from L'Arche de Nova · host Radio Nova

Du côté de Tours, le batteur d’EZ3kiel nous livre un instrumental inédit, écrin jazz d’un rêve de grandes transhumances familiales, pour redécouvrir le monde à pied, à cheval, à vélo, pour célébrer ensemble « l’amour, la mort, les marées ».« Et j’ai fini par trouver un réglage pour le désespoir. Je me le programme deux fois par mois : ça me semble une durée raisonnable pour se sentir désespéré à propos de tout, à propos du fait d’être restés sur Terre, tu ne crois pas ? » C’était il y a des siècles : en 2017, les laborantins d’EZ3kiel, en compagnie du comédien Pascal Greggory, faisaient atterrir leur vaisseau spatial dans les studios nocturnes de la Nova Book Box, pour partager en live des fragments de leur adaptation planante de Blade Runner, classique immortel de S.-F. parano signé Philip K. Dick en 1966.Peu de temps après, le groupe partit de nouveau très haut dans étoiles via la très élégante version de leur album Naphtaline (2007), « composition cinématique » pour un film que Guillermo del Toro aurait oublié de réaliser, sublimée par les soixante musiciens de l’Orchestre National de Lorraine, le temps d’un concert à l’Arsenal de Metz ; un moment suspendu, assez gracieux, que le groupe mit en ligne à la sortie du confinement, « parce que nous avons besoin de douceur, de sérénité et de rêves ».Le rêve continue. Chef d’orchestre du projet Naphtaline, Stéphane Babiaud, l’un des membres de ce groupe formé à Tours en 1993 (où, depuis treize ans maintenant, ce fan de Zappa joue de la batterie, de la basse, du vibraphone ou du Glockenspiel), livre à Nova un instrumental inédit, comme un hommage au Morricone du Clan des Siciliens, écrin jazz d’un rêve de grandes transhumances familiales. Dans son futur désirable, l’humanité redevient nomade et repart à la conquête des routes, pour découvrir le monde à pied, à cheval, à vélo, « au rythme des petits, à la cadence des anciens », à l’ombre d’arbres immenses, plantés par centaines de millions. De quoi user les souliers, en attendant le nouvel EZ3kiel prévu pour fin 2021.Pour voir EZ3Kiel interpréter The Naphtaline Orchestra, c’est ici : https://www.youtube.com/watch?v=nItMygAI7xQ&feature=youtu.be&fbclid=IwAR0UWkTosZljmbkbX3vgy6Q70fS64yGuma3InBEM_2m2GKV5woEXCqd66W0&ab_channel=SupermoucheProductionsImage : Western, de Manuel Poirier (1997).

Du côté de Tours, le batteur d’EZ3kiel nous livre un instrumental inédit, écrin jazz d’un rêve de grandes transhumances familiales, pour redécouvrir le monde à pied, à cheval, à vélo, pour célébrer ensemble « l’amour, la mort, les marées ». « Et j’ai fini par trouver un réglage pour le désespoir. Je me le programme deux fois par mois : ça me semble une durée raisonnable pour se sentir désespéré à propos de tout, à propos du fait d’être restés sur Terre, tu ne crois pas ? » C’était il y a des siècles : en 2017, les laborantins d’EZ3kiel, en compagnie du comédien Pascal Greggory, faisaient atterrir leur vaisseau spatial dans les studios nocturnes de la Nova Book Box, pour partager en live des fragments de leur adaptation planante de Blade Runner, classique immortel de S.-F. parano signé Philip K. Dick en 1966. Peu de temps après, le groupe partit de nouveau très haut dans étoiles via la très élégante version de leur album Naphtaline (2007), « composition cinématique » pour un film que Guillermo del Toro aurait oublié de réaliser, sublimée par les soixante musiciens de l’Orchestre National de Lorraine, le temps d’un concert à l’Arsenal de Metz ; un moment suspendu, assez gracieux, que le groupe mit en ligne à la sortie du confinement, « parce que nous avons besoin de douceur, de sérénité et de rêves ». Le rêve continue. Chef d’orchestre du projet Naphtaline, Stéphane Babiaud, l’un des membres de ce groupe formé à Tours en 1993 (où, depuis treize ans maintenant, ce fan de Zappa joue de la batterie, de la basse, du vibraphone ou du Glockenspiel), livre à Nova un instrumental inédit, comme un hommage au Morricone du Clan des Siciliens, écrin jazz d’un rêve de grandes transhumances familiales. Dans son futur désirable, l’humanité redevient nomade et repart à la conquête des routes, pour découvrir le monde à pied, à cheval, à vélo, « au rythme des petits, à la cadence des anciens », à l’ombre d’arbres immenses, plantés par centaines de millions. De quoi user les souliers, en attendant le nouvel EZ3kiel prévu pour fin 2021. Pour voir EZ3Kiel interpréter The Naphtaline Orchestra, c’est ici : https://www.youtube.com/watch?v=nItMygAI7xQ&feature=youtu.be&fbclid=IwAR0UWkTosZljmbkbX3vgy6Q70fS64yGuma3InBEM_2m2GKV5woEXCqd66W0&ab_channel=SupermoucheProductions Image : Western, de Manuel Poirier (1997).

NOW PLAYING

Stéphane Babiaud : « Demain, l’humanité toute entière redeviendra nomade »

0:00 2:30

No transcript for this episode yet

We transcribe on demand. Request one and we'll notify you when it's ready — usually under 10 minutes.

Frequently Asked Questions

How long is this episode of L'Arche de Nova?

This episode is 2 minutes long.

When was this L'Arche de Nova episode published?

This episode was published on October 5, 2020.

What is this episode about?

Du côté de Tours, le batteur d’EZ3kiel nous livre un instrumental inédit, écrin jazz d’un rêve de grandes transhumances familiales, pour redécouvrir le monde à pied, à cheval, à vélo, pour célébrer ensemble « l’amour, la mort, les marées ».« Et j’ai...

Can I download this L'Arche de Nova episode?

Yes, you can download this episode by clicking the download button on the episode player, or subscribe to the podcast in your preferred podcast app for automatic downloads.
URL copied to clipboard!