Voyou : « Demain, on va nous imposer le retour à la vie sauvage » episode artwork

EPISODE · Oct 16, 2020 · 3 MIN

Voyou : « Demain, on va nous imposer le retour à la vie sauvage »

from L'Arche de Nova · host Radio Nova

De passage dans la Chambre noire de Nova, ce musicien parisien nous encourage, le plus vite possible, à « laisser tomber tous nos jouets » pour « regarder les fleurs, les fourmis, les oiseaux ».« Quand est-ce que tu te barres ? Que tu changes de tableau ? T'as besoin de bouger de cadre. Le confort a bien des défauts. » D’une justesse assez déchirante pour qui a déjà connu cette situation, Le confort, requiem urbain pour couples en bout de course présent sur le dernier mini-album de Voyou (Confettis en désordre, sorti cet automne sur le label Entreprise), peut s’entendre aussi, sans trop exagérer, comme une métaphore de fin d’un cycle pour l’humanité. Face aux crises (économiques, sociales, sanitaires) qui s’accumulent autant que les orages dans le ciel des amoureux défaits, il faut bouger. Modifier nos comportements, rapido. Quitte à ce que l’Etat nous force, par exemple, à quitter les villes pour retourner à l’état sauvage ? Une utopie pourrait-elle naître d’une telle décision dystopique ?C’est l’intuition de Thibaud Vanhooland, 30 ans, one-man band (trompette, guitare, machines) planqué derrière le pseudo de Voyou, juste avant son live de mercredi dernier dans la Chambre noire de Radio Nova. Architecte d’une pop sensible et soignée, ce grand blond moustachu aux cheveux mi-longs, ex-Lillois exilé à Paris après des années d’apprentissage à Nantes, écrivait déjà, sur son premier disque solo et la chanson On a marché sur la lune, en 2019 : « Si on nous regarde d'en haut, on va finir par se dire qu'on est qu'une bande de fous. » Le bateau coule et nous restons à bord ?Fan de science-fiction, Voyou, qui reprend joliment ces temps-ci le Jardin d’hiver d’Henri Salvador (et son vers secrètement apocalyptique : « Je voudrais du soleil vert »), rêve d’agriculture locale et d’apprendre « à se contenter de peu ». Faut-il tout revoir, à la base ? Il l’a chanté, ça aussi. « La cour d'école n'est qu'un miroir du monde de demain. » Et demain(s), ce bandit de grand chemin sera en concert – à 18h30 – le 23 octobre à Biarritz, le 24 à Bordeaux à Lille et le 25 à Lille.Propos recueillis par Mathieu Fontaine.Pour écouter Voyou dans notre Chambre noire, c’est ici : https://www.nova.fr/podcast/chambre-noire/voyou-en-live-dans-chambre-noireImage : Seul au monde, de Robert Zemeckis (2000).

De passage dans la Chambre noire de Nova, ce musicien parisien nous encourage, le plus vite possible, à « laisser tomber tous nos jouets » pour « regarder les fleurs, les fourmis, les oiseaux ». « Quand est-ce que tu te barres ? Que tu changes de tableau ? T'as besoin de bouger de cadre. Le confort a bien des défauts. » D’une justesse assez déchirante pour qui a déjà connu cette situation, Le confort, requiem urbain pour couples en bout de course présent sur le dernier mini-album de Voyou (Confettis en désordre, sorti cet automne sur le label Entreprise), peut s’entendre aussi, sans trop exagérer, comme une métaphore de fin d’un cycle pour l’humanité. Face aux crises (économiques, sociales, sanitaires) qui s’accumulent autant que les orages dans le ciel des amoureux défaits, il faut bouger. Modifier nos comportements, rapido. Quitte à ce que l’Etat nous force, par exemple, à quitter les villes pour retourner à l’état sauvage ? Une utopie pourrait-elle naître d’une telle décision dystopique ? C’est l’intuition de Thibaud Vanhooland, 30 ans, one-man band (trompette, guitare, machines) planqué derrière le pseudo de Voyou, juste avant son live de mercredi dernier dans la Chambre noire de Radio Nova. Architecte d’une pop sensible et soignée, ce grand blond moustachu aux cheveux mi-longs, ex-Lillois exilé à Paris après des années d’apprentissage à Nantes, écrivait déjà, sur son premier disque solo et la chanson On a marché sur la lune, en 2019 : « Si on nous regarde d'en haut, on va finir par se dire qu'on est qu'une bande de fous. » Le bateau coule et nous restons à bord ? Fan de science-fiction, Voyou, qui reprend joliment ces temps-ci le Jardin d’hiver d’Henri Salvador (et son vers secrètement apocalyptique : « Je voudrais du soleil vert »), rêve d’agriculture locale et d’apprendre « à se contenter de peu ». Faut-il tout revoir, à la base ? Il l’a chanté, ça aussi. « La cour d'école n'est qu'un miroir du monde de demain. » Et demain(s), ce bandit de grand chemin sera en concert – à 18h30 – le 23 octobre à Biarritz, le 24 à Bordeaux à Lille et le 25 à Lille. Propos recueillis par Mathieu Fontaine. Pour écouter Voyou dans notre Chambre noire, c’est ici : https://www.nova.fr/podcast/chambre-noire/voyou-en-live-dans-chambre-noire Image : Seul au monde, de Robert Zemeckis (2000).

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This episode was published on October 16, 2020.

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