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PODCAST · arts

Bobards sur Bobines

Bobards sur Bobines, c’est un podcast à l’ambiance de polar, où Mike Rétro et Velda Scope enquêtent sur les films noirs oubliés ou cultes des années 40 à 60. Une analyse au scalpel, un ton à la Audiard, une ambiance jazz poisseuse et des vérités tapies dans l’ombre. Chaque épisode explore un film différent, entre chronique cinéphile, dialogues mordants et révélations de coulisses.Un vendredi sur deuxPréparez-vous à marcher dans la brume… caméra à l’épaule.

  1. 26

    IDENTITE JUDICIAIRE - 1951

    BB — Identité judiciaire (1951) : la preuve comme suspense Détails de l’épisode Film : Identité judiciaire (1951) — Hervé Bromberger Alias : Paris Vice Squad Avec : Raymond Souplex (commissaire Basquier), Jean Debucourt, Robert Berri Ambiance : polar français, noir et blanc, enquête “procédurale” Note : épisode présenté exceptionnellement sans SAM (empêchement technique) De quoi ça parle ? Paris, début des années 50. Une série d’agressions s’installe, méthodique, inquiétante. L’affaire se distingue par un détail glaçant : le curare. Le commissaire Basquier avance sans poudre aux yeux : il faut identifier, recouper, prouver. Ici, l’enquête n’est pas une intuition magique : c’est une mécanique humaine qui peut dérailler… mais qui doit tenir. Ce que j’analyse dans l’épisode L’angle du film : la procédure comme moteur dramatique (la preuve devient le spectacle) Le jeu d’acteur : Souplex, crédible et solide, “flic de métier” sans cabotinage Le scénario et les dialogues : du nerf, du rythme, pas un simple compte rendu d’enquête L’image et l’atmosphère : un Paris moins carte postale que terrain de travail Forces / limites : film parfois carré, mais terriblement efficace et moderne dans son approche Message important Je ne suis pas certain de pouvoir enchaîner rapidement sur d’autres épisodes, ni pour Bobards sur Bobines ni pour Chroniques Noires. Les prochains enregistrements se heurtent à des problèmes techniques et, si aucune solution n’est trouvée rapidement, les deux podcasts pourraient s’arrêter là (au moins temporairement).Réagissez en commentaire : est-ce que vous voulez que ça continue ? Qu’est-ce que vous ne voulez surtout pas voir disparaître ? À vous Vous avez vu Identité judiciaire ?Vous le trouvez efficace, austère, étonnamment moderne ? Dites-moi ce que vous en pensez en commentaire.

  2. 25

    KISS ME DEADLY - 1955

    Bobards sur Bobines – Épisode spécial : Kiss Me Deadly / En quatrième vitesse Présentation Plongez dans l’univers du film noir avec ce nouvel épisode de Bobards sur Bobines. Après avoir exploré la fatalité élégante de The Killers (1946), ce numéro vous emmène sur les traces de Kiss Me Deadly (En quatrième vitesse, 1955), un polar nerveux, sale, paranoïaque, qui fait basculer le genre dans l’ère de la peur moderne. Synopsis de l’épisode Dans une ambiance sonore immersive ( jazz feutré, ou pas), Sam vous invite à découvrir un film où la fatalité laisse place à la panique, et où chaque personnage avance dans un monde dangereux et menteur. L’épisode propose : Un rappel du film précédent et une mise en bouche sur le changement de ton.Présentation du film : contexte, fiche technique, promesse d’un épisode tendu et sans concession.Résumé sans spoiler : les premières minutes, la rencontre, l’engrenage, l’objet mystérieux qui attire toutes les convoitises.Analyse du personnage de Mike Hammer : anti-héros brutal, miroir du spectateur, et la place essentielle de Velda, la secrétaire.Décryptage de la mise en scène : noir et blanc tranchant, générique à l’envers, espaces hostiles, fabrication de la paranoïa.Lecture du film à l’aune de la guerre froide : peur nucléaire, climat de suspicion, le film noir comme symptôme d’une époque.Réception et héritage : film contesté, puis culte, influence sur le cinéma moderne et la fascination pour “la boîte” et le secret.Scènes clés et détails de production : ouverture choc, couloirs piégés, lumière menaçante, montée du vertige.Verdict final : un uppercut cinématographique, lucide et inconfortable, qui interroge la curiosité et la peur collective. Pourquoi écouter cet épisode ? Pour comprendre comment Kiss Me Deadly a transformé le film noir en miroir des angoisses modernes.Pour savourer une analyse vivante, rythmée, ponctuée de références à la cinéphilie et à la culture populaire.Pour débattre, commenter, et prolonger la réflexion sur la place du secret et de la peur dans le cinéma. TeasingEn conclusion, Sam annonce le prochain épisode, consacré à la naissance de la “langue noire” dans la littérature, et invite les auditeurs à partager leurs impressions sur le film et le podcast.

  3. 24

    THE KILLERS - 1946

    Quand le film noir ne te poursuit pas… il t’attend. Un diner. Une petite ville. Deux hommes trop calmes pour être honnêtes. Et une victime qui refuse de fuir. Dans ce nouvel épisode de Bobards sur Bobines, on plonge au cœur d’un film noir fondateur, un de ceux qui ne cherchent pas l’effet, mais l’évidence sombre. Ici, pas de course-poursuite effrénée ni de détective bavard. Le piège est déjà refermé quand le film commence. Après Lady in the Lake, où tout passait par un regard, on change radicalement de mécanique. Cette fois, ce n’est plus l’œil qui nous enferme, mais le destin. Une mécanique froide, précise, presque administrative. Un engrenage qui avance sans bruit… et qui broie quand même. Je te propose une enquête à rebours, construite comme un puzzle, où chaque souvenir, chaque témoignage, chaque fragment du passé vient expliquer une seule chose : > pourquoi un homme, prévenu de sa mort imminente, choisit de rester allongé sur son lit. On parle ici de fatalité, de culpabilité, de passions qui consument, d’ombres qui enferment les corps bien avant les balles. On parle aussi de mise en scène : du clair-obscur comme langage, de l’espace qui se referme, de la musique qui annonce la fin avant qu’elle n’arrive. Dans cet épisode, j’analyse : une ouverture légendaire, tendue comme un acte notarié de mort une structure narrative éclatée, qui transforme un meurtre banal en tragédie des figures mythiques, entre force qui s’éteint et attraction qui ne pardonne pas une esthétique où l’ombre n’est pas un décor, mais une condamnation Ce n’est pas un film noir qui crie.C’est un film noir qui attend. Et c’est précisément pour ça qu’il marque encore. 🎙️ Un épisode pour celles et ceux qui aiment le cinéma noir élégant, implacable, et profondément humain.💬 Tu l’as vu ? Tu l’as ressenti ? Dis-le en commentaire : ici, les avis comptent autant que les analyses.

  4. 23

    LADY IN THE LAKE - 1947

    Bobards sur Bobines – Épisode 21 : Lady in the Lake (1947) Une plongée unique dans le film noir qui vous met littéralement à la place du détective. Présentation de l’épisode Dans ce nouvel épisode, SAM vous entraîne au cœur d’un objet filmique non identifié : Lady in the Lake (1947), réalisé par Robert Montgomery pour la MGM.Un film noir pas comme les autres…Un film où la caméra n’observe plus l’histoire :elle devient vos yeux. Adapté de Raymond Chandler, ce polar expérimental propose une enquête glaciale, immersive, parfois déroutante, mais toujours fascinante.Ici, vous n’êtes plus un spectateur.Vous êtes Marlowe.Vous recevez les coups.Vous subissez les mensonges.Et chaque regard planté dans l’objectif devient un jugement silencieux. Au programme de cet épisode Analyse complète du dispositif en caméra subjective, Comparaisons avec The Big Sleep, Dark Passage, et d’autres classiques du noir, Décryptage du jeu d’acteurs d’Audrey Totter, Lloyd Nolan, Leon Ames, Réception critique de 1947 à aujourd’hui, Influence sur le cinéma moderne et les récits immersifs, Héritage dans l’histoire du film noir. Pourquoi cet épisode est spécial ? Parce qu’en 1947, la MGM décide d’aller à contre-courant :plus de glamour, plus de lumière,juste une enquête froide, intime, oppressante…où le spectateur se retrouve coincé dans la peau d’un détective qui n’a jamais vraiment demandé à être vu. Un pari audacieux, imparfait, mais inoubliable. Avis de SAM « Certains films se regardent. Celui-ci, on le traverse.Et parfois, en traversant… on se rend compte qu’on aurait préféré rester sur le trottoir. » Pour le trouver : En DVDEn LIVRE Mes Podcasts : BOBARDS SUR BOBINESCHRONIQUES NOIRTES Le Site : LIVRES ET SAVEURS La Chaîne YouTube : YOUTUBE

  5. 22

    Ouverture 2026

    Dossier 2026 — Retour au bureau Épisode d’ouverture 2026 (diffusion simultanée BB + CN) On reprend, mais on reprend bien**. Pour ce premier rendez-vous de l’année, un épisode court et clair : le plan de route 2026 de Bobards sur Bobines et Chroniques Noires, avec le même rythme de publication… et des nouveautés qui donnent du coffre. Ce qui vous attend en 2026** Même cadence : un vendredi BB, le suivant CN, et ainsi de suite Plus des épisodes spéciaux, côté cinéma et côté littérature BB : focus réalisateur, acteur, studio, et “coulisses” (codes, systèmes, histoires derrière l’écran) CN : focus auteur, genre, maison d’édition, collection, et dossiers thématiques Une promesse simple : du contenu plus riche, plus structuré, sans devenir “prise de tête” Qui tient le dossier** SAM à la narration Jean-Claude (LeJC pour les intimes) à tout le reste : enquêtes, recherches, écriture, montage, publications Et la suite ?** Quelques affaires sont déjà “dans les tuyaux**” — sans titres, sans auteurs, sans spoilers — côté films et côté romans.Le reste arrive, dossier après dossier, chaque vendredi. Bienvenue en 2026. On rouvre le bureau.

  6. 21

    RETROSPECTIVE 2025 BB

    Bobards sur Bobines — Épisode spécial fin d’année Bilan 2025, promesses 2026… et la bobine qui repart. Ce vendredi, SAM rallume le projecteur. Pas pour balancer une liste, mais pour raconter ce qu’on a appris en 2025 : ce que les films noirs avouent à demi-mot, ce que la mise en scène cache mal, et pourquoi 2026 va continuer à remuer la poussière des salles obscures. Un épisode spécial plus libre, plus complice, avec des coulisses, une direction pour l’année à venir, et une invitation claire : venir lire l’article compagnon sur livresetsaveurs.fr pour prolonger l’enquête, image par image, scène par scène.Pas de spoiler. Pas de leçon. Juste du cinéma noir, et un rendez-vous. Écouter / s’abonner : Page BB : [https://bobards-sur-bobines.lepodcast.fr/] Flux RSS BB : [https://bobards-sur-bobines.lepodcast.fr/rss]

  7. 20

    GUN CRAZY - 1950

    Bobards sur Bobines – Épisode 20 : plongée dans l’ombre de Gun Crazy Un voyage dans la nuit du film noir américain Dans ce vingtième épisode, Sam vous guide au cœur de Gun Crazy, le film culte de Joseph H. Lewis, œuvre nerveuse et hypnotique qui a bouleversé les codes du film noir en 1950.Une histoire où la passion déborde la raison, où deux trajectoires se croisent et se heurtent,et où chaque choix ressemble à un pas de plus dans la pénombre. Un épisode sous tension Filmé comme une fuite sans retour, Gun Crazy explore cette frontière fragile entre désir, mouvement et destin.Sam décrypte la mise en scène inventive de Lewis, son sens du rythme, sa caméra qui glisse dans la nuit comme un témoin silencieux. Analyse sombre et détaillée de l’esthétique du film noir des années 50. Lecture cinéphile des thèmes centraux : l’élan intérieur, le duo en marge, la route comme ligne de fuite. Décryptage technique du célèbre plan-séquence embarqué, devenu une signature du genre. Ambiance immersive : une narration qui vous plonge dans les coulisses du désir et de la démesure. Pourquoi cet épisode compte Parce que Gun Crazy n’est pas seulement un polar :c’est une œuvre charnière, une histoire tendue, presque sauvage,construite avec peu de moyens mais une vision d’une modernité incroyable. Dans cet épisode, Sam révèle comment un film indépendant, discret à sa sortie, a pu influencer la Nouvelle Vague,façonner l’esthétique des films de cavale et devenir un repère pour les amoureux du cinéma noir. Une ambiance résolument film noir Attendez-vous à une atmosphère brumeuse, un rythme feutré, des silences qui parlent et une analyse qui tranche dans le vif.Bobards sur Bobines vous propose ici une enquête dense, écrite à la lumière tremblante d’un néon de rue. Épisode disponible vendredi soir à 20h30.Dans la nuit, certains films brillent plus fort que d’autres.

  8. 19

    LA TIGRESSE - 1949 - Too Late for Tears

    La Tigresse - 1949 - (Too Late for Tears) Un film noir vénéneux, restauré et redécouvert Dans ce nouvel épisode de Bobards sur Bobines, on plonge dans l’un des films noirs les plus vénéneux de la fin des années 40 : La Tigresse (Too Late for Tears, 1949).Une route nocturne, un jet de valise qui tombe du ciel, et une femme prête à tout pour garder un pactole qui ne lui était pas destiné. Lizabeth Scott y incarne Jane Palmer, une prédatrice froide, lucide, dangereuse, dont la cupidité n’a rien à envier aux criminels professionnels.On revient sur la production chaotique du film, les tensions de 1949, la chute des studios, l’ascension des indépendants, et la restauration miraculeuse menée par UCLA et la Film Noir Foundation. Entre analyse narrative, esthétique du noir, jeu d’acteur et héritage cinéphile, La Tigresse révèle une modernité troublante : un miroir sombre où l’argent dévore tout, même l’âme. un épisode d'un peu plus de 30 minutes, mais ce film n'est pas tout à fait comme les autres. Installez-vous, l’épisode 19 vous emmène au cœur d’un film ressuscité. Pour les autres épisodes de Bobars sur Bonines, c'est par iciMais si vous préférez les romans noirs, ça se passe du côté de Chroniques NoiresN'oubliez-pas de visiter aussi le site Livres et saveurs si vous voulez en savoir plus sur un film ou un roman traités dans ces podcasts. La Tigresse (Too Late for Tears) est disponible en Blue-Ray ou DVD chez Amazon

  9. 18

    LA GRANDE HORLOGE -1948

    🎬 Bobards sur Bobines – Épisode 18 La Grande Horloge (1948) Un voyage dans la tour Janoth, un gratte-ciel où l’on ne craint ni les ruelles sombres ni les voyous nerveux…Ici, le danger porte un costume impeccable, surveille ses employés d’un œil glacé, et laisse l’horloge décider du sort des hommes. Dans cet épisode, je vous entraîne dans La Grande Horloge (The Big Clock, 1948), un thriller noir où Ray Milland se retrouve traqué par sa propre organisation.Un film élégant, venimeux, d’une modernité étonnante : pouvoir, surveillance, rythme implacable du temps… tout y est. Contenu de l’épisode : Analyse du film et de sa mise en scène Portrait de Charles Laughton, patron tyrannique et glaçant Fonction symbolique de l’horloge et de l’immeuble Janoth L’héritage du film dans les thrillers modernes Ambiance film noir, sons et atmosphères Pour retrouver l’article complet, les visuels et les ressources annexes :👉 https://livresetsaveurs.fr/la-grande-horloge-1948/ Pour découvrir tous les épisodes :👉 https://bobards-sur-bobines.lepodcast.fr/ Bonne écoute, et merci de soutenir l’émission !

  10. 17

    LA CITE SANS VOILES - 1948

    🎬 La Cité sans voiles (1948) – Jules Dassin New York, 1948. La pluie colle aux trottoirs, les réverbères halogènent des silhouettes pressées, et quelque part un détective allume une cigarette qu’il n’a plus envie de finir.Dans cette ville sans sommeil, Jules Dassin plante sa caméra et réinvente le film noir.Fini les décors en carton et les nuits de studio : la ville devient vivante, sonore, imprévisible. 🕯️ Un film noir à ciel ouvert La Cité sans voiles (The Naked City) n’est pas un simple polar.C’est une déclaration d’amour au chaos urbain.Dassin filme New York comme un organisme : ses veines, ses artères, sa sueur et son vacarme.Chaque plan montre la vraie vie, celle des ouvriers, des ménagères, des policiers éreintés et des passants anonymes.On ne regarde plus un décor, on traverse un monde. 📷 Entre Weegee et le réalisme poétique Le photographe Weegee, célèbre pour ses clichés nocturnes du New York criminel, hante le film de son œil brut et lumineux.Son livre The Naked City inspira directement le titre et l’esthétique du projet.Dassin reprend cette vision documentaire, mais y insuffle une chaleur humaine inédite.Chaque lumière, chaque reflet dans une vitrine semble raconter une histoire.Le flash devient projecteur, et la ville un théâtre d’ombres et de vérités. 🎙️ Mark Hellinger, la voix de New York Producteur et journaliste, Mark Hellinger prête sa voix au film.C’est lui qui prononce cette phrase d’ouverture devenue légendaire :« Il y a huit millions d’histoires dans la cité sans voiles. Celle-ci en est une. »Sa narration donne au film une âme, un ton entre reportage et confession.Hellinger meurt avant la sortie du film ; sa voix reste comme un écho amoureux à une ville qu’il connaissait par cœur. 🏙️ Héritage et modernité À sa sortie en 1948, le film divise mais marque l’histoire du cinéma.Deux Oscars – montage et photographie – saluent ce tournant esthétique.Mais l’héritage le plus fort se trouve ailleurs : Dragnet, Naked City et plus tard Law & Order reprendront son ADN.Friedkin, Lumet ou Scorsese y puiseront leur réalisme urbain et leur tension morale.Dassin a ouvert la voie à un cinéma qui n’imite plus la vie, mais la saisit à la volée. 🎧 L’épisode Dans cet épisode de Bobards sur Bobines,on explore les coulisses de ce tournage en pleine rue,la bataille entre vérité et fiction,et la manière dont Dassin a fait basculer le film noir dans la modernité.Un hommage vibrant à une époque où les rues de New York écrivaient le scénario à la place des scénaristes. 📻 Écoutez l’épisode complet surbobards-sur-bobines.lepodcast.frou retrouvez la version enrichie surYouTube. 🎙️ Note du chroniqueur Ce podcast fait partie de la série Bobards sur Bobines, où chaque épisode explore un film noir, un polar oublié ou un chef-d’œuvre du crime filmé. Ici, pas de leçon, juste le plaisir de redonner voix aux images, aux ombres et aux cinéastes qui ont façonné le regard des générations. New York, la pluie, les néons, et cette idée que le vrai héros du film noir… c’est toujours la ville. 🎧 Retrouvez tous les épisodes sur bobards-sur-bobines.lepodcast.fr et suivez la chaîne YouTube @lejc50.

  11. 16

    LA GRIFFE DU PASSE - 1947

    🎙️ Bobards sur Bobines – Épisode : La Griffe du passé (Out of the Past, 1947) « Le passé, c’est pas un souvenir. C’est une geôle qu’on transporte avec soi. »— Bobards sur Bobines Dans cet épisode, je vous entraîne dans les ruelles humides du cinéma noir américain.On y croise Robert Mitchum, chapeau vissé sur la tête, l’air de celui qui sait déjà comment ça finit.À ses côtés, Jane Greer, beauté glacée et insaisissable, et Kirk Douglas, sourire carnassier sous costume impeccable.Trois destins, une même ombre : celle de Jacques Tourneur, maître du clair-obscur et de la fatalité tranquille. Sorti en 1947 pour le studio RKO, La Griffe du passé (Out of the Past) incarne la perfection du film noir classique.Tourneur y sculpte la lumière comme un sculpteur travaille le silence, dans un jeu d’ombres où tout ce qu’on cache finit par se révéler. Pendant près de vingt minutes, on revisite ensemble : Le contexte d’un Hollywood désabusé d’après-guerre La structure en flashback et la mécanique du destin Le jeu d’acteurs d’une précision chirurgicale L’esthétique visuelle signée Nicholas Musuraca L’héritage d’un film devenu référence pour tout le néo-noir moderne 💬 Une chronique noire, poétique et lucide sur le cinéma de l’ombre, les fautes qu’on traîne et les visages qu’on n’oublie pas. 🎧 Écoutez l’épisode complet sur Spotify, Deezer, Apple Podcasts ou directement sur le site Livres & Saveurs. 🕯️ Informations techniques 🎥 Titre original : Out of the Past 🎬 Réalisation : Jacques Tourneur ✍️ Scénario : Daniel Mainwaring (d’après Build My Gallows High) 🎞️ Studio : RKO Pictures 📅 Année de sortie : 1947 ⭐ Avec : Robert Mitchum, Jane Greer, Kirk Douglas, Virginia Huston 🎵 Musique : Roy Webb 📸 Photographie : Nicholas Musuraca 💭 Citation du jour « Chez Tourneur, la lumière raconte mieux les mensonges que les mots. » 🎬 Bobards sur Bobines est un podcast qui explore les films oubliés, les chefs-d’œuvre négligés et les ombres du grand écran.Chaque épisode, c’est une plongée dans l’élégance perdue du cinéma noir et la poésie du doute. 👉 Abonnez-vous, laissez un commentaire et partagez cet épisode si vous aimez les histoires où la vérité se cache entre deux ombres.

  12. 15

    THE THIN MAN - 1934

    🎙️ Bobards sur Bobines – Épisode 15 The Thin Man (L’Introuvable, 1934, W. S. Van Dyke) Un polar élégant, une comédie raffinée et un couple mythique du cinéma hollywoodien : bienvenue dans ce nouvel épisode de Bobards sur Bobines, consacré à The Thin Man (L’Introuvable en France), réalisé en 1934 par W. S. Van Dyke pour la MGM. ✨ Un cocktail unique de mystère et d’humour Adapté du roman de Dashiell Hammett, The Thin Man mélange enquête policière, humour mondain et dialogues brillants.Avec William Powell et Myrna Loy dans les rôles de Nick et Nora Charles, et le fameux fox-terrier Asta, ce film est devenu une référence. Tourné en seulement quatorze jours, il connaîtra un succès colossal et donnera naissance à cinq suites entre 1936 et 1947, inaugurant l’une des premières grandes sagas du cinéma américain. 🎬 Pourquoi ce film est-il incontournable ? Un équilibre parfait entre film noir et screwball comedy Une complicité légendaire entre William Powell et Myrna Loy Un ton moderne, en avance sur son temps, échappant de peu au Code Hays Un univers visuel marqué par la photographie élégante de James Wong Howe et les décors Art déco de la MGM Une réception critique et publique enthousiaste, avec quatre nominations aux Oscars 🎧 Au programme de cet épisode Dans ce podcast, je reviens sur : le contexte de sortie en 1934, au cœur de la Grande Dépression et de l’application du Code Hays l’intrigue, mélange de mystère et de fausses pistes le jeu d’acteur, dominé par le duo Powell–Loy et le cabotinage savoureux d’Asta la mise en scène et la technique, de Van Dyke à Wong Howe les comparaisons avec d’autres classiques de l’époque (It Happened One Night, Le Faucon maltais) la réception et l’héritage, aussi bien aux États-Unis qu’en France, où le film sort sous le titre L’Introuvable 🔎 Un classique toujours moderne The Thin Man n’est pas seulement un succès du passé.C’est un film qui continue d’inspirer la télévision et le cinéma modernes, avec son mélange unique de polar, d’élégance et d’humour conjugal. Il illustre à merveille comment Hollywood des années 30 a su transformer un roman noir en une œuvre grand public raffinée et intemporelle. 👉 Écoutez l’épisode complet dès maintenant et plongez dans l’univers raffiné, drôle et mystérieux de Nick et Nora Charles.

  13. 14

    MURDER MY SWEET - 1944

    🎙️ Bobards sur Bobines – Épisode 14 : Murder, My Sweet (Adieu ma belle, 1944) Description :Dans ce quatorzième épisode, je plonge dans l’univers sombre et labyrinthique de Murder, My Sweet (Adieu ma belle), réalisé par Edward Dmytryk en 1944. Adapté du roman Farewell, My Lovely de Raymond Chandler, le film propulse Dick Powell, ex-crooner des comédies musicales, dans le rôle inattendu mais marquant de Philip Marlowe. Au fil de cette chronique, j’explore les performances mémorables de Claire Trevor, Anne Shirley et Mike Mazurki, l’écriture labyrinthique fidèle à Chandler, et la mise en scène expressionniste de Dmytryk, soutenue par la photographie hypnotique de Harry J. Wild. Entre clair-obscur, silhouettes menaçantes et femmes fatales vénéneuses, Murder, My Sweet s’impose comme une pierre angulaire du film noir classique. Nous verrons aussi son héritage culturel, son influence sur le néo-noir des années 70, et pourquoi ce film continue de hanter les amateurs de polar près de 80 ans après sa sortie. Un épisode à écouter cigarette au bec, verre de whisky à portée de main, dans l’ombre rassurante d’une lampe vacillante. DVD - BLUE RAY pour information, cet épisode est présenté par une voix IA, votre serviteur estimant que sa voix ne correspond pas au thème de ce podcast

  14. 13

    QUAI DES ORFEVRES - 1947

    Quai des Orfèvres (1947) – Analyse film noir d’Henri-Georges Clouzot Une plongée au cœur du film noir français : jalousie, mensonge, musique de music-hall et interrogatoires au 36, quai des Orfèvres. On décortique la mise en scène de Clouzot, les performances de Louis Jouvet, Suzy Delair, Bernard Blier et Simone Renant, et l’héritage d’un classique (prix de la mise en scène à la Mostra de Venise 1947). Pourquoi ce film compte Un polar où le crime devient prétexte à une radiographie des âmes (jalousie, protection, mensonge). Un réalisme psychologique : contrastes music-hall / PJ, image d’Armand Thirard, décors de Max Douy, musique de Francis Lopez. Un quatuor d’acteurs au sommet : Jouvet (inspecteur Antoine), Delair (Jenny Lamour), Blier (Maurice), Renant (Dora). Synopsis (sans spoilers) La chanteuse Jenny Lamour accepte un rendez-vous avec le notable Brignon. Son mari Maurice, rongé par la jalousie, accourt… Trop tard : Brignon est mort. Clouzot déplace alors le suspense : moins “qui a tué ?” que “jusqu’où ment-on pour protéger ceux qu’on aime ?”. Ce que vous allez trouver dans l’épisode Décryptage de la mise en scène : lumière qui “diagnostique”, cadre serré, faux-semblants. Lecture des personnages : amour performatif, possessif, sacrificiel, paternel. Contexte : Paris d’après-guerre, retour de Clouzot après Le Corbeau. Réception & postérité : Venise 1947, mythe du 36 dans le polar français. Infos clés Titre : Quai des Orfèvres (France, 1947) Réalisation : Henri-Georges Clouzot Adaptation : d’après Stanislas-André Steeman (Légitime défense) Interprètes : Louis Jouvet, Suzy Delair, Bernard Blier, Simone Renant Distinction : Mostra de Venise 1947 – mise en scène À voir après (maillage interne) Le Corbeau (1943 – Clouzot) Les Diaboliques (1955 – Clouzot) L’Assassin habite au 21 (1942 – Clouzot, d’après Steeman) Le Doulos (1962 – Melville) Le Cercle rouge (1970 – Melville) Appel aux auditeurs Vous avez vu Quai des Orfèvres ? Dites-moi ce que vous en pensez : la vérité judiciaire vous intéresse plus que la vérité intime, ou l’inverse ? Disponible chez Amazon

  15. 12

    ACROSS THE BRIDGE - 1957

    🎙️ Bobards sur Bobines – Épisode 12 Across the Bridge (1957) – Ken Annakin Plongez dans l’univers sombre et captivant du film Across the Bridge (1957), réalisé par Ken Annakin et porté par l’intensité de Rod Steiger.Adapté d’une nouvelle de Graham Greene, ce film noir britannique explore la fuite d’un financier véreux, l’usurpation d’identité, et un destin scellé par l’attachement inattendu à un chien. ➡️ Dans cet épisode du podcast Bobards sur Bobines, Mike Rétro décrypte l’intrigue, la mise en scène, le jeu des acteurs, le contexte historique et l’héritage de ce joyau noir méconnu. Mots clés intégrés : film noir, cinéma britannique, années 1950, Ken Annakin, Rod Steiger, Graham Greene, critique cinéma, podcast film noir. En DVD chez Amazon

  16. 11

    L’Enigmatique Edgar G. Ulmer

    🎙️ Bobards sur Bobines — Épisode 11 Edgar G. Ulmer : L’énigmatique réalisateur du film noir Dans ce onzième épisode, Mike Rétro rouvre un dossier classé "oublié" par les pontes d’Hollywood : celui d’Edgar G. Ulmer, le réalisateur maudit devenu roi de la série B et poète des ténèbres. De ses débuts expressionnistes aux côtés de Murnau jusqu’aux bas-fonds de la Poverty Row, Ulmer a su transcender les contraintes pour livrer des films hypnotiques, stylisés, et profondément noirs. 🎬 Focus sur Strange Illusion (1945), un thriller psychologique à la croisée de Freud et Hamlet, tourné avec trois bouts de ficelle mais une vision à couper le souffle. Entre jeux de reflets, rêves prophétiques et clair-obscur expressionniste, Ulmer prouve que le cinéma peut être grand, même avec les poches vides. Un épisode hommage à l’art de filmer dans l’ombre — et d’y briller. 🎧 Écoutez, partagez, commentez : et dites-nous, vous, quel film d’Ulmer vous a laissé une drôle d’impression sous le trench-coat ? 🔖 Mots-clés : Edgar G. Ulmer, film noir, Strange Illusion, réalisateur maudit, expressionnisme, PRC, clair-obscur, cinéma des marges DETOUR dispo chez Amazon

  17. 10

    The Big Combo - 1955

    🎙️ Épisode 10 – The Big Combo (1955) Podcast : Bobards sur Bobines Un flic obsédé. Un caïd sadique. Une femme sous emprise.Dans cet épisode, on plonge jusqu’à la moelle dans The Big Combo, perle noire signée Joseph H. Lewis, mise en lumière par John Alton, dialogue tranchant comme une lame de rasoir. Tu veux du clair-obscur, du désir mal placé, des répliques qui fument dans l'air ?Tu vas être servi. Entre domination, obsession, jeux de pouvoir et codage queer, on démonte le film plan par plan, personnage par personnage, pour comprendre pourquoi ce classique oublié est un chef-d’œuvre noir absolu. 🎧 Disponible sur toutes les plateformes.📽️ Plus d'infos et visuels sur livresetsaveurs.fr

  18. 9

    Intrigue - 1947

    🎙️ Bobards sur Bobines – Épisode 9 Intrigue (1947) Shanghai. 1947. George Raft tente de rejouer les durs sous les néons d’un film noir qui a du style… mais pas les crocs. Dans cet épisode, Mike Rétro fouille sous les lanternes rouges un polar oublié, bâti sur les restes d’un rêve de production indépendante.Une histoire de plasma censuré, de femme fatale en robe de soie, et d’un héros qui cherche la rédemption dans les rues en carton-pâte d’un Shanghai de studio. 🔍 Au programme : George Raft et l’échec de Star Films Une femme fatale sans venin : June Havoc Le vrai Shanghai versus les décors Hollywood Une rédemption trop propre pour le film noir Comparaison avec Le Troisième Homme « Un film noir sans fatalité, c’est comme un whisky sans alcool. T’as la bouteille, mais t’as pas la brûlure. » 🎧 À écouter sur Spotify, Deezer, Apple Podcasts, et toutes vos planques habituelles. En VHS / En DVD

  19. 8

    Justice est faite - 1950

    Bobards sur Bobines - Épisode 8 « Justice est faite » (1950) d'André Cayatte Dans cet épisode 8, Mike Rétro enfile son trench pour décortiquer « Justice est faite », un film d’André Cayatte sorti en 1950, doublement couronné au Lion d’Or de Venise et à l’Ours d’Or de Berlin. Pas un simple drame judiciaire : ici, Cayatte met en procès le procès lui-même. Il embarque sept jurés, chacun traînant ses casseroles, pour juger Elsa Lundenstein, une doctoresse accusée d’avoir euthanasié son ancien amant, industriel malade en phase terminale. Compassion ou crime intéressé ? Le doute plane. Le film oscille entre scènes d’audience et flashbacks sur la vie privée des jurés, révélant la subjectivité crasse du système judiciaire. Cayatte livre un polar existentiel où la vraie question n’est pas la culpabilité de l’accusée, mais la faillibilité des hommes qui la jugent. Avec un casting solide (Claude Nollier, Michel Auclair, Noël Roquevert), une photo en noir et blanc tranchante et des dialogues signés Charles Spaak, « Justice est faite » reste un chef-d'œuvre inconfortable, miroir d’une France d’après-guerre en quête de morale. Mots-clés : film judiciaire, procès, André Cayatte, euthanasie, justice imparfaite, Claude Nollier, Michel Auclair, film noir, tribunal, jurés, préjugés, culpabilité, doute moral, années 50, cinéma français, Lion d’Or, Ours d’Or, critique sociale, cinéma à thèse, conscience humaine, drame judiciaire, Nouvelle Vague. Durée de l’épisode : 15-20 minutes Style : Chronique polar noir, humour sec, ton désabusé à la Mike Rétro. Disponible en Blu-Ray

  20. 7

    Crack-Up - 1936

    🎙️ Bobards sur Bobines — Épisode spécial : Crack-Up (1936) 🕵️ Mike Rétro rouvre un dossier classé X pour “X-Factor oublié” : Crack-Up, réalisé par Malcolm St. Clair en 1936. Un pilote d’essai, un espion glacial, un sabotage d’avion prototype… et Peter Lorre, plus inquiétant qu’un rasoir dans une salle de bains sans miroir. Dans cet épisode : ✈️ Sabotage et trahison dans l’aviation militaire américaine 🎭 Analyse des performances de Brian Donlevy et du magistral Peter Lorre 🎥 Décorticage de la mise en scène austère mais efficace de St. Clair 🕳️ Enquête sur les thèmes discrets : manipulation, loyauté, chute morale 🔎 Une pépite de série B, perdue dans les hangars du cinéma noir Ce film n’est pas un classique. C’est un éclat. Une lame courte. Et parfois, ça suffit pour laisser une cicatrice. "Quand l’Amérique ne regarde plus les étoiles, elle regarde sous les jupes des espions." — Mike Rétro 🎧 Écoutez l’épisode maintenant et venez discuter avec nous dans les commentaires : avez-vous déjà vu Crack-Up ? Que pensez-vous de Peter Lorre dans ce rôle de serpent poli ? 🗂️ Tags : #CrackUp #PeterLorre #Espionnage #FilmNoir #BobardsSurBobines #MikeRétro #PodcastCinéma #SérieB #1936 #MalcolmStClair

  21. 6

    Les Inconnus dans la Maison - 1942-1992

    Cet épisode de "Bobard sur Bobine" plonge dans une affaire qui sent le vieux papier jauni et le whisky tiède : un duel de bobines autour du roman de Georges Simenon, Les Inconnus dans la maison. Votre détective des bobines oubliées, Mike Rétro, met en lumière deux adaptations cinématographiques réalisées à cinquante ans d'intervalle. Les Inconnus dans la maison : Deux époques, deux regards, une seule solitude L'épisode s'ouvre sur une investigation comparée de ces deux films. Le premier, datant de 1942, est l'œuvre d'Henri Decoin, avec Raimu dans le rôle monumental de Loursat, un homme désabusé, en pleine France occupée. Cinquante ans plus tard, en 1992, Georges Lautner revisite l'histoire, offrant un Belmondo en père fantôme dans une France des années 90, plus morne. Deux films, deux ambiances, deux justices, mais un même huis clos étouffant. Les visages de Loursat : Du rugueux Raimu au mutique Belmondo L'analyse se concentre sur les interprétations contrastées du personnage d'Hector Loursat. Raimu incarne une rugosité à fleur de peau, une blessure incarnée qui explose en vérité brute, notamment dans la scène du procès. Son jeu est marqué par une rage contenue et une présence physique qui semble faire trembler les murs de la maison. À l'opposé, Belmondo campe un Loursat tout en intériorité, presque mutique, jouant la fatigue comme un secret honteux. Sa plaidoirie, moins flamboyante, frappe par sa sincérité désarmée, cherchant à sauver une once d'humanité. La maison, témoin muet et personnage à part entière La maison Loursat n'est pas un simple décor, mais un personnage central de cette tragédie intime. Chez Decoin, en 1942, elle est un tombeau vivant, envahie de ténèbres et de silence, où chaque porte claque comme un remords, symbolisant la peur de l'Occupation. En 1992, chez Lautner, la demeure est plus spacieuse, aseptisée, reflet d'une bourgeoisie moderne et désincarnée, où la solitude est un vide sonore et la jeunesse est absente. Dialogues et silences : Le poids des mots et des non-dits L'épisode explore également la puissance des dialogues et l'omniprésence du silence dans les deux versions. Chez Decoin et Clouzot, les dialogues sont ciselés, chaque réplique résonnant comme un coup de scalpel, exprimant le poids invisible des non-dits et le silence de ceux qui savent sans parler. Chez Lautner, les dialogues sont plus délayés, privés de ce sel corrosif, et le conflit se dissout dans la banalité, comme si les personnages avaient perdu foi en la force des mots. En définitive, ces deux films, malgré leurs différences de mise en scène et d'interprétation, convergent vers une même vérité intemporelle : le silence, qu'il soit coupable ou protecteur, est un personnage omniprésent qui révèle les secrets et les déchirements d'un monde à la dérive. La conclusion de l'épisode souligne que le temps passe, la maison reste, mais ce sont les absents qui la remplissent le mieux. Version 1942 - DVD Version 1992 - DVD

  22. 5

    La Clé de Verre - 1942 - Stuart Heisler

    🎙️ Épisode 5 — La Clé de Verre Bienvenue dans ce quatrième épisode de Bobards sur Bobines, la chronique cinématographique qui fouille les recoins sombres du septième art comme un détective fumeux dans une ruelle mouillée. Aujourd’hui, Mike Rétro rouvre un dossier classé confidentiel : La Clé de verre (The Glass Key, 1942), adaptation rugueuse du roman de Dashiell Hammett. Alan Ladd, en silhouette d’acier, y marche sur des tessons de loyauté brisée pendant que Veronica Lake souffle le chaud, le froid… et quelques soupçons. 💥 Entre coups fourrés, alliances douteuses et tabassages en règle dans des chambres d’hôtel miteuses, cet épisode revient sur un polar oublié mais redoutablement efficace, tourné en pleine noirceur hollywoodienne, à l’ombre du Code Hays. 🎧 À écouter si vous aimez : Les films noirs qui fument tout seuls Les dialogues qui piquent comme une rasade de bourbon Les chroniques menées à la voix grave et au ton sarcastique 🕵️‍♂️ La voix entendue dans cet épisode est générée par intelligence artificielle. Mike Rétro est un détective numérique — mais il ne perd jamais le nord. 🗣️ Pensez à vous abonner, commenter et partager cet épisode avec vos complices de cinéma. Et surtout… restez à l’écoute. L’ombre ne dort jamais. DVD Chez Amazon

  23. 4

    Undertow - 1949

    🎙️ Présentation de l’épisode « Undertow » (1949) Durée approximative : 15 minutes Animateur : Mike Rétro 🔍 De quoi parle cet épisode ? Contexte historiquePlongée dans l’Amérique de la fin des années 40 : on met en lumière la période délicate qui suit la Seconde Guerre mondiale, l’essor du film noir et le climat social à Chicago.Pourquoi cette époque ? Parce que c’est le terreau idéologique et esthétique qui a vu naître Undertow, un polar urbain souvent méconnu. Rock Hudson au commencementL’argument majeur : ici, on découvre Rock Hudson dans son tout premier rôle majeur. Comment un jeune acteur inconnu se retrouve-t-il propulsé détective sur grand écran ? Quelles impressions laisse-t-il aux côtés de ses partenaires plus aguerris ? Regard porté sur son jeu timide, son charisme naissant et la façon dont il balaie les doutes de la production. Esthétique et intrigue (sans spoils) Ambiance film noir typique : ruelles sombres, éclairage contrasté, atmosphère tendue. On évoque brièvement le canevas du polar sans dévoiler la teneur des rebondissements : Enquêtes clandestines Trahison et retournements de situation La relation ambiguë entre héros et milieu criminel (Ne vous inquiétez pas : on garde le mystère sur qui se trahit, comment et pourquoi.) Production et équipe artistique Zoom sur le réalisateur William Berke : figure discrète mais déterminante du cinéma à petit budget dans les années 40. Anecdotes de tournage : rythme infernal, décors réels à Chicago et contraintes budgétaires typiques de la RKO Pictures. Un coup d’œil sur la musique jazzy et oppressante qui accompagne les scènes nocturnes. Réception critique et postérité Comment Undertow a-t-il été accueilli à sa sortie ? Reviews contrastées : certains louent le style « pur film noir », d’autres regrettent un scénario jugé convenu. Impact sur la carrière de Rock Hudson : après cet épisode, il met le turbo et devient l’icône qu’on connaît. Place du film dans la tradition du polar américain : Héritage « à redécouvrir » plutôt qu’« insubmersible » Influence sur les codes du genre (ambiance nocturne, relations complexes entre flics et truands) 🎧 Pourquoi écouter cet épisode ? Pour les passionnés de cinéma classiqueRetrouver les saveurs d’une époque où Hollywood jonglait entre réalisme rugueux et romantisme tacite. Pour (re)découvrir Rock HudsonUn visage avant les paillettes, un jeu encore brut, surtout pas celui qu’on connaîtra dans les 50s-60s. Pour comprendre l’ADN du film noirDiscussion fouillée sur les codes visuels, la bande-son et la narration serrée, sans jamais dévoiler la clé du coffre-fort narratif. Pour la petite histoire du tournageAnecdotes croustillantes, d’un plateau juste après-guerre à une bande-son atmosphérique signée un musicien quasi inconnu aujourd’hui. Pour un ton direct et (légèrement) caustiqueJean-Claude n’a pas sa langue dans sa poche : il rend hommage à la tradition, défend âprement le cinéma d’antan et n’hésite pas à tancera les fausses notes avec un brin d’humour (fine, bien sûr). 📋 Ce que vous apprendrez sans être spoiler : Les motivations du studio et du réalisateur pour confier un rôle majeur à un débutant Les coulisses esthétiques (choix d’éclairage, décors réels vs studios) Les réactions du public et de la critique en 1949, puis la réévaluation tardive Les enjeux de la carrière de Rock Hudson dès ses débuts Quelques références cinéphiles : films similaires de la période, réalisateurs comparables, etc. Attention : aucun détail clé de l’intrigue ne sera révélé. L’idée est de donner envie d’écouter pour se faire son propre avis et savourer chaque rebondissement sur fond de jazz nocturne. 🚀 Pour aller plus loin (suggestions de lecture/visionnage) Films du même style (fin des années 40-début 50) The Big Sleep (1946) Kiss Me Deadly (1955) D.O.A. (1950) Biographie rapide de Rock Hudson Chapitre sur ses premières années à la RKO Influence de ses rôles mineurs avant « Giant » (1956) Références musicales John Altman, compositeur dont la musique ressemble à celle d’Undertow Jazz des clubs de Chicago en 1949 Prêt à plonger dans l’univers sombre d’Undertow ?Enfilez votre trench, ajustez votre fedora imaginaire et laissez-vous guider : ce polar rugueux promet de belles surprises aux amateurs de tradition et de noirceur à l’ancienne. Bonne écoute ! Épisode enregistré le 3 juin 2025 – Par Jean-Claude (Bobards sur Bobines) Sur Amazon

  24. 3

    Convict's Code - 1939 - Lambert Hillyer

    🎙️ Épisode 3 — Convict’s Code (1939) par Mike Rétro, privé aux semelles de gomme-laque « Un innocent en liberté conditionnelle, un code moral plus dur que la taule et un terrain de football qui sent le soufre… Suivez-moi dans les ruelles humides de la Poverty Row. » Au programme Repérage : fiche technique express, budget riquiqui et contexte historique de 1939. Filatures : thèmes majeurs (erreur judiciaire, réinsertion impossible, fatalisme noir). Interrogatoires : Robert Kent, Anne Nagel, Sidney Blackmer – comment ils font claquer les répliques. Reconstitution : coulisses du tournage éclair, légendes de plateau et bricolage Monogram. Bouclage : verdict sans détour – pourquoi ce « petit » film compte encore pour les mordus de noir. Pourquoi écouter ? Pour respirer l’atmosphère moite d’un proto-film noir avant qu’Hollywood ne sache le nommer. Pour savourer la gouaille détective de Mike Rétro, entre sarcasme sec et clopes froides. Pour comprendre comment un budget de fond de poche a pu poser les bases d’un genre culte. Durée : ~15 min • Style : détective privé, whisky sec • Public : cinéphiles, amateurs de B-movies, amoureux de ruelles sombres. Installe-toi, le pavé est glissant et la vérité t’attend au coin de la rue… Sur Amazon en VO

  25. 2

    Seule dans la Nuit - 1967 - Terence Young

    🎙️ BOBARDS SUR BOBINES – Épisode spécial : Seule dans la nuit (1967) Cette semaine, Mike Rétro braque sa lampe de bureau sur un film trop souvent relégué au rayon "curiosité", alors qu’il mérite les honneurs du grand banditisme cinématographique. Audrey Hepburn dans un rôle à contre-emploi, Alan Arkin en psychopathe caméléon, et Terence Young à la mise en scène : voilà la sainte trinité qui donne vie (et sueurs froides) à ce thriller psychologique devenu culte. Un huis clos, une poupée chargée, trois truands et une femme aveugle qui refuse d’être une victime… Seule dans la nuit n’est pas un simple film noir. C’est une leçon de tension, un ballet dans l’obscurité, une descente au cœur de nos peurs primaires. 🎬 Au programme : Genèse du film et coulisses de la production Analyse complète du scénario et de la mise en scène Décryptage des performances, symboles et motifs Héritage et résonance moderne du film Alors… éteignez la lumière.Laissez vos certitudes à la porte.Et plongez dans le noir avec nous. C'était Mike Rétro, pour Bobards sur Bobines.Partagez, abonnez-vous et restez à l'écoute…et surtout, ne manquez pas le prochain épisode. Sur Amazon neuf et occasion

  26. 1

    La Soif du Mal - 1958 - Orson Welles

    Présentation de l’épisode Un seul épisode, 18 minutes d’écoute : je démonte La Soif du Mal plan par plan, du fameux travelling d’ouverture jusqu’au dernier râle sur le ponton. Analyse filmique au scalpel, anecdotes de plateau, punchlines façon détective privé. Sommaire Repérage Contexte historique (1958, Hollywood & guerre froide) Plan-séquence d’ouverture : décryptage image-par-image Le mémo de 58 pages de Welles Filatures Explosion à la frontière et arrivée du couple Vargas Entrée en scène du capitaine Quinlan Premiers coups bas d’Oncle Joe Grandi Interrogatoires Portraits croisés : Quinlan, Vargas, Susan, Menzies, Tana Dialogues clés expliqués, tension morale exposée Reconstitution Secrets de tournage : optiques grand-angle, musique 100 % diégétique Restauration 1998 par Walter Murch Rumeurs vérifiées & légendes cassées Bouclage Héritage du film noir jusqu’au néo-noir moderne Morale de l’affaire & toast final au bourbon À la clé : un vrai dossier de détective – verbe sec, humour noir, références blindées.Un must pour cinéphiles et amoureux de récits noirs. 🎙️ Disponible sur Amazon

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Bobards sur Bobines, c’est un podcast à l’ambiance de polar, où Mike Rétro et Velda Scope enquêtent sur les films noirs oubliés ou cultes des années 40 à 60. Une analyse au scalpel, un ton à la Audiard, une ambiance jazz poisseuse et des vérités tapies dans l’ombre. Chaque épisode explore un film différent, entre chronique cinéphile, dialogues mordants et révélations de coulisses.Un vendredi sur deuxPréparez-vous à marcher dans la brume… caméra à l’épaule.

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Jean-Claude (narrateur : SAM)

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