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C dans l'air
by France Télévisions
Caroline Roux, du lundi au jeudi et Aurélie Casse les vendredis et samedis rendent compte en direct, en compagnie d’experts, de ce qui fait l’actualité et donnent aux téléspectateurs les clés nécessaires pour la comprendre et l’appréhender dans sa globalité. En fin d’émission, ils répondent aux questions posées par les téléspectateurs par SMS, Internet ou via les réseaux sociaux.📺 Retrouvez C dans l’air en replay sur france·tv : http://bit.ly/c-dans-l-air-podcast🎙️ Et en podcast sur toutes les plateformes : https://octopus.saooti.com/smartlink/p/500-C-dans-l-air
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Iran : Trump veut les 450 kg d'uranium - L'intégrale -
C dans l'air du 12 mai 2026 - Iran : Trump veut les 450 kg d'uraniumLes négociations sont au point mort entre les États-Unis et l’Iran. Donald Trump avait suspendu, après seulement deux jours, son « Projet Liberté » visant à libérer des navires dans le détroit d’Ormuz, dans l’espoir d’un accord « complet et définitif » avec Téhéran. Mais il a jugé dimanche « totalement inacceptable » la proposition iranienne et estime désormais que le cessez-le-feu est « sous assistance respiratoire ». De son côté, le principal négociateur iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a répondu que l’Iran est prêt à "donner une leçon" aux États-Unis en cas d'agression.Après plus de 70 jours de guerre, le programme nucléaire iranien reste au cœur du désaccord. Jusqu’ici relativement discret sur les négociations entre Washington et Téhéran, Benyamin Netanyahou a estimé que la guerre contre l’Iran « n’est pas terminée ». Sur la chaîne américaine CBS, le Premier ministre israélien a insisté sur la nécessité de « retirer d’Iran » les stocks d’uranium enrichi, de démanteler les sites d’enrichissement et de mettre fin au soutien aux proxys ainsi qu’à la production de missiles balistiques.Sur le terrain, le détroit d’Ormuz reste de facto fermé, ce qui maintient la pression sur les cours du pétrole, et Donald Trump a brandi lundi, lors d’un appel téléphonique avec un journaliste de Fox News, la menace d’une relance de son opération de protection des navires afin de sécuriser le franchissement de cet axe stratégique.Le blocage persistant du détroit d’Ormuz, stratégique pour le commerce mondial des hydrocarbures, fait à nouveau grimper les cours de l’or noir mardi, à plus de 107 dollars le baril (+2,999 %) pour le Brent de la mer du Nord. Et l’ONU tire la sonnette d’alarme : si le blocage du détroit d’Ormuz se poursuit, 45 millions de personnes sont menacées par la faim. Car le pétrole n’est pas le seul produit à transiter par cette route essentielle du commerce mondial : il y a aussi les engrais chimiques. Un tiers de l’ensemble des engrais transportés par voie maritime passait par Ormuz. Cette perturbation majeure de la chaîne d’approvisionnement risque de conduire à une crise humanitaire majeure.Les ministres britannique et français de la Défense ont co-présidé, ce mardi, une réunion en visioconférence avec une quarantaine de leurs homologues, engagés ensemble dans un projet visant à la sécurisation de ce passage stratégique. Alors que le porte-avions Charles de Gaulle et le destroyer britannique HMS Dragon font route vers le détroit d’Ormuz, l’Iran a mis en garde lundi contre toute action jugée hostile dans cette voie navigable. Une menace qui a nécessité une mise au point d'Emmanuel Macron : la France n'a jamais envisagé" un "déploiement" militaire naval dans le détroit d'Ormuz, mais une mission de sécurisation "concertée avec l'Iran". Retrouvez dans #cdanslair aujourd'hui notre reportage à Brest à bord d'un chasseur tripartite, un bateau qui pourrait être en charge de déminer le détroit.Nos experts :- Général Jean-Paul PALOMEROS - Ancien chef d'état-major, ancien commandant suprême de la transformation de l'OTAN- Frédéric ENCEL - Docteur en géopolitique, enseignant à Sciences Po Paris et à la Paris business school PSB- Isabelle LASSERRE - Correspondante diplomatique au Figaro, auteure Les fantômes de Munich- Guillaume LAGANE - Enseignant à Sciences Po, spécialiste des questions de Défense- Sonia DRIDI (en duplex de Washington) - Correspondante aux États-Unis - LCI et France 24
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Emmanuelle Galichet - Iran: Trump peut-il "sortir" l'Uranium enrichi?
C dans l’air l'invitée du 11 mai 2026 avec Emmanuelle Galichet, enseignante-chercheuse en sciences et technologies nucléaires au Conservatoire national des arts et métiers (Cnam).La guerre en Iran n'est "pas finie" car il faut encore "retirer d'Iran" les stocks d'uranium enrichi, a déclaré le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu à la chaîne américaine CBS, lors d'une interview diffusée dimanche. La guerre "a permis d'accomplir beaucoup de choses, mais elle n'est pas finie, car il reste encore des matières nucléaires - de l'uranium enrichi - qui doivent être retirées d'Iran", a-t-il dit, ajoutant qu'il restait également "des sites d'enrichissement à démanteler". Interrogé pour savoir comment il comptait "sortir" l'uranium d'Iran, il a déclaré : "On y va et on le sort." Le sort de l'uranium enrichi détenu par l'Iran est l'un des enjeux au cœur des discussions entre Téhéran et Washington. Selon les inspecteurs de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), l'Iran disposait en juin 2025 de 441 kilos d'uranium enrichi à 60 %, proche du seuil des 90 % permettant de fabriquer la bombe nucléaire, de 180 kilos enrichis à 20 % et de plus de 6 tonnes à 5 %. Le stock était réparti sur trois sites : Fordo, Natanz et Ispahan. Comment de l'uranium enrichi pourrait-il être transporté ? Est-ce que cela a déjà été fait dans l'Histoire ?Emmanuelle Galichet, enseignante-chercheuse en sciences et technologies nucléaires au CNAM, répondra à nos questions.
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Hantavirus : 1er cas en France… - Vos questions sms -
C dans l'air du 11 mai 2026 - Hantavirus : 1er cas en France…Nos experts :- Philippe AMOUYEL - Épidémiologiste, Professeur de santé publique au CHU de Lille- Gérald Kierzek - Médecin urgentiste, chroniqueur, et directeur éditorial de Doctissimo- Jean-Daniel Lelievre - Professeur en immunologie- Audrey Goutard - Grand reporter France Télévisions, spécialiste des faits de société.- Antoine Flahault (en duplex de Genève)- Professeur d’épidémiologie à l’hôpital Bichat - Université Paris Cité
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Hantavirus : 1er cas en France… - L'intégrale -
C dans l'air du 11 mai 2026 - Hantavirus : 1er cas en France…Depuis plusieurs jours, les regards sont braqués sur le navire de croisière MV Hondius, où l’OMS a signalé un foyer d’infection à hantavirus ayant déjà causé plusieurs décès. Alors que les ultimes évacuations du navire se poursuivent ce lundi après-midi depuis l’archipel espagnol des Canaries, dans l’océan Atlantique, « nous sommes à 9 cas, dont 7 confirmés, d’hantavirus dans le monde, dont une Française », a expliqué Anaïs Legand, experte de l’OMS spécialisée dans les fièvres hémorragiques virales.Sur les cinq passagers français rapatriés dimanche et placés à l’isolement à l’hôpital Hôpital Bichat à Paris, l’état de santé d’une femme s’est « malheureusement dégradé cette nuit » et les « tests sont revenus positifs », a annoncé ce lundi matin la ministre française de la Santé Stéphanie Rist, faisant état de 22 cas contacts identifiés en France, à l’isolement à leur domicile. Le gouvernement a toutefois appelé à ne pas céder à « la panique ».La crise à bord de ce navire suscite néanmoins l’inquiétude, ravivant les souvenirs de la pandémie de COVID-19, même si l’Organisation mondiale de la Santé martèle que la situation n’est pas comparable à 2020. À ce stade, trois personnes ayant voyagé à bord du Hondius sont décédées après une infection à l’hantavirus, cette souche rare qui peut se transmettre d’homme à homme, avec un délai d’incubation pouvant aller jusqu’à six semaines. Cette maladie peut notamment provoquer un syndrome respiratoire aigu et son taux de létalité peut dépasser les 40 %, selon les spécialistes.À l’heure actuelle, chaque pays met en place le protocole sanitaire qui lui semble le plus adéquat, très souvent en suivant les consignes de l’OMS. Ainsi, les 14 Espagnols évacués ont déjà été mis à l’isolement dans un hôpital militaire de Madrid. Les six passagers partis ce lundi pour l’Australie seront, eux, placés en quarantaine pendant au moins trois semaines. En Allemagne, quatre rapatriés, tous asymptomatiques, devront s’isoler à domicile pendant 45 jours.Aux États-Unis, où les ressortissants sont rapatriés vers un centre spécialisé situé à Omaha, dans le Nebraska rural, les passagers, qui sont asymptomatiques, ne seront pas nécessairement placés en quarantaine ni testés. Le patron de l’OMS a estimé que ce protocole « peut présenter des risques ». Ce lundi, l’un des passagers américains a été testé positif à l’hantavirus ; un autre présente des symptômes « légers ».Qu’est-ce que l’hantavirus, ce virus dont le premier cas positif a été identifié en France ? En quoi consiste le protocole sanitaire renforcé mis en place dans le pays ? Pourquoi les États-Unis, qui sont sortis de l’OMS, appliquent-ils un protocole différent ? Enfin, maintenant que nous avons un peu de recul, quels ont été les impacts de la crise du Covid-19 sur la santé mentale et le bien-être des enfants ?Nos experts :- Philippe AMOUYEL - Épidémiologiste, Professeur de santé publique au CHU de Lille- Gérald Kierzek - Médecin urgentiste, chroniqueur, et directeur éditorial de Doctissimo- Jean-Daniel Lelievre - Professeur en immunologie- Audrey Goutard - Grand reporter France Télévisions, spécialiste des faits de société.- Antoine Flahault (en duplex de Genève)- Professeur d’épidémiologie à l’hôpital Bichat - Université Paris Cité
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Elsa Vidal - Ukraine: les Russes toujours derrière Poutine?
C dans l’air l'invité du 9 mai avec Elsa Vidal, chroniqueuse internationale pour BFM et auteure de "Que pensent les Russes ?" chez Gallimard. C’est un défilé modeste qu’ont proposé les autorités russes ce matin à l’occasion des célébrations du 81ème anniversaire de la victoire de l'Union soviétique sur l’Allemagne nazie. Pas de chars ni de missiles et une sécurité renforcée pour déjouer la menace brandie par Volodymyr Zelensky quelques jours plus tôt. Malgré l’annonce d’un cessez-le feu de 3 jours par Donald Trump hier soir, la tension est de plus en plus palpable côté russe. Une note des renseignements européens révélée par le Financial Times cette semaine confirme la paranoïa grandissante de Vladimir Poutine. Après plus de 4 ans de guerre, est-il plus affaibli que jamais ? Quel est l’état de l’opinion publique russe ? D’où pourrait venir le coup de grâce pour le Président russe au pouvoir depuis plus de 25 ans ?
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Ormuz : quand l’Iran fait trembler l’économie mondiale - Vos questions sms -
C dans l'air du 9 mai 2026 - Ormuz : quand l’Iran fait trembler l’économie mondialeNos experts :- Philippe DESSERTINE - Économiste, professeur à l’Université IAE Paris Panthéon Sorbonne, auteur de « L’horizon des possibles » chez Robert Laffont - Erwan BENEZET - Journaliste au service économique et politique du Parisien-Aujourd'hui en France, auteur de « Le grand bazar de l'énergie » aux éditions Arthaud - Fanny GUINOCHET, éditorialiste économique sur France Info - Anne-Sophie ALSIF - Cheffe économiste au Cabinet d’analyse économique BDO France
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Ormuz : quand l’Iran fait trembler l’économie mondiale - L'intégrale -
C dans l'air du 9 mai 2026 - Ormuz : quand l’Iran fait trembler l’économie mondialePlus de deux mois après son déclenchement, la guerre en Iran a provoqué un choc économique mondial majeur. Son principal symbole : le blocus du détroit d’Ormuz, point clé du commerce international, par lequel 20 % du pétrole mondial et une partie importante du gaz y transitent. Les perturbations maritimes ont fait exploser les coûts du transport, des assurances et des matières premières. Le FMI alerte désormais sur un risque de ralentissement mondial durable avec une inflation en forte hausse. Les pays asiatiques sont les plus fragilisés. La Chine, l’Inde, le Japon ou la Corée du Sud dépendent fortement du pétrole et du gaz venant du Golfe. La hausse des prix menace leurs industries, leurs transports et même la production de semi-conducteurs, essentielle pour l’électronique et l’intelligence artificielle. Plusieurs analystes craignent aussi des pénuries et des retards dans les chaînes d’approvisionnement mondiales. L’Europe subit également de fortes conséquences économiques. Les prix du gaz et des carburants ont fortement augmenté, ce qui relance l’inflation et ralentit la croissance. Des secteurs comme la chimie, la sidérurgie, l’agroalimentaire ou les transports voient leurs coûts exploser. Selon des économistes, une guerre longue pourrait provoquer un choc économique avec des risques de récession. En France, les conséquences économiques de la guerre au Proche-Orient se font sentir jusque dans le quotidien des habitants, notamment à travers la hausse des prix de l’énergie et des carburants. À Dunkerque, les bus gratuits sont devenus une solution concrète pour de nombreux habitants qui cherchent à réduire leurs dépenses, faute de pouvoir suivre l’augmentation du prix de l’essence. En France, la colère gronde pour de nombreux ménages faisant face à des dépenses qui s’accumulent et au sentiment de subir des effets d’une crise internationale sur laquelle ils n’ont aucune prise. Conscient de ces difficultés, Sébastien Lecornu a promis des mesures supplémentaires : « changer d’ampleur et d’échelle », sans pour autant retomber dans le « quoi qu’il en coûte », car la France n’en a plus les moyens. Au RN, qui réclame la baisse des taxes sur le carburant ou LFI qui souhaiterait le blocage des prix, le Premier ministre répond qu’il n’y toujours pas « d’argent magique ». Mais la crise a aussi ses gagnants… Le blocage du détroit d’Ormuz est une aubaine pour les producteurs de pétrole américains, qui voient s’ouvrir de nouveaux champs d’extraction avec la montée des prix du baril, et récupèrent de nouveaux clients. Dans le Midland, au Texas, une de nos équipes est allée auprès de ces trumpistes invétérés, convaincus que la transition écologique est une « erreur ». Comment la hausse du pétrole et du gaz se répercute-t-elle sur l’économie mondiale ? Pourquoi les pays asiatiques sont-ils les plus dépendants et les plus exposés ? Comment la hausse des prix de l’énergie impacte-t-elle concrètement les ménages français ?Nos experts :- Philippe DESSERTINE - Économiste, professeur à l’Université IAE Paris Panthéon Sorbonne, auteur de « L’horizon des possibles » chez Robert Laffont - Erwan BENEZET - Journaliste au service économique et politique du Parisien-Aujourd'hui en France, auteur de « Le grand bazar de l'énergie » aux éditions Arthaud - Fanny GUINOCHET, éditorialiste économique sur France Info - Anne-Sophie ALSIF - Cheffe économiste au Cabinet d’analyse économique BDO France
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Emmanuelle Adréani - Epstein: révélations sur ses crimes à Paris
C dans l’air l'invité du 8 mai avec Emmanuelle Adréani, rédactrice en chef du magazine Society. Présentation Salhia BrackhliaQue s'est-il passé au 22 avenue Foch, le domicile parisien de Jeffrey Epstein ? Par quels mécanismes le milliardaire a-t-il pu satisfaire ses déviances sexuelles au cœur de la capitale ?Après huit mois d'investigation, Emmanuelle Andreani et Anthony Mansuy (Society) publient le premier volet de leur enquête. Ils décryptent l'organisation du système Epstein : entre rabatteurs, agents de mannequins et logistique rodée, ils soulignent la place centrale de Paris dans la circulation de victimes mineures ou majeures. Ce dossier s'appuie notamment sur le récit inédit du majordome de Jeffrey Epstein, révélant un réseau d'emprise s'étalant sur plusieurs années.
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Iran / États-Unis : qui lâchera le premier ? - Vos questions sms -
C dans l'air du 8 mai 2026 - Iran / États-Unis : qui lâchera le premier ? Nos experts :- Anthony BELLANGER - Editorialiste à Franceinfo TV, spécialiste des questions internationales- Général Patrick DUTARTRE - Ancien général de l’armée de l’Air, ancien leader de la Patrouille de France- Lucas MENGET - Grand reporter, spécialiste des relations internationales- Nicole BACHARAN - Historienne et politologue, spécialiste des Etats-Unis, éditorialiste à Ouest France, auteur de « Requiem pour le monde libre »
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Iran / États-Unis : qui lâchera le premier ? - L'intégrale -
C dans l'air du 8 mai 2026 - Iran / États-Unis : qui lâchera le premier ? Des représailles « violentes ». C'est la menace brandie par Donald Trump si Téhéran ne signe pas un accord. Il faut dire que la tension est remontée dans le détroit d’Ormuz malgré les discussions de cessez-le-feu entre Washington et Téhéran. Jeudi, des destroyers américains et des forces iraniennes ont échangé des tirs. Une attaque iranienne aurait eu lieu contre des navires américains en amont et les États-Unis auraient riposté en frappant des sites militaires iraniens. Parallèlement, Trump a suspendu l’opération américaine « Project Freedom », lancée pour escorter les navires marchands dans le détroit.Les deux camps s’accusent ainsi d’avoir violé la trêve, même si Trump répète que « le cessez-le-feu reste en vigueur », affirmant qu’un accord avec l’Iran serait proche. Washington a en effet transmis un contre-projet au plan de paix iranien, un texte en quatorze points examiné actuellement par Téhéran. Outre une trêve immédiate de 30 jours, celui-ci prévoit notamment la réouverture du détroit d’Ormuz et un gel provisoire du programme nucléaire iranien.Dans ce contexte, l’Europe apparaît marginalisée, et Trump continue de critiquer l'OTAN et les Européens, qu’il juge insuffisamment engagés. Le chancelier allemand Friedrich Merz a jugé que Washington s’était « humilié » dans le détroit d’Ormuz et a refusé d’engager l’Allemagne dans ses opérations militaires. En réponse, Trump a annoncé le retrait de cinq mille soldats américains basés en Allemagne. Les Européens cherchent donc à limiter leur dépendance aux États-Unis en renforçant une défense plus autonome. C dans l'air a suivi des exercices militaires en Finlande avec des chasseurs alpins français.Enfin, du côté de l'Ukraine, les deux camps échangent des frappes malgré des tentatives de trêves autour des commémorations russes du 9 mai. Pour la première fois depuis 2024, la Russie a perdu du terrain en Ukraine, ce qui reflète les problèmes actuels de l’armée russe dans un contexte où l'économie du pays recule, et où la baisse de popularité de Poutine s'accentue.Alors, un accord entre l'Iran et les Etats-Unis est-il aussi proche que Trump l'affirme ? Comment l'Europe peut-elle gagner en autonomie de défense ? Où en est réellement la situation en Ukraine ? Nos experts :- Anthony BELLANGER - Editorialiste à Franceinfo TV, spécialiste des questions internationales- Général Patrick DUTARTRE - Ancien général de l’armée de l’Air, ancien leader de la Patrouille de France- Lucas MENGET - Grand reporter, spécialiste des relations internationales- Nicole BACHARAN - Historienne et politologue, spécialiste des Etats-Unis, éditorialiste à Ouest France, auteur de « Requiem pour le monde libre »
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Douglas Kennedy - Que reste-t-il du rêve américain?
C dans l’air l'invité du 7 mai avec Douglas Kennedy, écrivain, auteur de "L'homme qui n'avait pas assez d'une vie", aux éditions Belfond.Près de trente ans après le succès planétaire de "L’Homme qui voulait vivre sa vie", l’écrivain new-yorkais retrouve son personnage fétiche, Ben Bradford, dans une suite sous haute tension. Un engrenage de faux-semblants où le passé finit toujours par rattraper le présent, fidèle à la recette qui a fait le succès de son auteur. "L’Homme qui voulait vivre sa vie" (1997), deuxième roman de l’écrivain new-yorkais, avait été vendu à plus d'un million d'exemplaires, et adapté au cinéma en 2010 par Eric Lartigau. 28 ans après, pour son « héros » aux mille visages, de l’histoire initiale, les choses ne s’arrangent pas. Il a refait sa vie tant bien que mal mais n'échappera pas au passé...Douglas Kennedy, plus français des écrivains américains, croque l'Amérique, et nous entraine dans les paysages grandioses du Montana. Egalement chroniqueur pour la Tribune dimanche, il y observe en fin observateur un pays qui a bien changé sous l'ère Trump.
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Contagion d’hantavirus : la course contre la montre - Vos questions sms -
C dans l'air du 7 mai 2026 - Contagion d’hantavirus : la course contre la montreNos experts :- Anne-Claude CRÉMIEUX - Infectiologue et présidente de la commission technique des vaccinations à la Haute autorité de Santé (HAS) - Nicolas BERROD - Chef de service adjoint et spécialiste santé au Parisien - Anne SÉNÉQUIER - Psychiatre et chercheuse à l’IRIS - Audrey GOUTARD - Grand reporter à France Télévisions, spécialiste des faits de société - Anne LAVERGNE - Responsable du laboratoire associé au Centre National de Référence des Hantavirus - Institut Pasteur de Guyane
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Contagion d’hantavirus : la course contre la montre - L'intégrale -
C dans l'air du 7 mai 2026 - Contagion d’hantavirus : la course contre la montreLe paquebot MV Hondius continue d’inquiéter les autorités sanitaires. Après plusieurs décès liés à l’hantavirus, une vaste enquête est en cours pour retrouver le patient zéro et identifier les passagers contaminés. Des voyageurs ont déjà été localisés en Europe et en Afrique, pendant que le bateau poursuit sa route vers les Canaries sous haute surveillance. L’hantavirus se transmet normalement par les rongeurs, via des particules contaminées dans l’air. Mais la souche détectée sur le navire, le virus Andes, peut passer d’humain à humain rendant cette affaire particulièrement sensible. Aux Canaries, où les quelque 150 passagers et membres d'équipage seront mis sous surveillance à partir de samedi, certains habitants craignent un retour des angoisses liées au Covid. En France, une autre menace progresse : les maladies transmises par le moustique tigre. Le chikungunya, la dengue ou encore le virus Zika circulent désormais plus facilement sur le territoire. En 2025, la France a enregistré un nombre record de cas autochtones de chikungunya, c’est-à-dire des contaminations directement sur place, avec plus de 800 dépistages. Le moustique tigre, aujourd’hui implanté dans la quasi-totalité du pays, gagne du terrain avec des hivers plus doux et des températures plus élevées. Aux États-Unis, les médecins s’alarment du recul de la vaccination. La rougeole repart à la hausse dans plusieurs États et les débats autour des vaccins se durcissent. Robert Kennedy Jr, devenu ministre de la Santé, reste très critiqué pour ses positions jugées ambiguës sur la vaccination. Plusieurs scientifiques craignent que cette défiance entraîne le retour de maladies jusque-là sous contrôle. Le cas du MV Hondius peut-il devenir une nouvelle crise sanitaire internationale ? Peut-on s’attendre à davantage de cas de chikungunya en France ? Pourquoi la vaccination recule-t-elle aux États-Unis ?Nos experts :- Anne-Claude CRÉMIEUX - Infectiologue et présidente de la commission technique des vaccinations à la Haute autorité de Santé (HAS) - Nicolas BERROD - Chef de service adjoint et spécialiste santé au Parisien - Anne SÉNÉQUIER - Psychiatre et chercheuse à l’IRIS - Audrey GOUTARD - Grand reporter à France Télévisions, spécialiste des faits de société - Anne LAVERGNE - Responsable du laboratoire associé au Centre National de Référence des Hantavirus - Institut Pasteur de Guyane
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Pr. Anne-Claude Crémieux - Hantavirus: le nouveau covid?
C dans l’air l'invitée du 6 mai avec Pr. Anne-Claude Crémieux, infectiologue et présidente de la commission technique des vaccinations à la Haute autorité de Santé (HAS).La croisière depuis Ushuaia a tourné au drame pour les passagers d'un navire, touché par des cas d'hantavirus. La prise en charge des personnes à bord du « MV Hondius » nécessitant des soins a débuté mercredi, a déclaré l'Organisation mondiale de la santé. Le bateau doit ensuite mettre le cap vers les Canaries, en Espagne, pour faire débarquer le reste des passagers et de l'équipage. Le bilan est actuellement de trois morts. À la mi-journée, un nouveau cas a été identifié en Suisse chez un homme ayant voyagé à bord du navire.Au total, 88 passagers et 59 membres d'équipage se trouvent à bord du navire. Parmi eux figurent cinq touristes français, a précisé lundi le ministère de la Santé français. L'OMS s'attelle désormais à déterminer l'enchaînement des événements qui ont notamment conduit à la mort de trois passagers, un couple de Néerlandais et une Allemande, partis début avril depuis le sud de l'Argentine. La directrice du département de prévention et préparation aux épidémies et pandémies de l'OMS juge qu'il y a eu « une transmission interhumaine ». Selon l'Organisation, pour le moment, l'épisode présente un risque « faible » pour le reste du monde. « Il ne s'agit pas d'un virus qui se propage comme la grippe ou le Covid-19 », souligne Maria Van Kerkhove.
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La France envoie le Charles-de-Gaulle vers Ormuz... - Vos questions sms -
C dans l'air du 6 mai 2026 - La France envoie le Charles-de-Gaulle vers Ormuz...Nos experts :- Dominique SEUX - Éditorialiste économique - Les Échos et France Inter - Sylvain DOMERGUE - Géographe, enseignant à sciences Po Bordeaux, auteur de « Géopolitique des espaces maritimes » - Patricia ALLEMONIERE - Grand reporter, spécialiste des questions internationales, auteure de « Géopolitique du Sahel » - Yara RIZK - Journaliste économique et financière, rédactrice en chef adjointe à CFNews
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La France envoie le Charles-de-Gaulle vers Ormuz... - L'intégrale -
C dans l'air du 6 mai 2026 - La France envoie le Charles-de-Gaulle vers Ormuz...Un deal en perspective ? Alors que le ton est monté depuis lundi entre les Etats-Unis et l'Iran au sujet du détroit d'Ormuz, les deux pays seraient proches de conclure un accord pour mettre fin à la guerre, selon une information du média Axios confirmée à Reuters par une source pakistanaise. Hier, Donald Trump avait annoncé suspendre, 24 heures après son lancement, l’opération « Projet Liberté », consistant à escorter les navires désireux de franchir le passage stratégique, alléguant de « grands progrès » dans les négociations avec l’Iran. Mais les discussions en cours ces derniers jours restent très fragiles, depuis que l'Iran a repris ses frappes contre les pays du Golfe et attaqué plusieurs navires commerciaux dans le détroit d'Ormuz. Mercredi, un navire affrété par l'armateur français CMA-CGM a été touché par des tirs. Plusieurs membres de l’équipage ont été blessés et le navire a subi des dommages. « Ce n’est en aucun cas la France qui a été visée », a tenté de rassurer Emmanuel Macron. Quant à Donald Trump, il menace déjà l'Iran : « S'ils refusent [un accord], les bombardements reprendront ». Alors que le transport mondial de pétrole est impacté par le blocage du détroit d'Ormuz, la polémique gonfle en France sur les entreprises qui profitent de la hausse des prix. Total Energies a annoncé aujourd'hui des bénéfices de 5,8 milliards de dollars au premier trimestre, en hausse de 51 % sur un an. Une situation qui a relancé le débat politique sur la taxation des profits exceptionnels. D'autant que Total va échapper à la surtaxe sur les grandes entreprises, mise en place par le gouvernement en 2025 et reconduite pour l’année 2026, car l'entreprise était déficitaire en 2025. Alors que La France insoumise dénonce une entreprise qui « profite de la guerre », le Parti socialiste a déposé une proposition de loi pour taxer ce type de surprofits. Face à l'indignation de la gauche, le PDG de Total Patrick Pouyanné a prévenu qu'il ne pourrait « pas maintenir » le plafonnement sur le prix des carburants en cas de nouvelle taxe. Le gouvernement a, quant à lui, volé au secours de l'entreprise française, dénonçant le « Total bashing » et rappelant que « Total paye déjà des impôts ». En Allemagne aussi, la guerre en Iran a eu des conséquences imprévues. Le chancelier allemand Friedrich Merz, critique de l'opération américaine en Iran, s'est attiré les foudres de Donald Trump qui a depuis annoncé retirer 5 000 soldats stationnés en permanence Outre-Rhin depuis l'après-guerre. À Ramstein, où se trouve la plus grande base américaine d'Europe et ses 50 000 soldats, l'annonce a jeté un froid chez les 8 000 habitants, dont l'activité économique repose principalement sur les militaires américains. « Ils font vivre les artisans, les plombiers, les petits commerces, de la boulangerie au taxi », déclarait en mars le patron d'un hôtel local à l'AFP. Ici, tous espèrent que Donald Trump ne mettre pas ses menaces à exécution. Comment interpréter la marche arrière de Donald Trump sur le « Project liberty » ? Où en sont les négociations entre les Etats-Unis et l'Iran ? Pourquoi les profits de Total crispent la classe politique française ?Nos experts :- Dominique SEUX - Éditorialiste économique - Les Échos et France Inter - Sylvain DOMERGUE - Géographe, enseignant à sciences Po Bordeaux, auteur de « Géopolitique des espaces maritimes » - Patricia ALLEMONIERE - Grand reporter, spécialiste des questions internationales, auteure de « Géopolitique du Sahel » - Yara RIZK - Journaliste économique et financière, rédactrice en chef adjointe à CFNews
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François Villeroy de Galhau - Crise: ce que prévoit la Banque de France
C dans l’air l'invité du 5 mai avec François Villeroy de Galhau, gouverneur de la Banque de FranceChaque année au printemps, le gouverneur de la Banque de France adresse sa lettre au président de la République. Pour sa onzième et dernière note, il s'est penché sur l'état de santé de la France. « Notre perspective économique ne peut se limiter à aller de crise en crise », écrit François Villeroy de Galhau. « Nous ne pouvons pas vivre dans une dépendance récurrente par rapport aux pays producteurs de pétrole », explique-t-il, sur les conséquences économiques de la guerre au Moyen-Orient. Face à cela, « la meilleure réponse est l'accélération de la transition énergétique […]. C'est un des sujets sur lesquels les Européens ont raison », assure-t-il. En attendant, la guerre qui a démarré le 28 février dernier dans le golfe Persique plonge la zone euro, et la France en particulier, dans une « incertitude sans précédent » et va se traduire par « plus d'inflation, et moins de croissance ». Dans l'Hexagone, la croissance nulle au premier trimestre 2026 a été une « mauvaise surprise largement due au commerce extérieur », reconnaît-il. François Villeroy de Galhau livrera son analyse et ses préconisations sur le plateau de C dans l'air.
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L'Iran frappe les Émirats… et défie Trump - L'intégrale -
C dans l'air du 5 mai 2026 - L'Iran frappe les Émirats… et défie TrumpPresque un mois après le fragile cessez-le-feu signé entre les Etats-Unis et l'Iran, l'heure est à la reprise des hostilités. Lundi, les Américains ont détruit six embarcations iraniennes et intercepté des missiles et drones lancés par l’Iran contre des bâtiments commerciaux. Téhéran a aussi frappé les Émirats arabes unis, touchant un site pétrolier de Fujaïrah où un incendie s'est déclaré. Ces affrontements interviennent alors que les Etats-Unis ont lancé hier leur opération navale destinée à libérer les navires bloqués dans le détroit d'Ormuz. Le chef de la diplomatie iranienne a mis en garde les Etats-Unis contre un possible « bourbier ». L'un des missiles de croisière tiré lundi en direction des Émirats a été intercepté par un dispositif similaire au « dôme de fer » israélien et installé depuis le début de la guerre dans le Golfe. Un élément nouveau qui montre le rapprochement opéré entre la monarchie du Golfe et Israël depuis la signature des accords d'Abraham en 2020, qui a normalisé les relations entre ces deux pays. Par ailleurs, un tanker sud-coréen a été touché par une frappe iranienne dans le détroit d'Ormuz, samedi. Séoul a assuré qu'elle « prendra les mesures nécessaires pour garantir la sécurité des navires » dans la région. Alors que près de 900 navires commerciaux sont toujours bloqués dans le détroit d'Ormuz, les pays producteurs de pétrole cherchent de nouvelles routes pour acheminer l'or noir. L'Arabie saoudite et les Émirats arabes unis disposent d'oléoducs reliant respectivement la mer Rouge et le golfe d'Oman, mais leur capacité maximale est déjà atteinte. L'Irak, dont l'économie dépend à 90 % du pétrole, dispose aussi d'une route terrestre de 1 200 km reliant les champs pétroliers irakiens aux terminaux syriens en Méditerranée, mais sa longueur et le manque d'infrastructures sur la route rendent son efficacité toute relative. Dans cette équation impossible, ce sont les Etats-Unis, premier producteur mondial de pétrole, qui tirent leur épingle du jeu. Les exportations américaines ont atteint un record de 5,2 millions de barils par jour en avril, soit 30 % de plus qu'en février. Outre-Atlantique, de nombreux élus américains observent avec agacement les manœuvres de leur président, qui avait promis dès mars que la guerre avec l'Iran « se terminerait bientôt », alors que les négociations avec Téhéran semblent au point mort. La loi américaine impose une autorisation du Congrès pour poursuivre un conflit au-delà de 60 jours, mais Donald Trump n'a pas prévu de la solliciter, arguant qu'il n'y a pas eu d'échanges de tirs depuis le cessez-le-feu du 8 avril. « Nous sommes actuellement dans une période de cessez-le-feu. Si nous comprenons bien, cela signifie que le délai de soixante jours est suspendu ou à l'arrêt », s'est justifié le ministre de la Défense Pete Hegseth lors d'une audition au Sénat. Les échanges de tirs constatés depuis lundi pourraient tout changer. D'autant que plusieurs élus républicains s'opposent ouvertement à un contournement du Congrès, à l'image de la sénatrice Susan Collins : « Cette date limite [de soixante jours] n'est pas une suggestion, c'est une obligation ». Pourquoi les pays du Golfe sont-ils de nouveau visés par l'Iran depuis lundi ? Quelle alternative au détroit d'Ormuz pour acheminer le pétrole dans le monde ? Et Trump peut-il outrepasser le Congrès pour poursuivre sa guerre en Iran ?Nos experts :- Guillaume LAGANE - Enseignant à Sciences Po, spécialiste des questions de Défense - Christian CHESNOT - Journaliste spécialiste du Moyen Orient - Radio France - Mariam PIRZADEH - Rédactrice en chef et ex-correspondante à Téhéran - France 24 - Philippe DESSERTINE - Économiste, professeur à l’Université IAE Paris Sorbonne
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L'Iran frappe les Émirats… et défie Trump - Vos questions sms -
C dans l'air du 5 mai 2026 - L'Iran frappe les Émirats… et défie TrumpNos experts :- Guillaume LAGANE - Enseignant à Sciences Po, spécialiste des questions de Défense - Christian CHESNOT - Journaliste spécialiste du Moyen Orient - Radio France - Mariam PIRZADEH - Rédactrice en chef et ex-correspondante à Téhéran - France 24 - Philippe DESSERTINE - Économiste, professeur à l’Université IAE Paris Sorbonne
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Jérôme Fourquet - 2027: Les candidats que veulent les français
C dans l’air l'invité du 4 mai avec Jérôme Fourquet, politologue, directeur du département opinion de l'institut de sondages IFOP.Jean-Luc Mélenchon a annoncé sa candidature à la Présidentielle en 2027 hier soir sur TF1. Après 2012, 2017 et 2022, le dirigeant de La France insoumise (LFI) va tenter une quatrième fois de conquérir la magistrature suprême, sous la bannière du mouvement qu’il a fondé voilà dix ans. "C’est le contexte et l’urgence qui ont fixé la décision “insoumise”", a-t-il déclaré hier l’homme âgé de 74 ans. À un an du second tour de la Présidentielle, les candidats potentiels sont déjà nombreux...Gabriel Attal a récemment sorti un livre et organisera un grand meeting à la fin du mois, Raphaël Glucksmann sortira lui aussi un ouvrage, et Bruno Retailleau bâtit un programme. De leur côté, François Hollande, Bernard Cazeneuve, ou Edouard Philippe ne cachent pas leurs ambitions non plus. Dans un sondage Ifop-Fiducial pour le Figaro et Sud Radio, publié hier, Jordan Bardella est la personnalité politique dont les Français souhaitent le plus la candidature, devant Marine Le Pen et Edouard Philippe.
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Ormuz : Trump peut-il libérer le détroit par la force ? - Vos questions sms -
C dans l'air du 4 mai 2026 - Ormuz : Trump peut-il libérer le détroit par la force ? Nos experts :- Général Jean-Paul PALOMÉROS - Ancien chef d’état-major, ancien commandant suprême de la transformation de l’OTAN - Lucas MENGET - Grand reporter, spécialiste des relations internationales- Maya KHADRA - Enseignante et éditorialiste internationale - La revue politique et parlementaire - Nicole BACHARAN - Historienne et politologue, spécialiste des Etats-Unis, éditorialiste - Ouest France, auteur de « Requiem pour le monde libre » - Sylvain DOMERGUE (duplex) - Géographe, enseignant à sciences Po Bordeaux, auteur de « Géopolitique des espaces maritimes »
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Ormuz : Trump peut-il libérer le détroit par la force ? - L'intégrale -
C dans l'air du 4 mai 2026 - Ormuz : Trump peut-il libérer le détroit par la force ?Tension maximale dans le détroit d'Ormuz. Une agence de presse iranienne a rapporté lundi que les Gardiens de la révolution avaient tiré deux missiles en direction d'une frégate américaine au large de l'Iran et du Pakistan, ce que le Pentagone a démenti. Cet incident intervient malgré le cessez-le-feu en vigueur depuis le 8 avril, et alors que Donald Trump a annoncé le lancement d'une opération pour débloquer des navires « qui n'ont rien à voir avec le conflit au Moyen-Orient ». Au total, 15 000 soldats américains, des destroyers et une centaine d'aéronefs, ont été déployés dans le cadre de cette opération baptisée « Projet Liberté ». De leur côté, les Iraniens avaient prévenu les Américains : « S’ils ont l’intention de s’approcher du détroit d’Ormuz ou d’y pénétrer, ils seront ciblés et attaqués ». Alors que la tension monte dans le détroit d'Ormuz, Téhéran et Washington continuent de négocier à distance pour trouver un plan de paix. L'Iran étudie actuellement une proposition de Washington mais appelle les Américains à « abandonner les demandes excessives concernant l’Iran ». La question du nucléaire, notamment, semble toujours inextricable. Pendant ce temps, les dirigeants européens sont sur la corde raide avec Washington. Dernier visé en date, le chancelier allemand Friedrich Merz, qui a longtemps dénoncé l'opération américaine en Iran. Le 27 avril, il avait estimé que l’Iran « humiliait » Washington à la table des négociations, tandis que le président américain a répondu que Merz devrait « passer moins de temps à interférer dans les efforts déployés pour éliminer la menace nucléaire iranienne ». Le ton monte, et Donald Trump sanctionne. Vendredi, le président américain a annoncé le retrait de 5 000 soldats mobilisés de façon permanent en Allemagne. Un coup de tonnerre Outre-Rhin, où la présence militaire américaine revêt un caractère stratégique depuis la fin de la Seconde guerre mondiale. Le président américain a par ailleurs annoncé rehausser à 25 % les droits de douane sur les importations de véhicules européens. Un nouveau coup dur pour l'Allemagne pour qui les Etats-Unis représentent 9,5 % des exportations, devant la France. Les hostilités s'apprêtent-elles à reprendre entre l'Iran et les Etats-Unis ? Le projet d'opération navale européenne dans le détroit d'Ormuz est-il crédible ? Et pourquoi la relation entre l'Allemagne et les Etats-Unis s'est-elle brusquement dégradée ?Nos experts :- Général Jean-Paul PALOMÉROS - Ancien chef d’état-major, ancien commandant suprême de la transformation de l’OTAN - Lucas MENGET - Grand reporter, spécialiste des relations internationales- Maya KHADRA - Enseignante et éditorialiste internationale - La revue politique et parlementaire - Nicole BACHARAN - Historienne et politologue, spécialiste des Etats-Unis, éditorialiste - Ouest France, auteur de « Requiem pour le monde libre » - Sylvain DOMERGUE (duplex) - Géographe, enseignant à sciences Po Bordeaux, auteur de « Géopolitique des espaces maritimes »
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Stéphane Voirin - Mort d'Agnès Lassalle: après le procès, son compagnon réagit
C dans l’air l'invité du 2 mai avec STÉPHANE VOIRIN, compagnon d'Agnès Lassalle, professeure tuée par un élève en 2023. Il avait ému le monde entier en dansant près du cercueil de sa compagne, Agnès Lassalle, professeure d’espagnol poignardée par l’un de ses élèves en février 2023.Plus de trois ans après les faits, la cour d’assises des mineurs des Pyrénées-Atlantiques a rendu son verdict, condamnant l’auteur à 15 ans de réclusion criminelle, avec reconnaissance d’une altération du discernement au moment des faits. L’avocat de la défense a souhaité que ce procès serve de « leçon », appelant à une « attention particulière » pour la prise en charge des adolescents souffrant de troubles psychiatriques, qui passent « en dessous des radars ». La famille d’Agnès Lassalle a annoncé ne pas faire appel.Son compagnon, Stéphane Voirin, revient pour la première fois sur cette décision de justice, sur sa reconstruction personnelle et sur le débat plus large autour de la sécurité du personnel éducatif.
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Détroit d'Ormuz: Trump peut-il tenir ? - Vos questions sms -
C dans l'air du 2 mai 2026 - Iran : Trump peut-il tenir ? Nos experts :- Romuald SCIORA - Directeur de l'Observatoire politique et géostratégique des États-Unis de l'IRIS, auteur d'"America 250 : Une histoire graphique des Etats-Unis"- Corentin SELLIN - Professeur d’histoire et chroniqueur politique américaine pour le site Les Jours- Nicole BACHARAN - Historienne et politologue, spécialiste des États-Unis, éditorialiste à Ouest France- Anne-Elisabeth MOUTET - Editorialiste au Daily Telegraph
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Détroit d'Ormuz: Trump peut-il tenir ? - L'intégrale -
C dans l'air du 2 mai 2026 - Iran : Trump peut-il tenir ? « Les hostilités sont terminées ». Par ces mots, Donald Trump a justifié hier de se passer du feu vert du Congrès pour la guerre en Iran. Au bout de soixante jours de conflit, l’exécutif américain doit normalement obtenir une autorisation de celui-ci pour mener une guerre. Le président cherche en réalité toujours une porte de sortie à ce conflit alors que le blocage du détroit d'Ormuz semble parti pour durer. Trump a de surcroît affirmé ne pas être "satisfait" d'une nouvelle offre de l'Iran pour relancer les négociations de paix, renouvelant sa menace de "pulvériser" la République islamique en cas d'échec de la diplomatie.Le président américain continue donc coûte que coûte, malgré le décalage croissant avec l’opinion publique. Cette guerre, qui a entraîné une forte hausse des prix de l’essence, est très impopulaire. Les Américains sont aussi de plus en plus critiques à l’égard de la politique de Donald Trump. Sa cote de popularité ne cesse de chuter : elle est tombée à son niveau le plus bas depuis le début de son deuxième mandat.Inquiets, les républicains de Trump craignent de perdre le contrôle du Congrès lors des élections de mi-mandat en novembre. Bien qu’une large majorité de républicains (78 %) continuent de soutenir Trump, 41 % des membres de son parti désapprouvent sa gestion du coût de la vie. Les électeurs indépendants inscrits, un groupe potentiellement décisif, penchent en faveur des démocrates avec quatorze points d’avance.Une partie de l'opinion se braque donc, y compris chez les vétérans, ces héros de guerre très respectés par l'Amérique. Le conflit au Moyen-Orient les divise : ils connaissent le prix de la guerre, ces vies perdues, ces traumatismes, et ces conséquences graves sur l'économie. Certains estiment que le président de leur pays ment, tandis que d'autres ne doutent pas deses bonnes intentions. Les récentes critiques de Trump envers le pape ont aussi choqué bon nombre d'entre eux.Alors, où en est la stratégie de Trump face à l'Iran ? Ce conflit lui coûtera-t-il les élections de mi-mandat ? Pourquoi les vétérans américains sont-ils si divisés face à cette guerre ? Nos experts :- Romuald SCIORA - Directeur de l'Observatoire politique et géostratégique des États-Unis de l'IRIS, auteur d'"America 250 : Une histoire graphique des Etats-Unis"- Corentin SELLIN - Professeur d’histoire et chroniqueur politique américaine pour le site Les Jours- Nicole BACHARAN - Historienne et politologue, spécialiste des États-Unis, éditorialiste à Ouest France- Anne-Elisabeth MOUTET - Editorialiste au Daily Telegraph
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Philip Turle - Charles III face à Trump: le roi de la diplomatie
C dans l’air l'invité du 1er mai avec PHILIP TURLE, Journaliste britannique, chroniqueur international - France 24 Opération séduction réussie pour Charles III. Quatre jours de visite d'Etat entre Washington et New York, rythmés par des cérémonies officielles et surtout un discours très attendu devant le Congrès : Une intervention millimétrée saluée par plusieurs standing ovations, aussi bien des démocrates que des républicains, fait rare dans un parlement profondément divisé. Insistant à plusieurs reprises sur les liens privilégiés, "uniques" entre les deux pays, le roi Charles a tenté d'apaiser des relations particulièrement tendues depuis le retour de Donald Trump à la Maison Blanche. L'habileté diplomatique du roi a été unanimement saluée par la presse britannique. Sera-t-elle suffisante pour calmer les attaques de Donald Trump envers le gouvernement de Keir Starmer? Permettra-t-elle de redorer le blason de la monarchie, terni par le scandale Epstein ?
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Flambée du pétrole : qui profite de la crise ? - Vos questions sms -
C dans l'air du 1er mai 2026 - Flambée du pétrole : qui profite de la crise ? Nos experts :- Philippe DESSERTINE - Economiste, directeur de l'Institut de Haute Finance et auteur de L’Horizon des possibles- Gaëlle MACKE - Directrice déléguée de la rédaction de Challenges- Stéphanie VILLERS - Économiste au cabinet de conseil PWC- Thomas PORCHER - Économiste, professeur d'économie à la Paris School of Business et auteur de Les débats de l'éco
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Flambée du pétrole : qui profite de la crise ? - L'intégrale -
C dans l'air du 1er mai 2026 - Flambée du pétrole : qui profite de la crise ? Les prix du pétrole ont de nouveau flambé jeudi après que la Maison-Blanche a évoqué un blocus prolongé du détroit d’Ormuz. La perspective d’un blocage de cet axe stratégique pendant « des mois » affole les marchés… mais profite à certains. Tandis que les prix à la pompe s’envolent, les traders et les compagnies pétrolières voient leurs bénéfices exploser.Selon Greenpeace, les groupes européens auraient engrangé plus de 80 millions d’euros de « surprofits » par jour depuis le début de la guerre en Iran. TotalEnergies illustre cette dynamique : le groupe a publié un bénéfice net trimestriel de 5,8 milliards de dollars, en hausse de 51 % sur un an. Son PDG, Patrick Pouyanné, revendique une « capacité à capter la hausse des prix ».Mais ces résultats suscitent la polémique et relancent le débat sur la taxation des superprofits. Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a appelé le pétrolier à « redistribuer d’une manière ou d’une autre » d’éventuels profits « exceptionnels ». Le groupe a rapidement et vivement répondu qu’il procédait déjà à une redistribution via le plafonnement des prix mis en place depuis février. Face à la pression, l’entreprise a confirmé jeudi son intention de « poursuivre » ce plafonnement des prix à la pompe « tant que la crise durera ». Un geste salué par l’exécutif, mais jugé trop flou par ses détracteurs. Le PS a déposé une proposition de loi visant à instaurer une surtaxe de 20 % sur les bénéfices exceptionnels des majors pétrolières, estimant qu’elle pourrait rapporter 2 milliards d’euros par an à l’État.La question dépasse la France. Cinq pays européens — Allemagne, Espagne, Autriche, Italie et Portugal — plaident pour que Bruxelles active une taxation des surprofits énergétiques afin de soutenir les consommateurs face à l’inflation. Paris, pour l’heure, n’a pas tranché.Pendant ce temps, aux États-Unis, les États pétroliers, comme le Texas, tirent clairement leur épingle du jeu : les exportations américaines atteignent des niveaux records. Une dynamique encouragée par Donald Trump, qui cherche à repositionner son pays comme fournisseur énergétique incontournable. Parallèlement, l’industrie américaine de défense signale un bond de ses commandes et des signatures de contrats au premier trimestre. Le secteur avait déjà connu en 2025 une forte croissance, sous l’effet des guerres en Ukraine et à Gaza, d’incursions russes dans des espaces aériens européens, de manœuvres militaires chinoises près de Taïwan ou encore de tensions en mer Rouge. Ce regain de tensions pousse les pays du monde entier à accroître leurs réserves d’armements et d’équipements militaires. L’Allemagne, premier soutien militaire et financier de l’Ukraine, a débloqué un fonds spécial de 100 milliards d’euros pour renforcer sa défense et, depuis le début de la guerre, son industrie de l’armement est en plein essor.Mais si certains secteurs tirent leur épingle du jeu, l’économie mondiale est sous pression et l’inflation grimpe. En France, elle s’élève à 2,2 % sur un an en avril, et certains aliments voient leurs prix s’envoler. C’est le cas du poisson. Entre la raréfaction de l’offre et l’envolée des prix du carburant liée au contexte géopolitique, mareyeurs et poissonniers tirent la sonnette d’alarme.Nos experts :- Philippe DESSERTINE - Economiste, directeur de l'Institut de Haute Finance et auteur de L’Horizon des possibles- Gaëlle MACKE - Directrice déléguée de la rédaction de Challenges- Stéphanie VILLERS - Économiste au cabinet de conseil PWC- Thomas PORCHER - Économiste, professeur d'économie à la Paris School of Business et auteur de Les débats de l'éco
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Philippe Tabarot - Flambée des carburants: la France en panne sèche!
C dans l’air l'invité du 30 avril avec Philippe Tabarot, ministre des Transports. La crise énergétique plombe le budget des automobilistes, ceux qui ont besoin de leur voiture pour travailler et plus généralement pour tout le secteur du transport, routier ou aérien. Donald Trump a évoqué hier un blocus du détroit d'Ormuz qui pourrait durer « des mois », entrainant une nouvelle flambée des prix du pétrole.Philippe Tabarot, ministre des Transports, répondra à nos questions sur les stocks énergétiques, les perspectives pour le secteur aérien, mais aussi les actions possibles sur les prix des carburants. Hier, le ministre a participé à une réunion des ministre des Transports de l’Union européenne pour imaginer une réponse coordonnée à la crise.Mercredi prochain, il fera le point sur la préparation de l’été, les enjeux de volume et de prix avec les représentants du secteur aérien. En cette veille de week-end du 1er mai, les inquiétudes sont grandes pour les déplacements des Français, alors que l'aide au carburant pour les « grands rouleurs » est prolongée.
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Trump veut "des mois" de blocus...L'Iran va-t-il plier? - Vos questions sms -
C dans l'air du 30 avril 2026 - TRUMP VEUT « DES MOIS » DE BLOCUS… L’IRAN VA-T-IL PLIER ? Nos experts :- Pierre HASKI - Chroniqueur international - France Inter et Le Nouvel Obs - Général François CHAUVANCY - Rédacteur en chef de la revue Défense de l’Union-IHEDN - Institut des hautes études de défense nationale- Nicole BACHARAN - Historienne et politologue, spécialiste des États-Unis, éditorialiste - Ouest France, auteure de Requiem pour le monde libre- David RIGOULET-ROZE - Chercheur associé à l’IRIS, rédacteur en chef de la revue Orients stratégiques - Leila ABBOUD (en duplex) - Cheffe du bureau parisien – Financial Times
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Trump veut "des mois" de blocus...L'Iran va-t-il plier? - L'intégrale -
C dans l'air du 30 avril 2026 - TRUMP VEUT « DES MOIS » DE BLOCUS… L’IRAN VA-T-IL PLIER ? Le bras de fer se durcit entre les États-Unis et l’Iran. Donald Trump s’est dit prêt, hier, à prolonger le blocus dans le détroit d’Ormuz et à jouer la montre. Selon la presse américaine, il aurait demandé à ses conseillers de se préparer à un blocus qui « pourrait durer pendant des mois ».Sur son réseau social, le président américain a durci le ton. « Les Iraniens sont étranglés comme un cochon farci. Monsieur gentil, c'est fini ! », a-t-il écrit, au-dessus d’un photomontage le montrant en costume sombre, lunettes noires et fusil d’assaut à la main. Avant d’ajouter : les Iraniens « ont intérêt à devenir intelligents, et vite ».Dans une interview accordée au média Axios, le locataire de la Maison-Blanche se veut plus mesuré. Il assure que « le blocus est un peu plus efficace que les bombardements ». Une stratégie assumée : asphyxier le régime iranien, au risque d’entraîner le monde avec… et les marchés mondiaux où les prix du pétrole flambe.Reste une question : Donald Trump peut-il tenir dans la durée ? Aux États-Unis, la pression monte. L’opinion publique s’inquiète de la hausse des prix à la pompe, et le camp républicain redoute l’impact à l’approche des élections de mi-mandat.Hier, auditionné par la commission des forces armées de la Chambre des représentants, le secrétaire à la Défense, Pete Hegseth, a été vivement interpellé par les élus démocrates. Certains l’accusent de « mentir aux Américains depuis le premier jour » sur les motivations et l’évolution de cette guerre. Le coût du conflit est déjà estimé à 25 milliards de dollars.Sur la scène internationale, les mises en garde se multiplient. Lors d’un échange téléphonique, Vladimir Poutine a évoqué des « conséquences dommageables » en cas d’escalade. De son côté, le président iranien, Masoud Pezeshkian, juge le blocus « voué à l’échec » et dénonce une source de déstabilisation durable dans le Golfe.Téhéran agite aussi une autre menace : celle des câbles sous-marins. Ces infrastructures, essentielles à l’économie numérique mondiale, traversent le détroit d’Ormuz. Une zone stratégique, non seulement pour le pétrole et le gaz, mais aussi pour les flux de données entre l’Asie et l’Europe.Alors, jusqu’où peut aller l’Iran ? Peut-il réellement s’attaquer à ces câbles vitaux ? Et les États-Unis sont-ils réellement prêts à s’engager dans un conflit long ?L’Agence internationale de l’énergie alerte déjà : le monde pourrait être confronté à « un défi majeur sur le plan énergétique et économique ».Nos experts :- Pierre HASKI - Chroniqueur international - France Inter et Le Nouvel Obs - Général François CHAUVANCY - Rédacteur en chef de la revue Défense de l’Union-IHEDN - Institut des hautes études de défense nationale- Nicole BACHARAN - Historienne et politologue, spécialiste des États-Unis, éditorialiste - Ouest France, auteure de Requiem pour le monde libre- David RIGOULET-ROZE - Chercheur associé à l’IRIS, rédacteur en chef de la revue Orients stratégiques - Leila ABBOUD (en duplex) - Cheffe du bureau parisien – Financial Times
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Pascal de Izaguirre - Des avions cloués au sol cet été?
C dans l’air l'invité du 29 avril avec Pascal de Izaguirre, PDG de la compagnie aérienne Corsair, et président de la Fnam. Hausse des prix des billets, annulation de vols, les compagnies aériennes européennes encaissent le choc du blocage du détroit d’Ormuz…Pascal de Izaguirre, PDG de la compagnie aérienne Corsair, et président de la Fédération nationale de l'aviation et de ses métiers, s'exprimera sur la situation économique des compagnies aériennes, et sur le risque d'une crise dans le secteur, liée à la hausse des coûts du carburant, ainsi qu'aux incertitudes en matière de sécurité au Moyen-Orient. La compagnie Transavia a déjà annoncé l'annulation de vols pour mai et juin : d'autres compagnies pourraient-elles en faire autant ? De leur côté, les Français attendent de voir venir en ce qui concerne leurs vacances. D'après une étude d’Alliance France tourisme, publiée hier, ils sont 68 % à prévoir de partir au moins une semaine cet été, soit une biasse de 9 points par rapport à l'an dernier, et 37% sont sûr de partir (contre 50% l'an dernier). Par ailleurs, avec un budget moyen de 1530 euros, ils comptent dépenser moins qu'en 2025 (- 150 euros).
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Trump veut étouffer l'Iran ...et asphyxie l'Europe - Vos questions sms -
C dans l'air du 29 avril 2026 - Trump veut étouffer l'Iran ...et asphyxie l'Europe Nos experts :- GÉNÉRAL DOMINIQUE TRINQUAND - Ancien chef de la mission militaire française auprès de l’ONU, auteur de D’un monde à l’autre - VINCENT HUGEUX - Journaliste indépendant, essayiste, spécialiste des enjeux internationaux- JEAN-DOMINIQUE MERCHET - Journaliste - L’Express, spécialiste des relations internationales et des questions de défense- ISABELLE LASSERRE - Correspondante diplomatique - Le Figaro, auteure de Les fantômes de Munich- SONIA DRIDI - (en duplex de Washington) Correspondante aux États-Unis - LCI et France 24
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Trump veut étouffer l'Iran ...et asphyxie l'Europe - L'intégrale -
C dans l'air du 29 avril 2026 - Trump veut étouffer l'Iran ...et asphyxie l'Europe Secouée par Donald Trump depuis son retour à la Maison-Blanche, l’Europe a tenté plusieurs stratégies, allant de la flatterie aux concessions. Mais Trump ne respectant que ceux qui lui tiennent tête, certains, à commencer par la France et l’Espagne, ont décidé de parler le même langage, depuis la crise du Groenland. Un changement de ton qui gagne aujourd’hui d’autres pays européens alors que le blocage du détroit d'Ormuz se poursuit... et même la monarchie britannique.À l'heure où la « relation spéciale » traverse une zone de turbulences, le président des États-Unis reprochant aux Britanniques de ne pas l’aider dans sa guerre contre l’Iran, Charles III a choisi l’ironie face à Donald Trump, lors du dîner d’État à la Maison-Blanche. « Vous avez récemment déclaré, M. le président, que sans les États-Unis, les pays européens parleraient l’allemand. Oserais-je dire que sans nous, vous parleriez français ? » Une pique feutrée, mais révélatrice d’un agacement grandissant. Un peu plus tôt, devant le Congrès, le souverain avait déjà insisté sur « la défense de la démocratie » qui a permis aux deux pays de rester si proches, « non pas dans l’intérêt de nos peuples, mais du peuple ».Même évolution à Berlin. Longtemps prudent, Friedrich Merz hausse désormais le ton. Après avoir été en retrait lors de son déplacement aux États-Unis début mars, le chancelier allemand critique ouvertement la stratégie américaine en Iran, estimant que « les Américains n’ont visiblement aucune ligne claire » et que Téhéran « humilie » la première puissance mondiale. Des propos qui ont immédiatement fait réagir Donald Trump, dénonçant un manque d’expertise et s’attaquant, au passage, à la situation économique allemande.À Rome, la relation se dégrade également. Giorgia Meloni, longtemps perçue comme une alliée naturelle par le président américain, est désormais dans son viseur. Donald Trump s’en prend à la présidente du Conseil italien, qu’il a cessé de considérer comme courageuse, car il pensait qu’elle allait l’aider dans la guerre contre l’Iran. Elle lui semble désormais « ingrate » et n’est plus la « remarquable » dirigeante conservatrice qu’il avait connue.Autre pays « vilain » dans le collimateur de Donald Trump : l’Espagne. Le pays dirigé par le Premier ministre Pedro Sánchez s’impose comme l’un des principaux opposants européens à la politique de Donald Trump. Depuis le 28 février 2026, il condamne fermement la guerre menée par les États-Unis et Israël contre l’Iran, qu’il qualifie d’« illégale » et d’« erreur extraordinaire ». Une position qui lui a valu de vives critiques du président américain, allant jusqu’à menacer de « cesser » tout commerce bilatéral après le refus de Madrid d’autoriser l’utilisation de ses bases militaires. Selon un courriel interne au Pentagone, dévoilé la semaine dernière par l’agence de presse Reuters, les États-Unis étudieraient désormais la possibilité de suspendre la participation de l’Espagne à l’OTAN.Furieux de ne pas avoir obtenu le Groenland, Donald Trump a également réitéré récemment ses menaces de quitter l’OTAN, « un tigre de papier ». Mais serait-ce possible ? Jusqu’où ira le bras de fer entre Trump et les Européens ? Et que se passe-t-il au Groenland ? Reportage dans l’île arctique où les investissements américains se multiplient…Nos experts :- GÉNÉRAL DOMINIQUE TRINQUAND - Ancien chef de la mission militaire française auprès de l’ONU, auteur de D’un monde à l’autre - VINCENT HUGEUX - Journaliste indépendant, essayiste, spécialiste des enjeux internationaux- JEAN-DOMINIQUE MERCHET - Journaliste - L’Express, spécialiste des relations internationales et des questions de défense- ISABELLE LASSERRE - Correspondante diplomatique - Le Figaro, auteure de Les fantômes de Munich- S
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Laurent Coumel - Tchernobyl: 40 ans de mensonges
C dans l’air l'invité du 28 avril avec Laurent Coumel, historien, maître de conférences à l’Inalco, et conseiller historique de la série documentaire "Tchernobyl, une tragédie sans fin", diffusée ce soir à 21h10 sur France 2. Son livre : livre "Tchernobyl, la mémoire atomisée", aux éditions JC Lattès. Quarante ans après l’explosion du réacteur numéro 4, Tchernobyl reste un nom qui dépasse le simple souvenir historique. France Télévisions consacre une soirée événement à une catastrophe dont les effets continuent de peser sur l’Ukraine, sur l’Europe et sur notre mémoire collective. Le 26 avril 1986, l’explosion du réacteur de la centrale nucléaire a libéré une quantité massive de radioactivité dans l’atmosphère. La contamination a touché une grande partie de l’Europe et a inscrit durablement le site ukrainien dans l’histoire mondiale du nucléaire. Les conséquences sanitaires, environnementales et politiques de la catastrophe restent préoccupantes, d’autant plus que la guerre menée par la Russie en Ukraine depuis 2022 a replacé le site dans une zone de tension stratégique. Réalisée par David Korn-Brzoza, la série "Tchernobyl, une tragédie sans fin" mêle archives, témoignages de survivants, documents déclassifiés du KGB, images tournées dans la zone interdite et reconstitutions en 3D.
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Ormuz : le blocus s'éternise, la France se prépare aux pénuries... - Vos questions sms -
C dans l'air du 28 avril 2026 - Ormuz : le blocus s'éternise, la France se prépare aux pénuries...Nos experts :- Philippe DESSERTINE - Economiste, directeur de l'Institut de Haute Finance et auteur de L’horizon des possibles - Dominique SEUX - Editorialiste Les Echos et France Inter, auteur de Les débats de l’éco” - Patrice GEOFFRON - Professeur d'économie à Paris Dauphine, spécialiste de l’énergie, directeur du centre de géopolitique de l’énergie - Béatrice MATHIEU - Grand reporter économie pour L’Express
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Caroline Roux, du lundi au jeudi et Aurélie Casse les vendredis et samedis rendent compte en direct, en compagnie d’experts, de ce qui fait l’actualité et donnent aux téléspectateurs les clés nécessaires pour la comprendre et l’appréhender dans sa globalité. En fin d’émission, ils répondent aux questions posées par les téléspectateurs par SMS, Internet ou via les réseaux sociaux.📺 Retrouvez C dans l’air en replay sur france·tv : http://bit.ly/c-dans-l-air-podcast🎙️ Et en podcast sur toutes les plateformes : https://octopus.saooti.com/smartlink/p/500-C-dans-l-air
HOSTED BY
France Télévisions
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