Conférences

PODCAST · arts

Conférences

  1. 123

    L'Œil des monstres : traversée de John Huston. Conférence de Pierre Berthomieu

    Scénariste privilégiant les adaptations impossibles, aventurier excentrique, John Huston fut d'abord un « cinéaste classique ». Son indépendance farouche révéla ensuite un grand narrateur mais anti classique – sans doute le véritable Huston, naturaliste, moderne, mais porté par l'obsession du mythique. On pourra ainsi traverser les périodes créatrices d'un cinéaste irréductible aux grilles thématiques, à l'aise avec l'échec de l'immense.

  2. 122

    Changements de têtes, de Méliès à David Lynch. Conférence de Diane Arnaud

    Un comédien qui interprète plusieurs rôles attire irrésistiblement l'attention. Dans l'autre sens, les manipulations plastiques de son image, dédoublée ou transformée, peuvent démonter son jeu et menacer sa présence au point d'opérer un remplacement par un autre acteur. Ce sont ces destins d'images, spectaculaires et périlleux, qu'il s'agira de raconter, de Méliès à Face/Off en passant par Lost Highway.

  3. 121

    River Phoenix : un ange engourdi. Conférence de Jean-Marc Lalanne

    Tapin narcoleptique entre assomption et évanouissement, River Phoenix incarne dans My Own Private Idaho la quintessence du nouage van-santien entre angélisme et autodestruction, jeunesse suave et trépas imminent. Cette figure, l'acteur l'a aussi prolongée dans la vie, jusqu'à disparaître à l'âge de vingt-trois ans d'une overdose. De sa brève mais intense filmo d'acteur aux œuvres qui le réfléchissent comme icône (My Own Private River, le film de James Franco à partir des rushes de celui de Gus Van Sant), pérégrination sur les traces du plus vibrant des anges foudroyés.

  4. 120

    Dreamachine cinéma : l'art de Gus Van Sant. Conférence de Matthieu Orléan

    Auteur solitaire, à part, hors des territoires bien marqués du cinéma américain, Gus Van Sant n'en est pas moins un artiste sous influence, complice d'une Beat Generation qu'il côtoya et dont il se fit, par son anticonformisme, un héritier proclamé et discret. On exposera les manifestations de cette influence (William Burroughs, Allen Ginsberg, Ken Kesey...), mais aussi ses résurgences plus secrètes, culminant avec Gerry, film-transe au défi ultra-sensoriel, une sorte d'incarnation de cette Dreamachine créée par l'artiste Brion Gysin en 1962 et dont Burroughs fut l'un des premiers utilisateurs.

  5. 119

    Nitrates d'outre-mer ! Cartographies maritimes imaginaires de Raoul Ruiz. Conférence de Gabriela Trujillo

    Périples, errances, jeux de l'oie et voyages initiatiques : Raoul Ruiz, fils de marin, est sans conteste l'un des grands maîtres dans l'art de la navigation. Son cinéma tresse faits divers, légendes, superstitions et adaptations-« poursuites » des grands classiques (Stevenson, Homère, Proust, Balzac) pour renouveler l'imaginaire de la traversée.

  6. 118

    Histoires de Hou Hsiao-hsien. Conférence de Wafa Ghermani

    Le parcours de Hou Hsiao-hsien est atypique : profondément imprégné d'une histoire, celle de Taïwan, il s'est attaqué aussi à ses plus grands tabous dans le but de l'écrire vraiment. De fait, il s'est imposé comme une figure d'exception au sein de la nouvelle vague du cinéma taïwanais des années 1980.

  7. 117

    Les couleurs de l'excès. Conférence de Charlotte Garson

    Au tournant des années 1950, la généralisation de la couleur, au lieu de mener vers plus de réalisme, traduit plastiquement l'excès des passions dans le cas de grands coloristes comme Vincente Minnelli (Comme un torrent) ou Douglas Sirk (Tout ce que le ciel permet). Ce dernier fait même de la couleur de la peau un enjeu dramatique dans Mirage de la vie, apothéose du mélodrame de l'amour filial. Mirage de la vie ou Imitation of Life en version originale : un titre qui pourrait à lui seul définir le mélodrame.

  8. 116

    Chassés-croisés et aveuglement : un dialogue amoureux entravé. Conférence de Charlotte Garson

    Chassés-croisés et aveuglement sont au coeur du récit mélodramatique classique, caractérisé par une quête féminine que le philosophe Stanley Cavell a opposée aux « comédies du remariage », avec leur happy end codifié. Inconnue, oubliée, voire bafouée, la femme amoureuse de George Cukor ou de Max Ophuls n'en est pas moins une héroïne, enfin placée au centre de films marqués par leur sophistication narrative et visuelle (tournoiement des travellings et flashbacks soulignent chacun à leur manière la circularité fatidique de l'amour).

  9. 115

    Panorama du cinéma brésilien de ses débuts jusqu'aux années 1980. Conférence de Gabriela Trujillo

    Bien que surtout connu pour son Cinema Novo, le cinéma brésilien s'est développé depuis les débuts du XXème siècle au croisement de plusieurs influences, dont l'avant-garde européenne. C'est également une industrie qui a connu son âge d'or lors du « règne » du président Getúlio Vargas (1930-1945 et 1951-1954), avant la rupture esthétique introduite par le Cinema Novo dans les années 1960 : une période qui questionne plus que jamais la position des artistes sous la dictature militaire avant le retour de la démocratie dans les années 1980.

  10. 114

    Nagisa Oshima, dissidences du désir. Conférence de Julien Gester

    Malgré une apparence « bouclée », malgré son obsession de la transgression criminelle et sa vocation à mener la critique des travers de la société japonaise, l'œuvre de Nagisa Oshima n'a cessé de se concevoir dans la rupture et de se mouvoir entre des revirements de formes et de thématiques, d'économies de production et de style.

  11. 113

    Les grandes souffrances sont muettes : le mélodrame hollywoodien avant le cinéma parlant. Conférence de Charlotte Garson

    Comment le cinéma s'empare-t-il d'un genre théâtral et musical daté pour en faire l'expression plastique et morale de la relation amoureuse ? À l'époque muette, Chaplin mais aussi Lubitsch, deux maîtres dont les films « sérieux » sont moins connus que les comédies, font un usage sidérant de l'ellipse et de l'insert (le très gros plan de visage ou d'objet) : ainsi les ratages amoureux, parfois dus à une trop grande hiérarchisation des classes sociales, ouvrent à un lyrisme inédit un médium vanté d'ordinaire pour sa précision réaliste.

  12. 112

    Ozu aujourd'hui. Conférence de Diane Arnaud

    La reconnaissance tardive du cinéma de Yasujirō Ozu en Occident, dans les années soixante-dix, plus de vingt ans après les consécrations d'Akira Kurosawa et de Kenji Mizoguchi, s'explique par la croyance selon laquelle la « japonéité » de son univers aurait été inaccessible à un spectateur lointain. Il est donc paradoxal qu'aux yeux de réalisateurs tels que Wim Wenders, Claire Denis, Alain Resnais ou Hirokazu Kore-eda, la façon si singulière qu'a eue Ozu de filmer le monde soit devenue plus qu'une référence : une source d'inspiration pour d'intimes variations. Cette conférence sera donc le récit d'un complet renversement de perspective.

  13. 111

    Le Musée imaginaire d'Henri Langlois. Conférence de Dominique Païni

    Nous sommes parvenus à l'époque du « tout accessible ». Nous sommes loin de la rareté qui faisait se battre les cinéphiles pour une projection exceptionnelle de L'Âge d'or de Buñuel dans les salles historiques de la Cinémathèque de la rue d'Ulm ou du palais de Chaillot. La toile du Web offre désormais l'accès à tout ou partie de nombreux films, y compris ce qui fut considéré comme des objets perdus par les précédentes générations. Alors, quel sens cela a-t-il de réfléchir aujourd'hui, par une exposition, à la création de l'œuvre d'Henri Langlois : la Cinémathèque française ?

  14. 110

    Le parlant a-t-il tué le burlesque ? Conférence de Stéphane Goudet

    Certains ont prétendu que le burlesque ne s'était jamais remis de la disparition du cinéma muet. Or, des Marx Brothers à Jerry Lewis, ou grâce à Blake Edwards et Peter Sellers, le cinéma classique américain a entretenu la flamme du comique gestuel et l'a profondément renouvelée.

  15. 109

    Henri Langlois / Jean-Luc Godard. Conférence de Nicole Brenez

    La relation mutuellement admirative entre Henri Langlois et Jean-Luc Godard s'avère l'une des plus fidèles et créatrices qu'ait connue l'histoire du cinéma. Henri Langlois tenait l'auteur d'À bout de souffle pour un « génie poétique » et considérait qu'il y avait « un cinéma d'avant Godard et d'après Godard ». Dès 1964, il rend un « Hommage à Godard » à la Cinémathèque de Chaillot, et l'une de ses dernières grandes entreprises, la série des Anti-cours en 1976, consacre un épisode à une comparaison entre Andy Warhol et Jean-Luc Godard. Réciproquement, la conception du cinéma défendue par Jean-Luc Godard s'inscrit dans le cadre spéculatif développé par Langlois et ne cesse de l'alimenter, tout en s'inspirant de ses pratiques inventives et joyeusement illégales. Nous observerons quelques formes du passage d'Henri Langlois dans les choix stylistiques godardiens, tant dans ses films que dans son exposition Collage(s) de France.

  16. 108

    L'âge d'or du burlesque américain : quand le corps silencieux conquiert l'espace. Conférence de Stéphane Goudet

    Stéphane Goudet examine la représentation de l'espace (géographique et social) dans le cinéma burlesque américain, ainsi que son refus du langage verbal.

  17. 107

    Monteiro : contre l'horreur sociale, de la beauté. Conférence de Fabrice Revault

    Face à la « pouillerie » ambiante : la beauté des jeunes femmes, et celle du vivace cinéma. La splendeur du désir. Toujours insoumis, subversif. Accédant enfin au plaisir souverain. La splendeur des plans. Parfois, leur impact. Souvent, leur composition et leur vibration.

  18. 106
  19. 105
  20. 104
  21. 103
  22. 102
  23. 101

    La Belle et la bête. Conférence de Jean-Marc Lalanne et lecture de Cindy Rabouan et Bernard Mazzinghi

    Près de quinze ans après un premier coup d'essai sans suite immédiate (Le Sang d'un poète), après être devenu le scénariste prisé d'un cinéma français dont il désavoue tous les préceptes, Jean Cocteau revient à la mise en scène avec La Belle et la bête. Et réussit non seulement un chef-d'œuvre (à la splendeur inentamée), mais aussi un manifeste, un coup de cutter dans le cinéma de son époque – le réalisme poétique – redéfinissant cinématographiquement le réalisme et la poésie. En conclusion de la conférence, lecture à deux voix d'extraits de La Belle et la bête : journal d'un film de Jean Cocteau.

  24. 100

    Bette Davis, références à l'appui. Conférence d'Hélène Frappat

    « Références à l'appui », en 1962, l'ex-star de la Warner conclut ainsi la petite annonce qu'elle fait paraître dans un journal de Hollywood. « Mère de trois enfants, divorcée, expérience à Broadway, cherche du travail... ». C'est ce moment de tournant dans la carrière de Bette Davis et l'histoire de Hollywood qui est ici choisi pour parcourir en rêve le destin de celle que sa mère surnomma « Bette » en hommage à Balzac.

  25. 99

    La "méthode" Pialat. Conférence de Serge Toubiana

    Entre hantise du scénario et méfiance à l'égard de l'improvisation, croyance absolue dans les vertus du tournage pour saisir le moment de bascule du réel, entre engueulades légendaires sur le plateau et relation d'amour-haine avec les acteurs, comment Pialat s'y prenait-il pour inventer une méthode inédite permettant au film de se faire, y compris au risque de le faire échouer ?

  26. 98

    Comencini, entre comédie et drame. Conférence de Jean A. Gili

    Si le principe fondamental du spectacle est de ne jamais ennuyer, Comencini a d'emblée et sans cesse affiné un ton à mi-chemin entre la comédie et le drame, un ton où se mélangent et se répondent, douleur, mélancolie, humour, ironie. Les grandes œuvres de la maturité du cinéaste explorent ce registre : les situations les plus dramatiques peuvent prêter à rire et les moments les plus grotesques avoir des racines tragiques.

  27. 97

    Les Enfants du paradis de Marcel Carné. Conférence de Laurent Mannoni, Stéphanie Salmon et Carole Aurouet

    Donnée à l'occasion d'une Journée autour des fonds d'archives, le 14 novembre 2012, cette conférence aborde le film de Marcel Carné sous l'angle de ses archives, détenues par la Cinémathèque française.

  28. 96

    Le cinéma de Manoel de Oliveira ou le principe de l'incertitude. Conférence de Mathias Lavin

    Couvrant désormais plus de quatre-vingts ans d'activités, l'œuvre de Manoel de Oliveira donne l'impression d'avoir recommencé à plusieurs reprises, offrant de la sorte autant de conceptions différentes du cinéma. Cette conférence voudrait ainsi rendre justice à la diversité d'un parcours, caractérisé, entre autres, par sa forte exigence artistique et son goût pour l'innovation.

  29. 95

    Bulle Ogier, I Would Prefer Not to. Conférence de Philippe Azoury

    Un jour, Bulle Ogier confiait ceci à Libération : « Actrice, est-ce un métier ? En principe ça ne devrait pas. » Tout est dit, quant à la méthode. Bulle Ogier préfère jouer de loin. C'est Bartleby fait femme : she would prefer not to.

  30. 94

    Altman : le sens du spectacle. Conférence de Vincent Amiel

    Le spectacle selon Altman est toujours chargé d'Histoire, chargé des mythes et des représentations qui font l'identité d'une société, d'une nation, d'un groupe culturel. Mais, comme un substitut, ce spectacle remplace souvent le récit. Et pourquoi tant d'histoires qui se croisent, si ce n'est pour qu'aucune ne l'emporte ? Tant de destins, pour qu'aucun ne se dessine vraiment ? Si le cinéma américain sait raconter des histoires, Altman montre qu'il sait les arrêter aussi, les figer : en faire spectacle.

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HOSTED BY

La Cinémathèque française

Produced by Nicolas Le Thierry d'Ennequin

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