Conviviabule

PODCAST · society

Conviviabule

Vous avez mal au monde, vous sentez que ça ne tourne pas rond sur cette planète, vous oscillez peut-être entre colère et impuissance face à la tâche. Mais vous souhaitez au plus profond de vous-même changer de cap, aller vers un vivre-ensemble plus respectueux du vivant humain et non-humain, un demain solidaire et résilient… Le Conviviabule, ce sont des rencontres en vrai, et rediffusées sous forme de podcast, une fois par mois, avec des personnes inspirantes, artistes, scientifiques, militantes et militants qui imaginent, explorent, vivent déjà aujourd’hui les pistes d’un futur désirable.

  1. 47

    Conviviabule 50- Et si un roman pouvait devenir un compagnon pour traverser des temps troublés- Marie Houriet

    En se lançant dans l’écriture de son 4e ouvrage, Marie Houriet a souhaité écrire le roman qu’elle aurait voulu lire pour accompagner sa prise de conscience de la crise environnementale. Avec un défi majeur : écrire sur un sujet plombant un texte qui ne le serait pas. Au-delà d’un intérêt littéraire, la présentation de la construction de ce livre met en lumière les processus émotionnels à l’oeuvre lorsque nous traversons des temps troublés- que ce soit au niveau individuel ou collectif. Comment abandonnons-nous ce que nous avons connu, surtout lorsque ce n’est pas notre choix ? C’est ce que vivent les personnages de « Dorénavant », en lien avec le dérèglement climatique. Le récit suit leurs déconfitures, cassées de gueule et d’espoirs – mais aussi leur entêtement à se relever, à rester debout en plein chaos, à créer du sens et du lumineux malgré tout. C’est ce qui peut faire de ce roman, au-delà de son histoire particulière, un compagnon de route pour nos temps troublés. 

  2. 46

    Conviviabule 49 - Et si utilisait le numérique en respectant nos valeurs ?

    Avec Joris Bracelli, ancien gestionnaire de projets informatiques, artisan d’un numérique éthique,  responsable et engagéEt si protéger ses données, c’était adopter un mode de vie numérique éthique ? Et si, au lieu d’être des produits, nous redevenions des citoyen-nes ? Nous ne pouvons lutter contre ce que nous ne comprenons pas, et les géants technologiques l’ont bien compris !Dans un monde connecté où nos droits fondamentaux ne sont souvent pas respectés et financent les atrocités de ce monde, cette conférence invite à repenser notre rapport aux technologies. Une véritable prise de conscience sur les dérives du numérique, où nous explorerons des pistes concrètes pour utiliser le numérique de manière plus éthique. Cet espace est aujourd’hui l’une des arènes décisives où se joue notre avenir collectif.

  3. 45

    CONVIVIABULE 48- Et si le voisinage était le point de départ vers une société des communs?

    Avec Hans Widmer, écrivain suisse-allemand, auteur de « Voisinage et communs » (Ed. de l’Eclat) et de l’essai écologiste et anticapitaliste « Bolo’Bolo », co-fondateur de la coopérative d’habitation Kraftwerk 1 à Zürich Enregistré lors d'une soirée Conviviabule, petite bulle conviviale pour imaginer des futurs désirables Partant du constat que le système économique actuel – basé sur la propriété privée et le marché – atteint ses limites, Hans Widmer défend l’idée qu’un changement réel passe par une réorganisation du quotidien à petite échelle. Inspiré par des expériences comme la coopérative Kraftwerk 1 à Zurich, il développe le concept de glomos, des modules d’organisation allant du voisinage à la planète, capables de tisser des formes d’échanges équitables et d’articuler les communs locaux avec des communs globaux. Au cœur de ce modèle, le glomo 1 — un voisinage d’environ 500 personnes — fonctionne comme une économie domestique commune, organisée sous forme coopérative. Logement, alimentation, services de base, mutualisation des outils, solidarité financière et lieux partagés y permettent de réduire la dépendance au marché tout en préservant ouverture et diversité.

  4. 44
  5. 43

    Conviviabule 44 : Et si nous vivions sans argent ?

    Le Conviviabule, la petite bulle conviviale pour fomenter un avenir meilleur. Avec Florian Candelieri, archéologue, numismate, ancien co-président du SEL (système d’échange local) de La Chaux-de-Fonds.Et si nous nous offrions des bulles inspirantes dès la rentrée ? La petite bulle conviviale pour fomenter un avenir meilleurMERCREDI 1er octobre 2025, 18h ATELIER : Et si nous vivions sans argent? Avec Florian Candelieri, archéologue, numismate, ancien co-président du SEL (système d’échange local) de La Chaux-de-Fonds.Au chapeau. Suivi d'un apéro dînatoire. A la coopérative d'en face (Edmond-de-Reynier 3, Neuchâtel). Inscription ici  L'origine de l'argent est consubstantielle des systèmes de pouvoir et de domination. Quelles croyances nous habitent par rapport à l'argent? Pourquoi perpétuons-nous ces systèmes? Et qu'est-ce qui nous empêche de re-découvrir le don? Explorer ensemble ces questions pour permettre de faire émerger une véritable économie post-capitaliste est essentiel aujourd'hui, pour que la confiance remplace la méfiance, que la coopération remplace la compétition et enfin que la Paix remplace la guerre.

  6. 42

    Conviviabule 43 : Et si la musique était bien plus qu'un divertissement ?

    Le Conviviabule, la petite bulle conviviale pour fomenter des avenirs désirables. Avec Mariana et Aureliano Marin de Musica Social Saviez-vous que la musique possède un pouvoir inscoupçonné pour transformer des individus et les communautés, agissant comme un levier puissant pour la solidarité et l'intégration ? Lors de ce Conviviabule, Aureliano et Mariana Marin présenteront Musica Social : Quand la Musique Devient un Acte de Solidarité. Tous deux exploreront comment leurs valeurs - l'intégration, la solidarité, le partage, le respect, l'écologie et la non-violence- prennent vie à travers leurs projets. Le rôle de la musique comme langage universel sera abordé, un outil qui permet à chacun-e de trouver sa place, de s'exprimer et de renforcer le lien social. Pour illustrer ces enjeux, Aureliano et Mariana vous emmèneront au coeur de leurs ateliers. Découvrez l'énergie de leurs ateliers de percussion qui unissent par le rythme, l'harmonie de leur chorale et de leur "Groupe des Voisin-es" qui tisse des liens intergénérationnels, et la richesse de leurs divers ensembles. Nous verrons comment, loin de la concurrence, la musique peut nous enseigner la coopération et le développement de notre identité individuelle et collective. Rejoignez-nous pour imaginer ensemble une musique au service de la société !    

  7. 41

    Et si on arpentait un livre ensemble ?

    Arpenter la robustesse (et déchirer un livre pour le lire en groupe, vous y croyez?) C’était un mercredi soir sur la terre. Vingt humains réunis pour vivre l’impensable : déchirer un livre en 20 parties pour le lire ensemble. C’est ça, l’arpentage. Lire ensemble. Oser dire qu’on ne comprend rien. Qu’on n’a pas aimé. Qu’on adoré. Qu’il y a ce truc incroyable à la page 128 qu’on n’aurait jamais lu si on s’était perdu-e seul-e à la page 12. Et franchement, nous n’avons pas été de trop pour venir à bout du texte dense et intimidant de Olivier Hamant, « La troisième voie du vivant ». C’est là tout le secret de l’arpentage : transformer un texte exigeant en une expérience vivante grâce à la force du collectif. Chacun-e de nous a apporté sa curiosité, ses questions, ses réactions, ses émotions. Ici, le texte n’était plus seulement un objet à lire, il est devenu un terrain de jeu pour explorer, débattre, rire et réfléchir. On a partagé nos impressions, confronté nos compréhensions, échangé nos étonnements. Des concepts compliqués sont devenus accessibles. Des idées abstraites ont pris corps dans nos discussions. Le plaisir de la lecture était réel, immédiat, et partagé. Nous avons parlé cabillaud, dopamine, vent dans les feuilles, hasard, sérendipité, droit mou, flagelles, tangping et pâte feuilletée. Et puis aussi redondance et abondance. Et ça nous a fait rire. Et ça nous a fait réfléchir. C’était bien, quoi… C’est ça, la force de l’éducation populaire : rendre vivantes des idées complexes, stimuler la réflexion critique, créer du lien et montrer que même les textes les plus exigeants peuvent nourrir un échange collectif riche et joyeux. À la fin de la séance, chacun·e est reparti avec plus qu’un livre lu : une expérience, des nouvelles perspectives, des rencontres, et le souvenir d’avoir lu ensemble. Merci au Conviviabule et à Nathalie Ljuslin d’avoir rendu ça possible ici. Merci à vous toutes et tous, lecteurices acharné-es. Et merci à toi, Arthur ☀️ Massonneau pour avoir guidé cette soirée exceptionnelle. (texte de Florence Hügi)

  8. 40

    Conviviabule 41 - Et si nous bâtissions des imaginaires de la décroissance prospère ? Le cas des mangas et des manhwas

    Le Conviviabule, la petite bulle conviviale pour fomenter un avenir meilleur. Gabriel Malek explore une question audacieuse : Et si les mangas japonais et leurs cousins coréens, les manhwas, portaient en eux les germes d’un nouveau monde ? Dans ces univers de fiction, il voit émerger une critique radicale du capitalisme, des dérives écologiques et des injustices sociales. Ces récits illustrés, plébiscités par les jeunes générations, pourraient-ils devenir des outils pour imaginer une société post-croissance ? Voire des manuels d’utopie en images ?Avec sa rigueur intellectuelle et sa vision engagée, Gabriel Malek propose une lecture novatrice de ces œuvres : loin d’un simple divertissement, elles deviennent des ressources critiques et créatives pour construire un monde plus juste, solidaire et durable. Cette conférence s’adresse à toutes et tous : passionné·es du monde des mangas et manhwas, curieux·ses de politique, étudiant·es, artistes, militant·es et toute personne souhaitant imaginer des futurs désirables.

  9. 39

    Conviviabule 40 - Et si on créait une assurance sociale alimentaire ? Lea Winter et Hélène Agbémégnah

    Le Conviviabule, la petite bulle conviviale pour fomenter un avenir meilleur. Léa Winter et Hélène Agbémégnah participent à la création de la Calim à Genève dont l’idée a émergé suite à l'inscription du droit à l'alimentation dans la Constitution genevoise en 2023. Porté par cet élan, 6 organisations ont lancé un appel aux habitant-es de 2 quartiers pour réfléchir collectivement à la réappropriation de notre alimentation, par des choix faits en connaissance de cause. Deux comités citoyens se sont créés en 2024 et, au fil de visites, discussions et partages d’expériences, ont décidé de lancer un projet pilote de démocratie alimentaire axé autour d’un dispositif de caisse de l’alimentation solidaire.Inspirée par les expérimentations de socialisation de l’alimentation en France et en Belgique, la Calim vise à faciliter un accès digne à une alimentation de qualité pour tou.te.s tout en soutenant des filières alimentaires justes et durables. Les communes de Genève et de Meyrin ont été les premières à soutenir ce projet pilote suite au dépôt de motions dans leur parlement respectif.La vision qui porte ces expérimentations est celle d’une nouvelle assurance sociale alimentaire financée par des cotisations sociales qui, en Suisse, est portée par le réseau ASA.C'est cette aventure, porteuse de beaux futurs désirables, que nos deux intervenantes nous présentent. 

  10. 38

    Conviviabule 39 - Et si on considérait la Vie autrement ? avec Blaise Mulhauser

    Le Conviviabule, la petite bulle conviviale pour fomenter un avenir meilleur, un vivre-ensemble plus respectueux du vivant humain et non humain. Un podcast qui visibilise les initiatives de la transition écologique et sociale dans le canton de Neuchâtel (CH), et environs.En suivant le chemin d'une pomme, Blaise Mulhauser nous raconte le continuum du vivant. Ces interdépendances si saines entre bactéries, champignons, plantes et animaux, aujourd'hui et tout au long de l'histoire de notre planète. Surgit ainsi au fil de ses histoires, une nouvelle science du vivant, une sorte de philosophie  encourageant à une posture de respect vis-à-vis du vivant. : la symbiologie. De manière très humble, en nous observant depuis les étoiles, Blaise Mulhauser nous encourage à accepter l’étendue de notre ignorance, mais aussi à admirer la résistance et l'exceptionnalité du vivant.  

  11. 37

    Conviviabule 38 : Et si l'école était différente ? avec l'école alternative Scola

    Le Convivabule, la petite bulle conviviale pour fomenter un avenir meilleur, accueille l'école alternative Scola. Elle s'inspire des postures, fondements et outils de différentes pédagogies actives tels que la pédagogie de la coopération, la pédagogie par projets, l’éducation intégrale, les apports de Maria Montessori, de Céline Alvarez «les rythmes naturels de l’enfant», ainsi que ceux de la Glücksschule et des écoles démocratiques.Scola met les enfants au cœur de leur apprentissage et offre un cadre de vie collective dans lequel chacun et chacune a la possibilité de participer activement aux prises de décision, à l’établissement des règles de vie et à la gestion de la structure. Lors de ce Conviviabule, nous avons l'occasion d'entendre des enfants scolarisés à Scola et l'un de leurs enseignant-e-s témoigner. 

  12. 36

    Conviviabule 37 - Et si la finance devenait l'alliée du climat? - Lilian Schibli & Raphaël Mahaim

    Le Conviviabule, la petite bulle conviviale pour fomenter des futurs désirables.Saviez-vous que la place financière suisse génère 18 fois plus d’émissions que l’ensemble de la Suisse ? Cet acteur est ainsi un grand levier pour freiner la catastrophe climatique.Lilian Schibli de l’Alliance Climatique présente la nouvelle Initiative sur la place financière, qui appelle à l’interdiction du financement de nouveaux projets destructeurs pour l’environnement. Le rôle de la Banque nationale suisse (BNS) est également abordé car cette institution publique continue d’investir massivement dans les énergies fossiles, perpétuant ainsi un modèle économique incompatible avec l’Accord de Paris. La BNS peut jouer un rôle clé pour la transition écologique à condition d'être  encouragée par ses actionnaires principaux : les cantons et les banques cantonales.Pour illustrer ces enjeux, Raphaël Mahaim, conseiller national des Verts vaudois partage un exemple concret : comment, dans le cadre de l’Initiative vaudoise pour le climat, des discussions ont été menées avec la Banque Cantonale Vaudoise (BCV) pour aligner ses politiques sur les engagements climatiques du canton.

  13. 35

    Conviviabule 34 - Et si on décroissait ? avec le journal Moins!

    Moins ! est un journal bimestriel romand d’écologie qui existe depuis 2012. La rédaction, dont François Friche est membre depuis 2016, propose des analyses et des réflexions et trace également des pistes pour sortir de l’ornière des sociétés industrielles productivistes, et construire d’autres fa4ons de vivre ensemble, plus égalitaires, solidaires et soutenables. En 2024, le journal a sorti « La décroissance, chemins faisant », dont François Friche nous relate l’aventure. En dialoguant avec le public, ce journaliste remet en question l’exemplarité de la Suisse en matière d’écologie, la nécessite d’avoir un smartphone et une voiture, et rêve d’un quartier où les habitant-es se retrouvent et se parlent autour d’un pommier. 

  14. 34

    Conviviabule 35 - Et si on contait les un-es sur les autres ?

    Avec Sylvie Mallard, conteuse et tisseuse de fils de l’imaginaire. Et si de nos mémoires rejaillissait ce monde nouveau où les un-es comptaient sur les autres ? Sylvie Mallard partage sans compter les contes de ses bouts du monde. Avec le vivre-ensemble et la manière habiter comme fil rouge, elle nous invite à la suivre dans des histoires autour du monde. On y découvrira comment habiter le monde, l’espace, la vie, nos villes, nos rencontres, nos partages. Et puisque la terre est ronde, on finira bien par se rejoindre. D’ailleurs on sait bien que ce ne sont pas les pierres qui bâtissent les maisons, mais celles et ceux qui les habitent. Après un voyage conté, Sylvie Mallard partage avec le public les coulisses, ses inspirations, ses valeurs et ses expériences autour des contes, notamment dans le contexte des prisons et auprès de jeunes élèves.

  15. 33

    Conviviabule 36 - Et si on redéfinissait le bonheur ?

    Avec Gaël Brulé, professeur assistant de la Haute école de santé de Genève, ingénieur et sociologue. Il est l'auteur de "Le coût environnemental du bonheur". Objectif de vie pour certain-es, démonstration de puissance pour l’Etat, le bonheur fait l’objet de nombreux classements. Les indicateurs utilisés résultent toutefois de constructions fondées sur différentes idées du bonheur, incluant de manière variable la préservation du vivant. Le bien-être des sociétés occidentales en particulier repose sur un imaginaire consumériste peu en phase avec les préoccupations écologiques. Mais est-il possible aujourd’hui d’être heureuse et heureux sans se soucier des limites planétaires ? Est-il possible d’indexer le bonheur sur d’autres récits, davantage axés sur l’émotion que sur la possession, la comparaison et leurs effets délétères ?

  16. 32

    Conviviabule 33 - Et si on développait l'ethnopsychiatrie à Neuchâtel ?

    Et si on développait l'ethno-psychiatrie à Neuchâtel ?  Avec Marco Motta, anthropologue et Dr Javier Sanchis Zozaya, médecin cadre et coordinateur cantonal pour la Santé Mentale des Migrant-es en situation de précarité pour le canton de Vaud, Département de Psychiatrie du CHUV.  Discussion modérée par Marion Fresia, professeure à l'Institut d'ethnologie de l'Université de Neuchâtel.  Collaboration avec le Centre Neuchâtelois de Psychiatrie (CNP) et la Haute école Arc Santé. L'ethnopsychiatrie, qu'on appelle aussi psychiatrie transculturelle, prend en compte les différents systèmes culturels d'interprétation et de traitement de l'infortune, de la souffrance et de la maladie. En quoi peut-elle aider à accompagner des personnes issues de la migration dans leur mal-être psychique ? En quoi remet-elle en question notre manière occidentale de traiter les patient-es ?  L'anthropologue Marco Motta nous introduit aux enjeux et aux questions que suscite cette approche médicale différente. Le médecin Dr Javier Sanchis Zozaya nous présente quant à lui le modèle lausannois en oeuvre au CHUV. Marion Fresia, qui anime la table-ronde, nous amènera peu à peu à ouvrir de nouveaux possibles à Neuchâtel.

  17. 31

    Conviviabule 32 .- Et si les coopératives permettaient d'imaginer un futur plus collaboratif, écologique et joyeux ?

    Avec Yves Froidevaux, historien et co-fondateur d'une coopérative d'habitant-es. Les coopératives sont diverses (production, consommation, habitat…) et s’inscrivent dans une histoire de lutte pour l’émancipation. Yves Froidevaux revient sur leur émergence, dans un contexte de précarité forte, et sur les personnalités politiques, utopistes, qui les ont inspirées, comme Robert Owen et la coopérative modèle de Rochdale au XIXe siècle. Il décrit ensuite le contexte particulier de l’émergence de nouvelles coopératives participatives aujourd’hui : une crise écologique importante, et une société devenue très individualiste. Il lance des pistes sur comment elles pourraient contribuer à forger une société plus égalitaire, durable et joyeuse, à condition – peut-être – de changements politiques profonds. Et si.. ? 

  18. 30

    Conviviabule 31 - Et si on utilisait la force des groupes pour sortir de l'impuissance ?

    Avec Valérie Kernen, ex-journaliste, médiatrice formée en justice restaurative et intervenante en thérapie sociale. Et si on utilisait la force des groupes pour créer le monde de demain ? Pour prendre en compte la complexité des enjeux de notre société en mutation ? Pour réparer les torts suite à un crime ou un délit ? Pour rêver plus grand et plus intelligent ? Valérie Kernen est passionnée par les groupes et leur capacité à répondre aux défis de ce monde. Elle évoque ses inspirations et ce qu’elle a appris à travers les peuples autochtones qu’elle a côtoyés, les groupes de rencontres victimes-auteurs en prison ou ailleurs et les outils étonnants de la thérapie sociale, qui au-delà des bonnes intentions aident à dépasser les peurs, les violences relationnelles et augmentent le pouvoir d’agir ensemble au service d’un monde qui nous inspire.

  19. 29

    Conviviabule 29 - Et si on créait de la musique sans électricité?

    Avec Louis Jucker, musicien bricoleur à temps complet, lauréat du prix suisse pour la musique 2021, cofondateur du label Humus records et Loris Ruchet, créateur de Grand Voyage Records à Savièse, ingénieur-graveur indépendant.

  20. 28

    Conviviabule 25 - Et si on conviviabulait ?

    Pour marquer le 25e Conviviabule, Nathalie Ljuslin et Christopher Richard ont créé un podcast spécial consacré au… Conviviabule. Les trois sources d’inspiration du Conviviabule sont explorées : la Coopérative d’en face, habitat participatif qui a vu naître cette initiative et qui a incité à creuser la thématique du vivre-ensemble; le convivialisme, philosophie politique qui est à la source du nom et de la volonté de trouver des dénominateurs communs entre artistes, scientifiques et activistes en rupture avec le monde néolibéral, et pour finir le pouvoir de l’imagination de Rob Hopkins, qui nous a incité à commencer nos soirées par des « Et si… ? »

  21. 27

    Conviviabule 28 - Et si on arrêtait d'expulser des personnes de Suisse ?

    Avec Alex Da Costa militant à Droit de Rester. Contrairement à son image de pays à « tradition humanitaire », la Suisse procède chaque année à des milliers d’expulsions de personnes venues chercher l’asile sur son territoire. Membre de l’Espace Schengen et signataire des accords de Dublin, elle participe de ce fait pleinement au phénomène de durcissement des politiques migratoires européennes observé ces dernières années. Membre de l’association Droit de Rester à Neuchâtel, Alex Da Costa revient, à l’occasion de la Journée internationale pour l’élimination de la discrimination raciale, sur la campagne #StopDublinCroatie qui milite pour l’arrêt des renvois en Croatie, pays où de nombreuses personnes réfugiées ont subi de graves violences de la part de la police croate.

  22. 26

    Conviviabule 27 - Et si on reconstruisait la protection sociale pour toutes et tous ?

    Avec Véréna Keller, professeure honoraire à la Haute école de travail social et de la santé de Lausanne.  Denknetz est un think-tank socio-critique de gauche, constitué de milieux de la recherche et des sciences, des mouvements sociaux et de la politique. En 2009, il a publié un premier livre d’analyse des lacunes du système de protection sociale suisse et présenté des propositions de réorganisation en profondeur.  D’intenses discussions ont suivi et le résultat est la publication parue en 2022 :  « Reconstruire la protection sociale pour toutes et tous » (Allgemeine Erwerbsversicherung AEVplus). C’est ce modèle que présente Véréna Keller, modèle qui propose de simplifer, d’unifier et d’élargir les prestations sociales à la place de la multiplicité actuelle d’institutions et de services. 

  23. 25

    Conviviabule 1 - Et si on se mettait d'accord sur une nouvelle philosophie politique?

    Le sociologue Fabrice Plomb travaille depuis une vingtaine d’années sur les manières dont les questions économiques transforment la vie quotidienne, matérielle et subjective des individus. La question des jeunes, de leur insertion professionnelle, de leur socialisation économique, le lien entre travail et politique, les questions d’endettement et de financiarisation sont au cœur de ses recherches. Fabrice Plomb nous présente le « Second manifeste convivialiste » pour un monde post-néolibéral » signé par 300 personnalités de 33 pays différents, dont Alain Caillé, Susan George, Bruno Latour, Pablo Servigne et Noam Chomsky. Le convivialisme est la philosophie de l’art de vivre ensemble qui appelle à s’opposer sans se massacrer, à prendre soin de la nature et des humains. Le Second manifeste convivialiste énonce dans cet esprit cinq principes et un impératif. Ils ne tombent pas du ciel : ils animent en réalité toutes les personnes qui entendent bâtir un monde post-néolibéral à hauteur des défis de notre époque. Le Conviviabule est un lieu pour imaginer et agir en faveur d'un vivre-ensemble plus respectueux de l'humain et du vivant de manière plus large. www.conviviabule.ch.

  24. 24

    Conviviabule 2 - Et si l'entraide pouvait nous permettre d'envisager l'effondrement d'un monde ?

    Antoinette Rychner, autrice suisse, née en 1979 et diplômée de l’Institut Littéraire, écrit du théâtre et de la prose. Son premier roman, Le Prix, Buchet-Chastel, 2015, lui vaut un Prix suisse de littérature en 2016. Le deuxième, Après le monde, paraît en 2020, également chez Buchet-Chastel. Par ailleurs, elle produit des performances littéraires.  En s’appuyant sur deux de ses romans, « Après les monde« , post-apocalyptique et écoféministe  ainsi que sur  » Peu importe où nous sommes« , récit relatant le cancer de son fils de 6 ans, Antoinette Rychner explore la question de l’entraide et de la solidarité qui permettent de traverser plus sereinement les effondrements personnels et collectifs.  Le Conviviabule est un lieu pour imaginer et agir en faveur d'un vivre-ensemble plus respectueux de l'humain et du vivant de manière plus large. www.conviviabule.ch.

  25. 23

    Conviviabule 3 - Et si notre monde ne tournait plus autour des hommes ?

    Psycholinguiste expérimental et psychologue cognitif, Pascal Gygax s’intéresse à la manière dont nous dépassons le texte et/ou le discours pour former des représentations mentales.  Il participe régulièrement à des émissions de radio, donne des ateliers sur le langage inclusif et des présentations dans les écoles pour sensibiliser les enfants aux conventions sociales et à leur impact sur les comportements. Par une démonstration implacable, basé sur ses expériences à l’Univerisité de Fribourg, Pascal Gygax plaide pour un langage inclusif participant à la lutte pour l’égalité, notamment dans le choix des métiers des jeunes.  Le Conviviabule est un lieu pour imaginer et agir en faveur d'un vivre-ensemble plus respectueux de l'humain et du vivant de manière plus large. www.conviviabule.ch.

  26. 22

    Conviviabule 4 - Et si on s'appuyait sur le pouvoir de l'imagination ?

    Rob Hopkins est co-fondateur de Transition Network et Transition Town Totnes, et auteur de plusieurs livres. ll est également directeur fondateur de la New Lion Brewery à Totnes, la première brasserie 100 % communautaire du Royaume-Uni.. Pendant son temps libre, il jardine et fait des impressions sur lino. Cette intervention qui a eu lieu en contexte de confinement a eu lieu en visio, en collaboration avec le Réseau Transition Suisse Romande.  Dans le cadre de la sortie de son dernier ouvrage « From What is to What if  :  Et si… on libérait notre imagination pour créer le futur que nous voulons ? »», Rob Hopkins a présenté ses recherches autour de l’imagination au service de la Transition écologique et sociale lors de plusieurs conférences. Son discours réveille les passions et les envies de changement dans le contexte anxiogène de notre époque. En route vers de meilleurs lendemains à grands coups de « et si »… Le Conviviabule est un lieu pour imaginer et agir en faveur d'un vivre-ensemble plus respectueux de l'humain et du vivant de manière plus large. www.conviviabule.ch.

  27. 21

    Conviviabule 5 - Et si on construisait nos logements autrement ?

    Gilbert Woern est architecte à Bienne, directeur de 123architekten gmbh. Depuis 2009, il est président de la communauté d’intérêt "L'habitat coopératif 1930 et demain". Il réside également à titre personnel dans une coopérative à Bienne. Dans le cadre de La coopérative d'en face, projet d'habitat coopératif à Neuchâtel dont il a été l'architecte, Gilbert Woern présente l'histoire du logement coopératif.  En introduction de la présentation, Virginie Fasel Lauzon présente le quotidien à La coopérative d'en face.  Conviviabule en partenariat avec l'association PREAU. Le Conviviabule est un lieu pour imaginer et agir en faveur d'un vivre-ensemble plus respectueux de l'humain et du vivant de manière plus large. www.conviviabule.ch.

  28. 20

    Conviviabule 6 - Et si le patriarcat arrêtait de réchauffer le climat?

    Ellen Hertz est professeure d’anthropologie à l’Institut d’ethnologie de l’Université de Neuchâtel. Spécialiste des grands écarts, ses recherches portent sur l’anthropologie économique, du droit, du genre, de la Chine et du patrimoine. Elle travaille par ailleurs à promouvoir des formes alternatives de présentation et de restitution du savoir anthropologique. En partant de la dernière publication de Nouvelles questions féministes qu'elle co-dirige, Ellen Hertz explore non pas l'anthropocène ou le capitalocène, mais l'androcène.  Le Conviviabule est un lieu pour imaginer et agir en faveur d'un vivre-ensemble plus respectueux de l'humain et du vivant de manière plus large. www.conviviabule.ch.

  29. 19

    Conviviabule 7 - Et si on osait agir en réseau pour rendre la vie possible?

    Alex Aebi, biologiste, ethnologue et apiculteur, est professeur à l’Université à Neuchâtel. Il a fait partie de l’équipe de chercheurs qui ont publié un article dans Science montrant que 75% des miels du monde étaient contaminés par au moins un néonicotinoïde.  Partant de ses recherches publiées dans Scienceprouvant la présence de néonicoténoïdes dans les miels du monde entier, Alex Aebi explicite son parcours d’activisite-apiculteur.  Le Conviviabule est un lieu pour imaginer et agir en faveur d'un vivre-ensemble plus respectueux de l'humain et du vivant de manière plus large. www.conviviabule.ch

  30. 18

    Conviviabule 8 - Et si on croyait un peu moins ?

    Pascal Wagner est enseignant-chercheur en psychologie sociale et en statistique à l’Université de Fribourg. A la croisée de ces deux domaines, il s’intéresse plus particulièrement dans ses recherches aux croyances (notamment les croyances aux théories du complot, les croyances paranormales, mais aussi le racisme et le sexisme) et raisonnements quotidiens (représentations sociales, raisonnement logique). Se basant sur son livre « Psychologie des croyances aux théories du complot. Le bruit de la conspiration », Pascal Wagner-Egger décortique la mécanique du complotisme. Lʹenseignant-chercheur en psychologie sociale de lʹUniversité de Fribourg explique quʹil est très facile de tomber dans le panneau de la conspiration à lʹheure du mille-feuille informationnel. Le Conviviabule est un lieu pour imaginer et agir en faveur d'un vivre-ensemble plus respectueux de l'humain et du vivant de manière plus large. www.conviviabule.ch

  31. 17

    Conviviabule 9 - Et si on observait la colère qui monte ?

    Avec le photographe Christian Lutz  (né en 1973, vit et travaille à Genève), diplômé de l’ESA 75, Ecole Supérieure des Arts et de l’Image de Bruxelles. Il a reçu plusieurs prix. Son travail est exposé à travers le monde et régulièrement publié.  Un moment d’échange intimiste où Christian Lutz parle de son parcours, et de ses colères, de ses doutes, et parfois de son dernier livre Citizens.  Citizens propose une approche photographique saisissante des mouvements et phénomènes populistes de droite et identitaires à travers toute l’Europe, à l’heure de la crise financière et des réfugiés, du Brexit, de la pandémie de coronavirus et des bouleversements économiques et sociaux qui l’accompagnent. Une visite guidée à la Galerie C par Christian Egger a précédé le Conviviabule. Le Conviviabule est un lieu pour imaginer et agir en faveur d'un vivre-ensemble plus respectueux de l'humain et du vivant de manière plus large. www.conviviabule.ch

  32. 16

    Conviviabule 10 - Et si on commençait à penser de manière non binaire ?

    Avec Clém Künzler alias Klimte, qui joue avec les mots et la langue pour créer des tableaux ironiques et sensibles sur le monde qui l’entoure. Dans ses textes de slam, iel questionne la binarité de genre et ses impacts sur nos corps. Anthropologue, iel a publié le livre « Ateliers Drag Kings : voyages dans les genres». Clém Künzler présente son travail sur les ateliers drag kings, où le temps d’un après-midi des participant-e-x-s jouent avec des symboles et attributs masculins – postiches, maquillages et habits- afin d’explorer des ressentis et performer des masculinités.  Le Conviviabule commence par quelques slams. Le Conviviabule est un lieu pour imaginer et agir en faveur d'un vivre-ensemble plus respectueux de l'humain et du vivant de manière plus large. www.conviviabule.ch

  33. 15

    Conviviabule 11 - Et si on décidait collectivement autrement ?

    Avec Ginger Rosselm formatrice en gouvernance partagée, chez Paradigm 21, ainsi que formatrice en yoga du son. La gouvernance partagée ou distribuée est en rupture avec le modèle hiérarchique classique, Ce nouveau modèle d’organisation témoigne d’une tentative de (ré)enchanter le monde de l’entreprise par une attention accrue au cadre de travail. Ginger Rossel nous en présente les avantages et quelques outils de prise de décision.  Le Conviviabule est un lieu pour imaginer et agir en faveur d'un vivre-ensemble plus respectueux de l'humain et du vivant de manière plus large. www.conviviabule.ch

  34. 14

    Conviviabule 12 - Et si on mettait en place un monde convivialiste

    Avec François Gauthier, socio-anthropologue des religions. Né et formé au Québec (PhD Sciences des religions, UQAM), il est à présent professeur de Sciences des religions à l’Université de Fribourg depuis janvier 2013. François Gauthier, l’un des 300 signataires du Second Manifeste Convivialiste, aux côtés de Susan George, Noam Chomsky, Alain Caillé ou Pablo Servigne, présente pourquoi les idéologies du siècle passé n’ont pas su répondre aux défis contemporains.  Le Conviviabule est un lieu pour imaginer et agir en faveur d'un vivre-ensemble plus respectueux de l'humain et du vivant de manière plus large. www.conviviabule.ch

  35. 13

    Conviviabule 13 - Et si on s'inspirait des expériences ZADistes ?

    Avec la photographe Nora Rupp. Elle s’est lancée dans la photographie militante avec l’exposition un « Corps à soi » aux réflexions féministes. Avec son projet « Cabanes des possibles » elle explore d’autres modes de vivre ensemble respectueuses du vivant. 27 images de ce projet sont actuellement visibles au Musée d’ethnographie de Neuchâtel dans le cadre de l’exposition « L’impossible sauvage ».  Durant les 165 jours de l’occupation du Mormont à Eclépens (octobre à mars 2020-2021), Nora Rupp s’est immergée et a photographié la vie communautaire de l’intérieur de la ZAD (Zone à Défendre) installée sur la colline. Elle s’est intéressée aux expérimentations d’autres façons d’habiter et vivre ensemble. D’après elle « Une ZAD est un moyen collectif, inclusif et expérimental de défendre les écosystèmes qui nous font vivre. Mais c’est aussi une Zone à Décrire; un lieu vivant où expérimenter de nouveaux modes de vie en commun, de nouveaux rapports à l’habitat, à la création et à la nature. Le Conviviabule est un lieu pour imaginer et agir en faveur d'un vivre-ensemble plus respectueux de l'humain et du vivant de manière plus large. www.conviviabule.ch

  36. 12

    Conviviabule 14 - Et si on écoutait notre coeur pour créer de l'intelligence collective ?

    Avec Céline Erard, qui a eu de nombreuses expériences du collectif : par exemple dans une organisation de jeunesse, dans le comité de Bénévolat Neuchâtel, au sein de la direction du CSP Vaud. Elle a même participé à un congrès international de l’intelligence collective. Le collectif, c’est en quelque sorte sa passion et elle vient la partager ! Partant d’échanges avec le public, et se basant sur les théories de Robert Dilts, Céline Erard définit l’intelligence collective, qui est bien plus que l’addition de plusieurs intelligences individuelles, comme le résultat d’une pointe de magie et de quelques ingrédients. L' »état coach » (centré, connecté, hospitalier) la favorise, contrairement à l' »état crash » (hostile, réactif, isolé) qui l’empêche. Céline Erard encourage à adopter des posture d’ouverture et de résonance permettant de bénéficier des points de vues et des expériences différentes. Le Conviviabule est un lieu pour imaginer et agir en faveur d'un vivre-ensemble plus respectueux de l'humain et du vivant de manière plus large. www.conviviabule.ch

  37. 11

    Conviviabule 15 - Et si on mettait en place un système économique vraiment écologique ?

    Avec Leonie Lalive et Grégoire Mottet. Ils font partie du groupe System Change de la Grève du Climat. Ces jeunes qui ont la vingtaine sont convaincu-es que c’est le système, en particulier économique, qu’il faut changer. Engagé-es dans l’organisation de manifestations, de réflexions et de partages de connaissance, c’est leur manière de lutter pour un monde meilleur. Face à l’économie actuelle qui cause crises écologiques et sociales, quel nouveau système imaginer ? Le groupe « System change » de la Grève du Climat a travaillé plusieurs mois à la formulation de propositions pour une alternative économique concrète pour la Suisse, écologique et démocratique. Ce travail a abouti à l’écriture  d’un texte détaillant des idées d’alternatives actuelles a été présenté lors de ce Conviviabule.  Coopératives d’employé-es, banques indépendantes soutenant  les décisions démocratiques et garantie d’emploi sont quelques-uns des thèmes abordés. 

  38. 10

    Conviviabule 16 - Et si on changeait de monde avec le Revenu de Base Inconditionnel

    Avec Kalina Anguelova, journaliste pour différents médias suisse-romands et illustratrice, et Oswald Sigg, économiste et sociologue. Il a été vice-chancelier et porte-parole du Conseil fédéral. Les deux sont membres du comité de la deuxième intiative populaire pour un Revenu de base inconditionnel en Suisse.  Cinq ans après un « non » net dans les urnes, un comité non partisan a lancé en septembre 2021 une deuxième initiative populaire pour un revenu de base inconditionnel. (RBI). En ces temps de coronavirus, de crise climatique et d’automatisation des emplois, l’objectif de cette initiative est de garantir des moyens de subsistance pour toutes les personnes établies en Suisse et de mettre en place une économie au service des personnes, ainsi que de reconnaître à sa juste valeur le travail indispensable à notre société comme les soins familiaux et extrafamiliaux et le bénévolat, tâches souvent assumées par des femmes. Kalina Anguelova et Oswald Sigg nous annoncent l’enterrement de cette initiative, décision prise le matin m^me, et explorent les questions soulevées par cette thématique (rapport au travail, notion de paresse, financement par une micro-taxe…). Le Conviviabule est un lieu pour imaginer et agir en faveur d'un vivre-ensemble plus respectueux de l'humain et du vivant de manière plus large. www.conviviabule.ch

  39. 9

    Conviviabule 17 - Et si on démocratisait la démocratie ?

    Steven Tamburini est un ancien gréviste du climat très engagé. Pour faire face au sentiment d’impuissance, il a créé avec trois autres personnes, le mouvement citoyen AG!SSONS qui vise à construire une plateforme d’action citoyenne massive permettant notamment de lancer des vagues d’initiatives populaires autour d’un plan de changement de société. S’appuyant sur de nombreuses réflexions stratégiques autour de la constitution d’alternatives politiques, comme celles d’Aurélie Trouvé de la France insoumise, du mouvement espagnol Podemos, de Sunrise mouvement aux Etats-Unis ou encore des actions de grève de Jane Mc Alevey, Steven Tamburini présente les fondements du mouvement citoyen AG!SSONS qui vise à faire face à la triple urgence climatique, sociale et démocratique. Dans le canton de Vaud, ce mouvement a lancé une consultation populaire afin d’identifier les initiatives populaires prioritaires. Le mouvement met également beaucoup d’énergie à la création de chambres citoyennes populaires tirées au sort. Steven Tamburini espère que de nombreuses et nombreux citoyen-nes se mobiliseront dans les autres cantons également, y compris à Neuchâtel, pour faire remonter leurs préoccupations.  Le Conviviabule est un lieu pour imaginer et agir en faveur d'un vivre-ensemble plus respectueux de l'humain et du vivant de manière plus large. www.conviviabule.ch

  40. 8

    Conviviabule 18 - Et si on instaurait un revenu de transition écologique à Neuchâtel ?

    Avec Sophie Swaton, philosophe et économiste, maîtresse d’enseignement et de recherche à l’Université de Lausanne, est également présidente de la fondation Zoein et surtout conceptrice du Revenu de Transition écologique. Ayant réalisé sa thèse sur l’allocation universelle (revenu de base inconditionnel aujourd’hui), elle en a gardé les idées principales pour inventer un concept répondant aux besoins des personnes précaires et tenant compte des limites planétaires. Partant de l’hypothèse que le social et l’écologie sont liés, et que l’on ne manque pas de travail mais d’emplois rémunérés, le Revenu de transition écologique (RTE) se veut un outil pour accélérer les transitions, qu’elles soient écologiques, démocratiques ou sociales. Le RTE a trois composantes : un revenu pendant la période de transition, un accompagnement et un accès à la formation et une adhésion à une structure démocratique (coopérative de transition écologique) qui permet  une mise en réseau et une sortie des silos. Après nous avoir transmis les fondements théoriques du RTE, elle nous présente les initiatives actuelles en France et dans les cantons de Genève et de Vaud, avant de terminer sur des questions ouvertes concernant le canton de Neuchâtel.  Le Conviviabule est un lieu pour imaginer et agir en faveur d'un vivre-ensemble plus respectueux de l'humain et du vivant de manière plus large. www.conviviabule.ch

  41. 7

    Conviviabule 19 - Christopher Richard - système santé

    Avec Christopher Richard, médecin-chef adjoint au département des urgences au Réseau Hospitalier de Neuchâtel (RHNE). Il se dit « en transition », remettant en question des fondamentaux de la médecine allopathique. Il fait également partie de Doctors for Extinction Rebellion, est animateur d’ateliers santé-Nature et a initié un mouvement vers de la gouvernance partagée au sein de son service hospitalier. Partant de son parcours personnel de médecin passionné par les défis posés par son métier, Christopher Richard partage des constats personnels et des faits mis en avant par les sciences pour questionner le sens d’une médecine qui investit prioritairement en « fin de parcours » et non dans les facteurs de risque, principalement sociaux et environnementaux. Il questionne également une médecine qui, tout en aggravant la crise climatique, semble aveugle aux véritables crises sanitaires à venir. En sollicitant le public pour imaginer une autre médecine, il termine avec quelques pistes et un peu d’espoir.  Le Conviviabule est un lieu pour imaginer et agir en faveur d'un vivre-ensemble plus respectueux de l'humain et du vivant de manière plus large. www.conviviabule.ch

  42. 6

    Conviviabule 20 - Et si le procès pénal était utilisé comme outil militant ?

    Avec Marie Desaules, doctorante à l’Université de Neuchâtel, en chaire de droit pénal et criminologie. Elle réalise une thèse sur l’utilisation du droit par les activistes climatiques et plus particulièrement leurs procès.  Elle a également de l’expérience en tant que militante, dans les mouvements  climatique et féministe.    Le mouvement climatique utilise le droit comme outil militant depuis de nombreuses années. Dans les années 2000, le nombre de contentieux climatiques contre des gouvernements  ou des entreprises privées n’ont cessé d’augmenter jusqu’à devenir une stratégie militante en tant que telle. Depuis 2018, des militantes et militants se sont de plus en plus retrouvés devant les tribunaux pénaux et ceux-ci ont parfois tenté d’utiliser leur procès comme une plateforme stratégique pour, à nouveau, faire entendre leurs revendications. Marie Desaules dresse un tableau de l’activisme légal en Suisse et analyse  les choix des activistes et de leurs avocat-es, pour tenter de déterminer  quelles sont leurs stratégies légales et extralégales, en amont et tout au long de la procédure pénale.  Le Conviviabule est un lieu pour imaginer et agir en faveur d'un vivre-ensemble plus respectueux de l'humain et du vivant de manière plus large. www.conviviabule.ch

  43. 5

    Conviviabule 21 - Et si on lecture-canapait?

    Avec Robin Corminboeuf (1991), rédacteur en chef de 360° – le magazine queer suisse. Il a un master en sociologie et est désormais également écrivain. Avec son premier roman présenté ici « Un été à M. », édité dans la collection Grattaculs « Ecrits LGBTQIA+ » chez Paulette Editrice, il signe un texte sensible et inspiré de sa propre histoire. Dans le cadre d’une collaboration avec Les lecture-canapé de l’Association Divan Dimanche, l’écrivain romand Robin Corminboeuf partage des extraits de son premier romain « Un été à M. » en dialogue avec Marie Wanert, de l’association La Ligne. Le décor de son livre ? Les plantations de tabac de la Broye, une exploitation familiale. Le héros ? Un adolescent de 17 ans qui aide ses parents, tout en travaillant dans une station-service. Il redoute le jour où sa famille et le village découvriront qui il est vraiment, qui il aime, qui il désire… un garçon rencontré par Internet. Tandis que les ouvriers polonais cueillent le tabac en plein été, le jeune homme vit un amour clandestin (Paulette éditrice, 2023). Robin Corminboeuf a également un master en sociologie et est très engagé sur les thématiques LGBTQIA+. Le Conviviabule est un lieu pour imaginer et agir en faveur d'un vivre-ensemble plus respectueux de l'humain et du vivant de manière plus large. www.conviviabule.ch

  44. 4

    Conviviabule 22 : Et si on voyageait léger ?

    avec Fanny Howald, qui a parcouru quelques parties du monde en train, auto-stop et aujourd’hui l’explore à vélo. Depuis qu’elle a découvert le cyclo-voyage, elle transmet sa passion aux jeunes grâce à Défi vélo, par des conférences comme à Festivélo ou en organisant des camps De retour d’un cyclo-voyage de trois mois seule au Japon, Fanny Howald nous parle des peurs qui ont précédé sa décision, et comment elle a disséqué « son mammouth de la procrastination ». Elle partage les différentes légèretés qu’elle a découvertes au fur et à mesure de son aventure, dans les rencontres, dans l’amitié, dans l’organisation, dans ses choix, dans sa tête… Partie du Sud du Japon, elle a rejoint le point le plus au Nord de ce pays, sans avoir de parcours préétabli, voguant au gré des rencontres, de l’esprit  ichigo ichie (le carpe diem à la japonaise), de ses envies et des recommandations des personnes rencontrées. Un Conviviabule plein d’émotions et d’authenticité qui permet de découvrir un pan de la Fanny-vélo-sophie !   Le Conviviabule est un lieu pour imaginer et agir en faveur d'un vivre-ensemble plus respectueux de l'humain et du vivant de manière plus large. www.conviviabule.ch

  45. 3

    Conviviabule 23 :Et si on réduisait la pollution aux micro-plastiques ?

    Avec Anne-Laure Maire, biologiste & Marion Jaussi, docteure en microbiologie, toutes deux passionnées par l’eau.  Partant de l’absurdité de la patinoire en plastique de Neuchâtel, supposée être écologique, Marion Jaussi suit une particule de micro-plastique dans son parcours dans les airs, le sol et l’eau. Elle nous fait prendre conscience que les micro-plastiques sont dorénavant présents partout : de l’air que nous respirons, aux végétaux que nous mangeons jusqu’aux êtres vivants évoluant dans la fosse de Marianne à 11km sous l’eau ! Anne-Laure Maire explore les sources de ces plastiques : vêtements, construction, pneus, cosmétiques, emballages à usage unique … pour essayer de cerner les pistes d’actions. Après avoir cité les directives et traités qui s’annoncent au niveau international et européen, elles ouvrent la discussion avec le public présent : quelles actions individuelles et collectives pourrait-on imaginer ?  Le Conviviabule est un lieu pour imaginer et agir en faveur d'un vivre-ensemble plus respectueux de l'humain et du vivant de manière plus large. www.conviviabule.ch

  46. 2

    Conviviabule 24- Et si on créait un lieu de santé communautaire et durable ?

    Avec Johanna Sommer, médecin généraliste, professeure à l’Université de Genève, responsable du cursus en santé planétaire, et co-fondatrice de la maison de santé de Meinier.   Après la projection du film « Château en Santé », présentant une maison de santé dans un quartier très précarisé de Marseille, Johanna Sommer présente le projet dans lequel elle a été impliquée dans la région de Genève, la maison de santé de Meinier qui a ouvert ses portes 6 mois plus tôt.   Partant des constats d’une population vieillissante, du découragement des jeunes médecins qui ne trouvent plus de sens dans leur métier, des coûts de la santé et de l’impact environnemental du système de santé suisse, Johanna Sommer nous encourage à redonner sa place à la médecine de proximité avec une équipe interprofessionnelle.   Elle présente la maison de santé de Meinier, ouverte récemment, qui oeuvre en gouvernance partagée, et met la qualité du soin, la coordination, la promotion de la santé et l’éco-responsabilité au coeur de son action.  Le Conviviabule est un lieu pour imaginer et agir en faveur d'un vivre-ensemble plus respectueux de l'humain et du vivant de manière plus large. www.conviviabule.ch

  47. 1

    Conviviabule 26 - Et si on abolissait le mariage ?

    Avec Sabrina Burgat, avocate spécialiste en droit de la famille, professeure ordinaire à la Faculté de droit de l’Université de Neuchâtel et son assistant doctorant, Michael Saul. Partant de différentes critiques féministes de l’institution juridique du mariage  (renforcement du modèle de monogamie, le sentiment de  possession de l’autre pouvant encourager des violences conjugales, l’importance donnée à la procréation,…), Sabrina Burgat et Michael Saul considèrent que le mariage est l’institution juridique la plus importante de l’ordre patriarcal. Iels se posent la question des avantages du mariage en le comparant avec le concubinage et constatent les privilèges, notamment en matière d’impôts ou de protection sociale, quand il est favorable au maintien du modèle patriarcal (homme pourvoyeur, femme au foyer). Sabrina Burgat et Michael, dans un joli dialogue et dans une posture de positionnement personnel – rare dans le domaine du droit- se posent la question de l’abolition du mariage et n’arrivent pas exactement aux mêmes conclusions. 

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Vous avez mal au monde, vous sentez que ça ne tourne pas rond sur cette planète, vous oscillez peut-être entre colère et impuissance face à la tâche. Mais vous souhaitez au plus profond de vous-même changer de cap, aller vers un vivre-ensemble plus respectueux du vivant humain et non-humain, un demain solidaire et résilient… Le Conviviabule, ce sont des rencontres en vrai, et rediffusées sous forme de podcast, une fois par mois, avec des personnes inspirantes, artistes, scientifiques, militantes et militants qui imaginent, explorent, vivent déjà aujourd’hui les pistes d’un futur désirable.

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