Culture Pixelle

PODCAST · arts

Culture Pixelle

Culture Pixelle – Le podcast qui interroge l’impact du numérique dans la cultureune aventure portée par Marie Picard et emmanuel vergès.Chaque semaine, 30 minutes de conversation avec un·e invité·e de choix pour explorer ensemble l’impact du numérique dans nos pratiques culturelles, médiatique et créatives.Ici, le numérique n’est pas seulement une affaire de technologies, ce n’est pas que capitaliste, polluant, addictif… mais c’est aussi coopératif, créatif et démocratique.Culture Pixelle est un espace d’échanges pour partager des expériences, faire de la veille, réfléchir de manière critique et politique et prendre une longueur d’avance.Le pari : vous faire faire un pas de côté pour mieux comprendre la puissance et les limites de ces outils, et imaginer ensemble de nouveaux usages.📻 En direct : chaque jeudi du mois à 17h30 sur Radio Grenouille 88.8 et en web radio🔁 En rediffusion : le mercredi à 13h🎧 En podcast : à écouter et binger sur toutes les plateformes et sur Instagram

  1. 48

    Culture Pixelle #47 - Reclaim the future, avec Mieke Renders et Laura Camacho

    Cette semaine, Culture Pixelle est en anglais, parce que La Friche Belle de Mai accueille la 101e rencontre de Trans-Europe Halles, réseau européen de centres culturels dans des friches industrielles, fondé en 1983, aujourd'hui présent dans 43 pays. Le thème de cette édition : Imagine Within Limits pour questionner ce que l’on peut faire quand les modèles s'effondrent, les ressources se raréfient, et que la planète nous envoie ses signaux d'alarme depuis bien longtemps ?Autour des micros, Mieke Renders, déléguée générale de Trans-Europe Halles, et future responsable de la Capitale Européenne de la Culture 2029 à Kiruna en Laponie, et Laura Camacho, facilitatrice de transformation artistique sur le projet CTM — Cultural Transformation Movement. Deux voix, deux géographies et deux manières d’agir pour une même conviction : transformer, oui, mais ensemble !« They are creating bubbles of hope, bubbles of a new imagined future that is very interdisciplinary, transdisciplinary… They reinvent their communities, their neighborhoods, their cities, by seeing a potential in these abandoned, once thriving factories or places. »L'image des “bulles d'espoir” de Mieke pour définir les centres culturels en friches, illustre qu’ils ne sont pas des refuges mais des laboratoires de réinvention collective, des espaces safe pour agir et penser. Des lieux naissent du militantisme et se professionnalisent dans le chaos, pour finir par changer le regard d'une ville sur elle-même. Ce qui était rebut industriel devient ressource commune. Ce mouvement-là, c'est l'histoire même de la Friche Belle de Mai, et de tant d’autres friches à Marseille !« Who is owning that future? Historically, who has done science fiction globally? From Western societies. And if we don't own that future, then the dynamics of silencing would be repeated. »Et dans cette réinvention, on parle beaucoup d’imaginaires, de récit. Laura porte un travail prospectif avec des artistes, en posant au coeur de cette réflexion, non pas seulement les formes, mais surtout qui les porte. L'Afrofuturisme, le futurisme arabe, les imaginaires du Sud global, ne sont pas des curiosités exotiques, ce sont des  actes de résistance épistémique. Si les futurs sont toujours imaginés depuis les mêmes centres, les mêmes cultures, les mêmes privilèges, alors la transformation reste esthétique. Pas politique. Changer le présent, c'est d'abord contester qui a le droit de rêver l'avenir.« What we have to shift is the context, and not the community. »Dans les débats sur la représentation et l'inclusion, on demande souvent aux communautés marginalisées de s'adapter, de faire un effort, de rentrer dans le cadre. Laura inverse le raisonnement : c'est le cadre qui doit bouger. Chaque personne, artiste, actrice ou acteur culturel, habitante d'une friche, possède une agentivité, petite ou grande. Le projet CTM part de là : non pas changer les gens, mais changer les conditions dans lesquelles ils peuvent agir.Changer les conditions c’est peut etre envisager les lieux culturels comme des quatrième lieux. Mieke nous a partagé ce concept qui lui est important. Après le travail, le foyer, et le tiers-lieu, ce Quatrième lieu est celui où l'on ne vient  plus consommer que de la culture mais où la culture fait émerger un sens commun, là où les religions s'effacent, là où les liens se refont différemment, dans de nouvelles conditions, là où les friches se réinventent. Pas un programme ou un dispositif. Mais peut-être la prochaine étape pour les centres culturels : devenir des lieux où l'on refait monde, ensemble, à nos propres mesures.

  2. 47

    Culture Pixelle #46 - Réapprendre la démocratie à l'ère des plateformes, avec Olivier Schulbaum

    Il y a deux semaines, on recevait dans Culture Pixelle, Olivier Schulbaum, directeur stratégique de la Fondation Platoniq, basée entre Barcelone et Palma de Majorque. On se connaît avec Olivier depuis longtemps, où Platoniq gravait des CD de musique libre et installait un émetteur FM dans une Burn Station à la Friche Belle de Mai pour discuter des droits d’auteurs, de la circulation des oeuvres et de la régulation des échanges sur Internet. Vingt ans plus tard, la question posée n'a pas changé, mais elle s'est déplacée : comment les outils numériques peuvent-ils servir la démocratie plutôt que chercher à l’automatiser ?Platoniq, c'est un projet singulier et inédit : un label devenu laboratoire de cultures et de numérique, qui développe des outils pour incarner les idéaux collectifs, coopé”ratifs et participatifs de l’Internet. Ils et elles ont développé Goteo, plateforme de crowdfunding solidaire et citoyen ou Decidim, plateforme de coopération et de participation citoyenne déployées dans plus de 400 villes. Et maintenant Platoniq développe, sur ces bases, une école de la créativité et de la démocratie. Parce que la participation ne se décrète pas dans du code, elle se construit dans des personnes, des territoires, des cultures, et des dynamiques de politique locale.« Ce qu'on traite vraiment maintenant, c'est un peu comment réapprendre la démocratie à l'ère des plateformes. »Pas reconstruire. Pas inventer. Réapprendre. La démocratie n'a pas disparu, mais elle a été transformée en protocole, confiée à des interfaces publiques comme privées qui optimisent l'engagement plutôt que la délibération. Le travail de l’équipe de Platoniq cherche à démontrer qu’une même infrastructure numérique peut produire des effets radicalement opposés selon qui la conçoit, avec qui, et depuis quel terrain.« La créativité doit s'appliquer sur absolument toutes les phases des processus démocratiques. »Les assemblées citoyennes produisent des recommandations, les décideurs les « technifient », et tout le côté émotionnel, la motivation, la légitimité construite collectivement, s'évaporent. Platoniq ne fait pas de beaux ateliers participatifs, mais conçoit pour cela l'https://platoniq.net/es/projects/escuelab/, pensée pour les 16–29 ans, qui articule délibération, théâtre législatif, badges de compétences pour se former aux compétences démocratiques. « Dans le futur, vu la menace de l'IA sur le travail intellectuel, c'est le moment idéal pour développer des capacités d'imagination sur les démocraties. »L'IA automatise le travail cognitif de masse. Ce qui résiste à l'automatisation, ce qui ne peut pas être délégué à une machine, c'est précisément la capacité à délibérer ensemble, à construire du commun, à imaginer d'autres formes de gouvernance. C'est maintenant qu'il faut former à ça. Pas dans dix ans, quand les bifurcations seront déjà figées.

  3. 46

    Culture Pixelle #45 - Se retrousser les manches avec Chloé Sondervorst

    Cette semaine dans Culture Pixelle, nous recevions Chloé Sondervorst, réalisatrice à Radio-Canada, chroniqueuse et conférencière.À la croisée du journalisme, de la médiation et des cultures numériques, elle explore depuis plusieurs années les usages de l’intelligence artificielle — avec une approche qui résonne beaucoup avec Culture Pixelle : aborder les impacts culturels des outils dans nos sociétés, nos quotidiens, nos métiers … une approche profondément incarnée sur différents terrains médiatiques : médias publics, conférences, mais aussi et surtout les réseaux sociaux — notamment TikTok — qu’elle utilise comme un véritable espace de dialogue et d’élaboration commune pour accompagner à se forger un regard critique sur le numérique. Un espace pour construire, avec celles et ceux qui écoutent, scrollent, likent, repostent, commentent … des nouveaux savoirs sur ces objets, leurs intentions et leurs usages. Car pour Chloé, comprendre la technologie, c’est d’abord accepter une forme de tension :« J’essaie de trouver un équilibre entre la perspective critique, les questions qu’on pose et la curiosité… cette tension est constitutive de notre rapport à la technologie. »Une posture précieuse à l’heure où les outils numériques s’imposent dans nos vies. Ni fascination naïve, ni rejet systématique : mais un effort constant pour tenir ensemble complexité et accessibilité.Dans cet équilibre, les plateformes deviennent alors des terrains d’action. Non pas seulement des espaces de diffusion, mais des lieux à investir, à détourner, à réinterpréter.« Le défi, c’est de sentir ce qui va pouvoir être amplifié, et d’en profiter comme un cheval de Troie pour amener des questions critiques. »Une stratégie qui consiste à utiliser les logiques mêmes des algorithmes pour ouvrir des brèches dans les récits dominants. Une stratégie pour essayer de rendre découvrable d’autres récits. Car derrière les usages, la réalité est que l’intelligence artificielle n’est pas neutre. Elle s’inscrit dans des rapports de pouvoir, économiques, politiques, géopolitiques.« L’IA s’inscrit dans des structures de pouvoir… elle peut renforcer des déséquilibres en concentrant du pouvoir dans les mains de certains. »Dès lors, la question n’est plus seulement technologique. Elle devient profondément politique : qui conçoit ces outils, pour quels usages, et au service de qui ? Loin d’un discours fataliste, l’épisode ouvre aussi une perspective : celle de l’action. Individuelle et collective.« On a beaucoup plus de pouvoir que ce qu’on pense parfois… il faut être partie prenante. »Se retrousser les manches, donc. Expérimenter, comprendre, discuter, détourner. Refuser la seule condition de spectateur dont l’attention a été capté par le design des applis  face à des transformations qui nous concernent toutes et tous.Un épisode pour reprendre la main sur les récits et les usages que la technologie participe à produire et diffuser.

  4. 45

    Culture Pixelle #44 - Quand les langues résistent aux plateformes avec Juliette Minvieille et Vincenç Javaloyès

    Cette semaine dans Culture Pixelle, nous étions en direct de Babel Music XP à Marseille, hub méditerranéen des musiques du mondes. À cette occasion, nous recevions Juliette Minvielle, artiste et musicienne, et Vincenç Javaloyès, de l’Office public de la langue occitane, l’OPLO.L’occasion de revenir à Culture Pixelle sur un de nos dada : la place des langues minoritaires dans les politiques culturelles, et ce que les infrastructures numériques globalisées nous permettent de faire comme pas de côté sur ces questions !« Tous les outils technologiques, tous les algorithmes, toutes les plateformes sont configurés pour les langues dominantes. »Derrière l’apparente neutralité du numérique, se joue une hiérarchie des langues, des cultures, des récits que l’on a décrypté avec Vincenç Javaloyès. Mais en même temps, il n’y a jamais eu autant de diversité culturelles et linguistiques en ligne, des blogs 2.0 à wikipédia en passant par les réseaux sociaux. Le travail des institutions, comme l’OPLO, et des créateurs consiste à chercher à garantir des espaces d’existence. Car une langue ne survit pas seulement dans les livres ou les écoles — elle vit dans les usages, dans les interactions, dans les espaces où elle devient naturelle.« Pour qu’une langue soit parlée, il ne faut pas juste la connaître, il faut être dans des espaces sociaux où c’est normal de la parler. »Et aujourd’hui, ces espaces sont aussi numériques. Les réseaux sociaux, les plateformes, les outils de diffusion deviennent des lieux où les langues peuvent circuler, se transformer, toucher de nouveaux publics — bien au-delà de leur territoire d’origine.Juliette Minvielle incarne cette autre voie : celle d’une création située, incarnée, non revendicative mais profondément engagée.« Je suis dans une implication, je ne suis pas dans une revendication. »Juliette qui investit Instagram et autres plateformes pour faire vivre, diffuser, partager un musique qui réactualise la langue occitane dans notre modernité digitale. Avec elle, dans un monde numérique standardisé, les langues minoritaires ne résistent pas seulement — elles inventent d’autres manières de faire monde, d’autres manières de créer du commun. A découvrir le travail des geeks du Congrès de la Langue Occitane, Lo Congrès, pour alimenter en occitan les bases en ligne et de l’IA ! Et le dernier clip de Juliette Minvieille pour annoncer La Passem, une course linguistique et festive en territoire de Gascogne. 

  5. 44

    Culture Pixelle #43 - Observer le présent pour ouvrir les futurs avec Alexia Mathieu

    Dans ce nouvel épisode de Culture Pixelle, nous recevions Alexia Mathieu, chercheuse en expérience utilisateur et responsable du Master Media Design à la HEAD la Haute Ecole d’Art et de Design de Genève. Une conversation qui questionne le lien entre design et transformations numériques ? Et ce qui, dans le design, pour nous accompagner à cheminer vers des futurs alternatifsPour Alexia Mathieu, le design n’est pas seulement une affaire d’interface ou d’esthétique. C’est d’abord une pratique d’observation du monde. Une manière de regarder les gestes ordinaires, les habitudes invisibles, les usages quotidiens pour y repérer les transformations en cours.« Pour moi, ce qui est au cœur de tout ça, c’est l’observation : comment on observe les personnes, comment on les interroge sur des habitudes, des choses qu’elles ne savent pas forcément qu’elles font tous les jours. »Observer les micro-gestes du quotidien, comprendre les usages, écouter les contradictions : c’est à partir de ce terrain que peuvent émerger de nouvelles formes d’interaction avec la technologie. Un design qui ne part pas des machines, mais des vies.Mais dans la réalité, le design est pris dans des structures économiques et industrielles très puissantes. « Le design est fondamentalement capitaliste, mais je pense qu’on peut amener d’autres manières de faire dans le design. »Faire autrement, c’est ouvrir prendre le design comme un observatoire lui-même à l’articulation d’autres disciplines, d’autres imaginaires — la science-fiction, les sciences sociales, les pratiques artistiques — et situé, au coeur de de contextes concrets où les technologies prennent forme, où les outils sont utilisés.A ce stade, nous avons évoqué le parcours et les travaux de Nicolas Nova, qui avait oeuvré dans ce même département et avait initié cette idée du design comme pratique de futurs possibles.« L’idée n’est pas de prédire le futur, mais de proposer des alternatives pour décider ou non d’aller vers ce futur-là. »Une phrase qui résonne particulièrement avec l’esprit de Culture Pixelle et de nos récentes expériences à l’Ososphère à Strasbourg où nous avons ouvert un espace de dialogue avec le futur. Les transformations technologiques actuelles ne transforment pas seulement nos outils et nos conditions de production : elles transforment en profondeur nos capacités et nos possibilités de produire des récits, de partager des imaginaires, et de reconcevoir nos manières de vivre ensemble. Le rôle du design — comme celui de l’art — sera peut-être justement de rendre visibles les bifurcations possibles. Les derniers travaux d’Alexia portent sur le textile dans les jeux vidéos. Un espace pour habiller le jeu et jouer le vêtement !Un épisode à écouter pour prendre le numérique comme une matière à observer, raconter et réinventer.

  6. 43

    Culture Pixelle #42 - Le futur n’est pas technologique, il est artistique, avec Thierry Danet

    Cette semaine dans Culture Pixelle, nous recevions Thierry Danet, directeur du festival Ososphere et président de La Laiterie. Depuis Strasbourg, il fabrique depuis plus de vingt ans un projet singulier : croiser musiques électroniques, arts numériques, urbanisme et récit territorial. Il a exploré différents lieu de la ville, les a ré-ouvert à la ville disent certains. Aujourd’hui, il se reconcentre sur le quartier de la Gare avec la réhabilitation de la Laiterie. Il a engagé, avec cette édition du festival, une conversation avec le futur pour nous conduire tout tranquillement, et avec souffle et sens, vers demain !  Ososphère n’est pas simplement un festival. C’est une manière d’habiter la ville autrement. Investir des friches, ouvrir des lieux inattendus — du port du Rhin à la gare — et créer des espaces temporaires où la technologie devient sensible, collective, expérimentale.À l’origine du projet, une intuition simple : les transformations technologiques ne peuvent pas être comprises uniquement par les ingénieurs ou les politiques. Elles nécessitent d’autres regards. Et qui mieux que les artistes qui ont participé à fonder ces technologies, pour nous éveiller. « À un moment, on va avoir bien besoin des artistes pour nous donner des clés de perception sur le monde dans lequel on vit. »Depuis ses débuts dans les années 2000, Ososphère nous accompagne dans une société “en régime numérique” en invitant les artistes à explorer ses imaginaires, ses tensions et ses promesses, directement dans la ville.« On voulait inventer une forme qui vienne s’intercaler dans la ville et réagir en temps réel à notre perception de cette évolution. »À Strasbourg, ville-carrefour au cœur de l’Europe, ce dialogue entre art, territoire et technologies prend une dimension particulière. Le festival devient alors un laboratoire urbain : un moyen d’explorer les transformations de la ville avant même que les projets d’aménagement ne les figent.Mais pour Thierry Danet, ce travail artistique se joue aussi dans un rapport subtil aux institutions. Ni complètement à l’extérieur, ni totalement intégré.« Nous sommes un artefact dans ces systèmes, et on espère que le fait d’y rester va faire évoluer ces systèmes. »Les festivals, les artistes et les lieux culturels peuvent agir comme des artefacts dans la ville, des objets sensibles capables de déplacer les imaginaires collectifs.

  7. 42

    Culture Pixelle #41 - L’éthique comme infrastructure avec Thomas Jacobsen d'Infomaniak

    Cette semaine dans le live de Culture Pixelle, nous recevons Thomas Jacobsen, directeur communication et marketing d’Infomaniak, hébergeur éthique et écologique basé à Genève.À Radio Grenouille, on les connait bien : toutes les datas de la radio sont chez eux. Cet échange était donc une deuxième plongée dans le back-office du web mondial, après notre épisode consacré aux data centers marseillais. Et cette fois-ci, cap sur la Suisse.Infomaniak, c’est une histoire presque artisanale : celle d’un club informatique passionné devenu l’un des grands hébergeurs européens du web, du cloud et de l’IA. Une trajectoire qui raconte aussi une autre manière de penser le numérique : locale, durable, souveraine.« Aujourd’hui, ce qui est fondamental, ce n’est pas de décrire de belles phrases, mais d’en avoir les moyens pour les garantir. »Pour Thomas Jacobsen, la souveraineté ne se proclame pas : elle se construit. Maîtrise juridique, logicielle, infrastructurelle. Indépendance vis-à-vis d’investisseurs extérieurs. Data centers conçus pour se passer de climatisation. Revalorisation énergétique. Une éthique qui s’incarne dans des choix techniques.La Suisse serait-elle le centre du monde numérique ? Le web naît au CERN au début des années 90. Les anciens abris atomiques deviennent des data centers. Les universités lancent aujourd’hui des modèles d’IA ouverts, souverains et écologiques. Thomas poursuit  : il n’y a pas de fatalité culturelle, mais des décisions.« Le challenge, c’est de rester fidèle à soi-même, de ne pas être tenté de faire plus d’argent facilement au prix de nos valeurs. »Dans un contexte géopolitique tendu, où les infrastructures numériques sont massivement monopolistique soit par des Etats ou des entreprises, la question devient stratégique. Les entreprises choisissent d’abord la fiabilité. Mais de plus en plus, la souveraineté questionne l’Europe. Et face à la course mondiale à l’IA, aux robots humanoïdes et aux modèles toujours plus puissants, Thomas nous pointe : La question fondamentale, c’est : qu’est-ce que ça va apporter à l’humain ? Et de conclure : Ralentir, reprendre la main, reconnecter technologie et collectif.Un épisode pour se questionner sur à qui confions-nous nos données et notre futur numérique. Comprendre que ce qu’il y a derrière nos emails, nos podcasts, nos clouds est politique, et que nous avons le choix d’un numérique humain et durable.

  8. 41

    Culture Pixelle #40 - Quand le code fait société avec Douglas Stanley

    « On ne peut pas designer des systèmes numériques sans designer en même temps des rapports de pouvoir. »Dans ce nouvel épisode de Culture Pixelle, nous recevons Douglas Edric Stanley, artiste, designer et théoricien, pour une discussion autour du design algorithmique, du jeu et des enjeux politiques du numérique.Pour Douglas, la création n’est pas un commentaire extérieur sur la technologie : c’est un moyen d’y entrer pleinement, de l’éprouver et d’en révéler les impensés.« Une des manières les plus intéressantes de poser des questions sur la technologie, c’est l’enchantement de la création. »Face aux discours de neutralité technique, il rappelle une évidence souvent occultée : toute interface, tout algorithme, tout système numérique organise des rapports de force — qu’on le veuille ou non.« On ne peut pas designer des systèmes numériques sans designer en même temps des rapports de pouvoir. »Dans ce contexte, le jeu devient un outil central. Non comme divertissement, mais comme espace d’expérimentation collective, capable de rendre sensibles des mécanismes politiques complexes.« Le jeu est fondamentalement pédagogique : quand on joue, on expérimente, on comprend, on se met dans la peau d’un autre. »Un épisode précieux pour penser le numérique autrement : comme un terrain de création, de conflit, mais aussi de réappropriation démocratique.

  9. 40

    Culture Pixelle #39 - Quand la technologie s’efface, avec Maxime Touroute

    Quand la technologie s’efface pour faire place au collectif« Mon enjeu, c’est de faire disparaître la technologie pour qu’on puisse se concentrer sur le fait d’être présent physiquement, ensemble, dans un lieu. »Dans ce nouvel épisode de Culture Pixelle, nous recevons Maxime Touroute, artiste numérique et développeur/ingénieur, dont le travail explore depuis plusieurs années les frontières entre technologie, corps et création collective.Issu d’un parcours en ingénierie informatique, Maxime a progressivement détourné le code de ses usages industriels pour en faire un outil artistique à part entière. Non pas une finalité, ni un effet spectaculaire, mais un moyen de fabriquer des situations de rencontre, de dialogue et de co-création.« La technologie, et notamment le développement informatique, est devenue mon outil de création pour créer du lien et imaginer des expériences participatives et collaboratives. »Ses projets — de Let’s Draw à The Invisible Party — reposent sur une idée forte : l’œuvre n’est jamais figée. Elle advient dans l’instant, portée par les publics eux-mêmes. Dessiner ensemble, interagir à plusieurs centaines, parfois plusieurs milliers, produire une matière collective impossible à anticiper entièrement.« Je ne porte pas une esthétique : je fais en sorte que ce soit le public qui crée. »Cette posture n’est ni naïve ni improvisée. Elle suppose une maîtrise fine des infrastructures techniques, une préparation rigoureuse, mais aussi une acceptation du hasard, de l’imprévu, de ce que le collectif fait émerger au-delà des intentions initiales de l’artiste.Au cœur de cette démarche, une conviction traverse l’échange : la technologie doit savoir se faire oublier. Lorsqu’elle disparaît des regards et des gestes, elle laisse place à l’essentiel — la présence, l’attention à l’autre, le fait d’être ensemble, ici et maintenant.Une émission qui nous permet d’interroge en profondeur notre rapport aux arts numériques, à la participation, et aux imaginaires collectifs à l’ère des plateformes et de l’intelligence artificielle. Une invitation à penser le numérique non comme une fuite hors du monde, mais comme un outil de ré-ancrage sensible et politique.

  10. 39

    Culture Pixelle #38 - Longueur d’ondes, une longueur d’avance, avec Anne-Claire Lainé

    Cette semaine, Culture Pixelle met en lumière le travail d’Anne-Claire Lainé et de Longueur d’ondes, un projet singulier et unique qui fait de la radio et de la création sonore un véritable champ artistique à part entière.Implanté à Brest, Longueur d’ondes est à la fois un festival de la radio et de l’écoute, un acteur de la formation professionnelle aux métiers de la radio et du podcast, un espace d’éducation aux médias radiophoniques auprès de publics variés, et un lieu de développement de ressources et de diffusion avec la plateforme de podcasts Oufipo.fr.Un écosystème vivant, actif toute l’année, où création, transmission et pratiques amateurs dialoguent en permanence.Du 28 janvier au 1er février 2026, le festival célébrera sa 22ᵉ édition, confirmant son rôle central dans la reconnaissance et la visibilité de la création radiophonique et sonore contemporaine.Cette année, le Prix Grandes Ondes fait particulièrement écho a notre travail mené à Marseille :trois pièces sélectionnées ont été produites ou coproduites par Radio Grenouille – Euphonia :– L’utopie où j’ai vécu — de Chloé Sanchez– Queen of Bongo — de Léna Rivière– Espeille & Cornouille — de Jean-Baptiste ImbertAu-delà de la reconnaissance artistique, cette présence souligne l’importance des lieux de production, de résidence et d’accompagnement dans la fabrique des récits sonores contemporains, et la nécessité de penser ensemble diffusion, formation, pratiques et politiques de soutien.À travers Longueur d’onde, c’est toute une manière de concevoir la radio — comme espace de création, de transmission et de commun — qui continue de s’inventer, entre exigences artistiques, attention aux usages et coopération entre acteurs culturels. Et qui construit des liens avec l’audio-digital et la vie de ces créations aussi en ligne. De nouvelles voies pour les artistes ! 

  11. 38

    Culture Pixelle #37 - Les mutations de la culture, avec Jérémy Choukroune

    Cette semaine, Culture Pixelle reçoit Jérémy Choukroune, coordinateur des stratégies industries culturelles et créatives et référent transition écologique à la Direction Régionale des Affaires Culturelles Provence Alpes Cote d'Azur. A l’occasion de la 10ᵉ édition du Forum Entreprendre dans la Culture à Marseille, on va discuter ensemble des mutations importantes qui traversent les politiques culturelles, et on va interroger ce que signifient réellement ces « transitions » numériques, environnementales, mais aussi la recomposition des modèles économiques et la redéfinition des rôles entre acteurs publics, privés et citoyens. Des mutations qui génèrent des tensions structurantes entre service public et logiques de marché, entre disciplines artistiques historiques et hybridations contemporaines, entre nécessité de sobriété et besoin de produire du commun. Et qui fait émerger des dynamiques comme celle des Industries Culturelles et Créatives (ICC).Au delà du mot, penser les ICC, ce n’est pas opposer culture et industrie, mais c’est reconnaître la coexistence permanente de dynamiques publiques, marchandes, citoyennes et amateurs dans la fabrique culturelle. Plus qu’une nouvelle catégorie, les ICC apparaissent aussi comme un outil d’interrogation culturel, invitant à repenser les modèles et à ouvrir des espaces d’invention collectives ?

  12. 37

    Culture Pixelle #36 - Les artistes numériques sont des radars, Juliette Bibasse, du Studio Lemercier

    En cette semaine de nouvelle année, nous recevons Juliette Bibasse du Studio Lemercier. Avec Joanie Lemercier, iels créent et produisent des oeuvres digitales comme des expériences et des environnements artistiques. Actions climatiques avec des projections sur des centrales à charbon, un film en drone sur les événements de Sainte Soline, des créations avec le vent, les arbres, ou des écrans d’eau, Juliette et Joannie articulent et font se répondre les pixels et les plantes pour nous immerger et nous faire éprouver les limites et les travers de nos mondes contemporains. Des œuvres puissantes qui nous embarquent, que l’on peut actuellement voir au Lieu Unique dans le cadre de l’exposition “dans le plis des cartes”.Les questions environnementales sont au cœur de leur travail, non pas seulement comme une matière narrative, mais comme la matière même de la création. Iels actualisent ensemble cette vision qui ouvrait “Pour comprendre les médias” de Marshall McLuhan : les artistes sont les radars du monde.Dans une rentrée où le numérique et le digital sont les responsables de tous nos maux mondiaux, nous sommes très heureux de commencer l’année en partageant avec vous ce que leur radar révèle :-) retrouvez Juliette Bibasse du Studio Lemercier sur :http://julietteb.com/https://joanielemercier.com/https://www.instagram.com/_solar_lab

  13. 36

    Culture Pixelle #35 - Décarbonner son activité culturelle avec CarboTrack

    Dans la série “écologie ou barbarie” sur Radio Grenouille cet automne, nous recevons à Culture Pixelle Robin Brochier et Pierre Picard de CarboTrack.  Dans un monde en surchauffe ils vont nous parler de diagnostic de l’empreinte carbone dans nos activités culturelles et artistiques et scénarios pour la réduire. On continue à creuser les différentes formes d’écologies comme de multiples matières de penser et de faire le monde.  Le numérique est, dans toute sa polysémie, un facteur aggravant du dérèglement climatique, de l’expansion d’un extractivisme, et d’un déséquilibre de nos écosystèmes dans toutes leurs dimensions : écologique, économiques, sociales, cognitives, culturelles, politiques … En 2024 en France, le numérique c’est 4,4 % de l’empreinte carbone - soit un peu moins que les émissions totales du secteurs des poids lourds ! 50 % de l’impact carbone du numérique sont liés à la fabrication et au fonctionnement des terminaux (téléviseurs, ordinateurs, smartphones…). 46% aux centres de données et 4% aux réseaux.Mais les outils numériques accompagnent aujourd’hui les prises de conscience, les communautés, les mise en récits, les imaginaires pour agir.Carbo Track est de ces outils intelligents pour faciliter la transition des structures vers une activité bas carbone. Carbo track répond au défi de mesurer et réduire leurs émissions de gaz à effet de serre (GES). Les outils disponibles sont souvent complexes, coûteux et inadaptés à leurs besoins spécifiques. CarboTrack répond à cette problématique avec un agent conversationnel en langage naturel et pour simplifier la collecte et l’analyse des données d’émissions​, fournir des bilans carbone  et proposer des scénarios personnalisés de décarbonation.

  14. 35

    Culture Pixelle #34 - L’audio-digital ce sont les oeuvres 2.0 qu’on écoute

    A Culture Pixelle cette semaine, nous avons parlé de politique de la création dans l'audio-digital avec Marie Picard. Marie vient de terminer La  Relève et pour cette formation elle a creusé ce sujet important pour la création digitale au sens large du terme et tout un vaste ensemble de créateur.ices de contenus aujourd’hui. L’occasion aussi de revenir sur le Festival Amwaj des Bonnes Ondes qui s’est tenu à l’Institut Français de Casablanca et où Radio Grenouille était présente avec des créations sonores et digitale :-)     L’audio digital invente de nouvelles formes de récits et des esthétiques nouvelles.  Avant, on écoutait seulement la radio. Maintenant l’audio digital explose :  59 millions de français écoutent de la musique sur les plateformes, 17 millions de Français qui écoutent des podcasts chaque mois. L’audio digital ce sont des œuvres produites dans des studios pro mais aussi dans des home-studios, des carrières qui émergent sur les réseaux avant d’exister sur scène, des communautés qui deviennent prescriptrice… Les artistes qui produisent de l’audio digital naviguent désormais en “slasheurs” : artistes sonores, producteurs de contenus, performers parfois même formateurs ou médiateurs. TikTok, Instagram et les plateformes de diffusion façonnent des carrières où la première visibilité n’est plus scénique mais algorithmique.Pendant que les usages avancent, les politiques publiques restent sur le pas de la porte. Et les radios indépendantes sont les premières à repérer les talents, à accompagner les artistes… Mais les radios ont du mal à être reconnues comme une institution culturelle. Les producteurs indépendants sont les incubateurs invisibles de la scène sonore française. On a aussi parlé de découvrabilité ! 

  15. 34

    Culture Pixelle #33 - Faire atterrir les données à Marseille avec Phocea DC

    Cette semaine nous accueillons à Culture Pixelle, Damien Desanti, fondateur et CEO de Phocea DC qui implante un 6ème Data Center sur Marseille. Mais celui-ci sera sobre et en circuit court. Est-ce vraiment possible à l’heure de l’explosion de la demande en datas et en puissance de calcul informatique ?À Marseille, ville stratégique des flux de données à l’échelle mondiale, ces questions prennent une résonance toute particulière. On parlera des tensions environnementales qui traversent aujourd’hui l’univers des data centers : consommation énergétique, impact territorial, enjeux climatiques ; et aussi d’une autre approche qui émerge : celle de l’hébergement des données en proximité, pensé à l’échelle locale, au plus près des usages et des acteurs du territoire. On cherchera à comprendre comment fonctionne concrètement un data center et si on peut imaginer demain des données “responsables”, avec des filières, des labels et des critères de soutenabilité, à l’image de l’alimentation ? Un échange pour repenser en profondeur les infrastructures invisibles qui charpentent notre société numérique.

  16. 33

    Culture Pixelle #32 - REEL IMPACT, des micro-compétences digitales pour lutter contre les discriminations

    Cette semaine nous accueillons à Culture Pixelle, l’équipe du projet REEL IMPACT, avec Philomène, Alya, Agathe, Ayoube, Paco, Benji, Amine, Sam, Kassim.REEL IMPACT est un projet pour apprendre et créé du contenu média et digital pour lutter contre les discriminations et mener une première expérimentations autour des micro-certifications de compétences digitales mené par Radio Grenouille, Ancrages, la Mission Locale de Marseille et l'office.A travers des ateliers pratiques (podcast, vidéo, réseaux sociaux, écriture, montage) et une formation à la lutte contre les discrimination, les jeunes découvrent les métiers de la communication et de la création numérique, tout en travaillant sur les questions d’égalité, de diversité et de respect. Un travail collectif qui permet ensuite de construire les micro-certifications et de valider les compétences acquises pendant les ateliers.Mais au fait c’est quoi une micro-certification ? C’est un dispositif de reconnaissance des compétences professionnelles, acquises par la pratique, l’expérience, l’usage, un atelier, un hackathon, une formation courte. Parce qu’on n’apprend plus comme avant, et qu’une pratique devient un savoir avec le digital et les évolutions permanentes des outils, des applis, des algorithmes, des sites, des téléphones … Elle se distingue des certifications classiques par leur modularité, leur souplesse d’évaluation, et leur capacité à refléter des pratiques réelles, en prise avec les situations de travail, les dynamiques d’équipe, ou les transformations sectorielles. Inspirée des open badges, elles vont au-delà du simple affichage symbolique : elle propose un cadre collectif de qualification, orienté vers l’action, l’usage, et le commun. Avec ce projet, Culture Pixelle pose une première brique pour constituer une ingénierie de micro-certification et la constitution de communautés apprenantes. A suivre très bientôt de nouvelles propositions collectives et en ligne.Un projet réalisé avec le soutien du Fond d'Innovation de la Cohésion Sociale de la Métropole Aix-Marseille Provence et le programme Entreprendre dans la Culture du Ministère de la Culture

  17. 32

    Culture Pixelle #31 - SAFER, pour une écologie des relations avec Justine Noël

    Cette semaine nous sommes très heureux d’accueillir à Culture Pixelle, Justine Noël, responsable du dispositif Safer. SAFER c'est un dispositif de prévention des violences sexistes et sexuelles (VSS) en milieu festif qui œuvre depuis 2021 : plus de 200 événements accompagnés, plusieurs milliers de bénévoles mobilisés, et une volonté forte de faire de la fête un espace de respect, d’écoute et de responsabilité collective.SAFER c'est pour nous, une manière de penser et agir pour une écologie de nos relations : nous accompagner individuellement et collectivement à essayer de prendre soin des unes, des uns et des autres.SAFER c'est un « protocole Safer » - avec sensibilisation des équipes, maraudes, stand d’accueil, formation - une démarche qui conjugue prévention, protection et transformation des pratiques dans le secteur culturel. Et c'est aussi outil numérique, une application mobile d’alerte, qui permet à toute personne présente sur un événement de signaler en toute discrétion une situation de harcèlement ou d’agression — témoin ou victime —, tandis qu’un espace de ressources en ligne, des kits à télécharger et une base de données d’événements engagés viennent outiller les acteurs.

  18. 31

    Culture Pixelle #30 - Se re-diriger vers l’écologie avec Camille Jaffard

    Les lieux culturels se questionnent de plus en plus sur leurs impacts environnementaux : consommation énergétique, artificialisation des sols, présence de refuge climatique … La Friche et 4 autres lieux ont décidé de mener différentes études pour identifier des pistes d’actions concrètes dans le cadre d’un projet Alternative Verte de France 2030. Et au coeur de ces études, deux notions : celle de la redirection et celle de l’attachement. Développées par Origens MediaLab, ces notions permettent de regarder ce à quoi on tient dans nos métiers, nos pratiques, nos acquis, nos privilèges … - les attachements - et comment s’en détacher nécessairement pour nous rediriger vers des actions, des activités qui restent soutenables pour nos environnements, la planète, nos vies.On parlera de tout cela, des lieux culturels, des attachements et des redirections, avec Camille Jaffard, cheffe de projet Transitions à la Fiche.

  19. 30

    Culture Pixelle #29 - Attentions à l'écologie avec Yves Citton

    “Pour une écologie de l'attention”; l'ouvrage de Yves Citton paru en 2014, a été un texte clé pour ouvrir une brèche dans la critique permanente des écrans et des médias par les milieux intellectuels, éducatifs et culturels, tout en n’abandonnant pas une rigueur à nous penser face à ces surfaces lumineuses et animées ! On a adoré le chapitre sur “les micropolitiques attentionnelles” qui résonne avec tout une “écologie des pratiques collectives” … Bref, à chaque fois qu’on le lit, l’écoute ou le rencontre, on en ressort lucidement joyeux !   Mais au fait, Yves Citton c'est qui ? Il étudie et enseigne la littérature et les médias à l’Université Paris 8 et co-dirige la revue Multitudes. En parlant de multitude, il est l’auteur prolifique d’ouvrages et articles depuis les questions d’attention jusqu’aux questions de pouvoirs et de politiques, en passant par les médias, que l’on consulte en écoutant ses playlists de free-jazz et autres musiques chics qu’il a chroniqué sur Radio Campus Grenoble il y a quelques années. Et son actualité rejoint celle de Radio Grenouille et nos préoccupations écologique-ou-barbare de ce trimestre : dans le dernier numéro anniversaire de Multitude, le numéro 100, Yves Citton consigne avec Frédéric Brun, Priscilla De Roo etJacopo Rasmi, un article “Ecologie”, sur la place de ces approches dans la revue … Il n’en fallait pas plus pour l’inviter !!

  20. 29

    Culture Pixelle #28 - Écologie (numérique) ou Barbarie (numérique)

    Du 15 septembre au 15 novembre, Radio Grenouille propose à l’antenne de creuser les différentes formes d’écologies comme matières à penser et faire le monde. Le numérique est, dans toute sa polysémie, un facteur aggravant du dérèglement climatique, de l’expansion d’un extractivisme, et d’un déséquilibre de nos écosystèmes dans toutes leurs dimensions : écologique, économiques, sociales, cognitives, culturelles, politiques … Et pour autant, ces outils ont aussi été conçus en lien avec l’émergence d’une conscience écologique globale et ont accompagné et accompagne aujourd’hui les luttes, les prises de conscience, les communautés, les mise en récits, les imaginaires pour agir dans un monde en surchauffe.  Culture Pixelle va interroger dans deux prochains mois différentes voix/voies pour une durabilité et une soutenabilité de notre monde, aussi avec des outils numériques, au delà de la mesure de l’empreinte carbone et de son importance pour rediriger nos pratiques et nos usages, et de l’approche du numérique comme un pharmakon - un remède et un poison. Autour de l’attention avec Yves Citton, des enjeux culturels avec Arviva, des mises en récits avec Pioche, des redirections avec laFriche ...Aujourd'hui, on va faire un premier état des lieux des enjeux d’une réflexion écologique avec le numérique. Tant dans nos gestes quotidiens que dans nos micro-politiques collectives ;-)

  21. 28

    Culture Pixelle #27 - La rentrée numérique avec Orianne Ledroit

    Pour le premier épisode de la saison#4 de Culture Pixelle, nous sommes allez faire un tour à l'école,  à la rencontre d'Orianne Ledroit, déléguée générale d'EdTech France.EdTech France c'est l'association des professionnels et des entreprises du numérique à l'école, qui produisent autant des cours et des MOOC en ligne, des open badges, mais aussi l'accompagnement spécifique d'élèves ou la facilitation des relations entre parents et établissements ...Orianne Ledroit a joué un rôle majeur dans les politiques publiques du numérique à la direction de la Mission Société Numérique de l'ANCT il y a quelque année, où elle a participé à constituer les société coopérative La MedNum et APTIC, et initié les rencontres Numériques en Communs. Elle est aussi passée par OpenClassrooms.Dans un moment où les débats sont vifs sur l'IA dans l'éducation, les écrans et les enfants, ou les réseaux sociaux et les jeunes, on fait le point avec Orianne sur les chantiers de la rentrée. Les outils et dispositifs numériques viennent ouvrir de nouvelles possibilités pédagogiques, permettent de diversifier les situations d'apprentissages vers plus d'inclusion ou étendre l'espace de la connaissance. Et si le numérique ouvrait aussi des perspectives éducatives et démocratiques pour une école inclusive ?

  22. 27

    Culture Pixelle #26 - Chamanisme numérique avec Gislaine Duboc

    Pour nourrir nos têtes et nos coeurs avant la pause estivale, nous accueillons à Culture Pixelle cette semaine, l’incroyable Gislaine Duboc, chamane contemporaine qui anime une chaine youtube et Instagram pour traverser les crises qui se succèdent sans cesse. C’est un peu notre Starhawk francophone ;-) Ses réels nous réjouissent. Elle porte un regard poétique et calme, fondamentalement féminin, sur les outils et mondes numériques. Elle interroge avec espièglerie et non sans taquinerie la place que l'on fait de ces machines  dans nos vies et nos quotidiens !Comme elle a "les pieds sur terre, la tête dans les étoiles" et que nous avons “les pieds sur le sable de nos puces en silicium et la tête dans les nuages de nos données dans le cloud”, jusqu'où nous mènera notre discussion ! 

  23. 26

    Culture Pixelle #25 - Dans la tête de Samuel Nowakowski

    Cette semaine, Culture Pixelle vous invite à une balade “dans la tête de Samuel Nowakowski”, esprit libre du digital ! Professeur à l’Université de Lorraine, chercheur en IA, passeur entre les machines et les humains et d’une rare humanité numérique, Samuel a aussi arpenté les ministères, les couloirs du pouvoir, et même les routes de la Silicon Valley aux côtés de Steve Jobs ....Ses Nowakowskismes sur Radio Campus avancent sur le fil entre poésie militante, critique érudite du capitalisme techno-numérique et propositions d’utopies à venir.Avec lui on a regardé cet âge de l’IA, après celui des réseaux sociaux, de la blockchain, des NFT, du métaverse … On a scrollé, on a miné, on a déambulé dans des terres virtuelles, et maintenant on “prompte” à tout va ! Est-ce que l’IA va nous aider à faire société et démocratie, ou juste à mieux trier nos mails ? Utopie, dystopie, hope punk… Où se loge l’intérêt général là-dedans ?Et on a plongé dans le grand mythe du 21ème siecle : celui de la Silicon Valley ! Il a travaillé au “coeur de la machine”. Cette machine qui capitalise l’attention et les ressources premières de notre terre, et qui nous fait vivre à l’échelle-monde comme dans un village planétaire ! On ne pitche pas le futur, mais on prend le contre-pied d’une dystopie générale pour repolitiser l’innovation, partager d’autres récits plus vivants, plus résistants, plus en prise avec nos défis démocratiques et durables.

  24. 25

    Culture Pixelle #24 - Histoire de l’art 3.0 avec Aartemis

    Cette semaine dans Culture Pixelle on reçoit l’équipe d’Aartemis, jeune société innovante qui repense la médiation culturelle et la médiation aux oeuvres à l’ère numérique. À sa direction, Marlène Diard, anthropologue de formation et entrepreneure, développe une approche sensible et exigeante de la transmission culturelle. Elle est accompagnée d’Héloïse Poli, directrice artistique, artiste plasticienne et enseignante, et de Marie-Odile Pantoja Da Silva, récemment arrivée dans l’équipe en tant qu’experte en stratégie digitale et en art contemporain. Ensemble, elles défendent une vision forte : celle d’une culture accessible, engageante et sincère, et partagent, grâce aux outils numériques, une pédagogie attentive aux réalités des créations et des œuvres, des récits et des imaginaires. Aartemis est très active sur les réseaux sociaux (notamment avec plus de 120 000 abonnés sur TikTok), collabore avec de grandes institutions culturelles pour créer des passerelles entre les mondes physique et virtuel. Dans cette émission, Marlène et Marie-Odile seront en studio pour discuter de ce qui se transforme aujourd’hui dans la relation entre les publics et les lieux culturels et comment le numérique enrichit l’expérience de visite ? En quoi ces nouvelles formes d’accès à la culture peuvent-elles être qualifiées d’augmentées – et peut-être aussi de plus libres ?

  25. 24

    Culture Pixelle #23 - Prompter C'Est Creer Avec Coline Teboul

    Les débats autour de l’IA dans l’art et la culture prennent souvent un tournant juridique autour des droits d’auteurs, de l’utilisation des oeuvres existantes pour en produire d’autres, des oeuvres fake et de leurs statuts - comme cette polémique autour des morceaux de musique conçus par l’IA dans le catalogue des plateformes de streaming ... Et plus généralement, les contenus numériques, leurs productions et leur diffusion suscitent moult discussions légales depuis plus de 30 ans.Pour essayer de s’y retrouver dans cette abondance de création et de controverses, on a invité Coline Teboul, avocate au barreau de Marseille et prof à l’université, spécialiste en droit de la propriété intellectuelle. Coline anime aussi une réflexion sur ces sujets sur son compte linkedin et sa chaine Youtube !On discutera de comment traduire ces droits d’auteurs, d'exploitation, à l’image dans les mondes numériques, sur les plateformes et les réseaux sociaux ? On se perdra pour imaginer le futur du droit aussi avec l’IA, et ce que l’IA va transformer dans l’exercice des métiers juridique ? On parlera de Legal Tech et de droit à prompter !

  26. 23

    Culture Pixelle #22 - Sisygambis -Sur Les routes De La Transe Avec Christine Coulange

    La semaine dernière nous avons accueilli Sisygambis à Culture Pixelle. Sisygambis arpente les routes de la soie, de la transe, vers l’océan indien et nous emmènent tous à Zanzibar depuis plus de 20 ans. De ces voyages, ils rapportent des images incroyables et puissantes, et en font des installations numériques dans les musées du monde entier, ou des webdoc et des séries vidéos. Artistes des images fragments et des narrations rythmées, ils symbolisent  l’échelle-monde dans chacune de leur œuvre.Échos de Mayotte après le cyclone Chido, le projet en cours porte une attention particulière à Mayotte, dernière étape des routes de la transe, territoire au croisement de multiples cultures, et cherche à partager comment continuer à agir quand le territoire a été devasté. Pour cela, l’équipe de Sisygambis accueille les étudiants inscrits au Diplôme Universitaire « Pratiques du Spectacle Vivant » de l’Université de Mayotte pour 15 jours d’ateliers, de résidence et de repas partagés à la Friche la Belle de Mai. Ou la Friche devient un espace refuge.Une émission avec Christine Coulange artiste multimédia, réalisatrice, directrice de Sisygambis, Carolina Pecheny, responsable pédagogique du diplôme universitaire  « Pratiques du Spectacle Vivant », qui porte la mise en scène “Mirages” dimanche à 18h au studio de danse, Jean Louis Rose, vice-président de l'université de Mayotte dirige le service universitaire de l’action culturelle.

  27. 22

    Culture Pixelle #21 - Ping Pong entre Azerty Et Culture Pixelle

    Tous les jeudis à 17h30, vous pouvez venir aux nouvelles de la société numérique sur Radio Grenouille avec au micro Marie et emmanuel pour Culture Pixelle, ou Alexandre et Guglielmo pour Azerty.Et ce jeudi, à l’heure des échanges de fond de court, on vous propose une émission exceptionnelle et inédite où on va croiser nos 4 regards pour aller au fond de nos codes sources et vous partager nos rêves et nos cauchemards, nos coups de gueule et nos pépites qui alimentent nos scrolls infinis comme de longue ballades cybernétiques …Dans Azerty, Alexandre Allain et Guglielmo Fernandez Garcia explorent notre société numérique aux côtés d’invités qui l’étudient, la critiquent ou y contribuent. Ils discutent de comment les technologies transforment notre quotidien et ce qu’elles disent de nous.Avec le live de Culture Pixelle, Marie Picard et emmanuel vergès croient et participent à faire un Internet culturel, partagé, divers, soutenable, démocratique … Un Internet dans lequel il n’y a pas que les plateformes, les réseaux sociaux ou les IA qui sont des intermédiaires culturels !

  28. 21

    Culture Pixelle #20 - Samia Chabani Ancrages & Diasporik

    Culture Pixelle recoit cette semaine Samia Chabani, fondatrice d’Ancrages et de Diasporik, un média en ligne et une rubrique engagée qui donne la parole aux premières concernées par les politiques migratoires et les discriminations. Chaque semaine, Diasporik éclaire les mémoires d’exil, les cultures populaires et les récits invisibilisés, dans Zebuline et sur ancrages.org. Une expérience en ligne et dans un média traditionnel. Une occasion de revenir avec Samia sur les Assises du journalisme Méditerranée-Afrique, qui ont réuni fin avril a Marseille journalistes, médias indépendants, chercheurs et acteurs de la société civile de la Méditerranée. Un rendez-vous qui a été marqué par l’adoption de la Charte de Marseille. Une charte qui défend une information plus éthique sur les migrations, les quartiers populaires et les personnes racisées, loin des stigmatisations et des logiques de propagande.On reviendra sur le devenir des médias en Méditerranée dans les un paysage politique qui devient de plus en plus autoritaire tant au sud qu’au nord. Quelles voix pour les migrations, les migrants ? et quel rôle joue le digital dans ces récits ?https://www.instagram.com/associationancrages?utm_source=ig_web_button_share_sheet&igsh=ZDNlZDc0MzIxNw==https://ancrages.org/

  29. 20

    Culture Pixelle #19 Tilem

    Culture pixelle avec le projet tilemdeux rives, une seule jeunesse méditerranéenneun programme innovant porté par Les Écrans du Large et la maisonDAR qui connecte les jeunesses méditerranéennes de marseille et d’algérie autour des enjeux environnementaux.Tilem puise son origine dans l’arabe ancien, où « tilem » désigne le sillon.c’est aussi l’acronyme de tiers-lieu en méditerranée.Les tiers-lieux sont des espaces d’échange, de création et de collaboration. tilem invite à rêver d’autres formes de partages possibles, notamment numériques.il devient un lieu de création et de propositions sensibles, en résonance avec le vivant et les bouleversements climatiques en méditerranée.Merci à Ania Brinis, Oussama Ramdane, Milo Etevenard et Sarah Lalou de partager avec nous leur expérience de création de vidéo-lettres autour des enjeux vécus et pensés sur les deux rives de la méditerranée.

  30. 19

    Culture Pixelle #18 - Hacker les musées avec Alexandra Boucherifi-Kornmann - ABK

    Culture Pixelle reçoit Alexandra Boucherifi-Kornmann, artiste et chercheuse qui a mené une expérience passionnante en organisant un “hacking virtuel” en affichant ses “jocondes glitchées” sur les fiches de musées du monde entier, et en installant des “jocondes” en réalité augmenté devant la grande pyramide du Louvre. Pied de nez à l’institution, critique de l’appropriation des symboles pour faire venir des publics (la Joconde au Louvre), expérimentation artistique ? Une installation virtuelle qui n’est pas sans rappeler le « locative », une nouvelle forme d'art utilisant la réalité augmentée que l’on découvre dans “Code Source” de William Gibson (Au diable vauvert, 2007) …On discutera aussi d’IA, parce qu’aujourd’hui on a envie de  parler “d’Intelligence Artistique” !

  31. 18

    Culture Pixelle #17 - Marsactu, 10 ans de journalisme digital

    Marsactu, 10 ans de journalisme digitalCela fait plus de 10 ans que Marsactu a initié à Marseille un journalisme d’investigation et du quotidien en mode pure player, c’est à dire complètement sur le web et les médias sociaux. Et payant en plus ! Pari osé et courageux dans une ville et une époque qui a vu les titres de presse se réduire, mais les pratiques d’informations en ligne exploser, qui a vu la prise en main éditoriale des journaux par des propriétaires industriels, mais aussi se développer une presse digitale citoyenne et contributive. On fera le point avec Alix de Crécy, directrice du développement et de la diffusion à Marsactu, on évoquera les lignes de forces pour le journalisme dans les 10 prochaines années, et on partagera sur les enjeux du journalisme dans les multiples tumultes d'un monde en transition. 

  32. 17

    Culture pixelle #16 - À Babel XP, musique et données

    À Babel XP, musique et donnéesÀ l’occasion de Babel Musique XP, Culture Pixelle explore les nouveaux enjeux de la découvrabilité des contenus en ligne, de la plateformisation des données et de la curation musicale, et questionnera le lien entre les plateformes, les environnements numériques et ce qui la musique continue de faire vibrer sur les territoires ;-)Nous accueillerons :> Stéphane Krasniewski, président du Syndicat des Musiques Actuelles, et directeur des Suds à Arles, pour décrypter les mutations du secteur musical face aux plateformes numériques, et les liens que l’on peut faire avec les festivals, les lieux…> Edouard Witrand de Soundcharts, spécialiste des données musicales, qui analysera les dynamiques algorithmiques et les stratégies de visibilité, et l’impact que cela va avoir avec les métiers de la musiqueComment émerger dans un écosystème où l’offre musicale est plus abondante que jamais ? Quels sont les leviers pour les acteurs ? Comment articuler cela à la vie sur scène ?

  33. 16

    Culture Pixelle #15 "Quand les I.A. seront syndiquées" Adelin Schweitzer

    La dernière fois qu’on a entendu Adelin Schweitzer, il disait qu’il pourrait travailler avec les IA le jour où elles seraient syndiquées ! Belle pirouette qui remet l’IA et les technologies numériques dans une économie du travail et de ses droits, et pas seulement artistiques !Et quelques jours plus tard, Adelin et l’association Deletere accueillaient et organisaient la journée de lancement du projet Harmonie dans le cadre du programme national ICCARE auLabo Friche à la Friche Belle de Mai. Ce programme va chercher à créer des liens entre artistes, création, labo de recherche, secteur culturel et entreprise pour faire émerger des modèles durables et innovants dans le champs des ICC avec l’IA, le métaverse, les environnements immersifs … Les ICC ont en a déjà parlé dans Culture Pixelle en novembre dernier. Les ICC ce sont les Industries Culturelles et Créatives. Et au lieu de chercher à décortiquer ces trois termes, on a proposé à Adelin d’en discuter ensemble. A l’heure d’une tentation industrielle de l’art, nous vous proposons de nous suspendre un instant à une autre voix ?!

  34. 15

    Culture Pixelle #14 - Le web libère les ondes

    Radio Grenouille et Culture Pixelle migrent en Turquie, et depuis Istanbul, Marie nous ouvrira les micros de Açık Radyo, radio istanbuliote historique, qui depuis octobre dernier n’a plus le droit d’émettre sur les ondes FM. On parlera de la place des médias dans ce monde en tempête et on viendra discuter de comment porter des paroles entre les différentes rives de la Méditerranée, depuis les périphéries. On parlera de ce qu’est une antenne, et de comment le numérique ouvre des espaces de libertés.

  35. 14

    Culture Pixelle #13 - La géoloc au secours de la démocratisation de la culture !

    On n’avait pas pu le faire le 6 février, alors on se rettrape cette semaine : Culture Pixelle  donne la parole à deux entrepreneurs numérique du territoire : Arnaud et Florian viennent de lancer Go Expo, une appli qui répertorie toutes les expositions grâce à une carte interactive de Marseille. Après Pass culture, enfin une appli qui va essayer de rendre découvrable les offres culturelles, les expos, les musées avec la géoloc de notre portable. On avait déjà vu cela avec Géo Culture dans le Limousin il y a bien des années, ou avec les applis de géocaching. On fait cela dès qu’on cherche un resto ou un hotel avec des applis comme Maps ou Cartes. Alors pourquoi pas pour la culture ? Rendre accessible et découvrable la culture “à côté de chez soi”, participe aussi de sa démocratisation de celle ci! Let’s go ;-)

  36. 13

    Culture Pixelle #12 - Augmentons le théâtre !

    Cette semaine Culture Pixelle se transporte à Chaillot, pour les rencontres du TMNLab autour des arts vivants dans les environnements numériques. La musique s’est digitalisée très vite avec l’explosion des réseaux de peer-to-peer, les iPod et autres lecteurs. La vidéo s’est propulsée à l’échelle-monde sur l’écran de nos smartphones avec youtube. Le cinéma s’est muté avec les plateformes. Le texte s’invente sous toutes ses formes du sms aux LLM. Mais quand est-il du Théâtre, de l’Opéra ou de la Danse ? Comment ces arts de la scène, ces arts de la présence, vivent t’ils le 21ème siècle numérique. Des arts qui ont fait naître les robots sur la scène d’un théâtre à Prague dans les années 1920, mais qui ont du mal à faire avec les formes hybrides. 2 journées à Chaillot vont permettre de croiser artistes, programmateurices, médiateurices et écouter leurs expériences et tentatives pour faire collaborer ces arts et les outils numériques. Point avec l’équipe de TMNLab, cette communauté de plus de 1000 membres, qui est depuis 10 ans un observatoire des usages et un espace d’innovation sur les transformations digitales dans le Spectacle Vivant.

  37. 12

    Culture Pixelle #11 - Et si l’IA c’était l’underground des médias ?

    Et si l’IA c’était l’underground des médias ?La scène underground des médias déboule dans nos scrolls ! Dopés à l’Intelligence Artificielle et au design, de nouveaux médias émergent dans la scène de la presse en ligne. Une presse que l’on ne sait plus très bien qualifié, au croisement entre engagement, militance, plaidoyer, do-press, culture, prescription… Les contenus s’augmentent les uns les autres : on écoute, on lit, on visionne, on clique, on swipe, on like, on commente, on co-écrit, on newsletter… Et on se retrouve dans des lieux pour partager ce que l’on a ressenti ! Une nouvelle manière de s’informer ?Aujourd’hui on a invité Zoé Pasquier de K7 Technosensible, un média d’expérimentation numérique qui s’empare de l’IA avec sensibilité … et qui participe au programme d’Incubation Média de Arty Farty/Hotel 71 à la Gaîté Lyrique à Paris. On arpentera avec elle leurs premières créations en ligne et IRL !  Stay tuned ;-)

  38. 11

    Culture Pixelle #10 - Peut-on prompter le futur ?

    Alors que le budget de l’Etat 2025 n’est toujours pas voté, alors que Microsoft va investir 80 milliard de dollars dans les data-centers, que Méta va éliminer le fact-checking de ses réseaux, que Google achète 7 centrales nucléaires … Tant qu’à en être là, nous nous sommes demandé à Culture Pixelle comment prompter le futur pour ne pas se tromper !D’abord peut être se rappeler ce qu’est un prompt : Quand on parle de coopération avec les machines ça n’a jamais été aussi vrai que dans le prompt. Car oui, pour prompter il faut coopérer, il faut dialoguer et surtout orienter Chat GPT, Mistral IA ou d’autres à comprendre leurs besoins face à nos questions, et inversement. Il faut travailler la décision par consentement, c'est-à-dire, dire à la machine oui mais … et recommencer et recommencer et recommencer …Et là, on s’est dit que l’on est peut-être déjà dans le futur ? Pour vérifier cela, on va tester avec vous comment prompter correctement le futur. Et on discutera aussi bien évidemment de l’IA prédictive

  39. 10

    Culture Pixelle #9 - Vers de nouveaux rituels ? Avec Sabrina Calvo

    Une profusion d’adaptation numérique des rituels déferlent sur nos feeds digitaux et boite aux lettres numériques : black friday, calendrier de l'avent, téléthon, et bien sûr noël ou réveillon ... Mais sont-ils vraiment nouveaux ?La saisonnalité de nos vies a toujours été l'occasion de célébrer quelque chose, de marquer des évolutions, des révolutions, et de se relier à la terre, au temps, aux autres. Et cela s'est souvent illustré avec des cadeaux, des offrandes ou autres dons, dont les moments collectifs et festifs sont le ciment. Tout comme de multiples rituels qui viennent accompagner nos rudes quotidiens. On pense aux méditation hebdomadaires de Starhawk sur Instagram ou les horoscopes de Rob Brezsny ;-)A l'approche de la fin d'année et de l'arrivée de l'hiver, à Culture Pixelle, on s'est interrogé sur ce que les réseaux sociaux et autres toiles digitales entre nous permettent d'activer ou d'inventer des rituels ? Et comment ces toiles cybernétiques et cyber culturelles ouvrent, au delà des enjeux commerciaux, des espaces de soin et de liens, voire même des endroits où se nourrissent des solidarités. Et c'est peut-être  ça, entre autres, les rituels en ligne ?!Pour partager ces réflexions, on a invité Sabrina Calvo, autrice de roman post-cyber-punk et qui poursuit un travail de création artistique autour de ce qui se tisse et nous habille, et qui constitue nos enveloppes et ce qui nous enveloppe.

  40. 9

    Culture Pixelle #8 -Quel est le genre de la tech ?

    Quel est le genre de la tech ? N'y a t'il pas une contradiction à nommer UN assistanT vocal, un dispositif prénommé Alexa et à la voix féminine ? Derrière cette question qui peut sembler saugrenue, se niche une réflexion clé sur ce que la tech véhicule comme stéréotypes de genre et reproduit comme culture patriarcale.  Force est de constater que la tech se raconte par un boys clubs de milliardaires blancs de la côte est des états-unis. Mais est-ce le seul récit ? N'y aurait-il pas un autre récit sur et par le pouvoir (relatif) des usagers ?  Nous allons discuter de cela avec Marion Olharan Lagan qui a murmuré à l'oreille d'Alexa pendant quelques années et qui est maintenant professeure et auteure de Patriartech aux édition Hors d'Atteinte. Elle affirme une parole queer dans ce vieux monde se croit moderne, et anime la newsletter Word Economy sur Substrack.  Cela nous a fait penser à ce très beau texte "Hacking with care" de Anne Goldenberg (2013) ou le prometteur "Taking on the Tyranny of the Tech Bros" de Coleen M. Carrigan dans Wired. 

  41. 8

    Culture Pixelle #7 - Deep fake, jeunes et IA : où en est on de l’éducation aux médias ?

    Deep fake, jeunes et IA : où en est on de l’éducation aux médias ?On a cru à une fake news quand l’Australie a voté l’interdiction totale des réseaux sociaux pour les moins de 16 ans … Mais non !! Alors on s’est dit que ce serait pas de faire une petite pause pour reprendre notre souffle dans un débat qui frise l'obsession sur les effets du numérique - écrans, réseaux sociaux, IA dans un même sac - sur les jeunes. Parce qu’au bout d’un moment il va s’agir de confiance : et si l’on ne fait pas confiance “aux jeunes” comment espérer dans un autre futur ? Et si on ne fait pas confiance à des espaces collectifs comme les feed de nos réseaux comment partager un avenir avec ces médias collectifs ? Comment, si on ne partage pas les écrans, on va apprendre ensemble ? Avec Benoit Labourdette, agitateur numérique et culturel permanent, on va essayer de questionner nos regards d’adultes sur ces questions, et assumer ce qu’elles révèlent de nos incompétences à aborder ces outils et la complexité de leur usage ;-) 

  42. 7

    Culture Pixelle #6 - Le télétravail est il mort ?

    Amazon et quelques autres Big Tech mettent un coup de frein voire d’arrêt au télé-travail dès la rentrée 2025. Il faut dire que depuis le confinement, cette pratique s’était largement diffusée jusqu’à vider les centres des villes état-uniennes et posé quelques problèmes de maintenance dans nos immeubles de la Defense. Au delà de ce qu’il peut se partager autour de la machine a café, réelle ou virtuelle, qu’est ce que cela raconte du management et du travail en mode hybride ? Cette semaine dans le live de Culture on va jeter nos oreilles sur ce qu’il se dit sur la Côte Ouest à travers les podcast de Wired, sur les attentes de conditions de travail de la Gen-Z, et on va vous partager ce que l’on vit dans les structures culturelles que l’on accompagne et avec qui on travaille sur ces questions. Cela ne semble pas être seulement être un retour à l’entreprise-reine et aux bureaux-foyers ni la déliquescence du lien social… mais cela interroge sur le modèle social de l’entreprise à l’heure des méga-monopoles, des fast-entreprises et autre drop-shipping-modèle agile en évasion fiscale, et les enjeux environnementaux de notre productivisme !

  43. 6

    Culture Pixelle #5 - Biennale des Imaginaires Numériques - Realities in Transition

    Plongée dans le Cyberespace avec Boris Debackere, responsable de la production à V2. V2_, Lab for the Unstable Media c’est ce lieu pionnier art média et technologies à Rotterdam qui existe depuis une quarantaine d’années. Et qui fait partie de ces lieux phares de création, réflexions et critiques des outils numériques avec le ZKM, l’Ars Electronica Centre, le Chaos Computer Club … On a profité de sa venue à Marseille pour le projet européen Realities in Transition et pour le lancement de la Biennale des Imaginaires Numériques pour l’inviter au live de cette semaine. Avec Boris, on évoquera comment la réalité virtuelle (RV), augmentée (AR), étendue (XR), ce que l’on a appelé le Cyberespace, qu’on a appelé Seconde Life et qu’on appelle maintenant le metaverse, ouvrent des espaces de dialogue sur les médias de réalité et les machines et technologies qui les définissent. Cela nous rappelle les travaux de Ken Isaacs ou de William Gibson ! Comment, dans ce contexte, on peut faire de la politique avec les machines (titre d’un appel à projet que Boris à animé dans le cadre du projet Realities in Transition) et “comment la réalité élargie peut être utilisée comme un cadre théorique et une boîte à outils de navigation pour faciliter le rêve social de futurs alternatifs en réimaginant nos cosmologies changeantes”.

  44. 5

    Culture Pixelle #4 - Biennale des Imaginaires Numériques - Echelle Monde

    Cette semaine nous sommes à la Friche la Belle de Mai à Marseille pour le lancement de la Biennale des Imaginaires Numériques. On y voit des œuvres, des projets, des artistes, des professionnels des cultures numériques du monde entier. On y a discuter ICC, IA, XR, VR et pleins d'autres acronymes qui scandent notre modernité digitale. Et le faire avec plaisir parce que c'est le thème de la biennale ? Et on profite de ce grand moment de rencontre, de brassages, de débats, d’expérimentations, d’expositions … pour inviter pour le live de Culture Pixelle de cette semaine, Hannah Loué de l’Institut Français et Amélie Tchadirdjian de la DGMIC/Ministère de la Culture.L'occasion de creuser une notion que l'on partage à Culture Pixelle : l'échelle-monde. Cela peut se dire aussi avec les mots de Miguel Torga, auteur portugais : "l'universel c'est le local sans les murs". Qu'est ce que ça veut dire pour nous ? Juste que nos vies quotidiennes sont alimentées et percutées en permanence par des événements qui se passent au bout du monde et en même temps au coin de notre rue ou dans nos bureaux ! Avec ou sans réseaux numériques, avec ou sans écrans !Et cela va avoir des impacts quand on veut entreprendre ou pour développer des activités culturelles et artistiques.

  45. 4

    Culture Pixelle #3 - L'IA permet d'être découvrable à l'échelle-monde ?

    On poursuit notre chemin au pays de l’IA. Marie sera cette semaine en direct depuis Montréal Connect. L’occasion de faire un point sur les enjeux de diversités à l'échelle-monde sur les réseaux et de parler à nouveau de découvrabilité.Le live de Culture Pixelle, c’est en AUDIO sur Radio Grenouille 88.8 à Marseille et en direct et en ligne sur la webradio et c’est en VIDEO sur tiktok et YouTube 

  46. 3
  47. 2

    Culture Pixelle #1 - ce que l'IA transforme

    Et si on vivait avec l'IA les mêmes questions qu'avec l'arrivée de Internet public il y a 30 ans? A l’époque on parlait déjà d’un “séisme culturel” !  Mais depuis, les outils se sont largement démocratisés, ils sont devenus sociaux et capitalistiques. Cette semaine on va poursuivre nos réflexions et nos échanges sur ce que l’IA transforme, en questionnant les ruptures qu'elle génère ?

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ABOUT THIS SHOW

Culture Pixelle – Le podcast qui interroge l’impact du numérique dans la cultureune aventure portée par Marie Picard et emmanuel vergès.Chaque semaine, 30 minutes de conversation avec un·e invité·e de choix pour explorer ensemble l’impact du numérique dans nos pratiques culturelles, médiatique et créatives.Ici, le numérique n’est pas seulement une affaire de technologies, ce n’est pas que capitaliste, polluant, addictif… mais c’est aussi coopératif, créatif et démocratique.Culture Pixelle est un espace d’échanges pour partager des expériences, faire de la veille, réfléchir de manière critique et politique et prendre une longueur d’avance.Le pari : vous faire faire un pas de côté pour mieux comprendre la puissance et les limites de ces outils, et imaginer ensemble de nouveaux usages.📻 En direct : chaque jeudi du mois à 17h30 sur Radio Grenouille 88.8 et en web radio🔁 En rediffusion : le mercredi à 13h🎧 En podcast : à écouter et binger sur toutes les plateformes et sur Instagram

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