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Dans les Yeux de Ma Mère
by Christèle Brard et Jean-Christophe Brard
DYMM, c'est une conversation sur des sujets d'actualités, des faits de société, des interrogations sur notre temps. DYMM, c'est un dialogue qui se joue entre une mère et son fils, entre une génération et une autre, entre une professeure éclairée et un rêveur, peut-être, en quête d'espoirs. DYMM, c'est un échange qui n'a aucune valeur de vérité mais qui tente d'apporter un éclairage serein sur nos sociétés. Crédit musique : Cascade de Kubbi / https://kubbi.bandcamp.com/Crédits soutien : Julie, Manu, Papa Brard
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Le populisme
Tout est parti d'une date en miroir : Le 18 juin 1940, le Général de Gaulle, depuis Londres, lançait un appel à la résistance sur les ondes de la BBC, afin de poursuivre le combat contre le IIIe Reich qui sévissait à travers l’Europe. Le hasard du calendrier fait que nous enregistrons le 18 juin 2025, un nouvel épisode sur le populisme. Dans cette conversation, ma mère et moi, nous voulions évoquer ce phénomène politique actuel qui semble proliférer sur l’échiquier politique mondial : le populisme. 80 ans après la chute d’Hitler, il semble que le monde ait basculé de nouveau dans une forme de dérive autoritaire. Poutine, Orban, Netanyahou, Trump, Meloni, Bolsonaro, Le Pen, autant de noms qui résonnent aujourd’hui dans le monde et qui font craindre une victoire de "l’International Réactionnaire", une expression empruntée à Emmanuel Macron.Mais comment avons-nous pu oublier à ce point notre passé? Comment ces politiciens, farouchement accrochés à des valeurs nauséabondes issues d’un autre siècle, ont pu éclore dans le paysage politique international, presque sans faire de vagues? Comment s’enracine le populisme, et comment celui-ci peut faire basculer une démocratie dans un régime autoritaire, presque sans que l’on s’en aperçoive? Quels sont les mécanismes qui se cachent derrière le populisme? Comment pouvons-nous le combattre et peut-être, lancer un appel à la résistance, comme le fit le général de Gaulle, à son époque? Je ne suis évidemment pas de Gaulle, mais j'ai voulu poser la question à ma mère, une femme éclairée et qui tente de combattre, à sa manière aussi, ces dérives autocratiques. Elle s'est assise dans son fameux fauteuil bleu. Je l'ai regardé dans les yeux et je lui ai demandé son point de vue sur le populisme.Voici ce qu'elle en dit. Remerciements Papa Brard.
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Les années 80
Tout est parti d'une pièce de théâtre : en juillet 2024 en pays d'Avignon, ma mère et moi, sommes allés voir une pièce de et avec Gabriel Marc, comédien, qui s’intitule Jacques de Bascher. L'histoire de la pièce nous ramène en 1984, et nous revivons, sur scène avec le comédien, le moment où cet homme dandy des nuits parisiennes, apprend sa séropositivité. Cela m’a touché. Je me suis projeté dans la vie de Jacques de Bascher, et dans sa peur de la mort toute proche. Sa peur d'être oublié. De ne pas avoir été entendu, compris. C’est ce que j’ai ressenti. Ma mère, de son côté, a revu les années Sida, l’arrivée de ce « mal du siècle ». Cela l’a replongé dans les années 80, les années de sa jeunesse. À la fin de la pièce nous avons alors discuté de ces années ensemble. Elle a 12 ans en 1980. Elle passe son baccalauréat en 1986, puis elle commence ses études pour devenir enseignante. Elle a 20 ans en 1988. Elle a traversé cette période, passant de jeune adolescente à jeune femme et ces moments l’ont profondément marqué. Pour beaucoup, les années 80 indiquent un tournant dans nos sociétés, dans nos champs de références, dans nos paysages politiques, ce sont les années du monde d’après où tout change : culture, politique, économie. J'ai voulu poser la question à ma mère qui a vécu ces années, qui s'est construite pendant cette période, un passage entre sa jeunesse et sa future vie d'adulte, à l'aube de devenir ma maman. Elle s'est assise dans ce fameux fauteuil bleu. Je l'ai regardé dans les yeux, et je lui ai demandé ce qu'elle retenait de ses années 80. Voilà ce qu'elle en dit. Remerciements à Papa Brard.
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La place des femmes dans l'Histoire
Tout est parti d'une écoute : en janvier 2025, l'émission Carnets de Campagne sur France Inter, mettait en lumière une initiative participative, présentée par le musée de la Résistance du Morvan. Celui-ci invitait le grand public à rédiger les fiches Wikipédia de femmes résistantes de la Seconde Guerre Mondiale. Ces résistantes ayant été invisibilisées de notre histoire commune.Nous avons discuté du sujet avec ma mère, et de la place des femmes dans le récit historique. En parlant, je me suis aperçu que je n'étais pas en mesure de citer énormément de noms de femmes illustres. Cléopâtre, ok. Catherine de Médicis, ne me demandez pas pourquoi. Marie-Antoinette, parce que j'aime la brioche. Jeanne d'Arc, parce qu'elle n'appartient pas qu'aux fachos. Simone Veil, parce qu'elle a plié le game, quand même, à un moment. Mais entre Cléopâtre, Marie-Antoinette et Simone Veil, il y a quelques gaps. Où sont passées les femmes de notre histoire? Ces destins ont-ils été écrits quelque part? L'histoire est-elle une affaire d'hommes? J'ai voulu poser la question à ma mère, une historienne et une femme sensible des préoccupations contemporaines. Elle s'est assise dans un fauteuil bleu. Je l'ai regardé dans les yeux, et je lui ai demandé ce qu'elle pensait de la place des femmes dans l'histoire. Voici ce qu'elle en dit. Remerciements à Papa Brard.
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La liberté d'expression
Tout est parti d'un constat : en France, nous pouvons nous exprimer, créer des œuvres artistiques librement, affirmer nos opinions, débattre avec des individus qui ne pensent pas comme nous. Nous appelons cela : la liberté d'expression. Mais depuis quelques années, il y a eu des attentats, des violences, des propos, des actes horribles, souvent au nom de cette liberté d'expression ou contre celle-ci. De quoi parle-t-on, alors, lorsque l’on évoque cette liberté? Pourquoi pouvons-nous mourir pour elle? Se faire tuer? Pourquoi est-elle aussi importante? Pourquoi faut-il la défendre? Est-elle en danger? Pourquoi en parlons-nous autant? J'ai voulu poser la question à ma mère, une professeure éclairée, une femme que j'admire. Elle s'est assise dans un fauteuil bleu. Je l'ai regardé dans les yeux, et je lui ai demandé ce que voulait dire pour elle, la liberté d’expression.Voici ce qu'elle en dit. Remerciements à Élise et Papa Brard.
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DYMM, c'est une conversation sur des sujets d'actualités, des faits de société, des interrogations sur notre temps. DYMM, c'est un dialogue qui se joue entre une mère et son fils, entre une génération et une autre, entre une professeure éclairée et un rêveur, peut-être, en quête d'espoirs. DYMM, c'est un échange qui n'a aucune valeur de vérité mais qui tente d'apporter un éclairage serein sur nos sociétés. Crédit musique : Cascade de Kubbi / https://kubbi.bandcamp.com/Crédits soutien : Julie, Manu, Papa Brard
HOSTED BY
Christèle Brard et Jean-Christophe Brard
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