Hic et nunc

PODCAST · society

Hic et nunc

Bienvenue dans le grand cirque du quotidien, les amis !Vous en avez marre des infos qui tournent en boucle, des discours aseptisés et de la langue de bois qui colle aux dents comme un caramel mou ? Vous êtes tombé sur la bonne fréquence. Ici, c'est "Hic et Nunc" — ici et maintenant, pour ceux qui ont séché les cours de latin pour aller jouer aux billes. Chaque jour, pendant cinq minutes chrono, je pose mon regard sur le monde qui s'agite, qui bafouille et qui déraille.Pourquoi écouter "Hic et Nunc" ?Cinq minutes, pas une de plus : C'est le temps qu'il faut pour boire un café serré ou attendre son bus sous la pluie. Pile le temps de remettre les idées en place.Un ton, une gouaille : Ici, on ne cherche pas à être poli, on cherche à être vrai. C'est du brut de décoffrage, servi avec une pointe d'ironie, un zeste de cynisme et beaucoup d'humanité.Le monde, en vrai : De la petite incivilité du voisi

  1. 40

    Le vernis de la courtoisie

    Il y a des divorces qui ressemblent à des crimes parfaits, tant ils sont polis. Trente-deux ans de vie commune rangés dans des dossiers Excel, entre les disponibilités du vendredi 15 et le partage des biens mobiliers. Il écrit au notaire avec la précision d’un horloger, en mettant son épouse en copie, pour que personne ne puisse nier l'excellence de son agonie. On appelle cela un consentement mutuel ; c’est en réalité l’autopsie, pratiquée à vif et sans anesthésie, d’un homme qui a décidé de rester debout, quitte à ce que ses propres os lui servent de béquilles. Une micro-fiction sur la violence feutrée de la bienveillance.Régulièrement, je te capture l'instant inspiré de mes moments de vie : une pensée brute, une réflexion attrapée au vol et servie chaude, souvent en mobilité, hit et nunc.C'est du direct, c'est du vrai.Embarque avec moi.

  2. 39

    Liquidation totale : la part du lion

    Après trente-deux ans de vie commune, l’amour s'est transmuté en une comptabilité maniaque. Elle veut tout, tout de suite, avant que la poussière ne retombe. Lui, il compte ses jours comme on compte de la monnaie de singe, terrorisé par le silence des chambres vides et le froid des draps propres. Dans le huis clos d’un salon qui ne leur appartient déjà plus, ils dépecent leur existence avec la précision de légistes. Une micro-fiction clinique sur l’art de devenir étranger à soi-même et aux siens, quand le "nous" s’effondre pour laisser place à un "moi" féroce.Régulièrement, je te capture l'instant inspiré de mes moments de vie : une pensée brute, une réflexion attrapée au vol et servie chaude, souvent en mobilité, hit et nunc.C'est du direct, c'est du vrai.Embarque avec moi.

  3. 38

    La valse de la graisse

    S’échapper de la maison comme on fuit un incendie dont les flammes sont invisibles. Le divorce est un mot froid qui transforme les meubles en étrangers. Alors, on pédale. On cherche la sueur pour noyer l'amertume. On s'enivre de la promesse d'un "tiers-lieu" où l'art et l'ordinaire se mélangent pour mieux masquer le vide. Mais sous l'effort du cycliste et l'enthousiasme de la scène, la chair se souvient. On croit perdre du poids en fuyant le domicile, on oublie que le malheur possède une densité que la balance ne sait pas mesurer. Une autopsie clinique de la fuite en avant.Régulièrement, je te capture l'instant inspiré de mes moments de vie : une pensée brute, une réflexion attrapée au vol et servie chaude, souvent en mobilité, hit et nunc.C'est du direct, c'est du vrai.Embarque avec moi.

  4. 37

    Le goulot du silence

    C’est l’anniversaire d’Edmond. Un homme qui a passé sa vie à s’excuser d’occuper un volume d’air, avant de se dissoudre définitivement dans le Calvados. Autour de la table, le clan se réunit pour célébrer le vide. Il y a la veuve, souveraine de l’omertà ; le fils, héritier du déni ; et la fille, qui porte encore les confidences d’un père cocu et brisé. Dans cette famille où l’on préfère les sous-entendus aux cris, la vérité n'est pas un soulagement, mais une asphyxie. Un portrait clinique de la lâcheté ordinaire où l’amour est une forme de maltraitance polie.Régulièrement, je te capture l'instant inspiré de mes moments de vie : une pensée brute, une réflexion attrapée au vol et servie chaude, souvent en mobilité, hit et nunc.C'est du direct, c'est du vrai.Embarque avec moi.

  5. 36

    Mise à jour fatale

    Lucien aimait la précision des engrenages et le clic rassurant des interrupteurs en bakélite. Mais le monde a muté. Sa nouvelle berline est un sanctuaire de verre noir et de silicium qui exige des mises à jour pour accorder le droit de ne pas mourir de froid. Entre un écran qui refuse de s'allumer et une solitude qui ne demande qu'à s'éteindre, Lucien cherche le bouton d'arrêt d'urgence. Une exploration clinique de l'obsolescence programmée des objets, et de celle, plus irrémédiable, des hommes.Régulièrement, je te capture l'instant inspiré de mes moments de vie : une pensée brute, une réflexion attrapée au vol et servie chaude, souvent en mobilité, hit et nunc.C'est du direct, c'est du vrai.Embarque avec moi.

  6. 35

    L’usure des garnitures

    Ils ont passé trente ans à sculpter leur propre enfer dans le marbre d’un pavillon de banlieue. Lui, dévoré par une anxiété qui transforme chaque courant d’air en apocalypse ; elle, drapée dans une haine de soi si vaste qu’elle finit par engloutir ceux qui l’entourent. Leurs enfants, devenus adultes, ne sont plus que les spectateurs passifs d'un naufrage qui refuse de s'achever. Dans ce huis clos où le silence est une arme blanche, l’amour n'est plus qu'une vieille habitude de torture. Une micro-fiction clinique sur la mécanique de précision de la cruauté conjugale, là où la banalité du mal s'habille en robe de chambre.Régulièrement, je te capture l'instant inspiré de mes moments de vie : une pensée brute, une réflexion attrapée au vol et servie chaude, souvent en mobilité, hit et nunc.C'est du direct, c'est du vrai.Embarque avec moi.

  7. 34

    L’usage des choses

    ​« Je ne t’aime plus pour toi. Je t’aime pour l’usage que j’en fais. Tu es un meuble utile, mais le vernis a sauté. »​Pour son cinquante-huitième anniversaire, Sata a offert à son mari une vérité chirurgicale. En une phrase, elle vient de l’amputer de son humanité pour le reléguer au rang d’objet domestique. Entre le guéridon Louis XV et le pot de confiture de figues, trente ans de mariage se transforment soudain en un inventaire comptable où l’affection n’est plus qu’une pathologie encombrante.​Face à ce « meurtre symbolique », que reste-t-il ? La dignité, conseille un ami. Les anxiolytiques, suggère un psychiatre. Mais alors que le décor de leur vie sociale — le mariage des enfants, les dîners mondains — exige une perfection de façade, une métamorphose silencieuse s’opère dans l’ombre de la chambre séparée.​Puisque Sata veut un meuble, elle aura un monument. Un monument de silence et de poids, capable d’étouffer jusqu’à la dernière certitude.​Dans ce huis clos psychologique à l'ironie dévastatrice, l'auteur explore la mécanique de l'indifférence et la cruauté des bilans de vie. Un récit d'une précision clinique sur la chute des corps et la résistance des objets.Régulièrement, je te capture l'instant inspiré de mes moments de vie : une pensée brute, une réflexion attrapée au vol et servie chaude, souvent en mobilité, hit et nunc.C'est du direct, c'est du vrai.Embarque avec moi.

  8. 33

    Un café sous la pluie

    Un couple marié depuis trente ans. Une citronnade presque vide. Rien, en apparence, ne distingue cette fin d’après-midi de tant d’autres. Pourtant, chaque détail pèse : une petite cuillère trop brillante, une paille en papier qui se délite, un gâteau aux pommes dont le goût persiste comme un aveu. Face à elle, son mari regarde la pluie sans voir la mort qui s’approche. Elle, en revanche, a tout vu depuis longtemps. L’usure silencieuse du mariage, la violence feutrée des habitudes, l’étouffement poli des existences trop bien tenues. Dans ce huis clos ordinaire, la tendresse a pris la forme d’un geste irréversible. Entre ironie noire et lucidité cruelle, ce récit explore l’intimité d’une femme qui choisit enfin la légèreté — au prix ultime. Une plongée glaçante dans la banalité du mal conjugal, où l’amour se confond avec la délivrance et où la liberté a le goût discret de la pomme.Régulièrement, je te capture l'instant inspiré de mes moments de vie : une pensée brute, une réflexion attrapée au vol et servie chaude, souvent en mobilité, hit et nunc.C'est du direct, c'est du vrai.Embarque avec moi.

  9. 32

    L'amour pour toi

    Le naufrage chirurgical d'un mariage de trente ans.Dans cet épisode, nous plongeons au cœur de l'intime avec une micro-fiction aux accents « jauffrétiens ». C’est l’histoire d’un homme qui, après trois décennies de vie commune, reçoit le coup de grâce entre deux silences du quotidien.Sata, son épouse, lui livre un verdict d'une précision brutale : « Je ne t’aime plus pour toi. » Ce que vous allez découvrir dans ce récit :L’autopsie d’une rupture : Comment un simple petit mot peut devenir une arme de démolition massive.Le choc et le déni : Cette hésitation tragique devant l’inéluctable, où l’on cherche encore un espoir dans les décombres.Le recours aux "experts" : Le réflexe presque dérisoire d'appeler psychiatres, médecins et amis face à une douleur que la science ne peut pas recoudre.La reconstruction : Le moment paradoxal où l'effondrement devient le socle d'une liberté nouvelle, avec pour seule boussole la volonté de préserver ses enfants.Un épisode sur la violence invisible des mots, la fin des habitudes et l'étrange légèreté qui succède parfois aux plus grands désastres personnels.Régulièrement, je te capture l'instant inspiré de mes moments de vie : une pensée brute, une réflexion attrapée au vol et servie chaude, souvent en mobilité, hit et nunc.C'est du direct, c'est du vrai.Embarque avec moi.

Type above to search every episode's transcript for a word or phrase. Matches are scoped to this podcast.

Searching…

No matches for "" in this podcast's transcripts.

Showing of matches

No topics indexed yet for this podcast.

Loading reviews...

ABOUT THIS SHOW

Bienvenue dans le grand cirque du quotidien, les amis !Vous en avez marre des infos qui tournent en boucle, des discours aseptisés et de la langue de bois qui colle aux dents comme un caramel mou ? Vous êtes tombé sur la bonne fréquence. Ici, c'est "Hic et Nunc" — ici et maintenant, pour ceux qui ont séché les cours de latin pour aller jouer aux billes. Chaque jour, pendant cinq minutes chrono, je pose mon regard sur le monde qui s'agite, qui bafouille et qui déraille.Pourquoi écouter "Hic et Nunc" ?Cinq minutes, pas une de plus : C'est le temps qu'il faut pour boire un café serré ou attendre son bus sous la pluie. Pile le temps de remettre les idées en place.Un ton, une gouaille : Ici, on ne cherche pas à être poli, on cherche à être vrai. C'est du brut de décoffrage, servi avec une pointe d'ironie, un zeste de cynisme et beaucoup d'humanité.Le monde, en vrai : De la petite incivilité du voisi

HOSTED BY

Dino Sorez

URL copied to clipboard!