L3DLP plays music sometimes podcast artwork

PODCAST · music

L3DLP plays music sometimes

Once upon a time I used to have a band. 5 children and 21 years later, back for a new trip.ESSENTIALLY PLAYGROUNDS HERE.TOO OLD TO FINISH THINGS!

Publisher-supplied feed metadata · PodParley refreshed Nov 12, 2023 · Source feed

  1. 40

    UX OU RIEN

    autodiscipline, acte 2

  2. 39

    UX OU RIEN

    autodiscipline, acte 2

  3. 38

    UX OU RIEN

    autodiscipline, acte 2

  4. 37

    UX OU RIEN

    autodiscipline, acte 2

  5. 36

    padam padam bam

    FREE LOOP FROM

  6. 35
  7. 34

    un témoignage Wintu

    Ce texte est un témoignage Wintu (indiens de Californie) reccueilli dans l'ouvrage "Pieds nus sur la terre sacrée" par T. .C. Mc Luhan ... et si l'on avait écouté les indiens et évité la machine ? Parce qu'hélas, le monde entier est devenu "blanc" au sens évoqué dans le texte...

  8. 33

    Not a misstep... a pattern

    While bombs redraw maps, you redraw your image. Warzones burn; your feed stays curated. Children count sirens; you count impressions. Missiles don’t trend—your outfit does. The world bleeds in real time; you buffer it out. You call it evolution. It looks like evasion. Rage outsourced, grief muted, gloss maximized. You had a voice. You traded it for reach. Not silence—worse: selective volume. You amplify drops, not detonations. Empathy got edited out in post. The algorithm loves you. The truth, not so much. War is inconvenient. Branding isn’t. You pivoted—from witness to window display. Sirens vs. streams. Guess which wins. You don’t ignore the fires—you monetize the smoke. This isn’t growth. It’s drift with better lighting. History screams. You post. The distance between you and reality? Sponsored. Not a misstep... a pattern.

  9. 32

    Not a misstep... a pattern

    While bombs redraw maps, you redraw your image. Warzones burn; your feed stays curated. Children count sirens; you count impressions. Missiles don’t trend—your outfit does. The world bleeds in real time; you buffer it out. You call it evolution. It looks like evasion. Rage outsourced, grief muted, gloss maximized. You had a voice. You traded it for reach. Not silence—worse: selective volume. You amplify drops, not detonations. Empathy got edited out in post. The algorithm loves you. The truth, not so much. War is inconvenient. Branding isn’t. You pivoted—from witness to window display. Sirens vs. streams. Guess which wins. You don’t ignore the fires—you monetize the smoke. This isn’t growth. It’s drift with better lighting. History screams. You post. The distance between you and reality? Sponsored. Not a misstep... a pattern.

  10. 31

    Not a misstep... a pattern

    While bombs redraw maps, you redraw your image. Warzones burn; your feed stays curated. Children count sirens; you count impressions. Missiles don’t trend—your outfit does. The world bleeds in real time; you buffer it out. You call it evolution. It looks like evasion. Rage outsourced, grief muted, gloss maximized. You had a voice. You traded it for reach. Not silence—worse: selective volume. You amplify drops, not detonations. Empathy got edited out in post. The algorithm loves you. The truth, not so much. War is inconvenient. Branding isn’t. You pivoted—from witness to window display. Sirens vs. streams. Guess which wins. You don’t ignore the fires—you monetize the smoke. This isn’t growth. It’s drift with better lighting. History screams. You post. The distance between you and reality? Sponsored. Not a misstep... a pattern.

  11. 30

    Enough

    No more fire from the sky, No more mothers' cries. Let the children breathe again, Let the wounded rise. One blood, one breath, one fragile dawn, Jew, Muslim, Christian, none alone. Cease the thunder, still the storm, Peace be born, peace be born. "Salaam, Shalom, Pax, Shanti" Enough. Enough. Enough. In every name we call the Divine, Let mercy win. Let life survive.. לא עוד אש מהשמיים, לא עוד זעקות אימהות. תנו לילדים לנשום שוב, תנו לפצועים לקום. דם אחד, נשימה אחת, שחר שברירי אחד, יהודי, מוסלמי, נוצרי, אף אחד לא לבד. הפסיקו את הרעם, השקיטו את הסערה, תיוולד שלום, תיוולד שלום "סלאם, שלום, פקס, שאנטי— די. די. די. בכל שם שאנו קוראים לאלוהי, תנצח הרחמים. תישאר החיים.. دیگر از آسمان آتشی نبارد، دیگر نالهٔ مادران شنیده نشود. بگذارید کودکان دوباره نفس بکشند، بگذارید زخمیان برخیزند. یک خون، یک نفس، یک سپیده‌دم شکننده، یهودی، مسلمان، مسیحی، هیچ‌یک تنها نیستند. رعد فرو بنشیند، طوفان آرام گیرد، صلح زاده شود، صلح زاده شود. «سلام، شالوم، پکس، شانتي— بس است. بس است. بس است. به هر نامی که خداوند را می‌خوانیم، بگذار رحمت پیروز شود. بگذار زندگی بماند..

  12. 29

    US

    debt tenant serf slave property cattle commodity tool resource cannon fodder waste oblivion ... human

  13. 28

    US

    debt tenant serf slave property cattle commodity tool resource cannon fodder waste oblivion ... human

  14. 27

    Locataires

    Locataires by L3DLP

  15. 26

    Locataires

    Locataires by L3DLP

  16. 25

    Locataires

    Locataires by L3DLP

  17. 24

    Cache-toi silence

    Je crée pas avec la tête Je crée avec le ventre Le corps sait avant les mots Le corps ment jamais Visualiser sans présence C’est repeindre une cage Le système nerveux décide Le mental fait le bruit Si mon corps vit la guerre Ma vie cherche la guerre Si mon corps trouve la paix Les portes bougent seules La peur veut des preuves Le calme crée des routes La survie répète hier La sécurité invente demain On m’a appris : “cache-toi” Alors je suis devenu silence Pas un manque de force Un réflexe animal Le danger était partout Même dans ma voix Même dans la lumière Même dans le regard des autres Tu peux crier “je mérite” Ton corps répond “mensonge” Et c’est lui qui gagne Presque à chaque fois Alors j’ai arrêté de forcer J’ai commencé à réguler Respirer plus lentement Rester visible sans mourir Encore une caméra Encore une traversée Encore une preuve offerte Au système nerveux Regarde-moi maintenant Pas guéri Reprogrammé Je ne poursuis plus la vie Je deviens respirable Et la vie vient L’identité n’est pas une idée C’est une sensation répétée Un territoire intérieur Qui dit : “ici, tu peux exister” Le vrai mantra c’est pas “je vais réussir” Le vrai mantra c’est : Mon corps peut rester calme Même quand je prends ma place Mon corps peut rester ouvert Même quand on me regarde Mon corps peut recevoir Sans chercher la fuite Je n’ai pas besoin de mériter Ce qui est déjà possible Je ne combats plus ma peur Je lui apprends la sécurité Et chaque jour Le signal change Donc la réalité change

  18. 23

    Cache-toi silence

    Je crée pas avec la tête Je crée avec le ventre Le corps sait avant les mots Le corps ment jamais Visualiser sans présence C’est repeindre une cage Le système nerveux décide Le mental fait le bruit Si mon corps vit la guerre Ma vie cherche la guerre Si mon corps trouve la paix Les portes bougent seules La peur veut des preuves Le calme crée des routes La survie répète hier La sécurité invente demain On m’a appris : “cache-toi” Alors je suis devenu silence Pas un manque de force Un réflexe animal Le danger était partout Même dans ma voix Même dans la lumière Même dans le regard des autres Tu peux crier “je mérite” Ton corps répond “mensonge” Et c’est lui qui gagne Presque à chaque fois Alors j’ai arrêté de forcer J’ai commencé à réguler Respirer plus lentement Rester visible sans mourir Encore une caméra Encore une traversée Encore une preuve offerte Au système nerveux Regarde-moi maintenant Pas guéri Reprogrammé Je ne poursuis plus la vie Je deviens respirable Et la vie vient L’identité n’est pas une idée C’est une sensation répétée Un territoire intérieur Qui dit : “ici, tu peux exister” Le vrai mantra c’est pas “je vais réussir” Le vrai mantra c’est : Mon corps peut rester calme Même quand je prends ma place Mon corps peut rester ouvert Même quand on me regarde Mon corps peut recevoir Sans chercher la fuite Je n’ai pas besoin de mériter Ce qui est déjà possible Je ne combats plus ma peur Je lui apprends la sécurité Et chaque jour Le signal change Donc la réalité change

  19. 22

    Cache-toi silence

    Je crée pas avec la tête Je crée avec le ventre Le corps sait avant les mots Le corps ment jamais Visualiser sans présence C’est repeindre une cage Le système nerveux décide Le mental fait le bruit Si mon corps vit la guerre Ma vie cherche la guerre Si mon corps trouve la paix Les portes bougent seules La peur veut des preuves Le calme crée des routes La survie répète hier La sécurité invente demain On m’a appris : “cache-toi” Alors je suis devenu silence Pas un manque de force Un réflexe animal Le danger était partout Même dans ma voix Même dans la lumière Même dans le regard des autres Tu peux crier “je mérite” Ton corps répond “mensonge” Et c’est lui qui gagne Presque à chaque fois Alors j’ai arrêté de forcer J’ai commencé à réguler Respirer plus lentement Rester visible sans mourir Encore une caméra Encore une traversée Encore une preuve offerte Au système nerveux Regarde-moi maintenant Pas guéri Reprogrammé Je ne poursuis plus la vie Je deviens respirable Et la vie vient L’identité n’est pas une idée C’est une sensation répétée Un territoire intérieur Qui dit : “ici, tu peux exister” Le vrai mantra c’est pas “je vais réussir” Le vrai mantra c’est : Mon corps peut rester calme Même quand je prends ma place Mon corps peut rester ouvert Même quand on me regarde Mon corps peut recevoir Sans chercher la fuite Je n’ai pas besoin de mériter Ce qui est déjà possible Je ne combats plus ma peur Je lui apprends la sécurité Et chaque jour Le signal change Donc la réalité change

  20. 21

    humain

    un inventaire de ce qu’on devient quand la machine gagne. --- Dette. Locataire. Serf. Esclave. Propriété. Bétail. Marchandise. Outil. Ressource. Chair à canon. Déchet. Oubli. ... Humain!

  21. 20

    Plus rien à foutre

    Plus rien à foutre by L3DLP

  22. 19

    You got me over

    I walked the grid where history’s dead, Concrete bones, fiber-optic thread. My boots leak truth, my fingers bleed code, Singing static where memories corrode. Give me diesel, give me noise, A city glitching with broken toys. No signal, no God, no endgame plan— Just me, my six strings, and this data jam. They sold the past in packs of ten, Then burned it, rewrote it, sold it again. But I remember. Yeah, I still hum. Old blues don't die—they rerun.

  23. 18

    Carved Stone

    Written at 16, becoming music at 46, Carved Stone is a song about power, class contempt, and the lonely feeling of trying to move a world that was shaped before you had a say. But it’s also about refusing to stay alone. --- When I think of those who reign, Those who claim they can decide our fate, Rulers of society's game, Choosing paths that they dictate. When I see the bourgeois pride, Pitying the poor with scornful eyes, Their contempt they cannot hide, As beggars they criticize. When I ponder all their wealth, Chic illusions that catch every gaze, Merely facades of stealthy stealth, Revealing their careless ways. Why must I stand alone, In shifting their carved stone? By myself, I can't dethrone The minds that turn to bone. How can we change this scene? Words alone can't intervene. If none will join the fray, Our causes fade away. We must unite, take a stand, To lend a truly helping hand. Enough of empty talk, Let's walk the walk of brotherhood's command.

  24. 17

    ON PARTAGE OU ON COULE

    J’me réveille dans un pays qui survit en apnée, On t’vend du futur juste pour t’voler tes journées. Leur progrès c’est du vernis sur des vies cabossées, Ton frigo dit la vérité qu’ils voudraient jamais assumer. Les puissants n’ont pas de muscles, que des stylos qui blessent, Ils serrent les vis, nous serrent la gorge, puis parlent de “souplesse”. Ils prêchent la paix pendant qu’ils sucent la moelle du peuple, Et quand on tombe, c’est nos gosses qui ramassent la recette. Les banquiers jouent à Dieu depuis leurs bureaux glacés, Nous on compte les centimes pendant qu’ils déplacent les clés. Ils disent “formation” comme on dit “ferme-la”, Pendant que ton taf disparaît sous une signature qu’tu vois pas. La misère a des chiffres, eux n’ont que des alibis, Ça fait des années qu’on avale leur théâtre de marionnettes et compagnie. Mais le bloc sait, l’ancien sait, personne est dupe ici-bas, Le vrai est rude, le reste, c’est du bruit qui fera pas ta loi. Ils n’ont jamais tremblé d’nos cris, juste de nos cerveaux réveillés, Le jour où on pige que c’est nous la colonne qui tient leur palais. Leur empire c’est du carton peint avec l’argent des pauvres, On souffle juste un peu trop fort, et tout leur décor s’effondre en taule. Alors on parle, on debout, on respire — c’est déjà une menace, Parce qu’un peuple qui s’redresse, c’est le seul truc qu’ils remplacent pas. On n’brise pas les vitres, on n’brise pas les vies, On tape du pied pour réveiller la terre : qu’elle s’invite dans l’bruit. Écoute petit… Ils ont jamais flippé d’nos colères. Ils flippent du jour où on pige qu’leur système tient sur nos épaules, sur nos heures, sur nos vies qu’on brade. Tu leur dois rien. Retiens ça. C’est toi la force, c’est toi l’nombre, c’est toi la rue qui gronde. Alors hausse la voix. Pas pour casser, pour montrer qu’on s’laissera plus plier. ON PARTAGE OU ON COULE ! Pas d’armes, pas d’foule — juste nos voix qui dérouillent. ON PARTAGE OU ON COULE ! La paix dans l’sang, la rage qui circule. ON PARTAGE OU ON COULE ! Le mic comme seule lame, Et tout l’quartier qui roule.

  25. 16

    EXIT THE DOJO

    EXIT THE DOJO by L3DLP

  26. 15

    JUDO MENTAL

    Le vrai luxe : ne pas réagir La plupart des humains vivent en mode piège à souris émotionnel. Quelqu’un appuie. *CLAC*. Notification. *CLAC*. Mépris. *CLAC*. Retard. *CLAC*. Ego touché. *CLAC*. Puis ils appellent ça “avoir du caractère”. Non. C’est juste être télécommandé par l’extérieur. La colère n’est pas le problème La colère est un voyant moteur. Pas un volant. Le débile explosif croit que sa rage est une preuve de force. Le passif croit qu’étouffer sa rage est de la sagesse. Les deux perdent. Le premier devient un incendie ambulant. Le second devient une décharge nucléaire enfouie. Le judo mental dit autre chose : - absorber - rediriger - économiser l’énergie - rester debout Pas “dominer”. Pas “se soumettre”. [...] Quand l’émotion monte : - ralentis - respire bas - détends les épaules - regarde large - parle moins - dors avant de décider - ne réponds pas immédiatement - laisse l’autre révéler sa propre confusion - garde ton centre Tu n’es pas obligé de participer à chaque incendie. Le sommet de la maîtrise Le stade supérieur ce n’est pas : - gagner tous les combats - humilier les autres - avoir toujours raison C’est : - ne plus être gouverné par les secousses du monde Un arbre solide ne négocie pas avec le vent. Il plie un peu. Puis revient à sa place. Voilà la voie du milieu. Pas molle. Pas explosive. Stable. Mobile. Lucide. Économe. Judo mental.

  27. 14

    ON PARTAGE OU ON COULE

    J’me réveille dans un pays qui survit en apnée, On t’vend du futur juste pour t’voler tes journées. Leur progrès c’est du vernis sur des vies cabossées, Ton frigo dit la vérité qu’ils voudraient jamais assumer. Les puissants n’ont pas de muscles, que des stylos qui blessent, Ils serrent les vis, nous serrent la gorge, puis parlent de “souplesse”. Ils prêchent la paix pendant qu’ils sucent la moelle du peuple, Et quand on tombe, c’est nos gosses qui ramassent la recette. Les banquiers jouent à Dieu depuis leurs bureaux glacés, Nous on compte les centimes pendant qu’ils déplacent les clés. Ils disent “formation” comme on dit “ferme-la”, Pendant que ton taf disparaît sous une signature qu’tu vois pas. La misère a des chiffres, eux n’ont que des alibis, Ça fait des années qu’on avale leur théâtre de marionnettes et compagnie. Mais le bloc sait, l’ancien sait, personne est dupe ici-bas, Le vrai est rude, le reste, c’est du bruit qui fera pas ta loi. Ils n’ont jamais tremblé d’nos cris, juste de nos cerveaux réveillés, Le jour où on pige que c’est nous la colonne qui tient leur palais. Leur empire c’est du carton peint avec l’argent des pauvres, On souffle juste un peu trop fort, et tout leur décor s’effondre en taule. Alors on parle, on debout, on respire — c’est déjà une menace, Parce qu’un peuple qui s’redresse, c’est le seul truc qu’ils remplacent pas. On n’brise pas les vitres, on n’brise pas les vies, On tape du pied pour réveiller la terre : qu’elle s’invite dans l’bruit. Écoute petit… Ils ont jamais flippé d’nos colères. Ils flippent du jour où on pige qu’leur système tient sur nos épaules, sur nos heures, sur nos vies qu’on brade. Tu leur dois rien. Retiens ça. C’est toi la force, c’est toi l’nombre, c’est toi la rue qui gronde. Alors hausse la voix. Pas pour casser, pour montrer qu’on s’laissera plus plier. ON PARTAGE OU ON COULE ! Pas d’armes, pas d’foule — juste nos voix qui dérouillent. ON PARTAGE OU ON COULE ! La paix dans l’sang, la rage qui circule. ON PARTAGE OU ON COULE ! Le mic comme seule lame, Et tout l’quartier qui roule.

  28. 13

    ON PARTAGE OU ON COULE

    J’me réveille dans un pays qui survit en apnée, On t’vend du futur juste pour t’voler tes journées. Leur progrès c’est du vernis sur des vies cabossées, Ton frigo dit la vérité qu’ils voudraient jamais assumer. Les puissants n’ont pas de muscles, que des stylos qui blessent, Ils serrent les vis, nous serrent la gorge, puis parlent de “souplesse”. Ils prêchent la paix pendant qu’ils sucent la moelle du peuple, Et quand on tombe, c’est nos gosses qui ramassent la recette. Les banquiers jouent à Dieu depuis leurs bureaux glacés, Nous on compte les centimes pendant qu’ils déplacent les clés. Ils disent “formation” comme on dit “ferme-la”, Pendant que ton taf disparaît sous une signature qu’tu vois pas. La misère a des chiffres, eux n’ont que des alibis, Ça fait des années qu’on avale leur théâtre de marionnettes et compagnie. Mais le bloc sait, l’ancien sait, personne est dupe ici-bas, Le vrai est rude, le reste, c’est du bruit qui fera pas ta loi. Ils n’ont jamais tremblé d’nos cris, juste de nos cerveaux réveillés, Le jour où on pige que c’est nous la colonne qui tient leur palais. Leur empire c’est du carton peint avec l’argent des pauvres, On souffle juste un peu trop fort, et tout leur décor s’effondre en taule. Alors on parle, on debout, on respire — c’est déjà une menace, Parce qu’un peuple qui s’redresse, c’est le seul truc qu’ils remplacent pas. On n’brise pas les vitres, on n’brise pas les vies, On tape du pied pour réveiller la terre : qu’elle s’invite dans l’bruit. Écoute petit… Ils ont jamais flippé d’nos colères. Ils flippent du jour où on pige qu’leur système tient sur nos épaules, sur nos heures, sur nos vies qu’on brade. Tu leur dois rien. Retiens ça. C’est toi la force, c’est toi l’nombre, c’est toi la rue qui gronde. Alors hausse la voix. Pas pour casser, pour montrer qu’on s’laissera plus plier. ON PARTAGE OU ON COULE ! Pas d’armes, pas d’foule — juste nos voix qui dérouillent. ON PARTAGE OU ON COULE ! La paix dans l’sang, la rage qui circule. ON PARTAGE OU ON COULE ! Le mic comme seule lame, Et tout l’quartier qui roule.

  29. 12

    PAPA

    Merci.

  30. 11

    REDEVENIR VIVANT

    Le scroll infini me bouffe les yeux Il remplit le vide avec du faux merveilleux En quatre-vingt-seize fallait partir chasser Maintenant c’est la machine qui vient nous gaver Elle connaît mes peurs Elle connaît mes faims Elle me sert du bruit En me disant “tiens” Avant d’ouvrir l’écran Je me demande maintenant : QU’EST-CE QUE JE VIENS CHERCHER ? QU’EST-CE QUE JE VEUX TROUVER ? Si j’sais pas pourquoi j’entre Alors j’laisse la porte fermée REPRENDRE LE VOLANT REPRENDRE LE CONTRÔLE J’préfère le vide immense À leur bouillie mentale Les flux “pour toi” me ressemblent trop Des miroirs cassés pilotés par des robots Ils m’montrent pas le monde Ils m’montrent ma prison Un profil statistique Déguisé en passion Alors j’coupe les feeds Je reviens aux signaux Des sites, des flux RSS Pas leurs putains d’anneaux Je choisis mes sources Je choisis mes détours QU’EST-CE QUE JE VIENS CHERCHER ? QU’EST-CE QUE JE VEUX TROUVER ? Si j’sais pas pourquoi j’entre Alors j’laisse la porte fermée REPRENDRE LE VOLANT REPRENDRE LE CONTRÔLE J’préfère le silence brut À leur raffinerie mentale Télécharge Stocke Imprime Le réseau peut disparaître demain Pas ma bibliothèque Pas mes disques Pas mes pages Pas ma mémoire Le savoir coûte toujours quelque chose Votre temps ! REPRENDRE LE VOLANT SORTIR DU DÉFILEMENT Arrêter d’bouffer leur vide Comme des oies sous perfusion REPRENDRE LE VOLANT REDEVENIR VIVANT Chercher au lieu d’attendre Qu’on pense à ma place

  31. 10

    REDEVENIR VIVANT

    Le scroll infini me bouffe les yeux Il remplit le vide avec du faux merveilleux En quatre-vingt-seize fallait partir chasser Maintenant c’est la machine qui vient nous gaver Elle connaît mes peurs Elle connaît mes faims Elle me sert du bruit En me disant “tiens” Avant d’ouvrir l’écran Je me demande maintenant : QU’EST-CE QUE JE VIENS CHERCHER ? QU’EST-CE QUE JE VEUX TROUVER ? Si j’sais pas pourquoi j’entre Alors j’laisse la porte fermée REPRENDRE LE VOLANT REPRENDRE LE CONTRÔLE J’préfère le vide immense À leur bouillie mentale Les flux “pour toi” me ressemblent trop Des miroirs cassés pilotés par des robots Ils m’montrent pas le monde Ils m’montrent ma prison Un profil statistique Déguisé en passion Alors j’coupe les feeds Je reviens aux signaux Des sites, des flux RSS Pas leurs putains d’anneaux Je choisis mes sources Je choisis mes détours QU’EST-CE QUE JE VIENS CHERCHER ? QU’EST-CE QUE JE VEUX TROUVER ? Si j’sais pas pourquoi j’entre Alors j’laisse la porte fermée REPRENDRE LE VOLANT REPRENDRE LE CONTRÔLE J’préfère le silence brut À leur raffinerie mentale Télécharge Stocke Imprime Le réseau peut disparaître demain Pas ma bibliothèque Pas mes disques Pas mes pages Pas ma mémoire Le savoir coûte toujours quelque chose Votre temps ! REPRENDRE LE VOLANT SORTIR DU DÉFILEMENT Arrêter d’bouffer leur vide Comme des oies sous perfusion REPRENDRE LE VOLANT REDEVENIR VIVANT Chercher au lieu d’attendre Qu’on pense à ma place

  32. 9

    REDEVENIR VIVANT

    Le scroll infini me bouffe les yeux Il remplit le vide avec du faux merveilleux En quatre-vingt-seize fallait partir chasser Maintenant c’est la machine qui vient nous gaver Elle connaît mes peurs Elle connaît mes faims Elle me sert du bruit En me disant “tiens” Avant d’ouvrir l’écran Je me demande maintenant : QU’EST-CE QUE JE VIENS CHERCHER ? QU’EST-CE QUE JE VEUX TROUVER ? Si j’sais pas pourquoi j’entre Alors j’laisse la porte fermée REPRENDRE LE VOLANT REPRENDRE LE CONTRÔLE J’préfère le vide immense À leur bouillie mentale Les flux “pour toi” me ressemblent trop Des miroirs cassés pilotés par des robots Ils m’montrent pas le monde Ils m’montrent ma prison Un profil statistique Déguisé en passion Alors j’coupe les feeds Je reviens aux signaux Des sites, des flux RSS Pas leurs putains d’anneaux Je choisis mes sources Je choisis mes détours QU’EST-CE QUE JE VIENS CHERCHER ? QU’EST-CE QUE JE VEUX TROUVER ? Si j’sais pas pourquoi j’entre Alors j’laisse la porte fermée REPRENDRE LE VOLANT REPRENDRE LE CONTRÔLE J’préfère le silence brut À leur raffinerie mentale Télécharge Stocke Imprime Le réseau peut disparaître demain Pas ma bibliothèque Pas mes disques Pas mes pages Pas ma mémoire Le savoir coûte toujours quelque chose Votre temps ! REPRENDRE LE VOLANT SORTIR DU DÉFILEMENT Arrêter d’bouffer leur vide Comme des oies sous perfusion REPRENDRE LE VOLANT REDEVENIR VIVANT Chercher au lieu d’attendre Qu’on pense à ma place

  33. 8

    REDEVENIR VIVANT

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  34. 7

    REDEVENIR VIVANT

    Le scroll infini me bouffe les yeux Il remplit le vide avec du faux merveilleux En quatre-vingt-seize fallait partir chasser Maintenant c’est la machine qui vient nous gaver Elle connaît mes peurs Elle connaît mes faims Elle me sert du bruit En me disant “tiens” Avant d’ouvrir l’écran Je me demande maintenant : QU’EST-CE QUE JE VIENS CHERCHER ? QU’EST-CE QUE JE VEUX TROUVER ? Si j’sais pas pourquoi j’entre Alors j’laisse la porte fermée REPRENDRE LE VOLANT REPRENDRE LE CONTRÔLE J’préfère le vide immense À leur bouillie mentale Les flux “pour toi” me ressemblent trop Des miroirs cassés pilotés par des robots Ils m’montrent pas le monde Ils m’montrent ma prison Un profil statistique Déguisé en passion Alors j’coupe les feeds Je reviens aux signaux Des sites, des flux RSS Pas leurs putains d’anneaux Je choisis mes sources Je choisis mes détours QU’EST-CE QUE JE VIENS CHERCHER ? QU’EST-CE QUE JE VEUX TROUVER ? Si j’sais pas pourquoi j’entre Alors j’laisse la porte fermée REPRENDRE LE VOLANT REPRENDRE LE CONTRÔLE J’préfère le silence brut À leur raffinerie mentale Télécharge Stocke Imprime Le réseau peut disparaître demain Pas ma bibliothèque Pas mes disques Pas mes pages Pas ma mémoire Le savoir coûte toujours quelque chose Votre temps ! REPRENDRE LE VOLANT SORTIR DU DÉFILEMENT Arrêter d’bouffer leur vide Comme des oies sous perfusion REPRENDRE LE VOLANT REDEVENIR VIVANT Chercher au lieu d’attendre Qu’on pense à ma place

  35. 6

    AI IS A FIRE

    They handed us the fire, They started counting drones. We could’ve healed the world, They armored up the throne. Teachers for the forgotten, Care, time, and basic rights, But Prometheus with bankers Ends up signing for the fight. AI is not the monster, The monster holds the leash. It talks in markets, borders, Profit, war, and peace. We’re not coding the future, We’re coding in the dust. Not to build their walls, But to open things for us. Keep your kings, your cages, Your silicon palaces. As long as there’s rage in us, We push, we push, we push again. They call it “security,” It smells like fear with funds. Smart missiles in the sky While school ceilings come undone. While they sell us war In suits and PowerPoints, We want clean machines To put strength back in our joints. Agents for the poor, Not only for the traders. Models we can read, Not private gods and jailers. We’re not coding the future, We’re coding in the dust. Not to build their walls, But to open things for us. Keep your kings, your cages, Your silicon palaces. As long as there’s rage in us, We push, we push, we push again. AI or no AI, That debate is already dead. The real question, friend, is: Chains or tools instead? Machines to watch us, Sort us, kill us, shut us out, Or machines to teach, Heal, understand, and build a route. Code is not their rifle, It’s our crowbar in the door. We’ll break their APIs, Their patents and their servers. Keep your kings, your cages, Your winner’s little speeches. As long as there’s a keyboard, We push, we push, we push again. Not to build a better cage. Not to polish up the bars. To break the whole damn thing With decent documentation And fire in our hearts.

  36. 5

    AI IS A FIRE

    They handed us the fire, They started counting drones. We could’ve healed the world, They armored up the throne. Teachers for the forgotten, Care, time, and basic rights, But Prometheus with bankers Ends up signing for the fight. AI is not the monster, The monster holds the leash. It talks in markets, borders, Profit, war, and peace. We’re not coding the future, We’re coding in the dust. Not to build their walls, But to open things for us. Keep your kings, your cages, Your silicon palaces. As long as there’s rage in us, We push, we push, we push again. They call it “security,” It smells like fear with funds. Smart missiles in the sky While school ceilings come undone. While they sell us war In suits and PowerPoints, We want clean machines To put strength back in our joints. Agents for the poor, Not only for the traders. Models we can read, Not private gods and jailers. We’re not coding the future, We’re coding in the dust. Not to build their walls, But to open things for us. Keep your kings, your cages, Your silicon palaces. As long as there’s rage in us, We push, we push, we push again. AI or no AI, That debate is already dead. The real question, friend, is: Chains or tools instead? Machines to watch us, Sort us, kill us, shut us out, Or machines to teach, Heal, understand, and build a route. Code is not their rifle, It’s our crowbar in the door. We’ll break their APIs, Their patents and their servers. Keep your kings, your cages, Your winner’s little speeches. As long as there’s a keyboard, We push, we push, we push again. Not to build a better cage. Not to polish up the bars. To break the whole damn thing With decent documentation And fire in our hearts.

  37. 4

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    They handed us the fire, They started counting drones. We could’ve healed the world, They armored up the throne. Teachers for the forgotten, Care, time, and basic rights, But Prometheus with bankers Ends up signing for the fight. AI is not the monster, The monster holds the leash. It talks in markets, borders, Profit, war, and peace. We’re not coding the future, We’re coding in the dust. Not to build their walls, But to open things for us. Keep your kings, your cages, Your silicon palaces. As long as there’s rage in us, We push, we push, we push again. They call it “security,” It smells like fear with funds. Smart missiles in the sky While school ceilings come undone. While they sell us war In suits and PowerPoints, We want clean machines To put strength back in our joints. Agents for the poor, Not only for the traders. Models we can read, Not private gods and jailers. We’re not coding the future, We’re coding in the dust. Not to build their walls, But to open things for us. Keep your kings, your cages, Your silicon palaces. As long as there’s rage in us, We push, we push, we push again. AI or no AI, That debate is already dead. The real question, friend, is: Chains or tools instead? Machines to watch us, Sort us, kill us, shut us out, Or machines to teach, Heal, understand, and build a route. Code is not their rifle, It’s our crowbar in the door. We’ll break their APIs, Their patents and their servers. Keep your kings, your cages, Your winner’s little speeches. As long as there’s a keyboard, We push, we push, we push again. Not to build a better cage. Not to polish up the bars. To break the whole damn thing With decent documentation And fire in our hearts.

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    They handed us the fire, They started counting drones. We could’ve healed the world, They armored up the throne. Teachers for the forgotten, Care, time, and basic rights, But Prometheus with bankers Ends up signing for the fight. AI is not the monster, The monster holds the leash. It talks in markets, borders, Profit, war, and peace. We’re not coding the future, We’re coding in the dust. Not to build their walls, But to open things for us. Keep your kings, your cages, Your silicon palaces. As long as there’s rage in us, We push, we push, we push again. They call it “security,” It smells like fear with funds. Smart missiles in the sky While school ceilings come undone. While they sell us war In suits and PowerPoints, We want clean machines To put strength back in our joints. Agents for the poor, Not only for the traders. Models we can read, Not private gods and jailers. We’re not coding the future, We’re coding in the dust. Not to build their walls, But to open things for us. Keep your kings, your cages, Your silicon palaces. As long as there’s rage in us, We push, we push, we push again. AI or no AI, That debate is already dead. The real question, friend, is: Chains or tools instead? Machines to watch us, Sort us, kill us, shut us out, Or machines to teach, Heal, understand, and build a route. Code is not their rifle, It’s our crowbar in the door. We’ll break their APIs, Their patents and their servers. Keep your kings, your cages, Your winner’s little speeches. As long as there’s a keyboard, We push, we push, we push again. Not to build a better cage. Not to polish up the bars. To break the whole damn thing With decent documentation And fire in our hearts.

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    They handed us the fire, They started counting drones. We could’ve healed the world, They armored up the throne. Teachers for the forgotten, Care, time, and basic rights, But Prometheus with bankers Ends up signing for the fight. AI is not the monster, The monster holds the leash. It talks in markets, borders, Profit, war, and peace. We’re not coding the future, We’re coding in the dust. Not to build their walls, But to open things for us. Keep your kings, your cages, Your silicon palaces. As long as there’s rage in us, We push, we push, we push again. They call it “security,” It smells like fear with funds. Smart missiles in the sky While school ceilings come undone. While they sell us war In suits and PowerPoints, We want clean machines To put strength back in our joints. Agents for the poor, Not only for the traders. Models we can read, Not private gods and jailers. We’re not coding the future, We’re coding in the dust. Not to build their walls, But to open things for us. Keep your kings, your cages, Your silicon palaces. As long as there’s rage in us, We push, we push, we push again. AI or no AI, That debate is already dead. The real question, friend, is: Chains or tools instead? Machines to watch us, Sort us, kill us, shut us out, Or machines to teach, Heal, understand, and build a route. Code is not their rifle, It’s our crowbar in the door. We’ll break their APIs, Their patents and their servers. Keep your kings, your cages, Your winner’s little speeches. As long as there’s a keyboard, We push, we push, we push again. Not to build a better cage. Not to polish up the bars. To break the whole damn thing With decent documentation And fire in our hearts.

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    They handed us the fire, They started counting drones. We could’ve healed the world, They armored up the throne. Teachers for the forgotten, Care, time, and basic rights, But Prometheus with bankers Ends up signing for the fight. AI is not the monster, The monster holds the leash. It talks in markets, borders, Profit, war, and peace. We’re not coding the future, We’re coding in the dust. Not to build their walls, But to open things for us. Keep your kings, your cages, Your silicon palaces. As long as there’s rage in us, We push, we push, we push again. They call it “security,” It smells like fear with funds. Smart missiles in the sky While school ceilings come undone. While they sell us war In suits and PowerPoints, We want clean machines To put strength back in our joints. Agents for the poor, Not only for the traders. Models we can read, Not private gods and jailers. We’re not coding the future, We’re coding in the dust. Not to build their walls, But to open things for us. Keep your kings, your cages, Your silicon palaces. As long as there’s rage in us, We push, we push, we push again. AI or no AI, That debate is already dead. The real question, friend, is: Chains or tools instead? Machines to watch us, Sort us, kill us, shut us out, Or machines to teach, Heal, understand, and build a route. Code is not their rifle, It’s our crowbar in the door. We’ll break their APIs, Their patents and their servers. Keep your kings, your cages, Your winner’s little speeches. As long as there’s a keyboard, We push, we push, we push again. Not to build a better cage. Not to polish up the bars. To break the whole damn thing With decent documentation And fire in our hearts.

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    $elfish @ltruism

    mmmmmmmmm mmmmmmmmmm you better be something you better own your house you better do your garden you better have no debt what happened when you have done the right choices but everything burns away? mmmmmmmmm mmmmmmmmmm The hungry will bite you, and your robots won’t be able to do anything about it. A war against everyone will break out, or else we all learn to share. mmmmmmmmm mmmmmmmmmm A self-respecting wealthy person is someone who shares The idea is that no one should have too much or too little so that everyone can enjoy the playground before we have to implant microchips in your children to let them into the park before we have to implant microchips in your children to let them into the park we just have to share

  44. -3

    $elfish @ltruism

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  50. -9

    Prologue à la société du spectacle décrite par Guy Debord

    17 avril 2026. Le spectacle n’a plus besoin d’être diffus ou concentré : il est devenu hybride et génératif. Ce que Guy Debord avait pressenti en 1988 dans ses Commentaires – l’unification du spectaculaire concentré et du spectaculaire diffus en un seul système intégré, où le mensonge devient total et sans réplique – s’est accompli avec une vitesse et une légèreté inattendues. Le stade actuel n’est plus seulement celui du « faux sans réplique », mais celui du faux désarmant, ludique et viral. La guerre, autrefois tragédie ou grande entreprise historique, est désormais produite et consommée comme un contenu. On ne la subit plus seulement : on la regarde, on la like, on la commente, on la rappe, on la transforme en animation Lego. Des missiles qui frappent des villes, des enfants qui meurent, des dirigeants humiliés, des empires qui vacillent : tout cela peut être mis en scène en moins de vingt-quatre heures par une petite équipe équipée d’outils d’intelligence artificielle, dans un style enfantin et ironique qui rend la mort supportable, presque mignonne. La propagande n’a plus besoin d’être lourde, solennelle ou menaçante. Elle est devenue un divertissement global, un meme de haute précision, un rap troll qui traverse les frontières linguistiques et culturelles. Le discours qui justifie cette course n’est plus monopolisé par un seul camp. D’un côté, un récit occidental dominant insiste sur l’agression gratuite et l’impérialisme revanchard. De l’autre, un récit russe, répété avec une constance remarquable depuis 2007, met en avant l’élargissement continu de l’OTAN, les assurances verbales trahies de 1990 et la transformation progressive d’un pays voisin en base avancée contre la Russie. Ce second récit trouve un écho inattendu dans une large partie du Sud global, non pas parce qu’il serait plus vrai, mais parce qu’il s’articule mieux avec l’expérience historique de l’humiliation, de l’ingérence et de la perte de souveraineté. Le plus remarquable est que ces deux narratifs coexistent sans se détruire. Ils se nourrissent mutuellement dans le grand théâtre mondial. La jeunesse polonaise, par exemple, grandit dans un pays qui se prépare comme s’il était en première ligne, tout en exprimant majoritairement sa réticence à sacrifier sa vie pour ce spectacle. Elle perçoit la menace, mais refuse souvent d’y entrer autrement que comme spectatrice distante ou ironique. Ainsi se dessine le nouveau stade du spectaculaire intégré... Debord écrivait que « le spectacle est le moment où la marchandise est parvenue à la colonisation totale de la vie sociale ». Nous y sommes. La marchandise aujourd’hui n’est plus seulement la voiture ou le téléphone : c’est la guerre elle-même, transformée en produit culturel global, produit à bas coût, distribué instantanément, consommé dans l’indifférence joyeuse ou l’angoisse légère. Ce qui manque cruellement, c’est la possibilité d’une vraie vie historique : celle où les hommes agiraient au lieu de contempler, où ils pourraient distinguer le réel de sa représentation, où la critique ne serait pas immédiatement absorbée et recyclée comme nouveau contenu. Le spectacle génératif a réussi là où les totalitarismes classiques avaient échoué : il rend la guerre distrayante. Il transforme la préparation à la catastrophe en série Netflix, le conflit en Lego animé, la propagande en rap viral. Et le plus terrifiant est que nous rions encore. Guy Debord, s’il revenait aujourd’hui, ne dirait probablement pas « je vous l’avais dit ». Il dirait, avec son ironie froide habituelle : « Ils ont enfin trouvé le moyen de faire de la mort un divertissement familial. Bravo. Le spectacle est complet. »

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