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L'Atelier Bucolique

Écotourisme & SlowtourismeL'Atelier Bucolique est un blog créé pour sensibiliser à l’Écotourisme culturel & au Slowtourisme. Ces approches d’un territoire pour un tourisme durable, se définissent avant tout dans des projets éthiques, solidaires et respectueux de l'environnement et des populations locales. L'Atelier Bucolique c'est une invitation au voyage responsable.Nous nous interrogeons aussi sur les questions de tourisme responsable et de développement durable.

  1. 10

    Randonnée gastronomique en Provence

    Libérez vos pouvoirs sensoriels lors d’une randonnée gastronomique ! Dans ce nouvel interview bucolique, nous partons en Provence. Je vous présente Anne-Cécile Audra, la fondatrice de Les Authentik. Un projet de territoire pour découvrir autrement les talents de Provence. Parmi les activités pour partir à la découverte du territoire, Anne-Cécile anime des randonnées gourmandes. Car en effet, les randonneurs ne sont pas seulement en recherche de paysage, certains ont parfois un profil plus hédoniste. Alors ils troquent leur pique-nique sandwich et tomate au sel, pour les plaisirs gustatifs d’un panier plus gourmand. Ou même pour faire une pause déjeuner dans une auberge ! Écoutez le podcast en cliquant sur le lien en bas de l’article ! La randonnée gastronomique en Provence Peux-tu nous parler de la randonnée gastronomique que tu organises en Provence? Amoureuse de ma région d’adoption dans laquelle je vis depuis 15 ans, je suis bourguignonne d’origine. Aussi, épicurienne et curieuse, j’ai travaillé depuis ces quinze dernières années, sur les territoires ruraux. Tantôt dans un cabinet d’urbanisme, tantôt dans une chambre consulaire – chambre d’agriculture – afin de favoriser le développement des territoires. Accompagner les acteurs locaux Donc j’aime accompagner les acteurs locaux, notamment les artisans et les agriculteurs, dans leur développement commercial. Aussi j’apprécie d’accompagner la formation de ces publics à la communication et au marketing. Et j’aime leur passion, leur dévouement, leur amour de leur métier : leur authenticité. Ainsi, je me suis rendue compte qu’ils étaient parfois démunis pour parler d’eux. En effet, ils manquaient de temps pour recevoir du public. Et ils n’étaient pas à l’aise pour parler en public, faire connaitre leur histoire et leurs produits. Alors qu’ils représentent pour moi des gardiens de nos traditions, des passeurs de mémoire. Notamment pour les jeunes générations ! Savoir-faire et convivialité Et comme je suis une passionnée, j’ai eu envie de faciliter la rencontre du public avec ces femmes et ces hommes. Et quoi de mieux que de se retrouver autour d’un buffet de produits du terroir, dans des paysages magnifiques, au milieu de la campagne provençale ? Ainsi on peut les rencontrer, découvrir leur savoir-faire et partager un moment de convivialité. « À travers la découverte des sens, on comprend la complexité de leur métier. » Mais également toute la patience qu’il requiert et l’expérience qu’il faut depuis des générations pour comprendre et innover dans leur pratique. Il fait sortir de nos écrans pour voir, écouter, toucher, sentir et goûter un territoire et ses habitants. C’est ainsi que je souhaite faire les choses.  Je ne veux pas ranger les artisans ou les producteurs dans une case, sur une énième plateforme d’activités touristiques. Ainsi je souhaite pouvoir les mettre en relation avec les touristes, en prenant une commission au passage. Je veux du vrai, de l’humain, du contact et pas du virtuel ! Vers la rencontre authentique Donc l’idée est de créer l’occasion à chacun, de les rencontrer dans des conditions privilégiées lors d’une randonnée gastronomique par exemple ! Tout en étant à l’initiative de cette rencontre. Alors j’amène les voyageurs à leur rencontre comme je ferais découvrir une adresse, un bon coin ou une belle personne à des amis. C’est pourquoi est née l’idée de mettre mon réseau et mes connaissances du territoire au profit d’une part des artisans et agriculteurs, d’autre part du grand public, pour faciliter la rencontre.  Donc je suis devenue guide locale. Et j’organise des sorties de type balades, ou randonnée gastronomique sur la demi-journée ou la journée pour de petits groupes (2 à 10 personnes) afin de garantir une expérience conviviale. Aussi je privatise sur demande les activités pour des entreprises, des groupes d’amis pour un évènement particulier. Dès lors, j’adapte le contenu en fonction des envies des participants.  Cependant on retrouve toujours 3 piliers dans mes activités :  La rencontre avec des artisans et agriculteurs passionnésL’immersion dans un métier, un savoir-faire et la possibilité d’échanger en toute convivialitéUne balade dans la nature, pour profiter de ses bienfaits et se déconnecter de son quotidien.  La saison la plus propice est comprise entre avril et octobre. En été il fait extrêmement chaud et je privilégie les activités en matinée. En hiver, j’organise des sorties en tenant compte de la météo. De manière générale, je privilégie le sur-mesure à la demande.  Valoriser les produits locaux lors de la randonnée gastronomique Les produits lors de la randonnée gastronomique varient-il selon les saisons ? Nous avons une région exceptionnelle, car elle recèle des produits agricoles de niche et parfois même de luxe. La plupart sont encore produits dans des exploitations à taille humaine et familiale, avec un goût pour les traditions et de nombreux signes officiels de qualité (AOP, IGP). Des produits exceptionnels Selon la saison on peut citer le miel, l’huile d’olives, la figue violette, la figue blanche, la truffe, le safran, le pois chiche, le coing, la châtaigne et ses produits dérivés, toutes sortes de légumes (la fameuse ratatouille !!!) et de fruits (pêches, agrumes, cerises, melon…). Le produit phare étant le vin, et en particulier le Rosé de Provence, même si les rouges et les blancs sont aussi exceptionnels à découvrir, et bien plus confidentiels, pour des amateurs avertis mais pas que ! C’est justement l’occasion de sortir des clichés de la Provence et de découvrir des choses typiquement provençales.  Une agriculture vivrière Les SIQO et les pratiques agroécologiques sont en plein essor en Provence. Et les agriculteurs sont en train faire vivre à notre territoire une révolution sur ce plan ! Nous ne sommes déjà pas un territoire de grande culture intensive, mais une agriculture qui historiquement était vivrière. Ainsi il y a une tradition millénaire autour de la cuisine provençale. L’alimentation-nutrition est basée sur des produits typiques comme les olives et les huiles, les légumineuses telles que les lentilles, les pois chiches. Aussi les fruits et les légumes locaux tels que ceux utilisés pour la ratatouille mais aussi les patates douces, safran, figue, truffe, coing, kaki, châtaignes, produits de la mer, agneau de Sisteron) font la réputation de la diète méditerranéenne.  Découvrir des goûts nouveaux Est-ce possible de faire des dégustations et de découvrir des goûts nouveaux ? L’idée est de partager un moment de convivialité avec les hôtes. Alors ils nous reçoivent chez eux comme des amis. Et les visiteurs sont curieux de découvrir avec leur sens ! Donc naturellement le goût et l’odorat sont mis à l’honneur dans les dégustations. Je m’approvisionne pour ces buffets apéritifs et pique-nique champêtres auprès des agriculteurs locaux. Il y a aussi quelques magasins de producteurs associatifs qui rassemblent une offre typiquement locale et originale : sirop au safran, gelée de thym, confiture de figues, biscuits artisanaux sucrés-salés à l’amande ou à la tomate séchée, pompe à huile, nougats, fromages de chèvre et miel de nos collines, fèves fraiches, anchoïade, tapenade, crème d’ail, les vins aussi très réputés. Pourquoi recommandes-tu ce type d’activité pour découvrir un territoire ?  Pour moi un territoire est le résultat de plusieurs facteurs qui se sont conjugués durant l’histoire. Les éléments physiques (géographie, géologie, topographie, climat, végétation) constituent un site propice à l’accueil de communautés humaines qui y ont vécues, travaillés et façonnés les paysages par leurs diverses activités au fil du temps. Une identité locale Alors une identité locale se constitue autour des coutumes, des traditions, des savoir-faire, des innovations. Et c’est aussi chaque génération qui se succèdent sur ces terres, pour embellir, travailler, entretenir et livrer les paysages que nous observons en tant que visiteur-voyageur. Il aura fallu du temps à des générations de femmes et d’hommes pour arriver à ce résultat, qui est devant nos yeux et qui ne cessent d’évoluer chaque jour.  Donc découvrir un territoire passe en effet par une immersion dans la carte postale que l’on contemple. On en découvre les mystères, les spécificités et on comprend mieux ce que l’on voit. C’est pour cela que j’axe mes activités sur la découverte des 5 sens. Car c’est une manière sensible et facile d’accès pour entrer dans un territoire, se glisser dans la peau des locaux et finalement devenir l’un des leurs, le temps de l’activité !  De plus, le numérique et le virtuel sont tellement présents dans nos vies aujourd’hui ! Il me semble important de réhabiliter des sens qui sont peu sollicités par ses médias : le toucher, l’odorat et le goût.  La gastronomie provençale : une invitation au voyage des papilles Je ne suis pas originaire de la Provence mais j’y réside depuis 15 ans. Quand j’explique où je vis, je vois des étoiles dans les yeux de mes interlocuteurs ! Il y a une dimension mythique autour du mot Provence. Et j’y vois l’envie de découvrir cette terre millénaire, riche et généreuse.  Mais cette découverte est souvent superficielle. Le temps d’une semaine de vacances, d’un week-end, et donc il est difficile de s’immerger vraiment, de prendre le temps. Les visiteurs préparent souvent leur séjour grâce au web, et ce sont inévitablement les images – surtout lorsqu’elles sont magnifiques – qui prennent le pas sur le reste.  Quelles seraient les spécialités dont tu pourrais nous parler ? Réveillons le gourmand qui est en nous ! Donc je cherche à faire vivre ma vie à ceux que j’accompagne le temps d’une activité. Sur une journée ou une demi-journée journée, pour des petits groupes de 4-12 personnes, j’explique la vie locale. Pourquoi ce paysage est si beau ? Ce vin est si bon ? Et c’est ainsi que l’on engage la discussion ! Comme des amis autour d’une bonne table, dans un lieu propice à l’échange, au calme et dans la sérénité de la Nature.  Il est essentiel pour moi que l’on découvre autrement la Provence, car loin des spots touristiques je connais et je rencontre tous les jours des femmes et des hommes qui certes sont passionnés par ce qu’ils font mais luttent, travaillent durs et ne sont pas toujours reconnus pour le travail qu’ils font et le savoir-faire qu’ils détiennent, qui est la l’origine de ces sites et paysages touristiques mondialement connus. Ce sont des petites fourmis de l’ombre, et moi c’est eux que je veux mettre en lumière.  Le tout dans la convivialité et le partage, autour des 3 piliers de notre culture française : le patrimoine, la gastronomie et les paysages.  Mes coups de cœur gastronomique ! Une ratatouille maison accompagnée d’une salade de fèves fraiches – cébettes – olives noires et fenouilDes galettes réalisées à la farine de pois chiches et tartinées d’anchoïade et tapenade (ma préférée celle aux tomates séchées)Un fromage de chèvre nappé de miel à la lavandeLe sirop de safran maison et les biscuits aux amandesUne belle salade de fraise au basilic fraisEt bien sûr du bon pain (pourquoi pas à la farine de châtaignes) un bon verre de rosé de Provence pour déguster ces mets qui sentent la colline ! À chaque saison, il y a des merveilles à déguster Réveiller nos papilles ne demande pas un investissement financier incroyable ! Ce n’est pas un luxe à se payer. Il suffit de savoir trouver les bons produits. En pratiquant des activités autour de la gastronomie locale, on agit dans un cercle vertueux. En effet, on participe au développement économique et solidaire du terroir qu’on sélectionne. On consomme des produits de saison. Et surtout, on s’offre le plaisir le plus essentiel à une belle vie : de bons produits sains pour le corps et pour l’esprit. Choisir le slowfood, est un acte engagé pour le territoire et aussi pour le maintien de sa propre santé physique et mentale ! Et vous, appréciez-vous la découverte des produits du terroir ? Partagez votre expérience ou vos bonnes adresses en commentaire ! Écoutez le podcast en cliquant sur le lien ici ! Tweet L’article Randonnée gastronomique en Provence est apparu en premier sur L'Atelier Bucolique.

  2. 9

    Brasserie éco-responsable, au cœur de la garrigue !

    L’interview autour du projet de la brasserie éco-responsable, se déroule au nord ouest de la Communauté de Communes du Grand Pic Saint-Loup. Au pied d’un vaisseau de pierre, qu’on appelle la Séranne. Avoir une consommation locale et écoresponsable, n’est sans aucun doute un bel engagement éco-citoyen. Or, la plupart des projets qui offrent du sens au territoire, ne peuvent se réaliser sans un élan de solidarité. Que diriez-vous de pouvoir consommer une bonne bière locale, biologique, réalisée dans un procédé respectueux de l’environnement ? Personnellement, je tends le verre tout de suite ! Donc aujourd’hui, je suis à la Brasserie de la Séranne, où je rencontre Martial, un des fondateurs de ce beau projet. « Beer is the best damn drink in the world »Jack Nicholson Écoutez le podcast en cliquant sur le lien en bas de l’article ! L’histoire de la brasserie éco-responsable de la Séranne Où en est la brasserie éco-responsable aujourd’hui, et quelles sont vos perspectives de développement ? La Brasserie de la Séranne, c’est avant tout la découverte d’une passion pour la bière, à partager entre amis ! Aussi, tout à commencé simplement, avec un kit amateur classique. Et c’est surtout une belle aventure entre amis. Alors on a eu envie de créer notre propre bière locale. Puis quitte à se lancer dans ce projet de brasserie locale, on a vraiment voulu proposer quelque chose de bien. C’est-à-dire produire une bière le plus écologiquement possible. Définition d’une brasserie éco-responsable Donc une microbrasserie, c’est une brasserie qui va produire moins de 100 000 litres par an. Ce sont de petites capacités par rapport aux brasseries industrielles. C’est un procédé de fabrication artisanale. Aussi, produire de la bière demande beaucoup d’énergie : de l’eau, de l’électricité, du gaz. J’ai pu constater qu’aujourd’hui on peut arriver à produire en utilisant beaucoup moins d’énergie, beaucoup moins d’eau et d’électricité, de gaz. De plus, nous sommes dans un contexte où de toutes façons, on n’a plus le choix. Nous devons faire attention à notre consommation énergétique ! Par quels moyens envisagez-vous, votre démarche de brasserie éco-responsable ? La brasserie éco-responsable c’est une gestion particulière de l’eau. On essaie de recycler les eaux, et d’en consommer le moins possible. C’est une production d’eau chaude grâce à un système de chauffage solaire. Ainsi, cela permet de préchauffer l’eau qu’on va utiliser pour le brassage. Et on peut la chauffer suffisamment, de sorte qu’on peut l’utiliser pour brasser suivant la période de l’année. Pour chaque brassin, cela représente 1h30 de chauffage en moins ! Que ce soit au gaz ou à l’électricité. Donc ce sont des centaines de kilos de gaz, ou des centaines de kilowatt d’électricité économisés. D’ailleurs, d’autres brasseries déjà existantes depuis longtemps sont en train de mettre en place ce système de chauffage solaire. Grâce au chauffage solaire, pour chaque brassin, cela représente 1h30 de chauffage en moins ! D’un point de vue de la fermentation, la bière a besoin d’être maintenue à température, généralement à 19°. Et c’est aussi quelque chose qui demande beaucoup d’énergie. Donc pour ça on va utiliser un plancher chauffant, grâce à l’énergie du soleil. C’est le soleil qui va chauffer l’eau, qui va aussi chauffer la pièce réservée à la fermentation pour une grande partie de l’année. Ce sont de véritables économies d’énergies qui sont faites ! Ainsi on va vraiment éviter de continuer à polluer la planète. La gestion de l’eau Alors on utilise de l’eau pour faire le brassins, et aussi pour refroidir la bière. Et cette eau de refroidissement, en formation, on m’a dit de la jeter. Mais il y a tout de même de nombreuses brasseries qui récupèrent cette eau de refroidissement. Donc dans notre projet de brasserie éco-responsable, on a fait le choix de recycler cette eau. L’eau de refroidissement c’est une eau chauffée à 30° ou parfois un peu plus. Cette eau là sera réutilisée pour le brassin suivant. Ou cette eau peut aussi servir à chauffer la pièce de fermentation. Car elle est déjà chaude. On va se servir des calories qui sont dans cette eau. Les éco-gestes complémentaires D’ailleurs, dans cette démarche éco-responsable on va faire le choix de travailler qu’avec des produits qui ne sont pas dangereux. On va choisir des produits enzymatiques. On ne relâche pas de produits chimiques dans les eaux. Aussi notre objectif est d’avoir une démarche zéro plastique. On travaille uniquement avec des fûts en inox. Pour nous c’est inconcevable de diffuser du plastique dans la nature ! Le choix des ingrédients Concernant les ingrédients, on utilise du malt, des houblons, des levures, de l’eau. Les malts ne proviennent pas de la région. Mais l’idée c’est d’arriver à trouver un producteur plus proche, comme en Auvergne par exemple. Le véritable problème, c’est d’arriver à trouver quelqu’un qui soit fiable dans le temps. Il est actuellement difficile de trouver des fournisseurs fiables d’un point de vue qualitatif, et dans le temps. Donc par rapport à cette problématique, la plupart des brasseries se fournissent en Allemagne ou en Belgique. Mais, il y a d’autres structures qui sont en train de se mettre en place : la Malterie Occitane, ou la Maletrie des Volcans. Je vais faire le choix de me diriger vers ces malteries. Quelle est ta formation ? J’ai fait une formation au nord de Paris. C’est une formation à la micro brasserie artisanale biologique. Il existe d’autres formations en France, notamment à La Rochelle. C’est une formation qui dure deux mois. Toutefois, j’ai développé la réflexion autour de la démarche de brasserie éco-responsable bien avant la formation. Car je ne conçois pas de créer une entreprise sans essayer de faire les choses en respect avec l’environnement. Et pourquoi cet engagement en faveur de l’environnement vous tient à cœur ? À la base, c’est une conviction personnelle. En effet, je ne vois pas comment je peux créer une structure, une brasserie, sans y appliquer les convictions personnelles. Aujourd’hui, de nombreuses personnes sont sensibles à cette démarche ! Car par rapport à notre projet, on reçoit beaucoup de soutien et d’encouragements. Savoir apprécier la saveur d’une bière Peux-tu faire une description, gustative, olfactive, visuelle, des 3 bières que vous élaborez  ? Donc cette année on va commencer avec la production de trois bières, avec pour choix graphiques des animaux ou des insectes emblématiques de la région. L’Envolée SauvageUne bière IPA, avec comme graphisme un vautour Moine. C’est une bière assez puissante en bouche, de couleur ambrée, avec des bulles fines. Les bulles fines, c’est la signature de la brasserie ! Donc c’est une bière qui va dévoiler des notes de malt, des tons de caramel, de biscuit, et une finalité avec des notes d’agrumes.La Fée de la BuègesC’est une bière blanche, de style belge, une witbier. Une bière un peu acidulée, avec des notes florales, des notes de sureau noir. Un sureau que je ramasse autour de la brasserie ! La Fée de la Buèges a des notes épicées et poivrées qui accompagnent le sureau.L’Acedo AtthisC’est le nom scientifique pour désigner le Martin Pêcheur. Le Martin Pêcheur c’est un indicateur biologique d’une bonne qualité des eaux. L’Acedo Atthis est une bière blonde, de style Pale Ale. Donc on a une utilisation de malt clair, peu torréfié. On est donc sur des notes de malt, accompagnées de fruits. De manière plus générale, quels seraient tes conseils de dégustation, pour appréciez la saveur d’une bière ? Le premier conseil, c’est d’essayer de goûter plein de style de bières différentes. Afin de se former le palais à différents goûts, et essayer de trouver ce qui nous plait comme saveurs. Car il y a un large florilège de saveurs, de parfums, dans les bières. Au final, pour apprécier une bière, on va trouver beaucoup de similitude avec la dégustation de vin. Il y a d’abord une approche visuelle : on observe la couleur. On va la faire tourner dans le verre pour l’aérer et qu’elle s’exprime. Puis une approche olfactive où on va la sentir. C’est bien de boire la bière assez fraîche. Aussi tout dépend des bières, mais par exemple avec la Fée de la Buèges, une bière blanche, 6° c’est bien. Après l’approche visuelle et olfactive, on va pouvoir apprécier la première gorgée, puis à la deuxième gorgée, essayer de prendre le temps de découvrir les différentes saveurs. Alors il y a une première phase où il y a des goûts qui vont se développer tout de suite en bouche. Et après, il y a l’apparition de saveurs plus subtiles, ou pas ! Il va y avoir des saveurs qui vont s’exprimer par la suite. Soutenir un projet local Pour cette phase de création de la brasserie éco-responsable, il existe une campagne participative sur la plateforme du Zeste. L’objectif est de collecter des fonds pour finaliser la démarche environnementale. Car pour faire bien, ça coute toujours un peu plus cher ! Et pour toute participation, vous recevrez une invitation à la soirée d’inauguration ! La gastronomie est une dimension très importante pour découvrir les richesses d’un territoire ! Chaque région apporte des couleurs différentes et spécifiques grâce à sa dimension culinaire. Mais au-delà d’une cohérence avec le local, s’intéresser à la gastronomie lorsqu’on est un voyageur responsable, c’est aussi un véritable engagement pour soutenir l’économie locale . Écoutez le podcast en cliquant sur le lien ici ! Tweet L’article Brasserie éco-responsable, au cœur de la garrigue ! est apparu en premier sur L'Atelier Bucolique.

  3. 8

    Voyage sans avion : en route pour un Paris – Bangkok

    Le voyage sans avion est un véritable engagement en faveur du tourisme durable ! Car devenir un voyageur responsable, c’est minimiser son empreinte écologique en voyage. En reconsidérant son mode de transport vers une mobilité plus douce, il est possible d’avoir un impact beaucoup moins important sur le bilan carbone de son voyage. Matthieu, blogueur et voyageur en quête d’un tourisme responsable s’est lancé un défi. Il souhaite atteindre la Thaïlande sans prendre l’avion. Que diriez-vous de découvrir à travers cette interview son approche et sa philosophie du voyage sans avion ? Écoutez le podcast en cliquant sur le lien en bas de l’article ! Voyage sans avion de Paris jusqu’à Bangkok Un voyage durable et insolite Je réalise donc cette interview avec Matthieu du blog Adventripers( Ce blog aujourd’hui n’existe plus !). Un blog sur le voyage qui met à l’honneur la culture, les coutumes, la nature, et surtout les populations à travers le voyage. Donc nous allons parler d’un sujet orignal à travers un voyage insolite, un Paris Bangkok sans avion. Matthieu du blog Adventripers Matthieu, tu réalises actuellement un voyage sans avion de Paris à Bangkok.Peux-tu nous expliquer, pourquoi tu as pris la décision de voyager sans avion ?Comment as-tu pris conscience de l’impact du tourisme sur l’environnement ? J’ai toujours été sensible à l’environnement. Mais le problème c’est qu’on est tous sensible, pour finalement, ne jamais faire de grand changement dans nos vies. L’année dernière, j’ai eu la chance de pouvoir partir en PVT, en visa au Chili pendant un an. Et un des grands objectifs de ce voyage c’était la Patagonie. Donc j’y ai passé trois mois exceptionnel, tout en prenant une immense claque ! En effet, j’ai vu mon premier glacier, condamné à inévitablement disparaitre dans les vingt prochaines années. Aussi, cette expérience a été un déclencheur de prise de conscience. Et durant cette année de voyage, je me suis renseigné plus que la normale. Plus on s’informe, plus on trouve de l’information qui fait « mal ». À mon retour en France, j’avais déjà l’objectif de repartir. Ainsi, avec cette notion qui avait grandi sur le respect de l’environnement, je me suis donc interrogé. Est-ce qu’on peut voyager loin, sans avion ? Puis-je faire mon roadtrip en Asie, sans prendre l’avion ? Devant le constat global du réchauffement climatique, on arrive à se dire : « ok, moi je fais quoi ? » Et donc en étant en plein voyage, je me suis intéressé à la notion du tourisme et de l’impact que cela avait sur l’environnement. On ne peut pas nier les faits, le tourisme est responsable de 8% des GES sur la planète. Les préparatifs du trajet Quelle est alternative à l’avion pour atteindre ta destination ?Comment tu as organisé la conception de ton voyage ? As-tu imaginer ton itinéraire, ou tu as trouvé des sources qui t’ont inspirées ?Combien de pays vas-tu traverser ? As-tu estimer un nombre d’étapes ? En fait, il y a plein d’alternatives à l’avion ! Toutefois, il y a le facteur temps qui joue bien évidemment. Car qu’on on a envie d’aller loin et qu’on a que deux semaines de vacances, c’est toujours assez compliqué de se passer de l’avion. Mais il existe des solutions qu’on peut tous utiliser à son échelle. Le bus s’est énormément développé en Europe, il est assez économique. C’est plus écologique que l’avion. Et pour des distances moyennes, on pourrait mettre le bus en concurrence avec l’avion ! Prenons l’exemple, pour un Paris Prague réalisé récemment. Le low-cost est en général à l’extérieur de la ville, à deux heures de distance en moyenne. Aussi il faut être au moins là une heure avant l’embarquement. Et idem quand on atterrit, il faut trouver un autre bus. Donc au final, quand on additionne tout le temps de parcours, le bus peut être vraiment un avantage ! Mais on peut aussi parler du train, du covoiturage, de l’auto-stop, du vélo. En fait c’est selon ce que chacun est prêt à mettre que ce soit en terme de budget, de temps. Il y a vraiment beaucoup de choses envisageables. Se lancer un défi ! J’ai trouvé mon fil rouge, après de nombreux échanges et réflexions, en choisissant de passer par le nord. L’objectif est de prendre le transsibérien pour traverser la Russie. Aussi, le timing des saisons, des fêtes culturelles à travers les pays, ont construit mon rythme de voyage. Par exemple, il vaut mieux éviter le nouvel an chinois quand on arrive en Chine. Car il n’est plus possible de se déplacer dans le pays ! Les transports sont quasiment à zéro. Et vu la taille du pays et le temps de visa qu’on a, ça peut devenir problématique de traverser ce grand pays. Planifier son séjour Sinon, je n’ai pas une source d’inspiration en particulier. Toutefois, je n’ai rien inventé et je ne suis pas le premier à faire ce type de voyage, d’être dans la voie du tourisme alternatif ou responsable. Aussi, je ne serai pas le premier français dans le transsibérien c’est sûr ! Mais concrètement, j’ai ouvert Google Map, j’ai assemblé une route, mes choix et mes envies personnelles. Puis j’ai cherché des informations complémentaires sur internet : les blogueurs, les forums de voyages, etc. D’ailleurs, il y a un site pour planifier son voyage que je recommande : Le planificateur à contre sens. C’est un outil vraiment utile pour s’organiser ! Je vais traverser neuf pays. Pour les étapes, ce sera plus difficile de compter. J’en ai prévu 25, mais en sortant de la Russie et de la Chine, je vais voyager plus lentement. Si j’ai la chance de rencontrer quelques locaux, d’avoir des conseils, je risque de faire quelques détours ! Ta vision du voyage sans avion Voyage sans avion Et si demain l’avion n’existait plus, cela serait-il un frein pour réaliser tes voyages ? Oui ce serait un frein. Ce ne serait en rien impossible de voyager ! Pour être honnête, l’avion c’est un gain de temps énorme. Mais on voyageait bien avant l’avion ! L’avion c’est quelque chose d’extraordinaire. Or avec le volume et la quantité de vols, ça devient nocif pour notre environnement. Quel message souhaites-tu transmettre en réalisant ce voyage ? Je ne tiens pas à reprocher à qui que ce soit de prendre l’avion. C’est simplement que je pars du constat qu’il faut changer notre mode de vie, notre mode de consommation. Et les vacances, elles ne sont pas différentes du reste ! Et peu importe de faire attention à sa consommation annuelle d’un côté, si c’est pour enchainer les vols internationaux de l’autre. Je souhaite montrer que le tourisme et le respect de l’environnement sont compatibles. On peut sensibiliser et ouvrir la voie à des nouveaux modes de voyages. Aussi il ne s’agit pas que de l’avion. La surfréquentation de certains lieux, qui détruit l’écosystème, des activités qui favorisent la maltraitance animale, la dégradation de certains sites historiques, etc. Ce que j’aimerais montrer c’est que l’expérience est tout aussi riche quand on est un voyageur concerné. Aussi, il est facile d’adopter certains comportements. En donnant aux autres l’envie de voyager responsable, je veux participer à faire évoluer ces mentalités. Le tourisme responsable c’est accessible à tous. Le but n’est pas d’empêcher de prendre l’avion. En fait c’est rappeler qu’en voyage, il y a toujours un autre moyen d’être plus responsable. Je vous invite à vous rendre sur le compte Instagram d’Adventripers, pour suivre le défi de Matthieu à travers ses stories ! Vous êtes un voyageur sensible et vous avez choisi de voyager sans avion pour minimiser votre empreinte carbone ? Laisser un commentaire en bas de l’article pour partager votre expérience ou vos astuces ! Écoutez le podcast en cliquant sur le lien juste en dessous! Tweet L’article Voyage sans avion : en route pour un Paris – Bangkok est apparu en premier sur L'Atelier Bucolique.

  4. 7

    Voyager en voilier, une aventure zéro carbone!

    La question de la mobilité douce est centrale pour pratiquer le Slowtourisme. En effet, les transports ont généralement un impact néfaste sur la planète et à plusieurs échelles. L’idée est de trouver des alternatives pour se déplacer en minimisant son empreinte écologique. Et les déplacements zéro carbone sont des options envisageables pour réaliser des séjours éco-responsables. Que diriez-vous de découvrir l’univers du bateau-stop, du cobaturage ? C’est à travers le témoignage d’Hugo, que nous trouverons une source d’informations précieuses et inspirantes pour nos prochains voyages ! Pour écouter le podcast c’est à la fin de l’article ! Hugo De Pavant, un marin depuis l’enfance Peux-tu nous raconter en quelques mots, ton parcours dans l’univers de la voile ?  Je baigne dans l’univers de la voile depuis que je suis tout jeune. Quand j’étais petit, j’ai pu faire de nombreuses croisières familiales. Ainsi j’ai eu le goût du bateau. Et depuis 30 ans maintenant, je fais du bateau! J’ai fait beaucoup de dériveur, régaté sur des petits circuits régionaux et nationaux. Ensuite je suis passé au quillard, ce sont des bateaux plus gros et plus performants. Puis je suis passé dans la course, la préparation de la course au large : le Figaro, la Route du Rhum, le Vendée Globe. Ce sont des projets intéressants et bien différents de la croisière. Aussi, j’ai fait de l’organisation de courses. C’était intéressant d’être de « l’autre coté de la barrière » et d’être confronté à d’autres problématiques. L’univers marin en 2019 Tu navigues à travers mers et océans, comment perçois tu l’environnement marin ? En terme de pollution, de faune, de flore ? On a une belle planète, il faut le dire ! Or depuis un siècle, on détruit cette belle faune, cette belle flore. Et que ce soit en mer, comme sur terre. À force de naviguer et de faire des transats, on peut se rendre compte que c’est très pollué. Il y a beaucoup de déchets un peu partout. Au milieu de l’Atlantique, on arrive à trouver des frigos, des containers ouverts. On voit des choses un peu étranges : des bidons de gasoil, des fûts de pétrole. L’année dernière sur une transat, j’en ai croisé six ! Et ça fait beaucoup ! On parle aussi du 7eme continen,t qui grossit de plus en plus, et les gens cherchent des solutions. En fait je pense qu’il y a de l’espoir car il y a de l’argent qui est investi pour ce type de problématique. Ensuite c’est une responsabilité de nous tous, marins comme pas marins ! En général cette pollution vient rarement des marins qui ont tendance à protéger leur environnement. Mais il faut rester vigilant car il y a de nombreuses choses négatives pour le devenir des océans. Naviguer éco-responsable Aurais-tu des conseils pour ceux qui souhaitent être des marins éco-responsables? Oui ! Il y a beaucoup de solutions ! Notamment sur la gestion de l’eau à bord, que ce soit en mer, ou que ce soit à terre. Quand le voilier arrive au port, et qu’on va le nettoyer avec des litres et des litres d’eau. Sur les produits de nettoyage : beaucoup utilisés dans la plaisance, et ne servant pas toujours à grand chose. Notamment sur les bateaux avec des ponts en tek. Le teck est un bois imputrescible, qui grise avec le temps. C’est surtout l’eau douce qui le fait griser et qui est à l’origine de ce champignon. Donc il y a des solutions beaucoup plus simples, moins honéreuse et plus propre pour nettoyer un pont en tek. En fait il faut utiliser de l’eau salée tout simplement. Il ne faut surtout pas le rester à l’eau douce derrière ! On utilise tous des produits ménager à bord pour nettoyer notre vaisselle, notre espace. Il existe des produits de plus en plus bio pour l’entretien du bateau ! Faire du bateau-stop ou du cobaturage Parfois tu navigues en tant que skipper. Peux tu nous évoquer ton expérience sur la question du « bateau-stop » ?Est-ce qu’un bateau-stoppeur peut participer comme un co équipier à bord ? J’ai pris plusieurs personnes en bateau stop, pendant quelques années. C’est vrai que j’ai l’habitude de faire des croisières et d’avoir des clients à bord. Et quand je vais faire un convoyage, que je me rends d’un endroit à l’autre, je suis souvent seul ou avec des amis. Il y a de la place à bord. Donc s’il y a quelqu’un qui a envie d’aller à tel endroit et que c’est sur notre route, on n’hésite pas à le prendre ! Effectivement ça se fait très souvent je pense. Il y a même des sites qui permettent  de trouver ces bateaux là. Il y a d’autres sites qui permettent de trouver des embarquements payants ou non payants. Le bateau stop est une belle alternative de voyage car ça nous permet de rencontrer des gens, il s’agit en général de personnes motivées. Donc elles souhaitent participer à la vie à bord. J’ai souvent pris du monde aux Antilles, car j’ai souvent navigué entre les îles. Le coût des bateaux ou des avions pour aller d’une île à une autre, c’est cher. Ainsi, dans les capitaineries, les gens mettent des annonces. Voyage zéro carbone : naviguer au lieu de voler Qu’est-ce que tu pourrais nous dire pour encourager les voyageurs à choisir (peut-être) une autre destination, mais de s’y rendre en bateau, plutôt que de prendre l’avion ? Si on n’a pas la motivation du bateau-stop, qu’est-ce que tu nous conseillerais comme solution pour voyager en bateau ? C’est sûr que le temps de vol pour par exemple traverser l’Atlantique en avion, n’est pas du tout le même qu’en bateau. Quand je traverse l’Atlantique, je mets trois semaines. Et pendant trois semaines, on a le temsp d’en voir passer des avions ! On sait qu’en six heures ils sont de l’autre côté. Par contre, je vais dépenser l’équivalent de 50 litres de gasoil pour recharger mes batteries. Mais sur trois semaines, par rapport à une consommation de voiture ou d’avion, c’est rien du tout. Les Baléares, les îles en zéro carbone Et il y a des solutions pour ne pas en dépenser du tout ! C’est sûr que quand on a qu’une semaine de vacances pour aller aux Antilles, les gens choisissent l’avion. Toutefois en Méditerranée, il existe des solutions faciles, ne serait-ce que pour aller aux Baléares depuis la France. Et c’est à peine à une journée et demi de navigation. Donc c’est facile de partir de Marseille, de Montpellier, même de Barcelone pour retrouver les Baléares. De Barcelone, c’est à peine six heures de navigation. Au lieu de prendre un bateau à moteur qui nous amène là bas en trois heures, et qui va dépenser 500 tonnes de gasoil ! Je pense que c’est une option qui peut être intéressante pour des gens qui veulent partir en vacances. Partir en vacances, mais aussi pour ceux qui veulent se déconnecter du monde. En effet, aller sur une île en avion, louer une maison, louer une voiture au final ce n’est pas du tout les mêmes vacances que prendre un bateau à Barcelone. Puis, aller sur l’île en face, afin d’en profiter toute la semaine en se baladant avec son bateau avec tout ce dont on a besoin à bord. C’est vrai que pour des vacances, on déconnecte plus comme ça. Aussi c’est beaucoup moins d’empreinte carbone. Et ce sont des solutions qui sont présentes, donc il ne faut pas hésiter à se renseigner et à profiter. C’est accessible! Combien de temps pour un Marseille Corse en voilier ? Tous les bateaux ne vont pas à la même vitesse, donc forcément ça joue sur le temps de parcours. Mais en géneral ça va être une journée et demi de navigation. De Porquerolles, c’est beaucoup plus court. Donc ça va être huit heures, dix heures de navigation. C’est ce qui fait le charme du bateau ! On sait quand on part, on ne sait pas quand on arrive. Et c’est aussi les vacances quelques part ! Se libérer des horaires ! D’ailleurs, il y a beaucoup de sites qui proposent du cobaturage : c’est-à-dire qu’il faut participer aux frais du voyage, participer à bord. Chacun participe aux manœuvres, chacun contribue à la vie à bord, aux repas, au quart la nuit. Ainsi ça permet d’avoir un temps de partage et de faire connaissance durant le trajet. Cet article vous a peut-être donné des idées pour vos prochains voyages zéro carbone ? Ou vous avez peut-être une expérience similaire ? Alors n’hésitez pas à partager vos idées en commentaires ! Pour écouter le podcast c’est ici ! Tweet L’article Voyager en voilier, une aventure zéro carbone! est apparu en premier sur L'Atelier Bucolique.

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    Voyage chez des productrices de café au Costa Rica

    Nous partons au cœur du Costa Rica, à quelques kilomètres de San José. Nous allons à la rencontre d’une communauté de femmes, cultivatrices de café. Un café vendu sous la marque Cerro Biolley. Célia, actuellement en mission sur place, va nous expliquer en quoi cette coopérative d’agricultrices peut vous amener au cœur de la vie locale. Donc c’est à travers les initiatives de l’association ASOMOBI qu’il y a une offre d’écotours et la possibilité d’être héberger dans une auberge éco-responsable. Pour écouter l’interview c’est en bas de l’article ! ASOMOBI, une coopérative de femme Pourriez-vous nous présenter en quelques mots, l’association ASOMOBI, son histoire, son organisation, l’entreprise et les projets dans le but de développer l’écotourisme ? L’association a été créé il y a plus de vingt ans en 1987. Et c’est une association réunissant exclusivement des femmes. À cette époque la majorité des hommes quittaient la campagne en direction de San José, ou ils partaient clandestinement vers les États-Unis pour chercher du travail. Donc ils laissaient les femmes et les enfants avec de faible revenus. Alors un petit groupe de femmes s’est réuni. Elles ont décidé de cultiver le café, même si elles ne connaissaient rien dans le processus de torréfaction. Torréfier le café Deux d’entre elles ont choisi de faire don de leurs terres qui leur appartenaient. La première tentative de torréfaction a été une catastrophe. Mais elles n’ont pas baissé les bras ! Voulant obtenir des revenus par leur production, elles ont pris contact avec Grace Mena. Femme de renommée dans l’univers du café, Grace Mena donnait des cours à San José. Les membres d’ASOMOBI ont pu y assister ! Ainsi, elles ont vraiment appris à torréfier le café. Elles ont du tout réapprendre sur le processus de torréfaction ! La réussite d’une coopérative de femmes Puis quelques années plus tard en 2002, l’activité de la commune a attiré de plus en plus de visiteurs. En effet, le marché du café a toujours été maitrisé par des hommes au Costa Rica. Aussi c’est un pays assez machiste. Alors le fait que des femmes puissent avoir un marché dans l’univers du café était inconcevable ! C’est pourquoi cela a réveillé la curiosité des gens. Certains maris refusaient que leur femmes travaillent. Mais heureusement avec ls années, la mentalité a évolué sur ce plan là ! Une auberge éco-responsable Pouvez-vous nous parler de votre auberge ? Nous décrire ce lieu ? Dans quelle ville se situe-t-il ?  L’auberge se situe au sein de la communauté de Biolley, juste à côté de la production de café. L’auberge a été créé suite aux nombreuses visites de voyageurs curieux de découvrir cette association de femmes productrices de café. Malheureusement en 2012, la foudre a provoqué une défaillance du système électrique : tout a brûlé. Aujourd’hui c’est un nouvel hébergement qui a été construit. Ici, il faut savoir que toute la communauté est portée sur la nature. En effet, ils sont situés au bord du Parc National de l’Amitié et à la frontière de la Cordillère des Talamanca. L’esprit de la communauté est porté sur l’environnement. Donc c’est une auberge qui respecte l’environnement : l’électricité vient des panneaux solaires, les déchets sont recyclés. Aussi, il y a un compost, et il n’y a rien de superflu dans l’auberge. Il n’y pas de bouteilles en plastique : une fontaine est à disposition pour remplir sa gourde. La provenance de la nourriture est 100% locale. Découvrir la ville de Biolley Pouvez-vous nous parler de la ville de Biolley ? Son environnement géographique, qu’est-ce qu’on peut y faire, l’accueil, les habitants, la gastronomie, l’artisanat ? Biolley est à moins de 300 kilomètres de San José, c’est une petite communauté qui est assez éloignée des autres villes. Mais tout autour on trouve d’autres communauté. Il y a 250 personnes environ à Biolley. Dans la communauté, il y a deux écoles et une petite église. Le travail principal ici c’est l’agriculture. La majorité des gens travaillent dans la culture d’ananas. L’émergence de nouveaux projets Concernant l’artisanat, quand l’auberge a brulé, les gens ont du développer une autre activité pour pouvoir survivre. Et donc, récemment il y a eu l’émergence de nouvelles activités. Il y a un brasseurs, des créatrices de bijoux avec des graines, une vigneronne et une apicultrice. Les nouveaux projets sont le reflet d’une dynamique territoriale qui reste active. C’est un territoire plein de vitalité ! S’échapper avec les écotours ! Quels sont les écotours que vous proposez ? Qui conçoit les circuits ? Est-ce qu’ils se font à pied ? Avec un guide local ? L’heure actuelle, il existe 4 tours. Il y a un tour qui est la découverte du processus du café. Nous proposons un tour dans le réserve d’ASOMOBI, qui a pour objectif de faire découvrir les amphibiens ou les oiseaux. Puis, il y a deux tours qui sont dans le Parc International de l’Amitié et dans la vallée du Silence. Ces tours ont été conçu par les membre de l’association. Et aussi par les volontaires qui viennent, et qui ajoutent leur petite touche personnelle. Ils sont toujours faits par des guides locaux et en espagnol. Mais il fait s’organiser pour avoir un accompagnement en anglais. Tous les circuits se font à pied. Une occasion unique pour découvrir les hauteurs de la région et partir plusieurs jours au cœur de la nature. La culture du café Peut-on faire une journée de découverte autour de la culture du café ? Peut-on rencontrer  les femmes qui sont cultivatrices ? Est-ce une agriculture bio ? L’agriculture tend à devenir 100% bio, mais elle ne l’est pas totalement encore. Il y a une propriété avec toutes les plantations de café, située à 7 km du lieu où est réalisé le processus de séchage des grains de café, et de torréfaction. Mais depuis peu, il y a un projet 100% bio. Il y a 10 partenaires de l’association qui ont planté du café chez elle. C’est soit 2000 plans pour que si un jour il y a des problèmes de pousses, de récoltes, cela assure une solution ! Et donc c’est tout à fait possible de rencontrer ces 10 dames et de leur rendre visite pur découvrir leurs plantations. Pour écouter l’interview c’est ici ! Tweet L’article Voyage chez des productrices de café au Costa Rica est apparu en premier sur L'Atelier Bucolique.

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    DreamAct⎪Visitez la e-boutique de la consommation responsable

    Vous découvrirez sur la page d’accueil du blog de L’Atelier Bucolique, un lien d’affiliation vers la plateforme web DreamAct. Aussi, en cliquant sur le lien via l’accueil du blog vers la e-boutique DreamAct, et grâce au code promo DREAM-BUCOLIQUE, vous bénéficierez d’une offre de -10% sur vos achats ! Donc j’aimerais vous présenter cette e-boutique éco-responsable et vous expliquer ainsi, ce choix d’affiliation. En effet, les valeurs et les démarches menées par l’équipe de Dream Act sont en accord avec l’univers du voyage durable. Dans cette interview, j’ai rendez-vous avec Claire Chouraqui, la co-fondatrice de Dream Act. Claire nous raconte l’histoire de Dream Act et nous partage la philosophie bienveillante de cette plateforme web éco-responsable. Pour écouter l’interview c’est à la fin de l’article ! Création d’une e-boutique éthique Quelle est l’histoire de DreamAct ? Comment cette aventure a-t-elle commencé ? Et qui sont les fondatrices ? DreamAct c’est une aventure qui a commencé il y a trois ans, quand j’étais en colocation avec Diane Scemama mon associée co-fondatrice. À cette époque on finissait nos études, on avait fait chacune des stages dans le lieu associatif, dans l’Économie Sociale et Solidaire. Et nous avions un vrai besoin de sens dans nos choix du quotidien. Souvent on ne sait pas vraiment comment faire. Donc on a commencé à regarder comment, à notre échelle et au quotidien, on pouvait changer les choses. Et très vite, nous nous somme rendu compte que la façon la plus simple de le faire, c’est par nos choix de consommation. Mieux consommer sans dépenser plus Aussi, les gens pensent que consommer responsable ça coûte cher. Alors qu’en fait non, ça ne coûte pas cher. Car consommer responsable, c’est changer son mode de consommation. C’est acheter moins, mais mieux et de meilleure qualité. Des produits qui durent plus longtemps. Donc cela fait faire des économies. Suite à ces réflexions, nous nous sommes dit qu’il fallait partager ces belles alternatives éco-responsables. Donc on a créé un média sur internet : un webzine de bonnes adresses responsables. Et on s’est rendu compte que nous n’étions pas les seules à s’intéresser à ce sujet là ! D’un côté on avait des entrepreneurs engagés qui nous disaient que notre démarche était bien. Et de l’autre côté, on avait des citoyens qui aimait ce qu’on faisait. Mais ils ne trouvaient pas les produits dans leur ville ou leur village. Donc rapidement, on s’est dit qu’il fallait une espèce de market place ou de distributeur, sur internet. Ainsi cela mettrait en lien les citoyens qui ont envie de mieux acheter, et les entrepreneurs ou les acteurs de l’économie sociale et solidaire qui proposent des alternatives. Ainsi l’idée était de proposer une sorte d’espace pour démocratiser la consommation responsable. Les valeurs de Dream Act Quelles sont les valeurs et les engagements de DreamAct ? Quels sont les impacts de préférer ce mode de consommation ? Pour nous ce qui est très important c’est d’abord la transparence. On choisit des acteurs de l’économie sociale et solidaire pour leur engagement et de part leur activité. Ils essayent de prendre les choses en main et d’améliorer la société, de préserver l’environnement. Cependant parfois, il y a des initiatives qui ne font pas tout parfaitement. Mais elles sont dans une démarche de faire mieux. Cela rentre dans les initiatives qu’on met en avant sur Dream Act. Par contre, on veut toujours proposer à nos citoyens, une vraie transparence là-dessus. Donc on ne va pas seulement dire « c’est bio, c’est certifié ». On va aussi expliquer tout le processus de production. C’est-à-dire qu’on va aussi informer si un produit connait éventuellement des limites par exemple, sur la fourniture de certains matériaux sources. Un discours bienveillant Aussi, nous avons envie d’être dans un discours positif, sans moraliser le citoyen. On préfère proposer des alternatives positives au lieu de faire culpabiliser ! Il faut être dans une démarche de se faire plaisir, en choisissant de faire mieux. Nous essayons d’avoir un discours bienveillant pour encourager les petits pas vers ce mode de consommation. En effet, on ne peut pas changer son mode de consommation du jour au lendemain car c’est souvent compliqué. Consommer responsable apporte une satisfaction autre, c’est une vraie amélioration du bonheur de chacun. La sélection des produits éco-responsables Comment sélectionnez-vous les produits pour la plateforme ? Et faites-vous la connaissance des créateurs ou entrepeneurs que vous sélectionnez pour la e-boutique de DreamAct ? La première étape pour sélectionner des créateurs, c’est d’avoir une rencontre avec eux. C’est soit par téléphone, soit on se déplace. Puis on va leur poser une série de questions dont les réponses expliquent leur processus de création. Quels sont leurs rêves à travers leur création ? Nous cherchons à savoir si ce sont des entrepreneurs avec un vrai but et une vraie démarche en lien avec l’économie sociale et solidaire.Ensuite on va leur poser des question sur tout leur processus de production de A à Z. Donc on passe du rêve dream, à l’action act. Une fois qu’on a été convaincu par ce premier rendez-vous avec le créateur, on lui demande de remplir un contrat d’engament éthique qui reprend tout le processus de production. Et sur lequel il s’engage à dire la vérité. Enfin, on a un comité éthique, qui est composé d’expert de chacun de nos domaines d’achat sur le site : la mode éthique, les cosmétiques naturels, des matériaux pour la maison, de l’insertion. Le comité éthique relit les contrats éthiques, et partagent les commentaires et remarques en retour. Aussi des citoyens composent ce comité, car pour nous c’est très important d’avoir le regard des citoyens sur les choix de sélections de créateurs de Dream Act. Un city guide pour devenir un consommateur responsable Outre la e-boutique pour faire des achats éco-responsables, vous avez sur votre site internet un city guide. Comment ça fonctionne et qu’est-ce qu’on y trouve ? Le City Guide nous a permis de commencer toute notre activité. Et pour nous c’est très important de continuer à le faire vivre. Car il est difficile de changer son mode de consommation sans compréhension et sans information. Ce City Guide et ce webzine, ont pour objectif d’expliquer et d’aider à améliorer à chaque pas la consommation responsable au quotidien. Idées d’achats pour les voyages éco-responsables Proposez-vous des produits pouvant être utile pour un voyageur qui veut être dans une démarche éco-responsable ? Oui ! D’abord on propose par exemple des cosmétiques solides. Ils sont très pratique et par exemple quand on veut prendre l’avion, ils peuvent être mis dans un bagage à main. Ensuite, on a tout ce qui est trousses de toilette, en coton recyclé. On a des sacs de voyage, des crèmes solaires qui permettent de ne pas polluer l’environnement et le monde aquatique. Aussi on a de très beaux maillots de bain faits à partir de plastique recyclé, issu des déchets marins. On a une belle panoplie pour les voyageurs qui souhaitent être éco-responsable ! Pour écouter l’interview c’est ici ! Tweet L’article DreamAct⎪Visitez la e-boutique de la consommation responsable est apparu en premier sur L'Atelier Bucolique.

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    Un tour du monde zéro carbone : à voile et à vélo

    Voyager sans polluer est une thématique centrale dans le secteur du tourisme durable. Aussi minimiser son impact sur l’environnement et viser des déplacements zéro carbone sont des objectifs qui demandent une certaine organisation. Nous avions auparavant aborder l’idée des préparatifs avec 5 conseils pour préparer un Tour du Monde écologique. Découvrons dans cette interview l’incroyable projet de voyage autour du monde de Mikhaël Brun. En effet, Mikhaël s’est lancé un éco-défi au long cours, faire un tour du monde zéro carbone ! Un voyage atypique, qui nous promet une approche à la fois éco-responsable et humaniste du voyage. Donc Mikhaël nous amène autour du monde de façons poétique et remplie de respect pour la planète et ses habitants. Je vous invite à suivre cette belle aventure ! Pour écouter l’interview c’est à la fin de l’article ! Mikhaël et Nil, un voyage zéro carbone Mikhaël, est-ce que tu peux nous raconter ce qu’est le projet de Mikhaël et Nil ? Quelle est la place de ton approche professionnelle dans ce projet ? Mikhaël et Nil, ce sont les aventures éco-responsables de Nil, mon Border Collie, et moi. Éco-responsable, car on va voyager à vélo sur les continents et à la voile sur les océans. Donc concrètement sans aucun moyen de transport motorisé. Le but de ce périple, ce sera de prendre le temps de voyager autrement, afin notamment de sensibiliser le monde sur le respect de l’environnement. C’est un voyage qui débutera en août prochain. Par une traversée de l’Atlantique sur notre voilier Goëlhan. C’est un réel premier défi personnel, parce que je n’ai jamais encore navigué seul. Et ça aussi pour objectif de rendre fière ma mère. Mikhaël & Nil Adventures – Voix off Nil from Mikhael Brun on Vimeo. Je suis photographe et vidéaste professionnel. Je compte donc réaliser un documentaire de ce voyage pour retranscrire la richesse de notre planète et de ses habitants. Concrètement j’irai à la rencontre de la nature. Mais aussi des gens, pour découvrir leur expérience de vie, leur métier, leur passion, leurs envies, leurs déceptions. Et ce sera un film documentaire qui sera rythmé par notre progression à vélo et à la voile. Les voyages en avion ou un tour du monde zéro carbone ? Est-ce que tu as souvent pris l’avion pour voyager ? Oui. En 2016, pendant un an, j’ai réalisé un tour du monde en sac à dos, et en avion donc. J’avais 25 ans. Avant, concrètement, je n’avais quasiment jamais voyagé. C’était une expérience assez incroyable ! Et c’est là où j’ai pris goût au voyage. Pendant cette année de voyage, j’ai du prendre une quinzaine de fois l’avion. C’est assez énorme. Comment est née cette envie de faire un tour du monde zéro carbone? Quelle anecdote pourrais-tu partager qui expliquerait que tu as eu envie d’arriver à réaliser ce voyage? Puis lors d’une randonnée au Pérou, dans la cordillère Huayhuash, j’ai trouvé paradoxal d’aller admirer des paysages somptueux, à l’autre bout de la planète. Et de devoir polluer pour m’y rendre. Donc, c’est de cette réflexion qu’est né l’idée de ce tour du monde éco-responsable. Je pense qu’il y a des alternatives durables pour voyager. Mais encore faut-il prendre le temps de voyager autrement. Gardes-tu un goût amer d’avoir utilisé l’avion comme moyen de transport ? Aussi, de façon rétrospective, penses-tu qu’il y aurait eu d’autres alternatives pour atteindre ces destinations ? Amer oui et non. Cela a été une belle expérience et c’est ainsi que j’ai eu envie de réaliser ce projet. C’était un mal pour un bien.Oui, je pense en effet qu’il y a d’autres alternatives comme le voyage à vélo, et à la voile. Mais encore fait-il prendre le temps. Les préparatifs pour un tour du monde éco-responsable Concrètement, j’arrive à comprendre ton organisation pour les étapes à vélo, mais pour la partie bateau, cela reste flou ! Peux-tu nous dire comment tu vas faire?Quel itinéraire as-tu préparé ? Et combien de temps penses-tu partir? Alors j’estime ce voyage à deux ou trois ans. Pour la partie bateau, la première étape sera la traversée de l’Atlantique. D’ailleurs j’ai lancé une campagne de financement participatif. Il s’agit de nous aider à couvrir les frais, dont notamment l’achat d’un pilote automatique. Il sera capable de barrer 24h/24. Et c’est indispensable en solitaire. Nil de toutes façons est une feignasse, il ne voulait pas barrer ! Et toutes mes économies sont passées dans l’achat du bateau. Donc c’est pourquoi, je pense qu’arrivé en Martinique, je compte le revendre pour pouvoir continuer à voyager. Pour atteindre le continent nord américain, on espère trouver un voilier qui nous y amène. Et une fois en Floride, on compte remonter la côte est des États-Unis jusqu’au Canada à Montréal. Ensuite de Montréal, on souhaite traverser jusqu’à Vancouvert de l’autre côté. Et pour la partie Pacifique, concrètement, il y a deux options : faire du voilier stop, ou racheter un voilier. Puis pour l’Asie et l’Europe, ce sera, le Japon, une partie de la Chine, la Mongolie, le Kazakhstan, et l’Europe centrale. Est-ce que tu as de l’expérience en navigation ? J’ai fait pas mal de voile légère quand j’étais enfant : catamaran, planche à voile, dériveur. Concernant la voile en habitable, j’en fait depuis deux ans. Je me suis inscrit dans une association à Port-Louis. On participe à des régates un week-end sur deux à bord de voilier classique. Après naviguer seul, j’essaye d émettre toutes les chances de mon côté, et je fais pas mal de stage, notamment au Glénans, pour me préparer. Comment pourra-t-on suivre ton tour du monde ? Oui, on pourra nous suivre Nil et moi sur notre site internet et sur les réseaux sociaux. En effet, régulièrement on postera des vidéos et des reportages photos sur la progression de notre aventure. Faire durer l’aventure ! Comment pourras-tu assurer un tel projet financièrement ? Financièrement, la revente du bateau me permettra d’assurer la suite du voyage. Mais on espère que notre progression dans l’aventure crédibilisera notre projet et attirera des partenaire pour nous aider à continuer cette aventure. Le voyage zéro carbone vous attire ? Ou vous avez déjà réalisé des séjours en minimisant votre empreinte carbone ? Partagez en commentaire à la fin de cette page d’article votre expérience! Vos projets, vos astuces, vos expériences, vos conseils, voire vos contraintes ou les difficultés que vous rencontrez : lancez-vous dans la discussion ! Pour écouter l’interview c’est ici ! 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    Un voyage durable au long cours : 4 ans à vélo sur les routes d’Amérique

    La question de la mobilité douce est centrale dans le voyage éco-responsable. S’interroger sur l’utilisation des transports est préalable à la création de nos vacances écologiques. Aussi, il est passionnant de partir à la rencontre de voyageurs qui sont très engagés dans la démarche de tourisme durable. David Gasc est un de ces voyageurs exceptionnels. Un aventurier qui a réalisé un voyage de 4 ans à vélo sur les routes d’Amérique! Comment concevoir un tel voyage ? Au-delà de cette itinérance douce, c’est aussi une aventure humaine incroyable. C’est également une ouverture à la rencontre d’initiatives de tourisme durable et de préservation de l’environnement. Dans cet interview, David nous partage sa vision et sa philosophie du voyage responsable. Pour écouter l’interview c’est à la fin de l’article ! Le blog, le récit de ton voyage à vélo   David, tu es l’auteur du blog « Sur la Route du Patrimoine », pourrais-tu nous présenter la naissance de ce projet ? À qui s’adresse-t-il ? Tout d’abord, ce projet Sur la Route du Patrimoine, c’est l’envie de découvrir et de partager les richesses, aussi les menaces autour du patrimoine naturel et culturel du continent américain. Donc c’est un continent où je n’avais jamais été. J’étais très curieux de connaitre cette richesse que j’avais pu découvrir à travers des documentaires. Mon idée de ce blog, c’était de découvrir des parcs naturels, des sites classés, des traditions culturelles. L’idée était de faire ressortir les bonnes pratiques par rapport à la responsabilité sociale des entreprises et en ce qui concerne le tourisme responsable. Donc ce blog, je l’ai alimenté pendant 4 ans. Aujourd’hui j’essaye de l’alimenter encore. Il contient plus de deux cents articles. Il traite de destinations, il y a des parties qui sont plutôt des roadbooks. Aussi il y a des fonds de carte qui donnent des bons plans pour sortir des sentiers battus. Ecrits en 4 langues, ce blog s’adresse aux amoureux de l’aventure, de l’Amérique latine. Mais aussi à des gens consciencieux des problèmes de la biodiversité sur ce continent. Et des amoureux de la bicyclette ! Puisque je suis un fan de cyclotourisme. La découverte d’initiatives de tourisme durable Tu as donc l’incroyable expérience d’un voyage de 4 ans à vélo, sur le continent américain. Comment as-tu pu découvrir des initiatives de tourisme durable et de préservation de l’environnement lors de ce voyage ? Alors j’avais pour fil rouge, de suivre des sites classés, patrimoniaux, soit naturels, soit culturels. Cet itinéraire a beaucoup évolué en fonction des rencontres et des conditions du terrain. En effet, quand on voyage à vélo on n’a pas toujours des facilités logistiques pour suivre un chemin qu’on a décidé de suivre. Au dernier moment, ce chemin peut-être coupé par exemple ! Mais j’ai suivi mon idée d’aller à la rencontre de projets éthiques, autour du tourisme. Était-ce programmé en amont, as-tu trouvé des adresses avec le bouche à oreille, par des sites internet en particulier ? Le bouche à oreille a fonctionné. C’est-à-dire que j’ai eu des sources sur internet de contacts, de projets à priori intéressants autour de l’écotourisme, du tourisme responsable, de tourisme solidaire. Lorsque c’était possible, que mon passage correspondait à la disponibilité des gens, je les ai rencontré. Ensuite de fil en aiguille, par le bouche à oreille, j’ai pu rencontrer de nouveaux projets. Et donc, de poursuivre mon chemin, parfois en détournant mon itinéraire par rapport à ce qui était prévu. Ainsi j’ai pu découvrir des projets incroyables ! Tourisme durable, voyager et changer de vie Ce voyage a-t-il pu t’apporter une ouverture sur une autre façon de vivre, plus respectueuse et plus durable ? Quels sont les projets qui ont le plus apporté pour ton mode de vie et ton approche du quotidien aujourd’hui ? À travers ces différents projets, ça m’a donné des idées autour du tourisme et des choses à ne surtout pas faire. Par exemple, j’ai rencontré des agences de voyage vraiment éthiques : au Nicaragua, en Bolivie, au Mexique. Aussi des idées d’éco-hébergements, tout à fait intéressants, qu’on peut facilement transposer dans d’autres contextes que l’Amérique latine, comme par exemple aux États-Unis. J’ai aussi rencontré des initiatives autour du tourisme communautaire. Bien que ce soit souvent associé à des formes de tourisme dans des communautés locales, voire indigènes, ce peut tout à fait être adapté à un tourisme à l’occidentale. Par exemple en France pourquoi pas développer un tourisme autour de territoires ruraux. Ce voyage qui a duré 4 ans, ce n’est pas anodin. Cela change une vie. Pour moi ce voyage est un morceau de vie. Cela m’a fait changé de perspective, aiguisant ainsi mon esprit critique sur beaucoup de choses. Notamment sur le tourisme, mais plein d’autres choses. Après avoir visité beaucoup de projets autour de la permaculture, aujourd’hui je jardine. Car j’ai souhaité découvrir tout ce qui est agro-écologie lors de ce voyage à vélo. Aussi j’essaie de développer des produits qu’on peut tous réaliser : des produits de soins, de nettoyage, ou produire sa propre alimentation. Devenir végétarien En matière d’alimentation, comme beaucoup de cyclotouristes que j’ai rencontré, et aussi d’aventuriers, je suis devenu quasiment végétarien. Ce que je n’étais pas du tout avant ce voyage à vélo. Finalement, c’est après m’être rendu compte des néfastes de l’agriculture intensive. En effet, quand on voit un champ ou une forêt en train de partir en fumée pour ouvrir de nouveaux pâturages et produire de la viande. On se pose des questions. C’est ça l’idée du tourisme responsable : tout acte a un impact quelque part dans le monde. L’environnement et les communautés locales Et lorsqu’on parle de voyage ou de loisirs, c’est la même chose. Que l’on choisisse un type de voyage ou un autre, cela va avoir des conséquences plus ou moins néfastes ou positives sur les communautés et l’environnement. Donc je souhaite aller dans le sens d’un tourisme qui bénéficie aux communautés locales. Et qui essaye de préserver la biodiversité. Aussi, j’essaye d’éviter tous modes d’exploitations et de tourisme de masse. Le choix de l’hébergement Par rapport à l’aspect hébergement, aujourd’hui cela a influencé mes modes d’hébergements. Dès que je peux, je campe. Dans le cadre de mon travail, lorsque j’ai des missions professionnelles, au lieu d’aller dans un hôtel, j’utilise les réseaux d’hospitalités tels que couchsurfing. Alors que je peux être remboursé dans le cadre de mon activité professionnel, ça fait vraiment partie de ma manière de voyager maintenant. La mobilité douce en voyage Pourquoi tu nous recommanderais de pratiquer la mobilité douce en voyage ? Quels sont les atouts ? Pour moi le voyage à vélo a de nombreux atouts. Des atouts économiques, car cela nous évite de payer des billets de transports. Des atouts écologiques, puisqu’on ne produit pas de gaz à effets de serre. Cela permet de faire du sport. Et c’est aussi un moyen fantastique de rencontres phénoménales avec les populations locales ! C’est vrai que dans des contrées assez reculées, du continent américain, le fait d’arriver avec son accoutrement de cyclotouriste au long cours, ça crée la curiosité des locaux. De suite, il y a des yeux qui pétillent : il y a alors une conversation qui se déclenche. C’était une découverte cet aspect là de la rencontre. Un autre avantage, du fait de l’itinérance, on peut avoir un étalement des bénéfices sur tout un territoire. C’est essentiel. Le voyage a vélo : les préparatifs Pourrais-tu nous transmettre tes conseils les plus utiles pour un voyage à vélo : la préparation, l’équipement, l’organisation du parcours,etc Selon toi quels seraient les points les plus importants à retenir pour réussir un voyage à vélo ? Le facteur temps, essentiel au voyage à vélo Pour pouvoir voyager à vélo, au delà de l’aspect financier, un des facteurs essentiel à l’entreprise de ce genre de voyage, c’est le temps. Pour ma part j’ai du me défaire d’un certain nombre d’attaches en France. Or je crois que tout le monde peut se donner le temps pour réaliser ce type d’aventure. Bon, peut-être pas de 4 ans, mais pourquoi pas un petit peu moins ! Le facteur temps, essentiel au voyage à vélo car pour pouvoir parcourir un territoire, il avoir du temps. La préparation physique et morale Alors une préparation surtout morale. En effet, souvent on pense qu’il faut avoir fait le tour de France pour pouvoir faire du cyclotourisme. Je crois surtout que l’élément rédhibitoire c’est la préparation morale. Parfois, on se retrouve dans des lieux complètement extrêmes, angoissants, il faut avoir un moral d’acier. Une pugnacité finalement, à toute épreuve, pour pouvoir continuer à aller de l’avant. La préparation du matériel Personnellement, j’ai privilégié de camper dès que c’était possible. Ainsi je portais avec moi dans mes bagages, tout l’équipement de camping. Mais je n’étais pas limité à ce mode d’hébergement. Donc quand l’occasion m’était donnée, j’allais dans des hébergements ou chez l’habitant. Aussi j’ai eu rencontré des voyageurs cyclistes qui dormaient toutes les nuits en hôtels. Donc ils n’avaient pas besoin d’amener d’équipement de camping. Le matériel essentiel, c’est d’avoir un vélo robuste, car pour moi en tout cas, je suis passé par beaucoup de chemins en terre. Il faut une bagagerie, des vêtements, et tout l’équipement de camping. Cependant cela dépendra des critères du voyageur. Quant à l’itinéraire, un critère essentiel c’est la flexibilité. Il faut avoir une idée globale de l’itinéraire, avec des choses à visiter. Et ensuite se laisser une marge de flexibilité en fonction des rencontres. Quelle est ta vision sur le devenir du tourisme de demain ? À ce sujet, on parle beaucoup de changement climatique. C’est vrai qu’il y a beaucoup de destinations qui sont confrontées à un tourisme de masse. Un tourisme désagréable et délétère pour les cultures locales. Donc on prend souvent en exemple Barcelone, Venise, ou d’autres destinations qui commencent à vouloir limiter drastiquement l’afflux touristique. Personnellement, je crois qu’au contraire de ce tourisme de masse, de tourisme de bateaux de croisière, de ce tourisme de destinations, qui focalisent tout sur un même lieu. Je suis allé au Machu Picchu et j’ai été dévasté par cette gestion touristique qui détruit et dénature, le lieu. Aussi cela empêche les populations locales de vivre dans leur environnement. Par exemple, les coûts de la vie augmentent, la gestion des déchets devient complexe. Il y a des conséquences dramatiques sur ces divers aspects. Un tourisme basé sur des expériences Je crois au contraire que le tourisme de demain sera d’aller vers du sur mesure. C’est-à-dire un tourisme qu’on ne peut pas copier, coller d’un groupe de personnes à un autre. Donc il dépendra des envies et des besoins de chaque voyageur. Aussi je crois en un tourisme basé sur des expériences. Dans le sens où on va vivre une expérience unique, extraordinaire, et par petits groupes. Et aussi un tourisme en interaction avec les locaux pour des bénéfices réciproques. Crédits photos de cet article ©David Gasc Pour écouter l’interview c’est ici ! Tweet L’article Un voyage durable au long cours : 4 ans à vélo sur les routes d’Amérique est apparu en premier sur L'Atelier Bucolique.

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    Qu’est-ce qu’un artisan du voyage ?

    Je me suis rendue au Vigan, une petite ville au sud des Cévennes, pour faire la rencontre de Gaëlle, la fondatrice d’Azimut Voyage. Azimut Voyage, c’est une association de tourisme responsable qui offre des séjours autour de thématiques originales. Des séjours qui vous amèneront hors des sentiers battus. Afin de vous proposer des voyages faits de rencontres et de découvertes atypiques, cet artisan du voyage prend le temps de créer des séjours authentiques et solidaires. Azimut par définition, est un angle de mesure qui en arabe signifie direction. Dans l’univers du tourisme en général, il existe mille et une façons de voyager. Si vous choisissez d’acheter un séjour dans une agence de voyage, vous êtes aussi face à un éventail de possibilités. Lors de cet interview, nous allons comprendre les valeurs et les engagements d’un artisan du voyage. Quels sont les avantages lorsqu’on choisit de partir avec un artisan du voyage? Pour écouter l’interview c’est à la fin de l’article ! Les débuts d’Azimut Voyage, artisan du voyage Gaëlle, pourrais-tu nous raconter comment tout à démarrer pour Azimut Voyage, lors de la création de votre premier séjour ? Tout a commencé il y a un peu plus d’une dizaine d’années, alors que je voyageais. J’avais 18 ans, je voyageais beaucoup en Afrique avec mon père. Et je suis tombée amoureuse du Maroc et de ses habitants. À ce moment là je travaillais dans l’édition, coincée dans un petit bureau à Paris. Puis, petit à petit, je me suis dit que pouvoir faire partager ce que j’appréciais de ce pays me tenait à cœur. À savoir, les rencontres, l’immersion, les montagnes, cette chaleur et ces échanges possibles, m’ont donné envie de créer un séjour et voir si ça pouvait fonctionner avec des voyageurs. De façon tout à fait confidentielle au début, on a créé une petite association. Ainsi on a amené des connaissances et des gens au Maroc. La découverte a plutôt bien fonctionné. Et au fur et à mesure, Azimut Voyage s’est étoffé. Ensuite, ce sont les voyageurs eux-mêmes qui nous ont demandés d’organiser des séjours dans d’autres destinations, avec cette même philosophie. C’est-à-dire, d’aller vraiment à la rencontre, de se glisser dans le rythme du pays, de découvrir ses paysages. Mais pas seulement en tant qu’acteur passif : de pouvoir participer, d’être dans la confection des repas, de pouvoir ramasser dans un jardin, de découvrir l’artisanat, de pouvoir faire du khôl par exemple. Puis, on a transposé cette formule dans les Cévennes, où je suis venue m’installer. Là j’ai rencontré des guides qui connaissaient beaucoup d’agriculteurs, d’acteurs locaux. Des personnes qui font vivre les territoires. L’idée c’était de commencer au Maroc, ensuite dans les Cévennes, et maintenant on propose au Portugal, au Congo et à d’autres pays. Les valeurs en faveur du tourisme durable pour un artisan du voyage Azimut Voyage est une association de tourisme durable. Pourquoi faire le choix de ce statut plutôt qu’un statut d’entreprise? Quelle est votre philosophie du voyage ? Donc on a commencé en tant qu’association parce qu’on reverse 3% du prix de vente pour des projets de développement. Ainsi ça nous plaisir d’avoir ce côté associatif. Aussi on organise des séjours pour des personnes déficientes visuelles. Là on fait appel à des bénévoles qui vont le temps d’un séjour en France, devenir guide. Ils vont permettre à ces personnes non voyantes, de saisir un territoire et de le découvrir. Et puis dans la philosophie, c’est quelque chose de plus collaboratif, dans l’échange. Plutôt qu’une entreprise où on va venir consommer un séjour. Vu qu’on conçoit les séjours de façon plus intime, le statut associatif nous convient pour l’instant. Devenir un voyageur responsable Pourrais-tu nous dire en quelques mots, ce qui fait la différence de partir en vacances avec un artisan du voyage, plutôt qu’une agence de voyage classique ? Donc nous sommes sur une idée où les personnes, quand elles vont nous contacter, vont tomber sur moi. Je fais toutes les prospections avec les guides, je conçois, qui fouillent. Par exemple, je reviens des Pyrénées où pendant une semaine j’étais avec Paul Remise, un guide français. Nous sommes allés rencontrer les gens sur place. Ainsi, lorsqu’on nous contacte directement, les gens peuvent être rassurés car je sais vraiment de quoi je parle : j’ai construit le séjour moi-même. Donc je peux échanger avec eux de façon plus intime. On va aller chez des gens qu’on connait, qu’on apprécie, qui sont contents de nous recevoir aussi. Puis, on ne va pas acheter des boucles. En effet, beaucoup d’agences de voyages vont travailler avec un guide qui s’appelle un réceptif. Elles vont proposer un produit tout « clefs en main » plutôt qu’un voyage. Alors que nous construisons le voyage pas à pas, tout est fait maison. C’est pour ça qu’on se considère comme artisan. Aussi, on essaye de valoriser des personnes qui font vivre le territoire. Et on n’est pas sur quelque chose de plus gros, et de probablement moins personnel. Pour être un voyageur responsable, le fait des choisir les bons prestataires est un signe d’engagement en faveur du tourisme durable. Le tourisme solidaire et son impact sur le territoire Pourquoi selon toi, il est important de faire le choix de partir avec un créateur de voyage qui offre des séjours avec des retombées économiques locales ? Quelles sont les conséquences de ces retombées économiques ? Dès le début, l’idée de ces voyages là c’était d’apporter un soutien, pas de faire de la charité. Mais en tout cas de pouvoir permettre à ces gens là de tirer une source de revenu, dans des territoires plutôt reculés. On a commencé au Maroc, dans les Cévennes, c’est pareil. Nous sommes vraiment dans l’envie de rétribuer des gens qui vivent à l’année sur ces territoires. Et aussi de faire intervenir différents acteurs. Par exemple, quand on va dans le désert, on loue des dromadaires à une famille de nomades qu’on a rencontré. Cette famille a 4 ou 5 dromadaires, et on va travailler avec eux. Pour eux c’est une source de revenu. De notre côté, nous savons que ça va aider une famille. Plutôt que de passer par le gros loueur de dromadaires, qui est une énorme famille. Ils vont avoir 300 dromadaires ! Ils vont parfois baisser les prix, faire pression sur les nomades. Nous sommes dans cette logique de qualité dès le début. On rétribue correctement les guides aussi. On essaie d’avoir une éthique. Et donc ces retombées économiques locales, ça permet de faire vivre le territoire à l’année. Comme dans les Cévennes, où on organise beaucoup de choses. Souvent, ce sont des pays, des territoires ruraux assez reculés où il est difficile de trouver du travail. Donc on se sent porteur économiquement. Que ce soit un tourisme durable : c’est-à-dire que cela va avoir des répercussions économiques viables, durables et qu’on est pas dans une exploitation brute. Une démarche de développement du territoire Nous sommes dans une démarche de développement du territoire, de vouloir pérenniser les circuits courts. Par exemple, en terme de nourriture, on fait très attention à proposer des plats qui sont locaux. Ainsi on valorise les produits locaux, on les fait découvrir, et plutôt dans une gamme bio. L’idée est de pouvoir rencontrer parfois les producteurs, pouvoir cueillir une salade dans un jardin. Au lieu d’aller dans des grosses enseignes, où les prix sont plus bas mais on ne connait pas la provenance. Alors que là, les gens vont pouvoir découvrir une région à travers ses produits. Idées de séjours pour des voyages autrement Le printemps et l’été approchent. Quelles sont les 3 destinations – activités que tu conseillerais pour des vacances responsables ? Voyage au cœur des rites marocains Pour le printemps et l’été il y a pas mal de séjours ! Notamment un au Maroc qui s’appelle « Voyage au cœur des rites marocains ». Un séjour que j’ai créé au tout début de la création d’Azimut Voyage. Le concept est d’aller à la rencontre de ces femmes que j’apprécie énormément. Pouvoir se glisser avec dans un hammam traditionnel, de pouvoir fabriquer du khôl, qui est le maquillage traditionnel. C’est aussi par exemple, de pouvoir récolter de l’argile en pleine nature, de découvrir comment on fait du tadelakt (un enduit traditionnel marocain), des pâtisseries marocaine, etc. C’est un séjour qui s’articule autour du Haut Atlas, et ensuite on rejoint la côte Atlantique, pour partir à la rencontre d’une coopérative d’huile d’argan bio. Les femmes font un boulot exceptionnel. C’est un voyage qui se passe début mai. Randonnée en itinérance à travers le chant On propose aussi un séjour avec une prof de chant, en itinérance avec des ânes dans les Cévennes. On va essayer d’aller explorer le chant dans des espaces naturels et atypiques. Ce sera par exemple, chanter de nuit, chanter dans une grotte, on va essayer d’aller à la découverte de beaux paysages et de se perdre en pleine nature. Une expérience du chant assez rare. Souvent les stages de chants se déroulent dans des pièces fermées. Donc on va explorer différents sons. Escapade céleste Un court séjour autour de l’astronomie d’une durée de 4 jours. L’idée est de rejoindre un observatoire d’astronomie perdu dans la montagne. Il s’agit de l’observatoire du lac des Pises. Une possibilité pour observer le ciel avec un astronome, en mêlant ça à des belles randonnées de jours. Ainsi qu’une occasion d’observer les vautours! Pour écouter l’interview c’est ici ! Tweet L’article Qu’est-ce qu’un artisan du voyage ? est apparu en premier sur L'Atelier Bucolique.

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    Faire un voyage durable à Madagascar

    Prenons le large pour de nouveaux horizons ! Nous partons à Madagascar avec Tsiky du blog Madagasmile. Dans cet interview, nous souhaitons mettre en avant des conseils pour réaliser un voyage éco-responsable à Madagascar. En effet, Tsiky est française d’origine malgache et grâce à sa connaissance de cette incroyable île, elle pourra nous conseiller sur différents aspects permettant d’optimiser un séjour plus écologique. Ainsi, elle nous apporte des suggestions pour rencontrer les locaux ou découvrir la gastronomie locale. Quels seraient nos choix en matière d’hébergements éco-friendly, ou en terme d’activités nature ? Pour écouter l’interview c’est à la fin de l’article ! Un blog de voyages à Madagascar Tsiky, pourrais-tu nous dire pourquoi tu as créé un blog spécialement sur Madagascar ? J’ai créé un blog sur Madagascar parce que c’est mon pays d’origine. Et j’ai la chance d’y aller depuis que je suis toute petite. Aussi, je sais que je vais y retourner très souvent. Donc, c’est l’occasion de permettre à toutes les personnes de présenter ce pays que j’aime beaucoup. Et ainsi, de pouvoir les aider à réaliser leur voyage à Madagascar plus facilement. Ton approche personnelle Diplômée dans le secteur du tourisme durable, tu as un réel intérêt pour le voyage responsable. En quoi Madagascar est une destination qui peut offrir des possibilités pour réaliser un voyage dans ce sens là ? Combien de jours faut-il partir selon toi pour profiter vraiment du pays ? Au niveau du nombre de jours, c’est un pays très grand. C’est la quatrième île du monde ! Donc depuis la France, il faut 12h de vol à peu près, il vaut mieux partir minimum 10 jours. Après en 10 jours, avec une approche tourisme durable, ce qui est bien à Madagascar, c’est qu’il y a une très grande biodiversité. Écotourisme et tourisme solidaire Au niveau écotourisme, c’est vraiment super pour découvrir les oiseaux, les parcs naturels, les reptiles, les scientifiques adorent ! Aux niveau tourisme solidaire, c’est intéressant parce qu’il y a beaucoup d’ONG qui proposent des projets de développement qui accueillent des volontaires. Car Madagascar est un pays pauvre. Madagascar c’est aussi connu pour être le pays du Moramora, ça veut dire doucement. Donc prendre le temps de vivre, prendre le temps de voyager. Rencontres et partages sur l’île Est-ce qu’il est facile de rencontrer les locaux ? Oui, les locaux sont assez accueillants, toujours souriants. À Madagascar, on appelle les étrangers le Vazaha, comme c’est un pays pauvre, il y a toujours la vision des Vasaha comme des pays riches. Donc dans certaines parties du pays, l’étranger équivaut « argent ». Aurais-tu des pistes, des associations à nous conseiller pour pouvoir faire des rencontres avec la populations locales : par exemple pour découvrir l’artisanat, la cuisine traditionnelle ou certaines coutumes ? Une région ou une ville est-elle plus idéales pour ce type d’objectifs d’être dans la rencontre des populations locales, des savoir-faire ? Il y a beaucoup d’agences de voyage qui proposent justement redécouvrir tout l’aspect culturel et artisanal. Par exemple il y a Moratravel pour qui j’ai travaillé. Eux ciblent plutôt les anglophones. Mais au niveau francophone, il y a Mahay Expedition, Sur la route nationale 7, on part de Tanarive en direction du sud jusqu’à Tuléar. Pour la découverte des villages, ou l’artisanat, on voit un peu de tout. Par exemple, il y a un petit village où on s’arrête car il est réputé pour la fabrication du foie gras. Le foie gras malgache ? ! Oui, à l’époque c’était colonisé par les français. Donc dans ce village là, ils ont appris aux malgaches comment faire du foie gras, et c’est devenu la tradition locale. Aussi, il y a l’artisanat du bois et des ateliers de recyclage de canettes,le raphia pour les paniers et les chapeaux, la broderie. Sur cette route, on découvre diverses activités locales. Hébergements éco-responsables Quels types d’hébergements nous conseillerais-tu pour être dans une démarche de voyageur responsable ? Des adresses précises ? Dormir chez l’habitant ? Alors concernant l’hébergement, c’est toujours mieux de choisir des hébergements dont les revenus revient aux habitants. Donc il faut éviter les chaines internationales. Chez l’habitant, il y a le réseau Accueil Paysan. Sinon, il y a aussi une association de permaculture : Les Amis d’Ecovillage Madagascar. La cuisine locale En terme de restauration, est-ce qu’il y a une cuisine typique, traditionnelle ? On trouve facilement ces plats traditionnels dans les resteurants ?Pour le panier alimentaire, les marchés de producteurs se trouvent-ils facilement ? Que peux-tu nous dire de plus sur l’alimentation locale ? Alors à Madagascar on mange du riz ! Du riz le matin, le midi, le soir. Et donc c’est du riz accompagné de viande. Le plus souvent c’est le Vary amin’anana, c’est du riz avec des bredes. Sinon, on peut avoir le ravitoto : ce sont des feuilles de manioc pilées avec généralement du porc. Après, on peut trouver aussi le voanjobory, il s’agit d’une recette à base de porc avec des sortes pois. On peut trouver le romazava, un bouillon de viande. Mais en général c’est toujours du riz avec de la viande. Il y a beaucoup de rizières quand on traverses justement la national 7. On voit les paysages de rizières, c’est magnifique ! Les paysans vendent directement, tu les trouves partout ! Que ce soit en centre-ville sur les marchés, dans les villages ou sur la route. Ils vendent toujours leur production, donc c’est assez facile de trouver. Le riz peut aussi être servi avec des légumes finement coupés, assaisonné avec du vinaigre, des épices, comme le gingembre ou le curry. Et le piment est toujours mis à part ! Parce que c’est un piment très fort. Il faut le supporter… Les activités natures autour de l’île Quelles sont les activités natures que tu pourrais nous conseiller ? Ce qui est génial à Madagascar, c’est qu’il y a beaucoup de parcs naturels dans toutes les régions. Donc par exemple dans l’est, on a surtout les forêts, donc plein de randonnées à faire. Dans le nord, les plages sont magnifiques, c’est bien pour la plongée ou le kite surfing. Dans le sud, j’avais fait du surf. Aussi, il y a les forêts de calcaire : les Tsingy. Et dans la baie de Diego-Suarez, il y a les salines. Pour écouter l’interview c’est ici ! Tweet L’article Faire un voyage durable à Madagascar est apparu en premier sur L'Atelier Bucolique.

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Écotourisme & SlowtourismeL'Atelier Bucolique est un blog créé pour sensibiliser à l’Écotourisme culturel & au Slowtourisme. Ces approches d’un territoire pour un tourisme durable, se définissent avant tout dans des projets éthiques, solidaires et respectueux de l'environnement et des populations locales. L'Atelier Bucolique c'est une invitation au voyage responsable.Nous nous interrogeons aussi sur les questions de tourisme responsable et de développement durable.

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