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Le chant de l'histoire
by Le Chant de L'Histoire, chanson actuelle, chanson rétro, chanson poétique, chanson sociale
Le chant de l'histoireCe podcast vous propose un voyage dans la Chronologie de la chanson.Expression ancestrale, héritière des traditions populaires autant que des écoles savantes, riche de répertoires diversifiés, de haute tenue littéraire dans sa veine la plus soignée, la chanson francophone s'est forgée à 'air du temps : grands bouleversements ou menus faits historiques, esthétiques et sentimentaux. (Laurent Carmé in La chanson de l'Écluse)
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C.d.C. #43 1972 Mes amis du voyage : Luc Romann – Eva – Georges Brassens – Jacques-Emile Deschamps
C.d.C. #43 1972 Mes amis du voyage : Luc Romann - Eva - Georges Brassens - Jacques-Emile Deschamps 1972 Mes amis du voyage : Contexte historique Mes amis du voyage : En 1967, dès les premiers jours du coup d'État [des colonels grecs], le monde de la culture est en émoi. Il accueille de nombreux réfugiés, comme l'actrice Mélina Mercouri. On pétitionne au-delà des cercles militants pour obtenir la libération du musicien Mikis Theodorakis, fondateur des Jeunesses Lambrakis, emprisonné à Oropos. […]La sympathie pour le peuple grec se traduit par une pression diplomatique croissante centre les colonels, rendus infréquentables, et leurs soutiens américains[étasuniens]. Elle se concrétise aussi par des actions militantes. Jeune peintre à l'époque, Maria Amaral se souvient : « Tout le monde était contre la Grèce des colonels chez les artistes. La France était le pays qui acceptait le plus de réfugiés politiques. » [autre temps, autres mœurs…] [source Le Monde Diplomatique, mars 2015]Biographie de Luc Romann Roland Froidevaux alias Luc Romann, chantauteur français, naît à Paris en 1937. Sa famille est originaire d'Europe centrale. Luc connaît une enfance et une adolescence " ballotées". Ainsi, il écrira plus tard pudiquement : « Quand les grands se sont fait la guerre, j'ai découvert la campagne. » Le petit Roland quitte l'école précocement. Cependant, très jeune, il approfondit son goût pour l'art : musique, poésie et peinture. Il commence alors à écrire et composer.À Paris, à l'âge de vingt ans, il côtoie Jacques Brel (qui l'encourage), Mouloudji, Guy Béart… « J'ai fait mon premier 45 tours en 1961, et il est sorti en février 62. À l'époque j'étais poussé par ma maison de disques (Fontana) et par mes éditeurs. Si bien que j'ai fait l'ABC avec Juliette Gréco, Bobino avec Georges Brassens […] J'étais quand même un peu perturbé par tout ce qui m'arrivait…Mes rencontres avec certains artistes étaient riches et précieuses. Mais pour le reste, je trouvais tout ça à la fois trop sophistiqué et trop futile : trop faux…Les gens se foutent bien de toi. Ils te parlent et à l'instant d'après ils t'ont oublié. Ils ne s'occupent de toi que parce qu'on leur a dit de le faire, sous prétexte de promotion. On peut passer par là un temps, mais je ne me sentais pas de faire ma vie comme ça. Alors j'ai pris du recul. Un grand recul. » Renouveau de la carrière artistique de Luc Romann Luc Romann disparaît alors en 1965 du circuit artistique. Il revient à la fin de la décennie comme l'un des artistes "maison" du cabaret "Chez Georges". Moshé Naïm qui avait monté sa propre maison de production lui propose de faire un disque. Ainsi paraissent en: 1969 album 33 tours "Le voleur" 1970 45 tours "On a toujours besoin de soleil" 1972 album 33 tours "La Liberté" qui est récompensé du Grand Prix Diapason de la Chanson 1973 45 tours "Chronique lunaire ou ma planète" Durant cette période, Luc Romann chante " de villes en villages " spécialement dans le circuit des MJC, café-concert, soirées cabaret en milieu rural, principalement dans l'Ouest de la France. Il se produit parallèlement aussi dans les circuits culturels français à l'étranger : Afrique, EUA. Luc Romann s'installe dans le Gers : Mes amis du voyage Enfin, en 1972, Luc s'installe dans le Gers, loin des réseaux professionnels, en pleine nature. Il décroche peu ou prou des exigences qu'impose le métier. Un petit groupe d'amis aide à ce qu'il ne soit pas complètement oublié. En conséquence, en 1979, Luc fait paraître l'album "Les Oumpapas" en autoproduction : « C'est vrai que j'ai l'impression d'être dans un désert. Mais, dans ce désert, c'est ma soif qui crée les sources, et non l'inverse. Les gens qui aiment mes chansons les aiment par le cœur. C'est quelque chosequi se prolonge et se transmet. Pour moi, c'est l'essence même de la chanson. Et c'est exactement ce que je voulais faire à travers la chanson. […]Je pense toujours à ces petits bourgeons, au cœur de ces hivers qui sont parfois si froids. Au regard de l'hiver, du gel, de la neige et des longues nuits glacées, le bourgeon n'est pas grand chose. Mais sans lui il n'y aurait pas de printemps. Tout ce qui va fleurir au printemps se forge dans le plus dur de l'année. Et c'est ça qui est magnifique ! » En 1982 paraîtra "Le ciel dans la tête, la terre dans le cœur" avec le soutien de la revue «Paroles et musique», de Jean-Max Brua et bien d'autres.Dix ans plus tard en 1992, Luc Romann publiera la cassette "Solitudes et compagnie"Finalement, le 22 janvier 1999, un bel hommage, organisé de son vivant eu lieu au Théâtre des Chalands de Val-de-Reuil, dans l'Eure. Sara Alexander, Marc Robine, Gérard Pierron, Michel Boutet et Luce Romann (sa fille) se sont réunis autour de Luc dans une grande fête majestueuse. [sources : Chorus n°14 + recherches sur la toile] Chansons de la 1ère partie : Mes amis du voyage 02:02 Luc Romann : Mes amis du voyage : Luc Romann : 197205:30 Nana Mouskouri : Milisse mou : Nikos Gatsos, adapt. Eddy Marnay - Manos Hadjidakis : 197208:09 Juliette Gréco : Mon fils chante : Maurice Fanon - Gérard Jouannest : 197211:12 Mélina Mercouri : L'œillet rouge : Eftichia Papaghianopoulou, adapt. Maurice Fanon - Stavros Xarchakos : 197213:36 Francesca Solleville : Venger la vie : Eugène Guillevic - Max Rongier : 1972 Luc Romann - La Liberté Eva Biographie d'Eva Evelyne Killutat, alias Eva, chanteuse allemande, naît à Berlin en 1943. d'une mère lituanienne et d'un père russe qu'elle n'a jamais connu. Dans une entrevue en 2005, elle en dira : « C'est pour ça que je chante. Pour surmonter l'échec de l'enfance. Le père c'est l'ouverture au monde, la mère celui des émotions. Je porte ce manque. Je ne pardonne pas l'irresponsabilité aux hommes » Son enfance se déroule dans le Berlin en ruine de l'après-guerre, il n'y avait pas de jardin, pas d'arbres. En 1972, dans l'émission Discorama de Denise Glaser, elle dira : « J'ai passé mon baccalauréat à Berlin. Je m'orientais vers les langues, le journalisme. Et puis je suis venue un jour à Paris pour apprendre le français, tout bêtement. Mais ça aurait pu être ailleurs. Je devais rester six mois et… j'y suis encore ! Cela fait huit ans. » Mais, arrivée à Paris, elle se demande alors si sa vocation est le journalisme ou la chanson. Et c'est en entendant Jacques Brel et Barbara qu'elle opte pour la chanson. Début de la carrière artistique d'Eva Eva se produit dans plusieurs cabarets : La polka des Mandibules et Chez Georges. C'est là que Gilbert Sommier, amateur de chanson et de poésie, la découvre avant de la programmer aux "Mardis de la chanson". Ce tremplin est parrainé par Georges Brassens et les disques Philips qui y enverront Gainsbourg, Barbara, Anne Sylvestre…En octobre 1963, Eva fait un passage remarqué aux Mardis de la chanson. En conséquence elle est programmée en 1964 à Bobino en première partie de Georges Brassens. Michel Perez du quotidien Combat écrit alors : « Eva, une jeune chanteuse allemande qui se taille un succès mérité, plus séduisante encore en français que dans sa langue maternelle, le timbre voilé, les raucités, les accents surprenants de tendresse. C'est le style des cabarets allemands qu'on apprécie fort à Paris depuis Zarah Leander ou Eva Busch. Avec elle le romantisme de cette famille de chanteurs d'Outre-Rhin se pare d'une sensibilité délicate. Cet hiver, on devrait entendre parler d'elle. » En fait, douée pour le chant, l'écriture et la musique, Eva a la chance de s'attirer l'attention des agents artistiques qui gèrent les tournées.. De plus Barbara s'est prise d'affection pour cette jeune voix au timbre si profond, si particulier. Début de la carrière discographique d'Eva Le premier 45 tours d'Eva chez l'étiquette Mercury paraît le 18 mars 1964. Il va connaître les rigueurs du Comité d'Écoute de la Radiodiffusion française : sa chanson Liebelei est déconseillée à certaine heures ou carrément interdite sur les ondes de la radio de l'État gaulliste. En cause l'extrême sensualité de la voix… Barbara a alors pris sa défense. De fait, l'interdiction ne durera pas longtemps. Puis paraissent les disques suivants : 1964 2ème 45 tours Toi et moi 1965 l'album 33 tours Toi et moi (avec les 8 titres 64) et un 45 tours Les enchaînés 1966 deux 45 tours ( 4ème & 5ème série) et un album 33 tours Comme les blés 1967 un 45 tours Nocturne *1968 deux 45 tours (les roses de Novgorod & Vois) 1970 un album 33 tours Où s'en vont mourir nos rêves (1er album Barclay au Québec) 1971 un album 33 tours Le cœur battant (1er album Barclay en France) 1972 un 45 tours Il faut que tu viennes et un album 33 tours L'orage De plus, parallèlement Eva chante sur scène : Bobino en 1966 avec Georges Chelon et Alain Barrière. Mais elle apparaît encore aussi au cabaret l'Écluse en février 1968 puis à Bobino en première partie de Serge Reggiani. De plus elle apparaît régulièrement à la télévision. [sources : Je Chante ! n°17 + recherches sur la toile] Chansons de la 2ème partie : Mes amis du voyage : Ce premier matin d'hiver 17:27 Bernard Haillant : Le militaire : Traditionnel : 197219:46 Robert Grange : Moi je plante : Robert Grange : 197222:05 Eva : Ce premier matin d'hiver : Laurence Matalon - Eva : 197225:13 Jean Hugues : La prière : Jean Hugues : 197227:28 Jean Ferrat : La boldochévique : Jean Ferrat : 1972Biographie de Georges Brassens (3ème partie) 2ème partie de la biographie de Georges Brassens André Tillieu, ami belge de Georges Brassens parle de lui et de sa musique dans son livre éAuprès de son arbre : « Brassens est assurément le seul compositeur français dont les airs pourraient être assortis de l'épithète "traditionnel". C'est, à mon sens, le plus bel éloge qu'on puisse faire à un musicien.En les écoutant avec quelques attentions, on s'apercevra que les mélodies de Brassens sont délicatement ciselées. Et qu'elles sont si merveilleusement "creusées"" qu'elles vous renvoient fréquemment ,à ces émois adolescents où le cœur hésite entre rire et chialer.[...] Brassens est d'abord et avant tout un individualiste. Attention ! ne pas confondre avec égoïeste. C'est peut-être exactement le contraire. Car l'individu, c'est luibien sûr, mais c'est vous aussi, c'est moi, c'est chacun d'entre nous. Fidèle à la morale anarchiste de ses vingt ans, Brassens voue un véritable culte à cet individu-là. » Georges Brassens était très discret sur sa vie privée. Donc, nous nous contenterons de sa discographie et de ses concerts: Discographie et concerts de Georges Brassens 1960 / 1962 Peu d'événements importants marquent l'année 1960 si ce n'est son passage à l'Olympia du 21janvier au 15 février. De plus Brassens effectue un autre tour de chant à Bobino du 14 au 25 avril avec Georgie Viennet et Pia Colombo.Georges Brassens participe aussi au Festival du Disque de Jacques Canetti qui fête son dixième anniversaire. La première partie est assurée par Martial Carré, Jim Cuny et Marion, Roger Riffard, Petit Bobo, Pia Colombo et Bernard Lavalette. Du beau monde !En mars 1960 paraît son Récital n°7 "Les funérailles d'antan" Paul Fort "Le prince des poètes" meurt le 20 avril 1960. Georges Brassens lui rend hommage dans le 45 tours - 13ème série. Contrairement à son habitude, il y dit trois poèmes de son ami : "L'enterrement de Verlaine", Germaine Tourangelle" et "À Mireille, dite Petit Verglas" en compagnie de trois chansons. En novembre parait le Récital n°8 "Le temps ne fait rien à l'affaire". Georges est de nouveau sur la scène de l'Olympia du 2 novembre au 3 décembre 1961. 1962 une année riche en production Mais encore, l'année 1962 est riche en production et représentation pour Brassens : D'abord il commence à Bobino du 11 au 24 janvier avec Roger Riffard et Jacqueline Danno. Cette dernière se rappelle : « La première grande scène, le trac à mourir et soudain là, derrière le rideau, une présence fraternelle, rassurante. Une voix vous dit "vas-y petit'. Une main amicale vous pousse en douceur vers ce public qui vous fait si peur, la même voix ajoute "tu les auras !" et quand, après ce moment horrible et fabuleux où vous avez pour la première fois affronté le public, la voix se fait encore entendre pour régler vos rideaux, pour vous dire "bravo !" vous restez bête et tremblante ne pensant pas encore à dire : "merci Georges…" » Ensuite Georges Brassens parcourt la France et la Suisse avec le Festival du disque. En outre, il revient à l'Olympia du 5 au 15 décembre avec Roger Riffard et la toute jeune Nana Mouskouri.En décembre paraît son dernier album 25cm "Les trompettes de la renommée". Tout irait bien s'il ne souffrait pas de douloureux ennuis de santé : les calculs rénaux. Ceux-ci ne lui laisseront que peu de répit dans sa vie. Discographie et concerts de Georges Brassens 1963 / 1964 D'ailleurs l'année 1963 commence douloureusement pour Brassens : le 16 janvier il est admis d'urgence pour être opéré du rein gauche. Mais à partir du 17 août Brassens repart pour la tournée du Festival du Disque : 25 représentations dans les plus grandes salles de France. Puis à Bobino du 12 septembre au 7 octobre.En novembre paraît le coffret "Dix ans de Brassens" : 6 albums 30 cm avec deux inédits - Saturne et Le petit joueur de flûteau. En 1964, Georges Brassens effectue à nouveau la tournée du Festival du Disque, cette fois-ci en compagnie de Boby Lapointe et de Christine Sèvres. Puis, Brassens est à Bobino du 21 octobre au 10 janvier 1965. 120 000 personnes y viennent l'applaudir. La première partie est assurée par Barbara puis Michèle Arnaud et ensuite Serge Lama.Novembre voit la parution de son premier album 30 cm "Les copains d'abord". La chanson titre remporte un immense succès. Mais la chanson "Les deux oncles" provoque une polémique et surtout une fâcherie avec son ami Pierre Louki. De plus l'album est récompensé du Prix du Disque de l'Académie Charles Cros. Discographie et concerts de Georges Brassens 1965 / 1966 Georges Brassens commence l'année 1965 à Bobino où il se produit jusqu'au 10 janvier. Puis il donne un unique récital à Bruxelles le 30 janvier au Gala de l'Amitié. Après cette forte activité, il se repose. Puis, le 12 octobre Brassens est à l'A.B.C. dans un musicorama exceptionnel qui accueille Brassens en première partie et Charles Trénet en seconde. Le 7 décembre, il participe à un gala à l'Olympia au profit de Serge Lama qui a été victime d'un grave accident de la route. Georges est fatigué, les spéculations sur sa mort vont bon train. L'A.F.P. annonce "Brassens serait mort" … C'est nettement exagéré répond Brassens à René Fallet qui prenait des nouvelles. De plus cela a bien dû le faire sourire, lui qui était en train de peaufiner "Supplique pour être enterré à la plage de Sète".L'été 1966 Georges fait son habituelle tournée du Festival du Disque. Puis il est du 16 septembre au 23 octobre au T.N.P. du Palais de Chaillot avec Juliette Gréco. Ce même mois d'octobre parait de n°9 Supplique pour être enterré à la plage de Sète" Discographie et concerts de Georges Brassens 1967 / 1972 Pour Georges, l'année 1967 commence à Bobino où il chante du 10 janvier au 13 février. Puis il part pour ne tournée en Suisse, en Belgique puis en région parisienne du 7 avril au 5 mai. Le 12 mai Jacques Brel amène Brassens à la clinique pour lui retirer du rein un autre "caillou". Malgré ces problèmes de santé, Brassens effectue une tournée avec les Tréteaux de France.Il refuse de rentrer à l'Académie française : « Tu me vois avec une épée et un bicorne ». Le Grand Prix de Poésie de l'Académie française lui est pourtant attribué le 8 juin. « Je ne suis pas un poète mais un faiseur de chansons ». En 1968 beaucoup de ses admirateurs s'étonnent de son silence pendant les "événements". Mais quand on lui posera la question : «Que faisiez-vous en mai 1968 ? », il répondra «... des calculs ! » (toujours ses coliques néphrétiques). Après deux ans de silence, février 1969 verra la sortie de son disque n°10 "La religieuse "avec Les oiseaux de passage et Pensées des morts. Puis il est trois mois à l'affiche de Bobino du 14 octobre au 4 janvier 1970. Georges Brassens à la Mutualité en 1970 En 1970 Georges Brassens est à la Mutualité les 17, 18 & 19 mars. Puis il part en tournée à travers la France et la Belgique le mois suivant. De plus il interprète "Heureux qui comme Ulysse" dans le film d'Henri Colpi.Mais, 1971 est une année calme avec la composition de la musique du film de Michel Audiard "Le drapeau noir flotte sur la marmite".Enfin en 1972 pour fêter ses 20 ans de carrière, Philips sort un coffret de onze disques et un volume "Poèmes et chansons" représentant l'intégrale de l'œuvre de Brassens. Georges Brassens, lui, fête cet anniversaire avec son public à travers ses tournées en France et en Belgique et son spectacle à Bobino du 10 octobre au 7 janvier 1973.Finalement, Récital n°11 parait en octobre 1972. [sources : Auprès de son arbre d'André Tillieu + Le prince et le croquenote de Jean-Paul Sermonte + Chorus N° 57] Chansons de la 3ème partie : Mes amis du voyage : Les passantes 32:20 Georges Dor : Montréal matin : Georges Dor - Jean-Claude Tremblay : 1972 38:25 Brigitte Fontaine : Brigitte : Brigitte Fontaine - Olivier Bloch-Lainé : 197240:30 Georges Brassens : Les passantes : Antoine Pol - Georges Brassens : 1972 Georges Brassens Georges Brassens2 Jacques-Emile Deschamps Jacques-Emile Deschamps - Non retour Biographie de Jacques-Emile Deschamps Jacques-Emile Deschamps, chantauteur français, naît à Saint-Junien (Haute-Vienne) en 1950 dans une famille plutôt pauvre. Son père est un ouvrier communiste et autodidacte. La maman, aimante, se décarcasse pour que sa tribu soit bien habillée et bien nourrie malgré un budget sous-alimenté. Jacques-Emile est un bon élève, plus littéraire que scientifique.En premier lieu, en 1965 sa maman ayant gagné le gros lot à la fête du champ de foire choisit une guitare qu'elle offre à Jacques-Emile. Le voilà s'imaginant en Hendrix limousin. L'année suivante il découvre le folk lors d'un petit séjour à Londres.En ce qui concerne 1968, voilà ce qu'il en dit : « Juste au moment où je deviens copain avec Platon, Socrate et Aristote (sans oublier Freud), c’est l’heure de la révolution d’octobre en plein mois de mai. Du coup, Che Guevara (en poster) et moi (en vrai) on révolutionne. La victoire étant remise à plus tard, je décide de devenir Bob Dylan et les Rolling Stones à moi tout seul après mes études universitaires. Incidemment, celles-ci se passent très peu dans l’amphi de sociologie et très beaucoup dans les caves où je gratte ma guitare ». Puis, en 1969, appelé à l'armée, il obtient le grade de "Réformé définitif" auprès du psychologue. Il commence à écrire des chansons et forme un groupe. Début de la carrière artistique de Jacques-Emile Deschamps Enfin en 1972, il part à Paris et passe une audition pour les disques Vogue. Il est engagé et enregistre l'album "Non Retour". Le magazine Télérama, élogieux présentera le disque comme : « La contre folie d’un rebelle qui clame violemment qu’il faut vivre et se battre contre toutes les prisons ». Radios et télévision ne goûtant guère du rebelle ignorent le disque. Jacques Emile se contentera de manger des sandwiches dans sa chambre de bonne. Néanmoins, en 1974, le disque obtient le prix de la Sacem. Cette année là paraît le deuxième album de Jacques-Emile Deschamps "L'Habitude". Télérama le qualifie de " Magnifique et indispensable" Cette fois-ci Europe 1 en diffuse et l'engage pour sa tournée d'été. En outre, Jacques-Emile fait même une première partie à l'Olympia.Néanmoins, en 1975 les disques Vogue lui proposent d'aller pousser la chansonnette ailleurs que chez eux. Retour au Limousin En 1978, la "Scoppa Imagine" fondée par quelques uns de ses potes produit son troisième et dernier album "Fréquences" à nouveau bien reçu par la presse mais encore ignoré par les médias.De plus, il participe au Festival des temps nouveaux à Castagnède en compagnie de Michel Vivoux, Morice Benin et Danielle Messia. La cassette enregistrée lors de ce festival contient quatre de ses chansons. En fin de compte il écrira plus de trente chansons pour Marc Ogeret : deux album complet En toi (1979) et Vivre (1981) et plusieurs chansons dans Imagine (1976), Berger de paroles (1986) et Témoignage (1990) Finalement à partir des années 90, Jacques-Emile Dechamps décide d'arrêter la musique et il se consacre à l'écriture de livres. [sources: site jacques-emile-deschamps + autres recherches] Chansons de la 4ème partie : Mes amis du voyage : Les solitaires 46:52 Jacques-Emile Deschamps : Les solitaires : Jacques-Emile Deschamps : 197250:11 Catherine Ribeiro : Jusqu'à ce que la force de t'aimer me manque : Catherine Ribeiro - Patrice Moullet : 197253:06 Gérard Manset : Long long chemin : Gérard Manset : 197258:12 Zaneth : Freine Vreneli ! : Roger Zanetti : 1972 Abonnez-vous au podcast Chant de l'Histoire
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C.d.C. #42 1971 Québec Territoire occupé : Pauline Julien – Mélina Mercouri – Maurice Fanon – Léo Ferré
C.d.C. #42 1971 Québec Territoire occupé : Pauline Julien - Mélina Mercouri - Maurice Fanon - Léo Ferré 1971 Québec Territoire occupé : Contexte historique 1971 Québec Territoire occupé : Les années soixante marquent la véritable "naissance" du Québec, son passage de la "grande noirceur à l'ère moderne. Ce fut la Révolution tranquille. Ainsi, en 1968 comme partout dans le monde, un désir de briser les institutions existantes pour construire une société égalitaire anime la jeunesse québécoise. La marmite commence à bouillir. Toutefois, son couvercle va sauter en octobre 1970 : Le 5 octobre, le diplomate britannique James Cross est enlevé à son domicile par quatre membres du Front de libération du Québec, le FLQ. La crise d’octobre éclate. Les ravisseurs exigent la libération de 23 prisonniers politiques et le versement d’une rançon de 500 000 dollars. Le 10 octobre, le gouvernement du Québec annonce officiellement son refus de négocier avec les indépendantistes. À peine vingt minutes après cette déclaration, la riposte est cinglante. Pierre Laporte, ministre du Travail et de l’Immigration, est enlevé à son domicile de Saint-Lambert par une autre cellule du FLQ. La loi des mesures de guerre À cause de cela, la nuit du 15 au 16 octobre, le gouvernement canadien adopte, en passant par-dessus la procédure parlementaire normale, la loi sur les mesures de guerre. Les libertés fondamentales sont suspendues et l’on procède à 497 arrestations d’individus sans mandat. Certains sont des membres du Parti communiste québécois, d’autres du FLQ, plusieurs ont simplement participé à des réunions politiques de gauche, ou sont proches de leaders d’opinion. Même le poète Gaston Miron, icône au Québec, est emprisonné. La chanteuse Pauline Julien et sa famille le seront aussi. Mais l’action scandaleuse de Pierre Elliott Trudeau ne mettra pas fin à la crise. Le 17 octobre, le FLQ annonce l’exécution du ministre Pierre Laporte. C’est la réprobation générale, y compris dans la population québécoise. Les titres sont maintenant directement accessibles en cliquant sur leur horodatage (en rouge), il suffit d'attendre quelques secondes et le lecteur diffusera la chanson choisie.Biographie de Pauline Julien (2ème partie) : Québec Territoire occupé Première partie de la biographie de Pauline Julien Les deux premiers album de Pauline Julien : Enfin… Pauline Julien (1962) et Pauline Julien (1963) ainsi que ses spectacles l'ont rendus à la fois populaire et attachantes. De fait, elle se produit alors sur les scènes les plus prestigieuses du Québec et d'Europe. D'ailleurs l'artiste s'engage de plus en plus vers la chanson canadienne. En 1965, "Échos Vedettes" apprend à ses lecteurs que Pauline animera une série d'émissions intitulée "Mon pays, mes chansons" consacrée aux chansonniers du Québec. Puis vers le milieu des années 1960, le contenu des articles écrits au sujet de Pauline Julien change. La chanteuse n'est plus seulement présentée comme la porte-parole de la chanson canadienne mais également comme une militante en faveur du nationalisme québécois. Elle exprime également son nationalisme avec éclats . Comme par exemple en refusant de chanter devant la reine d'Angleterre lors de l'Exposition universelle de 1967.Le célèbre écrivain Jean Genet lui a dit un jour : « Ce qui extraordinaire quand vous chantez, c'est qu'on a l'impression que vous avez écrit chacune des chansons que vous interprétez, même celle de Brecht ». Arrestation arbitraire de Pauline Julien et de sa famille Ainsi, en octobre 1970, Pauline Julien passe de militante à victime avec son arrestation arbitraire (ainsi que celle de ses enfants...) à la suite de la promulgation de la Loi sur les mesures de guerre. Comme aucune accusation n'est portée contre elle, la chanteuse est rapidement remise en liberté. Mais les journaux rapportent qu'elle est alors boycottée par quelques diffuseurs de radio et de télévision.En outre, et il ne s'agit pas d'un hasard l'expression accrue du nationalisme de Pauline coïncide avec quelques critiques négatives de ses microsillons… Discographie de Pauline Julien Après les deux albums de 1962 & 1963 déjà cités, Pauline Julien a enregistré régulièrement des albums 33 tours : 1963 Solidad et Barbarie (pour enfants) 1965 À la Comédie-Canadienne (en public) 1965 - Chante Raymond Lévesque 1966 Chante Boris Vian 1967 Suite québécoise 1967 En public au Pavillon du Canada de l'Expo 67 1969 Comme je crie… comme je chante 1971 Fragile 1971 Poèmes et chants de la résistance 2 (participation) 1972 Au milieu de ma vie, peut-être à la veille de… [ sources : La chanson francophone engagée par Lise Bizzoni & Cécile Prévost-Thomas / Le guide de la chanson québécoise par Robert Giroux ] Chansons de la 1ère partie : Québec Territoire occupé : Les gens de mon pays 02:37 Pauline Julien & Gilles Vigneault : Les gens de mon pays : Gilles Vigneault : 197105:51 Raymond Lévesque : Québec, mon pays : Raymond Lévesque : 197108:08 Louise Forestier : La marche du président : Gilles Vigneault - Robert Charlebois : 197113:35 Pauline Julien : Le temps des vivants : Gilbert Langevin - François Cousineau : 1971 Biographie de Mélina Mercouri Mélina Mercouri, actrice, chanteuse et femme politique grecque, naît à Athènes en 1920 dans une famille de ma grande bourgeoisie athénienne. Elle est passionnée de théâtre. Mais dans une famille patricienne, il est hors de question qu'un des ses enfants monte sur les planches. Mélina se marie à donc 16 ans pour fuir le milieu familial. Ensuite, elle s'inscrit alors à l'Institut Dramatique du Théâtre National d'Athènes. Mélina Mercouri commence sa carrière théâtrale alors que son pays, la Grèce, est ravagé par la guerre civile. Remarquée par Marcel Achard, elle se sépare de son mari et part pour Paris en 1950. Puis de retour en Grèce mélina se tourne alors vers le cinéma. Renommée internationale de Mélina Mercouri Enfin, en 1955, sa carrière "explose" grâce à "Stella, une femme libre" son premier film qui va assoir sa renommée internationale. C'est pourquoi Jules Dassin la remarque à son tour et la fait jouer dans "Celui qui doit mourir" en 1957. De fait, l'actrice et le metteur en scène ne se quitteront plus et se marieront en 1966. Dès lors Mélina Mercouri multiplie les tournages. En 1967, Melina Mercouri apprend le coup d'État des colonels, alors qu'elle joue une comédie à New-York. Complétement apolitique jusque-là, c'est la dictature des colonels qui va la faire basculer dans le militantisme actif. Les militaires confisquent ses biens et lui retirent sa nationalité. Son retour en Grèce en juillet 1974 est marqué par un accueil délirant de la foule à Athènes Discographie de Mélina Mercouri En 1960 / 1962 paraissent quatre 45 tours dont trois bande originales de film : "Jamais le dimanche" (1960), "Stella" et "Phaedra" (1962)Il faudra attendre 1971 pour la parution d'un album 33 tours "Je suis grecqueé". L'année suivante verra la parution de deux album : "Zorba" et le magnifique "L'œillet rouge".en 1973 paraît "Si Mélina… m'était contée". Finalement, en 1974, elle rentre en Grèce où elle entame une carrière politique. [ sources : recherches sur la toile ] Chansons de la 2ème partie : Québec Territoire occupé : Au point de non retour 18:46 Mélina Mercouri : Violence! violence ! : Serge Lama - Costakos (Jean-Christophe Pelletier) : 197121:38 Marie Savard, Gilles Moreau : La nuit du 16 octobre : Marie Savard, Gilles Moreau - Claude Roy : 197125:45 Catherine Le Forestier : Parachutiste : Maxime Le Forestier : 1971Biographie de Maurice Fanon Maurice Fanon, chantauteur français, naît à Auneau (Eure-et-Loir) le 31 décembre 1929. Son père travaille dans un magasin de fourniture scolaire à Chartres, sa mère est institutrice. Son grand-père maternel, Octave Violette, dit « Octave le Rouge », ouvrier paysan, lui transmet sa passion de la nature, des livres et de la Commune de Paris. Il est élève au lycée Marceau à Chartres, puis étudiant en philosophie et en anglais à l'université de Rennes. Robert Merle est son professeur d'Anglais : « Je me suis pris d'une espèce d'amour total pour cet homme qui a beaucoup d'amour à donner, et d'humour. Je crois que c'est lui qui m'a donné l'envie d'écrire, surtout » Ensuite, Maurice Fanon est professeur d'anglais de 1954 à 1963, période pendant laquelle il mène de front deux activités : enseigner et écrire. Parfois au détriment de la première.Maurice Fanon avait déjà écrit quelques textes lorsqu'il rencontre Pia Colombo en 1956. Elle sera la muse de Fanon jusqu'à sa mort. Les vrais débuts de Fanon sont liés à Pia. Les première chansons de Fanon enregistrées par Pia sont "À nos amours" et "Isabelle". Cette dernière qui évoque la guerre d'Indochine sera censurée par le "Comité d'écoute de la radio" Ce ne sera pas la seule. Débuts de la carrière d'auteur de Maurice Fanon Maurice s'installe rue Bréa, un appartement qui devient un lieu de rencontre de tout un groupe de jeunes auteurs : Joël Holmès, Jean-Yves Gran, Georges Moustaki, Oswald d'Andréa et bien sûr Pia. Tout ça formait une équipe qui travaillait.Puis, en mai 1959, à son retour du service militaire (en Algérie, pendant la guerre), Maurice Fanon est fiévreux d'écrire des choses. Il retrouve Pia qui a maintenant la confiance de Jacques Canetti. Celui-ci la programme aux "Trois Baudets". La collaboration Fanon-Pia-Oswald va prendre toute son ampleur mais le succès n'est pas au rendez-vous. Oswald d'Andréa : « Je trouvais ça formidable. Mais on écrivait des chansons qui n'avaient pas le bonheur d'être accueillies comme on l'espérait. On était jeunes et peut-être exigeants, difficiles, intransigeants. Et les choses se sont passées avec moins de bonheur sur le plan de la réussite commerciale. Ce qui était normal d'ailleurs, parce que les chansons de Maurice n'étaient pas faciles, et Pia chantait avec une violence qui n'était pas acceptée hors cabaret. » Maurice Fanon devient chantauteur Mais en 1963, la relation avec Pia se défait. Jusqu'alors Maurice Fanon écrivait des chansons ne les interprétait pas. Mais Fanon souhaite que d'autres interprètes que Pia le chantent. Cependant les chanter lui-même est un bon moyen de les faire connaître. Maurice passe donc une audition à "La Colombe". Michel Valette ne peut l'engager rapidement. Jacques Massebeuf, patron du cabaret "Le Port du Salut", présent, l'engage pour trois ans. Maurice y restera bien plus longtemps. Ainsi, il peux passer en même temps à "La Méthode", "Chez Patachou", à "L'école Buissonnière"… Voilà Fanon devenu chantauteur. C'est ainsi qu'à partir du moment où Fanon devient son propre interprète, les choses vont aller très vite. Puisqu'en 1963 son premier album 25cm "Avec Fanon" obtient d'emblée le Grand prix de l'Académie Charles Cros. Maurice Fanon est lancé. Discographie de Maurice Fanon Après son premier album de 1963 "Avec Fanon" Fanon fait paraître deux 45 tours en 63 & 64Puis en 1965 paraît un album 33 tours "La petit juive" ainsi qu'un 45 tours "Elles ont quinze ans". Ensuite, en 1966, à la fin de son contrat chez CBS, Maurice Fanon signe chez Barclay. Paraît alors un 33 tours "Martine" suivi l'année suivante du 45 tours "C'est un soir de décembre".Finalement, en 1968 paraît l'album "La chambre" avec les magnifiques brûlots antimilitaristes que sont "Le Général", "Le fusillé" (texte de Jacques Prévert" mais surtout l'incandescent "Les orgues de Monsieur Johnson".Il est bien probable que cette dernière chanson soit l'une des raisons qui ont provoqué l'arrêt de l'ascension de Maurice Fanon dans le vedettariat. En effet, la carrière de Maurice subit un coup d'arrêt brutal.Hormis trois 45 tours en 1969 / 1970 et 70, il faudra attendre plus de 10 ans pour trouver un nouveau disque dans les bacs, quant à la radio… blackout ! [ sources : Avec Fanon par Joseph Moalic / recherches sur la toile ] Chansons de la 3ème partie : Québec Territoire occupé : Au point de non retour 31:44 Tex Lecor : Le frigidaire : Georges Langford, adapt. Tex Lecor : 197135:30 Jean-Yves Luley : La complainte du petit commerçant : Jean-Yves Luley : 197137:33 Mama Béa : N'attendez rien de nous : Béatrice Tekielski : 197140:25 Maurice Fanon : Au point de non retour : Maurice Fanon - Gilles Ribadeau Dumas, Jean-Pierre Sans : 1971 Biographie de Léo Ferré (4ème partie) Suite de la 3ème partie de la biographie de Léo Ferré Au printemps 1961, dans les coulisses du music-hall de la rue de Malte à Paris, Léo et Madeleine vont faire une rencontre capitale et décisive pour le reste de leur vie. La troupe "Les Gin's Family" présente un numéro de chimpanzés. Ces animaux "savants" fascinent Léo et Madeleine au point qu'ils demandent à leur maître s'il ne pourrait pas leur en procurer un. C'est ainsi que Pépée, femelle chimpanzé de six mois va entrer dans la famille Ferré. Pour le meilleur et pour le pire.Annie, la fille de Madeleine relate la scène : « Ils recueillirent, non, ils adoptèrent cette bébé chimpanzé.« J'ai divorcé trois fois à cause de mes chimpanzés, faites attention ! les avaient avertis Gin [le dresseur]. Encore plus qu'un autre animal, il faut qu'un chimpanzé sache qui est le maître sinon vous allez au désastre » Il nous expliqua que ce tendre adorable bébé noiraud mesurera un jour un mètre vingt, aura une force inimaginable « celle de huit, hommes », avait-il ajouté, et nous conseilla de continuer à l'habiller, car, il était bon dans la mesure du possible que cette petite ne développe pas trop ses muscles […] Lorsque je les ai rejoint une fin de semaine à Nonancourt je trouvai mon beau-père [Léo], venu me chercher à la gare, étrangement muet et renfrogné. Je le questionnai avec insistance. Il éclata « Ta mère exagère, ce chimpanzé est devenu une véritable obsession. Elle doit faire un complexe maternel. Je ne suis pas d'accord, mais pas d'accord du tout! » […] Quand je revins quinze jours plus tard, la situation n'était plus la même.À la minute même où je vis Pépée, j'eus la prescience des gros problèmes à venir. Complètement nue, encore plus agitée qu'auparavant, elle sautait partout, cassait verres, vases et assiettes. Sa liberté était totale, aucune contrainte. […]Je repensai alors aux conseils du dresseur : Habillez la afin qu'elle ne développe pas trop ses muscles. Vous devez avoir le dessus, toujours, sinon vous allez à la catastrophe. »Nous y allions.» En 1962, Léo Ferré entre dans la collection "Poètes d'aujourd'hui" chez Seghers. Gilbert Sigaux, décrivant le quotidien du couple Ferré, écrit : « Madeleine Ferré, inséparable de la réussite du poète et du chanteur. C'est elle que l'on devine derrière les plus belles chansons d'amour de Léo Ferré. » Le couple est encensé mais la situation est explosive. L'exil à Perdrigal Léo Ferré a toujours eu une attirance pour l'exil : Pershing est à la lisière de la ville, Du Guesclin, une fausse île. Ainsi, en 1963 il va s'isoler davantage en achetant une vaste propriété perdue au fond du Lot, Pech Rigal, qu'il renommera en Perdrigal. La solitude aride au milieu des bois, ce climat étouffant l'été, très froid l'hiver, ces pièces trop grandes, trop hautes. Madeleine en parle dans "Les Mémoires d'un magnétophone" : « Notre chambre d'amour, quand je regarde "Marie-Claire" c'est pas du tout ça : rien à voir ! Pourtant, tous les deux, le soir, on aime monter l'escalier de pierre avec les journaux et le plateau tilleul… Notre grand lit à trois, son lit d'officier de marine, des tapis malmenés, des accroche tableaux qui pleurent leurs tableaux décrochés avant qu'il ne soit trop tard. Quelques pots de chambre, petits poucets des pipis-Pépée pour lui faire penser que… elle y pense souvent - un singe c'est propre madame. Quand elle n'y pense pas, nous avons la technique suprême de la serpillière jolie, de couleur […] Pour l'autre chose plus moulée et plus dure, vous prenez un morceau de journal et, prestement, vous remettez le tout dans le pot… » Relation quasi humaine avec Pépée Cependant, grâce aux récits très circonstanciés de Madeleine, on imagine assez précisément les bons côtés de cette relation quasi humaine avec Pépée. Et l'on comprend mieux les satisfactions que Madeleine et Léo peuvent éprouver à "bêtifier" au sens le plus fort. La logique utopiste que le couple développe provoque en eux une certaine phobie du monde. Tous deux étaient persuadés qu'ils allaient remonter jusqu'au dernier ancêtre commun aux hommes et aux chimpanzés, jusqu'au chaînon manquant. Pépée était traitée comme un enfant, surtout pas comme un animal. Il fallait adhérer entièrement à leur mode de vie, sinon on devenait un ennemi. Annie doit appeler la guenon "sœu-sœur" qu'elle considère désormais Comme une rivale. Elle finit par ne plus revenir à Perdigal lorsque Léo et Madeleine accueillent trois autres chimpanzés, un taureau, des vaches, des chiens et des chats. Quand les Ferré devaient partir pour des galas, ils exigeaient d'arriver juste à temps pour les répétitions afin de ne pas abandonner trop longtemps cette arche chimérique et diabolique. Il leur fallait quitter les lieux la nuit pendant que leur «fille» dormait. Néanmoins cet esprit isolationniste n'est pas incompatible avec la création puisque Léo ne cesse de composer. C'est sa façon à lui de rester en phase, connecté. Non seulement sa production sera plus intensive que jamais mais ses chansons seront de plus en plus engagées dans l'époque. Cependant Léo devra se retrancher dans la seule pièce protégée. Le petit bureau qui renferme ses outils de travail : piano, machine à écrire, magnétophones…. Mais en réalité, ils n'en pouvaient plus. Leur situation à Perdrigal empirait de jour en jour. Voilà ce qu'en dit Annie : « Cet isolement, ce huis clos dans un château en pleine forêt, avec tous ces animaux à nourrir, à soigner, ces profiteurs qui rôdaient, la célébrité, l'alcool, l'âge : le décor était planté.Était venu le temps des reniements. Bêtes et gens nous fûmes abandonnés, sacrifiés à leur passion pour une petite chimpanzé qui, ils voulaient encore le croire, devait un jour tout révolutionner.Eux seuls savaient, eux seuls, contre "tous ces cons", contre leurs proches, puis l'un contre l'autre.On sentait la catastrophe : il se préparait quelques chose d'inexorable, de sinistre.Le naufrage était proche, mais il allait quitter le navire. » En effet, en mars 1968, à la suite d'une violente dispute, toujours au sujet de Pépée, Léo part seul à Elbeuf pour un gala. Il ne reviendra pas. Après Perdrigal, le bain de jouvence Puis après l'exil tumultueux de Perdrigal, Léo Ferré va se "décolliériser" et s'offrir un bain bouillonnant de jouvence : 1968 / 1973. Pour l'instant, en mai/juin 1968, c'est entre Lozère et Ardèche qu'il abrite sa nouvelle idylle avec Marie-Christine Diaz. Mais cette retraite n'aura qu'un temps. En effet Léo va reprendre le chemin des galas avec Paul Castanier au piano et Maurice Frot pour remplacer Madeleine à l'intendance. De plus, le 6 janvier 1969 a lieu une rencontre qualifiée d'historique entre les "géants" de la chanson : Ferré, Brel et Brassens. Après plusieurs mois d'errance, Léo et Marie partent s'installer en Toscane.Néanmoins, Léo prend un pied à terre à Paris, par nécessité professionnelle. En octobre 1969, il donne une vingtaine de récitals au cabaret "Don Camillo". Discographie 1962/1971 de Léo Ferré Malgré la mise au pilon de son 3ème album "Barclay" pour cause de censure gaulliste, la production discographique de Léo Ferré va être intense : 1962 La langue française 1963 Flash ! Alhambra A.B.C. 1964 Ferré 64 + Double Album Verlaine et Rimbaud 1966 1916-19.. 1967 album incluant "À une chanteuse morte" retiré du commerce + Cette chanson + double album Chante Baudelaire 1969 L'été 68 + double album en public à Bobino + album réenregistrement "Les 12 premières chansons" 1970 double album Amour Anarchie Ferré 70 1971 La solitude Il faut dire que la cure de jeunesse que vit Ferré lui a fait découvrir la pop music. Léo avait déjà collaboré avec le groupe Zoo dans son disque Amour Anarchie. Mais en 1971, il en fait ses accompagnateurs pour son nouveau disque : « Je n'ai presque rien à voir avec mais j'aime certains groupes anglais ou américains que j'ai découverts voilà trois ans, lorsque je me suis réveillé comme un enfant… J'écoutais tout avec des oreilles neuves. La pop a pour moi un avantage énorme sur les autres formes de musique, c'est qu'elle ne vient pas de la bourgeoisie et qu'elle donne la possibilité de faire des recherches, de ma musique vivanteCes types-là ne cherchent pas à faire un succès, ils font leurs trucs parce qu'ils en ont envie. Et ça c'est fantastique… Grâce aux Zoo je me suis lancé dans des expérimentations nouvelles que je n'aurais sans doute pas tentées sans eux... » [sources : Comment voulez-vous que j'oublie... par Annie Butor / Les mémoires d'un magnétophone par Madeleine Ferré / Léo Ferré une vie d'artiste par Robert Belleret ] Chansons de la 4ème partie : Québec Territoire occupé : La solitude 46:20 Léo Ferré : La solitude : Léo Ferré : 197151:29 Leny Escudero : Le vieux Jonathan : Leny Escudero : 197154:48 Georges Dor : Je suis Québécois : Georges Dor 1971 Abonnez-vous au podcast Chant de l'Histoire
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C.d.C. #41 1971 Centenaire de la Commune : Armand Mestral – Les Octaves – Simone Bartel – Francesca Solleville
C.d.C. #41 1971 Centenaire de la Commune : Armand Mestral - Les Octaves - Simone Bartel - Francesca Solleville 1971 Centenaire de la Commune : Contexte historique Centenaire de la Commune, le peuple a toujours chanté : « Si aujourd'hui, sa voix est, dans une large mesure, vaincue par celle du juke-box et de la télévision, il est frappant de constater, au contraire, combien voici 100 ans, le chant encore était pur, naturel, fait seulement des joies et des peines des hommes. Le commerce n'avait pas dicté sa loi aux poètes et aux chansonniers. L'industrie n'était pas venue qui remplace l'artiste par la matière, qui transforme l'amateur, jadis chantant, en auditeur passif […]Le lancement d'une chanson ne se faisait pas par un seul canal qui est celui de la reproduction mécanique. Il n'était donc pas facile d'en assurer le contrôle. Enfin, surtout, n'était pas établie cette censure permanente du chant réputé non commercial qui voit le chansonnier préoccupé de son temps refoulé de tous les circuits… ». Les titres sont maintenant directement accessibles en cliquant sur leur horodatage (en rouge), il suffit d'attendre quelques secondes et le lecteur diffusera la chanson choisie. (source La Commune en chantant de Georges Coulonges )Biographie de Armand Mestral Armand Serge Zelikson, alias Armand Mestral, acteur et chanteur français, naît à Paris en 1917. Son père, Chlioma, d'origine russe, est sculpteur, sa mère Alice Eugénie Mestrallet est dessinatrice. Né sous le nom Armand Serge Mestrallet, il n'est reconnu par son père qu'en 1920.À la fin de ses études secondaires, Armand pense devenir peintre mais il pratique parallèlement le chant à l'église Saint-Roch. Finalement il devient choriste à la Gaîté Lyrique. Pendant la deuxième guerre mondiale, doté d'une belle voix de basse, Armand Mestral participe à de nombreux concours et finit par se faire engager à l'Opéra comique. Il se produit dans des opéras et des opérettes. Mais il touche aussi à la variété avec succès en enregistrant des chansons populaires : Plaine, ma plaine, Jalousie, Mississipi (Old man river). De plus il fait ses débuts au cinéma en 1956 en incarnant Lantier dans Gervaise de René Clément. Discographie de Armand Mestral En premier lieu, Armand Mestral enregistre son 1er 78 tours en 1942 : "Chanter sous la pluie / Soir d'hiver. Ainsi, entre 1942 et 1955 il en enregistre plus de quarante 78 tours. Cette importante production reparaitra ensuite sous forme de 45 tours ou de 33 tours 25 cm. À partir de 1955 jusqu'au milieu des années 1960, il fera paraître régulièrement des 45 tours et albums de chansons populaires qui rencontrent le succès publicsPuis en 1971; il participe à l'enregistrement du spectacle "La Commune en chantant" de Georges Coulonges. En compagnie de Mouloudji, Francesca Solleville, Les Octaves, ...)Finalement en 1975 il participe à une Anthologie de la chanson paillardes en 6 volumes, encore en belle compagnie Marie-Thérèse Orain, Mouloudji, Les Octaves, etc... Chansons de la 1ère partie : Centenaire de la Commune de Paris : Paris pour un beefsteak 02:04 Adrienne Chaumont : Au loup : Jean-Baptiste Clément : 197105:07 Armand Mestral : Paris pour un beefsteak : Emile Dereux : 197108:22 Groupe 17 : Le drapeau rouge (1885) : Paul Brousse, adapt. Achille Le Roy - Jacques Vogt : 197111:42 Francesca Solleville : La canaille : Alexis Bouvier - Joseph Darcier : 1971 Armand Mestral Les Octaves Biographie de Les Octaves En 1963, cinq lycéens de Troyes; Gérard Boehler, Jean-Marie Ployé, Gérard Fardet, Bernard Guyot et Michel Joubert, passionnés de chansons forment un groupe vocal : Les Octaves.En premier lieu, ils enregistrent un premier album 17cm en 1968 "À l'opéra". Les Octaves ont ensuite l'occasion de rencontrer Mouloudji qui les amène dans l'aventure "La commune en chantant" en 1971 La Commune en chantant En fait, en 1971 paraît un double album 33 tours "La Commune en chantant". Cet album provient d'un spectacle du même nom, tiré d'un livre de Georges Coulonges pour le centenaire de la Commune de Paris. « Nous avons prêté une oreille attentive à ces chants montant d'un Paris qui connaît les assauts des Prussiens, la trahison, la famine, la révolte et, pour finir la tuerie ou la déportation de ses fils […]La chanson est l'un des grands moyens d'approcher le sentiments populaire […] Nous voyons vivre devant nous les Communards espérant, luttant, se battant, mourant ou, vaincus, proscrits, espérant encore avec pour les soutenir, leur confidente et leur entrain : la chanson ». Cette œuvre collective réunit Mouloudji, Francesca Solleville, Armand Mestral, Les Octaves et les chœurs de l'Ensemble Madrigal de l'Île-de-France. Chansons de la 2ème partie : Centenaire de la Commune de Paris : Vive la Commune 16:40 Mouloudji : Quand viendra-t-elle ? : Eugène Pottier - Traditionnel : 197120:26 Komintern : Pongistes de tous les pays : Eva Baulen, adapt. Komintern - Oscar Petit22:47 Les Barricadiers : Le père Duchesne : Anonyme : 197124:27 Les Octaves : Vive la Commune : Eugène Chatelain - Traditionnel : 197126:22 Les Quatre Barbus : Chant de l'Internationale : Paul Burani, Isch-Wall - Antonin Louis : 1971Biographie de Simone Bartel Simonne Lacrampe-Peyroutet, alias Simone Bartel, chanteuse et compositrice française, naît en 1922 à Lourdes. Son père est mécanicien naviguant dans l'aéropostale, sa mère infirmière. Ses parents sont libres penseurs, en outre son père est franc tireur partisan pendant la seconde guerre mondiale. En conséquence Simone peut s'émanciper à 18 ans pendant la guerre. Elle fréquente alors les Auberges de la jeunesse puis après-guerre la chorale des Auberges "Chantons au vent" Ainsi en 1950 la chanteuse d'opéra Denise Dupleix l'incite à entamer une carrière solo. Début de la carrière artistique de Simone Bartel D'abord, Simone Bartel participe à la création d'une troupe d'amateurs : La compagnie Spartacus pour monter 'L'homme et sa liberté" de Chris Marker. Travail récompensé du prix des jeunes compagnies. Ensuite, elle fait le choix de s'orienter vers le professionnalisme. Simone prend alors des cours de chant avec Odette Soumaille, un travail pour mettre le texte en valeur.Simone Bartel débute au cabaret "L'Echanson" puis de fil en aiguille elle passe dans tous les cabarets qui comptent : L'Écluse,La Colombe, Milord l'Arsouille…De plus, elle chante aussi à l'étranger : en RDA, en Belgique, en Suisse, en Italie… Carrière discographique de Simone Bartel. En premier lieu, Simone Bartel participe dans deux titres au premier 45 tours de Lucette Raillat "Chantons l'histoire"Ensuite entre 1958 et 1962, la chanteuse enregistre cinq 45 tours chez BAM. Puis elle s'arrête quelques années pour s'occuper de son petit garçon.Simone reprend le chemin du studio en 1965 pour enregistrer l'album 33 tours 30 cm "Chansons du sang passé" suivi l'année suivante d'un album 17cm "Vive la Sociale - Chansons fouriéristes de Eugène Pottier".Puis en 1968 parait l'album "Chansons-bêtes" consacré à Jean ArnouilhEnfin, en 1969 Simone participe à l'album "Chants de galère, bagnes et prisons" des Quatre Barbus. En 1971 paraît "Simone Bartel chante La Commune de Paris" un album enregistré en public mais malheureusement publié à seulement 300 exemplaires. Deux extraits de ce magnifique album seront diffusés lors de ce programme. Chansons de la 3ème partie : Centenaire de la Commune de Paris : L'insurgé 32:41 Bernard Haillant : La bande à Riquiqui : Jean-Baptiste Clément - Maurice Debaisieux : 197134:31 Simone Bartel : L'insurgé : Eugène Pottier - Hervé Ghesquière : 1971 36:47 Groupe 17 : La Communarde : Jean-Baptiste Clément - air : La Carmagnole : 197139:59 Armand Mestral : Le capitaine "Au mur" : Jean-Baptiste Clément - Max Rongier : 1971 43:14 Simone Bartel : Le tombeau des fusillés : Jules Jouy - Frédéric Doria : 1971 Simone Bartel - La Commune de Paris Simone Bartel Francesca Solleville Biographie de Francesca Solleville (2ème partie) La 1ère partie est consultable ICI En 1961, lors de sa première tournée avec Jean Ferrat, Francesca découvre la chanson "J'entends, j'entends" : J'en ai tant vu qui s'en allèrent / ils ne demandaient que du feu / Ils se contentaient de si peu / Ils avaient si peu de colère…. La première fois qu'elle la chante dans une fête populaire, ses yeux tombe sur les premiers rangs : « Des gens comme on n'en voit nulle part… ou comme j'en ai vu à l'enterrement de Jacques Duclos. Des gens qui sortent rarement de chez eux et qui, ce jour-là, s'inclinaient en larmes devant le cercueil. J'ai été frappé par leur connivence avec les mots de la chanson, par notre compréhension mutuelle. Dans une telle situation tu comprends pourquoi tu chantes. C'est tout simple. Je chante encore "J'entends, j'entends" parce qu'elle s'adresse vraiment à l'âme des gens ». Alors, Francesca enchaîne les tournées : Jeunesse Musicale de France, tournée en Algérie, tournée de la Contrescarpe en Amérique. En 1963, elle jouera le rôle d'une pute dans le film dragées au poivre où elle y chante "La joueuse de gong". Elle reprendra ce titre dans son album "Deuxième Récital" paru en 1964. Album qui sera récompensé du Prix de l'Académie Charles Cros. De plus Francesca Solleville tourne aussi beaucoup dans les cabarets rive gauche. Colette Magny venait l'écouter place de la Contrescarpe. Elles deviennent amies, Francesca inscrit alors "Les Tuileries" à son répertoire. Elle l'enregistrera dans son album "Récital N°3" paru en 1965 Francesca Solleville en mai 1968 Francesca Solleville et Colette Magny participent aux mêmes piquets de grève. Plus personne n'avait d'essence mais les ouvriers en grève en trouvaient pour qu'elles puissent se rendre en voiture d'une usine à l'autre. « On n'avait pas de sono, on chantait n'importe où. Je garde le souvenir d'extraordinaires moments de solidarité. Nous passions des durs de chez Citroën aux toutes jeunes filles - 17, 18 ans - de Rivoire et Carret dans je ne sais plus quelle banlieue : des enfants qui défendaient leur travail - le conditionnement de pâtes- aux côtés de leurs aînés. Ces gamines jouaient avec une portée de chatons qu'elles avaient recueillis dans les fourrés proches des ateliers tout en continuant l'occupation et la grève ». De fait en mai, les cabarets rive gauche sont contraints de fermer leurs portes. La capitale sort de sa léthargie puis s'enflamme. De Saint-Germain-des-Prés à Saint-Michel, de Saint-Michel à la Contrescarpe. Faute de public et d'artistes, les cabarets doivent attendre le retour de "l'ordre républicain" pour rouvrir. Plusieurs ne le feront pas. Le public est revenu mais pas le même, snob, se permettant de venir en cours de spectacle et de partir avant la fin. Pendant les vacances "Le Cheval d'Or" ferme.La fin du Cheval d'Or puis, un an et demi plus tard, celle de la Contrescarpe, peuvent être considérées comme la mort clinique du cabaret rive gauche. Galas et grande salles constituent alors la seule voie possible pour la chanson. Encore faut-il avoir les épaules alors que l'air du temps change à toute allure. Finalement, en 1971 Francesca participe à l'aventure "La Commune en chantant" initiée par Mouloudji. Chansons de la 4ème partie : Centenaire de la Commune de Paris : Elle n'est pas morte 47:39 Adrienne Chaumont : La semaine sanglante : Jean-Baptiste Clément - Pierre Dupont : 197152:37 Francesca Solleville : Elle n'est pas morte : Eugène Pottier - Victor Parizot : 1971 55:49 Nicole Vervil : Louise Michel : Jules Jouy - Wicht : 196058:17 Simone Bartel : Quand viendra-t-elle ? : Eugène Pottier - Traditionnel : 1971 Abonnez-vous au podcast Chant de l'Histoire
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C.d.C. #40 1971 Un pays à vendre – Mama Béa – Jean-Claude Darnal – Catherine Le Forestier – Catherine Ribeiro
C.d.C. #40 1971 Un pays à vendre - Mama Béa - Jean-Claude Darnal - Catherine Le Forestier - Catherine Ribeiro 1971 Un pays à vendre : Contexte historique Un pays à vendre : Au début des années 1970, le territoire français prend progressivement un nouveau visage. De grands aménagements y sont entrepris. Les échéances du traité" de Rome, chaque jour plus pressantes, ne laissent pas d'autres choix que d'accroître la part du produit national affectée au investissements productifs et aux équipements collectifs.Le Ve Plan consacre cette priorité en soulignant la nécessité de freiner désormais la croissance de la consommation privée. Les populations concernées ne sont évidemment pas consultées. source Les titres sont maintenant directement accessibles en cliquant sur leur horodatage (en rouge), il suffit d'attendre quelques secondes et le lecteur diffusera la chanson choisie.Biographie de Mama Béa Béatrice Tékielski, alias Mama Béa, Chantautrice française naît à Avignon en 1948. Son père, Karol Tekielski, est un violoniste polonais, né en Autriche ayant fait des études de chef d'orchestre au conservatoire de Vienne. Envoyé à la guerre du côté de la Wehrmacht, il est fait prisonnier en 1944. Une fois libéré, Karol Tekielski est engagé comme violon solo dans un cabaret d'Avignon. Il y rencontre une jeune fille pauvre, Mafalda Fiacco, fleuriste italienne. Ils s'aiment, se marient et ont deux enfants. Mais, lors d'une tournée au Maroc, le père disparaît deux ans après la naissance de sa fille. Béatrice et son frère ne le reverront que deux ou trois fois. Le père ne connaîtra pas le succès de sa fille : il meurt en 1964. Biographie de Mama Béa (suite) De ce fait, la vie chez les Tekielski, est très précaire : Ils vivent à trois dans un deux-pièces du centre d'Avignon. Pour améliorer l'ordinaire, la maman coud des sacs à domicile. Leurs voisins sont des pauvres de toutes origines. C'est dans ces conditions que Béatrice connaît les deux sentiments qui vont lui pourrir plus de trente ans sa vie : la peur et la honte.La peur du lendemain et la peur des gens, la honte d'avoir à remercier le Secours catholique pour le colis de Noël, la honte d'allonger l'ardoise chez l'épicière du coin.À l'école Béa est première en tout dans le primaire. Mais elle quitte le lycée en seconde à seize ans. Elle ne supportait aucune contrainte. Début de la vie professionnelle de Béatrice Tékielski D'abord, de 1964 à 1966, Béatrice Tékielski aide sa mère au banc des fleuristes des Halles d'Avignon. Cependant, elle prend quelques cours chez une pianiste, écrit quelques chansons. Ainsi, elle commence alors à s'inscrire dans les concours de chants.Luc Bérimont, poète et producteur à l'ORTF, balade alors à travers la France un radio-crochet : La Fine Fleur de la chanson française. En 1968, Bérimont croise Béatrice. Accompagnée au piano Béa interprète de manière remarquable "L'idiot du village" . Elle est embarquée dans l'aventure et finit deuxième lors de la finale de la Fine Fleur à Bobino. Derrière la comète Janine Jean.L'essentiel est fait : « On m'a dit que j'avais un vrai talent » Béatrice loue une chambre de bonne à Paris En conséquence, Béatrice loue une chambre de bonne à Paris et joue sans grand succès dans les cabarets. Découragée, de retour à Avignon à l'été 1969, elle fait enfin une rencontre décisive, artistique et amoureuse : Yan More, alias Jean-Claude Morel, prof défroqué de trente ans. Grâce à son ingéniosité, Mama Béa commence à tourner dans le circuit alternatif de l'époque : MJC, Foyers de Jeunes Travailleurs…Finalement, en 1971, en vendant des bijoux artisanaux avec Yan, elle rencontre Michel Bachelet qui dirige l'étiquette SFP. Ainsi, Béatrice, la princesse de la zone, peut enregistrer son premier disque : "Je cherche un pays".(source Chorus N°11) Chansons de la 1ère partie : Un pays à vendre : La route du progrès 02:50 Michel Bühler : Le pays qui dort : Michel Bühler : 1970106:30 Jean-Max Brua : Le barrage : Jean-Max Brua : 197109:46 Mama Béa Tekielski : La route du progrès : Béatrice Tekielski : 197113:40 Gaston Beltrame : La côte : Gaston Beltrame : 1971 Mama Béa Jean-Claude Darnal Biographie de Jean-Claude Darnal Jean-Claude Darnal, chantauteur, écrivain français, naît à Douai en 1929. Son père est ingénieur dans les mines. D'abord, dès l'adolescence Jean-Claude veut devenir écrivain malgré l'opposition parentale. Pour s'évader, il tente la formule : écrivain pour exister, capitaine au long cours pour vivre. En fait, élève officier, il se retrouve sur un vieux cargo, affecté au cabotage le long des côtes africaines. La déception ! De retour chez lui, sa famille lui fait savoir que dorénavant il pouvait faire ce qu'il voulait… À condition de le faire tout seul. Biographie de Jean-Claude Darnal (suite) Jean-Claude Darnal s'inscrit en propédeutique à Paris. Il fréquente alors plus les bistrots de Saint-Germain-des-Prés que la fac de lettres. Il survit en étant pion et même secrétaire d'écrivain. À l'époque, la chanson ne l'intéresse pas du tout mais l'ambiance de Saint-Germain lui plaît beaucoup.Un jour l'armée se rappelle à son bon souvenir. Il est d'abord affecté à Paris. Mais à la fin de sa période militaire, Jean-Claude part pour Algérie. Voilà ce qu'il en dit : « Enfin bon, je me suis retrouvé en Algérie dans le Constantinois, au début d'une guerre qui n'osait pas encore dire son nom. Il me restait quelques mois à tirer, je les ai passés le plus souvent aux arrêts, à écrire un roman, une pièce de théâtre… et des chansons avec la guitare offerte par un ami. » Début de la carrière artistique de Jean-Claude Darnal Jean-Claude Darnal ne connaît alors que deux ou trois accords de guitare. Néanmoins, il compose "Le tour du monde" et "Le soudard". Revenu à Paris, accompagné d'un copain, il les chante dans les restos le samedi soir. Cependant, il se présente au Centre de Formation des journalistes, la chanson n'étant toujours qu'un à-côté dans son esprit. Pourtant, en 1954, il part faire le tour du monde avec une jeune Étasunienne de rencontre. Le tour du monde sera finalement limité à un tour de l'Adriatique.Car arrivés en Grèce, ils apprennent fortuitement qu'Eddie Constantine va reprendre plusieurs de ses chansons dans son nouveau spectacle à Bobino. Nouveau retour à Paris.Le disque de Constantine a prolongé le succès du récital. De son côté Catherine Sauvage reprend "Toi qui disais", Edith Piaf offre le titre à Jacques Pills, son nouveau mari. Se sorte que Jean-Claude Darnal est lancé dans le milieu de la chanson. De plus, Jacques Canetti l'engage en "supplément de programme" aux Trois Baudets. D'auteur-compositeur, il est devenu chantauteur sans s'en apercevoir. Carrière discographique de Jean-Claude Darnal En 1955, il signe pour un contrat de cinq ans chez Philips. Son 1er album, orchestré par Michel Legrand à été postfacé par Jacques Tati. Il est très demandé dans les cabarets. L'argent rentre. Mais Jean-Claude, n'a qu'une envie : gagner la Californie pour tenter de retrouver "son Américaine". Il part donc alors que son album allait affronter la critique…. À son retour il se fait virer et déprogrammer des tournées d'été par Canetti. Chez Philips, il est confié à Boris Vian alors responsable de l'étiquette "Fontana". Trois 45 tours paraîtront sous cette étiquette.En 1959, après le décès de Boris Vian, Jean-Claude Darnal part chez "Vogue" où il fera paraître régulièrement des 45 tours.En 1967, alors qu'il est en vacances à Wissant, il fait la connaissance de Raoul de Godwarsvelde. Le courant passe entre les deux artistes. Jean-Claude lui écrit alors "Quand la mer monte" qui aura un immense succès. L'année suivante Darnal lui offre "La Côte d'Opale". Jean-Claude la chantera aussi dans son album "M'am little Suzanne Dublanc" de 1971 (Source Chorus N°41) Chansons de la 2ème partie : Un pays à vendre : La Côte d'Opale 18:40 Pia Colombo : Un pays : Henri Gougaud - Jean Bertola : 197121:59 Hélène Martin : Derrière les montagnes : Jean Giono - Hélène Martin : 197123:34 Jean-Claude Darnal : La Côte d'Opale : Jean-Claude Darnal : 197126:37 Gilles Servat : Les colonies : Gilles Servat : 1971Biographie de Catherine Le Forestier Catherine Le Forestier, autrice-compositrice-interprète et violoniste française naît en 1946. La maman, musicienne, va assurer à ses trois enfants, Anne, Catherine et Maxime une éducation privilégiant la musique. Leçons profitables : Anne deviendra professeure de composition, Catherine & Maxime chanteront. Ces années d'enfance seront évoquées dans la petite fugue : « C'était toujours la même / Mais on l'aimant quand même / La fugue d'autrefois / Qu'on jouait tous les trois / On était malhabile / Elle était difficile …» Adolescents, Catherine et Maxime forment un duo interprétant des adaptations du trio étasunien Peter, Paul and Mary. Ainsi, en 1967, c'est avec l'une d'entre elles qu'ils obtiennent une seconde place au concours de la Rose d'Or d'Antibes. Ainsi, cela leur permet de rencontrer Georges Moustaki qui va leur confier quelques chansons.Par ailleurs, en mai 1968, Catherine & Maxime participe à l'occupation du Concert Pacra, un vieux music-hall et ils chantent dans les usines en grève.Mais en 1969, Maxime doit effectuer son service militaire, entraînant la fin du duo. Catherine entame alors une carrière solo. Carrière discographique de Catherine Le Forestier. Après les deux 45 tours enregistrés sous le nom de "Cat & Maxim", paraît le premier album solo de Catherine Le Forestier : L'amour avec lui". Les chansons sont accrocheuses, fraîches et jolies : "La Petite Fugue", "La chambre rouge", "L'amour avec lui". La voix est claire, très pure.En conséquence, en 1971, Catherine est présentée par Radio France au Festival de Spa, un concours organisé par la Communauté des radios publiques de langue française. Elle y défend une chanson d'amour tendre et sensuelle qu'elle a écrite et composée. "Le Pays de ton corps". Catherine en remporte le Grand prix.De plus, son deuxième album contient des chansons plus engagées : la célébrissime "Parachutiste" écrite par Maxime. En particulier, deux autres chanons écrites par Catherine "Le gardien du square" et "Allez voir mes voisins", serviront d'illustration sonore du film de Med Hondo, "Les Bicots Nègres vos voisins" Catherine Le Forestier prend la route Le grand prix de Spa est doté d'une somme rondelette : 10 000 francs de l'époque. Ce qui permet au frère et à la sœur de prendre alors la route vers la CalifornieIls y errent un moment avant de trouver une communauté hippie que Maxime décrira dans sa chanson "San Francisco". À leur retour, Catherine et Maxime ne sont plus les mêmes : Si Maxime rapporte des sons et une chanson, Catherine, elle, a attrapé le virus de la route.Après quelques spectacles bien accueillis à le Gaîté Montparnasse, elle déclare à sa famille : « Je me demande si devenir une vedette est vraiment ma forme de bonheur » Le lendemain, Catherine Le Forestier prend la route pour un voyage qui va durer dix ans. Chansons de la 3ème partie : Un pays à vendre : Le gardien du square 32:14 Jacques Debronckart : Au secours : Jacques Debronckart : 197135:44 Valérie Ambroise : À califourchon : Maurice Bourdet - Valérie Ambroise : 197137:16 François Béranger : Ça doit être bien : François Béranger : 197140:38 Catherine Le Forestier : Le gardien du square : Catherine Le Forestier : 197142:57 Joël Favreau : L'eau et la pierre : Colette Chevrot - Joël Favreau : 1971 Catherine Le Forestier Catherine Ribeiro Biographie de Catherine Ribeiro Catherine Ribeiro, chanteuse et actrice française, naît à Lyon en 1941. Ses parents sont des immigrés portugais, le père est ouvrier-chaudronnier chez Rhône-Poulenc, sa mère fait des ménages. Tassés dans une H.L.M. au bord de la Nationale 7, l'horizon se borne aux manufactures de Rhône-Poulenc. Entre ses frères et sœurs, Catherine grandit tel un animal sauvage. Sa maman la maltraite mais, chanteuse de fado, elle lui transmet au moins son goût pour l'expression vocale. Soignée par une marraine psychiatre, Catherine subit traitement sur traitement. Avec tranquillisants à la clé. Cependant la découverte de la lecture lui révèlera le pouvoir des mots. Début de la carrière artistique de Catherine Ribeiro Finalement, en 1960, elle part à Paris suivre les cours d'art dramatique de Raymond Girard. En 1963, sa beauté brune et minérale n'échappe pas à Jean-Luc Godard, qui lui confie un rôle dans "Les carabiniers". C'est au cours de ce tournage qu'elle fait la connaissance de Patrice Moullet qui deviendra son compagnon.Jean Van Parys (le fils de Georges) remarque à son tour sa voix singulière. Il a convainc d'enregistrer, entre 1964 et 1968, plusieurs 45 tours pour l'étiquette portugaise Estudio puis Barclay.Durant l'été 1968, une tentative de suicide conduit Ribeiro à l'hôpital. Patrice Moullet a lu ses poèmes y trouvant une force singulière. Il lui propose de les associer à ses compositions.Ainsi, l'année suivante ils font paraître un album "Catherine Ribeiro + 2 bis". Puis en 1970 Catherine enregistre un deuxième album avec une nouvelle formation : Alpes. Celui-ci contient une pièce colossale :" Poème non épique" morceau de plus de 18 minutesEn 1971 paraît "Âme debout", de nouveau avec le groupe Alpes. En avril, a revue "Rock & Folk" situe Catherine Ribeiro parmi les 10 meilleures interprètes du monde, en compagnie de Janis Joplin, Joan Baez… ( 5ème chanteuse mondiale, 1ère chanteuse française). Chansons de la 4ème partie : Un pays à vendre : Dingue 48:02 Françoise Château : Madame H.L.M. : Françoise Château : 197150:25 Serge Kerval : Anticipation : Bob Dylan, adapt. Luc Aulivier : 197153:45 Catherine Ribeiro : Dingue : Catherine Ribeiro - Patrice Moullet : 197157:59 Les Octaves : Pollution : Roger Noël - Gérard Fardet : 1971 Abonnez-vous au podcast Chant de l'Histoire
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C.d.C. #39 Le chant des canons – Marie-Josée Vilar – Glenmor – Pol Serge – Claude Lombard
C.d.C. #39 Le chant des canons - Marie-Josée Vilar - Glenmor - Pol Serge - Claude Lombard Les titres sont maintenant directement accessibles en cliquant sur leur horodatage (en rouge), il suffit d'attendre quelques secondes et le lecteur diffusera la chanson choisie. 1970 Le chant des canons : Contexte historique En 1970, la fin de la guerre d'Algérie s'éloigne. Cependant, son souvenir est bien ancré dans la mémoire de ceux qui ont dû quitter leur région brumeuse pour se retrouver en enfer sous le soleil. Les deux vers de la chanson : L'amour et la guerre" résonnent toujours au plus profond d'eux. : « Pourquoi donc irais-je à la guerreAprès ce que j'ai vu, avec ce que je sais ? » 1968 a rallumé le flambeau de l'antimilitarisme. De nombreux artistes vont l'exprimer avec talent et rencontrer le succès auprès de la jeunesse. En raison de la multiplication des conflits à travers le monde, et particulièrement celui du Vietnam, la chanson pacifiste est très populaire. Elle sera pérenne tout au long de la décennie. Biographie de Marie-Josée Vilar Marie-Josée Vilar naît à Paris. Étudiante à Censier, une licence de Lettres en poche, elle part pour aller voir du pays. Revenue dans la capitale fin des années soixante, elle arrive alors que les cabarets rive gauche connaissent leur crépuscule. Les jeunes auteurs-compositeurs-interprètes se tournent alors vers d'autres réseaux : les circuit des associatifs des maisons de jeunes, les foyers Léo-Lagrange et les tournées de la Ligue de l'enseignement. Marie-José Vilar fait des premières partie, mais ni à Bobino, ni à l'Olympia. En revanche elle se souvient d'avoir fait une émission de radio avec Georges Brassens en Belgique. Discographie de Marie-Josée Vilar En 1969 Marie-Josée Vilar enregistre chez Festival deux 45 tours : "Un chat c'est un chat" et "Ne me dites jamais" L'année suivante elle fait paraître un album 33 tours " Les amants de fin de semaine". Cet album sera postfacé par Georges Brassens.(Sources : Je chante ! n°4 & 25 - Chorus n°11) Chansons de la 1ère partie : Le chant des canons : La guerre 02:01 Jean-Marie Vivier : Les revendications d'un nouveau-né : Stéphane Golmann : 197003:57 Brigitte Sauvane : La ronde des têtes : Michel Brihat - Yves Gilbert05:59 Jean Vasca : L'écarlate et l'outre-mer : Jean Vasca : 197009:24 Andrée Simons : Trois petits tours de manège : Andrée Simons : 197012:31 Marie-Josée Vilar : La guerre : Marie-Josée Vilar : 1970 Marie-Josée Vilar Dédicace de Georges Brassens Glenmor Biographie de Glenmor Emile le Scanff (Milig ar Skañv en breton), alias Glenmor, chantauteur, poète breton naît à Maël-Carhaix en 1931. Il est élevé par des parents paysans bretonnants et apprends à parler, lire et écrire en breton malgré les humiliations subies à l'école.Ensuite, il étudie au petit puis au grand séminaire avant de préparer une licence de philosophie à Rennes qu'il obtient en 1952. Mais, en 1953, Il n'est pas du tout intéressé par l'enseignement Alors il part à l'aventure sur les routes à travers l'Europe jusqu'en Union Soviétique. Périple difficile où, désargenté, il connaît la faim. Fin 1954, Emile rentre en Bretagne, il commence alors à écrire et composer. Début de la carrière artistique de Glenmor La carrière artistique de Glenmor débute par un récital à Paris en 1959. Il adopté le nom de scène de Glenmor ("terre-mer" en breton). Ensuite, Glenmor part pour Bruxelles en 1961, il y rencontre Jacques Brel et Catherine Duveillez (Katell), une institutrice belge qui deviendra son épouse. Jacques Brel fera référence à Glenmor quand il chantera dans '"Le Moribond" : « Adieu l'Emile, je t'aimais bien / Adieu l'Emile, je t'aimais bien, tu sais / On a chanté les mêmes vins / On a chanté les mêmes filles / On a chanté les mêmes chagrins… » Discographie 1961 / 1970 de Glenmor En premier lieu, en 1961, Glenmor fait paraître un 45 tours autoproduit "Tout au bout du sillon" puis en : 1963 un 45 tours autoproduit : Les hommes de notre temps 1964 un 45 tours autoproduit : Klemm Breiz-izel (en breton) 1966 un 33 tours autoproduit en public : Á la Mutualité 1968 un 45 tours : Cet amour-là (Ternel) 1969 un 33 tours : Cet amours-là (7 titres reenr.) + un 45 tours : Ô Keltia (Barclay) 1970 un 45 tours : Les temps de la colère (Barclay) Chansons de la 2ème partie : : Le chant des canons : Les temps de la colère 17:48 Giani Esposito : À tititre posthume : Giani Esposito : 197019:51 Monique Pianéa : Les couillons : Gribouille - Christine Fontane : 197022:24 Jacqueline Dorian : Chante une femme : Martine Merri - Jean Arnulf : 197024:40 Glenmor : Les temps de la colère : Glenmor : 197028:02 Théâtre de l'Est Parisien : Le chant des canons : Bertolt Brecht, adapt. Jean-Claude Hémery - Kurt WeillBiographie de Pol Serge Pol Serge Kakon, alias Pol Serge, chantauteur, écrivain et peintre français, naît à Mogador (aujourd'hui Essaouira, Maroc) en 1938. Mogador était une ville ouverte où se cotoyaient Juifs, musulmans, espagnols, anglais, portugais, caravaniers et marins.Pol Serge est très tôt attiré par le poésie, la musique et le théâtre. Cependant, influencé par Georges Brassens et Charles Trénet, il quitte Mogador pour se consacrer à la chanson et la poésie à Paris.Pol Serge débute dans les cabaret à Montmartre (Le Lapin agile, Le Tire-Bouchon) et sur la rive gauche (Chez Georges, La Contrescarpe, La Méthode...). Ouverture du cabaret "Le Bateau Ivre" Mais, devant la difficulté à défendre "La chanson poétique", Il décide d'ouvrir son propre lieu en louant une ancienne droguerie désaffectée, rue de l'Échaudé à Saint-Germain-des-Prés... Très vite "Le Bateau ivre" trouve sa clientèle. La salle permet d'accueillir une soixantaine de personnes, on y dine "sur le pouce" et l'on peut écouter Jean Vasca, Hélène Martin, James Ollivier et bien-sûr Pol Serge.Cependant, le loyer devient trop cher. Alors, Jean Vasca, rédacteur en chef de la revue "Guitare et Musique" pour la partie chanson et poésie, située rue Descartes oriente Pol Serge vers une cave de cette rue. Ainsi, début 1968, Le Bateau Ivre vogue de Saint-Germain-des-Près à la Contrescarpe. La succès est, là aussi, immédiat. Si la poésie constitue l'épine dorsale du lieu, le Bateau Ivre ouvre progressivement ses portes à la chanson et aux sketches. Marcel Mouloudji découvre Pol Serge au Bateau Ivre Marcel Mouloudji découvre Pol Serge au Bateau Ivre. Ainsi en 1969 paraît son album 33 tours "les gueules à voyager" sous l'étiquette Disques Mouloudji, suivi en 1970 d'un 45 tours "Mustapha et Rachel". Deux artistes majeurs vont contribuer à l'essor du Bateau Ivre : Jean Vasca & Jacques Bertin. Le succès du Bateau Ivre, dernier bastionde la Contrescarpe durera jusqu'en 1973. Pol Serge entreprend alors de longues tournées à l'étranger. Chansons de la 3ème partie : Le chant des canons : Comme l'écrit l'AFP 32:28 Simone Bartel : Comme l'écrit l'AFP : Jean Baumgarten : 197034:09 Monique Morelli : L'enfant soldat : Louis Aragon - Lino Léonardi : 197037:11 Jean Ferrat : Camarade : Jean Ferrat : 197039:40 Pol Serge : Mustapha et Rachel : Pol Serge : 197042:15 Maurice Fanon : Bleu : Maurice Fanon - Gilles Olivier, Darzie: 1970 Biographie de Claude Lombard Claude Deruyck, alias Claude Lombard autrice-compositrice-interprète, comédienne et adaptatrice de doublage belge naît à Etterbeek (Belgique) en 1945. Fille de la chanteuse de cabaret Claude Alix et du musicien Ernest Craps, la petite Claude baigne très jeune dans la musique. Elle étudie, le piano, la guitare, l'harmonie et le contrepoint. Ce qui l'amène très rapidement à la composition.Ensuite, après le baccalauréat, elle s'inscrit à l'Institut Supérieur des Arts du Spectacle de Bruxelles. Carrière discographique de Claude Lombard Elle fait paraître un 1er 45 tours chez Polydor en 1966 dont elle est l'autrice-compositrice : "Bains de Mousse". Puis,il est suivi d'un EP où elle met en musique un poème d'Aragon : "L'amour de toi".Elle épouse alors le chanteur et parolier Freddy Zegers et devient aussi la compositrice des chansons qu'il écrit. Entre 1967 et 1970 ils publieront cinq 45 tours chez Palette.Repérée par Jacques Canetti, ce dernier lui fait enregistrer un album en 1970 publié sous l'étiquette "Disques Jacques Canetti".Enfin au milieu des années 1960, le couple Zegers/Lombard héberge Andrée Simons. Claude Lombard, présentant alors une émission pour la jeunesse, une intense collaboration artistique va naître entre les deux artistes : à Andrée les paroles, à Claude la composition. Ainsi en 1974, paraît "ABC pour les enfants pop" leur album commun. Chansons de la 4ème partie : Le chant des canons : Le triste jour de fête 48:16 Georges Moustaki : Nous sommes deux : Mikis Theodorakis, adapt. Georges Moustaki : 197050:11 François Béranger : Le téléphone : François Béranger : 197053:46 Claude Lombard : L'usine : Freddy Zegers - Claude Lombard : 197056:17 Catherine Le Forestier : Le triste jour de fête : Catherine Le Forestier - Maxime Le Forestier : 1970 Abonnez-vous au podcast Chant de l'Histoire
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C.d.C. #38 La mort d’Orion – James Ollivier – Jacques Yvart – Luce Klein – Gérard Manset
C.d.C. #38 La mort d'Orion - James Ollivier - Jacques Yvart - Luce Klein - Gérard Manset Les titres sont maintenant directement accessibles en cliquant sur leur horodatage (en rouge), il suffit d'attendre quelques secondes et le lecteur diffusera la chanson choisie. La mort d'Orion : Contexte historique Au début des années 1970, la musique anglo-saxonne et particulièrement celle des Beatles influence les artistes français. Ainsi début 70 paraît "La mort d'Orion", un oratorio désespéré de métaphysique de Gérard Manset. Ce dernier a travaillé une année entière à la réalisation de ce chef-d'œuvre. Michel Lancelot le fera connaître en le diffusant régulièrement dans son émission Campus sur Europe 1. Le disque se vendra régulièrement jusqu'à ce de Manset décide de retirer le vinyle du commerce en 1988. Biographie de James Ollivier James Gaston Raymond Duchamp, alias James Ollivier, chanteur, compositeur français, naît à Reims en 1933. Il débute sa carrière comme comédien puis se tourne rapidement vers la chanson.Au début des années 1960, il chante Chez Monique Morelli à Montmartre. Ce cabaret a la particularité d'être une enclave " rive gauche" sur la Butte. Luc Bérimont y organise des jam-sessions poétiques réunissant Marc Ogeret, Hélène Martin, Jacques Doyen…Ainsi en 1966 paraît chez BAM son disque Marennes - Cancale deuxième album de la série "La fine fleur de la chanson française" . Le premier ayant été consacré à Hélène Martin, les suivants respectivement à Jacques Douai, Jean Vasca & Francesca Solleville. Bel entourage….Ensuite, en 1970 paraît toujours chez BAM l'album 33 tours Meinert Hobbema dans lequel il met en musique différents poètes comme Louis Aragon, Norge, Jules Lafforgue, Raymond Queneau…Il est l'ambassadeur de la chanson française auprès de nombreux organismes culturels français à l'étranger. De même il participe à de nombreuses actions d'initiation à la poésie et à la musique auprès des jeunes d'âge scolaire. Chansons de la 1ère partie : La mort d'Orion - Meinert Hobbema 02:03 Mouloudji : Autoportrait (Athée grâce à dieu) : Marcel Mouloudji - Cris Carol : 197004:39 James Ollivier : Meinert Hobbema : Louis Aragon - James Ollivier : 197007:58 Jean-Paul Marchant : La source : Jean-Paul Marchant : 197010:38 Andrée Simons : Les canaux de Hollande : Andrée Simon : 197013:33 Hélène Martin : Chanson de la rose des vents : Georges-Emmanuel Clancier - Hélène Martin : 1970 James Ollivier Jacques Yvart Biographie de Jacques Yvart Jacques Bryckaert, alias Jacques Yvart, chantauteur français, naît à Rosendaël en 1940. Son père est cap-hornier, ses grands-parents pêcheurs d'Islande. Sa mère avait ses cahiers de chansons et lui a offert sa premières guitare. Après le bac, il prépare un professorat d'éducation physique.Pendant son service militaire, il crée un groupe vocal d'appelés et lui fait chanter ses propres chansons.De retour en France, il fait ses débuts à la Grange au Bouc à Montmartre puis à La Colombe. Sa voix profonde comme le son d'une contrebasse ainsi que sa diction nordiste impressionnent. Guy Béart le convie alors dans ses récitals, parfois en compagnie de Dominique Grange. Georges Brassens qui le surnomme "son filleul" le fait passer deux fois en première partie à Bobino. Georges reprendra "Jehan l'advenu" une de ses chansons dont il fit la musique sur un texte de Norge. Discographie de Jacques Yvart D'abord, au début des années 1960, Jacques Yvart fonde avec Gaston Belby et Edouard Manga (Doudou) le groupe Les Bab's. Il feront paraître six 45 tours entre 1964 et 1966.En 1966, il participe avec les Bab's, Juliette et Anne Ballester sous le nom de "Lubriks" à un album 33 tours "7 chansons spéciales et un texte" vente interdite aux mineurs, exclusivement réservée au corps Médical…La carrière solo de Jacques Yvart commence en 1967 par un 45 tours tiré à 300 exemplaires "Graveline 67" où il met en musique et chante quatre textes d'André Devynck.Ainsi en 1968/69, il remporte le prix Paul Fort et la médaille d'or au festival de la jeunesse à Sofia.Enfin en 1969, il enregistre son premier album 33 tours composé de traditionnels et de textes d'André Devynck qu'il a mis en musique. L'année suivante paraît "De la mer et des hommes" autres album où Jacques fait à nouveau la part belles aux textes d'André Devynck. Il reprend "Cent matelots" de Roger Riffard en deux versions différentes. Chansons de la 2ème partie : La mort d'Orion : On joue à l'homme 17:27 Barbara : Le quatre novembre : Rémo Forlani - Barbara : 197020:06 Arlette Téphany : Le sage Salomon : Bertolt Brecht, adapt. Jean-Claude Hémery - Kurt Weill : 197023:14 Jacques Yvart : On joue à l'homme : André Devynck - Jacques Yvart : 197025:19 Juliette Gréco : Les pingouins : Frédéric Botton : 197027:11 Marie-Josée Vilar : Fille de joie : Marie-Josée Vilar : 1970Biographie de Luce Klein Luce Klein, chantautrice française, naît à Sélestat (Alsace) en 1933. Benjamine d'une famille de 5 enfant, elle est très tôt passionnée de chanson. Ainsi, sur le chemin de l'école, Luce chante les chansons entendues à la radio. Deux kilomètres à pied, quatre fois par jour. Son seul désir est d'être chanteuse. Ayant obtenu son bac, ses parents l'inscrivent à l'École hôtelière de Strasbourg. À l'insu de ces derniers, Luce s'inscrit au concours du Conservatoire et y est reçue. Devant tant de culot, son père lui accorde le droit de suivre l'École du Centre Dramatique de l'Est… si elle est prise. Elle y est acceptée, suit le cursus de trois ans. Mais ce n'est pas de la chanson. On lui distribue des rôles qui chantent mais Luce n'en est pas satisfaite. Elle commence alors à écrire des chansons. En décembre 1957 Luce Klein part pour Paris La maman pleure mais son papa l'aide et ainsi en décembre 1957, Luce Klein part pour Paris. Ses chansons intéressent les cabarets. Elle débute à la Colombe. Michel Valette dit d'elle : « Venue en décembre 1957 me présenter ses propres chansons, elle avait la fraîcheur des fausses naïves et cependant l'histoire de son parcours la révélera comme une femme de tête. […] Elle s'était mise récemment à écrire quelques chansons et voulait les interpréter elle-même. Ne sachant pas jouer de la guitare, elle fut accompagnée par Marcel Yonnet et programmée dans cinq chansons le 15 février 1958 en première partie des "Contes de fées".Dans les deux ans qui suivirent, elle passa aussi chez Moineau, à l'Écluse, au Collège Inn, à la Rôtisserie de l'Abbaye et au Cheval d'Or qui l'engagea à l'année… pendant sept ans. En 1961, elle fit la première partie d'André Claveau aux Concerts Pacra.» Malgré les prix (Prix de la chanson française à Beyrouth, Coupe d'Europe de la chanson), les tournées (avec Barbara et Reggiani, Bobino avec Colette Renard) le succès public ne vient pas. Discographie de Luce Klein Luce Klein enregistre chez Ricordi deux 45 tours en 1960 & 1961. Georges Brassens lui dit qu'il aurait aimé avoir écrit sa chanson "Le grand tonton". Il donne ainsi la légion d'honneur à Luce sans le savoir. Georges se souviendra d'elle en 1972 car il invitera Luce Klein pour son passage à Bobino en décembre 1972.Ensuite Luce enregistre un album 25 cm "Dans une flaque d'eau" chez Philips. Puis elle fait paraître cinq 45 tours entre 1963 et 1969.Enfin, en 1970 paraît "Rue Mouffetard" un album 33 tous sous l'étiquette BAM. Chansons de la 3ème partie : La mort d'Orion : Vous savez bien 32:53 Les Frères Amara : Le mendiant : Roger Riffard, Jean-Claude Amara - Roger Riffard : 197034:42 Luce Klein : Vous savez bien : Luce Klein : 197036:46 Raoul De Godewarsvelde : Adieu pour un artiste : Bernard Dimey - Maurice Blanchot : 197039:18 Eric Robrecht : L'oiseleur : Bernard Dimey - Eric Robrecht : 197041:43 Anne Vanderlove : La route du Levant : Gérard Manset - d'après Ludwig van Beethoven : 1970 Luce Klein Gérard Manset Biographie de Gérard Manset Gérard Manset, auteur-compositeur-interprète, peintre et écrivain français, naît à Saint-Cloud (région parisienne) en 1945.Parents aisés, son père, beaucoup admiré, genre self-made man est ingénieur dans l'aviation, sa mère violoniste. Un grand-père artiste-peintre qui avait fait les beaux-Arts.Gérard Manset passe sa prime enfance à Saint-Cloud dans des conditions très précaires jusqu'à l'âge de huit ans. Puis la famille déménage dans le 16ème arrondissement de Paris dans des conditions très bourgeoises. Peu intéressé par les études, il échoue au baccalauréat. Il part alors étudier le dessin aux Art Déco.Manset baigne dans la musique classique par l'entremise de son frère aîné. Alors qu'il a 14 ou 15 ans, sa sœur cadette apprend le piano. Mais une fois le cours terminé, il s'installe à sa placez pour déchiffrer les notes à son tour. Après quelques mois, il vole de ses propres ailes, impatient d'aller plus vite que la musique. Puis il se met à la guitare comme tous les pré-adolescents et se met à écrire des chansons. En 1966, Gérard Manset confie ses premières chansons à son copain de lycée Laurent Malek. En 1970 il crée avec ce dernier son propre studio d'enregistrement : Le Studio Milan. Discographie de Gérard Manset D'abord en 1968 paraît le 45 tours 3 titres "Animal on est mal" (avec L'Arc-en-ciel & La dernière symphonie). Celui-ci est suivi d'un album 33 tours éponyme à l'automne. Plusieurs titres dont bien sûr "Animal on est mal " sont diffusés régulièrement dans l'émission Campus de Michel Lancelot. Les chansons, à la fois simples et pleines de mystères, donnent l'impression d'un homme étrange et secret. En effet, Gérard Manset paraît préoccupé par les questions existentielles de l'époque et tiraillé entre les solutions possibles. Non-violence, avec "La dernière symphonie" éclatant sur fond d'explosion atomique, respect de l'être humain. Mal de vivre, difficulté à communiquer avec ses semblables "Animal on est mal".Enfin, deux ans plus tard, Gérard Manset publie son mythique album, sorte d'oratorio pop, teinté de science-fiction : La mort d'Orion. Malgré une approche un peu difficile, il rencontre peu à peu un joli succès auprès d'une frange marginale du public. « Parabole cosmique dont le sitar et les cordes, la guitare électrique et les flûtes accentuent le caractère solennel, ponctuent le cheminement tragique. La voix aérienne d'Anne Vanderlove, celle émouvante, de Giani Esposito contribuent à faire de cette mort d'Orion une pièce d'une exceptionnelle beauté. » in Paroles et Musique n° 34 Début du culte voué à Gérard Manset Malgré l'écho relativement faible qu'a rencontré le disque "La mort d'Orion", ceux qui l'ont apprécié vont vouer un culte à son créateur. Culte d'autant plus vif qu'il n'est pas partagé par le "grand public". Cependant Gérard Manset a honte d'être chanteur : « Il existe une anormalité décente, positive : celle des écrivains ou des peintres. Ils peuvent être malsains, antipathiques, irascibles : on les vénère comme tels. Un auteur-compositeur-interprète ne sera qu'un saltimbanque, le bas de l'échelle. ». Imper noir, col roulé noir, regard noi, barbe noire et cheveux bruns, il se déguise alors en nuit sans étoiles. Chansons de la 4ème partie : La mort d'Orion 47:26 Gérard Manset : La mort d'Orion - Où l'horizon prend fin : Gérard Manset : 197049:07 Gérard Manset, Anne Vanderlove : La mort d'Orion - Salomon l'hermite : Gérard Manset : 197055:38 Gérard Manset : La mort d'Orion - Final : Gérard Manset : 1970 56:55 Gilles Elbaz : L'eau : Gilles Elbaz : 1970 Abonnez-vous au podcast Chant de l'Histoire
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C.d.C. #37 Une fête étrange : Béa Tristan – Jean Vasca – Pierre Vassiliu – Louise Forestier
C.d.C. #37 Une fête étrange : Béa Tristan - Jean Vasca - Pierre Vassiliu - Louise Forestier Les titres sont maintenant directement accessibles en cliquant sur leur horodatage (en rouge), il suffit d'attendre quelques secondes et le lecteur diffusera la chanson choisie. 1970 Une fête étrange : contexte historique En 1970 s'ouvre une fête étrange, héritière de l'après-68. Jacques Bertin l'a imaginée très calme. Elle ne le fut point. Tous les courants : rock, folk, jazz, chanson poétique s'y sont exprimés et ont expérimenté. Ainsi, la décennie musicale la plus créative du XXe siècle vient d'éclore.Jacques Bertin, Jean Vasca, Béa Tristan, François Béranger vont casser les codes. Dynamiter alexandrins et octosyllabes pour transformer un poème en chanson. Le show-biz essaie de récupérer le mouvement qui intéresse de plus en plus de jeunes qui délaissent leurs niaiseries sucrées. Mais en réalité les "directeurs artistiques" continuent à édulcorer avec des arrangements ou carrément par la censure de certains titres. Mais la machine est en route et va révolutionner l'esthétique du siècle.Biographie de Béa Tristan Beatrix Longa alias Béa Tristan, chantautrice française, naît à Pont-l'Évêque (Calvados) en 1950. De sa mère pianiste, elle hérite d'un don pour l'écriture et le chant. De son père ingénieur agronome, elle reçoit le goût pour la nature, les pays lointains et les motos.En premier lieu, Beatrix passe sa prime jeunesse à Madagascar où son père est en poste. Puis de 1956 à 1966 la famille vit en Lorraine, son père ayant été muté à Nancy.Mais en 1966, les parents divorcent, la mère et ses enfants emménagent à Paris, dans le quartier Mouffetard. Beatrix commence à chanter ses compositions dans les bistrots de la rue Mouffetard Beatrix commence à chanter ses compositions dans les bistrots de la rue Mouffetard jusqu'à Montmartre. En particulier, elle chante chez Bernadette, rue des Bernardins où un dénommé Coluche fait la cuisine. Elle postule pour l'examen de la SACEM, elle n'a pas encore 16 ans.À cette époque, les directeurs artistiques se déplacent dans les petites salles en quête de nouveaux Talents. C'est ainsi qu'en février 1967, elle est remarquée et invitée à une audition à l'Olympia. C'est Bruno Coquatrix qui la reçoit. Il dira d'elle : « Quand elle est venue auditionner pour la première fois, j'ai eu un choc, le même qu'en écoutant Jacques Brel à ses débuts » Carrière discographique de Béa Tristan Sous le nom de "Béa Tristan", elle signe chez Philips en 1967 et enregistre un premier 45 tours "La vague qui divague" suivi d'un premier album 33 tours l'année suivante. Plutôt que marmonner des bluettes sentimentales, Béa Tristan met en scène des tranches de vie fortes et vigoureuses.Cependant, après 1968, Philips sort du cadre qui avait été le terreau des Ferré, Brassens, Leclerc, etc... pour entrer dans celui du marketing. Dans le premier album, les arrangements de François Rauber respectaient l'esprit des chansons.Dans le second, Béa Tristan se voit trahie, les chansons sont habillées d'effets sonores qui doivent plus à la mode qu'à l'esprit des textes. Les "faiseurs de légende, vendeurs d'illusions" la font maintenant naître dans une ferme bretonne pour la cantonner dans un créneau néo-rural. Pour Béa, c'en est trop : jouer les stars rurales pour les nouveaux écolos, ce n'est pas pour elle.Après un passage à Bobino et une tournée en première partie de Félix Leclerc, Béa claque la porte du show-business.Cependant dans un livre de référence, Jacques Vassal écrit : Béa Tristan pourrait devenir, après Colette Magny, Brigitte Fontaine et Catherine Ribeiro, l'une de nos plus intéressantes chanteuse » Chansons de la 1ère partie : Une fête étrange - La lanterne orange 02:41 Serge Regianni : Le Vénusien : Pierre Tisserand : 197006:03 Pax Quartet : Actualités : Albert Vidalie - Stéphane Golmann : 197008:41 Marie-Josée Vilar : La rogne : Marie-Josée Vilar : 197012:34 Béa Tristan : La lanterne orange : Béatrix Long - François Rauber : 1970 Béa Tristan Biographie de Jean Vasca Jean Stievenard alias Jean Vasca, chantauteur français naît à Bressuire en 1940 au hasard des chemins de l'exode. Ses parents, d'origine modeste reviendront à Charleville-Mézières trois mois plus tard. Jean y passe une enfance sans histoire. Mais, pendant les vacances, il va régulièrement chez une grand-mère pianiste à Paris qui exerce une véritable fascination sur lui. Ainsi, il y débarque dès l'âge de 13 ans avant d'entrer au lycée Buffon où il achève ses études secondaires. Pendant la guerre d'Algérie il participe aux comités antifascistes. Parallèlement à cette sensibilisation politique, la lecture et surtout l'écriture titillent Jean Vasca, cela depuis toujours. Côté musique, il est surtout attiré par Georges Brassens. À fin des années 1950, Jean Vasca découvre l'effervescente rue Mouffetard Ainsi, à fin des années 1950, Jean Vasca découvre l'effervescente rue Mouffetard où la chanson rayonne. Alors, il crée une micro-MJC à l'intérieur d'un bistrot avec trois copains de lycée. Ainsi le vendredi et le samedi, dans le décor des toiles et clichés exposés par ses potes, Jean Vasca chante Léo Ferré, glissant ici et là une des ses chansons naissantes. Simultanément, Jean poursuit des études de Lettres à la Sorbonne, en assurant sa subsistance comme maître auxiliaire aux lycées Charlemagne et Henri IV.Ensuite en 1962 et en 1963, Jean Vasca produit une émission radiophonique mensuelle autour de la poésie et de la chanson intitulée "Présence du verbe". Cela lui offre l'accès à la discothèque de la RTF et en outre permet des rencontres décisives avec les gens du "métier". Il fait ainsi la connaissance de collègues artistes : Maurice Fanon, Hélène Martin, Colette Magny, etc... Mais il fait connaissance aussi d'André Almuro (compositeur de musique expérimentale(, de Pierre Schaeffer (pionnier de la musique concrète et directeur du groupe de recherches de la RTF) et de Luc Bérimont (poète et créateur de la Fine Fleur de la Chanson Française). Le choc Vasca-Almuro est fécond, produisant des spectacles collectifs (avec Hélène Martin, Marc Ogeret, Mouloudji...) et les "Poèmes électroniques", des mélanges de textes dits et chantés par Jean Vasca sur des bandes préenregistrées. L'un d'eux (le n° 3) est représenté à la Biennale de Paris en 1963. Début de la carrière discographique de Jean Vasca (albums 1 & 2) Enfin, en 1964, une page se tourne : à 24 ans Jean Vasca lâche la fonction publique et signe chez Polydor. Cette année-là paraît "Les routes" un album 33 tours presque entièrement écrit et composé par lui (un titre de Pierre Corneille). Entre l'inspiration et le style déjà décalé de Vasca, Les ambiances futuro-cosmiques d'Almuro et les cordes inventives de Barthélémy Rosso, ce 25 cm inaugural pose les bases contrastées de l'attaque "à mots -et musique- armés" qui se prépare. Le disque est postfacé par deux textes, l'un de Luc Bérimont, l'autre d'André Almuro. Plutôt bien accueilli en radio et par la presse, le disque ne parvient cependant pas à toucher le grand public.En 1965 paraît "12 chansons françaises" qui malheureusement subit le même sort. La même année, amusé par les aventures galactiques de Barbarella, Jean Vasca écrit une chanson qui accroche illico les radios périphériques. Malheureusement encore, pour des questions de droit, l'éditeur de la BD exige le retrait commercial immédiat du 45 tours. Non seulement Polydor cède sans combat, mais en profite pour virer le trublion. Suite de la carrière discographiques de Jean Vasca (albums 3 & 2) Albert Alvarès, fondateur des disques BAM, est intéressé par Jean Vasca. Il rachète la bande du 45 tours et le ressort avec Barbarella rebaptisée en Galactéa. Le disque ne connaît pas le succès initial et finit au pilon. Jean Vasca devient alors rédacteur en chef de la revue "Guitare et musique" où il tient la rubrique chanson et poésie.Cependant, en 1967 paraît le quatrième album de la collection "La fine fleur" dirigée par Luc Bérimont. Après Hélène Martin, Jacques Douai et James Ollivier, c'est au tour de Jean Vasca d'être mis à l'honneur. L'ange exterminateur obtient alors le Grand Prix du Disque de l'Académie de la Chanson. Toutefois, c'est encore le silence radio quasi-total, hormis dans l'émission Campus de Michel Lancelot.Enfin en 1970 paraît le quatrième album de Jean Vasca chez Festival : "Vivre en flèche", électrique, percussif, summum de la collaboration avec Mimi Rosso. Hélas, la compagnie Festival capote et sera rachetée par Musidic. Alors Jean Vasca se retrouve à nouveau sans maison de disques. En six ans, il a publié quatre albums, il lui faudra attendre quatre ans jusqu'au suivant. Chansons de la 2ème partie : Une fête étrange - Derrière une épaule 18:44 Jacques Bertin : Je voudrais une fête étrange : Jacques Bertin : 197021:53 Gilles Elbaz : Le bal masqué : Gilles Elbaz : 197024:25 Jean Vasca : Derrière une épaule : Jean Vasca : 197027:42 Catherine Le Forestier : La chambre rouge : Catherine Le Forestier : 197030:14 Bernard Haillant : Le jour où nous serons vieux : Bernard Haillant : 1970Biographie de Pierre Vassiliu Pierre Vassiliu, auteur-compositeur-interprète français naît à Villecresnes (région parisienne) en 1937. Son père est un médecin roumain violoniste immigré en France. Sa mère est une mélomane tourangelle pratiquant le piano. En conflit avec ses parents, il est mis à la porte à 15 ans. Pierre Vassiliu a la passion du cheval, il a éeé apprenti jockey. Cependant, il gratte aussi la guitare, chante avec sa sœur Anne tanfis que son frère Michel lui en écrit les textes. De plus, il gagne sa vie en tant que moniteur d'équitation. Ainsi il donne des cours à des célébrités : Roger Piere, Jean-Marc Thibault et Darry Cowl qui, à leur tour, l'aident à mettre le pied à l'étrier pour entrer dans le "métier" de la chanson. Mais d'abord, il doit faire ses "obligations militaires". De fait, il sert pendant 29 mois comme photographe des armées pendant la guerre d'Algérie. Début de la carrière musicale de Pierre Vassiliu Ainsi, de retour à la vie civile en 1962, Michel Vassiliu rejoint le Petit Conservatoire de Mireille et chante dans les cabarets rive gauche. Très influencé par Boby Lapointe, Michel Vassiliu fait d'abord rire avec des chansons comme Armand (1962) puis Charlotte (1963). Mais lorsqu'il s'essaie dans le comique troupier antimilitariste, La femme du sergent (1962) en pleine défaite d'Algérie, les foudres de la censure le contraignent à changer son fusil d'épaule. Il continuera dans le grivois : ma cousine (1964).Patrice Delbourg décrit "L'Ostrogoth abrasif" ainsi : « À contre-emploi, il trouve le moyen de se faufiler pour les apéritifs de tournées yéyé... Les premières parties reçoivent d'habitude tomates, boulons, chaussures et œufs pourris, lui s'en sort plutôt. L'humour potache fait passer la pilule : pratiquer l'autodérision au milieu d'un raz-de-marée de twisteuses devient un plaisir de gourmet. En 1964, il ouvre le spectacle des Beatles à l'Olympia. Oui vous avez bien lu ! » Fait notable entre 1962 et 1969, dans chaque 45 tours, il cosigne une chanson ou en rétrocède les droits à sa femme Muriel (Jeannine Cachera), belle élégance… En fait, très bon guitariste rythmique, il compose pour d'autres artistes, par exemple Eddy Mitchell. Ayant découvert la musique de Croby, Stills & Nash, il aspire sans doute à autre chose. En 1970 il quitte la compagnie Decca pour signer chez Barclay et fait paraître un album 33 tours au ton plus sérieux : Amour, amitié. Chansons de la 3ème partie : Une fête étrange - Amour, amitié 35:28 Pierre Vassiliu : Amour, amitié : Pierre Vassiliu : 197038:16 Brigitte Fontaine : Comme à la radio : Brigitte Fontaine - Areski Belkacem : 1970 Louise Forestier Biographie de Louise Forestier Louise Forestier, chanteuse, autrice & comédienne québécoise, naît à Shawinigan (Qc) en 1943. Au mitan des années 1960, à sa sortie de l'École nationale de théâtre de Montréal, Louise décide de se lancer dans la chanson. Sa carrière part d'un très bon pied. En effet en 1966, elle reçoit le trophée Renée Claude de la célèbre boîte à chanson montréalaise "Le Patriote", ainsi que le titre "Découverte" à l'émission Jeunesse oblige de la SRC (Société Radio Canada). Carrière discographique de Louise Forestier Après un premier 45 tours en 1966, Louise Forestier fait paraître en 1967 un album dans la lignée des grandes interprètes de l'époque ( Pauline Julien, Monique Leyrac et Renée Claude). Dans cet album "La boulée" elle interprète, entre autres, trois chansons de Robert Charlebois : La boulée, Ouaouarons & Monument national. Louise entre en contact avec ce dernier à la fin de 1967. C'est à ce momemnt-là qu'avec l'aide de Mouffe, Claude Péloquin, Yvon Deschamps et le Jazz libre du Québec, que Robert et Louise concocteront cette véritable bombe qu'est l'Osstidcho. L'ombre de Charlebois lui pèsera un peu lourd. En effet si l'Osstidcho se révèle un formidalbe tremplin pour Charlebois et Deschamps, Louise Forestier ne bénéficie pas d'aussi généreuses retombées. Elle affirme qu'on ne permettait pas encore aux femmes de "faire les folles" et de crier sur scène. Il faudra attendre quelques années pour que Diane Dufresne défonce la porte. Néanmoins, Lindberg, l'album en duo avec Robert Charlebois rencontre le succès.En 1970 paraît son troisème album solo "Avec enzymes" Chansons de la 4ème partie : Une fête étrange - Le temps des enzymes 48:51 Renée Claude : Le début d'un temps nouveau : Stéphane Venne : 197051:33 Louise Forestier : Le temps des enzymes : Louise Forestier - Jacques Perron : 197054:31 Robert Charlebois : Ordinaire : Mouffe, Pierre Nadeau - Robert Charlebois : 1970 Abonnez-vous au podcast Chant de l'Histoire
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C.d.C. #36 Chansons libertines 1931-2012 : Caroline Cler – Paul Villaz – Suzy Solidor – Lionel Rocheman
C.d.C. #36 Chansons libertines 1931-2012 : Caroline Cler - Paul Villaz - Suzy Solidor - Lionel Rocheman Les titres sont maintenant directement accessibles en cliquant sur leur horodatage (en rouge), il suffit d'attendre quelques secondes et le lecteur diffusera la chanson choisie. Chansons libertines 1931-2012 : contexte historique Chansons libertines 1931-2012, le libertin est celui qui remet en cause les dogmes établis. En quelque sorte c'est un libre penseur. Il s'affranchit des normes culturelles, intellectuelles, morales ou sexuelles. Le libertin est un matérialiste qui considère que les prêtres et les princes utilisent la superstition pour régner sur les peuples.Ainsi, dès le XIIe siècle, les Goliards, des clercs itinérants issus des écoles et universités commencent à écrire des chansons à boire et des poèmes satiriques. Ils critiquent les contradictions au sein de l'Église et les écarts de la royauté et de la noblesse.Puis au XVIIe siècle, Pierre Gassendi réhabilite la philosophe d'Épicure qui ouvre la voie au libertinage des mœurs. La répression est féroce avec la condamnation de certains libertins à mort, a l'emprisonnement ou à l'exil.Ensuite, après les dix années de liberté de la Révolution, surviennent le retour à l'ordre de Napoléon et la chape de la réaction qui s'étire jusqu'à la chute du Second Empire. La Troisième République instaure plusieurs décennies d'un climat plus ouvert.Biographie de Caroline Cler Yveline Trefeuil, alias Caroline Cler (ou Clerc), chanteuse et actrice française naît à Alger en 1928. D'abord, dans les années 1950, elle chante dans les cabarets rive gauche : Les Trois Baudets, La Galerie 55, La Fontaine des quatre saisons, l'Écluse. Discographie de Caroline Cler Ainsi, en 1957 & 1958, Caroline enregistre trois 45 tours humoristiques et poétiques : Caroline, La complainte des cœurs purs & Sur le pont Saint-Louis. De même, elle participe à l'album multi artistes "Paris rive gauche: Un soir à l'Écluse".Puis dès 1959 elle se consacre à la chanson libertine et poétique : "Licence ès lèvres" en 1959 et "Libertins, libertins chéris" en 1960. Cependant, elle continue d'interpréter et d'enregistrer de la chanson poétique. En fin de compte entre 1962 & 1975, elle enregistre plusieurs albums 33 tours en collaboration avec Christian Borel. Leur répertoire est toujours poétique, un brin subversif, mélangeant humour et légèreté.Philippe Soupault dira d'elle : « Caroline Cler a interprété les chansons en mettant son intelligence, sa finesse et tout son talent au service des poètes authentiques. Elle a réussi à faire comprendre tout ce que les poètes et les musiciens souhaitaient suggérer et pour atteindre cette réussite exceptionnelle, elle a choisi les moyens les plus simples. » Chanson de la 1ère partie : Chansons libertines 1931-2012 : La nonne et le pâtissier 02:13 Sophie et Dourakine : Avec monsieur le président de la république : Pierre Louÿs : 196903:08 Rosalie Dubois : Le pied : Bernard Dimey - Henri Salvador : 196505:476 Caroline Cler : La nonne et le pâtissier : Brigitte Sabouraud, Gil Nierra - Vincent Vial : 196007:33 Esther Lekain : Ça pousse : Maurice Lamelet-Marin, Louis Roydel - François Perpignan : 193110:12 Colette Renard : Le furet du bois joli : Guy Breton - Raymond Legrand : 196911:26 Sophie et Dourakine : Devoirs envers dieu : Pierre Louÿs : 1969 Caroline Cler Paul Villaz Biographie de Paul Villaz Paul Villaz, chanteur français naît dans le Doubs en 1923. Élève brillant, il est admis à l'École Normale Supérieure de la rue d'Ulm à Paris.Résistant pendant la guerre il est arrêté puis déporté à Buchenwald. Puis, la guerre terminée, il reprend des études de droit et obtient un doctorat. Il enseigne alors cette discipline mais commence alors à écrire des chansons. Paul Villaz auditionne à La Colombe Ainsi, Paul Villaz auditionne à La Colombe, Michel Valette n'est pas convaincu mais devant l'insistance de Paul, il lui laisse sa chance et dit de lui: « À mon grand étonnement, ce timide qui se cachait derrière ses grimaces en chantant des extravagances amusa le public, surtout le public jeune…. Peu à peu, je me rangeais à l'avis de ses admirateurs et je fis mienne les déclarations qui journaliste de Troyes écrivit sur lui : " Humour et esprit : Villaz c'est tout cela, mais aggravé ou enrichi d'un apport surréaliste qui, le fait devenir à son gré trombe, cyclone, dadaïste survolté, satyre, homme serpent, démon quand au plus fort de son mélodrame avec quelques pièces obscures et secrètes, une ambiance suiffée règne dans la salle. " » . Discographie de Paul Villaz Alors, Monsieur Alvarez des disques BAM, le repère rapidement et lui fait enregistrer deux super 45 tours en 1962/63: "Lunettes, lunettes" et "L'anthropopithèque". Enfin Paul Villaz fait paraître en 1969 un album 33 tours : "L'Académie française" chez Pathé Marconi . La même année il enregistre un 45 tours deux titres " Le médaillon d'argent" chez Saravah. La vague yéyé lui est fatale et il se détourne de la chanson après la fermeture des derniers cabarets. Paul se tourne alors vers la littérature et écrit le somptueux "Cantique de Siméon". Chanson de la 2ème partie : Chansons libertines 1931-2012 : Justine 15:16 Simone Bartel : Le chat curé : Jean Anouilh - André Grassi : 196819:00 Gilbert Grenier : La vieille dame et le jeune homme : Gilbert Grenier : 196620:44 Ginette Garcin : (Prenez mes) Mandarines : Lucien Boyer - René Sylviano : 195823:25 Paul Villaz : Justine : Paul Villaz : 196925:38 Aurélia : Amour au feu rouge : Monique Le Porrier - Léo Petit : 1968 28:48 Virginie Falluce : Lisette tuée par Robin : Mathurin Régnier : 1975Biographie de Suzy Solidor Suzanne Marion, alias Suzy Solidor, chanteuse, actrice et romancière française, naît en 1900 à Saint-Malo et décède en 1983. Sa mère, Louise Marie Adeline Marion, est domestique chez Robert Henri Surcouf, avocat, armateur et député de Saint-Malo. Le père biologique est inconnu mais selon Suzy Solidor ce serait Robert Henri, le député-employeur.Suzanne passe son permis de conduire en 1917, ce qui était, à cette époque, exceptionnel pour une femme, et peu avant l'armistice elle est promue chauffeur des états-majors. Début de la carrière artistique de Suzy Solidor Après la guerre, elle s'installe à Paris, y rencontre Yvonne de Bremonds d'Ars (célèbre et très mondaine antiquaire) et en devient sa maîtresse pendant 11 ans. C'est Bremonds d'Ars qui façonne et lance Suzy avec ses cheveux blonds et courts, comme prototype de la garçonne.Ainsi en 1929 elle se tourne vers la chanson. Son répertoire se compose alors de chansons de marins et d'œuvres interlopes.Puis en 1933, elle ouvre "La vie parisienne" un cabaret chic et cher, lieu de rencontres homosexuelles. Durant l'occupation son cabaret est fréquenté par de nombreux officiers allemands.À la libération elle est traduite devant la commission d'épuration des milieux artistiques qui lui inflige un simple blâme mais aussi une interdiction d'exercer de 5 ans. Chanson de la 3ème partie : Chansons libertines 1931-2012 : Ouvre 31:30 Suzy Solidor : Ouvre (version complète) : Edmond Haraucourt - Laurent Rualten : 193334:15 Catherine Sauvage : Concerto pour dames seules : Pierre Brunet - Paul Amar : 196937:02 Jean-Luc Debattice : Sonnet du trou du cul : Paul Verlaine, Arthur Rimbaud - J.L. Debattice : 200939:15 Lucienne Deschamps & Bernard Ascal : Le blason du con : Claude Chappuys - Bernard Ascal : 200941:33 Annick Cisaruk : Les pensionnaires : Paul Verlaine - Léo Ferré : 2010 Suzy Solidor Lionel Rocheman Biographie de Lionel Rocheman Lionel Rocheman, chanteur, conteur, musicien & écrivain français, naît à Paris en 1928 dans une famille juive. Lionel sera un des plus jeunes maquisards de France : il s'engage à 16 ans dans les maquis de Creuse et de Corrèze.Puis, la guerre terminée il reprend ses études au lycée Voltaire à Paris et obtient son bac philo en 1946. Lionel poursuit par des études de musicologie pendant deux ans.Il comprend avant tout le monde la richesse de la vague folk venue des États-Unis. Lionel Rocheman crée en 1964 le Hootnanny Au début des années 1960, se développe le hootnanny, sorte de fête démocratique où l'on peut échanger des musiques bricolées de toutes sortes, où le racisme est vite expédié. Où l'audience dans son ensemble, jeunes comme vieux, peuvent participer aux chansons syndicalistes, aux vieux spirituals, et aux nouvelles chansons taillées sur mesure. Le phénomène sera vite étouffé par le pouvoir étasunien avec l'aide de la télévision. Lionel Rocheman reprend le concept original et crée en 1964 le Hootnanny, au Centre américain du boulevard Raspail à Paris. On y entend Roger Mason et John Wright. Lionel se met aussi à la chanson ouvrant la porte à toutes les langues et à tous les styles.Enfin en 1967, Lionel Rocheman enregistre un album 33 tours "Les mères d'à présent" postfacé par Georges Brassens : « Lionel Rocheman ne sacrifie pas à la mode dernière. Il nous conte fort agréablement des histoires venues du fond des temps de dans la forme de la bonne vieille chanson française. On adopte sur le champ ses jolies complaintes, elles sont tout de duite de la famille et enrichissent notre patrimoin.Bravo et merci Lionel » Puis en 1968 paraît "Chansons et complaintes de soldats". Cet labum sera suivi en 1969 de "Chansons d'amour… parfois polissonnes" Chanson de la 4ème partie : Chansons libertines 1931-2012 : Gaillardise 46:50 Lionel Rocheman : Gaillardise : Voltaire - Albanèse : 196949:02 Denise Benoit : Le joli fusil : Ferdinand Bossuyt - Gumery - De Lylle : 196651:01 Georges Chelon : La belle hôtesse : Traditionnel - Georges Chelon : 201253:14 Cora Vaucaire : Ma grand'mère : Pierre Jean de Béranger : 195656:06 Colette Renard : Confession : Guy Breton - Raymond Legrand : 196657:40 Robert Leydet : Le libertintaire : Robert Leydet - Maurice Blanchot : 2005 Abonnez-vous au podcast Chant de l'Histoire
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C.d.C. #35 1969 année héroïque – Marie-Blanche Vergne – Gilbert Hennevic – Brigitte Sauvane – Michel Bühler
C.d.C. #35 1969 année héroïque - Marie-Blanche Vergne - Gilbert Hennevic - Brigitte Sauvane - Michel Bühler 1969 année héroïque : contexte historique 1969 année héroïque, cette année-là un fait divers secoue la France. L'affaire Gabrielle Russier, une jeune professeure de Lettres, est accusée de détournement de mineur après une liaison en 1968 avec un de ses élèves âgé de 17 ans. Emprisonnée plusieurs fois pendant quelques jours. Elle est alors condamnée en juin 1969 à un an de prison avec sursis. Elle se suicide à la veille de la rentrée scolaire, le parquet ayant fait appel à minima.Ce fait divers reflète les verrouillages de la société française de l'après-68 et les dysfonctionnements de ses institutions. De plus elle montre la contradiction entre l'aspiration de la jeunesse à la liberté d'aimer et les carcans moraux qui enserrent les sexualités.Biographie de Marie-Blanche Vergne Marie-Blanche Vergne, chanteuse et actrice française, naît à Colombes (banlieue parisienne) en 1934. Elle commence sa carrière au théâtre en 1954. Puis s'oriente vers cinéma deux ans plus tard dans de petits rôles non crédités. Enfin, elle aura un rôle plus important en 1959 dans "J'irai cracher sur vos tombes" de Michel Gast, d'après le célèbre roman de Boris Vian. Ensuite, elle commence à apparaître à la télévision à partir de 1961. Mariée à Jean-Christophe Averty, elle participe à toutes les formes d'émissions TV avec sa partenaire Jacqueline Monsigny. Carrière musicale de Marie-Blanche Vergne Bref, Marie-Blanche Vergne enregistre avec Jacqueline Monsigny un 45 tours "Deux amies de la TV chantent pour vous" en 1963. Puis en 1967 paraît un autre 45 tours avec, à noter, une chanson écrite par Pierre Louki "La rose" et une autre par son mari "Au risque de te déplaire".En fin de compte, en 1969, elle enregistre un album éponyme dans lequel, elle reprend "La chanson de la glu" qui avait été interprétée par Thérésa dans les années 1880 puis par Yvette Guilbert et Polaire. Un monument de l'Histoire de la chanson.En fin de compte, elle enregistre trois 45 tours simples en 1970, 71 et 72. Puis poursuit sa carrière au cinéma et à la télévision. Chanson de la 1ère partie : 1969 année héroïque : La chanson de la glu 02:03 Georges Moustaki : Le métèque : Georges Moustaki: 196904:27 Marie-Blanche Vergne : La chanson de la glu : Jean Richepin - Charles Gounod, arrgt. Yannis Spanos : 196906:02 Julie Saget : De Jules César à Attila : Julie Saget - Jacques Yvart : 1969 07:43 Robert Nyel : Hortense : Robert Nyel : 196911:09 Anne Sylvestre, Boby Lapointe : Depuis l'temps que j'l'attends mon prince charmant : Anne Sylvestre : 1969 Marie-Blanche Vergne Gilbert Hennevic Biographie de Gilbert Hennevic Gilbert Hennebic, alias Gilbert Hennevic, chantauteur français naît à Paris. Fils d'instituteur breton, il connaît entre Asnières et Paris une scolarité distraite et rêveuse. Les poèmes, croquis et chansons qu'il griffonne pendant les cours le font considérer comme un prototype parfait du cancre. Il se fait renvoyer de lycée et lycée. Néanmoins, après une tentative dans le dessin, Gilbert accepte un poste d'instituteur suppléant en Normandie. Son inspecteur d'académie trouve alors son enseignement plus riche en poésie, chanson et gymnastique qu'en règles grammaticales. Gilbert Hennebic plaque tout et s'installe à Paris en 1964 Pourtant, Gilbert accumule sans cesse des chansons et se décide à écrire à une grande firme de disques. On le fait alors monter à Paris pour une audition, un directeur artistique voit en lui une révélation. Gilbert Hennebic plaque tout et s'installe à Paris en 1964, à une époque où la chanson française se vend moins bien que les adaptations anglo-saxonnes. Les directeurs artistiques qui, un mois auparavant, l'encensaient ne répondent plus au téléphone. Il survit grâce à des petits boulot et se présente aux auditions dans les cabarets.C'est ainsi qu'il rencontre Michel Valette qui se rend compte de la grande qualité des compositions de Gilbert. Ne pouvant l'engager Valette décide de le présenter au gens du métier. Ce dernier lui fait rencontrer Georges Brassens qui, après les avoir écoutées, est séduit par les chansons de Gilbert. Brassens lui dira alors : «Tu possèdes ce qu'il y a de plus important dans la chanson, tu as ton univers à toi» Début de la carrière de chanteur de Gilbert Hennevic Dès lors, Michel Valette prend alors le destin de Gilbert en main et le présente à Jacques Canetti qui l'inscrit immédiatement au programme du Théâtre Fontaine à Montmartre. Gilbert commence à se faire connaitre. Ainsi, dès 1964 Jacques Boyer enregistre deux chansons de Gilbert : "Le costume de communion" & "Par chez nous". De même, Gilles Olivier enregistre "La complainte du satyre" en 1969.De plus, Valette lui fait aussi rencontrer la jeune Brigitte Sauvane qui se cherche un répertoire. Elle choisit quelques chansons et commence à les travailler. Les qualités d'interprète de Brigitte Sauvane ajoutées à celles des chansons de Hennevic donne à Valette l'envie de les enregistrer. Devant l'insuccès pour faire engager Gilbert Hennevic par une maison de disques, Michel Valette décide de créer la sienne. Ce sera les Disques Colombe qui publieront ceux de Gilbert Hennevic et de Brigitte Sauvane. Ainsi en 1967, paraît le premier 45 tours de Gilbert Hennevic "La danse" suivi en 1969 d'un autre 45 tours "La connerie". Chanson de la 2ème partie : 1969 année héroïque : La connerie 18:29 Gilles Olivier : La complainte du satyre : Gilbert Hennevic - Gilles Olivier : 196921:30 Jehan Jonas : Zoo de Vincennes : Jehan Jonas : 196924:11 Gilbert Hennevic : La connerie : Gilbert Hennevic : 196926:46 Francesca Solleville : Je suis née de ce temps : Maurice Bourdet - Jean-François Gaël : 1969Biographie de Brigitte Sauvane Brigitte Dessauvages, alias Brigitte Sauvane, chanteuse française, naît à Croix dans le Nord (59). Son père musicien, premier prix de trombone au Conservatoire de Paris est soliste à l'Opéra du Rhin. De ce fait, elle passe une bonne partie de son adolescence à Mulhouse. Elle prend des cours de piano et de comédie au Conservatoire avec Paul Bordry. Ce dernier deviendra responsables des programmes culturels francophones à l'UNESCO. Par conséquent, Brigitte peut participer à de nombreuses émissions de cette institutions.Ainsi, dès l'âge de 15 ans, Brigitte fait ses débuts dans un petit cercle littéraire de Mulhouse où elle dit des textes poétiques. Puis, élève à l'École du Théâtre national de Strasbourg, elle suit des cours d'improvisation et de masques. Elle joue quelques classiques au Théâtre de Strasbourg, obtient un premier prix de comédie et part pour Paris. Pleine de courage et de persévérance, elle fait de la figuration au Châtelet et à la Comédie-Française. Carrière de chanteuse de Brigitte Sauvane En premier lieu, Brigitte participe à des émissions de radio avec le parolier Henri Contet avec André Grassi comme accompagnateur…. elle sélectionne déjà un répertoire de qualité. Parallèlement, elle peaufine sa voix avec maître Botzano, disciple de Caruso. Alors, Brigitte Sauvane rencontre Michel Valette lors d'une audition à La Colombe. Celui-ci est enthousiasmé par sa voix, son énergie et la qualité de son répertoire. Comme il avait rencontré peu de temps auparavant Gilbert Hennevic, un auteur compositeur exceptionnel (voir plus haut) il le lui présente. Brigitte cherchait un répertoire qui lui soit propre. c'est avec joie qu'elle choisit et travaille quelques unes des chansons de Gilbert. En conséquence, en 1968, elle enregistre un premier 45 tours chez Decca dont deux titres ont été écrits par Hennevic "Pardon monsieur" & "Les caresses"Puis, Michel Valette ayant crée une étiquette "Les Disques Colombe" elle y enregistre alors quatre 45 tours en 1969, 70 & 71.Sa carrière discographique se terminera par deux magnifiques albums 33 tours : "Et qu'importe" en 1973 suivi de "Canal Saint-Martin" en 1976 Chanson de la 3ème partie : 1969 année héroïque : Les caresses 32:14 Michel Aubert : Position III : Luc Bérimont - Michel Aubert : 196934:52 Barbara : Moi je me balance : Georges Moustaki: 196937:24 Brigitte Sauvane : Les caresses : Gilbert Hennevic : 196840:08 Jacques Debronckart : Mais si, mais si je t'aime : Jacques Debronckart : 1969 Brigitte Sauvane Michel Bühler Biographie de Michel Bühler Michel Bühler, chantauteur, acteur, écrivain et enseignant suisse, naît en 1945 à Berne. Il grandit à Sainte-Croix, un village vaudois à 1000 mètres d'altitude. « En hiver, c'est extraordinaire ! Il y a cinquante centimètres de neige gelée. Le plateau suisse, au-dessous de nous, est souvent dans le brouillard. Le regard de l'Auberson, porte jusqu'aux Alpes au-dessus de la mer de nuages » Michel Bühler vit alors, entouré d'une grande famille qui a le goût du chant. Aussi, chaque semaine tout le monde se réunit et reprend en chœur les vieilles chansons des montagnes.Après des études primaires et secondaires à Sainte-Croix, Michel descend à Lausanne en 1961 pour suivre les cours de l'École Normale. Il y apprend alors la musique, le solfège et l'harmonie. En ville, il découvre cinémas et café ainsi que l'incroyable débit de paroles de ses nouveaux copains. On est plutôt taiseux à la montagne. Du coup, il assite à son premier spectacle : Georges Brassens avec Boby Lapointe en première partie. De plus, avec ses copains il apprend à jouer de la guitare et chante Brassens et Ferrat dans des petits endroits. « Toutes les chansons diffusées à la radio parlaient d'ailleurs, de Paris, de la France. Aucune n'évoquait les lieux que je connaissais. Je me disais qu'on devait pouvoir raconter notre vie de tous les jours avec ses problèmes, nos paysages. Et c'est pour ça que j'ai commencé. » Michel en aura la confirmation en entendant un jour à la radio "Mon pays, ce n'est pas un pays, c'est l'hiver". D'abord, il pense que c'est un Suisse qui chante avant de se rendre compte que c'est le Québécois Gille Vigneault. Début de la carrière de chanteur de Michel Bühler Instituteur depuis 1965, Michel Bühler rêve de devenir chanteur, un de ses copains Denis Niklaus veut être impresario. Tout naturellement, Denis prend la "carrière de Michel en main" et le pousse à monter à Paris avec une maquette sur un bobineau de Revox. Mais les premiers quatre ou cinq directeurs artistiques qu'ils rencontrent ne sont pas intéressés. Cependant, le dernier, Roger Marouani des disques Festival est séduit par la maquette et leur promet de les rappeler. Ce qu'il fait quelques jours plus tard.Donc, en 1967 Michel revient à Paris pour enregistrer un premier 45 tours 4 titres "Chanson pour toi" chez Festival. Il sera suivi de "Helvétiquement vôtre" en 1968.Finalement 1969 sera une année faste pour Michel. En effet il enregistre trois 45 tours : "La plage", "Les yeux, les mains" & "La chanson pour Nono" Pour en savoir plus, vous pouvez regarder l'émission "plans fixes" qui est consacrée à Michel Bühler. Chanson de la 4ème partie : 1969 année héroïque : Jusqu'à l'étoile 47:03 Michel Bühler : Jusqu'à l'étoile : Michel Bühler : 196949:43 Jean-Max Brua : La boulange : Jean-Max Brua : 196952:30 Jean Le Fennec : L'abandon : Jean Le Fennec : 196955:57 R. Charlebois, L. Forestier, Mouffe, Y. Deschamps : La fin du monde : Texte d'après mythologie - Robert Charlebois : 1969 Abonnez-vous au podcast Chant de l'Histoire
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C.d.C. #34 1969 année érotique – Brigitte Fontaine – Patrick Abrial – Catherine Derain – Julie Saget
C.d.C. #34 1969 année érotique - Brigitte Fontaine - Patrick Abrial - Catherine Derain - Julie Saget 1969 année érotique : contexte historique 1969 année érotique, la chanson de Gainsbourg évoque la libération sexuelle de la fin des années 1960. Cependant cette fin des années 1960 est aussi caractérisée par l'appel de la route. Le livre "Sur la route" de Jack Kerouac devient une référence pour une partie de la jeunesse européenne en quête de changement et de contre-culture. « Les fous, les marginaux, les rebelles, les anticonformistes, les dissidents… tous ceux qui voient les choses différemment, qui ne respectent pas les règles. […] Ils inventent, ils imaginent, ils explorent. Ils créent, ils inspirent. Ils font avancer l’humanité. Là où certains ne voient que folie, nous voyons du génie. Car seuls ceux qui sont assez fous pour penser qu’ils peuvent changer le monde y parviennent. » (Sur la route, Jack Kerouac) Biographie de Brigitte Fontaine Brigitte Fontaine, autrice-interprète française, naît à Morlaix en 1940. Ses parents sont instituteurs et farouchement laïques dans une Bretagne alors encore sous la coupe cléricale. Adolescente, Brigitte n'a qu'une seule vraie passion : le théâtre qu'elle dévore dans le texte et pratique en amatrice. De fait, elle s'ennuie à mourir au lycée à Brest.Bref, ayant obtenu le bac, Brigitte débarque à Paris à 18 ans. Des idées de théâtre plein le tête, elle suit quelques cours d'art dramatique. Mais, elle doit courir les petits lieux pour survivre. C'est alors qu'en 1963, Brigitte Fontaine s'ancre dans la chanson. Elle chante dans les cabarets rive gauche. Puis, elle fait la première partie de Barbara et de Georges Brassens à Bobino en 1964.Enfin, cette année-là elle rencontre Jacques Higelin. Brigitte, Jacques et leur camarade Rufus sont sur scène avec un spectacle délirant "Maman j'ai peur !" Le spectacle remporte un succès tel qu'il reste deux ans à l'affiche. Début de la carrière discographique de Brigitte Fontaine Jacques Canetti qui les a repérés fait enregistrer à Brigitte et Jacques un premier 45 tours du spectacle en 1966.Dans la foulée, paraît un album 33 tours "13 chansons décadentes et fantasmagoriques" de Brigitte Fontaine. Le contrat est léonin, Jacques Canetti a en effet profité du jeunes âge des artistes pour les piéger.Finalement, en 1968, c'est Pierre Barouh, qui sous sa toute nouvelle étiquette Saravah, va lui permettre de décoller. Dans l'album 33 tours "Brigitte Fontaine est… folle" son duo avec Jacques Higelin "Cet enfant que je t'avais fait" rencontre un (relatif) succès public.En fin de compte, en 1969, la rencontre avec Areski Belkacem, un copain de régiment de Jacques Higelin sera elle aussi décisive et féconde. En premier lieu avec le 45 tours "Lettre à monsieur le chef de gare de la Tour de Carol". Elle enregistre aussi un autre 45 tours "Le goudron" composé pour ponctuer les dialogues de "Les enfant sont tous fous" pièce métaphysique aux côtés de Rufus. Chansons de la 1ère partie : 1969 année érotique - Le goudron 02:20 Jane Birkin, Serge Gainsbourg : 69 année érotique : Serge Gainsbourg : 196905:32 Brigitte Fontaine : Le goudron : Brigitte Fontaine - Jacques Higelin : 196909:39 Michel Corringe : La route : Michel Corringe : 196912:25 Jacques Yvart : Le cabaret des minteux : André Devynck - Jacques Yvart : 1969 Brigitte Fontaine Patrick Abrial Biographie de Patrick Abrial Patrick Abrial, chantauteur français, naît à Paris en 1946. Il fait ses études au Lycée Hoche de Versailles. Patrick fait ses premiers pas sur scène en compagnie d'Areski. Les parents de ce dernier tenait un restaurant à Vesailles.Patrick Abrial est alors très influencé par Jacques Brel. Brel lui donne alors véritablement l'envie de chanter.Ainsi, en 1965, en pleine vague yéyé, Patrick se réfugie dans les chansons de Brel. Néanmoins, il apprécie le rock comme décor sonore. Par conséquent ses premières chansons sont issues d'un mélange de Ray Charles pour la musique et de Jacques Brel pour le texte. Début de la carrière discographique de Patrick Abrial Les compositions de Patrick Abrial parviennent par hasard aux oreilles des responsables de CBS. Ceux-ci lui proposent en 1966 un contrat et l'enregistrement d'un premier album 33 tours. Celui-ci est remarqué par la profession et reçoit un "Grand prix du disque". Ensuite, après quatre 45 tours, Patrick Abrial enregistre en 1969 un deuxième album 33 tours "Chanson pour Marie" qu'il présente ainsi : « Chanson pour Marie est le fruit d'une prise de conscience sociale, d'une nouvelle façon de penser après les événements de mai 68. C'est un album important à plus d'un titre, il a contribué à me faire découvrir au grand public…. » Chansons de la 2ème partie : 1969 année érotique - Écoute petit 17:04 Patrick Abrial : Écoute petit : Patrick Abrial, Bernard Le Bellego : 196920:11 Janine Jean : Pauvre gueux : Janine Jean : 196923:07 Andrée Simons : Les roses : Andrée Simons : 196926:47 Claude Réva : La poésie et la réalité : Claude Réva - Pascal Auriat : 1969Biographie de Catherine Derain Catherine Derain est une chantautrice, écrivaine et comédienne suisse. D'abord ans les années 1950, elle débute au théâtre en participant au Festival de Nîme, puis, plus tard, à celui d'Avignon.Ensuite, Catherine Derain continue sa carrière de comédienne, mais en cumulant d'autres fonctions comme directrice de Radio Bretagne à Rennes Après la naissance de sa fille, elle fait ses classes dans les caveaux de la rive gauche à Paris. Elle chante en particulier au cabaret Chez Georges, situé rue des Cannettes.Georges sélectionne des artistes "Auteur-Compositeur-Interprète" qui n'ont pas encore enregistré de disque. Catherine Derain en fera partie.Catherine Derain rendra hommage à cette rue : «Rue des Canettes la pluie mouilleNotre jeunesse qui prend l'eauMettons nos vies sous le boisseauÀ trop rêver le cœur se rouilleViens nous irons au fond des cavesÀ jouer nos vies coutumièresEt bien au sec nous serons bravesLe poing serré sur notre verre Rue des Canettes le vent grinceDessus nos ardeurs jacobinesElle est morte la capucineEt c'est déjà vivre en provinceViens nous mènerons au fond des cavesL'anarchies de nos vies inquiètesEt ferons craquer les entravesDu quotidien et de ses miettes Rue des Canettes le soleilSe réfugie au fond des cavesL'alcool nous apaise et nous laveBien que des cages aux mille sommeilsBien nous faites-vous au fond des cavesL'embellie de nos cœurs meurtrisSi ta chanson est dans un criElle s'épanouira dans les cavesRue des Canettes le soleilSe réfugie au fond des caves » Début de la carrière discographique de Catherine Derain Puis, en 1966, elle enregistre un 45 tours chez BAM dans la sélection "La fine fleur ". Sélection où l'on retrouve Hélène Martin, James Ollivier et Jacques Douai. Catherine Derain y est accompagnée de musiciens prestigieux : François Rabbath, Barthélémy Rosso, Fernand Garbassi & Vincent Casino.Puis en 1969, elle enregistre un 45 tours chez les Disques Mouloudji "Salomé"Finalement, en 1972 lors d'une longue tournée au Liban et en Pologne, elle est sensible au sort des femmes dans ces pays. Du coup, elle écrit des chansons sur la condition féminine. Ainsi paraît en 1976 le disque "Être femme en son temps" Chansons de la 3ème partie : 1969 année érotique - Salomé 33:06 André Lardon : Près de cette frontière : André Lardon : 196935:52 Anne Sylvestre : Aveu : Anne Sylvestre : 196938:28 Catherine Derain : Salomé : Catherine Derain - Jacques Forbin : 196941:21 Georges Dor : Un homme libre : Georges Dor : 1969 Catherine Derain Julie Saget Biographie de Julie Saget Il n'y a pas d'informations biographiques dans la presse spécialisée ni dans les encyclopédies "chanson". Si vous pouvez m'en fournir, je vous remercie de m'envoyer un message privé via le Contact Discographie de Julie Saget En premier lieu, Julie Saget commence à enregistrer chez l'étiquette "Festival" en 1969. D'abord un 45 tours 2 titres écrits et composée par elle " Chansons sur mesure".Ce disque est suivi par un album 33 tours et d'un 45 tours 2 titres, aussi parus en 1969. Les paroles sont de Julie Saget, la musique de Jacques Yvart. Ils sont nommés respectivement "Notre dernière colonie est une île" et "La robe en plexiglass". Deuxièmement, en 1971, Julie Saget participe à un 45 tours de Michel Simon "Monparno" dans la chanson "Les fayots" refrain d'une chanson de marins mutinés anonymes de la Mer Noire en 1919. Ce disque est paru chez Disc AZ.Puis l'année en 1972 voit la parution d'un 45 tours deux titres "J'ai appris à t'oublier" chez Pathé Marconi. On peut noter l'apparition du célèbre compositeur Yves Gilbert, le mari de Julie. Enfin en 1976, paraît un album éponyme entièrement écrit par Julie Saget et composé par Yves Gilbert.Finalement, en 1996 paraît un cd consacré à l'autrice Madeleine Chapsal, à nouveau composé par Yves Gilbert "Paroles d'amoureuse" Chansons de la 4ème partie : 1969 année érotique - La fille de papier glacé 47:10 Robert Charlebois : Sensation : Arthur Rimbaud - Robert Charlebois, Luc Morin : 196951:51 Julie Saget : La fille de papier glacé : Julie Saget - Jacques Yvart : 196954:11 Jehan Jonas : Nocturnes : Jehan Jonas : 196956:34 Boby Lapointe : Méli-mélodie : Boby Lapointe : 1969 Abonnez-vous au podcast Chant de l'Histoire
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C.d.C. #33 Tranches de vies en 1969 – Jean-Luc Juvin – Andrée Simons – Annabel – Janine Jean
C.d.C. #33 Tranches de vies en 1969 - Jean-Luc Juvin - Andrée Simons - Annabel - Janine Jean Tranche de vie en 1969 : Contexte historique 1969 voit l'émergence de nouveaux visages, de nouvelles voix. Les radio diffusent "Tranche de vie" une drôle de chanson longue et gouailleuse de François Béranger. Sur un ton à l'Aristide Bruant, cette chanson évoque la guerre d'Algérie, le tabassage par les flics, le chômage et la prison. Les braises de mai 1968 n'ont visiblement pas été étouffées sous le couvercle gaulliste. Les compagnies discographiques sont obligées de suivre: François Béranger signe chez CBS. Néanmoins, elles continueront à inonder le marché de leurs sucreries insipides.Biographie de Jean-Luc Juvin Jean-Luc Juvin, chantauteur français, naît en juillet 1940 à la Roche-sur-Yon. Sa mère accouche pendant l'exode, alors que ses parent fuient la guerre.Il vit son enfance à Paris. Puis débute sa carrière dans les cabarets rive gauche : Chez Georges, l'Écluse, la Contrescarpe & la Méthode. C'est au cabaret Chez Ubu à Montmartre (celui de Monique Morelli) qu'ils rejoint Georges Brassens de 1962 à 1965.Ils ont en commun la précision de textes ajustés en artisans. Ciselés comme on grave, et partagent les mêmes idées sur les valeurs de la «chanson de qualité» Discographie de Jean-Luc Juvin D'abord, en 1965, il fait paraître un 45 tours, textes de Georges Bégou, musique de Jean-Luc Juvin : Georges et Jean-Luc. Ensuite, en 1969 Jean-Luc Juvin enregistre un album 33 tours dans la collection La fine fleur. Finalement, en 1976, son deuxième album 33 tours "Interrogation" est distingué du grand prix de disque de l'académie Charles Cros.Puis, en 1980, parait un album 33 tours "La mère et l'enfant". Jean-Luc Juvin, publie en 2004, trois ans avant de disparaître, un CD Destinées. Jacques Vassal souligne dans la revue Chorus, à l'occasion de sa sortie que : « Jean-Luc Juvin est l'un des rares vrais poètes de la chanson» Parallèlement, sous le nom de Kranek Jean-Luc s'est lancé avec succès dans la peinture.Et avec Jacques Bertin, Jean-Max Brua, Gilles Elbaz & Jean Vasca il fait partie de la Bande des cinq. Chansons de la 1ère partie : Tranches des vies en 1969 : Dormez mes agneaux 02:03 Guy Bontempelli : Merveilleuse gauche française : Guy Bontempelli : 196905:17 François Béranger : Tranche de vie : François Béranger : 196909:27 Jean-Luc Juvin : Envahissement : Jean-Luc Juvin : 196911:54 Lise Médini : Dormez mes agneaux : Lise Médini : 1969 Jean-Luc Juvin Andrée Simons Biographie d'Andrée Simons Andrée Simons, chantautrice belge, naît à Ixelles en 1949 de parents tziganes. Le père disparaît très vite.En premier lieu André fait des études d'Humanités Classique : Latin-grec. Puis elle étudie le piano classique et l'harmonie. Mais, en 1963, elle assiste à un récital de Léo Ferré. Ainsi, elle découvre la force artistique de la chanson.Puis en 1964, Andrée auditionne avec succès aux " Jeunesse de la chanson ". Angèle Guller, la "Madame Chanson" de la Belgique Francophone, dira d'elle : « Elle s'accompagnait au piano et composait des chansons véhémentes et revendicatrices. Il ne fallait pas être clerc pour deviner en cette jeune fille d'apparence si frêle une nature et une volonté farouches » Enfin, tournant dans les petites salles, Andrée Simons est repérée par Freddy Zeggers, chantauteur et patron du célèbre cabaret bruxellois Le Cantilène. Andrée y passe régulièrement, en première partie de Barbara, Eva, Anne Sylvestre, Boby Lapointe, Pierre Louki, etc... Puis seule en récital. André Simons enregistre son premier album 33 tours Finalement, en 1969 André Simons enregistre son premier album 33 tours dont elle est autrice/compositrice de toutes les chansons. Sur le recto de la pochette on peut lire : « (…) Andrée Simons vient de remporter en ce mois de mai 1969, le Grand Prix de la poésie 1969 au concours annuel de poésie organisé par les " Cahiers du Grenier ", avec son recueil "À vrai dire… ". Le jury, unanime, lui a attribué la plus haute distinction parmi 56 concurrents. » Après un second album 33 tours en 1970 et trois 45 tours en 1971/1972, Andrée Simons consacre un magnifique album 33 tours à Georges Brassens en 1973. Andrée recommence à travailler avec Freddy Zeggers et Claude Lombard, son épouse. Elle va même vivre avec eux. Claude Lombard présente une émission de télévision pour la jeunesse pour laquelle elle écrit et chante des chanson. Pendant plusieurs années, Andrée l'autrice et Claude la compositrice vont se livrer à un véritable ping-pong créatif. Ainsi ce dernier va engendrer l'album jeunesse "ABC pour les enfants pop" en 1974. Andrée Simons quitte la Belgique Cependant, en 1976, Andrée Simons quitte la Belgique à la recherche d'une maison de disques pour son répertoire adulte. Ce sera L'Escargot qui lui produira en 1977 "L'amour flou" un bel album au ton largement politique et social. L'album est bien accueilli, André participe à plusieurs concerts. Ainsi en 1977, Andrée tourne en 1ère partie de Gilles Vigneault, François Béranger, Imago. En outre, elle passe un mois à la Pizza du Marais puis à l'Olympia avec Georges Moustaki. Ce dernier dira d'elle : « (…) Ça a vraiment été un coup de foudre, sa voix, sa poésie, sa musicalité, ses idées, mais aussi sa personnalité dans la vie. Ensuite, je l'ai emmenée partout où j'ai pu en tournée. Elle m'a écrit une chanson " J'improvise " et des choses extraordinaires sur moi » Effectivement en 1978 et 1979, elle tourne dans toute la France en première partie de Georges Moustaki. Insuccès du dernier album d'Andrée Simons Alors que L'Escargot rencontre des difficultés croissantes, l'auteur Claude Lemesle a, lui aussi, un coup de cœur pour André. Il lui fait rencontrer Sylvain Lebel qui décide, dès la première audition, de lui réaliser un album. Ce sera "Le cœur violon" paru en 1980. L'album remporte Le grand Prix International de l'Académie Charles Cros. Malheureusement, il n'est pas programmé en radio et ne permet pas à André Simons de gagner sa vie. Malgré un passage apprécié au Cloître des Lombards en avril 1981, l'insuccès du disque va avoir raison de la fragilité psychologique d'Andrée Simons et de sa santé. De terribles problèmes de dents, de sommeil et surtout d'anorexie se réveillent. Aucun dévouement amical n'y pourra plus rien, ni le frigo garni par ses proches, ni la chaleur des amis lointains. À la mi juillet 1984, Sylvain Lebel découvre le corps d'Andrée Simons. Il pèse moins de trente kilos. Chansons de la 2ème partie : Tranche de vies : J'suis heureux 16:35 Jacques Debronckart : J'suis heureux : Jacques Debronckart : 196919:40 Giani Esposito : Petite marche sur les pieds du voisin : Giani Esposito : 196922:16 Pia Colombo : Avez-vous pensé, Monsieur Jacob Schmidt : Bertolt Brecht, adapt. Geveviève Serreau - Kurt Weil : 196923:47 Dora : La roue du temps : Odysséas Elýtis, adapt. Christine Charbonneau - Mikis Théodorakis : 196927:06 Andrée Simons : Don Quichotte : Andrée Simons : 1969Biographie d'Annabel Annabel May Schwob, alias Annabel, chantautrice française, naît à Paris en 1928 dans une famille bourgeoise juive. Ses parents divorcent alors qu'elle a trois ans. De plus à 8 ans, elle est profondément marquée par le suicide de sa mère.Au début de la guerre, en 1940, elle vit à Cannes, placée dans un pensionnat. Mais, en 1943 , menacée par l'arrivée de l'armée allemande, elle est obligée de se cacher dans l'arrière pays cannois.Puis, la guerre terminée, elle retrouve son père à Paris, avenue Foch. Ainsi, elle y découvre Saint-Germain-des-Prés. Elle se lie d'amitié avec des artistes intellectuels dont Françoise Sagan, Juliette Gréco. Elle fréquente les cabarets de la rive droite en particulier Milord L'Arsouille de Francis Claude.Ainsi, en 1957, elle enregistre un 45 tours avec des chansons de Françoise Sagan. Annabel rencontre le peintre Bernard Buffet Mais en 1958, Annabel rencontre le peintre Bernard Buffet. L'allure androgyne d'Annabel séduit le peintre, le couple se marie. Annabel devient la muse de son mari dont il fera de multiples portraits.En 1969, Annabel enregistre un album 33 tours "Aquarelle". La pochette est illustrée par Bernard Buffet, textes et musiques sont de Frédéric Botton. Chansons de la 3ème partie : Tranche de vie : Pour bien rire en société 32:30 Haira : Ma Vénusienne : Marc Hairabédian - Paul Koulak : 196935:32 Guy Béart : La Vénus mathématique : Guy Béart : 196939:28 Annabel : Pour bien rire en société : Frédéric Botton : 196941:05 Georges Brassens : La religieuse : Georges Brassens : 1969 Annabel (Buffet) Janine Jean Janine Jean : la chanteuse inconnue On ne sait rien de Janine Jean, hormis la note de Luc Bérimont sur le verso de la pochette de son unique album : L'aventure extérieure de Janine Jean Imaginez un marché couvert, à Montbard, dans la Côte-d'Or. Il pleut. Sous le toit du marché ont lieu les rencontres du Jeune Théâtre 1969. Il y a là des troupes d'étudiants, des chanteurs, des comédiens, des journalistes, des musiciens, des peintres. Quelqu'un décide de faire entrer le public en donnant une parade sur la place. On installe un micro sur un chariot de paysan qui sert d'estrade, et l'on hisse une étudiante dijonnaise de 20 ans avec la consigne d'alerter les populations. Il pleut toujours. Les gens viennent peu nombreux. Mais Janine Jean est née. La voix qui sort du micro est tellement extraordinaire, ce qu'elle dit tellement pur et beau, que nous l'embarquons presque à son corps défendant dans l'aventure de la FINE FLEUR. Semaine après semaine, elle gagne les éliminatoires et se classe première, devant 72 concurrents et concurrentes, au Gala final de Bobino. L'aventure intérieure de Janine Jean (...) On la dirait imperturbable, enfermée dans ses certitudes derrière un front têtu d'ange de pierre. En réalité, elle est friable et tendre. Mais, quand elle chante, elle commence les yeux fermés. On dirait une statue qui parle et cela contient sa panique. Peu à peu, cependant, les yeux se fissurent et s'entrouvrent. On voit un long regard vert passer. On comprend ainsi beaucoup de choses sur la tendresse humaine des jeunes filles quand ces dernières sont d'une époque d'acier et de béton. Luc Bérimont Chansons de la 4ème partie :Tranches de vies en 1969 : Harmonie 48:41 Janine Jean : Harmonie : Janine Jean : 196951:07 Françoise Moreau : Chanson à Gribouille : Françoise Moreau : 196953:29 Renée Claude : À soixante-quinze ans : John Lennon, Paul Mc Cartney, adapt. Stéphane Venne : 196955:58 Pierre Tisserand : Chanson précieuse : Alain Tortra - Pierre Tisserand : 1969 Abonnez-vous au podcast Chant de l'Histoire
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C.d.C. #32 Chansons autour de Mai 1968 (2) – Claude Vinci – Jean Édouard – Anne Vanderlove – Claude Réva
C.d.C. #32 Chansons autour de Mai 1968 (2) - Claude Vinci - Jean Édouard - Anne Vanderlove - Claude Réva Chansons autour de Mai 1968 (2) : Contexte historique Chansons autour de Mai 1968 (2). En 1968, la génération du baby-boom a muri. Depuis quelques années les fadaises de la période yéyé lui apparaissent à leur vraie valeur. L'émission "Salut les copains" s'arrête en mars. Elle sera remplacée par Campus, diffusée plus tard en soirée. Cette émission dédiée à la "contre-culture" naissante (discussion, chanson engagée, pop-music, jazz) est destinée à un public plus âgé.Mai 68 va donner un bon coup de pied dans la termitière et permettre l'émergence de belles étiquettes comme Expression spontanée.Biographie de Claude Vinci Claude Caillaut, alias Claude Vinci, chantauteur français, naît à Frédille (Indre) en 1932. Son père est instituteur, communiste et pacifiste. Pendant la guerre ce dernier est un résistant. Claude est très marqué par l'attitude politique de son père.D'abord, au lycée, Claude est membre de la troupe théâtrale. Ensuite, en 1950, il part à Paris suivre des études de chimie. Il abandonne rapidement la chimie pour se consacrer à ses deux passions : le football et la chanson. Claude rencontre Yves Montand Ainsi, en 1953 Claude Caillaut est membre de l'équipe de France de football junior mais aussi militant au Parti Communiste. Alors, grâce au gardien de but René Vignal Claude rencontre Yves Montand. Les deux hommes sympathisent. Yves deviendra " un second papa choisi " et lui donnera un nom de scène à consonance italienne : " Claude Vinci ". Claude, grand lecteur de poésie, délaisse alors le football pour se consacrer à la chanson d'auteur.Mais en 1956, il est rappelé en Algérie. Témoin d'un massacre de femmes et d'enfants par l'armée française, Claude déserte et réussit à revenir en France. Il reste planqué la plupart du temps chez Yves Montand.Cependant, sa désertion n'a pas été enregistrée officiellement par l'armée. Ainsi, en 1958 il est convoqué pour démobilisation par son régiment. Néanmoins, il tient le PC au courant de sa désertion. Claude en sera tenu à l'écart, il n'y sera réintégré qu'en 1964. Par contre, cette désertion fait "formidablement" plaisir à son père, pacifiste et communiste. Claude Vinci devient chanteur professionnel Bref, en 1958, Claude Vinci devient chanteur professionnel. Il se produit dans les cabarets rive gauche ainsi que dans les circuits associatif (MJC, Léo Lagrange, Ligue de l’enseignement).Finalement, il enregistre un premier album "Chante Éluard" en 1963 chez Philips.En fin de compte, il enregistre la chanson "L'enragé (Mai 1968)" dans son 6ème album de 1969 "Chansons de la "Grande patience" n°2 Chansons de la 1ère partie : Chansons autour de Mai 1968 (2) : L'enragé (Mai 68) 02:56 Antoine Candélas : Mai 68 : Antoine Candélas : 197804:10 François Béranger : Tango de l'ennui : François Béranger : 197308:24 Catherine le Forestier : Allez voir mes voisins : Catherine le Forestier : 197112:08 Aline Montels JF Brossard, JP Ronfard : Pression : Aline Montels - Jean-Frédéric Brossard : 196813:52 Claude Vinci : L'enragé (Mai 1968) : Claude Vinci - Jean-Claude Petit : 1969 Claude Vinci Jean Édouard Biographie de Jean Édouard Jean Édouard Barbe, alias Jean Édouard chantauteur français naît à Quimper en 1940. Son père est professeur agrégé de physique, sa mère infirmière. C'est ainsi qu'au début de la guerre, ses parents étant résistants, le petit Jean Édouard traverse Quimper avec des tracts et des documents de la Résistance dans son landau.Ensuite la guerre terminée, la famille déménage à Tarbes où son père est muté. Jean Édouard suit alors des cours de violoncelle au conservatoire de musique de Tarbes puis à celui de Moulins. Enfin après un nouveau déménagement, Édouard suit les cours d'art dramatique de Raymond Girard à Paris et le conservatoire de Versailles. Il en dira de cette période plus tard : "Mais je me suis vite rendu compte que je n'étais pas docile de nature et le théâtre est tout de même une discipline assez rigide… Je n'étais pas assez souple pour ça et puis dans mon coin je faisais déjà mes petites chansons…" Jean Édouard chante dans les cabarets Donc, après le cours Girard, Jean Édouard chante dans les cabarets : L'Écluse, l'Échelle de Jacob… Ainsi quelques mois avant 1968, il commence une nouvelle chanson "La Commune 1871". Mais pendant les "événements" de mai il y ajoute " Mais il reste à Paris l'esprit des insurgés" et la redépose sous le titre "Versaillais ! Versaillais !" "... et je suis allé la chanter au Théâtre Pacra qui était occupé. La notoriété de la chanson est partie de là, comme une trainée de poudre. En quinze jours tout le monde la chantait…" Finalement, en 1970 Les Gavrochards sont les premiers à enregistrer cette chanson La version de Jean Édouard paraît sur un 45 tours en 1971 avec "Climat 68" d'Annie Nobel sur la face B. Chansons de la 2ème partie : chants de mai 1968 : Versaillais, Versaillais ! 19:13 Michel Murty : Le nouveau mois de mai : Alain Exiga - Michel Murty : 197322:44 Jean Ferrat : Un jour futur : Henri Gougaud - Jean Ferrat : 196924:48 Annie Nobel, Philippe Richeux; Jean-Édouard Barbe : Versaillais Versaillais ! : Jean-Édouard Barbe : 197227:37 Comité d'Action du Théâtre de l'Épée de Bois : Ah ! le joli mois de mai à Paris : CATÉB - Kirjuhel (Jean-Frédéric Brossard) : 196930:28 Lise Médini : Charognes : Lise Médini : 1969Biographie d'Anne Vanderlove Anna Van der Leeuw, alias Anne Vanderlove, chantautrice française d'origine néerlandaise, naît à Scheveningue (Pays-Bas) en 1943. Son père est artiste-peintre néerlaldais, sa mère bretonne. Le père, résistant, et arrêté et déporté. La petite Anne est confiée alors à ses parents maternels vivants dans le Morbihan. Solitaire et mystérieuse Anne grandit comme une sauvageonne. Puis à 20 ans, Anne part à Paris entreprendre des études de philosophie Ensuite, elle devient institutrice. Anne Vanderlove commence à chanter aux terrases des cafés du Quartier Latin Mais, en 1965, au quartier latin à Paris, Anne Vanderlove découvre les chanteurs des rues aux terrasses des cafés. Séduite, elle s'achète une guitare et commence à composer des chansons. Elle commence alors à les chanter aussi aux terrasses des cafés. Car, à cette époque, la chanson de qualité était encore diffusée à la radio. En particulier dans l'émission "La Fine Fleur de la chanson française" de Luc Bérimont, on pouvait alors y écouter Jacques Bertin, Colette Magny, Hélène Martin.... Anne Vanderlove les rejoint et entame la tournée des cabarets rive gauche. Elle compose des chansons hors du temps sur la mer, l'amour etc...Repérée par un directeur artistique de Pathé-Marconi, Anne Vanderlove enregistre en 1967 "La ballade de novembre" Énorme succès public. Anne Vanderlove chante dans les usines en grève Mais Anne Vanderlove n'est pas la jeune fille romantique dont rêve le show-business. Elle refuse la chirurgie esthétique et de porter une perruque blonde. Ainsi lors du mouvement de mai 1968. Elle chante dans les usines en grève. Sa chanson "Ballade au vent des collines" hymne à la jeunesse révoltée, démarre tous les soirs l'émission Campus de Michel Lancelot.On la surnomme alors la Joan Baez française.En conséquence, les chansons d'Anne Vanderlove, jugées trop contestataires, disparaissent des ondes. De même, elle se fâche avec sa maison de disques et se tourne vers l'autoproduction. Une grande artiste reléguée à la confidentialité.... vous avez dit censure ? Chansons de la 3ème partie : chants de mai 1968 : Ballade au vent des collines 35:13 Anne Vanderlove : Ballade au vent des collines : Anne Vanderlove : 196838:11 Gilbert Hennevic : Ma jeunesse : Gilbert Hennevic : 197141:05 Nicole Rieu : Les gens se sont mis à parler : Simon Monceau - Didier Marouani : 197843:43 Dominique Grange : La pègre : Dominique Grange : 1968 Anne Vanderlove Claude Réva Biographie de Claude Réva Claude Réva, chantauteur, poète et acteur français naît en 1942 au Caire.Encore un artiste qui n'a pas eu l'heur de plaire aux journalistes puisqu'on ne trouve aucune information biographique le concernant. Ni sur la toile, ni dans la presse spécialisée et les diverses encyclopédies consacrées à la chanson. Discographie de Claude Réva En premier lieu Claude Réva apparaît dans 45 tours multi-artistes de 1959 publié par Teppaz "Les Talents de demain" dans lequel il chante "Les boutons dorés"(Maurice Vidalin - Jacques Datin).Ensuite, paraissent deux 45 tours enregistrés chez Barclay en 1968 & 1969 : "Moi aussi" et "Ma ville".Puis, en 1970 & 1971 Claude Réva participe à deux 33 tours 17 cm de la Compagnie René Bourdet consacrés à la poésie pour enfants, parus chez Jacques Canetti. Enfin en 1973 Claude enregistre un album 33 tours 30 cm chez "les Disques Socca" distribué par "Le Chant du Monde. Claude en a écrit tous les titres sauf deux textes de Nazim Hikmet. La pochette est magnifiquement illustrée par Ernest Pignon-Ernest.Par ailleurs, en 1975, toujours chez les Disques Socca Claude Réva enregistre un deuxième album 33 tours "Là où je suis (parmi les notres)". Claude en tient encore la plume sauf pour un titre de Nazim Hikmet. La maquette est à nouveau de Ernest Pignon-Ernest En outre en 1979 & 1980 Claude Réva participe à trois albums de la série des cinq albums consacrés aux "Chants révolutionnaires de notre histoire" recueillis et choisis par Robert Brécy.Finalement en 1983 paraît le dernier 45 tours de Claude Réva : "Chante la solidarité" produit et réalisé par le Secours Populaire au profit de ses œuvres de Solidarité. Chansons de la 4ème partie : chants de mai 1968 : À contre courant 47:30 Ted Scotto : Sorbonne 68 : Janine Prin - Ted Scotto : 196850:00 Les Barricadiers : Je vote : CMDO (*) : 197053:08 Claude Réva : À contre courant : Claude Réva : 196855:17 Compagnie Jolie Môme : Les nouveaux partisans : Dominique Grange : 2011 (*) CMDO : Conseil pour le Maintien Des Occupations Abonnez-vous au podcast Chant de l'Histoire
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C.d.C. #31 Chansons autour de Mai 1968 (1) – Vania Adrien Sens – Jacqueline Danno – Evariste – Jacques Marchais
C.d.C. #31 Chansons autour de Mai 1968 (1) - Vania Adrien Sens - Jacqueline Danno - Evariste - Jacques Marchais Chansons autour de Mai 1968. François Béranger évoque les événements de mai-juin 1968 à sa façon Chansons autour de Mai 1968. François Béranger évoque les événements de mai-juin 1968 à sa façon : "Mai 68, ce ne sont pas les barricades et les simulacres de guerre civile, les petits jeux puérils auxquels se livrent déjà certains groupuscules, avec leur goût du secret et du complot. Ces trois semaines –seulement !– imprévisibles ont impressionné le monde entier.On réalise que la plus puissante machine d'État peut être mise en échec par une bande de galopins, que tout peut être dit, contesté, aboli; que les partis, les syndicats, les groupes de pression n'existe que parce qu'on les tolère, par habitude. Qu'on pourrait vraiment changer la vie, les institutions; qu'une fois la mèche allumée le feu se propage dans tous les secteurs et met en lumière des ras-le-bol partout François Béranger Biographie de Vania Adrien Sens Jean Adrienssens alias Vania Adrien Sens naît à Paris en 1946. Son père est peintre en bâtimentSa mère est arrêtée pour de petits trafics, le petit Jean st placé à la DDAS et devient un enfant fugueur. Après son certificat d'études, il est placé au Centre Gabriel Prévost (Apprentis d'Auteuil). Grâce à la bienveillance des éducateurs, il apprend la musique. En outre en colonie de vacances, il fait la connaissance d'enfants de famille russes immigrées. Ceux-ci lui donnent alors le surnom de Vania (Jean en russe). Vania Adrien Sens débute comme comédien en 1967 D'abord, Vania exerce plusieurs petits métiers (vendeur en poissonnerie, ouvrier du bâtiment, déménageur) mais parallèlement il fréquente les milieux artistiques. Ainsi, Vania Adrien Sens débute comme comédien en 1967 et effectue une série de spectacles autour des textes et chansons de Léo Ferré, Georges Brassens et Boris Vian. Il participe aussi à la Compagnie du Bus, rue Mouffetard, autogérée par les artistes, le prix du spectacle étant laissé à l'appréciation du public. Vania Adrien Sens prend part au mouvement de mai 1968 Depuis le mois de mars 1968 un goût de révolte et de liberté poussé par toute la jeunesse flottait dans l'air.Alors, Vania Adrien Sens prend une part active et enthousiaste au mouvement de mai 1968. Il occupe avec d'autre comédiens le Théâtre de l'Épée de Bois, les recettes servant à assurer le ravitaillement des ouvriers en grève. Vania fait la connaissance De Dominique Grange et d'Évariste. En outre Il crée un groupe "Les Barricadiers" (ex "Les Gavrochards") avec Annick Mevel, Germinal, Billot, et un guitariste appelé Professeur Nimbus. Leur répertoire est composé de chansons révolutionnaires et de lutte. Ils font paraître deux 45 tours en 1970 & 1971. Le groupe s'arrête en 1971 car il se faisait agresser régulièrement par les fachos. Chansons de la 1ère partie : Chansons autour de Mai 1968 : La colère 02:04 Jean Édouard : Hiérarchie : Jean-Edouard Barbe : 197303:42 Michel Murty, Monique Brienne : Notre vache enragée (reenr.) : Michel Murty : 196906:25 Annie Nobel : Climat 68 : Annie Nobel : 197208:43 Aline Montels, JF Brossard, JP Bonfard : La colère : Jean-Pierre Bonfard - Jean-Frédéric Brossard : 196811:11 Pia Colombo : Mai 68 : Maurice Fanon - Gilbert Gascalès : 198012:56 Vania Adrien Sens, Jean Édouard : La révolution : Evariste (Joël Sternheimer) : 2018 Jacqueline Danno Biographie de Jacqueline Danno Jacqueline Danno, chanteuse et comédienne française naît en 1931 à Le Havre, petite-fille de marin-pêcheur breton elle revendiquera toute sa vie ses racine costarmoricainesD'abord, elle suit des cours de Théâtre au centre dramatique de la rue Blanche à Paris. Et parallèlement, elle s'inscrit au Petit Conservatoire de Mireille. Elle y développe une qualité d'interprète expressive avec une diction exceptionnelle. D'autant plus que la beauté de son visage la fait très vite remarquer. Début de la carrière artistique de Jacqueline Danno Ainsi en 1960 elle enregistre un premier 45 tours :"Le manteau gris" suivi de 3 autres. Ainsi cette année-là paraissent quatre 45 tours par une jeune et prometteuse débutante. Ensuite en 1961, en pleine guerre d'Algérie, elle enregistre "L'amour et la guerre", paroles Bernard Dimey, musique Charles Aznavour, 45 tours qui sera censuré.Néanmoins sa carrière est lancée. Georges Brassens qui apprécie son travail la prend en première partie de son spectacle à Bobino en 1962. Enregistrement du disque Pour en finir avec le travail C'est alors qu'en 1969, Jacques Le Glou envisage de produire un disque reprenant ses chansons détournées du printemps 1968.Certains auteurs de la chanson originale refusent (ex. Charles Trénet en raison du texte insurrectionnel, mais aussi Léo Ferré...). D'autres s'en amusent : Jacques Prévert, Jacques Lanzmann & Jacques Dutronc. La préparation de cet album dure près de 5 ans, avec l'aide de Guy Debord et de Gérard Guégan. Le choix des voix se porte sur Jacqueline Danno (sous le pseudonyme de Vanessa Hachloum pour raison de droit) et de Jacques Marchais. Parution et succès de Pour en finir avec le travail et refus de réédition C'est ainsi que le disque "Pour en finir avec le travail" paraît en 1974. Publié à 3500 exemplaires l'album reçoit un accueil enthousiaste, en deux mois tous les disques sont vendus . Mais... d'après Jacques Le Glou:"Je vais voir RCA pour discuter d'une réédition et là, je vois qu'il y a une problème... Entretemps, des membres du conseil d'administration avaient écouté le disque... "Le bon dieu dans la merde... Les flics tombent morts au coin des rues... vous vous rendez compte de ce que vous publiez ? On arrête ça" Donc la vie de ce disque s'est arrêtée. Pendant 25 ans, il n'a plus été question de le rééditer !"Chansons de la 2ème partie : Chansons autour de Mai 1968 : Il est cinq heures 18:15 Jacqueline Danno : Il est cinq heure : Jacques Lanzmann, adapt. Jacques Le Glou - Jacques Dutronc : 197421:10 Colette Magny : Nous sommes le pouvoir (extrait) : Colette Magny : 196823:21 Les barricadiers : Des canons (La chanson du CMDO) : C.M.D.O. : 197126:11 Catherine Ribeiro : Mai 1968 : Jacques Prévert - Sebastian Maroto : 1978 Biographie d'Evariste Joël Sternheimer alias Evariste, chantauteur et chercheur français naît à Montluel (Ain) en 1943. Famille aisée : son père est administrateur de biens, sa mère avocate.Alors que le petit Joël n'est âgé que de 10 mois, son père, juif, est arrêté par les nazis et assassiné à Auschwitz. Donc le reste de la famille se cache en Savoie jusqu'à la Libération.Joël Sternheimer est élevé dans des sympathies juives prolétariennes où il acquiert le goût pour la chanson. De surcroit il fréquente les enfants d'ouvriers de son quartier. Très bon élève, au lycée, par exemple il fait une devoir de maths en vers. Joël est licencié de mathématique à la Fac des Sciences de Paris puis, en 1966, passe sa thèse de doctorat de physique théorique à L'Université de Lyon. Joël Sternheimer est invité à rejoindre l'Université de Princeton Alors, Joël Sternheimer est invité à rejoindre l'Université de Princeton, aux États-Unis d'Amérique pour être l'assistant du professeur Eugene Paul Wigner, spécialiste de la théorie des groupes.. Cependant à peine arrivé, il apprend la suppression du poste, due à des réorientations de crédits à cause de la guerre du Vietnam. On lui propose autre chose, mais il démissionne. Néanmoins, il reste inscrit à des séminaire à l'Institute For Advance Study, donnés par Oppenheimer, le père de la bombe atomique.Un professeur de Princeton d’origine française, qui se tenait au courant de ce qui se passait en France, lui dit : « Tu as les cheveux longs, pourquoi ne fais-tu pas un disque comme Antoine ? Tu seras indépendant et tu pourras poursuivre tes recherches… » Joël s'achète une guitare et commence à composer des chansons. Ainsi, Joël s'achète une guitare et commence à composer des chansons. Il s'essaye à chanter dans un cabaret de New York, à Washington Square, au Gerde’s Folk City, là où Bob Dylan avait débuté ! Le patron du club l'encourage à continuer. Pendant ces escapades, Joël manque deux ou trois séminaires à l’lnstitute for Advanced Study… Lorsqu'il y retourne, le professeur Robert Oppenheimer avait remarqué ses absences. Joël doit lui faire part de ses difficultés à Princeton et de mon souhait de devenir indépendant… Ce dernier lui répond alors : « Si vous avez un moyen pour être indépendant, faites-le ! Si j’avais votre âge aujourd’hui, c’est ce que je ferais. » De retour en France pour les fêtes de fin d'année, Joël Sternheimer passe une audition chez Disc'AZ . Il enregistre alors un premier 45 tours E=mc2 sous le nom d'Evariste, en référence à Evariste Gallois. Lucien Morisse, directeur général de Disc'AZ et directeur des programmes d'Europe n°1 voit en lui un candidat capable de rivaliser avec Antoine, autre "intello de la chanson". Evariste pendant le mouvement de mai 1968 Finalement, Evariste revient à Paris début 1968. Evariste pendant le mouvement de mai 1968 prend une part enthousiaste, dès le début, aux revendication étudiantes. Il chante dans les amphithéâtres occupés, participe aux manifestations et à l'érection de barricades. Evariste participe également au Comité Révolutionnaire d'Action Culturelle (CRAC). Il y fait la connaissance d'une lycéen - futur chanteur Renaud- qui lui dactylographie sa chanson "Révolution". La pochette est dessinée par Georges Wolinski.Le 45 tours paraît avec l'aide de Lucien Morisse qui négocie des tarifs préférentiels avec la société de pressage. Évidemment le disque est immédiatement interdit sur les ondes mais néanmoins autorisé à la vente. Il est vendu 3 francs de façon militante. Sur la deuxième face se trouve la chanson "La faute à Nanterre" Chansons de la 3ème partie : Chansons autour de Mai 1968 : À bas l'État policier 32:07 Evariste, Comité Gavroche Révolutionnaire : La faute à Nanterre : Evariste (Joël Sternheimer) : 196835:44 Dominique Grange : À bas l'État policier : Dominique Grange : 196837:42 Jacques-Emile Deschamps : Le temps des policiers : Jacques-Emile Deschamps : 197242:31 Hélène Martin : Pour mes amis morts en mai : Louis Aragon - Hélène Martin : 1974 Evariste (Joël Sternheimer) Jacques-Emile Deschamps Jacques Marchais Biographie de Jacques Marchais Jacques Monmarché, alias Jacques Marchais, chanteur français, naît à Tours en 1935. Il suit les cours d'art dramatique de Raymond Girard puis prend des cours de chant. Ainsi, en 1956 Jacques Marchais obtient le prix Paul Fort de la poésie et joue du Shakespeare au théâtre de Ménilmontant.Ensuite, dès 1958 Jacques chante dans les cabarets parisiens: La Méthode, Chez Moineau, Le Port du Salut, La Colombe et surtout La Contrescarpe où il se produira régulièrement pendant 10 ans jusqu'en 1968. Arlette Reinerg, cofondatrice de la Contrescarpe dit de lui : "Jacques Marchais est arrivé par hasard, guitare à la main, à la Contrescarpe il y a 7 ans.[Jacques] y est toujours c'est normal.Il y a entre ce garçon amoureux de l'antiquité et ce vieux quartier, une mystérieuse parenté. [Jacques Marchai] y est venu chanter les poètes à l'endroit même où Verlaine et Rimbaud ont vécu; où Du Bellay, Ronsard et Baïf s'essayaient à la poésie.Il a, lui, Jacques Marchais le modeste, chanté chaque soir ce qu'il aimait et rien d'autre" Jacques Marchais s'accompagne remarquablement à la guitare pour chanter les poètes mais aussi des chansons de la "belle Époque" ou des emprunts au folklore.Finalement, en 1974 il participe à l'enregistrement de l'album "Pour en finir avec le travail" dont il a été question plus haut. Il dit lui : « Je crois que Le Glou est venu me chercher à la Contrescarpe, où j’ai chanté jusqu’en 1968. Je lui disaistoujours " pour qui sonne Leglou ! ". Les textes m’ont tout de suite amusé. Il devait y avoir un second volume,et puis cela ne s’est pas fait. J’avais déjà travaillé quelques titres. Je me rappelle d’une "anarseillaise". Ilsavaient détourné Gatztibella, le poème d’Hugo chanté par Brassens. Au lieu de "Il est des filles à Grenade", çacommençait par "Il est des filles à grenades / Il en est d'autres à bazooka. "… » Merci à Daniel Dumoulin pour ses recherches sur la biographie de Jacques Marchais qui m'ont bien aidées.Chansons de la 4ème partie : Chansons autour de Mai 1968 :Les Nouveaux Partisans 47:17 Jean-Max Brua, Charlotte Brua : Rue de la Grange-aux-belles : Jean-Max Brua - Jean-François Gaël : 197250:47 Jean Edouard : Ode à Jaurès : Albert Bausil - Jean-Edouard Barbe : 201855:24 Jacques Marchais : La vie s'écoule, la vie s'enfuit : anonyme belge, Raoul Vaneigem - Francis Lemonnier : 197458:18 François Béranger : Les nouveaux Partisans : Dominique Grange : 2004 Abonnez-vous au podcast Chant de l'Histoire
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C.d.C. #30 La jeunesse en 1968 – Robert Charlebois – Georges Chelon – Jean-Max Brua – Dominique Grange
C.d.C. #30 La jeunesse en 1968 - Robert Charlebois - Georges Chelon - Jean-Max Brua - Dominique Grange La jeunesse en 1968 : contexte historique En France "les événements de mai 1968" restent ancrés dans la mémoire collective. Pourtant la contestation de la jeunesse en 1968 n'est pas apparue en mai 68, pas plus qu'elle se s'y termine. Le mouvement vient de loin : aux États Unis d'Amérique en 1960 déjà des étudiants noirs, victimes de ségrégation organisent un sit-in suivi de multiples manifestations. Avec l'intensification de l'engagement militaire étasunien en 1965, le mouvement de protestation va s'amplifier et surtout s'internationaliser.Ainsi depuis le début de 1967 le climat social dans son ensemble se durcit en France. À partir de janvier 1968, les contestations - sur l'enseignement, la condition étudiante, la guerre du Vietnam- convergent et leur intensité ne cesse de croître jusqu'à l'explosion de Mai. Biographie de Robert Charlebois Robert Charlebois, chantauteur et acteur québécois, naît à Montréal (Québec) en 1944. Son père, ingénieur, dirige une usine métallurgique d'outils de précision, sa mère est secrétaire. C'est un enfant timide, discret, bon élève. Il prend des cours de piano très tôt.Il suit le cursus du "cours classique" qui était contrôlé par l'Église et destiné à l'élite de la société. En outre c'était, avant la Révolution tranquille, la seule voie pour pouvoir accéder à l'université.Robert Charlebois va jusqu'à la sixième année "la Rhétorique" puis travaille dans un théâtre itinérant pour enfants. C'est alors à ce moment là qu'il découvre le plaisir de la scène. Ainsi en septembre 1962 il fait ses débuts dans une boîte à chanson en première partie de Félix Leclerc. Début de la carrière musicale de Robert Charlebois Enfin, en 1966 paraît un premier album 33 tours récompensé du titre de "découverte de l'année". Sa chanson "La Boulée" le fait connaître au public des chansonniers.En fait, en 1966 et 1967 Charlebois effectue des voyages en Martinique et en Californie. Ceux-ci seront déterminants pour son orientation musicale future. Ainsi, dans son album 50 millions de 1967 apparait le virage vers une musique "rock". Avec ce troisième microsillon, Charlebois devient le premier chansonnier québécois à s'accompagner à la guitare électrique.Finalement, Robert Charlebois révolutionne la chanson québécoise en collant des textes jouals sur des musiques rock. Enfin, en 1968, il participe à un événement qui marquera définitivement la rupture avec la tradition chansonnière : l'Osstidcho. L'Osstidcho Sorte de happening culturel, ce spectacle, qui met également en vedette des gens comme Yvon Deschamps, Louise Forestier, Mouffe et le Jazz Libre du Québec, transgresse les règles du genre et impose une conception totalement différente de la scène. Charlebois y développe un style où se mêlent humour, provocation et improvisation.La liberté créative est au centre du processus de création. Quelques jours avant la première représentation, le spectacle n'avait toujours pas de nom. Excédé par l'indiscipline des membres de la troupe, le metteur en scène, Paul Buissonneau lança à Charlebois : "Ton hostie de show fourre-toé-le dans l'cul". Le titre du spectacle était enfin trouvé.En 1968 paraît l'album Lidberg qui va le faire connaître au grand public. Chansons de la 1ère partie : La jeunesse en 1968 : Robert Charlebois 02:32 Robert Charlebois, Louise Forestier : La marche du président : Gilles Vigneault - Robert Charlebois : 196806:57 Guy Béart : Rotatives : Guy Béart : 196810:07 Marthe Fleurant : Adrienne : Raymond Lévesque : 1968 13:48 Francesca Solleville : Morbihan : Eugène Guillevic - Jean-François Gaël: 1968 Biographie de Georges Chelon Georges Chelon, chantauteur français, naît à Marseille en 1943. Cette année là, a Wehrmacht a envahi la zone libre, le vieux port vient d'être dynamité. Le père est prisonnier, Georges est envoyé chez un oncle dans le Lot-et-Garonne.Au sortir de la guerre, la famille s'installe à Grenoble, le père souhaite y créer une agence d'assurance. Cependant, un jour d'été 1950 le père quitte le foyer familial. Georges se sent abandonné, blessé.Le bac en poche, Georges opte pour le journalisme, il fait donc des études de sciences politiques à Grenoble. Mais il est plus intéressé par la lecture de l'Équipe que celle du Monde...Georges Chelon ne fera qu'un semestre à Sciences-Po. Georges Chelon découvre la guitare Puis lors de vacances en Espagne Georges Chelon découvre la guitare. Ne connaissant pas la musique, il apprend avec les tableaux d'accords de la méthode Paul Beuscher. De même toujours en autodidacte il se met à composer et écrire des chansons. Chansons toutes simples et naïves qu'apprécient ses amis et proches. C'est alors qu'en 1964, il gagne un radio-crochet organisé par Radio Monte-Carlo & Pathé-Marconi, en interprétant deux de ses textes. René Vanneste, directeur artistique de Pathé-Marconi est présent, ce que fait Georges lui plaît et ce que fait Georges lui plaît et le courant passe entre les deux hommes. Le succès vient avec la chanson "Père prodigue". En pleine période yéyé, René Vanneste qui cherche un second souffle pour Pathé Marconi engage Georges Chelon. Il lui fait enregistrer un 45 tours en février 1965. Le disque est plutôt bien accueilli, surtout en radio. Le producteur décide d'embrayer immédiatement, chose très rare à l'époque, sur un album 33 tours qui reçoit le Prix de l'Académie Charles Cros.Le succès vient avec la chanson "Père prodigue". Georges enchaîne alors les premières parties d'artiste en vogue : Alain Barrière, Salvatore Adamo. Georges Chelon se place à contre-courant de la chanson de variété de l'époque. Cependant la qualité de ses textes qu'il met lui-même en musique conquiert le public.Finalement en 1968 paraît son troisième album studio " Tu sais ". Pour aller plus loin : lire le bel article qui lui est consacré dans le numéro 35 (printemps 2025) de l'excellente revue HexagoneChansons de la 2ème partie : La jeunesse en 1968 : Georges Chelon 17:42 Georges Chelon : 22, rue des carrières "le nid d'amour" : Georges Chelon : 196820:52 Georgette Lemaire : On dégringole : Jean-Pierre Ferland : 196823:16 Jacques Higelin, Brigitte Fontaine : Cet enfant que je t'avais fait : Brigitte Fontaine - Jacques Higelin : 196827:41 Bernard Haillant : Pour l'oiseau : Bernard Haillant :1968 Biographie de Jean-Max Brua Jean-Max Brua, chantauteur français, naît à Paris en 1938. Il hante les cabarets parisiens dans les années 1965 à 1975. Militant communiste et grand connaisseur du folk étasunien, il chante de sa belle voix grave. Puis il retourne à son métier d'ébéniste. Jean-Max Brua chanteur totalement occulté par les médias Chanteur totalement occulté par les médias, on ne trouve pratiquement rien à son sujet sur la toile ou dans la presse spécialisée. Seule la revue "Paroles et musique" lui a consacré un "Et pourtant ils chantent !" de trois pages dans le numéro 29 d'avril 1983. Merci à Bernard Keryhuel dont je vais m'inspirer de la prose pour écrire cet article.De même son décès sera annoncé dans un "En bref" de Chorus dans leur numéro 28 de l'été 1999.Cet assourdissant silence ne gêne pas Jean-Max Brua. Il poursuit inlassablement son travail de créateur solitaire. Installé dans la quiétude d'une fermette du Périgord, intégré à la vie du village (Il s'occupe même de l'équipe de football), il partage les préoccupations journalières d'une réalité parfois âpre à vivre. Patiemment, il engrange ses anecdotes, des instants furtifs qui, un jour ou l'autre, finissent par ressortir transposés en chansons racées.En réalité, son but dit-il c'est de : "donner une œuvre qui puisse pénétrer dans l'univers des gens, arriver dans leurs têtes, se connecter à leurs sensibilités mais aussi colorer leurs vies". La bande des cinq Jean-Max Brua a fait partie de la bande des cinq : Jacques Bertin, Jean-Max Brua, Gilles Elbaz, Jean-Luc Juvin & Jean Vasca. Bande que Jacques Bertin définit ainsi : « ce n’était pas une forteresse, ni une Équipe de France, ni une académie. Une bande, ça s’évase, ça déborde, ça fuit de partout ! Chacun d’entre nous avait d’autres amis, d’autres compagnonnages (…) Il y avait d’autres bandes juste à côté. Mais voilà, c’était lui, c’était moi, c’étaient eux, c’était le hasard, c’était comme ça, c’était notre bande. » Une bande qui se structure et se "théorise" à Tharaud dans le Gard les 10 et 11 août 1976 puis du 24 au 27 juillet 1977, lors d'un "symposium (partie séminaire, partie rigolade). En ce début 2025, Jacques en est le dernier survivant.Jean Vasca pouer Jean-Max Brua : "Ce qui touche dans tes chansons, c'est ta sincérité et cette volonté têtue et viscérale d'être toi-même, totalement, parmi les hommes; de témoigner de leur combats; d'y prendre part verbe au poing. C'est ton chemin, c'est à travers cette incarnation profonde que tu te trouves et te donnes dans la transparence d'une écriture qui avance. (…)En ces temps où les médias de tous poils hurlent à la mort (je veux dire cette tristesse, ce matraquage quotidien de l'intelligence et de la sensibilité), il nous appartient à nous de hurler à la vie. Alors, Jean-Max, continue, nom de dieu !" En 1968 paraît le premier 45 tours de Jean-Max Brua "L'étranger" Chansons de la 3ème partie : La jeunesse en 1968 : Jean-Max Brua 33:03 Henri Gougaud : Viêt-Nam : Henri Gougaud : 196835:43 Hélène Martin : L'enfant mort : Rose-Marie Moulin - Hélène Martin : 196837:57 Maurice Fanon : Les orgues de monsieur Johnson : Maurice Fanon - Darzie : 196839:54 Jean-Max Brua : Bateaux… Compagnies… : Jean-Max Brua : 196842:54 Isabelle Aubret : La jeunesse d'aujourd'hui : Jacques Debronckart : 1968 Biographie de Dominique Grange Dominique Grange, chantautrice et comédienne française, naît à Aix-les-Bains en 1940. Son père est chirurgien ophtalmologiste, sa mère membre d'association dans un centre social. Les grands-parents de Dominique sont musiciens amateurs et lui transmettent le goût de la musique. Ainsi, elle étudie le piano très tôt et dispose d'une guitare dès l'âge de 11 ans. Adolescente, elle découvre Guy Béart, Jacques Brel, Léo Ferré, le blues, le rock et le folklore sud-américain.Ensuite, en 1954, elle intègre le lycée. Sa prise de conscience politique se fait grâce à sa professeure de philosophie, alors membre du Parti communiste. D'ailleurs, bonne élève, elle obtient le bac en 1958 et part immédiatement pour Paris.En fin de compte, elle s'inscrit à l'École nationale d'interprète de traducteurs de la Sorbonne tout en suivant les cours de théâtre de Raymond Girard. Dominique Grange mène une carrière de chanteuse dans les cabarets rive gauche En conséquence, dès 1961-1962, elle accède rapidement à une carrière multiple de comédienne. Parallèlement, Dominique Grange mène une carrière de chanteuse dans les cabarets rive gauche dans un répertoire de variété bien ficelée. En pleine période yéyé elle fait paraitre trois 45 tours chez "Bel Air". Guy Béart la repère et enregistre la chanson "Le trou dans le seau" en duo avec elle dans son 45 tours "Allô tu m'entends" en 1965. Puis ce dernier l'engage comme collaboratrice pour son émission tv "Bienvenue chez Guy Béart". La réussite de cette émission tiendra beaucoup à la faconde de Béart mais aussi au charme de la belle Dominique Grange.En 1967, elle enregistre son 4ème 45 tours chez Temporel, la nouvelle maison de disque de Guy Béart. Dominique Grange en Mai 1968 Le mouvement étudiant de révolte et les grèves ouvrières de mai-juin 1968 enthousiasment Dominique Grange et font basculer sa vie.. Elle met fin au contrat avec Guy Béart, arrête sa carrière de chanteuse. D'ailleurs elle fait partie du comité de grève avec Évariste, Pia Colombo, Maurice Fanon, Francesca Solleville, Colette Magny & les Barricadiers. En outre elle participe au CRAC (Comité Révolutionnaire d'Action Culturelle) à la Sorbonne. D'esprit libertaire, elle prend contact avec la Fédération Anarchiste (FA). Des militants de la FA lui expliquent alors, que ce mouvement des étudiants n'était qu'un mouvement "petit bourgeois". En parfait désaccord avec cette analyse, elle tourne le dos à la FA.Peu après la fin du mouvement, Dominique Grange enregistre sur 45 tours autogéré des chansons écrites en mai et juin 1968. Ce 45 tours était vendu 3 francs au profit des grévistes et des comités d'action. Chansons de la 4ème partie : La jeunesse en 1968 : Dominique Grange 47:36 Jacques Dutronc : Il est cinq heures, Paris s'éveille : Jacques Lanzmann, Anne Ségalen - Jacques Dutronc : 196850:18 Evariste : La révolution : Evariste (Joël Sternheimer) : 196852:27 Claude Nougaro : Paris Mai : Claude Nougaro - Traditionnel, arrgt Ed. Louiss : 196857:48 Dominique Grange : Chacun de vous est concerné : Dominique Grange : 1968 Abonnez-vous au podcast Chant de l'Histoire
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C.d.C. #29 1968 Les débuts de Jacques Bertin : Revoilà le soleil – Béatrice Arnac – Michel Murty – Giani Esposito
C.d.C. #29 1968 Les débuts de Jacques Bertin : Revoilà le soleil - Béatrice Arnac - Michel Murty - Giani Esposito Contexte historique : 1968 Les débuts de Jacques Bertin Les débuts de Jacques Bertin. L'année 1968 voit une série de conflits sociaux fleurir à travers la France : À Caen, tout commence en janvier 1968 avec une grève d'OS qui culmine, le 26 janvier, lors d'une nuit d'émeute et d'affrontements en ville avec les forces de l'ordre : aux ouvriers se sont joint une centaine d'étudiants. Le préfet souligne la tradition de ce lien ouvriers-étudiants depuis les luttes communes avec la CFDT pendant la guerre d'Algérie, ainsi que la détermination ert le courage physique des manifestants lors des "attaques contre les symboles de la société en place (…) avec des bris de vitrines mais pas de pillages. Nouvelle version du podcast : les titres maintenant sont directement accessibles en cliquant sur leur horodatage (en rouge), d'attendre quelques secondes et le lecteur diffusera la chanson choisie. Biographie de Béatrice Arnac Béatrice Arnac, chanteuse, compositrice et actrice française naît à Suresnes en 1931. Elle est la fille de Marcel Arnac, dessinateur, précurseur de la BD. De même elle est la petite fille du journaliste pamphlétaire anarchiste Zo d'Axa (Alphonse Galland).Ainsi dès 12 ans, elle étudie la danse, le mime et le chant. Puis elle suit des cours au Conservatoire d'art dramatique.Ensuite, dans les années 1960, Béatrice Arnac passee dans les cabarets rive gauche. Elle chante les poètes : Pierre Seghers, Pierre Mac Orlan, Boris Vian, Arthur Rimbaud., etc...C'est ainsi qu'en 1962, Luc Bérimont dit d'elle: " Son répertoire Cette voix venue du plus nocturne, du plus insoumis, du plus tendre des pays de la poésie" Discographie partielle des débuts de Béatrice Arnac Béatrice Arnac remporte un premier Grand prix du Disque Charles Cros en 1962 pour son 2ème 45 tours :"L'amour"En 1963, elle fait paraître un 3ème 45 tours avec un titre écrit par Alain Saury . L'année suivante Béatrice Arnac consacre un album 33 tours à cet auteur pour lequel elle reçoit un deuxième grand prix du Disque de l'Académie Charles Cros.En 1968 paraît son 4ème album 33 tours :" Sans amour" Chansons de la 1ère partie : Les Débuts de Jacques Bertin : Béatrice Arnac : La nonne 02:06 Brigitte Sabouraud :Ainsi font font : Brigitte Sabouraud - France Olivia Deguelt : 196804:08 Gérard Manset : Animal on est mal : Gérard Manset : 196807:27 Les Enfants Terribles : Hissez ! : Gérard Lamballe - Alain Féral : 196810:33 Béatrice Arnac : La nonne : Jean-Paul Marchant : 1968 Béatrice Arnac Michel & Monique Biographie de Michel Murty Michel Pineau, alias Michel Murty naît à Paris le 2 Mai 1937, d’un père électricien et d’une mère employée de bureau. Il est l'aîné de trois enfants.Il passe ses premières années d’enfance à Saint Denis durant la période de la guerre (l ’occupation, les soldats, les uniformes, les contrôles d’identité). À l'école maternelle les journées sont ponctuées par les alertes et les bombardements.Cette atmosphère va le marquer profondément et peut expliquer parfois, le choix de certains thèmes de ses chansons et de ses peintures. Dès la fin de la guerre la famille s’installe en banlieue, à Sevran qui est encore « la campagne ». Michel découvre alors la nature et son émerveillement.D'abord à l'école primaire puis au cours complémentaire seuls le dessin et la musique le passionnent vraiment. Apprentissage et vie active de Michel Murty Michel étudie la photogravure entre 1952 et 1954 à l’école Estienne. Il obtient des premiers prix de dessin, d’étude documentaire et de décoration.Parallèlement, il découvre les chansons de Georges Brassens et de Léo Ferré. Alors, il crée, avec deux amis, un trio d'harmonicas et donne ses premiers concerts. Ensuite en 1955, il entre dans la vie active. Il a ses premiers emplois à la revue « l’Illustration », puis dans différentes entreprises où il se sent comme étranger, comme marginal.En plus de son métier, il suit des cours de peinture à l’école « des Arts Appliqués ». En outre avec quelques élèves qui partagent son enthousiasme, Michel organise un groupe : « Jeune Peinture ». Ainsi en 1957, il obtient son CAP de photograveur (chromiste).Son rêve, son réel désir, est de quitter son emploi pour se consacrer entièrement à la peinture et à la chanson. Michel Murty effectue son service militaire à Linas-Monthléry puis en Algérie entre 1957 et 1959.Malgré le service militaire il arrive à participer à diverses Expositions de peinture à la « Galerie Moderne » (Paris), et divers salons de Province. Il achète une première guitare et commence à interpréter des chansons de Georges Brassens, Jacques Douai, Yves Montand, Léo Ferré. Enfin libéré du service militaire, il continue à participer à diverses Exposition Peinture à mais également a quelques spectacles chanson pour amateurs. Notamment; en 1963 il commence à écrire ses premières chansons, paroles et musiques. Début de la carrière musicale de Michel Murty Mais en 1964, Michel Murty est de plus en plus attiré par la poésie et la chanson. Il commence ses premières auditions dans les maisons de disques et dans les cabarets « L’Écluse » et « l’École Buissonnière », il a un premier engagement dans un cabaret de Lyon, « Le Kaf’Ka ».Puis Michel est sélectionné au « Palais d’Hiver de Lyon», pour concourir au « Festival International de la Chanson » à Rennes.Finalement il, participe au « Petit Conservatoire de la Chanson » de Mireille où, sa rencontre avec d’autres chanteurs l’incite à former la troupe « Chanson d’Aujourd’hui ». Enfin en 1965, Michel reçoit le prix Paul Beuscher d'auteur-compositeur interprète à la finale du « Festival International de Rennes ».En effet, Michel Murty est aussi sélectionné pour la finale des « Relais de la chanson ». Ainsi, il commence à tourner dans les cabarets : « La Méthode », « Le Port du Salut », « Le Tire-Bouchon». Création du duo "Michel et Monique" D'ailleurs, en 1966 il rencontre, au « Petit Conservatoire de la chanson » la comédienne Monique Brienne qui présente alors ses textes. Michel lui propose de les mettre en musique. Leurs voix s’harmonisant parfaitement, ils vont former un duo : « Michel et Monique ».Le duo chante alors dans quelques cabarets : « L’Échelle de Jacob », « Le Lapin Agile », « La Bollée », « La Grignotière ». Mais encore, en 1967, ils rencontrent Jean Arnulf qui les présente à Guy Béart; celui-ci les programme dans son émission de télévision « Bienvenue Chez Guy Béart » où ils feront la connaissance de Claude Dejacques, directeur artistique chez Philips, qui à son tour les recommande auprès de Pierre et Michel Célie producteurs des disques « Déesse ». En fin de compte, en 1968, le duo enregistre deux 45 Tours « Michel et Monique » et « Aux bidonvilles de Nanterre ».Alors, Michel Murty abandonne définitivement son métier de photograveur et peut enfin se consacrer totalement à la chanson et à la peinture. Chansons de la 2ème partie : Les débuts de Jacques Bertin : Michel & Monique : Aux bidonvilles de Nanterre 16:36 Jacques Serizier : Au royaume de mon enfance : Jacques Serizier : 196819:30 Michel & Monique : Aux bidonvilles de Nanterre : Michel Murty : 196822:20 Toulaï : Kumbaya : Lee Hays, Fred Hellerman, Erik Darling, Ronnie Gilbert, Fred Hellerman, adapt. Eddy Marnay24:24 Jehan Jonas : La journée des amants : Jehan Jonas : 1968 Biographie de Giani Esposito Giani Esposito, chantauteur, poète et acteur français naît en 1930 à Etterbeek (Belgique). Son père est italien, sa mère française. La famille déménage en Italie en 1939.Le petit Giani fait des études classiques jusqu'au bac. Parallèlement, il se s'intéresse à la sculpture et au dessin.Giani revient à Paris en 1949, où à défaut de sculpture il travaille comme staffeur mais aussi emballeur et fabricant d'abat-jour.Cependant, Esposito possède en outre "un physique intéressant de beau ténébreux" et se fait remarquer par des réalisateurs tel que André Cayatte, Luis Buñuel ou Alexandre Astruc. En moins de trois ans de 1953 à 1955, il figure dans 7 films dont french cancande Jean Renoir. Débuts de la carrière musicale de Giani Esposito En plus de ce reflet cinématographique, Giani Esposito vient à la chanson avec des textes étranges et décalés. Il éveille néanmoins la curiosité de Nico Papatakis et de Léo Noël qui l'engage à la Rose Rouge et à L'Écluse. Le public est fasciné : "La voix d'Esposito, lacérée entre aigu et grave s'imposait à tous dans sa beauté formelle. Une voix à hauteur d'homme qui rendait plus dérisoire encore les tocades de la radio nationale pour les niaiseries franchouillardes de l'époque". Il lui faudra du temps pour enregistrer son 1er album " 9 chanson de Giani Esposito".Le succès vient en 1959 avec la chanson "Le clown".En 1968 paraît son troisième album 33 tours "Un noble rossignol" Chansons de la 3ème partie : Les débuts de Jacques Bertin : Giani Esposito : Un noble rossignol à l'époque Ming 31:04 Giani Esposito : Un noble rossignol à l'époque Ming : Giani Esposito : 196834:32 Francesca Solleville : Le chant des hommes : Nazim Hikmet, adapt. Charles Dobzynski - André Grassi : 196836:39 Max Rongier : La vérité : Georges Coulonges - Max Rongier : 196839:24 Christine Sèvres : Tu es venu : Jean Ferrat : 1968 Giani Esposito Jacques Bertin Les débuts de Jacques Bertin : Biographie de Jacques Bertin Les débuts de Jacques Bertin. Jacques Bertin, chantauteur, poète et journaliste français naît à Rennes en 1946. Sa famille catholique est très croyante mais aussi sociale : Son père, ayant fondé une association "La lutte contre le taudis", passe ses jours de congés à bâtir des maisons pour les sans-logis. Jacques Bertin conserve un souvenir heureux de son enfance.En fait, à la maison, sa mère est passionnée de chanson, on chante au quotidien. Jacques participe à la chorale paroissiale. À 14 ans, il achète sa première guitare. Bientôt il interprète les succès du moment (Brel, Aznavour).Jacques Bertin entre à l'école de journalisme un peu par hasard. Cependant, à l'École Supérieure de Journalisme de Lille, il se liera avec Didier Levallet ( son futur contrebassiste et arrangeur), Bernard Langlois (futur créateur de Politis) et François-Régis Barbry (journaliste à Paroles et Musique puis à Chorus).: "Dès la deuxième année, j'ai commencé à faire des chansons. La troisième, je ne suis plus allé à l'école, car je gagnais déjà ma vie comme chanteur..." Début de la carrière musicale de Jacques Bertin Enfin, en novembre 1966, il remporte le premier prix du concours organisé par la voix du Nord. Eddie Barclay qui est dans la salle lui propose de signer un contrat. Jacques Bertin demande de réfléchir puis : "Quelques minutes plus tard, fier comme on l'est à cet âge, je réponds non. Tel fut mon premier acte professionnel. Je l'avais échappé belle. Le contrat que me proposait le bon oncle B... était le fameux "contrat d'option" que les maisons de disques font signer à tous les débutants. (…) Un contrat d'option est un contrat par lequel l'artiste se lie à une maison de disques. Il renonce à enregistrer ailleurs durant un, deux ou trois ans. Pendant ce temps, la maison, elle, se propose d'étudier "l'éventualité d'enregistrer un disque". C'est parfaitement immoral…" Finalement, en 1967 paraît son premier album 33 tours Chez BAM. Ce premier album reçoit le Grand Prix du Disque Charles Cros.et en outre en 1968, paraît son deuxième album 33 tours dans la collection "La fine Fleur" avec un premier titre "Revoilà le soleil". Chansons de la 4ème partie : Début de Jacques Bertin : revoilà le soleil 45:56 Jacques Bertin : Revoilà le soleil : Jacques Bertin : 196848:34 Gribouille : Ostende : Gribouille - Christine Fontane : 196851:12 Béa Tristan : Le soleil : Béatrix Longa : 196855:06 Leny Escudero : L'an 3000 : Leny Escudero : 196857:46 Claude Vence : Où va le monde : Claude Vence : 1968 Abonnez-vous au podcast Chant de l'Histoire
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C.d.C. #28 Amour, guerre & espoir en 1967 – Renée Claude – Lise Médini – Jean Arnulf – Colette Magny
C.d.C #28 Amour guerre & espoir en 1967 - Renée Claude - Lise Médini - Jean Arnulf - Colette Magny Amour guerre & espoir en 1967 - Contexte historique Amour guerre & espoir en 1967. En 1967, les États Unis d'Amérique se sont engagés dans un guerre contre le Viet Nam, ce conflit est largement diffusé par la télévision. La jeunesse dans le monde entier y est largement opposée, son leitmotiv est "Peace and Love" De nombreuses chansons font référence à ce refus de la guerre. Sous la chape de plomb gaulliste, la France est en ébullition. Les restructurations qui n'avaient concerné jusque-là que les anciennes branches de la grande industrie commencent à toucher des secteurs en pleine croissance : - La sidérurgie, où suite à un plan de "redressement" prévoyant la suppression de 15 000 emplois, les syndicats entament une grève générale d'un mois. - La chimie : les ouvriers de Rhodiaceta cessent le travail et occupent l'usine. Le mouvement s'étend à d'autres sites. Etc.…La révolte ouvrière est amplifiée par l'émergence de causes transversales dont la première est impulsée par le féminisme qui a acquis droit de cité au sein de la bourgeoisie intellectuelle. La seconde concerne les problèmes propres à la jeunesse et l'élévation globale du niveau scolaire. Le bac se dévalue et, entre 1965 et 1970, 16% des bacheliers techniciens sont embauchés comme ouvriers. Biographie de Renée Claude Renée Bélanger, alias Renée Claude, chanteuse et comédienne québécoise, naît à Montréal en 1939. Renée s'intéresse très tôt à la chanson. Elle suit alors des cours de piano et de chant, de même que des cours d'art dramatique. Ainsi, dès 16 ans, elle remporte des concours radiophoniques. Ensuite Renée fait ses premiers pas dans les boîtes à chansons et passe des auditions pour les émissions de télé.Renée Claude choisit scrupuleusement les textes qu'elle interprète : d'abord les auteurs français reconnus, Léo Ferré, Georges Brassens, Jacques Brel, Guy Béart. Ensuite elle se tourne vers les auteurs québécois : Clémence Desrochers, Gilles Vigneault & Jean-Pierre Ferland.Après un premier 45 tours en 1962, elle publie quatre albums 33 tours chez Select en 1963, 64, 65 & 66.Finalement, elle signe un contrat chez Columbia. La chanson Shippagan, écrite par Michel Conte rencontre un grand succès public. Chansons de la 1ère partie : Amour guerre & espoir - Shippagan 02:02 Suzanne Gabriello : La campagne : Jean Ferrat, adapt. Suzanne Gabriello : 196705:05 Jacqueline Dulac : Ballade pour celui-là : Claude Delécluse - Jean Bernard : 196707:35 Renée Claude : Shippagan : Michel Conte : 196710:59 Léo Ferré : À une passante : Charles Baudelaire - Léo Ferré : 196713:00 Françoise Hardy : Il n'y a pas d'amour heureux : Louis Aragon - Georges Brassens : 1967 Renée Claude Lise Médini Biographie de Lise Médini Élise Midini, alias Lise Médini, chantautrice française, naît à Alès en 1938. Elle fait des études de philosophie puis rencontre le poète Sani. Lise met alors en musique certains de ses très beaux textes. Georges Brassens, à qui elle montre le résultat l'encourage alors et lui conseille de venir à Paris. Elle suit le conseil et se présente aux relais de la Chanson française.Ainsi, en 1961, Lise Médini obtient le premier prix de composition pour la chanson "Premier métro" sur un texte de Sani aux Relais de la Chanson française.Au Cabaret "La Colombe" Michel Valette l'engage pour la qualité de ses chansons. Il dit d'elle : Les yeux de Lise pétillaient de malice dans les chansons ironique ou exprimaient l'émotion avec une grande sincérité dans les chansosn tragiques". Après la Colombe, elle chante dans de nombreux cabarets : La Bolée, La Bouquinerie, La Contrescarpe, Cheel Moineau, Au Cheval d'or...etc. Puis dans des music-hall : Pacra, Bobino. Ainsi, c'est à Pacra que M. et Mme Alvarès des disques BAM lui font enregistrer son 1er 45 tours en 1962.En 1967, elle signe chez CBS et publie son 1er album 33 tours : Ce n'est pas la peine". En plus de Sani, elle chante du Luc Bérimont, Eliane Lubin et Roger Riffard. Chansons de la 2ème partie : Amour guerre & espoir - Un monsieur audacieux 18:13 Lise Médini : Un monsieur audacieux : Roger Riffard - Lise Médini : 196720:28 Jean-Pierre Bourtayre (Professeur Frichmouth) : Brinette : Jean-Pierre Bourtayre, Pierre Saka23:03 Marie-José Casanova : Sans façon : Marie-José Casanova : 196724:50 Colette Renard : Le curé de Falène : Paul Erel - Colette Renard : 196728:17 Les Petits Chanteurs du Cap-de-la-Madeleine : Do ré mi : Ocar Hammerstein, adapt. Henry Lemarchand - Richard Rodgers : 1965 Biographie de Jean Arnulf Jean Arnulf, chantauteur français, naît à Lyon en 1932. D'abord comédien, il remporte les premiers prix de Comédie et de Tragédie au Conservatoire de Lyon. Après avoir fait partie de la troupe de Roger Planchon, il fonde une nouvelle compagnie puis travaille avec le théâtre de Bourgogne.Alors, en 1960, il va à Paris où il se produit dans les cabarets Rive gauche. Doté d'un grand charisme, d'un excellent physique et d'une belle voix, il interprète principalement les textes de sa femme Martine Merri qu'il a mis en musique.Ainsi en 1963, son premier album "Point de vue" est récompensé du Grand prix de l'Académie Charles Cros 1964. Il acquiert une certaine notoriété grâce à des chansons interprétées par Christine Sèvres et Francesca Solleville. Notammant les remarquables "Point de vue" classée troisième au hit-parade en pleine période yéyé et "Chante une femme" que nous écouterons dans ce programme. Chansons de la 3ème partie : Amour guerre & espoir - Chante une femme 32:51 Jacques Debronckart : Mutins de 1917 : Jacques Debronckart : 196736:32 Eva : Où vont les fleurs : Pete Seeger adapt. Francis Lemarque, René Rouzaud : 196739:44 Jean Arnulf : Chante une femme : Martine Merri - Jean Arnulf : 196742:13 Georges Sampa : Les soldats sont des gosses : Georges Sampa : 1967 Jean Arnulf Colette Magny Biographie de Colette Magny Colette Magny, chantautrice française, naît à Paris en 1926. Son père est chef de rayon dans un magasin d'alimentation, sa mère est sensible aux pratiques artistiques (le théâtre). Secrétaire dactylo bilingue pour l'OCDE, dotée d'une voix exceptionnelle, Colette trouve dans le jazz, particulièrement dans le répertoire des chanteuses noires la possibilité de la mettre en valeur. Elle quitte son travail et commence à à chanter en anglais dans les cabarets rive gauche, notamment à la Contrescarpe. Elle y fait la connaissance de Francesca Solleville chantant Léo Ferré et de François Tusques, musicien de free-jazz. Ainsi en 1963, elle connaît le succès à la télévision dans le cadre du Conservatoire de Mireille avec la chanson Melocoton. Cependant, elle ne se satisfait pas de cette percée et refuse de rechanter Melocoton et de se spécialiser dans les standards étasuniens comme le voudrait CBS. Au contraire, Colette Magny s'oriente vers des textes poétiques français ainsi que des collages de textes dont ceux de Jean-Paul Sartre. La rupture avec CBS est inévitable. Elle est alors accueilli à Chant du monde, un éditeur proche du Parti Communiste. Elle y connaît de fait une grande liberté pour faire une œuvrer hors norme, puissant dans le free jazz et la musique classique.Finalement en 1967 elle publie son 3ème album 33 tours "Vietnam 67" Chansons de la 4ème partie : Amour guerre & espoir - Vietnam 67 46:09 Pierre Sélos : Vent d'Amérique : Pierre Selos : 196748:34 Colette Magny : Vietnam 67 : Colette Magny : 196750:37 François Deguelt : Che Guevara : Jacqueline Holtz - Jacques Datin : 196754:33 Claude Vinci : Pour toujours (Hasta siempre) : Carlos Puebla, adapt. Claude Vinci : 196957:10 Jean Ferrat : Cuba si : Henri Gougaud - Jean Ferrat : 1967 Abonnez-vous au podcast Chant de l'Histoire
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C.d.C.#27 Les Précurseurs de la chanson-rock en 1967 – Nino Ferrer – Les Gypsys – Chorus Reverendus – Guy Béart – Le King Set – Les Enfants Terribles
C.d.C #27 Les Précurseurs de la chanson-rock en 1967 - Nino Ferrer - Les Gypsys - Dani - Chorus Reverendus - Guy Béart - Le King Set - Les Enfants Terribles Les Précurseurs de la chanson-rock en 1967 Les Précurseurs de la chanson-rock en 1967. Boris Vian a été le premier à avoir introduit le rock dans la chanson. Ce dernier tourna en dérision ce rythme qu'il ne goûtait guère. Ensuite Richard Anthony & Johnny Hallyday singèrent le rock'n roll mais l'édulcorèrent rapidement dans le yéyé.Mais cette naïveté s'essouffle rapidement avec l'évolution des mœurs et la montées des contestations politiques en occident. De plus, de l'autre côté de la Manche, Les Beatles et d'autres groupes font souffler un vent de renouveau. Ce british beat, relayé par des radios pirates émettant de bateaux, est écoutable dans le nord de la France. Serge Gainsbourg, prince du cynisme, retourna à nouveau sa veste "doublée de vison" renouvela à nouveau son image et s'entoura d'arrangeurs anglo-saxons. D'autres groupes, plus jeunes, s'immergèrent dans le "swinging London" etadaptèrent leur style pour le mettre au goût du jour. Biographie de Nino Ferrer Agostino Arturo Maria Ferrari, alias Nino Ferrer naît en 1934 à Gênes (Italie). Il passe les cinq premières années de sa vie en Nouvelle-Calédonie. En 1939, la famille revient en Italie pour les vacances mais y est bloquée par la guerre. Puis, la guerre terminée, les Ferrari s'installe à Paris. Le jeune Nino qui maîtrise mal le français est alors victime de railleries à l'école. Alors adolescent, mal dans sa peau, il découvre le jazz qu'il écoute la nuit dans sa chambre. C'est ainsi qu'il s'essaie à divers instruments de musique qu'il loue. En 1953, Nino se lie d'amitié avec Richard Benett, un lycéen qui joue de la batterie. Ainsi avec un cousin de Richard, ils forment un trio qui joue du jazz Nouvelle-Orléans dans les jardins publics. Dès lors, ce trio "Les Dixie Cats" tourne dans les bals des grandes écoles parisiennes, dans des clubs réputés et anime des casinos de province. Si bien qu'ils envisagent de faire un métier de leur passion. Débuts de carrière difficiles et succès de Nino Ferrer Au début des années 1960, avec le déferlement du rock puis du yéyé, Nino constate que le jazz joué par les Dixie Cats est passé de mode. Le groupe se réoriente alors vers le blues et le rhythm and blues, Nino jouant de la basse électrique, sans succès. Dépité, le groupe se sépare.En fin de compte, en 1962, Nino accompagne Nancy Holloway Alors en 1963, Nino fait paraitre un premier 45 tours qui passe inaperçu malgré les joyaux qu'il contient. Enfin il ne connaîtra le succès qu'en 1965 avec son 4ème 45 tours "Mirza" dans une veine comique et rythmée. Finalement en 1967 paraît son 9ème 45 tours "Mao et moa". Biographie de les Gypsys Les Gypsys est un groupe de rock français composé de Serge Doudou (guitare solo), Jean-Pierre Hipken ( guitare basse), Jacky Pujol (Guitare rythmique) et Gérard Fettinger (batterie). Il est formé d' une bande de copains qui répètent dans une cave de Malakoff (le seul endroit où ils n'aient pas trop à redouter les voisins). Une fois prêts, Les Gypsys tournent alors dans les principaux clubs de Paris, de banlieue et de province.Finalement en 1967, ils publient leur unique 45 tours "Prolétaire" Chansons de la 1ère partie : Les Précurseurs de la chanson-rock : Serge Gainsbourg - Les Gypsys - The Somethings - Nino Ferrer 02:32 Serge Gainsbourg : Qui est in qui est out : Serge Gainsbourg : 196604:41 Les Gypsys : Prolétaire : Jacky Pujol - Jean-Pierre Hipken : 196707:30 The Somethings : Le monde infernal : Gilbert Lefeuvre : 196710:19 Nino Ferrer : Mao et moa : Jacques Sztern (Clothaire) - Nino Ferrer Nino Ferrer Biographie de Dani Danièle Graule alias Dani naît à Castres (Tarn) en 1944. Famille modeste : son père est cordonnier, sa mère vendeuse de chaussures. À 19 ans, elle part pour Paris pour suivre l'École des Beaux-Arts. Elle est engagée à Jours de France pour y faire des photos et commence une carrière de mannequin. Ainsi elle est amenée à fréquenter les soirées à la mode dans les lieux branchés. Dès 1964, elle débute au cinéma dans des petits rôles.Finalement, elle s'oriente vers la chanson et sort un premier 45 tours "Garçon manqué" en 1966.En 1967 paraît son 4ème 45 tours "H comme hippies" Biographie de Chorus Reverendus Chorus Reverendus est un groupe de rock (3 filles & 2 garçons) formé en 1967 par le producteur d'Antoine Germinal Tenas. Il est alors composé de Bernard Schweitzer (guitare et chant), Claude Achallé (guitare et chant), Maria Sandra (chanteuse à la voix charismatique), Yvonne (chorégraphe et choriste) et Sandrine (choriste).Le son du Chorus Reverendus rappelle celui des Mama's & Papas avec une touche psychédélique et excentrique arrangé d'un travail sur bandes magnétiques (passées à l'envers). Chorus Reverendus n'a enregistré qu'un seul 45 tours. Ainsi, à l'arrière de sa pochette on pouvait lire : " L'originalité s'harmonisant avec la qualité, douceur des "rêves", d'une poésie baroque ou fantaisies des "orties" !... 4 excellentes chansons, un style nouveau, un ensemble des plus agréables résultant d'un parfait travail.Le "Chorus Reverendus" est une réalisation de la "Thermidor Organisation".On va en entendre parler" L'ambiance psychédélique et les paroles acides à sens multiples n'ont pas du tout plu à Eddy Barclay. Alors qu'il devrait être distribué par Barclay, le disque n'a été pressé qu'à seulement 2000 exemplaires dont 500 pour la promo et n'a jamais été mis dans les bacs. De plus Barclay n'hésite pas demander à Thermidor Organisation le remboursement de l'avance : 45 000€ de l'époque. Une fortune qui met fin à la petite maison de disque et à son unique projet. Un projet mort-né, étouffé par Eddie Barclay. Un visionnaire : ce disque est depuis devenu culte. Chansons de la 2ème partie : Les Précurseurs de la chanson-rock - Dani - Chorus Reverendus - Sullivan - Evariste - Jean-Pierre Kalfon 16:14 Jean-Pierre Kalfon : La guerre : Victor Hugo - Jorge Milchberg : 196518:14 Sullivan : Est-il besoin d'être méchant ? : Jacques Dautriche : 196720:54 Chorus Reverendus : Quand demain : Germinal Ténas - Jean-Marie Di Maria : 196723:28 Dani : H comme hippies : Frédéric Botton : 196725:06 Evariste : Connais-tu l'animal qui inventa le calcul intégral ? : Joël Sternheimer : 1967 Biographie de Guy Béart (suite) La première partie de la biographie de Guy Béart est consultable ici.En 1960 Guy Béart connaît un énorme succès public avec "L'eau vive" chanson du film du même nom. Cependant, promis à une belle carrière, il est victime de la vague yéyé. Délaissé par les grandes compagnie phonographiques, il est le premier à créer une maison de disque autogérée (Auto Promotion des Artistes du Micro). En outre, Guy se tourne vers la télévision où il anime "Bienvenue" de 1963 à 1970.De plus, en 1965, Guy Béart fait paraître deux albums 33 tours "Les Grands principes 1 & 2" où il s'interroge sur lui-même autant que sur le monde.Ensuite, en 1966 il consacre un album aux "Très vieilles chansons de France" (Vive la rose). Puis en 1967 il fait paraitre en 1967 deux 45 tours: "Il fait toujours beau quelque part" & "Chante l'espace". Biographie de Jean-Paul Malek Les Précurseurs de la chanson-rock : Il n'y a que très peu d'informations sur Jean-Paul Malek, sinon qu'il fut l'ami d'enfance de Gérard Manset. Ils font ensemble leurs premières armes, lui en tant que chanteur / compositeur, Gérard Manset en tant que parolier. Finalement, ils fondèrent tous les deux "Le studio de Milan". Ainsi, tous deux collaboreront à trois 45 tours et un album 33 tours de Laurent Malek entre 1966 et 1970. Chansons de la 3ème partie : Les Précurseurs de la chanson-rock - Jean-Paul Malek - Guy Béart - Serge Reggiani 30:25 Laurent Malek : La guerre des radios : Gérard Manset - Jean-Paul Malek : 196734:43 Guy Béart : Le grand chambardement : Guy Béart : 196737:48 Serge Reggiani : Les loups sont entrés dans Paris : Albert Vidalie - Louis Bessières : 1967 Laurent Malek Le King set Les Enfants Terribles Biographie de Le King Set Le King Set est un groupe créé par Michel Jonasz et Alain Goldstein après leur départ des "Lemons" qui accompagnaient le chanteur Vigon.Alors, Michel Jonasz assure le chant et les claviers, Alain Goldstein joue de la guitare. Ainsi, en 1967, ils font paraître un premier 45 tours qui rencontre un relatif succès public à cause du sens du rythme et de la voix de Michel. Biographie de Les Enfants Terribles Les Enfants Terribles est un groupe vocal créé par Alain Féral en 1966. Il est composé d'Alain et Luce Féral (mari et femme), Jacques Mouton et de France et Gilles Paumier (frère et sœur).Leur répertoire original, poétique et énergique est majoritairement écrit et composé par Alain Féral. On les voit beaucoup au cabaret rive gauche La Contrescarpe et un peu à Bobino.En 1967 ils publient leur 3ème 45 tours "Qu'est-ce qu'on s'en fout !" Chansons de la 4ème partie : Les Précurseurs de la chanson-rock - Anachroniques, les saltimbanques 45:35 Le King Set : On a perdu un président : Jacques Cousteau, Yves Caillaud - Alain Goldstein, Pierre Saka : 196748:17 Les Enfants Terribles : Anachroniques, les saltimbanques : Guy Béart : 196751:02 Michel Aubert : Protestation II : Jean L'Anselme - Michel Aubert : 196753:28 Leny Escudero : La vérité : Leny Escudero - Jacques Mareuil : 196755:42 Jean-Claude Bellecour : Géométrismes : Jean-Claude Bellecour : 1967 Abonnez-vous au podcast Chant de l'Histoire
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C.d.C. #26 1966 Les Boîtes à Chansons au Québec : Hélène Martin – Jacques Debronckart – Georges Dor – Monique Miville Deschênes
C.d.C #26 Les Boîtes à Chansons au Québec : Hélène Martin - Jacques Debronckart - Georges Dor - Monique Miville-Deschênes Les boîtes à chansons au Québec Les boîtes à chansons au Québec naissent fin des années 1950. Lorsque Félix Leclerc revient en 1953, il est porté par le succès qu'il a rencontré en France. Pourtant, à ce moment-là, au Québec, l'apparition de la télévision vide les salles de spectacle. Mais en 1957 le premier Concours de la chanson canadienne est créé . Celui-ci est "un révélateur sans précédant de l'offre et de la demande d'une chanson authentiquement québécoise". Ainsi, le public y découvre un répertoire original de chansons dans lequel il se reconnaît. Ceci encourage une nouvelle génération d'artistes à prendre la plume et à s'exprimer par des chansons. Ils allaient être le noyau des futures boîtes à chansons au Québec.En fin de compte, les boîtes à chansons fonctionnaient en dehors des circuits traditionnels de l'industrie musicale, s'adressant aux jeunes, dans des salles peu dispendieuses. Alors que dans les cabarets, le spectacle se déroulait dans une ambiance bruyante, dans les boîtes à chansons, le public y est tenu d'observer "le silence le plus respectueux". Finalement, à leur apogée au milieu des années 160, on comptait une quarantaine de boîtes à chansons au Québec. Biographie de Hélène Martin Enfance et scolarité d'Hélène Martin Hélène Martin, chantautrice française, naît en 1928 à Paris. Son père Jean Martin est agrégé d’histoire professeur du secondaire puis maître de conférence à Science-Po Paris. Durant l’Occupation, de nombreux soucis de santé la contraignent souvent à l’alitement. Pourtant cela lui donnera une formidable envie de vivre. Jeune observatrice des événements dramatiques qui se déroulent alors, Hélène Martin est alors profondément marquée par la politique de persécution des Juifs et par les bombardements atomiques d’Hiroshima et Nagasaki. Ensuite, à la Libération, elle vit une adolescence heureuse avec la découverte du jazz et l’écoute des chansonniers. De plus, lectrice insatiable, Hélène dévore les œuvres d’Albert Camus, Boris Vian et Jacques Prévert. Elle poursuit sa scolarité jusqu’en première puis fréquence pendant trois ans l’École des arts décoratifs tout en suivant les enseignements du cours Simon. Hélène Martin vit alors l’effervescence de Saint-Germain-des-Prés où elle rencontre Djuri Cortez qui lui donne des cours de guitare, elle découvre alors les premiers accords et les harmonies sauvages. Débuts de la carrière de chanteuse d’Hélène Martin En effet, peu de temps après avoir quitté le domicile parental, Hélène Martin passe une audition à l’Écluse où malgré l’absence de répertoire propre on lui donne carte blanche pour chanter chaque soir. Ainsi, elle se forge un répertoire avec l’aide d’André Schlesser et se produit dans différents cabarets de la rive gauche. Elle fréquente ainsi Cora Vaucaire, Giani Espositio, Serge Gainsbourg et Georges Moustaki. Francis Claude, animateur du « Milord l’Arsouille » lui fait enregistrer des chansons dans le cadre d’émissions télévisées. Discographie 1959 / 1966 d'Hélène Martin 1956 Un 45 tours : La fin de l'amour (Le Chant du monde) 1957 Un 45 tours : Bonne fête maman ! (enfants) (Le Chant du monde) 1960 Deux 45 tours : Paul Eluard (avec S. Reggiani) + Apollinaire (avec J. Topart) (reflets SM) & un 33 tours Chanson noire (BAM) 1961 Un 45 tours : La Seine et ton visage (BAM) 1962 Un 33 tours : Le condamné à mort (BAM) 1963 Un 33 tours : L'oiseau de paradis (Barclay) 1964 Deux 45 tours : Où sans vieillir (Harmonia mundi) & L'homme en bleu (Adès) & Un 33 tours : Auberge toi et moi (Adès) 1966 Un 33 tours : Le condamné à mort (BAM) Mais c’est notamment en 1966 qu’Hélène Martin prend part au spectacle « Terres mutilés », adapté de l’œuvre éponyme de René Char dans le cadre du mouvement d’opposition à l’implantation de fusées nucléaires sur le plateau d’Albion. Chansons de la 1ère partie: les Cabarets au Québec : Cadarache 02:54 Christine Charbonneau : La guerre des jupons : Christine Charbonneau, Roger Joubert – Christine Charbonneau : 196604:45 Hugues Aufray : Céline : Vline Buggy, Hugues Aufray – Mort Shuman : 196607:47 Hélène Martin : Cadarache : Rose-Marie Moulin – Hélène Martin 196610:17 Colette Magny : Les gens de la moyenne : Colette Magny : 196612:33 Henri Gougaud : Nazim Hikmet : Henri Gougaud : 1966 Hélène Martin Jacques Debronckart Biographie de Jacques Debronckart Enfance et scolarité de Jacques Debronckart Jacques Debronckart, chantauteur français, naît à Chartrettes (Seine et Marne) en 1934. Son père Charles est un agent commercial qui, à 61 ans à la naissance de Jacques, a renoncé aux responsabilités, il laisse à sa jeune épouse André l'autorité familiale. En effet, celle-ci, protestante pratiquante, élèvera ses trois enfants (Michelle née en 1938, Maggy en 132 et Jacques en 1934) dans un puritanisme sévère, voire austère. L'univers de Jacques se résume à un décor : le temple, le collège Guizot et les leçons de piano et solfège. Ensuite, à la Libération, la famille déménage à Paris. Jacques joue de l'orgue au temple de la rue Dulong. En 1950, élève au lycée Condorcet, il monte une pièce de Feydeau avec quelques camarades. Jacques Debronckart en dira plus tard : "J'avais tellement de carapaces que le fait d'accéder à une scène, d'être enfin écouté, était pour moi un formidable facteur de libération". Ainsi, en 1951, ayant obtenu sa seconde partie de bac (philosophie et lettres), Jacques s'inscrit à la Sorbonne mais les cours qu'il suit en auditeur libre au Conservatoire (contrepoint et harmonie) sont les seuls qui lui apportent de véritables joies. Il écrit et compose, rencontre des professionnels du spectacle. Finalement, en 1953, il interrompt ses études pour se consacrer uniquement à la musique. Début de la carrière musicale de Jacques Debronckart D'abord, pendant quelques années, Jacques Débronckart est pianiste de bar dans des cabarets. C'est dans l'un d'entre eux "La Chanson Galande" qu'il fait la connaissance de Maurice Fanon. Les deux hommes sympathisent : Jacques va alors enseigner l'art du chant à Maurice Fanon en retour celui-ci incite Jacques à interpréter ses propres compositions. Si bien qu'en 1960, Jacques Debronckart est engagé dans un cabaret de Munich. Peu à peu il se forge une réputation de pianiste émérite et devient l'accompagnateur attitré de Boby Lapointe, Roger Riffard, Pia Colombo et Christine Sèvres. Jacques écrit pour Philippe Clay, Juliette Gréco, Les Frères Jacques. En 1963, sa première chanson enregistrée (par Philippe Clay) "Les fesses d'Irma" sera interdite d'antenne.En fin de compte, il interprète pour la première fois ses chansons au cabaret "La Bolée" puis à "L'échelle de Jacob".Finalement en 1965 , grâce à Claude Dejacques, directeur artistique de chez Philips, Jacques Debronckart enregistre son 1er 45 tours "Adélaîde" qui va avoir du succès et le lancer dans le métier. Cependant le showbiz qui n'aime guère l'originalité ne tardera pas à renâcler à publier certains titres jugés par trop audacieux. La rupture avec Philips surviendra en 1967.En 1966, paraît son 3ème 45 tours "Dehors dedans" Suite de la biographie de Jacques Debronckart Chansons de la 2ème partie: les Cabarets au Québec : Ami, veille au grain 18:20 Georges Brassens : Le grand chêne : Georges Brassens : 196622:30 Juliette Gréco : Un petit poisson, un petit oiseau : Jean-Max Rivière - Gérard Bourgeois : 196624:09 James Ollivier : L'oiseau mort : Manouchka - James Ollivier : 196626:59 Jacques Debronckart : Ami, veille au grain : Jacques Debronckart : 1966 Biographie de Georges Dor Georges-Henri Dore, alias Georges Dor, chantauteur, journaliste, acteur et metteur en scène québécois, naît en 1931 à Drummonville (Québec). Il est le plus jeune d'une famille de onze enfants d'origine irlandaise, son père René est agent d'assurance.D'abord, de 1948 (il a 17 ans) à 1952, Georges travaille dans une usine de Drummonville. Ensuite pendant un an, il suit des cours à l'École du Théâtre du Nouveau Monde à Montréal. Puis durant l'hiver 1953 il travaille sur les chantiers de la centrale Bersimis sur la rive nord du Saint Laurent.Au cours des cinq années suivantes, Georges Dor est d'abord présentateur puis directeur de l'information au sein de plusieurs stations de radio privées à Trois-Rivières, Sherbrooke et à Québec.Ensuite, de 1957 à 1967, il travaille comme concepteur rédacteur et finalement comme directeur des journaux d'actualité du Télé journal à CBC Montréal. Carrière musicale de Georges Dor D'abord, à partir de 1954 Georges Dor commence à publier de courtes nouvelles et pièces de théâtre ainsi que de nombreux poèmes sur lesquels il met de la musique par gageure. Après que le poète Gaston Miron et d'autres amis l'ont incité à continuer, Georges Dor sort son premier album 33 tours en 1966. Sa chanson "La Manic" décrivant la solitude des bâtisseurs de barrages sur la Manicouagan rencontre alors un immense succès. En outre et album comprend de nombreuses chansons magnifiques : "Chanson pour la femme", "Saint-Germain", "La chanson difficile"... Chansons de la 3ème partie : Les boites à chansons au Québec 32:47 Georges Dor : La Manic : Georges Dor : 196636:41 Louise Poulin : La villanelle du temps perdu : Gilles Vigneault : 196639:36 Claude Dubois : J'ai souvenir encore : Claude Dubois : 196642:08 Renée Claude : Les gens de mon pays : Gilles Vigneault : 1966 Georges Dor Monique Miville-Deschênes Biographie de Monique Miville-Deschênes Monique Miville-Deschênes, chantautrice, écrivaine et comédienne québécoise naît en 1940 à Saint-Jean-Port-Joli (Québec).Elle fait des études de piano, guitare et écriture au Conservatoire d'art dramatique de Montréal.Premièrement en 1956 Monique se fait connaître à la télévision de Québec par le concours "Saint Georges Côté et ses amateurs" qu'elle gagne en interprétant la chanson "Notre sentier" de Félix Leclerc. Par la suite, elle s'initie au folklore avec Raoul Roy et se produit dans les boites à chansons au Québec.Enfin son 1er 45 tours en 1961 "Salut la terre" devient la chanson thème de la semaine des jeunes agriculteurs.Finalement après l'enregistrement d'un 1er album 33 tours en 1963, regroupant des chansons du genre folklorique et populaire, son 2ème album de 1965 présente un caractère plus poétique et intimiste. Chansons de la 4ème partie : Les boîtes à chansons au Québec : Je suis de cèdre 48:04 Louis Perret : Sors de ton trou : Louis Perret : 196650:25 Monique Miville-Deschênes : Je suis de cèdre : Monique Miville-Deschênes : 196553:50 Claude Nougaro : Bidonville : Vinicius de Moraes, adapt. Claude Nougaro - Baden Powell : 196656:55 Léo Ferré : L'âge d'or : Léo Ferré : 1966 Abonnez-vous au podcast Chant de l'Histoire
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C.d.C. #25 1966 Mentalité française – Antoine – Jehan Jonas – Georges Moustaki – Jacques Higelin
CdH #25 1966 Mentalité française - Antoine - Jehan Jonas - Georges Moustaki - Jacques Higelin 1966 Mentalité française 1966 Mentalité française. C'est l'année des élucubrations, un vent de révolte ce lève cette année là qui va balayer les minets et nymphettes du yéyé. L'anticonformisme et le refus de l'autorité commencent à soulever la chape de plomb que le gaullisme fait peser depuis huit longues années sur la jeunesse. Une nouvelle génération de talents va s'imposer, elle va réinventer la chanson. La musique cesse d'être une distraction pour devenir une véritable philosophie, un style de vie. En parallèle, une conscience politique germe, elle portera bientôt ses fruits. Biographie d'Antoine Pierre-Antoine Muraccioli, alias Antoine, chantauteur, navigateur et réalisateur français, naît à Tamatave (Madagascar, alors colonie française) en 1944. Son père, ingénieur, travaille dans les travaux publics, son métier l'amène à de nombreux déménagements. En effet, après Madagascar, le petit Pierre-Antoine connaît Saint-Pierre-et-Miquelon, Marseille, et le Cameroun.Ensuite, Pierre-Antoine fait de brillantes études (math sup & math spé) à Grenoble. En outre, au début des années 1960, il parcourt l'est des États-Unis d'Amérique où il découvre le folk-song. C'est alors qu'élève-ingénieur de l'École Centrale de Paris il commence à écrire des chansons. En 1965, ll prend le nom d'Antoine et signe un contrat chez Vogue. Son premier 45 tours rencontre un succès d'estime mais la chanson "Les élucubrations d'Antoine" parue dans son 33 tours de 1966 fera un carton. Avec ses cheveux longs, Antoine détonne et le public adhère. L'étiquette CBS décide donc de le parodier, Joe Dassin, un moment pressenti, laisse la place à son parolier Jean-Michel Rivat. Celui-ci, coiffé d'une incroyable perruque et affublé d'un bermuda à fruits, chante alors "Les Hallucinations d'Edouard" Chansons de la 1ère partie : Pourquoi ces canons ? 02:03 Edouard : Les hallucinations d'Edouard : Antoine, adapt. Jean-Michel Rivat : 196604:33 Jacqueline Taïeb : 7 Heures du matin : Jacqueline Taïeb : 196606:39 Stella (Zelcer) : Un air du folklore auvergnat : Maurice Chorenslup - Stella Zelcer : 196608:39 Antoine : Pourquoi ces canons ? : Antoine Muraccioli : 196610:33 Gilbert Grenier : La publicité : Gilbert Grenier : 1966 Edouard Antoine Jehan Jonas Nicoletta Biographie de Jehan Jonas Gérard Béziat alias Jehan Jonas, chantauteur français, naît à Levallois-Perret en 1944. Son père, Jacques, parisien est vendeur dans un magasin de tissus, sa mère Andrée Bataille normande est secrétaire. Ils habitent un petit appartement sur cour intérieure, peu lumineux et passablement humide. C'est ainsi que Gérard héritera d'une bronchite chronique . Environ deux ans après la guerre, la jeune femme quitte le papa, à qui l'enfant est confié. En 1958, à 14 ans il est orienté comme ajusteur-électricien au Centre d'apprentissage de la SNCF. Ses premiers textes datent de cette époque. Ainsi, à l'été de ses 18 ans, en 1962, Jehan part sur la route, chante Léo Ferré, s'essaie dans ses premiers textes et fait la manche le long des côtes bretonnes. Le temps de l'apprentissage et de l'ouverture du regard.Mais, en 1963, il part faire son service militaire, au début il vit cela comme un moment de restauration de lui-même, presque des vacances. Il utilise les longues plages d'inactivité de consigné pour pratiquer sa guitare écrire chansons et poèmes. En outre, il bénéficie de la bienveillante tolérance d'un gradé qui l'autorise à disposer de ses nuits pour aller chanter et gagner quelques sous. Début de la carrière de Jehan Jonas En mai 1964, libéré du service militaire, il court les cabarets. "La Contrescarpe" sera l'un des premiers à l'accueillir. Il y rencontre et tisse des liens avec habitués et artistes. D'ailleurs, en 1965, Jehan passe son examen d'auteur devant la Sacem mais en juillet il se retrouve sans travail, Guy Béart le recommande à Suzy Solidor à Cagnes-sur-mer. Celle-ci ne peut l'inclure dans son programme qui est bouclé mais l'envoie chez Georges Ulmer qui le retient. Georges Ulmer enregistrera une chanson de Jehan "La couleur du papier". La fin de la saison estivale le ramène à Paris "Chez Georges" puis à "La Contrescarpe. À la fin de l'année 1965, les événement et promesses se multiplient : il court de cabaret en cabaret, participe au gala du "Monde Libertaire" en première partie de Léo Ferré. L'étincelle eut pour nom Marcel Rothel qui le présentera à Marcelle Legrand (mère de Michel Legrand), responsable des Editions du même nom, elle sera son éditrice accueillante, chaleureuse et rassurante.Autre rencontre décisive : Jean Bourbon, directeur artistique qui accepte de s'occuper de lui. Celui-ci va le présenter à Lucien Morisse, directeur de la programmation d'Europe N°1. Magie ! le courant passe : Lucien est séduit par la veine riche, tumultueuse et passionnée de Jehan. Il aime son panache, le courage de ses idées et la tendresse fragile de sa poésie. De plus, il est indulgent avec les provocations de son protégé.Finalement, en 1966 Jehan enregistre un premier album 33 tours "Comme dirait Zazie" Chansons de la 2ème partie : 1966 Mentalité française 16:33 Les Enfants Terribles : Quand on en aura marre : Alain Féral : 196619:40 Jehan Jonas : Mentalité française : Jehan Jonas : 196621:35 Jean-Claude Massoulier : Les robots : Jean-Claude Massoulier - André Popp : 196624:03 Brigitte Fontaine : Je suis décadente : Brigitte Fontaine - Yvonne Schmitt : 196626:18 Nicoletta : Ça devait arriver : Jalcy Hawkins, adapt. Guy Marchand : 1966 Biographie de Georges Moustaki : 1ère partie 1934 / 1966 Yusseff (pour l'état civil), Giuseppe (la sage-femme était italienne), Joseph (à l'école française) Mustacchi, alias Georges Moustaki, chantauteur italo-gréco-français, naît à Alexandrie (Égypte) en 1934. Il symbolise par ces prénoms tout l'univers méditerranéen. Son père tient la "Cité des livres" une des librairies francophones les mieux fournies du Moyen-Orient. Les enfants peuvent lire ce qu'ils veulent à condition de le faire très soigneusement et de remettre le livre dans les rayons. Il s'estime citoyen de la langue française, passionné des spectacles de chansons. À peine âgé de 13 ans l'encore Joseph va voir un concert d'Edith Piaf avec sa mère, dix ans avant d'aller frapper à sa porte. Débuts parisiens de Georges Moustaki Finalement, en 1951, baccalauréat en poche, il part à Paris s'installer chez sa sœur Marcelle et son beau-frère, le poète et libraire Jean-Pierre Rosnay. D'abord vendeur au porte-à-porte de livres de poésie, il fréquente un groupe d'artistes qui se réunissent et lisent de la poésie dans la boutique du beau-frère pendant que, lui, égrène notes et accords sur la guitare que sa mère lui a offerte. C'est Jean-Pierre Rosnay qui va l'inciter à écrire des chansons et en faire le musicien de la bande. Joseph découvre Georges Brassens lors d'un spectacle aux "Trois Baudets", c'est le coup de foudre. Joseph prend alors Georges comme prénom de scène. Quelques semaines plus tard, Georges Brassens devenu célèbre lui donnera conseils et coups de mains.En 1958, Henri Crolla le présente à Edith Piaf avec laquelle il aura une courte et tempétueuse liaison. Il lui écrira la chanson "Milord".Ainsi, en 1960 il enregistre plusieurs disques sous le nom de "Eddie Salem" avant d'enregistrer le 45 tours "Les musiciens" sous le nom de Georges Moustaki.Enfin en 1966 il enregistre la première version de "La carte du tendre" sur le 45 tours "Dire qu'il faudra mourir" Suite de la biographie de Georges Moustaki Chansons de la 3ème partie : Mentalité française en 1966 ; La carte du tendre 32:20 Jacques Dutronc : Les cactus : Jacques Lanzmann - Jacques Dutronc : 196634:55 Guy Bontempelli : Les oies du pensionnat : Guy Bontempelli : 196637:09 Georges Moustaki : La carte du tendre : Georges Moustaki : 196640:05 Valérie Lagrange & Jean-Pierre Kalfon : La chanson de Tessa : Jean Giraudoux - Maurice Jaubert43:28 Gribouille : À ta santé Madame : Gribouille - Jacques Debronckart : 1966 Georges Moustaki Jacques Dutronc Jacques Higelin Marie-José Casanova Biographie de Jacques Higelin Jacques Joseph Victor Higelin, alias Jacques Higelin, chantauteur et comédien français naît à Brou-sur-Chantereine (est parisien) en 1940. Enfance heureuse dans une famille modeste, Jacques et son frère Paul sont bercés par le piano que joue leur père cheminot lorsqu'il rentre du travail. À la Libération, il découvre la musique noire étasunienne, de même que les chansons de Charles Trénet qu'il apprend par cœur. Encouragé par son père, Jacques chante dans les cinémas pendant les entractes puis dans les radio crochets. Enfin, Jacques Higelin quitte l'école à 14 ans, apprend le métier de cascadeur, fait de la figuration dans l'opérette "Nouvelle Orléans" avant de s'initier à l'art théâtral au cours Simon. Il fait plusieurs apparitions dans divers films dont "Le bonheur est pour demain où il rencontre Henri Crolla. Le guitariste gitan l'initie aux subtilités de son instrument et sera longtemps pour Jacques une sorte de père spirituel.Ensuite en 1961 Higelin est incorporé dans l'armée. Après l'Allemagne, on l'envoie en Algérie où il rencontre le musicien Areski Belkacem avec lequel il se lie d'amitié. À son retour, en 1963, Jacques tourne dans "Bébert et l'omnibus".Enfin, en 1964, à la "Vieille Grille" avec Rufus et Brigitte Fontaine, ils créent le spectacle "Maman, j'ai peur !". Jacques Canetti les repère et leur fait enregistrer un 45 tours de chansons du spectacle". En outre Canetti lui fait enregistrer en 1966 un album 30 cm "Chante Boris Vian" avec Marie-José Casanova. Chansons de la 4ème partie : Mentalité française en 1966 : Je rêve 47:29 Pierre Tisserand : L'homme fossile : Pierre Tisserand : 196649:33 Marie-José Casanova : Il oubliait d'oublier d'oublier : Boris Vian - Philippe-Gérard : 196652:56 Michel Polnareff : Sous quelle étoile suis-je né ? : Frank Gérald - Michel Polnareff : 196656:40 Jacques Higelin : Je rêve : Boris Vian - Jacques Higelin : 1966 Abonnez-vous au podcast Chant de l'Histoire
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C.d.C #24 Chansons pour les enfants petits et grands
Chansons pour les enfants petits et grands Chansons pour les enfants petits et grands : c’est le choix d’un grand-père qui a composé cette suite de chansons enfantines pour petits et grand. Pour nous accompagner lors de trajets en voiture… ou tout simplement se faire une « plaid liste » bien au chaud à la maison.Liste des chansons et contes de Chansons pour les enfants petits et grands00:40 Anne Sylvestre : Veux-tu monter dans mon bateau ? : Anne Sylvestre : 196204:01 Yves Lambert : Barati, baratin : Gilles Vigneault – Gilles Vigneault, Robert Bibeau ; 200805:55 Söta Sälta : La fourmi : Robert Desnos – Linda Edsjo : 202008:48 Richard Desjardins : Les petits poissons de Madame Grumelette : Richard Desjardins – Michelle Campagne, Davy Gallant : 200811:24 Geneviève Bilodeau : Au bal des alligators : Connie Kaldor : 200614:16 Mademoiselle Micoton : Ocarina double le coquillage (instr.) : Mylène Coubronne. : 2007i14:34 Jorane : Le bal des oiseaux : Joseph Beaulieu : 200317:13 Mademoiselle Micoton : La tête dans les nuages : Mylène Coubronne : 200719:56 Anne Sylvestre : Balan – balançoire : Anne Sylvestre : 197322:25 Sophie Sam, C. Lasquin: Ploc le petit poussin (1ère partie) : Francis Scaglia, Roger Vanay – François Rauber : 197331:41 Anne Sylvestre : Cécile et Céline : Anne Sylvestre : 198333:33 Sophie Sam, C. Lasquin : Ploc le petit poussin (2ème partie) : Francis Scaglia, Roger Vanay – François Rauber : 197342:30 Max Rongier : Le pélican : Robert Desnos – Max Rongoer45:15 Jeanne Cherhal : Le concert des grenouilles : Joseph Beaulieu : 200346:40 François Gillard : J’aime ma planète : François Gillard48:27 Catherine Vaniscotte : Éphémère de Chine : Philippe Lechermeier – Catherine Vaniscotte : 200851:56 Georges Brassens, Henri Salvador, Emilie Jolie : Chanson du hérisson : Philippe Chatel : 197954:09 Anne Sylvestre : Mon bateau à voile : Anne Sylvestre : 1974
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C.d.C #23 Cantiques caustiques de Noël dans l’Histoire – Les Elles – Bérurier Noir – Jean-Marie Vivier – Marie Dubas
C.d.C #23 Cantiques caustiques de Noël dans l'Histoire - Les Elles - Bérurier Noir - Jean-Marie Vivier - Marie Dubas Cantiques caustiques de Noël dans l'Histoire 1932-2013 Cantiques caustiques de Noël dans l'Histoire. Les cantiques de Noël sont régulièrement détournés, Le Chant de l'Histoire vous propose un voyage antéchronologique parmi certains d'entre eux. Un parcours à travers les différents genres qui ont émaillé les 80 dernières années : du rap au punk rock et de la chanson humoristique à la chanson réaliste larmoyante. Le solstice d'hiver a été fêté dès l'antiquité dans l'hémisphère nord du monde occidental, c'était la nuit la plus longue. On célébrait l'arrivée du printemps qui n'allait pas tarder à revenir. Le retour du soleil était lié à la fertilité et à l'enfantement : Yule chez les Germains et les Saturnales chez les Romains. Au IVème siècle Constantin impose la mythologie chrétienne aux sujets de son empire. En outre, il fait dater la naissance du dieu Jésus, né d'une vierge, au 25 décembre. Depuis Noël est fêté en occident au 25 décembre, ce n'est que vers le milieu du XXème siècle qu'il est redevenu une fête païenne, une des fêtes de la consommation marchande mondiale. Biographie de Les Elles Les Elles est un groupe exclusivement féminin à ses débuts créé en 1992 par Pascaline Hervéet, originaire de Caen. Ses membres en étaient Pascaline Hervéet (chant, autrice/compositrice), Sophie Henry (piano & accordéon), Christine Lapouze (Violoncelle) & Sarah Auvray (chœur). Pascaline est l'unique autrice/compositrice, ses textes sont très originaux, faussement naïfs mais franchement osés, qui enjambent allégrement les règles de la pudeur et de la morale. En premier lieu, elles font paraître deux albums: "Les Elles" en 1995 et "La chatte de Monsieur Clock" en 1997. Puis en 2000, le groupe intègre des instruments électroniques avec l'apport de deux musiciens : Pierre Millet (Trompette & flûte) et Stéphane Diatchenko (Programmation, sampling) et enregistre leur 3ème album "Pamela Peacemaker". À ce moment là Sarah (la choriste) quitte le groupe. Après un album public en 2001 suivi en 2003 de l'album "Siamoises" avec l'arrivée de Florent Richard, le groupe se sépare en 2005. Le groupe se reformera temporairement pour un dernier album "Joseph" en 2009. Chansons de la 1ère partie : Cantiques caustiques de Noël : 2000-2013 C'est Noël 02:12 Denis Lefdup : C'est Noël : Denis Lefdup : 201303:23 Les Elles : Noël : Pascaline Hervéet : 200006:14 Compagnie Jolie Môme : Si tu vois le père Noël : Duval MC, arrgt. Compagnie Jolie Môme : 201110:41 Charb : Christmas dans ton ass : Charb - Hervé Coury, Jean-Philippe Naeder : 200813:52 Tony Truant : Voilà petit Papa Noël : Antoine-Massy Perier : 2003 Les Elles Bérurier noir Biographie de Bérurier Noir Bérurier Noir est un groupe de punk rock français qui a eu sa formation définitive en 1982 ( François au chant, Loran à la guitare et la fameuse boîte à rythme). Des formations "Béruriers ..." l'avaient précédée).Tout démarre par ce qui aurait dû être un concert d'adieu à l'usine de Pali-Kao mais le succès rencontré les propulse en avant. Le groupe enchaîne alors des concerts dans des salles mais le plus souvent de manière sauvage dans des squats, dans la rue, les métro, les amphis. Il se forge une identité musicale en développant des coups de force. Leur son brut incisif et tranchant et leurs textes rebelles dénoncent l'injustice.Les Béru permirent à une frange de la population de se rallier au mouvement punk comme la France ne l'avait jamais encore connu. Ils devinrent rapidement les porte-drapeau de la vague alternative grâce a leur sens du spectacle et de la provocation.En 1985 paraît leur deuxième album "Concerto pour détraqués" Chansons de la 2ème partie : Cantiques caustiques de Noël : 1981-1991 Joyeux Noël 18:45 Bérurier Noir : La mère Noël : Berrurier Noir : 1985 21:56 Chanson Plus Bifluorée : Petit Pasqua Noël : Sylvain Richardot - Henri Martinet : 199123:36 Olga Forest : Noël au Sahel : Olga Forest - Roger Pouly, Olga Forest : 198127:15 Classées X : Joyeux Noël : Rémi Tarrier - Claude Préchac : 1983 Biographie de Jean-Marie Vivier Jean-Marie Vivier, chantauteur français, naît à Coutances (Manche) en 1942, son père est un bon chanteur qui a gagné de nombreux concours. Malheureusement ce dernier décède quand Jean-Marie a à peine neuf ans. La première rencontre de Vivier avec la musique l'a été à travers la guitare que sa mère lui a offerte pour son BEPC (en 3ème)Adolescent, il fait partie des "Cosédias", un groupe local qui chante surtout du folklore, ce qui lui facilite en outre l'apprentissage de la guitare. Mais le côté variété du groupe prédomine un peu trop au goût de Jean-Marie et il le quitte deux ans plus tard..Après ses études, Jean-Marie entre dans l'enseignement. Avec des collègues, ils créent un groupe "Troubadours", Jean-Marie commencent alors à écrire ses premières chansons. L'aventure durera deux ans.Ensuite, Vivier rencontre par un hasard un ami d'enfance fou de Léo Ferré. Son ami a une voiture, Jean-Marie une guitare, ainsi ils partent sur les routes de France, de Belgique, du Danemark et des Pays-Bas faire "la manche". Les grandes vacances du prof de français. Début de Jean-Marie Vivier dans la chanson Finalement, en 1968 il décide de continuer seul et enregistre un premier 45 tours "La fête du muguet". Il tourne ensuite dans des cabarets bretons où il rencontre Gilles Servat, Colette Magny, Jacques Serizier et bien d'autres. Cependant la rencontre décisive aura lieu au "Virgule" où Jean-Marie fait la connaissance Jehan Jonas. Rencontre déterminante pour sa carrière car Jean-Marie Vivier deviendra un interprète majeur de l'œuvre de Jehan Jonas. En effet, Vivier interprète 5 chansons de Jonas dans son 1er album 33 tours de 1970. Ce dernier l'invite à Paris pour venir choisir d'autres chansons et en profite pour lui faire courir les cabarets parisiens (Contrescarpe, Port du Salut, Villa d'Este, etc.). Vivier a alors l'occasion d'y rencontrer Maurice Fanon, Bernard Dimey, Mouloudji, etc... En outre, en avril 1970 Jean-Marie participe à un spectacle commun avec Félix Leclerc, autre rencontre déterminante. Ce dernier dira "Maudit qu'c'est beau, je parlerai de toi". Félix tient parole. Effectivement, en 1973 JMV retrouve Félix pour une tournée de trois semaines en Suisse. S'estimant définitivement dans le métier, Jean-Marie Vivier démissionne du corps professoral Chansons de la 3ème partie : Cantiques caustiques de Noël : 1951-1971 Le Noël dans la rue 33:04 Catherine Sauvage : Noël des ramasseurs de neige : Jacques Prévert - Jean Wiener : 196435:59 Jean-Marie Vivier : Un p'tit soldat qui fête Noël : Jehan Jonas : 197138:53 Edith Piaf : Le Noël dans la rue : Henri Contet - Marc Heyral : 1951 42:10 René-Louis Lafforgue : Noël sur la mer : René-Louis Lafforgue : 1954 Jean-Marie Vivier Marie Dubas Biographie de Marie Dubas Chansons de la 4ème partie : Cantiques caustiques de Noël : 1932-1935 Le Noël des Gueux Marie Dubas, comédienne et chanteuse française, naît à Paris en 1894 dans une famille juive, son père Isaac est un tailleur polonais dans le quartier de Grenelle. À cette époque, la capitale possède plusieurs théâtres animés par des troupes mi amateures, mi professionnelles. Tout en suivant des cours au Conservatoire d'art Dramatique, elle étudie aussi le chant. Elle devient très tot chanteuse d'opérette, métier qu'elle exercera jusqu'en 1926. Mais un accident vocal la contraint à s'orienter vers le music-hall. Ainsi durant l'été 1927, elle rode un tour de chant et affronte le public de l'Olympia en septembre où elle fait un triomphe avec la chanson "Pedro !" En bref, s'inspirant d'Yvette Guilbert, elle commence à chanter dans les petits cabarets de Montmartre dans un registre fantaisiste. De telle manière qu'elle est rapidement reconnue comme l'une des reines du music-hall. "Elle passe en un instant de la fantaisie à l'émotion et du drame à la futilité. Chantant, dansant, mimant ses textes, parfois jusqu'à la caricature, jouant des hanches, des yeux, de sa frange brune ou des intonations aiguës de sa voix, qu'elle fait mine de rattraper d'un geste de la main, lorsqu'elle se lance dans une parodie d'opérette, Marie Dubas occupe toute la scène avec une vitalité et une jubilation communicatives." C'est ainsi qu'en 1933, elle interprète "Prière de la Charlotte" de Jehan Rictus.47:50 Marie Dubas : Prière de la Charlotte : Jehan Rictus - Ralph Carcel : 193354:00 Priolet : Le Noël des Gueux : Gaston Baron, Félix Mortreuil - Félicien Vargues : 193256:51 Berthe Sylva : Joujou de Noël : Charlys : 1935 Abonnez-vous au podcast Chant de l'Histoire
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C.d.C #22 La chanson en Belgique en 1965 : Jean Yanne – Anne Sylvestre – Julos Beaucarne – Michel Aubert
C.d.C #22 La chanson en Belgique en 1965 : Jean Yanne - Anne Sylvestre - Julos Beaucarne - Michel Aubert La chanson en Belgique en 1965 Guerrologie & biérologie La chanson en Belgique en 1965. Le milieu des années 1960 voit la disparition des reprises anglosaxonnes au profit de créations originales. En outre, l’apprentissage de l’anglais fait que les jeunes français commencent à préférer les originaux aux pâles copies françaises. De plus, la jeunesse, inquiétée par l’état du monde : crise des missiles à Cuba et irruption de la guerre au Vietnam commence à écouter les protest-songs qui agitent les États-Unis d’Amérique. Cela participe à un éveil d’une conscience politique. Une nouvelle génération assimile ces apports musicaux nouveaux et les intègre à leurs compositions et démode la précédente : les yéyés vont devoir se recycler ou disparaître. Biographie Jean Yanne Jean Gouyé, alias Jeanne Yanne, chantauteur, acteur, écrivain et réalisateur français, naît aux Lilas dans la région parisienne en 1933. Son père est ouvrier lithographe d’origine bretonne, sa mère travaille pour les grands couturiers.Jean fait des études de journalisme qu’il abandonne rapidement et devient pigiste dans plusieurs journaux. Ses collègues se souviennent alors de ses talents d’amuseur et de provocateur. Ainsi, c’est sur les conseils de Bob du Pac qu’il abandonne le journalisme pour écrire et jouer des sketches dans les cabarets. Il prend alors le nom de scène de Jean Yanne, son breton de père l’appelant souvent Yann.Jacque Canetti, le directeur des 3 Baudets dit de lui : » Quelques secondes avant d’entrer en scène, il trouvait l’idée de nouveaux sketches qu’il débitait d’un ton las et qui provoquent l’hilarité de la salle à la surprise de ses partenaires pris a dépourvu. »D’ailleurs en 1958, il débute sa carrière discographique par le 45 tours « La gamberge » (écoutable ici). Son passage à l’Olympia en 1959 fera l’objet d’un 25 cm « Chansons bonnes ou mauvaises« .En outre en 1960 c’est sous le nom d‘Honzlagur Pompernickel et sa dame qu’il enregistre un 45 tours « Suivez le veuf… Le disque le plus triste de l’année » avec Pierre Doris. En outre, il enregistre en 1961, un 45 tours parodique de rock’n roll sous le nom de Johnny Rock Feller et ses Rock Child ; Je n’suis pas bien portant, parodie de la chanson d’Ouvrard.Finalement, en 1965 paraît le 45 tours « Rouvrez les maisons« .Finalement, longtemps considéré comme un simple amuseur, Jean Yanne prend avec le temps la dimension d’un authentique critique des travers et des ridicules de son époque. Un Molière du XXe siècle. Chansons de la 1ère partie : La chanson en Belgique en 1965 : Ses baisers me grisaient 02:10 Nana Mouskouri : Ses baisers me grisaient : Pete Seeger, Lee Hays, adapt. Boris Vian – Traditionnel irlandais : 196505:34 Jacqueline Dorian : Ils sont jeunes vos vingt ans : Jacqueline Dorian – France Olivia : 196508:31 Jean-Claude Bellecour : Une brune à l’endroit, une blonde… : Jean-Claude Bellecour : 196511:08 Jean Yanne : Avec Maria : Jean Yanne – Jean Yanne, Jean Baïtzouroff : 196513:10 Jean-Claude Massoulier : Les filles : Jean-Claude Massoulier – André Popp : 1965 Jean Yanne Anne Sylvestre Biographie de Anne Sylvestre Anne-Marie Beugras, alias Anne Sylvestre, chantautrice française, naît à Lyon en 1934. Elle est la fille d’Albert Beugras qui fut le bras droit du collaborateur Jacques Doriot pendant l’occupation nazie. Anne-Marie suit des étude chez les sœurs jusqu’en classe de philo. Puis prépare une licence de lettres à la Sorbonne qu’elle abandonne pour se consacrer à la chanson. En effet, à la fin des années 1950, elle commence à chanter à l’école de voile des Glénans pour les copains. Finalement, morte de trouille, elle se présente au cabaret La Colombe. Malgré sa présentation déplorable (elle garde son anorak, les cheveux lui tombent sur les yeux et elle chante avec un filet de voix) Michel Valette remarque la qualité de son répertoire et l’engage. Valette la conseillera habilement et Anne fera de rapide progrès.Débuts de la carrière d’Anne SylvestreEn fin de compte, en 1959, Jacques Canetti qui lui avait affirmé qu’elle ne serait jamais une interprète l’engage pour l’opération Opus 109 (sang neuf) et lui ouvre les portes des studios Philips.Ainsi , la voilà régulièrement à l’affiche des 3 Baudets. Cependant, elle est quand même obligée de courir le cachet :« … en jupe plissée et ciré jaune avec trois couches de pulls en dessous… À sept francs le passage, il fallait chanter dans plusieurs endroits !… »En conséquence, après deux 45 tours en 1959 & 1960, Anne Sylvestre enregistre un album 33 tours pour les adultes par an entre 1961 et 1965. En 1962 paraît le premier album des fabulettes.Son deuxième album est postfacé par Georges Brassens :« … Petit à petit, en prenant tout son temps, sans contorsions grâce à la qualité de son œuvre et à la dignité de son interprétation, elle a conquis ses adeptes, ses amis, un à un et définitivement…. »Enfin, en 1965 elle fait paraître « Lazare et Cécile » son 6ème album 33 tours. Chanson de la 2ème partie : La chanson en Belgique en 1965 : Guerrologie 17:23 Christian Arabian : Guerrologie : Christian Arabian : 196519:30 Anne Sylvestre : Le jour où ça craquera : Anne Sylvestre : 196522’06 Pia Colombo : Soir de mai : Maurice Fanon : 196525:28 Gribouille : Les roses barbelées : Gribouille – Jo Moutet : 196527:09 Jacques Yvart : We shall overcome : Zilphia Horton, Frank Hamilton, Guy Carawan, Pete Seeger, adapt. Jacques Yvart, Gaston Belby : 1965 La chanson en Belgique en 1965 : Biographie de Julos Beaucarne Enfance et scolarité de Julos BeaucarneJules Beaucarne, alias Julos Beaucarne, chantauteur, poète, écrivain et sculpteur belge naît à Bruxelles en 1936. Mais, il grandit à Écaussines, un bourg francophone relativement important du Hainaut, son père y est vendeur de machines agricoles.Cependant le petit Jules passe ses vacances dans la ferme de ses grands-parents maternels à Steinkerque, à la campagne. C’est là qu’il sera profondément influencé par le spectacle de la nature :« On croyait aux sorcières, on élevait des cochons. Pour aller deux heures loin, on allait encore à pied […]Je me souviens d’odeurs de pain et de beurre, du bruissements des insectes dans les herbages, des récits de mon grand-père racontant ses découvertes d’ossements et de boulets durant les labours… »Néanmoins Jules est nettement moins intéressé par l’enseignement prodigué par l’école communale d’Écaussines puis par le collège religieux de Soignies. Plus tard, il entreprend des études de lettres, puis de philologie romane et commencera une formation d’assistant social avec un dilettantisme proche de l’ennui.Le monde professionnel ne l’enthousiasme pas davantage. Prof de guitare, moniteur de gym, monteur d’antenne TV, assureur… les petits métiers se succèdent, en attendant mieux.Début de la carrière artistique de Julos BeaucarneCependant, un jour Beaucarne apprend qu’un théâtre est à la recherche d’un mime. Jules a été l’élève du maître hongrois Stig Gerson, il connait donc les rudiments de l’expression corporelle. Il est engagé :« Bien vite cependant je suis devenu le musicien de service… Mes camarades ayant remarqué ma guitare, je fus « réquisitionné » pour écrire de la musique d’ambiance. Petit à petit, on me demanda d’interpréter un rôle ici et là de composer quelques chansons… »En effet Jules ne manque pas de chansons , en 1961, alors qu’il est en vacances en Provence, sa vieille Peugeot tombe en panne. Pour en financer la réparation, il est ainsi amené à se produire sur les place de village, comme les baladins d’autrefois, en prenant un réel plaisir au contact du public. En effet, les touristes en villégiature dans le Midi ne rechignent pas à encourager ce jeune homme qui interprète Ferré et Brassens « à l’ancienne« . Il y retournera l’été suivant avec d’autres chansons et une guimbarde un peu plus fringante. C’est dans le midi que Jules / Julot deviendra Julos.En outre, en 1964 à Bruxelles, son point d’attache, le Théâtre de l’Alliance vient de lui commander un 45 tours reprenant les chansons de la pièce d’Henry Sauvage « Une poire pour la mort« . De même, un deuxième 45 tours autoproduit paraît en 1965.Puis, sur les conseils de celle qui est devenue sa compagne, Louise-Hélène dite Loulou, Julos part conquérir Paris.Ainsi, Julos débute en 1966 sur la Butte Montmartre dans le cabaret de Monique Morelli « Chez Ubu« . L’ambiance parisienne ne lui plaît qu’à demi mais une porte est désormais ouverte. De surcroît, Beaucarne chante aussi à la « Vieille grille » où il côtoie le trio infernal Higelin-Rufus-Fontaine.Après être passé au Cheval d’or, Julos met le cap sur la Normandie où il remporte le premier prix des Rencontres poétiques du Mont Saint-Michel.Suite de la biographie de Julos Beaucarne Chanson de la 3ème partie : La chanson en Belgique en 1965 32:11 Eddie Defacq : Paysans : Jules Marescaux – Eddie Defacq : 196535:17 Jacques Brel : Mijn Vlakke Land (le plat pays) : Jacques Brel, adapt. Ernst Van Altena : 196538:07 Jacques Hustin : Les journaliers : Jacques Hustin : 196540:08 Julos Beaucarne : Les oiseaux ne volent plus : Julos Beaucarne : 1965 42:00 Louise Lava : Tante Agnès : Louise Lava : 1964 Julos Beaucarne Michel Aubert Biographie de Michel Aubert Michel Aubert, instituteur et chantauteur français naît à Bourg-d’Oisans en 1930. De 1958 à 1963, il passe au cabaret La Colombe où il chante les poètes qu’il met en musique : Jean L’Anselme, Luc Bérimont, Sani, etc…De plus, la journée, il est instituteur à Port-Marly. Sympathique et talentueux, il séduit quelques artistes qui interprètent alors ses chansons, par exemple Marie Laforêt reprend« Les jeunes filles » dans son disque « Les vendanges de l’amour. Mais aussi beaucoup d’autres : Béatrice Arnac, Francesca Solleville, Jacques Douai, Jacques Marchais, James Ollivier, Les Quatre Barbus & Marc Ogeret. Du beau monde….Lorsque Michel Aubert met un poème en musique, ce n’est pas que de la poésie chantée mais une vraie chanson, légère et rythmée. Il inspire à Agnès Capri cette très jolie réflexion : » Ce cœur qui chante a la pudeur de l’humour. »De plus, Michel Aubert est le premier artiste français à être diffusé en direct outre-Atlantique, grâce à Telstar, la première liaison télévisée par satellite. Des cameramen sont venus le filmer pendant qu’il répétait aux studios de Cognac-Jay avant un passage dans l’émission de Michèle Arnaud « Histoire de Sourire ». Il est donc connu aux États-Unis d’Amérique avant de l’être en France.Finalement, Michel passe à l’École Buissonnière, au Petit Pont ainsi qu’à la Contrescarpe; puis ses classes étant faites, dans les music-halls Bobino et Pacra. Chansons de la 4ème partie : La chanson en Belgique en 1965 : Ballade du petit jour français 47:13 Michel Aubert : Ballade du petit jour français : Luc Bérimont – Michel Aubert : 196450:02 Pierre Louki : Mes deux voisins : Ballade du petit jour français : 196554:03 Isabelle Aubret : L’espoir : Michelle Senlis, Claude Delécluse – Alain Goraguer : 196556:41 Paul Louka : Les Américains : Paul Louka : 1965 Abonnez-vous au podcast Chant de l'Histoire Apple Podcasts PocketCasts Podcast Addict Spotify iHeartRadio
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C.d.C #21 1965 Biographie de Barbara Les villes en chanté : Juliette Gréco – Raymond Lévesque – Henri Tachan
CdH #21 1965 Biographie de Barbara Les villes en chanté : Juliette Gréco - Raymond Lévesque - Henri Tachan 1965 Biographie de Barbara Les villes en chanté 1965 Biographie de Barbara Les villes en chanté. Pourtant pour les cabarets rive gauche ce n’est pas un enchantement. Pris en étau entre l’augmentation des taxes (ils sont taxés comme des boîtes à champagne) et l’invasion yéyé, d’importation anglo-saxonne et pas la meilleure… ceux-ci commencent à mettre la clé sous la porte. Pourtant de magnifiques fleurs y ont germé puis ce sont épanouies : les Gribouille, Fanon, Jacques Brel, Barbara, Jacques Debronckart, Colombo, Solleville, Jehan Jonas y ont appris leur métier.Certains à cause d’un répertoire plus ciblé et sans concession n’auront qu’un parcours discret, d’autres connaitront la gloire. Cependant tous auront laissé une empreinte profonde dans l’Histoire de la Chanson.Le monde des cabarets demeure dans un monde clos… et parisien, sauf pour les vrais amateurs et faute de se développer, il subit gravement les effets du consumérisme naissant. Le show-business n’a que faire des ces chanteurs à long terme, il lui faut des succès et du fric tout de suite. Biographie de Juliette Gréco Juliette Gréco, chanteuse et actrice française, naît à Montpellier en 1927. Leurs parents étant séparés, Juliette et Charlotte, sa sœur aînée sont élevées à Bordeaux par leurs grands-parents maternels jusqu’à leurs morts en 1933.Les deux sœurs rejoignent alors leur mère à Paris où elles sont placées dans une pension catholique rigoureuse. Juliette veut devenir danseuse, elle est petit rat à l’Opéra Garnier lorsque la seconde guerre mondiale éclate.C’est alors que la famille part en Dordogne, où leur mère devient responsable d’un réseau de Résistance, celle-ci est arrêtée par la Gestapo. Donc, Juliette et Charlotte s’enfuient à Paris mais se font à leur tour prendre par la police française et livrer au nazis. La maman et Charlotte sont déportées. Cependant Juliette est emprisonnée à Fresnes puis libérée après 3 semaines, sauvée par son jeune âge. En conséquence, sans ressource, son ancien professeur de français l’héberge et la prend sous sa protection. Juliette Gréco s’habille alors des vêtements des garçons de la maison, les seuls disponibles.Débuts de Juliette Gréco à Saint-Germain-des-PrésLa guerre terminée, Juliette entreprend de « refaire son éducation » dans les bistrots de Saint-Germain-des-Prés. En effet, là, elle y découvre le bouillonnement intellectuel de la rive gauche et la vie politique avec les Jeunesses communistes.Bref, Juliette veut devenir actrice et suit des cours d’art dramatique. C’est ainsi qu’ elle rencontre Jean-Paul Sartre, Simone de Beauvoir, Albert Camus, Maurice Merleau-Ponty. Michel Ré lui offre un rôle dans la pièce de Roger Vitrac « Victor ou les Enfants au pouvoir« . Anne-Marie Cazalis, une amie de Merleau-Ponty, décide que Juliette deviendra célèbre. Cazalis est une des inspiratrices du Tabou, une cave fréquentée par l’avant-garde littéraire et artistique. Juliette Gréco y tiendra le rôle de « Chien méchant, surtout pas hôtesse ni affable« : Cheveux longs, habillée de noir et « en garçon« , Juliette Gréco forge son identité, se parant d’allures canailles et d’une autorité caressante qui la rendront célèbre.Début de Juliette Gréco dans la chanson.Enfin en 1949, un de ses amis, Marc Dœlnitz, décide de rouvrir le célèbre cabaret « Le Bœuf sur le toit ». Anne-Marie Cazalis parvient à convaincre Gréco de chanter. Jean-Paul Sartre lui propose plusieurs poèmes, parmi lesquels elle choisit « Si tu t’imagines » de Raymond Queneau et » L’éternel féminin » de Jules Laforgue. Le philosophe lui offre aussi « La Rue des Blancs-Manteaux » que Joseph Kosma met en musique. Juliette Gréco chante à minuit, pantalon et chandail noirs, pieds nus dans des sandales dorées. Le soir de la première, François Mauriac l’invite à sa table pour la féliciter et de plus Marlon Brando ne la quitte pas des yeux.Début de Gréco, artiste culte et littéraireEn bref, après un été passé à peaufiner son image sur la Côte d’Azur, Juliette Gréco est invitée à chanter au célèbre cabaret « La Rose Rouge ». D’ailleurs, son succès l’amène au Brésil pour trois mois, invitée par l’Office culturel français. En définitive, Gréco se bâtit une stature d’artiste culte. Mais trop indépendante et trop littéraire aux yeux des commentateurs, elle n’a pas encore franchi le cap du grand public.De fait, dès 1949, Juliette Gréco enregistre des 78 tours. En 1954, elle reçoit le grand prix de la Sacem pour « Je hais les dimanches« . Ainsi, cette année-là, elle passe pour la première fois à l’Olympia. À cette époque, l’existentialisme est en train de perdre son aura sulfureuse et cesse de faire peur à la petite bourgeoisie bien pensante.Si bien qu’en 1965 parait son 19ème 45 tours « Marions-les » Chansons de la 1ère partie : Les villes en chanté : Les nanas 03:14 Chantal Laurentie : La vocation « L’âme mannequine » : Eliane Lubin : 196505:47 Robert Pico : Les chatouilles : Robert Pico – Michèle Auzepy, Pierre Dorsey : 196508:34 Juliette Gréco : Marions les : Robert Nyel – Gaby Verlor : 196510:52 Guy Marchand : La passionata : Guy Marchand : 196513:39 Annie Nobel : Les nanas : Annie Nobel : 1965 Juliette Gréco Barbara Biographie de Barbara Monique Serf, alias Barbara, chantautrice française, naît à Paris en 1930. Son père juif alsacien est représentant de commerce dans la fourrure, sa mère juive également est fonctionnaire à la préfecture de Paris. Le père est souvent absent, la famille est amenée à de nombreux déménagements : Marseille, Roanne, Tarbes. Sous l’Occupation nazie, la famille vit dans des caches pour échapper à la chasse faite aux juifs par la police de Vichy : Préaux (Indre) puis Saint-Marcellin (Isère) qui lui inspirera la chanson « Mon enfance » . De plus, la famille se divise pour courir moins de risque. La petite Monique a horreur de l’école, elle n’apprend rien et ne sais dire qu’une chose : » Je serai pianiste chantante »et elle passe son temps à pianoter sur les tables en chantant.Apprentissage de la musiqueEnsuite, à la Libération, la famille, à nouveau réunie, s’installe dans une pension de famille au Vésinet. La voisine, Madeleine Thomas-Dussequé, professeur de piano fait travailler la voix de la future Barbara. Bref, elle lui enseigne le piano et le solfège. En outre, Monique alors adolescente s’inscrit à l’École supérieure de musique et y obtient un prix de chant. Ainsi en 1947, elle réussit le concours du Conservatoire et y suit la classe de Gabriel Paulet. Elle travaille les mélodies de Duparc, Fauré et Debussy.Difficiles débuts de Barbara sur scèneDe sorte qu’en 1950, Barbara part pour Bruxelles où elle chante sans succès dans les cabarets. D’ailleurs, elle y rencontre Jacques Brel qui tente lui aussi de se faire connaître. Une indéfectible amitié perdurera jusqu’à la mort du Grand Jacques. Fin 1951, elle retourne à Paris pour des auditions sans lendemain. Néanmoins, Pierre Prévert de « La Fontaine des Quatre saisons » dont la programmation est complète ne lui propose qu’une place de plongeuse.C’est pourquoi qu’en 1952, elle retourne à Bruxelles où elle chante au « Théâtre du Cheval Blanc« , elle se marie avec un avocat. Mais elle est est mal reçue par sa belle-famille : une saltimbanque de surcroît juive n’a pas sa place à la table de la bourgeoisie catholique.Finalement, en 1953 c’est le divorce et un retour difficile en France qu’elle décrira dans la chanson « Monsieur Victor »Débuts de Barbara à l’ÉcluseQuand, en 1953, Barbara auditionne à l’Écluse« , elle y est prise pour une semaine. Elle y restera dix ans et s’imposera comme « La Chanteuse de Minuit« . Pourtant, au bout d’un moment, l’oiseau ne supporte plus d’être enfermée dans une cage dont il touche les parois rien qu’en étendant ses ailes. Barbara n’a plus envie de faire du cabaret, non pas qu’elle renie l’Écluse mais il lui faut aller plus loin. Et ce fut au Théâtre des Capucines en novembre 1963 puis surtout Bobino en septembre 1965.En fin de compte, côté enregistrement, après un premier 78 tours en 1954 « Mon pot’ le gitan / L’œillet blanc », sa carrière discographique ne commence qu’en 1958 avec le 45 tours « La chanteuse de minuit » suivi en 1960 du 33 tours « Chante Brassens » que l’Académie Charles Cros couronne dans la catégorie « Meilleure interprète ». Elle signe chez Philips en 1964 avec la sortie du magnifique « Chante Barbara » suivi de l’excellent N°2 en 1965 et sa kyrielle de succès. Chansons de la 2ème partie : Les villes en chanté 18:52 Jacques Deème partiebronckart : Adélaïde : Jacques Debronckart : 196522:19 Suzanne Gabriello : Les flics de mon pays : Suzanne Gabriello – Jean Claudric, Enrico Macias : 196524:17 Barbara : Göttingen : Barbara : 196526:49 Les Escholiers de la Cité : Syracuse : Bernard Dimey – Henri Salvador, harm. Jacques Grindel : 196529:02 Georges Ulmer : La couleur du papier : Jehan Jonas : 1965 Biographie de Raymond Lévesque (suite) Chanson de la 3ème partie : Les villes en chanté : Le Québec de Raymond Lévesque 33:18 Raymond Lévesque : Le fond du fleuve (*) : Raymond Lévesque : 196535:18 Pauline Julien : Dans la tête des hommes : Raymond Lévesque : 196537:52 Willie Lamothe; Rita Germain : Sur les bords du Saint Laurent : Raymond Lévesque : 196440:30 René Claude : Tu es noire : Stéphane Venne – François Dompierre : 1965(*) Il est mention de « bécosses » dans la chanson « Le fond du fleuve » c’est un québécisme qui désigne des latrines extérieures. Raymond Lévesque revient définitivement au Québec en 1958 après son séjour dans les cabarets en France. Il participe alors à des spectacles de soutien aux réalisateurs en grève de Radio-Canada.Puis, en 1959, il forme la boîte à chansons « Les Bozos » en compagnie de Jean-Pierre Ferland, Clémence Desrochers, Hervé Brousseau, André Gagnon et Claude Léveillée. Collectif appelé « Les Bozos » en référence à la chanson « Bozo » de Félix Leclerc. Cependant, ce Collectif n’aura qu’une existence éphémère mais il marquera l’apparition du chansonnier comme figure dominante de la musique québécoise des années 1960.Carrière discographique de Raymond LévesqueEn dépit d’une riche carrière et de l’enregistrement de nombreux 78 tours, ce n’est qu’en 1962 que paraît son premier album 33 tours « Chansons et monologues ». Il faudra attendre cinq ans de plus pour le second…Est-ce à cause de son engagement sans fard pour la cause de l’indépendance du Québec ? De fait, il se produit régulièrement au Cochon Borgne en compagnie de Michelle Sandry et Marc Gélinas. En outre Raymond participe à plusieurs manifestations syndicales, politiques et sociales.Mais de nombreux artistes interprètent ses chansons : de Fernand Robidoux en 1949 à Pauline Julien en 1965 ils sont légion : Eddie Constantine, Barbara, Bourvil, Cora Vaucaire, Marc et André, Colette Chevrot, etc… Raymond Lévesque Henri Tachan Biographie de Henri Tachan Henri Tachdjian, alias Henri Tachan, chantauteur français naît à Moulins en 1939. Il passe sa petite enfance à la campagne, puis, quelques années dans un pensionnat religieux. Henri fréquente plusieurs lycées dont on le renvoie pour indiscipline. Après l’École Hôtelière, il travaille, en autres, au Ritz comme commis de restaurant mais, en 1962, Henri Tachan s’embarque pour le Québec.Tachan y rencontre Claude Léveillée qui met en musique ses premiers textes et le pousse sur la scène d’une boîte à chansons (La Butte à Mathieu). Après son travail de loufiat, Henri termine la soirée chez « Clairette« . L’établissement de Claire Oddera accueille des vedettes françaises mais aussi des débutants.Henri Tachan y rencontre Jacques Brel, lui montre quelques-uns de ses poèmes. Ce dernier l’encourage et lui conseille de rentrer à Paris : » Bats toi ! Remue toi le cul ! »Débuts de Henri Tachan dans la chansonDe retour dans la capitale, Henri entame le parcours du combattant d’audition en audition… Jusqu’au jour où il rencontre Jean-Paul Roseau au Lapin Agile. Ce dernier devient son pianiste et le compositeur de son premier album.Ce premier disque de 1965 est postfacé par Jacques Brel : » Madame, le lion est lâché ! Ecoutez le rugir et vous reconnaîtrez l’ampleur de votre puissance…. Il est de la race qui aime les longues marches. Et il marchera, Madame, le lion est lâché. Sacré Henri ! ».Enregistrement couronné par un Grand Prix de l’Académie du Disque mais rejeté par les radios.Suite de la biographie d’Henri Tachan Chansons de la 4ème partie : Les villes en chanté : Ni dieu ni maître 46:34 Henri Tachan : Dans les wagons de 1ère classe : Henri Tachan – Jean-Paul Roseau : 196550:03 Francesca Solleville : Les Tuileries : Victor Hugo – Colette Magny : 196551:41 Magali Noël : L’anguille : Boris Vian : 196553:50 Catherine Sauvage : La complainte de Mackie : Bertolt Brecht, adapt. Boris Vian – Kurt Weill : 196556:29 Léo Ferré : Ni dieu, ni maître : Léo Ferré : 1965 Abonnez-vous au podcast Chant de l'Histoire Apple Podcasts PocketCasts Podcast Addict Spotify iHeartRadio
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C.d.C #20 1964 Chansons populaires de 1964 – Annie Cordy – Les Baronets – Gilles Vigneault – Pia Colombo
CdC #20 1964 Chansons populaires de 1964 - Annie Cordy - Les Baronets - Gilles Vigneault - Pia Colombo Chansons populaires en 1964 Les chansons populaires de 1964. Avec l’augmentation des patentes, des taxes, des prélèvements Sacem et l’instauration des cotisations sociales sur les cachets en 1962, les frais généraux des petits établissements ont fait l’objet d’une hausse vertigineuse.C’est le premier coup du glas qui sonne pour les cabarets de la rive gauche. Fin 1963 Michel Valette décide de fermer « La Colombe » et constitue un dossier de presse. Il alerte le ministre de la culture, André Malraux, qui ne daigne pas répondre à ses lettres. La Colombe ferme le 1er juin 1964 mais dans un avenir plus de « Port Salut », plus d’Écluse » plus de cabarets rive gauche. « Le jour où les Guy Béart, Anne Sylvestre, Jean Ferrat, etc… n’auront plus de cabaret ni de public pour expérimenter leur inexpérience, la chanson mode d’expression populaire essentiel, tombera en léthargie » (extrait de Le Cabaret Rive gauche de Gille Schlesser). Biographie rapide d'Annie Cordy Léonie-Julienne Cooreman, alias Annie Cordy, naît en 1928 à Laeken (Belgique). De famille modeste, père menuisier, mère épicière. Enfant, elle chante, suit des cours de danse et apprend le piano au Conservatoire.Adolescente, elle s’inscrit dans divers radios crochets dont elle sort presque toujours vainqueure. En particulier, elle remporte celui organisé par la firme Decca en 1944 qui la fait découvrir par les gens du métier. Elle n’a pas 17 ans lorsqu’elle qu’elle passe à l’Ancienne Belgique, grand music-hall bruxellois. De surcroît en 1949, elle entre au Bœuf sur le Toit (le plus beau cabaret de Bruxelles) comme meneuse de revue. Elle y est remarquée par le directeur artistique du Lido qui la persuade de venir à Paris. Lido, tournée avec Tino Rossi, elle est lancée… Cependant, c’est une opérette « La Route Fleurie » avec Georges Guétary et Bourvil qui la révèle au grand public. Elle s’y montre irrésistible d’entrain et de drôlerie. L’Olympia, Bobino, les grands music-hall parisiens se l’arrachent. Ainsi, la firme Columbia la prend sous contrat et réalise un premier enregistrement en 1952. En 1956, elle obtient le Grand Prix du Disque Charles Cros pour « Oh ! Bessie ».C’est une chanteuse populaire qui ne s’embarrasse d’aucune finesse. Ses chansons sont de l’artillerie lourde, sa vitalité scénique semble inépuisable. La déferlante yéyé n’a aucun effet sur elle. Chansons de la 1ère partie :Chansons populaires de 1964 02:23 Danyel Gérard : D’accord, d’accord : Lawrence Tamblyn, adapt. Pierre Barouh, Danyel Gérard : 196404:28 Annie Cordy : Six roses : Georges Coulonges – Michèle Auzépy : 196307:02 Dupont et Pondu : Reviens dans la cuisine : Jean-Louis Walmond – Olivier Chasseloup : 196409:50 Annie Colette : L’ours : Marie-Louise Liégard – Annie Colette : 196412:05 Gilbert Bécaud : Nathalie : Pierre Delanoë – Gilbert Bécaud : 196 Annie Cordy Les Baronets Biographie rapide de Les Baronets Les Baronets est un trio québécois de style yéyé formé en 1961 originaire de Montréal. Il est composé de René Angélil, Jean Beaulne & Pierre Labelle. Ils commencent par faire la tournée des cabarets montréalais. Le succès vient avec l’adaptation de succès étasuniens mais principalement anglais avec celles des succès des Beatles. Après la vague yéyé, la vague Beatlemania…. Ça marche, le groupe aura 12 ans d’existence, une longévité remarquable à cette époque.Les spectacles des Baronets incorporaient des chansons et des numéros comiques. Jean Beaulne quitte le groupe en 1970. Au début des années 1970’s Labelle et Angélil participent à une revue musicale composée et jouée par Clémence Desrochers: « La belle amanchure ».Le groupe se dissout en 1972. René Angélil devenant directeur artistique (puis mari) de Céline Dion. Chanson de la 2ème partie : Les Beatles chantés en français 17:51 Les Lionceaux : Quatre garçons dans le vent : John Lennon, Paul Mc Cartney, adapt. Georges Aber : 196420:08 Tiny Yong : Huit jours par semaine : John Lennon, Paul Mc Cartney, adapt. Maurice Pon : 196422:46 Les Baronets : Ça recommence : John Lennon, Paul Mc Cartney, adapt. Jean Beaulne : 196424:46 Nancy Holloway : Elle t’aime : John Lennon, Paul Mc Cartney, adapt. Pierre Saka : 196426:56 Petula Clark : Partir, il nous faut : John Lennon, Paul Mc Cartney, adapt. Georges Aber : 1964 Biographie rapide de Gilles Vigneault Gilles Vigneault, poète, chantauteur et conteur québécois, naît à Natashquan (d’un mot innu-aimun signifiant « Là où on chasse l’ours ») en 1928. Ses parents sont instruits et attentionnées, père marin pêcheur, mère institutrice de campagne. Natashquan est un village isolé de la Côte-Nord, accessible seulement par bateau jusqu’en 1953, puis par la route en 1996…Ainsi à la fin de son cours élémentaire Gilles remporte le concours qui lui permet d’aller étudier dans un collège classique à Rimouski. Puis muni d’un baccalauréat ès art il va à l’université de Québec et obtient une licence ès lettres en 1953. Il se se consacre à l’enseignement tout en participant à la fondation d’une revue de poésie.Gilles Vigneault fait ses débuts sur scèneDe plus, il commence à publier différents textes (contes, poésie, théâtre). Enfin, à la fin des années 1950’s, où il donne des récitals… de monologues entre lesquels il insère parfois une mélodie de son cru.C’est alors que Jacques Labrecque interprète quelques unes de ses dans chansons dans son album de 1959. La chanson « Jos Montferrand » crée la controverse parmi la clique cléricale à cause du mot « cul » du premier vers de la chanson : »Le cul su’l’bord du Cap Diamant, les pieds dans l’eau du Saint Laurent ». L’avenir dévoilera les actes pédo-criminels de ces hypocrites là mais, dans l’immédiat, elle permet à Gilles de se faire connaître.Désormais, plus rien ne l’arrêtera : en peu de temps, Gilles Vigneault conquiert Montréal. À partir de 1963, il débute une carrière parallèle en France, où sa renommée, petit à petit prend de l’ampleur.Gilles s’affiche comme un défenseur de la cause de la souveraineté du Québec et de la langue française. Chanson de la 3ème partie : Chansons populaires de 1964 - Chansons indépendantistes au Québec 31:50 Micki : Les Anglais : Micki – Charles Aznavour : 196435:27 Michèle Sandry : Ça ira : Michèle Sandry – Traditionnel : 1964 37:22 Marc Gélinas : Demain : Marc Gélinas : 196438:58 Gilles Vigneault : Fer et titane : Gilles Vigneault : 196441:27 Lawrence Lepage : Mon vieux François : Lawrence Lepage : 1964 Gilles Vigneault Au Cochon Borgne Georges Brassens et Pia Colombo Biographie de Pia Colombo (1ère partie)Enfance et formation de Pia ColomboÉliane Marie Amélie Colombo, alias Pia Colombo, chanteuse et comédienne française, naît en 1930 à Homblières (Aisne). Son père est un chaudronnier italien, sa mère est originaire du Nord.Mais juste après sa naissance, la petite Éliane est confiée à la grand-mère maternelle. De fait, elle part très tôt le matin avec son casse-croûte et grandit dans les champs. Elle ne rentre chez sa grand-mère que le soir. Cependant, à 5 ans il lui faut aller à l’école. C’est pour elle la fin de l’indépendance. Mais, en 1938, sa grand-mère l’amène à St-Denis où elle a trouvé un emploi de blanchisseuse.Finalement, quelques années plus tard, en 1942, ses parents la reprennent. Le jour de son anniversaire, ceux-ci l’emmènent au Théâtre du Châtelet. Ainsi, elle découvre le ballet, c’est pour elle une révélation et le début de sa vocation artistique. Depuis qu’elle a vu surgir une jeune fille en collant et tutu d’un énorme panier posé sur la scène, la future Pia ne rêve que de l’imiter, de danser sur la pointe des pieds. Sa grand-mère ne ménage pas son aide lorsqu’elle entre à l’Opéra. Malheureusement, des rhumatismes articulaires l’éloigneront définitivement des cours de danse.Pia Colombo entre théâtre et chansonComme le théâtre l’attire, la future Pia va trouver le directeur du Cours Simon :« Je ne sais pas si je suis capable de devenir comédienne, je n’ai pas d’argent, mais je voudrais essayer… »Assidue, attentive, elle se découvre un modèle en la personne de Judith Magre, qu’elle va écouter chaque fois qu’elle intervient dans une classe.. Ainsi, cours, figurations, premières représentations, elle suit le parcours habituel de tout apprenti comédien. Cependant, un jour une de ses camarades monte un spectacle au Centre Américain du boulevard Raspail et lui propose de chanter. Habitué du lieu, un jeune professeur d’anglais se présente à elle et se propose de lui écrire des chansons. Il se nomme… Maurice Fanon. Elle choisit alors son nom se scène : Pia Colombo et enregistre en 1957 un premier 45 tours chez Versailles avec deux titres de Maurice Fanon : À nos amours et Isabelle. En outre Léo Noël l’engage pour un an à l’Écluse (où débute aussi Barbara).Ensuite, fin 1958, Pia figure comme « nouveau talent » dans le spectacle de Georges Brassens à l’Olympia. Jacques Canetti lui fait signer chez Philips. Durant trois ans Pia étoffe son répertoire sans se couper de Fanon ni de Joël Holmès. En effet elle y inclue des auteurs comme Jacques Brel, Michèle Senlis, Claude Delécluse, Claude Nougaro, Marcel Aymé et Guy Béart, Serge Gainsbourg et Georges Moustaki.Pia Colombo interprète Bertolt BrechtC’est ainsi que, frappé par son interprétation de La Colombe (Jacques Brel), Roger Planchon lui propose le premier rôle féminin dans Schweyk dans la 2ème Guerre mondiale de Bertolt Brecht. Elle lit l’œuvre, entre dans le personnage et quelques jours plus tard, lorsqu’elle rencontre Planchon, elle n’est plus la chanteuse Pia Colombo mais bien, des pieds à la tête : Mme Kopetska ! Cette rencontre du théâtre de Brecht sera déterminante pour la suite de sa carrière.[ source Chorus n° 36 ]Discographie 1957 – 1964 de Pia Colombo1957 Deux 45 tours : La fête est là + Le quai Malaquais (Versailles)1959 Deux 45 tours : La grande foraine + La valse à mille temps (Philips) 1960 Un 33 tours : Tique taque (Philips)1962 Un 33 tours : Schweyk (participation) / Un 45 tours : Le rouge et le noir (Philips)1964 Un 33 tours : Chanson pour Marilyn (Philips) Un 33 tours : L’écharpe (Festival) Un 45 tours : Le mauvais larron (Festival)Biographie à suivre Chansons de la 4ème partie : Chansons populaires de 1964 - Chansons d'amour qui fuit. 46:40 Hugues Aufray : N’y pense plus, tout est bien : Bob Dylan, adapt. Pierre Dorsey, Pierre Delanoë : 196449:42 Dominique Grange : Si le soleil s’en va : Dominique Grange – André Popp : 196452:03 Pia Colombo : A casa d’Irène : Francesco Saverio Maresca, adapt. Maurice Tézé – Francesco Pagano : 196454:39 Maurice Fanon : Amour chiendent : Maurice Fanon : 196456:27 Marcel Rothel : Quand l’amour se termine : Michel Breuzard – Yannis Spanos : 196458:15 Les Parisiennes : C’est tout de même malheureux : Frank Gérald – Claude Bolling : 1964 Abonnez-vous au podcast Chant de l'Histoire Apple Podcasts PocketCasts Podcast Addict Spotify iHeartRadio
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C.d.C #19 1964 Boris Vian chanté par les femmes : Béatrice Moulin – Gribouille – Jacques Serizier – Colette Renard
CdC #19 Boris Vian chanté par les femmes : Béatrice Moulin - Gribouille - Jacques Serizier - Colette Renard Influence de Boris Vian sur la chanson en 1964 1964 Boris Vian chanté par les femmes : Vian meurt en 1959 sans avoir connu le succès littéraire. Cependant, dans les années 1960, soutenue par quelques pionniers, son œuvre est rapidement republiée, donnée à voir au théâtre, chantée. Une nouvelle génération y trouve une modernité, une humanité et une drôlerie rare.Esprit de révolte, destin tragique, jeunesse éternelle, Boris Vian devient l’idole d’une génération fatiguée de la mélasse yéyé.En dépit de quelques 500 chansons à son actif, Vian n’a pas réussi à composer une œuvre. Il n’a enregistré que 15 titres et restera un écrivain de la chanson. Ce sont les interprètes qui vont diffuser ce travail. Étonnamment, Boris Vian à bien plus influencé le monde de la chanson que celui des lettres. De Gainsbourg à Arthur H. nombreux sont les artistes pour qui Vian fut une révélation. Biographie rapide de Béatrice Moulin. Béatrice Moulin, chanteuse et journaliste vaudoise, naît à Lausanne (Suisse) en 1926. Son père est professeur d’histoire et colonel dans l’armée.De fait, la jeune Moulin suit le cursus classique de la bourgeoisie intellectuelle romande d’avant la seconde guerre mondiale, dans une école supérieure de jeunes filles.Dès son adolescence, elle manifeste un fort esprit d’indépendance et un fort attrait pour la littérature, la musique et la chanson.Début de Béatrice Moulin dans la chansonLa guerre terminée, Béatrice Moulin aspire à quitter le pays pour découvrir l’Europe. Elle s’installe à Paris puis Londres. Alors, Béatrice travaille à la BBC et y rencontre Henri Thomas, avec lequel elle traduit des romans anglo-saxons. De plus, c’est dans la capitale britannique qu’elle découvre sa vocation de chanteuse. De retour en Suisse en 1953, Béatrice Moulin participe à la création du Théâtre des Faux-Nez à Lausanne. Elle y interprète, entre autres, des chansons écrites par son frère Jean-Pierre.Ensuite, Jacques Canetti qui l’a repérée, l’engage pour passer aux Trois Baudets. Alors s’ensuivent des tournées avec Georges Brassens.Durant les années 1956 et 1958, elle enregistre deux 45 tours de chansons écrites par son frère Jean-Pierre Moulin.Pendant l’année 1964 : Béatrice enregistre un 33 tours 30cm de chansons de Boris Vian. Chansons avec des introductions dites par Yves Robert « Pas avec le dos de la Q.I.R.« 02:06 Béatrice Moulin : Les pirates : Boris Vian : 196404:18 Catherine Sauvage : Nana’s Lied : Bertolt Brecht, adapt. Boris Vian – Kurt Weill : 196407:18 Michèle Arnaud : Ne vous mariez pas, les filles : Boris Vian – Alain Goraguer : 196408:48 Monique Tarbès : Fais-moi mal, Johnny : Boris Vian – Alain Goraguer : 196410:40 Pauline Julien : Le cinématographe : Boris Vian – Jimmy Walter : 1964 Chansons de la 1ère partie : Boris Vian chanté par les femmes Béatrice Moulin Gribouille Biographie rapide de Gribouille Marie-France Gaité, alias Gribouille, chanteuse française, naît à Lyon en 1941 dans une famille bourgeoise. Son enfance est massacrée : elle est mise dès l’âge 4 ans en pensionnat, y restant pendant les vacances, seule…. En conséquence, la jeune Marie-France finit par fuguer, par besoin d’amour, pour retrouver ses parents. Rattrapée, trimballée de centre d’observation à maison de redressement. Un enchaînement effroyable qui se termine à l’asile psychiatrique à 15 ans. Une éducatrice lui donne le nom de Gribouille. Dès seize ans , elle écrit des textes et des musiques.Enfin, à 17 ans, Gribouille parvient à quitter l’asile et tente sa chance dans des boîtes et y rencontre un certain succès. Alors, elle décide de tenter sa chance à Paris où ses débuts sont difficiles, dormant dans des cages d’escaliers ou des locaux à poubelle. Elle survit en faisant des dessins à la craie sur les trottoirs. Un jour Jean Cocteau la voit faire ses dessins et l’emmène au Bœuf sur le toit.Débuts de Gribouille sur scène à ParisEmbauchée à la plonge à La « Cabane Bambou » une péniche-spectacle sur la Seine. La patronne l’entendant chanter pendant son travail remarque sa belle voix et la fait monter sur scène comme chanteuse après son travail à la plonge ! Gribouille prend des cours de chant, fait la connaissance de Michel Breuzard qui lui confie des chansons. Gavroche en pantalon de cuir à une époque ou l’homosexualité féminine ne s’affichait pas, Gribouille commence à chanter dans des cabarets.Début de la carrière discographique de GribouilleAinsi, en 1962 : la jeune artiste enregistre un 45 tours deux titres avec des textes de Michel Breuzard.Finalement, à partir de 1963, elle enregistrera ses 45 tours avec ses propres textes : D’abord, en 1963 : Si j’ai le cœur en bernePuis en 1964 : On n’a pas le droitEnfin, en 1965 Gribouille rencontre le succès public avec « Mathias« . Quatre 45 tours suivront jusqu’en 1966Un premier album 33 tours devait sortir en 1968, hélas un mois avant, on la retrouve sans vie dans son appartement. Elle avait 26 ans.Le 4ème titre du 45 tours devait être enregistré le lendemain. Il sera remplacé par sa chanson à succès « Mathias« . Ostende, la chanson titre avait été enregistré la veille. Chanson de la 2ème partie : Boris Vian chanté par les femmes - Chansons d'amour en 1964 15:56 Béatrice Arnac : L’amour : Boris Vian – Henri Salvador : 196418:38 Georges Brassens : La route aux quatre chansons : Georges Brassens : 196421:21 Juliette Gréco : Souris et souricière : Pierre Mac Orlan – Philippe-Gérard : 196423:22 Jean Vasca : Si vous avez peur du loup : Jean Vaca : 196425:11 Gribouille : On n’a pas le droit : Gribouille – Louiguy : 196427:27 Eva : Dis quand reviendras-tu ? : Barbara : 1964 Biographie rapide de Jacques Serizier Jacques Lallemand, alias Jacques Serizier, chantauteur français naît à Saïgon (maintenant Hô Chi Minh-Ville, Viêt Nam) en 1936. Son père, militaire de carrière voyage beaucoup, de par son métier. Donc Jacques se balade de Saïgon à Marseille puis de Montauban à Rouen. En fin de compte, son paternel, résistant sous l’Occupation, sera tué en 1942. Atteint d’une primo-infection à la tuberculose, Jacques est séparé de sa mère puis placé dans plusieurs familles d’accueil : En Normandie puis chez un fermier dans le Jura où il devient gardien de vaches et de moutons. Le fermier employeur ne lui faisant pas fréquenter l’école…À la Libération, il retrouve sa mère dans la banlieue parisienne, Jacques a alors douze ans et un instituteur dévoué lui fait rattraper son retard scolaire. Il le remerciera plus tard en écrivant « L’instituteur ».Débuts de Jacques Serizier dans les cabarets rive gaucheInterne à Versailles, Jacques décroche son bac à vingt ans puis part visiter la France en auto-stop. C’est à cette époque qu’il découvre Brassens. Jacques Serizier se procure une guitare puis en travaille les accords tout seul. Il fréquente alors les cabaret rive gauche où il fait la connaissance de Ricet-Barrier, Boby Lapointe & Pierre Louki. Jacques part visiter la Norvège où il est bûcheron, cuisinier et pêcheur de morues.Mais en 1959, il est rattrapé par la dure réalité et doit partir faire son service militaire en Algérie pendant vingt-huit mois. Ce qui fera de lui un bel antimilitariste.À son retour en 1962, il est engagé au cabaret L’Écluse. Très vite il trouve à se faire engager dans d’autres cabarets. Jacques est à la fois un révolté, un anarchiste et un tendre pour qui l’amour de la vie, la gaieté, le pacifisme, l’amitié entre copains comptaient au plus haut point.L’année 1964, il enregistre son 1er 45 tours « Poubelle » Chanson de la 3ème partie : Boris Vian chanté par les femmes - La ville & la campagne en 1964 32:50 Francesca Solleville : Numance : Luc Bérimont – Lise Médini : 196434:43 Henri Gougaud : Paris, ma rose : Henri Gougaud : 196437:18 Jacques Serizier : Poubelle : J. Serizier – J. Serizier, Liliane Bénelli : 196439:36 Jean Ferrat : La montagne : Jean Ferrat : 196442:30 James Ollivier : Odeur des myrtilles : Louis Aragon – James Ollivier : 1964 Jacques Serizier James Ollivier Colette Renard Biographie rapide de Colette Renard Colette Raget, alias Colette Renard, chanteuse et comédienne française naît à Ermont (Val-d’Oise) en 1924. Toute petite, ses parent, venus s’établir bonnetiers à Paris, l’initient à l’apprentissage du piano et du violoncelle. Elle doit abandonner son rêve de devenir musicienne après une grave intervention chirurgicale. Alors, Colette vit de petits métiers et apprends la sténodactylographie.Elle remporte un radio-crochet en 1946, ce qui lui vaut d’être remarquée par Saint-Granier qui la présente à des gens du métier. Mais on ne lui propose que des contrats minables et elle songe à tout arrêter.Pourtant en 1947, elle tombe sur une annonce : »Raymond Legrand cherche secrétaire connaissant la musique ». Finalement embauchée, Colette Renard devient l’assistante du chef d’orchestre avant de devenir la chanteuse de sa formation. Colette finit par épouser le maestro.Premiers succès de Colette Renard dans la chanson1956, la chanson « L’Arbre et l’homme » dont Colette est l’autrice reçoit le Grand Prix de Deauville. Alexandre Breffort qui cherche une interprète pour sa comédie Irma la douce l’engage. Colette devient Irma, l’œuvre obtient un succès considérable et se joue, dans un premier temps, 500 fois. Immédiatement le monde du music-hall récupère cette « nature » naissante de trente-deux ans. Les contrats affluent, sa carrière est lancée.Colette participe à de nombreux disques. En particulier, elle enregistre en 1963 un 33 tours 30 cm de chansons très libertines avec ce petit joyau qu’est « Les nuits d’une demoiselle » écrit par Guy Breton. Chansons de la 4ème partie : Différents aspects de la jeunesse. 46:54 Bip et Véronique : Les enfants sages : Guy Béart : 196450:03 Boby Lapointe : Eh ! v’nez les potes : Boby Lapointe – Oswald d’Andréa : 196452:43 Colette Renard : Les nuits d’une demoiselle : Guy Breton – Raymond Legrand : 196355:02 Léo Ferré : Les pensionnaires : Paul Verlaine – Léo Ferré : 196457:18 Jean-Claude Darnal : Dites-moi M’sieur (l’oiseau) : Jean-Claude Darnal : 1964 Abonnez-vous au podcast Chant de l'Histoire Apple Podcasts PocketCasts Podcast Addict Spotify iHeartRadio
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C.d.C #18 1963 La vie l’amour la guerre et la vieillesse : Isabelle Aubret – Joël Holmès – Jacques Boyer – Christine Sèvres
Chronologie de la Chanson #18 : 1963 La vie l'amour la guerre et la vieillesse La vie l'amour la guerre et la vieillesse en 1963 : contexte historique La vie l’amour la guerre et la vieillesse en 1963 La guerre d’Algérie et les deux massacres d’État contre les algériens et leurs soutiens (17 octobre 1961 & 8 février 1962) marquent profondément l’opinion française. Les jeunes doivent sacrifier 24 mois pour participer à ce que le pouvoir qualifie « d’événements d’Algérie ». Ainsi, les appelés ont assisté aux atrocités perpétrées par l’armée et la police française : tortures, assassinats, viols des militants pour l’indépendance. De plus, certains appelés ont dû y participer : la corvée de bois… et seront marqués à vie : plusieurs ne supporteront pas et se suicideront.Dans ce contexte, la chanson se libère et de nombreux textes abordent plus ou moins frontalement le sujet de la guerre mais aussi le bonheur de vivre. Exemple : « Que c’est beau la vie » chanson écrite par Jean Ferrat pour Isabelle Aubret, rescapée d’un terrible accident de voiture. Biographie rapide d'Isabelle Aubret Thérèse Coquerelle, alias Isabelle Aubret, chanteuse française, naît e1 1938 à Marquette-lez-Lille dans une famille modeste. Son père est contremaître dans une filature, sa mère s’occupe de ses onze enfants.D’abord, à 14 ans , elle entre à l’usine comme bobineuse. Parallèlement, elle pratique la gymnastique de manière assidue. De plus, Isabelle Aubret est dotée d’une jolie voix, elle participe ainsi à plusieurs concours locaux. De fil en aiguille, elle devient chanteuse dans des orchestres.Au début des années 1960, elle gagne un concours qui se passe à l’Olympia. Alors Bruno Coquatrix lui permet de décrocher un contrat dans un cabaret de Pigalle et d’avoir un pied dans le métier.Ainsi, en 1961 elle rencontre Jacques Canetti qui lui fait enregistrer un 45 tours quatre titres chez Philips .En 1962, elle rencontre Jean Ferrat, c’est un coup de foudre amical. Jean lui écrit « Deux enfants au soleil » et l’embarque comme première partie de sa tournée.Début de sa carrière et grave accident.En 1963, elle fait la première partie de Jacques Brel à l’Olympia avec qui elle se lie d’amitié.Dans les mois suivants, alors qu’elle est pressentie par Jacques Demy pour tenir le rôle principal dans le film « Les parapluie de Cherbourg » elle est victime d’un très grave accident de voiture. Isabelle Aubret doit alors cesser toute activité. Dès son accident, Jacques Brel lui fait don à vie des droits de la chanson « La Fanette » et Jean Ferrat lui écrit « C’est beau la vie ». Forte d’une ténacité exceptionnelle, Isabelle décide de l’enregistrer et remporte un immense succès populaire. Chanson de la 1ère partie : La vie l'amour la guerre et la vieillesse 02:34 Isabelle Aubret : C’est beau la vie : Claude Delécluse, Michelle Senlis – Jean Ferrat : 196305:13 Los Machucambos : La lune : Léo Ferré : 196308:21 Maurice Fanon : À la Jésus : Maurice Fanon : 196310:33 Jeanne Moreau : J’ai la mémoire qui flanche : Serge Rezvani : 196312:48 Roger Riffard : Les hirondelles : Roger Riffard : 1963 Isabelle Aubret Joël Holmès Biographie rapide de Joël Holmès Joël Covrigaru, alias Joël Holmès, chantauteur français, naît en 1928 en Bessarabie (Roumanie). La famille immigre en France en 1934. Ses parents, juifs athées, sont arrêtés par la police française en 1942 déportés puis assassinées par les nazis à Auschwitz. Grâce à une voisine les deux enfants sont envoyés à la campagne. Une femme de la Résistance les retire au bout de cinq mois en raison de leur état sanitaire et les place à Paris. Joël suit les cours d’une école d’électricité. Leur sécurité n’étant plus assurée, une représentante de la résistance qui travaille à la mairie de Boulogne envoie Joël dans un préventorium à Boulogne-Billancourt comme aide jardinier et sa sœur à la campagne.En 1946, il entre chez Renault comme électricien, il milite à la CGT, participe aux grèves de 1947 et à diverses mobilisations. Malgré sa compétence, il se fait licencier et ne retrouve pas de travail, étant sur la liste noire des patrons de la métallurgie. Il vit alors d’expédients.Dans les cabarets rive gaucheSon père lui avait fait apprendre le violon. Comme il est passionné par la chanson, admirateur de Trénet, il avait toujours eu envie de créer des refrains. En conséquence, il loue une guitare, met en musique des poèmes d’un ami avant d’écrire lui-même ses textes. La lecture d’Éluard et d’Aragon lui donne le goût de la poésie .À partir de 1954, il chante dans les cabarets rive gauche et fait connaissance d’un grand nombre d’artistes. Il écrit notamment pour Pia Colombo, Caroline Cler, coécrit « Jean-Marie de Pantin » avec Maurice Fanon Les choses se passent bien pour lui, effectivement il enregistre un 33t 30cm par an. Le premier en 1959 « Au quai du point du jour » puis alors qu’il est promis à une belle carrière avec des chansons possédant charme et épaisseur, surgit la vague « yéyé qui l’emporte. Il abandonne la chanson en 1965 après l’insuccès de son cinquième album 12 chansons françaises. Chanson de la 2ème partie : La vie l'amour la guerre et la vieillesse : La vieille fille 16:36 Léo Ferré : Mon général : Léo Ferré : 196320:55 Odile Ezdra : La colline : Albert Santoni – Yannis Spanos : 196323:06 Hélène Martin : Il y avait tant de muguet : Rose-Marie Moulin – Hélène Martin : 196325:09 Joël Holmès : La vieille fille : Jean Ravet – Joël Holmès : 196327:42 Guy Béart : Les temps étranges : Guy Béart : 1963 Biographie rapide de Jacques Boyer Jacques Durand, chantauteur français, alias Jacques Boyer naît en 1936 en Charente. Il passe son adolescence à Bordeaux, s’intéresse très tôt à la chanson.Jacques rencontre Georges Coulonges dans un studio de radio où ils travailleront ensemble. Puis il entre au Conservatoire d’art dramatique. Début des années 1960, Jacques s’installe à Paris et se produit dans plusieurs cabarets rive gauche. Il y rencontre Christine Sèvres qui lui présente Jean Ferrat. Une solide amitié naît entre les deux hommes et il ne se quitteront plus dans leurs activités professionnelles. En 1962, la parolière Michelle Senlis écrit « Mon vieux » en hommage à son père. Jean Ferrat la met en musique et jacques l’enregistre dans son 45 tous de 1963. Daniel Guichard la chantera 11 ans plus tard. Il en modifie une partie des paroles, et en a plus ou moins extorqué l’accord de Michelle Senlis qui l’a assez mal vécu. Il revendiqua même pendant un temps la paternité du texte… Chanson de la 3ème partie : La vie l'amour la guerre et la vieillesse : Mon vieux 31:55 Jacques Boyer : Mon vieux : Michelle Senlis – Jean Ferrat : 196335:16 Barbara : Nantes : Barbara : 196339:16 Jacques Brel : Les vieux : Jacques Brel – Jacques Brel, Gérard Jouannest, Jean Corti : 196343:17 Colette Magny : Mélocoton : Colette Magny : 1963 Biographie rapide de Christine Sèvres Jacqueline Boissonnet, comédienne et chanteuse française, alias Christine Sèvres naît à Paris en 1931. Ses parent, se séparent lorsqu’elle a huit ans. Dès lors elle vit avec son père remarié mais fait des fugues lors de son adolescence. Elle développe son amour des lettres et écrit beaucoup. Au début des années 1950 c’est dans ce contexte qu’elle fait connaissance des frères Lanzmann et de Serge Rezvani.Elle s’inscrit au cours d’art dramatique sous le nom de Christine Sèvres pour ne pas contrarier ses parents.Se libérant du joug paternel, elle connaît « trente-six métiers, trente-six misères ». Christine rêvait d’être comédienne, elle commença par chanteuse dans les cabarets rive gauche. En 1956, elle y rencontre Jean Ferrat qui lui confie plusieurs chansons. Ils entament une relation amoureuse et se marie en 1961Une immense interprète ! Michel Valette qui fut le directeur du cabaret la Colombe dira : » Christine, laissait passer sur les spectateurs un véritable frisson. D’une sobriété étonnante de gestes, elle se tenait droite et dominante et promenait lentement dans la salle un regard intense à travers lequel passait toute l’humanité du monde ». Chanson de la 4ème partie : La vie l'amour la guerre et la vieillesse : Point de vue 46:47 Christine Sèvres : Point de vue : Martine Merri – Jean Arnulf : 196349:12 Octave Callot : Clairvaux : Anonyme : 196352:18 Monique Morelli : Nos vingt ans : Gaston Couté – Lino Leonardi : 196355:09 Pierre Vassiliu : La femme du sergent : Pierre Vassiliu : 196258:02 Jean Arnulf : Le twist du déserteur : Jean Arnulf : 1963 Christine Sèvres Abonnez-vous au podcast Chant de l'Histoire Apple Podcasts PocketCasts Podcast Addict Spotify iHeartRadio
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C.d.C #17 1962 La révolution tranquille au Québec – Pauline Julien – Clémence DesRochers – Francesca Solleville – Cora Vaucaire
Chronologie de la Chanson #17 1962 La révolution tranquille au Québec – Pauline Julien – Clémence DesRochers – Francesca Solleville – Cora Vaucaire La Grande Noirceur & La Révolution tranquille au QuébecLa Révolution tranquille au Québec : Après la seconde guerre mondiale L’Union Nationale reprend le pouvoir. Ce parti nationaliste, clérical, antisyndical et anticommuniste est dirigé par Maurice Duplessis. Ainsi, ce dernier favorise les élites traditionnelles et cléricales tout en réprimant le peuple québécois. Cette période est connue sous le nom de Grande Noirceur.En 1960 l’Union Nationale perd les élections. En conséquence le Parti Libéral du Québec, vainqueur, mène une série de réformes dans les domaines de la politique sociale, de l’éducation, de la santé et du développent économique. Ce fut la Révolution tranquille au Québec qui permet aussi à la chanson québécoise de prendre son envol. Certes, des auteurs-compositeurs-interprètes avaient ouvert la voie (Félix Leclerc, Raymond Lévesque…) mais c’est dans les années 60′ que la chanson connaît une impulsion sans précédent.La boîte à chansons la Butte à Mathieu naît à l’aube de cette révolution tranquille, entre ses murs, les aspirations du Québec sont transportées par les artistes et les chantres de la nouvelle chanson québécoise. Les idéaux de paix, d’amour, de liberté et de libération vibrent dans les boîtes à chanson. Pauline Julien Anne Sylvestre & Georges Brassens Jean Poiret – Pauline Julien – Jacquel Brel – Anne SylvestreBiographie de Pauline JulienPauline Julien naît à Trois-Rivières (Québec) en 1928 dans une famille modeste. Son père est un cousin germain de Maurice Duplessis. Pauline est la benjamine d’une famille de onze enfants, elle vit une enfance heureuse et grandit au sein d’un clan animé d’une grande solidarité familiale.Cependant elle doit arrêter ses études classiques à la mort de son père. Elle passe donc en école commerciale et travaille comme sténodactylo.Mais, en 1947 Pauline part pour Québec car elle rêve de faire carrière dans le théâtre.Pendant l’année 1948, à l’Ordre de Bon temps, elle rencontre plusieurs jeunes artistes montréalais désireux de promouvoir la culture québécoise. Elle part s’installer à Montréal où elle intègre la troupe « La compagnie du Masque ».C’est ainsi qu’en mai 1951, Pauline qui a réussi à obtenir une bourse par l’intermédiaire de Duplessis part avec son mari Jacques Galipeau pour Paris. Ils s’inscrivent comme auditeurs libres au Conservatoire d’art dramatique de Paris.Début de la carrière artistique de Pauline JulienAinsi, à partir de 1955 Pauline se produit dans les cabarets rive gauche où elle interprète Léo Ferré, Boris Vian, Raymond Lévesque, Gilles Vigneault et Bertolt Brecht. Finalement, de retour au Québec en 1958, elle reprend la scène dans les cabarets montréalais.Sa belle voix légèrement âpre et sa passion la font remarquer du public, du moins celui des chansonniers, au même titre que Monique Leyrac et Renée Claude. En définitive, son engagement nationaliste et politique devient rapidement un trait caractéristique. Vers le milieu des années 1960, la chanteuse n’est plus seulement présentée comme la porte-parole de la chanson canadienne mais également comme une militante de la Révolution tranquille au Québec.Chansons de la 1ère partie : La Révolution tranquille au Québec02:12 Jean Poiret : La vache à mille francs : Jean Poiret – Jacques Brel : 196205:55 Pauline Julien : La marquise coton : Jean-Pierre Ferland – Pierre Brabant, Jean-Pierre Ferland : 196208:51 Jacques Brel : Le plat pays : Jacques Brel : 196211:28 Anne Sylvestre : La femme du vent : Anne Sylvestre : 19 La Révolution tranquille au Québec : Dominique Michel – Gilles Vigneault – Clémence DesRochers – Claude Gauthier – Félix Leclerc Biographie rapide de Clémence DesRochers Clémence DesRochers, artiste multidisciplinaire, naît à Sherbrooke (Québec) en 1928. Elle tient de son père, le poète Alfred Desrochers, l’amour de la nature et des mots pour la célébrer. Après un début de carrière peu concluant dans l’enseignement, elle s’inscrit au Conservatoire d’art dramatique de Montréal.En 1958, elle fait ses débuts professionnels au cabaret Saint-Germain-des-Près (de Montréal). L’année suivante, elle est l’une des fondatrices de « Les Bozos« , pionniers de l’activité chansonnière au Québec. L’aventure dure trois ans, à la suite desquels, Clémence entreprend l’écriture de la première comédie musicale québécoise : Le vol rose du flamant. Bref, au cœur des années 60′, on fait appel à son talent pour inaugurer d’innombrables boîtes à chansons. Ce qui lui vaut le surnom de « L’ouvre-boîte » et qui lui fera chanter plus tard : « Moi j’ouvre des boîtes, pis j’ferme des bars ». Chansons de la 2ème partie de La révolution tranquille au Québec 16:39 Dominique Michel : La jeunesse d’aujourd’hui : Gabelius Côté : 196218:44 Gilles Vigneault : Jack Monoloy : Gilles Vigneault : 196221:52 Clémence DesRochers : La vie d’factrie : Clémence DesRochers – Jacques Fortier : 196223:18 Claude Gauthier : Le grand six-pieds : Claude Gauthier : 196126:24 Félix Leclerc : Notre sentier : Félix Leclerc : 1962 Clémence Desrochers Francesca Solleville Georges Brassens – Hervé Brousseau – Francesca Solleville – Juliette GrécoBiographie de Francesca Solleville (1ère partie)Francesca Solleville, chanteuse française naît à Périgueux (Dordogne) en 1932. Son père, Pierre Solleville, gascon, est issu d’une famille de notables conservateurs. Sa mère, Lidia Campolonghi, pianiste italienne était la fille de Luigi Campolonghi, antifasciste et animateur de la Ligue des droits de l’Homme. Cependant , en 1922, la marche sur Rome des chemises noires et l’instauration du fascisme provoquent l’exil de la famille.Francesca garde des premières années passées avec sa mère le souvenir du bonheur. Le père se révèle être un bel escroc, sympathique, drôle et volage. La maman tente de divorcer mais Francesca est arrachée à sa mère par décision de justice. Francesca est alors casée chez les grands-parents Solleville où vivait déjà sa grande sœur. Le grand-père paternel, avocat affiche ouvertement des positions collaborationnistes. Il dénoncera sa belle-fille, mère de Francesca, pour son action dans la résistance. Ses deux petites-filles sont placées à la Pension Saint Jeanne d’Arc, aux mains :« d’une mère supérieure, flasque et méchante, qui parcourant d’un œil gris assassin notre petit groupe, nous faisait hurler « Maréchal nous voilà ! » »Les deux sœurs Solleville sont représentantes du diablePourtant, Marie-Claire, l’aînée était la seule à ne pas la craindre. Les deux sœurs Solleville sont, pour toutes les religieuses, les représentantes du diable sur terre, du fait de leur ascendance maternelle. Marie-Claire, par goût du changement avait décidé ses camarades de classe à prier d’autres dieux. Juchée sur son bureau, elle clamait « ce matin pour Jupiter, ce soir pour Junon, demain sur Vénus » Coupable de répandre des ferments d’athéisme, elle a été mise à la porte et… Francesca dut la suivre.Pendant ce temps, Lidia, la maman survit en donnant des cours d’italien et de piano. Francesca a le droit de lui rendre visite le jeudi et le dimanche après-midi. Ainsi, elle se familiarise avec Bach, Schubert, Schumann et Monteverdi. Après la Libération, cela fera bien rire Lidia de voir sa fille gagner les radio crochets en interprétant « Mon légionnaire ». Francesca échange alors le premier prix qui consistait en six petits verres en argent contre le deuxième : un sac de 25 kilos de pommes de terre.Francesca et sa mère partent pour ParisLidia, la mère de Francesca, ayant trouvé du travail à l’ambassade d’Italie à Paris, elle y partent toutes les deux. Francesca poursuit sa scolarité et, parallèlement, suit les cours de chant classique chez la grande cantatrice Mary Freund. La professeure et l’élève sympathise.Francesca obtient des bourses pour aller chanter à Venise et Salzbourg. De plus, choriste professionnelle, elle participe au Chœur de Radio France mais aussi dans les studios Barclay « pour, avec les Barclay’s Girls, être mise à la sauce de toutes les horreurs de la « variétoche » ».Les portes des hôtels particuliers, des salons, s’ouvrent grâce à Mary Freund. Francesca est heureuse parce qu’il s’agit de belle musique. Cependant, le public très bourgeois, très élitiste ne lui plaît pas du tout.En fait, Francesca n’aime alors pas la chanson diffusée à la radio jusqu’au jour où un camarade de faculté lui prête un disque de Germaine Montero. Le texte de « La chanson de Margaret » de Pierre Mac Orlan l’éblouit par sa qualité. Elle gagne le concours « Numéros un de demain » sur la scène de l’Olympia avec la seule chanson qu’elle connaissait, La chanson de Margaret.Le tournant de la carrière de FrancescaLe tournant de la carrière de Francesca a lieu en 1959. Elle a l’occasion de faire connaissance de Philippe-Gérard qui met en musique les chansons de Mac Orlan pour Montero. Or, ce dernier cherche désespérément un chanteuse de variété capable de chanter deux textes d’Aragon qu’il venait de mettre en musique. Aragon devait présenter « La Semaine sainte » à la mutualité et Léo Ferré créer ses chansons, les fameux Aragon-Ferré très attendus. Francesca, devant une salle comble, chante alors « La rose du premier de l’an » et « Un homme passe sous la fenêtre et chante« . Le succès est immense, les applaudissements si prolongés qu’il a fallu éteindre les lumière de la salle et de la scène pour les interrompre. Le lendemain Francesca a rendez-vous chez Léo Ferré qui lui confie une quinzaine de partitions sur des textes de Luc Bérimont, Pierre Seghers, deux de ses chansons et tous les Aragon.Début de la carrière discographique de Francesca SollevilleEnfin, par l’intermédiaire de Jacques Douai, Francesca à l’occasion de passer une audition devant Albert et Odile Levy-Alvarez, fondateur de l’étiquette BAM. Séance tenante, ils décident de lui faire enregistrer un 45 tours avec Philippe-Gérard au piano.Après quatre 45 tours enregistrés entre 1959 et 1961, paraît, en 1962, le premier album 25cm de Francesca Solleville « Récital ».( source : livre « A piena voce » de Marc Legras et Francesca Solleville et « Le Maitron »)Suite de la biographie de Francesca SollevilleChansons de la 3ème partie : La Révolution tranquille au Québec : Rêve et conquête31:13 Georges Brassens : Les trompettes de la renommée : Georges Brassens : 196236:17 Hervé Brousseau : Rêve et conquête : Hervé Brousseau : 196238:37 Francesca Solleville : Vingt ans : Léo Ferré : 196240:46 Juliette Gréco : Les petits cartons : Bernard Dimey – Francis Lai : 1962 Cora Vaucaire – Jean Ferrat – Christine Sèvres – Jean-Pierre Ferland – Luce KleinBiographie rapide de Cora VaucaireGeneviève Colin, alias Cora Vaucaire, chanteuse française naît à Marseille en 1918. Son père est capitaine au long cours. Malgré l’opposition familiale, elle s’inscrit au Conservatoire d’art dramatique de Paris. Coupée des siens et sans ressources, elle fréquente les cours de Fernand Ledoux et Charles Dullin.En fin de compte, à seize ans, elle remporte le prix de comédie et de tragédie de la Ville de Paris. Mais lors de sa première apparition sur scène, dans un rôle de figuration, elle s’évanouit aux pieds de la vedette.Pendant l’occupation, elle épouse le parolier Michel Vaucaire qui l’incite à chanter. Elle refuse de se produire en public mais accepte de chanter dans un studio de la radio nationale.Finalement, à la libération, rassurée par son succès radiophonique, Cora accepte d’affronter le public. Elle se produit dans les cabarets rive gauche.Début de la carrière discographique de Cora VaucaireEn 1948, elle est la première à enregistrer « Les feuilles mortes » de Jacques Prévert.Au mitan des années 1950′, elle prend la direction du cabaret La Tomate où elle engage de nombreux débutants : Pierre Louki, Raymond Lévesque, Catherine Sauvage, Mouloudji, etc…Ainsi en 1954, elle rencontre son premier succès populaire avec « La complainte de la butte » et en 1962 elle réitèrera avec « Trois petites notes de musique »Chansons de la 4ème partie : La Révolution tranquille au Québec46:08 Cora Vaucaire : Trois petites notes de musique : Henri Colpi – Georges Delerue : 196249:37 Jean Ferrat : Mes amours : Michelle Senlis – Michelle Senlis – Jean Ferrat : 196252:08 Christine Sèvres : L’Intelligent : Maurice Vidalin – Jacques Datin : 196254:12 Jean-Pierre Ferland : Les framboisiers : Jean-Pierre Ferland : 196256:18 Luce Klein : Depuis le temps (Les amoureux que nous étions) : Luce Klein : 1962 Cora Vaucaire Abonnez-vous au podcast Chant de l'Histoire Apple Podcasts PocketCasts Podcast Addict Spotify iHeartRadio
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C.d.C #16 1960-1965 La vague yéyé : Johnny Hallyday – Richard Anthony – Sylvie Vartan – Françoise Hardy – Stella – Hector et les Médiators
Chronologie de la Chanson #16 : 1960-1965 période yéyé Johnny Hallyday - Sylvie Vartan - Richard Anthony - Françoise Hardy - Stella - Hector et les Médiators 1960-1965 La vague yéyé : En 1960, Richard Anthony & Johnny Hallyday abandonnent leurs pâles copies du rock n’roll étasunien et prennent la tête d’un mouvement plus sucré, plus acceptable par le grand public et les médias : le yéyé.Mouvement sociologique et style musical, le yéyé bouleverse le paysage de la chanson dans la première moitié des années 1960’s. En totale opposition avec les valeurs de la chanson « rive gauche » (intelligence, authenticité, exigence, dépouillement), le yéyé prône l’amitié, l’amour & les copains. Dans le yéyé, l’importance des paroles est secondaire, les mélodies simplistes sont à base de rock, de twist, de jerk ou de madison. La plupart des tubes reposent sur trois harmonies au maximum.En premier lieu, La technologie évolue, le transistor, facilement transportable, a remplacé le poste de radio à tubes qui trônait dans le salon. En outre, l’arrivée du microsillon et de l’électrophone permet de diffuser les 45 tours qui sont maintenant produits par une industrie musicale qui tourne à plein régime, drainant l’argent de poche des « teenagers » (décagénaires) …1960-1965 La vague yéyé : Opportunité pour les flaireurs d’aubainesLes compagnies discographiques montent leurs écuries : Richard Anthony et Les Chats Sauvages chez Pathé-Marconi, Johnny Hallyday chez Vogue, puis Philips, Les Chaussettes noires chez BarclayEn fin de compte, les flaireurs d’aubaines vont surfer sur la vague yéyé, les trois millions de jeunes de douze à vingt ans forment un marché formidable. L’émission « Salut les copains » (SLC) est lancé en 1959 sur Europe 1 par Frank Trénot et Daniel Filipacchi et rencontre un énorme succès auprès des 12-15 ans. En 1962 l’émission est relayée par un magazine mensuel qui atteindra rapidement une diffusion d’un million d’exemplaires. Pour le duo Filipacchi/Trénot ce sera le début d’un empire de presse. Johnny Hallyday Sylvie Vartan 1960-1961 Lucien Morisse – Johnny Hallyday – Sylvie Vartan – Dalida – Les Chats SauvagesBiographie rapide de Johnny HallydayJean-Philippe Smet, alias Johnny Hallyday naît à Paris en 1943. Il a une enfance difficile mais suit des cours de théâtre et de musique. Lee Haliday, danseur étasunien, mari d’une de ses cousines, convaincu que le rock peut s’imposer en France, se fait envoyer des disques par sa famille et initie au rock ‘n’ roll, Jean-Philippe, le futur Johnny.À partir de 1958, Johnny fréquente le Golf Drouot. Imitant les rockers étasuniens qu’il a vu au cinéma, il apparaît en pantalon de cuir moulant et se roule par terre. Il signe un contrat chez Vogue en janvier 1960. Son premier 45 tours n’a rien de subversif : La chanson « T’aimer follement » est également chantée par Dalida et à son deuxième disque « Souvenirs, souvenirs », le chanteur s’éloigne toujours plus du rock’n roll.Ainsi, son arrivée chez Philips en 1961 provoquera le départ de Jacques Canetti. Une époque prend fin.Dans son troisième disque, il reprend « Itsy bistsy petit bikini » chanson adaptée par Lucien Morisse que chante Dalida. Ce dernier, maître de la programmation d’Europe n°1 casse le disque d’Hallyday en disant que c’est la dernière fois qu’il passe à la radio. En effet, la concurrence pour la reprise des succès du Cash Box était féroce.Biographie rapide de Sylvie VartanSylvie Vartan, chanteuse française naît en 1944 en Bulgarie. Ses parents émigrent en France, elle arrive avec son frère Eddie à Paris en 1952. Son frère musicien l’entraîne dans la chanson, c’est ainsi qu’en 1961, elle remplace la chanteuse Gillian Hills dans un duo avec Frankie Jourdan. C’est un premier succès, elle signe un contrat en solo. Son premier 45 tours est une chanson romantique mais elle va rapidement muscler son répertoire et alterner slows et rocks. Sur le deuxième disque, elle apparaît en garçon manqué : cheveux très courts, pose en pantalon et chaussures plates, assise en tailleur. Elle est prise en main par Daniel Filipacchi qui va transformer le « garçon manqué » en une jeune fille populaire. Sur la pochette de Locomotion, elle apparaît très féminine, des marguerites dans les bras et un bandeau dans ses cheveux qui ont poussé. La transformation de la rockeuse en yéyé est en route.Chansons de la 1ère partie : 1960-1965 La vague yéyé02:04 Johnny Hallyday : Souvenirs, souvenirs : Cy Coben, adapt. Alain Robert : 196004:11 Johnny Rock Feller (Jean Yanne) : Le rock coco : Jean Yanne : 196106:40 Sylvie Vartan & Frankie Jordan : Panne d’essence : John D. Loudermilk, adapt. Georges Aber, Mario Filippaki : 196108:52 Dalida : Itsi bitsi petit bikini : Lee Pockriss, Paul Vance, adapt. André Salvet, Lucien Morisse : 196011:04 Les Chats Sauvages : Viens danser le twist : David Appell, Kal Mann, adapt. Georges Gosset : 196113:18 Cris Carol : Fiche le camp, Jack : Percy Mayfield, adapt. Georges Aber : 1961 Richard Anthony – Les Chaussettes Noires – Danny Boy – Françoise Hardy – Danyel GérardBiographie rapide de Richard AnthonyRichard Btesh alias Richard Anthony, chanteur français d’origine syrienne, naît en 1938 au Caire (Egypte). Il y passe une enfance dorée mais la famille doit s’exiler devant la montée du nationalisme, d’abord en Argentine, en Angleterre puis en France.1938 : il arrive à Paris où il suit des études au prestigieux lycée Janson-de-Sailly. Après le baccalauréat, il refuse de suivre ses parents à Milan, devient représentant de commerce tout en jouant du saxophone dans les clubs de jazz.1958 : parfait polyglotte, il décide d’adapter en français des chansons rock anglophones. Il signe chez Columbia. Même s’il fait partie des pionniers du rock, par exemple, en adaptant Peggy Sue, Richard n’a jamais été considéré comme rocker. C’est à son troisième disque, en 1959, qu’il fait parler de lui avec « Nouvelle vague », un titre qui parle de la jeunesse et de son mode de vie. En 1960, il rencontre à nouveau le succès avec Itsi Bitsi petit bikini. C’est en 1961 que ça se gâte, quand il entre en choc frontal avec Johnny Hallyday : sur leurs deniers albums, les deux artistes ont trois chansons en commun dont « Let’s Twist Again » Richard y laisse des plumes d’ailleurs lors du premier festival de rock du Palais des sport on le traite de « Tino Rossi du twist ».Biographie rapide de Françoise HardyFrançoise Hardy, chantautrice et actrice française, naît en 1944 à Paris. Sa mère est célibataire, aide-comptable. Sone père, issu d’une famille bourgeoise, directeur d’une fabrique de machine à calculer est rarement présent et oublie souvent de payer la pension alimentaire ou les frais scolaires. Cependant ce dernier exige qu’elle effectue sa scolarité dans une institution religieuse. La jeune Françoise se réfugie alors dans la lecture et l’écoute des chansons.Comme récompense pour l’obtention de son premier bac, elle demande une guitare. Assistée d’une méthode d’apprentissage sommaire, elle s’essaye à poser quelques accords sur des mots traduisant ses états d’âme.Et puis, un jour de 1961, elle tombe sur une annonce : » La maison Pathé Marconi » souhaite auditionner de jeunes chanteurs. Elle y va le cœur plein d’espoir. Elle sera refusée. Qu’importe ! Elle tient le raisonnement suivant : « Je m’étais dit qu’ils devaient être moins difficiles chez Vogue, car je considérais que les enregistrements de Johnny Hallyday (il n’était pas encore chez Philips) étaient de moins bonne qualité que ceux que j’entendais ailleurs. »Et c’est ce qui se produit. Jacques Wolfson lui fait signer un contrat le 14 novembre 1961. Dès son premier disque, elle fait un énorme succès avec une chanson « Tous les garçons et les filles » dans laquelle elle chante sa mélancolie et sa solitude, accompagnée d’une guitare sèche, à contre-courant.Chansons de la 2ème partie : 1960-1965 La vague yéyé17:11 Richard Anthony : La leçon de twist : Giuseppe Mengozzi, adapt. Danyel Gérard, Lucien Morisse : 196219:22 Maurice Chevalier & Les Chaussettes Noires : Le twist du canotier : Noël Roux – Georges Garvarentz : 196221:46 Danny Boy : Le twist de Schubert : Jacques Datin, Maurice Vidalin – Franz Schubert : 196224:02 Françoise Hardy : Le temps de l’amour : Thomas Davidson Noton, adapt. André Salvet, Lucien Morisse – Jacques Dutronc : 196226:18 Danyel Gérard : Le petit Gonzalès : Buddy Kaye, adapt. Danyel Gérard – David Hess, Ethel Lee : 1962 Françoise Hardy Stella (Zelcer) 1963 Apogée et déclin du twistLe 22 juin 1963, pour fêter le premier anniversaire du magazine « Salut les copains » ainsi que les 20 ans de Johnny Hallyday, Daniel Filipacchi organise un grand concert gratuit sur la Place de la Nation à Paris. Il se contente de passer plusieurs annonces sur Europe n°1 misant sur quelques centaines de spectateurs, voire quelques milliers… Finalement ce sont plus de 150 000 jeunes qui viennent, à la stupéfaction du pouvoir en place. Le général de Gaulle, furieux, déclamera cette célèbre phrase : » Ces jeunes ont de l’énergie à revendre, qu’on leur fasse construire des routes ! ». Quant à l’inénarrable Philippe Bouvard, il écrira dans le Figaro « Quelle différence entre le twist de Vincennes et les discours d’Hitler au Reichstag ? ». Cinq ans plus tard, ces jeunes auront mûri et ne hurleront plus « Yé Yé » mais « Dix ans ça suffit ! »Biographie rapide de Stella ZelcerStella alias Stella Zelcer puis Stella Vander, chanteuse française naît à Paris en 1950. Ses parents sont des émigrés polonais, le père est directeur d’une blanchisserie industrielle, sa mère travaille dans un magasin de chaussures aux puces de Saint-Ouen. Elle s’intéresse très tôt à la musique, son oncle Maurice Chorenslup l’initie au jazz. Tonton Maurice est passionné de jazz, connaisseur du rhythm and blues originel, il n’accroche pas aux reprises françaises : » Très sincèrement, la première fois que j’entends Johnny, je crois que c’est un clown musical. Je me dis « Tiens voilà un type qui fait de la dérision, Il fait des chansons américaines mais beaucoup plus mal pour faire rire les gens.. »En 1963, Stella est une jeune fille comme les autres (13 ans). Elle aussi écoute la radio et découvre ces idoles. Son seul problème c’est qu’elle n’est pas complètement inculte : son oncle lui a déjà fait découvrir les grands noms du jazz et, bien évidemment, il lui est, dès lors, très difficile d’acclamer ces chanteurs préfabriqués. Elle sort un premier 45 tours, l’air moqueur qui y transparaît est celui d’une jeune fille qui a goûté aux délices d’Ella Fitzgerald et qui ne comprend pas pourquoi on plébiscite tant Sheila. Stella est une exception dans la production yéyé de 1963.Au début des années 1970, elle se marie avec Christian Vander et chante alors dans le groupe Magma.Chansons de la 3ème partie : 1960-1965 La vague yéyé32:04 Les Missiles : Sacré dollar : Kenneth Ramsey, Hoyt Axton, adapt. Fernand Bonifay : 196334:29 Stella : Pourquoi pas moi : Maurice Chorenslup – Stella Zelcer : 1963 37:18 Suzanne Gabriello : Tiens tiens voilà le twist : Suzanne Gabriello : 196339:27 Charlie Level : L’idole des jeunes : Jack Lewis, adapt. Ralph Bernet : 196341:42 Marie Laforêt : Viens sur la montagne : Mary Travers, Milton Okum, Noel Paul Stookey, Peter Yarrow, adapt. Hubert Ithier : 1964 Arrivée du rock anglais et du « protest song » en France – Les Lionceaux – France Gall – Ronnie Bird – Hector et les Médiators – Hugues Aufray – AntoineArrivée du rock anglais en FranceLe 16 janvier 1964 l’Olympia va accueillir Les Beatles. Le groupe qui rencontre alors un immense succès outre-Manche (la beatlemania) est alors encore quasiment inconnu du grand public en France. Cette série de concerts va amener à mieux faire connaître le rock anglo-saxon au jeune public français et contribuer à la ringardisation du yéyé. Les nouveaux groupes (Lionceaux, Missiles, Baronets, Bel Canto…) se font pousser les cheveux et chantent à l’unisson. Ils adaptent en français les chansons des Beatles et des Rolling Stones et révèlent par là que leurs textes ne sont pas plus intelligents que ceux de la période précédente. La jeunesse va rapidement préférer les versions originales aux adaptations.Le 29 mars 1964 Radio Caroline, une radio pirate britannique, commence à diffuser du rock anglo-saxon que la BBC censure. Le succès est immédiat. On reçoit cette radio dans le nord de la France, elle va permettre aux jeunes de cette région de découvrir de nombreux artistes non diffusés. C’est un auditeur de radio Caroline, étudiant sur le campus d’Annapes en 1969, qui créera la première radio libre de France : radio Campus Lille.Découverte du « protest song » étasunienDepuis 1963, aux États-Unis, des chanteurs ont commencé à dire des choses contre la politique étasunienne au Vietnam et démodé les Yeah-yeah locaux. En France la chanson rive-gauche n’est pas diffusée et donc inconnue du grand public, cependant Hugues Aufray va chanter des adaptations françaises des chansons de Bob Dylan et faire découvrir le « protest-song » en France.Serge Gainsbourg retourne sa veste et découvre que la doublure est en vison en écrivant pour France Gall.L’arrivée en 1965 du chanteur Antoine va tourner la page de la période yéyé.Biographie rapide d’Hector et les MédiatorsHector, alias Jean Kalfon, chanteur français, naît à Paris en 1946 dans un milieu très privilégié. C’est un authentique excentrique. Pas moins que le premier rocker français à porter les cheveux longs et à ne pas se prendre au sérieux. Un provocateur-né qui, d’une certaine manière, répond à la logique situationniste : privilégier l’instant pour dynamiter l’ordre établi. Persuadé que les rockers étasuniens ne se prennent pas au sérieux, à commencer par Chuck Berry qui imite le pas du canard, Hector s’approprie les arcanes du rock. Finalement il ne donne crédit qu’à la dimension humoristique, oubliant le phénomène social. Il devient l’amuseur de galerie et intéresse Philips qui lui signe un contrat.De plus, Hector trouve deux paroliers, parfaits complices : Jean Yanne et Gérard Sire. Cependant Hector est un élément incontrôlable qui n’hésitera pas à attaquer la compagnie de disque pour mauvais service rendu. Isolé et sans doute bien trop en avance, il court à l’échec. Les rares plages qu’il nous laisse en héritage sonnent pourtant comme une parfaite antithèse aux niaiseries yéyé, un grand cri de désespoir que les punks reprendront à leur compte dix ans plus tard.Chansons de la 4ème partie : 1960-1965 La vague yéyé46:14 Les Lionceaux : Le temps est long : John Lennon, Paul. Mc Cartney, adapt. Ralph Bernet : 196448:18 France Gall : Laisse tomber les filles : Serge Gainsbourg : 196450:18 Ronnie Bird : Elle m’attend : Mick Jagger, adapt. Claude Righi – Keith Richard : 1965 52:57 Hector et les Médiators : Je vous déteste : Gérard Sire, Jean Yanne – Jean Yanne, Jean Baïtzouroff : 196355:20 Hugues Aufray : N’y pense plus, tout est bien : Bob Dylan, adapt. Pierre Dorsey, Pierre Delanoë : 1964 57:04 Antoine : La guerre : Antoine : 1965 Hector Abonnez-vous au podcast Chant de l'Histoire Apple Podcasts PocketCasts Podcast Addict Spotify iHeartRadio
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C.d.C #15 1961 Interprètes de Bernard Dimey – Nouvelles chansons de Léo Ferré – Interprètes de Jean Ferrat – Marc Ogeret
Chronologie de la Chanson #15 1961 Interprètes de Bernard Dimey - Nouvelles chansons de Léo Ferré - Interprètes de Jean Ferrat - Marc Ogeret Chronologie de la Chanson #15 : 1961 Interprètes de Bernard Dimey. Bernard Dimey, figure de Montmartre, écrit ses textes dans les bistrots, de nombreux interprètes les chantent avec bonheur. Léo Ferré se consacre à la fois à écrire et composer de magnifiques chansons tout en mettant en musique les grands poètes. Léo donne ainsi accès à la poésie à un vaste public qui, sans cela, n’y aurait pas ne l’aurait pas connue.De même on assiste à l’émergence de Jean Ferrat. De nombreux interprètes chantent ses chansons et mises en musique. Biographie de Léo Ferré (3ème partie)Suite de la 2ème partie de la biographie de Léo FerréLors de l’épisode 7 nous avons laissé Léo Ferré connaître son 1er succès public avec Paris-canaille. De plus, il réussit à faire jouer son « Oratorio du Mal-Aimé » à Monaco.En mai 1954, Léo Ferré est au programme de l’Olympia dont la vedette est Joséphine Baker. Il faut dire que c’est un échec. En bref, le public n’accroche pas à la singularité du poète. L’apparence « Blouson, pantalon fuseau, grosses godasses et cheveux longs » déplaît.Ensuite, un an après, en mars 1955, Ferré refait l’Olympia, en vedette. Cependant son tour de chant, riche de succès : La vie, Monsieur mon passé, Graine d’ananar, Monsieur William, manque toujours d’assurance et de liant. Néanmoins, il remporte un succès d’estime. À défaut de scène Léo va s’exprimer par le disque. Ainsi 1955 est une année prolifique avec notamment l’enregistrement de huit chansons nouvelles dont le magnifique « Pauvre Rutebeuf« .1957 : Mise en musique des Fleurs du du mal de Charles BaudelaireDe surcroît, au printemps 1957, Léo inaugure avec son disque « Les Fleurs du mal » de Charles Baudelaire une série de mises en musique des géants du verbe. Léo marque ainsi un tournant dans l’histoire de la poésie et de la chanson.1958 : En janvier, Léo donne son premier tour de chant à Bobino. Mais il a changé de style : chapeau melon, costume de velours, bottines noires et canne à pommeau. C’est mieux qu’à l’Olympia mais encore un peu théâtral. En conséquence c’est sous l’œil sans concession de son entraîneur-manager Madeleine que Léo va devoir s’astreindre à un entraînement plus rigoureux avant de remonter sur les planches.Finalement en mars-avril 1958, Ferré enregistre un nouvel album « Encore du Léo Ferré » comportant la mise en musique de deux beaux textes de Jean-Roger Caussimon : « Le temps du tango » et « Mon camarade« Léo Ferré rejoint l’étique Barclay.En fin de compte en 1960, Ferré qui n’est plus lié à aucune maison de disque rejoint l’étiquette Barclay. Ce dernier fait les choses en grand pour mettre en valeur ce nouveau pur-sang de son « écurie » . La pochette de l’ album est largement illustrée de photos très personnelles : ses parents, sa femme, Annie, ses chiens, son île… Le disque connaît un énorme succès. Un nouveau son abreuve alors nos sillons.1961 : Mise en musique de 10 poèmes de Louis Aragon & Mise au pilon de son 3ème album chez BarclayL’année 1961 voit la sortie de l’album « Les chansons d’Aragon » véritable coup de maître en matière de « mise en chanson » dix textes, dix réussites éblouissantes. Louis Aragon, dira: » La mise en chanson d’un poème est à mes yeux une forme supérieure de la critique poétique »Le troisième album, pour lequel les séances en studio s’étalent de février à mars, sera gravé et pressé mais jamais distribué. Victime de la « censure » il sera passé au pilon. Il comportait 8 titres d’une insoutenable insolence pour le pouvoir gaulliste : Mon général – Pacific blues – La gueuse & Regardez-lesCependant, quatre titres sortiront en 45 tours sous le titre « Les chansons interdites de Léo Ferré : Les rupins, Miss Guéguerre, Thank You satan & Les quat’cents coups.Suite de la biographie de Léo FerréChansons de la 1ère partie : Nouvelles chansons de Léo Ferré02:26 Monique Morelli : L’affiche rouge : Louis Aragon – Léo Ferré : 196106:07 Francesca Solleville : Merde à Vauban : Pierre Seghers – Léo Ferré : 196108:21 Catherine Sauvage : Les rupins : Léo Ferré : 196111:03 Léo Ferré : Thank You Satan : Léo Ferré : 1961 Biographie rapide de Bernard DimeyBernard Dimey, poète, écrivain et auteur français naît à Nogent-en-Bassigny (Haute-Marne) en 1931. Sa mère est coiffeuse, son père, pour qui Bernard a une tendresse particulière, est ouvrier ciselier. Malheureusement ce dernier sera tué en 1961 par l’éclatement d’une meule. Après l’École Normale puis une très courte expérience d’instituteur, Bernard est un temps journaliste.C’est ainsi qu’à 25 ans, Dimey s’installe sur la Butte Montmartre Il en devient alors l’une des figures les plus attachantes. Promenant sa robuste silhouette rabelaisienne de cabarets en estaminets, Bernard Dimey écrit ses textes au coin du comptoir. Il s’exprime dans une langue superbe s’inspirant de l’esprit libertaire des Rictus, Couté, Carco ou Mac Orlan.Bernard Dimey à sa table d’écritureYvettes Cathiard, sa compagne, son seul amour dira : » Mais c’est dans le silence de notre appartement qu’il écrit ses plus beaux textes (…) Une fièvre douce voile ses yeux comme dans l’acte d’amour. Sa cigarette se consume jusqu’au bout, drogue alors inutile qui lui brûle les doigts (…) La création le fragilise. Il transcrit ce que lui dicte cet autre qui l’habite comme un bernard-l’ermite, impudiquement. Il se met à nu, débarrassé sur le papier de la chrysalide de graisse qu’il s’est construite pour rester inaccessible.Il gémit sa vie, les coudes soudés au chêne de la table, tous deux massifs, faits pour durer. Il tape ses textes sur sa vieille machine à battre, frappant avec deux doigts, les sourcils expressifs, cigarette au bec, tirant des bouffées denses et généreuses. Les touches crépitent, son enfant tout neuf se déroule sous ses yeux. Il relit et signe. »Montand, Aznavour, Reggiani Gréco, Les Frères Jacques et bien d’autres chanteront ses poèmes oriflammes.Chansons de la 2ème partie : Interprètes de Bernard Dimey17:18 Robert Ripa : Mémère : Bernard Dimey – Daniel White : 196120:’15 Philippe Nicaud : Les amants de ma femme : Bernard Dimey – Charles Aznavour : 196122:23 Colette Renard : La fille et le soldat : Bernard Dimey – Francis Lai : 196124:49 Juliette Gréco : Les imbéciles : Bernard Dimey – Léo Chauliac, Jean-Claude Pascal : 196127:05 Michel Simon : Si je tombais dans la misère (texte) : Bernard Dimey : 1961 Jean Ferrat Biographie rapide de Jean Ferrat.Jean Tenenbaum, alias Jean Ferrat, chantauteur français, naît à Vaucresson en 1930. Son père est ouvrier joailler, sa mère ouvrière dans une usine de fleurs artificielles. Jean, le dernier d’une fratrie de quatre enfants est très marqué par l’occupation. Son père d’origine juive se croyant protégé par son statut de Français, époux d’une non-juive, est arrêté en 1942. Interné au camp de Drancy, déporté à Auschwitz il y sera assassiné. Alors la famille est d’abord cachée par des militants communiste puis se réfugie à Font-Romeu en zone libre.Enfin, à la Libération, Jean quitte le collège en fin de seconde. Il travaille alors comme aide-chimiste pour aider financièrement sa famille. Parallèlement, il suit des cours au Conservatoire des arts et métiers mais aussi des cours de théâtre. Il expérimente l’interprétation et l’écriture musicale.Début de la carrière artistique de Jean Ferrat1956 : Jean quitte le métier de chimiste, menant une vie de bohème, fréquentant les cabarets pour se consacrer à la chanson.On dit qu’il choisit son pseudonyme en pointant à l’aveugle son index sur une carte de France et tombant sur Saint-Jean-Cap-Ferrat. Il met en musique « Les Yeux d’Elsa » poème de Louis Aragon.1957 : Jean Ferrat commence à interpréter ses chansons chez Moineau et à La Colombe.1958 : il enregistre un 1er 45 tours pour Vogue « Les mercenaires« 1960 : Jean Ferrat rencontre le succès avec « Ma môme« , un texte de Pierre Frachet qu’il a mis en musique.1961 : Parution de son 4ème 45 tours « Paris Gavroche » où il met en musique le texte de Louis Aragon « J’entends, j’entends« Chansons de la 3ème partie: Jean Ferrat et ses interprètes.31:26 Christine Sèvres : La marche prénuptiale : Pierre Frachet – Jean Ferrat : 196133:24 Jean-Claude Pascal : L’éloge du célibat : Pierre Frachet – Jean Ferrat : 196135:45 Michèle Arnaud : Deux enfants au soleil : Claude Delécluse – Jean Ferrat: 196138:05 Jean Ferrat : J’entends, j’entends : Louis Aragon – Jean Ferrat: 196140:48 Gilbert Bécaud : Et maintenant : Pierre Delanoë – Gilbert Bécaud : 1961 Biographie de Marc Ogeret : 1ère partie 1932 / 1961Marc Ogeret, chanteur français, naît à Paris en 1932 dans un milieu modeste, sa mère est couturière, son père employé au service santé du ministère de la Guerre.En premier lieu, à 17 ans, habitant alors Cassis, Marc Ogeret fait la manche en chantant sur les terrasses des café de la Côte d’Azur et travaille parallèlement comme mécanographe dans une fonderie puis comme apprenti chez Renault. En 1950 Marc part à Paris pour prendre les cours de théâtre du centre de la rue Blanche. Pour gagner sa vie, il chante les poètes (Bruant, Jacques Douai, Félix Leclerc…) dans les restaurants du Quartier latin. Les conditions sont difficiles : chanter au milieu des commandes et du bavardage des clients.Marc Ogeret se fait engager à La ColombeIl passe des auditions dans les cabarets, séduit pas sa voix et la qualité de son répertoire, il se fait engager au cabaret « La Colombe ». De plus, il bénéficie des conseils avisés de Michel Valette. En conséquence, peu à peu, il parvient à captiver l’auditoire et à intéresser d’autres cabarets dont « La Fontaine des Quatre Saisons » de Pierre Prévert.Au cabaret « Chez Georges », Marc Ogeret se met à chanter Léo Ferré et Raymond Lévesque.En 1958, la Guilde européennes du microsillon lui fait enregistrer à la va vite six 45 tours comportant du Bruant, du Béart et du Ferré. Malheureusement les conditions techniques sont déplorables. Néanmoins les disques se vendent bien. Ce qui permet à Marc de se faire connaître auprès d’un plus large public.En 1961 paraît un 45 tours avec deux titres de Léo Ferré et de Pierre Seghers.Suite de la biographie de Marc OgeretChansons de la 4ème partie : Interprètes de Bernard Dimey46:45 Marc Ogeret : Est-ce ainsi que les hommes vivent : Louis Aragon – Léo Ferré : 196150:19 Marcel Mouloudji : L’inconnue : Roger Riffard : 196152:19 Nicole Louvier : La chanson de Venise : Nicole Louvier : 196154:48 Jacqueline Danno : Alors : Eliane Lubin : 196157:39 Yvon Thiboutot : La boîte à musique : A Louise…: 1961 Abonnez-vous au podcast Chant de l'Histoire Apple Podcasts PocketCasts Podcast Addict Spotify iHeartRadio
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C.d.C #14 1960 Charles Aznavour et ses interprètes – Histoire de France par les chansons – Paul Barrault – Denise Benoit
1960 Charles Aznavour et ses interprètes - Histoire de France par les chansons - Paul Barrault - Denise Benoit 1960 Charles Aznavour et ses interprètes : En 1960, Pierre Barbier et France Vernillat font paraître une monumentale anthologie « Histoire de France par les Chansons » 8 volumes papier, 20 disques 33tours 17 cm parcourant la période du moyen-âge à 1918. Cet épisode diffusera les chansons de Charles Aznavour et de ses interprètes dont la version censurée de « L’amour et la guerre » B.O.F du film d’Autant-Lara dans sa version intégrale jamais très promue… De même que les premières chansons de Boby Lapointe, Henri Gougaud, Paul Barrault, Hélène Martin, etc… Charles Aznavour 1960 Charles Aznavour et ses interprètesBiographie rapide de Charles AznavourCharles Aznavourian alias Charles Aznavour, chantauteur, acteur et écrivain franco-arménien, naît à Paris en 1924. Enfant de la balle. Ainsi, il suit ses études primaires à L’École des enfants du spectacle.D’abord à onze ans, nanti de son certificat d’études, il renonce à l’école.Ainsi en 1939, il est engagé par Henri Varna dans une revue à l’Alcazar. D’ailleurs il voue une grande admiration pour Charles Trénet qui devient son modèle.Puis en 1941, ayant rencontré le pianiste Pierre Roche, il forme avec lui le duo Roche et Aznavour. Ils chantent le répertoire de Trénet plus « Le feutre taupé » et « Poker ».Début de la carrière « solo » de Charles AznavourEn outre en1947, Edith Piaf leur propose de les intégrer dans ses spectacles. Encouragé par la vedette, Charles décide de s’essayer seul.Finalement en 1952, une tournée au Canada lui permet de rencontrer Gilbert Bécaud. Ainsi une association prolifique va naître. Mais les débuts sont très difficiles, Charles Aznavour est reconnu comme auteur, les critiques refusent cependant de voir en lui un interprète et médisent sur sa voix et son physique. Cependant de nombreux interprètes chantent ses chansons : Edith Piaf, Eddie Constantine, Patachou, Juliette Gréco, Philippe Clay.1953 : avec « Une enfant », Méké-Méké » et « Viens pleurer au creux de mon épaule, Charles Aznavour « auteur » gagne en popularité. Le Moulin Rouge l’engage et le garde 3 mois. Le public l’adopte, de plus les chansons traitant presque toujours d’historiettes amoureuses touchent les dames mais aussi l’interprète s’avère convaincant.En conséquence sa carrière est lancée sur scène et au cinéma.1960 : en pleine guerre d’Algérie, la chanson « L’amour et la guerre » écrite par Bernard Dimey est interdite sur les ondes nationales. Cependant nous aurons l’occasion d’en écouter les trois parties qui formeront la bande son du film de Claude Autant-Lara « Tu ne tueras point ».Chansons de la 1ère partie : Charles Aznavour et ses interprètes : Gilbert Bécaud – Colette Deréal – Jacques Normand – Jacqueline François02:15 Gilbert Bécaud : Viens (version 1960) : Charles Aznavour – Gilbert Bécaud : 196004:29 Colette Deréal : Tu dors : Charles Aznavour : 196007:45 Jacques Normand : L’enfant prodigue : Jacques Plante – Charles Aznavour : 196009:55 Jacqueline François : Par ce cri : Charles Aznavour – Henri Salvador : 196012:28 Charles Aznavour : L’amour et la guerre (parties 1-2-3) : Bernard Dimey – Charles Aznavour : 1960 Biographie rapide de de Paul BarraultPaul Barrault, chantauteur français très original, naît en 1922. Auteur-compositeur à la guitare, il joue un grand rôle dans les cabarets. Paul était un comédien venu à la chanson sur le tard. Paul Barrault avait un mode de vie et une philosophie très personnelle qui lui faisaient refuser toutes contraintes paperassières. Un dandy-anar en quelque sorte. Il fut l’un des trois Paul avec Paul Hébert et Paul Villaz. L’originalité des thèmes de Paul tient à son goût pour l’univers bucolique des petits villages de campagne où les flonflons des bals musette succèdent aux retraites aux flambeaux. Il y a chez lui un côté « Jour de fête » de Jacques Tati. Après un 1er 45 tours en 1956, il enregistre un 33 tours 25cm chez Ducretet Thomson en 1960. Il est connu pour avoir joué dans le film culte Themroc en 1973.Paul Barrault décède en 1986.Chansons de la 2ème partie : Charles Aznavour et ses interprètes : Jean Ferrat – Rosalie Dubois – Paul Barrault – Edith Piaf20:00 Jean Ferrat : Ma môme : Pierre Frachet – Jean Ferrat : 196021:58 Rosalie Dubois : La souris de la rue d’Paradis : Fabien Loris – Christiane Verger : 196024:33 Paul Barrault : La retraire aux flambeaux : Paul Barrault : 196026:43 Edith Piaf : Non je ne regrette rien : Michel Vaucaire – Charles Dumont : 1960 Paul Barrault Histoire de France par les ChansonsOn dit, depuis des siècles, qu’en France tout finit par des chansons. Pierre Barbier et France Vernillat ont entrepris de recueillir ces chansons-là auxquelles ont abouti tant d’événements historiques et d’en faire une espèce d’anthologie. De fait, leur « Histoire de France par les Chansons » couvre plus de sept siècles : du moyen-âge à 1918. En bref cette anthologie fournit les éléments d’une histoire de la sensibilité populaire. Souvent l’inspiration populaire est bien plus évocatrice que les récits officiels.Aionsi cette anthologie groupe de nombreuses chansons à peu près inconnues, puisées à des sources d’un accès difficiles. Bref elle comporte 8 livres et 20 33 tours 17cm. Le choix suit les événements historiques importants. Les auteurs ont pris du plaisir à respirer l’air du temps perdu et espèrent que le lecteur/auditeur le prendra à son tour.Chansons de la 3ème partie : Charles Aznavour et ses interprètes – Histoire de France par les Chansons (extraits) – Les Quatre Barbus – Chorale populaire de Paris – Paul Barré – Germaine Montéro – Eric Amado30:54 Les Quatre Barbus : La chasse donnée à Mazarin par les paysans (IV La Fronde et les Mazarinades) : Anonyme : 196033:23 Chorale Populaire de Paris : Ah ! ça ira ! (VIII Le règne de Louis XVI) : Ladré – Bécourt : 196036:03 Paul Barré : Joie du peuple républicain (IX La Révolution en marche) : Citoyenne veuve Ferrand – Inconnu : 196037:14 Paul Barré : Les aristos (XIII La restauration) : Gustave Leroy : 196039:27 Germaine Montero : La marseillaise des cotillons (XIV – Le révolution de 1848) : Louise de Chaumont – Rouget de l’Isle : 196042:08 Eric Amado : Le temps des crises (XVIII – 3e République) : Jules Jouy – Antoine Renard : 1960 Biographie rapide de Denise BenoitDenise Benoît, chanteuse, actrice & artiste lyrique française, nait à Paris en 1919. Elle grandit dans une famille de musicien : sa mère est compositrice, son père altiste.Ainsi, Denise étudie le violon et le chant. Son jeune frère, Jean-Christophe est baryton.Les domaines de prédilections de Denise Benoit sont l’humour et la poésie. Elle interprète Jacques Prévert, Charles Trénet, Théodore Botrel, Ricet Barrier, Pierre Louki, Roger Riffard, Jacques Brel, Roland Bacri. Elle sait alors choisir les bons auteurs parmi la nouvelle génération.Denise a chanté dans les cabarets prestigieux : La Rose Rouge, L’Écluse, Chez Gilles, Les Trois Baudets. Elle a aussi eu une belle carrière d’actrice au cinéma et à la télévision. Elle décède en 1973 à 54 ans.Chansons de la 4ème partie : Charles Aznavour et ses interprètes : Michel Poggi – Denise Benoît – Boby Lapointe – Henri Gougaud – Hélène Martin45:50 Michel Poggi : Je suis dans la lune : Michel Poggi – Michel Poggi, Claude Vasori : 196049:12 Denise Benoît : Timoléon le jardinier : Roger Riffard : 196051:35 Boby Lapointe : Framboise : Boby Lapointe : 196054:14 Henri Gougaud : Lui qui chantait : Henri Gougaud : 196056:41 Hélène Martin : Chanson noire : Louis Aragon – Hélène Martin : 1960 Denise Benoit Abonnez-vous au podcast Chant de l'Histoire Apple Podcasts PocketCasts Podcast Addict Spotify iHeartRadio
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C.d.C #13 : 1959 Décollage de Jacques Brel – Interprètes de Georges Brassens – Jacques Vérières – Débuts de Roger Riffard
Chronologie de la Chanson #13 : 1959 Décollage de Jacques Brel - Interprètes de Georges Brassens - Jacques Vérières - Débuts de Roger Riffard L'année 1959, c'est le décollage de Jacques Brel avec l'enregistrement de son 4ème 33t : ce disque clôt son cycle d'apprentissage. Il y enterre l'abbé Brel avec "La dame patronnesse".Georges Brassens réenregistre 6 titres anciens qui paraîtront en 1960 dans un disque d'entretiens avec Luc Bérimont "Georges Brassens qui êtes vous ?".Roger Riffard, cheminot poète fait ses débuts au Cheval D'or en compagnie de Ricer Barrier et Boby Lapointe. Jacques Brel Décollage de Jacques Brel - Jacques Brel et ses interprètes : Pia Colombo, Colette Chevrot, Simone Langlois Biographie de Jacques Brel (2ème partie) 1ère partie de la biographie de Jacques Brel 1956 : En Algérie, la "pacification" ne peut plus cacher son nom : c'est la guerre. Novembre voit l'échec des troupes coloniales françaises, anglaises et israéliennes bloquées par un accord entre l'URSS et les États-Unis. Ainsi "Quand on n'a que l'amour", parue en novembre sera le premier succès radiophonique de Jacques Brel dans cette conjoncture troublée. L'année 1956, est aussi le début de la fructueuse collaboration entre Jacques Brel et François Rauber dont les arrangements colleront plus à l'univers brélien. François Rauber convaincra Brel d'abandonner la guitare, libérant ainsi ses mains et son jeu de scène. L'année 1957 voit le décollage de Jacques Brel L'année 1957 voit le décollage de Jacques Brel : le Prix Charles Cros est décerné à son 2ème 33 tours. Cela améliore les relations de Jacques Brel avec la compagnie Philips. En effet celle-ci ne l'estime guère malgré l'appui de Jacques Canetti. En outre Brel remporte un succès public lors de son passage à L'Alhambra-Maurice Chevalier en première partie de Zizi Jeanmaire. 1958 : sortie de son 3ème 33t avec deux bijoux qui préfigurent l’avènement du "Grand Jacques" ;"Au printemps" & "Je ne sais pas". Autre rencontre importante : celle de Gérard Jouannest qui va bientôt rejoindre l'équipe. Désormais, toute l'évolution musicale de Jacques Brel va se faire au travers du filtre Rauber-Jouannest. Enfin, le 19 novembre 1958 ,Jacques Brel, en première partie de Philippe Clay, casse la baraque à l'Olympia. D'ailleurs, ce dernier à bien du mal à s'imposer après une telle claque. Le lendemain, la presse est unanime et n'en a que pour Jacques Brel. 1959 : enregistrement du 4ème 33t de Jacques Brel : ce disque clôt son cycle d'apprentissage. Il y enterre l'abbé Brel avec "La dame patronnesse", François Rauber conçoit tous les arrangements. Dès lors, après sept ans de tâtonnements, Jacques Brel est considéré comme un des plus grands créateurs de la chanson d'auteur. 3ème partie de la biographie de Jacques Brel Décollage de Jacques Brel - Chansons de la 1ère partie : Jacques Brel et ses interprètes 02:45 Pia Colombo : La valse à mille temps : Jacques Brel : 195906:40 Colette Chevrot : La dame patronnesse : Jacques Brel : 195909:28 Jacques Brel : La colombe : Jacques Brel : 195912:22 Simone Langlois : Ne me quitte pas : Jacques Brel : 1959 De fait, cChansons autour de la guerre : Hugues Aufray, Jacques Vérières, Les Cinq Pères, Les Trois Horaces Biographie de Jacques Vérières Jacques Auguste Podevin alias Jacques Vérières, acteur et chantauteur français naît à Verrières-le-Buisson (Essone) en 1924. Sa mère chante dans une troupe amateur.1943 : le futur Jacques Vérières s'intéresse d'abord à l'art dramatique et rencontre Simone Signoret. Il est engagé dans diverses pièces de théâtre puis, après la guerre, débute au cinéma .1952, grâce à la chanson du film "Rayés des vivants" Jacques se consacre ensuite à la chanson et monte un spectacle autour des chansons de Francis Lemarque.1953 : Jacques Vérières écrit "Mon pot' le gitan" musique Marc Heyral, à la mémoire de Django Reinhardt qui vient de décéder, chanson qui sera reprise par de nombreux interprètes : Montand, Barbara, Mouloudji, etc... Entre 1954 et 1959 Jacques Verières passe régulièrement en première partie d'Edith Piaf à l'Olympia et à Bobino, accompagné par Joseph Reinhardt. Il fait paraître régulièrement des 45 tours sous son nom jusqu'en 1962. Fin des années 50 il forme un groupe de rock avec Babik Reinhardt, le fils de Django Reinhard. Aucun enregistrement ne semble avoir été fait de cette période. Chansons de la 2ème partie : Décollage de Jacques Brel - Chansons autour de la guerre 17:51 Hugues Aufray : Y'avait Fanny qui chantait : Michelle Senlis - Claude Delécluse : 195920:15 Jacques Vérières : Oui, mon capitaine : Jacques Vérières - André Popp : 195923:33 Les Cinq Pères : Marche militaire (extrait) : Franz Schubert, arrgt Maurice Guinard : 195924:40 Les Trois Horaces : Les quat'cents coups : Léo Ferré : 1959 Jacques Vérieres Georges Brassens & ses interprètes Biographie de Georges Brassens (2ème partie) 1ère partie de la biographie de Georges Brassens 1957 : Georges Brassens est alors auréolé de gloire mais, n'oubliant pas les difficultés de ses débuts, il n'hésite pas à aider les nouveaux venus comme en témoigne sa préface sur le 1er disque de Guy Béart.1958 : Nouvelle tournée "Canetti" en mars avant de réapparaitre à l'Olympia en octobre. Entretemps, Brassens s'est acheté un ancien moulin à Crespières (Yvelines) qui devient la maison des copains célèbres ou anonymes. Parution du 33t Volume 6, un grand cru avec "Le pornographe", "Le vieux Léon", "La femme d'Hector"...Il reçoit le "Bravo" de l'hebdomadaire de la chanson "Music-Hall" qui le proclame le chanteur le plus populaire de l'année.1959 : Georges Brassens n'écrit pas de nouvelles chansons mais se consacre à de nombreuses tournées à travers l'Europe et l'Afrique du Nord. Il réenregistre 6 titres anciens qui paraîtront l'année suivante dans un disque d'entretiens avec Luc Bérimont "Georges Brassens qui êtes vous ?". Suite de la biographie de Georges Brassens Chansons de la 3ème partie : Décollage de Jacques Brel - Georges Brassens & ses interprètes 30:20 Georges Brassens : Hécatombe (version 1959) : Georges Brassens : 195932:17 Monica Nielsen : På lek (Corne d'aurochs) : Georges Brassens, adapt.Lars Forssell : 195934:26 Christian Méry : Vendetta : Georges Brassens : 1959 35:47 Barbara : La femme d'Hector : Georges Brassens : 195939:38 Nicole Louvier : Les sabots d'Hélène : Georges Brassens : 195942:04 Léo Noël : Marinette : Georges Brassens : 19591959 La chanson dans les cabarets Biographie de Roger Riffard Roger Riffard, cheminot, enseignant, écrivain & chantauteur français, naît le 1er avril 1924 à Villefranche-de-Rouergue en Aveyron. Il paraît que, lorsqu'il était petit, sa mère, gardienne d'immeubles, l'envoyait fermer les fenêtres d'un locataire, un érudit qui possédait une bibliothèque extraordinaire. Le petit Roger en aurait profité pour se plonger dans les livres. Ce serait ainsi qu'il s'est cultivé. Ainsi, Roger, excellent comédien, s'exprime dans une langue d'une grande correction littéraire. Il est devenu cheminot en attendant les contrats, après avoir été enseignant.Fred Hidalgo le présente ainsi : " Ses observation de la vie et des êtres ont donné naissance à des chansons à la cadence précise, au verbe recherché, bien qu'anodines en apparence, dont l'irrésistible drôlerie n'est jamais très éloignée des larmes..." C'est l'un des piliers du "Cheval d'or" en compagnie de Ricet Barrier, Boby Lapointe & Anne Sylvestre. Il y est repéré par Jacques Canetti. En 1958 il fait partie de l'opération "Trèfle à quatre feuilles" avec Jean-Pierre Suc, Anne Sylvestre et Pierre Brunet. Ensuite il enregistre son 1er 45t "les p'tits trains" l'année suivante.Si Roger Riffard se produit sur scène, c'est surtout grâce à son ami Georges Brassens qui le programme dans ses premières parties.Roger décéde deux heures avant Brassens, en "lever de rideau" selon la formule d'Anne Sylvestre. Chansons de la 4ème partie : Décollage de Jacques Brel - 1959 La chanson dans les cabarets 45:34 Colette Renard : Mes copains : Pierre Louki - Jean Lemaire : 195948:24 Pierre Brunet : Côté cour, côté jardin : Pierre Brunet - Paul Amar : 195949:55 Roger Riffard : Loulou de La Vache-Noire : Roger Riffard : 195952:13 Suzanne Gabriello : La cigarette : Roger Riffard : 195955:33 Francis Lemarque : Elle n'avait que dix-sept ans : Marty Robbins, adapt. Francis Lemarque : 195957:47 Francesca Solleville : La rose du premier de l'an : Louis Aragon - Philippe-Gérard : 1959 Pierre Brunet Roger Riffard Abonnez-vous au podcast Chant de l'Histoire
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C.d.C #12 1958 Débuts de Serge Gainsbourg – Nicole Louvier – Une soirée à l’Écluse – Débuts de Pierre Louki
Chronologie de la Chanson #12 : 1958 Débuts de Serge Gainsbourg - Nicole Louvier - Une soirée à l'Écluse - Débuts de Pierre Louki Chronologie de la Chanson #12 : 1958 Débuts de Serge Gainsbourg. Alors pianiste à Milord l’Arsouille et guitariste de Michèle Arnaud, Serge Gainsboug présente à Francis Claude les chansons qu’il a écrite. Ce dernier oblige, non sans mal Gainsbourg à les chanter le soir-même au cabaret. C’est le succès.Par sa taille réduite et ses 50 spectateurs tassés, l’Écluse est un cocon, nous allons y découvrir quelques uns des artistes qui y ont chanté.Pierre Louki, l’un des complices le plus proche de Georges Brassens commence une carrière dicrète mais dont les chansons auront été interprétées par les plus grands : Gréco, Ferrat, Solleville et bien d’autres… Débuts de Serge Gainsbourg – Colette Chevrot – Pauline JulienLucien Ginzburg alias Serge Gainsboug, chantauteur, peintre et cinéaste français, naît à Paris en 1928. Poussé par un père, musicien, Lucien apprend le piano classique puis s’oriente vers la peinture qu’il abandonnera par la suite.Pendant l’occupation nazie ses parents juifs d’origine ukrainienne doivent fuir en zone libre et se cacher. Lucien est inscrit dans un collège public à Saint-Léonard-de-Noblat sous une fausse identité.Après la Libération, la famille rentre à Paris. Lucien en échec scolaire abandonne avant le bac et s’inscrit au Beaux-Arts sans poursuivre jusqu’au bout.1948,il fait son service militaire, est envoyé régulièrement « au trou » pour insoumission. Privé » de permission, il s’enivre avec ses camarades. Ainsi il devient alcoolique mais c’est à cette époque qu’il apprend à jouer de la guitare.Débuts de Serge Gainsbourg dans les cabaretsEn 1955, devenu Serge Gainsbourg, il est engagé au cabaret Milord l’Arsouille pour tenir le piano et accompagner Michèle Arnaud à la guitare. Son destin va basculer le jour où il assiste au tour de chant de Boris Vian. En l’entendant, il se dit qu’il peut faire quelque chose avec cet art qu’il considère comme mineur. Quelques mois plus tard, il interprète quelques unes de ces œuvres devant Michèle Arnaud et Francis Claude. Ce dernier raconte la suite : « Le soir même, Serge, mort de trac, débute au Milord dans un tour de chant établi à la hâte et c’est le triomphe auquel nous nous attendions déjà. La seule chose que nous n’avions pas prévue c’est qu’entre chaque chanson il essaierait de se sauver et que nous serions obligés de nous battre pour le ramener sur scène. »Chansons de la 1ère partie : Débuts de Serge Gainsbourg02:04 Serge Gainsbourg : Le poinçonneur des Lilas : Serge Gainsbourg : 195805:01 Michèle Arnaud : La recette de l’amour fou : Serge Gainsbourg : 195806:48 Jean-Claude Pascal : Douze belles dans la peau : Serge Gainsbourg : 195808:24 Colette Chevrot : Le corbeau : Bernard Dimey, Serge Beucler – Maurice Darnell : 195811:17 Pauline Julien : Moi, j’en ai marre : Raymond Lévesque : 1958 Nicole Louvier Jean Yanne – Mistigri – Paulette Rollin – Simone BartelNicole Louvier, chantautrice, poétesse et écrivaine française naît en 1933. Durant l’occupation nazie, ses parents tailleurs, d’origine juive doivent fuir. La petite Nicole est cachée chez des paysans bretons. Alors, très précoce, partagée entre la littérature et la musique, elle écrit des textes pour la musique et compose à la guitare de manière totalement autodidacte.Ainsi en 1953 paraît un 1er 78 tours, elle reçoit les encouragements de Daniel-Lesur (compositeur et organiste) ce qui lui donne confiance pour persévérer.De fait, Nicole Louvier est engagée dans les cabarets, c’est la première chanteuse française à s’accompagner à la guitare, précurseure d’Anne Sylveste. En outre, elle se révèle comme une grande poétesse.Malgré son réel succès populaire et les louanges unanimes, Nicole Louvier disparaît rapidement des scènes des cabarets et des ondes de la radio, victime du succès de son roman à scandale sur l’homosexualité féminine « Qui qu’en grogne »Chansons de la 2ème partie :16:10 Mistigri : La râlante des chanteurs de rues : Maurice Albas – Gastony : 195819:40 Jean Yanne : La gamberge : Jean Yanne : 195821:52 Paulette Rollin : Julie : Maurice Vidalin – Jacques Datin : 195824:48 Simone Bartel : L’amour : Léo Ferré : 195826:40 Nicole Louvier : Hélène : Nicole Louvier : 1958 Nicole Louvier Giani Esposito Une soirée à l’Écluse – Caroline Cler – Barbara – Giani EspositoElie Ozeranski, alias Léo Noël est un chanteur, musicien et goguettier français né en 1913, décédé en 1966. C’est en ce produisant au Lapin Agile qu’il y rencontre le duo Marc et André ainsi que Brigitte Sabouraud. Ainsi de la rencontre de ce quatuor naîtra l’Écluse en février 1951. Au début, comme ses trois associés, Léo Noël chante chaque soir mais il abandonnera vite sa carrière de chanteur pour se consacrer à l’animation du cabaret.Par sa taille réduite et ses 50 spectateurs tassés, l’Écluse est un cocon, un lieu magique où l’on se sent chez soi. Le plus souvent, à part un ou deux numéros, les gens ne savent pas ce qu’ils vont voir ou entendre. Ils font confiance. Vaneck se souvient des années « Écluse » : » Nous nous confrontions à un public, nous sentions ses réactions par rapport à ce que nous disions. Public pas forcément indulgent, capable de réagir durement selon ce qui lui était présenté, mais extrêmement chaleureux, qui ne venait pas seulement pour boire un coup ou se rencontrer. mais pour écouter et découvrir. C’est curieux, je n’ai jamais retrouvé ce genre de spectateurs. » Chansons de la 3ème partie : Les débuts de Serge Gainsbourg31:38 Léo Noël : La complainte de Mackie : Bertolt Brecht, adapt. Boris Vian – Kurt Weill : 195834:06 Caroline Cler : La voix du sang : Francis Mainville : 195836:53 Marc et André : Un souper chez les Borgia : Jean Parédès – Pauline Campiche : 195839:50 Barbara : Les amis de Monsieur : Eugène Héros, Albert Cellarius – Harry Fragson, Lucien Del : 195841:50 Giani Esposito : Les clowns : Giani Esposito : 1958 Pierre Louki – Jean Ferrat – Clémence Desrochers – Lucette Raillat – Paul BraffortPierre Varenne, alias Pierre Louki, chantauteur, comédien, horloger français, naît à Briennon-sur-Armançon (Yonne) en 1920. Ses parents sont instituteurs, le père militant syndicaliste communiste. Dabord écolier, il fréquente la classe de son père, adepte de la méthode Freinet. Ainsi très jeune, il commence à écrire dans une revue pour enfants, apprend le violon et pratique le sport (demi-fond). Ensuite, il fait des études à l’École nationale d’horlogerie de Besançon puis travaille chez Lipp.Mais au début de la guerre, il rejoint sa famille à Briennon. Son père est révoqué de son poste d’instituteur par le régime de Vichy puis l’année suivante déporté à Auschwitz où il est assassiné par les nazis. Alors appelé pour le S.T.O. il devient réfractaire et se cache. En fin de compte il participe à la Résistance. Il sert dans le premier régiment du Général De Lattre de Tassigny.Pierre Louki part pour ParisÀ la Libération, Pierre reprend la boutique d’horloger de son ancien patron. Mais, pris d’intérêt pour la comédie, Pierre Louki part pour Paris où il installe une boutique d’horlogerie. En outre il suit parallèlement des cours de l’Éducation Par le Jeu Dramatique. En 1953, Roger Blin lui offre un rôle dans « En attendant Godot« , Il rencontre le compositeur Jacques Lacôme qui lui met en musique « La môme aux boutons » qui, avec l’interprétation Lucette Raillat, rencontre le succès public. La carrière musicale de Pierre Louki débute alors….Enfin en 1958, paraît son 1er 45 tours « Chansons zidiotes« . Les commentateurs le prennent alors pour un « rigolo » sans voir que derrière ses blagues se cachait un authentique poète. Georges Brassens, lui, ne se trompe pas et l’adopte aussitôt.Chansons de la 4ème partie : Les débuts de Serge Gainsbourg47:27 Jean Ferrat : Les mercenaires : Dauvilliez – Jean Ferrat : 195850:14 Pierre Louki : Je ne ferai jamais : Pierre Louki – Jean Lemaire : 195853:02 Clémence DesRochers : L’enfant de Marie : Clémence DesRochers : 195855:41 Lucette Raillat : Partie carrée : Marcel de Lihus : 195857:47 Paul Braffort : Le petit atome : Paul Braffort : 1958 Pierre Louki Abonnez-vous au podcast Chant de l'Histoire Apple Podcasts PocketCasts Podcast Addict Spotify iHeartRadio
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C.d.C #11 1957 Début de Guy Béart – Consécration de Georges Brassens – Jacques Douai – Pierre Perret
Chronologie de la Chanson #11 : 1957 Début de Guy Béart - Consécration de Georges Brassens - Jacques Douai - Début de Pierre Perret Chronologie de la Chanson #11 : 1957 Débuts de Guy Béart un ingénieur présente d’étranges chansons au cabaret « La Colombe » Michel Valette, le maître des lieux va guider le débutant à capter l’attention du public.Georges Brassens est devenu l’un des grands artistes maison chez Philips… qui avait refusé ses premiers 78 tours. Des interprètes de plus en plus nonbreux (ses) reprennent ses chansons.Jacques Douai commence une carrière de troubadour des temps modernes et Michel Valette (encore lui) incite le jeune Pierre Perret à chanter ses chansons devant un public avec un immense succès. Guy Béart 1957 Débuts de Guy Béart – Interprètes des chansons de Guy Béart : Juliette Gréco, Philippe Clay, Zizi Jeanmaire & PatachouBiographie de Guy BéartGuy Béhar, alias Guy Béart, ingénieur et chantauteur français naît au Caire (Egypte) en 1930. Son père, expert-comptable, est amené à de nombreux déplacements. Le petit Guy grandit donc dans différentes villes à travers le monde. On ne sait rien de son adolescence, sinon qu’il à vécu à Nice, puis en Grèce et au Liban où il a obtenu le baccalauréat avant de partir pour Paris. Guy Béart est alors un excellent élève mais hésitant entre métier sérieux et bohème. Ainsi il s’inscrit au Conservatoire de musique tout en suivant parallèlement une classe préparatoire au lycée Henri IV. Cependant en 1952 il obtient son diplôme d’ingénieur à l’École des ponts et chaussées.Début de Guy Béart dans la chansonFinalement en 1954, mourant de trac, Guy fait une audition au cabaret « La Colombe« . Michel Vallette l’engage et, malgré l’insuccès auprès du public, Valette le garde, le conseille. Donc Guy fait de rapides progrès et bientôt capte l’attention du public à ses chansons peu conventionnelles.Jacques Canetti, prévenu de l’originalité d’un débutant vient écouter Guy Béart, séduit il lui propose de signer un contrat. Guy emporte le contrat chez lui et s’ensuivront pendant plusieurs semaines des échanges épistolaires et téléphonique. L’inconnu Guy Béart ne se laisse pas faire, aucune virgule le lui échappe.Enfin 1957 voit la parution de deux 45 tours : Qu’on est bien & Chandernagor.À suivre iciChanson de la 1ère partie : 1957 Débuts de Guy Béart, ses premiers interprètes02:36 Guy Béart : Le quidam : Guy Béart : 195706:03 Juliette Gréco : La complainte : Raymond Queneau – Guy Béart : 1957 09:00 Philippe Clay : La gambille : Guy Béart, René Fallet – Guy Béart : 195711:23 Zizi Jeanmaire : La brave fille : Guy Béart : 195713:49 Patachou : Bal chez Temporel : André Hardellet – Guy Béart Jacques Douai – Louis Massis – Annette Lajon – Eddie Constantine – Cora VaucaireBiographie de Jacques DouaiGaston Tanchon, alias Jacques Douai naît en 1920 à Douai (Nord), son père est cheminot. Le petit Gaston joue dans l’Harmonie municipale, étudie la musique au Conservatoire de Valencienne où il apprend le violon. Pendant la guerre, il fréquente L’École Nationale de la Jeunesse à Uriage qui sera fermée en 1943 car étant un foyer de résistance. De fait ses idéaux d’éducation populaire viennent de cette expérience.Après guerre, il veut faire du théâtre et chanter. Pour cela il suit un stage de chant choral dans lequel il découvre le répertoire des chansons populaires.Débuts de Jacques Douai dans la chansonDe 1947 à 1951, devenu Jacques Douai, il fait la tournée des cabarets parisiens : Quod Libet, Rose Rouge, Échelle de Jacob, et tant d’autres… En outre il enrichit son répertoire de chansons de Ferré, Georges Brassens et Jacques Brel et remet au goût du jour des poètes médiévaux ce qui lui vaut le surnom de « troubadour des temps modernes »En 1955, il reçoit le Grand prix de l’Académie Charles Cros pour son premier disque « Chansons poétiques anciennes et modernes« 1957 est une année discographique faste : trois 33t et quatre 45 tours paraissent cette année-là dont deux 45t consacrés à Léo Ferré.Chanson de la 2ème partie : 1957 Débuts de Guy Béart18:18 Louis Massis : La fiancée du capitaine : Boris Vian – Alain Goraguer : 195720:49 Annette Lajon : C’est la vie : Jean Dréjac – Margueritte Monnod : 195723:45 Eddie Constantine : Cigarettes, whisky et p’tites pépées : Tim Spencer, adapt. Jacques Soumet, François Llenas : 195726:16 Jacques Douai : Mon p’tit voyou : Léo Ferré : 195728:52 Cora Vaucaire : Quand les hommes vivront d’amour : Raymond Lévesque : 1957 Georges Brassens Georges Brassens Consécration de Georges Brassens – Interprètes de Georges Brassens : Geneviève, Les Quat’ Jeudis & Marc et OdileBiographie de Georges Brassens (1ère partie)Georges Brassens, chantauteur français naît à Cette (Sète) en 1921, son père est un maçon libre-penseur, sa mère une dévote catholique. Tout le monde chante dans la famille : tout ce que le phonographe (cadeau de mariage de ses parents) permet d’écouter. Ainsi, Charles Trénet, Pill et Tabet, Mireille, Henri Garat, Ray Ventura et tant d’autres nourrissent le petit Georges qui est doté d’une mémoire phénoménale. Élève turbulent, il est pourtant harponné par Alphonse Bonnafé qui lui transmet la passion de la poésie.Départ de Georges Brassens à ParisAlors en 1940, il s’installe chez sa tante à Paris, travaille chez Renault. L’usine ayant été bombardée, Georges en profite pour ne pas travailler pour l’Occupant. Dès lors, nourri par sa tante, il comble ses lacunes en littérature. Ainsi Georges Brassens s’inscrit à la bibliothèque du XIVe arrondissement, lisant sur place, empruntant plusieurs volumes pour travailler chez lui. De fait il acquiert un formidable bagage littéraire.1943, il est envoyé pour le S.T.O. à Basdorf où il fait la connaissance de Pierre Onteniente qui deviendra son secrétaire en 1956.Mais en 1944, Brassens obtient une permission et ne retourne pas en Allemagne. Il alors se cache chez Jeanne Bonniec (la Jeanne des chansons) et Marcel Planche (l’Auvergnat). Une longue claustration commence dans le logement minuscule, sans gaz, ni électricité. Georges s’immerge alors dans la lecture et l’écriture.Période après-guerreFin 1947-début 1952 : iGeorges Brtassensrencontre Joha Heyman « Püppchen » l’amour de sa vie. Côté professionnel, son talent est arrivé à maturité : il a déjà écrit « Le parapluie », « La chasse aux papillons » et « J’ai rendez-vous avec vous« .Cependant il subit une série de refus lors d’audition dans les cabarets par exemple l’Écluse, le Tabou. La chance vient avec la rencontre de Jacques Grello, figure du « Caveau de la République » qui l’écoute et… littéralement « n’en revient pas« . Ce dernier essaie de la faire engager au Caveau mais le courant avec le public de « crémiers prospères, de mercières et de fabricants de fixe-chaussettes » ne passe pas du tout. C’est aussi un échec au « Lapin Agile » où le public est pourtant habituellement plus réceptif. Georges arrive au bout de sa persévérance. Pourtant, il n’est qu’à quelques mois du succès qui viendra lorsque qu’il sera présenté le 26 janvier 1952 à Patachou. Elle reconnait son talent et le lance dans le métier.Premier succès de Georges Brassens1952 : Le succès est là, Jacques Canetti, lui fait enregistrer un 78 tours (Le gorille & La mauvaise réputation) que la radio censure illico. Suivront trois ans pendant lesquels il sillonne la France, la Suisse, La Belgique, de cabarets en music-halls.Enfin en 1954 c’est la consécration : Georges Brassens est tête d’affiche à l’Olympia.1955 Georges fait l’acquisition de la maison des Planche et de celle qui lui est mitoyenne, fait installer l’eau et l’électricité et la leur offre. 1956 Création de la radio périphérique Europe N°1, la seule qui diffuse ses chansons interdites sur les radios d’État.1957 Première apparition au cinéma (Porte des Lilas) et parution du 33 tours N° 5.Suite de la biographie de Georges BrassensChanson de la 3ème partie : Les premiers interprètes de Georges Brassens34:48 Georges Brassens : Au bois de mon cœur : Georges Brassens : 195737:42 Geneviève (Ginette Auger) : Chanson pour l’Auvergnat : Georges Brassens : 1957 41:05 Les Quat’ Jeudis : Les Croquants : Georges Brassens : 195743:55 Marc et Odile : Il suffit de passer le pont : Georges Brassens : 1957 Débuts de Pierre Perret – Les Frères Jacques – Germaine Montéro – Souris – Françoise MarinBiographie Pierre PerretPierre Perret, chantauteur français, naît en 1934 à Castelsarrasin (Tarn-et-Garonne), ses parents tiennent le « Café du Pont », bar-restaurant populaire où se fréquentent mariniers, ouvriers métallurgistes et paysans. Pierre a donc une enfance bercée par une clientèle hétéroclite au parler authentique et imagé.En 1942, sous l’insistance de son père, il commence l’apprentissage du solfège et du saxophone avec lequel il manifeste plus d’intérêt qu’avec sa scolarité.1948, il entre au Conservatoire de Toulouse, s’inscrivant parallèlement aux classes de musique et d’art dramatique. Il consacre aussi beaucoup de temps à la lecture, écumant les librairies de Toulouse. En particulier celle de Monsieur Labadie qui l’intéresse davantage à la langue française.En 1953, il va à Paris écouter Georges Brassens au « Trois Baudets » avec lequel il se lie d’amitiéDébuts de Pierre Perret dans la chansonAprès son service militaire, il écrit pour son amie Françoise Lô, alias Françoise Marin (puis Sophie Makhno) qu’il accompagne aussi à la guitare. Jacques Canetti conseille à cette dernière de roder son spectacle à « La Colombe » avant son passage au « Trois Baudets« . Michel Valette sympathise avec le couple et apprend que Pierre Perret écrit aussi des chansons pour lui-même mais qu’il ne les chante pas devant le public. Le lendemain, Michel Valette pousse Pierre Perret (non sans mal) à chanter après la prestation de sa compagne. Blanc comme un linge, Perret entame « Moi j’attends Adèle…pour la bagatelle » ce fut un immense succès. Emile Hebey, impresario d’Aznavour est dans la salle et lui fait un mot de recommandation pour Eddie Barclay. Dans la foulée Françoise Marin sort aussi un 45t chez Barclay. Jacques Canetti trouvera inélégant de s’être fait court-circuiter alors qu’il était à l’origine de cette rencontre.Chanson de la 4ème partie : 1957 Débuts de Guy Béart48:35 Pierre Perret : Le prince passe : Pierre Perret – Pierre Perret, Rémi Corazza : 195750:16 Les Frères Jacques : J’emmène les gendarmes : Francis Blanche, Marc Cab – Guy Lafarge, Pierre Philippe : 195752:30 Germaine Montéro : La Belle de Mai : Pierre Mac Orlan – V. Marceau : 195755:49 Souris : La Marie-vison : Roger Varnay – Marc Heyral : 195758:25 Françoise Marin : La langue au chat : Pierre Perret – Rémi Corraza : 1957 Abonnez-vous au podcast Chant de l'Histoire Apple Podcasts PocketCasts Podcast Addict Spotify iHeartRadio
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C.d.C #10 : 1956 L’arrivée du rock en France – Interprètes « 1956 » de Léo Ferré – Yves Sandrier – Catherine Sauvage – René-Louis Lafforgue
Chronologie de la Chanson #10 : 1956 L'arrivée du rock en France - Interprètes "1956" de Léo Ferré - Yves Sandrier - Catherine Sauvage - René-Louis Lafforgue Chronologie de la Chanson #10 : 1956. Nous allons explorer la mémoire de la Chanson parue en 1955. L’arrivée du rock en France. Michel Legrand revient des États-Unis d’Amérique avec des disques de rock. Il les fait écouter à Boris Vian. Puis ensemble, ils décident de tourner en dérision ce nouveau rythme.La période des vaches maigres s’éloignent chez les Ferré et de plus en plus d’interprètes chantent du Léo Ferré.Une chanson d’Yves Sandrier, une comète suisse dans le ciel de la chanson et l’apparition d’un nouvel auteur qui fera date : Maurice Fanon. Magali Noël L'arrivée du rock en France - Boris Vian - Michel Legrand - Magali Noël - Mac-Kac - Henri Salvador Le rock’n’roll, mélange de musiques afro-américaines (blues, gospel, jazz & boogie-woogie) et de country, naît aux États-unis à la fin des années 1940. Dans un premier temps l’appellation rock’n’roll (musique de blancs) a été utilisée pour la distinguer du Rhythm and blues des afro-Américains. Les disques de musique pour les blancs et les noirs ne peuvent se retrouver pas dans le même bac chez les disquaires. Apartheid oblige !Ensuite des musiciens noirs ( Fats Domino, Litthe Richard & Chuck Berry) vont s’en emparer et en devenir les principaux piliers créatifs.Michel Legrand et le rock.En 1956 Michel Legrand revient des États-Unis d’Amérique avec des disques de rock’n’roll et les fait écouter à Boris Vian. Mais ce dernier, habituellement plus ouvert, le qualifiera de « Chant tribal à l’usage d’un public idiot« .Ainsi, ensemble, ils décident de tourner en dérision ce nouveau rythme. Vian, en compagnie de Michel Legrand, d’Henri Salvador, d’Eddie Barclay. Puis d’Alain Goraguer va parodier cette nouvelle mode en composant entre autres : Rock and roll mops, Rock des petits cailloux, rock de monsieur Failer, etc… D’autres paroliers flaireront la bonne affaire et adapteront avec plus ou moins de bonheur des succès étasuniens.Biographie de Michel LegrandMichel Legrand, musicien, compositeur et chanteur français naît ) Paris en 1932. Son père, Raymond Legrand, est un chef d’orchestre-arrangeur très célèbre, toujours en tournée, que Michel ne verra pas dans sa jeunesse. Sa mère, ayant saisi les dons exceptionnels du petit Michel lui fera prendre dès 5 ans des cours de piano. Ainsi, en 1942, il entre au Conservatoire.En 1947, son père le retrouve et ils ont une relation de copains. Grâce à lui, Michel entre dans le milieu du cinéma.1948, Michel découvre Le jazz moderne et cela le marquera à jamais.1951, après neuf années de Conservatoire, bardé de premiers prix, Michel entre dans la vie active.L’année suivante il fait la connaissance de Jacques Canetti qui lui propose d’abord d’accompagner des artistes au piano, puis ensuite d’habiller musicalement tous les chanteurs maison de l’époque.Printemps 1956, Michel Legrand, alors directeur musical de Maurice Chevalier, accompagne ce dernier à New-York. C’est là-bas qu’il entend les premiers rocks, entre autres ceux de Bill Haley et son succès « Rock around the clock« .Biographie de Magali NoëlMagali Noëlle Guiffray alias Magali Noël, chanteuse et actrice française, naît en 1931 à Izmir (Turquie), ses parent travaillant dans le service diplomatique.Elle étudie le chant, la musique et la danse, à peine âgée de 16 ans, elle commence à chanter des chansons 1900 au Club Saint-Germain.Talentueuse et belle actrice, Magali s’impose au cinéma, Jacques Canetti remarque sa voix, il présente sa nouvelle recrue à Boris Vian qui va lui écrire quatre chansons pour son deuxième 45 tours.Boris et Magali lieront une indéfectible amitié .Chansons de la 1ère partie : L’arrivée du rock en France – Boris Vian – Magali Noël – Mac-Kac – Henri Salvador02:16 Magali Noël : Fais-moi mal, Johnny : Boris Vian – Alain Goraguer04:33 Mac-Kac : Tu es partie en socquettes : Moustache – Sacha Distel : 195606:39 Henri Salvador : Rock and roll-mops : Boris Vian – Michel Legrand : 195609:01 Georges Ulmer : Sois pas cruelle : Otis Blackwell, Elvis Presley, adapt. Georges Ulmer11:16 Edith Piaf : L’homme à la moto : Jerry Leiber, Mike Stoller, adapt. Jean Dréjac Yves Sandrier : une étoile filante dans le ciel de la chanson Yves-Dominique Altmann de Regelsdorff alias Yves Sandrier, chantauteur suisse, naît à Budapest en 1938. Sa mère est originaire du Canton du Jura, son père, officier de carrière appartient à la petite noblesse hongroise.1944, les Russes arrivant en Hongrie, la famille part s’installer à Genève.1953 Je jeune Yves apprend qu’il est atteint d’une terrible maladie : une leucémie maligne. Sa mère lui offre une guitare pour tenter d’alléger son désespoir.Yves prend des leçons de guitare et compose ses premières chansons. Son maître prend en dictée les mélodies qu’Yves lui chante car il ne connaît pas le solfège.Yves Sandrier crée des chansons et émissions sur Radio-Genève.En 1956 il fait produit un premier 45 tours . Europe 1 lui consacre une émission pour l’aider à vendre ce disque et recueillir des fonds pout payer les soins et la recherche sur sa maladie. Jacques Canetti lui signe un contrat qu’Yves ne pourra honorer : Yves Sandrier meurt le 24 septembre 1958 à 20 ansChansons de la 2ème partie : Débuts du rock en France15:16 Armand Mestral : Seize tonnes : Merle Travis, adapt. Jacques Larue : 195617:52 Arletty : J’en ai marre : Albert Willemetz, Georges Arnould – Maurice Yvain : 195619:45 Béatrice Moulin : Jojo de ma banlieue : Jean-Pierre Moulin : 195622:29 Yves Sandrier : Rondin picotin : Yves Sandrier : 195625:01 Raymond Lévesque : Les trous de la ceinture : Raymond Lévesque : 1956 Yves Sandrier Les interprètes "1956" de Léo Ferré Catherine Sauvage - Juliette Gréco - Serge et Sonia Catherine Sauvage Novembre 1955, Léo Ferré enregistre huit nouvelles chansons en s’accompagnant au piano et surtout à l’orgue, renonçant à l’orchestre. À travers « Pauvre Rutebeuf« , il s’attaque à nouveau à un poète. Léo, largement aidé par Madeleine fait un montage en prenant des strophes dans l’œuvre du poète du XIIIème siècle. Des interprètes reprennent ses chansons, la période des vaches maigres s’éloigne et le couple Ferré peut s’acheter une maison près de Nonancourt, dans l’Eure. En 1956 paraît « Poètes vos papiers » disque où Madeleine dit des poèmes de Léo et dans lequel ce dernier chante deux chansons.Biographie de Catherine SauvageJanine Saunier, alias Catherine Sauvage, chanteuse et comédienne française, naît à Nancy en 1929. La famille déménage à Annecy en 1940 pour fuir les Nazis. Elle y poursuit ses études jusqu’au bac tout en étudiant le piano, la danse et le chant. La direction de Radio Lausanne lui demande d’enregistrer quelques chansons et tout en se rendant à la station en pédalo, elle passe des messages en Suisse.Après-guerre, désirant faire une carrière artistique, elle part pour Paris pour suivre des cours d’art dramatique et de comédieDébut de la carrière artistique de Catherine SauvageEn premier lieu,elle se fait connaître en remportant des prix de chant et se fait engager d’abord au « Bœuf sur le toit » puis au »Quod-Libet« . Elle rencontre Léo Ferré au Bœuf sur le toit mais c’est aux Trois Mailletz qu’ils vont lier leur destin. La chanteuse décidant de puiser son répertoire – à commencer par Paris canaille – chez ce poète anar aux paroles de souffre.C’est elle qui le fera connaître en interprétant ses chansons : Les Amoureux du havre, Le piano du pauvre, L’Île Saint-Louis ou L’homme pour lequel elle obtient le Grand Prix du disque en 1954.Elle enregistrera plus de cent chansons du grand Léo. On la surnommera « La voix Ferré « . Mais Catherine Sauvage, c’est avant tout l’amour de la poésie : elle n’a interprété que de grands auteurs : Louis Aragon, Jacques Audiberti, Charles Baudelaire, Francis Carco, Jacques Prévert…et tant d’autres.Discographie 1951-1956 de Catherine Sauvage1951 Sept 78 tours (Philips)1952 Un 78 tours Grand papa laboureur (Philips)1953 Cinq 78 tours (Philips)1954 Quatre 78 tours + un 45 tours + un 33 tours Chante … Léo Ferré (Philips)1955 Deux 78 tours (Philips)1956 Deux 45 tours + un 33 tours Ouvert la nuit (Philips)Suite de la biographie de Catherine SauvageChansons de la 3ème partie : Débuts du rock en France30:37 Juliette Gréco : T’en as : Léo Ferré : 195633:13 Serge et Sonia : La grande vie : Léo Ferré : 195636:05 Léo Ferré : Les copains d’la neuille : Léo Ferré : 1956 39:06 Catherine Sauvage : Pauvre Rutebeuf : Rutebeuf – Léo Ferré : 1956Ouvert la nuit René-Louis Lafforgue - Georges Brassens - Pia Colombo - Maurice Fanon - Madeleine Ferré Biographie de René-Louis LafforgueRené-Louis Lafforgue est né en 1928 à San-Sebastian (Espagne) de parents militants anarchistes. La famille doit s’exiler après l’écrasement de la République par les fascistes. Durant l’Occupation nazie, Il est résistant avec son frère Sylvain qui se fera tuer.Après la Libération, René-Louis devient comédien. Il joue des pièces engagée et commence à écrire des chansons pendant les tournées.Début de la carrière de chantauteur de René-Louis Lafforgue À partir de 1953, il commence à se produire dans les cabarets. En 1955 il remporte le prix André Claveau et est engagé pour les premières parties de Georges Brassens 1956, il accède au succès avec « Le poseur de rails » et surtout avec « Julie-la-rousse« , chanson qui lui vaudra un Grand prix du Disque.Malgré sa notoriété, ses passages à Bobino et à L’Olympia Il doit continuer la tournée des cabarets En 1962 il crée le cabaret « L’École buissonnière » où se produiront Pierre Louki, Boby Lapointe, Maurice Fanon, etc… le cabaret est le rendez-vous des libertaires et des pacifistes. René-Louis est tué dans un accident de la route en 1967Chansons de la 4ème partie : L’arrivée du rock en France : Un nouvel auteur est né : Maurice Fanon45:09 Georges Brassens : La légende de la nonne : Victor Hugo – Georges Brassens : 195648:11 Pia Colombo : Isabelle : Maurice Fanon : 195651:12 René-Louis Lafforgue : Julie la rousse : René-Louis Lafforgue : 195653:20 Colette Renard : Avec les anges : Alexandre Breffort – Marguerite Monnot : 195656:40 Madeleine Ferré : Le testament : Léo Ferré : 1956 René-Louis Lafforgue Abonnez-vous au podcast Chant de l'Histoire Apple Podcasts PocketCasts Podcast Addict Spotify iHeartRadio
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C.d.C #9 : 1955 Boris Vian – Geneviève – Eartha Kitt – Raymond Lévesque
Chronologie de la Chanson #9 : 1955 Boris Vian - Geneviève - Eartha Kitt - Raymond Lévesque Chronologie de la Chanson #9 : 1955. Nous allons explorer la mémoire de la Chanson parue en 1955. Boris Vian interprète ses chansons dans deux 45 tours qui ne trouveront le succès public qu’après sa mort. Rares sont les interprètes qui osent les chanter. Les chansons de Léo Ferré commencent à se diffuser à l’étranger via Geneviève et Eartha Kitt qui propose une l’adaptation décoiffante de « L’homme ». Geneviève - Charles Trénet - Les Garçons de la Rue - Florence Véran - Jacques Estérel Ginette Auger alias Geneviève est une comédienne et chanteuse française née à Paris en 1920. Elle décède en 2004 à Los Angeles.D’abord en 1949 elle ouvre une boîte de nuit « Chez Geneviève » à Montmartre. Ainsi, lors d’une audition, Geneviève fait la connaissance de Luc Poret. Séduite, Luc devient son compositeur – accompagnateur.C’est alors qu’en 1954, ils sont repérés par un recruteur de talent étasunien. Embauchés pour chanter dans un club, ils partent à New-YorkDe fait, sa dégaine débraillée (raggedy) de Parisienne et son accent « so frenchy » plaisent au public. Ainsi, Geneviève enregistre un 30cm chez Columbia en 1955 dans lequel elle interprète deux chansons de Léo Ferré (Paris-canaille et Amour, amour) en sus des chansons de son compagnon Luc Poret.Chansons de la 1ère partie :02:03 Les Garçons de la Rue : Le piano du pauvre : Léo Ferré : 195504:43 Geneviève (Ginette Auger) : Amour, amour : Léo Ferré : 195507:23 Florence Véran : On m’a volé tout ça : Luc Poret – Florence Véran10:15 Charles Trénet : L’âne et le gendarme : Charles Trénet : 195513:00 Jacques Estérel : Trois vieux canons : Jacques Estérel : 1955 Boris Vian - Suzy Delair - Marcel Mouloudji - Philippe Clay Boris Vian, un multi-artiste inclassable , naît à Ville d’Avray (région parisienne) en 1920 dans une famille très aisée. Ses parents, héritiers, n’avaient pas à se préoccuper du quotidien… du moins jusqu’à la débâcle capitaliste de 1929.Cependant, malheureusement, en 1932, Boris ressent les signes graves d’un début de rhumatisme cardiaque.Malgré cela, en 1935 Boris se met à la trompette. Il fonde alors un orchestre de jazz au lycée avec ses deux frères et quelques amis.– 1936-1939 Adhésion au Hot-Club de France, études en « Mathématiques Spéciales » au lycée Condorcet puis École Centrale des arts et manufactures. Dans sa famille et avec ses voisins, en plus des surprises-parties, le jeune Boris s’adonne aux jeux de langage (bouts-rimés, cadavre exquis) dans une salle des fêtes, construite par son père Paul.Boris Vian pendant le guerreAinsi, en 1939, Boris échappe à la mobilisation puis au STO en raison des ses troubles cardiaques.Pendant la période de guerre (1940-1945), la famille Vian s’installe à Capbreton (Landes). Boris Vian se marie avec Michelle en 1941. Cette dernière l’incite à écrire. Le couple a le goût du swing et des surprises-parties à Ville d’Avray en compagnie de Zazous (zinnoffensifs). La milice ne patrouille pas dans la « périphérie chic« . D’ailleurs, les Vian vivent en vase clos, loin de la dure réalité de l’occupation nazie.En outre, Boris Vian est passionné de jazz, acheteur de Jazz Hot depuis le numéro 1. Il est membre du Hot Club où il vient écouter les disques étasuniens introuvables dans le commerce. De fait Vian est un excellent trompettiste. À partir de 1942, il joue dans l’orchestre Abadie qu’il quitte en 1947 pour ménager son souffle.Boris Vian dans les années d’après-guerre : l’écrivainDébut 1946 Vian commence à fréquenter Le groupe des « Temps modernes » où il écrit quelques « Chroniques du menteur ». En plus, Boris joue dans l’orchestre de Claude Luter au « Caveau des Lorientais » puis au « Tabou« . Vian écrit « Vercoquin et le Plancton » puis « L’Écume des jours » qui tardent à être publiés par Gallimard. Les livres suivants seront systématiquement refusés. Cependant ses traductions sont éditées.Suite à un pari avec l’éditeur Jean d’Halluin d’écrire un best-seller à l’américaine, Boris écrit en quinze jours durant les vacances de l’été 46 « J’irai cracher sur vos tombes » prétendue traduction d’un livre de Vernon Sullivan. Sa femme Michelle, angliciste chevronnée, l’a aidé par ses conseils. Le livre rencontre un succès de scandale. D’ailleurs les droits d’auteur lui offrent la possibilité de quitter son emploi d’ingénieur.Boris Vian auteur de chansonsDès 1950 Boris Vian qui s’était amusé à écrire des chansons à l’époque de Saint-Germain-des-Prés s’y remet de façon professionnelle. Il passe l’examen d’auteur-compositeur de la SACEM en 1951.Mais en 1954, après l’échec de son roman « L’Arrache-cœur« , Vian renonce à sa carrière littéraire et se concentre sur la chanson. Boris Vian entreprend alors une collaboration féconde avec Jimmy Walter puis Alain Goraguer. De leur travail va naître des chansons qui passeront à la postérité : On n’est pas là pour se faire engueuler, la java des bombes atomiques, La Complainte du progrès, etc…Boris Vian interprète de ses chansonsEn fin de compte en 1955, devant le faible succès de ses textes avec les interprètes, Boris Vian se voit proposer par Jacques Canetti de défendre lui-même ses chansons.Relevant le défi, il passe au « Trois Baudets« . La scène est pour lui une épreuve. Il éprouve un trac immense, n’est pas à l’aise avec le public et, en outre, transmet sa gêne aux spectateurs.Chansons de la 2ème partie :18:10 Boris Vian : La java des bombes atomiques : Boris Vian – Alain Goraguer : 195520:39 Suzy Delair : Relax : Boris Vian – Jimmy Walter : 195523:44 Marcel Mouloudji : La valse jaune : Boris Vian – Marguerite Monnot : 195527:21 Philippe Clay : On n’est pas là pour se faire engueuler : Boris Vian – Jimmy Walter : 1955 Eartha Kitt - Clifton Chenier - Les Cinq Pères - Lucette Raillat Eartha Kitt Eartha Kitt, chanteuse, danseuse et actrice étasunienne, naît en Caroline du Nord (EUA) en 1927. Sa mère, Annie Mae Keithn, cherokee d’ascendance africaine a été violée par un homme blanc non identifié. Alors, sa mère va vivre avec un homme noir qui rejette Eartha à cause de son teint trop pâle. Hébergée chez une tante, elle y est maltraitée. Après la mort de sa mère, elle est accueillie à Harlem par une autre proche parente nommée Mamie Kitt. À New-York, elle fréquente le Metropolitan Vocational High School.Carrière musicale d’Eartha KittEnsuite durant la période 1943-1948, Eartha Kitt est engagée dans la troupe Katherine Dunham Company. Elle apprend le français lors des tournées en Europe et reste à Paris lorsque la troupe retourne aux E.U.A. Eartha Kitt acquiert une grande popularité comme chanteuse dans une boite de nuit.Finalement au début des années 1950’s Orson Welles dit d’elle qu’elle est la femme la plus excitante du monde. Eartha Kitt collectionne les succès dans la chanson et le cinéma. Elle reprend des adaptations de standard de la chanson française : C’est si bon, Sous les ponts de Paris….À noter qu’en 1955, Eartha Kitt chante « The Heel » une adaptation de « L’homme » de Léo FerréChansons de la 3ème partie :33:00 Eartha Kitt : The Heel [L’homme] : Léo Ferré, adapt. Albert Beach, Willard Robinson35:42 Clifton Chenier : Eh petite fille : Clifton Chenier : 195538:18 Les Cinq Pères : Monsieur Crocodile : Jack Lawrence, Ted Sears, adapt. Louis Sauvat – Frank Churchill : 195540:39 Lucette Raillat : La môme aux boutons : Pierre Louki – Jacques Lacôme : 1955 Raymond Lévesque - Francis Blanche - Lyne et Jean - Nicole Vervil Denise Benoit - Léo Marjane Raymond Lévesque, chantauteur, poète et romancier québécois naît à Montréal (Québec) en 1928. Fils d’éditeur, il grandit dans le parc La Fontaine. Adolescent, admirateur de Charles Trénet, Raymond Lévesque abandonne les études et se consacre au piano et à la composition. Raymond travaille dans les cabarets, il y rencontre ainsi Fernand Robidoux. Ce dernier lui met le pied à l’étrier en le passant dans son émission « La boîte à chansons » sur CKAC où Robidioux présente des compositions d’auteurs québécois.Raymond fait son apprentissage : quelques années à chanter, jouer au théâtre, animer des émissions à la radio et à la télévision. Puis, suivant les traces de Félix Leclerc, il part en 1954 pour Paris. Il chante entre autres au cabaret Au Port du Salut, sur la Rive gauche. Raymond Lévesque mène une vie de bohème et fréquente d’autres expatriés québécois.À suivre…Chansons de la 4ème partie :45:41 Lyne et Jean : Mon grands-père était cannibale : Lyne & Jean Vincent – Jean-Raymond Baltel : 195547:52 Francis Blanche : La fille du gangster : Francis Blanche – Henri Leca : 195550:57 Raymond Lévesque : La famille : Raymond Lévesque : 195553:19 Nicole Vervil : Notre amour : Léo Ferré : 195555:57 Léo Marjane : Monsieur mon passé : Léo Ferré : 195558:39 Denise Benoit : La belle jambe : Louis Aragon – Joseph Kosma : 1955 Raymond Lévesque Abonnez-vous au podcast Chant de l'Histoire Apple Podcasts PocketCasts Podcast Addict Spotify iHeartRadio
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C.d.C #8 : 1954 Les Frères Jacques – Débuts difficiles de Jacques Brel
Chronologie de la Chanson #8 : 1954 Les Frères Jacques - Débuts difficiles de Jacques Brel - Les Quatre Barbus - Marcel Mouloudji Chronologie de la Chanson #8 : 1954. Débuts difficiles de Jacques Brel.Nous allons explorer la mémoire de la Chanson parue en 1954. Catherine Sauvage reçoit le grand prix du disque de l’Académie Charles-Cros avec sa magnifique interprétation de « L’homme » . Marcel Mouloudji crée un énorme scandale en chantant « Le Déserteur » le jour-même de la déroute de Diên Biên Phu. La chanson sera interdite. Jacques Brel connaît des débuts difficiles à Paris : refus d’engagement par de nombreux cabarets, pas de succès auprès du public. Juliette Gréco qui n’est pas sourde lui reprend « Le diable » Général à vendre - Les Frères Jacques - Catherine Sauvage Catherine Sauvage Biographie de Les Frères JacquesLes Frères Jacques est un quatuor vocal né en 1944 de la rencontre, par le biais de l’association Travail et Culture, d’un docteur en droit, d’un peintre breton, d’un employé des postes et d’un agriculteur provençal.En 1946, après quelques tournées hasardeuses et un remplacement des Quatre Barbus dans Les Gueux au paradis, ils connaissent leur premier succès au cabaret d’Agnès Capri.Cette année-là, ils passent à l’ABC, Pierre Philippe devient leur accompagnateur au piano. Jean-Denis Malclès, un décorateur, dessine leur costume de scène : collants noirs, justaucorps d’une couleur différente pour chacun, gants blancs et chapeaux divers.Pendant cinq ans, le cabaret « La rose rouge » sera leur port d’attache. Edgar Morin écrit à leur propos : »Ce quatuor a atteint sa perfection. À chaque chanson, il opère l’interprétation parfaite des divers éléments de son style : les corps moulés dans un maillot bicolore dessinent des figures géométriques animées tandis que les mains gantées de blanc jouent leur propre ballet (..) On peut dire que Les Frères Jacques ont inventé un mode d’orchestration visuel de la chanson« Chansons de la 1ère partie :02:13 Les Frères Jacques : Général à vendre : Francis Blanche – Pierre Philippe : 195407:02 Catherine Sauvage : L’homme : Léo Ferré : 195409:41 Marie Bizet : Ah quel coq on a ! (reenr.) : Albert Willemetz, Jacques Darieux – Fred Pearly, Pierre Chagnon : 195412:50 Edith Piaf : La goualante du pauvre Jean : René Rouzaud – Marguerite Monnot : 1954 Les trottoirs - Débuts difficiles de Jacques Brel - Raymond Lévesque Biographie de Jacques Brel (1ère partie)Jacques Brel naît en 1929 à Schaerbeek (Belgique) dans une famille catholique aisée. Il reçoit une éducation chrétienne : Institut Saint-Louis / scoutisme. Cancre, frondeur et rêveur il se fait renvoyer du collège à 17 ans. Il pratique un peu la musique en autodidacte, il écrit aussi de longs poèmes mais son enfance s’étire dans l’ennui. 1947, par soif de théâtre et de jeu, Jacques intègre « La Franche Cordée » une troupe qui donne des représentations bénévoles dans les foyers de malades et de personnes âgées. Il y développe ses dons d’animateur et s’impose comme le meneur de la troupe.1953 Débuts de Jacques Brel dans les cabarets1953, Ayant pris l’habitude de chanter, il débute au Cabaret de la Rose Noire à Bruxelles où il fait la connaissance de Barbara. Ils resteront amis. Jacques enregistre un 78 tours « maquette » qui arrive chez Jacques Canetti à Paris ce dernier demande alors à le rencontrer. En septembre, il débarque à Paris, sa famille lui coupe les vivres. Soir après soir, il se bat, multipliant les cabarets. Il essuie de nombreuses rebuffades et quolibets pour le contenu naïvement chrétien et scout de son répertoire. Il hérite du sobriquet de « l’abbé Brel« Début 1954, Jacques Canetti le programme Aux Trois Baudets et lui fait enregistrer un 33 tours 25cm qui contient La haine, Le diable, Sur la place, etc… Ce sera un échec commercial.Jacques Brel dort sur un billard dans un café de Saint-Michel, La Boule d’or. À deux heures du matin, à la fermeture, le patron lui apporte un oreiller et une couverture. Une autre personne lui tend la main, c’est Suzy Lebrun, la patronne de l’Échelle de Jacob qui l’engage, lui conseille de raser sa moustache et d’éviter de mettre trop de gomina dans ses cheveux. Jacques lui vouera une grande reconnaissance et sera toujours là pour aider le cabaret.Suite de la biographie de Jacques Brel dans l’épisode 13Chansons de la 2ème partie :17:39 Raymond Lévesque : Les trottoirs : Raymond Lévesque : 195419:53 René-Louis Lafforgue : Le pavé de ma rue : René-Louis Lafforgue : 195422:11 Germaine Montero : Complainte de Sir Jack l’éventreur : Albert Vidalie – Yves Darriet : 195425:36 Michèle Arnaud : La rue s’allume : Louis Ducreux – Louis Ducreux, André Popp : 195428:04 Jacques Brel : Sur la place : Jacques Brel : 1954 Jacques Brel Mon pot' le gitan - Jacques Vérières - Les Quatre Barbus En 1928, à l’origine des Quatre Barbus, il y a les Compagnons de route, trio puis quatuor vocal issu de l’École des Beaux-Arts, composé de trois élèves architectes qui seront progressivement remplacés.1945, à la Libération, le quatuor devient barbu pour le spectacle Grenier-Hussenot des « Gueux au paradis« . Leur répertoire est plutôt folklorique voire enfantin quand ils sont en duo avec Lucienne Vernay, femme de Jacques Canetti.À partir de 1954, leur répertoire va s’élargir avec des textes plus poétiques mais aussi des pastiche. « La pince à linge » de Francis Blanche sur la musique du 1er mouvenent de la Vème Symphonie de Beethoven sera un immense succès. Ils n’en continueront pas moins à chanter le folklore, les chansons gaillardes, les chansons anarchistes. Leur dernier album de 1971 sera consacré aux chansons de la Commune de Paris. Chansons de la 3ème partie : 32:36 Jacques Vérières : Mon pot’ le gitan : Jacques Vérières – Marc Heyral : 195435:33 Marcel Lupovici : Romance de la lune-lune : Federico García Lorca, adapt. fr. Felix Gattegno : 195437:36 Philippe Clay : L’évadé (Juste le temps de vivre) : Boris Vian – Jean-Paul Mengeon, Philippe Clay : 195438:58 Les Quatres Barbus : Actualités : Albert Vidalie – Stéphane Golmann : 195441:12 Guylaine Guy : Où sont-ils donc ? : Charles Trénet : 195443:41 Edith Piaf : Ça ira : Ladré – Bécourt : 1954 Le Déserteur - Marcel Mouloudji - Juliette Gréco Biographie de Marcel Mouloudji (1ère partie)Marcel Mouloudji, acteur, chantauteur et peintre français naît à Paris en 1922 dans une famille pauvre : père maçon, mère aide-ménagère. Marcel est un poulbot de Belleville qui vend des journaux et des oranges après l’école pour améliorer l’ordinaire de la famille.En 1935, il fait la connaissance de Sylvain Itkine, membre du Groupe Octobre. Marcel Maillot, directeur d’une colonie de vacances du Syndicat du livre, le pousse à chanter. Il est remarqué par Jean-Louis Barrault qui cherche un enfant pour un spectacle. Ce dernier l’introduit dans le milieu artistique de Paris. Marcel participe ainsi au mouvement artistique associé au Front Populaire de 1936. Il commence alors une carrière dans le cinéma.En 1943, Mouloudji rencontre Louise (Lola) Fouquet, une actrice qui deviendra sa femme. puis son agent artistique. C’est elle qui l’incitera à se lancer avec succès dans la chanson. Marcel a tout pour séduire l’esprit rive gauche naissant : Sa voix, son univers plein de poésie et son personnage nonchalant.Quand le 7 mai 1954, le jour même de la déroute de Diên Biën Phu, il interprète « Le Déserteur » de Boris Vian, cela provoque un scandale. Mouloudji en avait atténué le message en modifiant certaines paroles. La chanson sera interdite de diffusion pour « antipatriotisme« . L’interdiction ne fut levée qu’en 1962 après la défaite d’Algérie.Biographie à suivreChansons de la 4ème partie :48:14 Juliette Gréco : Ça va (Le diable) : Jacques Brel : 1954 50:53 Marcel Mouloudji : Le Déserteur : Boris Vian – Boris Vian, Harold Berg : 195453:51 Souris : Nous les filles : Léo Ferré : 195457:20 Oscar Thiffault : Le rapide blanc : Oscar Thiffault : 1954 Souris Abonnez-vous au podcast Chant de l'Histoire Apple Podcasts PocketCasts Podcast Addict Spotify iHeartRadio
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C.d.C #7 : 1953 Léo Ferré & Madeleine Rabereau – Francis Blanche – Georges Brassens
Chronologie de la Chanson #7 : 1953 Léo Ferré & Madeleine – Francis Blanche – Georges Brassens - Koshiji Fubuki - Aglaé Léo Ferré & Madeleine Rabereau : Chronologie de la Chanson #7 : 1953 nous allons nous rafraîchir la mémoire de la chanson de cette année-là. Celle-ci vit l’émergence de deux « monstres sacrés » Léo Ferré et Georges Brassens. Léo Ferré après des années de vaches enragées connaît le succès avec Paris-canaille chanté par Catherine Sauvage. L’argent commence à rentrer chez les Ferré avec la vente des disques « Odéon ».Après son passage (très) remarqué chez Patachou, Jacques Canetti convainc la firme Philips de signer un contrat à Georges Brassens. S’ensuivent passage aux Trois Baudets, dans les cabarets rive-droite, à Bobino. Georges est sur les rails de la renommée.Jacques Canetti, encore lui, reçoit le 1er 78 tour d’un jeune Belge inconnu. Séduit, il le contacte, c’est ainsi que Jacques Brel arrive à Paris… Biographie de Léo Ferré (2ème partie) : Léo Ferré & Madeleine Rabereau Suite de la 1ère partie de la biographie de Léo FerréEn 1950, Léo Ferré rencontre Madeleine Rabereau, jolie femme de 25 ans, fille de cheminots de la Nièvre. Elle a fait des études de lettres après le bac et dispose d’un goût et d’un talent pour la poésie et le spectacle. Pendant 18 ans, Léo & Madeleine vivront un amour fou, une incroyable complicité intellectuelle et une entente physique totale. Léo dira:« Je suis né par erreur en 1916 et une seconde fois le 6 janvier 1950 quand j’ai connu Madeleine ».Ils se marient en 1952.Léo voulait que le monde entier connaisse le rôle important de sa femme dans son travail d’écriture: »Quand je veux faire une chanson, je m’installe à ma table de travail le soir et j’y passe toute la nuit. C’est là que ça marche le mieux. Le lendemain matin, Madeleine se lève et prend ma place. Alors comme la relève est assurée, je me couche »En décembre 1953, Léo chante au cabaret « L’Arlequin« . Le Prince de Monaco vient le voir et applaudit chaleureusement son spectacle. Madeleine convainc Léo d’aller le remercier et de lui demander son aide pour faire jouer son « Oratorio du Mal-Aimé » qui a été refusé par la radiodiffusion française. Rainier de Monaco fera mieux, après avoir écouté son œuvre, il lui commande quelque chose de plus important. Ce sera la « Symphonie interrompue » que Léo compose en trois mois. Elle sera jouée à Monaco sous la direction de Léo en avril 1954.…suite de la biographie dans l’épisode 15Chansons de la 1ère partie : Léo Ferré & Madeleine Rabereau02:10 Léo Ferré : Vitrines : Léo Ferré : 195306:37 Simone Alma : Et des clous : Léo Ferré : 195308:38 Les Frères Jacques : Monsieur Willam : Jean-Roger Caussimon – Léo Ferré : 195311:59 Cora Vaucaire : Les forains : Léo Ferré : 1953 Premier 78 tours de Jacques Brel - Francis Blanche - Gilbert Bécaud - Mouloudji Biographie de Francis BlancheFrancis Blanche, acteur, auteur, chanteur et humoriste nait à Paris dans une famille d’artistes en 1921 et y décède en 1974.Tonton farceur, avec son compagnon Pierre Dac, il a fait rire la France des années 1950-1960 avec ses sketches, son feuilleton radiophonique « Malheur aux barbus !. Avec Pierre Dac, is créent le parti politique « Le parti ‘en rire »Cependant, ce fut aussi un grand auteur-compositeur interprète qui écrivit et adapta plus de 400 chansons. Un désespoir soigneusement caché par son humour au vitriol y affleurait régulièrement : Les bêtises, Ça tourne pas rond dans ma p’tite tête. Ses pièces furent interprétées par Edith Piaf, Les Frères Jacques, Les Quatres Barbus, etc…Chansons de la 2ème partie :17:08 Jacques Brel : La foire : Jacques Brel – Jacques Brel, Lou Logist : 195320:23 Lisette Jambel : Ça c’est pas pour les petites filles : Jacques Dutailly – Michael Jary : 195323:10 Marcel Mouloudji : On m’a donné une âme : Rachèle Thoreau – Florence Véran : 195326:17 Gilbert Bécaud : C’était mon copain : Louis Amade – Gilbert Bécaud : 195328:09 Pierre Dac & Francis Blanche : La tyrolienne haineuse : Pierre Dac – Ange Calabrèse : 1953 Georges Brassens - Koshiji Fubuki - Première adaptation de Georges Brassens en Asie Biographie de Koshiji FubukiKoshiji Fubuki est une actrice et chanteuse japonaise, née en 1924, décédée en 1980.En 1939, elle entre dans la revue Takarazuka, une revue exclusivement féminine, très populaire parmi les touristes visitant Takarazuka.1951, bien que star, elle quitte la revue pour se consacrer au cinéma.Cette année-là, passionnée de chanson française, elle chante une adaptation japonaise de « Hymne à l’amour » d’Edith Piaf.1953, elle interprète une adaptation japonaise de « Les amoureux des bancs publics« . Sans doute la première adaptation d’une chanson de Georges Brassens en Asie.Chansons de la 3ème partie :32:04 Georges Brassens : Ballade des dames du temps jadis : François Villon – Georges Brassens : 195334:02 Koshiji Fubuki : Les amoureux des bancs publics : Georges Brassens : 195336:21 Michèle Arnaud : La Marine : Paul Fort – Georges Brassens : 195338:23 Simone Langlois : Toi tu ne ressembles à personne : Francis Lemarque : 195341:15 Catherine Sauvage : Paris-canaille : Léo Ferré : 1953 Aglaé - Félix Leclerc - Stéphane Golmann - Edith Piaf - Nicole Louvier Biographie d’AglaéJocelyne Deslongchamps, alias Aglaé est une chanteuse et comédienne québécoise née en 1933 près de Montréal.1949, elle débute sous le nom de Josette France, au Faisan Doré, un cabaret montréalais, animé par Jacques Normand, où l’on chante en français. La parole y est libre sur les sujets controversés comme la religion et la politique. La solidarité règne : les artistes s’accompagnent les uns les autres.Josette y est entendue par Pierre Roche (alors partenaire de Charles Aznavour) qui en tombe amoureux. Ils se marient en 1950.1952 Le couple s’installer à Paris. En 1953 Elle enregistre « Aglaé » une chanson de Lionel Daunais qui a un tel succès que Félix Leclerc lui conseille alors de le prendre comme nom de scène.Chansons de la 4ème partie : Léo Ferré & Madeleine Rabereau46:24 Stéphane Golmann : L’art de la guerre : Stéphane Golmann, Peter Frédéric – S. Golmann : 195347:34 Nicole Louvier : Qui me délivrera ? : Nicole Louvier : 1953 50:45 Edith Piaf : Sœur Anne : Michel Emer : 195354:30 Félix Leclerc : Hymne au printemps (reenr.) : Félix Leclerc : 195356:46 Aglaé : Aglaé : Lionel Daunais : 1953 Abonnez-vous au podcast Chant de l'Histoire Apple Podcasts PocketCasts Podcast Addict Spotify iHeartRadio
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CdC #6 1952: Les débuts de Georges Brassens – Stéphane Golmann – Odette Laure
Chronologie de la Chanson #6 : 1952 Les débuts de Georges Brassens chez Patachou – Stéphane Golmann un pionnier auteur-compositeur interprète "à guitare" – Eliane Embrun - Odette Laure Dans cet épisode Chronologie de la Chanson #6 1952, nous aurons l’occasion d’assister aux débuts de Brassens, d’écouter les premières productions phonographiques d’un pionnier « auteur-compositeur-interprète à guitare » qui chantait dans les cabarets ouvrant la voie à Georges Brassens, Jacques Brel (à ses débuts), Anne Sylvestre et bien d’autres. Les débuts de Georges Brassens - Patachou - Germaine Montéro - Cora Vaucaire Henriette Ragon, alias Patachou naît en 1918 à Paris dans une famille modeste.En 1946, elle épouse Jean Billon avec lequel elle reprend une pâtisserie-salon de thé à Montmartre qui sera appelée « Patachou ». Puis, le couple installe un restaurant dans un local attenant que la patronne se met progressivement à animer avec un répertoire de chansons gaillardes. L’idée lui vient de couper au ciseau la cravate de ceux qui ne reprennent pas le refrain en chœur. C’est le succès : elle chante bien et fait découvrir de nouveaux artistes.Le 26 janvier 1952, Pierre Galante, un journaliste lui présente un homme qu’elle décrit comme : » une sorte d’ours tout en cheveux et en moustache… » Elle lui propose de chanter après la fin du spectacle. La suite nous est racontée par Pierre Nicolas qui accompagne Patachou : » Nous mangions tous ensemble et nous formions un public extrêmement variés, puisqu’il y avait des serveurs, des vestiaires, des musicien, Patachou et son mari; mais on a tous posé nos fourchettes lorsqu’on a entendu Le Gorille, La mauvaise réputation, La chasse aux papillons etc…. Il y en avait déjà une kyrielle et tout le monde en a pris plein la vue, ce soir là… »Patachou sera la première à chanter les œuvres de cet auteur-compositeur de génie : Georges Brassens.…Biographie et chansons de Georges Brassens dans l’épisode 11Chansons de la 1ère partie : Débuts de Georges Brassens02:24 Georges Brassens : Le mauvais sujet repenti (1ère version) : Georges Brassens : 195204:50 Germaine Montéro : La fille de Londres : Pierre Marceau – V. Marceau : 195208:01 Cora Vaucaire : La vie d’artiste : Francis Claude, Léo Ferré – Léo Ferré : 195210:33 Patachou : Le bricoleur : Georges Brassens : 195212:47 Georges Brassens & Patachou : Maman, papa : Georges Brassens : 1952 Les impondérables - Stéphane Golmann - Francis Lemarque - Les Quatre Barbus - Cora Vaucaire - Yves Montand Stéphane Golmann naît en 1921 à Montrouge (région parisienne), il fait des études à la Sorbonne puis à l’école d’ingénieur mécanicien à Rochefort.En 1940, l’occupation nazie l’oblige à partir en Angleterre où il s’engage dans la Royal Navy, il participe au débarquement en Afrique du Nord en 1943.1945, de retour à Paris il fréquente Saint-Germain-des-Prés, pionnier des auteurs-compositeurs « à guitare » du Quartier latin, il se fait une place aux côtés des Léo Ferré, Catherine Sauvage et Jacques Brel.On peut lire ceci sur le recto de son premier disque de 1952 :« Poète, musicien, chanteur et instrumentiste, Stéphane Golmann reste avant tout un homme bien de son époque, tour à tour tendre et dur, ému et émouvant, pince-sans-rire et cynique. Et s’il lui arrive d’être tendu ou cruel, c’est parce que ses poèmes reflètent tous les aspects de notre vie, de sa vie… »Chansons de la 2ème partie : Débuts de Georges Brassens16:51 Stéphane Golmann : Les impondérables : Stéphane Golmann : 195219:13 Léo Ferré : Les hommes de la nuit (document, extrait) : Léo Ferré: 195220:03 Francis Lemarque : Les routiers : Francis Lemarque: 195222:45 Les Quatre Barbus : P.J. : Anonyme – Florence Véran : 195225:14 Cora Vaucaire : La chanson du geôlier : Jacques Prévert – Joseph Kosma: 195227:39 Yves Montand : Quand un soldat : Francis Lemarque Comme un p'tit coquelicot - Mouloudji - Claire Leclerc - Eliane Embrun - Jacqueline François Eliane Branchard, alias Eliane Embrun naît en 1923 à Argelès-Gazost (Hautes-Pyrénées) dans une famille modeste. Dès sa tendre enfance, elle aime chanter et prend des cours de danse.En 1939, à 16 ans elle se marie, puis, la guerre terminée, le couple part s’installer à Paris .Elle y prend des cours de chant, le timbre exceptionnel de sa voix est remarquée. Eliane enregistre deux 78 tours en 1947, accompagnée des meilleurs orchestres.Elle est alors prise dans le tourbillon des émissions de radio, des galas à Paris, en province puis à l’étranger.1952, elle enregistre cinq 78 tours dont l’un inclut « Fumée aux yeux« , reprise d’un succès étatsunien (Smoke gets in your eyes)Chansons de la 3ème partie : Débuts de Georges Brassens32:27 Marcel Mouloudji : Comme un p’tit coquelicot : Raymond Asso – Claude Valéry : 195235:05 Claire Leclerc : La chanson de Perlimplin : Federico Garcia Lorca, adapt. Jean-François Camp – Claude Arrieu : 195236:32 Eliane Embrun : Fumée aux yeux : Otto Harbach, adapt. Louis Hennevé, Louis Palx – Jerome Kern : 195239:11 Jacqueline François : La complainte des infidèles : Carlo Rim – Georges van Parys : 1952 La poulbote - Juliette Gréco - Adrienne Gallon - Les Frères Jacques - Odette Laure Odette Dhommée, alias Odette Laure naît en 1917 à Paris. Toute petite, elle chante Mistinguett, Damia, Fréhel dans le café familial.Elle débute sa carrière au cabaret « Le Saint-Yves » en 1947. On la retrouve l’année suivante « Chez Micheline Grandier« , cabaret rive droite qui entretient un esprit « rive gauche » Odette, la chanteuse qui monte, est alors surnommée « La Marie Dubas de la nouvelle génération ». Continuant son ascension, elle est engagée « Chez Gilles » le cabaret de l’avenue de l’Opéra, incontestablement l’établissement le plus soutenu par la presse où on peut lire :« Odette Laure, fantaisiste complète, se révèle capable de tenir un public sous son charme durant un très long temps. Il se confirme que l’on n’avait pas tort, à ses débuts de lui faire confiance. La prédiction qui la présentait comme une future Marie Dubas se réalise pleinement… »Chansons de la 4ème partie : Débuts de Georges Brassens44:27 Stéphane Golmann : La petite existentialiste : Stéphane Golmann : 195246:31 Juliette Gréco : Les dames de la Poste : Francis Blanche – Alexandre Siniavine : 195249:46 Adrienne Gallon : Le petit bleu : Gaston Villemer, Lucien Delormel – Francisque Chassaigne : 195253:16 Les Frères Jacques : Papa peint dans les bois : Charles Trénet : 195256:10 Odette Laure : La poulbote : Keravel – Marguerite Monnot : 1952 Abonnez-vous au podcast Chant de l'Histoire Apple Podcasts PocketCasts Podcast Addict Spotify iHeartRadio
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CdC #5 : 1951 Chansons d’amour(s) – De sacs et de cordes – Léo Ferré – Jean Gabin – Charles Trénet – Francis Lemarque
Chronologie de la Chanson #5 : 1951 Chansons d’amour(s) – De sacs et de cordes – Léo Ferré – Jean Gabin – Charles Trénet – Francis Lemarque Chronologie de la Chanson #5 : 1951 Chansons d’amour(s). Beaucoup de chansons d’amours dans ce 5ème épisode de la Chronologie de la Chanson de 1951. Deuxième moitié du XX ème siècle, les produits de première nécessité réapparaissent librement. Les chansons d’amour(s) montrent une belle diversité : un gouffre sépare « À la belle étoile de Jacques Prévert » de « Tire l’aiguille d’Eddy Marnay ». Le Chant de l’Histoire balaie ce large spectre. Chansons d'amour(s) : Les galipettes - Lisette Jambel - Eddie Constantine - Félix Leclerc - Juliette Gréco Edward Constantinowsky, alias Eddie Constantine est un chanteur et acteur étasunien francophone. Il naît à Los Angeles dans une famille juive aisée.Eddie tente sans succès une carrière d’acteur à Hollywood.En 1950 il s’expatrie en France pour suivre son ami John Berry, victime de la chasse aux sorcières du maccarthysme. Il y fréquente Edith Piaf qui le fait engager pour tourner « La P’ite Lili » une comédie musicale qu’elle s’apprête à interpréter. Ainsi, Edith Piaf et Eddie Constantine en enregistreront deux titres en duo : Petite si jolie & Si, si, si.De même, Eddie traduit pour Piaf en anglais des chansons de son répertoire qu’elle enregistrera cette année-là : Hymne à l’amour, Du matin jusqu’au soir & C’est d’la faute à tes yeux.1951 : Eddie Constantine enregistre cinq 78 tours dont un titre de Stéphane Golmann : « Au loin dans la plaine« Chansons de la 1ère partie :02:’02 Lisette Jambel : Les galipettes : René Rouzaud, Maurice Pon – Ledru Jack : 1951 04:57 Eddie Constantine : Au loin dans la plaine : Stéphane Golmann, Max François – Stéphane Golmann, Rolf Marbot : 195107:55 Félix Leclerc : Bozo : Félix Leclerc : 195111:12 Juliette Gréco : À la belle étoile : Jacques Prévert – Joseph Kosma : 1951 De sacs et de cordes : Léo Ferré - Jean Gabin - Claire Leclerc - Léo Noël - Les Frères Jacques De sacs et de cordes est un récit lyrique de Léo Ferré. Il a été diffusé sur les ondes de la radiodiffusion française en février 1951. Paru sur disque Au Chant du Monde en 2004. Jean Gabin en est récitant principal, accompagné par Madeleine Rabereau, le Chœur Raymond Saint-Paul, Leïla Ben Sedira, Claire Leclerc, Les Frères Jacques, Léo Noël, Suzanne Girard et quelques autres… Ce récit décrit l’errance d’un homme qui a quitté ses parents, rencontre l’amour qui l’abandonne à son tour. Il ne lui restera que l’amitié.Chansons de la 2ème partie : Les chansons d’amours16:35 Claire Leclerc : En amour : Léo Ferré : 195119:57 Léo Noël, Jean Gabin : Barbarie : Léo Ferré : 195122:22 Les Frères Jacques : Les douze : Jamblan : Léo Ferré : 195123:56 Léo Ferré : L’inconnue de Londres : Léo Ferré : 195127:12 Chœur Raymond Saint-Paul : Frères humains : François Villon – Léo Ferré : 1951 Charles Trénet - Edith Piaf - Monique Leyrac - Catherine Sauvage - Patachou Charles Trénet au moment du Front Populaire, avait été un des porte-parole de la génération des congés-payés, de la découverte de la mer et de la montagne sur « La Route enchantée » . Il tient le choc pendant l’occupation nazie.Cependant, Charles Trénet sera accusé « d’origine hébraïque » par la réaction vichyste. Il devra présenter les certificats de baptême de ses ascendants. Néanmoins, à la Libération, la commission d’épuration le critique pour avoir composé des hymnes pour le régime de Vichy et d’avoir chanté en Allemagne. Charles Trénet sera condamné à trois mois d’inactivité. Il part pour le Québec où il connaît un grand succès.Charles Trénet ne rentrera en France qu’en 1954. C’est donc à l’étranger qu’il composera « L’âme des poètes » en hommage au poète Max Jacob, mort au camp de Drancy.Chansons de la 3ème partie : Les chansons d’amours30:23 Charles Trénet : L’âme des poètes : Charles Trénet : 195133:01 Edith Piaf : À l’enseigne de la fille sans cœur : Jean Villard Gilles : 195136:23 Monique Leyrac : Le petit bonheur : Félix Leclerc : 195139:25 Catherine Sauvage : Par Viviane et par Merlin : Angèle Vannier – Philippe-Gérard : 1951 41:34 Patachou : Les deux sœurs : Félix Leclerc : 1951 Francis Lemarque - André Claveau - Dany Dauberson - Renée Lebas - Lys Assia Nathan Korb, alias Francis Lemarque naît à Paris en 1917 au dessus d’un bal musette. Il est donc vacciné très tôt par l’accordéon. De fait, il grandit avec son frère Maurice de deux ans son aîné et, dès 10 ans. Le petit Nathan chante a capella dans les rues pour se faire un peu d’argent de poche. Avec son frère, ils adhèrent au « Groupe Mars« . Ensuite sur les conseils de Louis Aragon, Francis & Marc créent un duo : Les Frères Marc. Durant les événements du Front Populaire ils se font connaître dans les usines en grève et rencontrent Jacques Prévert et Joseph Kosma.Francis Lemarque après guerreAlors en 1940, Francis Lemarque passe en zone libre et s’installe à Marseille. Sa mère y est arrêtée et sera assassinée à Auschwitz. Fidèle à son idéal communiste, Francis rejoint le maquis.Après la guerre, il assiste à un spectacle de Yves Montant et commence à écrire en pensant à lui. Jacques Prévert les met en relation et Yves Montand, séduit par ses compositions en interprétera près de trente. D’autres « vedettes » le chanteront : Edith Piaf, Renée Lebas, Patachou, etc…Chansons de la 4ème partie : Chansons d’amour(s)46:03 André Claveau : L’étang chimérique : Léo Ferré : 195148:53 Francis Lemarque : Patins à roulottes : Francis Lemarque – Henri Spade : 1951 51:22 Dany Dauberson : Comme un air d’accordéon : Marc Cab – Marc Langean54:13 Renée Lebas : Tire l’aiguille : Eddy Marnay – Eddie Barclay, Emil Stern : 195157:07 Lys Assia : Le soukou-soukou : Tarateño Rojas, adapt. Albert Ferreri : 1951 Abonnez-vous au podcast Chant de l'Histoire Apple Podcasts PocketCasts Podcast Addict Spotify iHeartRadio
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Le Lapin Agile – Chanson du Québec – Line Dariel – Félix Leclerc – Léo Noël
Chronologie de la Chanson #4 : 1950 Le Lapin Agile – Chanson du Québec – Line Dariel – Félix Leclerc – Léo Noë– Les Quatre Barbus – Claire Leclerc La Chronologie de la Chanson #4 rafraîchit la mémoire de la chanson de 1950 avec un point sur le Lapin Agile et la chanson du Québec.Le Lapin Agile, doyen des cabarets de Paris, préfiguration des ceux de la rive-gauche. Petit voyage chansonnier au Québec avec la découverte de Félix Leclerc qui peinait à se faire reconnaître chez lui. Ce sera un Français qui découvrira son talent. Line Dariel – Bertal – Laure Diana – Les Quatre Barbus – Claire Leclerc Line Dariel Jeanne Vercammen, alias Line Dariel est une comédienne française. Elle naît en Belgique en 1886 mais ses parent s’établissent rapidement à Lille.D’abord, au Conservatoire, elle obtient les prix de comédie, de piano et de chant. On la voit à l’affiche du Théâtre Sébastopol dans diverses comédies et opérettes.Durant la guerre 14-18, elle part se réfugier à Bordeaux d’où elle revient à l’Armistice.La Bécassine LilloiseAlors, elle fonde une petite troupe de théâtre où avec Maurice Daudelin elle crée le personnage de la Bécassine Lilloise.Ensuite, en 1930 : C’est sous le nom de Bécassine Lilloise qu’elle enregistre seule ses premiers disques chez Pathé dont le fameux “Le p’tit Quinquin”Cependant, depuis 1929, elle est la fidèle interprète des monologues de Léopold Simons en patois lillois “L’poste à galène”, “Les carottes sont cuites”…Pendant 25 ans, avec Simons, elle incarne le personnage de Zulma qu’elle fera évoluer avec le temps : très jeune, fiancée, mariée, mère de famille, etc…1948 : Line Dariel et Simons enregistrent “L’escalier de la vie” suite de neuf saynètes décrivant les différents âges de l’existence.Enfin, en 1950 : Le duo réenregistre les principaux sketches et quelques chansons.Chansons de la 1ère partie : Cabaret Le lapin agile02:02 Bertal : Les cris de Lille : Léopold Simons – Maurice Dehette, Sobry : 1950 (approx.)05:21 Laure Diana : Rose des bois : Pierre Mac Orlan – V. Marceau : 195007:26 Les Quatre Barbus : La complainte des gueux au paradis : Maurice Fombeure – Claude Arrieu : 195009:50 Claire Leclerc : Chanson des enfants d’Aubervilliers : Jacques Prévert – Joseph Kosma : 195012:31 Line Dariel : L’carette à quiens : Auguste Labbé – Victor Absalon : 1950 Le Lapin Agile : Paulo – Renée Jan – Jean-Roger Caussimon – Marcel Nobla Le Lapin Agile est le doyen des cabarets de Paris. D’abord appelée “Au rendez-vous des voleurs” l’auberge est construite en 1795 sur les hauteurs de la Butte Montmartre, alors village indépendant. Elle est située à l’angle de la rue des Saule et de la rue Saint-Vincent, ô combien célèbres.En premier lieu, en 1869 : rebaptisée “Le Cabaret des Assassins”, l’établissement commence à s’ouvrir à la vie artistique locale. Le dessinateur-caricaturiste André Gill peint sa fameuse enseigne (un lapin sortant d’une casserole en brandissant une bouteille de vin rouge) qui inspire un nouveau nom : “Le Lapin à Gill”Ensuite, en 1874 : Le cabaret est repris par Adèle Decerf, une ex-danseuse de french-cancan. Renommé “À Ma Campagne” l’endroit devient un rendez-vous des Arts et les Lettres, entre autres, la clique du Chat Noir vient y terminer ses nuits.Arrivée de Frédé au Lapin AgilePuis en 1903 : Le cabaret est racheté par Berthe Sébourse. Frédéric Gérard dit Frédé y prend ses quartiers. Avec son âne, sa chèvre, son singe, son chien et ses souris blanches, ce dernier a tout du clochard céleste : il récite des poèmes, chante Aristide Bruant, Jean-Baptiste Clément ou Pierre Ronsard en s’accompagnant à la guitare. Frédé donne une impulsion artistique au cabaret. Pour la première fois des arts différents vivent en communauté : peintres, dessinateurs, poètes, comédiens, chansonniers,etc….Enfin en 1913 : menacé de destruction Le Lapin Agile est racheté par Aristide Bruant qui le cédera en 1922 à Paulo, le fils de Frédé. Bruant qui avait perdu son fils en 1917 à Craonne s’était pris d’amitié pour Paulo. Il lui donna même des cours d’interprétation et sa femme, chanteuse d’opéra, des cours de chant.Le Lapin Agile va devenir le “conservatoire de la bonne chanson entre les années 1920 et 1940. En cela il préfigure les caves et les cabarets qui vont fleurir à la Libération.Les soirée du Lapin Agile avait une particularité : avant et après leur passage, les artistes restaient intallés parmi les spectateurs et chantaient les refrains en chœur avec eux.Chansons de la 2ème partie : Cabaret Le lapin agile16:59 Cora Vaucaire : Frédé : Michel Vaucaire – Daniel White : 195019:33 Renée Jan : Tableau de Paris à cinq heures du matin : Marc-Antoine Désaugiers – Maximilien Gardel : 195022:30 Paulo : Rose blanche (Rue Saint-Vincent) : Aristide Bruant : 195025:46 J.R. Caussimon & R. Jan : Barbarie… Barbara : Jean-Roger Caussimon : 195028:34 Marcel Nobla : Complainte de Mandrin (des 30 brigands) : Traditionnel, attrb. F. Villon : 1950 La chanson du Québec : Félix Leclerc – Fernand Robidoux – Jacques Labrecque – Monique Leyrac Félix Leclerc naît en 1914 à La Tuque (Québec). Son père et un homme de travail, sa mère, “une harpe au vent, tellement sensible” élève ses enfants dans l’amour de la musique. De ses années d’enfance passées dans une atmosphère de forêt, de vent, de tendresse et de musique, Félix conservera le souvenir d’une certaine idée du bonheur. Il n’est pas doué pour les durs travaux des champs Ses frères préféraient l’envoyer écrire dans sa chambre leurs souffrances et les joies.1932 : Félix compose sa première chanson à 18 ans “Notre sentier”1934 : Tout en suivant des cours de guitare, Félix Leclerc est annonceur dans une station de radio du Québec.Débuts difficiles de Félix Leclerc au Québec1939 : Il entre à Radio-Canada et y interprète “Notre sentier” sur les ondes.Ainsi, entre 1941 et 1945 Félix Leclerc est comédien, auteur de pièces de théâtre… Mais pour lui, tout refusait de bien rouler. Les journalistes le démolissait.Mais c’est en vain qu’il prend sérieusement la guitare, compose ses musiques, y appose ses paroles . Félix demeure le grand incompris…. jusqu’à ce que l’étranger le remarque.Découvert par Jacques Canetti, il s’envole en 1950 pour Paris et… c’est le triomphe inattendu, auquel, un des premiers à applaudir est Raymond Lévesque.Une nouvelle vie commence.Chansons de la 3ème partie : Cabaret Le lapin agile35:11 Fernand Robidoux : Il ne faut pas se promener les pieds dans l’eau : Raymond Lévesque : 194937:40 Félix Leclerc : Moi, mes souliers : Félix Leclerc : 195039:34 Jacques Labrecque : Ah ! toi belle hirondelle : Traditionnel : 194942:12 Monique Leyrac & Paul Berval : Bon pied, bon œil : Pierre Pétel : 1949 Les Frères Jacques - Yves Deniaud - Juliette Gréco - Léo Ferré - Léo Noël Elie Ozeranski, alias Léo Noël est un chanteur, musicien et goguettier français né en 1913, décédé en 1966.Au mitan des années trente, après avoir arrêté le violon, il participe à la Goguette révolutionnaire « La muse Rouge« 1938-1939 : il chante en duo avec Francis Lemarque pour remplacer Maurice, le frère de Francis, appelé à l’armée.En tournée, il fait connaissance avec Joseph Kosma, Pierre Dac et Paul Meurisse.Léo Noël et son orgue de barbarieDurant la guerre , Léo perd l’usage de sa main droite qui restera paralysée. Mais c’est en écoutant le vieux joueur d’orgue de barbarie qui fait la manche sur le Pont-Neuf que sa carrière va se redessiner. Léo Noël achète un orgue, se crée un personnage à la Prévert : pull noir à col roulé, pantalon noir et chapeau melon gris. Moderne chanteur des rues, ses rengaines seront signées Mac Orlan, Charles Trénet, Kurt Weill, Joseph Kosma. Léo Noël interprète ce répertoire à l’entracte des cinémas de quartiers mais aussi dans le cabaret d’Agnès Capri.Ainsi c’est en ce produisant au Lapin Agile qu’il y rencontre le duo Marc et André ainsi que Brigitte Sabouraud. De la rencontre de ce quatuor naîtra l’Écluse en février 1951. De 1951 à 1966, Léo Noël en sera le principal animateur.Chansons de la 4ème partie : Cabaret Le lapin agile48:10 Les Frères Jacques : La gavotte des bâtons blancs : Jean Guigo – Jacques Breux : 195051:36 Yves Deniaud : Le gang des tractions arrière : Roger Legris – Georget-Métayer : 195054:35 Juliette Gréco : La rue des Blancs-Manteaux : Jean-Paul Sartre – Joseph Kosma : 195056:18 Léo Ferré : Le temps des roses rouges : Léo Ferré : 195058:51 Léo Noël : Le mendiant de Charonne : Marc Fontenoy Abonnez-vous au podcast Chant de l'Histoire Apple Podcasts PocketCasts Podcast Addict Spotify iHeartRadio
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Succès de Jacques Prévert – Joséphine Baker – Bourvil – Line Renaud – Edith Piaf
1949 : Succès de Jacques Prévert - Joséphine Baker - Bourvil - Line Renaud - Edith Piaf Chronologie de la chanson #3. En 1946, Jacques Prévert rencontre un immense succès avec la parution de son recueil de poésie "Paroles" ainsi que de la chanson "Les feuilles mortes". Les artistes de cabarets et les stars du music-hall interprètent ses chansons. Pendant dix ans de 1948 à 1958, la rive gauche sera "Prévert"Marc Chevalier et André Schlesser forme le duo "Marc et André" en 1949, ils interprètent "Pauvre Rutebeuf" au Lapin Agile. Ils y rencontrent Brigitte Sabouraud et Léo Noël avec qui ils fonderont "Le Cabaret de l'Écluse". Joséphine Baker - Andrex - Dany Dauberson Joséphine Baker (1906-1975) est une chanteuse, danseuse et actrice française d'origne étasunienne.Elle naît à Saint-Louis (Missouri, EUA) dans une famille très pauvre. Dès l'enfance, sa mère l'envoie travailler comme domestique après l'école.À 13 ans, elle quitte l'école pour se marier, union qui ne durera que quelques mois. Joséphine qui danse depuis qu'elle est toute petite rejoint un trio d'artistes de rue 1921 : elle rencontre Willie Baker qu'elle épouse. À ce moment là, elle danse au Standard Theater pour gagner sa vie.Tout juste âgée de 16 ans, attirée par Broadway, elle quitte son second mari et part à New-York. Après une période de galère, elle est repérée par Caroline Dudley qui a été chargée de recruter des danseurs.euses noir.e.s pour la "Revue nègre" du Théâtre des Champs-Elysées. Début de la carrière artistique de Joséphine Baker 1925 : Paris, elle a 19 ans, les commanditaires de la revue jugeant les artistes "pas assez nègres" lui propose de danser nue. Ainsi, elle dansera seins nus, une ceinture de plumes à la taille, répondant ainsi aux stéréotypes coloniaux de l'époque. "La revue nègre" remporte un grand succès. Néanmoins, à travers des pantomimes sensuelles, Joséphine fait exploser les carcans de la morale bourgeoise. Le succès de la revue lui permet de se lancer dans le cinéma et la chanson.1937-1945 Devenue française après son mariage, sa carrière va prendre un autre tour durant l'occupation nazie. Elle devient alors espionne en passant des messages à travers l'Europe. De fait, elle recevra la médaille de la Résistance à la Libération. Chansons de la première partie : Succès de Jacques Prévert 02:20 Andrex : Un p'tit coup de rouge : Jacques Dalès - Paul Lémé : 194904:51 Le Régisseur Albert : Bal à la sous-préfecture : Pierre Cour - Jean Solar : 194907:27 Joséphine Baker : Paris, Paris : Georges Tabet - Agustin Lara : 194909:54 Jean-Roger Caussimon : À la Seine (texte) : Jean-Roger Caussimon : 194911:17 Dany Dauberson : Chanson aphrodisiaque : Lena Samara - Lena Samara, André Beaux : 1949 Bourvil - Cora Vaucaire - Léo Ferré - Les Frères Jacques André Raimbourg (1917-1970), alias Bourvil est un chanteur, acteur français né à Prétot-Vicquemare (Seine-Maritime). Il n'a jamais connu son père, tué durant la 1ère Guerre mondiale. De fait, il est élevé par sa mère et son nouveau mari, un agriculteur dans le village de Bourville.1931 : il est reçu premier du canton au certificat d'études primaires1934-1937 : Bourvil se forme à de nombreux instruments ( mandoline, guitare, accordéon, bugle, etc...). Il joue dans les harmonies municipales de Fontaine-le-Dun, Rouen1937 : Service militaire à la section musique du 24e régiment d'infanterie (Paris)1941 :Bourvil forme d'éphémères duos au cabaret avec Etienne Lorin puis Jean Richard1945 : premier succès discographique avec "Les crayons" du film "La ferme du pendu" Chansons de la 2ème partie : Succès de Jacques Prévert 15:22 Cora Vaucaire : Le prisonnier de la tour : Francis Blanche - Gérard Calvi, Francis Blanche : 194918:13 Léo Ferré : Les châteaux (doc. restauré) : Georges Ribement-Dessaignes - Léo Ferré : 194920:16 Bourvil : La tactique du gendarme : André Bourvil, Lionel Leplat - Etienne Lorin, 194922:56 Les Frères Jacques : Et la fête continue : Jacques Prévert - Joseph Kosma : 194925:16 Famille Soucy : Le bon vin m'endort : Traditionnel : 194927:57 Jean-Roger Caussimon : Maman, ya les chasseurs : Jean-Roger Caussimon : 1949 Francis Lemarque - Anny Gould - Line Renaud - Yves Montand Jacqueline Enté, alias Line Renaud est une chanteuse et actrice française née en 1928 à Nieppe (Nord). Famille modeste, son père est camionneur et aussi trompettiste dans la fanfare municipale.1939 : 2ème guerre mondiale, le père est fait prisonnier, la famille part s'installer chez la grand-mère maternelle qui tient un estaminet. La petite Jacqueline qui a des dispositions pour le chant fait la joie des clients. 1942 : Elle passe devant le jury du Conservatoire de Lille, ignorant que les auditions ne concernent que les chanteurs classiques. La chance lui permet de rencontrer le directeur de la radio régionale qui cherchait une chanteuse populaire.1945 : Suite à une audition avec le manager d'Edith Piaf, elle est engagée par les Folies-Belleville. Elle rencontre Loulou Gasté, son idole, de 21ans son aîné. C'est le coup de foudre professionnel et amoureux.1946 : Premiers enregistrement discographique1948 : Premier succès avec "Ma cabane au Canada" puis nombreuses reprises de succès étasuniens. Chansons de la 3ème partie : Succès de Jacques Prévert 32:48 Francis Lemarque : Cornet de frites : Francis Lemarque - Bob Astor : 194936:19 Anny Gould : Les enfants qui s'aiment : Jacques Prévert - Joseph Kosma : 194939:28 Line Renaud : Étoile des neiges : Franz Winkler, Malia Rosa, adapt. Jacques Plante42:31 Yves Montand : Les feuilles mortes : Jacques Prévert - Joseph Kosma : 1949 Edith Piaf - Jean-Roger Caussimon - Marc et André Après-guerre Edith Piaf a déjà une belle carrière derrière elle. Pourtant ses débuts avait été difficile : née Edith Giovanna Gassion à Paris en 1915. Enfant de la balle, sa mère Anita Maillard, dite Line Marsa est chanteuse de beuglants, son père Louis-Alphonse Gassion acrobate de rue.Son attitude pendant la guerre a été très controversée cependant elle est blanchie par le comité d'épurationEn 1944 c'est une artiste qui maîtrise son art et son personnage, Edith tombe amoureuse d'Yves Montant et prend en charge sa carrière. 1945 : elle écrit "La vie en rose" sa chanson la plus célèbreElle s'occupe aussi des Compagnons de la chanson et les emmène aux États-unis d'Amérique du Nord. Elle y rencondre le boxeur Marcel Cerdan.1949 : Edith Piaf écrit "l'hymne à l'amour" pour Marcel Cerdan. Ce dernier est tué lors d'un accident d'avion et Edith sombre dans une grande dépression qui ne cessera jamais vraiment. Chansons de la 4ème partie : Succès de Jacques Prévert 47:26 Edith Piaf : La Julie jolie (reenr.) : Gaston Couté - Léo Daniderff : 194950:25 Jean-Roger Caussimon : Mon camarade (1ère version) : Jean-Roger Caussimon : 194953:22 Marc et André : Pauvre Rutebeuf : Rutebeuf - Léo Ferré : 194956:45 Les Frères Jacques : L'entrecôte : Robert Goupil - Marius Zimmermann : 1949 Abonnez-vous au podcast Chant de l'Histoire
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CdC #2 : 1948 – Les premières chansons de Ferré – Les débuts de Jean-Roger Caussimon
Chronologie de l’Histoire : 1948 – Les premières chansons de Ferré – Les débuts de Jean-Roger Caussimon Premières chansons de Léo Ferré. Ce deuxième épisode de la Chronologie de l’Histoire explore l’année 1948. Il est centré sur Léo Ferré qui est enfin reconnu et qui connaît le succès dans les cabarets “rive-gauche”.En outre, une partie est consacrée aux chants de la mer qui étaient très à la mode à cette époque-là. Premières chansons de Léo Ferré : Renée Lebas - Cora Vaucaire - Yves Montand - Odette Laure Biographie de Renée Lebas Renée Lieben, alias Renée Lebas est une interprète française née à Paris en 1917 dans une famille de tailleurs d'origine roumaine.D'abord, elle est dactylographe, danseuse, journaliste avant de remporter un radio-crochet de Radio-Cité en 1937.Ensuite, elle se forme au métier au cabaret "La Conga" et y rencontre Raymond Asso. 1939 : elle signe chez Pathé et enregistre un premier disque. 1940 : les Nazis sont à Paris, étant juive et de plus marquée à gauche, elle doit partir en zone libre. 1942 : lors de la rafle du Vel'd'hiv", son père et sa sœur sont déportés à Auschwitz, elle se réfugie à Lausanne en Suisse. 1943 : elle enregistre "14 juillet" une chanson antinazie de Jean Villard Gilles. À la Libération, elle revient à Paris et sera la première à enregistrer dans les studios parisiens et à chanter sur la scène des grands Music-Halls . 1948 : Renée Lebas est l'une des première à enregistrer une chanson de Léo Ferré (Elle tourne la Terre), la première ayant été Yvette Giraud (La chambre). Dans cette 1ère partie seront diffusés : Premières chansons de Léo Ferré 02:52 Cora Vaucaire : Les feuilles mortes : Jacques Prévert - Joseph Kosma, 194705:44 Renée Lebas : Elle tourne la Terre : Léo Ferré; 194808:45 Yves Montand : Un p'tit bock : Hy Zaret, Lou Singer, adapt. Georges Tabet11:29 Odette Laure : Moi j'tricote : Michel Emer, 1948 Jean-Roger Caussimon - Suzy Solidor - Marcelle Bordas - Pierre Brasseur - Les Quatre Barbus Biographie de Jean-Roger Caussimon (1ère partie) Enfance et formation de Jean-Roger Caussimon Jean-Roger Caussimon, acteur et chantauteur français naît à Montrouge en 1918. Son père, Jean, est médecin, sa mère, Yvonne, comptable. La guerre terminée, la famille déménage rapidement à Bordeaux.C'est sa maman qui, plus tard, donnera à Jean-Roger le goût de la lecture et peut-être aussi celui de l'écriture, écrivant elle-même depuis l'adolescence.Mais à Bordeaux, la famille connaît quelques années d'une existence précaire, liée à la condition de son père, tout jeune médecin à la clientèle populaire et incertaine : « À sept ans, ai-je connu la misère ou simplement la pauvreté ? Je ne sais pas, je ne sais plus. Je ne me suis aperçu de rien.J'étais tellement habillé d'amour, cajolé, bercé par ma mère !Nous vivions, mes parents et moi, dans un immense et croulant hôtel particulier […] Tous les locataires de cette bâtisse vétuste étaient de petites gens. Leur adresse n'en était pas moins : place de la monnaie, Bordeaux. […]L'appartement était, dans son genre , assez pittoresque.Ma chambre n'avait qu'un vasistas qui s'ouvrait sur le palier. Mes parents avaient leur lit dans une pièce attenante. Une cheminée avec son petit brasier de coke. Une fenêtre basse donnant sur la cour. Un corridor glacial, où passaient les voisins, nous séparait de la cuisine curieusement haute de plafond mais sans fenêtre. » Ainsi, cet environnement insalubre et ces conditions difficiles et peu propices à la santé poussent les Caussimon à envoyer Jean-Roger se « remplumer » à la campagne. Mais auparavant il avait eu un choc émotionnel qui va orienter son existence. En effet, chaque vendredi soir, sa grand-mère maternelle amène Jean-Roger au théâtre : « J'avais huit ans lorsque je vis jouer Ruy Blas à Bordeaux avec Albert Lambert. Ce fut une révélation. J'appris la pièce par cœur et je ne parlai plus qu'en vers. À dix ans, je pris des leçons de dictions. À dix-huit ans, j'étais élève du Conservatoire. […]Après avoir emporté le premier prix de comédie, je jouais au Trianon […] des succès du Boulevard.J'eus la chance de rencontrer Henri Bosc. Sur son conseil, je vins à Paris et j'entrai au Conservatoire. Juste à ce moment, la guerre éclata. Je fis comme les autres.Au Stalag VI A, où je fis connaissance de Guy Rapp, nous organisâmes des représentations. » Début de Jean-Roger Caussimon au Lapin Agile. Enfin en décembre 1942, Jean-Roger Caussimon est rapatrié sanitaire, il pèse alors quarante-trois kilos. Il est alors accueilli par Yvonne Darle, sa tante et sa marraine, et par Paulo, patron du cabaret Le Lapin Agile. Apprenant que Jean-Roger écrit des poèmes, ces derniers le font passer immédiatement sur scène.Sa prestation est fort applaudie, au point qu'il doive y donner régulièrement des récitals de poèmes et chansons qui seront bientôt réclamées aux Trois Baudets, à l'Écluse et Chez Gilles. De plus Jean-Roger reprend son métier de comédien. En outre Jean-Roger Caussimon continue à écrire des chansons qui sont interprétées par Renée Jan, Maurice Chevalier, Léo Ferré, Catherine Sauvage, Les Frères Jacques, Marc et André, etc. « Je suis comédien et c'est un métier que j'aime d'amour. Mais j'ai toujours ressenti une grande tendresse pour la chanson. Par bonheur, ce sont deux affections que j'ai pu lier avec harmonie, sans drame ni jalousie. Ma tendresse envers la chanson remonte à mon enfance, du temps où la radio s'appelait encore la Télégraphie Sans Fil. Mais c'est au Lapin Agile, à Montmartre, que j'ai vraiment appris tous les trésors de la chanson française. » Mise en sommeil de l'activité "chanson" de Jean-Roger Caussimon Mais dans les années cinquante et soixante, les deux activités d'auteur-interprète et de comédien de Jean-Roger Caussimon ont de plus en plus de mal à cohabiter. Celui-ci doit accorder une place croissante au théâtre et au cinéma. La tournée des cabarets ne nourrit pas et les interprètes de ses chansons, aussi prestigieux soient-ils, ne génèrent pas suffisamment de droits pour lui permettrent de vivre de sa plume. Son activité chansonnière va sommeiller ainsi une dizaine d'années, jusqu'en 1967, date à laquelle les éditions Seghers publient un recueil de ses textes. Un coup de chapeau, avec une préface passionnée de Léo Ferré qui le situe à sa vraie place, parmi les plus grands. [ sources : La Double Vie, mémoires de J.R. Caussimon - Chorus n° 9 ] Suite de la biographie Dans cette 2ème partie seront diffusés : 16:18 Suzy Solidor : Nature Boy : Eden Ahbez, adapt. Louis Hennevé, Louis Palex : 194819:24 Jean-Roger Caussimon : Les frères naufragés : Jean-Roger Caussimon : 194822:32 Marcelle Bordas : Le "Va d'l'avant" : auteur inconnu : 194825:25 Pierre Brasseur : Marie Kerloch (texte) : Max Jacob : 194827:04 Les Quatre Barbus : Y avait dix marins : Jean-Roger Caussimon : 1948 Jean-Roger Caussimon Biographie de Léo Ferré (1ère partie) Léo Ferré, chantauteur, poète et chef d'orchestre français, naît à Monaco en 1916 dans une famille traditionnelle de la bourgeoisie. Son père est directeur du personnel du casino de Monte-Carlo, ce qui met le petit Léo en contact fréquent avec les orchestres qui s'y produisent. 1935 : Ferré s'installe à Paris pour étudier le droit et les sciences politiques. 1939 : Léo Ferré obtient de diplôme de l'École libre des sciences politique et la maîtrise de droit. Il retourne à Monaco au début de la guerre où il compose ses premières chansons. Alors, Ferré est mobilisé à Nice en septembre et démobilisé au mois de juin suivant. Entre 1940 et 1944, Léo travaille à Radio Monte-Carlo, comme speaker, régisseur, bruiteur et pianiste il compose son premier répertoire en collaboration avec le parolier René Baër (La chambre, la chanson du scaphandrier). Début de la carrière de Léo Ferré à Paris Fin 1944 : désireux de faire de la musique, il retourne à Paris où il rencontre Francis Lemarque. Il commence à chanter dans les cabarets et accède rapidement au "Lapin Agile". Il y rencontre Jean-Roger Caussimon. 1946 Court passage au "Bœuf sur le toit" puis passages réguliers au "Quod Libet" tenu par son ami Francis Claude. 1948 : Début du succès : Edith Piaf reprend "Les amants de Paris", nombreux passages dans les cabarets (à suivre) Chansons de la 3ème partie : Interprètes et premières chansons de Léo Ferré 32:04 Léo Ferré : Le métro : Léo Ferré : 194834:23 Yvette Giraud : La chambre : René Baër - Léo Ferré 194737:13 Léo Ferré : Les grandes vacances : Léo Ferré : 194840:12 Edith Piaf : Les amants de Paris : Léo Ferré, Eddy Marnay : 194843:23 Léo Ferré : La rengaine d'amour : Léo Ferré : 1948 Germaine Montero - Ginette Garcin - Le Régisseur Albert - Pierre Dudan Biographie de Germaine Montero Germaine Berthe Caroline Heygel, alias Germaine Montero est une interprète et comédienne française née à Paris d'une mère normande et d'un père alsacien. 1931 : elle part apprendre le castillan à Valladolid puis s'installe à Madrid. 1932 : membre d'une troupe de théâtre, Germaine Montéro y débute comme comédienne et se lie d'amitié avec le poète Federico García Lorca. Elle profite des tournées à travers l'Espagne pour recueillir des chansons du folklore. 1936 : Germaine revient en France à la suite du coup d'état fasciste du général Franco. 1938 : Germaine Montero fait découvrir l'œuvre de Lorca en créant "Noces de sang" (en français). Mais elle refuse d'entrer à la Comédie Française. Enfin, engagée au cabaret d'Agnès Capri pour interpréter son répertoire espagnol, Germaine y rencontre Jacques Prévert.Pendant l'occupation nazie, elle se produit dans les cabarets de la zone libre et même "Chez Gilles" à Lausanne.Finalement à partir de 1948, Germaine Montéro réserve ses prestations scéniques au théâtre et limite sa carrière de chanteuse à l'enregistrement de disques. Dans cette 4ème partie seront diffusés : 48:58 Jacques Hélian, Ginette Garcin, Jean Marco : Au Chili : Loulou Gasté : 194851:21 Le Régisseur Albert (Pierre Cour) : ONU Samba : Pierre Cour - Henri Martinet : 194853:43 Pierre Dudan : Tomates : Pierre Dudan - Louiguy : 194856:00 Germaine Montero : Et puis après (je suis comme je suis) : Jacques Prévert - Joseph Kosma : 1948 Abonnez-vous au podcast Chant de l'Histoire
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C.d.C #1 1946-1947 – Chansons d’après-guerre
1946-1947 - Chansons d'après-guerre - Création de la Sécurité sociale - Sam Castendet - Chansons exotiques - Grands orchestres - Émergence de Léo Ferré 1946-1947 – Chansons d’après-guerre – Chansons exotiques – Grands orchestres – Émergence de Léo Ferré.À la Libération les classes populaires sont en liesse : « Les Jours Heureux » le programme d’action du Conseil National de la Résistance » est dans toutes les têtes. Ce dernier appelle à » … la garantie d’un niveau de salaire et de traitement qui assure à chaque travailleur et à sa famille la sécurité, la dignité et la possibilité d’une vie pleinement heureuse… » Les chansons reflètent cette période joyeuse. Cependant un jeune auteur inconnu, Léo Ferré, casse l’ambiance avec « Ils broyaient du noir » que nous écouterons dans une version restaurée « ADN ». Une exclusivité de l’Atelier du Désir Novateur. Contexte historique Grâce au sacrifice d’un grand nombre de ses militants, le PCF peut se présenter comme le parti des résistants. Cela lui vaut une immense popularité. La conjoncture est alors très favorable aux classes populaires : le monde nouveau pour lequel tant de militants se sont sacrifiés est à portée de mains, un vent d’optimisme souffle. On chante et on danse dans les lieux populaires. Les possédants s’affolent. Charles de Gaulle, le résistant londonien, rassemble autour de lui tout ce que la France compte de réactionnaires. En organisant la pénurie, il tente de retourner le peuple contre les communistes.Ambroise Croizat, militant syndical et communiste fut ministre du travail du 21 novembre 1945 au 4 mai 1947.Création de la Sécurité SocialeMalgré l’opposition acharnée du patronat, Croizat réussit à mettre en place un régime général de Sécurité sociale.Ce régime qui non seulement mutualise une part importante de la valeur produite par les travailleurs mais encore leur en confie la gestion. Une hérésie pour les tenants de la bourgeoisie.Les allocations familiales, l’assurance-maladie, les retraites et la couvertures des accidents de travail ont ceci de renversant (et de proprement révolutionnaire) que la collecte des cotisations ne dépend ni de l’État ni du patronat, mais d’une caisse gérée par des représentant syndicaux. Selon une estimation , un tiers de la masse totale des salaires est socialisé.Ce système unique sera effectif de 1946 jusqu’en 1967, il continuera à faire l’objet d’un travail de sape jusqu’au XXIème siècle par les fondés de pouvoir de l’oligarchie.Mais en juin 1946, le PCF est le premier parti de France aux élections législatives avec 25,9% des voix…Fin août 1946, les hussards rouges réussissent à mettre sur pied 123 Caisses Primaires de sécurité sociale et 113 Caisses d’Allocation Familiales.Dans les colonies les tentatives de libération des « peuples de l’empire » sont écrasées dans le sang dès 1945 : en Algérie, aux Antilles, à Madgascar, en Indochine, la bourgeoisie coloniale s’accroche à ses privilèges. Le ventre de la bête immonde est toujours fécond. Liesse populaire et privations. Francine Claudel Biographie de Francine ClaudelFrancine Van Der Walle, alias Francine Claudel est une chanteuse et actrice belge née en 1921 à Pont-à-Celles (près de Charleroi), décédée en 1987.Ses parents déménage à Courcelles, Francine s’intéresse très tôt à la musique et prend comme nom de scène Francine Claudel, en l’honneur du ténor courcellois Marcel Claudel.Elle part à Paris suivre des cours d’art dramatique, débute sur les planches en jouant « Le mariage de Figaro » et entame une carrière cinématographie. Le film « De Mayerling à Sarajevo » paraît le 1er mai 1940.En 1941, elle joue dans le film « Fièvre » en compagnie de Tino Rossi. À cette époque elle a une relation avec Francis Blanche.A un moment pendant la guerre, elle retourne en Belgique mais revient à Paris en 1945. Le 1er décembre 1945, elle entre dans le grand orchestre de Jacques Hélian. Un journaliste dira d’elle :« On serait plutôt porté à croire que cette chanteuse est une danseuse. Francine Claudel ne tient pas en place ! Avec ses socquettes et ses cheveux fous, elle a l’air d’une écolière turbulente qui passe son temps à improviser des entrechats et à taquiner ses camarades ; ce doit être elle le « Feu follet » de la chanson, un des succès de l’orchestre ».Elle quitte l’orchestre de Jacques Hélian le 1er février 1947 et sera remplacée par Ginette Garcin.Chansons de la 1ère partie : Chansons d’après-guerre02:07 André Dalt : Le retour des guinguettes : Roger Vaysse – Léo Maridès, 194604:08 Anny Flore : La fille du patron : Valandré – Joëguy, 194607:17 Francine Claudel, Zappy Max, Jo Charrier : Ça fait chanter tous les Français : Henri Bourtayre – Maurice Vandair, 194610:11 Pierre Dudan : La polka des mandibules : Pierre Dudan, 194612:42 Yves Deniaud : Le loup et l’agneau : Jean de La Fontaine, adapt. Yves Deniaud, 1947 Sam Castendet - Chansons exotiques Biographie de Sam CastendetSam Castendet est un chef d’orchestre, compositeur et clarinettiste martiniquais né en 1906 à Sainte Marie. Il se passionne la musique à l’école communale et sa mère lui offre une clarinette à l’âge de 16 ans.il abandonne l’école pour se former au métier d’ébéniste puis à la mécanique. En 1924, il part en métropole pour travailler comme mécanicien dans l’aviation. Il continue à jouer de la clarinette en autodidacte.En 1931, Sam Castendet est invité à animer le pavillon de la Guadeloupe lors de l’Exposition coloniale internationale en remplacement d’Alexandre Stellio. Il assurera cette animation pendant trois semaines.Castendet rencontre Alexandre Stellio et décide d’abandonner la mécanique, apprend le solfège et monte sa propre formation : Sam Castendet et son orchestre antillais. Les amateurs de biguine découvrent alors ce clarinettiste et chef d’orchestre talentueux. Le succès vient et c’est la tournée des cabarets parisiens puis des lieux de spectacles métropolitains.En 1939 il est mobilisé, fait prisonnier il arrive à s’évader en 1942. Il reprend alors ses activité dans les cabarets parisiens.A la Libération, il anime pendant 5 ans « La Canne à sucre » cabaret parisien, haut lieu de la musique des Antilles.En 1951 il connaît la gloire en animant le podium du Tour de France cycliste.Chansons de la 2ème partie : Chansons d’après-guerre16:23 Jean Sablon : Rhum et coca-cola : Morey Amsterdam, adapt. Francis Blanche – Jerri Sullavan, Paul Baron, 194619:30 Sam Castendet : Le nègue antillais : Sam Castendet, 194622:11 Lyne Clevers : Tchiou tchiou : Nicanor Molinare, adapt. André Hornez, 194624:16 André Dassary : La paloma : Sebastián de Yradier, 194727:22 Banda e coro anarchici cararesi : Figli dell’ officina : Anonyme, 1946 Lisette Jambel - Le petit Chaperon rouge - Premier enregistrement d'une composition de Léo Ferré Biographie de Lisette JambelLisette Jambel est une chanteuse française, née en 1921, décédée en 1976.En 1936, à 15 ans, elle remporte un radio crochet organisé par Radio Cité. En 1946 après de modestes débuts au music-hall, Lisette rencontre un énorme succès avec « Le Petit chaperon rouge« .Dès lors, elle enregistre pour le public adulte des textes de jeunes auteurs contemporains dont, entre autres, Charles Aznavour, Pierre Roche, Francis Blanche etc …mais elle enregistre aussi pour le public jeune avec la série des chansons de Bob et Bobette de René-Paul Groffe.De même, elle participe au feuilleton radiophonique « La famille Duraton » de Jean-Jacques Vital avec Jean Carmet sur radio Luxembourg. Elle décède à 55 ans à la suite de brûlures.Début des années 1940 Léo Ferré rencontre à Monaco René Baër qui s’y est réfugié pour échapper à la persécution antisémite du régime de Vichy. Depuis 1941, Léo Ferré se produit sur scène et il cherche à étoffer son jeune répertoire.René Baër lui fournit 6 (ou textes) que Ferré met en musique dont « La chambre » dont l’enregistrement de Yvette Giraud en 1947 sera la première interprétation connue d’une composition de Léo Ferré.Chansons de la 3ème partie : Chansons d’après-guerre31:57 Lisette Jambel : Le petit Chaperon rouge : Françoise Giroud – Loulou Gasté, 194634:57 Jacques Hélian : Le régiment des mandolines : Maurice Vandair – Henri Betti, 194637:54 Colette Mars : La complainte du corsaire : André Grassi – Henri Contet, 194740:50 Yvette Giraud : La chambre : René Baër – Léo Ferré, 1947 Grand orchestre d'après-guerre : Jacques Hélian Biographie de Jacques HélianJacques Mikaël Der Mikaëlian, alias Jacques Hélian est un chef d’orchestre né en 1912 à Paris, décédé en 1986. Père arménien, mère française, il commence des études dentaires qu’il abandonne rapidement pour apprendre le saxophone avec son beau-frère le chef d’orchestre Raymond Legrand.En 1936, Jacques entre dans l’orchestre de Ray Ventura dont il dirige très vite le pupitre des saxophones. Mobilisé en 1939, il est fait prisonnier puis libéré en 1943 pour raison de santé.Le 24 août 1944, Paris est libéré par une insurrection populaire (évitant ainsi l’installation de l’AMGOT et la mise sous tutelle étasunienne). Jacques Hélian crée son orchestre, engage Francine Aubret, une jeune chanteuse belge et Zappy Max. Ils répètent comme des forcenés « Fleur de Paris » qui allait devenir un immense succès et la chanson-symbole de la Libération.L’orchestre est lancé. galas, concerts en direct et enregistrés se succèdent à un rythme effréné.La Bataille du charbon : contexte historiqueLes destruction de la guerre avait fait fait chuter drastiquement la production de charbon. Ce dernier représente 95% de l’énergie contribuant aux difficultés alimentaires et de chauffage des Français.e.s. D’autre part les compagnies minières craignant une nationalisation n’investissent pas. Le parti Communiste engage la controversée Bataille du charbon permettant d’augmenter la production. Malgré cela du charbon doit toujours être importé d’Allemagne (Ruhr). A partir de novembre 1946 les importations baissent de 50% accentuant la pénurie.Chansons de la 4ème partie : Chansons d’après-guerre : La Bataille du charbon45:16 Léo Ferré : Ils broyaient du noir (archive L.F. restaurée « ADN ») : Léo Ferré, 1947 46:48 Jacques Hélian : Le charbon de la Ruhr : Maurice Vandair – Henri Betti, 194749:51 Ray Ventura : Chanson d’un sou : Bernard Michel – Paul Misraki, 194752:31 Yves Montand : Ce monsieur-là : Henri Contet – Marguerite Monnot, 194757:27 Suzy Delair : Avec son tralala : André Hornez – Francis Lopez, 1947 Jacques Hélian Abonnez-vous au podcast Chant de l'Histoire Apple Podcasts PocketCasts Podcast Addict Spotify iHeartRadio
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Le chant de l'histoireCe podcast vous propose un voyage dans la Chronologie de la chanson.Expression ancestrale, héritière des traditions populaires autant que des écoles savantes, riche de répertoires diversifiés, de haute tenue littéraire dans sa veine la plus soignée, la chanson francophone s'est forgée à 'air du temps : grands bouleversements ou menus faits historiques, esthétiques et sentimentaux. (Laurent Carmé in La chanson de l'Écluse)
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Le Chant de L'Histoire, chanson actuelle, chanson rétro, chanson poétique, chanson sociale
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