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"Candide ou l'optimisme" de Voltaire 11/11 : Chapitres 28e, 29e et 30e : Candide retrouve Cunégonde
"Le tendre amant Candide, en voyant sa belle Cunégonde rembrunie, les yeux éraillés, la gorge sèche, les joues ridées, les bras rouges et écaillés, recula trois pas saisi d’horreur, et avança ensuite par bon procédé."
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"Candide ou l'optimisme" de Voltaire 10/11 : Chapitres 25e (suite), 26e et 27e : Candide à Constantinople
"On arriva en peu de jours sur le canal de la mer Noire. Candide commença par racheter Cacambo fort cher, et, sans perdre de temps, il se jeta dans une galère, avec ses compagnons, pour aller sur le rivage de la Propontide chercher Cunégonde, quelque laide qu’elle pût être."
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98
"Candide ou l'optimisme" de Voltaire 9/11 : Chapitres 23e, 24e et 25e : Paquette, Frère Giroflée et le Vénitien Pococuranté
"Une chose me console, je vois qu’on retrouve souvent les gens qu’on ne croyait jamais retrouver ; il se pourra bien faire qu’ayant rencontré mon mouton rouge et Paquette, je rencontre aussi Cunégonde."
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97
"Candide ou l'optimisme" de Voltaire 8/11 : Chapitre 22e : Candide et Martin en France
"Ah, les monstres ! s’écria Candide ; quoi ! de telles horreurs chez un peuple qui dans e et qui chante ! Ne pourrai-je sortir au plus vite de ce pays où des singes agacent des tigres ? J’ai vu des ours dans mon pays ; je n’ai vu des hommes que dans le Dorado."
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96
"Candide ou l'optimisme" de Voltaire 7/11 : Chapitres 19e, 20e et 21e : Candide et le savant Martin en route vers l’Europe
"Le vieux savant, qui s’appelait Martin, s’embarqua donc pour Bordeaux avec Candide. L’un et l’autre avaient beaucoup vu et beaucoup souffert "
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"Candide ou l'optimisme" de Voltaire 6/11 : Chapitres 17e et 18e : Candide et Cacambo au pays d’Eldorado
"Les Espagnols ont eu une connaissance confuse de ce pays, ils l’ont appelé El Dorado […] comme nous sommes entourés de rochers inabordables et de précipices, nous avons toujours été jusqu’à présent à l’abri de la rapacité des nations de l’Europe…"
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94
"Candide ou l'optimisme" de Voltaire 5/11 : Chapitres 14e, 15e et 16e : Candide et son valet Cacambo au Paraguay
"Quoi ! serait-ce vous, mon Révérende Père ? vous, le frère de la belle Cunégonde ! vous, qui fûtes tué par les Bulgares ! vous le fils de monsieur le baron ! vous, jésuite au Paraguay ! Il faut avouer que ce monde est une étrange chose."
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"Candide ou l'optimisme" de Voltaire 4/11 : Chapitres 11e (suite), 12e et 13e : Les malheurs de la vieille
"J’ai vieilli dans la misère et dans l’opprobre, n’ayant que la moitié d’un derrière, me souvenant toujours que j’étais fille d’un pape ; je voulus cent fois me tuer, mais j’aimais encore la vie."
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92
"Candide ou l'optimisme" de Voltaire 3/11 : Chapitres 8e, 9e, 10e et 11e : Les malheurs de Cunégonde
"J’étais dans mon lit et je dormais profondément, quand il plut au ciel d’envoyer les Bulgares dans notre beau château de Thunder-ten-tronckh ; ils égorgèrent mon père et mon frère, et coupèrent ma mère par morceaux."
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"Candide ou l'optimisme" de Voltaire 2/11 : Chapitres 4e, 5e, 6e et 7e : De la tempête au tremblement de Terre
"Des tourbillons de flammes et de cendres couvrent les rues et les places publiques ; les maisons s’écroulent, les toits sont renversés sur les fondements, et les fondements se dispersent ; trente mille habitants de tout âge et de tout sexe sont écrasés sous des ruines."
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"Candide ou l'optimisme" de Voltaire 1/11 : Chapitres 1er, 2e et 3e : Candide est chassé du paradis terrestre
"Candide, chassé du paradis terrestre, marcha longuement sans savoir où, pleurant, levant les yeux au ciel, les tournant souvent vers le plus beau des châteaux qui renfermait la plus belles des baronnettes…"
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89
"Carmen" de Prosper Mérimée 5/5 : Le destin est écrit
"Carmen sera toujours libre. Calli elle est née, calli elle mourra."
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"Carmen" de Prosper Mérimée 4/5 : La chute d'un soldat
"Monsieur, on devient coquin sans y penser. Une jolie fille vous fait perdre la tête... et de contrebandier on devient voleur avant d’avoir réfléchi"
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87
"Carmen" de Prosper Mérimée 3/5 : La fleur et la prison
"Elle prit la fleur de cassie... et elle me la lança... cela me fit l’effet d’une balle qui m’arrivait."
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86
"Carmen" de Prosper Mérimée 2/5 : Carmen, l’ensorceleuse
"C’était une beauté étrange et sauvage, une figure qui étonnait d’abord, mais qu’on ne pouvait oublier."
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85
"Carmen" de Prosper Mérimée 1/5 : La rencontre fortuite
"Il y a un certain charme à se trouver auprès d’un être dangereux, surtout lorsqu’on le sent doux et apprivoisé."
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84
"Nouvelles" de Katherine Mansfield 5/5 : Son premier bal
"Son premier bal ! Tout ne faisait que débuter pour elle. Il lui semblait n’avoir jamais su avant ce qu’était la nuit. Jusqu’alors elle l’avait connue sombre, silencieuse, belle souvent […] mais en quelque sorte désolée… solennelle. Et maintenant, elle ne serait plus jamais ainsi…"
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83
"Nouvelles" de Katherine Mansfield 4/5 : Le voyage
"Comme cette cabine était petite ! On aurait cru être enfermé dans une boîte avec grand-maman. L’œil sombre et rond qui luisait au-dessus du lavabo les regardait d’un air morne. Fénella se sentait intimidée. Elle restait debout contre la porte, étreignant toujours son bagage et le parapluie."
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82
"Nouvelles" de Katherine Mansfield 3/5 : Monsieur et Madame Colombe
"Anne se leva d’un bond. – Venez dire adieu à mes colombes, proposa-t-elle. On les a transportées dans la véranda à côté. Vous aimez les colombes, n’est-ce pas, Reggie ?"
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"Nouvelles" de Katherine Mansfield 2/5 : Félicité (2e partie)
"Ce que Bertha n’arrivait pas à comprendre – ce qui lui semblait miraculeux -, c’était la manière dont elle avait deviné si exactement, si rapidement, l’état d’âme de miss Fulton."
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80
"La Princesse de Montpensier" & "La Comtesse de Tende" de Madame de La Fayette 1/5 : Entre devoir et inclinaison
"Ils cachèrent leur amour avec beaucoup de soin. Le duc de Guise, qui n'avait pas encore autant d'ambition qu'il en a eu depuis, souhaitait ardemment de l'épouser, mais la crainte du cardinal de Lorraine, qui lui tenait lieu de père, l'empêchait de se déclarer..."
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"Contes cruels" d'Auguste de Villiers de l'Isle-Adam 5/5 : Sombre récit, conteur plus sombre
"Le souper fut d’abord naturellement triste. Toutefois, après avoir sablé quelques rasades de vieux Léoville, la conversation s’anima. D’autant mieux qu’elle roulait sur les duels incessants qui défrayaient un grand nombre de conversations parisiennes vers cette époque"
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78
"Contes cruels" d'Auguste de Villiers de l'Isle-Adam 4/5 : Sentimentalisme
"— Ne vous semble-t-il pas, mon ami, lui dit-elle, que, sans cesse agités d’impressions artificielles et, pour ainsi dire, abstraites, les grands artistes — comme vous — finissent par émousser en eux la faculté de subir réellement les tourments ou les voluptés qui leur sont dévolus par le Sort"
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"Contes cruels" d'Auguste de Villiers de l'Isle-Adam 3/5 : Maryelle
"Tout semblant de pudeur n’étant, parfois, pour les femmes ultra-galantes qu’une dernière dépravation, je résolus, étant désœuvré, d’approfondir l’énigme."
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"Contes cruels" d'Auguste de Villiers de l'Isle-Adam 2/5 : Les demoiselles de Bienfilâtre
"Jusqu’alors irréprochable, cette malheureuse enfant écouta les tentations auxquelles l’exposait plus que d’autres (qui la blâmeront trop vite peut-être) le milieu où son état la contraignait de vivre. Bref, elle fit une faute : — elle aima."
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75
"Contes cruels" d'Auguste de Villiers de l'Isle-Adam 1/5 : "Le secret de l'ancienne musique" et "L'affichage céleste"
"Qu’on juge : cette partie ne se composait, exclusivement, que de silences. Or, même pour les personnes qui ne sont pas du métier, qu’y a-t-il de plus difficile à exécuter que le silence pour le Chapeau-chinois ?" (" Le secret de l’ancienne musique ")"
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74
"Gigi" de Colette 5/5 : Le choix de Gigi
"-Qu’est-ce que tu as reproché à ta princesse, en mettant des gants ? – Je lui ai parlé raison. Je lui ai parlé famille… je lui ai fait envisager que nous étions attachés à la même corde, je lui ai énuméré tout ce qu’elle pourrait réaliser pour elle-même et pour nous… "
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"Gigi" de Colette 4/5 : Une jeune fille élégante
"- Mon Dieu, à quel âge raisonneras-tu ? Voilà un homme que tu as peut-être blessé mortellement ! Juste au moment où on s’évertue… - A quoi, grand-mère ? – Mais… à tout, à faire de toi une jeune fille élégante, à te montrer à ton avantage… "
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"Gigi" de Colette 3/5 : Tante Alicia
"Tante Alicia, en face de sa nièce, l’épiait de son bel œil bleu-noir, sans trouver rien à redire. – Quel âge as-tu ? demanda-t-elle brusquement ? –Mais comme l’autre jour, tante. Quinze ans six mois. Tante, qu’est-ce que tu en penses, toi, de cette histoire de tonton Gaston ? "
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"Gigi" de Colette 2/5 : Les maîtresses de Gaston Lachaille
"Les maîtresses de Gaston avaient de la branche. Une liaison avec une grande demi-mondaine, c’est la seule manière convenable pour lui d’attendre un grand mariage, à supposer qu’il se marie un jour. "
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"Gigi" de Colette 1/5 : Gigi et tonton Gaston
"L’indifférence des enfants chastes gouvernait encore toutes les attitudes de Gilberte. Elle avait l’air d’un archer, elle avait l’air d’un ange raide, d’un garçon en jupes, elle avait rarement l’air d’une jeune fille. "
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"Présence de la mort" de Charles-Ferdinand Ramuz 5/5 : Le dernier jour
"Là, ce dernier matin, le sonneur a eu encore juste le temps, marchant tout penché dans le vent, tournant sur lui-même dans le vent. Un grand vent s’était mis à souffler"
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"Présence de la mort" de Charles-Ferdinand Ramuz 4/5 : La mort est partout
"La mort est maintenant partout. Sur les places publiques au beau milieu des grandes villes, loin des villes ; […] Parmi nos petits champs à nous, notre bon tout petit pays à nous, où on n’y croyait pas, on n’y pouvait pas croire, tellement tout y était tranquille"
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"Présence de la mort" de Charles-Ferdinand Ramuz 3/5 : La prise de conscience
"En haut d’une passerelle, sont des lampes de couleur, dont les couleurs n’ont pas changé, alors que d’ordinaire elles changent continuellement : une verte, une violette, une rouge, une blanche. Quelque chose a fini de battre dans les artères du monde ; le monde s’en va : je l’ai trop aimé"
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"Présence de la mort" de Charles-Ferdinand Ramuz 2/5 : Si c’était vrai pourtant !
"Le monde entier qui entre, et c’est bon, et puis, tout à coup… Parce qu’il s’était dit : "Si c’était vrai pourtant !…" Ça revint juste à ce moment. Il venait de se rappeler les dépêches qu’il avait lues dans le journal. Et, tout à coup, la vie fut là, mais en même temps la mort fut là…"
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"Présence de la mort" de Charles-Ferdinand Ramuz 1/5 : La grande nouvelle
" Il y aura une chaleur croissante. Elle sera insupportable à tout ce qui vit. Il y aura une chaleur croissante et rapidement tout mourra. Et néanmoins rien encore ne se voit. Rien encore ne s’entend : le message lui-même à présent s’est tu. Ce qui devait être dit l’a été ; silence."
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64
"Aurélia" de Gérard de Nerval 5/5 : L’apprentissage mystique
"Je me sens heureux des convictions que j’ai acquises, et je compare cette série d’épreuves que j’ai traversées à ce qui, pour les anciens, représentait l’idée d’une descente aux enfers."
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"Aurélia" de Gérard de Nerval 4/5 : L’ombre d’Aurélia
"Je suis allé promener mes peines et mes remords tardifs dans la campagne, cherchant dans la marche et dans la fatigue, l’engourdissement de la pensée, la certitude peut-être pour la nuit suivante d’un sommeil moins funeste."
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"Aurélia" de Gérard de Nerval 3/5 : Le double hostile
"L’homme est double, me dis-je. — (...) En tout homme, un spectateur et un acteur, celui qui parle et celui qui répond. Les Orientaux ont vu là deux ennemis : le bon et le mauvais génie. — Suis-je le bon ? suis-je le mauvais ? me disais-je. En tout cas, l’autre m’est hostile… "
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"Aurélia" de Gérard de Nerval 2/5 : Aurélia était morte
"Ce rêve si heureux à son début me jeta dans une grande perplexité. Que signifiait-il ? Je ne le sus que plus tard. Aurélia était morte."
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60
"Aurélia" de Gérard de Nerval 1/5 : Le rêve est une seconde vie
"Le rêve est une seconde vie. Je n’ai pu percer sans frémir ces portes d’ivoire ou de corne qui nous séparent du monde invisible."
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"Manon Lescaut" de l’abbé Prévost 10/10 : Les mains froides
"Je m’aperçus, dès le point du jour, en touchant ses mains, qu’elle les avait froides et tremblantes ; je les approchai de mon sein pour les échauffer. Elle sentit ce mouvement, et, faisant un effort pour saisir les miennes, elle me dit d’une voix faible qu’elle se croyait à sa dernière heure.”
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"Manon Lescaut" de l’abbé Prévost 9/10 : Le dernier espoir
"J’avais perdu tout ce que le reste des hommes estime, mais j’étais maître du cœur de Manon, le seul bien que j’estimais. Vivre en Europe, vivre en Amérique, que m’importait-il en quelque endroit vivre, si j’étais sûr d’y être heureux en y vivant avec ma maîtresse ?"
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"Manon Lescaut" de l’abbé Prévost 8/10 : La grâce pour l’un, l’exil pour l’autre
"Les deux pères “allèrent ensemble chez M. le lieutenant général de police, auquel ils demandèrent deux grâces, l’une de me faire sortir sur-le-champ du Châtelet, l’autre d’enfermer Manon pour le reste de ses jours, ou de l’envoyer en Amérique"
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"Manon Lescaut" de l’abbé Prévost 7/10 : L’amour à la manœuvre
"Vous aurez son couvert à souper, vous coucherez dans ses draps, et, demain, de grand matin, vous enlèverez sa maîtresse et son argent."
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"Manon Lescaut" de l’abbé Prévost 6/10 : Illusoire allégeance
"Je ne pouvais faire un crime à Manon d’être aimée. Il y avait beaucoup d’apparence qu’elle ignorait sa conquête ; et quelle vie allais-je mener si j’étais capable d’ouvrir si facilement l’entrée de mon cœur à la jalousie ?"
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"Manon Lescaut" de l’abbé Prévost 5/10 : L’évasion sanglante
"Je n’ai pas dessein de vous tuer ; si vous voulez vivre, ouvrez-moi la porte…"
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"Manon Lescaut" de l’abbé Prévost 4/10 : Le jeu de la tromperie
"Par quelle fatalité, disais-je, suis-je devenu si criminel ? L’amour est une passion innocente ; comment s’est-il changé pour moi en une source de misères et de désordres ? Qui m’empêchait de vivre tranquille et vertueux avec Manon ?"
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"Manon Lescaut" de l’abbé Prévost 3/10 : La chute morale
"Chère Manon, lui dis-je avec un mélange profane d’expressions amoureuses et théologiques, tu es trop adorable pour une créature. Je vais perdre ma fortune et ma réputation pour toi, je lis ma destinée dans tes beaux yeux ; mais de quelles pertes ne serai-je pas consolé par ton amour !"
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"Manon Lescaut" de l’abbé Prévost 2/10 : Les perfides larmes
"Je me mis à table d’un air fort gai ; mais à la lumière de la chandelle, je crus apercevoir de la tristesse sur le visage et dans les yeux de ma chère maîtresse. Je ne pouvais démêler si c’était de l’amour ou de la compassion, quoiqu’il me parût que c’était un sentiment doux et languissant"
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