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Les Classiques de l'économie

Une notion de base de l’économie expliquée par Natacha Valla du lundi au vendredi, à 6h20.Pour ne rater aucun épisode des Classiques de l'économie, n'hésitez pas à vous abonner. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  1. 632

    Charles Kindleberger, le théoricien des crises financières

    Aujourd'hui dans "Les classiques de l'économie", Nathalie Janson nous fait découvrir Charles Kindleberger, un économiste américain reconnu pour ses travaux sur les crises financières et les paniques bancaires.Né à New York en 1910, il a eu une carrière riche et diversifiée, naviguant entre le monde académique et les institutions publiques. Après des études à l'université de Pennsylvanie et à Columbia, il a notamment travaillé à la Banque des Règlements Internationaux, à la Réserve Fédérale de New York, au Trésor américain et aux services de renseignement pendant la Seconde Guerre mondiale. Après 1945, il a participé à la conception du plan Marshall, montrant ainsi qu'il n'était pas seulement un théoricien, mais aussi un acteur engagé dans la reconstruction de l'économie mondiale.L'économiste a ensuite rejoint le MIT, où il a enseigné pendant plus de 30 ans et est devenu un historien économique reconnu. Ses deux ouvrages majeurs, "La Grande Crise Mondiale" (1973) et "Mania, Panique et Crash" (1978), ont profondément marqué la compréhension des crises financières.Dans "La Grande crise mondiale", il propose une lecture originale de la crise des années 1930, qu'il ne considère pas seulement comme une erreur monétaire ou un accident boursier, mais comme une crise de leadership mondial. Avant 1914, le Royaume-Uni stabilisait le système international, mais après 1918, il n'en avait plus les moyens. Les États-Unis, eux, en avaient déjà les capacités, mais pas forcément la volonté. C'est la théorie de la stabilité hégémonique, selon laquelle l'ordre économique international ne se maintient que si une puissance dominante accepte d'en assumer les coûts.Dans "Manias, Panics and Crashes", il retrace l'histoire des bulles financières, montrant que le scénario est presque toujours le même : un choc positif, une euphorie, une manie spéculative, puis la panique et le krach. Cette analyse reste particulièrement actuelle, car elle nous aide à comprendre les dynamiques des crises financières contemporaines, comme celle liée à l'intelligence artificielle.Selon Nathalie Janson, les leçons de cet économiste sont essentielles pour appréhender les défis actuels d'une économie mondiale fragmentée, marquée par des rivalités géopolitiques, des tensions commerciales et des marchés financiers très valorisés. Dans un tel contexte, l'absence de stabilisateurs internationaux constitue un risque majeur, et la nécessité d'un "prêteur en dernier ressort international" est plus que jamais d'actualité.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  2. 631

    La suprématie du dollar est-elle menacée ?

    Aujourd'hui dans "Les classiques de l'économie", Nathalie Janson revient sue la place du dollar américain sur la scène internationale. Alors que les déficits et la dette publique américains alimentent régulièrement les débats sur la dédollarisation, un paradoxe subsiste : les capitaux continuent d'affluer vers les États-Unis. Elle explique que le dollar n'est pas seulement une monnaie, mais bien l'infrastructure du système financier mondial. Sa profondeur, sa liquidité et son accessibilité en font l'actif de référence pour de nombreux investisseurs internationaux, loin devant l'euro ou le yuan chinois.Elle souligne également que la réglementation financière mise en place après la crise de 2008 a, de manière non intentionnelle, renforcé la domination du billet vert. En effet, le collatéral le plus recherché au monde reste les titres financiers américains, alimentant un effet de réseau qui maintient la prépondérance du dollar.Malgré les appels à la dédollarisation, Nathalie Janson estime qu'il sera extrêmement difficile de remplacer le dollar comme colonne vertébrale du système financier mondial. Aucun concurrent ne réunit actuellement tous les éléments nécessaires, que ce soit en termes de convertibilité, de profondeur des marchés ou de crédit. Néanmoins, elle prévient que le « privilège exorbitant » du dollar n'est pas acquis pour toujours et que certains facteurs, comme la polarisation politique aux États-Unis, pourraient l'éroder à terme.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  3. 630

    Les vacances, un bien de luxe ?

    Aujourd'hui dans "Les classiques de l'économie", Nathalie Janson analyse le statut des vacances dans l'économie française. Sont-elles un bien de luxe ou un bien de consommation de masse ? Comment leur démocratisation s'est-elle opérée depuis les congés payés de 1936 ? Quelles sont les différences de comportement selon les niveaux de revenus ? L'épisode explore également l'évolution des destinations de vacances, avec la progression du tourisme à l'étranger, et l'impact des récentes crises sur le budget vacances des ménages.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  4. 629

    La réglementation Bâle est-elle une assurance contre les crises ?

    Aujourd'hui dans "Les classiques de l'économie", Nathalie Janson explique les enjeux de la réglementation de Bâle, un cadre mis en place pour assurer la stabilité du système bancaire mondial. De Bâle 1 à Bâle 3, elle décrypte les évolutions de cette réglementation, ses objectifs de sécurité et les défis qu'elle soulève pour les banques.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  5. 628

    La naissance de l'euro, un long processus européen

    Aujourd'hui dans "Les classiques de l'économie", Nathalie Janson revient sur les origines de l'euro, cette monnaie unique européenne qui a vu le jour en 1999. Elle analyse les étapes clés qui ont précédé l'adoption de l'euro, comme la mise en place du Système monétaire européen (SME) en 1979.Après l'abandon de l'étalon-or en 1971, le monde monétaire est entré dans une nouvelle ère avec l'instauration d'un régime de change flottant. Pour les pays européens, cela a représenté un véritable défi, le marché commun reposant sur des échanges intracommunautaires importants. Afin de maintenir la stabilité des changes et favoriser la croissance du commerce intra-européen, les pays ont cherché à recréer une forme de « Bretton Woods européen ».C'est dans ce contexte qu'est né le SME, un système coopératif où chaque monnaie a un cours pivot par rapport aux autres, avec une marge de fluctuation autorisée. L'ECU, unité de compte composée d'un panier de monnaies européennes, a joué un rôle clé en servant de référence commune pour définir ces parités de change.Cependant, le SME n'a pas complètement résolu le problème de l'instabilité des changes, comme l'a montré la crise de 1992 avec la sortie de la livre sterling. Cet épisode a finalement renforcé la conviction que seule une monnaie unique pouvait apporter la stabilité recherchée. Le traité de Maastricht, signé en 1992, a alors posé les bases de la création de l'euro en fixant des critères de convergence économique que les États membres devaient respecter. Malgré quelques écarts par rapport à ces critères, l'euro a finalement vu le jour en 1999, couronnant un long processus d'intégration monétaire européenne. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  6. 627

    Les risques et incertitudes en économie

    Aujourd'hui dans "Les classiques de l'économie", Nathalie Janson explore la distinction fondamentale entre risque et incertitude en économie. Elle explique comment les économistes ont longtemps cherché à transformer l'incertitude en risque pour faciliter la modélisation, mais comment certains courants de pensée, comme l'école autrichienne, ont mis en avant le rôle central de l'incertitude dans l'action économique. La professeure d'économie souligne également comment l'économie moderne a dû enrichir sa boîte à outils pour mieux appréhender l'incertitude, tout en rappelant l'importance des institutions stables pour la rendre supportable.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  7. 626

    Nouvelle réglementation européenne sur les crypto-actifs, l'Europe passe à la vitesse supérieure

    Dans cet épisode du podcast "Les classiques de l'économie", Nathalie Janson nous plongent au cœur de la nouvelle réglementation européenne sur les crypto-actifs, le MICA (Market in Crypto-Assets Regulation). Entrée en vigueur le 1er juillet 2023, cette réglementation marque un tournant majeur pour le secteur des cryptomonnaies en Europe. Nathalie et Mika nous expliquent en détail les enjeux de cette nouvelle réglementation, qui vise à encadrer et à légitimer l'industrie des crypto-actifs. Ils soulignent notamment que l'Europe a choisi une approche pionnière, préférant réguler plutôt que d'interdire, contrairement aux États-Unis qui ont longtemps avancé de manière plus hésitante.L'un des moments forts de l'épisode est sans aucun doute l'analyse du cas de Binance, la plus grande plateforme d'échange de cryptomonnaies au monde, qui s'est vu refuser l'agrément européen. Ce refus est perçu comme un signal très fort, montrant que même les acteurs les plus importants du secteur ne peuvent plus compter uniquement sur leur taille ou leur notoriété pour accéder au marché européen. Elle nous éclaire également sur le paradoxe de cette nouvelle réglementation, qui, bien qu'ayant pour objectif de protéger les investisseurs, risque de favoriser les acteurs déjà établis et de créer des barrières à l'entrée pour les nouveaux entrants. Seuls 12% des entreprises existantes ont en effet réussi à obtenir l'agrément tant convoité.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  8. 625

    Comment les États s'y prennent-ils pour restructurer leur dette ?

    Aujourd'hui dans "Les classiques de l'économie", Nathalie Janson explique les différentes méthodes utilisées par les États pour restructurer leur dette. Elle détaille les options comme l'allongement des délais de remboursement, la baisse des taux d'intérêt ou encore la réduction du montant dû. Elle compare également les processus de restructuration pour les entreprises et pour les États, soulignant les enjeux politiques et de légitimité propres aux États. L'épisode aborde des cas concrets comme celui de la Grèce ou du Venezuela, mettant en lumière les défis et les pièges à éviter lors de telles négociations.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  9. 624

    Le paradoxe chinois : une économie tirée par l'offre plutôt que la demande

    Aujourd'hui dans "Les classiques de l'économie", Nathalie Janson examine un paradoxe chinois fascinant. Malgré les affirmations de Pékin visant à rééquilibrer son modèle économique vers une plus grande demande intérieure, la Chine semble toujours revenir à son vieux réflexe de production, d'investissement et d'exportation dès que la croissance ralentit.Elle explique que la Chine est devenue l'atelier le plus sophistiqué du monde, mais reste un pays où les ménages consomment peu. En effet, la consommation des ménages ne représente qu'environ 40% du PIB chinois, contre près de 70% aux États-Unis et 50% en France. Cet écart significatif ne s'explique pas seulement par des différences culturelles, mais reflète des modèles économiques distincts.Malgré les efforts affichés par le président Xi Jinping pour faire de la demande intérieure une priorité, les indicateurs économiques montrent que la machine chinoise reste construite pour soutenir l'offre plutôt que la consommation. Nathalie Janson identifie deux facteurs clés qui bloquent la consommation en Chine : l'épargne élevée des ménages et le rôle central du système financier.Les ménages chinois épargnent massivement, avec un taux d'épargne brute atteignant environ 43% du PIB, contre seulement 17% aux États-Unis. Cette épargne de précaution s'explique par la faiblesse des dépenses sociales, notamment pour les retraites, la santé et l'éducation. Le système financier, dominé par les grandes banques d'État, finance prioritairement les entreprises, les collectivités locales et les grands projets industriels, laissant peu de place au crédit à la consommation des ménages.Ainsi, la Chine produit plus que ce que ses propres ménages peuvent absorber, l'obligeant à exporter massivement. Cela crée des tensions avec les États-Unis et l'Europe, qui accusent la Chine de surcapacités industrielles, de subventions cachées et de concurrence déloyale. Ironiquement, les déséquilibres chinois sont l'inverse de ceux des États-Unis, qui épargnent trop peu, consomment beaucoup et importent davantage qu'ils ne produisent.Pendant des années, cette complémentarité entre les deux économies a fonctionné, mais elle est aujourd'hui devenue politiquement explosive. Les États-Unis reprochent à la Chine ses excédents, tandis que la Chine critique l'instabilité et le protectionnisme américains. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  10. 623

    L'effet de richesse, un moteur de la croissance américaine

    Dans cet épisode du podcast "Les classiques de l'économie", Nathalie Janson nous éclaire sur le rôle crucial de l'effet de richesse dans la dynamique de croissance de l'économie américaine. Alors que le revenu est ce que l'on gagne chaque mois, le patrimoine représente l'ensemble des actifs financiers et non financiers détenus par un ménage. Lorsque la valeur de ces actifs, en particulier les investissements boursiers, augmente, les ménages américains se sentent plus riches et ajustent leur comportement de consommation en conséquence. Cet effet de richesse est un mécanisme clé pour comprendre la réactivité et la vitalité de l'économie outre-Atlantique.Nathalie Janson explique que la structure du patrimoine des ménages américains, avec une part importante d'actifs financiers facilement mobilisables, contraste avec la situation européenne, où l'immobilier et les dépôts bancaires dominent. Ainsi, les variations des marchés financiers ont un impact plus direct sur la consommation aux États-Unis, ce qui se traduit par une plus grande volatilité, mais aussi une plus grande dynamique à court terme.Au-delà de cet effet à court terme, la différence de structure patrimoniale entre les États-Unis et l'Europe a également des conséquences sur le potentiel de croissance à long terme. Aux États-Unis, l'épargne des ménages alimente davantage les marchés de capitaux, finançant ainsi l'innovation et le développement des entreprises. En Europe, l'épargne est plus souvent immobilisée dans l'immobilier ou les dépôts, ce qui est plus sécurisant mais moins productif à moyen terme.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  11. 622

    Robert Shiller, l'économiste qui a compris les bulles

    Aujourd'hui dans "Les classiques de l'économie", Nathalie Janson revient sur le parcours de Robert Shiller, professeur de finance à l'université de Yale. Il a consacré sa carrière à expliquer la formation des prix sur les marchés financiers et la question de leur rationalité. Il a notamment montré que les prix des actifs financiers sont souvent beaucoup plus élevés ou volatils que ne le justifieraient les fondamentaux économiques. L'économiste met l'accent sur l'importance des récits collectifs dans la formation des bulles spéculatives, comme l'illustre le cas de l'introduction en bourse de SpaceX. Ses travaux, récompensés par le prix Nobel d'économie en 2013, apportent un éclairage essentiel sur le fonctionnement des marchés financiers.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  12. 621

    Quand la baisse des prix n'augmente pas toujours les ventes

    Aujourd'hui dans "Les classiques de l'économie", Nathalie Janson explique que la relation entre la baisse des prix et l'augmentation des ventes n'est pas aussi simple qu'il y paraît. Elle détaille les deux effets d'une variation de prix : l'effet de substitution, où les consommateurs cherchent des alternatives, et l'effet de richesse, qui modifie leur pouvoir d'achat. Cette équation de Slutsky permet de comprendre des paradoxes comme les biens de Giffen ou la baisse de la consommation de biens inférieurs suite à une diminution de leur prix. L'épisode montre ainsi la complexité des réactions des consommateurs face aux changements de prix.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  13. 620

    Le déficit public sous Ronald Reagan revisité

    Aujourd'hui dans "Les classiques de l'économie", Nathalie Janson revient sur les réformes fiscales menées par le président Ronald Reagan dans les années 1980. Elle explique comment l'inflation de l'époque a permis à l'État américain d'engranger davantage de recettes fiscales, sans pour autant que les contribuables ne deviennent plus riches. Cette « illusion fiscale » a pris fin avec les réformes de Ronald Reagan, révélant alors un déficit public plus important que prévu. Une analyse éclairante sur la façon dont l'inflation peut fausser la perception de la situation budgétaire d'un pays.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  14. 619

    La loi de Gresham, quand la mauvaise monnaie chasse la bonne

    Aujourd'hui dans "Les classiques de l'économie", Nathalie Janson explore la célèbre loi de Gresham, qui stipule que la mauvaise monnaie chasse la bonne. Elle revient sur les origines de cette loi, liée aux pratiques de souverains cherchant à financer leurs guerres en dégradant la valeur des pièces de monnaie. Elle établit un parallèle avec le marché actuel des cryptomonnaies stables, où Tether semble dominer malgré des réserves moins transparentes que celles de son concurrent USD Coin. Une analyse passionnante sur la confiance monétaire et les dynamiques de réseau qui façonnent les préférences des utilisateurs.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  15. 618

    Souveraineté technologique : quand l'Europe doit garder la main

    Nathalie Janson explore la notion de souveraineté, un concept très en vogue ces derniers temps. Alors que la pandémie de Covid-19 a révélé la fragilité de certaines chaînes d'approvisionnement, l'affaire Anthropic, entreprise d'intelligence artificielle, est venue ajouter une nouvelle couche de dépendance technologique. Lorsque Donald Trump a ordonné à Anthropic de suspendre l'accès à ses modèles pour les utilisateurs étrangers, des entreprises européennes ont réalisé qu'un outil critique pouvait disparaître du jour au lendemain par simple décision politique américaine.Nathalie Janson explique que la souveraineté ne se résume pas à produire soi-même, mais à la capacité de faire respecter ses propres règles sur son territoire. Appliquée à la technologie, cela signifie avant tout de maîtriser les dépendances, en s'assurant de la continuité de service, de la réversibilité des solutions et de la localisation des fonctions critiques. L'experte met en garde contre la tentation du protectionnisme technologique à la européenne, qui consisterait à favoriser les acteurs locaux au détriment de la concurrence. Selon elle, la vraie souveraineté passe par la définition de règles générales, stables et opposables à tous, plutôt que par le choix des fournisseurs. Ainsi, une entreprise étrangère respectant le droit européen peut renforcer la souveraineté du continent si elle apporte un service de meilleure qualité.À travers des exemples concrets dans le spatial ou l'intelligence artificielle, Nathalie Janson montre que la souveraineté technologique de l'Europe ne doit pas se résumer à un protectionnisme mal avisé, mais bien à la capacité de garder la main sur les règles et les contrats, au-delà de l'origine des fournisseurs.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  16. 617

    Ronald Coase, l'économiste qui a révolutionné la théorie de l'entreprise

    Aujourd'hui dans "Les classiques de l'économie", Nathalie Janson explore la vie et l'œuvre de Ronald Coase, l'un des économistes les plus influents du XXe siècle.Né à Londres en 1910, il a étudié à la prestigieuse London School of Economics avant de rejoindre l'Université de Chicago, où il est devenu une figure emblématique de l'économie du droit. Son approche se distingue par son style particulier, axé sur l'observation du monde réel plutôt que sur les modèles mathématiques abstraits.Au cœur de la réflexion de Ronald Coase se trouve une question simple, mais fondamentale : pourquoi l'économie n'est-elle pas seulement un grand marché ? En effet, il a remarqué que les transactions directes sur le marché génèrent des coûts de transaction non négligeables, liés à la recherche d'informations, à la négociation des contrats ou encore à la gestion des litiges.C'est cette intuition qui l'a conduit à repenser la nature de l'entreprise. Loin d'être une simple fonction de production, l'entreprise est une institution qui permet d'économiser ces coûts de transaction en remplaçant une série de contrats marchands par une organisation hiérarchique. Ainsi, l'entreprise devient une alternative au marché, dont la frontière se situe là où le coût d'organisation interne devient supérieur au coût de recours au marché.Ses travaux ont profondément marqué l'économie industrielle et inspiré de nombreux économistes, comme Oliver Williamson, prix Nobel en 2009, qui a prolongé ses réflexions sur les raisons de l'intégration ou de l'externalisation des activités au sein de l'entreprise.Mais l'héritage de Ronald Coase ne s'arrête pas là. Son célèbre « théorème de Coase » a également bouleversé la façon d'appréhender les externalités, comme la pollution. Selon lui, si les droits de propriété sont clairement définis et les coûts de transaction faibles, les acteurs peuvent négocier une solution efficace, remettant en cause l'idée selon laquelle il faudrait simplement taxer l'entreprise polluante.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  17. 616

    La Fed, une banque centrale devenue trop puissante ?

    Dans cet épisode passionnant du podcast "Les classiques de l'économie", Nathalie Janson nous éclaire sur les enjeux de la première réunion de la Réserve fédérale américaine (Fed) sous la présidence de Kevin Warsh.Au-delà de la simple question du niveau des taux d'intérêt, elle explique que la véritable préoccupation de Kevin Warsh concerne la taille démesurée du bilan de la Fed, devenue une institution presque incontournable depuis la crise financière de 2008. Avec un bilan passé de moins de 1 000 milliards de dollars avant la crise à plus de 9 000 milliards aujourd'hui, la Fed a pris une place prépondérante sur les marchés de la dette publique et du crédit immobilier, influençant directement les conditions de financement de l'État fédéral et du logement.Selon la professeure d'économie, cette situation soulève des questions politiques importantes, car elle brouille la frontière entre politique monétaire, financement de l'État et soutien permanent aux marchés. Kevin Warsh, en bon défenseur de l'orthodoxie monétaire, considère que la Fed ne doit pas occuper une telle place et souhaite engager une normalisation plus structurelle de son bilan.L'épisode nous montre également comment le changement de paradigme opérationnel de la Fed, passée d'un pilotage du taux directeur par la gestion de réserves rares à un pilotage par la rémunération de réserves abondantes, a pu affaiblir certains signaux de marché et rendre la politique monétaire moins efficace. Nathalie Janson explique ainsi que le retour à la normale supposerait de revoir certaines règles de liquidité et de redonner un vrai rôle au marché interbancaire.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  18. 615

    Pourquoi la productivité française a-t-elle décroché après le Covid ?

    Aujourd'hui dans "Les classiques de l'économie", Nathalie Janson analyse les raisons du paradoxe français : une forte progression de l'emploi salarié marchand après la crise sanitaire, mais une faible augmentation de la valeur ajoutée. Elle explique comment l'apprentissage, les aides d'État aux entreprises et le retard des salaires sur l'inflation ont pu impacter la productivité. Un éclairage essentiel sur les choix économiques de la France post-Covid.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  19. 614

    Quand l'abondance crée la rareté

    Aujourd'hui dans "Les classiques de l'économie", Nathalie Janson explore le paradoxe de l'abondance économique. Bien que la production de biens soit à son plus haut niveau, certains secteurs comme le logement ou l'énergie connaissent des pénuries. L'explication réside dans les normes, procédures et blocages administratifs qui organisent artificiellement cette rareté. Le commerce international a pourtant permis d'éliminer la rareté pour de nombreux biens industriels. Mais pour certains secteurs, l'offre reste contrainte, entraînant une hausse des prix et des files d'attente. Ce concept d'abondance révèle les paradoxes de l'économie moderne.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  20. 613

    Fusions-acquisitions : le marché de la discipline des entreprises

    Aujourd'hui dans "Les classiques de l'économie", Nathalie Janson explique le rôle des fusions-acquisitions dans la discipline du marché. Elle décrit les grands cycles qu'a connus ce marché ces 25 dernières années, avec des différences notables entre l'Europe et les États-Unis. Elle aborde également les principaux défis managériaux liés à ces opérations, entre risque de surpayer, choc des cultures et rationalisation trop rapide. Des exemples de réussites et d'échecs sont également évoqués.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  21. 612

    Edmund Phelps, le visionnaire de la courbe de Phillips

    Aujourd'hui dans "Les classiques de l'économie", Nathalie Janson rend hommage à Edmund Phelps, éminent économiste décédé en mai dernier. Il a profondément marqué la pensée économique du XXe siècle en remettant en cause l'idée d'un arbitrage durable entre inflation et chômage.Formé à Amherst College, il a passé l'essentiel de sa carrière à l'Université Columbia à partir de 1971. En 2006, il a été récompensé par le prix Nobel d'économie pour ses travaux sur les arbitrages intertemporels, montrant que les décisions économiques d'aujourd'hui ont des conséquences demain et que les individus ne restent pas passifs face aux politiques publiques.Nathalie Janson revient en détail sur la contribution majeure de Phelps à la compréhension de la courbe de Phillips. Alors que la macroéconomie keynésienne des années 1950-60 postulait l'existence d'un arbitrage durable entre inflation et chômage, Edmund Phelps, en même temps que Milton Friedman, a démontré que cet arbitrage ne pouvait fonctionner que temporairement, le temps que les salariés sous-estiment l'inflation. Une fois que les anticipations d'inflation s'ajustent, toute tentative de faire baisser artificiellement le chômage par l'inflation se traduit surtout par davantage d'inflation, sans gain durable sur l'emploi.Ce renversement de perspective a profondément influencé la conduite de la politique monétaire par les banques centrales depuis les années 1980. Celles-ci accordent désormais une importance centrale aux anticipations d'inflation, leur crédibilité étant devenue un actif économique majeur. Son héritage se retrouve également dans les travaux des nouveaux keynésiens comme Stanley Fischer ou Olivier Blanchard, ainsi que dans l'économie du travail avec les prix Nobel Diamond, Dale Mortensen et Christopher Pissarides.Au-delà de l'inflation et du chômage, Nathalie Janson souligne qu'Edmund Phelps s'est intéressé à de nombreux autres sujets, contribuant à ouvrir la macroéconomie aux questions de dynamique, de structures et d'institutions. Un économiste dont l'influence traverse les décennies.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  22. 611

    Qu'est-ce que l'inflation importée ?

    Aujourd'hui dans "Les classiques de l'économie", Nathalie Janson explique ce qu'est l'inflation importée et comment la Banque centrale européenne doit y faire face. Elle décrypte les mécanismes qui transforment une hausse des prix des matières premières en une inflation généralisée, et les dilemmes auxquels est confrontée la banque centrale pour lutter contre cette inflation sans pour autant freiner la croissance économique.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  23. 610

    L'arbitrage, le correcteur automatique de l'économie de marché

    Aujourd'hui dans "Les classiques de l'économie", Nathalie Janson explore le concept fondamental de l'arbitrage. Elle plonge dans les mécanismes qui permettent à l'arbitrage de jouer un rôle essentiel dans l'efficience des marchés. Nathalie Janson explique comment les arbitragistes, loin d'être de simples spéculateurs opportunistes, contribuent à rendre les marchés plus cohérents en traquant les incohérences de prix.L'auditeur découvre ainsi comment l'arbitrage agit comme une force de rappel, ramenant les prix vers une cohérence, grâce à un mécanisme décentralisé où les individus réagissent aux informations transmises par les écarts de prix. Cependant, Nathalie Janson souligne que l'arbitrage n'est pas toujours gratuit ni instantané, avec des coûts de transaction, des délais et des contraintes réglementaires qui peuvent expliquer la persistance de certains écarts de prix.L'épisode explore également les limites de l'arbitrage dans la vie courante, où les services locaux et non transportables, comme les coiffeurs ou les consultations médicales, offrent moins de possibilités d'arbitrage. Nathalie Janson explique ainsi que l'arbitrage fonctionne d'autant mieux que les biens sont homogènes, les marchés liquides, l'information disponible et les coûts faibles.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  24. 609

    La titrisation, une invention dangereuse de la finance moderne ?

    Dans ce nouvel épisode du podcast "Les classiques de l'économie", Nathalie Janson explique le fonctionnement de la titrisation, un mécanisme financier qui transforme des créances illiquides en titres négociables. Bien que la titrisation permette aux banques de libérer du capital et de prêter davantage, la crise des subprimes a montré ses limites lorsqu'elle est mal utilisée. Depuis 2008, des réglementations plus strictes ont été mises en place pour encadrer ce système complexe et éviter les dérives.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  25. 608

    Forfaits mobiles : quand la concurrence fait baisser les prix, mais entrave les investissements

    Aujourd'hui dans "Les classiques de l'économie", Nathalie Janson, experte en économie des télécommunications, pour décrypter les enjeux du marché des forfaits mobiles en France et en Europe.Alors que le rachat de SFR par ses trois principaux concurrents, Orange, Bouygues Télécom et Free, est en cours de négociation, les deux invités se penchent sur les implications d'un passage de quatre à trois opérateurs sur le marché français. Elle explique que la concurrence dans la téléphonie mobile ne se résume pas seulement au nombre d'acteurs, mais dépend surtout de la menace crédible qu'un nouvel entrant vienne bousculer les pratiques en place.L'arrivée fracassante de Free Mobile en 2012, avec des offres à prix cassés, a en effet permis une forte baisse des tarifs pour les consommateurs français. Cependant, ce modèle de concurrence par les prix a également des conséquences sur la capacité des opérateurs à investir dans les infrastructures, notamment pour le déploiement de la 5G ou le renforcement de la cybersécurité. Comparant la situation française à celle des États-Unis, Nathalie Janson souligne que si les forfaits américains sont plus chers en moyenne, ils incluent souvent davantage de services. En Europe, la priorité a été donnée à la baisse des prix au détriment des investissements, ce qui fragilise la rentabilité des opérateurs.Face à ce dilemme, les autorités de la concurrence européennes sont confrontées à un défi de taille : autoriser des fusions nationales pour permettre aux opérateurs de dégager davantage de moyens pour investir, tout en veillant à préserver une concurrence saine au niveau continental. Car c'est bien à l'échelle européenne que les opérateurs doivent pouvoir se développer pour devenir des champions capables d'investir massivement dans les réseaux du futur.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  26. 607

    Philippe Chalmin, l'œil aiguisé qui voit tout des matières premières

    Plongez au cœur des enjeux mondiaux des matières premières avec Philippe Chalmin, économiste et historien réputé. Cet épisode vous emmène dans les coulisses du rapport annuel incontournable du Cyclope, véritable observatoire de la mondialisation.Diplômé d'HEC et agrégé d'histoire, Philippe Chalmin est un économiste atypique qui allie une vision à long terme et une expertise pointue des marchés des matières premières. Depuis 1986, il pilote la publication du rapport du Cyclope, un ouvrage de référence qui décrypte les tendances et les enjeux de ces marchés essentiels à l'économie mondiale.Au-delà des simples chiffres et graphiques, Philippe Chalmin nous montre comment les matières premières sont devenues un enjeu stratégique de souveraineté pour les États. Alors que la mondialisation semble s'essouffler, l'économiste nous explique comment les circuits d'approvisionnement en énergie, en métaux critiques ou en denrées alimentaires sont désormais scrutés et contrôlés par les puissances mondiales.Véritable pédagogue, Philippe Chalmin nous rappelle que les prix des matières premières ne sont pas seulement le fruit de l'offre et de la demande, mais reflètent aussi les rapports de force géopolitiques, les innovations technologiques et les tensions sur les chaînes logistiques. Une vision holistique qui permet de mieux comprendre les soubresauts de l'économie mondiale.Entrez dans les coulisses de ce rapport d'exception et découvrez comment les matières premières racontent le monde d'aujourd'hui.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  27. 606

    Croissance française : et si l'économie se portait mieux que prévu ?

    Aujourd'hui dans "Les Classiques de l'économie", Nathalie Janson analyse la situation de l'industrie française. Bien que la part de l'industrie dans l'économie ait diminué, la productivité du secteur manufacturier s'est améliorée. Cependant, la France a désindustrialisé plus rapidement que ses voisins, notamment à cause de l'évolution du coût du travail. Aujourd'hui, le tertiaire représente la majorité de l'emploi, mais tous les services ne sont pas égaux en termes de productivité. L'essor du numérique et de l'intelligence artificielle pourrait permettre de renforcer les liens entre industrie et services avancés, offrant de nouvelles perspectives pour l'économie française.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  28. 605

    Qu'est-ce que le verdissement de la politique monétaire de la Banque de France ?

    Aujourd'hui dans "Les classiques de l'économie", Nathalie Janson explore le concept fascinant du « verdissement » de la politique monétaire.Alors que la Banque de France vient d'accueillir un nouveau gouverneur, Emmanuel Moulin, ce dernier s'est engagé à poursuivre l'intégration des enjeux climatiques et de la finance durable dans la conduite de la politique monétaire. Mais concrètement, qu'est-ce que cela signifie ? Elle explique que la Banque centrale européenne ne finance pas directement des projets verts, mais qu'elle peut modifier la façon dont elle achète des obligations ou accepte des titres en garantie, en favorisant les entreprises les plus vertueuses sur le plan environnemental. Ainsi, un actif « brun », c'est-à-dire exposé à des risques climatiques élevés, pourrait être valorisé avec une décote plus importante auprès de la Banque centrale.Cette stratégie de verdissement contraste avec l'approche plus prudente de la Réserve fédérale américaine, qui refuse de devenir un « climate policymaker » et préfère se concentrer sur la surveillance des risques climatiques pour le système bancaire, sans utiliser la politique monétaire pour orienter l'économie.La Banque de France, quant à elle, est présentée comme un acteur pionnier dans ce domaine. Elle a notamment contribué à la création du Network for Greening the Financial System, un réseau rassemblant plus de 160 institutions financières engagées dans la transition écologique. De plus, elle développe un indicateur climat dans la cotation des entreprises, afin d'évaluer leur exposition aux risques climatiques et la qualité de leur trajectoire de transition.Cependant, cette stratégie de verdissement de la politique monétaire soulève des questions légitimes. Certains craignent en effet un glissement du mandat de la Banque centrale, qui pourrait être tentée d'arbitrer entre secteurs verts et bruns, s'écartant ainsi de son objectif principal de stabilité des prix.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  29. 604

    La théorie de la valeur : pourquoi une bouteille d’eau peut valoir de l’or

    Aujourd'hui dans les "Classiques de l'économie", Nathalie Janson se penche sur une question fondamentale qui a occupé les économistes pendant des siècles : qu'est-ce qui détermine la valeur d'un bien ? Elle retrace l'évolution de la pensée économique sur cette question. Jusqu'à la révolution marginaliste de la fin du 19e siècle, la théorie dominante était celle de la valeur-travail, selon laquelle la valeur d'un bien était liée à la quantité de travail nécessaire pour le produire. Mais cette théorie montrait rapidement ses limites, comme le souligne Nathalie Janson à travers l'exemple d'un artisan qui passerait des mois à fabriquer une chaise que personne ne voudrait acheter.C'est la révolution marginaliste, portée par des économistes comme Jevons, Menger et Walras, qui va résoudre cette apparente incohérence. Ils montrent que la valeur ne dépend pas du travail incorporé dans le bien, mais de l'utilité que ce bien procure à celui qui le désire au moment où il le désire. Le concept clé est celui d'utilité marginale : ce qui compte, ce n'est pas l'utilité totale de l'eau en général, mais l'utilité de l'unité supplémentaire que l'on consomme, dans des conditions précises.Cela explique pourquoi l'eau, pourtant indispensable à la vie, peut être très bon marché en temps normal et devenir très chère en situation de rareté. Le prix n'est pas arbitraire, mais résulte de la rencontre entre des préférences subjectives et des contraintes objectives comme la rareté du bien, son coût de production ou la concurrence.Cette théorie subjective de la valeur a également des implications sur la lecture du rapport entre salaires et profits. Là où la théorie marxiste voyait le profit comme une part prélevée sur le travail du salarié, la théorie marginaliste montre que le salaire dépend de la productivité marginale du travail, tandis que le profit rémunère la prise de risque, l'anticipation, l'investissement et l'innovation.Comme le souligne Nathalie Janson, la valeur n'est donc pas dans les choses, mais dans le signal qu'elle envoie sur les désirs des individus ici et maintenant.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  30. 603

    Modèles bancaires européens et américains : le choix entre stabilité et dynamisme

    Dans cet épisode du podcast "Les classiques de l'économie", Nathalie Janson explore les différences fondamentales entre les modèles bancaires européen et américain.Elle commence par expliquer les deux principaux modèles à l'œuvre : le modèle « originate-to-hold », où la banque accorde un crédit et le conserve jusqu'à son remboursement, et le modèle « originate-to-distribute », où la banque revend les crédits qu'elle a accordés à des investisseurs sur les marchés financiers. Elle explique que l'évolution des banques américaines vers ce second modèle s'est produite dans les années 1980, face à une concurrence croissante des marchés monétaires qui ont permis aux grandes entreprises et aux ménages de se financer directement sans passer par les banques. Celles-ci ont dû alors trouver de nouvelles sources de revenus, notamment à travers la titrisation, qui consiste à transformer des crédits en titres financiers négociables.Nathalie Janson souligne que ce modèle a permis d'augmenter le volume de crédits accordés, mais peut aussi créer des problèmes d'incitation pour les banques, qui peuvent être tentées de se montrer moins attentives à la qualité des emprunteurs si elles savent qu'elles vont revendre les crédits. C'est l'une des leçons de la crise des subprimes.La professeure compare ensuite les performances des deux modèles. Si le modèle américain est généralement plus rentable, avec un ROE moyen de 12% contre 10% en Europe, le modèle européen est souvent plus stable, reposant sur une relation bancaire de long terme avec le client. Cependant, il est aussi moins agile et plus consommateur de capital.En conclusion, la professeure d'économie souligne que les deux modèles présentent des avantages et des inconvénients : le modèle européen est plus résilient et stable, tandis que le modèle américain accélère le financement de l'économie, au risque parfois de faire des sorties de route.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  31. 602

    La vision pionnière de François Quesnay, le médecin derrière les premières représentations d'ensemble de l'économie

    Aujourd'hui dans "Les classiques de l'économie", Nathalie Janson dresse le portrait de François Quesnay, médecin du roi Louis XV. Il n'était pas économiste de profession, et pourtant, cet homme du XVIIIe siècle a eu une intuition remarquable sur le fonctionnement de l'économie. Avec son fameux « tableau économique », il a proposé l'une des premières représentations d'ensemble de l'économie, bien avant les tableaux entrées-sorties et le calcul du PIB. Il a compris que l'économie n'est pas seulement une addition de fortunes individuelles, mais un véritable circuit où la richesse se crée, circule, se distribue, puis revient alimenter la production.Contrairement à l'idée reçue, François Quesnay n'était pas un simple théoricien. Confronté aux difficultés économiques de la France de son époque, il a cherché à comprendre pourquoi un pays aussi vaste et fertile ne s'enrichissait pas davantage. C'est ainsi qu'il a développé la théorie physiocrate, selon laquelle seule l'agriculture produit un « produit net », c'est-à-dire un surplus créateur de richesse réelle.Bien que cette vision soit aujourd'hui dépassée, l'intuition du médecin reste essentielle : il faut distinguer le chiffre d'affaires de la valeur ajoutée, cette richesse nette créée par chaque entreprise. C'est ce concept de valeur ajoutée qui est au cœur de la comptabilité nationale et du calcul du PIB.Au-delà de cette découverte fondamentale, le médecin économiste a aussi eu l'idée révolutionnaire de représenter l'économie comme un système interdépendant, où la dépense des uns devient le revenu des autres dans un flux circulaire. Une vision qui a inspiré de nombreux autres économistes, d'Adam Smith à John Maynard Keynes.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  32. 601

    Cryptomonnaie : peut-on vraiment parler de Far West ?

    Dans cet épisode du podcast "Les classiques de l'économie", Nathalie Janson fait le point sur la cryptomonnaie, les nouvelles devises utilisées par les milieux criminels. Elle explique que malgré les idées reçues, les cryptomonnaies ne sont pas l'outil privilégié des activités illégales, qui préfèrent encore l'argent liquide. Cependant, elle souligne l'émergence de nouvelles tendances inquiétantes comme la hausse des arnaques et le rôle grandissant des États sous sanctions. La journaliste revient également sur les efforts de régulation en cours pour encadrer ce secteur et lutter contre les dérives.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  33. 600

    Chômage : le marché du travail se dégrade-t-il vraiment ?

    Dans ce nouvel épisode du podcast "Les classiques de l'économie", Nathalie Janson décrypte les chiffres du chômage en France. Bien que le taux de chômage soit reparti à la hausse, le taux d'emploi reste stable, proche de son plus haut historique. Cela s'explique par une augmentation du taux d'activité, notamment chez les seniors. Elle explique pourquoi le chômage n'est pas le seul indicateur à prendre en compte pour évaluer la santé du marché du travail.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  34. 599

    Pourquoi la natalité est-elle devenue un sujet économique central ?

    Aujourd'hui dans "Les classiques de l'économie", Nathalie Janson pour évoquer la baisse de la natalité en France et ses implications économiques.La professeure d'économie commence par expliquer que la démographie n'est pas seulement une affaire privée, mais aussi un enjeu macroéconomique essentiel. Avec moins d'enfants aujourd'hui, c'est moins d'actifs demain, ce qui se traduit par une baisse de la production, des cotisations et des financements pour les retraites, la santé et la dette publique. La France, longtemps exception européenne avec un taux de natalité dynamique, voit désormais ce phénomène s'effriter.Quels sont les principaux freins à la natalité ? Elle identifie plusieurs facteurs, notamment sociologiques : les études plus longues, l'entrée tardive dans l'emploi stable, les aspirations professionnelles des femmes, l'incertitude économique, l'éco-anxiété et la difficulté de former des couples. Mais un facteur concret se dégage également : le manque de mètres carrés disponibles pour accueillir de nouvelles familles.C'est dans ce contexte que le groupe parlementaire LIOT a proposé un prêt à taux zéro pour aider les familles à acheter ou agrandir leur logement dès le test de grossesse positif et jusqu'aux 5 ans de l'enfant. Nathalie Janson analyse cette mesure avec un regard d'économiste. Si elle reconnaît que cette proposition a le mérite de prendre en compte la problématique du logement, elle souligne également ses limites.En effet, cette mesure agit sur la demande, mais ne crée pas de nouveaux logements. Dans un marché immobilier tendu, où l'offre est rigide, cela risque de faire monter les prix, au détriment des familles que l'on voulait aider. Selon elle, la vraie solution passe par une politique volontariste de construction et de libération de l'offre de logements, avant même de faciliter le financement.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  35. 598

    Pourquoi la question du chemin de fer au Royaume-Uni est-elle si compliquée ?

    Aujourd'hui dans "Les classiques de l'économie", Nathalie Janson évoque l'histoire mouvementée du rail britannique, passant de la privatisation à la nationalisation, avec des résultats mitigés. Elle revient sur les enjeux de la gestion des chemins de fer en Grande-Bretagne.Au 19ème siècle, le rail est une véritable aventure industrielle. Mais très vite, un problème apparaît : le rail est considéré comme un monopole naturel, car il est difficile de construire plusieurs lignes parallèles. C'est pourquoi de nombreux pays ont nationalisé le rail au 20ème siècle, comme la France avec la création de la SNCF en 1938 ou le Royaume-Uni avec la British Rail en 1948.Cependant, le monopole public a aussi ses défauts. Sans concurrence, une entreprise publique peut perdre en efficacité, les coûts augmentent, l'innovation ralentit et la qualité de service se dégrade. C'est pourquoi dans les années 90, le Royaume-Uni a choisi de reprivatiser son rail, en séparant l'infrastructure des services de transport. L'objectif était de discipliner les coûts et d'améliorer la qualité de service.Mais ce système a rapidement montré ses limites. Quand tout est fragmenté, chacun optimise son contrat mais personne ne pilote vraiment l'ensemble. L'accident de Hatfield en 2000 a ainsi révélé une maintenance trop externalisée et des responsabilités éclatées. La nationalisation n'est pas non plus la solution miracle, comme le montre l'exemple de l'Allemagne où la Deutsche Bahn, pourtant largement publique, est devenue le symbole du train en retard en Europe. Le sous-investissement, la bureaucratie et les mauvais choix de gouvernance peuvent aussi impacter la gestion publique.Alors, existe-t-il un modèle privé qui fonctionne ? Oui, dans une certaine mesure, comme au Japon où les grandes compagnies régionales ont intégré le rail et le train, en exploitant les trains, les gares et les infrastructures. Elles captent ainsi une partie de la valeur créée par le train.Finalement, le Royaume-Uni semble revenir vers une renationalisation du rail, un choix complexe qui illustre bien les défis de la gestion des chemins de fer. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  36. 597

    Ben Bernanke, l'économiste aux commandes de la Fed pendant la crise des subprimes en 2008

    Dans ce nouvel épisode du podcast "Les classiques de l'économie", Nathalie Janson dresse le portrait de l'économiste Ben Bernanke, l'ancien président de la Réserve fédérale américaine, dont il a été aux commandes au moment de la crise des subprimes en 2008. Comment a-t-il réussi à éviter une nouvelle dépression dans un contexte de panique bancaire ? Quels ont été les outils non conventionnels mis en place par la Fed pour relancer le crédit et sauver l'économie ? Son action a-t-elle fait consensus ou fait-elle encore débat aujourd'hui ?Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  37. 596

    Pourquoi le SMIC devient-il un plafond de verre ?

    Aujourd'hui dans "Les classiques de l'économie", Nathalie Janson analyse les raisons pour lesquelles le salaire minimum en France tend à devenir un plafond de verre. Elle explique comment les mécanismes de revalorisation automatique du SMIC, combinés à une faible progression de la productivité, ont conduit à une compression de l'échelle des salaires, avec le SMIC devenant un point d'ancrage pour une part importante des rémunérations. Elle aborde également les conséquences de ce phénomène sur l'emploi et les incitations pour les entreprises.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  38. 595

    Incidence fiscale à Biarritz : la taxe qui rapporte moins que prévu

    Aujourd'hui dans "Les classiques de l'économie", Nathalie Janson analyse les conséquences inattendues d'une taxe sur les résidences secondaires à Biarritz. Malgré une augmentation du taux, la commune a en réalité subi un manque à gagner d'un million d'euros. Une leçon sur l'importance de l'incidence fiscale et la capacité des contribuables à s'adapter aux changements de réglementation.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  39. 594

    L'emploi des seniors : pourquoi travaillent-ils davantage, et est-ce positif pour la productivité ?

    Dans ce nouvel épisode du podcast "Les classiques de l'économie", Nathalie Janson plonge au cœur d'un sujet central pour l'économie européenne : l'emploi des seniors. Alors que la population européenne vieillit, le taux d'emploi des 55-74 ans a connu une hausse significative, expliquant à lui seul 1,4 point de la progression du taux d'emploi global dans la zone euro. Nathalie Janson nous éclaire sur les raisons de cette évolution, mettant en lumière l'importance du recul effectif de l'âge de départ du marché du travail, mais aussi des facteurs plus profonds comme la meilleure santé des seniors, l'évolution des carrières ou encore la nécessité financière de continuer à travailler.La France, qui a longtemps connu une culture de sortie précoce du marché du travail, semble suivre cette tendance, avec des taux d'emploi des 50-64 ans et des 60-64 ans atteignant des niveaux records. Cependant, elle souligne que le véritable défi français réside dans la réembauche des seniors ayant perdu leur emploi, face à des préjugés tenaces sur l'âge et la productivité.Car c'est bien là un enjeu central : l'augmentation du taux d'emploi des seniors a-t-elle un impact positif sur la productivité ? Nathalie Janson apporte une réponse nuancée, soulignant que si les seniors apportent leur expérience et leur connaissance des organisations, le vieillissement de la main-d'œuvre peut également peser sur la productivité à long terme, si les compétences ne sont pas mises à jour et les postes adaptés.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  40. 593

    Le crédit privé, le nouveau canal de financement des entreprises

    Aujourd'hui dans "Les classiques de l'économie", Nathalie Janson explique ce qu'est le crédit privé, un mode de financement des entreprises qui se développe aux États-Unis mais reste plus limité en Europe. Elle compare les modèles bancaires américain et européen, et analyse les risques potentiels liés à la concentration de ce marché. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  41. 592

    John Nash, le mathématicien qui a révolutionné la manière dont les économistes analysent les décisions humaines

    Aujourd'hui dans "Les classiques de l'économie", Nathalie Janson nous plonge dans l'univers de John Nash, le mathématicien qui a profondément marqué l'analyse économique. Bien que la théorie des jeux ait vu le jour avant lui, avec les travaux de Neumann et Morgenstern, c'est John Nash qui lui a donné un souffle nouveau en 1950, alors qu'il n'avait que vingt ans. Son concept d'équilibre, où chaque joueur fait le meilleur choix possible en fonction des décisions des autres, a radicalement changé la manière dont les économistes appréhendent les interactions stratégiques. Nathalie Janson nous guide à travers les apports majeurs de l'économiste, comme le fameux dilemme du prisonnier, qui illustre de manière saisissante comment, en l'absence de certitude, la coopération n'est pas toujours la solution la plus rationnelle. Ses travaux ont depuis lors irrigué de nombreux domaines, de l'économie industrielle aux relations commerciales internationales.Mais John Nash n'est pas seulement un économiste, c'est avant tout un mathématicien hors pair, qui a marqué des champs aussi variés que la géométrie différentielle ou la topologie. Son parcours personnel, marqué par la maladie mentale, ajoute une dimension romanesque à cette figure fascinante, immortalisée par le film "Un homme d'exception".Au-delà de ses contributions académiques, la grande leçon à tirer est que l'économie n'est pas un monde de décisions isolées, mais un jeu d'anticipations croisées où chacun doit tenir compte des réactions des autres. Une vision de l'économie qui a profondément renouvelé la discipline.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  42. 591

    Qu'est-ce que le « moment Liz Truss » ?

    Dans cet épisode du podcast "Les classiques de l'économie", Nathalie Janson revient sur le "moment Liz Truss", où la première ministre britannique a été forcée de démissionner après que ses annonces budgétaires aient été sévèrement sanctionnées par les marchés obligataires. Elle explique comment les investisseurs peuvent parfois contraindre les États à revoir leurs politiques économiques, en exigeant des taux d'intérêt plus élevés sur leur dette. Un éclairage sur le rôle des marchés financiers dans la prise de décision politique.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  43. 590

    Le franc CFA, une monnaie stable mais politiquement contestée

    Aujourd'hui dans "Les classiques de l'économie", Nathalie Janson explore les enjeux du franc CFA, la monnaie utilisée par 14 pays africains. Bien que réputée pour sa stabilité, cette monnaie fait l'objet de critiques liées à son origine coloniale et à son lien avec la France. Le débat oppose ceux qui valorisent la stabilité monétaire à ceux qui revendiquent une souveraineté monétaire complète. Elle aborde également le projet de création d'une nouvelle monnaie ouest-africaine, l'ECO, qui vise à s'affranchir de certaines contraintes du franc CFA. Une analyse nuancée d'un sujet économique et politique complexe.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  44. 589

    L'OPEP, le cartel pétrolier qui découvre ses propres limites

    Aujourd'hui dans "Les classiques de l'économie", Nathalie Janson consacre sa chronique à l'OPEP, ce cartel pétrolier mondial qui a longtemps dominé le marché de l'or noir. Malgré sa puissance, cette organisation semble aujourd'hui fragilisée par l'émergence de nouveaux acteurs et l'évolution des enjeux énergétiques. Derrière la réussite initiale de l'OPEP se cachent en effet de nombreux défis : maintenir la discipline entre pays membres, résister à la tentation de la surproduction, faire face à la concurrence de nouveaux producteurs comme les États-Unis... Autant d'éléments qui remettent en question le modèle économique sur lequel reposait ce cartel depuis des décennies.Au-delà des aspects techniques, l'OPEP a aussi une dimension géopolitique essentielle. Pour de nombreux pays producteurs, elle a permis de reprendre le contrôle d'une ressource stratégique face aux grandes compagnies occidentales. Mais les tensions internes et les conflits régionaux ont parfois fragilisé cette unité.Alors que l'avenir énergétique se dessine avec la transition écologique, l'OPEP devra s'adapter pour conserver son influence. Son rôle de régulateur des prix et de la production reste crucial, mais son modèle économique et son poids politique sont aujourd'hui remis en question. Un épisode passionnant à écouter pour comprendre les enjeux de ce cartel pétrolier singulier. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  45. 588

    Démographie et croissance économique : un mariage complexe

    Aujourd'hui dans "Les classiques de l'économie", Charles Bonnaire s'entretient avec Nathalie Janson pour explorer les liens complexes entre la démographie et la croissance économique.Alors que l'on se focalise souvent sur l'innovation, la productivité et l'intelligence artificielle, elle rappelle que la démographie est un facteur essentiel à long terme. Le nombre de travailleurs, le capital disponible et la productivité, trois moteurs clés de la croissance, sont tous influencés par l'évolution démographique.Le « dividende démographique », lorsque la part des actifs augmente par rapport aux enfants et aux retraités, peut en effet stimuler la croissance. Mais ce dividende n'est pas automatique, prévient l'experte. Une population nombreuse doit aussi être formée et qualifiée pour créer de la richesse. Le capital humain, c'est-à-dire l'éducation, la santé et les compétences, est donc un élément central.Or, la baisse de la fécondité dans de nombreux pays de l'OCDE inquiète. Le vieillissement de la population fait craindre un ralentissement de la productivité, avec moins d'actifs pour financer plus de retraités. Certains pays comme la Corée du Sud sont particulièrement exposés à ce défi démographique.Peut-on alors compter sur l'intelligence artificielle pour compenser cette évolution ? Oui, mais à condition de s'accompagner d'un immense effort d'investissement dans le capital humain, prévient Nathalie Janson. L'IA peut aider à maintenir la productivité malgré la contraction de la population active, mais elle ne peut pas se substituer à la relation humaine, notamment dans les secteurs des services.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  46. 587

    L'impôt sur l'héritage, un sujet sensible et impopulaire

    Dans cet épisode du podcast "Les classique de l'économie" Nathalie Janson explore la question de l'impôt sur l'héritage, un sujet souvent controversé.Elle examine les enjeux économiques et sociaux de cette taxation, qui touche à la transmission du patrimoine familial. Elle aborde notamment l'impact de l'héritage sur les inégalités, la concentration de la richesse et l'égalité des chances. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  47. 586

    Embargo économique : une arme à double tranchant ?

    Aujourd'hui dans "Les classiques de l'économie", Nathalie Janson analyse l'efficacité des sanctions économiques, notamment l'embargo, dans les conflits internationaux. Elle explique comment les pays ciblés s'adaptent pour contourner ces mesures, tout en soulignant l'impact financier du gel des avoirs de la banque centrale russe. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  48. 585

    Qu’est-ce que le « Quantitative tightening » ?

    Aujourd'hui dans "Les classiques de l'économie", Nathalie Janson explique le concept de "quantitative tightening", soit le resserrement monétaire mené par les banques centrales après des années d'assouplissement quantitatif. Elle détaille les enjeux et les défis de ce retour à la normale, entre normalisation de la politique monétaire, restauration de la discipline de marché et préservation des marges de manœuvre pour les prochaines crises.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  49. 584

    Air, eau ou lumière du soleil, quand les biens libres deviennent rares

    Aujourd'hui dans "Les classiques de l'économie", Nathalie Janson explore la notion de "biens libres" comme l'air, l'eau ou la lumière du soleil.Autrefois considérés comme gratuits et inépuisables, ces ressources naturelles deviennent de plus en plus rares et doivent être gérées de manière économique. L'exemple de l'eau dans les pays du Golfe et de l'air pur dans les grandes villes illustre comment ce qui semblait gratuit peut avoir un coût caché. Cette émission montre que la rareté n'est pas figée et que ce qui était abondant hier peut devenir rare demain, remettant en question la gratuité de certains biens.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  50. 583

    « Super profits » des entreprises : quand est-ce un abus ?

    Aujourd'hui dans "Les classiques de l'économie", Nathalie Janson explique ce qu'est un super profit et un profit normal en économie.Elle revient sur les résultats financiers records de TotalEnergies. La professeure d'économie analyse les différents facteurs qui peuvent justifier des bénéfices élevés, comme les investissements importants, les risques géopolitiques et la transition énergétique. Elle souligne également le rôle essentiel de la concurrence pour protéger les consommateurs à long terme.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

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Une notion de base de l’économie expliquée par Natacha Valla du lundi au vendredi, à 6h20.Pour ne rater aucun épisode des Classiques de l'économie, n'hésitez pas à vous abonner. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

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