PODCAST · news
L’invité de la matinale
by Radio classique
A 8h15, David Abiker reçoit pendant 10 minutes les politiques et des personnalités de la vie civile, pour leur poser les questions qui préoccupent en premier plan les Français.Pour ne rater aucun épisode de L’invité de la matinale, n'hésitez pas à vous abonner. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
-
1000
La multiplication des candidats à la présidentielle, un signal alarmant ou positif pour notre démocratie ? L’analyse du politologue Martial Foucault
Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
-
999
Pour l’Arabie Saoudite, « la France se présente comme une alternative relative » à l’alliance avec les Etats-Unis, estime le chercheur David Rigoulet-Roze
Dans cet épisode de « L'invité de la matinale », David Abiker reçoit David Rigoulet-Roze, chercheur à l'Institut français d'analyse stratégique et rédacteur en chef de la revue Orient Stratégique, pour décrypter les enjeux de la visite officielle de deux jours du prince héritier d'Arabie saoudite, Mohamed ben Salmane, à Paris.Au-delà de la dimension économique de cette visite, marquée par la signature de nombreux accords et protocoles d'entente, David Rigoulet-Roze analyse la nature particulière de la relation entre la France et l'Arabie saoudite. Malgré les controverses autour du respect des droits de l'homme dans le royaume, la France semble avoir adopté une « réelle politique » qui la conduit à maintenir des liens étroits avec Riyad, notamment sur le plan stratégique.Le chercheur explique comment l'Arabie saoudite, confrontée à des doutes sur la fiabilité de la garantie de sécurité américaine après les attaques contre ses infrastructures pétrolières en 2019 et 2023, a entrepris de diversifier ses alliances, tout en conservant son lien privilégié avec Washington. Dans ce contexte, le partenariat avec la France apparaît comme une alternative relative, permettant à Riyad de se positionner sur la scène internationale.Mais au-delà des considérations économiques et stratégiques, la question du conflit israélo-palestinien reste un enjeu délicat pour l'Arabie saoudite, qui doit composer avec les pressions américaines et israéliennes pour rejoindre le processus d'Abraham, tout en préservant ses liens avec la Palestine. C'est là que le rôle de la France, en tant que partenaire crédible, prend tout son sens.David Rigoulet-Roze offre ainsi un éclairage passionnant sur les subtilités de la diplomatie saoudienne, entre pragmatisme économique, considérations sécuritaires et sensibilités politiques. Un épisode à ne pas manquer pour comprendre les enjeux de cette relation ambivalente entre la France et l'Arabie saoudite.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
-
998
«Les piratages récents montrent des défaillances qui pourtant sont documentées», constate Nicolas Arpagian, spécialiste de cybersécurité
Dans cet épisode passionnant de L'invité de la matinale, David Abiker reçoit Nicolas Arpagian, expert en cybersécurité et auteur du Que Sais-Je « La cybersécurité » aux Presses Universitaires de France. Ensemble, ils plongent au cœur des récentes cyberattaques qui ont touché des institutions étatiques françaises comme la DGFIP, l'ANTS ou encore France Travail.Nicolas Arpagian, directeur de la stratégie de Jizô AI, entreprise spécialisée dans la cybercriminalité, livre un éclairage sans concession sur la vulnérabilité numérique de l'État français. Malgré des avancées réglementaires importantes, comme la directive européenne NIS, force est de constater que la phase pratique de mise en œuvre laisse encore à désirer. Les piratages récents en témoignent, révélant des failles de sécurité préoccupantes, parfois même causées par la négligence ou le manque de moyens humains.L'expert décrypte les différents profils d'attaquants, des jeunes hackers isolés aux groupes criminels organisés, en passant par les services de renseignement d'États alliés. Cette diversité des menaces oblige l'État à une discipline de fer sur la gestion de ses systèmes d'information et de ses bases de données sensibles. Mais pourquoi peine-t-il à s'équiper des outils de supervision et de contrôle des accès pourtant recommandés aux entreprises ?Au-delà, Nicolas Arpagian interroge le bien-fondé de la numérisation à outrance des services publics et la concentration excessive de données personnelles entre les mains de l'État. Faut-il repenser les règles de confiance et de proportionnalité dans la collecte et le traitement de ces informations stratégiques ?Enfin, l'expert évoque le risque d'une cyberattaque déstabilisatrice des enjeux électoraux, à l'image des attaques informationnelles déjà observées. La France est-elle suffisamment armée pour faire face à cette menace numérique qui pourrait fragiliser les fondements mêmes de sa démocratie ?Un épisode essentiel pour comprendre les défis de la cybersécurité de l'État et les chantiers prioritaires à engager pour renforcer la résilience numérique de la France.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
-
997
Mélenchon veut annuler la dette : "c'est pour mettre à bas la Zone euro", assure Philippe Aghion, Prix nobel d’économie
Dans cet épisode, David Abiker reçoit Philippe Aghion, prix Nobel d'économie 2025, professeur au Collège de France et à l'INSEAD, pour une discussion approfondie sur les défis économiques auxquels la France est confrontée. Alors que la France emprunte de plus en plus cher sur les marchés financiers, avec des taux d'intérêt atteignant des niveaux inédits depuis la crise de 2008, Philippe Aghion analyse les causes de cette situation préoccupante. Il explique que les fondamentaux de l'économie française sont solides, mais que le problème réside dans la maîtrise de la dépense publique, qui doit impérativement être réduite.Le débat s'engage ensuite sur les pistes d'économies possibles, avec notamment la question sensible du système de retraites. Philippe Aghion évoque la nécessité d'un dialogue social approfondi pour trouver un équilibre entre le besoin de réformes et les attentes des Français en termes de flexibilité et de préservation du modèle social. Le prix Nobel aborde également les dépenses de santé, soulignant la nécessité de revoir le système de remboursement des médicaments et de favoriser le virage ambulatoire à l'hôpital. Il insiste sur la nécessité de cibler les efforts sur les dépenses les plus élevées, tout en protégeant les revenus des plus modestes.Au-delà des aspects techniques, Philippe Aghion partage son analyse sur la perception de la France par les observateurs étrangers, qui s'interrogent sur la capacité du pays à mener les réformes indispensables. Un éclairage précieux sur les défis qui attendent la prochaine équipe gouvernementale.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
-
996
Trump menace son allié Oman, un élément de sa stratégie de négociation, analyse le diplomate Eric Danon
Dans cet épisode de "L'invité de la matinale", Charles Bonnaire reçoit l'ancien ambassadeur de France en Israël, Éric Danon. Ensemble, ils décryptent les tensions entre Benyamin Netanyahou et Donald Trump, deux figures politiques puissantes qui jouent leur avenir dans des élections cruciales. Alors que Benyamin Netanyahou cherche à affirmer la supériorité militaire d'Israël pour asseoir sa position stratégique dans la région, Donald Trump souhaite au contraire mettre fin aux conflits et se présenter comme l'homme de la paix pour les élections de mi-mandat aux États-Unis. Cette divergence de vues illustre les défis de l'alliance historique entre Israël et les États-Unis, confrontée à des enjeux électoralistes et à une remise en cause du soutien automatique à Israël, notamment au sein de la base républicaine.Éric Danon analyse également les conséquences de cette crise sur la position de l'Europe, désormais marginalisée dans les négociations sur le nucléaire iranien et sur les questions stratégiques au Moyen-Orient. Face à l'imprévisibilité de la politique étrangère de Donald Trump, les pays de la région, comme l'Arabie Saoudite, le Pakistan ou Oman, cherchent à s'autonomiser et à se rapprocher d'autres puissances comme la Chine.Cet épisode offre un éclairage sur les enjeux géopolitiques complexes qui se jouent au Moyen-Orient, entre guerre et paix, à quelques jours d'élections décisives pour l'avenir d'Israël et des États-Unis.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
-
995
L'Allemagne se réarme : « C'est le tournant géopolitique européen le plus important depuis la chute du mur de Berlin » estime l’expert Alexandre Robinet-Borgomano
Dans cet épisode de "L'invité de la matinale", Charles Bonnaire reçoit Alexandre Robinet-Borgomano, associé Allemagne à l'Institut Montaigne, ancien responsable du programme Allemagne de l’Institut Montaigne et ancien attaché parlementaire au Bundestag. Ensemble, ils analysent les enjeux du réarmement de l'Allemagne et son impact sur la géopolitique européenne. Alors que le chancelier allemand Friedrich Merz affiche l'ambition de faire de la Bundeswehr la première armée conventionnelle d'Europe, Alexandre Robinet-Borgomano explique que ce tournant géopolitique majeur n'est pas en contradiction avec l'histoire allemande. Malgré le traumatisme de la Seconde Guerre mondiale qui marque encore profondément l'identité européenne, le réarmement allemand est perçu d'un très bon oeil par les pays baltes et scandinaves, qui y voient un moyen de s'affirmer face à la menace russe. Cependant, ce réarmement suscite des inquiétudes en France et en Pologne, qui craignent de se retrouver pris entre la puissance allemande et la puissance russe. L'expert analyse également les raisons de ce revirement stratégique de l'Allemagne, qui s'explique notamment par la prise de conscience d'un éloignement de la relation germano-américaine. Bien que traditionnellement attachée à l'équilibre de ses finances publiques, l'Allemagne a fait le choix de débloquer des moyens colossaux pour moderniser sa Bundeswehr. L'invité de Charles Bonnaire détaille les acquisitions d'armements réalisées par l'Allemagne depuis le début du conflit en Ukraine, qui profitent en priorité à l'industrie de défense nationale. Cependant, il met en garde contre le risque d'un soutien trop important aux entreprises traditionnelles de la défense, au détriment de l'innovation dans des domaines comme les drones ou le cyber. Il souligne également les défis que doit relever l'Allemagne pour mener à bien ce réarmement, notamment face à la montée de l'extrême droite représentée par l'AfD.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
-
994
L’emploi des seniors en hausse : 44% des 60-64 ans sont en activité, salue l’économiste Gilbert Cette
Dans cet épisode de "L'invité de la matinale", Charles Bonnaire reçoit Gilbert Cette, professeur d'économie à la Neoma Business School et président du Conseil d'orientation des retraites (COR). Ensemble, ils plongent au cœur des débats autour du financement du système de retraite français et du modèle social dans son ensemble.Malgré des dépenses sociales élevées en pourcentage du PIB, la France peine à financer son système de protection sociale. L'invité explique ce paradoxe : si les dépenses sociales par habitant sont similaires à celles de pays comme l'Allemagne ou les Pays-Bas, c'est parce que la France a un produit intérieur brut par habitant plus faible, lié à un taux d'emploi, notamment chez les seniors, plus bas que chez nos voisins européens. Pour assainir les finances publiques, le gouvernement envisage plusieurs pistes, comme la désindexation partielle des retraites ou la suppression de l'abattement fiscal de 10% sur les pensions. Des mesures qui soulèvent des débats et un sentiment d'injustice chez les retraités. Mais selon Gilbert Cette, l'effort doit être collectif, avec une participation de tous les bénéficiaires de prestations sociales, pour éviter une consolidation brutale à l'avenir.Au-delà des retraites, l'invité souligne que le défi est de travailler davantage pour financer l'ensemble du modèle social français, de la santé à l'éducation en passant par la culture et la défense. Un défi de taille, mais nécessaire pour préserver un système généreux tout en assurant sa soutenabilité à long terme.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
-
993
Ebola en RDC : « C'est une épidémie dramatique que l'on n'a pas vue venir » estime l'infectiologue Karine Lacombe
Dans cet épisode de "L'invité de la matinale", Charles Bonnaire reçoit Karine Lacombe, chercheuse et infectiologue, cheffe de service hospitalier des maladies infectieuses à l’hôpital Saint-Antoine à Paris. Elle plonge les auditeurs au cœur de la lutte contre l'épidémie d'Ebola qui sévit en République démocratique du Congo (RDC). Alors que le bilan humain s'alourdit tragiquement, avec plus de 2 300 morts et près de 5 000 cas confirmés, la spécialiste explique les raisons pour lesquelles cette épidémie échappe encore au contrôle des autorités sanitaires. Entre un diagnostic tardif, l'absence de traitement et de vaccin, et surtout les conflits armés qui déchirent l'est de la RDC, la situation est particulièrement complexe et préoccupante.Malgré les efforts déployés, le taux de létalité reste élevé, autour de 50%. La défiance de la population envers les services de santé et le gouvernement central rend la tâche encore plus ardue pour les équipes médicales sur le terrain. Karine Lacombe souligne également le rôle néfaste du retrait des États-Unis de la coopération multilatérale, qui a fragilisé les moyens de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) pour faire face à cette crise sanitaire.Alors que la RDC fait face à sa 17e épidémie d'Ebola, les pays voisins comme l'Ouganda ou le Rwanda semblent mieux armés pour contenir la propagation du virus, grâce à des systèmes de surveillance et de prévention plus élaborés. Cependant, l'infectiologue met en garde contre l'illusion d'une fermeture hermétique des frontières, rappelant que la mobilité des populations reste un défi majeur.Au-delà de cette crise, l'invité de Charles Bonnaire évoque les autres menaces sanitaires qui pèsent sur la France et l'Europe, comme la résurgence d'arboviroses liées au changement climatique, ou les risques de mutation de la grippe aviaire. Elle souligne l'importance cruciale d'une surveillance épidémiologique renforcée et de la recherche, notamment sur les vaccins à ARN messager, pour faire face à ces défis émergents.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
-
992
Sécheresse : « La situation est catastrophique » pour les agriculteurs, alerte Thierry Pouch, chef économiste aux Chambres d’agriculture France
Dans cet épisode de "L'invité de la matinale", Charles Bonnaire reçoit Thierry Pouch, chef économiste à la Chambre d'agriculture de France, pour discuter de la situation alarmante que traverse actuellement l'agriculture française face à la succession de canicules et de sécheresses. Alors que la cinquième vague de canicule touche à sa fin, le bilan est déjà catastrophique pour les agriculteurs. Toutes les régions et tous les types de productions sont touchés : les céréales, les oléagineux, les fruits et légumes, ainsi que les productions animales. L'invité alerte sur les pertes de rendement record, pouvant atteindre jusqu'à 100% pour certaines cultures comme les artichauts. Cette situation critique met en péril la survie même de l'agriculture française, qui fait face à une accumulation de chocs ces dernières années, qu'ils soient climatiques, géopolitiques ou économiques.Il souligne que la France, autrefois l'un des cinq premiers exportateurs mondiaux de produits agricoles, a même frôlé le déficit commercial dans ce secteur l'année dernière, une première depuis 1970. Face à ces défis, il appelle à une réflexion en profondeur sur l'avenir de l'agriculture française et européenne, avec la nécessité d'un accompagnement public fort pour permettre aux agriculteurs de s'adapter au changement climatique.Thierry Pouch explique que cela passe notamment par le développement de nouvelles pratiques culturales et d'élevage, ainsi que par une meilleure gestion de la ressource en eau, avec par exemple l'installation de systèmes d'irrigation plus performants. Il estime également que les consommateurs devront probablement accepter une hausse des prix alimentaires, qui pourrait atteindre 10 à 15% d'ici la fin de l'année, afin de soutenir la production nationale.Au-delà des mesures d'urgence, il insiste sur la nécessité d'une vision à long terme pour l'agriculture française, avec une nouvelle politique agricole commune européenne ambitieuse en 2028. Un défi de taille pour permettre à ce secteur essentiel de surmonter les bouleversements climatiques à venir.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
-
991
Guerre en Ukraine : « Les Ukrainiens ont développé des capacités remarquables et ont fait preuve d'une forte intelligence stratégique » selon le général Pellistrandi
Dans cet épisode de "L'invité de la matinale", le général Jérôme Pellistrandi, rédacteur en chef de la revue Défense Nationale, apporte un éclairage expert sur le conflit ukrainien qui dure depuis plus de 4 ans. Alors que le front semble figé, il décrypte la stratégie ukrainienne qui frappe désormais la Russie sur son propre terrain, notamment en ciblant ses infrastructures pétrolières et logistiques. Cette guerre a en effet pris une tournure inattendue, évoluant d'un conflit militaire classique à une véritable guerre psychologique où les deux camps s'affrontent sur le plan économique et médiatique. Selon lui, la Russie peine à endiguer ces attaques ukrainiennes qui visent à saper son économie et à déstabiliser l'opinion publique. Malgré ses bombardements massifs sur les villes ukrainiennes, Moscou ne parvient pas à briser la détermination de Kiev, qui bénéficie d'une aide militaire occidentale croissante.Au-delà du conflit en Ukraine, l'invité alerte également sur les risques de déstabilisation que fait peser la Russie sur l'Europe, avec une stratégie de "guerre hybride" mêlant actions de désinformation, provocations militaires et tentatives d'ingérence dans les processus électoraux. Face à cette menace, il souligne la nécessité pour les services de renseignement européens de se réformer et de se doter de capacités offensives pour contrer ces manœuvres russes.Cet entretien offre une analyse géopolitique fine du conflit ukrainien et de ses implications pour la sécurité européenne. Le général Jérôme Pellistrandi livre un éclairage précieux sur les enjeux stratégiques de cette guerre complexe, qui semble loin d'être terminée.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
-
990
Guerre au Moyen-Orient : « Il est difficile d'imaginer un conflit long comme en Ukraine » estime Patrice Geoffron, professeur des universités à Dauphine PSL
Dans cet épisode de "L'invité de la matinale", Charles Bonnaire reçoit Patrice Geoffron, professeur des universités à Dauphine PSL et directeur du Centre de géopolitique de l'énergie et des matières premières. Ensemble, ils décryptent les enjeux économiques liés aux tensions géopolitiques autour du détroit d'Ormuz. Alors que le passage essentiel de la production mondiale de pétrole est presque totalement fermé depuis fin février, l'invité analyse les conséquences de cette situation sur l'économie mondiale. Il explique comment les prix du baril ont grimpé, avec la perspective d'une baisse qui semble s'éloigner. Mais au-delà du court terme, il dresse un tableau nuancé des perspectives pour les prochains mois et années.Le spécialiste évoque notamment les défis auxquels font face les États-Unis avec la flambée des prix à la pompe, un enjeu crucial à quelques mois des élections de mi-mandat. Il alerte également sur les risques d'une potentielle fermeture du détroit de Bab-el-Mandeb, un autre passage maritime stratégique, qui pourrait entraîner une nouvelle hausse des cours du pétrole.Patrice Geoffron n'en oublie pas pour autant les perspectives à moyen et long terme. Il imagine ainsi un scénario où les prix du baril reviendraient à des niveaux plus bas, autour de 60-65 dollars, grâce notamment à une augmentation de la production des Émirats arabes unis et à une demande mondiale moins dynamique. Mais il souligne que la carte énergétique mondiale a été profondément bouleversée par ces chocs successifs.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
-
989
Éclipse solaire : « Si on n'a pas de lunettes, on peut utiliser une passoire pour regarder de façon indirecte » conseille Philippe Stée, directeur de recherche au CNRS
Dans cet épisode "L'invité de la matinale", Charles Bonnaire s'entretient avec Philippe Stée, le président de l'Observatoire de Paris PSL, pour une discussion approfondie sur les phénomènes astronomiques qui fascinent le grand public.Alors que la France s'apprête à vivre une éclipse partielle du soleil ce soir, l'invité partage ses précieux conseils pour observer ce spectacle céleste en toute sécurité. Il explique l'importance de se munir de lunettes spéciales, tout en mettant en garde contre les contrefaçons qui circulent. Il détaille également les différences entre cette éclipse et celle de 1999, soulignant que la France ne sera pas dans la bande de totalité comme l'Espagne, mais pourra tout de même admirer un soleil rougeoyant au coucher.Au-delà de l'éclipse, l'entretien aborde un autre phénomène astronomique majeur : le passage de l'astéroïde Apophis à proximité de la Terre en 2029. Philippe Stée rassure les auditeurs en expliquant que cet événement, bien que spectaculaire, ne présente aucun danger. Il révèle que les scientifiques suivent de près la trajectoire de cet astéroïde et préparent même une mission pour l'observer de près, offrant ainsi une opportunité unique d'en apprendre davantage sur ces objets célestes.Mais l'interview ne se limite pas aux phénomènes ponctuels. Il évoque également les défis auxquels l'astronomie est confrontée, notamment la pollution lumineuse qui rend de plus en plus difficile l'observation du ciel nocturne. Il dénonce avec fermeté les projets visant à éclairer artificiellement la nuit, considérant qu'il s'agit d'une atteinte au bien commun qu'est le ciel étoilé.Tout au long de la conversation, le président de l'Observatoire de Paris partage sa passion pour l'espace et son émerveillement face aux merveilles de l'univers. Il invite les auditeurs à lever les yeux vers le ciel, à observer les étoiles filantes et à prendre conscience de la beauté et de la fragilité de notre planète, ce « vaisseau spatial » qui nous porte à travers l'immensité cosmique.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
-
988
Ceuta : « Le droit communautaire est affaibli par un manque d'autorité de la Commission européenne » constate Jérôme Vignon, conseiller migration à l'Institut Jacques Delors
Dans cet épisode de "L'invité de la matinale", Charles Bonnaire reçoit Jérôme Vignon, conseiller migration à l'Institut Jacques Delors et spécialiste des questions européennes. Ensemble, ils reviennent en détail sur la crise migratoire survenue à Ceuta, enclave espagnole au nord du Maroc, où plus de 72 000 migrants sont arrivés en l'espace de deux jours fin juillet 2021.L'invité, qui a travaillé avec Jacques Delors à la Commission européenne, analyse les causes de cet afflux massif et exceptionnel. Il explique que derrière cet événement se cache un réservoir de jeunesse non employée au Maroc, ainsi qu'une organisation très efficace des réseaux de passeurs, profitant des routes migratoires de la Méditerranée occidentale. Il souligne les défis auxquels sont confrontés les pays européens pour lutter contre ces trafics, nécessitant une coopération internationale renforcée entre les polices et les services de renseignement. Il pointe également les limites du pacte migratoire européen, fragilisé par les tensions politiques et le manque d'autorité de la Commission européenne.Au-delà de la gestion de cette crise, Jérôme Vignon aborde la question plus large des accords de coopération gagnant-gagnant que l'Europe devrait nouer avec les pays d'origine et de transit des migrants. Il estime que la création de centres d'accueil dans des pays tiers, solution évoquée par certains pays, n'est pas la bonne réponse, manquant de garanties en matière de droits humains.Cet épisode offre un éclairage sur les enjeux migratoires en Europe, entre nécessité de contrôle des frontières et impératif de solidarité, dans un contexte politique tendu où l'extrême droite gagne du terrain.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
-
987
Ingérences étrangères : « Il ne s'agit pas de faire croire quelque chose mais de faire en sorte que les gens ne croient plus en rien » déplore le politologue Frédéric Charillon
Dans cet épisode de "L'invité de la matinale", Charles Bonnaire reçoit Frédéric Charillon, professeur de sciences politiques à l'Université Paris Cité et directeur de l'Observatoire des stratégies d'influence à l'ESSEC Business School. Ensemble, ils abordent la question des ingérences étrangères dans le processus électoral, phénomène complexe et inquiétant.L'invité commence par souligner la difficulté de définir précisément ce qu'est une ingérence étrangère, entre influence, immixtion et tentatives de manipulation. Il explique que ces ingérences visent généralement à fausser le jeu politique national dans le sens des intérêts d'une puissance extérieure, en agissant sur l'opinion publique par la diffusion de fausses informations et de rumeurs.L'expert géopolitique revient ensuite sur les cas concrets des dernières semaines, où plusieurs candidats déclarés à l'élection présidentielle, comme Édouard Philippe, Gabriel Attal ou Raphaël Glucksmann, ont été la cible de telles tentatives d'ingérence, principalement attribuées à la Russie. Frédéric Charillon souligne que ces attaques, bien que grossières, peuvent s'avérer redoutables car elles s'appuient sur la tendance des citoyens à croire ce qui va dans le sens de leurs propres convictions, même face à des informations invraisemblables.Au-delà de la déstabilisation de certains candidats, le véritable enjeu de ces ingérences est de saper la confiance du public dans le processus démocratique lui-même. En inondant l'espace public d'une multitude d'informations fallacieuses, les puissances étrangères visent à créer un climat de défiance généralisée, où plus personne ne sait à qui ou à quoi se fier. C'est là une stratégie particulièrement pernicieuse, qui met gravement en danger les fondements de nos démocraties.Face à cette menace, il souligne la nécessité d'une réponse à la fois ferme et éducative. Il plaide pour le renforcement des dispositifs de vigilance et de riposte, tout en insistant sur l'importance cruciale d'une éducation des citoyens à l'esprit critique, seul rempart durable contre la désinformation. Un défi de taille à relever d'urgence, alors que l'élection présidentielle approche à grands pas.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
-
986
L’écrivain Philippe Claudel révèle avoir été sollicité par Anthropic pour nourrir l’IA Claude
Dans cet épisode de "L'invité de la matinale", Pierre Pillet s'entretient avec Philippe Claudel, écrivain, réalisateur et président de l'Académie Goncourt. Ensemble, ils discutent de l'impact de l'intelligence artificielle sur le monde littéraire.Tout commence avec les révélations sur le projet Panama d'Anthropic, une entreprise américaine qui, dans le plus grand secret, a acheté, numérisé et détruit des millions de livres afin d'entraîner son IA appelée Claude à bien écrire. Une affaire qui a secoué le monde littéraire et conduit Anthropic à verser un milliard et demi de dollars aux auteurs et éditeurs lésés.Interrogé sur cette situation, Philippe Claudel, bien que choqué, ne s'en dit pas surpris. Il explique avoir lui-même reçu des courriers d'Anthropic concernant l'utilisation de certains de ses livres pour l'entraînement de leur IA. Une situation qui illustre les défis auxquels sont confrontés les auteurs face à l'essor de ces nouvelles technologies.Mais au-delà des aspects juridiques, c'est la question éthique qui préoccupe l'Académie Goncourt. Il évoque ainsi une demande rejetée visant à créer un « prix Goncourt de l'intelligence artificielle », soulignant que la littérature ne peut se résumer à une simple production mécanique de textes.Toutefois, il reconnaît que l'IA pourrait être capable de générer des « romans de gare » ou des « romans d'aéroport », des textes sans qualité littéraire. Une crainte qui pousse l'Académie Goncourt à rester vigilante, sans pour autant s'inquiéter de la concurrence de l'IA dans le domaine de la grande littérature.Récemment, Philippe Claudel a d'ailleurs signé une tribune, cosignée par plusieurs lauréats du prix Goncourt, appelant au boycott des intelligences artificielles génératives. Une initiative qui soulève des questions essentielles sur l'impact écologique et éthique de ces technologies, ainsi que sur la nécessité de protéger l'esprit humain face à cette vague d'innovations.Alors que la rentrée littéraire approche, l'Académie Goncourt ne prévoit pas de dispositifs de contrôle particuliers, faisant confiance aux éditeurs pour ne pas recourir à l'IA dans la production de leurs textes. Mais il n'exclut pas que cette situation évolue, ouvrant la voie à de nouvelles réflexions sur la certification des œuvres « bio », sans intervention de l'intelligence artificielle.Cet épisode offre un éclairage unique sur les enjeux qui se jouent entre le monde de la littérature et celui de l'intelligence artificielle, invitant les auditeurs à s'interroger sur les défis éthiques, écologiques et artistiques de cette révolution technologique.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
-
985
Cinéma : « Ce n'est pas l'argent de nos impôts mais du secteur lui-même qui finance le CNC » explique son président Gaëtan Bruel
Dans cet épisode de "L'invité de la matinale", Pierre Pillet reçoit Gaëtan Bruel, le président du Centre National du Cinéma et de l'Image Animée (CNC). Ensemble, ils abordent les enjeux du cinéma français, de son financement et de sa fréquentation.L'invité commence par rappeler le rôle et les missions du CNC, cet établissement public chargé de faire de la France un grand pays de cinéma et de création visuelle. Financé non pas par l'argent des contribuables mais par le secteur lui-même, le CNC joue un rôle essentiel pour soutenir la diversité de la production cinématographique française.Il revient ensuite sur les excellents chiffres de fréquentation des salles de cinéma cet été, avec près de 17,5 millions d'entrées en juillet. Un résultat qui s'explique selon lui par le goût des Français pour le 7e art, favorisé par une offre diversifiée et une densité de salles de cinéma unique au monde. Il souligne également l'importance du programme 'Ma classe au cinéma', qui permet à 2 millions d'élèves chaque année de découvrir le cinéma dès le plus jeune âge.Interrogé sur le financement du cinéma français, le président du CNC se félicite de l'accord historique conclu avec Canal+, qui restera le premier financeur privé du secteur avec près d'un milliard d'euros investis sur 5 ans. Une annonce qui a mis fin à une période de tensions, Gaëtan Bruel appelant à la fois à entendre les inquiétudes légitimes sur la concentration du secteur tout en rappelant le rôle essentiel joué par Canal+ dans la diversité de la production.Enfin, il évoque le Sommet des Lumières que le CNC organise le 7 septembre prochain à Saint-Paul-de-Vence. L'objectif de cette rencontre internationale est de réunir les principales figures du cinéma, des séries et du jeu vidéo pour réfléchir ensemble aux enjeux de ces industries face à la concurrence de modèles 'low-cost' et à l'évolution des usages, notamment chez les jeunes générations.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
-
984
Incendies : « Aujourd'hui, même l'anticipation n'est plus suffisante compte tenu de la violence des phénomènes » alerte le lieutenant-colonel Nicolas Galand, secrétaire général de la Fédération nationale des sapeurs-pompiers de France
Dans cet épisode de "L'invité de la matinale", Pierre Pillet reçoit Nicolas Galand, le secrétaire général de la Fédération Nationale des Sapeurs-Pompiers. Ils abordent la situation inédite à laquelle font face les pompiers français face à la recrudescence des incendies, notamment en Gironde et dans le Var. L'invité dresse un bilan alarmant de cette saison des feux, avec déjà plus de 110 000 hectares brûlés sur l'ensemble du territoire. Il craint que cette situation ne s'aggrave encore, les conditions météorologiques ne s'annonçant pas favorables dans les prochaines semaines. La mobilisation des pompiers, dont 80% sont des volontaires, est donc sans précédent. Il revient sur les défis opérationnels auxquels sont confrontés les soldats du feu, entre la violence des phénomènes, la rapidité de propagation des incendies et la nécessité d'une coordination étroite avec les services météorologiques. Il souligne également le travail d'enquête mené par les équipes spécialisées pour déterminer les causes, parfois criminelles, de ces sinistres.Au-delà de la lutte contre les flammes, Nicolas Galand évoque les autres missions assurées par les pompiers, notamment le secours à la personne, qui représentent la majorité de leurs interventions. Il dénonce un « dévoiement » de leur rôle, les pompiers étant trop souvent sollicités pour des missions qui ne relèvent pas de l'urgence. Ce constat l'amène à évoquer les réflexions en cours sur la modernisation de la sécurité civile, avec un projet de loi attendu prochainement. Il souligne la nécessité de revaloriser le statut des sapeurs-pompiers, tant professionnels que volontaires, pour en préserver l'attractivité face aux défis actuels.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
-
983
Guerre au Moyen-Orient : « Pour avoir un résultat équitable dans une négociation, il doit y avoir une symétrie des rapports de force, or ce n'est pas le cas » selon Jean-Paul Chagnollaud, président honoraire de l'iReMMO et directeur de la Revue Confluence Méditerranée
Dans ce nouvel épisode de "L'invité de la matinale", Pierre Pillet reçoit Jean-Paul Chagnollaud, président honoraire de l'iReMMO, directeur de la Revue Confluence Méditerranée et auteur avec Pierre Blanc de l’ « Atlas du Moyen-Orient » aux éditions Autrement. Alors que des pourparlers se tiennent cette semaine à Rome entre Israël et le Liban sous l'égide des États-Unis, l'invité apporte un éclairage sans concession sur cette situation complexe. Spécialiste reconnu du Moyen-Orient, il décrypte les enjeux géopolitiques qui sous-tendent ces négociations, marquées par une profonde asymétrie entre les deux parties.Il ne cache pas son scepticisme quant aux chances de succès de ces pourparlers. Selon lui, le Liban se trouve dans une position de grande faiblesse face à Israël, qui occupe toujours une partie de son territoire et dicte ses conditions. L'expert explique que l'accord-cadre signé en juin entre les deux pays est « complètement asymétrique », imposant de lourdes obligations au Liban en échange d'engagements flous d'Israël. De plus, la destruction de nombreuses villes et villages du sud Liban par l'armée israélienne a profondément déséquilibré les rapports de force.Au-delà de cet aspect, Jean-Paul Chagnollaud souligne que la question du Hezbollah, milice chiite liée à l'Iran, est au cœur du conflit. Selon lui, il est illusoire de penser pouvoir régler la situation libanaise sans s'attaquer au différend irano-américain, qui alimente les tensions depuis des décennies. Il rappelle ainsi que le Hezbollah a été créé en 1982-1983 par l'Iran pour combattre l'occupation israélienne du Liban. Aujourd'hui encore, le groupe armé libanais agit sous l'influence de Téhéran, rendant toute résolution durable du conflit impossible sans un règlement préalable de la question iranienne.Il estime également que la question palestinienne, source historique de déstabilisation au Liban, doit être prise en compte pour espérer une véritable pacification de la région. Selon lui, tant qu'un règlement équitable du conflit israélo-palestinien ne sera pas trouvé, les foyers de tensions perdureront.Enfin, l'universitaire souligne que les enjeux électoraux de court terme, avec les élections législatives israéliennes fin octobre et les élections de mi-mandat américaines en novembre, risquent de pousser les dirigeants à durcir encore leur position, au détriment d'une recherche de compromis.Malgré ce tableau pessimiste, Jean-Paul Chagnollaud n'en appelle pas moins à la recherche de solutions politiques durables, seules à même de mettre fin à un conflit qui dure depuis des décennies et de permettre une véritable stabilisation de la région.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
-
982
Incendies : « Notre vulnérabilité territoriale met des gens en danger, notamment les pompiers », selon la spécialiste Pauline Vilain-Carlotti, géographe spécialiste des incendies de forêt
Dans cet épisode de "L'invité de la matinale", Pierre Pillet reçoit Pauline Vilain-Carlotti, géographe spécialiste des incendies de forêt et auteure de l'ouvrage "L'épreuve du feu, habiter autrement la terre". Ensemble, ils explorent les enjeux liés à la gestion des feux de forêt en France et les pistes pour mieux y faire face.L'invitée commence par revenir sur le débat autour du terme "mégafeu", souvent utilisé pour qualifier les incendies de grande ampleur comme celui qui a ravagé 42 000 hectares en Gironde cette année. Elle explique que ce terme n'est pas vraiment adapté au contexte français, où les feux dépassant 10 000 hectares sont rares. En revanche, elle souligne que l'incendie girondin illustre bien la problématique des "feux convectifs", qui s'autonomisent et deviennent ingérables pour les pompiers.La spécialiste insiste ensuite sur la nécessité de changer de regard sur le feu, en le considérant non plus uniquement comme un fléau, mais aussi comme un outil potentiellement bénéfique pour la gestion des espaces naturels. Elle évoque notamment les pratiques de "brûlage dirigé" développées aux États-Unis et dans certaines régions d'Europe méditerranéenne, qui permettent d'entretenir la végétation et de limiter la propagation des grands incendies.Pauline Vilain-Carlotti pointe également les limites des dispositifs réglementaires actuels, comme l'Obligation Légale de Débroussaillement (OLD), qu'elle juge "intéressante mais inopérante". Selon elle, ces outils restent trop individuels et ne prennent pas suffisamment en compte les dynamiques collectives et territoriales. Elle plaide pour une meilleure intégration de la prévention des incendies dans l'aménagement du territoire, à travers notamment les Plans de prévention des risques d'incendie de forêt (PPRIF).Au-delà des aspects techniques, elle insiste sur la nécessité d'un changement de paradigme dans notre rapport au feu. "Nous ne sommes ni dans la gestion ni dans l'anticipation mais dans la réaction", regrette-t-elle, soulignant que nos territoires restent trop vulnérables face à ce risque. Selon elle, il faudra apprendre à "vivre avec le feu" en réduisant cette vulnérabilité, par exemple en limitant l'urbanisation en zone forestière.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
-
981
ONU : Quelle place la musique occupe-t-elle dans les relations internationales ? Avec Frédéric Ramel, professeur en sciences politiques à Sciences Po Paris
Dans ce nouvel épisode de "L'invité de la matinale", Fabien Albert reçoit Frédéric Ramel, professeur en sciences politiques à Sciences Po Paris et auteur de l'ouvrage "Une diplomatie du sensible : 10 œuvres musicales à l'ONU". Ensemble, ils explorent le rôle de la musique dans la diplomatie onusienne, un aspect méconnu mais essentiel de cette institution.L'invité nous révèle comment, chaque 24 octobre pour l'anniversaire de l'ONU, un concert est organisé au siège de l'organisation à New York. Loin des discours officiels, cette tradition musicale nous en dit long sur la quête d'harmonie et d'universalité qui anime l'ONU. À travers le choix des œuvres et des interprètes, on découvre une institution qui cherche à se rapprocher des sociétés et du "sud global", au-delà du répertoire classique occidental.Il revient notamment sur un moment marquant de cette histoire musicale de l'ONU : la création en 2001, quelques semaines après le 11-Septembre, de l'œuvre "Dosti" du groupe pakistanais Dosti. Un geste fort pour montrer que l'islam ne se résume pas au djihadisme et que la musique peut être un vecteur de dialogue interculturel.Frédéric Ramel souligne également que ces concerts sont devenus un outil de soft power pour certains États, qui cherchent à promouvoir leur image sur la scène internationale. Mais au-delà de ces enjeux géopolitiques, la musique reste un langage universel, capable de transcender les clivages et de rassembler.Alors que le concert de 2025 a malheureusement été annulé, l'invité nous livre ses espoirs pour l'élection du prochain secrétaire général, qui pourrait insuffler un nouveau souffle à cette tradition musicale de l'ONU.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
-
980
Incendies en Gironde : « Le vrai sujet de cette crise est d'organiser l'évacuation des patients en hôpitaux ou en EHPAD » selon Vincent-Nicolas Delpech, directeur général du CHU de Bordeaux
Dans cet épisode de "L'invité de la matinale", Augustin Lefebvre s'entretient avec Vincent-Nicolas Delpech, le directeur général du CHU de Bordeaux, au cœur de la crise provoquée par les gigantesques incendies qui ravagent la région. Alors que plus de 220 000 personnes ont été évacuées, le CHU de Bordeaux a dû faire face à un afflux massif de patients, notamment en provenance d'EHPAD et d'établissements de santé. En seulement 24 heures, l'hôpital a dû créer 243 lits supplémentaires, une prouesse rendue possible grâce à la mobilisation de plus de 4 250 volontaires, professionnels de santé venus prêter main-forte.L'invité revient sur les défis logistiques et organisationnels auxquels son équipe a dû faire face pour accueillir et prendre en charge ces patients, souvent âgés et dépendants. Il évoque notamment la réouverture en urgence d'un ancien EHPAD, entièrement réaménagé en une nuit pour pouvoir les accueillir dans de bonnes conditions.Au-delà des aspects purement médicaux, le directeur du CHU s'inquiète également des conséquences psychologiques que cette crise pourra avoir sur les populations évacuées, ayant perdu leur logement et leurs repères. Il annonce ainsi le renforcement de l'offre de soins en santé mentale pour faire face à cette problématique.Alors que la canicule s'invite également dans cette séquence, Vincent-Nicolas Delpech souligne les défis supplémentaires que cela représente pour son établissement, déjà fortement mobilisé. Malgré la fatigue, il assure cependant que le CHU saura tenir dans la durée, grâce à une organisation rigoureuse permettant la rotation du personnel.Cet épisode offre un éclairage sur la gestion de crise au sein d'un grand hôpital universitaire, confronté à une situation hors-norme qui met à rude épreuve ses équipes. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
-
979
« De la Comédie-Française » de Martin Darondeau et Bertrand Usclat : « Ce film est pour tout le monde, pas que pour les théâtreux », affirme Pauline Clément, sociétaire de la prestigieuse Comédie-Française
Aujourd'hui, dans "L'invité de la matinale", Pierre Pillet reçoit Pauline Clément, sociétaire de la prestigieuse Comédie-Française depuis 11 ans. Elle nous plonge au cœur des coulisses de cette institution emblématique à travers le film qu'elle a co-écrit, "De la Comédie-Française", réalisé par Martin Darondeau et Bertrand Usclat.Pauline Clément incarne Nina, une metteuse en scène qui doit monter la pièce Macbeth dans seulement trois heures. Mais rien ne se passe comme prévu, entre acteurs pas prêts, absences de dernière minute et autres péripéties. Elle nous fait vivre cette première mouvementée, nous faisant découvrir les défis et les imprévus auxquels font face les comédiens de la Comédie Française au quotidien.Au-delà de ces moments cocasses, l'invitée explique que l'objectif du film était de "désacraliser" ces métiers du spectacle vivant, de montrer que derrière les grands rôles et les beaux costumes, il y a aussi des êtres humains avec leurs failles et leurs vulnérabilités. Un véritable pont entre son expérience de comédienne à la Comédie-Française et son passé d'humoriste sur Internet.Elle revient également sur les défis du métier de comédien, notamment la pression et le stress avant une première. Elle partage avec humour et authenticité les réactions parfois surprenantes du public, qui peuvent dérouter les comédiens les plus aguerris. Enfin, la comédienne évoque la réception très positive du film, qui a notamment été primé au Festival de l'Alpe d'Huez, soulignant que l'objectif était de rendre accessible cette institution parfois perçue comme élitiste.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
-
978
Incendies : « On est obligé de répartir nos forces pour lutter efficacement contre les feux » explique Eric Durand, pilote de Canadair et secrétaire général adjoint du Syndicat national des personnels navigants de l'aéronautique civile
Dans cet épisode de "L'invité de la matinale", Pierre Pillet s'entretient avec Éric Durand, pilote de Canadair et secrétaire général adjoint du Syndicat national des personnels navigants de l'aéronautique civile (SNP-NAC). Alors que la France fait face à une saison des feux de forêt sans précédent, avec plus de 116 000 hectares déjà parcourus par les flammes, l'invité nous plonge dans les coulisses de la lutte acharnée menée par les équipages de Canadair.Malgré les moyens limités dont ils disposent, avec seulement deux appareils déployés en Gironde sur les douze que compte la France, les pilotes de Canadair font preuve d'un engagement sans faille. Éric Durand explique que cette situation s'explique par la nécessité de répartir les forces sur l'ensemble du territoire, face à de multiples départs de feux simultanés. Il souligne également les défis liés à la maintenance de ces appareils vieillissants, qui nécessitent des révisions régulières après seulement 75 heures de vol.Mais loin de se décourager, il insiste sur la résilience du système mis en place. Les pilotes sont formés et entraînés pour faire face à ces situations extrêmes, bénéficiant d'un roulement permettant de les reposer régulièrement. Et malgré les difficultés d'approvisionnement en pièces de rechange, les équipes de mécaniciens travaillent sans relâche pour maintenir la flotte opérationnelle.L'invité met également en lumière l'importance de l'entraide européenne, qui a permis de renforcer les moyens aériens et terrestres déployés sur le terrain. Loin de voir cette aide comme un aveu de faiblesse, il y voit au contraire une évolution positive de la solidarité entre pays face à ces défis environnementaux.Au-delà des chiffres et des statistiques, cet épisode offre un regard privilégié sur le quotidien de ces hommes et femmes qui risquent leur vie pour protéger nos forêts et nos habitations. Épuisés mais déterminés, les pilotes de Canadair incarnent la résilience et l'engagement de tous les acteurs mobilisés pour faire face à cette crise historique.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
-
977
Incendies : « Pour des feux de très grande ampleur, il est difficile de savoir précisément l'endroit où ils se trouvent », explique Christophe Chantepy, expert en défense des forêts contre les incendies à l'ONF
Aujourd'hui dans "L'invité de la matinale", Pierre Pillet reçoit Christophe Chantepy, expert en défense des forêts contre les incendies à l'Office Nationale des Forêts. Alors que la Gironde est ravagée par un gigantesque feu de forêt, dévorant plus de 42 000 hectares en quelques jours, il apporte un éclairage essentiel sur le rôle crucial joué par les équipes de l'ONF dans la lutte contre ces sinistres.Christophe Chantepy explique en détail le travail de prévention et de surveillance mené par l'ONF, avec des patrouilles régulières pour sensibiliser le public et faire respecter les interdictions. Il décrit également la mission d'appui aux pompiers, notamment en termes de cartographie et de guidage des moyens de secours, une expertise précieuse face à l'ampleur de ces incendies.L'expert revient sur les facteurs qui ont favorisé la propagation fulgurante de l'incendie en Gironde : la sécheresse extrême de la végétation, les conditions météorologiques difficiles, la quantité importante de combustible accumulée après un hiver pluvieux et un printemps doux. Il souligne également la vulnérabilité du massif forestier landais, marqué par une très grande continuité du couvert végétal, sans discontinuités agricoles pour freiner la progression des flammes.Il alerte sur la recrudescence préoccupante des « feux convectifs », véritables phénomènes météorologiques générés par la puissance des incendies, rendant la lutte extrêmement complexe pour les pompiers. Un défi majeur face au changement climatique, qui se traduit par des étés de plus en plus chauds et secs.Au-delà de la lutte contre les feux en cours, Christophe Chantepy évoque les enjeux de la reconstitution des zones brûlées et de la gestion des massifs forestiers vulnérables, comme celui des Landes. Il souligne la nécessité de diversifier les essences pour faire face aux défis du changement climatique, tout en restant prudent sur les transformations à grande échelle d'un écosystème aussi vaste et fragile.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
-
976
« La Bataille de Gaulle » : « Il y a un écho avec la situation d'aujourd'hui, et ce sera toujours le cas dans dix ans », selon le réalisateur Antonin Baudry, réalisateur français et auteur de la fresque cinématographique en deux parties « La Bataille de Gaulle »
Dans cet épisode de "L'invité de la matinale", Marc Bourreau reçoit Antonin Baudry, réalisateur français et auteur de la fresque cinématographique en deux parties « La Bataille de Gaulle ». Avec un enthousiasme communicatif, il nous plonge dans les coulisses de la création de cette œuvre ambitieuse qui retrace le parcours de Charles de Gaulle, de la débâcle de 1940 à la libération de Paris en 1944.Loin des images d'Épinal, Antonin Baudry nous dévoile un De Gaulle inédit, un homme confronté à l'impossible qui doit bâtir la France Libre sans armée, sans soutien politique et sans même maîtriser l'anglais. Un personnage complexe, traversé d'émotions qu'il s'efforce de dissimuler, incarné avec brio par l'acteur Simon Abkarian. Le réalisateur revient sur les défis relevés pour rendre justice historiquement à cette période tout en touchant un large public, notamment les jeunes. Il évoque les recherches minutieuses menées avec sa co-autrice Bérénice Vila, le rôle essentiel du conseiller historique Julian Jackson, ainsi que le travail de composition des acteurs, véritables piliers de ce film choral.Au-delà de la reconstitution historique, l'invité souligne les résonances contemporaines de cette épopée, des parallèles saisissants avec des événements récents comme l'invasion de l'Ukraine. Un film qui parle autant du passé que du présent, une fresque ambitieuse qui captive et interpelle.Avec cette interview riche et passionnante, il nous offre un éclairage unique sur les coulisses de la création de « La Bataille de Gaulle », un véritable événement cinématographique à découvrir d'urgence.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
-
975
Guerre au Moyen-Orient : « Un nouveau front entre l'Arabie Saoudite et les Houthis est en train de s'ouvrir » selon le général Trinquand, ancien chef de la mission militaire française auprès de l'ONU
Dans cet épisode de "L'invité de la matinale", Marc Bourreau reçoit le général Dominique Trinquand, ancien chef de la mission militaire française auprès de l'ONU, pour décrypter l'évolution du conflit opposant les États-Unis à l'Iran. Alors que les bombardements se poursuivent autour du détroit d'Ormuz, un nouveau front semble s'ouvrir en mer Rouge, avec les attaques menées par les rebelles Houthis contre des pétroliers saoudiens. L'invité explique que cette nouvelle escalade s'inscrit dans l'antagonisme entre l'Arabie saoudite et les Houthis, ces derniers cherchant à bloquer les routes maritimes empruntées par le pétrole saoudien pour rejoindre l'Asie. Au-delà de cette nouvelle menace, il revient sur l'état de l'arsenal américain, confronté à une forte consommation de munitions sophistiquées et coûteuses. Face à la Chine, qui démontre une capacité de production navale impressionnante, les États-Unis peinent à renouveler leurs stocks, ce qui les oblige à se tourner vers d'autres pays comme l'Ukraine pour la fabrication de certains équipements.Sur le plan diplomatique, il souligne que l'objectif initial de changement de régime en Iran semble désormais hors d'atteinte. Le contrôle du détroit d'Ormuz par Téhéran est devenu une véritable « bombe atomique » qui paralyse les efforts américains. Les pays du Golfe, quant à eux, cherchent à s'adapter en diversifiant leurs routes d'exportation et leurs alliances, tandis qu'Israël reste pour l'instant en retrait, préférant se concentrer sur la menace du Hezbollah au Liban.Enfin, l'épisode aborde l'arrestation musclée de deux diplomates français en Iran, un événement qui illustre les tensions internes au sein du régime iranien entre factions dures et plus modérées. La France, de son côté, maintient sa présence dans la région avec l'envoi de navires de déminage, en attendant un éventuel accord qui permettrait une intervention plus large pour sécuriser le détroit d'Ormuz.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
-
974
Budget 2027 : « On est en train de perdre le contrôle de la dette publique » déplore François Ecalle, conseiller maître honoraire à la Cour des comptes
Dans cet épisode de "L'invité de la matinale", Marc Bourreau reçoit François Ecalle, conseiller maître honoraire à la Cour des comptes et ancien rapporteur général de l'institution. Ensemble, ils abordent les défis majeurs auxquels la France fait face en matière de finances publiques.Alors que le Premier ministre Sébastien Lecornu se montre pessimiste sur les objectifs de déficit pour 2027, l'invité dresse un constat alarmant : la dette publique échappe au contrôle et pourrait atteindre 130% du PIB d'ici 2030 si rien n'est fait. Selon lui, la situation est d'autant plus préoccupante que la France devra faire face à des dépenses supplémentaires, notamment pour honorer ses engagements en matière de défense et de transition écologique.Face à ce défi de taille, François Ecalle estime que les économies ne pourront pas être réalisées uniquement sur le budget de l'État. Il pointe du doigt les dépenses de retraites, de santé et des collectivités locales comme les postes les plus importants sur lesquels il faudra agir. Cependant, il reconnaît que ces sujets seront politiquement très difficiles à aborder, surtout dans un contexte de campagne présidentielle où les promesses électoralistes risquent de l'emporter.L'expert évoque également la question épineuse des niches fiscales, qui représentent près de 100 milliards d'euros par an. Bien que des économies puissent être réalisées, il souligne que ce sujet est un véritable «serpent de mer» depuis 30 ans et que les marges de manœuvre restent limitées.Enfin, il aborde l'impact potentiel d'une conjoncture économique dégradée sur les finances publiques. Selon lui, si la croissance venait à ralentir davantage, il faudrait alors laisser jouer les stabilisateurs automatiques plutôt que de chercher à compenser coûte que coûte par de nouvelles économies ou hausses d'impôts.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
-
973
Royaume-Uni : « Andy Burnham aura à cœur de poursuivre l'engagement européen de son prédécesseur », affirme Laetitia Langlois à propos du nouveau Premier ministre
Dans cet épisode de "L'invité de la matinale", Marc Bourreau reçoit Laetitia Langlois, maître de conférences en civilisation britannique, pour décrypter l'arrivée au pouvoir d'Andy Burnham, le nouveau Premier ministre britannique. Âgé de 56 ans, il succède à Keir Starmer et incarne une Angleterre différente, celle du Nord, longtemps délaissée. L'invitée explique que le nouveau Premier ministre est surnommé le « roi du Nord », un homme de terrain qui souhaite ancrer sa politique nationale dans son expérience de maire de Manchester. Contrairement à son prédécesseur, il se distingue par son charisme et ses talents de communicant politique. Laetitia Langlois souligne qu'il entend donner une nouvelle orientation au pays, axée sur l'unité et la cohésion nationale, face à des défis économiques et sociaux majeurs. Le Royaume-Uni peine en effet à se remettre du Brexit, de la crise sanitaire et de la guerre en Ukraine, avec une croissance atone et un chômage qui repart à la hausse. Au-delà de ces enjeux économiques, Andy Burnham devra aussi s'attaquer aux profondes divisions qui traversent la société britannique, notamment autour de l'immigration et de l'identité nationale. L'invitée pointe un climat politique extrêmement tendu, marqué par des actes de violence, à l'image du meurtre récent de l'ancienne députée Ann Widdecombe. Le nouveau Premier ministre aura donc la lourde tâche de tenter de renouer le dialogue et l'apaisement.Sur le plan diplomatique, il devra également composer avec des alliés imprévisibles comme Donald Trump aux États-Unis. Bien que favorable à un rapprochement avec l'Union européenne, il ne remettra pas en cause l'engagement britannique aux côtés de l'Ukraine face à la Russie. Mais la spécialiste souligne que le nouveau locataire de Downing Street n'a jamais eu à gérer ce « monstre politique » qu'est l'ancien président américain.Enfin, l'arrivée d'un catholique à la tête d'un État majoritairement anglican n'aura pas d'impact majeur selon l'experte, la religion restant très en dehors de l'espace politique au Royaume-Uni, contrairement à d'autres pays.Alors que le Parti conservateur semble avoir été complètement marginalisé au profit de la formation populiste Reform UK de Nigel Farage, cet épisode montre que le mandat d'Andy Burnham s'annonce décisif pour l'avenir du Parti travailliste et du Royaume-Uni dans son ensemble.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
-
972
Mission Tara Polaris : « Nos observations vont permettre de documenter et de confirmer les tendances et les impacts du changement climatique », explique Marcel Babin, océanographe, professeur et chercheur à l’université de Laval
Dans cet épisode de "L'invité de la matinale", Marc Bourreau reçoit Marcel Babin, océanographe, chercheur au CNRS à l'Université Laval au Canada, ainsi que directeur scientifique de la mission Tara Polaris. Cette expédition hors norme vient de prendre son envol depuis le port de Lorient, avec pour objectif d'observer au plus près l'évolution du climat et de l'écosystème dans l'océan glacial arctique.L'invité nous plonge dans les détails fascinants de ce navire hybride, la Tara Polar Station, conçu pour dériver dans la banquise pendant plusieurs mois. Avec ses formes arrondies, son épaisse coque en aluminium et ses 4 étages, ce bâtiment semble tout droit sorti d'un roman de Jules Verne. Mais son but est bien réel : documenter les changements drastiques qui affectent cette région du globe, la plus touchée par le réchauffement climatique.Au-delà de l'aspect technique, Marcel Babin nous fait découvrir les enjeux scientifiques de cette expédition. Pendant une vingtaine d'années, les chercheurs vont étudier en détail l'océan, la banquise et l'atmosphère arctique, afin de mieux comprendre les liens entre le climat et la vie microscopique. Des observations inédites qui devraient permettre de faire des découvertes aux frontières de nos connaissances actuelles.Parmi les défis à relever, il évoque notamment la cohabitation au sein de cette station polaire, où 12 personnes seulement vont devoir vivre et travailler ensemble pendant de longs mois, dans des conditions extrêmes. Les risques liés à la présence d'ours polaires sont également abordés, avec des consignes de sécurité bien rodées.Au-delà de l'Arctique, l'océanographe explique aussi les répercussions que peuvent avoir les changements observés dans cette région sur le climat en Europe. Un lien étroit qui se traduit notamment par des épisodes de canicule de plus en plus fréquents.Cet épisode offre une plongée dans les coulisses d'une aventure scientifique hors norme, à la conquête de l'Arctique et de ses mystères. Une mission ambitieuse qui devrait nous en apprendre davantage sur les impacts du changement climatique, et sur la fragilité de notre planète.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
-
971
Intelligence artificielle : « Une guerre technologique s'est engagée » selon Marie Lorand, co-réalisatrice du documentaire "Chine/USA, la guerre de l'IA"
Dans cet épisode de "L'invité de la matinale", Lénaïg Monier reçoit Marie Lorand, co-réalisatrice du documentaire « Chine/USA, la guerre de l'IA ». Ensemble, elles plongent au cœur de la course effrénée qui oppose les États-Unis et la Chine pour dominer le champ de l'intelligence artificielle.L'invitée, experte reconnue dans ce domaine, partage son analyse de cette lutte technologique qui redessine les rapports de force mondiaux. Elle explique comment, en l'espace de quelques années seulement, l'IA s'est imposée comme un enjeu géopolitique majeur, bouleversant profondément nos sociétés.Les auditeurs découvriront comment les deux superpuissances se livrent une véritable guerre pour s'accaparer les technologies les plus avancées, des puces électroniques aux terres rares. Ils comprendront également les implications de cette course à l'IA dans des domaines aussi variés que la défense, l'économie ou encore la création artistique.Avec un regard aiguisé, elle soulève les questions éthiques et sociétales soulevées par l'essor fulgurant de l'intelligence artificielle. Elle alerte sur les risques d'asservissement et de perte d'autonomie de la pensée humaine face à l'omniprésence de l'IA dans nos vies.Cet épisode offre une plongée au cœur des enjeux géopolitiques, économiques et sociétaux de la guerre de l'IA qui oppose les États-Unis et la Chine. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
-
970
Incendies à Fontainebleau : « Le réchauffement climatique impacte notre patrimoine, mais on peut protéger, prévenir et réparer » estime Guillaume Poitrinal, promoteur immobilier et président de la Fondation du Patrimoine
Dans cet épisode, Lénaïg Monier reçoit Guillaume Poitrinal, promoteur immobilier et président de la Fondation du Patrimoine. Alors que la France fait face à des incendies de forêt précoces et dévastateurs, il explique les actions menées pour replanter et protéger les forêts, notamment celle de Fontainebleau. Il évoque également les défis posés par le changement climatique pour le patrimoine bâti et les solutions à mettre en œuvre.L'invité souligne que les canicules deviennent de plus en plus longues et intenses, piégeant la chaleur dans les bâtiments en béton et en pierre, qui ont une forte inertie thermique. Il présente les avantages du bois, un matériau plus léger et sans inertie, permettant de rafraîchir naturellement les logements la nuit. Il insiste sur la nécessité d'adapter l'architecture et l'urbanisme pour lutter contre les îlots de chaleur, en favorisant la végétation, les couleurs claires et une conception bioclimatique des bâtiments.Il déplore que les réglementations actuelles, comme le Diagnostic de performance énergétique (DPE), soient encore trop focalisées sur les économies d'énergie et non sur l'adaptation au changement climatique. Il appelle à une évolution rapide des normes et des pratiques pour construire des villes plus résilientes, avec des bâtiments en matériaux biosourcés et une architecture méditerranéenne. Selon lui, cette transformation est indispensable pour attirer à nouveau les investisseurs et sortir de la crise immobilière.Malgré les alertes répétées des scientifiques et des ministres, Guillaume Poitrinal constate que les changements peinent à se concrétiser, en raison de l'inertie administrative et des lobbies. Il estime que ce sont finalement les populations, les salariés et les entreprises qui devront faire pression pour accélérer cette transition vers une ville plus durable et adaptée aux défis du climat.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
-
969
Fin de vie : « Sur ce texte, il n'y a jamais eu de vrai échange ni de recherche de compromis » déplore Ségolène Perruchio, présidente de la Société française d'accompagnement et de soins palliatifs
Dans cet épisode de "L'invité de la matinale", Lénaïg Monier reçoit Ségolène Perruchio, médecin et présidente de la Société française d'accompagnement et de soins palliatifs. Alors que le projet de loi sur la fin de vie est en discussion à l'Assemblée nationale, elle apporte un éclairage essentiel sur les enjeux éthiques et pratiques de ce texte controversé.Elle explique d'abord que ce projet de loi ne vise pas à légiférer sur quelques situations exceptionnelles, comme certains députés le croient, mais bien à ouvrir un droit général au choix du moment de sa mort. Elle alerte sur les risques d'une telle mesure, qui pourrait être utilisée par défaut faute d'un accès suffisant aux soins palliatifs. L'invitée revient ensuite sur l'histoire des soins palliatifs, qui offrent une troisième voie entre la souffrance en fin de vie et l'anticipation de la mort. Elle témoigne de son expérience quotidienne auprès de patients qui, bien qu'ayant parfois réclamé la mort, ont finalement choisi de continuer à vivre après avoir été accompagnés de manière satisfaisante.Elle souligne également les dilemmes éthiques auxquels seraient confrontés les soignants si ce projet de loi était adopté. Contraints d'effectuer des actes qu'ils refusent pour des raisons de conscience, ils craindraient une grave altération de la relation de confiance avec leurs patients.Enfin, elle met en garde contre les risques d'une médecine à deux vitesses, où l'euthanasie serait plus accessible que les soins palliatifs, au détriment des plus vulnérables. Un enjeu majeur dans ce débat de société aux multiples ramifications.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
-
968
Défilé du 14 juillet : « Il était important de montrer à nos concitoyens qu'ils peuvent compter sur les forces armées » explique le général Loïc Mizon
Dans cet épisode de "L'invité de la matinale", Lénaïg Monier s'entretient avec le général Loïc Mizon, le 140e gouverneur militaire de Paris, à l'occasion du défilé du 14 juillet. Alors que la France s'apprête à célébrer sa fête nationale avec éclat, il nous plonge dans les coulisses de cet événement emblématique, révélant les enjeux, les défis et la symbolique qui l'entourent.Tout d'abord, l'invité souligne le caractère particulier de cette année, marquée par un contexte géopolitique tendu, avec notamment la guerre en Ukraine et les opérations au Moyen-Orient. Cependant, il insiste sur le fait que le défilé du 14 juillet doit avant tout incarner la fête nationale, la fierté et la cohésion de la nation française. Pour ce faire, les organisateurs ont mis l'accent sur un triptyque essentiel : la crédibilité opérationnelle des forces armées, la cohésion nationale et le partenariat stratégique avec les alliés de la France.Le général Loïc Mizon revient également sur l'importance de la présence de délégations étrangères, qui témoigne de l'appartenance de la France à un écosystème d'alliés et de partenaires, tant au sein de l'Union Européenne que de l'OTAN. Cette dimension internationale du défilé prend tout son sens dans le contexte actuel de « dérégulation des relations internationales » et de « recours systématique à la violence ».Mais il ne se contente pas de nous livrer les enjeux stratégiques du défilé. Il nous fait également découvrir les coulisses de son organisation, un processus long et itératif qui implique de nombreux acteurs, des chefs d'état-major aux autorités politiques. Il évoque notamment les défis logistiques liés aux conditions météorologiques, avec des adaptations spécifiques pour faire face aux épisodes caniculaires.Au-delà de ces aspects pratiques, le Général Mison insiste sur l'importance de la musique militaire, véritable vecteur de solennité et de transmission des valeurs. Il nous dévoile ainsi les innovations apportées cette année, avec une programmation musicale plus enlevée et diversifiée, mettant notamment en valeur la création d'un « hymne de la liberté ».Enfin, il nous rappelle la dimension historique de sa fonction, en tant que 140e gouverneur militaire de Paris. Il incarne ainsi la permanence et la solidité de l'État, tout en étant un passeur entre le passé, le présent et l'avenir de la France. Un rôle qu'il assume avec fierté et dévouement, dans ce haut-lieu de l'histoire militaire française qu'est l'Hôtel National des Invalides.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
-
967
Hommage à Alfred Dreyfus : « Cette affaire est la preuve qu'on peut lutter contre l'antisémitisme » estime Vincent Duclert
Dans cet épisode de « L'invité de la matinale », Lénaïg Monier reçoit Vincent Duclert, historien, spécialiste de l'affaire Dreyfus et inspecteur général de l'Éducation nationale. Ensemble, ils reviennent sur les 120 ans de la réhabilitation d'Alfred Dreyfus et sur l'actualité de cette affaire qui reste un symbole de la lutte contre l'antisémitisme.L'entretien s'ouvre sur les émouvantes paroles de Charles Dreyfus, le petit-fils du capitaine Dreyfus, qui a pris part à la cérémonie de commémoration organisée la veille à Paris. Malgré son grand âge de 98 ans, il a fait part de sa tristesse de voir l'antisémitisme resurgir avec autant de vigueur en France, mais aussi de sa profonde satisfaction de voir la statue d'Alfred Dreyfus enfin installée devant la Cour de cassation, qui a proclamé son innocence en 1906. L'invité revient en détail sur le long périple de cette statue, rejetée pendant des années par les institutions, témoignage du « temps du déni et du mépris » qu'a connu la famille Dreyfus après la réhabilitation. Il souligne l'importance du rôle joué par des personnalités comme Charles Dreyfus lui-même, le directeur du musée d'art et d'histoire du judaïsme Paul Salmona ou encore l'ancienne ministre de la Culture Aurélie Filippetti pour faire aboutir ce projet.L'historien explique également comment l'affaire Dreyfus, malgré les attaques et polémiques dont elle a fait l'objet, est devenue un symbole de la lutte contre l'antisémitisme et de la défense des valeurs républicaines. Il salue à ce titre l'initiative du président Emmanuel Macron d'instaurer une journée nationale de commémoration, jugeant que cela permettra à la société française de s'emparer durablement de cette histoire.Revenant sur les récents actes antisémites survenus à Sarcelles, Vincent Duclert insiste sur le fait que l'affaire Dreyfus montre qu'il est possible de lutter efficacement contre l'antisémitisme, à condition de s'attaquer frontalement aux discours haineux et de repenser la démocratie pour mieux protéger les minorités. Il souligne également l'importance du rôle joué par les femmes, à l'instar de Lucie Dreyfus, dans la défense de son mari et la recherche de la vérité.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
-
966
Économie française : « Il y a un rebond dans l'industrie, dans les services et dans le bâtiment et les travaux publics » constate Emmanuel Moulin, gouverneur de la Banque de France
Dans cet épisode de "L'invité de la matinale", David Abiker reçoit Emmanuel Moulin, le gouverneur de la Banque de France. Celui-ci livre son analyse sur les impacts économiques potentiels d'une victoire de l'équipe de France à la Coupe du monde de football, avant d'aborder des sujets plus larges concernant la situation économique du pays.Le gouverneur commence par tempérer l'enthousiasme autour d'une éventuelle victoire des Bleus, expliquant que l'impact économique resterait limité, avec seulement quelques secteurs comme la télévision ou la restauration qui pourraient en bénéficier. Il souligne que l'essentiel est de saluer la performance sportive de l'équipe.Le cœur de l'entretien se concentre ensuite sur l'évolution de la conjoncture économique française. Emmanuel Moulin revient sur les prévisions de croissance de la Banque de France, qui ont été revues à la hausse grâce à des indicateurs plus favorables que prévu en juin. Il explique que l'enquête mensuelle de conjoncture a notamment fait état d'un rebond dans l'industrie et les services, malgré des carnets de commandes encore déprimés.Il se montre prudent quant à la suite, jugeant l'environnement géopolitique extrêmement volatile. Il estime néanmoins que l'économie française a fait preuve de résilience ces derniers mois, avec des entreprises capables de s'adapter, notamment face à la canicule.Il évoque ensuite les défis à venir, à commencer par le feuilleton budgétaire qui s'annonce complexe, dans un contexte de déficit public élevé et de dette qui continue d'augmenter. Il plaide pour un assainissement des finances publiques, jugeant que cela conditionne la capacité d'investissement de la France dans des secteurs stratégiques comme l'intelligence artificielle ou la transition écologique.Interrogé sur son indépendance vis-à-vis du pouvoir politique, le gouverneur se veut rassurant, affirmant que la Banque de France ne s'immisce pas dans le débat démocratique mais peut néanmoins rappeler certaines réalités économiques incontournables. Il se dit ainsi prêt à corriger d'éventuelles « âneries » économiques qui pourraient être proférées durant la campagne présidentielle.Enfin, Emmanuel Moulin défend l'engagement et le professionnalisme des fonctionnaires, tout en reconnaissant que des progrès peuvent être faits en termes d'efficacité de la dépense publique. Il se dit fier de son parcours de haut fonctionnaire et rejette l'idée d'être un « homme d'Emmanuel Macron », affirmant avoir sa propre vie et indépendance.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
-
965
Armement : « La France n'est pas dépendante des Etats-Unis, 90% du budget investi reste dans le pays » affirme Patrick Pailloux
Dans cet épisode de "L'invité de la matinale", David Abiker reçoit Patrick Pailloux, le délégué général pour l'Armement, pour une plongée au cœur de la Direction générale de l'armement (DGA). Cet organisme gouvernemental, fort de près de 10 000 civils et militaires, joue un rôle essentiel dans la défense et l'armement de la France.L'invité explique avec clarté la mission de la DGA : assurer la souveraineté française en matière de technologies de défense. Grâce à ses 8 000 ingénieurs, techniciens et ouvriers, la DGA conçoit, teste et maîtrise l'ensemble des technologies nécessaires à l'équipement des forces armées françaises, du nucléaire aux drones en passant par les sous-marins et les avions de chasse.Patrick Pailloux souligne l'importance pour la France de ne pas dépendre de l'étranger pour son armement, notamment des États-Unis. Il détaille les efforts déployés pour garantir cette indépendance, à travers des cahiers des charges exigeants avec les sous-traitants et une expertise technologique pointue.Mais la DGA doit aussi s'adapter aux évolutions du champ de bataille, passant d'une logique de développement de systèmes d'armes sophistiqués sur le long terme à une agilité accrue, capable de produire rapidement des équipements plus légers et modulaires, à l'image des drones. Il explique comment la DGA s'organise pour concilier ces deux approches, en intégrant étroitement les militaires, les industriels et ses propres équipes.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
-
964
Marine Le Pen condamnée : « Jordan Bardella en est la première victime » selon Jérôme Jaffré
Dans cet épisode de « L'invité de la matinale », David Abiker reçoit le politologue Jérôme Jaffré pour décrypter la décision de Marine Le Pen de se porter candidate à l'élection présidentielle malgré sa condamnation judiciaire.Alors que Paris est paralysé par les embouteillages en raison des préparatifs de la Fête nationale, il analyse avec détachement la stratégie de la candidate du Rassemblement national. Il souligne la « dichotomie intéressante » entre le « message politique extrêmement clair » de Marine Le Pen, qui affirme sa candidature, et la « confusion judiciaire » qui entoure son dossier.L'expert explique que Marine Le Pen « revient du fond des enfers » et que son parcours tumultueux, fait d'épreuves surmontées, la fait entrer dans l'histoire des candidats présidentiels. Cependant, face à la justice, elle est prête à « user de tous les artifices pour sortir du problème », notamment en demandant l'autorisation de se déplacer librement malgré sa condamnation.Jérôme Jaffré souligne le « bras de fer » qui s'installe entre Marine Le Pen et la justice, avec le pourvoi en cassation déposé par la candidate. Il analyse les enjeux de cette stratégie, qui vise à jouer sur le temps et la liberté de l'électeur pour limiter la portée de la condamnation. Le journaliste évoque également les prochains bras de fer qui pourraient opposer Marine Le Pen, si elle était élue présidente, au Conseil constitutionnel.Au-delà de l'aspect judiciaire, il s'intéresse aussi à l'impact politique de cette affaire. Il constate que la décision de Marine Le Pen a déstabilisé ses adversaires, en particulier Jordane Bardella, qui se retrouve « trois pas derrière » dans la hiérarchie du Rassemblement national. L'expert souligne également que cette situation renforce la polarisation du débat présidentiel, avec un affrontement de plus en plus clair entre Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon. Il estime que cette présidentielle risque de se jouer davantage sur la sanction de la classe politique que sur la résolution des problèmes du pays.Enfin, Jérôme Jaffré s'interroge sur la perception des électeurs face à la condamnation de Marine Le Pen. Il souligne que le niveau de défiance envers les institutions est tel que cela pourrait finalement profiter à la candidate du Rassemblement national, considérée comme une figure de la « sanction » du système.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
-
963
Sommet de l'OTAN : « Il ne faut pas prendre au premier degré les menaces de Donald Trump » estime Hubert Védrine, diplomate et ancien ministre des Affaires étrangères dans le gouvernement Jospin
Dans cet épisode de "L'invité de la matinale", David Abiker reçoit Hubert Védrine, diplomate et ancien ministre français des Affaires étrangères, pour décrypter les enjeux du prochain sommet de l'OTAN. Alors que le président américain Donald Trump a souvent critiqué le manque d'investissement des Européens dans leur défense, ce sommet sera l'occasion pour les alliés de l'OTAN de trouver un équilibre entre les exigences américaines et leur volonté d'affirmer une plus grande autonomie stratégique. Hubert Védrine, fin connaisseur des arcanes de la diplomatie internationale, analyse en détail les différentes positions des pays européens sur cette question. Il explique notamment comment certains, comme la France, plaident pour une prise en main progressive de leur sécurité, quand d'autres, à l'instar de la Pologne, préfèrent rester dans le giron sécuritaire américain. Il met également en lumière les enjeux industriels et technologiques qui se cachent derrière ces choix stratégiques, avec la volonté des États-Unis de conserver leur domination sur le marché de l'armement européen. Au-delà des déclarations officielles, le diplomate invite à scruter attentivement le communiqué final du sommet pour y déceler d'éventuelles avancées, même minimes, vers une plus grande autonomie européenne en matière de défense. Un sujet qui montre à quel point les Européens sont tiraillés entre leur dépendance historique vis-à-vis des États-Unis et leur aspiration à devenir une véritable puissance géopolitique.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
-
962
250 ans des États-Unis : « Trump a kidnappé les célébrations de la fête nationale américaine à son profit » selon Laurence Nardon, chercheuse et spécialiste de l'histoire des idées politiques aux États-Unis
Dans cet épisode de "L'invité de la matinale", David Abiker reçoit Laurence Nardon, chercheuse et spécialiste de l'histoire des idées politiques aux États-Unis. Ensemble, ils reviennent sur les célébrations du 4 juillet, marquant les 250 ans de l'indépendance américaine.Elle explique que la majorité des Américains ont célébré cet événement historique, avec des festivités dans tout le pays, des défilés aux fêtes de quartier. Cependant, elle souligne que le président Donald Trump a largement « kidnappé » ces célébrations à son profit, en en faisant un « plus grand meeting de Trump de tous les temps ».Selon l'experte, Donald Trump a mélangé la célébration des fondamentaux américains, comme l'indépendance et les pionniers, avec son propre discours politique. Il a notamment dénoncé le « wokisme » et la montée de l'extrême-gauche au sein du Parti démocrate, qu'il assimile au communisme. Laurence Nardon estime que cette rhétorique anticommuniste sera probablement au cœur de la stratégie républicaine pour les élections de mi-mandat de novembre prochain.L'invitée souligne également que Trump a tenté de détourner l'attention des échecs de sa politique étrangère, comme la guerre en Ukraine ou les tensions avec l'Iran. Elle pense que le président républicain cherche à faire oublier ces revers en créant un buzz médiatique permanent autour de sujets comme Cuba.Enfin, elle évoque les enjeux des élections de mi-mandat pour les républicains. Selon elle, l'inflation et la montée de l'aile radicale du Parti démocrate pourraient leur faire perdre le Congrès. Mais elle estime que Trump saura, quoi qu'il arrive, tisser un récit de victoire pour sa base électorale.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
-
961
Déficit public, retraites, jeunesse : le MEDEF dévoile son plan de bataille, avec son président Patrick Martin, depuis les Rencontres économiques d'Aix-en-Provence
Dans cet épisode, David Abiker reçoit Patrick Martin, le président du MEDEF, pour aborder les propositions économiques de l'organisation patronale en vue de redresser les finances publiques françaises. Alors que la France fait face à un endettement public record et à un déficit budgétaire élevé, le MEDEF entend jouer un rôle de premier plan dans le débat sur l'assainissement des comptes de l'État. Patrick Martin dévoile ainsi le plan du MEDEF, qui vise à réaliser 100 milliards d'euros d'économies sur les quatre prochaines années, dont 44 milliards dès l'année prochaine. Le président du MEDEF explique que ces économies passeront notamment par une maîtrise des coûts de fonctionnement de la fonction publique, en limitant les remplacements de départs à la retraite. Mais il insiste sur le fait que ces efforts n'affecteront pas les services publics de première ligne, comme la santé ou la sécurité, qu'il faudra au contraire mieux rémunérer pour attirer les meilleurs profils.Patrick Martin aborde également la question sensible des retraites, un des principaux postes de dépenses publiques. Il défend l'idée d'une contribution des retraités les plus aisés, afin de consolider durablement les régimes de retraite, sans pour autant envisager une hausse généralisée des impôts, qu'il juge contre-productive.Au-delà des aspects budgétaires, l'entretien met en lumière l'intérêt du MEDEF pour la situation de la jeunesse française, avec un taux de chômage jugé préoccupant. Patrick Martin plaide ainsi pour un développement massif de l'apprentissage, qu'il considère comme la meilleure voie d'accès à l'emploi pour les jeunes.Cet épisode offre un éclairage détaillé sur les priorités économiques et sociales du MEDEF, dans un contexte de pré-campagne présidentielle où les enjeux budgétaires et l'avenir de la jeunesse seront au cœur des débats.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
-
960
Intelligence artificielle : «l'IA va profondément changer la manière de faire de la recherche», estime Laura Chaubard, DG de l'Ecole Polytechnique
Dans cet épisode passionnant de « L'invité de la matinale », David Abiker s'entretient avec Laura Chaubard, la directrice générale de l'École polytechnique, qui annonce la création d'un nouvel institut dédié aux mathématiques et aux sciences fondamentales. Vêtue de son uniforme de polytechnicienne, Laura Chaubard explique les ambitions de ce projet ambitieux, financé en partie par un don historique de 50 millions d'euros de Bernard Arnault, propriétaire de Radio Classique et ancien élève de l'X. Cet institut vise à établir une véritable « résidence mathématique », accueillant des chercheurs du monde entier pour des périodes de création et de collaboration avec les laboratoires de l'école.Au-delà de cet aspect, Laura Chaubard aborde les enjeux de la recherche fondamentale face à l'essor de l'intelligence artificielle. Bien que les prouesses de l'IA en mathématiques soient impressionnantes, elle souligne la nécessité du « cerveau humain » pour orienter la recherche, administrer les preuves et faire naître ces « fulgurances » qui permettent de mieux comprendre le monde dans sa complexité.L'entretien explore également les efforts de l'École polytechnique pour diversifier ses recrutements et attirer davantage de jeunes, notamment de jeunes femmes, vers les filières scientifiques. Laura Chaubard explique les différentes voies d'accès offertes, au-delà de la traditionnelle filière des classes préparatoires.Enfin, la directrice de l'X revient sur le rôle de l'école dans la souveraineté et le rayonnement de la France, soulignant l'importance stratégique de l'excellence scientifique et technologique dans un monde marqué par les affirmations de puissance de certaines parties du globe.Cet épisode captivant offre un aperçu passionnant des ambitions de l'École polytechnique et de son rôle central dans la promotion des mathématiques et des sciences fondamentales, au service de la France et de son influence internationale.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
-
959
Le pape Léon XIV veut placer l’humain à l’ère de l’intelligence artificielle, explique Éric Salobir, prêtre et consultant en nouvelles technologies
Dans cet épisode, David Abiker reçoit Éric Salobir, un prêtre dominicain qui préside la Human Technology Foundation. Éric Salobir est un expert reconnu des questions d'intelligence artificielle et a notamment contribué à la rédaction de l'encyclique « Magnifica Humanitas » du pape François, qui traite de l'impact de l'IA sur l'humanité.Éric Salobir explique que la Fondation qu'il préside a contribué à la création d'une coalition de 30 entreprises visant à accompagner les transformations liées à l'intelligence artificielle dans le monde professionnel. L'objectif est de s'assurer que les salariés soient prêts à travailler avec l'IA, afin d'éviter les licenciements massifs. Selon Éric Salobir, il ne s'agit pas d'une « job apocalypse », mais de changements importants qu'il faut anticiper pour en faire bénéficier l'humain.Le prêtre dominicain revient également sur son rôle dans la préparation de l'encyclique du pape François, qui place l'humain au cœur des enjeux de l'intelligence artificielle. Il souligne que cette encyclique, intitulée « Magnifica Humanitas », a rapidement été saluée au-delà des milieux catholiques, car elle aborde des questions éthiques importantes pour tous. Selon lui, le pape François, qui est américain et a un master en mathématiques, apporte une voix différente de celle des « gourous de la tech » sur ces sujets.Éric Salobir évoque également les apports que l'Église peut avoir pour le monde de l'entreprise et du travail, au-delà du prosélytisme, grâce à sa longue expérience de la « fréquentation de l'humanité ». Il souligne notamment l'importance du souci de l'autre et de la capacité d'écoute et de dialogue, qui peuvent être bénéfiques dans un monde de la « punchline ».Enfin, Éric Salobir partage son regard sur la visite prochaine du pape François en France, notamment à Notre-Dame de Paris, qu'il verra restaurée. Il y voit un symbole de la transformation, de l'amélioration et de la solidarité, des valeurs chères à l'Église.Cet épisode offre un éclairage passionnant sur les liens entre l'Église catholique et le monde de la technologie, à travers le témoignage d'un prêtre à la fois geek et humaniste, qui souhaite réconcilier ces deux univers.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
-
958
Canicule à Paris: «Je suis très surpris de l'inaction entre 2019 et aujourd'hui», déclare Jean-Michel Blanquer
Dans cet épisode de L'invité de la matinale, David Abiker reçoit Jean-Michel Blanquer, ancien ministre de l'Éducation nationale et président fondateur du Think tank le "Laboratoire pour la République". Leur entretien aborde des sujets brûlants de l'actualité française, de l'autonomie de la Corse à la baisse du niveau d'orthographe des élèves.Jean-Michel Blanquer partage d'abord son analyse sur le texte accordant plus d'autonomie à la Corse, adopté récemment. Selon lui, cela ouvre une « boîte de Pandore » et crée un « précédent » dangereux, alors que la Corse n'est pas discriminée et que les vrais enjeux sont économiques et sociaux. Il met en garde contre les dérives du communautarisme et de la fragmentation de la société française, appelant à renouer avec le « bien commun » et le « sens de l'intérêt général ».Le débat se porte ensuite sur la question de l'orthographe et de la notation des copies au baccalauréat. Jean-Michel Blanquer reconnaît que le niveau s'est dégradé depuis les années 80 et que remonter cette pente sera un défi de longue haleine, malgré les efforts entrepris durant son mandat. Il salue néanmoins le travail de son successeur, Edouard Geffray, pour renouer avec l'exigence en matière d'orthographe.L'entretien aborde également la gestion de la canicule dans les établissements scolaires. Jean-Michel Blanquer revient sur les mesures prises en 2019 et appelle les collectivités locales à s'équiper davantage pour faire face au réchauffement climatique.Enfin, l'ancien ministre présente les prochaines Universités d'été du Laboratoire pour la République, qui se tiendront les 28 et 29 août à Sens. Il promet des débats de haut niveau avec des personnalités de tous bords politiques, dans un esprit de dialogue et de respect mutuel, pour proposer un « projet de société » pour la France de demain.À travers cet entretien riche et engagé, Jean-Michel Blanquer livre son analyse sur les enjeux majeurs qui façonneront l'avenir de la République française.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
-
957
« La Source vive », le nouvel écrin d’Evian : Le récit de sa conception par l’architecte Philippe Chiambaretta
Dans cet épisode, David Abiker reçoit l'architecte Philippe Chiambaretta, concepteur de la nouvelle salle de concert d'Evian, La Source Vive. Ce projet architectural ambitieux, niché au cœur d'un bois au bord du lac Léman, a été conçu pour offrir une expérience acoustique exceptionnelle aux amateurs de musique de chambre.Philippe Chiambaretta retrace le cheminement créatif qui a mené à la réalisation de ce bâtiment singulier. Partant d'une clairière naturelle, les architectes ont imaginé une salle de forme circulaire, baignée de lumière naturelle grâce à un oculus au plafond. Guidés par les précieux conseils d'un acousticien de renom, ils ont veillé à offrir un volume sonore optimal, avec 11 mètres cubes par spectateur, permettant une immersion totale dans la musique.L'architecte évoque également les choix de matériaux, privilégiant le bois, le cuir et le plâtre pour créer une atmosphère chaleureuse et feutrée, à l'image des désirs du musicien Renaud Capuçon, qui a participé à la conception du projet. Les premières réactions enthousiastes des artistes ayant joué dans cette salle témoignent de la réussite acoustique de l'ouvrage.Au-delà de cet aspect musical, Philippe Chiambaretta aborde la question de l'adaptation des bâtiments au climat, un sujet brûlant d'actualité. Il revient sur les défis de la climatisation et les solutions envisageables, comme le verdissement des villes, pour lutter contre les îlots de chaleur urbains. Partisan d'une approche globale et systémique, l'architecte plaide pour une évolution intelligente des normes de construction, afin de concilier exigences techniques et enjeux environnementaux.Cet épisode offre un éclairage passionnant sur les coulisses de la conception d'un lieu dédié à la musique, tout en abordant les problématiques contemporaines de l'architecture et de la ville durable.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
-
956
« Le scandale du périscolaire à Paris n'est que la face émergée de l'iceberg » estime Céline Greco
Dans cet épisode, David Abiker s'entretient avec le Professeur Céline Greco, médecin spécialiste de la douleur et chef de service à l'hôpital Necker. Ensemble, ils abordent la question des violences subies par les enfants, aussi bien dans le cadre familial que dans le milieu périscolaire.Le Professeur Greco, qui a fondé l'association Impact, évoque les récents scandales liés aux violences dans les structures périscolaires parisiennes. Elle souligne le manque de formation et de supervision du personnel encadrant, qui a permis ces abus de se produire. Au-delà de ce cas spécifique, elle explique que ce problème est malheureusement plus répandu et qu'il faut prendre conscience de la difficulté à écouter et à croire la parole des enfants lorsqu'ils signalent des violences.La discussion se porte ensuite sur le système de l'aide sociale à l'enfance, qui prend en charge près de 400 000 jeunes en France. Le Professeur Gréco déplore les disparités importantes entre les départements dans la prise en charge de ces enfants, que ce soit en termes de scolarité, de santé ou d'accompagnement jusqu'à la majorité. Elle soulève la question d'une éventuelle recentralisation de ce système, tout en soulignant l'importance de laisser de l'autonomie aux collectivités territoriales.L'association IM’PACTES, dont le Professeur Greco est la présidente, a ouvert un premier centre d'appui à l'enfance à Paris en décembre dernier. Un deuxième centre vient d'être inauguré à Bordeaux, dans le cadre d'un partenariat public-privé. Ces structures visent à prendre en charge la santé des enfants confiés à l'aide sociale, afin de favoriser leur insertion sociale et scolaire. Le Professeur Greco explique les ambitions de ce projet et les résultats déjà observés.Enfin, l'invitée revient sur l'histoire de la protection de l'enfance, depuis la Rome antique jusqu'à la ratification de la Convention internationale des droits de l'enfant par la France en 1989. Elle souligne le chemin parcouru, tout en rappelant que des progrès restent à faire pour véritablement placer l'enfant au cœur des préoccupations de la société.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
-
955
Canicule : « Depuis 2003, les EHPAD sont extrêmement encadrés » rappelle Patrice Machuret
Dans cet épisode, David Abiker reçoit Patrice Machuret, directeur d'EHPAD. Patrice Machuret partage son expérience et son expertise sur les défis auxquels font face les établissements accueillant des personnes âgées face à la recrudescence des épisodes caniculaires.Ancien journaliste politique à France 3, Patrice Machuret a fait le choix un jour de tout quitter pour se consacrer à la direction d'EHPAD. Il revient sur ce parcours atypique et explique ce qui l'a poussé à s'engager dans ce secteur. Au-delà de son témoignage personnel, Patrice Machuret livre un éclairage précieux sur les réalités du quotidien dans les EHPAD. Il décrit les mesures mises en place pour protéger les résidents lors des fortes chaleurs, comme l'aménagement de salles climatisées, l'adaptation des menus ou encore l'accompagnement renforcé du personnel. L'invité souligne également les défis de taille auxquels sont confrontés ces établissements, entre manque de moyens, pénurie de personnel et perte de confiance des familles. Il plaide pour une prise de conscience collective et appelle les candidats à l'élection présidentielle à faire de la dépendance des personnes âgées un enjeu majeur de leur programme.Au-delà des enjeux politiques, Patrice Machuret témoigne avec bienveillance et humanité du travail remarquable accompli par les équipes soignantes au quotidien, malgré des conditions parfois difficiles. Un épisode riche en enseignements sur un sujet essentiel pour notre société vieillissante.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
-
954
Violences faites aux femmes : « c’est une question d’anthropologie, pas de délinquance » estime le paléoanthropologue Pascal Picq
Dans cet épisode de L'invité de la matinale, David Abiker reçoit Pascal Picq, paléoanthropologue, pour discuter de son ouvrage récemment publié, "Anthropologie des violences faites aux femmes au XXIe siècle". Alors que notre époque est marquée par des avancées significatives en matière d'égalité entre les hommes et les femmes, Pascal Picq soulève une problématique troublante : la persistance de violences, parfois extrêmes, exercées par les hommes envers les femmes. En tant qu'anthropologue, il analyse ce phénomène d'un point de vue éthologique, c'est-à-dire en étudiant le comportement de l'espèce humaine dans son ensemble.L'invité explique que, contrairement à la plupart des autres espèces animales, les violences des mâles envers les femelles sont particulièrement répandues et brutales chez l'Homo sapiens. Il se demande ce qui peut expliquer cette spécificité de notre espèce, alors que les chimpanzés, pourtant proches de nous génétiquement, ne connaissent pas de tels comportements.Pascal Picq souligne que ces violences s'expriment dans différents domaines de la vie des femmes : dans la sphère privée, avec les féminicides commis par des partenaires ou ex-partenaires ; dans l'espace public, avec les harcèlements et agressions subis lors des déplacements ; et sur le lieu de travail, avec des violences de la part d'hommes connus mais pas nécessairement proches.L'anthropologue voit dans ces phénomènes le signe d'une "crise" de la masculinité, liée à la "reconquête" par les femmes de leur place dans la cité et le monde du travail. Selon lui, nos sociétés modernes, héritières de la "domination masculine" depuis la Renaissance, peinent à s'adapter à cette évolution.Au-delà des aspects criminels et judiciaires, Pascal Pic invite à une réflexion de fond sur l'éducation des garçons et les représentations véhiculées, notamment par les médias et les réseaux sociaux, concernant le rapport des hommes aux femmes et aux enfants. Il souligne également l'importance de recréer du lien social et communautaire, pour pallier l'isolement des familles dans la "vie privée".Cet épisode offre un éclairage anthropologique passionnant sur un enjeu majeur de notre époque, invitant à repenser en profondeur les relations entre les hommes et les femmes dans notre société.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
-
953
Canicule : « Il faut espérer que ce choc débouche sur des actions climatiques » souligne l’économiste Christian de Perthuis
Dans cet épisode, David Abiker reçoit Christian de Perthuis, économiste et auteur de «Carbone fossile-carbone vivant : vers une nouvelle économie du climat» aux éditions Gallimard / Folio Ensemble, ils explorent les multiples facettes de la canicule précoce qui frappe la France, un événement extrême directement lié au réchauffement climatique.Christian de Perthuis commence par souligner les trois aspects marquants de cette canicule : son intensité record, sa précocité inhabituelle en plein mois de juin, et sa durée inquiétante. Il explique que ce choc climatique remet en cause de nombreuses certitudes, notamment sur la saisonnalité des épisodes caniculaires. Ainsi, les écoles, qui n'étaient pas préparées à faire face à de telles conditions, se retrouvent désemparées.L'invité insiste sur l'importance de dépasser le débat stérile entre adaptation et atténuation face au changement climatique. Il souligne que ces deux leviers d'action sont désormais indissociables et doivent être pensés de manière complémentaire. Illustrant son propos par des exemples concrets dans les secteurs agricole et énergétique, Christian de Perthuis montre comment des solutions innovantes peuvent à la fois réduire les émissions de gaz à effet de serre et renforcer la résilience des systèmes face aux impacts.Au-delà de ces enjeux techniques, l'économiste aborde également la question du modèle de croissance économique. Il affirme que le paradigme de croissance hérité des Trente Glorieuses, basé sur l'expansion du capital et l'utilisation massive d'énergies fossiles, est désormais révolu. Un nouveau modèle de croissance, plus sobre et plus respectueux du vivant, doit émerger pour construire une société plus durable et équitable.Malgré la gravité du choc causé par cette canicule précoce, Christian de Perthuis se veut optimiste. Il estime que ce traumatisme peut être l'occasion d'accélérer la transition écologique, à condition qu'elle soit menée de manière juste et inclusive. Loin de se résumer à une simple décroissance, cette transition ouvre la voie à de nouvelles formes de prospérité, fondées sur le bien-être et la régénération des écosystèmes.Au fil de cet entretien passionnant, Christian de Perthuis partage son expertise et sa vision d'une société en mutation face aux défis du changement climatique. Un épisode essentiel pour comprendre les enjeux et les perspectives de la transition écologique.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
-
952
Marc Bloch au Panthéon : « il a sauvé l'honneur des historiens » salue Alya Aglan
Dans cet épisode passionnant, Alya Aglan, historienne et professeure à la Sorbonne, nous plonge dans l'héritage de Marc Bloch, l'éminent médiéviste qui sera panthéonisé demain. Bien plus qu'un simple historien, Bloch a incarné la résistance intellectuelle face à l'oppression nazie et au régime de Vichy.Alya Aglan souligne d'abord la portée symbolique de cette panthéonisation, qui rend hommage à un homme ayant "sauvé l'honneur des historiens" en s'opposant courageusement à la collaboration. Elle rappelle que sous Vichy, l'université a été le théâtre d'une véritable "infamie", avec l'installation de chaires d'antisémitisme et l'exclusion de nombreux professeurs juifs, à quelques exceptions près comme Bloch.Au-delà de son engagement résistant, l'invitée met en lumière la richesse de l'œuvre historique de Bloch, fondateur avec Lucien Febvre de l'école des Annales. Loin de se cantonner au Moyen-Âge, sa réflexion s'est nourrie d'une approche transversale, refusant les cloisonnements disciplinaires. Son célèbre ouvrage "L'Étrange Défaite", écrit à chaud en 1940, a notamment marqué les esprits par son analyse lucide du déclin moral et intellectuel des élites françaises.Alya Aglan souligne que cette panthéonisation doit être l'occasion de réaffirmer que "la citoyenneté est une et indivisible", en réaction aux tentatives de trier les citoyens sous Vichy. Elle espère que le président de la République saura porter ce message fort, au-delà du simple hommage à Bloch.L'historienne revient également sur le double martyre subi par Bloch : d'abord "assassiné à petit feu" par les lois antisémites de Vichy, puis exécuté par les Allemands en 1944. Un destin tragique qui illustre la barbarie de cette époque.Au-delà du parcours exceptionnel de cet intellectuel, cet épisode nous invite à réfléchir sur le rôle de la résistance, dans ses multiples facettes, face à l'oppression. Un témoignage passionnant qui donne envie de (re)découvrir l'œuvre et l'engagement de Marc Bloch.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
-
951
Nucléaire iranien :«Les frappes israélo-américaines ont plus retardé le programme que la diplomatie et les sanctions», réagit Emmanuelle Galichet
Dans cet épisode, David Abiker reçoit Emmanuelle Galichet, enseignante-chercheuse en sciences et technologies nucléaires au CNAM.Emmanuelle Galichet estime que les frappes militaires menées depuis 2019 par Israël et les États-Unis ont été plus efficaces que la voie diplomatique pour ralentir le programme nucléaire iranien. Selon elle, les bombardements ont gravement endommagé les installations iraniennes, freinant durablement les progrès du pays. « On a une industrie nucléaire iranienne qui était florissante avant les frappes et qui est aujourd'hui extrêmement affaiblie », souligne-t-elle.Néanmoins, la chercheuse ne pense pas que l'Iran renoncera définitivement à ses ambitions nucléaires militaires, malgré les lourds dommages subis. Elle craint que le régime ne soit plus que jamais déterminé à se doter de l'arme atomique, quitte à multiplier les efforts dans les années à venir.Alors que de nouvelles négociations s'ouvrent, Emmanuelle Galichet estime que pour être plus efficaces, elles devraient exiger un démantèlement total du programme nucléaire iranien, avec un contrôle renforcé de l'AIEA. Mais elle reste prudente sur les chances de succès d'un tel accord, tant les positions semblent irréconciliables entre les différentes parties.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
We're indexing this podcast's transcripts for the first time — this can take a minute or two. We'll show results as soon as they're ready.
No matches for "" in this podcast's transcripts.
No topics indexed yet for this podcast.
Loading reviews...
ABOUT THIS SHOW
A 8h15, David Abiker reçoit pendant 10 minutes les politiques et des personnalités de la vie civile, pour leur poser les questions qui préoccupent en premier plan les Français.Pour ne rater aucun épisode de L’invité de la matinale, n'hésitez pas à vous abonner. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
HOSTED BY
Radio classique
Loading similar podcasts...