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L’invité de la matinale

A 8h15, David Abiker reçoit pendant 10 minutes les politiques et des personnalités de la vie civile, pour leur poser les questions qui préoccupent en premier plan les Français.Pour ne rater aucun épisode de L’invité de la matinale, n'hésitez pas à vous abonner. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  1. 1000

    Économie française : « Il y a un rebond dans l'industrie, dans les services et dans le bâtiment et les travaux publics » constate Emmanuel Moulin, gouverneur de la Banque de France

    Dans cet épisode de "L'invité de la matinale", David Abiker reçoit Emmanuel Moulin, le gouverneur de la Banque de France. Celui-ci livre son analyse sur les impacts économiques potentiels d'une victoire de l'équipe de France à la Coupe du monde de football, avant d'aborder des sujets plus larges concernant la situation économique du pays.Le gouverneur commence par tempérer l'enthousiasme autour d'une éventuelle victoire des Bleus, expliquant que l'impact économique resterait limité, avec seulement quelques secteurs comme la télévision ou la restauration qui pourraient en bénéficier. Il souligne que l'essentiel est de saluer la performance sportive de l'équipe.Le cœur de l'entretien se concentre ensuite sur l'évolution de la conjoncture économique française. Emmanuel Moulin revient sur les prévisions de croissance de la Banque de France, qui ont été revues à la hausse grâce à des indicateurs plus favorables que prévu en juin. Il explique que l'enquête mensuelle de conjoncture a notamment fait état d'un rebond dans l'industrie et les services, malgré des carnets de commandes encore déprimés.Il se montre prudent quant à la suite, jugeant l'environnement géopolitique extrêmement volatile. Il estime néanmoins que l'économie française a fait preuve de résilience ces derniers mois, avec des entreprises capables de s'adapter, notamment face à la canicule.Il évoque ensuite les défis à venir, à commencer par le feuilleton budgétaire qui s'annonce complexe, dans un contexte de déficit public élevé et de dette qui continue d'augmenter. Il plaide pour un assainissement des finances publiques, jugeant que cela conditionne la capacité d'investissement de la France dans des secteurs stratégiques comme l'intelligence artificielle ou la transition écologique.Interrogé sur son indépendance vis-à-vis du pouvoir politique, le gouverneur se veut rassurant, affirmant que la Banque de France ne s'immisce pas dans le débat démocratique mais peut néanmoins rappeler certaines réalités économiques incontournables. Il se dit ainsi prêt à corriger d'éventuelles « âneries » économiques qui pourraient être proférées durant la campagne présidentielle.Enfin, Emmanuel Moulin défend l'engagement et le professionnalisme des fonctionnaires, tout en reconnaissant que des progrès peuvent être faits en termes d'efficacité de la dépense publique. Il se dit fier de son parcours de haut fonctionnaire et rejette l'idée d'être un « homme d'Emmanuel Macron », affirmant avoir sa propre vie et indépendance.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  2. 999

    Armement : « La France n'est pas dépendante des Etats-Unis, 90% du budget investi reste dans le pays » affirme Patrick Pailloux

    Dans cet épisode de "L'invité de la matinale", David Abiker reçoit Patrick Pailloux, le délégué général pour l'Armement, pour une plongée au cœur de la Direction générale de l'armement (DGA). Cet organisme gouvernemental, fort de près de 10 000 civils et militaires, joue un rôle essentiel dans la défense et l'armement de la France.L'invité explique avec clarté la mission de la DGA : assurer la souveraineté française en matière de technologies de défense. Grâce à ses 8 000 ingénieurs, techniciens et ouvriers, la DGA conçoit, teste et maîtrise l'ensemble des technologies nécessaires à l'équipement des forces armées françaises, du nucléaire aux drones en passant par les sous-marins et les avions de chasse.Patrick Pailloux souligne l'importance pour la France de ne pas dépendre de l'étranger pour son armement, notamment des États-Unis. Il détaille les efforts déployés pour garantir cette indépendance, à travers des cahiers des charges exigeants avec les sous-traitants et une expertise technologique pointue.Mais la DGA doit aussi s'adapter aux évolutions du champ de bataille, passant d'une logique de développement de systèmes d'armes sophistiqués sur le long terme à une agilité accrue, capable de produire rapidement des équipements plus légers et modulaires, à l'image des drones. Il explique comment la DGA s'organise pour concilier ces deux approches, en intégrant étroitement les militaires, les industriels et ses propres équipes.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  3. 998

    Marine Le Pen condamnée : « Jordan Bardella en est la première victime » selon Jérôme Jaffré

    Dans cet épisode de « L'invité de la matinale », David Abiker reçoit le politologue Jérôme Jaffré pour décrypter la décision de Marine Le Pen de se porter candidate à l'élection présidentielle malgré sa condamnation judiciaire.Alors que Paris est paralysé par les embouteillages en raison des préparatifs de la Fête nationale, il analyse avec détachement la stratégie de la candidate du Rassemblement national. Il souligne la « dichotomie intéressante » entre le « message politique extrêmement clair » de Marine Le Pen, qui affirme sa candidature, et la « confusion judiciaire » qui entoure son dossier.L'expert explique que Marine Le Pen « revient du fond des enfers » et que son parcours tumultueux, fait d'épreuves surmontées, la fait entrer dans l'histoire des candidats présidentiels. Cependant, face à la justice, elle est prête à « user de tous les artifices pour sortir du problème », notamment en demandant l'autorisation de se déplacer librement malgré sa condamnation.Jérôme Jaffré souligne le « bras de fer » qui s'installe entre Marine Le Pen et la justice, avec le pourvoi en cassation déposé par la candidate. Il analyse les enjeux de cette stratégie, qui vise à jouer sur le temps et la liberté de l'électeur pour limiter la portée de la condamnation. Le journaliste évoque également les prochains bras de fer qui pourraient opposer Marine Le Pen, si elle était élue présidente, au Conseil constitutionnel.Au-delà de l'aspect judiciaire, il s'intéresse aussi à l'impact politique de cette affaire. Il constate que la décision de Marine Le Pen a déstabilisé ses adversaires, en particulier Jordane Bardella, qui se retrouve « trois pas derrière » dans la hiérarchie du Rassemblement national. L'expert souligne également que cette situation renforce la polarisation du débat présidentiel, avec un affrontement de plus en plus clair entre Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon. Il estime que cette présidentielle risque de se jouer davantage sur la sanction de la classe politique que sur la résolution des problèmes du pays.Enfin, Jérôme Jaffré s'interroge sur la perception des électeurs face à la condamnation de Marine Le Pen. Il souligne que le niveau de défiance envers les institutions est tel que cela pourrait finalement profiter à la candidate du Rassemblement national, considérée comme une figure de la « sanction » du système.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  4. 997

    Sommet de l'OTAN : « Il ne faut pas prendre au premier degré les menaces de Donald Trump » estime Hubert Védrine, diplomate et ancien ministre des Affaires étrangères dans le gouvernement Jospin

    Dans cet épisode de "L'invité de la matinale", David Abiker reçoit Hubert Védrine, diplomate et ancien ministre français des Affaires étrangères, pour décrypter les enjeux du prochain sommet de l'OTAN. Alors que le président américain Donald Trump a souvent critiqué le manque d'investissement des Européens dans leur défense, ce sommet sera l'occasion pour les alliés de l'OTAN de trouver un équilibre entre les exigences américaines et leur volonté d'affirmer une plus grande autonomie stratégique. Hubert Védrine, fin connaisseur des arcanes de la diplomatie internationale, analyse en détail les différentes positions des pays européens sur cette question. Il explique notamment comment certains, comme la France, plaident pour une prise en main progressive de leur sécurité, quand d'autres, à l'instar de la Pologne, préfèrent rester dans le giron sécuritaire américain. Il met également en lumière les enjeux industriels et technologiques qui se cachent derrière ces choix stratégiques, avec la volonté des États-Unis de conserver leur domination sur le marché de l'armement européen. Au-delà des déclarations officielles, le diplomate invite à scruter attentivement le communiqué final du sommet pour y déceler d'éventuelles avancées, même minimes, vers une plus grande autonomie européenne en matière de défense. Un sujet qui montre à quel point les Européens sont tiraillés entre leur dépendance historique vis-à-vis des États-Unis et leur aspiration à devenir une véritable puissance géopolitique.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  5. 996

    250 ans des États-Unis : « Trump a kidnappé les célébrations de la fête nationale américaine à son profit » selon Laurence Nardon, chercheuse et spécialiste de l'histoire des idées politiques aux États-Unis

    Dans cet épisode de "L'invité de la matinale", David Abiker reçoit Laurence Nardon, chercheuse et spécialiste de l'histoire des idées politiques aux États-Unis. Ensemble, ils reviennent sur les célébrations du 4 juillet, marquant les 250 ans de l'indépendance américaine.Elle explique que la majorité des Américains ont célébré cet événement historique, avec des festivités dans tout le pays, des défilés aux fêtes de quartier. Cependant, elle souligne que le président Donald Trump a largement « kidnappé » ces célébrations à son profit, en en faisant un « plus grand meeting de Trump de tous les temps ».Selon l'experte, Donald Trump a mélangé la célébration des fondamentaux américains, comme l'indépendance et les pionniers, avec son propre discours politique. Il a notamment dénoncé le « wokisme » et la montée de l'extrême-gauche au sein du Parti démocrate, qu'il assimile au communisme. Laurence Nardon estime que cette rhétorique anticommuniste sera probablement au cœur de la stratégie républicaine pour les élections de mi-mandat de novembre prochain.L'invitée souligne également que Trump a tenté de détourner l'attention des échecs de sa politique étrangère, comme la guerre en Ukraine ou les tensions avec l'Iran. Elle pense que le président républicain cherche à faire oublier ces revers en créant un buzz médiatique permanent autour de sujets comme Cuba.Enfin, elle évoque les enjeux des élections de mi-mandat pour les républicains. Selon elle, l'inflation et la montée de l'aile radicale du Parti démocrate pourraient leur faire perdre le Congrès. Mais elle estime que Trump saura, quoi qu'il arrive, tisser un récit de victoire pour sa base électorale.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  6. 995

    Déficit public, retraites, jeunesse : le MEDEF dévoile son plan de bataille, avec son président Patrick Martin, depuis les Rencontres économiques d'Aix-en-Provence

    Dans cet épisode, David Abiker reçoit Patrick Martin, le président du MEDEF, pour aborder les propositions économiques de l'organisation patronale en vue de redresser les finances publiques françaises. Alors que la France fait face à un endettement public record et à un déficit budgétaire élevé, le MEDEF entend jouer un rôle de premier plan dans le débat sur l'assainissement des comptes de l'État. Patrick Martin dévoile ainsi le plan du MEDEF, qui vise à réaliser 100 milliards d'euros d'économies sur les quatre prochaines années, dont 44 milliards dès l'année prochaine. Le président du MEDEF explique que ces économies passeront notamment par une maîtrise des coûts de fonctionnement de la fonction publique, en limitant les remplacements de départs à la retraite. Mais il insiste sur le fait que ces efforts n'affecteront pas les services publics de première ligne, comme la santé ou la sécurité, qu'il faudra au contraire mieux rémunérer pour attirer les meilleurs profils.Patrick Martin aborde également la question sensible des retraites, un des principaux postes de dépenses publiques. Il défend l'idée d'une contribution des retraités les plus aisés, afin de consolider durablement les régimes de retraite, sans pour autant envisager une hausse généralisée des impôts, qu'il juge contre-productive.Au-delà des aspects budgétaires, l'entretien met en lumière l'intérêt du MEDEF pour la situation de la jeunesse française, avec un taux de chômage jugé préoccupant. Patrick Martin plaide ainsi pour un développement massif de l'apprentissage, qu'il considère comme la meilleure voie d'accès à l'emploi pour les jeunes.Cet épisode offre un éclairage détaillé sur les priorités économiques et sociales du MEDEF, dans un contexte de pré-campagne présidentielle où les enjeux budgétaires et l'avenir de la jeunesse seront au cœur des débats.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  7. 994

    Intelligence artificielle : «l'IA va profondément changer la manière de faire de la recherche», estime Laura Chaubard, DG de l'Ecole Polytechnique

    Dans cet épisode passionnant de « L'invité de la matinale », David Abiker s'entretient avec Laura Chaubard, la directrice générale de l'École polytechnique, qui annonce la création d'un nouvel institut dédié aux mathématiques et aux sciences fondamentales. Vêtue de son uniforme de polytechnicienne, Laura Chaubard explique les ambitions de ce projet ambitieux, financé en partie par un don historique de 50 millions d'euros de Bernard Arnault, propriétaire de Radio Classique et ancien élève de l'X. Cet institut vise à établir une véritable « résidence mathématique », accueillant des chercheurs du monde entier pour des périodes de création et de collaboration avec les laboratoires de l'école.Au-delà de cet aspect, Laura Chaubard aborde les enjeux de la recherche fondamentale face à l'essor de l'intelligence artificielle. Bien que les prouesses de l'IA en mathématiques soient impressionnantes, elle souligne la nécessité du « cerveau humain » pour orienter la recherche, administrer les preuves et faire naître ces « fulgurances » qui permettent de mieux comprendre le monde dans sa complexité.L'entretien explore également les efforts de l'École polytechnique pour diversifier ses recrutements et attirer davantage de jeunes, notamment de jeunes femmes, vers les filières scientifiques. Laura Chaubard explique les différentes voies d'accès offertes, au-delà de la traditionnelle filière des classes préparatoires.Enfin, la directrice de l'X revient sur le rôle de l'école dans la souveraineté et le rayonnement de la France, soulignant l'importance stratégique de l'excellence scientifique et technologique dans un monde marqué par les affirmations de puissance de certaines parties du globe.Cet épisode captivant offre un aperçu passionnant des ambitions de l'École polytechnique et de son rôle central dans la promotion des mathématiques et des sciences fondamentales, au service de la France et de son influence internationale.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  8. 993

    Le pape Léon XIV veut placer l’humain à l’ère de l’intelligence artificielle, explique Éric Salobir, prêtre et consultant en nouvelles technologies

    Dans cet épisode, David Abiker reçoit Éric Salobir, un prêtre dominicain qui préside la Human Technology Foundation. Éric Salobir est un expert reconnu des questions d'intelligence artificielle et a notamment contribué à la rédaction de l'encyclique « Magnifica Humanitas » du pape François, qui traite de l'impact de l'IA sur l'humanité.Éric Salobir explique que la Fondation qu'il préside a contribué à la création d'une coalition de 30 entreprises visant à accompagner les transformations liées à l'intelligence artificielle dans le monde professionnel. L'objectif est de s'assurer que les salariés soient prêts à travailler avec l'IA, afin d'éviter les licenciements massifs. Selon Éric Salobir, il ne s'agit pas d'une « job apocalypse », mais de changements importants qu'il faut anticiper pour en faire bénéficier l'humain.Le prêtre dominicain revient également sur son rôle dans la préparation de l'encyclique du pape François, qui place l'humain au cœur des enjeux de l'intelligence artificielle. Il souligne que cette encyclique, intitulée « Magnifica Humanitas », a rapidement été saluée au-delà des milieux catholiques, car elle aborde des questions éthiques importantes pour tous. Selon lui, le pape François, qui est américain et a un master en mathématiques, apporte une voix différente de celle des « gourous de la tech » sur ces sujets.Éric Salobir évoque également les apports que l'Église peut avoir pour le monde de l'entreprise et du travail, au-delà du prosélytisme, grâce à sa longue expérience de la « fréquentation de l'humanité ». Il souligne notamment l'importance du souci de l'autre et de la capacité d'écoute et de dialogue, qui peuvent être bénéfiques dans un monde de la « punchline ».Enfin, Éric Salobir partage son regard sur la visite prochaine du pape François en France, notamment à Notre-Dame de Paris, qu'il verra restaurée. Il y voit un symbole de la transformation, de l'amélioration et de la solidarité, des valeurs chères à l'Église.Cet épisode offre un éclairage passionnant sur les liens entre l'Église catholique et le monde de la technologie, à travers le témoignage d'un prêtre à la fois geek et humaniste, qui souhaite réconcilier ces deux univers.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  9. 992

    Canicule à Paris: «Je suis très surpris de l'inaction entre 2019 et aujourd'hui», déclare Jean-Michel Blanquer

    Dans cet épisode de L'invité de la matinale, David Abiker reçoit Jean-Michel Blanquer, ancien ministre de l'Éducation nationale et président fondateur du Think tank le "Laboratoire pour la République". Leur entretien aborde des sujets brûlants de l'actualité française, de l'autonomie de la Corse à la baisse du niveau d'orthographe des élèves.Jean-Michel Blanquer partage d'abord son analyse sur le texte accordant plus d'autonomie à la Corse, adopté récemment. Selon lui, cela ouvre une « boîte de Pandore » et crée un « précédent » dangereux, alors que la Corse n'est pas discriminée et que les vrais enjeux sont économiques et sociaux. Il met en garde contre les dérives du communautarisme et de la fragmentation de la société française, appelant à renouer avec le « bien commun » et le « sens de l'intérêt général ».Le débat se porte ensuite sur la question de l'orthographe et de la notation des copies au baccalauréat. Jean-Michel Blanquer reconnaît que le niveau s'est dégradé depuis les années 80 et que remonter cette pente sera un défi de longue haleine, malgré les efforts entrepris durant son mandat. Il salue néanmoins le travail de son successeur, Edouard Geffray, pour renouer avec l'exigence en matière d'orthographe.L'entretien aborde également la gestion de la canicule dans les établissements scolaires. Jean-Michel Blanquer revient sur les mesures prises en 2019 et appelle les collectivités locales à s'équiper davantage pour faire face au réchauffement climatique.Enfin, l'ancien ministre présente les prochaines Universités d'été du Laboratoire pour la République, qui se tiendront les 28 et 29 août à Sens. Il promet des débats de haut niveau avec des personnalités de tous bords politiques, dans un esprit de dialogue et de respect mutuel, pour proposer un « projet de société » pour la France de demain.À travers cet entretien riche et engagé, Jean-Michel Blanquer livre son analyse sur les enjeux majeurs qui façonneront l'avenir de la République française.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  10. 991

    « La Source vive », le nouvel écrin d’Evian : Le récit de sa conception par l’architecte Philippe Chiambaretta

    Dans cet épisode, David Abiker reçoit l'architecte Philippe Chiambaretta, concepteur de la nouvelle salle de concert d'Evian, La Source Vive. Ce projet architectural ambitieux, niché au cœur d'un bois au bord du lac Léman, a été conçu pour offrir une expérience acoustique exceptionnelle aux amateurs de musique de chambre.Philippe Chiambaretta retrace le cheminement créatif qui a mené à la réalisation de ce bâtiment singulier. Partant d'une clairière naturelle, les architectes ont imaginé une salle de forme circulaire, baignée de lumière naturelle grâce à un oculus au plafond. Guidés par les précieux conseils d'un acousticien de renom, ils ont veillé à offrir un volume sonore optimal, avec 11 mètres cubes par spectateur, permettant une immersion totale dans la musique.L'architecte évoque également les choix de matériaux, privilégiant le bois, le cuir et le plâtre pour créer une atmosphère chaleureuse et feutrée, à l'image des désirs du musicien Renaud Capuçon, qui a participé à la conception du projet. Les premières réactions enthousiastes des artistes ayant joué dans cette salle témoignent de la réussite acoustique de l'ouvrage.Au-delà de cet aspect musical, Philippe Chiambaretta aborde la question de l'adaptation des bâtiments au climat, un sujet brûlant d'actualité. Il revient sur les défis de la climatisation et les solutions envisageables, comme le verdissement des villes, pour lutter contre les îlots de chaleur urbains. Partisan d'une approche globale et systémique, l'architecte plaide pour une évolution intelligente des normes de construction, afin de concilier exigences techniques et enjeux environnementaux.Cet épisode offre un éclairage passionnant sur les coulisses de la conception d'un lieu dédié à la musique, tout en abordant les problématiques contemporaines de l'architecture et de la ville durable.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  11. 990

    « Le scandale du périscolaire à Paris n'est que la face émergée de l'iceberg » estime Céline Greco

    Dans cet épisode, David Abiker s'entretient avec le Professeur Céline Greco, médecin spécialiste de la douleur et chef de service à l'hôpital Necker. Ensemble, ils abordent la question des violences subies par les enfants, aussi bien dans le cadre familial que dans le milieu périscolaire.Le Professeur Greco, qui a fondé l'association Impact, évoque les récents scandales liés aux violences dans les structures périscolaires parisiennes. Elle souligne le manque de formation et de supervision du personnel encadrant, qui a permis ces abus de se produire. Au-delà de ce cas spécifique, elle explique que ce problème est malheureusement plus répandu et qu'il faut prendre conscience de la difficulté à écouter et à croire la parole des enfants lorsqu'ils signalent des violences.La discussion se porte ensuite sur le système de l'aide sociale à l'enfance, qui prend en charge près de 400 000 jeunes en France. Le Professeur Gréco déplore les disparités importantes entre les départements dans la prise en charge de ces enfants, que ce soit en termes de scolarité, de santé ou d'accompagnement jusqu'à la majorité. Elle soulève la question d'une éventuelle recentralisation de ce système, tout en soulignant l'importance de laisser de l'autonomie aux collectivités territoriales.L'association IM’PACTES, dont le Professeur Greco est la présidente, a ouvert un premier centre d'appui à l'enfance à Paris en décembre dernier. Un deuxième centre vient d'être inauguré à Bordeaux, dans le cadre d'un partenariat public-privé. Ces structures visent à prendre en charge la santé des enfants confiés à l'aide sociale, afin de favoriser leur insertion sociale et scolaire. Le Professeur Greco explique les ambitions de ce projet et les résultats déjà observés.Enfin, l'invitée revient sur l'histoire de la protection de l'enfance, depuis la Rome antique jusqu'à la ratification de la Convention internationale des droits de l'enfant par la France en 1989. Elle souligne le chemin parcouru, tout en rappelant que des progrès restent à faire pour véritablement placer l'enfant au cœur des préoccupations de la société.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  12. 989

    Canicule : « Depuis 2003, les EHPAD sont extrêmement encadrés » rappelle Patrice Machuret

    Dans cet épisode, David Abiker reçoit Patrice Machuret, directeur d'EHPAD. Patrice Machuret partage son expérience et son expertise sur les défis auxquels font face les établissements accueillant des personnes âgées face à la recrudescence des épisodes caniculaires.Ancien journaliste politique à France 3, Patrice Machuret a fait le choix un jour de tout quitter pour se consacrer à la direction d'EHPAD. Il revient sur ce parcours atypique et explique ce qui l'a poussé à s'engager dans ce secteur. Au-delà de son témoignage personnel, Patrice Machuret livre un éclairage précieux sur les réalités du quotidien dans les EHPAD. Il décrit les mesures mises en place pour protéger les résidents lors des fortes chaleurs, comme l'aménagement de salles climatisées, l'adaptation des menus ou encore l'accompagnement renforcé du personnel. L'invité souligne également les défis de taille auxquels sont confrontés ces établissements, entre manque de moyens, pénurie de personnel et perte de confiance des familles. Il plaide pour une prise de conscience collective et appelle les candidats à l'élection présidentielle à faire de la dépendance des personnes âgées un enjeu majeur de leur programme.Au-delà des enjeux politiques, Patrice Machuret témoigne avec bienveillance et humanité du travail remarquable accompli par les équipes soignantes au quotidien, malgré des conditions parfois difficiles. Un épisode riche en enseignements sur un sujet essentiel pour notre société vieillissante.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  13. 988

    Violences faites aux femmes : « c’est une question d’anthropologie, pas de délinquance » estime le paléoanthropologue Pascal Picq

    Dans cet épisode de L'invité de la matinale, David Abiker reçoit Pascal Picq, paléoanthropologue, pour discuter de son ouvrage récemment publié, "Anthropologie des violences faites aux femmes au XXIe siècle". Alors que notre époque est marquée par des avancées significatives en matière d'égalité entre les hommes et les femmes, Pascal Picq soulève une problématique troublante : la persistance de violences, parfois extrêmes, exercées par les hommes envers les femmes. En tant qu'anthropologue, il analyse ce phénomène d'un point de vue éthologique, c'est-à-dire en étudiant le comportement de l'espèce humaine dans son ensemble.L'invité explique que, contrairement à la plupart des autres espèces animales, les violences des mâles envers les femelles sont particulièrement répandues et brutales chez l'Homo sapiens. Il se demande ce qui peut expliquer cette spécificité de notre espèce, alors que les chimpanzés, pourtant proches de nous génétiquement, ne connaissent pas de tels comportements.Pascal Picq souligne que ces violences s'expriment dans différents domaines de la vie des femmes : dans la sphère privée, avec les féminicides commis par des partenaires ou ex-partenaires ; dans l'espace public, avec les harcèlements et agressions subis lors des déplacements ; et sur le lieu de travail, avec des violences de la part d'hommes connus mais pas nécessairement proches.L'anthropologue voit dans ces phénomènes le signe d'une "crise" de la masculinité, liée à la "reconquête" par les femmes de leur place dans la cité et le monde du travail. Selon lui, nos sociétés modernes, héritières de la "domination masculine" depuis la Renaissance, peinent à s'adapter à cette évolution.Au-delà des aspects criminels et judiciaires, Pascal Pic invite à une réflexion de fond sur l'éducation des garçons et les représentations véhiculées, notamment par les médias et les réseaux sociaux, concernant le rapport des hommes aux femmes et aux enfants. Il souligne également l'importance de recréer du lien social et communautaire, pour pallier l'isolement des familles dans la "vie privée".Cet épisode offre un éclairage anthropologique passionnant sur un enjeu majeur de notre époque, invitant à repenser en profondeur les relations entre les hommes et les femmes dans notre société.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  14. 987

    Canicule : « Il faut espérer que ce choc débouche sur des actions climatiques » souligne l’économiste Christian de Perthuis

    Dans cet épisode, David Abiker reçoit Christian de Perthuis, économiste et auteur de «Carbone fossile-carbone vivant : vers une nouvelle économie du climat» aux éditions Gallimard / Folio  Ensemble, ils explorent les multiples facettes de la canicule précoce qui frappe la France, un événement extrême directement lié au réchauffement climatique.Christian de Perthuis commence par souligner les trois aspects marquants de cette canicule : son intensité record, sa précocité inhabituelle en plein mois de juin, et sa durée inquiétante. Il explique que ce choc climatique remet en cause de nombreuses certitudes, notamment sur la saisonnalité des épisodes caniculaires. Ainsi, les écoles, qui n'étaient pas préparées à faire face à de telles conditions, se retrouvent désemparées.L'invité insiste sur l'importance de dépasser le débat stérile entre adaptation et atténuation face au changement climatique. Il souligne que ces deux leviers d'action sont désormais indissociables et doivent être pensés de manière complémentaire. Illustrant son propos par des exemples concrets dans les secteurs agricole et énergétique, Christian de Perthuis montre comment des solutions innovantes peuvent à la fois réduire les émissions de gaz à effet de serre et renforcer la résilience des systèmes face aux impacts.Au-delà de ces enjeux techniques, l'économiste aborde également la question du modèle de croissance économique. Il affirme que le paradigme de croissance hérité des Trente Glorieuses, basé sur l'expansion du capital et l'utilisation massive d'énergies fossiles, est désormais révolu. Un nouveau modèle de croissance, plus sobre et plus respectueux du vivant, doit émerger pour construire une société plus durable et équitable.Malgré la gravité du choc causé par cette canicule précoce, Christian de Perthuis se veut optimiste. Il estime que ce traumatisme peut être l'occasion d'accélérer la transition écologique, à condition qu'elle soit menée de manière juste et inclusive. Loin de se résumer à une simple décroissance, cette transition ouvre la voie à de nouvelles formes de prospérité, fondées sur le bien-être et la régénération des écosystèmes.Au fil de cet entretien passionnant, Christian de Perthuis partage son expertise et sa vision d'une société en mutation face aux défis du changement climatique. Un épisode essentiel pour comprendre les enjeux et les perspectives de la transition écologique.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  15. 986

    Marc Bloch au Panthéon : « il a sauvé l'honneur des historiens » salue Alya Aglan

    Dans cet épisode passionnant, Alya Aglan, historienne et professeure à la Sorbonne, nous plonge dans l'héritage de Marc Bloch, l'éminent médiéviste qui sera panthéonisé demain. Bien plus qu'un simple historien, Bloch a incarné la résistance intellectuelle face à l'oppression nazie et au régime de Vichy.Alya Aglan souligne d'abord la portée symbolique de cette panthéonisation, qui rend hommage à un homme ayant "sauvé l'honneur des historiens" en s'opposant courageusement à la collaboration. Elle rappelle que sous Vichy, l'université a été le théâtre d'une véritable "infamie", avec l'installation de chaires d'antisémitisme et l'exclusion de nombreux professeurs juifs, à quelques exceptions près comme Bloch.Au-delà de son engagement résistant, l'invitée met en lumière la richesse de l'œuvre historique de Bloch, fondateur avec Lucien Febvre de l'école des Annales. Loin de se cantonner au Moyen-Âge, sa réflexion s'est nourrie d'une approche transversale, refusant les cloisonnements disciplinaires. Son célèbre ouvrage "L'Étrange Défaite", écrit à chaud en 1940, a notamment marqué les esprits par son analyse lucide du déclin moral et intellectuel des élites françaises.Alya Aglan souligne que cette panthéonisation doit être l'occasion de réaffirmer que "la citoyenneté est une et indivisible", en réaction aux tentatives de trier les citoyens sous Vichy. Elle espère que le président de la République saura porter ce message fort, au-delà du simple hommage à Bloch.L'historienne revient également sur le double martyre subi par Bloch : d'abord "assassiné à petit feu" par les lois antisémites de Vichy, puis exécuté par les Allemands en 1944. Un destin tragique qui illustre la barbarie de cette époque.Au-delà du parcours exceptionnel de cet intellectuel, cet épisode nous invite à réfléchir sur le rôle de la résistance, dans ses multiples facettes, face à l'oppression. Un témoignage passionnant qui donne envie de (re)découvrir l'œuvre et l'engagement de Marc Bloch.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  16. 985

    Nucléaire iranien :«Les frappes israélo-américaines ont plus retardé le programme que la diplomatie et les sanctions», réagit Emmanuelle Galichet

    Dans cet épisode, David Abiker reçoit Emmanuelle Galichet, enseignante-chercheuse en sciences et technologies nucléaires au CNAM.Emmanuelle Galichet estime que les frappes militaires menées depuis 2019 par Israël et les États-Unis ont été plus efficaces que la voie diplomatique pour ralentir le programme nucléaire iranien. Selon elle, les bombardements ont gravement endommagé les installations iraniennes, freinant durablement les progrès du pays. « On a une industrie nucléaire iranienne qui était florissante avant les frappes et qui est aujourd'hui extrêmement affaiblie », souligne-t-elle.Néanmoins, la chercheuse ne pense pas que l'Iran renoncera définitivement à ses ambitions nucléaires militaires, malgré les lourds dommages subis. Elle craint que le régime ne soit plus que jamais déterminé à se doter de l'arme atomique, quitte à multiplier les efforts dans les années à venir.Alors que de nouvelles négociations s'ouvrent, Emmanuelle Galichet estime que pour être plus efficaces, elles devraient exiger un démantèlement total du programme nucléaire iranien, avec un contrôle renforcé de l'AIEA. Mais elle reste prudente sur les chances de succès d'un tel accord, tant les positions semblent irréconciliables entre les différentes parties.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  17. 984
  18. 983

    Iran : « Le régime n’est pas renforcé, il est sous une énorme pression économique » selon Maneli Mirkhan, l'experte des relations internationales et de l'Iran

    Dans cet épisode, Maneli Mirkhan, experte des relations internationales franco-iraniennes, fondatrice de DORNA (organisation non partisane pour une transition démocratique en Iran), revient sur les enjeux des négociations en cours entre l'Iran et les Occidentaux concernant le programme nucléaire iranien. Deux mois après le début des hostilités, Mme Mirkhan analyse les conséquences de ce conflit pour le régime iranien, affaibli mais toujours en place. Elle souligne que la guerre a certes fragilisé le pouvoir en place à Téhéran, mais que le régime a réussi à survivre, ce qui constitue en soi une victoire pour lui. Cependant, la chercheuse estime que le régime iranien est contraint d'évoluer et de faire des concessions, notamment sur les questions du nucléaire et du programme balistique, s'il veut espérer un retour à la normale sur le plan économique.Maneli Mirkhan attire l'attention sur les points cruciaux que les négociateurs devront impérativement aborder dans les prochaines semaines : le programme nucléaire iranien et ses implications géopolitiques, le programme balistique et les activités déstabilisatrices des milices régionales iraniennes, ainsi que la situation des droits de l'Homme en Iran, avec la poursuite des exécutions et de la répression. Elle met en garde contre le risque d'une nouvelle vague migratoire en provenance d'Iran si le régime ne change pas fondamentalement de comportement envers sa population.Tout au long de l'entretien, Mme Mirkhan se montre sceptique quant à la possibilité d'une véritable paix durable avec le régime iranien actuel. Selon elle, seule une évolution substantielle de la doctrine et des pratiques du régime pourrait permettre d'envisager une normalisation des relations avec l'Occident.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  19. 982

    Jeff Bezos invité surprise de VivaTech 2026 : La présence du fondateur d'Amazon à Paris, confirmée par Michèle Benbunan, DG du groupe Les Échos-Le Parisien et Maurice Lévy, cofondateur de VivaTech

    David Abiker reçoit Michèle Benbunan, directrice général du pôle presse d'LVMH, et Maurice Lévy, président d'honneur de Publicis, pour discuter des temps forts de la prochaine édition de VivaTech, le plus grand rendez-vous européen dédié à l'innovation et aux startups.Les deux invités commencent par confirmer la présence surprise de Jeff Bezos, le fondateur d'Amazon et propriétaire du Washington Post, qui viendra s'exprimer sur scène aux côtés du PDG de Blue Origin et d'un astronaute. Cette participation de la part de l'un des hommes les plus influents de la tech mondiale est un véritable coup de maître pour les organisateurs de VivaTech, qui peuvent déjà se targuer d'avoir accueilli des pointures comme Mark Zuckerberg, Satya Nadella ou encore Elon Musk par le passé.Michèle Benbunan explique ensuite en quoi la couverture médiatique de l'événement par son groupe de presse, qui rassemble Les Échos, Le Parisien et Radio Classique, est essentielle. Selon elle, la presse est désormais intimement liée à la technologie, travaillant avec des plateformes et de l'intelligence artificielle. Couvrir VivaTech permet donc à son groupe de rester à la pointe de l'innovation et de rendre compte de l'évolution de l'économie et du monde des affaires de demain.Maurice Lévy, quant à lui, se montre résolument optimiste concernant les perspectives offertes par l'intelligence artificielle, malgré les craintes exprimées sur les destructions d'emplois qu'elle pourrait engendrer. Il estime que les progrès de l'IA se feront de manière progressive, nécessitant une véritable transformation en profondeur des entreprises pour en tirer le meilleur parti. Il promet d'ailleurs que VivaTech sera l'occasion de découvrir de nombreuses démonstrations et innovations dans ce domaine.Les deux invités abordent également la question de la taxation des géants du numérique, les GAFA, un sujet qui fait régulièrement débat. Michèle Benbunan souligne que la presse subit de plein fouet les conséquences de l'hégémonie de ces plateformes, qui absorbent les contenus sans pour autant rémunérer correctement les médias. Elle estime donc que cette taxation est nécessaire pour défendre un secteur fondamental pour la démocratie.Enfin, Maurice Lévy dresse un aperçu alléchant de ce qui attend les visiteurs de cette édition anniversaire de VivaTech, avec notamment la présence du Premier ministre indien Narendra Modi, qui viendra présenter les avancées de son pays dans le domaine de l'intelligence artificielle. Une édition qui s'annonce donc riche en innovations et en personnalités de premier plan.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  20. 981

    Accord Iran-Etats-Unis : « l’essentiel pour Trump est de faire cette annonce au lendemain de son anniversaire » souligne l’historien André Kaspi

    Invité de la matinale de David Abiker, l'historien spécialiste des Etats-Unis André Kaspi analyse l'annonce d'un accord trouvé entre Washington et Téhéran, accord qui doit maintenant entrer dans une phase de négociation avant la signature. Elle a eu lieu ce 15 juin le lendemain des 80 ans de Donald Trump, un symbole qui compte pour le président américain.L'historien offre également un éclairage fascinant sur les liens entre les présidences de Donald Trump et de Ronald Reagan, deux figures marquantes du Parti républicain américain.Alors que Trump célèbre ses 80 ans avec des festivités dignes d'un empereur romain, André Kaspi explore les similitudes et les différences entre ces deux présidents républicains. Il souligne que si Reagan était connu pour son sens de l'humour et son charisme, Trump semble en être dépourvu. Néanmoins, tous deux ont laissé une empreinte indélébile sur l'imaginaire politique américain.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  21. 980

    Guerre au Moyen-Orient : « La question pour Donald Trump est de terminer cette guerre assez tôt pour que les Américains ne lui en veulent pas » selon Philippe Étienne, ancien ambassadeur de la France aux États-Unis

    Dans cet épisode de "L'invité de la matinale", David Abiker reçoit Philippe Étienne, président du Forum de Paris sur la Paix et ancien ambassadeur de la France en Allemagne et aux États-Unis. Leur entretien offre un éclairage unique sur les enjeux géopolitiques qui animent la scène internationale, avec un focus particulier sur le rôle trouble et imprévisible du président américain Donald Trump.Alors que le G7 s'apprête à se réunir à Évian, l'invité analyse avec finesse les déclarations contradictoires de Trump concernant le conflit avec l'Iran. Le diplomate met en lumière la stratégie de communication du locataire de la Maison Blanche, qui semble davantage motivé par des considérations électoralistes que par une volonté réelle de résoudre la crise. Il souligne que malgré les annonces répétées de Trump sur un accord imminent, la situation reste extrêmement fragile et les positions des deux parties encore très éloignées.Au-delà du dossier iranien, l'entretien aborde également la question du conflit en Ukraine, où la présence du président Zelensky au sommet pourrait permettre d'explorer de nouvelles pistes de résolution. Philippe Etienne insiste sur l'importance de ces rencontres entre dirigeants, qui offrent l'opportunité de discussions approfondies loin des caméras et des postures médiatiques.Loin de se focaliser uniquement sur la figure de Donald Trump, Philippe Étienne évoque également les autres enjeux économiques et environnementaux qui seront à l'ordre du jour du G7, comme la régulation des nouvelles technologies ou l'approvisionnement en matériaux critiques. Il souligne ainsi la nécessité de ne pas réduire le sommet à la seule présence du président américain, mais bien de le considérer comme un espace de dialogue et de coopération entre les dirigeants des principales puissances mondiales.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  22. 979

    «L’énergie est la colonne vertébrale de l’économie», souligne François Gemenne, chercheur et membre du Giec

    Dans cet épisode, David Abiker reçoit François Gemenne, auteur de "Parler du climat sans plomber l'atmosphère", pour une discussion passionnante sur la façon de communiquer efficacement sur les enjeux du réchauffement climatique. François Gemenne partage son point de vue nuancé et pragmatique. Il estime que les scientifiques, les militants et les médias ont parfois commis des erreurs dans leur manière d'aborder le sujet, en insistant trop sur les risques et les catastrophes à venir plutôt que sur les solutions et les bénéfices d'agir. Selon lui, il faut désormais adopter une approche plus positive et constructive, en mettant l'accent sur les opportunités offertes par la transition écologique, notamment pour les entreprises qui peuvent y trouver un levier de modernisation et de compétitivité. François Gemenne souligne également l'importance de la souveraineté énergétique et de l'alignement entre les enjeux climatiques et géopolitiques.L'invité met en garde contre la tentation de la culpabilisation individuelle, qui risquerait de se retourner contre la cause environnementale. Il plaide pour une mobilisation collective, impliquant tous les acteurs, des citoyens aux décideurs politiques en passant par les entreprises.Cet épisode offre un éclairage nuancé et stimulant sur un sujet crucial, à l'heure où le défi du changement climatique s'impose avec une urgence grandissante. Une discussion à ne pas manquer pour tous ceux qui souhaitent mieux comprendre les enjeux et les leviers d'action pour une transition écologique réussie.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  23. 978

    Boualem Sansal : « Je suis ni de droite, ni de gauche, je suis Boualem Sansal »

    David Abiker reçoit Boualem Sansal, écrivain algérien qui publie "La Légende". Emprisonné pendant un an en Algérie, Boualem Sansal revient sur son parcours hors du commun et son engagement sans faille pour la liberté d'expression. "Les Français m'ont pris en sympathie depuis mon arrivée. Ils m'arrêtent dans la rue, me font des selfies, c'est formidable", confie-t-il avec émotion.Mais au-delà de ces anecdotes, Boualem Sansal n'hésite pas à aborder des sujets sensibles, comme la crise de la justice française suite à l'affaire Lyhanna. Il pointe du doigt les dérives d'un système judiciaire qui peine à répondre aux attentes de la société. "La justice rame à contresens par rapport aux attentes de la société. La société française a besoin de clarté dans l'action politique, de continuité. Or, le système part dans tous les sens, c'est très désordonné et ça inquiète énormément la population", analyse-t-il.L'écrivain n'a pas non plus sa langue dans sa poche lorsqu'il évoque la montée de l'islamisme en France. "Ça me terrifie", lâche-t-il, dénonçant "un retour du religieux par l'idéologie" qui menace les valeurs de la République. Boualem Sansal se présente alors comme un franc-tireur, prêt à bousculer les idées reçues et à remettre en question le discours dominant.Mais c'est surtout lorsqu'il évoque son expérience carcérale que l'on mesure toute la force de son engagement. Emprisonné pendant un an en Algérie, il raconte comment la littérature l'a aidé à traverser cette épreuve. "La littérature me manquait. J'avais besoin d'elle pour comprendre et me comprendre", confie-t-il. Loin de se laisser abattre, Boualem Sansal a même réussi à trouver un exutoire dans l'écriture de poèmes avec ses codétenus.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  24. 977

    Il y a des "vacances de droite" et "des vacances de gauche", constate le sociologue Jean Viard

    Le sociologue Jean Viard dévoile les résultats d'une enquête inédite sur le rapport des Français aux vacances. Avec près de 4 000 personnes interrogées, cette étude annuelle menée avec le soutien d'Utopia offre un éclairage passionnant sur l'évolution des pratiques et des représentations liées à ce temps de liberté.Jean Viard, directeur de recherche au CNRS, revient d'abord sur les origines historiques des congés payés, votés en 1936 pour permettre aux ouvriers de quitter les usines occupées. Loin d'être une simple conquête sociale, les vacances ont ensuite pris une dimension sociétale, devenant un enjeu de réappropriation du temps et de l'espace par les individus. Aujourd'hui, 72% des Français partent en vacances, un taux élevé comparé à d'autres pays européens. Mais au-delà des chiffres, c'est toute une culture des loisirs et du voyage qui s'est progressivement installée, avec ses codes, ses rituels et ses lieux de mémoire. Les vacances se transmettent ainsi d'une génération à l'autre, façonnant un véritable « capital vacancier ».Parmi les moments forts de l'épisode, on retiendra la description de ces premières marches organisées dès 1936 pour « donner du sens à ce temps vide » des congés. Un épisode fondateur qui montre comment les Français se sont approprié ce nouveau temps libre.Autre point intéressant, les différences de pratiques entre la droite et la gauche, qui ont chacune investi des territoires et des formes de vacances spécifiques, des stations balnéaires de la Côte d'Azur aux festivals d'Avignon ou d'Orange.Enfin, Jean Viard aborde la délicate question du rôle des colonies de vacances, autrefois vecteurs essentiels d'initiation aux loisirs pour les milieux populaires, et aujourd'hui confrontées aux défis de la pédophilie et du repli sur soi. Un enjeu majeur pour permettre à tous de profiter pleinement de ce temps de liberté.Au-delà des chiffres et des tendances, cette enquête brosse le portrait d'une société française qui a profondément intégré les vacances comme un élément structurant de son organisation sociale et de son rapport au temps. Un éclairage passionnant sur les mutations de notre rapport au travail et à l'individu.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  25. 976

    Les leçons de courage des Compagnons de la Libération, avec Nicolas Princen

    Dans cet épisode captivant, le journaliste David Abiker s'entretient avec Nicolas Princen, auteur du livre « Leçon de Courage ». Celui-ci a consacré plusieurs années de sa vie à rencontrer les derniers survivants des Compagnons de la Libération, ces hommes et femmes qui, à l'âge de 17 ou 18 ans, ont choisi de se battre aux côtés du général de Gaulle contre l'Allemagne nazie.Nicolas Princen, qui avait lui-même 25 ans lors de ces rencontres en 2009, explique ce qui l'a poussé à s'intéresser à cette génération exceptionnelle. Il était fasciné par leur parcours hors du commun, par leur courage et leur engagement précoce pour la liberté de la France. À travers les témoignages de huit Compagnons de la Libération, il a pu retracer leur incroyable voyage, de la France à l'Afrique, en passant par le Moyen-Orient, et découvrir leur diversité sociale et politique.Un moment particulièrement marquant pour Nicolas Princen a été la découverte de la campagne de Syrie en 1941, qui a vu s'opposer les soldats de la France libre de de Gaulle à ceux du régime de Vichy. Cette « guerre civile » au sein même des forces françaises est, selon lui, un épisode méconnu mais fondamental pour comprendre les choix qui ont façonné l'âme du pays.Au-delà des récits individuels, Nicolas Princen souligne que le courage de ces hommes ne peut se résumer à une simple recette. C'est un courage nourri par la colère face à l'humiliation de l'armistice de 1940, mais aussi par un profond patriotisme, hérité des guerres précédentes. Il espère que le témoignage de ces Compagnons de la Libération, qui ont tous disparu aujourd'hui, permettra aux jeunes générations de s'inspirer de leur engagement pour relever les défis de notre époque.Un épisode passionnant qui plonge au cœur de l'histoire de la Seconde Guerre mondiale et de la construction de l'identité française.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  26. 975

    Thierry Breton : « La France est vraiment prisonnière de son incurie budgétaire »

    Marc Bourreau reçoit Thierry Breton, ancien commissaire européen et ancien ministre de l'Économie, des Finances et de l'Industrie. Alors que la France fait face à une conjoncture économique morose marquée par une croissance négative au premier trimestre et une inflation élevée, Thierry Breton n'hésite pas à sonner l'alarme. Selon lui, la France est « vraiment prisonnière de son incurie budgétaire » et risque de sombrer dans une récession technique, avec deux trimestres consécutifs de croissance nulle. L'ancien ministre des Finances pointe du doigt le déficit public français, qui peine à revenir sous la barre des 5% malgré les objectifs européens, et plaide pour l'instauration d'une « règle d'or » budgétaire afin de forcer la discipline.Thierry Breton explique que cette situation affaiblit la voix de la France en Europe, les autres pays lui disant de « faire d'abord le travail chez soi avant de parler ». Il craint que la France ne puisse plus peser sur certains dossiers clés, faute de respecter ses engagements budgétaires.Néanmoins, l'ancien commissaire européen se montre optimiste sur certains sujets, saluant notamment le succès du sommet Choose France, qui a permis d'attirer 93 milliards d'euros d'investissements étrangers, principalement dans les centres de données et l'intelligence artificielle. Selon lui, cela montre que la France conserve des atouts, à condition de se donner les moyens budgétaires de les valoriser pleinement.Thierry Breton plaide également pour le renforcement de la souveraineté technologique européenne, estimant qu'il est « temps » que l'Europe se dote des outils nécessaires pour faire face à la compétition mondiale, notamment face aux géants du numérique américains et chinois.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  27. 974

    Benjamin Millepied : «La danse classique est un langage intemporel»

    Dans cet épisode, Marc Bourreau reçoit Benjamin Millepied, danseur étoile, chorégraphe et ancien directeur de la danse de l'Opéra de Paris. Millepied revient sur ses trois nouvelles créations qui mêlent la danse classique, la danse contemporaine et la chanson française et internationale.Passionné par l'œuvre de Barbara, Benjamin Millepied a choisi de lui consacrer une soirée entière au Folies Bergère à Paris en novembre prochain. Il explique son choix de cette artiste emblématique, dont les chansons l'inspirent depuis son plus jeune âge. Avec une distribution de cinq danseuses de différentes générations, Millepied souhaite raconter l'histoire d'une femme à travers la poésie et la fluidité des chansons de Barbara. Mais Benjamin Millepied explore également d'autres univers musicaux, comme celui de la jeune chanteuse November Ultra, qu'il a intégrée dans l'un de ses spectacles. Le chorégraphe souligne les passerelles qu'il tisse entre ces artistes du passé et du présent, dans une volonté de renouveler la danse classique tout en rendant hommage à ces grandes figures de la chanson française.Benjamin Millepied évoque également son processus de création, qui l'amène à travailler sur la narration et l'émotion, sans jamais tomber dans le mélodramatique. Ses références à Brahms et à ses Liebesieder Walzer montrent son ambition d'explorer des univers musicaux riches et complexes.Autre projet inédit pour Benjamin Millepied, la création d'une comédie musicale originale, écrite avec la réalisatrice Léa Mysius et l'actrice Noée Abita. Un défi stimulant pour le chorégraphe, qui souhaite raconter une histoire inventée et réfléchir à la musique de manière encore plus approfondie.Enfin, Benjamin Millepied évoque son travail sur les cérémonies d'ouverture et de clôture de Roland-Garros, où il a choisi de célébrer la joie de vivre ensemble et l'exubérance de la danse sur un terrain de tennis. Un pari audacieux qui promet un moment de fête et de rassemblement pour le public.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  28. 973

    Guerre de l'info : la France est la deuxième cible de la Russie après l'Ukraine, explique le porte-parole du Quai d’Orsay, Pascal Confavreux

    David Abiker reçoit Pascal Confavreux, porte-parole du Quai d'Orsay, pour nous plonger au cœur de la riposte française face à la désinformation et aux attaques de la France sur la scène internationale.Alors que les images des émeutes du samedi soir font le tour du monde, Pascal Confavreux nous explique comment le ministère des Affaires étrangères a mis en place une véritable cellule de réponse sur les réseaux sociaux, baptisée French Response, pour contrer les fausses informations distillées par les ennemis de la France. Il revient sur les origines de cette initiative, née après l'assassinat de Samuel Paty, lorsque la France a fait l'objet d'attaques coordonnées de la part de groupes aussi variés que la Turquie, le Pakistan ou même certains démocrates américains.Désormais, le Quai d'Orsay dispose d'outils puissants et d'un réseau diplomatique mobilisé pour détecter les fausses informations, les caractériser et y répondre rapidement. Pascal Confavreux nous donne des exemples concrets de cette riposte, qu'il s'agisse de s'attaquer à la sphère MAGA aux États-Unis, à des locuteurs russes ou à l'AES en Afrique. Car pour le porte-parole, la guerre d'aujourd'hui ne se joue plus seulement sur le terrain physique, mais aussi sur le terrain informationnel.Avec franchise, Pascal Confavreux aborde également les limites éthiques de cette guerre de l'information, assurant que le Quai d'Orsay ne s'autorise pas le mensonge ou la calomnie, contrairement à certains de ses adversaires. Il souligne néanmoins l'importance de cette bataille des récits, où la France doit être capable de déployer son propre narratif de manière offensive, sans pour autant tomber dans la négativité.Enfin, Pascal Confavreux évoque le soutien dont bénéficie cette cellule de riposte, qu'il s'agisse des ambassadeurs, des militaires ou même d'une forme de réserve citoyenne qui se mobilise pour défendre l'image de la France. Un appel aux auditeurs à relayer et partager les contenus corrigés publiés par le Quai d'Orsay, car la victoire dans cette guerre de l'information passe aussi par la mobilisation du plus grand nombre.Un épisode passionnant qui lève le voile sur les coulisses de la diplomatie française à l'ère du numérique, où la maîtrise de la narration est devenue un enjeu stratégique majeur.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  29. 972

    40 ans du rapport Cyclope : Philippe Chalmin dévoile les coulisses des marchés mondiaux

    David Abiker reçoit Philippe Chalmin, le fondateur du célèbre rapport Cyclope qui fête ses 40 ans cette année. Philippe Chalmin, véritable référence dans le domaine des matières premières et de l'économie mondiale, lève le voile sur les coulisses des marchés internationaux.Alors que le rapport Cyclope est introduit chaque année par un poème, Philippe Chalmin explique le choix du texte de Rabindranath Tagore pour cette édition anniversaire, une "part de rêve" dans un monde marqué par de nombreux conflits. Il retrace ensuite les "Trente Glorieuses de la mondialisation" qui ont pris fin avec des événements comme la crise du Covid-19 et la guerre en Ukraine, plongeant le système commercial mondial dans une phase de rupture.L'expert décrypte également la stratégie industrielle de la Chine, qui a su saisir les opportunités laissées vacantes par l'Occident, notamment dans des secteurs clés comme les terres rares ou les batteries électriques. Il met en garde contre le "piège de Thucydide" évoqué par le président chinois Xi Jinping lors de sa rencontre avec Donald Trump, une référence à la guerre du Péloponnèse qui illustre les tensions entre les grandes puissances.Au fil de l'entretien, Philippe Chalmin partage son analyse avisée des enjeux géopolitiques liés aux matières premières, un sujet qu'il a approfondi dans l'ouvrage "Fragments de matière" publié pour les 40 ans du rapport Cyclope. Un épisode incontournable pour comprendre les soubresauts de l'économie mondiale à travers le prisme des matières premières.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  30. 971

    Face à la "mauvaise surprise" d'un PIB en recul, la Banque de France va revoir à la baisse ses prévisions de croissance pour 2026, annonce François Villeroy de Galhau

    Les nouvelles estimations, attendues mi-juin, seront inférieures à la prévision de 0,9% publiée en mars. La Banque de France va abaisser mi-juin ses prévisions de croissance pour 2026, après que l’Insee a indiqué vendredi que le produit intérieur brut (PIB) français avait reculé de 0,1%  au premier trimestre, a annoncé lundi son gouverneur François Villeroy de Galhau. «Il y aura plusieurs scénarios mais les prévisions de croissance 2026 seront, compte tenu de cette mauvaise surprise du premier trimestre, révisées en baisse par rapport à celle que nous avions publiée en mars», qui était de 0,9%, a déclaré sur Radio Classique François Villeroy de Galhau.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  31. 970

    L’hyperconnexion pousse-t-elle à surestimer les dangers ? Le chercheur Sébastien Bohler décrit ce que le numérique fait à notre cerveau

    Sébastien Bohler, chercheur en neurosciences et rédacteur en chef de la revue Cerveau & Psycho était l'invité de la matinale Radio Classique ce vendredi 29 mai. Il constate une inquiétude liée à l'avenir face à des menaces planétaires que l'individu ne maîtrise pas : réchauffement climatique, montée de l'IA, le retour des guerres...Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  32. 969

    «Peut-on rendre utile socialement l'immigration ?», interroge le directeur général de l’Office français de l’immigration et de l’intégration

    Dans cet épisode, David Abiker reçoit Didier Leschi, le directeur général de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, pour aborder les enjeux de la politique migratoire en France. Alors que le débat sur l'immigration reste un sujet brûlant à l'approche de l'élection présidentielle, Didier Leschi apporte un éclairage nuancé et pragmatique sur cette question complexe. Il explique notamment que l'immigration ne doit pas être dissociée d'autres enjeux sociaux comme le logement ou le pouvoir d'achat, et que l'intégration des immigrés déjà présents sur le territoire doit être une priorité avant d'envisager de nouveaux flux migratoires.L'invité souligne également que la France fait face à des défis spécifiques, comme un taux d'emploi des immigrés plus faible que dans d'autres pays européens. Il plaide ainsi pour une meilleure adéquation entre les besoins de l'économie et les profils des personnes accueillies. Autre point abordé, le sentiment de « boîte noire » ressenti par de nombreux Français sur la question de l'immigration. Didier Leschi reconnaît que le débat public manque souvent de lien entre les différentes dimensions du sujet - chiffres, enjeux sociaux, aspects culturels. Il estime qu'une consultation des citoyens, par exemple sous forme de référendum, pourrait permettre d'éclairer davantage ce débat sensible.Enfin, l'invité revient sur les critiques formulées à l'encontre de la France, accusée de ne pas appliquer aussi rapidement que ses voisins européens les mesures de régulation de l'immigration illégale. Il explique les difficultés techniques et juridiques auxquelles le pays est confronté, notamment concernant le renvoi des personnes en situation irrégulière.Cet épisode offre ainsi un éclairage nuancé et informé sur les enjeux de l'immigration en France, au-delà des discours politiques clivants. Didier Leschi livre un point de vue d'expert qui permettra aux auditeurs de mieux comprendre les défis à relever dans ce domaine.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  33. 968

    Périscolaire : « on prend n’importe qui pour garder les enfants et pas pour les éduquer, il faut faire une réforme de la petite enfance », estime Boris Cyrulnik

    Dans cet épisode captivant de « L'invité de la matinale », le célèbre neuropsychiatre Boris Cyrulnik se penche sur les récentes affaires de violences dans les structures périscolaires parisiennes. Avec son regard avisé, il analyse les causes profondes de ces problèmes et appelle à une réforme en profondeur du système éducatif, en mettant l'accent sur l'importance des « mille premiers jours » dans le développement des enfants, en particulier des garçons.Boris Cyrulnik explique que les garçons, plus que les filles, sont soumis à des pulsions biologiques qui, sans une éducation précoce adéquate, peuvent les mener à des actes transgressifs. Il souligne que la prévention passe par une approche à la fois biologique, éducative et non idéologique, afin de mieux comprendre et encadrer ces dynamiques. L'expert met également en lumière les problèmes de recrutement et de formation dans les métiers de la petite enfance, qui conduisent parfois à confier les enfants à des personnes peu qualifiées ou ayant des antécédents judiciaires. Selon lui, il est crucial de sécuriser ces structures et d'y mettre en place une véritable culture éducative, dès la crèche, avec des comptines et autres outils favorisant le développement de la civilité.Au-delà de ces questions éducatives, Boris Cyrulnik aborde également le phénomène plus large de la « décivilisation », qu'il analyse en détail dans son ouvrage « Au saccage des petits bonheurs ». Il explique comment les progrès techniques, de l'imprimerie à l'intelligence artificielle, ont toujours engendré des effets secondaires néfastes sur les relations humaines et la vie en société. Selon lui, il faudra donc savoir réinventer ces « petits bonheurs » du quotidien, comme le plaisir de se retrouver autour d'un repas ou d'un pique-nique, afin de contrebalancer les dangers de la déshumanisation.Cet entretien passionnant avec Boris Cyrulnik offre un éclairage unique sur les enjeux éducatifs et sociétaux auxquels notre société est confrontée, invitant les auditeurs à réfléchir sur les moyens de préserver notre humanité face aux défis du monde moderne.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  34. 967

    « Un Himalaya de la dette » ? L’économiste Anton Brender rétablit la vérité qui se cache derrière cette formule choc

    David Abiker reçoit l'économiste Anton Brender économiste, professeur associé honoraire à l’université Paris-Dauphine, auteur du livre Géopolitique de la dette – Où va l’épargne du monde ? paru le 20 mai aux éditions Odile JacobEnsemble, ils explorent un sujet d'actualité brûlant : la dette publique.Alors que certains ont évoqué un « Himalaya de la dette », Anton Brender apporte un éclairage nuancé sur cette problématique. Il explique que la dette publique n'est pas un phénomène isolé, mais le reflet d'un « Himalaya de l'épargne » qui s'accumule à l'échelle mondiale. Cette épargne, déposée dans les banques et les assurances-vie, se traduit nécessairement par l'émission de dettes publiques et privées. L'expert souligne que la France, bien qu'endettée, n'est pas pour autant en faillite. La charge de la dette, mesurée en pourcentage du PIB, est aujourd'hui plus faible qu'en 2000. Cependant, il met en garde contre les turbulences à venir, notamment à cause de la politique économique menée par les États-Unis sous la présidence de Donald Trump.En effet, le président américain souhaite réduire le déficit extérieur de son pays, qu'il considère comme une « grande arnaque ». Mais ses mesures protectionnistes, comme la hausse des droits de douane, risquent d'avoir l'effet inverse et de déséquilibrer l'économie mondiale. Cela pourrait se traduire par une hausse des taux d'intérêt, pénalisant ainsi les emprunteurs, au premier rang desquels les États.Face à ces défis, Anton Brender appelle la France et l'Europe à se préparer à ces turbulences. Selon lui, il ne s'agit pas de réduire coûte que coûte la dette publique, mais de mieux dépenser l'argent public, en investissant dans des infrastructures matérielles et sociales qui renforcent la compétitivité et la cohésion de la société. Un message de raison dans un débat souvent trop alarmiste sur la dette.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  35. 966

    Violences dans le périscolaire : « Il faut que la justice agisse vite et forte, mais il faut surtout se donner les moyens que ça ne se reproduise plus jamais » selon Jean-Emmanuel Rodocanachi, fondateur du réseau de crèches Grandir

    Dans cet épisode de "L'invité de la matinale", David Abiker reçoit Jean-Emmanuel Rodocanachi, entrepreneur et fondateur du réseau de crèches Grandir. Alors que le scandale des violences dans le secteur périscolaire à Paris secoue l'opinion publique, l'invité apporte son éclairage d'expert sur cette situation préoccupante.Tout d'abord, Jean-Emmanuel Rodocanachi souligne l'ampleur du problème, qui ne se limite pas à Paris mais touche plusieurs villes de France. Il exprime son indignation face à la rupture du pacte de confiance envers les enfants, mais aussi envers les parents et les professionnels du secteur, dont l'image a été ternie par les agissements d'une minorité. Il insiste sur la nécessité d'une réaction rapide et ferme de la justice, mais surtout sur la mise en place de mesures pérennes pour que de tels faits ne se reproduisent plus.Le débat s'oriente ensuite vers les différences entre les secteurs de la petite enfance (crèches) et du périscolaire. L'invité explique que les crèches bénéficient de meilleures conditions d'encadrement et de recrutement, avec des taux d'encadrement plus élevés, des diplômes d'État et des contrats à durée indéterminée. À l'inverse, le périscolaire souffre souvent de CDD, de diplômes moindres comme le BAFA, et de taux d'encadrement plus faibles. Il préconise donc de s'inspirer des bonnes pratiques des crèches, comme le fait qu'un adulte ne soit jamais seul avec un enfant, ou encore le signalement systématique en cas de doute.Concernant le recrutement, il salue la mise en place d'une attestation d'honorabilité dans les crèches, qui permet de vérifier non seulement le casier judiciaire mais aussi le fichier des auteurs d'infractions sexuelles et violentes. Il recommande que cette mesure soit étendue au plus vite au secteur du périscolaire.Au-delà de ces aspects réglementaires, il aborde également la question de la démographie et du « réarmement démographique », un sujet qu'il développe dans son ouvrage « Mieux grandir, la petite enfance comme projet de société ». Il estime que la baisse de la natalité peut être une opportunité pour améliorer la qualité de l'accueil de la petite enfance, avec davantage de personnel qualifié par enfant. Pour redonner envie aux jeunes couples d'avoir des enfants, il préconise trois mesures prioritaires : faciliter l'accès au logement, remettre les allocations familiales dès le premier enfant, et indexer les rémunérations des métiers du secteur sur l'inflation.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  36. 965

    Guy Savoy, premier chef à l’Académie des beaux-arts : « ce n’est pas une revanche, c’est une justice »

    Bienvenue dans un épisode passionnant de L'invité de la matinale, où David Abiker reçoit Guy Savoy, le premier chef cuisinier à avoir été élu à l'Académie des Beaux-Arts. Cette nomination historique marque une étape importante dans la reconnaissance des arts culinaires au sein des plus hautes institutions culturelles françaises.Lors de cet entretien, Guy Savoy fait part de ses émotions en franchissant les portes de la prestigieuse Académie. Il évoque avec émotion la pensée de ses parents et de ses proches, qui n'ont malheureusement pas pu partager ce moment avec lui. Mais il se sent également investi d'une mission : celle de représenter tous les artisans et professionnels de la gastronomie française, des paysans aux boulangers, en passant par les charcutiers et les cuisiniers.Car pour Guy Savoy, la cuisine et la gastronomie sont des arts à part entière, au même titre que la peinture, la sculpture ou la musique. Il regrette que ces savoir-faire aient mis si longtemps à être reconnus, alors que de nombreux écrivains célèbres ont pourtant fait l'éloge de la cuisine française à travers les siècles. Une injustice que cette élection à l'Académie des Beaux-Arts vient réparer.Mais au-delà de cette reconnaissance institutionnelle, Guy Savoy souhaite aussi mettre en lumière les difficultés que traversent actuellement de nombreux restaurateurs, confrontés à la crise économique et à l'augmentation des coûts. Il appelle à ne rien lâcher, à préserver la motivation des équipes et à savoir savourer chaque instant passé autour d'une table, car le restaurant reste, selon lui, "le dernier lieu civilisé de la planète".Cet épisode est l'occasion de découvrir le parcours inspirant de Guy Savoy, qui a dû surmonter les doutes de son entourage pour suivre sa vocation de cuisinier. Aujourd'hui, fier de son statut d'académicien, il entend bien utiliser cette tribune pour défendre la richesse et la diversité de la gastronomie française, véritable patrimoine culturel à part entière.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  37. 964

    Mères de présidents : ces femmes de caractère qui ont façonné la France, avec Béatrix de L'Aulnoit

    Dans cet épisode passionnant, la journaliste Béatrix de L'Aulnoit nous entraîne dans une exploration fascinante des mères des présidents de la Ve République. Elle publie "Ils les ont tant aimées - Les présidents et leurs mères" aux éditions Plon. Loin des figures publiques, elle nous dévoile des femmes de caractère, souvent issues de milieux modestes, qui ont joué un rôle majeur dans la formation et l'éducation de leurs fils, futurs dirigeants du pays.Béatrix de L'Aulnoit nous fait découvrir des histoires familiales captivantes, où la fibre maternelle s'entremêle avec la construction de l'imaginaire national. De Gaulle, Pompidou, Chirac, Sarkozy, Hollande... Tous ont été marqués par l'empreinte indélébile de leurs mères, qu'ils ont chéries et vénérées, comme si renier leur mère aurait été renier la France elle-même.Avec une plume élégante et une sensibilité aiguisée, l'auteure nous fait pénétrer dans l'intimité de ces familles présidentielles. Nous découvrons ainsi les leçons d'honnêteté, de droiture et de travail transmises par ces mères, souvent issues de lignées d'instituteurs, qui ont contribué à forger le roman national français.Mais l'épisode ne se contente pas de dresser des portraits idylliques. Béatrix de L'Aulnoit n'hésite pas à évoquer les gifles, les punitions et les humiliations subies par certains de ces futurs présidents, montrant ainsi la complexité des relations mère-fils.Le cas de François Mitterrand est particulièrement saisissant. Issu d'une éducation catholique rigoureuse, le président socialiste a gardé toute sa vie l'empreinte de sa mère, Yvonne, une femme de foi et de charité qui a profondément marqué son fils.Enfin, l'auteure s'attarde sur le cas d'Emmanuel Macron, dont la relation avec sa grand-mère semble avoir été plus forte que celle avec sa mère, Françoise Noguès Macron. Cette dynamique familiale singulière a sans doute contribué à façonner la personnalité du jeune président.À travers ces récits captivants, Béatrix de L'Aulnoit nous offre un éclairage unique sur les présidents de la Ve République, en nous révélant le rôle essentiel joué par ces mères dans la construction de l'identité et de l'ambition de leurs fils. Un épisode à ne pas manquer pour tous les passionnés d'histoire et de psychologie politique.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  38. 963

    « Les astéroïdes sont des objets qui défient notre intuition », se réjouit Patrick Michel, docteur en astrophysique

    Dans cet épisode captivant, David Abiker s'entretient avec Patrick Michel, astrophysicien au CNRS Observatoire de la Côte d'Azur, qui nous plonge au cœur des défis passionnants de la défense planétaire contre les astéroïdes. Spécialiste reconnu dans ce domaine, Patrick Michel partage son expertise et ses dernières découvertes, révélant que la réalité dépasse souvent la fiction. Loin des scénarios hollywoodiens, il explique comment les scientifiques mettent en place des moyens concrets pour détecter et dévier la trajectoire de ces cailloux célestes, potentiellement menaçants pour notre planète.L'auditeur découvre ainsi les dernières avancées dans l'observation et la surveillance des astéroïdes, avec notamment le lancement prochain d'un télescope spatial par la NASA qui permettra de recenser la quasi-totalité de ces objets. Patrick Michel évoque également les missions audacieuses menées par les agences spatiales européenne et japonaise, qui envoient des sondes pour étudier de près le comportement des astéroïdes lors de leur passage à proximité de la Terre.Mais au-delà des aspects techniques, c'est surtout la fascination de Patrick Michel pour ces objets célestes qui transparaît. Il partage son émerveillement devant la complexité et l'imprévisibilité de ces corps célestes, qui défient constamment nos intuitions. Et il n'hésite pas à souligner le rôle potentiellement bénéfique des astéroïdes, qui auraient pu apporter les éléments à l'origine de la vie sur Terre.Avec humour et pédagogie, Patrick Michel nous invite à explorer ce domaine passionnant de l'astrophysique, où les scientifiques rivalisent d'ingéniosité pour assurer la sécurité de notre planète. Un épisode captivant qui montre que la réalité de la défense planétaire est bien plus fascinante que les scénarios de films de science-fiction.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  39. 962

    Détroit d'Ormuz: « On n'ira pas se battre contre les Iraniens, la position de la France est claire », déclare l’amiral Richard Wilmot-Roussel

    Dans cet épisode passionnant de "L'invité de la matinale", David Abiker reçoit l'amiral Richard Wilmot-Roussel, ancien commandant du porte-avions français Charles de Gaulle. Ensemble, ils explorent le rôle stratégique de ce mastodonte des mers dans les crises internationales, en se concentrant sur la situation tendue au détroit d'Ormuz.L'amiral Wilmot-Roussel commence par expliquer l'importance du positionnement du Charles de Gaulle à proximité de cette zone de crise. Il souligne que la France, en tant que deuxième puissance maritime mondiale, a la responsabilité de protéger son patrimoine maritime partout dans le monde. Le porte-avions, véritable plateforme mobile, permet de combiner les effets maritime et aérien, faisant de lui un outil de choix pour intervenir sur les théâtres d'opération lointains.Mais quel sera précisément le rôle du Charles de Gaulle dans le détroit d'Ormuz ? L'amiral écarte l'hypothèse d'un affrontement direct avec l'Iran, soulignant que la priorité est plutôt d'organiser la sortie sécurisée des nombreux navires bloqués dans le détroit. Le porte-avions pourrait ainsi servir de "guichet flottant", coordonnant les convois et donnant le feu vert aux bateaux pour traverser, une fois que la navigation aura été sécurisée. Un autre défi majeur serait de s'assurer que le détroit n'a pas été miné, ce qui nécessiterait l'intervention de chasseurs de mines français. L'amiral explique avec précision les dommages qu'une mine pourrait causer à la coque du Charles de Gaulle, tout en rassurant sur la capacité du navire à évoluer dans de telles zones à risque.Au-delà de ces aspects opérationnels, l'entretien offre un éclairage fascinant sur la vie à bord du porte-avions. L'amiral Wilmot-Roussel évoque la gestion d'un équipage de 2 000 hommes, la solidarité qui règne sur le navire, ainsi que la présence des femmes, qui représentent environ 10% de l'effectif. Il partage également ses souvenirs émus de son premier ordre donné à la passerelle, soulignant que le véritable mérite revient à l'ensemble de l'équipage.Enfin, l'amiral brosse les contours du futur porte-avions français, baptisé "la France libre", qui devrait être encore plus puissant et polyvalent que son prédécesseur. Un épisode captivant qui plonge les auditeurs au cœur des enjeux stratégiques et humains entourant ces navires emblématiques de la puissance navale française.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  40. 961

    « On sous estime la puissance économique de l’Union européenne, la Chine a besoin de l'UE », déclare Emmanuel Lincot, directeur de recherche à l'IRIS

    Invité de Radio Classique ce lundi 18 mai, Emmanuel Lincot, directeur de recherche à IRIS et codirecteur du programme Asie-Pacifique, a souligné l’importance stratégique de l’Union européenne pour Pékin. Selon lui, l’Europe demeure l'un des plus grands marchés de consommation au monde, soit un partenaire économique incontournable pour la Chine.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  41. 960

    « Les enquêtes révèlent qu’on regarde de plus en plus les séries en solo » selon le chercheur Hervé Glévarec

    David Abiker reçoit Hervé Glévarec, sociologue et co-auteur de l'ouvrage "Des séries qui comptent", pour explorer l'incroyable phénomène des séries télévisées. Bien plus qu'un simple divertissement, ces récits sériels se révèlent être de véritables miroirs de notre société, reflétant avec une acuité saisissante les enjeux et les évolutions de notre époque.Hervé Glévarec explique comment l'avènement d'internet et des plateformes de streaming a profondément transformé notre rapport aux séries, passant d'une consommation collective à une appropriation plus individuelle et subjective. Les séries sont désormais choisies comme on choisirait un livre ou de la musique, en fonction de nos humeurs et de nos envies du moment.Mais au-delà de cette évolution des pratiques, ce qui fascine les chercheurs, c'est la capacité des séries à anticiper et à refléter les réalités de notre monde. À l'instar de "24 Heures Chrono" qui a préfiguré l'élection d'un président noir aux États-Unis, ou de "Téhéran" qui a dépeint des événements géopolitiques avant même qu'ils ne se produisent, les séries semblent parfois détenir un pouvoir divinatoire saisissant.Hervé Glévarec explore cette dimension presque prophétique des séries, qui n'hésitent pas à s'emparer des enjeux politiques, sociaux ou moraux les plus brûlants. Loin d'être de simples divertissements, ces récits sériels deviennent des fenêtres ouvertes sur notre monde, nous invitant à réfléchir sur nous-mêmes et sur la société dans laquelle nous évoluons.Au fil de cet entretien passionnant, David Abiker et Hervé Hervé Glévarec nous plongent dans l'univers fascinant des séries, révélant leur capacité à nous éclairer sur notre époque et à façonner notre compréhension du réel. Un épisode incontournable pour tous les amateurs de séries et de réflexion sur notre société.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  42. 959

    Le piano, un compagnon d'enfance pour Alexandre Tharaud, qui publie "Touché"

    Dans cet épisode de L'invité de la matinale, David Abiker reçoit le pianiste Alexandre Tharaud, auteur du livre Touché, paru aux éditions Grasset. Il revient sur ses débuts au piano et la façon dont son environnement familial musical a façonné sa vocation.Issu d'une famille de musiciens, Alexandre Tharaud a baigné dans la musique dès son plus jeune âge. Il évoque ses premiers souvenirs du piano, ce « gros piano, très vieux piano en chêne, avec les pédales en laiton », qui lui paraissait « gigantesque » lorsqu'il n'était qu'un enfant de 3-4 ans. Très tôt, il a commencé à explorer cet instrument, attiré par le « son magique » qu'il pouvait produire.Le pianiste se remémore avec émotion sa première professeure, Carmen Tacón de Vena, qui a su l'accompagner dans ses débuts et lui faire découvrir les subtilités du jeu pianistique. Il souligne l'importance du premier professeur dans la vie d'un musicien, celui qui apprend à l'élève « à faire un beau son, à parler avec le piano, à chanter » et à développer une véritable intimité avec l'instrument.Alexandre Tharaud raconte également comment il a appris à faire « chanter le piano » avec le petit doigt, grâce aux conseils de sa professeure et à l'étude de la première étude opus 25 de Chopin. Il évoque avec enthousiasme cette découverte, qui lui a permis de comprendre que « un petit peut avoir beaucoup plus d'envergure qu'un grand ».Cependant, la vocation d'Alexandre Tharaud n'a pas été un chemin tout tracé. Bien qu'issu d'un environnement familial favorable à la musique, il se décrit comme un enfant « paresseux » et « rêveur », peu enclin à travailler sérieusement le piano. Son professeur s'interrogeait alors sur ses réelles capacités à devenir pianiste.Mais c'est aussi dans cet environnement familial et de voisinage que se sont forgés les souvenirs les plus marquants d'Alexandre Tharaud . Il raconte ainsi comment, pendant des années, les leçons de piano ont été parasitées par les bruits incessants d'un disque de Plastic Bertrand, diffusé en boucle par une voisine « complètement folle et dangereuse ». Une expérience qui a laissé des traces, mais qui n'a pas empêché le jeune pianiste de poursuivre sa formation et de s'épanouir dans sa carrière.Aujourd'hui, Alexandre Tharaud a su conserver une part de cet esprit enfantin, en s'amusant à déposer de petites figurines sur les touches de son piano et à partager ces instants ludiques sur les réseaux sociaux. Un témoignage touchant sur la façon dont la musique peut devenir un compagnon de vie dès l'enfance.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  43. 958

    L'assassinat de Samuel Paty "est un séisme dont on ressent encore les secousses" estime l'écrivaine Emilie Frèche

    Alors que le film L'Abandon, consacré aux 11 derniers jours de Samuel Paty, assassiné en 2020, sort aujourd'hui en salles, David Abiker reçoit l'écrivaine Émilie Frèche. Autrice de trois livres sur le sujet, dont le dernier s'intitule "Un séisme", elle a suivi le procès des complices de l'attentat. Bien plus qu'un simple attentat, l'assassinat de Samuel Paty a, selon elle, provoqué un véritable séisme dans la société française, remettant en cause les fondements mêmes de la laïcité et de la liberté d'expression. L'écrivaine décrit comment le crime a entraîné un recul de l'enseignement de ces valeurs républicaines, au profit d'une forme de censure et d'autocensure.Elle revient ensuite en détail sur le déroulé du cours de Samuel Paty, qui n'avait rien de provocateur mais s'inscrivait simplement dans le programme scolaire, et sans discriminer les élèves musulmans, comme certains l'ont prétendu.Émilie Frèche dénonce les responsabilités de l'institution, qui n'a pas su protéger Samuel Paty malgré les menaces répétées dont il faisait l'objet. Elle pointe du doigt le rôle trouble joué par certains acteurs, comme ce prédicateur islamiste qui a lancé une "fatwa numérique" contre l'enseignant. Au final, l'écrivaine estime que la communauté éducative dans son ensemble a été victime de cette tragédie, qui illustre la fragilité de la laïcité face à l'avancée du fanatisme.Alors que la panthéonisation de Samuel Paty est évoquée, Émilie Frèche considère que son meurtre doit être un électrochoc pour la société française. Selon elle, il est urgent de "réarmer idéologiquement" les citoyens afin de défendre avec force les valeurs républicaines, seul rempart contre l'entrisme d'un "fascisme et d'un fanatisme" qui gagne du terrain. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  44. 957

    Guerre au Moyen-Orient : « Les Libanais se sentent prisonniers d’une ingérence étrangère », dénonce l’autrice Manal Salamé

    David Abiker s'entretient avec Manal Salamé, autrice du roman Habibi Beyrouth. Cette écrivaine d'origine libanaise partage un regard intime et nuancé sur son pays meurtri par les crises successives.Manal Salamé, photographe de formation, a choisi de raconter la réalité libanaise à travers une fiction autobiographique. Son personnage principal, Amal, est une femme de la diaspora qui retourne au Liban pour refaire sa carte d'identité, mais qui se retrouve finalement happée par la quête de ses propres racines. À travers ce prétexte administratif, l'autrice explore les questions d'identité et de réconciliation dans un pays marqué par la diversité de ses communautés.Loin des clichés qui réduisent souvent le Liban à la guerre ou à la résilience, Manal Salamé dépeint avec finesse la complexité de son pays natal. Elle déconstruit notamment l'idée reçue selon laquelle appartenir à une communauté religieuse ou politique équivaut automatiquement à soutenir telle ou telle faction. Ses témoignages sur le quotidien de ses proches vivant à Beyrouth saisissent l'angoisse et la colère face à une situation géopolitique instable.Malgré ce contexte difficile, l'autrice affirme cependant sa foi en la réconciliation des communautés libanaises. Elle s'appuie sur son expérience de la vie en communauté pour montrer que les divisions sont davantage le fait de manœuvres politiques que d'une incompatibilité entre les différents groupes. Avec Habibi Beyrouth, Manal Salamé offre ainsi un regard nuancé et optimiste sur un Liban qu'elle chérit profondément.Cet épisode de L'invité de la matinale est une invitation à découvrir une vision intime et engagée du Liban, loin des représentations stéréotypées. À travers le parcours d'Amal, Manal Salamé nous fait voyager au cœur des questionnements identitaires d'un pays tiraillé entre ses multiples appartenances.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  45. 956

    Guerre en Ukraine : « Poutine est nerveux car ça ne va pas très bien pour la Russie » observe l’experte en défense Ulrike Franke

    On dit parfois que si la Russie n'a pas gagné la Guerre en Ukraine, au bout de 4 ans et demi, l'Ukraine n'a pas non plus perdu. Pour Ulrike Franke, chercheuse au Conseil européen pour les relations internationales (ECFR) et experte en question de sécurité et de défense, le pays de Volodymyr Zelensky tient bon. Et non seulement il tient bon, mais selon elle, « l'armée ukrainienne est la seule au monde capable de mener une guerre de drones». Elle était l'invitée de la matinale de Radio Classique ce lundi.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  46. 955

    Gilles Jacob, la correspondance intime des grands noms du cinéma mondial

    Dans cet épisode, David Abiker reçoit Gilles Jacob, ancien président du Festival de Cannes, pour parler de son ouvrage "En fidèle amitié", une fascinante compilation de lettres échangées avec les plus grandes personnalités du 7e art au cours de ses 75 années de passion pour le cinéma.Gilles Jacob, figure emblématique du Festival de Cannes, nous ouvre les portes de sa riche correspondance, véritable trésor de confidences et d'anecdotes sur la vie intime des stars et des réalisateurs qui ont marqué l'histoire du cinéma mondial. De Juliette Binoche à Isabelle Huppert, en passant par Kurosawa, Truffaut ou encore Sergio Leone, ce livre dévoile une facette méconnue de ces artistes, loin des projecteurs.L'invité de David Abiker raconte comment, dès son adolescence, il a commencé à conserver précieusement ces lettres, témoignages d'une époque où la communication était encore manuscrite. Il évoque les défis qu'il a dû relever pour apprivoiser les plus grands noms du cinéma et les convaincre de venir présenter leurs films à Cannes, tout en préservant leur intimité. Un moment fort de l'entretien est lorsque Gilles Jacob revient sur sa relation privilégiée avec certains acteurs, comme Juliette Binoche, qui n'hésitaient pas à se confier à lui sur leurs doutes et leurs joies personnelles. Ces confidences, jamais destinées à être publiées, offrent un regard unique sur la vie de ces artistes hors normes.Au-delà des coulisses du Festival de Cannes, c'est toute l'histoire du cinéma mondial qui se dévoile à travers cette correspondance. Des anecdotes savoureuses, comme lorsque Gilles Jacob évoque ses échanges musclés avec le producteur Harvey Weinstein, viennent ponctuer ce passionnant entretien.Loin d'être un simple ouvrage de cinéphile, "En fidèle amitié" se révèle être un témoignage intime sur l'âme des plus grands artistes du 7e art, une fenêtre ouverte sur leur humanité. Un épisode captivant à ne pas manquer pour tous les amateurs de cinéma et de belles histoires.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  47. 954

    Georges Pompidou se savait malade avant de gouverner, les révélations du journaliste Patrice Duhamel

    David Abiker reçoit Patrice Duhamel, auteur du livre « Le crépuscule des dieux », qui lève le voile sur les derniers mois de la vie de Georges Pompidou, alors président de la République.Patrice Duhamel a eu accès à des documents inédits, notamment le journal intime du professeur Jean Bernard, médecin personnel de Georges Pompidou, qui révèle des informations inédites sur la maladie du président. Dès 1968, le professeur Bernard diagnostique une leucémie lymphoïde chronique chez Pompidou, mais ce dernier choisit de se taire et de se présenter à l'élection présidentielle de 1969, malgré sa santé défaillante.L'invité explique comment l'entourage de Pompidou et l'ORTF, le média d'État de l'époque, ont alors mis en place un véritable mensonge d'État pour dissimuler la gravité de la maladie du président aux Français. Patrice Duhamel, qui était lui-même journaliste à l'ORTF, raconte avec émotion comment il a dû se plier aux consignes de ne pas filmer de gros plans du président, afin de cacher son état de santé.Au fil du témoignage poignant de Patrice Duhamel, on découvre le courage et la souffrance de Georges Pompidou, qui a continué à exercer ses fonctions jusqu'à la fin, malgré une santé défaillante. Le journaliste soulève également des questions éthiques et démocratiques sur le secret qui entoure la santé des présidents de la République.Cet épisode captivant offre un éclairage inédit sur une page sombre de l'histoire politique française, et interroge sur la transparence nécessaire dans la gestion de la santé des plus hauts responsables de l'État.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  48. 953

    Crise de l’eau : « Il y a des polluants éternels, on paie le prix de notre développement industriel » analyse l’essayiste Simon Porcher

    David Abiker reçoit Simon Porcher, professeur à l'Université Paris-Dauphine et auteur de Nous sommes faits d’eau, l’avenir d’une ressource vitale aux éditions Les Corps Conducteurs. Ensemble, ils explorent les multiples facettes de la crise de l'eau qui frappe la France et le monde, et proposent des pistes ambitieuses pour y faire face.Dès le début, Simon Porcher dresse un constat alarmant : la France fait face à une véritable érosion de ses ressources en eau, avec des crises de quantité, de qualité et des inondations de plus en plus fréquentes. Il met en garde contre le risque d'une rupture brutale, avec des coupures d'eau de plus en plus régulières et des pollutions qui perdurent pendant des décennies. L'invité souligne que le prix dérisoire de l'eau en France, à seulement 4 euros le mètre cube, est à la fois une bonne et une mauvaise nouvelle. D'un côté, cela permet un accès universel à une eau de qualité, mais de l'autre, cela freine les investissements nécessaires pour rénover un réseau vieillissant et fuyard. Simon Porcher plaide ainsi pour une tarification saisonnière, plus élevée en été quand les ressources sont rares, afin d'inciter les usagers à la sobriété.Un autre sujet central abordé est le faible taux de recyclage des eaux usées en France, qui n'atteint que 1% contre 90% en Israël. Porcher explique que cette différence s'explique par des réglementations plus strictes en France, où l'eau potable est considérée comme irréprochable, contrairement à d'autres pays où l'on n'hésite pas à réutiliser des eaux traitées pour l'irrigation ou le nettoyage des rues.L'invité revient également sur les conflits d'usage autour de l'eau, comme les récentes tensions à Sainte-Soline autour de la construction de méga-bassins de rétention. Il souligne la nécessité d'une vision à long terme et d'une meilleure coordination entre les différents ministères impliqués.Porcher salue l'exemple de Singapour, qui s'est fixé l'objectif ambitieux d'atteindre l'autonomie en eau d'ici 2060, en misant sur le recyclage, le dessalement et la capture des eaux de pluie. Il estime qu'une telle stratégie, assortie d'une implication forte des citoyens, serait bénéfique pour la France.Cet épisode passionnant offre un éclairage de premier plan sur les enjeux cruciaux liés à l'eau, invitant les auditeurs à prendre conscience de l'urgence d'agir pour préserver cette ressource vitale.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  49. 952

    Terrorisme : « on constate un rajeunissement des individus, l’immense majorité a moins de 21 ans » déclare Céline Berthon, DG de la DGSI

    Dans cet épisode de L'invité de la matinale, David Abiker reçoit Céline Berthon, DG de la Direction Générale de la Sécurité Intérieure (DGSI), pour aborder les enjeux de sécurité et de lutte antiterroriste auxquels la France est confrontée.Céline Berthon commence par dresser un constat alarmant de la menace terroriste en France, qui serait à un niveau élevé depuis la fin de l'année 2023, sous l'effet de crises internationales comme les tensions dans le détroit d'Ormuz ou la situation au Proche-Orient. Elle révèle que les services antiterroristes ont déjoué neuf projets d'attentats en 2024 et sept en 2025, et que plusieurs autres ont été empêchés ces dernières semaines.La patronne du Contre-Espionnage explique que la typologie des menaces a évolué, avec un rajeunissement notable des individus interpellés, qui se radicalisent souvent en ligne. Elle souligne également la résurgence de fragilités psychologiques et psychiatriques chez certains d'entre eux, ce qui complexifie l'analyse des actes préparatoires. Au-delà du djihadisme, Céline Berthon met en lumière d'autres sources d'inspiration idéologique, comme l'ultra-droite ou l'ultra-gauche, qui peuvent également conduire à des projets d'action violente. Elle cite notamment l'exemple d'un jeune homme inspiré par l'idéologie Incel, qui voulait commettre un attentat dans un milieu scolaire.La responsable de la DGSI insiste sur le rôle central joué par la consommation de contenus violents en ligne, qui peut désensibiliser les jeunes et les entraîner dans un processus d'endoctrinement, quelle que soit l'idéologie concernée.Au-delà du terrorisme, Céline Berthon aborde également la question de l'ingérence et de l'espionnage, domaines dans lesquels la DGSI est également compétente. Elle souligne l'importance de protéger les secteurs stratégiques de l'économie et de la recherche contre les tentatives de déstabilisation et de vol d'informations confidentielles, y compris de la part d'États alliés comme les États-Unis.Dans ce contexte, la patronne du Contre-Espionnage explique que la DGSI entretient des relations de confiance avec les grandes entreprises françaises, auxquelles elle prodigue des conseils pratiques et pragmatiques pour les aider à renforcer leur sécurité, sans pour autant se substituer à leur liberté d'action.Malgré la gravité des menaces, Céline Berthon se veut rassurante, soulignant que la DGSI n'est pas seule dans cette mission, mais qu'elle s'appuie sur des milliers d'agents extrêmement professionnels et mobilisés, qui permettent d'obtenir des résultats concrets sur le terrain.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  50. 951

    Mélenchon candidat pour 2027 : « Avec son programme économique, le déficit va flamber » alerte le prix Nobel Philippe Aghion

    Le prix Nobel d’économie 2025 Philippe Aghion était l’invité de la matinale de Radio Classique. Au lendemain de l’annonce de la candidature pour la présidentielle de Jean-Luc Mélenchon, il a réagi au programme économique du leader de La France Insoumise. Il pointe des dépenses publiques massives, qui ne seront pas accompagnées de recettes fiscales adéquates. « C’est l’anti-Draghi », résume-t-il.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

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A 8h15, David Abiker reçoit pendant 10 minutes les politiques et des personnalités de la vie civile, pour leur poser les questions qui préoccupent en premier plan les Français.Pour ne rater aucun épisode de L’invité de la matinale, n'hésitez pas à vous abonner. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

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A 8h15, David Abiker reçoit pendant 10 minutes les politiques et des personnalités de la vie civile, pour leur poser les questions qui préoccupent en premier plan les Français.Pour ne rater aucun épisode de L’invité de la matinale, n'hésitez pas à vous abonner. Hébergé par Audiomeans. Visitez...

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