PODCAST · society
Paysages sonores
by Une production Paraloeil réalisée par Guillaume Monette
Avec Paysages Sonores, le Bas-du-Fleuve se fait son cinéma. Chacun des 10 épisodes de ce balado invite des cinéastes de la région à faire découvrir leur coin de pays à un·e réalisateur·trice de leur choix, un·e artiste qui stimule leur imaginaire. En sillonnant le terrain à leurs côtés, on accède à des tête-à-tête fougueux et spontanés. Septième art, passion, patrimoine, ambition, prises de position, identité : tout y passe. Ces gros plans nous mènent à la rencontre de talents débordant de vérité, des poètes et poétesses. Pour découvrir tous les épisodes visitez balado.paraloeil.com
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10
Robert Mercier et François Péloquin
C’est dans l’atelier attenant à sa belle maison canadienne de Matane que Robert Mercier invite François Péloquin pour une jasette. L’endroit parfait pour apprendre à se connaître, considérant que la région a inspiré la vie et le travail des deux cinéastes. C’est donc entre deux gorgées de bière de dépanneur que les deux artistes s’envoient des fleurs et se livrent à propos des défis et de la magie qui ponctuent leur travail. Ensemble, ils décortiquent avec délicatesse leur pratique et explorent entre autres, la direction d’acteurs, le montage comme gage de liberté, les pôles de l’objectivité et la quête de vérité comme passeport pour accéder à l’humain. Une rencontre baignée d’admiration, de curiosité et d’une toute petite pointe de jalousie bien placée, qui apaise presque autant qu’une belle vue sur le fleuve.
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9
Thomy Laporte et Renaud Després-Larose
Avec la flamme d’une curiosité éclectique bien allumée, Thomy Laporte et Renaud Després-Larose font l’école buissonnière du cinéma le temps d’une balade dans les bois de Saint-Valérien. Guidés par les spectres de Tarkovsky, de Groulx et de Falardeau (et un peu aussi par le flair d’une compagnonne à quatre pattes), ils entrent ensemble dans la zone. Coupés des distractions modernes, ils réfléchissent aux moyens qu’ils ont trouvés pour résister au rythme effréné et pour continuer, malgré tout, à filmer. Cherchant l’écho des autres, ils s’affairent à créer un cinéma inclusif et collectif qui pave le chemin de l’engagement pour toute sorte de monde. Leurs influences se rejoignent, les références communes se multiplient — le duo a le champ libre d’explorer et d’entrevoir la possibilité d’une autre voie de passage.
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8
Stéphanie L Bérubé et Paul Tom
Stéphanie Lessard-Bérubé accueille Paul Tom chez elle pour un petit tour guidé de sa bouillonnante maison d’artistes. Le duo choisit ensuite d’un commun accord de longer le sentier du Littoral de Rimouski, thé à la main, pour creuser ce qui les unit. Au carrefour du documentaire, de la fiction, du cinéma d’intervention, de la médiation culturelle et de l’enseignement, leur pratique est variée, mais indéniablement tournée vers l’Autre. Ayant tous deux fait le choix de contourner les lois classiques de la production et de la diffusion cinématographique, ils mettent de l’avant un cinéma démocratique et inspiré qui s’ancre au réel pour mieux déployer les talents et les idées. Leurs œuvres sont un véritable terreau de partage, d’expression et, oui, de changement. Une rencontre qui nous plonge dans l’action et qui nous rappelle que c’est en amplifiant les voix de tout le monde que l’on trouve ensemble les plus belles destinations.
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7
Arnaud Beaudoux et Denys Desjardins
Entre terre et mer, Arnaud Beaudoux invite Denys Desjardins à bord de son carrosse pour jaser de 7e art. En zigzaguant sur le territoire du Bas-Saint-Laurent — des jardins de la distillerie de Saint-Arsène jusqu’au traversier de Rivière-du-Loup en passant par Cacouna — les deux amoureux de cinéma se livrent des compliments bien sentis, quelques aveux et plusieurs conseils pour déjouer l’angoisse des jachères créatives et des refus. Avec le fleuve et le souvenir des êtres chers en toile de fond, ils échangent sur les cycles de création, le deuil, l’autoproduction comme outil de libération, la quête éternelle du cinéaste et la responsabilité du documentariste face à ses sujets. Une rencontre toute en sensibilité entre un talent bourgeonnant et un grand monsieur du cinéma d’ici.
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6
Guillaume Lévesque et Jean-François Caissy
Guillaume Lévesque invite Jean-François Cassy à braver le mal de mer et à prendre le bateau jusqu’à l’Île aux Basques pour jaser d’attachement au territoire, de la force du silence, des plans qui respirent et de la liberté du documentaire. Bercés par le son hypnotisant de la fine pluie, les cinéastes et artisans comparent leurs approches respectives pour brosser le portrait de ce qui continue de les faire vibrer et de ce qui les unit au-delà des différences. Vivant chacun de leur côté le tourbillon des bouffées d’inspiration inexorablement suivi des creux de vague et, enfin, des seconds souffles, ils se découvrent en pleine nature tout un monde d’affinités. La graine d’un projet de migration vers le Bas-Saint-Laurent semble même avoir été plantée…
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5
Brigitte Lacasse et Paule Baillargeon
Brigitte Lacasse aurait aimé inviter Paule Baillargeon chez elle près du fleuve pour la baigner d’air salin et de ciels majestueux. Mais comme elle l’expliquerait elle-même sans faux-fuyants, Paule est malade. C’est donc par les rails que Brigitte la rejoint dans son fécond cocon de création pour jaser de multidisciplinarité, de féminisme, de changements de cap, de déceptions et du fameux bonheur. L’heure est aux bilans, et sans censure, ces femmes révoltées dessinent les contours de leurs parcours fougueux qui ont su rallier l’intime au politique. Une rencontre empreinte de chaleur, qui prouve que comme au cinéma, c’est souvent au carrefour de l’ombre et de la lumière que les plus belles scènes de vie se révèlent.
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4
Boris Firquet et Robert Morin
Boris Firquet invite Robert Morin à venir jaser d’images, de hasard, de l’implacabilité du temps, d’intelligence artificielle et de la cour à scrap comme métaphore. En chemin vers son point de vue préféré à Saint-Léandre, près de la Matane qui l’a vu grandir, Boris rencontre avec fébrilité et pour la première fois celui qui lui a donné le goût de faire des images à sa manière. Robert se prête avec ouverture au jeu des présentations dans cette région qu’il prend plaisir à visiter. Se découvrant tout plein de points en communs, ils réfléchissent ensemble à l’acte de guérilla que peut être le cinéma et aux moyens par lesquels ils brouillent la limite du beau et du laid, du noble et du sale. Une rencontre baignée de bienveillance sous le signe de la dissidence, des petits silences et des gros rires complices.
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3
Benoit Ouellet et Annie Saint-Pierre
Benoit Ouellet invite Annie Saint-Pierre à jaser de leur parcours de cinéma et de vie respectif à bord de son bolide du futur, qui devait les mener à la captation de l’univers sonique des éoliennes. Lié par un sens de l’absurde aiguisé, un amour du territoire et une curiosité sans bornes, le duo explore son rapport à la création et à l’ambition. Après un détour par Montréal, lui est revenu dans son coin de pays et elle est restée dans la métropole. Leurs situations géographiques diffèrent, mais leur Bas-du-Fleuve natal continue encore et toujours de colorer leurs imaginaires. Comme dans la vie, leur chemin bifurquera au gré des belles bourrasques et de la tempête pour faire place à un moment de vérité, à une discussion qui coule au rythme de l’instant présent. Une histoire de courage, de devoir de mémoire, de succès et de premières fois qui arrivent parfois sur le tard, mais toujours au bon moment.
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2
Nicolas Paquet et Nadine Beaudet
Nicolas Paquet invite Nadine Beaudet à se promener sur son 7e rang à Saint-Alexandre-de-Kamouraska pour discuter des circonstances qui les ont mené·es à faire du cinéma et qui les ont poussé·es à avoir envie de raconter la ruralité. Se vouant une admiration sincère, le duo discute de la mutation des paysages du Bas du Fleuve et de la Côte-Nord, du point de vue très personnel de leurs documentaires, d’hyperlocalité, d’éthique et de l’impact des mono-industries sur nos régions. C’est par le cinéma que Nicolas et Nadine nous racontent le territoire et entrent en réel dialogue avec leurs milieux. Ils tendent l’oreille et un miroir vers les espaces qui continuent de les émerveiller et de façonner leur identité.
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1
Sara Bourdeau et Philippe Grégoire
Sara Bourdeau délaisse son chien Boucane quelques instants pour inviter son réalisateur préféré, Philippe Grégoire, dans un autre de ses road trips. Destination : les incontournables de sa Rivière-Ouelle à elle, son milieu de vie et de travail. Cette lettre d’amour adressée au territoire provoque un émerveillement partagé et une discussion qui aborde la fragilité du patrimoine, Bertolucci vs Kiarostami, les pièges du montage, la fertilité des temps morts et les pressions du métier. En s’acharnant à tourner ce qui leur remue le cœur, ces cinéastes de l’ici mettent en images, parfois envers et contre tout, les lieux de leur vie avant qu’il ne soit trop tard. La rencontre de deux cinéastes qui ont vraiment le feu sacré.
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Avec Paysages Sonores, le Bas-du-Fleuve se fait son cinéma. Chacun des 10 épisodes de ce balado invite des cinéastes de la région à faire découvrir leur coin de pays à un·e réalisateur·trice de leur choix, un·e artiste qui stimule leur imaginaire. En sillonnant le terrain à leurs côtés, on accède à des tête-à-tête fougueux et spontanés. Septième art, passion, patrimoine, ambition, prises de position, identité : tout y passe. Ces gros plans nous mènent à la rencontre de talents débordant de vérité, des poètes et poétesses. Pour découvrir tous les épisodes visitez balado.paraloeil.com
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