PODCAST · music
Place des Fêtes
by Antoine Dabrowski
Du lundi au mercredi à 18h, en direct sur Tsugi Radio, depuis notre studio du Parc de la Villette, invité.e.s et artistes qui font l'actualité des musiques que nous aimons défilent au micro d’Antoine Dabrowski. Place des Fêtes, c'est aussi toute la culture vue par l’équipe des chroniqueuses et chroniqueurs de Tsugi Radio : jeux vidéo avec Juliette de Prigny, musique italienne avec Benoît Felix-Lombard, cinéma/écrans/séries avec Olivier Forest, musique et politique avec Lola Avril, musique et instruments traditionnels avec Antoine Gailhanou et la revue de presse musicale d’Angèle Chatelier.Le générique de Place des Fêtes est signé Antoine Assayas. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
-
781
The Haunted Youth en live
Si cela s’est généralisé, il ne faudrait pas croire que la tendance à chanter ses fragilités quand on est un jeune homme si possible affublé d’une guitare, remonte à la pandémie. Dans les années 80 aussi, les garçons se mettaient du noir aux yeux et du vernis sur les ongles. On ne parlait pas encore à ce point de santé mentale, mais la cold wave, héritière du glam rock et du punk, incarnait le réceptacle idéal des tourments de toute une génération d’artistes peu à l’aise avec les injonctions virilistes de la société. Difficile de ne pas penser à The Cure en écoutant la musique de The Haunted Youth, le groupe du Belge, Joachim Liebens, avec sans doute en plus, une dose de nihilisme grunge à la Kurt Cobain. Le premier album du groupe en 2022, porté par le succès de son single teen rebel, a vite fait de tailler une solide réputation à ce groupe indie flamand. Repéré par les medias les plus respectés et invité par de nombreux festivals, ils ont embarqué dans une tournée qui a réjoui Joachim Liebens autant qu’elle l’a mis à l’épreuve. Boys Cry too, c’est le titre du deuxième album de The Haunted Youth, dont la production ambitieuse de synthés romantiques et de murs de guitares anesthésiants, sait aussi se faire plus délicate, révélant les aigus déchirants de la voix de Joachim Liebens. On a profité de leur passage au Trabendo pour attraper The Haunted Youth dans notre studio du Parc de la Villette pour une session live et quelques questions. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
-
780
Avec Anne F. Garréta et la chronique de Juliette De Prigny
Avant la soirée Wet for Me, avant le Pulp, le repaire des lesbiennes parisiennes dans les années 80 s’appelait le Katmandou et se trouvait dans le 6ème arrondissement Rue du Vieux-Colombier. Anne F. Garréta, étudiantes en lettres, y passe ses nuits. À l’époque on ne parlait pas de club, même pas de DJ, on disait plus volontiers disquaire, et la nuit beaucoup moins safe qu’aujourd’hui, était aussi plus romanesque. Un jour de l’été 1982, une des disquaires du Katmandou, Momo, propose à Anne Garréta de la remplacer aux platines. C’est une révélation pour la future écrivaine qui saisit l’occasion de poursuivre sa passion pour la musique mais aussi pour la technologie. Anne Garréta a fini ses études, diplômée d’une grande école, et si elle vit entre la France et les États-Unis, elle n’a jamais abandonné totalement les platines. En 1986, elle publie Sphynx, premier de la littérature française avec une personnage de DJ. Cet hiver, elle a sorti, DJ, portrait de l’artiste en animale nocturne, où elle revient sur ses années de disquaire. Inventaire des lieux interlopes de la capitale, galerie de portrait fascinante, plongée dans la musique des années 80 et goût immodéré pour la lecture de notices techniques pas encore générées par l’intelligence artificielle. Anne F. Garréta a obtenu le Prix Medicis en 2002 pour son livre Pas un jour, elle est aussi membre de l’Oulipo, l’Ouvroir de littérature potentielle créé par Raymond Queneau dont se réclament aussi Georges Perec et Italo Calvino. D’ailleurs, dans son dernier ouvrage, elle écrit : « Toute DJ est dadaïste, à son insu ou à son corps défendant. » Aujourd’hui, dans Place des Fêtes, une heure sur le dancefloor du Katmandou avec Anne F. Garréta. Dans DJ, portrait de l’artiste en animale nocture, comme dans tout roman musical qui se respecte, on trouve à la fin une playlist dans laquelle nous avons pioché pour la playlist du jour. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
-
779
La sélection jeux-vidéo de la saison de Juliette de Prigny
Pour cette dernière chronique de la saison, Juliette nous parle de jeux qui n’ont pas eu la chance d’avoir leur propre chronique cette saison. Avec Infinity Nikki, Pokopia et Okami. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
-
778
BPM Contest avec Mon Cher Guy, Breakbot, Irfane, Sébastien Roch, Gonthier, Wladimir Pandolfo et Arnaud Andrieu
Le mois d’avril marque le retour d’un rendez-vous important pour la scène électronique : le BPM Contest.Pour cette émission exceptionnelle, Tsugi Radio célèbre la grande révélation de cette 13e édition du BPM Contest : Mon Cher Guy.Un projet à la fois élégant, sensible et profondément émotionnel, qui a su séduire autant les professionnels que le public.Autour de cette victoire rare — doublement saluée par le Jury et le Public — l’émission réunit parrains, artistes et figures majeures de la scène musicale actuelle pour une soirée placée sous le signe de la transmission, de l’émergence et de la passion musicale. Antoine Dabrowski et Sébastien Roch reçoivent au micro : Mon Cher Guy, Breakbot, Irfane, Gonthier, Wladimir Pandolfo, Arnaud Andrieu, Philippe Le Breton et Olivier Ledot. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
-
777
Rio Loco avec Hey Bony, Fabien Lhérisson, Vincent Lasserre et la chronique d'Olivier Forest
Rio Loco, 11 juin 2025. Sur la prairie des filtres à Toulouse, au bord de la Garonne, une foule bien compacte se massait pour assister à l’incroyable concert du groupe Kassav’. Pas un téléphone de sorti, des hanches qui chaloupent, tout le monde qui transpire et surtout qui sourit. C’est ça l’effet Kassav’, un groupe transgénérationnel qui embarque par sa générosité et une prestation impressionnante, mais un groupe parfois plus connu à l’étranger qu’en France métropolitaine. Curieux paradoxe de l’histoire qui raconte aussi en creux l’histoire de la colonisation. Pourtant, les îles de notre petite planète, qu’elles soient d’anciennes colonies ou non, nous ont donné le maloya de La Réunion, le reggae de la Jamaïque, le Shatta de la Martinique, le son de Cuba, la morna du Cap Vert… liste interminable et exaltante de musiques qui font remuer les corps. Après avoir fêté ses 30 ans en grande pompe en 2025, Rio Loco a titré son édition 2026 : Insulae pour célébrer les musiques insulaires, qui ont tant voyagé et nourri les artistes de toute la planète. Aujourd’hui rebaptisons l’émission, Île des Fêtes, avec l’équipe du festival et l’artiste guadeloupéen Hey Bony. Mais d’abord première escale à la Martinique. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
-
776
La Tournée · Strasbourg Music Week avec Glaascats, Francis of Delirium, Caprice, damagehead, Isabelle Sire et Lydia Frémaux
Tsugi Radio est en direct de Strasbourg et de cet événement qui existe depuis 4 ans maintenant : le Strasbourg Music Week. Le festival transfrontalier des musiques nouvelles. Objectif : faire connaître des projets musicaux de la région et d’ailleurs.Angèle Chatelier reçoit au micro du plateau, depuis le site de la Grenze : Glaascats, Francis of Delirium, Caprice, damagehead, Isabelle Sire et Lydia Frémaux. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
-
775
Rendez-vous dans l'espace littéraire de mai 2026 · la chronique de Nicolas Jalageas
Les Oiseaux du Temps d'Amal El-Mohtar et Max Gladstone et Romanée-Conti 1935 de KAIKÔ Takeshi, voici les deux recommandations de Nicolas Jalageas ce mois-ci. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
-
774
Nuits Sonores et les chroniques de Nicolas Jalageas et d'Alexandre Berly
Aujourd’hui, ce n’est pas un jour tout à fait comme les autres dans la petite histoire de Tsugi Radio… Tsugi Radio, webradio du magazine Tsugi, démarrée en octobre 2015 avec un ordinateur, beaucoup de rêves, pas beaucoup de moyens et zéro business plan… Nous avons grandi, avons ouvert un studio dans la Folie L1 du Parc de la Villette, avons agrandi les équipes, sans rien changer à notre passion de découvrir des artistes et de la nouvelle musique, à notre envie de parcourir les festivals inlassablement, jusqu’à 32 en 2025. Mais aujourd’hui, Tsugi Radio, n’est plus seulement une webradio. À Paris, en région parisienne, à Nice, Cannes et Marseille, depuis ce matin, vous pouvez écouter Tsugi Radio en DAB+. Qu’est-ce que le DAB+, et bien c’est la radio numérique, qui est appelée prochainement à remplacer la FM, comme la TNT a remplacé la télévision hertzienne. Pour nous écouter en DAB+, il faut une radio DAB+, il en existe de toutes les gammes et pour toutes les bourses. Et sachez que les voitures commercialisées depuis décembre 2020 en France en sont obligatoirement équipées. Nous avons toujours considéré Tsugi Radio comme une vraie radio, même si elle n’était disponible que sur le web. Mais c’est aujourd’hui sans doute encore un peu plus vrai qu’hier.Indépendance, c’est la valeur cardinale que le festival Nuits Sonores défend ardemment depuis 23 ans à Lyon… ce qui n’est pas sans présenter son lot de challenges. Mais l’événement lyonnais parvient à résoudre cette impossible équation avec élégance et curiosité. En mettant à l’honneur des artistes ukrainiens, colombiens, en accueillant le soundsystem de la légende Mad Professor, mais aussi avec Juan Atkins, Leftflied, 808 State, Anetha, Kittin, Four Tet et toujours ce soutien à la scène et aux collectifs locaux. Aujourd’hui dans Place des Fêtes, on va passer un coup de fil à Pierre Zeimet, un des programmateurs de Nuits Sonores. Au programme aussi la cabine des curiosités de l’ami Alexandre Berly qui viendra nous expliquer la différence entre phaser et flanger pour celleux d’entre vous qui aiment triturer les effets sonores. Pour les autres qui préfèrent la lecture, on a rendez-vous dans l’espace littéraire avec Nicolas Jalageas, notre libraire des Cahiers de Colette. Hier une drôle de faune se dirigeait vers l’Accor Arena de Bercy. La messe un dimanche soir pour les fans d’indie music de tous âges avec le concert de l’Australien, Kevin Parker, plus connu sous le nom de Tame Impala. Grosse scéno avec des barres de lights multicolores, motorisées dont les mouvements et les lasers n’étaient pas sans rappeler la scénographie de la dernière tournée de Justice ou le duo avec Lewis, leur ingé light historique, qui est devenu une influence pour d’autres, comme on se le disait hier soir avec Pedro Winter. Si Pedro était là, c’était bien sûr parce que dans la surenchère de proposition que sont devenus ces grands concerts, il fallait bien une tête d’affiche française pour faire la première partie de Tame Impala. Xavier et Gaspard, aux platines pour un megamix puissant et généreux avant pour le premier titre du rappel de monter sur scène pour jouer Neverenderrer, un des deux featurings de Kevin Parker sur leur album, Hyperdrama. Un dimanche soir comme on les aime. TAME IMPALA "Dracula (JENNIE remix)"808 State "Pacific State"THE LEMON TWIGS "Look For Your Mind"THE HAUNTED YOUTH "deathwish feat. Max Fry"CLARA KIMERA "God Complex"MADONNA & SABRINA CARPENTER "Bring Your Love" Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
-
773
Les Francos de Montréal avec Wamen & la chronique de Benoît Felix-Lombard
Aujourd’hui dans Place des Fêtes, on parle italien, car c’est le jour de la visite mensuelle de notre expert en musica leggera Benoît Felix-Lombard, entre hommage à Gino Paoli récemment disparu et coup de cœur pour TonyPitony. Mais d’abord on parle québécois… en 1989, Jean-Louis Foulquier, créateur des Francofolies de La Rochelle, s’associe avec Alain Simard et Guy Latraverse pour créer un nouvel axe majeur de l’amitié franco-québécoise. Les Francos de Montréal sont aujourd’hui le plus important festival francophone au monde. Il faut voir la foule s’assembler devant la scène Rogers sur la place des festivals. Un festival unique aussi dans sa proposition avec une programmation aux deux tiers gratuite. Du 12 au 20, on ira donc célébrer le français, je devrais même dire les français avec une belle brochette d’artistes de toute la francophonie : Québec et France bien sûr, mais aussi les Antilles qui seront représentées avec la star du dancehall Bamby et aussi les toujours impeccables Kassav’, je le rappelle le meilleur groupe français sur scène. Orelsan, Laurent Voulzy, disiz, Zélie, Ino Casablanca, aupinard pour les Français… Pierre Lapointe, Arianne Moffatt, Alphonse Bisaillon, Ariane Roy, Robert Robert, Virginie B, Klô Pelgag pour les Québécois… un hommage à Joe Dassin par Étienne Coppée et sa bande, un à Dôme, l’album culte de Jean Leloup avec Safia Nolin, Les Louanges ou Lou-Adrianne Cassidy. Sans oublier deux fines lames de l’electro française, Léonie Pernet et Romane Santarelli. 114 artistes pour 10 jours de fête dans la capitale du Québec. Aujourd’hui, dans Place des Fêtes, les Francos de Montréal, avec Camille Guitton et aussi avec Wamen, une artiste franco-camerounaise, qui a bien du mal à rentrer dans la vie d’adulte et qui le chante si bien. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
-
772
Gino Paoli & TonyPitony · la chronique de Benoît Felix-Lombard
Hommage au grand chanteur italien Gino Paoli et découverte du sulfureux TonyPitony avec notre spécialiste en musique italienne Benoît Felix-Lombard. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
-
771
Les voix bulgares · la chronique d'Antoine Gailhanou
Aujourd'hui Antoine Gailhanou triche un peu : il ne nous parle pas d'un instrument à proprement parler, mais de chant choral, et plus spécifiquement des chœurs féminins bulgares. Des voix typiques d'Europe de l'Est, très projetées, très claires. Et on y retrouve tout un tas de techniques héritées des musiques traditionnelles : bourdons, pulsations irrégulières, et sans doute l'aspect le plus caractéristique de ces choeurs bulgares : les intervalles assez dissonants, avec des voix souvent à une seconde majeure l'une de l'autre, ce qui, bien maîtrisé, crée un frottement très hypnotique. Bien sûr, quand on parle de ces voix, on parle en général du Mystère des Voix Bulgares, fondé en 1952. En réalité, il s'appelle plutôt Chœur Vocal Féminin de la télévision d'état bulgare, ce qui est de suite moins sexy, mais on parle d'un groupe né en pleine période soviétique. D'ailleurs, ce format de choeur exclusivement féminin n'a rien de traditionnel, il est apparu à cette période. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
-
770
JB Hanak et la chronique d'Antoine Gailhanou
Il existe une autre French Touch, loin des casques chromés de Daft Punk et des soirées sur les Champs-Élysées. Au tournant des années 2000, deux frangins vont conquérir les scènes alternatives de la planète à coup d’electro punk noisy et débridé. Avec dDamage, Fred et JB Hanak concassent le hip hop, la techno, le breakcore, et à dire vrai, tout ce qui passe à travers leurs samplers dans une explosion foutraque et cathartique. dDamage a sorti plusieurs albums sur le mythique label, Planet Mu de l’Anglais Mike Paradinas, fédérant un public de passionnés un peu partout et notamment au Japon. Le Japon, c’est le cadre du deuxième roman de JB Hanak, Bâtards, paru au Mot et le Reste. Récit branché sur courant alternatif d’une tournée de dDamage au pays du soleil levant qui n’a jamais paru aussi peu kawaï : entre quête éperdue de weed, salles de concerts aux pratiques douteuses, galerie de personnages improbables cerisiers en fleur qu’on hume comme du protoxyde d’azote, et public transpirant et endiablé à rebours des conventions de la société nippone. Sans oublier un chien : Ourok… Après Sales Chiens paru en 2022, c’est le second roman de JB Hanak qui, par-delà les tribulations d’une tournée WTF, poursuit l’hommage à son frère Fred, disparu brutalement il y a 8 ans. Son style s’épanouit dans la description d’un Japon qu’il semble aimer tendrement malgré la propension funeste du pays à mater toute forme d’émancipation personnelle. « Tout s'équilibre harmonieusement dans le chaos. », écrit-il dans ce livre. Sophisme qui n’a rien à envier au Shinto. Avec la participation d'Alexis Bernier.Et parce qu’on est curieux de toutes les musiques, tous les mois, Antoine Gailhanou vient nous parler musique et instruments traditionnels. Aujourd’hui, mystère, Antoine s’intéresse aux voix bulgares. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
-
769
Existe-t-il un champ musical européen ? · la chronique de Lola Avril
Notre docteure en science politique Lola Avril ne boude pas son plaisir de pouvoir enfin mettre un peu de sa spécialité de recherche, les études européennes, dans cette chronique. Sans remonter au temps où les compositeurs circulaient de cours royales en cours royales en Europe mais pour revenir à une période un peu plus proche de nous, avecles travaux de la chercheuse Maude Williams, qui s’est intéressée à la manière dont la musique populaire circule dans les années 1950-1970. En étudiant les transferts culturels entre la France et l’Allemagne, elle nous dépeint un espace musical très connecté. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
-
768
Les 20 ans d'Europavox avec Bandit Bandit et François Missonnier
25 mars 1957, signature du traité de Rome ouvrant la voie à la Communauté économique européenne. 49 ans plus tard à Clermont-Ferrand, François Missonnier avec Didier Veillaud, François Audigier et les équipes de la Coopérative de Mai lançaient Europavox, un festival pour qui l’Europe est une grande salle de concert, même au-delà des frontières de Schengen ou des pays membres de l’Union Européenne.Car après tout, c’est vrai, pourquoi l’Europe ne serait-elle qu’une histoire de marchés, de monnaie et de frontières. Si la capitale de l’Auvergne n’accueillait pas d’événements à même de programmer des grands noms pour le public local, cette dimension européenne a permis à Europavox d’affirmer une singularité, mais aussi de tisser un formidable réseau de passionnés de musique aux 4 coins du continent. Toutes leurs initiatives : le média Europavox, les festivals dans 8 autres capitales européennes, les sessions filmées par Arte Concert, la tournée dans le Massif Central… Toutes convergeaient vers ce but ô combien salutaire d’ouvrir grand les yeux et les oreilles du public, de faire se rencontrer les artistes et les énergies, de chercher pas le plus petit mais le plus grand dénominateur commun entre des peuples qui partagent des valeurs, une histoire et un goût de la fête.Depuis 2008, le festival amiral a trouvé sa formule : un grand site autour du Polydôme, grand bâtiment qui abrite la coopé, sur cette place du 1er mai, fondatrice de de la ville, symbole de la réunion des deux communes, Clermont et Montferrand. Europavox fête ses 20 ans avec les Clermontois qui ont pris d’assaut le concert exceptionnel du 4 juillet au Stade Michelin avec Black Eyed Peas, et le week-end d’avant, le même cocktail de grand noms et d’artistes européens. Theodora, Gaia Banfi, disiz, Dressed Like Boys, Charlotte Cardin, Altin Gün… sans oublier la coldwave biélorusse de Super Besse qui pourrait à eux seuls résumer l’esprit du festival. Au fil de nos venues à Europavox, on y a découvert : Bulgarian Cartrader, Blu Samu, Pongo, Postman, Camille Yembé, Marina Satti, TOMM¥ €A$H… et on a hâte de tomber amoureux cette année encore du 26 au 29 juin. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
-
767
Carte blanche à Agoria
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
-
766
Focus Biches Festival
It Takes Two, c’est le jeu vidéo que nous présente aujourd’hui Juliette de Prigny, un jeu où il faut coopérer pour avancer que ferait bien d’apprendre, je sais pas, par exemple, les partis de gauche histoire d’apprendre à faire ensemble avant la présidentielle, chiche ! Dans Place des Fêtes, aujourd’hui, on va surtout parler de Normandie. On va parler de cidre, de camembert et de pommeau. Puisqu’on va parler du Biches Festival qui du 12 au 14 juin va repeindre en multicolore la Ferme de Rai dans l’Orne. Mais on va aussi écouter pas mal de musique et de nouveautés.PIERRE DE MAERE "Je pense à vous"BILAL HASSANI "Beaucoup"YOA "Moi"COPYCAT "Mode Avion"GRAHAM COXON "Billy Says"MASSIVE ATTACK "Boots on the Ground feat. Tom Waits"TRICKY & MARTA "Out Of Place"MAUD GEFFRAY "Are We Lost"AGORIA "Cambodia feat. Mooglie" Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
-
765
Avec marta en live
Ils se sont rencontrés au conservatoire de jazz, ont joué avec Malvina, Lucie Antunes et Mehdi Kerkouche mais ce qui les fait kiffer c’est de jouer de la techno, oui, mais avec une batterie et un violon, ett pourquoi pas… Sur le nouvel EP qui sort vendredi, le duo poursuit son exploration d’une techno intense mais généreuse, une techno qui sent la sueur et l’extase, une techno urgente et brûlante qu’aujourd’hui ils nous font le plaisir de donner en live en direct depuis la Folie L1 du Parc de la Villette. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
-
764
Focus Fame Festival · Olivier Forest, Benoît Hické et Panico
Après 5 jours en terre berruyère pour la 50ème édition du Printemps de Bourges, retour dans la capitale avec des films au programme, oui mais des films sur la musique. Rendez-vous à partir de jeudi au Reflet Medicis et à L’Arlequin, salles de la rive gauche bien connues des cinéphiles, pour le retour avec sa 9ème édition de FAME, le festival international de films sur la musique. Un pionnier mystérieux de la musique minimaliste, un portrait de Sun Ra avant qu’il ne monte à bord de sa Rocket Number Nine, des metalleuses norvégiennes… loin des hagiographies stéréotypées des plateformes et des plans marketing, FAME célèbre le documentaire tant dans son geste artistique que dans son intention de porter un témoignage autant culturel que sociétal ou historique sur l’époque. FAME c’est l’occasion de voir en images la scène alternative mondiale trop souvent confinée à l’underground. Aujourd’hui dans Place des Fêtes, je reçois les co-fondateurs de FAME, Benoît Hické et notre Olivier Forest national. On embarquera tout à l’heure pour l’île de la Réunion, en compagnie du musicien Rone et du réalisateur Valentin Paoli qui cherchent à parler aux baleines. Mais d’abord direction le Chili juste après la chute de la dictature de Pinochet. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
-
763
Le Printemps de Bourges · Danyl, Steve Ibrahim, L'Iconique Cabaret, Thomas Schmahl, Dafné Kritharas, Tony Zola et Rita Sa Rego
On n’est pas raisonnable quand on a 50 ans… c’était bien la fête hier encore dans les allées du Printemps de Bourges. Ambiance fête au village sous le chapiteau W avec Mosiman, Vladimir Cauchemar, Magic System, Biga Ranx. Des femmes intenses et puissantes aux commandes de l’auditorium toute la soirée : Gildaa, PR2B, Noor, Dafné Kritharas, Yael Naim… Et la folie Ino Casblanca qui a fait transpirer les murs du 22 histoire de chauffer la salle pour l’infirmière au grand coeur Sam Quealy et ses danseurs aux abdos saillants.Angèle Chatelier et Antoine Dabrowski reçoivent : Danyl, Steve Ibrahim, L'Iconique Cabaret, Thomas Schmahl, Dafné Kritharas, Tony Zola et Rita Sa Rego depuis la 50e édition du Printemps de Bourges Crédit Mutuel. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
-
762
Le Printemps de Bourges · Juste Shani, Adés The Planet, aupinard, Iris2000, Holeteeth, Mathis Akengin...
Non l’actualité de la musique ce n’est pas seulement Céline Dion et Jean-Jacques Goldman… Cette semaine on vu Camille qui chante pieds nus dans les rues après son concert à la Cathédrale, Patti Smith impériale, une célébration magistrale des pionnières de la musique électronique avec DeLaurentis, la mélancolie saisissante de The Haunted Youth, la révélation rock Tessina… Depuis mardi, nous célébrons la 50ème édition du Printemps de Bourges. Un printemps qui a commencé par un hommage à son fondateur, Daniel Colling, disparu en 2025 et la Palais d’Auron a été rebaptisé Palais d’Auron Daniel Colling avec un prise de parole très émouvante de son fils Gabriel Colling : "Il me disait qu’il travaillait pour que le public sorte d’un concert heureux. C’était un marchand d’émotions. Merci à toi Papa, mon héros.", comme le rapporte le journal Le Berry Républican. Un festival presque quinquagénaire mais qui défend les mêmes valeurs depuis 1977 : découverte, émergence et création ce dont nous allons largement nous faire l’écho. Angèle Chatelier et Antoine Dabrowski reçoivent au micro, Juste Shani, Adès The Planet, aupinard, Iris2000, Holeteeth, Mathis Agenkin, Jean Michel Dupas et Thierry Langlois. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
-
761
Music Box : Yacht Rock · la chronique d'Olivier Forest
Cette semaine dans la chronique série, cinéma, écrans, on parle de Californie, de casquettes de capitaine, et de solos de saxophones… bref on parle d’un genre musical à l’histoire improbable, le Yacht Rock ! Et d’un documentaire de la série Music Box, disponible sur HBO Max et de nombreuses plateformes. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
-
760
Noor et la chronique de Olivier Forest
En 10 ans de Tsugi Radio, il arrive qu’on s’interroge. Comme le soulignait lundi dans Serge, l’émission, Didier Varrod, l’actualité de la musique est aujourd’hui beaucoup plus rythmée par les annonces de concerts et de tournées que par les sorties d’album. On croise aussi régulièrement de jeunes artistes ou de jeunes technicien·nes qui n’écoutent pas la radio, qui découvrent la musique au gré des algorithmes. Pourtant semaine après semaine, nous accueillons des artistes confirmés ou jeunes talents qui viennent nous présenter leur nouvel album. On pourrait se sentir décalé ou anachronique, mais au contraire, on se sent privilégié. On a beaucoup de chance d’investir un espace où nous pouvons parler de création, prendre le temps de décortiquer comment les artistes créent et composent des albums. Et d’ailleurs, même les musicien·nes né·es au XXIème siècle, font toujours des albums. C’est bien la preuve que nous ne devons pas être tout seuls dans notre niche. Et ce dont nous ne lasserons jamais, c’est d’accueillir tou·tes ces artistes que nous repérons dans tous les festivals que nous parcourons. On les a vu·es au tout début, parfois fragiles sur scène dans des lives encore en construction, parfois dans de mauvaises conditions, et puis on les a vu·es grandir, s’affirmer, prendre de la hauteur, de l’assurance. C’est le cas de notre invitée du jour. Elle s’appelle Noor, elle a remporté le prix du Printemps de Bourges Crédit Mutuel aux Inouïs. Mais je me souviens de son concert pour les sélections des Inouïs à la Maroquinerie avec ses chansons épurées et baignées de larmes. Et puis il y a l’EP, Les histoires tristes me collent au corps et maintenant, ce premier album, 1900 jours qui sortira vendredi 17 avril. Alors aujourd’hui, dans Place des Fêtes, on a de la chance, parce que Noor est là et qu’elle va même jouer un morceau en live. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
-
759
Avec Les Vulves Assassines et la chronique d'Alexandre Berly
Alors qu’elle expliquait les raisons de la naissance de Cherchez la jam, ses soirées jazz réservées aux musiciennes et aux minorités de genre, Flore Benguigui s’est pris un torrent de boue à base de : « le talent c’est le talent, ça n’a rien à voir avec le genre » et autres joyeusetés que je ne citerais pas ici… Quand elle animait le club jazz à FIP l’automne dernier, elle se faisait déjà régulièrement allumer en évoquant les auditeurices de la radio publique. La fachospère patriarcale et machiste est toujours prête à courageusement se cacher derrière son clavier pour attaquer et insulter les femmes qui ont le toupet de sortir de leur rôle de mère, si possible au foyer. Qu’on ne s’y trompe pas, ces attaques ne sont pas seulement quelques cas anecdotiques et isolés : les réseaux sociaux et les espaces commentaires des médias sont devenus un des champs de bataille d’une guerre idéologique dont le but est de remettre en cause les droits des minorités comme on peut le voire aux États-Unis. Flore Benguigui n’est pas la seule dans leur radar : Les Vulves Assassines, mes invitées du jour, s’en sont aussi pris plein la figure après leurs concerts aux Vieilles Charrues, à la Fête de l’Humanité ou même l’annonce de leur troisième album qui sortira le 17 avril. Pourtant, MC Vieillard, DJ Conant et Samy, se sont taillées une solide réputation notamment pendant les mouvements contre la réforme des retraites avec leur tube, "La retraite", chanté dans tous les mégaphones. Les Vulves Assassines ont commencé à menacer les pénis du patriarcat avec leurs dents pointues en 2013. Le groupe a depuis changé de formule, sorti un premier album en 2019, Godzilla 3000, puis le très Marxiste Das Kapital en 2022 avant de fourbir leurs armes pour ce tout début de campagne présidentielle avec leur 3ème album, Vulcanae Rock’n’rolla. Leur propos ne change pas : l’ambition de rassembler combat féministe et lutte des classes dans une intersectionnalité autant radicale que joyeuse. « Les champignons c’est comme l’extrême droite ça fait des taches dégueulasses : on va s’en débarrasser ! », chantent-elle. Pour ce refrain et tous les autres et parce qu’on ne se laissera pas faire, nous sommes heureux et fiers aujourd’hui à Tsugi Radio d’inviter Les Vulves Assasines. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
-
758
La revue de presse musicale d'Angèle Chatelier · Mercredi 1 avril 2026
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
-
757
Avec Yan Wagner
À force de célébrer les années 80, on aurait presque tendance à invisibiliser les années 90. Pourtant, la décennie a connu l’explosion des raves et de la musique électronique, du trip hop, de la brit pop. Nous sommes nombreux à avoir été transportés par Massive Attack, par la folie des rythmes jungle, l’énergie de Chemical Brothers ou la noirceur de Tricky. C’est le cas du Franco-Américain Yan Wagner qui sera de retour vendredi, après un album en français, et TASTE, une aventure aux contours plus rock en duo avec l’ami La Mverte. D’ailleurs, le premier son qui surprend les oreilles sur ce disque, Æther, ce sont des guitares bien grasses où il n’est pas interdit d’entendre l’écho de Killing in the name de Rage Against The Machine, comme quoi il n’y pas que l’Angleterre dans sa vie. Dans les faits d’arme de Yan Wagner, on relève Étienne Daho, Calypso Valois, Gesaffelstein ou une création autour du répertoire de Portishead, déjà. Pour ce quatrième album, Yan Wagner semble totalement libéré, il créé des cassures, joue avec une palette sonore ultra large, des samples et voix d’archive, s’amuse avec sa voix qui passe même un moment dans un autotune… libéré, on vous dit. Æther, se vit comme une plongée psychique intense, une divagation mentale qui pourrait être réalisée par John Carpenter et où David Bowie et Horace Andy feraient une apparition. On sort de l’écoute d’Æther un peu hagard mais avec une furieuse envie d’appuyer sur repeat, ce que j’ai fait une demi-douzaine de fois ce matin en prépararant cette émission. Aujourd’hui dans Place des Fêtes, avant la résidence de Mira Ló qui invite Blossom Up et la revue de presse musicale d’Angèle Chatelier, c’est Yan Wagner qui vient s’assoir au micro de Tsugi Radio. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
-
756
Le Bar Pro avec Sophie Rosemont, Alexandra Dumont et Brice Miclet
Il est venu ce temps du mois où nous mettons le métier de critique musical à l’honneur dans le Bar Pro de Tsugi Radio. Autour du micro, des journalistes aux oreilles affûtées, au verbe haut qui avec enthousiasme, virulence, parfois sarcasme ou mauvaise foi, vous partagent leur avis sur la production discographique du moment. Au menu du Bar Pro : un ex-boy band, un ex-danseuse, des sacrés branleurs et un sacré chanteur : Harry Styles, Fcukers, Zélie et James Blake. Autour du micro pour décrypter ces 4 albums, Sophie Rosemont, Alexandra Dumont et Brice Miclet.Harry Styles "Aperture"Fcukers "if you wanna party, come over to my house"Gildaa "Perséphone"Zélie "Ce corps"Sainte Victoire "New Dr*gs"James Blake "I Had a dream she took my hand"Levan Kali "Are U Still" Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
-
755
Banlieues Bleues avec Uzi Freyja et Twende Pamoja en live et Xavier Lemettre
Nouvelle étape de la tournée de Tsugi Radio ce soir en direct de Pantin et de la salle Jacques Brel pour le lancement du festival Banlieues Bleues. 43ème édition de cet événement qui célèbre les artistes qui font l’histoire du jazz et en explorent les formes les plus innovantes en y mélangeant du rock, du singeli, de la houseBanlieues Bleues, c’est un événement qui se déploie dans une dizaine de villes de Seine-Saint-Denis, investissant une quinzaine de lieux qui se transforment en véritable laboratoire musical… Ici, on créé, on expérimente et surtout, on partage, puisqu’au-delà des concerts, l’événement a une ambition : démocratiser l’accès à la culture et aller vers les publics. Retrouvez Uzi Freyja, Twende Pamoja et Xavier Lemettre au micro d'Angèle Chatelier et les captations des live d'Uzi Freyja et Twende Pamoja. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
-
754
Rendez-vous dans l'espace littéraire · La chronique de Nicolas Jalageas
Street Art de Bertrand Westphal (Minuit) et La Nonne et la Meuf de Katia Bouchoueva (Poésie Commune) : Nicolas Jalageas, libraire aux Cahiers de Colette au studio pour avec ses conseils lecture du mois. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
-
753
Carte Blanche à Adrien Soleiman
Kavinsky, Justice, Juliette Armanet, Malik Djoudi, Philippe Katerine, Lady Gaga… la liste des artistes avec lesquels Adrien Soleiman a travaillé a de quoi impressionner. Entre Brille, un album de chansons sorti en 2016 chez Tôt ou Tard, des solos fièvreux pour brûler le feu du dancefloor, la tournée mignonne de Philippe Katerine, la réalisation subtile du dernier album de Malik Djoudi, cet hyperactif a trouvé le temps de fonder le BelleJazzClub. Comme les clubs de jazz parisiens qu’il a fréquentés à ses débuts, Adrien Soleiman nous invite à divaguer en famille entre pop et jazz. Si la musique de ces deux volumes, nous paraît si familière, c’est aussi grâce aux inspirations à 360 d’Adrien Soleiman. Peut-être qu’avoir grandi en Guadeloupe dans une famille libanaise installée depuis 4 générations aux Antilles et où on parlait plus créole qu’arabe, lui a donné cette curiosité. Va savoir… Ce qui est sûr c’est qu’Adrien Soleiman appartient à une génération de musiciens touche à tout pour qui le jazz est toujours la musique de demain et s’apprécie plutôt debout en dansant qu’assis dans un fauteuil. Au générique du volume 2 du BelleJazzClub, on retrouve Voyou, la chanteuse Nka, et le groupe qu’il a composé pour l’occasion : Élise Blanchard, Louis Delorme, Arnaud Biscay, Adrien Edeline, Marc-Antoine Perrio, Tony Tixier et Maxime Daoud. Qui a dit qu’on ne pouvait plus être 8 sur scène ?! Le BelleJazzClub, c’est aussi l’occasion pour Adrien Soleiman, d’écrire pour son instrument fétiche, le saxophone. Aujourd’hui dans Place des Fêtes, Adrien Soleiman a carte blanche. Pour parler de John Coltrane, sans doute, du solo de Careless Whisper, peut-être, mais aussi de musique électronique puisqu’Adrien a choisi de nous présenter la DJ Carin Kelly qui sera aux platines à partir de 19h. Comme tous les mois, nous parlerons livres avec Nicolas Jalageas, notre libraire, mais également avec un autre invité d’Adrien Soleiman, le scénariste de BD, auteur et réalisateur franco-libanais Joseph Safieddine. Aujourd’hui sur Tsugi Radio carte blanche à Adrien Soleiman et au BelleJazzClub. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
-
752
Ásgeir en live
Un peu de douceur aujourd’hui avec la venue exceptionnelle dans le studio de Tsugi Radio d’un artiste islandais. Il s’appelle Ásgeir et en toute discrétion il s’est taillé une solide place dans le paysage de la pop-folk internationale. Pour son sixième album sorti cet hiver, il a totalement remis à plat son processus créatif. Jusqu’à présent, il adaptait avec la complicité de John Grant, des poèmes de son père, Einar Georg Einarsson de l’islandais au français. Mais pour la première fois, c’est lui qui signe tous les textes de son nouvel album. D’un naturel réservé, voir même un peu geek, Ásgeir avait semble-t-il une certaine réticence à trop se dévoiler, et se sentait plus à l’aise dans l’idée de fabriquer un univers aux textes d’un autre. Il faut croire que le temps a fait son œuvre…. Ásgeir enchaîne sur Julia, son nouvel album, les compositions douces et mélancoliques irradiées par cette indescriptible lumière du Nord de l’Atlantique. Si on devait le comparer à quelqu’un, difficile de ne pas penser à Bibio, le ménestrel du label de Sheffield ; Warp, tant ils ont en commun cette vision pastorale et artisanale d’une musique parfois rehaussé de discrètes touches électroniques. Sauf que l’Islandais, a en plus l’atout d’une voix cristalline aux aigus délicats et enveloppants. Sur ce nouveau disque, Ásgeir est allé à l’os de ces chansons, sur des arrangements un peu plus dépouillés encore. Il raconte son souhait de sortir de ses habitudes et de rêver à nouveau. Et on aime bien les hommes dont la vulnérabilité est source d’inspiration, et pas seulement parce que c’est à contre-emploi ! C’est donc un petit rêve aujourd’hui qu’on réalise sur la Tsugi Radio puisqu’il est venu nous rendre visite, avec sa guitare, pour un entretien et quelques titres en live dans la Folie L1 du Parc de la Villette. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
-
751
Focus Panoramas et la chronique d’Antoine Gailhanou avec Angèle Chatelier
Pendant toutes cette prochaine heure, avec Angèle Chatelier, on écoutera aussi bien le flow d’Aymce, nouvelle tête à suivre que la divine soul de Dua Saleh. Face aux méandres du monde, il nous reste encore des choses… les festivals… comme Panoramas Festival à Morlaix. nous avons rencontré son fondateur, Joran Le Corre. Mais aussi la douceur des mots et des guitares, c’est un peu ces deux choses que l’on va explorer tout au long de cette prochaine heure, mais avant le repos, il y a la danse Celle que vous propose le duo Acid Arab, qui devrait être bientôt de retour avec un nouvel album. Mais avant ça, ils sortaient ce génial titre Done Done et seront surtout en concert à Panoramas le 11 avril prochain.. On les écoute juste avant de faire un point sur cette prochaine édition du festival Breton avec Joran le Corre. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
-
750
La chronique d’Antoine Gailhanou · Le Banjo
Tout les mois Antoine vient nous présenter un instrument, cette semaine c'est le banjo à l'honneur sur la Tsugi Radio. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
-
749
Bilan musical des élections municipales · La chronique de Lola Avril
Ça y est le verdict est tombé et le paysage politique français est un peu déprimant : une gauche fracturée et le rassemblement national qui arrive en tête dans 62 villes. Mais on va moins commenter ces résultats aujourd’hui que s’intéresser aux différents usages de la musique par les candidats. Car cette campagne municipale 2026 confirme les tendances de ces dernières années : les candidats investissent massivement les réseaux sociaux. Qui n’en a pas eu marre en scrollant de tomber sans arrêt sur des vidéos, plus ou moins bien faites, de candidats dans des villes situées à des kilomètres de son bureau de vote ? Or qui dit vidéos TikTok ou Reels instagrams dit musique. Lola revient sur l'utilisation de la musique lors de la campagne des élections municipales qui viennent de s'achever. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
-
748
Avec Nina Uzan et la chronique de Lola Avril
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
-
747
La Tournée · Babel Music XP avec Article 15, Jawhar, Manu Théron et le live de Isam Elias...
Deuxième jour au Babel Music XP en direct de La Plateforme. Angèle Chatelier reçoit Article 15, Jawhar, Alexandra Archetti, Stéphane Krasniewski, Frédéric André, Manu Théron et le live de Isam Elias. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
-
746
La Tournée au Babel Music XP · Super Parquet, Isam Elias, Top Sarun, Érol Josué, Olivier Rey et Célia Wa en live
Tsugi Radio est à Marseille, en cette tournée des festivals déjà bien entamée. Marseille qui vit aux sons des municipales depuis plusieurs semaines. Marseille surtout, terres de cultures des cultures et c’est d’ailleurs ça que prône depuis maintenant quatre éditions le Babel Music XP. Mais en réalité bien plus encore, une carte mondiale des musiques, à travers son salon professionnel qui réunit plus de 2000 personnes qui travaillent dans la filière musicale, 72 pays, 4 continents représentés. Mais aussi ses concerts dans toute la ville. En direct de La Plateforme, Angèle Chatelier reçoit Super Parquet, Isam Elias, Top Sarun, Érol Josué, Olivier Rey et Célia Wa en live. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
-
745
La chronique de Benoît Félix-Lombard : Retour sur San Remo
Pour le mois de mars, Benoît revient sur l'édition 2026 de San Remo Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
-
744
Printemps de Bourges avec Thibaut en live, DeLaurentis et Boris Vedel
Du 14 au 19 avril, sur les bords de l’Auron, nous fêterons la 50ème édition d’un festival qui semble n’avoir pas pris une ride : le Printemps de Bourges Crédit Mutuel. Né de l’esprit visionnaire de Daniel Colling, qui cherche comment montrer les nouveaux talents de la chanson, Bernard Lavilliers, Catherine Ribeiro, Jacques Higelin… Daniel parvient à convaincre Charles Trenet de rejoindre la capitale du Cher pour la première édition du festival en 1977. Après ça, tout le monde va se presser à Bourges : Serge Gainsbourg, Claude Nougaro, The Stranglers, Daniel Balavoine, Nina Simone. Le Printemps de Bourges devient vite un modèle et participe à structurer et professionnaliser le secteur des musiques actuelles qui reposait encore beaucoup sur des café concerts. Mais là où Bourges marque sa différence, c'est en ayant su rester branché sur la découverte et l’émergence, bien sûr à travers l’incroyable dispositif des Inouïs qui repose sur un fin maillage territorial de la francophonie. Mais aussi en célébrant des répertoires à travers des créations : Jeanne Added qui reprend Prince, Yan Wagner Portishead, Léonie Pernet Ziggy Stardust de David Bowie, Messages Personnels, l’hommage à Françoise Hardy en 2024. L’attachement au Printemps est si fort qu’il semble impensable de rater la moindre édition, le festival a eu lieu pour ses Inouïs en septembre 2020, en juin 2021 aussi, où nous étions assis sous la grande tente du W. Malgré quelques retours à l’hôtel au milieu de la nuit sous des trombes d’eau, malgré les courtes nuits, les salles du 22 sont toujours pleines de gens aux yeux mi-clos mais aux oreilles grandes ouvertes dès midi pour applaudir les Inouïs. Mon Printemps à moi c’est la première rock and beat party en 2009 avec Birdy Nam Nam, Yuksek et l’électrique duo allemand Digitalism, Charlotte Gainsbourg au Palain d’Auron rebaptisé Palais Daniel Colling, Hervé au 22 qui jouait pour les Inouïs comme si c’était son stade de France, le producteur de Zaho de Sagazan qui faisait des bons en observant les pros tomber sous le charme de la symphonie des éclairs, une soirée Catherine Ringer, Juliette Armanet, Véronique Sanson le soir des 70 ans de la chanteuse d’Amoureuse, ma première interview de Clara Luciani, l’ambiance familiale et joyeuse de la première venue d’Aya Nakamura un dimanche, François Hollande qui déambule à quelques jours de son élection à l’Élysée, ou l’année dernière tout le 22 qui pleure en découvrant Pierre & la Rose. Vous n’êtes pas prêts parce qu’en 27 on fêtera les 50 ans du Printemps, en 28, Bourges sera capitale européenne de la culture, et aujourd’hui sur Tsugi Radio, 3 invités, Thibaut, ancien Inouï en piano-voix avec son nouveau single, le directeur du festival Boris Vedel, et aussi la productrice et compositrice DeLaurentis qui rendra cette année hommage aux pionnières de la musique électronique. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
-
743
Avec 15 15 et la chronique d'Alexandre Berly
Aujourd’hui au rendez-vous de Place des Fêtes, des échos bizarres, des vibrations telluriques, des dissonances étourdissantes… On vous propose le remède parfait au froid de l’hiver qui dure, à l’angoisse de la marche du monde, au stress de l’entre-deux tours des municipales… On part en voyage, sans alourdir le bilan carbone, puisqu’il suffit de fermer les yeux et d’ouvrir grand les oreilles. Direction la Polynésie Française et l’île de Mārara. Pays imaginaire né des cinq parahata primordiaux, des êtres divins intervenus pour sauver les habitants de la famine, qui ont découvert ce paradis. Entre une session surf, un plat de Fāfaru, spécialité de poisson à l’eau de mer ou le festival de Taravanara’a… on vous promet vous allez oublier le métro aux heures de pointe et les vociférations des chaînes info. Bienvenue sur Mārara, île imaginée par les esprits fertiles d’un collectif de magiciens du rythme et de la mélodie syncopée. Ce collectif est composé de 5 musiciens et musicienne, qui sont peut-être, les doubles terrestres des parahatas, allez savoir… ce dont on est sûr c’est qu’ils s’appellent 15 15, et qu’après 2 EPs, un passage aux Trans Musicales, nous on demande direct notre carte de séjour pour aller vivre à Mārara. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
-
742
"Ce soir j’ai de la fièvre et toi tu meurs de froid" · Julien Lewkowicz, Guillaume Costanza & Jean-Luc Romero-Michel
Aujourd’hui sur Tsugi Radio, on va parler de musique - ça vous en avez l’habitude - mais aussi de théâtre et de radio. "Ce soir j’ai de la fièvre et toi tu meurs de froid", c’est le titre d’une pièce de et avec Julien Lewkowicz sur la scène du Théâtre Paris-Villette du 19 mars au 4 avril. Qu’on se rassure, il ne s’agit pas d’une comédie musicale avec les chansons de Claude François. Il s’agit d’une pièce inspirée par une émission mythique de la radio Fréquence Gaie, "Lune de Fiel". On est vers la fin des années 80, c’est la dernière de "Lune de fiel", une émission de libre-antenne au ton incroyablement libre et parfois grivois. Fréquence Gaie, radio pirate, devenue radio libre après l’élection de Mitterrand, est la première radio au monde à destination de la communauté homosexuelle à émettre 24h sur 24. Portée par l’arrivée de la gauche au pouvoir, la radio est très écoutée en Île-de-France, y compris par les hétérosexuel·les qui louaient sa liberté de ton et sa curiosité musicale, culturelle et même philosophique. Il faut dire que le paysage audiovisuel de l’époque ne comptait que 3 chaînes de télé et des radios qui, privées ou publiques, semblaient peu enclines à tourner la page des années 70, voire des années 60. Fréquence Gaie doit son incroyable popularité notamment aux Petites Annonces, des années avant l’arrivée de Grindr et l’invention du Minitel. On ne plaisantait pas avec les petites annonces parce que deux reporters à moto, allaient tous les soirs sonner chez les auditeurs, pour vérifier qu’ils ne mentaient pas sur leur apparence physique ou leur âge, et parfois pour profiter d’un petit échantillon promo. Mais en cette fin de décennie, Fréquence Gaie a enterré trop de ses forces vives à cause de l’épidémie de VIH. La pièce de Julien Lewkowicz amène l’esprit libertin et frondeur de Fréquence Gaie sur le plateau, sans occulter la tristesse insondable d’une génération dont les espoirs ont été fauchés en plein vol. Fréquence Gaie, en plus d’être un refuge a participé à la conquête des droits des gays et des lesbiennes. Droits dont on sait qu’ils ne sont jamais acquis. Le Sénégal il y a quelques jours a alourdi la répression contre l’homosexualité, les bonnes nouvelles du premier tour des municipales masquent à peine les réélections triomphales de certains maires d’extrême-droite qui, si elle prend le contrôle du pays, s’attaquera aux droits des minorités comme elle fait en Italie ou aux États-Unis. Alors aujourd’hui, exceptionnellement sur Tsugi Radio, on ne dit pas LGBTQIA+, mais pédé et gouine, aujourd’hui, notre webradio se branche sur le 90FM avec Julien Lewkowicz, la comédienne Laure Blatter, et la particpation de Jean-Luc Romero-Michel, ancien bénévole de Fréquence Gaie.En fin d'émission, coup de fil au Président du Campus-Condorcet, Pierre-Paul Zalio, à l'occasion de la 3ème édition du Printemps des Humanités. Du 19 au 21 mars, ce festival de sciences sociales se poste une question : pourquoi travailler ? Avec Banlieues Bleues, Tsugi Radio s'associe à la soirée de clôture samedi 21 novembre avec le concert de Da Cruz et un set de nos résidents PPJ. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
-
741
Pédale rurale · la chronique d'Olivier Forest
Cette semaine dans sa chronique cinéma, séries, écrans, Olivier Forest parle jardinage, campagne, fierté et tracteurs, on parle de PÉDALE RURALE, le premier documentaire d’Antoine Vasquez, en salle depuis mercredi dernier. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
-
740
Alphons Bisaillon & la chronique d'Olivier Forest
Je vous parle souvent du FME, le festival de musiques émergentes à Rouyn Noranda au Nord du Québec. Mais je ne suis pas sûr de vous avoir déjà parlé des Mooses. C’est la salle des fêtes de l’association de chasse de cette ville minière d’Abitibie-Témiscamingue. Ambiance plafond en formica, bois de cerfs, étrange décoration de Noël qu’on ne prend jamais la peine de retirer. Ambiance chelou un peu Twin Peaks, un peu lost in translation mais avec l’accent québécois. Si la délégation française semble désorientée dans cet environnement, pour celui que j’étais venu voir en cette fin d’après-midi du 30 août dernier, c’était sans doute beaucoup plus familier. Alphonse Bisaillon vient de Saint-Hyacinthe, petite ville rurale à l’Ouest de Montréal en remontant le Saint-Laurent. C’est là qu’il a grandi entre expositions agricoles, virées dans les champs et un ennui certain que le jeune Alphonse trompe avec la musique et l’écriture. Alphonse Bisaillon aime la chanson, aime la musique traditionnelle québécoise, mais aussi le rap, le jazz, et je le soupçonne d’aimer le disco. Mais plus que tout, il aime les mots. « Ma grand-mère trouve qu’il se passe trop d’affaires dans mes tounes ! Mais je ne pourrais pas faire autrement, il y a tellement de mots que j’aime. », déclare-t-il à nos confrères de La Presse au Canada. Alphonse Bisaillon, est prolixe comme un rappeur. Si vous aimez l’ellipse et la retenue, peut-être que l’émission d’aujourd’hui va vous paraître un peu dense. Mais je vous conseille de rester avec nous, parce qu’aujourd’hui dans Place des Fêtes, on va jaser avec Alphonse Bisaillon et ça va être bien le fun, puisqu’il va même se mettre au piano du studio pour jouer un titre en live.En fin d'émission, la chronique cinéma, séries, écrans, d'Olivier Forest. Aujourd'hui on parle jardinage, campagne, fierté et tracteurs, on parle de PÉDALE RURALE, le premier documentaire d’Antoine Vasquez, en salle depuis mercredi dernier. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
-
739
Gris, un jeu de Nomada Studio · la chronique de Juliette de Prigny
Fini la rigolade, pour changer on parle guérison de trauma et deuil avec le magnifique, Gris. Gris c’est une histoire toute en délicatesse et en poésie, où même si on parle traumatisme deuil et lutte, on parle aussi guérison, persévérance et espoir. On y incarne une jeune femme, Gris, qui traverse les paysages dévastés d’un monde qui a perdu ses couleurs et c’est à nous de les retrouver. Un jeu Nomada Studio. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
-
738
Avec Gildaa et la chronique de Juliette de Prigny
Aujourd’hui, je suis un peu jaloux. Aujourd’hui, j’aimerais remonter le temps et avoir la chance de vivre à nouveau mon premier concert de Gildaa. C’était il y a un peu plus d’un an, en janvier 2025 à la Maroquinerie. Gildaa auditionnait pour les Inouïs du Printemps de Bourges, dont elle finira par remporter ex-aequo avec Pierre & La Rose, le prix d’un jury présidé par Eddy de Pretto. Kora, boucles, guitare, portugais, piano, anglais, percussions, français : découvrir le monde de Gildaa, c’est accepter de baisser la garde et se laisser emporter. Oui, mais par qui ? Camille Constantin Da Silva le sait-elle elle-même ? Ou comme nous se laisse-t-elle dériver au fil de ses inspirations et de ses aspirations ? « Attention perds pas l’équilibre » chante-t-elle sur ce premier album. Et si justement, tout était là : perdre l’équilibre, perdre pied, n’être plus qu’une double-croche qui rebondit sur sa saudade empreinte de groove et de mystère. Le mystère, c’est en partie celui d’une aïeule à Salvador de Bahia, infirmière, guérisseuse et prêtresse. C’est peut-être elle qu’on entend quand Gildaa chante. Dans la voix de Gildaa, on entend aussi ces femmes qui prennent la parole qu’on leur refuse. Ou les personnes venues d’ici et d’ailleurs qui ont du mal à trouver leur foyer. Gildaa chante pour Perséphone qui se rend aux enfers, pour l’enfant qu’elle était ou la femme qu’elle sera. Mais Gildaa chante surtout pour le public qui lui donne vie, et ça c’est elle qui le dit. Au fond, la seule certitude, c’est qu’il faut viser l’utopie ne serait-ce que pour les aventures qu’on va vivre en route. Alors aujourd’hui, laissez-vous faire, Gildaa est l’invtée de Place des Fêtes.En fin d'émission, notre spécialiste en jeu vidéo, Juliette de Prigny, évoque Gris, un jeu pour tromper le deuil, édité par Nomada Studio. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
-
737
Banlieues Bleues avec Rocé et Xavier Lemettre
Savez-vous ce que c’est un qu’un picó ? Eh bien c’est un soundsytem customisé prisé par la jeunesse de la côte caribéenne colombienne. Edna Martinez, originaire de Cartagena en Colombie, artiste visuelle basée à Berlin raconte : « Les gens aiment leur Picó, le défendent, se font tatouer son logo. C’est la culture musicale de la périphérie, belle et libre. Dans les quartiers populaires, la musique vous relie au reste du monde. » C’est une des nombreuses belles histoires qui seront racontées cette année encore au Festival Banlieues Bleues, une histoire dont vous entendrez des échos tout à l’heure à 19h sur la Tsugi Radio avec un DJ set de La Saramuya Picó, 1h de vibrations afro-caribéennes en avant-goût de leur venue le 27 mars à la Dynamo de Pantin. Relier les quartiers populaires au reste du monde à travers la musique, c’est un peu la raison d’être de Banlieues Bleues qui depuis 43 éditions, investit le département de la Seine-Saint-Denis pour trois semaines de mélanges artistiques et culturels en tous genres. Cameroun, Tanzanie, RDC, Iran, Portugal, Maroc, États-Unis, Brésil, Thaïlande, Japon… le monde a rendez-vous dans le 9-3 pour des concerts où fête rime avec politique, jazz avec curiosité, rap avec hybridité, tradition avec électronique. Aujourd’hui Place des Fêtes accueille le directeur de Banlieues Bleues, Xavier Lemettre, ainsi que le rappeur Rocé, fidèle du festival, qui sortira son 6ème album, Palmiers, le 20 mars prochain. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
-
736
Place des Fêtes · 360 avec Mehdi Kerkouche et Lucie Antunes
360, voilà un terme galvaudé par la start-up nation et aussi parfois par l’industrie de la musique, auquel le chorégraphe Mehdi Kerkouche a décidé de redonner toute sa dimension rassembleuse. 360, c’est un spectacle créé par l’énergique directeur du Centre Chorégraphique National de Créteil dont la musique est signée, Lucie Antunes. Dans le spectacle vivant, on parle souvent de ce 4ème mur entre le plateau et le public : dans 360, il n’en reste plus rien, puisque la scénographie imaginée par Emmanuelle Favre, est une scène centrale surplombée d’un mirador, et le public est debout tout autour comme au concert ou dans une rave. 8 danseurs et danseuses y courent, y sautent, s’y accrochent, s’y battent, s’y enlacent en invitant le public à participer à la performance. Danse hip hop, jazz, contemporaine et clubbing se télescopent sur cette Tour de Babel chorégraphique sur la bande-son résolument techno de l’aguerrie productrice et percussionniste Lucie Antunes. Si le spectacle se nourrit de l’énergie du public, il met en scène les questionnements d’une jeunesse qui cherche à se faire une place. Qu’est-ce que Pina Bausch, Bob Fosse, Madonna et Kamel Ouali ont en commun ? Probablement la vision audacieuse de Mehdi Kerkouche qui s’amuse à mélanger les étiquettes au point qu’on ne sache plus les reconnaitre. La danse, sans doute plus que les autres disciplines, c’est l’art du collectif. Un collectif qui crée, partage et rassemble, son programme à la tête du CCN de Créteil. Lundi, mardi et mercredi, 360 sera pour 3 soirées à l’Élysée Montmartre, avec en prime Lazy Flow aux platines pour poursuivre la fête. Mais ce soir, Mehdi Kerkouche et Lucie Antunes sont au micro de Place des Fêtes. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
-
735
Festival Olá Paris! avec Beatriz Batarda, Joāo Rosas, Wilson Ladeiro et Fernando Ladeiro-Marquès
Place des Fêtes, le rendez-vous musique et culture de Tsugi Radio, où nous parlons de musique, de jeux vidéo, de politique ou de cinéma. C’est le cas aujourd’hui, mais c’est le cinéma portugais que nous allons évoquer dans la prochaine heure. De vendredi à dimanche, le Club de l’Étoile accueille la 2ème édition d’Olá Paris, un festival né de l’envie des frères Ladeiro, Wilson et Fernando, de mettre un coup de projecteur sur les artistes portugais. Loin du glamour des grands festivals de films, et de la domination du cinéma anglo-saxon, il existe au Portugal un vivier incroyable de scénaristes, d’acteurs et d’actrices, de metteurs et metteuses en scène. Tous et toutes nourris par l’histoire d’un pays qui, s’il a délogé une dictature avec le pouvoir des fleurs, se débat aussi avec son passé. Les films sélectionnés cette année à Olá Paris sont traversés par les thématiques du passé colonial, de l’immigration, du poids de l’église ou encore du réchauffement climatique qui met en péril les sublimes paysages du Portugal. Il est frappant aussi de voir dans cette sélection les liens invisibles entre nos deux pays, que ce soit à travers des personnages issus de la diaspora portugaise ou à travers les clins d’œil assumés à certains cinéastes français notamment de la Nouvelle Vague. Au programme ce week-end, 7 films, dont 5 avant-premières, mais aussi une sélection de court-métrages d’animation, une séance extravagante, et bien sûr des masterclasses et des rencontres avec les artistes invités. Aujourd’hui dans Place des Fêtes, le réalisateur João Rosas qui vient présenter A vida luminosa, la vie lumineuse, mais aussi la marraine du festival, la comédienne Beatriz Batarda, au générique de 2 films très chabroliens de cette sélection. Et puisque je parlais de diaspora portugaise, j’ai trouvé le morceau idéal pour commencer cette émission, ça s’appelle la fiancée de l’atome, c’est extrait de l’album Kino Music du musicien Pierre Daven-Keller et on y entend les vocalises d’une comédienne et chanteuse, qu’on a vue présenter les dernières victoires de la musique et qui sera dimanche à Olá Paris, Helena Noguerra. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
-
734
Le rendez-vous dans l'espace littéraire de Nicolas Jalageas · Mars 2026
Le premier lundi du mois, Nicolas Jalageas, libraire aux Cahiers de Colette vient nous présenter ses choix. "Sans oublier", recueil de poésie signé Chloé Delaume aux éditions du Castor Astral et Budapest, guide ludique et romanesque pour découvrir la capitale hongroise signé Nina Yargekov aux éditions L'arbre qui marche. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
-
733
Festival Avec le temps · Asfar Shamsi, Virginie B et Josselin Britschgi
Toute cette heure, on va sortir des sentiers battus en évoquant un festival marseillais et voyageur. Dès jeudi et jusqu’au 24 mars, l’équipe de Grand Bonheur, coopérative artistique de Marseille, a imaginé des parcours et des rencontres singulières pour la 28ème édition du festival Avec le temps. Des rues de la cité phocéenne, aux rives du Saint-Laurent, du métro parisien, au parquet des salles de bal, du moelleux des fauteuils de théâtre au patrimoine de Marseille, on découvre une programmation amoureuse d’une francophonie qui peut se rapper, se créoliser, se vociférer, se chansigner, se danser que ce soit sur des beats techno ou des instruments traditionnels. Les Innocents, Suzane, Alex Montembault, Oxmo Puccino, aupinard, Bertrand Belin mais aussi une artiste qui a abandonné les sciences politiques pour la musique, et elle a bien fait, puisqu’après avoir assuré la création des dernières Trans Musicales de Rennes en compagnie de Lynx IRL, elle fera l’ouverture d’Avec Le Temps jeudi à l’Espace Julien à Marseille, c'est Afsar Shamsi. Autre invitée, au téléphone depuis le Québec, Virginie B. Ainsi que Josselin Britschgi programmateur du festival.Le premier lundi du mois, Nicolas Jalageas, libraire aux Cahiers de Colette vient nous présenter ses choix. "Sans oublier", recueil de poésie signé Chloé Delaume aux éditions du Castor Astral et Budapest, guide ludique et romanesque pour découvrir la capitale hongroise signé Nina Yargekov aux éditions L'arbre qui marche. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
-
732
Lumiero · la chronique de Benoît Felix-Lombard
Souvenez-vous, Benoît Felix-Lombard, notre spécialiste en musica leggera et en antifascisme, avait mis une p’tite pièce pour les temps à venir sur le charme capillaire désuet de Lumiero. La coupe au bol toujours en place, Luca Benetta de son vrai nom, classe 1997, nous sort son premier long format en osant le titre « il primo grande disco di Lumiero ». Pas le choix que de lui faire confiance tant les huit morceaux tous produits par Marquis sur le label Marengo Dischi nous font l’effet d’un retour magistral vers le futur : un son comme tourné en pellicule. Un grain de voix d’un autre âge, un grain d’images patiné. Une œuvre d’auteur nouvelle nouvelle nouvelle vague pas sexiste et dont l’équipe technique est devant au générique. Un effort collectif raffiné pour croquer un quartier, son quartier la Barona, et le temps passé dessus. Gentrifié aujourd’hui, populaire hier. Lumiero nous propose la bande-son d’un Milan du passé, d’avant l’horreur Berlusconi, au travers d’un journal intime mais en grand écran de survie à la désillusion. Souvent en intérieur nuit. Plan séquence sur les racines de la musica leggera : triste mélancolie, une profonde légèreté, douce ironie, l’élégance du populaire. Comme simplement s’acheter un imperméable pour simplement ne plus être mouillé. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
We're indexing this podcast's transcripts for the first time — this can take a minute or two. We'll show results as soon as they're ready.
No matches for "" in this podcast's transcripts.
No topics indexed yet for this podcast.
Loading reviews...
ABOUT THIS SHOW
Du lundi au mercredi à 18h, en direct sur Tsugi Radio, depuis notre studio du Parc de la Villette, invité.e.s et artistes qui font l'actualité des musiques que nous aimons défilent au micro d’Antoine Dabrowski. Place des Fêtes, c'est aussi toute la culture vue par l’équipe des chroniqueuses et chroniqueurs de Tsugi Radio : jeux vidéo avec Juliette de Prigny, musique italienne avec Benoît Felix-Lombard, cinéma/écrans/séries avec Olivier Forest, musique et politique avec Lola Avril, musique et instruments traditionnels avec Antoine Gailhanou et la revue de presse musicale d’Angèle Chatelier.Le générique de Place des Fêtes est signé Antoine Assayas. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
HOSTED BY
Antoine Dabrowski
CATEGORIES
Loading similar podcasts...