PODCAST · news
🎙Po Na Biso
by Ebuteli et le Groupe d'étude sur le Congo
Chaque vendredi, Ebuteli et le Groupe d'étude sur le Congo (GEC) vous proposent « Po Na Biso (anciennement Po Na GEC) ». Il s’agit d’une capsule audio en format court (4 minutes maximum) qui résume, explique et donne le point de vue du GEC et d'Ebuteli sur les questions d’actualité en République démocratique du Congo.Présenté tour à tour par les membres d'Ebuteli à la manière d’un message vocal de WhatsApp, sans artifice ni habillage, ce podcast se veut proche de ses auditeurs à qui il apporte des éclairages succincts sur les enjeux sociaux, politiques, économiques et sécuritaires en RD Congo.Vous pouvez écouter « Po Na Biso » sous forme de podcast disponible sur Spotify, Deezer, Soundcloud, Apple Podcasts ou sur votre application d’écoute préférée, voire via vos enceintes et autres assistants vocaux intelligents. Il est surtout possible de recevoir l’audio de « Po Na Biso » directement sur WhatsApp si vous vous êtes inscrit sur le fil WhatsApp du GEC et d'Ebuteli. Sinon, il suffit
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Dialogue national en RDC : des signes d’ouverture, mais toujours pas de cadre
Depuis l’annonce d’un dialogue national inclusif, l’opposition n’a cessé de multiplier les sorties médiatiques pour poser ses préalables. Elle réclame notamment la décrispation du climat politique : libération des prisonniers politiques, restitution des passeports confisqués et abandon du projet de changement de Constitution. Aujourd’hui, quelques gestes ont été posés. Mais à la veille de l’échéance du 15 août fixée par la Coalition Article 64 (C64), le cadre du dialogue reste inconnu. Ces signaux traduisent-ils une véritable ouverture ou servent-ils surtout à gagner du temps et à conserver la maîtrise du processus ?Bonjour, Je suis Michel Nonga, fellow au pilier politique à Ebuteli. Vous écoutez le 32e épisode de la saison 6 de Po Na Biso, la capsule audio d’Ebuteli, qui analyse, chaque semaine, un sujet de l’actualité congolaise. Nous sommes le vendredi 14 août 2026.Ces derniers jours, une série de signaux a donné l’impression d’une ouverture du pouvoir vers la convocation d’un dialogue national inclusif. L’opposant Olivier Kamitatu a récupéré son passeport. Les dossiers judiciaires d’Emmanuel Ramazani Shadary et d’Aubin Minaku ont été transférés à l’auditorat militaire général. Selon les informations rapportées par Jeune Afrique, des évêques et plusieurs personnalités ont également participé à une réunion au Palais de la nation autour du président de la République. Enfin, Félix Tshisekedi a renvoyé à l’Assemblée nationale, pour une nouvelle délibération, la proposition de loi fixant les conditions d’organisation du référendum, qu’il pouvait pourtant promulguer. Que nous apprennent alors ces premiers signaux ? Trois leçons peuvent se dégager.Premièrement, le moment choisi donne à ces mesures une portée politique. Toutes ces séquences interviennent en effet moins d’un mois après l’annonce, le 17 juillet, de l’organisation d’un dialogue national inclusif. Trois jours plus tard, la C64 avait reporté sa marche prévue le 22 juillet pour « donner une chance » à ce dialogue. Elle avait toutefois fixé au pouvoir une échéance : le processus devait être officiellement convoqué au plus tard le 15 août et précédé de mesures de confiance et de décrispation. La C64 demandait également l’abandon du projet de changement de Constitution.Rien ne permet d’établir que ces gestes posés depuis répondent directement à l’ultimatum de la C64. Patrick Muyaya, porte-parole du gouvernement, a d’ailleurs affirmé que l’agenda du président de la République ne répondait à « aucune forme d’ultimatum ». Mais leur proximité avec l’échéance fixée par l’opposition permet de les interpréter comme une réponse au moins partielle aux demandes de décrispation.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Pourparlers de Kampala avec la CRP : pari de paix ou prime à la rébellion ?
Dans une série de vidéos devenues virales sur les réseaux sociaux, le porte-parole de la Convention révolutionnaire pour la paix (CRP) en Ituri, habillé en treillis, flanqué de trois combattants lourdement armés, a fait une déclaration sur le retour des populations forcées au déplacement depuis 2017. Il attribue l’instabilité en l’Ituri à l’incompétence des services de sécurité, mais surtout à la mégestion et au népotisme de Kinshasa.La CRP, créée à Kampala en mars 2025 par Thomas Lubanga , condamné par la Cour pénale internationale pour crimes de guerre, serait pourtant en pourparlers avec le gouvernement congolais en Ouganda sous la facilitation du président Yoweri Kaguta Museveni.Bienvenue dans ce 31e épisode de la saison 6 de Po Na Biso, la capsule audio d’Ebuteli qui analyse les sujets d’actualité congolaise. Cette semaine, nous nous intéressons aux pourparlers engagés avec la CRP. Négocier avec un groupe armé peut permettre de réduire les violences. Mais à quelles conditions cette recherche de la paix ne devient-elle pas une récompense accordée à ceux qui ont pris les armesBonjour ! Je m’appelle Henry-Pacifique Mayala. Je suis le coordonnateur du Baromètre sécuritaire du Kivu (KST), un projet d’Ebuteli. Nous sommes le vendredi 7 août 2026.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Dialogue national, changement de Constitution, guerre dans l'est de la RDC : à malin, malin et démi ?
En politique comme au domino, chaque action de jeu change les options de l’adversaire. Mais contrairement au domino, en politique, le gagnant est celui qui a le plus de pièces en réserve. Plutôt que de résoudre un problème, le jeu consiste surtout à gagner la partie, à défaire l’adversaire. C’est cela la politique congolaise actuellement et c’est cela le drame dans le contexte actuel. Bonjour ! Je m’appelle Ange Makadi Ngoy, je suis chercheuse à Ebuteli. Vous écoutez le 30e épisode de la saison 6 de Po Na Biso, la capsule audio d’Ebuteli, qui analyse un sujet de l’actualité congolaise. Cette semaine, je m’intéresse au jeu politique qui se dessine autour du dialogue national, du changement de Constitution et de la guerre dans l’est de la RDC. Nous sommes le vendredi 31 juillet 2026. Le 17 juillet, lorsque le Cardinal Fridolin Ambongo et Patrick Muyaya, porte-parole du gouvernement congolais, ont annoncé, chacun en ses termes, la tenue imminente d’un dialogue national, les réactions ont été en grande partie positives, mais teintées de scepticisme. Plusieurs regroupements de la majorité présidentielle ont salué l’appel au dialogue. La Belgique, la France ou encore l’Union européenne ont encouragé ce développement et des coalitions de soutien au sein de la société civile ont commencé à se former. Dubitative mais pressée, une partie de l’opposition congolaise réunie au sein de la coalition C64 a, elle aussi, encouragé ce processus en posant quelques conditions. Elle a surtout, une deuxième fois, reporté sa marche prévue le 22 juillet pour donner une chance à ce processus. Deux semaines plus tard, rien n’a avancé. Les discussions entre les confessions religieuses et le pouvoir n’ont pas jusque-là abouti. Selon des sources proches du clergé, celui-ci s’inquiète d’un manque de volonté politique suffisante et du statu quo.Le pouvoir, quant à lui, n’a cessé d’avancer d’autres pièces : l’agression rwandaise qui transformerait le mandat du chef de l’État en mission, l’occupation d’une partie du territoire qui empêcherait le pays d’organiser les élections, la loi sur le référendum adoptée au Parlement et validée, sous quelques réserves, par la Cour constitutionnelle, rendant possible, juridiquement, le processus de changement de Constitution. À côté de toutes ces pièces, il y a aussi « l’option levée » d’organiser un dialogue politique interne et inclusif.Une autre pièce inattendue pourrait sans doute renforcer la stratégie du pouvoir : le retour au Katanga de Katebe Katoto, frère de l’opposant Moïse Katumbi. Ses prochaines prises de position, après les consultations qu’il compte mener, seront minutieusement scrutées dans les prochains jours afin de comprendre son nouveau rôle dans le jeu politique actuel.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Les angles morts du dialogue national en RDC
Le 17 juillet, le cardinal Fridolin Ambongo a annoncé la convocation d’un dialogue national inclusif, après une audience entre le président de la République Félix Tshisekedi et les confessions religieuses. Depuis, plusieurs voix s’élèvent déjà pour clarifier ce que ce dialogue serait ou ne serait pas. Le pouvoir en place tente de fixer ses lignes rouges et pose les conditions de participation. De son côté, l’opposition exige des garanties et prévient ne pas renoncer à la défense de l’ordre constitutionnel.Le dialogue sera-il une solution aux différentes crises ou un nouveau processus de plus ?Bonjour, Je suis Jessé Busomoke, assistant de recherche au pilier politique à Ebuteli. Vous écoutez le 29e épisode de la saison 6 de Po Na Biso, la capsule audio d’Ebuteli, qui analyse, chaque semaine, un sujet de l’actualité congolaise. Nous sommes le vendredi 24 juillet 2026. Le « dialogue national inclusif » annoncé pour résoudre les crises internes en RDC suscite plusieurs interrogations qui nécessitent une clarification avant sa convocation et ce n’est pas sans raison. La fracture de l’opposition, les désaccords sur l’agenda, le débat sur le degré d’inclusion font partie des épisodes de déjà-vu qui ont marqué les précédents dialogues politiques. Aujourd’hui encore, à la veille du nouveau dialogue annoncé, les mêmes interrogations surgissent. Premièrement, la question de l’inclusivité divise. Si le pouvoir s’attarde sur l’exigence de nommer le Rwanda comme agresseur et d’exclure ceux qui ont pris les armes contre la République, cette ligne reste ambiguë. D’autant que Kinshasa parle déjà avec l’AFC/M23 dans le cadre du processus de Doha. Le parti Ensemble de l’opposant Moïse Katumbi estime qu’il faut ouvrir les portes même à ceux qui ont pris les armes pour fédérer les vues de tous les Congolais et résoudre efficacement la crise actuelle. La plateforme « Sauvons la RDC » autour de l’ex président Joseph Kabila, condamné à mort, est-elle concernée ? Matata Ponyo, leader du parti Leadership pour la gouvernance et le développement (LGD), condamné pour détournement de fonds publics, sera-t-il de la partie ? Alors, cette quête d’inclusivité ouvre un débat plus large. Un dialogue politique peut-il prétendre être inclusif tout en excluant certains acteurs majeurs de la crise ?Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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RDC : au-delà des « agents fictifs », que révèle vraiment l’audit de la Police nationale congolaise ?
Le 10 juillet 2026, lors du 94e conseil des ministres, Jacquemain Shabani, vice-Premier ministre de l’Intérieur, a présenté le rapport de l’audit de la base de données de la Police nationale congolaise (PNC). Le constat est alarmant : sur les 157 886 dossiers recensés, près de 64 000 sont déclarés irréguliers. Cela signifie, entre autres, qu’environ 4 policiers sur 10 sont en situation irrégulière. Ces irrégularités pourraient représenter un manque à gagner annuel compris entre 99 et 233 millions de dollars américains pour l’État. Comment expliquer ces dysfonctionnements au sein de la PNC ? Et que peut-on attendre réellement de cet audit ? Bonjour, Je suis Clarisse Ngalula, fellow au pilier politique à Ebuteli. Vous écoutez le 28e épisode de la saison 6 de Po Na Biso, la capsule audio d’Ebuteli, qui analyse, chaque semaine, un sujet de l’actualité congolaise. Nous sommes le vendredi 17 juillet 2026.Ces révélations illustrent un enjeu plus large : celui de la mise en œuvre des réformes publiques. C’est précisément l’un des aspects suivis par Landila, le nouveau baromètre d’Ebuteli consacré aux engagements du gouvernement. S’agissant de la police nationale, la loi de programmation de la réforme a été adoptée et promulguée le 1er juillet 2025. Cet audit révèle toutefois que l’application concrète de cette réforme demeure confrontée à d’importants défis.L’audit du fichier général de la police laisse entrevoir des situations irrégulières avoisinant la moitié des dossiers contrôlés : des policiers fantômes qui pourraient être assimilés aux agents décédés, retraités, déserteurs ou encore non enregistrés dans le fichier officiel de la PNC. Le cumul de fonctions et le doublon pourraient aggraver davantage la situation. Pour assainir le fichier tant décrié, le gouvernement a été sollicité afin d’appuyer le processus de contrôle physique et d’octroi des cartes biométriques. À cet effet, Jacquemain Shabani a lancé le 9 juillet la phase opérationnelle de l’identification des effectifs de la police nationale congolaise. L’ opération sera déployée progressivement sur l’ensemble du territoire national, avec Kinshasa comme province pilote. Elle sera exécutée par la société Africa Business Agency (ABA), en collaboration avec les structures de la PNC.Mais le problème dépasse largement la PNC. Plusieurs institutions publiques ont révélé des anomalies similaires. À l’Assemblée nationale, un rapport interne publié après un mouvement de grève des agents administratifs a fait état d’environ 600 agents fictifs rémunérés par le système dit « Maboko banque » un mécanisme de paiement qui échappe souvent au contrôle. Dans d’autres secteurs, comme l’enseignement ou l’armée, des opérations d’identification ont également révélé des écarts entre les effectifs déclarés et réels. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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L'opposition peut-elle empêcher une modification de la Constitution ?
La semaine dernière, des dirigeants de l’opposition congolaise et des représentants des principales Églises du pays se sont rendus à Bujumbura à l’invitation du président burundais Évariste Ndayishimiye, qui occupe actuellement la présidence de l’Union africaine. L'initiative de Ndayishimiye a permis de reporter les manifestations qui devaient avoir lieu, mais la question reste posée : est-ce que l’opposition peut réellement empêcher le président Félix Tshisekedi de modifier la Constitution et de prolonger son mandat ?Bonjour et bienvenue dans ce 27e épisode de la saison 6 de Po Na Biso, une capsule audio d’Ebuteli et du Groupe d’étude sur le Congo (GEC). Ce podcast analyse chaque semaine un sujet d’actualité congolaise. Nous sommes le vendredi 10 juillet 2026. Je suis Jason Stearns, conseiller stratégique chez Ebuteli.Pour de nombreux Congolais, la situation actuelle leur semble familière. Le pays entre dans une période de contestation politique qui rappelle celle de 2015-2018. À l’époque, le président Joseph Kabila était resté au pouvoir au-delà de la fin de son mandat constitutionnel en retardant les élections et en s’appuyant sur des manœuvres juridiques et institutionnelles pour prolonger son règne. En réponse, une coalition d’une ampleur inhabituelle s’était formée. Des organisations de la société civile, des mouvements citoyens tels que LUCHA et Filimbi, des partis d’opposition et, surtout, l’Église catholique ont mobilisé des centaines de milliers de Congolais lors de manifestations à travers tout le pays. Cette coalition a joué un rôle décisif pour maintenir la pression en faveur des élections et, finalement, garantir la première passation pacifique du pouvoir présidentiel de l’histoire du pays. Aujourd’hui, une nouvelle coalition prend forme. L’opposition s’est unie sous la bannière de la Coalition Article 64 (C64). L’Église catholique s’est une nouvelle fois imposée comme un acteur politique central, s’opposant publiquement à la révision constitutionnelle et mettant en garde contre toute tentative visant à supprimer la limitation du nombre de mandats présidentiels.Pour autant, ces similitudes ne doivent pas occulter les différences.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Dirigeants relativement bien perçus, institutions sévèrement jugées : comprendre le paradoxe congolais
Cette semaine, Ebuteli, Institut congolais de recherche sur la politique, la gouvernance, et la violence a publié, avec GeoPoll, les résultats d’un nouveau sondage interrogeant les perceptions des Congolais sur l’état du pays, de ses institutions et de ses dirigeants. Comme souvent, ce sont d’abord les chiffres les plus spectaculaires qui ont retenu l’attention : près de 60% de répondants estiment que la RDC va dans la mauvaise direction. Plusieurs institutions politiques et secteurs sont jugés sévèrement : la situation économique, les libertés publiques ou encore la sécurité continuent d’inquiéter. Mais à y regarder de plus près, le résultat le plus intéressant du sondage se trouve peut-être ailleurs. Il réside dans un paradoxe : alors que plusieurs institutions sont mal évaluées, certains dirigeants semblent mieux s’en sortir dans l’opinion. Comment expliquer ce décalage ?Bonjour, je suis Joël Kiniati, analyste des données à Ebuteli. Vous écoutez le 26e épisode de la saison 6 de Po Na Biso, la capsule audio d’Ebuteli, qui analyse, chaque semaine, un sujet de l’actualité congolaise. Nous sommes le vendredi 3 juillet 2026.Avant tout, rappelons que ce sondage ne dit pas ce que pense chaque citoyen pris individuellement, et qu’il ne prétend pas non plus offrir une photographie parfaite de l’opinion congolaise. Il repose sur un échantillon de 1 350 adultes répartis dans les 26 provinces selon leur poids démographique, avec des quotas par sexe et par tranche d’âge. Il a été réalisé par téléphone, en français et en langues nationales. Il ne s’agit donc pas d’un recensement exhaustif, mais d’un outil qui permet de dégager des tendances d’opinion à l’échelle du pays. Les résultats doivent ainsi être lus comme des indications solides sur les perceptions dominantes du moment, plutôt que comme le reflet exact de chaque conviction individuelle. Depuis plusieurs décennies, la vie politique congolaise repose sur des figures plus que sur des institutions. Les partis restent souvent structurés autour de leaders, les campagnes électorales sont fortement personnalisées et, dans le débat public, ce sont fréquemment les individus qui occupent le devant de la scène plutôt que les institutions qu'ils dirigent.Cela ne signifie pas que les dirigeants échappent à toute responsabilité. Les Congolais ont déjà montré par le passé qu’ils pouvaient sanctionner des leaders pour des promesses non tenues, la corruption ou l’insécurité. On l’a vu avec la présidentielle de 2018 et la défaite d’Emmanuel Ramazani Shadary, alors dauphin de Joseph Kabila, président sortant. Dans le contexte actuel, deux facteurs semblent brouiller davantage l’imputation des responsabilités au pouvoir en place : la campagne nationaliste qui renvoie en grande partie des difficultés du pays à l’agression rwandaise, mais aussi la faiblesse d’une opposition politique qui a longtemps peiné à s’organiser et à imposer un contre-narratif suffisament audible, ainsi que la domination du régime en place dans l’espace médiatique. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Assainissement de Kinshasa : les bâtisseurs du Service national peuvent-ils relever ce défi ?
Depuis le 21 juin, 600 jeunes du Service national, communément appelés les Bâtisseurs de la nation, sont arrivés à Kinshasa. Ils constituent le premier groupe des 4 000 agents appelés à appuyer les opérations d’assainissement. La mégapole congolaise, autrefois appelée « Kin la belle », n’offre plus un bon cadre de vie à cause notamment du désordre observé dans la gestion des déchets solides et liquides, malgré l’existence de la Régie d’assainissement et du fonds d’assainissement de la ville. Des opérations telles que « Coup de poing », « Kin Bopeto » ou encore « Kinshasa ezo bonga » n’ont pas atteint leurs objectifs. Aujourd’hui, c’est le Service national qui est mobilisé pour assainir cette ville stratégique où siègent toutes les institutions clés du pays. Bonjour et bienvenue dans ce 25e épisode de la saison 6 de Po Na Biso, capsule audio d’Ebuteli et du Groupe d’étude sur le Congo (GEC). Ce podcast analyse chaque semaine un sujet de l’actualité congolaise. Nous sommes le vendredi 26 juin 2026. Je suis Jolino Malukisa, directeur du pilier gouvernance d’Ebuteli.Le 25 mai dernier, lors de sa visite d’inspection au marché central de Kinshasa, le président de la République a publiquement exprimé sa colère face à l’ampleur de l’insalubrité des avenues du plateau, de l’École, du marché et Rwakadingi. Les déchets solides et liquides des marchés « pirates », c’est-à-dire informels, sont à la base de la dégradation de l’environnement. Cette situation est d’ailleurs observée dans toute la ville de Kinshasa. Les ménages, les micro-entreprises du secteur informel ont l’habitude de déverser leurs déchets dans les avenues, le fleuve, les rivières et les caniveaux. Dans certains cas, même les écoles, universités, hôpitaux, églises, institutions publiques et grandes entreprises privées ne donnent pas toujours l’exemple en matière de gestion des déchets.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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État de siège : le boycott des députés de l'Ituri et du Nord-Kivu peut-il relancer le débat ?
Les caucus des députés nationaux de l’Ituri et du Nord-Kivu ont décidé de suspendre leur participation aux activités de l’Assemblée nationale, à la suite de l’interruption de l’évaluation de l’état de siège et des opérations militaires en cours dans les deux provinces. Cette démarche intervient à la suite de demandes répétées d’une évaluation de cette mesure exceptionnelle.Au-delà du boycott lui-même, que révèle cette décision sur le débat politique autour de l’état de siège et de la manière dont cette mesure est évaluée cinq ans après son instauration ? Bonjour, je suis Ildefonse Bwakyanakazi, chercheur à Ebuteli. Vous écoutez le 24e épisode de la saison 6 de Po Na Biso, la capsule audio d’Ebuteli et du Groupe d’étude sur le Congo (GEC), qui analyse, chaque semaine, un sujet de l’actualité congolaise. Nous sommes le vendredi 19 juin 2026.Depuis mai 2021, les provinces de l’Ituri et du Nord-Kivu sont soumises à l’état de siège. Ce régime d’exception a été instauré principalement pour rétablir la sécurité dans ces deux provinces confrontées à la persistance des groupes armés et des violences. Il confère des pouvoirs étendus aux autorités militaires et policières et limite les droits des citoyens. Cinq ans après son instauration, cette mesure continue toutefois de faire l’objet de nombreuses critiques quant à son efficacité. Au regard des objectifs qui lui avaient été assignés, l’état de siège produit jusqu’ici des résultats insuffisants. Le niveau de violence a particulièrement augmenté. Certains groupes rebelles ont consolidé leur emprise sur certains territoires. Le M23 a occupé de vastes portions de territoire du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, tandis que les Forces démocratiques alliées (ADF) continuent à perpétrer des massacres contre des civils. Les groupes armés de la Convention pour la révolution populaire (CRP) et de la Coopérative pour le développement du Congo (Codeco) sont tout aussi actifs en Ituri.En dépit de ce bilan négatif, le parlement congolais a tout de même prorogé cette mesure près de 130 fois, souvent sans débat de fond. En août 2023, alors que les incidents sécuritaires dans les territoires sous état de siège avaient doublé par rapport à la période précédant l’instauration de cette mesure, le président de la République avait convoqué une table ronde afin d’évaluer les résultats : 195 des 196 participants, y compris les élus des provinces sous état de siège, s’étaient prononcés en faveur de sa levée. Trois ans plus tard, cette recommandation reste lettre morte.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Réforme constitutionnelle en RDC : l’ECC cherche-t-elle à recentrer le débat sur le consensus national ?
Du 4 au 7 juin, le comité national exécutif de l’Église du Christ au Congo (ECC) s’est réuni en session extraordinaire. Cet organe de l’Église protestante congolaise s’est exprimé sur le débat autour des réformes constitutionnelles. Sa déclaration a suscité des lectures divergentes : pour certains, elle manque de clarté ; pour d’autres, elle traduit une volonté de ne pas réduire le débat à un simple choix entre changement de Constitution et statu quo. Sur une question aussi clivante, que révèle cette prise de parole ? Bonjour, je suis Olivia Kayumba, fellow au pilier politique d’Ebuteli. Vous écoutez le 23e épisode de la saison 6 de Po Na Biso, la capsule audio d’Ebuteli et du Groupe d’étude sur le Congo (GEC), qui analyse, chaque semaine, un sujet de l’actualité congolaise. Nous sommes le vendredi 12 juin 2026.Le débat sur le changement, ou non, de la Constitution prend de l’ampleur en RDC. Il oppose la majorité et l’opposition, mais pas seulement. Les églises s’y invitent également. Si plusieurs églises de réveil se sont déjà positionnées en faveur du changement de la Constitution, la position des autres confessions se clarifie peu à peu. L’ECC a décidé de s’impliquer aussi dans ce débat. Avant de se prononcer, ses dirigeants ont choisi d’écouter les différents camps. Ils ont ainsi reçu Augustin Kabuya et le professeur André Mbata pour le compte de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), ainsi que Martin Fayulu, pour l’opposition. À l’issue de ces échanges, l’ECC a déclaré que toute « réforme constitutionnelle » devrait se faire dans le respect strict des dispositions de la Constitution, notamment les articles 5, 218, 219 et 220. Elle a également insisté sur la nécessité d’un « large consensus national ».C’est précisément cette combinaison qui suscite des interprétations divergentes. D’un côté, la déclaration rappelle les dispositions constitutionnelles généralement invoquées pour encadrer, voire limiter, les réformes. De l’autre, elle affirme que, je cite, « le peuple peut, dans les conditions d’un « large consensus national (...) et surtout dans un processus légitime, démocratique et transparent, statuer sur les dispositions de l’article 220 ». Pour certains, l’ECC rappelle ainsi les garde-fous existants. Pour d’autres, elle laisse ouverte la possibilité qu’un consensus national puisse conduire à rediscuter même les matières aujourd’hui considérées comme verrouillées ?Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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RDC : pourquoi le texte sur le référendum suscite-t-il autant d'inquiétudes ?
L’Assemblée nationale s’apprête à adopter le texte qui fixera les conditions d’organisation du référendum en RDC. Déposée par le député Paul-Gaspard Ngondankoy depuis le 16 décembre 2024, cette proposition de loi est indispensable pour l’exercice de la souveraineté du peuple, a affirmé Aimé Boji, président de l’Assemblée nationale. Cependant, le moment choisi et le contenu actuel de ce texte suscitent de nombreuses inquiétudes quant à l’avenir de la démocratie en RDC. Qu’est-ce qui explique les inquiétudes de certains acteurs face à ce texte ? Bonjour, je suis Ithiel Batumike, chercheur principal à Ebuteli. Vous écoutez le 22e épisode de la saison 6 de Po Na Biso, la capsule audio d’Ebuteli et du Groupe d’étude sur le Congo (GEC), qui analyse, chaque semaine, un sujet de l’actualité congolaise. Nous sommes le vendredi 5 juin 2026.Le délai accordé à la commission politique, administrative et juridique (PAJ) pour l’intégration des amendements des députés à la proposition de loi portant sur le référendum a expiré. Il ne reste donc plus qu’à procéder dans les tous prochains jours à l’examen des amendements de la commission, puis au vote article par article. Ce vote comblera un vide juridique persistant depuis 2006. Pour autant, certains acteurs ne le perçoivent pas comme une opportunité de consolidation de la démocratie. Au contraire, il vient s’ajouter aux sujets les plus clivants de la vie politique congolaise actuelle. Le débat sur la loi référendaire est pollué par l'ambition affichée par l'UDPS de changer la constitution.Les menaces à la cohésion sociale et le contexte sécuritaire préoccupant entourant cette réforme n’imposent plus désormais retenue, comme ce fut le cas après la chute des villes de Goma et Bukavu au début de l’année 2025. Pourtant, sur le terrain, la réalité n’a pas évolué depuis. Certains acteurs estiment même qu’une telle initiative dans ce contexte pourrait même être considérée comme un quitus à une balkanisation de fait du pays. Mais en dehors de l’opportunité de ce texte, c’est surtout son contenu qui pose problème. Il comporte, en effet, des dispositions qui créent un décor institutionnel extra constitutionnel. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Résurgence d’Ebola : quelles leçons tirer des crises passées ?
Les installations et le matériel de l’ONG Alima ont été incendiés à l'hôpital général de Rwampara par une foule en colère en date du 21 mai. Cette bourgade située à une dizaine de kilomètres de Bunia dans la province de l'Ituri est au cœur de la nouvelle épidémie d'Ebola qui frappe l'est de la RDC.Cet incident a été déclenché par le refus du personnel de l'hôpital d’autoriser à la famille d’un patient décédé d’Ebola de récupérer son corps pour éviter la contamination. La famille a récupéré le corps par la force et six patients qui étaient suivis, dont trois cas confirmés, se sont enfuis. L'armée et la police sont intervenues pour rétablir le calme. Comment expliquer cette résistance et qu’avons nous appris des crises d'Ebola dans les passées ? Bonjour, je suis Reagan Miviri, chercheur principal à Ebuteli. Vous écoutez le 21e épisode de la saison 6 de Po Na Biso, la capsule audio d’Ebuteli, institut congolais de recherche sur la politique, la gouvernance et la violence, et du Groupe d’étude sur le Congo (GEC) qui analyse, chaque semaine, un sujet de l’actualité congolaise. Nous sommes le vendredi 29 mai 2026.Le 15 mai 2026, le gouvernement congolais a déclaré la 17e épidémie d’Ebola issue de la souche Bundibugyo pour laquelle il n’existe pas encore ni vaccin homologué ni traitement spécifique. L’OMS a déclaré cette épidémie comme une urgence de santé publique de portée internationale. Depuis, il a été rapporté plusieurs scènes de protestation contre l’enterrement sécurisé des personnes décédées d’Ebola. Ceci n'est pas un phénomène nouveau. Plusieurs incidents similaires ont eu lieu pendant d’autres épidémies et particulièrement pendant la dixième épidémie, qui avait touché la région de Béni et Butembo, entre 2018 et 2020. L'une des explications de la résistance pourrait être trouvée dans l'ignorance de la population face à cette maladie.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Fayulu, Sesanga, Katumbi, Kabund : C64, pour quoi faire ?
Le mardi 19 mai, une nouvelle plateforme politique et citoyenne a vu le jour à Kinshasa. Son nom : C64, Coalition Article 64 pour la défense de l’ordre constitutionnel. Objectif affiché : barrer la route à tout projet de changement de la Constitution. Mais derrière cette bannière constitutionnelle, que cherchent réellement Martin Fayulu, Moïse Katumbi, Delly Sesanga et Jean-Marc Kabund ? Assiste-t-on à un retour de l’opposition dans la bataille politique… ou au début d’une tentative de recomposition du rapport de force politique à l’approche de 2028 ?Bonjour,Je m’appelle Trésor Kibangula. Je coordonne les recherches sur la politique à Ebuteli. Vous écoutez le 20e épisode de Po Na Biso, le podcast d’Ebuteli et du Groupe d’étude sur le Congo (GEC), qui, chaque semaine, donne notre point de vue sur un sujet d’actualité en République démocratique du Congo.Mardi, à Kinshasa, l’opposition a retrouvé quelque chose qu’elle semblait avoir perdu depuis longtemps : une image de cohésion. Dans une salle chauffée par les slogans, les drapeaux des partis et une foule compacte massée jusque dehors, plusieurs leaders de l’opposition, parmi lesquels Martin Fayulu, Delly Sesanga, Jean-Marc Kabund et un représentant de Moïse Katumbi ont lancé la Coalition Article 64 (C64), du nom de cet article de la Constitution qui donne aux citoyens le devoir de faire échec à toute prise ou exercice du pouvoir en violation de la Constitution. La scène était pensée. Et le message aussi.Mais au-delà de la démonstration de force visuelle, C64 révèle surtout une tentative de repositionnement politique de l’opposition dans un contexte profondément transformé par la guerre dans l’Est, la montée du discours patriotique et le rétrécissement progressif de l’espace politique.Depuis plusieurs mois, le pouvoir domine largement la bataille du récit public. Toute critique du régime est régulièrement exposée au soupçon de complicité avec Kigali ou avec les rebelles du M23. L’opposition peine à exister sans être renvoyée à une forme d’anti-patriotisme. C64 tente justement de sortir de ce piège.Le premier élément marquant est donc stratégique : contrairement à d’autres initiatives récentes, cette coalition prend soin de ne pas s’aligner explicitement avec le courant incarné par Joseph Kabila et sa plateforme Sauvons la RDC. En clair, Fayulu, Katumbi, Sesanga et Kabund essaient de reconstruire une opposition capable de contester le pouvoir sans être immédiatement absorbée dans le schéma « patriotes contre traîtres » imposé par la majorité politique actuelle.Mais derrière la défense de la Constitution, un autre enjeu apparaît rapidement : celui du rapport de force politique. Depuis des mois, les appels au dialogue politique interne se heurtent à la réticence du président Félix Tshisekedi. Les initiatives des Églises catholique et protestante n’ont pas véritablement avancé. Et beaucoup d’acteurs ont désormais le sentiment que Kinshasa n’accepte de discuter que lorsqu’un rapport de force lui est imposé. Les négociations directes engagées avec l’AFC/M23 à Doha, aujourd’hui délocalisées à Montreux, ont renforcé cette lecture.C’est là que C64 prend une autre dimension. Car la bataille contre le changement de Constitution peut mobiliser l’opinion. Elle pourrait permettre à l’opposition de retrouver des clés de remobilisation politique capables de rééquilibrer le rapport de force et, à terme, de pousser le pouvoir à accepter des discussions politiques nationales. Le camp au pouvoir a d’ailleurs essayé de riposter en annonçant à son tour le lancement « dans les jours à venir » de la Coalition des Congolais pour le changement de la Constitution (C4).Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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RDC : l’interminable attente de la relance de la Miba et l’exploitation du cuivre au Kasaï
Le 7 mai, une entreprise chinoise a présenté un projet de production du cuivre dans le Kasaï-Oriental. Avec une production estimée jusqu’à 500 000 tonnes par an, ce serait l’une des plus grandes mines de cuivre du monde. Mais ce qui retient l’attention ici, c’est la Société minière de Bakwanga (Miba), le partenaire annoncé. Une entreprise que le gouvernement congolais essaie de relancer depuis une vingtaine d’années. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Les sanctions américaines contre Kabila peuvent-elles contribuer à la résolution de la crise du M23 ?
Le 30 avril, les États-Unis ont sanctionné Joseph Kabila, ancien président de la RDC, pour son soutien à l’Alliance fleuve Congo (AFC) et au Mouvement du 23 mars (M23). Ces sanctions ont été saluées par le gouvernement congolais tandis que le camp de l’ancien président les a qualifiées de décision « profondément injustifiée » et « politiquement motivée ».Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Shabani sauvé, mais quelles leçons tirer ?
Visé par une motion de défiance, le vice-Premier ministre Jacquemain Shabani a finalement été sauvé par une motion incidente initiée par le député national Garry Sakata, qui dénonçait des irrégularités. Cette manœuvre met fin à des semaines de tractations, de pressions et de menaces entre partisans du ministre Shabani et députés motionnaires. Mais quelles leçons tirer de cette séquence politique ? Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Quelle est la situation sur les Hauts-Plateaux du Sud-Kivu ?
Le 20 avril, à Washington DC et Nairobi, des centaines de Banyamulenge ont défilé pour protester contre la situation de leur communauté sur les Hauts-Plateaux du Sud-Kivu, et en particulier le blocus de cette zone et les attaques de drones. Ceci a remis le sort de cette communauté sur le devant de la scène. Quel est-il exactement ?Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Motion de défiance contre Jacquemain Shabani : un révélateur des limites du contrôle parlementaire en RDC ?
Le lundi 13 avril, le député national Laddy Yangotikala a déposé une motion de défiance contre Jacquemain Shabani, vice-Premier ministre de l’Intérieur, pour « son incompétence » à sécuriser les citoyens et leurs biens.Depuis, le député et ses cosignataires font l’objet de pressions de la part de leurs formations politiques, tandis que le bureau de l’Assemblée nationale semble engagé dans une stratégie d’étouffement de cette initiative de contrôle parlementaire. Cette séquence remet dans le débat public une question plus large : la majorité parlementaire est-elle un frein au contrôle ? Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Pourquoi la sous-traitance migratoire des États-Unis pose problème en RDC
L’annonce de l’arrivée des migrants en provenance des États-Unis d’Amérique soulève une vive controverse en RDC. D’un côté, Patrick Muyaya, porte-parole du gouvernement, rassure que cette situation serait temporaire, sans coût pour le trésor public congolais, et résulterait d’une décision pleinement souveraine. De l’autre, des questions subsistent sur les dessous de cette décision, tant du côté de la société civile que de l’opposition politique. Pourquoi la RDC rejoint-elle aujourd’hui d’autres pays africains qui avaient répondu favorablement à la demande américaine ? Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Qualification des Léopards au Mondial 2026 : de la célébration à la récupération politique ?
« C’est Félix Tshisekedi qui l’a fait. On ramène quelque chose d’historique : cela fait 52 ans. Après Mobutu, aucun des présidents passés n’a pu le faire, seul lui y est parvenu », a déclaré Didier Budimbu, ministre des Sports, après la qualification des Léopards pour la Coupe du monde. Et d’ajouter : « Tout droit ti na trois ! » Allusion on ne peut plus claire au projet de changement de Constitution pour permettre au chef de l’État de se représenter pour un troisième mandat. Mais au-delà de l’exploit sportif, cette séquence interroge : où s’arrête la célébration nationale, et où commence la récupération politique ?Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Élections de 2028 en RDC : les responsabilités face au risque d’un éventuel glissement
« L’évolution du processus électoral est observée avec une attention particulière par Washington (...) ». C’est ce qu’a déclaré le chargé d’affaires de l’Ambassade américaine en RDC à l’issue de son entretien avec Denis Kadima, président de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni), ce 24 mars. Le diplomate américain a affirmé avoir été édifié sur la gestion des élections. Or, la feuille de route publiée par la Ceni en avril 2025 est devenue en partie obsolète du fait de la non réalisation de nombreuses activités. Cette situation fait craindre le report des élections, comme lors de la période de 2016-2018. Qui portera la responsabilité de ce deuxième glissement du calendrier électoral qui se profile à l’horizon ? Bonjour et bienvenue dans ce 12e épisode de la saison 6 de Po Na Biso, capsule audio d’Ebuteli et du Groupe d’étude sur le Congo (GEC), qui décrypte chaque semaine un sujet de l’actualité congolaise. Je suis Ithiel Batumike, chercheur principal du pilier politique à Ebuteli. Nous sommes le vendredi 27 mars 2026.En 2019, les États-Unis avaient imposé des sanctions aux présidents de l’Assemblée nationale et de la Cour constitutionnelle ainsi qu’à trois acteurs de la Ceni pour «avoir repoussé les élections générales de 2016 en 2018 ». Étaient-ils les seuls responsables de ce report ? Les intéressés ont toujours soutenu que cette option avait été levée par l’ensemble de forces politiques et sociales au cours du dialogue de la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco). Cet épisode vient aussi rappeler que les responsabilités en matière électorale sont rarement individuelles ; elles sont souvent le produit d’arrangements politiques plus larges.À moins de trois ans des élections attendues fin 2028, le spectre d’un nouveau glissement se rapproche. La Ceni accumule en silence des retards dans l’exécution de sa feuille de route électorale, principalement par manque de financement. L’identification et l’enrôlement des électeurs n’ont été lancés ni dans la province pilote ni dans les quatre aires opérationnelles, alors que la feuille de route prévoyait toutes ces activités avant mars 2026. Ces retards, combinés à un contexte sécuritaire toujours fragile et à une incertitude politique liée notamment aux velléités de révision ou changement de la Constitution, renforcent les inquiétudes sur le respect des délais. Pendant ce temps, les forces politiques et sociales en RDC semblent, pour l’instant, , faiblement mobilisées sur la question du respect des délais. À la place, une large coalition d’acteurs œuvrant consciemment ou non pour la non organisation des élections dans les délais semble même se dessiner. D’abord, le silence de la Ceni contraste avec ses dénonciations des décaissements tardifs des fonds par le ministère des finances lors du précédent processus. Alors, comment peut-on interpréter ce silence aujourd’hui ? Est-ce une prudence institutionnelle ou une contrainte politique ? Lire la suite sur www.ebuteli.orgHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Insécurité à Kinshasa : entre démentis officiels et réalités du terrain
Face à la recrudescence des actes criminels à Kinshasa, la députée Randall Muzito a déposé, le mercredi 4 mars 2026, une question écrite au bureau de l’Assemblée nationale, adressée à Jacquemain Shabani, vice-Premier ministre de l’Intérieur. Dix jours plus tard, soit le 14 mars 2026, Freddy Ekofo, vendeur de bijoux au marché central de Kinshasa, a été abattu par des hommes armés au quartier Yolo-sud dans la commune de Kalamu. Quelles leçons tirées de cette recrudescence de l’insécurité dans la capitale congolaise ?Bonjour et bienvenue dans ce 11e épisode de la saison 6 de Po Na Biso, capsule audio d’Ebuteli et du Groupe d’étude sur le Congo (GEC), qui analyse chaque semaine un sujet de l’actualité congolaise. Je suis Joël Kiniati, analyste des données à Ebuteli. Nous sommes le vendredi 20 mars 2026.Depuis plusieurs mois, les habitants de Kinshasa dénoncent la multiplication des cas de braquage, de kidnappings, d’attaques de domiciles et d’agressions armées. Une situation alarmante mais différemment perçue par les autorités. Si le président de la République exige un renforcement de la sécurité, la police affirme que plusieurs cas relayés sur internet relèvent de rumeurs ou d’informations non vérifiées alors qu’il existe plusieurs faits vérifiables. Selon l’analyse des éléments collectés dans la presse, au moins 16 faits criminels ont été signalés à Kinshasa entre janvier 2025 et mars 2026. Braquages, attaques de domiciles, pillages de quartiers ou encore kidnappings. Par exemple, en février 2025, un braquage spectaculaire mené par des hommes armés dans une pharmacie à Lemba a fait deux morts et un blessé. En mai de la même année, des hommes armés ont fait irruption sur le site de l’Université de Kinshasa. En plein jour, ils ont braqué des changeurs de monnaie avant de disparaître avec une importante somme d’argent. Dans la commune de Mont-Ngafula, en août, les habitants ont également été confrontés à des épisodes de violence particulièrement marquants : près de 70 maisons ont été pillées en une seule nuit par des bandits armés dans le quartier Matadi-Mayo. Lire la suite sur www.ebuteli.orgHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Quel sera l’impact des sanctions américaines contre l’armée rwandaise ?
Les États-Unis ont imposé des sanctions contre l’armée rwandaise et quatre de ses officiers supérieurs. Annoncées le 2 mars, elles constituent un tournant diplomatique dans la crise qui secoue la partie orientale de la République démocratique du Congo. Quel sera l’impact de ces sanctions ?Bonjour !Je suis Ildefonse Bwakyanakazi, gestionnaire des données du Baromètre sécuritaire du Kivu à Ebuteli. Vous écoutez le 10e épisode de la saison 6 de Po Na Biso, capsule audio d’Ebuteli et du Groupe d’étude sur le Congo (GEC), qui analyse chaque semaine un sujet de l’actualité congolaise. Nous sommes le vendredi 13 mars 2026.Les sanctions imposées consistent en un gel de tous les avoirs aux États-Unis appartenant à l’armée rwandaise, aux entités qu’elle détient à plus de 50 %, et aux quatre officiers sanctionnés, à l’interdiction pour les entreprises et citoyens américains de réaliser des transactions avec eux et des restrictions de visas pour certains responsables rwandais. En pratique, et à moins que des autorisations spécifiques soient accordées, cela signifie que ces entités ne pourront plus utiliser ni le dollar, ni le système international de paiement Swift, ni les cartes bancaires américaines, qui dominent le système, ni utiliser les services des sociétés technologiques américaines, comme Microsoft et Google.L’impact sur la capacité militaire du Rwanda est difficile à estimer. Son rôle au sein des missions de maintien de la paix de l’ONU n’est pas directement mis en cause. Par ailleurs, l’armée rwandaise ne dépend pas fortement des équipements américains et possède une structure logistique autonome. Toutefois, ses fournisseurs non américains pourraient devoir réévaluer leur coopération à la suite de ces sanctions pour ne pas prendre le risque d’être à leur tour sanctionnés, si le dollar est utilisé dans la transaction par exemple. Ces sanctions pourraient aussi avoir un effet indirect sur les exportations de minerais par le Rwanda. Les acheteurs internationaux devraient notamment être certains que leurs fournisseurs ne sont pas contrôlés par l’armée rwandaise ou un des officiers supérieurs visés s’ils ne veulent pas s’exposer au risque d’être à leur tour sanctionnées. Plus globalement, l’administration américaine envoie un signal aux réseaux financiers internationaux : toute coopération avec ces structures peut désormais exposer à des amendes. Cela pourrait compliquer l’accès aux circuits financiers internationaux pour certaines élites sécuritaires rwandaises.Ces sanctions fragilisent aussi l’image internationale du Rwanda, longtemps présenté comme un partenaire sécuritaire fiable de l’Occident. Elles marquent aussi une rupture symbolique. C’est la première fois que l’armée rwandaise est directement sanctionnée par les États-Unis. Les sanctions interviennent dans un contexte où plusieurs initiatives diplomatiques dont les accords de paix signés à Washington fin 2025 tentaient de stabiliser la région. Washington accuse le Rwanda d’avoir violé ces accords en continuant d’appuyer militairement le M23 malgré le processus diplomatique.En conséquence, les États-Unis cherchent avant tout à utiliser ces sanctions comme levier politique pour contraindre Kigali à respecter ses engagements souscrits dans différents accords en cessant son soutien au M23. L’objectif n’est donc pas seulement punitif mais stratégique.Lire la suite sur www.ebuteli.orgHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Secrétariat général de l’OIF : nouveau terrain de guerre entre Kinshasa et Kigali ?
Fin février, la RDC a annoncé sa candidature au poste de secrétaire général de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF). Juliana Lumumba a été désignée pour rivaliser avec la Rwandaise Louise Mushikiwabo, qui brigue un nouveau mandat, après ceux de 2018 et 2022 à la tête de l’institution. L’OIF est-elle devenue un nouveau champ de confrontation diplomatique entre Kinshasa et Kigali ?Bonjour ! Je suis Ange Makadi Ngoy, chercheuse à Ebuteli. Vous écoutez le 9e épisode de la saison 6 de Po Na Biso, capsule audio d’Ebuteli et du Groupe d’étude sur le Congo (GEC), qui analyse chaque semaine un sujet de l'actualité congolaise. Nous sommes le vendredi 6 mars 2026. C’est une nouvelle scène de rivalité entre Kinshasa et Kigali. Cette fois-ci, elle se joue au sommet de la Francophonie. Kinshasa a finalement déposé une candidature au poste de secrétaire général de l’OIF, une organisation dont elle est membre depuis près de 50 ans. Et, c’est la première fois que le pays brigue cette fonction. Pourquoi maintenant ?Depuis l’arrivée du président Félix Tshisekedi au pouvoir, la RDC cherche à renforcer sa présence diplomatique et à reprendre sa place dans les concerts de nations. Mais cette candidature s’inscrit également dans le contexte de tensions entre Kinshasa et Kigali, lié à la rébellion du Mouvement du 23 mars (M23). Depuis 2021, Kinshasa fait face à la résurgence du M23, un groupe armé soutenu par le Rwanda. Avec l’appui de l’armée rwandaise, le M23 a réussi à occuper deux grandes villes du pays : Goma et Bukavu. Dans ce contexte, l’OIF, dirigée par l’ancienne cheffe de la diplomatie rwandaise, est accusée par Kinshasa, à tort ou à raison, de défendre les intérêts rwandais en lieu et place de ceux des pays membres. En 2022, Jean-Michel Sama Lukonde, alors Premier ministre, avait boycotté la photo de famille de l’OIF. En 2023, l’organisation avait renoncé à auditer le fichier électoral congolais, officiellement « faute de temps », alors qu’une partie de l’opinion congolaise avait une méfiance à son égard. Lors du IXe Jeux de la Francophonie à Kinshasa, Louise Mushikiwabo n’avait pas été invitée par la RDC à l’ouverture de la cérémonie. Les autorités congolaises avaient soutenu, à l’époque, qu’en tant que co-organisatrice, la secrétaire générale de l’OIF n’avait pas besoin d’une invitation formelle.Pour rivaliser avec Mushikiwabo aujourd’hui, Kinshasa décide de présenter Juliana Lumumba, ancienne ministre de la Culture en RDC. Elle est diplômée de l'École des hautes études en sciences sociales (EHESS), en France. Mais sa candidature repose aussi sur une dimension symbolique forte : elle est la fille du premier Premier ministre congolais, Patrice Emery Lumumba. Kinshasa semble ainsi miser sur l’aura du nom de Lumumba, l’un des héros de l'indépendance du pays. « Un nom qui parle à toute l’Afrique », a d’ailleurs affirmé Crispin Mbadu Phanzu, ministre délégué chargé de la Francophonie, sur Jeune Afrique. Le nom de Lumumba conserve une forte portée symbolique. « Lumumba Vea », supporter congolais et sosie de Lumumba, l’a bien démontré lors de la récente Coupe d’Afrique des nations (CAN) au Maroc.Lire la suite sur www.ebuteli.orgHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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La mort de Willy Ngoma marque-t-elle un tournant dans le conflit du M23 ?
Le 24 février, un drone a tué Willy Ngoma, porte-parole militaire de la rébellion de l’AFC/M23, près de la cité minière de Rubaya, dans la province du Nord-Kivu. Selon plusieurs rapports et sources diplomatiques, l'attaque de drone, menée dans la ferme de Kishusha, a fait au moins huit autres morts. Que nous apprend cette frappe ciblée sur l'état du conflit et sur l'avenir du processus de paix ?Bonjour et bienvenue dans le 8e épisode de la saison 6 de Po Na Biso, la capsule audio qui décrypte l’actualité de la RDC. Je suis Jason Stearns, conseiller stratégique d'Ebuteli.La conclusion la plus évidente est peut-être que le cessez-le-feu proposé par le gouvernement angolais et accepté par Kinshasa il y a tout juste une semaine semble déjà obsolète. Cela n'a rien de surprenant : selon notre décompte, au moins huit cessez-le-feu ont été déclarés depuis le début du conflit en 2021, et rares sont ceux qui ont duré plus de quelques semaines. L’AFC/M23 et le gouvernement congolais avaient convenu en avril 2025 de suspendre les combats jusqu'à la fin des pourparlers au Qatar ; ces pourparlers sont toujours en cours, près d'un an plus tard.Plus largement, l'ensemble du processus de paix semble désormais compromis. Lorsque, après la chute de Goma et de Bukavu au début de l'année dernière, les États-Unis et le Qatar ont pris en main le processus de paix, ils ont réussi à empêcher tout combat à grande échelle. Un accord de paix entre les gouvernements rwandais et congolais a été signé à Washington en juillet 2025, puis réaffirmé en décembre. Parallèlement, l’AFC/M23 et le gouvernement congolais ont poursuivi leurs propres pourparlers à Doha, concluant une déclaration de principes en juillet, puis consolidant leurs engagements dans un accord-cadre en novembre.Cette dynamique s'est toutefois effondrée de manière spectaculaire début décembre, lorsque, alors même que les présidents Paul Kagame et Félix Tshisekedi se rendaient à Washington pour signer un nouvel accord de paix, les troupes rwandaises et celles du M23 ont lancé une nouvelle offensive majeure, rejoignant leurs alliés Twirwaneho dans les Hauts plateaux du Sud-Kivu et s'emparant de la ville d'Uvira. Puis, les 31 janvier et 5 février, des drones ont attaqué l'aéroport de Bangboka, près de Kisangani, le quartier général oriental de l'armée congolaise.Le gouvernement congolais n'est pas resté inactif non plus. Fin janvier 2026, il a lancé des attaques à grande échelle contre les positions du M23 et de l’armée rwandaise dans les Hauts plateaux du Sud-Kivu, avec l'appui des milices Wazalendo et de l'armée burundaise, manquant de peu de reprendre Minembwe. L'attaque de drone qui a tué Willy Ngoma s'inscrivait dans le cadre d'une autre offensive dans le territoire de Masisi, au cours de laquelle certains villages ont été repris.Lire la suite sur www.ebuteli.orgHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Crise en RDC : Ndayishimiye remettra-t-il l’UA au centre de la résolution, là où ses prédécesseurs ont échoué ?
Depuis le 14 février 2026, Evariste Ndayishimiye, président du Burundi, a pris la présidence tournante de l'Union africaine. Il a annoncé mettre son mandat sous le sceau de la recherche de la paix alors que le continent fait face à plusieurs crises sécuritaires dont la guerre en République démocratique du Congo dans laquelle le Burundi est aussi impliqué militairement. Depuis la récente escalade violence dans la plaine de la Ruzizi, le Burundi a accueilli des milliers de réfugiés congolais venus de la RDC. Le président Ndayishimiye parviendra-t-il à remettre l’organisation régionale au centre de la résolution de la crise en RDC ? Bonjour, je suis Reagan Miviri, chercheur principal sur les conflits à Ebuteli. Vous écoutez le 7e épisode de la saison 5 de Po Na Biso, la capsule audio d’Ebuteli et du Groupe d’étude sur le Congo (GEC) qui analyse, chaque semaine, un sujet de l’actualité congolaise. Nous sommes le vendredi 20 février 2026.Le thème annuel de l’UA pour 2026 est l'accès à l’eau. Tout de même, les priorités du mandat burundais seront aussi les questions de paix au Sahel, au Soudan, dans la Corne de l'Afrique et dans les Grands Lacs. Les troupes burundaises sont en RDC en appui à la coalition gouvernementale face à la résurgence du Mouvement du 23 mars (M23) soutenu par le Rwanda avec qui Bujumbura est en froid depuis plusieurs années. L'absence du président Paul Kagame au sommet de l'UA pourrait s'expliquer par cette tension régionale. Le pouvoir burundais est donc dans une situation délicate pour jouer un rôle positif alors qu'il est perçu comme une partie au conflit. Africa Intelligence annonçait qu'Évariste Ndayishimiye envisageait la possibilité de nommer un représentant burundais de haut niveau, au fort capital politique, pour suivre ce conflit.Sur le plan politique et diplomatique, les efforts de l’UA se limitaient à une contribution modeste aux médiations en cours. Avant que Ndayishimiye prenne les rênes de l’Union africaine, celle-ci essayait de se positionner dans le paysage des processus de paix qui sont principalement conduits par le Qatar en ce qui concerne les pourparlers directs entre la RDC et le M23 qui se tiennent à Doha et par les américains en ce qui concerne le processus de Washington qui a déjà abouti à la signature d’un accord de paix entre le Rwanda et la RDC. Ces deux processus peinent malgré tout à faire réaliser ne fut-ce qu’un cessez-le-feu. On constate une dispersion des efforts et un manque de cohérence alors que l‘UA aurait pu jouer ce rôle de coordination. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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La RDC peut-elle éviter une nouvelle dépendance de son secteur minier ?
La semaine passée, une série de signaux a donné l’impression d’un basculement du secteur minier congolais vers l’axe américain. Chemaf, Glencore, Ivanhoe, et même la Gécamines, ont tous pris ou annoncé des décisions allant dans ce sens. Cela a suscité des lectures contrastées, certaines alarmistes, d’autres triomphalistes. Mais, au fond, qu’est-ce que cela pourrait changer pour la RDC ?Bonjour et bienvenue dans ce 6e épisode de la saison 6 de Po Na Biso, la capsule audio d’Ebuteli et du Groupe d’étude sur le Congo (GEC), qui analyse chaque semaine un sujet d’actualité congolaise. Je suis Jacques Mukena, chercheur principal au pilier gouvernance à l’Institut Ebuteli.Nous sommes le vendredi 13 février 2026.Ces signaux soulèvent plusieurs questions. Premièrement, pourquoi cette accélération maintenant ? Si l’accord de partenariat stratégique avec et les États-Unis en est le point de départ, le facteur le plus déterminant se situe probablement du côté américain. L’urgence, pour les États-Unis, n’est pas seulement de sécuriser l’accès à certains minerais, elle est aussi de réduire le monopole de la Chine sur les chaînes de valeur des minerais critiques. Aux États-Unis, le discours sur ces minerais ne se limite plus à la transition énergétique, il est désormais fortement lié aux enjeux de sécurité nationale et de défense.Deuxième question, celle de la dépendance du côté congolais. Pour l’instant, le risque n’est pas un remplacement d’une dépendance par une autre mais plutôt superposition de dépendance si rien ne change dans la structure du secteur. Aujourd’hui, la dépendance vis-à-vis de la Chine est profonde. Pékin est présent sur une part importante des actifs miniers, pèse sur les volumes exportés, et domine surtout le raffinage et la transformation. Une grande partie du cobalt congolais est par exemple exportée sous forme semi-raffinée vers la Chine, où elle est transformée en produits à plus forte valeur ajoutée, notamment les précurseurs pour batteries. La relation qui pourrait se construire avec les États-Unis reste, elle, incertaine. Tout dépendra des choix du gouvernement congolais. Si le partenariat ne débouche pas sur des investissements dans la transformation locale avant exportation, le pays risque de reproduire, avec un autre acteur, les mêmes mécanismes de vulnérabilité.Troisième question, la souveraineté. La RDC est-elle en train de brader ses minerais ? Cette question récurrente dépend surtout de la manière dont ce partenariat sera mis en œuvre côté congolais, notamment de qui décidera, comment, et pour quel but. L’accord signé prévoit un droit de première offre au profit d’acteurs américains pour les projets inscrits dans une réserve stratégique d’actifs. Concrètement, lorsqu’un projet est proposé, des entités américaines disposent d’un délai pour soumettre une proposition et, si elles le font, bénéficient ensuite d’une période de négociation exclusive. En cas de non-intérêt, l’opportunité pourrait ensuite être proposée à d’autres partenaires proches de Washington. Cela réduirait de facto la place d’acteurs extérieurs à ce cercle, notamment la Chine et, plus largement, des acteurs non alignés sur les États-Unis.Lire la suite sur www.ebuteli.orgHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Avec le M23, les offensives aériennes s'intensifient, les processus de paix toujours sans effet
Dans la nuit du 31 janvier au 1er février, alors que reprenaient timidement les négociations entre l’AFC/M23 et le gouvernement congolais dans le cadre du processus de Doha, l'aéroport international de Bangboka, dans la ville de Kisangani, a été cible d’une attaque par drones kamikaze, revendiquée par la rébellion de l’AFC/M23, elle visait, selon les rebelles, le centre de commandement des drones de l'armée congolaise.Dans ce 5e épisode de la saison 6 de Po Na Biso, la capsule audio d'Ebuteli et du Groupe d'étude sur le Congo (GEC) qui analyse, chaque semaine, un sujet d'actualité congolaise, nous décortiquons le décalage persistant entre les initiatives diplomatique-s et la poursuite du conflit sur le terrain. Je suis Henry-Pacifique Mayala, coordonnateur du Baromètre sécuritaire du Kivu (KST). Nous sommes le vendredi 6 février 2026.Bonjour,Le gouvernement provincial de la Tshopo, dans son communiqué du 3 février, a annoncé la neutralisation de huit drones kamikazes et précisé qu’aucun dégât humain ou matériel n’avait été enregistré. L’attaque aurait été interceptée et neutralisée grâce au système de défense antiaérienne opéré par des contractants privés turcs, déployés pour la protection de l’un des principaux et du plus récemment rénové aéroport de la RDC. Une deuxième tentative a été signalée au début de l’après-midi du 5 février ; l’engin aurait été abattu sans faire de dégâts par les FARDC et leurs alliés, selon des sources sécuritaires.Ces offensives aériennes sont intervenues au même moment que la timide reprise des négociations et la signature des termes de référence du comité conjoint de vérification des violations du cessez-le-feu à Doha. De la même manière, les offensives de la rébellion de l’AFC/ M23 sur la ville d’Uvira sont survenus peu après l'entérinement de l’accord de Washington entre la RDC et le Rwanda. Quelques mois plus tôt, le 15 octobre, des drones des FARDC avaient ciblé et détruit une partie des installations de la mine d’or de Twangiza, au Sud-Kivu, deux jours seulement après la signature du mécanisme de vérification du cessez-le-feu entre la RDC et l'AFC-M23. Le ciblage d’un aéroport ou d’autres infrastructures stratégiques aussi éloignées de la zone d’influence de l’AFC/M23 est un fait inédit, tout comme la revendication explicite de ces attaques par la rébellion. Selon les analyses d’experts en la matière, les débris retrouvés sur le lieu correspondent à des drones Baykar Yiha-III, de fabrication Turque. Ce type de drones disposeraient d’une autonomie limitée à environ 120 minutes, avec un rayon d’action n’excédant pas 120 km. Ces caractéristiques suggèrent que ces drones n’ont pu être lancés qu’à partir d’un périmètre relativement proche, et en tout cas pas depuis la zone contrôlée par l’AFC-M23, trop éloignée.La rébellion de l’AFC/M23, qui avait récupéré un important arsenal militaire lors de la prise de Goma et de Bukavu au début de l'année 2025, n’avait jusque-là pas revendiqué l’usage de capacités aériennes, en particulier de drones kamikazes. Ce n’est que récemment, lors de l’offensive de décembre 2025 sur la ville d’Uvira, que de tels moyens auraient été mobilisés. Ceci pose la question de leur provenance, alors que l’AFC-M23, sous sanctions, ne peut théoriquement pas acquérir ce type de matériel. Lire la suite sur www.ebuteli.orgHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Élections 2028 en RDC : et si on ne se posait pas les bonnes questions ?
Ces derniers jours, les personnalités publiques proches de la coalition au pouvoir rivalisent de prises de position sur la nature du mandat du chef de l’État. Pour certains, le dernier quinquennat du président Félix Tshisekedi se serait transformé en mission de défense de la patrie face à l’agression. Pour d’autres, il faudrait tout simplement reléguer les élections au second plan tant que le pays est en guerre.Mais si le vrai enjeu était ailleurs ?Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Les États-Unis sont-ils encore un partenaire fiable pour la RDC ?
Au cours de la semaine passée, deux événements aux significations contradictoires pour la relation entre la RDC et les États-Unis se sont produits. D’un côté, les rebelles de l’AFC-M23 se sont retirés de la ville d’Uvira après les pressions, au moins verbales, des États-Unis. De l’autre, Washington a décidé de suspendre toute possibilité d’immigration aux États-Unis pour les Congolais, au même titre que 75 autres nationalités. À l’heure où les Etats-Unis multiplient les violations du droit international, sont-ils encore un partenaire fiable pour la RDC ?Bonjour et bienvenu dans le 3e épisode de la saison 6 de Po Na Biso la capsule audio qui décrypte l’actualité de la RDC. Je suis Pierre Boisselet, directeur du pilier violence à l’institut Ebuteli, et cette semaine, nous nous intéressons à la crédibilité des États-Unis comme partenaire clé de la RDC.Lorsque Donald Trump est revenu au pouvoir, en janvier 2025, l’idée de forger un partenariat stratégique avec lui semblait cohérente pour Kinshasa. Quoi qu’on pense de lui, il est à la tête de la première puissance militaire et économique mondiale et dispose de moyens de pression réels contre le Rwanda. Par ailleurs, dans sa rivalité avec la Chine et sa volonté de grandeur des États-Unis, il ne pouvait que s’intéresser aux ressources minières dont dispose la RDC. L’année 2025 n’a pas vu les États-Unis exercer des pressions décisives sur le Rwanda, dont les troupes sont toujours présentes dans l’Est de la RDC, mais quelques signes encourageants se sont manifestés : Washington s’est impliqué dans la crise, notamment par l’intermédiaire de Massad Boulos, et ses pressions semblent avoir contribué à obtenir le retrait de l’AFC-M23 et des troupes rwandaises de Walikale-centre en mars. Surtout, les États-Unis sont devenus des médiateurs actifs entre la RDC et le Rwanda, jusqu’à la signature des accords de Washington, le 4 décembre dernier.Dans le cadre de cette relation, la RDC a semblé faire des concessions importantes, avec notamment la signature d’un accord de partenariat stratégique, qui donne la priorité aux entreprises américaines sur une part des ressources congolaises. Depuis, selon Reuters, la RDC a remis à Washington une liste d’actifs pour lesquels les États-Unis auront un droit de préemption, dont des gisements d’or, de lithium, de cuivre, de cobalt et de manganèse. La Gécamines a par ailleurs annoncé la livraison de 100 000 tonnes de cuivre aux États-Unis.La RDC a-t-elle obtenu des gains à la hauteur de ces concessions ? L’AFC-M23 et l’armée rwandaise ont pris la ville d’Uvira le 10 décembre, soit six jours après la signature des accords de Washington, portant atteinte à la crédibilité du processus. Le secrétaire d’État Marco Rubio a publiquement condamné une « violation claire » des accords de paix par le Rwanda, et l’ambassadeur auprès des Nations-Unies Mike Waltz a affirmé que Washington utiliserait « les outils à sa disposition » contre ceux qui sabotent le processus de paix. Mais aucune nouvelle sanction n’a été actée à ce jour à l’égard du Rwanda, pourtant vulnérable en raison notamment de sa dépendance aux financements de la Banque mondiale et au flux de touristes. Sous l’administration Trump, le processus de décision semble être devenu particulièrement lent et chaotique.Mais le M23 s’est malgré tout retiré d’Uvira le 16 janvier pour se repositionner à 30 kilomètres. Était-ce la conséquence des menaces des États-Unis ? Une autre hypothèse serait qu’il s’agit d’un repositionnement stratégique de sa part, pour renforcer d’autres fronts. Lire la suite sur le site www.ebuteli.orgHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Campagne controversée de la nouvelle plaque minéralogique en RDC
Le 2 janvier, le directeur général de la Direction générale des impôts (DGI) a publié un communiqué invitant les propriétaires des véhicules à se procurer de nouvelles plaques minéralogiques sécurisées à partir du 6 janvier 2026, en vue de se conformer à la nouvelle réglementation. Cette plaque présenterait l’avantage d’améliorer la sécurité des automobilistes, d’harmoniser le système national d’immatriculation des véhicules, et de faciliter le contrôle routier par les services de la police. Depuis lors, la campagne annoncée suscite des interrogations, tant sur la crédibilité que sur la légitimité de ce type d’ initiative, dans un contexte où l’Etat demeure, dans une large mesure, incapable de faire respecter sa régulation dans le secteur du transport routier.Bonjour et bienvenue dans ce deuxième épisode de la saison 6 de Po Na Biso, capsule audio d’Ebuteli et du Groupe d’étude sur le Congo (GEC). Ce podcast analyse chaque semaine un sujet de l’actualité congolaise. Nous sommes le vendredi 16 janvier 2026. Je suis Jolino Malukisa, directeur du pilier gouvernance d’Ebuteli.Lire la suite sur www.ebuteli.orgHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Doha, Washington, Luanda… D’où viendra la paix ?
Cette semaine, le président Tshisekedi a effectué deux visites à Luanda où il a eu des entretiens avec son homologue angolais. Une nouvelle initiative de paix est-elle en gestation sous l'égide de l'Angola ?Bonjour et bienvenue dans ce premier épisode de la saison 6 de Po Na Biso, capsule audio d’Ebuteli et du Groupe d’étude sur le Congo. Nous sommes le vendredi 9 janvier 2026. Je suis Fred Bauma, directeur exécutif d’Ebuteli. L’année 2025 s’est terminée sur un sentiment contrarié. Alors que la grandiloquente cérémonie de signature des accords de paix entre la RDC, le Rwanda et les États-Unis d’Amérique à Washington faisait naître les espoirs d’une fin de guerre, la réalité du terrain est rapidement venue rappeler la profondeur de l’enlisement violent du conflit. Les lignes de front ont brutalement contredit les promesses diplomatiques.Uvira, capitale de refuge de la province du Sud-Kivu et importante frontière commerciale avec le Burundi, tombait entre les mains des rebelles. L’armée congolaise, une nouvelle fois, a été forcée de reculer. De même que les Wazalendo, qui faisaient la loi dans la cité. Et le Burundi, fragile plus que jamais, a fini par retirer une partie de ses troupes déployées en RDC. La guerre semblait alors s'approcher de la province du Tanganyika dans l’ex-Katanga. Un point de non-retour qu’il conviendrait d’éviter. Les réactions verbales n’ont pas tardé. Et elles ont été aussi fortes les unes que les autres. Les USA, par la bouche du représentant permanent aux Nations Unies et du secrétaire d’État, ont condamné le Rwanda et enjoint le M23 de se retirer d’Uvira. L’Union européenne, la Belgique, la France, l’Angleterre ont aussi critiqué cette attaque. Et évidemment, pour le gouvernement congolais, il s’agit d’un énième acte d’agression rwandaise. Sous pression, l’AFC/M23 a annoncé se retirer d’Uvira, tout en demandant le déploiement d’une force neutre. Un mois plus tard, selon plusieurs sources, la ville d’Uvira est toujours sous le contrôle de la rébellion, et les actions de la communauté internationale se font toujours attendre.La chute d’Uvira a confirmé plusieurs failles que la progression du M23 n’a cessé de révéler. D’une part, elle cristallise l’incapacité persistante du gouvernement congolais à résoudre cette crise militairement. D’autre part, elle montre aussi les limites des processus de paix en cours, ainsi que des mécanismes de suivi qui en découlent.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Les intérêts américains peuvent-ils garantir le processus de paix en RDC ?
Ce fut une succession d'événements extraordinaires. Alors même que Paul Kagame et Félix Tshisekedi signaient un accord de paix à Washington, sous le regard de Donald Trump, les troupes rwandaises préparaient apparemment une nouvelle offensive vers Uvira, la deuxième ville du Sud-Kivu. La prise d'Uvira couperait le Burundi de la ligne de front, un enjeu stratégique majeur, comme plus de 12 000 soldats burundais ont été déployés aux côtés de l'armée congolaise.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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La chute d’Uvira pourrait-elle relancer Doha et la tenue du dialogue national ?
La province du Sud-Kivu n’a plus, une nouvelle fois, de chef-lieu sous contrôle de Kinshasa. Le 10 décembre, l’Alliance Fleuve Congo/Mouvement du 23 mars (AFC/M23), soutenue par le Rwanda, s’est emparée de la ville d’Uvira, capitale provisoire du Sud-Kivu depuis la chute de Bukavu en février.Cette percée militaire intervient moins d’une semaine après l’entérinement à Washington, le 4 décembre, d’un accord de paix entre la RDC et le Rwanda. Cette escalade démontre encore une fois la fragilité des processus en cours et l’urgence de finaliser les pourparlers de Doha. Mais la conclusion du processus de Doha suffira-t-elle à contenir une rébellion qui bénéficie toujours d’un soutien de Kigali ?Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Accord de Washington : au-delà du show, qu’en restera-t-il ?
Le jeudi 4 décembre, alors que les présidents Félix Tshisekedi et Paul Kagame étaient à Washington pour confirmer l’accord de paix et discuter d’investissements dans la région des Grands Lacs, les combats faisaient encore rage autour de Kamanyola à la frontière entre les deux pays.Ceci illustre le paradoxe de la cérémonie, en présence de Donald Trump : plus de cinq mois après la signature de l’accord de paix par les ministres des Affaires étrangères, il peine toujours à produire des effets tangibles dans l’est de la RDC. Faut-il, malgré tout, espérer une amélioration ces prochains mois ?Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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L’artisanat minier en RDC est-il réformable ?
Le 17 novembre, un accident, survenu sur le site minier de Kalondo, dans la province du Lualaba, a causé la mort d’au moins 40 personnes. Ce drame a remis sous les projecteurs les faiblesses structurelles du secteur minier artisanal. Pourtant, cette économie, quoique largement informelle, fait vivre des centaines de milliers de ménages. Pourquoi est-il si difficile de réformer ce secteur ?Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Doha : accord sur le désaccord ?
Le 15 novembre, le gouvernement congolais et l’AFC/M23 ont signé à Doha un accord cadre, faute de s’entendre sur un accord global et inclusif. Des huit protocoles, mentionnés seuls deux ont été signés et ne sont toujours pas mis en œuvre, alors que six devront faire objet de négociations sur les deux prochaines semaines. En clair, Doha a permis de signer quelque chose, sans vraiment s’accorder sur le fond. Et c’est dans ce contexte que l’annonce d’un dialogue à Lomé, le 17 janvier 2026, tombe.Plusieurs questions demeurent cependant : que signale cette annonce sur la suite de la crise ? Le Qatar va-t-il jeter l’éponge ? L'UA est-elle prête à récupérer la médiation ? Est-ce deux processus concomitants ? Est-ce que Doha va attendre les conclusions de Lomé en janvier pour se poursuivre ?Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Wagner, pouvoir et sexisme en politique en RDC
C’est une « déclaration personnelle » qu’elle aurait sûrement voulu éviter. Mais face à la violence des attaques sexistes dont elle est la cible, Thérèse Kayikwamba Wagner a publié, le 7 novembre, un communiqué pour dénoncer le harcèlement autour de sa grossesse et de sa vie privée. Alors que la ministre des Affaires étrangères porte le front diplomatique de la crise sécuritaire dans l’Est, la polémique, elle, ne porte pas sur ses actions politiques, mais sur son intimité. Et c’est tout le problème : quand il s’agit d’une femme, on déplace le débat politique vers le contrôle social du corps féminin. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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RDC : le ministre de l’Intérieur peut-il instruire la suspension des motions de défiance en période de guerre ?
Le 5 novembre, Jacquemain Shabani, ministre de l’Intérieur a instruit les assemblées provinciales de voter une résolution suspendant toute pétition et motion de défiance ou de censure compte tenu de la situation sécuritaire dans l’est du pays. Cette décision fait suite à la correspondance de la présidence de la République du 28 octobre, lui confiant la mission d’interdire toute motion ou pétition contre les membres des gouvernements provinciaux ou des bureaux des assemblées provinciales selon le cas. Toutefois, ce rôle politique assigné au ministre de l’intérieur relève-t-il de ses attributions ?Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Crise M23 : à quoi servent les cessez-le-feu ?
Depuis près de quatre ans, plusieurs processus de médiation ont été initiés pour tenter de trouver une issue à la crise du M23 dans l’est de la République démocratique du Congo. Dans la plupart de ces initiatives, les acteurs internationaux et régionaux ont mis en avant la nécessité d’un cessez-le-feu entre les belligérants. De Luanda à Doha, accords et déclarations ont successivement appelé à l’arrêt des combats. Mais sur le terrain, la réalité est toute autre et les affrontements se poursuivent. Quelle est la pertinence de ces cessez-le-feu ?Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Braquage de la Rawbank à Kinshasa : une intervention, mille défaillances
Le jeudi 16 octobre, Kinshasa s’est figée. La place Victoire, habituellement bouillante et animée, s’est transformée en théâtre d’un désordre inédit. Une tentative de braquage à l’agence Rawbank a suffi pour paralyser l’un des points chauds de la capitale : tirs nourris, cris, circulation bloquée, véhicules blindés, militaires et policiers déployés dans la panique. En quelques minutes, ce lieu emblématique a sombré dans le chaos, exposant les failles sécuritaires où la précipitation tient lieu de stratégie. Mais que retenir d’un tel événement ? Plus que le braquage lui-même, c’est la manière dont l'intervention a été menée qui interroge.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Pourquoi Félix Tshisekedi refuse-t-il la main que lui tend l'opposition ?
À l’occasion de la deuxième édition du Global Gateway Forum, le 9 octobre à Bruxelles, le président Félix Tshisekedi a improvisé, durant son discours, un appel à une « paix des braves » à son homologue rwandais Paul Kagame, présent dans la salle. Le rejet de cette « main tendue » ne s’est pas fait attendre. Deux jours plus tard, s’adressant à la diaspora congolaise dans la même ville, le chef de l’État a, à son tour, rejeté la main que lui tendent certains acteurs politiques congolais réclamant un dialogue interne et inclusif. Parallèlement, l’ancien président Joseph Kabila a réuni à Nairobi, les 14 et 15 octobre, autour de lui une frange des forces socio-politiques et mis sur pied le « Mouvement sauvons la RDC ». Kabila sollicite de nouveau un dialogue national.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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RDC : controverses autour de l’appréciation du franc congolais
Depuis septembre, le franc congolais s’est fortement apprécié face au dollar américain, passant d’un taux de 2 800 FC pour 1 USD à 2 400, voire 2 350 FC. Cependant, cette appréciation ne se traduit pas, ou très peu, par un réajustement des prix sur le marché, ce qui soulève de nombreuses controverses. En même temps, le Comité de politique monétaire invite et encourage les opérateurs économiques à réaliser leurs transactions en franc congolais. Dans l’opinion, une question fondamentale se pose : pourquoi cette appréciation n’a-t-elle pas un impact significatif sur les prix des biens ?Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Le procès Kabila, entre justice et instrumentalisation politique
Le « procès Kabila » a eu lieu. L’ancien président de la République a été reconnu coupable de toutes les charges retenues contre lui, notamment trahison, viol, crime de guerre. Il risquait la peine capitale ; il a été condamné à mort. « Procès historique », selon le pouvoir de Kinshasa. Événement nauséabond , « dernier acte de la tragi-comédie qui se jouait depuis quelques mois à la Haute cour militaire », selon les soutiens de Joseph Kabila. Et la justice dans tout ça ?Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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La campagne pour faire reconnaître un « génocide congolais »
Dans son discours à l’Assemblée générale de l’Organisation des nations unies, le 23 septembre à New-York, le président congolais Félix Tshisekedi a demandé aux responsables des différents pays de reconnaître le « génocide congolais ». Cette qualification controversée est adoptée depuis longtemps à Kinshasa. Mais la campagne pour obtenir sa reconnaissance internationale est relativement nouvelle. Cette stratégie est-elle efficace ?Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Pétition contre le bureau Kamerhe : crise institutionnelle ou calcul politique ?
Après 16 mois de règne, l’épisode de Vital Kamerhe au perchoir risque de se terminer avant la fin du mandat, comme en 2009, lorsque sa présidence s’était arrêtée brusquement. Dans son discours d’ouverture de session, le président de l’Assemblée nationale a demandé pardon à ses collègues, pensant pouvoir calmer la tempête. Mais ce geste n’a pas suffi à dissuader les pétitionnaires. Est-ce un signe de crise au sein de l’Union sacrée de la nation ? La majorité parlementaire tiendra-t-elle jusqu’en 2028 ? Ou s’agit-il plutôt d’un repositionnement entre alliés politiques ? Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Le général Gasita persona non grata à Uvira : discrimination tribale ou faiblesse de l’État ?
Le 8 septembre, la ville d’Uvira, chef lieu provisoire de la province du Sud-Kivu, a été secouée par une manifestation violente organisée par la société civile et les Wazalendo pour exiger le départ du général Olivier Gasita, commandant adjoint chargé des opérations et renseignements au sein de la 33e région militaire des Forces armées de la RDC (FARDC). Il lui est publiquement reproché d’être issu de la communauté Banyamulenge. Ses détracteurs l’accusent aussi d’avoir été complice de la chute de Bukavu en février dernier. Malgré les assurances de l’état-major à Kinshasa sur la loyauté de cet officier, plusieurs sources confirment que ce dernier a finalement quitté la ville d’Uvira sous la pression, le 10 septembre. Quels enseignements tirer de cette opposition d’une partie de l’opinion à la présence d‘officiers issus de cette communauté au sein des FARDC ? Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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RDC : quelles leçons peut-on tirer de la condamnation de Mutamba ?
Le 2 septembre, la Cour de cassation a rendu son verdict tant attendu dans l’affaire opposant le ministère public à Constant Mutamba, ancien ministre de la Justice, poursuivi depuis plusieurs mois pour détournement de près de 20 millions de dollars américains issus du Fonds de réparation et d’indemnisation des victimes des activités illicites de l’Ouganda en RDC (FRIVAO). Depuis le mois de mai, l’affaire Mutamba a tenu la population congolaise en haleine. Agé de 37 ans, cet ancien candidat président de la République, devenu ministre de la Justice du gouvernement Suminwa I, a été finalement condamné à trois ans de travaux forcés et cinq ans d’interdiction de droit au vote et d'éligibilité après l’expiration de la peine principale, ainsi que d’autres peines complémentaires. Les fonds détournés seront restitués au Trésor public.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Accord de Doha : compromis difficile entre Kinshasa et le M23
Le président américain Donald Trump a récemment passé beaucoup de temps à affirmer qu'il méritait le prix Nobel de la paix pour son rôle dans la résolution de conflits à travers le monde, notamment au Congo. Ses affirmations selon lesquelles ses efforts personnels ont permis de résoudre la crise du M23 sont bien sûr exagérées – Goma et Bukavu sont toujours sous contrôle des rebelles, des rapports sur les violence contre la population civile sont fréquentes.Néanmoins, depuis son entrée en fonction, les activités diplomatiques se sont multipliées. Une première déclaration de principes a été signée entre le Congo et le Rwanda le 25 avril, suivie d'un accord de paix plus détaillé le 27 juin. Parallèlement, un processus de paix entre le M23 et le gouvernement congolais a abouti à sa propre déclaration de principes au Qatar le 19 juillet, les délégations des deux parties étant retournées à Doha la semaine dernière pour tenter de conclure un accord définitif. Bien qu'ils aient manqué la date limite qu'ils s'étaient eux-mêmes fixée, le 18 août, il convient de faire le point sur les progrès accomplis jusqu'à présent et sur les obstacles qui subsistent.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Pourquoi l’aide humanitaire peine à répondre aux crises multiples en RDC
Le mardi 19 août, la communauté internationale a célébré la journée mondiale de l’aide humanitaire. Une occasion de rappeler l’importance vitale de cette action, mais aussi d’interroger les conditions et les contraintes d'une réponse humanitaire en République démocratique du Congo. Car si les discours officiels insistent sur la crise sécuritaire, la crise humanitaire, elle, reste reléguée au second plan. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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ABOUT THIS SHOW
Chaque vendredi, Ebuteli et le Groupe d'étude sur le Congo (GEC) vous proposent « Po Na Biso (anciennement Po Na GEC) ». Il s’agit d’une capsule audio en format court (4 minutes maximum) qui résume, explique et donne le point de vue du GEC et d'Ebuteli sur les questions d’actualité en République démocratique du Congo.Présenté tour à tour par les membres d'Ebuteli à la manière d’un message vocal de WhatsApp, sans artifice ni habillage, ce podcast se veut proche de ses auditeurs à qui il apporte des éclairages succincts sur les enjeux sociaux, politiques, économiques et sécuritaires en RD Congo.Vous pouvez écouter « Po Na Biso » sous forme de podcast disponible sur Spotify, Deezer, Soundcloud, Apple Podcasts ou sur votre application d’écoute préférée, voire via vos enceintes et autres assistants vocaux intelligents. Il est surtout possible de recevoir l’audio de « Po Na Biso » directement sur WhatsApp si vous vous êtes inscrit sur le fil WhatsApp du GEC et d'Ebuteli. Sinon, il suffit
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