Podcast Traverser La Frontière : Voyage & Expatriation

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Podcast Traverser La Frontière : Voyage & Expatriation

Si vous avez envie de voyager, de partir vivre à l'étranger ou bien d'ouvrir votre horizon, le podcast de Traverser La Frontière est fait pour vous ! Michael Pinatton va à la rencontre des Français qui ont décidé de partir vivre à l'étranger pour changer de vie. Qu’ils soient expatriés, créateurs d’entreprises, freelances, nomades digitaux, vivant de leurs passions …Retrouvez chaque semaine un nouvel épisode avec un nouvel invité pour une dose d'inspiration !

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    TLF 089 : Troquer le salariat pour une vie de freelance nomade

    Envie de devenir freelance ? De voyager et travailler un peu partout dans le monde ? Dans cette interview, retrouvez Nastasya qui a troqué sa vie "métro-boulot-dodo" pour une vie de nomade depuis qu'elle a décidé de devenir freelance en rédaction web. Vous allez découvrir comment le voyage est entré dans sa vie, le déroulement de sa transition vers le métier de freelance et comment son activité lui permet de voyager aux quatre coins de la planète. Écoutez tout de suite l'épisode (56 min) : Épisode #089 sur la transition de Nastasya vers le nomadisme Je connais Nastasya depuis plus de 2 ans et lorsque j'ai passé quelques jours en sa compagnie à Sarajevo, je me suis dit qu'il fallait l'interviewer. Son parcours, son énergie et ses conseils valent de l'or si vous avez envie de quitter votre job pour devenir freelance et nomade digital. Nastasya est progressivement devenu freelance en rédaction web et a complètement changé sa vie. Elle est dorénavant libre de travailler et vivre où elle le souhaite. Dans cette interview, on discute : de sa transition d'une vie posée à une vie nomade comment ses premiers voyages ont changé sa vision de la vie des petits boulots qu'elle a effectués durant ses premières années à l'étranger comment elle a découvert le mode de vie "nomade digital" comment elle s'est lancée et a réussi à générer des revenus dans la rédaction web comment trouver des clients de ses conseils si vous souhaitez démarrer en tant que freelance comment gérer l'équilibre voyage /travail quand on est nomade des détails de son livre Les liens de l'épisode : Son blog : Valizstoriz.com Son livre : Comment devenir freelance Mon article : Devenir freelance et voyager autour du monde Comment écouter cet épisode ? Cet épisode dure 56 minutes et vous pouvez l'écouter : Sur iTunes/Apple Podcasts Téléchargement direct (mp3) : clic droit, puis enregistrez sous Grâce aux applications mobile/tablette : Podcasts (iOS), Podcast Addict (Android) ou Deezer. Cherchez "Traverser La Frontière" Écoute en ligne, dans le lecteur ci-dessous : Devenir freelance nomade en rédaction web : Le résumé écrit de l'interview Nastasya a passé l'été 2018 à Sarajevo en Bosnie. Elle est rédactrice freelance et comme elle voyage en même temps, elle est aussi nomade digital. Son activité est 100% en ligne et cela lui permet de vivre ou voyager à l'étranger. Elle est libre géographiquement. Au milieu de l'année 2016, elle réfléchissait à se lancer et mélanger le voyage et le professionnel. Elle a réellement commencé en janvier 2017 et a beaucoup démarché pour trouver ses premiers contrats. Cela fait donc 1 an et demi qu'elle fait ça et cette activité lui permet de vivre correctement, en faisant attention aux destinations choisies. Par exemple à Sarajevo, c'est 200€ de logement par mois et des restaurants à 5€. C'est 2 fois moins cher qu'en France, en se faisant plaisir ! Sa vie avant le voyage Pour ses études, elle a fait une école de commerce, puis a travaillé en marketing. À 25 ans, elle suivait le schéma parfait, avec un CDI en poche, un appart à Strasbourg et un petit copain. Elle était assistante-chef de produit dans une entreprise de jouets lors de son dernier job. Dorénavant, elle voit ça comme une autre vie tellement son quotidien est différent. Malgré tous les compteurs au vert, elle sentait une pointe d'insatisfaction et une routine qui s'installait. Elle voyait presque sa vie tracée pour les 40 prochaines années et se demandait si c'était vraiment cela qu'elle voulait faire. Cette phase de réflexion et de frustration latente a duré 2 ans. Elle était en couple avec quelqu'un qui ne voulait pas voyager et malgré son amour pour lui, elle le voyait comme un obstacle potentiel à ses rêves. Elle a mis 1 an pour s'en séparer, a continué son travail et une fois toute seule, dans son appartement, elle s'est rendit compte que son mode de vie ne lui convenait pas forcément. Le déclic s'est fait en avril 2013, lorsqu'elle a fait un voyage au Vietnam. Elle a alors réalisé qu'il fallait qu'elle démissionne, mette de l'argent de côté, tout organiser.... L'Australie pour découvrir une nouvelle vie Finalement, elle est partie en janvier 2014 en Australie pour 1 an ! Elle a fait un PVT et a découvert l'Australie en van et en voiture, le tout en solo. C'était une grosse année de déconstruction. Elle avait économisé 6 000€ et a travaillé de temps en temps une fois sur place, principalement en tant que serveuse. Elle s'est rendu compte à quel point on est conditionné par rapport à la manière dont on envisage la vie, par quoi passe le succès, la réussite sociale. Mais en Australie, à vivre dans un van, rencontrer des gens, faire des petits boulots, passer du temps dans la nature... elle n'a jamais été aussi heureuse de sa vie. Ça te fait poser beaucoup de questions. Cela a aussi été une année de prise de confiance, elle s'est rendu compte qu'elle pouvait voyager seule, gérer les imprévus. Qu'elle pouvait se dépasser. Elle appréhende la vie différemment depuis. "Les champs des possibles, si j'ai envie de l'ouvrir, cela ne tient qu'à moi." Un retour en France impossible Après 1 an en Australie, Nastasya a voyagé 2 mois en Asie du Sud-Est et elle est rentrée en France. Elle appréhendait la phase de retour après le voyage. En refaisant son CV, elle avait le "coeur qui saigne", elle ne voulait pas du tout repartir dans son travail d'avant. Elle est restée 6 mois chez ses parents, à ses poser des questions, puis a décidé qu'elle ne repartirait dans le schéma passé et a décidé de partir à Londres. Elle y restera 7 mois et a été serveuse durant tout son séjour. Elle a pu mettre de l'argent de côté pour ensuite voyager en Europe, aux États-Unis ou au Mexique. Elle a beaucoup aimé cette période, tenait un blog, mais commençais à avoir un manque au niveau professionnel et ne pas avoir un projet qui la passionne. En voyageant, elle se met à rencontrer des nomades digitaux, communauté qu'elle ne connaissait pas encore. Depuis, elle a commencé à cogiter, lire des blogs sur le sujet... Entretemps, elle a créé son blog de voyage (Valiz Storiz) pour partager ses expériences de voyage, parler de la psychologie du voyage, de comment se lancer, des finances, etc. Ce blog lui a permis de faire beaucoup de rencontres et a réfléchi à comment transformer ses compétences en activité en ligne, sans trop savoir quoi faire exactement. Elle a suivi une formation qui expliquait comment gagner ses premiers revenus en freelancing. Freelance en rédaction web, sa nouvelle carrière   En janvier 2017, elle s'est lancée sérieusement, a démarché et a trouvé ses premiers clients en rédaction web. Nastasya s'est concentrée sur l'écriture pour les professionnels du tourisme. Elle écrit des articles de blogs, de magazine, des guides de voyage en ligne, des programmes de voyage pour les agences. Pour trouver des clients, il est important de trouver une niche et pas d'envoyer des messages à tout le monde, sur n'importe quoi. Elle a étudié le profil de ses clients potentiels, leurs besoins, leur ligne éditoriale et a créé un carnet d'adresses. Elle leur a envoyé un email à chacune en identifiant leur besoin et comment elle peut y répondre. Elle n'avait pas forcément une grande expérience dans la rédaction, outre son blog, mais cela n'a pas posé de problèmes pour réussir à décrocher des clients. Elle a vite abandonné les plateformes d'intermédiation type Upwork, Malt... car les annonces ne sont pas très sérieuses et dans l'ensemble mal payé. Elle a préféré faire du démarchage qualitatif. Souvent, elle est payée à la pige avec un devis pour un article. Parfois, c'est un forfait avec un nombre d'articles à produire par mois. En ce qui concerne la rémunération, cela marche souvent au nombre de mots avec une grille de "salaire" pour les pigistes. 500 mots peuvent valoir entre 100 et 150€ par exemple. Mais il faut prendre en compte les recherches éventuelles, l'optimisation SEO, etc. Cela peut aussi être en termes de temps passé sur le projet. Nastasya conseille de se fixer un prix journalier ou tarif à l'heure pour avoir une référence. Un freelance débutant peut commencer à 25/30€ brut de l'heure. Quand on reçoit une demande, on peut déjà calculer combien de temps cela va prendre pour avoir une idée du tarif. La vie nomade Nastasya vit maintenant à 100% de son activité et au bout de 6 mois d'activité, elle s'est installée à Chiang Mai, en Thaïlande. En 2018, elle a écrit un livre Comment devenir freelance ? Elle y parle de son expérience, donne les étapes et la méthode pour réussir à monter son activité de freelance. Elle détaille par exemple comment trouve son activité, comment construire un argumentaire, établir les tarifs, comment trouver des clients, la partie administrative, trouver l'équilibre en voyage et travail. Ce livre concerne tous les types de freelances, pas seulement sur la rédaction web. Il y a aussi des exercices pour vraiment passer à l'action. En ce qui concerne l'équilibre travail/voyage, au départ elle faisait tout en même temps et mélangeaient les deux. Le travail lui gâchait le plaisir du voyage et ne faisait ni l'un, ni l'autre de façon optimale. Maintenant, elle partitionne les deux. Elle alterne les phases où elle va travailler à fond et des phases où elle va voyager à fond. Elle anticipe son travail pour les périodes de voyage. En vivant et travaillant à l'étranger en étant posé, il est possible de faire plein de petits voyages, comme lorsqu'elle vivait à Chiang Mai et a voyagé 2 semaines en Birmanie ou à Taiwan. À Sarajevo, elle a pris un rythme différent de 5 jours de travail et 2 jours de voyage/exploration de la Bosnie. D'ailleurs, elle a adoré la Bosnie, son histoire, son mix oriental/occidental. Devenir nomade digital : le bilan

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    TLF 088 : Ma traversée de l’Europe à vélo en 3 mois

    Envie de voyager à vélo ? De vivre une incroyable aventure en Europe ? Pour la rentrée de la saison 5 du podcast, je vous parle des trois premiers mois de mon périple "Paris/Téhéran à vélo" et cette grande traversée de l'Europe. Vous allez découvrir les raisons de ce voyage, l'itinéraire, mes coups de cœur sur les pays traversés, le bilan mental et physique après 3 mois, mon ressenti sur la sécurité à vélo ou les chiffres comme le budget ou les kilomètres parcourus. Écoutez tout de suite l'épisode (52 min) : Épisode #088 sur ma traversée de l'Europe à vélo Ce voyage à vélo de 3 mois en Europe s'intègre dans un grand projet : Paris/Téhéran à vélo. J'ai imaginé ce voyage en décembre 2017, puis la décision s'est prise en mars 2018 lorsque j'étais au Sénégal. J'ai décidé de rouler 5/6 mois jusqu'en Iran avec 7000/8000 KM prévu. Les raisons de ce voyage : je voulais vraiment aller en Iran et je faire un voyage en itinérance. Mes inspirations : Caroline et son tour du monde à pied de 10 ans et Gautier qui fait un tour du monde à vélo. Voyager à vélo est quelque chose de nouveau, que je n’avais jamais fait et qui me faisait peur. Mais comme je dis souvent, une peur = blocage = bonne chose = il faut tenter de la surmonter. Départ de Paris https://www.instagram.com/p/Bj7ctoQjnOG/ Je suis parti le 10 juin 2018 depuis Paris et j'ai acheté mon vélo 1 mois avant de partir, histoire de faire quelques entrainements. Il faut savoir que je ne suis pas un cycliste ou grand sportif. Au pied de la tour Eiffel, j’avais une grosse peur de partir. Je flippais. C'est un sentiment que j’avais oublié. Cela fait 10 ans que je voyage et vis à l’étranger, c’est devenu une habitude pour moi. Mais partir à vélo, vers cet inconnu, c’était très dur. Au KM 0, je me demandais comment j'arriverais à Téhéran ! À ce moment, j’ai rationalisé les choses : c’est un projet réfléchi, j’ai acheté l’équipement, le vélo, le trajet est défini… et ma première nuit était programmée à Fontainebleau en Couchsurfing. En 3 mois, j’ai pu traverser toute l’Europe et je suis arrivé le 10 septembre 2018 à Izmir en Turquie. Et tout s’est bien passé ! Itinéraire du voyage à vélo en Europe 90 jours à vélo pour traverser l'Europe Pays traversés : France : 34J / 1775KM Italie : 9J / 660KM Slovénie : 8J / 297KM Croatie : 2J / 173KM Bosnie : 12J / 588KM Serbie : 2J / 138KM Kosovo : 5J / 311KM Macédoine : 6J / 344KM Grèce : 12J / 579KM Coups de cœur en France : Gorges du Verdon (un des plus bels endroits au monde), la Corse qui a tenu ses promesses et la région de Cluny. En termes de pays, gros coup de cœur pour la Slovénie, puis la région dans le sud-est de la Bosnie/Serbie/Kosovo, montagneuse, très belle et authentique. Lacs que j'ai adoré : Bohinj en Slovénie, Rama en Bosnie et Ohrid en Macédoine. En ce qui concerne les routes, j'ai choisi en priorité les départementales, routes secondaires et pistes cyclables. Dans l’ensemble, c'est très agréable de traverser l’Europe à vélo et toujours possible de trouver des routes sympas. À savoir qu'il existe le réseau Eurovélo pour voyager à vélo en Europe. Ce sont des pistes cyclables dans toute l’Europe, parfaites pour rouler. Pas de voitures, bon revêtement. Il y en a beaucoup en France, au Benelux, dans les pays nordiques… Le réseau compte 42 pays, 15 routes, 70 000KM au total (prévu). Au final, faire du vélo en Europe est simple et facile d’accès. Traversée de l'Europe à vélo : les chiffres Chiffres globaux : 90 jours (avec 23 jours de repos, soir repos environ tous les 4 jours) 4865 KM parcourus Moyenne "voyage" : 54KM / jour Moyenne "jours de vélo" : 72KM / jour C'est un rythme plustôt intensif. Moyenne des cyclos-randonneurs : entre 50 et 100 KM par jour. La moyenne va dépendre des objectifs de voyage, du temps disponible, du relief et des chemins. Budget voyage à vélo en Europe Total : 1720 € Soit : 573 € / mois Soit : 19 € / jour Cout de la vie va jouer ainsi que le logement choisi. Logement voyage à vélo en Europe https://www.instagram.com/p/Bn3yn7wFdro/?taken-by=michaelpinatton Pour ma part je fais un mélange dans mes choix de logement, en sachant que j’ai ma tente pour dormir n’importe où. Voici la répartition : Camping : 21 nuits (23%) Bivouac : 14 nuits (16%) Famille/Amis/Connaissances : 27 nuits (30%) CS/WS : 4 nuits (4%) Hôtel : 9 nuits (10%) Auberge jeunesse : 8 nuits (9%) Airbnb : 7 nuits (8%) J’aime bien alterner l’inconfort et le confort. Partie technique de mon voyage à vélo Mon vélo est un Tour de fer 10. Optimisé pour le voyage, c'est un vélo solide. Cout de 1300€ avec le porte-bagage. On peut partir avec tous types de vélo, même avec un Decathlon à 300€, mais pour de longs voyages, un vélo solide est préférable. J'ai un porte-bagage avant et arrière et 5 sacoches (2 derrières, 2 devants et une sur le guidon). En tout, j'ai 30KG d’équipement, ce qui est assez élevé selon les autres voyageurs. Je n'ai pas eu de crevaisons durant 3 mois, mais j'ai changé mes freins en Slovénie. Articles sur le choix d'un vélo de voyage : https://www.lebraquetdelaliberte.com/comment-choisir-son-velo-de-randonnee http://www.neve-trek.be/Blog/velo/1-choisir-son-velo-de-voyage/ https://un-monde-a-velo.com/velo-de-voyage/ Le côté physique de mon voyage à vélo https://www.instagram.com/p/Bl3D3N0jQo_/?taken-by=michaelpinatton Il s'agit d'une composante important, ce n'est pas comme  un voyage en avion, bus, train… Le corps te fait avancer et il est primordial de prendre en compte le physique. J'ai fait un mois de préparation, ce qui est raisonnable, mais plus de temps aurait été préférable. Il est toujours conseillé de s'entrainer un peu avant d'entamer un long voyage à vélo. Mais il faut savoir que de toute manière, l'entrainement se fait sur la route, durant les premières semaines. Le corps va s'habituer à rouler tous les jours. Les premières semaines, j’avais mal aux jambes, des crampes et un début de tendinite au genou. Le corps doit s’habituer. Il faut bien faire ses réglages de selle et pédales. Il faut aussi faire attention à l’alimentation et l’hydratation. Le mal aux fesses à cause de la selle est parti au bout d’un mois. Depuis le Verdon, je me sens bien physiquement, malgré les montagnes et des conditions difficiles, je me sens capable de monter des cols plus difficiles. Il faut compter un peu de temps pour s’habituer, mais on y arrive au cours des semaines. La sécurité d'une traversée de l'Europe à vélo Sur la route : tout s’est bien passé. Les voitures, camions... étaient plutôt corrects. Des petites frayeurs dans des tunnels, lorsque de gros camions doublent… En ce qui concerne le risque de vol ou d'agressions, en 3 mois, presque aucune crainte à ce niveau. Je suis souvent dans les campagnes et c’est généralement tranquille. Je mets mon vélo en sécurité au maximum même si en voyageant seul c'est un plus compliqué, mais on s’arrange tout le temps. Astuce : avoir sacoche de guidon avec toutes les choses de valeurs (passeport, argent, téléphone, appareil photo...) Surmonter ses limites avec le voyage à vélo https://www.instagram.com/p/BmvsUb7D2ZD/?taken-by=michaelpinatton Je kiffe ce voyage à 200% Voyage à vélo, c'est tous les jours l’inconnu, tu décides où tu vas, tu découvres de nouvelles choses, tu écoutes ton corps, tes sensations. C'est la liberté presque absolue. Le vélo fait énormément de bien. On est à l’extérieur tous les jours, avec le soleil, les odeurs, les animaux, les décors qui défilent… L'activité physique tous les jours, le corps apprécie, on est fait pour bouger ! Voyager seul à vélo : solitude plus ou moins grande, cela dépend des personnalités. Durant les premières semaines, tu te sens revivre. Tu n'es plus en ville, plus sédentaire, plus enfermé et la nature te donne tout ce qu’elle a. En partant je me suis demandé : En serais-je capable ? Est-ce pour moi ? Au bout de quelques semaines, je me suis dit : "mais pourquoi je me prenais la tête ? ce n’est pas si compliqué." On est capable de tout faire, le corps humain peut s’adapter à tout. À l’heure d’aborder la Turquie, je me sens en grande confiance. Ce voyage a débloqué des peurs, notamment l’itinérance, l’inconfort et la vulnérabilité. Je me sens aujourd’hui mieux armé pour dépasser mes limites. À savoir qu'il n'y a pas besoin d’aller au bout du monde pour ressentir cela, quelques semaines à vélo en Europe suffisent. Revers personnel : pas trop le temps d’écrire et de travailler. Mais ce n’est pas grave. Il faut prendre le temps. Il faut voyager. Il faut vivre ses rêves. On a qu’une seule vie et retarder sans cesse ses projets diminue la probabilité de les réaliser. Tant qu’on a la force, il faut foncer ! Si vous avez des projets, foncez ! Vous allez débloquer des barrières mentales. Comme une sorte de jeu vidéo où tu débloques des bonus à chaque niveau. Les liens de l'épisode : Voyage Paris/Téhéran à vélo Itinéraire Paris/Téhéran à vélo Matériel Paris/Téhéran à vélo Comment écouter cet épisode ? Cet épisode dure 52 minutes et vous pouvez l'écouter : Sur iTunes/Apple Podcasts Téléchargement direct (mp3) : clic droit, puis enregistrez sous Grâce aux applications mobile/tablette : Podcasts (iOS), Podcast Addict (Android) ou Deezer. Cherchez "Traverser La Frontière" Écoute en ligne, dans le lecteur ci-dessous : Merci d'avoir écouté l'épisode #088 du podcast ! Merci d'avoir pris le temps d'écouter cet épisode du podcast de Traverser La Frontière. Si vous avez des suggestions ou des remarques sur l'épisode, laissez un commentaire un peu plus bas. Abonnez-vous directement au podcast sur iTunes pour recevoir les nouveaux épisodes. Si vous avez aimé l'épisode,

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    TLF 087 : Voyager et travailler sur un voilier

    Envie de voyager en bateau ? De travailler un peu partout dans le monde ? Dans cette interview, retrouvez Sonia qui voyage depuis 2 ans sur un voilier avec son copain, tout en travaillant. Vous allez découvrir à quoi ressemblait sa vie avant de partir, comment s'est déroulé l'achat du bateau, les détails du voyage et comment elle gagne de l'argent Écoutez tout de suite l'épisode (58 min) : Épisode #087 sur la vie de nomade digital sur un bateau Le nomadisme numérique est un excellent moyen de voyager sur le long terme, tout en travaillant. Nous en parlons souvent sur Traverser La Frontière et c'est sur ce thème que nous clôturons la saison 4 du podcast. Cette fois, nous parlons d'un thème atypique : celui de travailler sur un bateau depuis le monde entier. Sonia a quitté Bordeaux avec copain il y a 2 ans à bord d'un voilier. Depuis, ils ont développé ensemble leur activité sur Internet à travers l'Europe, les Canaries, le Cap-Vert et maintenant les Antilles. Dans cette interview, on discute de sa vie avant de voyager, la décision d'acheter un bateau avec son copain, les réactions de son entourage, les premiers mois de vie sur le voilier, sa nouvelle carrière, le déroulement de la transatlantique, à quoi ressemble une journée type ou le budget mensuel pour une telle vie nomade. Les liens de l'épisode : No-mad-life.com Bourse-aux-equipiers.com Comment écouter cet épisode ? Cet épisode dure 58 minutes et vous pouvez l'écouter : Sur iTunes/Apple Podcasts Téléchargement direct (mp3) : clic droit, puis enregistrez sous Grâce aux applications mobile/tablette : Podcasts (iOS), Podcast Addict (Android) ou Deezer. Cherchez "Traverser La Frontière" Écoute en ligne, dans le lecteur ci-dessous : Voyager et travailler sur un voilier : Le résumé écrit de l'interview Sonia est actuellement en Martinique, sur le mouillage du marin. C'est au sud de l'ile, il y a beaucoup d'activité et il est très abrité. Il y a une belle communauté de marins qui vivent ici. Elle est là-bas depuis quelques mois, avec son copain. Ils sont en Martinique depuis février 2018 (4mois) après avoir traversé l'Atlantique depuis les Canaries, en passant par le Cap-Vert. Ce voyage a commencé en décembre 2017. Il y a eu 16 jours de voyage entre Cap-Vert et Martinique pour la transatlantique. Ils travaillent ensemble. Ils sont freelances et travaillent dans la communication digitale. Ils font des sites internet, du marketing en ligne, du graphisme. Sonia s'occupe de la relation client, de la partie design, marketing et communication. Lucas est en charge de la grosse partie technique, référencement, etc. Avant le voyage Lorsqu'elle vivait en métropole, Lucas était ingénieur en informatique et Sonia faisait des études pour devenir professeure de français en lycée. Mais l'idée d'acheter le bateau est venue lors de cette dernière année d'étude. L'idée du voyage était présente depuis longtemps, mais entre la décision et l'achat du bateau, il y a eu quelques mois. Il restait à Sonia quelques mois de cours avant de valider son master et elle a décidé de ne pas passer son concours. Elle a renoncé à sa carrière de professeur pour partir en voyage. Ils vivaient dans la région bordelaise et avaient une vie plutôt classique, vivaient dans une petite maison. Ils avaient pris l'autoroute. Ils ont depuis dévié et prennent les petits sentiers. C'est plus long, parfois plus compliqué. L'envie de voyage est présente depuis toujours. Ils se sont rencontrés jeunes, étudiants. Dès qu'ils se sont rencontrés, ils parlaient de voyager, mais ils n'ont jamais pu vraiment partir. Lorsqu'il travaillait, Lucas a eu un grave accident de moto qui l'a cloué sur le canapé pendant 1 an et demi... et cela a été le déclic. Dès qu'il a commencé à aller mieux, ils se sont dit qu'ils devaient partir. S'ils ne le faisaient pas maintenant, ils ne le feraient jamais. Ils approchaient de la trentaine. Car plus ils avancent dans la vie, plus il y a des choses qui les retiennent. Le travail, les enfants, la maison, le prêt... "Il fallait partir maintenant avant d'être bloqué". Acheter un bateau pour voyager Lorsqu'ils ont acheté le bateau, Sonia avait 24 ans et Lucas 28. L'idée du bateau vient de Lucas, car c'est un marin depuis toujours. Sa famille a vécu sur un bateau, ils ont toujours navigué. C'était comme un rêve pour lui. Lorsqu'ils ont avancé sur le projet de voyage en bateau, ils sont allés faire un stage de voile ensemble afin de voir si cela plaisait à Sonia. Ils sont partis à l'école de voile des Glénans. Elle s'est éclatée et quelques mois après, ils ont acheté le bateau. Ils ont acheté un bateau en acier, une sorte de "tank des mers", très costaud. Ils l'ont payé 50 000 euros. Durant toutes ces années, ils avaient mis de l'argent de côté pour un voyage, ils ont mis toutes leurs économies dedans pour l'achat et la rénovation. Ils ont amélioré le bateau au fur et à mesure. Ils ont acheté le bateau en janvier 2013 et ils sont partis en avril 2016. Il y a eu 3 ans entre les deux. Ils ont conservé leurs emplois durant 2 ans afin de gagner de l'argent et améliorer le bateau. La dernière année, ils ont tout quitté pour travailler et vivre sur le bateau pour pouvoir partir. C'était parfois compliqué, car le bateau était "à sec" alors ils vivaient dans les travaux et il y avait quelques contraintes comme celle de ne pas pouvoir utiliser les toilettes. Devenir nomade Au niveau des réactions de leur entourage, ils ont eu un peu de tout. Ils ont eu des réactions super enthousiastes. D'autres "Mon Dieu ! Mais que faites-vous ?" D'autres réactions qui l'ont marquée, du genre "je ne comprends pas, tu as tout Sonia, un copain en CDI, tu vas devenir professeur, tu avais une maison..." Ils remplissaient pas mal de cases de la situation parfaite et ils quittent tout. Mais bon au final, ils s'ennuyaient un peu dans cette vie-là... Eux n'avaient pas de doutes liés au départ, devenir "nomade". Ils voulaient vivre longtemps en mode voyage. Par contre, les doutes concernaient le mode de déplacement, car le bateau c'est beaucoup de contraintes et cela nécessite de l'argent sur le long terme pour l'entretenir. Il y a eu des remises en question au fur et à mesure du voyage. En avril 2016, ils sont partis en bateau. Ils ont traversé le golfe de Gascogne de Bordeaux jusqu'à La Corogne. Ils avaient repoussé plusieurs fois le départ pour cause de météo, mais un jour le temps était parfait et ils sont partis ! Une fois arrivés à La Corogne, ils ont longé le Portugal, passé Gibraltar et sont restés quelques mois en méditenarrée jusqu'aux Baléares. La nagivation dans cette mer n'est jamais facile. Les abris et les ports en méditerranée coutent très cher. Entre 80€ et 200€ la nuit. Les mouillages sont plus ou moins confortables. Travailler tout en voyageant sur le voilier Dès le début, ils ont commencé à travailler sur Internet. L'idée était de trouver un moyen de financer leur budget de voyage. Lucas a ouvert son auto-entreprise et Sonia a commencé à l'aider. Très vite, cela a plu à Sonia et elle a commencé à se former et à travailler avec lui en freelance. En tout premier, Sonia a travaillé sur la réalisation de petits sites web, elle s'occupait de réaliser le design. Elle prenait des cours sur Internet. Elle apportait son aide, elle essayait de tout comprendre techniquement et commençait à communiquer avec les clients. Quand ils ont commencé, il généraient des revenus, mais pas assez peu au début. Faire décoller une activité de freelance prend du temps. Les premiers mois, ils bougeaient beaucoup et ce n'était pas évidemment de travailler constamment. Au mois d'octobre, ils sont allés dans le sud de l'Espagne où ils sont restés 8 mois, à Carthagène, près de Murcia. Là-bas, ils ont mis en place l'activité de façon sérieuse. Voyager en travaillant c'est top, mais il faut prévoir de faire des escales longues. Direction les Antilles   Ils sont restés à Carthagène jusqu'au mois de juillet 2017. À partir de là, ils ont préparé le bateau et ont pris des équipiers avec eux. Ils sont descendus jusqu'à Madère, il y avait 5 jours de traversée. Puis ont continué jusqu'aux Canaries où ils sont arrivés au mois d'aout. Là-bas, ils sont restés jusqu'au mois de décembre. D'abord à La Palma pendant 1 mois, puis 4 mois à Tenerife. En décembre, ils sont partis avec 2 autres équipiers au Cap-Vert en arrivant à Mindelo 2 jours avant le Nouvel An. La traversée fut agitée et ils se sont fait "lessivés". Même si les doutes de la transatlantique ne se sont pas dissipés, ils n'avaient plus le choix. Une fois au Cap-Vert, il fallait traverser. Ils ont mis 19 jours pour faire Cap-Vert/Martinique et traverser l'Atlantique. Ils 'n’ont pas eu beaucoup de vent et ont été un peu plus lents que les autres, mais globalement tout s'est bien passé. Ils ont eu tout de même quelques petits soucis techniques, notamment l'électronique de bord qui s'est arrêté de fonctionner. Ils n'ont pas eu de pilote automatique pendant 8 jours et ont du barrer nonstop. Depuis leur arrivée en Martinique, ils ont un peu voyagé puis se sont mis en mode boulot rapidement, à travailler pour les clients. La vie nomade sur l'eau, le paradis ?   En ce qui concerne leur journée, ils se lèvent tôt, avec le soleil. Ils se lèvent vers 6H, commencent à travailler vers 8H, prennent une pause vers 12H et travaillent jusqu'à 17H. Ensuite, ils partent à terre, prennent une douche, rejoignent des copains. C'est un rythme assez tranquille, malgré de bonnes heures de travail. Dépenses fixes : assurance du bateau et santé, forfait téléphonique. Environ 300/400€ par mois + nourriture, au moins 400€/mois à deux. En Martinique, la nourriture coute assez cher. Port à Carthagène : 250€/mois En Martinique : 400€/mois En ce moment, ils vivent au mouillage et n'ont pas de loyer.

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    TLF 086 : Couple nomade digital, ils travaillent partout dans le monde

    Envie de voyager en couple ? D'avoir la liberté de travailler dans n'importe quel pays ? Dans cette interview, retrouvez Fabienne et Benoit qui ont quitté leurs confortables jobs en Suisse pour devenir nomade digital, à parcourir le monde en travaillant. Vous allez découvrir pourquoi ils ont commencé à voyager, le processus de transition entre un travail classique, puis indépendant et comment se passe concrètement la vie de couple nomade. Écoutez tout de suite l'épisode (51 min) : Épisode #086 sur Fabienne & Benoit, couple nomade Fabienne et Benoit sont des blogueurs voyage que j'apprécie beaucoup et il est enfin temps que je vous les présente. Ce couple a d'abord franchi le pas du voyage en faisant un épique tour du monde 18 mois, avant de revenir en Suisse pour revigorer leur compte en banque. Après une période de retour à la "vie normale", ils ont eu envie de retrouver leur liberté et leur flexibilité vécues en voyage et sont devenus nomades digitaux. Depuis presque 2 ans, ils travaillent sur leur blog et réalisent des prestations de services qui leur permettent de vivre et travailler un peu partout dans le monde. Dans cette interview, on discute de leur vie avant de partir, du déclic de partir en voyage, de leur tour du monde de 18 mois, de la création de leur blog, de leur décision de devenir indépendant, des premiers mois de vie nomade, de leur budget mensuel, de leur nouveau livre ou bien leurs conseils si vous souhaitez devenir nomade digital Les liens de l'épisode : Leur blog : Novo-monde.com Leur livre : Destination Tour du Monde Comment écouter cet épisode ? Cet épisode dure 51 minutes et vous pouvez l'écouter : Sur iTunes/Apple Podcasts Téléchargement direct (mp3) : clic droit, puis enregistrez sous Grâce aux applications mobile/tablette : Podcasts (iOS), Podcast Addict (Android) ou Deezer. Cherchez "Traverser La Frontière" Écoute en ligne, dans le lecteur ci-dessous : Couple nomade digital : Le résumé écrit de l'interview Fabienne et Benoit viennent de Suisse. Elle a 31 ans, a grandi dans la région de Lausanne et fait études commerciales avant de partir à Zurich pour faire un master. Benoit est valaisan, de la région des montagnes. Il a fait des études dans la biomécanique et a commencé un doctorat à Vienne. Ils ont aujourd'hui deux casquettes : ils possèdent une entreprise de développement de site Internet et ils sont bloqueurs. Et ils sont dorénavant auteur en publiant leur premier livre : Destination tour du monde Ils se sont rencontrés il y a 10 ans, à un apéro. À la fin de leurs études, ils ont envie de partir à l'étranger et devenir expatriés. Ils n'avaient jamais voyagé, n’avaient pas d'argent et travailler à l'étranger pouvait être un bon compromis. Ils sont restés 1 an et demi à Vienne. Leur première expatriation était donc en Autriche, pas loin de la Suisse, mais avec un décalage quand même. À Vienne, Benoit faisait un doctorat et Fabienne était dans la gestion de projet dans une startup web. Vers la fin de cette expérience, ils se sont demandé : on rentre en Suisse et on prend un appart ? ou on part en voyage ? Le tour du monde L'envie de faire un tour du monde est venue d'une vidéo... celle d'Alex Vizeo. En la regardant tous les deux, cela a fait un déclic dans leurs têtes : "S'il l'a fait, pourquoi pas nous ?" Il y a eu 1 an entre le visionnage de cette vidéo et leur départ en tour du monde. Par contre, ils ont acheté leur billet tour du monde 3 mois après, il leur fallait un truc concret. "Il fallait dépenser de l'argent et on se démerdera ensuite, il n'y avait plus d'échappatoire." Pour Fabienne le voyage, c'était 2 semaines de vacances, donc elle s'imaginait plein de scénarios catastrophes. Après avoir acheté le billet, ils ont commencé à préparer le projet. Ils avaient prévu un tour de monde d'une année, avec des dates par pays. D'abord la Chine, puis l'Asie du Sud-est, Australie, Chili, ile de Pâques, Amérique du Sud... Au final, ce tour du monde a duré 18 mois et ils n'ont pas respecté le plan initial. Dès le début, après la Chine, ils sont restés 2 semaines de plus à Taïwan, puis à chaque pays, ils ont changé les dates de leurs vols. Une fois en Indonésie, ils se sont rendu compte qu'il leur restait seulement 2 mois sur leur billet TDM. Ils ont décidé de couper l'Australie pour garder du budget et voyager plus longtemps en Amérique du Sud. Au final, ils sont restés 9 mois en Amérique du Sud et ont "perdu" leur billet retour pour l'Europe. Ils ont visité l'ile de Pâques. Quito en Équateur pendant 2 mois, où ils ont appris l'espagnol. Ensuite, ils descendent et ils ont tout fait en bus ou en stop. Le Pérou, la Bolivie, l'Argentine, le Chili. Durant toute cette période, ils ont fait beaucoup de treks. Depuis cette période, c'est devenu une partie de leur quotidien, ils adorent faire des randonnées ou des treks en autonomie. Ils se souviennent encore du trek pour aller au Machu Picchu et les ruines de Choquequirao. 8 jours en autonomie, c’était vraiment dur, mais génial. Après le Pérou, ils ont continué à en faire en Chili et en Argentine. Ce tour du monde a été financé par des économies. Il a couté 17 000 € par personne pour les 18 mois. Soit moins de 1 000 € / personne / mois. Ils ont privilégié des pays bon marché. Ils dormaient souvent en auberge ou prenaient de petites chambres. Les randonnées ont bien amorti le budget. "Ce type de voyage, ça éveille des trucs c'est sur" La flexibilité est un élément qui ressort à chaque fois. On a une flexibilité infinie durant ce genre de voyage. Si on a envie de faire quelque chose, on le fait. On est libre de lire, de travailler, aller où on veut... quand on a eu cette flexibilité durant 18 mois, revenir dans un cadre devient compliqué. Cela attise aussi beaucoup la curiosité. Par exemple, quand Fabienne travaillait à Vienne, après ses heures de travail, elle allait boire un pot, faire du sport et ne se posait pas plus de questions que ça. Pendant le voyage, on a le temps et elle se rendait compte qu'elle peut s'intéresser à d'autres choses et apprendre en continu. Par exemple, Benoit a appris le développement web durant ce voyage. Ils ont créé le blog Novo-Monde 1 an avant de partir. D'abord sur l'Autriche, puis sur les préparatifs du tour du monde, puis un gros partage du voyage durant le tour du monde. Il a fait partie intégrante du voyage. Ils ont pris le blog comme un terrain de jeu, ils ont pu tester beaucoup de choses. Maintenant, ils partagent beaucoup l'aspect nomade de leur vie. Il fait aussi office de vitrine de compétences pour leur entreprise. Le retour en Suisse Après ce tour du monde, ils n'avaient plus beaucoup d'argent et sont revenus en Suisse. Il fallait qu'ils travaillent et ils avaient aussi envie de rentrer. De retrouver des petites habitudes, leurs amis. Ils ne sont pas rentrés à reculons, mais étaient enthousiastes. Fabienne a trouvé un emploi dans la gestion de projet dans le web. Benoit a lui trouvé un emploi de développeur web et n'a pas fini son doctorat. Tous les deux à Zurich et dans la même entreprise. Dès lors, ils ont pu voyager en Suisse. Depuis ce tour du monde, ils avaient cette obsession de voir ce qu'il y a autour de soi. Ils ont pris plaisir à faire des randonnées en Suisse. Et ils ont pris plaisir à retrouver un petit confort. Le bonheur dans cette vie a duré 12 mois et il aura fallu 18 mois avant de repartir. En parallèle, ils ont continué à alimenter le blog durant 18 mois. Ils ont développé leurs compétences dans le digital et commençaient à avoir des demandes de travail, mais n'avaient pas le temps. À un moment ils se sont dit : "on tente le coup". Ils quittent leurs jobs, ils se sont mariés et leur cagnotte de voyage a servi à financer leur voyage de noces entrepreneurial. Leur entourage était globalement enthousiaste face à cette décision, mais si certaines personnes s’inquiétaient de la faisabilité de ce projet. Ils étaient assez surs d'eux lors de cette décision. Il n'y avait pas beaucoup de risques et ils pourraient toujours revenir en Suisse travailler si besoin. Ils avaient aussi la liberté de bouger géographiquement. Une nouvelle vie de nomade digital Les objectifs lorsqu'ils se sont lancés étaient de monter l'entreprise, gagner en flexibilité et travailler sur des projets de cœur. Au début, les missions étaient principalement des créations de sites internet. Benoit travaille sur tout ce qui touche au développement web, Fabienne plutôt le référencement ou le contenu. Ils sont partis de Suisse après avoir quitté leur job. Ils se sont installé à Chiang Mai en Thaïlande pendant 5 mois. Le cout de vie en Suisse est trop élevé pour des entrepreneurs qui débutent. Une fois arrivé à Chiang Mai, nommée souvent comme la capitale des nomades digitaux, ils dépensaient 1 000 € par mois à deux, tout compris. Ils débutent une vie nomade, bien différente de celle du voyage au long cours. Ils ont beaucoup travaillé durant ces 5 mois, trop peut-être. Ils se sont beaucoup enfermés pour avancer sur leurs projets. Mais ils n'ont pas assez profité, pas assez rencontré d'autres personnes. Ils étaient pressés de voir les projets se réaliser. Ils sont ensemble 24H/24 et se supportent bien. Ils ont appris avec le temps à vivre ensemble. Durant tous ces voyages, il n'y a jamais eu de doutes sur leur couple. Cela a été leur "constante". Ils discutent beaucoup, rigolent beaucoup et jamais de soucis sur leur couple. Des revenus partout dans le monde Ils sont revenus de Thaïlande il y a 1 an. Ensuite, ils ont passé 6 semaines en Bretagne, sont rentrés en Suisse pour régler l'administratif et faire la "Via Alpina" à pied, un chemin de randonnée qui traverser la Suisse. Durant 23 jours, 400km, 27 000m de dénivelé. Ils ont découvert la Suisse en marchant. Puis, sont resté auprès de la grand-mère de Fabienne qui était malade. Ensuite,

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    TLF 085 : Parcourir la route de la soie, un voyage de 9 mois en auto-stop

    Envie d'explorer la route de la soie ? De voyager en auto-stop ? Dans cette interview, retrouvez Astrid qui revient tout juste d'un incroyable voyage de 9 mois le long de la route de la soie. Vous allez découvrir les détails de ce voyage entre la Chine et la Turquie, les réalités de l'auto-stop dans ces régions et comment vous pouvez vivre une telle aventure si cela vous tente. Écoutez tout de suite l'épisode (44 min) : Épisode #085 sur le voyage d'Astrid à travers la route de la soie La mythique route de la soie obsède nombre de voyageurs, avec par exemple Bernard Ollivier qui l'a sillonné à pied durant des années. On peut bien sûr y voyager en bus, à vélo, en van, mais aussi en auto-stop ! Comme l'a fait Astrid durant 9 mois. Elle revient pour la deuxième fois dans le podcast pour tout nous raconter. C'est de Thaïlande qu'elle est d'abord partie avant de rejoindre l'extrémité orientale de la route de la soie, à Xi'an en Chine. Elle a alors suivi l'itinéraire historique jusqu'à Istanbul en Turquie avant de revenir en France. Dans cette interview, on discute des raisons de ce voyage, du contenu de son sac à dos ultra léger, ses péripéties pays par pays, la facilité ou non de faire du stop, ses rencontres les plus marquantes et ses conseils si vous envisagez de faire un tel voyage. Les liens de l'épisode : Blog d'Astrid : Histoiresdetongs.com La route de la soie sur le blog d'Astrid Épisode #54 sur le voyage avec un petit budget Comment écouter cet épisode ? Cet épisode dure 44 minutes et vous pouvez l'écouter : Sur iTunes/Apple Podcasts Téléchargement direct (mp3) : clic droit, puis enregistrez sous Grâce aux applications mobile/tablette : Podcasts (iOS), Podcast Addict (Android) ou Deezer. Cherchez "Traverser La Frontière" Écoute en ligne, dans le lecteur ci-dessous : La route de la soie en auto-stop : Le résumé écrit de l'interview Astrid a parcouru la route de la soie en autostop pendant 9 mois. Elle a pris un vol pour la Thaïlande, puis a vadrouillé en Asie du Sud Est avant de monter rapidement à Xi'an en Chine, l'un des départs principaux de la route de la soie. Ils ont rejoint Istanbul, puis la France, tout en stop. Astrid fait du stop depuis longtemps et c'était relativement facile pour elle de faire ce voyage. Elle voyage depuis qu'elle a 18 ans et a arrêté de travailler en 2013 pour voyager à temps plein. Elle a commencé un tour du monde, avec l'optique de travailler en revenant, mais quand elle est rentrée pour Noël, elle a décidé de repartir en janvier. Voir le tour du monde d'Astrid. Rejoindre la route de la soie La route de la soie, c'était un rêve pour Astrid depuis longtemps, avec la traversée de pays mythiques, qui dégagent un imaginaire fantastique. Elle est partie avec son ami José, avec qui elle avait déjà voyagé auparavant, ce qui permit de se reposer l'un sur l'autre quand ils en avaient besoin et d'ajouter un peu de fun. Elle a fait un trajet en aller simple Paris/Phuket à 350€ et a ensuite vadrouillé en Thaïlande et en Asie du Sud-est, Birmanie, Laos et Vietnam, le tout pendant 3 mois. Ils ont ensuite gagné la Chine le tout en stop. Ils dormaient en hamac qu'ils ont par la suite abandonné en achetant une tente en Chine. Astrid est minimaliste et en partant, son sac faisait 6kg. Elle avait 2 tenues, un ordinateur et un appareil photo. Elle lavait ses vêtements tous les soirs. Même si elle perd un peu en confort, elle se retrouve par la suite avec un sac très léger. La Chine Tout s'est bien passé lorsqu'elle arrive à la frontière chinoise de nuit et elle arrive à se faire héberger dès le premier soir. Depuis, tout s'est enchainé et le peuple chinois s'est révélé comme une révélation. Ils avaient des idées préconçues des Chinois, peut-être timides et réservés. Mais c'était des gros malades de générosité et de sourires. Ils se sont fait inviter à tous les repas. Les interactions étaient drôles, car les Chinois parlent très peu anglais et il était difficile de communiquer avec les gestes. Elle utilisait beaucoup les traducteurs sur le téléphone. En terme de stop, ils se faisaient prendre assez facilement. Leur technique : dire qu'ils allaient dans la même direction qu'eux, sans dire une destination précise. Ils se faisaient tout le temps inviter à manger par leurs conducteurs. Elle a beaucoup aimé la gastronomie chinoise, avec des plats qui changent selon la région. Par contre, il est compliqué d'être végétarien en chine. Ils sont passés dans le Yunnan et le Sichuan puis remontés à Xi'an où débute la route de la soie. Ensuite, c'était direction le grand ouest et la France, après déjà 3/4 mois de voyage. La route la soie servait au transit des marchandises à travers des caravanes. L'échange de la soie, mais aussi de la jade, et aussi des idées, comme la religion. Elle liait l'occident et l'orient. À parti de Xi'an, tout change. C'est l'entrée dans un monde musulman et désertique, loin de l'Asie typique que l'on peut imaginer. Une grosse partie de la Chine est musulmane dans l'ouest. Des mosquées apparaissent, des femmes sont voilées. Pour les visas, elle l'a renouvelé à Chengdu et avait encore 1 mois devant elle pour sortir de la Chine. Depuis Xi'an, elle vise d'aller à Kachgar, près de la frontière avec le Kirghizistan, avec au moins 2000 km à parcourir. Entre les deux, il y avait le désert de Gobi. Il y fait très chaud, il n'y a pas d'arbres et il fait jusqu'à 47°. L'auto-stop était assez facile, mais les distances étaient très longues. Kashgar reste un coup de cœur. Asie centrale Elle arrive tout d’abord au Kirghizistan, un pays pas trop montagneux, mais bien vallonné. Elle bascule auprès des nomades qui vivent dans leurs yourtes, avec leurs troupeaux de bétail. C'est une autre Asie. Là-bas, ils ont beaucoup dormi en tente ou bien en yourte. À Bichkek, la capitale, ils sont restés 40 jours afin de faire tous les visas de l'Asie centrale. Ils ont fait le e-visa tadjik, le visa ouzbek, le visa iranien et se sont fait refuser le visa turkmène. Ils ont aussi dormi en auberge, ce qui a fait du bien : avoir un vrai lit, internet, une cuisine, des toilettes propres... Pour l'hygiène, malgré le stop, elle arrive toujours à se laver, dans les ruisseaux ou les stations de service. Ils sont passés par Samarcande et Pamir. Au lieu d'aller tout droit, ils ont fait beaucoup de kilomètres. D'abord le Tadjikistan, puis entrée en Ouzbékistan dans le désert et les champs de coton. Samarcande, Boukhara, Khiva. Ces villes ont une architecture extraordinaire, un peu comme en Iran, avec des mosquées bleues qui en jettent. Les gens sont cools en stop et se font payer du plov, du riz au mouton. "On a pris cher avec la vodka" nous dit Astrid. La générosité des gens dans ces pays-là est renommée, ils boivent à n'importe quelle heure de la journée. Ils passent brièvement par le Kazakhstan avec pour objectif de prendre le bateau à Aktaou pour entrer en Azerbaïdjan. Le Moyen-Orient En Azerbaïdjan, Astrid s'est séparée de José, pour vivre son voyage en solo quelque temps. Elle explore le Caucase en allant en Géorgie, puis en Arménie avant d'aller en Iran. Elle est restée en Iran durant 2 semaines. Son passage en Iran a été compliqué, mais en même temps il fut surement son pays préféré. En arrivant seule et en stop, elle a eu beaucoup de soucis avec les hommes iraniens. Même si elle respectait les coutumes vestimentaires, voilée, couverte, était clair sur son discours en portant une fausse bague de mariage. Elle a eu des altercations assez violentes et a été beaucoup harcelée. Une fois dans les voitures, les hommes se permettaient des choses qu'ils ne feraient jamais en public. José a eu lui aussi quelques déboires, il a fait de la garde à vue à cause de comportements homme/femme juge répréhensible par la loi. C'est strict et surveillé. Ce sont des choses difficilement concevables pour les Occidentaux. Boire un café avec quelqu'un du sexe opposé est un délit. Une femme ne peut pas chanter dans la rue. Etc. Ils se sont donc retrouvés et elle a vu un autre visage de l'Iran. Ils ont pu faire de belles rencontres et c'était agréable d'être dans les familles. Côtés positifs : les gens. Les bons et les mauvais côtés sont dus aux gens. Peuple qui dans sa culture accueille l'autre. Ils faisaient à manger, voulaient laver le linge, les "kidnapper" pendant 3 jours pour qu'ils restent. Ils voulaient qu'on reparte avec un sourire gigantesque. En Chine et en Iran, ils repartaient parfois la larme à l’œil. La Turquie, c'était le 3e voyage pour tous les deux. Il est assez simple d'y voyager et cela marquait le retour vers l'Europe. Ils se sont émerveillés en Cappadoce et une fois arrivés à Istanbul, ils étaient super heureux, tristes et fatigués, un énorme mélange d'émotions. Ils ont logé chez une amie de José au coeur de la ville. Il en ressort que les Turcs sont vraiment cools ! Voyager en stop 9 mois pour faire de Phuket à Orléans, il y a 10 000 km à vol d'oiseau. En stop, elle a fait 35 000 km, ce qui est immense. Presque la circonférence de la planète. Dans certains endroits, comme le désert, ils pouvaient faire 800 km dans une journée, parfois seulement 100 km. Parfois, ils se posaient 1 semaine, dés fois constamment sur la route... Cela dépendait du lieu, la fatigue, l'état d'esprit, la météo... Elle a trouvé qu'il était simple de faire du stop dans tous les pays. La frontière kirghize et tadjike était compliquée. Mais le gros point noir était l'Italie, pays réputé pour ne pas prendre les autostoppeurs. Par la magie du destin, une fille qui lisait le blog d'Astrid remontait toute l'Italie et elle l'a lâchée à la frontière. Les conseils d'Astrid : sourire, se positionner au bon endroit (facilité d'arrêt, sécurité), ne pas avoir trop de poids en bagages et être patient. Le stop est basé sur l'humain et ce sont les rencontres qui comptent,

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    TLF 084 : De San Francisco au Pérou en tandem semi-couché

    Envie voyager en tandem ? Ou de traverser les Amériques ? Dans cette interview, retrouvez Cyrielle et Thomas qui reviennent d'un voyage de 16 mois passés entre San Francisco et le Pérou sur un tandem semi-couché. Vous allez découvrir les raisons de ce voyage atypique, comment il s'est déroulé sur place et plein d'informations pratiques si vous souhaitez tenter l'expérience. Écoutez tout de suite l'épisode (56 min) : Épisode #084 sur le voyage en tandem de Cyrielle et Thomas C'est avec un énorme plaisir que j'accueille mes amis Cyrielle et Thomas dans le podcast. Ils ont pas mal voyagé ensemble durant ces dernières années, mais pour la première fois, ils ont osé le voyage au long cours. Et pas n'importe comment : en tandem ! Gautier nous avait déjà parlé de voyage à bicyclette avec sa traversée de l'Afrique à vélo, nous passons donc à un autre continent. C'est de l'ouest des États-Unis en Californie que Cyrielle et Thomas sont partis en tandem semi-couché, direction le sud, jusqu'au Pérou. 16 mois de voyage qui ont transformé leurs vies. Dans cette interview, on discute de leur itinéraire, le choix de ce voyage et celui du tandem semi-couché, la préparation, le budget, le déroulement du voyage pays après pays, la question de la sécurité en Amérique latine, les objets les moins et les plus utiles, la gestion de la vie de couple sur la route, le retour compliqué à Paris et leur nouvelle vision pour le futur. Les liens de l'épisode : LesSensDuVoyage.org Warmshowers.org Comment écouter cet épisode ? Cet épisode dure 56 minutes et vous pouvez l'écouter : Sur iTunes/Apple Podcasts Téléchargement direct (mp3) : clic droit, puis enregistrez sous Grâce aux applications mobile/tablette : Podcasts (iOS), Podcast Addict (Android) ou Deezer. Cherchez "Traverser La Frontière" Écoute en ligne, dans le lecteur ci-dessous : De San Franciso au Pérou en tandem : Le résumé écrit de l'interview Cyrielle et Thomas sont revenus de leur voyage en décembre 2017, il y a 4 mois. Le retour et la réintégration à la vie parisienne ont été un peu difficiles. Le voyage Leur voyage a duré 16 mois. Ils sont d'abord arrivés à San Francisco, ils ont descendu la Californie, passés au Mexique, Costa Rica, Panama, Colombie, Équateur. Ils ont arrêté le vélo en Équateur, puis ont continué en sac à dos au Pérou et en Bolivie. Le vélo était un tandem Pino de la marque HASE. Un tandem semi-couché : la personne à l'arrière est assise et la personne devant est semi-allongée, comme sur un transat. L'idée du tandem semi-couché est venue de rencontres. À la base, ils avaient l'idée du voyage à vélo, mais lors d'un regroupement ABM, ils ont rencontré un couple qui leur on parlé de ce genre de voyage, avec ce type de vélo. Ils ont ensuite essayé ce tandem chez ce couple. Ils ont été emballés, puis on refait une semaine d'essai. Ils ont ensuite adopté ce concept. Pourquoi ce voyage ? Avant le voyage, ils habitaient Paris et étaient tous les deux salariés dans des entreprises publiques à Paris. Il leur a été possible d'avoir une absence prolongée avec 18 mois de congés sans solde auprès de leurs employeurs, avec la garantie de retrouver un emploi en rentrant. Ce voyage à vélo était un aboutissement de leurs envies de voyage. Ils ont voyagé de leur côté avant, puis une fois en couple, ils ont continué à voyager en sac à dos durant leurs congés. Ils sont notamment partis 3 mois en Asie (Thaïlande, Laos, Cambodge, Népal) en sac à dos, un voyage qui les a transformés. Une fois revenus à Paris, ils ont eu l'envie d'aller plus loin ou de voyager différemment. Dans ces pays très visités, ils ont eu l'impression de suivre un circuit malgré eux. Comme ceux du Lonely planet ou du Routard, en suivant les mêmes bus. Qu'ils n'avaient pas beaucoup de contact avec la population locale. Ils avaient envie d'avoir un contact beaucoup plus fort et c'est une des raisons pour lesquelles ils sont partis en Amérique latine, car la langue espagnole facilitait les échanges. La préparation Il s'est passé environ 2 ans et demi entre le rêve du voyage et sa concrétisation. Il y a eu 1 an de préparation intense. Cyrielle a lu beaucoup de blogs de voyage sur les aventures des autres. Elle angoissait un peu et avait besoin d'être rassurée, de connaitre l'expérience des autres. Quant à Thomas, il s'intéressait beaucoup au matériel pour avoir le meilleur rapport qualité/prix possible. Ils ont notamment rencontré Laurent Houssain d'Asiatrek lors d'un apéro voyageur qui les a déconseillés de prendre une remorque pour le voyage. Blogs et rencontres ont influencé cette préparation. Mais même sans remorque, ils ont pris bien trop d'affaires ! Quelques semaines avant de partir, Cyrielle a somatisé à fond et est beaucoup tombée malade. Les derniers mois, elle adorait la vie parisienne, ses amis... comme une résistance. Thomas était excité et content d'arriver à la concrétisation du projet. Même s'ils avaient des inquiétudes sur le transport du tandem en avion ou bien leur vie de couple, car ils seront 24H/24 ensemble. À savoir qu'ils étaient en couple durant 6 ans avant le départ. Le grand départ À San Francisco, ils prennent un taxi pour se poser dans un Airbnb afin de monter le tandem qui était alors en 3 parties et visiter la ville pendant 1 semaine. Quand ils ont commencé à rouler, ils avaient prévu de faire des petites étapes de 30/40 km pour se mettre en jambes et que le corps s'habitue. À la base, ils ne sont pas cyclistes. Ils partent de San Francisco et font 40km. Ils avaient une grosse patate niveau mental. Quand ils sont partis, ils n'avaient pas de destination finale en tête. Ils voulaient garder la liberté de s'arrêter quand ils veulent et d'aller à leur rythme. Aucune pression sur la destination. Ils avaient par contre des petits objectifs par pays. En tout, ils sont restés un mois aux États-Unis. En Californie, le vélo est très présent. Il y a beaucoup de pistes cyclables et les voitures sont plutôt prudentes. Pour dormir, ils ont découvert des campings où les voyageurs à vélo peuvent rester pour 5 $ / nuit / personne. Il y avait un espace où ce type de voyageurs se regroupaient et cela permettait de faire un tas de rencontres. Ils ont aussi utilisé le site warmshowers pour dormir. C'est un site pour les voyageurs à vélo, équivalent à couchsurfing, les gens peuvent t'accueillir chez eux. Ils on en fait partout, en Amérique latine aussi. Direction l'Amérique latine Il y a eu une grosse différence une fois arrivé au Mexique. Tout d'abord, car les voyageurs en vélo se faisaient beaucoup plus rares qu'en Californie, puis le décor qui a radicalement changé. C'était très désert, aride, avec des cactus partout. En Baja california, ils ont rencontré 3 voyageurs à vélo expérimentés qui les ont guidés sur les manières de se débrouiller au Mexique en vélo, de trouver un endroit pour camper, de rester en sécurité... Au final, sur le Mexique et l'Amérique centrale, ils n'ont eu aucun problème de sécurité, même si ils étaient anxieux à la base. Comparé aux États-Unis, il y avait peu de camping traditionnel au Mexique. Ils ont donc souvent campé près des habitations, restaurants... en demandant l'autorisation aux locaux. Ils passent 4 mois au Mexique, puis prennent un avion de Cancún vers le Costa Rica. Une fois là-ba, ils n'aimaient pas vraiment le pays, surtout après avoir eu un coup de coeur pour le Mexique. Le pays est plus cher, moins accueillant, plus américanisé. Ils prennent des bus pour le Panama avec en ligne de mire la Colombie. Ils pensaient pouvoir prendre un bateau, mais face à son inexistence, ils prennent l'avion de Panama City à Carthagène. Arrivée en Colombie Pour la suite de l'aventure, ils sont restés 5 mois en Colombie et ont beaucoup aimé le pays. Ils ont pris leur temps, sans pression d'avancer dans le voyage. 1 mois dans la région de Carthagène pour se reposer, puis ont traversé toute la Colombie. Ils ont vécu 1 mois à Medellín. Puis 2/3 semaines à Cali. C'est d'ailleurs à Cali que Thomas est tombé malade. Il se sentait très fatigué au point où il ne pouvait plus faire de vélo. Il avait de la fièvre et est allé à l'hôpital. Ça allait un peu mieux et ils sont repartis vers l'Équateur, puis de retour à l'hôpital, sans que ça aille beaucoup mieux. Au final, Thomas se rend compte qu'il avait un vers solitaire : le ténia. C'est un vers qui prend 3 mois pour être adulte. Il s'en est rendu compte lorsqu'il est allé aux toilettes. 3 jours de traitement ont suffi pour être guéri. Sinon, il n'ont eu aucun problème de sécurité en Colombie, ont toujours été bien accueilli, reçu de l'aide quand ils ont eu des pépins. Ils se sont sentis portés par le voyage. À la base, ils avaient certaines peurs, pas vraiment palpables. Arrivés en Équateur, ils évitent la cordillère des Andes et passent par la cote, qui au final n'était pas très belle. Ils arrivaient à saturation avec ce mode de voyage : cote un peu moche, hôtel un peu moche, nourriture trop répétitive. Ils ont alors pris un bus pour le Pérou et ils se sont posés 1 mois à Mancora, qui faisait figure de petit paradis. Il y avait l'océan, ils prenaient des cours de kitesurf, des restaurants variés. Ils ont descendu le Pérou pour rejoindre des amis et faire la région de Cusco et le Machu Picchu et Arequipa. Ils ont continué ensuite vers la Bolivie, toujours sans les vélos. Ils avaient laissé tout leur équipement dans un hotel haut de gamme à Lima. Rapide bilan de l'aventure Au niveau de l'équipement, ils avaient pris pas mal de choses inutiles, par exemple un cadenas qui sonne quand on le coupe, un panneau solaire et plein de médicaments qu'ils ont éliminés au cours du voyage. D'ailleurs pour Thomas, le seul médicament d'urgence à avoir est une seringue d'adrénaline auto-injectable. Au rayon des objets utiles, ils sont très contents de leurs liseuses électroniques,

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    TLF 083 : Du cirque aux missions humanitaire en Afrique, incroyable reconversion

    Envie de travailler dans l'humanitaire ? Tenté par une reconversion professionnelle ? Dans cette interview, retrouvez Quentin qui est passé du jonglage en France à devoir gérer des situations de crises, en zones de guerres africaines. Vous allez découvrir les raisons de cette étonnante reconversion, ses expériences dans les ONG en Afrique ou en Asie et son point de vue sur les carrières dans l'humanitaire. Écoutez tout de suite l'épisode (53 min) : Épisode #083 sur la reconversion de Quentin vers l'humanitaire Lors de mon passage à Dakar, pole central du secteur humanitaire en Afrique de l'Ouest, j'ai rencontré Quentin. Il est consultant pour Marie Stopes, ONG spécialisée sur les problématiques de planning familial dans les pays en développement. Au fil de nos discussions sur ses expériences dans l'humanitaire, il m'a semblé indispensable de vous présenter son parcours dans le podcast. Après une dizaine d'années dans les métiers du cirque, Quentin a changé complètement de profession pour se reconvertir dans l'humanitaire. Dès sa première mission, il est envoyé sur une zone explosive (Nord-Kivu au Congo) pour y gérer plusieurs millions de budget. Une expérience marquante, parfois troublante. Dans cette interview, on discute de sa carrière dans les métiers du cirque, pourquoi il a voulu changer de métier, comment s'est passé la reconversion, comment s'est déroulé sa première mission, la vie quotidienne dans une des zones les plus difficiles d'Afrique, ses meilleurs et pires souvenirs, sa vision de l'humanitaire dans un parcours de vie et enfin ses conseils pour ceux qui veulent se lancer dans ce secteur. Les liens de l'épisode : Phareps.org Institutbioforce.fr Premiere-urgence.org Solidarites.org Warchild.org Mariestopes.org Comment écouter cet épisode ? Cet épisode dure 53 minutes et vous pouvez l'écouter : Sur iTunes/Apple Podcasts Téléchargement direct (mp3) : clic droit, puis enregistrez sous Grâce aux applications mobile/tablette : Podcasts (iOS), Podcast Addict (Android) ou Deezer. Cherchez "Traverser La Frontière" Écoute en ligne, dans le lecteur ci-dessous : Du cirque aux missions humanitaires en Afrique : Le résumé écrit de l'interview Quentin est actuellement consultant pour Marie Stoppes, une ONG britannique centrée sur la planification familiale, à Dakar au Sénégal, depuis novembre 2017. Il travaille sur la chaine d'approvisionnement (logistique) pour 4 pays : Sénégal, Mali, Niger et Burkina Faso. Avant l'humanitaire Avant cette carrière dans une ONG, Quentin était dans le milieu du cirque pendant 10 ans. Après le lycée à 18 ans, il a intégré l'école nationale du cirque Annie fratellini durant 2 ans, avant de continuer à Chambéry une année supplémentaire. De 21 à 29 ans, il était intermittent du spectacle en France ou en Europe. À la base, il est jongleur en massue et il a aussi été porteur en trapèze volant. Il a beaucoup travaillé en festival, dans la rue, en évènementiel pour des compagnies de théâtre modernes. Au final, rarement dans du cirque pur et traditionnel. Il a pu voyager en Espagne, Portugal, Maroc, Italie. Il en vivait plutôt bien et il trouve ce milieu passionnant, malgré la précarité que l'on peut avoir. Le cirque est une véritable école de la vie et Quentin est ravi d'être passé par là. Vers la reconversion Il a rencontré une troupe de cirque cambodgienne à Toulouse : le projet Battambang. Monté à la fin des années 90 pour encadrer des jeunes cambodgiens qui avaient grandi dans des camps de réfugiés en Thaïlande et pas forcément adaptés à la vie sociale "normale". Un collectif de cirque français se rendait régulièrement au Cambodge afin d'enseigner des disciplines de cirque aux jeunes de Battambang. 15 ans après, ce sont ces jeunes que Quentin a rencontrés à Toulouse. Au Cambodge, les jeunes peuvent accéder aux cours de cirque, théâtre, danse, musique, peinture... s’ils vont à l'école et qu'ils passent leurs examens. Comme un contrat social pour scolariser les jeunes. Certains sont devenus des professionnels du cirque. Ils recherchaient des gens pour enseigner aux professeurs de Phare Ponleu Selpak. Quentin est donc allé dans ce centre pendant 3 mois.Il accompagnait les professeurs sur la pédagogie, la sécurité des enfants... Cette association était financée par le MAE (Ministère des Affaires Etrangères) et l'UNICEF. Quentin découvrit alors le monde des ONG. Avec un intérêt croisant pour cet univers et l'envie de se reconvertir, il a intégré l'école Bioforce près de Lyon qui forme aux métiers de l'humanitaire dans les zones d'urgence, avec 3 corps de métiers : gestion de projet, administration et finance, logistique. Il découvre alors un nouveau monde. Quentin a donc suivi une formation en administration et finance pendant 9 mois. C'était très intense, mais intéressant, car il y a beaucoup de mises en pratique, avec des professeurs qui étaient professionnels. C'était très formateur. L'arrivée au Congo Il a fini l'école en juin et en octobre 2010, il était au Congo avec une ONG (Premières urgences) pour être coordinateur administratif et financier. Il était localisé à Goma, dans le nord Kivu, près de la frontière rwandaise. Il n'était pas très chaud au début, car il s'agit d'une zone très conflictuelle et il devait gérer un budget de 2,5 millions, somme énorme pour lui à l'époque. Le premier jour où il atterrit à Kigali, la capitale du Rwanda, il fait 3H de route pour arriver à la frontière congolaise. Un pickup de l'ONG l'attend, va au bureau, traverse tout Goma et il hallucine. Il croise des pickups avec des gars armés, des tanks, des véhicules armés, de Casques bleus, il n'y a pas de goudron, c'est très pauvre, avec très peu d'infrastructures. Il plonge alors dans un monde qu'on ne peut même pas imaginer. Il faut s'acclimater à ce tout ça durant les premières semaines. La ville de Goma est "safe" la journée, mais le climat est tendu. Il y a beaucoup de policiers, de militaires, de travailleurs humanitaires, avec plus au nord des groupes armés, milices... et on rentre dans une réalité de pseudo-chaos. La vie à Goma Premières Urgences avait un mandat multiple : déploiement d'équipes congolaises qui faisaient de la supervision d'une trentaine de camps de déplacés dans le nord Kivu, avec un travail de veille à faire remonter vers les Nations-Unis. L'autre volet était la construction de pistes pour améliorer l'accessibilité. Avec aussi un volet agricole pour aider la population. Quentin était le responsable de l'engagement financier des dépenses pour l'ensemble de ces activités. Financé par des bailleurs internationaux (UE, gouvernements, agences des nations unies...), il devait garantir l'éligibilité des dépenses. Ce qui est parfois compliqué, notamment de la faiblesse de l'État congolais, la corruption ou la gestion dans l'urgence, ajoutée aux problèmes de sécurité. Les premiers mois, Quentin était "noyé" sous le travail et sa complexité. Il a eu la chance d'avoir un patron et des collaborateurs congolais très compétents. Il vivait dans une maison collective avec les bureaux de l'ONG sur la même parcelle, au bord du lac Kivu. On ne peut pas vraiment sortir de la ville à pied, surtout le soir. Il y a seulement 3/4 restaurants où tu peux aller manger. Il y a une sorte de pression psychologique, d'étouffement social et souvent, il ne sortait qu'une seule fois par mois de la parcelle. Cela marche en vase clos. D'un côté, c'est chouette, car on crée des liens forts avec d'autres personnes, mais de l'autre, cela cré un environnement complètement artificiel. Un lieu de travail sous haute tension Quentin allait sur le terrain régulièrement, notamment pour faire des transferts d'argent en liquide sur les zones d'interventions. Ou pour aller dans d'autres bureaux de l'ONG pour appuyer ses assistants ou régler tous les problèmes. Il allait aussi vérifier les programmes et leur mise en place. En ce qui concerne les missions sur le terrain, ils sont soumis à des protocoles de sécurités très stricts. Avant de prendre la route, ils attendent la validation du chef de mission, qui est garant de leur sécurité. Quentin n'a pas eu de problème sécuritaire durant sa période à Premières Urgences. Il a tout de même croisé des hommes armés, des milices... mais pas agressifs à son égard. Par contre, il faut savoir que c'est une zone, où chaque semaine il y a des braquages. C'est le quotidien des travailleurs humanitaires. Sans forcément d'agressions physiques, mais où l'on prend tout : l'argent, la voiture... L'efficacité du travail humanitaire Cela fait 20/25 ans qu'il y a des ONG sur cette zone, suite au génocide Rwandais de 1994 qui a déstabilisé toute la région. Quentin a travaillé dans 3 ONG différentes à Goma. Et au bout de ces 2 ans et demi, il est compliqué de se dire "qu'est-ce que j'ai fait de concret ?". Comme il gère l'argent, il n'est pas en prise directe au quotidien sur les activités de programme et il gérait beaucoup les problèmes. Pas forcément le côté "impact positif pour les populations", mais les dommages collatéraux liés au contexte compliqué de la situation. Le sens est compliqué à tirer positivement. Mais oui l'impact est là, un vrai travail est fait. Par contre, il existe un fossé entre les attentes et la réalité du travail humanitaire. Quentin ne connaissait pas le monde des ONG avant. Il a réalisé l'ampleur de la réalité que vivent certaines populations dans ce monde, inimaginable, malgré les images à la télé. Ce sont des vies entières, de gens qui vivent cela toute leur vie. Il retient aussi qu'il existe en tant que travailleur humanitaire, un risque à plonger sa vie dans ces réalités. Car on se coupe d'un monde qui est le sien pour plonger dans un monde qui ne nous appartient pas, mais dans lequel on donne son temps, son énergie, en sacrifiant pas mal de choses. Il y a matière à réflexion à plonger dans tout ça.

  8. 93

    TLF 082 : Quitter une vie rangée pour voyager en famille depuis 5 ans

    Envie de voyager en famille ? De sortir d'un moule un peu trop formaté ? Dans cette interview, retrouvez Marie-Claude qui a décidé de partir à la découverte du monde avec son conjoint et son enfant . Ils ont quitté leur Québec natal il y a 5 ans ! Vous allez découvrir pourquoi elle a décidé de changer de vie, comment se sont déroulé les 5 premières années de voyage et comment elle voit ce mode de vie évoluer dans le futur. Écoutez tout de suite l'épisode (53 min) : Épisode #082 sur changement de vie de Marie-Claude Le voyage à long terme en famille est toujours un sujet délicat, car il faut prendre en compte les enfants. Pourtant, chaque année de nombreuses familles franchissent le pas. Nous en avions parlé avec Fred qui voyageait avec sa famille en camion, ou Stéphanie qui n'a jamais arrêté de voyager avec l'arrivée de ses deux filles. Aujourd'hui, nouveau cas d'étude avec Marie-Claude ! Maman de deux enfants, elle a décidé avec son conjoint de voyager à durée indéterminée (cf livre) avec son fils. Ils ont alors tout vendu pour partir et changer complètement de mode de vie : de sédentaire à nomade, de consommateur boulimique à minimaliste. Dans cette interview, on discute en détail de ce grand voyage de 5 ans, les raisons de ce brusque changement, la manière de voyager en famille, l'éducation de leur fils sur la route, le financement du voyage, les apports de ce style de vie et comment elle voit le futur de cette aventure. Les liens de l'épisode : Premier blog : Les3moustiquaires.net Deuxième blog : Tamariedanstacuisine.com Comment écouter cet épisode ? Cet épisode dure 53 minutes et vous pouvez l'écouter : Sur iTunes/Apple Podcasts Téléchargement direct (mp3) : clic droit, puis enregistrez sous Grâce aux applications mobile/tablette : Podcasts (iOS), Podcast Addict (Android) ou Deezer. Cherchez "Traverser La Frontière" Écoute en ligne, dans le lecteur ci-dessous : 5 années de voyage en famille : Le résumé écrit de l'interview La famille de Marie-Claude se compose de 4 personnes, mais ils sont 3 voyageurs avec son mari et son fils qui a maintenant 17 ans. Ils voyagent depuis juin 2013, date à laquelle ils ont tout vendu (la maison, les voitures, les meubles....) pour partir à la découverte du monde. Les 5 premiers mois se sont faits en voiture, puis ils sont partis en sac à dos. Quant à sa fille qui avait 17 ans lorsqu'ils sont partis, elle avait une année de lycée à finir et a choisi de vivre chez son père à Montréal. Elle venait tout de même les voir 2 fois par an en voyage. Elle a maintenant 21 ans et vient d'avoir un enfant. Ces 3 voyageurs étaient au Pérou avant de revenir 3 mois au Québec pour la naissance du bébé. Ils repartiront sur la route fin février 2018. Le grand voyage Ils ont commencé à travers les États-Unis pendant 5 mois et demi avec voiture et caravane, puis à San Diego, ils ont revendu la voiture pour passer en sac à dos. Depuis, voici leur itinéraire et les pays visités : Vietnam, Cambodge, Thaïlande, Indonésie, Turquie, Grèce, Italie, Québec, Inde, Allemagne, Pays-Bas, Belgique, France, Espagne, Irlande, Maroc, Costa Rica, Japon, Taiwan et le Pérou il y a quelques mois. Il n'y a pas de pays qu'elle n'a pas aimé. Par contre, elle fut impressionnée par la Turquie, alors qu'elle n'en attendait rien. Il y a beaucoup de changements dans les paysages, une diversité hallucinante, un respect des sites historiques et les visites étaient plus belles que les autres. La vie au Québec avant de partir Avant ce grand voyage, Marie-Claude a fait plusieurs métiers différents. Elle n'aime pas trop les horaires fixes et travaille généralement à son compte. Elle a eu 2 entreprises. La première dans la distribution de bijoux québécois. Elle a travaillé dans le salon des métiers d'arts, des foires d'artisans. Puis elle a ouvert un traiteur durant 4 ans. Elle avait un restaurant "clandestin" chez elle, où elle faisait des soirées sur réservation. La cuisine est l'une de ses passions, dans chaque pays, elle apprend beaucoup et développe des saveurs. Son conjoint, Richard, a travaillé pour la poste du Canada durant 32 ans, il est retraité depuis 8 ans. Cela faisait 2/3 ans qu'il était à la retraite quand ils ont pris la décision de partir. Pourquoi partir ? Ils ont toujours aimé voyager, généralement 1 ou 2 mois tous les étés. Puis lorsque Richard a pris sa retraite et qu'ils avaient des revenus fixes tous les mois, ils se sont demandé : "pourquoi être sédentaire ?" Ils devaient aller au Costa Rica pendant et même si le plan état tombé à l'eau, ils ont décidé de vendre la maison et de partir. Ils ont donné beaucoup de choses à ses amis, meubles, tableaux, objets... une immense vente de garage. Quand ils ont tout vendu pour partir, il n'y avait pas d'objectif, que ce soit en durée ou les pays à voir : "on part et si ça ne nous plait pas on revient". Avoir un temps imparti n'est pas vraiment dans la personnalité de Marie-Claude. Ils ne devaient rien à personne, ils voyageaient pour eux. Et après 5 ans, elle ne se voit pas revenir en arrière. Elle n'a aucun regret ! La logistique du voyage en famille Ils voyagent avec un sac à dos chacun. Marie-Claude possède un sac 36 litres, avec son hamac dedans. Dans sa vie rangée au Québec, elle avait 15 manteaux, 25 paires de chaussures et consommait énormément. Le changement est radical ! Le sac peut rentrer dans la cabine de l'avion. Son objectif : ne rien mettre dans la soute. Par contre, après 1 an et demi, elle a trouvé problématique de ne pas avoir de couteaux lorsqu'elle cuisine, ils ont donc maintenant un sac en soute avec les couteaux. Ils n'ont pas besoin de grand-chose, car dans tous les pays, on trouve de tout ! Dans son sac, elle a des sacs de compression de couleurs différentes qui ont facilité sa vie avec le sac à dos. Avant d'acheter quelque chose, elle se demande si cela en vaut bien la peine. Pour les vêtements, cela signifie qu'elle devra jeter un vêtement si elle en achète un. Elle a du linge pratique et confortable. Chacun a une paire de sandales. Elle n'a pas beaucoup d'objets, outre un ordinateur. Et ils ont une petite pharmacie pour tout le monde. En ce qui concerne son enfant, Raphaël, il était un peu différent et avait un peu de mal dans le système scolaire classique. Ils font donc l'école à la maison et sur la route. Sans trop en faire, il apprend de nouvelles choses tous les jours, il est aujourd'hui bilingue, il visite des musées, découvre en temps réel la géographie, etc. Elle croit beaucoup à l'école de la vie. La cohabitation à 3, entre Raphaël et ses parents se passe super bien, ils ont une relation très proche. Sa journée type : lever, prend un gros petit-déjeuner, puis part faire une activité, revient en début de soirée, diner, puis relaxation. Ils dorment à 90% dans une maison ou appartement, avec beaucoup de Airbnb. Parfois en hôtel ou en auberge de jeunesse. Ils aiment aussi s'arrêter et ne plus faire de visite. Leur rythme est variable et il est possible de se poser 1 mois pour être plus stable. Les Finances du voyage Son conjoint reçoit 3 400 dollars canadiens par mois pour sa retraite (environ 2 000€) et quand elle revient au Québec, elle travaille et trouve des contrats. Généralement des contrats de 6 000€/10 000€ par an quand elle revient au Québec. Depuis 2 ans, ils ont commencé à utiliser Workaway, un système d'échange de travail contre logement/nourriture, ce qui est bon pour le budget. Ils font aussi ça pour leur fils et lui montrer qu'il faut aussi travailler, que la vie ce n'est pas que le voyage. L'argent de la vente de la maison ou de la voiture leur ont permis de faire des folies durant les voyages, comme dormir 3 jours à la baie d'Halong, faire de la montgolfière en Cappadoce et de faire plusieurs pays d'Europe assez chers. Le choix des pays est maintenant déterminant selon son budget. L'Europe occidentale devient plus compliqué, l'Asie du Sud-est plus facile. Étant donné que dorénavant un mode de vie, le budget est fait différemment, il faut faire attention sur la route. D'ailleurs, Marie-Claude se voit continuer ce mode de vie indéfiniment. Le voyage comme mode de vie Pour leur prochaine destination, ils font un changement. Après 5 ans de sac à dos, le besoin de stabilité se fait ressentir et ils ont acheté un petit camping-car de 23 pieds, pour 3 adultes. C'est une nouvelle aventure de nomade sur roue qui commence à la fin du mois d'aout. Ils vont commencer par explorer le Canada, puis les États-Unis dans la région des Grands Lacs, remonter vers Calgary, la Colombie-Britannique, puis redescendre vers l'Amérique latine. C'est le choix d'un mode de vie, c'est ce qui lui convient. Elle est une nomade, pas une sédentaire, c'est dans les gènes de Marie-Claude. Comme pour les emplois, elle a besoin de nouveaux défis, besoin de mouvement. Elle découvre qu'elle adore découvrir les peuples, les religions, les façons de penser... la nourriture est passionnante aussi. "j'ai pris le temps de savoir la vie qui me convient" Il y a des gens qui l'envient, mais elle a aussi fait bouger des gens, comme la rencontre d'un couple d'Américains à Yuka valley. Ils ont habité 6 semaines derrière chez eux, avec beaucoup de repas, d'échanges et sont devenus des amis. Ils n'ont pas internet, ont plus de 65 ans et n'ont pas donné de nouvelles pendant 2 ans. Puis ils lui on écrit une lettre : "on fait un arrêt à Istanbul, on va en Espagne..." Marie-Claude était en Turquie et ils se sont rencontrés. Ils lui ont dit que depuis cette rencontre, ils ont complément changé leur vie et réalisés rêve : vendre la maison aux États-Unis et acheter une maison en Espagne. Une autre personne lui a dit : "tu m'inspires, maintenant je travaille 4 jours par semaine" Personne n'est obligé de voyager, il faut juste penser à ses envies et ses besoins.

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    TLF 081 : Arrivé à 10 ans au Sénégal, il déclare son amour à sa terre adoptive

    Envie de vivre au Sénégal ? De comprendre le parcours d'un enfant d'expatrié ? Dans cette interview, retrouvez Kevin qui a vécu toute sa vie entre le Maroc, la France et le Sénégal avant de s'installer définitivement à Dakar, sa ville de cœur. Vous allez découvrir son histoire mouvementée, à quoi ressemble la vie d'un adolescent français à Dakar, le choc culturel de vivre à Paris et ce qu'il pense du Sénégal. Écoutez tout de suite l'épisode (54 min) : Épisode #081 sur l'histoire de Kevin entre la France et le Sénégal J'ai rencontré Kevin lorsque je vivais à Paris il y a 6/7 ans et depuis nous avons gardé contact via Facebook. Lorsque j'ai décidé d'explorer l'Afrique, il m'a convaincu de venir au Sénégal afin de découvrir "son" pays. C'est donc à Dakar que nous avons enregistré ce podcast, qui ne ressemble à aucun autre et qui apporte une vision inédite de l'expatriation. Après avoir vécu dans plusieurs pays, fait ses études en France et voyagé aux quatre coins de la planète, Kevin est devenu réalisateur vidéo au Sénégal. La terre qui l'a vu grandir à partir de 10 ans, le voit donc s'épanouir dans sa vie d'adulte. Dans cette interview, on discute de son enfance entre le Maroc et la France, de son arrivée à Dakar, du déroulement de scolarité, des particularités de grandir au Sénégal, du choc culturel lorsqu'il a débarqué à Paris pour ses études, des différences entre la vie en France et au Sénégal et pourquoi il est tant attaché à ce pays africain. Les liens de l'épisode : Site de Kevin : Kevinvigouroux.com Son studio vidéo à Dakar : Hannpictures.com Comment écouter cet épisode ? Cet épisode dure 54 minutes et vous pouvez l'écouter : Sur iTunes/Apple Podcasts Téléchargement direct (mp3) : clic droit, puis enregistrez sous Grâce aux applications mobile/tablette : Podcasts (iOS), Podcast Addict (Android) ou Deezer. Cherchez "Traverser La Frontière" Écoute en ligne, dans le lecteur ci-dessous : Choisir de vivre au Sénégal : Le résumé écrit de l'interview Kevin est réalisateur de films. Il a monté un studio de réalisation audiovisuelle à Dakar depuis 3 ans (Hann Pictures Studio) et ses principaux clients sont les ONG (Organisation Non Gouvernementale). Les ONG ont besoin de communiquer sur leurs actions en Afrique. Il se rend sur place, filme et ressort avec des films de 3/5min qui vont aider les OGN à capter plus de fonds et aider plus de gens. Il fait surtout ça au Sénégal ou en Gambie et voyage aussi en Afrique de l'est (Tanzanie, Zambie, Malawi). Une enfance entre le Maroc et la France Kevin est né sur l'ile de la Réunion à Saint-Pierre. Sa famille est originaire d'Afrique du Nord, la plupart de Casablanca au Maroc. Il a passé son enfance entre le Maroc et la France, jusqu'à 10 ans. Il est alors arrivé à Dakar, car son père avait trouvé un emploi ici. Depuis il n'est jamais reparti. Il est d'ailleurs maintenant franco-sénégalais. À 18 ans, il est parti faire des études à Paris, dans une école de commerce. Il a ensuite pu partir en Finlande, en Australie, au Pérou ou aux États-Unis. À la fin de ses études, il est revenu s'installer à Dakar, il y a donc 3 ans. Sa petite enfance se déroule principalement au Maroc. Il est allé de temps en temps en France en suivant les postes de son père, notamment près de Saint Étienne. Son père, qui travaille dans le BTP, a ensuite trouvé un poste à Dakar. En ce qui concerne sa maman, elle a fait des études dans la création de médicaments, puis a ensuite privilégié ses enfants par rapport à sa carrière. Elle a aussi une passion pour les livres et a été longtemps bibliothécaire pour les écoles françaises à Dakar. Une adolescence colorée à Dakar À son arrivée à Dakar, Kevin ne s'y sentait pas bien et ne voulait pas rester ici. Quitter ses amis alors qu'il avait 10 ans, ce n'était pas simple. Puis en l'espace de quelques mois, il s'est fait plein de nouveaux amis et Dakar est devenu son nouveau chez soi. Il a tout d'abord été dans une école primaire aux Maristes, en suivant le programme sénégalais puis français. Ensuite, il a fait ses études au lycée français Jean Mermoz, le principal établissement français de Dakar. Son lycée depuis la 6e jusqu'à la terminale. Dans ce lycée, il y avait des gens de toute la planète : des enfants d'expatriés, de militaires, des Libanais, des Ivoiriens, des Sénégalais... Un beau "melting pot" international de 2 000 élèves, mais francophone. Aujourd'hui, il y a beaucoup d'options à Dakar. Une école américaine, une école turque, etc. Grandir dans la diversité Son adolescence s'est passée comme n'importe quelle autre. Sauf qu'en bonus, il y faisait beau et chaud, il pouvait jouer dehors toute l'année, libre d'écrans virtuels. Le Sénégal est un pays vraiment accueillant. Le peuple sénégalais est gentil, on y grandit sans animosité et dans un dialogue interculturel (majorité est musulmane et minorité chrétienne). Dakar est une ville cosmopolite, où l'on est bien accepté par les gens. On est tous pareils, peu importe l'origine ethnique. Il existe une vraie tolérance et pas de jugement direct. Il avait des amis de toutes origines et couleurs de peau. Cette atmosphère l'a propulsé sur une bonne lancée pour devenir quelqu'un qui aime l'humain et les différences culturelles. Le Sénégal a toujours été présent et s'est affirmé en lui ces dernières années. Notamment quand il a dû partir loin, il s'est rendu compte d'où il vient et de ses repères culturels. Il ne s'est jamais posé la question de l'acceptation/intégration en étant au Sénégal. Il n'y a que quand il est parti faire ses études à l'étranger qu'il a découvert que son point d'ancrage était Dakar. La vibe et la culture dakaroise font partie intégrante de lui, auxquelles il se sent appartenir, plus qu'à la culture sénégalaise dans son ensemble. Des études en France et dans le monde Au début, Kevin ne voulait pas vraiment étudier en France, il aurait préféré aller au Canada, découvrir l'Amérique du Nord et aller plus loin que ce qu'il connaissait déjà, mais il s'y est pris un peu trop tard dans les inscriptions ! Puis, grâce à une amie de sa mère, il a découvert par hasard une école de commerce centrée sur l'international où il pouvait partir dans un nouveau pays chaque année. Et c'est en arrivant en France que Kevin connut son plus gros choc culturel. Il imaginait connaitre la France et sa culture, que c'était son pays. Mais pas tant que ça. Paris est très différent culturellement de ce qu'il connaissait du Sénégal. Il avait 18 ans et c'est la première fois qu'il quittait sa famille pour un long séjour, un peu le coeur lourd. Il a débarqué en France et savait qu'il fallait se débrouiller seul et s'adapter à la culture. Son premier réflexe était : de ne pas adhérer à la culture, de sentir les gens trop différents de lui et de s'enfermer dans une bulle qui lui empêchait d'aller vers l'autre. Il était persuadé d'avoir raison, que les autres étaient cons, n'étaient pas agréables, etc. "Je ne les aime pas, je m'en protège" dit-il. Après un an, il a réalisé que le fermé d'esprit, c'était lui. Il se rendit compte qu'il ne profitait pas de l'expérience et de la vie en tant que telle en réagissant comme ça. Cette leçon, il l'a comprise en partant en Finlande, durant sa deuxième année d'étude. Il voulait alors partir le plus loin possible de Paris. Il a choisi une petite ville en Finlande, à la frontière russe et y passa un semestre extraordinaire. Il a rencontré des gens de tous les pays du monde, s'éclatait dans une véritable osmose culturelle. Il y avait plein de français, espagnols, finlandais... et il se rendit compte que ce n'est pas cette ville qui avait une atmosphère particulière, il fallait juste qu'il sorte de sa coquille. En rentrant à Paris, il a changé d'attitude et ne voulait plus être centré sur lui même. Il a alors passé le restant de ses études à s'éclater et à rencontrer plein de gens. "Souvent quand ça ne va pas, ce n'est pas forcément à cause des autres, mais beaucoup à cause de soi." Il est resté 2 ans et demi à Paris, étalé sur 5 ans, entrecoupées d'études en Australie, Finlande, Pérou et un stage à Los Angeles. Toutes ces expériences ont fondé "l'essence même" de Kevin. Le voyage est devenu une passion, voire une addiction. Ses parents lui avaient transmis cette habitude de bouger, de découvrir des choses différentes, mais c'est quand il a pu faire ses propres choix que la passion a surgi. Il ne se voit pas arrêter de voyager et il travaille pour ça. L'appel de Dakar et du Sénégal À la fin de ses études, il avait l'opportunité de rester à Los Angeles pour y travailler après la fin de son stage ou il aurait pu rester en France. Mais il a eu ce sentiment et ce besoin de rentrer au Sénégal. Un cri du cœur, l'appel de la terre. Il n'a pas pu lutter. Cela fait 3 ans que Kevin est revenu au Sénégal. Il se voit à l'étranger et voyager, mais veut garder sa base au Sénégal. Entre Paris et Dakar, la vie est bien différente. Il y a du bien et du mal de chaque côté. Au niveau des richesses, Dakar n'est évidemment pas au niveau du rayonnement de Paris et les différences entre classes sociales y sont beaucoup plus visibles. Il y a aussi une différence de feeling/vibe : Paris est plus dynamique, cosmopolite, la vie y est pressée et accélérée; à Dakar on prend plus le temps de vivre, le temps est plus arrêté, les gens sont plus zen, même si certaines personnes travaillent énormément. Kevin a maintenant la double nationalité : française et sénégalaise. Il a autant d'amour pour les deux pays et ne renie ni l'un, ni l'autre. Il est plus attaché à la culture française, sans y avoir d'attaches sur le territoire. Il est fier d'être français et de faire partie du pays, mais il possède cette attache physique et géographique au Sénégal. Hassan II, ancien roi du Maroc disait "tu es du pays qui t'a vu grandir". Quoi qu'on dise,

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    TLF 080 : Doctorante expatriée, Charlotte vit au Québec depuis 5 ans

    Envie de continuer vos études à l'étranger ? Ou de vivre au Québec ? Dans cette interview, retrouvez Charlotte qui s'est installée dans la ville de Québec depuis 5 ans afin de réaliser un doctorat dans les sciences de l'éducation. Vous allez découvrir comment s'est déroulée son arrivée Canada, à quoi ressemble sa vie de doctorante et toutes les particularités de vivre au Québec. Écoutez tout de suite l'épisode (50 min) : Épisode #080 sur l'expatriation universitaire de Charlotte au Québec Les études sont un excellent moyen de vivre à l'étranger sur de longues périodes. J'ai moi-même fait un séjour Erasmus à Bratislava qui a transformé ma vie. Mais il est possible d'aller plus loin et de faire un doctorat à l'étranger pour y rester plusieurs années, c'est l'option choisie par notre invité du jour. Charlotte a fait toutes ses études en France, a travaillé un peu à l'étranger et s'est lancée un peu par hasard dans l'aventure du doctorat. C'est à Québec ville qu'elle s'est installée pour le réaliser, en plus de faire des petits boulots à côté afin de profiter de cette nouvelle vie nord-américaine. Dans cette interview, on discute de son départ de France, son installation compliquée au Québec, à quoi ressemble son quotidien, les différences ressenties entre les deux pays, les détails sur son doctorat, les questions de visas, ses jobs à côté doctorat, le cout de la vie et des conseils pour ceux que ce type d'études intéresse. Les liens de l'épisode : Le blog de Charlotte : Feeducatif.com/ Comment écouter cet épisode ? Cet épisode dure 50 minutes et vous pouvez l'écouter : Sur iTunes/Apple Podcasts Téléchargement direct (mp3) : clic droit, puis enregistrez sous Grâce aux applications mobile/tablette : Podcasts (iOS), Podcast Addict (Android) ou Deezer. Cherchez "Traverser La Frontière" Écoute en ligne, dans le lecteur ci-dessous : Doctorante expatriée au Québec : Le résumé écrit de l'interview Charlotte vit dans la ville de Québec, la capitale de la province du Québec au Canada, beaucoup plus petite que Montréal. Cela fait 5 ans et demi que Charlotte est à Québec, elle y fait un doctorat en science de l'éducation à l'université Laval. Avant le Québec Avant de partir au Québec, elle vivait près de Nantes et était enseignante de théâtre. Elle est aussi passée par le Guatemala ou l'Angleterre. Au Guatemala, elle a fait un stage durant ses études de théâtre pour quelques mois, dans les communautés mayas. Elle est partie plusieurs fois en Angleterre pour enseigner le théâtre et accompagner l'apprentissage de l'anglais en langue secondaire. Durant ces années, elle continuait ses études, tout d'abord dans le théâtre, puis elle a fait un DU histoire de vie, puis un master en sciences de l'éducation. Formation qui l'a amené à vouloir faire un doctorat, qu'elle réalise entièrement au Québec. Elle a postulé pour un diplôme préparatoire au doctorat au Québec et continuait son master à distance avec l'université de Nantes. Au début, elle avait un visa étudiant d'un an. Puis elle a obtenu un visa de 4 ans pour faire son doctorat. Avant de partir, elle n'avait aucune idée préconçue du Québec, outre le froid. Sa décision de partir est due à sa curiosité et au défi lancé par son conjoint. Avant de partir, elle n'avait pas vraiment d'idée où elle allait, allant même à confondre les villes où elle allait étudier. Elle est partie seule la première année, puis son conjoint l'a rejoint 10 mois après en PVT. Par la suite, il l'a rejoint sur son "visa", le permis d'études. L'arrivée au Québec Au début, elle est partie peu préparée. Sans vraiment mesurer les choses, comme le cout des études par exemple, elle n'avait pas les économies nécessaires pour couvrir les frais d'inscriptions. Il fallait trouver un travail et même si tout est en français, elle n'avait pas les codes pour interagir avec le marché du travail. Cette première année était assez difficile, financièrement ou socialement. Elle a réalisé qu'il fallait un peu de préparation avant de s'expatrier de celle manière. Par contre, ce fut une année riche en expérience. Elle a découvert l'université québécoise, vraiment différente de l'université française. D'abord, car elle est payante (3000/4500$) et cela change la dynamique et les ressources à disposition des étudiants. Cela change l'environnement physique aussi. L'étudiant a beaucoup plus de pouvoir décisionnel sur ce qu'il se passe, peut rencontrer ses enseignants, apporter des modifications aux cours, l'interaction enseignant/étudiant est différente, avec plus de tutoiement. Les contenus sont aussi beaucoup plus pragmatiques. Les Québécois amènent plus de pratique et cela reste moins abstrait qu'en France. Durant cette première année, Charlotte a découvert qu'elle était capable de s'adapter. Elle avait tout à recommencer du début, avec 23kg de bagages et toute seule, alors qu'elle menait une vie bien installée en France. Elle fut capable de faire ça, d'avoir des ressources qu'elle ne soupçonnait pas. Capable aussi de s'ouvrir à d'autres cultures, pas si évidentes à l'origine. La première année, elle se sentait bien au Québec. Elle a rencontré avec son directeur de thèse qui lui a donné envie de rester. La deuxième année, son conjoint est arrivé, elle avait une voiture et était plus mobile. Elle a pu découvrir le Québec, qui lui plait beaucoup, sauf entre octobre et mai ! La vie québécoise Elle aime le rythme de vie, plutôt cool, où tout est fluide. Elle trouve facile de vivre au Québec. Il y a des différences entre les deux vies, entre la France et le Canada, c'est fondamentalement différent. Même si on a pas l'impression à la base, car la langue commune et c'est assez similaire. Les différences fondamentales : c'est un coin d'Amérique qui parle français. Tout est organisé sur un mode nord-américain : relations différentes entres les gens, vision de la hiérarchie n'a rien à voir, les gens se tutoient. L'entrepreneuriat est plus valorisé et plus facile ici avec une politique de "essaie et tu verras bien". Outre le temps, parfois compliqué en hiver, elle ne se retrouve pas trop au niveau écologique, notamment au niveau du tri ou des déchets. La difficulté avec la circulation dans les villes est aussi pénible. Ici il y a beaucoup d'autoroutes et pas mal de choses ne sont pas accessibles à pied, ce qui induit une ambiance un peu stressante, différente en tout cas. En terme de cout de la vie, c'est assez similaire à la France. Sauf que les salaires sont un peu plus élevés et les couts aussi. Elle a quand même l'impression de s'en sortir un peu mieux qu'en France. Ils ont un joli appart, une voiture et un train de vie confortable. Les restaurants sont par contre plus chers. Le doctorat au Québec Le doctorat a une durée aléatoire. C'est la dernière étape d'un parcours universitaire qui mène au titre de docteur dans une discipline précise, après le master. Il y a un engagement de 4 ans au Québec. Le projet de recherche est validé en 3 examens : présentation de la théorie, la méthodologie, puis la soutenance de thèse à la fin. L'objectif est de produire des connaissances scientifiques sur un sujet donné, dans sa discipline, quelque chose qui n'aurait pas été exploré ailleurs. Cela peut mener au poste de professeur à l'université. Tout le monde peut faire un doctorat. Il faut s'entrainer à chercher, à penser, à écrire, comme dans n'importe quelle formation. Pour y accéder, c'est assez facile. Il faut trouver un directeur de recherche et proposer un projet de recherche qui soit innovant, intéressant, voire rentable pour une université. Un doctorant va communiquer sur ses recherches, écrire des articles, aller dans des colloques, ce qui équivaut à de la visibilité pour université, crédit de recherches accordé... Charlotte est rémunérée pour le doctorat, car elle travaille, mais ce n'est pas obligatoire. Un contrat de recherche et contrat d'enseignement sont souvent offert pour les doctorants. Elle est chargée de cours, enseigne pour les futurs enseignants du primaire au Québec. Elle fait 15 heures par semaine, assez bien rémunérées. Cela prend du temps, mais cela vaut le coup. Le doctorat est reconnu dans presque toutes les universités du monde et c'est très commun de retrouver des Français ou d'autres étrangers qui vivent dans un autre pays pour faire un doctorat. Elle prépare un PHD, mondialement reconnu. On peut ensuite enseigner dans tous les pays du monde. Les gens sont mobiles, on peut le préparer n'importe où. L'inconnu reste d'avoir un permis d'études, qui va dépendre de son pays d'origine et du pays de demande. Là où Charlotte travaille, il y a beaucoup d'étrangers. Elle travaille avec des mexicains, vietnamiens, gabonais, suisses, albanais... il y a un gros brassage culturel Le Canada accueille assez facilement les Français, mais pour le reste des pays, cela est très variable. Cela dépend des domaines de recherches, des universités, projets de recherches, des bourses offertes... Son sujet d'étude : l'identité d'apprenant et les préférences d'apprentissage. Elle va étudier chez des élèves qui commence le théâtre à l'école, la façon dont ils se définissent comme apprenant au théâtre et si cela leur fait mettre en place des mécanismes d'apprentissage particulier. Par exemple, si quelqu'un s'autodéfinit comme "quelqu'un de mauvais" dans une discipline, elle va mettre en place des stratégies qui sont moins bonnes au niveau de son apprentissage. Et qu'il suffit parfois de travailler sur la façon dont on se définit comme apprenant pour aider à l'apprentissage. Elle est encore assez loin de finir sa thèse pour le moment. Cela prendra encore plusieurs années. Le doctorat n'est pas forcément simple, car cela prend du temps et durant toutes ses années la vie avance et on peut avoir envie de faire de nouvelles activités à côté, de construire quelque chose,

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    TLF 079 : Voyager en van, de l’Alaska au Costa Rica en couple

    Envie de voyager en van ? Découvrir les Amériques différemment ? Dans cette interview, retrouvez Dana et Stéphane qui reviennent d'un voyage de 13 mois en van, depuis l'Alaska jusqu'au Costa Rica. Vous allez découvrir les dessous de l'achat d'un van, l'incroyable itinéraire de leur voyage, leurs coups de cœur et la transformation de leur façon de voir la vie en revenant en France. Écoutez tout de suite l'épisode (52 min) : Épisode #079 sur le voyage en van de Dana & Stéphane Nous avions déjà parlé de voyage en van dans l'épisode #023 avec Fred et sa famille faisant un tour du monde en camion et récemment dans l'épisode #075 avec Jessica qui a transformé un van en bibliothèque roulante en Indonésie. C'est un type de voyage qui m'intrigue et me fait rêver, alors nous repartons dans les grands espaces nord-américains et la chaleur latine pour cette nouvelle interview. Dana & Stéphane avaient une vie rangée sur Paris avec de bons travail, lorsque surgit envie de voyage itinérant durant des vacances au Guatemala. Un an après, ils sont au volant de leur van, Tikal, en train de traverser le Canada. Dans cette interview, on discute de l'achat du van, la préparation du voyage en France, des premières impressions au volant de leur van au Canada, l'itinéraire zigzagant des 13 mois de voyage, leur vie quotidienne à bord du van, les questions de sécurité au Mexique ou en Amérique centrale, leurs coups de cœur, leur budget total ou leurs réflexions sur la façon de mener leur vie après ce périple. Les liens de l'épisode : Lemondedetikal.com Intoawildworld.com Comment écouter cet épisode ? Cet épisode dure 52 minutes et vous pouvez l'écouter : Sur la plateforme iTunes Téléchargement direct (mp3) : clic droit, puis enregistrez sous Grâce aux applications mobile/tablette : Podcasts (iOS), Podcast Addict (Android). Cherchez "Traverser La Frontière" Écoute en ligne, dans le lecteur ci-dessous : De l'Alaska au Costa Rica en van : Le résumé écrit de l'interview Dana et Stéphane sont partis de France en Amérique du Nord et en Amérique centrale. Le voyage devait être à la base une traversée du continent américain en van durant 13 mois, de l'Alaska à Ushuaïa. Mais au bout de quelques mois, ils se sont rendu compte qu'il n'aurait pas assez de temps pour faire tout le trajet au rythme qui leur convenait et ont décidé de se laisser aller et ne plus compter le temps/les jours. Ils se sont alors arrêtés au Costa Rica avant de remonter vers le Mexique. Les préparatifs du voyage en France Dana a 32 ans et Stéphane 37, ils étaient tous les deux employés avant de partir. Dana était avocate et avait décidé que c'était le bon moment pour faire une pause dans sa carrière. Stéphane était administrateur système et est parti avec un congé sans solde de 15 mois. Comme ça, ils auraient au moins un CDI au retour de voyage. Depuis longtemps, ils aiment beaucoup voyager tous les deux et avaient l'idée de faire un tour du monde. Il y a 3 ans, ils ont rencontré des motos immatriculées en Allemagne lors d'un voyage au Guatemala. Ils se sont dit que cela pourrait être intéressant de venir avec son propre véhicule et voyager où ils voudraient. Le nom du camion "Tikal" vient d'ailleurs d'une cité maya située au Guatemala. Il s'est passé 1 an et demi entre l'idée née au Guatemala et le départ de France. L'achat du camion, s'est par contre réalisé en seulement eu 4 mois. Ils se sont rapidement rendu compte de leurs envies de faire ce voyage en van. C'est via des sites de petites annonces qu'ils ont trouvés leur van en Suisse. Il s'agit d'un Iveco daily 4x4, de 1998. Il était suffisamment vieux pour éviter l'électronique qui peut vite être compliquée à réparer sur la route. À l'achat, le van était un peu aménagé, mais il ne convenait pas vraiment à leurs attentes. Ils ont fini par tout démonter, tout retraiter, puis tout réinstaller à leurs gouts. Ils n'y connaissaient rien, donc ce n'était pas facile au débit. Il aura fallu 1 an, entre les weekends et les vacances pour aménager l'ensemble du van. Pour l'itinéraire, ils ont choisi les endroits qui les intéressaient le plus et ont essayé de lier tout ça sur une carte. Ils sont partis avec un brouillon qui a évidemment changé au cours du voyage. C'est l'intérêt de voyager en van, d'être libre de ses mouvements et pouvoir dormir n'importe où et modifier l'itinéraire en cours de route. Il y avait quelques doutes avant le départ. Notamment de dormir dans le van, qui semble moins sécurisant que de dormir dans une maison/appartement. Pour les appréhensions liées aux pays traversés à partir du Mexique, ils se sont rendu compte qu'il n'y avait pas beaucoup plus de problèmes qu'ailleurs et que cela se passait très bien. Le van a couté 7 000€ à l'achat et ils ont dépensé 7 000€ pour l'aménagement. Ils ont très bien équipé leur van, avec par exemple un frigo, des panneaux solaires, etc. Pour transporter le van entre la France et le Canada, ils sont passés par une société spécialisée "SeaBridge". Ils organisent tout de A à Z, du transport, la douane, les formalités... il suffit juste de déposer le camion, puis le récupérer à Halifax. Cela coutait 2 100€ pour le van. Le tarif dépend du volume. Les débuts canadiens en van Les premières semaines au Canada étaient géniales, avec un énorme sentiment de liberté. Il avaient un continent entier à découvrir, ils pouvaient s'arrêter où ils voulaient, en pleine nature, dans des coins sauvages, etc. lls ont aussi eu leur plus grosse panne du voyage dès la première semaine, un problème mécanique au niveau de la boite de transfert, qui s'est révélé moins grave que prévu. Ils ont ensuite pris grand soin du van afin d'être surs que le voyage se passe bien. Après cette panne, ils ont mis 20 jours pour traverser tout le Canada et rejoindre l'Alaska, s'arrêtant quelques jours dans les Rocheuses. Le trajet fut un peu long, avec des paysages assez monotones dans le centre du Canada, des routes droites et peu de relief, sans compter que le van avance à 80km à l'heure. Ils sont donc arrivés en Alaska, leur véritable "point de départ" du voyage, puis sont allés à Fairbanks au milieu de l'Alaska. Ils ont décidé de s'aventurer encore 400km plus haut pour aller jusqu'au cercle polaire. Les paysages étaient magnifiques et la nuit, ils ont eu la chance de voir des aurores boréales extraordinaires. Direction le sud   Ils auraient aimé rester en Alaska, mais ils avaient prévu un voyage d'une année et voulait respecter un minimum leur planning, au moins dans les grandes lignes. Ils sont alors descendus vers les États-Unis et y ont fait une grande boucle sur la moitié du territoire. Grands classiques de l'ouest : Yellowstone, parcs de l'Utah, Yosemite, vallée de mort, Arches, Bryce Canyon... Outre le Québec, assez européanisé, le reste du Canada est en fait très semblable aux États-Unis. Ils sont gentils des deux côtés et les prix restent similaires. Le Mexique de son côté n'avait plus rien à voir. Il faisait chaud dans le désert de la Basse-Californie et y ont voyagé avec deux autres familles durant quelques semaines. Le Mexique fut une incroyable découverte et un gros coup de coeur. Ils ont vu une énorme partie du pays, pour un total de 5 mois. Leurs coins préférés au Mexique : région Oaxaca, du Chiapas, les villes coloniales, Guanajuato, San Miguel Allende, la Basse-Californie. Ils sont ensuite entrés en Amérique centrale en passant par le Belize, puis le Guatemala où ils sont retournés à Tikal, la cité maya, afin d'y présenter leur van. Ce pays reste leur préféré en Amérique centrale notamment pour : sa culture, ses paysages, ses couleurs, ses odeurs, ses paysages très variés avec la jungle, les cités mayas, les lacs, volcans... Ils ont aussi adoré Antigua, notamment durant la semaine sainte, avec des défilés durant 1 mois. La vie quotidienne en van Ils n'ont eu aucun souci de sécurité au Mexique et en Amérique centrale. Ils ont par contre voyagé un peu différemment. Ils faisaient beaucoup moins de bivouacs sauvages qu'au Canada et aux USA et étaient plus prudents. Ils ont aussi évité les capitales où il y avait le plus de problèmes d'insécurité. Les journées de voyage étaient très variables. Ils prévoyaient leurs journées dès le matin : s'ils voulaient rouler, faire des visites, ne pas bouger. Ils roulaient généralement dans les coins assez creux, sans trop de choses à voir, puis pouvaient se poser 4/5 jours sans même démarrer le camion. Quand ils roulaient, ils avaient juste la contrainte de trouver un endroit où dormir avant que la nuit tombe. En ce qui concerne le budget, il était variable selon les pays et s'ils roulaient beaucoup ou non. Le Canada était beaucoup plus cher que le Nicaragua par exemple. Au final, le budget total avec transport, assurances, dépenses sur place... est de 30 000 € à deux. (sans l'achat du camion). Ils auraient surement pu faire moins, mais au moins ils ne se sont pas sentis frustrés. Ils ont été raisonnables, sans se priver. En termes de spécialité culinaire, le Mexique est le top, avec des différences en fonction des régions. Le Guatemala est bien aussi. Puis, en descendant, les spécialités disparaissent. Aux USA, ils ont aussi très bien mangé. Souvenirs marquants de ce voyage : Première fois qu'ils ont vu les aurores boréales dans le cercle arctique, véritablement magique, qui danse sous tes yeux et change de couleurs. Ils étaient tout seuls avec leur feu, loin de tout, haut dans la terre et au milieu de nulle part. Puis, il y a eu ce coyote dans le Yukon au Canada, qui a traversé la route devant eux et a approché le camion à 3 mètres. Il les a regardés droit dans les yeux, très curieux. Retour et futur suite à ce périple en van Ce voyage a changé énormément de choses pour Dana et Stéphane dans la façon de voir la vie. Même si en partant,

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    TLF 078 : Vivre au Mexique depuis 4 ans et travailler dans une ONG

    Le Mexique vous tente ? Vous avez envie d'y travailler ? Dans cette interview, retrouvez Marion qui a débarqué il y a plus de 4 ans au Mexique et y travaille actuellement dans une ONG. Vous allez découvrir pourquoi Marion a décidé de s'installer à Mexico, comment s'est passé son intégration, le travail qu'elle fait au quotidien et à quoi ressemble la vie au Mexique. Écoutez tout de suite l'épisode (54 min) : Épisode #078 sur l'expatriation de Marion au Mexique Le Mexique est un pays qui me fait rêver depuis longtemps. Nous l'avons abordé rapidement lors de l'interview de Kalagan sur le nomadisme numérique, mais voici enfin un épisode dédié à l'un des plus grands pays d'Amérique latine. Marion a travaillé comme assistante de français, puis dans une ONG spécialisée dans les droits humains. Après 4 ans d'expatriation au Mexique, elle connait plutôt bien le pays et nous raconte son expérience. Dans cette interview, on discute de son Erasmus en Espagne, de ses débuts en tant qu'assistante de français, de son envie de vivre au Mexique, comment s'est déroulée son intégration sur place, les détails son travail prenant dans une ONG, le côté administratif et des visas pour rester, et ses coups de coeur à ne pas rater lors d'une visite au Mexique. Les liens de l'épisode : CMDPDH.org : l'ONG de Marion CIEP.fr : pour devenir assistant de français Documentaire sur la situation des disparus au Mexique : lien officiel - lien non officiel Comment écouter cet épisode ? Cet épisode dure 54 minutes et vous pouvez l'écouter : Sur la plateforme iTunes Téléchargement direct (mp3) : clic droit, puis enregistrez sous Grâce aux applications mobile/tablette : Podcasts (iOS), Podcast Addict (Android). Cherchez "Traverser La Frontière" Écoute en ligne, dans le lecteur ci-dessous : Vivre au Mexique et travailler dans une ONG : Le résumé écrit de l'interview Marion vit actuellement à Mexico city, la capitale du Mexique. Cela fait 3 ans qu'elle travaille dans une ONG sur les droits humains, d'abord en tant que volontaire, puis avec un contrat à temps plein. Avant le Mexique Elle a souvent voyagé avec ses parents lorsqu'elle était jeune, mais le véritable déclic du voyage s'est réalisé lorsqu'elle a fait sa troisième année de droit en Erasmus à Malaga (lire l'expérience de mon Erasmus à Bratislava).  À la fin de cette année, elle n'avait pas vraiment envie de revenir en France et de continuer en Master. Elle a alors trouvé un programme d'assistant de langue avec le CIEP qui permet de partir un an dans une école à l'étranger. Elle s'est alors envolée à Moguer, une petite ville en Andalousie où elle travaillait dans une section bilingue d'un collège. En ayant fait cette année en Espagne, cela lui a donné le droit de postuler pour le Mexique. Elle a donc débarqué à Toluca, dans une université, travaillant sur toute la partie culturelle pendant 1 an. Pour obtenir le premier job, c'était assez simple. Il faut avoir une licence, faire une lettre de motivation et choisir un pays. Selon les pays, le nombre de places disponibles va varier. Il n'y a pas besoin d'expérience préalable pour y postuler. Avant sa première année d'assistante de Français, Marion savait qu'elle voulait aller au Mexique. Elle avait bien accroché avec la communauté mexicaine lors de ses études et ça lui a donné envie de partir là-bas. L'arrivée au Mexique   En arrivant au Mexique, elle avait déjà son poste qui l'attendait à Toluca. Il s'agit de la 5e ville du pays, située à 1H à l'ouest de Mexico. Ce n'est pas une ville très culturelle ou qui bouge beaucoup, c'est très tranquille. Grâce à sa position centrale, Marion a beaucoup voyagé, car tout était à 5/6H de bus de Toluca. Elle travaillait 12H par semaine et faisait des clubs de conversation, des ateliers culturels, des heures de tutorats ou faire des interventions spécifiques en classe. Marion a préféré sa première année en tant qu'assistante de français, qui était plus riche en apprentissages. En deuxième année, elle a senti un manque de dynamisme de la part des étudiants, ce qui pouvait être frustrant. Comme Toluca est assez petit, elle n'a découvert certains aspects de la vie mexicaine qu'en partant vivre à Mexico. Puis par rapport à ses envies, elle a beaucoup voyagé pour retrouver les paysages qu'elle attendait. Presque tous les weekends, elle partait voyager. Elle a découvert que les régions mexicaines étaient très différentes les unes des autres, qu'il s'agit de la nourriture, la musique, les costumes... À la fin de son année d'assistante, Marion retourna 4 mois en France avec l'intention de revenir au Mexique sans trop savoir ce qu'elle y ferait. Elle avait un petit copain, originaire de Mexico qu'elle voulait rejoindre. Son travail dans une ONG à Mexico En arrivant, Marion a cherché du travail, car elle n'a pas réussi à trouver un poste d'assistante de français et a passé pas mal d'entretiens, dans tous les domaines. Au final, elle avait le choix entre un travail dans un bar ou bien un volontariat dans une association des droits humains. Elle a choisi ce dernier où elle restera volontaire durant 6 mois. En français, l'association s'appelle "la commission mexicaine de défense et promotion des droits humains". Son but est d'informer et de récupérer des données pour expliquer ce qu'il passe depuis le début de la guerre contre la drogue. Cette association existe depuis 1989, mais ses buts ont évolué selon le contexte du pays. Depuis 2006, il y a une guerre contre les drogues et les militaires sont sortis dans les rues pour faire des taches de sécurité publique, logiquement réservées à la police. Depuis, on y observe une violation des droits humains au niveau de la population mexicaine. L'association va dénoncer ces cas, parfois représenter des victimes pendant les procès. Et dans le département de recherche, dans lequel travaille Marion, ils essayent de récupérer toutes les informations afin de tenter d'expliquer ce qu'il se passe vraiment. À ce jour, on compte plus de 100 000 personnes qui ont été exécutées et plus de 30 000 disparus. Elle a fait ses 6 premiers mois dans l'association en tant que volontaire et en parallèle, elle travaillait un peu, en donnant des cours de français, en vendant des fromages, etc. Un poste lui a été proposé ensuite pour développer cette base de données de recherche. Elle a ainsi obtenu un visa de travail et est entré en situation régulière, alors qu'avant elle travaillait avec un visa de touriste. La vie au Mexique Mexico est une ville polluée, très bruyante, avec beaucoup de monde. Mais il est possible de trouver des endroits différents, voire très contrastant et de se sentir comme à la campagne. Marion s'y plait maintenant, même si elle l'a appris à aimer au fil du temps. Il y a une vie culturelle très dynamique, avec toujours quelque chose à faire. Elle aime l'informalité et le contact avec les gens et pense que tout le monde peut y trouver son compte selon sa personnalité. Marion ressent quand même un certain manque de nature. En ce qui concerne la sécurité au Mexique, en tant que touriste, le seul truc qu'il faut faire attention, c'est son sac et ne pas se le faire voler. Il y a aussi des quartiers à éviter. Il faut être conscient des risques et de son environnement. Mais tout ce qui touche la drogue, les règlements de comptes, etc. Il n'y a logiquement aucun risque pour un touriste. Ce qu'elle apprécie au Mexique par-dessus tout, c'est le contact avec les gens. Elle les trouve très ouverts, accueillants. Puis adore les paysages ! La manière d'être est informelle, les plans ne se passent pas toujours comme prévu et cela permet de relativiser sur beaucoup de choses. La façon de voir la vie différente, plus à la cool. TOP 3 des coups de cœur de Marion au Mexique 1 : État de San Luis Potosi, ville coloniale sympa. Vers le nord, il y a un désert. Vers l'est, la jungle tropicale. Trois environnements différents. 2 : Lagun de Bacalar. Lagune des 7 bleus qui se reflètent. Ce n'est pas trop touristique et très calme. 3 : Iles Marieta, sur la cote pacifique, dans l'état de Nayarit. Il faut passer sous l'eau pour accéder à une plage cachée. Réflexions sur cette expatriation Voici quelques enseignements tirés de cette expatriation au Mexique : Apprendre à relativiser et de questionner le mode de fonctionnement qu'on lui a donné depuis sa naissance. Beaucoup de questions sur manière de vivre. Marion revalorise l'artisanat et le savoir-faire. Elle remet en question notre mode de consommation et penche vers minimaliste, zéro déchet et l'écologie. Toutes ces réflexions lui ont appris à se questionner sur elle-même : ce qu'elle veut, ce qui lui plait, comment elle se sent avec son corps. Elle fait des recherches sur la médecine traditionnelle comme le temazcal et cherche une certaine spiritualité. Avant, elle était plutôt sceptique et ne croyait en rien, maintenant Marion est plus ouverte, croit en l'énergie, la médecine de la mer nature et reste à l'écoute de ce qu'il se passe autour d'elle et de l'environnement. Durant ce changement de vie mexicain, Marion a eu parfois des doutes. Après son année à Toluca, où tout était plutôt bien rodé et encadré, le départ seule pour Mexico était plus problématique avec des questions qui revenaient : pourquoi je vais là-bas ? Est-ce que cela vaut le coup ? Comment ça va se passer avec mon copain. Il y a aussi eu des doutes sur le travail, ses envies et ses priorités avec beaucoup de remises en question Un des éléments qui a changé Marion est celui de tenter les choses, plutôt que de rester avec le doute. Ne pas avoir le regret de ne pas l'avoir fait. Puis au fil du temps, tu apprends à te connaitre et cela devient un peu plus facile. Avec le récent tremblement de terre, ce fut comme un déclic pour remettre les choses en perspective. Ne pas forcément rester dans un bureau tous les jours,

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    TLF 077 : Voyager pour grandir et s’enrichir : une bonne idée ?

    Le voyage peut-il être un outil de développement personnel ? Ou simplement une forme de plaisir ? Pour ce podcast #077 enregistré depuis Dakar au Sénégal, j'explore l'intérêt du voyage dans un contexte d'enrichissement personnel, d'apprentissage et du développement de soi. Vous allez découvrir comment le voyage m'a aidé à grandir à travers les années, comment vous pouvez faire pareil selon vos envies et votre rythme, ainsi que les manières de provoquer du changement pour vous épanouir. Écoutez tout de suite l'épisode (48 min) : À propos de l'épisode #077 sur l'enrichissement grâce au voyage Il s'agit du résumé de l’épisode, sachez que j’en dis beaucoup plus dans le podcast ;) Je viens d'atterrir au Sénégal, ma grande première en Afrique subsaharienne, et cette arrivée m'a donné envie de faire un podcast un peu différent pour ce début d'année 2018. J'avais envie de parler des apports du voyage et de la vie à l'étranger dans un contexte de développement personnel. Résumé de mon parcours J'ai commencé à voyager en 2009 (il y a 9 ans) en faisant un séjour Erasmus en Slovaquie, puis je me suis installé au Canada pendant 6 mois. Depuis, j'ai vécu en Espagne, Colombie, Roumanie ou encore au Vietnam et j'ai voyagé dans une quarantaine de pays Je suis dorénavant en voyage à durée indéterminée, concept expliqué dans mon deuxième livre. Plus d'infos sur mon parcours dans le podcast #059. Je viens donc d'arriver à Dakar et l'une de mes motivations principales est la découverte de l'Afrique et mon enrichissement personnel. On apprend dans la difficulté et la nouveauté Je pense avoir beaucoup appris durant toutes ces années de voyages et un schéma d'apprentissage se répète souvent : c'est dans la difficulté et la nouveauté que l'on apprend le plus. Pas dans l'aisance ou les habitudes. Si on parle toujours aux mêmes personnes, si on fait toujours les mêmes activités, si on regarde toujours la même série télé, si on fait toujours le même travail, si on part en vacances au même endroit chaque année... il est plus difficile de sortir de sa bulle et compliqué de voir ce qu'il se trouve en dehors de celle-ci. Le voyage permet de chambouler la routine et les habitudes. Il permet de vivre quelque chose de constamment nouveau et parfois difficile. Le voyage nous grandit pour beaucoup de raisons, notamment à travers : Les rencontres et les différents types de personnalités Les cultures inconnues : langues, religion, coutumes, façon de vivre... Les nouvelles situations que l'on ne rencontrerait pas chez soi L'apprentissage, d'une nouvelle langue, d'un sport... Une meilleure compréhension du monde et une ouverture d'esprit Des nouveaux modes de vie L'inspiration engendrée par toutes ces nouveautés et que l'on peut garder pour soi ensuite Je ne dis évidemment pas qu'il faut voyager tout le temps. Cela peut être fatigant, sans compter sur la question du budget et du temps disponible. Mais je pense qu'une dose de voyage est essentielle pour se développer en tant qu'être humain. Il existe cependant beaucoup de moyens de s'enrichir sans voyager, à travers la lecture, les rencontres chez soi, essayer de nouvelles choses... mais le voyage reste un incroyable vecteur d'apprentissage et de découverte. Des exemples d'apprentissage lors de mes voyages Cela seulement 10 jours que je suis au Sénégal et j'en prends déjà plein la tête et je suis franchement déstabilisé par ce nouvel environnement. Que ce soit par l'attitude des gens, tellement sympathique que tu te demandes si c'est réel. La saleté omniprésente avec une gestion des déchets catastrophique. Un cout de la vie qui est plus élevé que je pensais, avec des infrastructures plutôt médiocres. Des choses assez choquantes comme ces enfants talibés, qui mendient dans les rues dakaroises. Ou des choses plus futiles comme la physionomie des cheveux des filles africaines qui les pousse à porter des perruques. Je suis en pleine phase de découverte, d'adaptation et c'est toujours un moment très riche. En revenant en arrière, je repense à la fois où j'ai acheté une moto au Vietnam alors que mes compétences en conduite de deux roues étaient plus que limitées ; je me suis éclaté en parcourant le pays. Ou quand je suis parti au Canada tout seul et que je me suis débrouillé pour trouver un appartement, un travail et des amis. Ou lors de mon voyage aux Philippines, seul avec mon sac à dos, à explorer ile après ile en ressentant cette énorme sensation de liberté. J'ai découvert que nous possédons d'énormes ressources au fond de nous. Que nous sommes capables de tout faire et cela t'ouvre de gigantesques perspectives au niveau mental. Le voyage décuple la vitesse d'apprentissage, te met en mouvement, induit le changement et stoppe l'inertie dans laquelle on se trouve parfois dans son train-train quotidien. Confronter votre point de vue à la réalité des autres Le voyage permet aussi de développer un sens critique et de voir la réalité telle qu'elle est et pas forcément comme on nous la présente (parfois déformée). Nous avons tous des idées préconçues et des opinions sur à peu près tous les sujets, à travers ce que nous lisons, regardons et entendons. Par exemple, les Roms ont mauvaise réputation en France et beaucoup pensent que la Roumanie est un pays dangereux à cause de ça. Sauf qu'en réalité (comme j'en parle dans le podcast #050), les Roms ne sont pas des Roumains et vice-versa. Comme partout, les Roms sont une minorité en Roumanie et les Roumains sont en fait des habitants très chaleureux ! Nous avons aussi des idées préconçues sur des faits historiques. Je discutais avec un algérien au Maroc à propos de la guerre d'Algérie, la colonisation... Et on remarquait que les livres d'histoire en France et en Algérie racontaient une histoire différente. Qui a donc raison ? L'histoire est façonnée d'une certaine manière et il est primordial d'aller plus loin pour comprendre vraiment la réalité. Surtout qu'aujourd'hui, à l'heure des réseaux sociaux, chacun d'entre nous vit dans une petite bulle avec tout ce que l'on aime et ce qu'on veut voir. Du coup, des parties entières de sujets, d'opinions et actualités nous échappent. Ce qui peut entrainer une incompréhension entre les gens et des tensions. Il reste essentiel de parler à tout le monde, de débattre sur les idées, de regarder des choses inconnues ou contraires à nos idées. Le voyage a notamment assoupli mes opinions concernant certaines drogues, certains régimes alimentaires ou la réalité des habitants de beaucoup de pays. Il est important de voir ce qu'il se passe en dehors de sa bulle, être ouvert et apte à changer de vision afin de grandir et d'apprendre davantage. 2018 pour continuer à grandir Je l'ai évoqué dans le bilan de la troisième année du blog, je compte toujours essayer de nouvelles choses et ne pas me reposer sur mes lauriers pour 2018. Côté voyage, je découvre enfin le continent africain, que j'ai esquivé jusque-là. J'aimerais aussi faire un voyage itinérant à pied ou à vélo, type de voyage qui m'est totalement inconnu, qui semble très enrichissant quand on écoute Caroline (tour du monde à pied) ou Gautier (tour du monde à vélo). Sinon, je suis en train d'écrire mon quatrième livre qui sera un roman autobiographique sur les 10 dernières années de ma vie. Énorme challenge au niveau écriture, mais aussi de la peur de me livrer au public. Lorsqu'on ressent de la peur, cela signifie qu'il y a des enjeux derrière. Face à elle, deux options sont possibles : l'affronter ou l'éviter. Les deux sont valables, mais j'ai remarqué que l'affrontement était bien souvent la méthode qui procurait ce sentiment d'accomplissement, de celui de franchir une étape et de grandir. N'hésitez plus à partir, allez explorer des pays inconnus, affrontez vos peurs à votre rythme et vous vous verrez les effets bénéfiques que tout cela procure au fil du temps. Les liens de l'épisode : Livre : Voyage à Durée Indéterminée Livre : Oser Voyager en Solo Comment écouter cet épisode ? Cet épisode dure 48 minutes et vous pouvez l'écouter : Sur la plateforme iTunes Téléchargement direct (mp3) : clic droit, puis enregistrez sous Grâce aux applications mobile/tablette : Podcasts (iOS), Podcast Addict (Android). Cherchez "Traverser La Frontière" Écoute en ligne, dans le lecteur ci-dessous : Merci d'avoir écouté l'épisode #077 du podcast ! Merci d'avoir pris le temps d'écouter cet épisode du podcast de Traverser La Frontière. Si vous avez des suggestions ou des remarques sur l'épisode, laissez un commentaire un peu plus bas, je les lirais avec attention. Abonnez-vous directement au podcast sur iTunes pour recevoir les nouveaux épisodes. Si vous avez aimé l'épisode, je vous invite à le partager sur les réseaux sociaux grâce aux boutons à la fin de l'article. Merci d'avance ! - Michael

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    TLF 076 : S’installer à Tahiti pour quelques années

    Envie de vivre en Polynésie ? De profiter de ce bout de France en plein Pacifique ? Dans cette interview, retrouvez Sylvain qui habite sur l'ile de Tahiti depuis plus de 2 ans. Vous allez découvrir pourquoi il a décidé de vivre là-bas, à quoi ressemble la vie en Polynésie et plein de conseils pour votre installation ou voyage à l'autre bout du monde. Écoutez tout de suite l'épisode (47 min) : Épisode #076 sur "l'expatriation" à Tahiti, en Polynésie française Qui n'a jamais rêvé d'aller s'installer en Polynésie ? Sur une ile perdue dans l'océan Pacifique, où l'eau turquoise éblouie et les palmiers grimpent haut dans le ciel. Moi, oui ! Et c'est comme ça que j'ai trouvé Sylvain, lorsque je cherchais la meilleure saison pour me rendre en Polynésie. Sylvain est un ingénieur qui a la bougeotte. Après la Nouvelle-Calédonie et Mayotte, il vit depuis 2 ans à Tahiti, l'ile centrale de l'archipel polynésien et avec sa famille, il se plait plutôt bien dans ce petit paradis. Dans cette interview, on discute de ses débuts en Nouvelle-Calédonie, son expérience de 4 ans à Mayotte en (Afrique), ses différents voyages, les raisons de son départ en Polynésie, à quoi ressemble la vie sur place, le budget pour vivre à Tahiti, les secteurs qui recrutent ou de précieux conseils si pour voyager dans l'archipel. Les liens de l'épisode : Lesdeuxpiedsdehors.com Oser Voyager en Solo (mon nouveau livre) Comment écouter cet épisode ? Cet épisode dure 47 minutes et vous pouvez l'écouter : Sur la plateforme iTunes Téléchargement direct (mp3) : clic droit, puis enregistrez sous Grâce aux applications mobile/tablette : Podcasts (iOS), Podcast Addict (Android). Cherchez "Traverser La Frontière" Écoute en ligne, dans le lecteur ci-dessous : Vivre et travailler à Tahiti : Le résumé écrit de l'interview Sylvain vit sur l'ile de Tahiti à Papeete. Il travaille en tant qu'ingénieur en risques naturels, au sein du service de l'urbanisme. Il s'occupe des plans de prévention de risques, qui gère les zones où on peut construire vis-à-vis des risques naturels : inondation, chute de blocs, tsunami, cyclone... Il fait une dizaine de missions par an sur d'autres iles de Polynésie, ce qui le fait voyager. Il est déjà allé dans les 5 archipels de la Polynésie. On l'envoie en mission à Bora-Bora, aux Marquises... Il est arrivé en septembre 2015 et cela fait un peu plus de deux ans que Sylvain vit à Tahiti. Son contrat dure 4 ans. L'appel de l'Outre Mer Il a étudié à Montpellier, puis Paris et a fini par un stage de 6 mois à Nouméa en Nouvelle-Calédonie. Il a ensuite cherché du boulot, sans trop de résultats, et a passé un an à voyager en 2010, en Norvège ou au Népal. En 2011, il a eu l'opportunité d'aller sur l'ile de Mayotte pour le travail, dans l'océan Indien. Il est donc parti vivre 2 ans à Mayotte avec sa copine puis a décidé de quitter son travail pour voyager 1 an en Asie du Sud-Est. Puis retour à la "réalité", il retourne à Mayotte pour travailler avec une entreprise différente où il restera deux années supplémentaires. L'opportunité d'un poste en Polynésie s'est présentée, il a postulé puis a débarqué en Polynésie en septembre 2015. À Mayotte, il faisait aussi des plans de prévention des risques, mais pour une entreprise privée. Cette expérience de 4 ans à Mayotte est très positive. Culturellement, c'est très enrichissant, car c'est en Afrique, les gens appellent d'ailleurs cette ile un petit Madagascar. Pas mal de personnes ne parlent pas français, la religion dominante est l'islam, c'est très différent de la France. Il y a une grande richesse sous-marine. C'est une ile bien située pour voyager dans l'océan Indien. Le seul problème est celui de l'insécurité, notamment de vols ou d'agressions. Par rapport à Mayotte, il voit Tahiti comme une ile de bisounours, avec très peu de problèmes. L'arrivée en Polynésie Il est parti car il a eu l'opportunité de travail à Tahiti et avait envie de changement. À ce moment, sa femme était enceinte de 6 mois, c'était un peu compliqué, mais au final, ils sont allés rapidement à Tahiti et elle a accouché à Papeete. Au début, pas trop de surprises, car il est habitué à la vie sur les iles. Tahiti est développée et il n'y a pas vraiment de choc culturel, comme il a pu avoir à Mayotte. Il se sentait tout de suite bien sur Tahiti et bien accepté. Il y a 250 000 habitants en Polynésie et 3/4 d'entre eux sont sur Tahiti. Ensuite vient Moorea avec 16 000 habitants. Il faut savoir que généralement, tous les départements d'outre-mer sont plus chers. Officiellement, la Polynésie est environ 40% plus chère qu'en France métropolitaine. C'est en tout cas plus cher qu'à Mayotte et c'est encore plus vrai pour la nourriture, internet, l'électricité ou le téléphone. Avant de venir, il faut bien regarder le salaire proposé par rapport au cout de la vie. Un studio coute environ 700/800€. Pour vivre bien, il faut environ 2000€, pour éviter de compter à la fin du mois et faire des choses sympas. Après, c'est relatif selon les gens et du style de vie que tu souhaites mener. En terme de travail pour les Français de métropole, il existe des opportunités de travail : Fonction publique : administratif, professeurs, gendarmerie. Détachement de 2 ou 4 ans. Médical : infirmière, sage-femme, médecins... Tourisme : gestion du personnel, réceptionniste... Restauration : chef, cuisinier... Après des jobs spécialisés, ça peut marcher, comme réparer les climatisations par exemple. À savoir qu'il est plus facile de trouver quand on est sur place et que la priorité de l'emploi est donnée aux locaux. Vivre en Polynésie Pour le climat, il y a une saison des pluies de novembre à avril, avec potentiellement des cyclones. D'avril à novembre, c'est un peu plus frais, sans pluie, ça peut descendre jusqu'à 20°. En ce qui concerne la vie quotidienne, elle est assez classique. Il amène son enfant à la crèche à 6H30, il commence à travailler à 7H et finit vers 15H30, puis suit un peu le traintrain. Outre les weekends, où il peut aller à la plage, se balader à Tahiti, aller à Moorea. Une vie plutôt classique, mais au soleil. La Polynésie c'est quand même super chouette. Il y a beaucoup d'iles à visiter, des fonds marins magnifiques. Avec un peu d'argent, on peut faire des choses sympas. La culture est aussi intéressante, avec d'anciens sites. Enfin, les Polynésiens sont adorables. Même si cela coute cher, la Polynésie, c'est top. Et puis, vivre au soleil, c'est quand même agréable. Même si le niveau de vie est plus élevé, en tant qu'expatrié les salaires sont aussi plus importants. Par exemple, les salaires de la fonction publique sont doublés par rapport à la métropole. Il n'y a pas d'animosité entre les "expatriés" et les Polynésiens. Les relations se passent bien, sans trop de clivages. À Mayotte, c'était plus compliqué, il existait carrément des quartiers d'expatriés, barricadés. En Polynésie, c'est bien mélangé. Même s'il n'y a pas vraiment de côtés négatifs, Sylvain note qu'il est compliqué de se faire un cercle d'amis. Plus difficilement qu'en Nouvelle-Calédonie ou à Mayotte par exemple. C'est dur de créer de véritables amitiés et il a plus de mal à accrocher avec les expats. Dans tous les cas, Sylvain ne se voit pas revenir en France pour le moment. Voyager en Polynésie 90% des touristes en Polynésie, c'est des croisières, des paquebots de luxes... et il y a quelques voyageurs en sac à dos ou tourdumondistes. Ses coups de cœur : Marquises, archipel des Gambier, archipel de la Société, Moorea, Maupiti (plutôt que Bora Bora) Ses astuces : il existe des campings sur une quinzaine d'iles (15€), il y a aussi airbnb moins cher que les hôtels. ll est possible de voyager pour pas trop cher en Polynésie. Par contre, il faut éviter les restaurants et les hôtels. Sylvain a un blog : lesdeuxpiedsdehors.com Il y parle de la Polynésie et de ses différents voyages. Enfin, Sylvain vous conseille de mettre les pieds en Polynésie si vous en avez l'occasion. C'est un beau coin de paradis et une superbe découverte. Merci d'avoir écouté l'épisode #076 du podcast ! Merci d'avoir pris le temps d'écouter cet épisode du podcast de Traverser La Frontière. Si vous avez des suggestions ou des remarques sur l'épisode, laissez un commentaire un peu plus bas, je les lirais avec attention. Abonnez-vous directement au podcast sur iTunes pour recevoir les nouveaux épisodes. 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    TLF 072 : Faire un voyage engagé au Kenya avec TWAM

    Envie de faire un voyage avec TWAM ? De vous engager à l'étranger ? Dans cette interview, retrouvez Maxime qui revient d'un voyage de 3 mois au Kenya et Tanzanie où il a fait des interventions auprès des enfants grâce à TWAM (Travel With A Mission). Vous allez découvrir ce qu'est le TWAM, tous les détails de son voyage et comment vous pouvez vous engager pour votre prochain voyage. Écoutez tout de suite l'épisode (47 min) : Épisode #072 sur le voyage engagé au Kenya & Tanzanie de Maxime Suite à plusieurs demandes, je vous propose enfin un podcast lié à TWAM (Travel With A Mission), l'association créée par Ludovic Hubler, l'auteur du livre Le monde en stop : cinq années à l'école de la vie. Après avoir fait un service civique au sein de TWAM, Maxime a décidé de faire un voyage engagé au Kenya et en Tanzanie. Il nous explique comment cela s'est déroulé et les apports d'un tel voyage. Dans cette interview, on discute du parcours de Maxime jusqu'à son service civique, les raisons de son départ en Afrique, comment se sont organisés les interventions au Kenya et les retours, ses expériences marquantes ou ses conseils pour les personnes voulant s'engager en voyage. Les liens de l'épisode : Page Facebook de Maxime Site de TWAM Comment écouter cet épisode ? Cet épisode dure 47 minutes et vous pouvez l'écouter : Sur la plateforme iTunes Téléchargement direct (mp3) : clic droit, puis enregistrez sous Grâce aux applications mobile/tablette : Podcasts (iOS), Podcast Addict (Android). Cherchez "Traverser La Frontière" Écoute en ligne, dans le lecteur ci-dessous : Voyager avec TWAM au Kenya: Le résumé écrit de l'interview Maxime a 27 ans, il est originaire de Dunkerque et se trouve actuellement en Bourgogne. Il a un parcours assez classique au niveau scolaire, avec un BAC puis 5 années de fac pour obtenir un master dans le tourisme. À la suite de ses études, il est parti 2 mois en Asie (Thaïlande et Indonésie) en sac à dos. Suite à ce voyage, il n'avait qu'une envie : repartir et ne pas entrer dans la vie active. Il a donc travaillé un peu en France pour ensuite partir en Amérique du Sud pendant 3 mois. Il enchaine avec divers jobs, principalement dans l'animation, réalise un service civique chez TWAM, est parti en Afrique puis est revenu en France pour travailler. Dans l'animation en France, puis Croatie avant d'être réceptionniste dans un centre de vacances. En Asie, il était accompagné d'une copine, quant à l'Amérique du Sud, c'était en solo. Il a atterri à Lima, a passé beaucoup de temps en Bolivie, puis est allé dans le nord du Chili, le désert d'Atacama, le nord de l'Argentine, les chutes d’Iguaçu pour finir son voyage à Rio de Janeiro au Brésil. Voyager seul est vraiment différent. On a le temps de se poser de bonnes questions, on est obligé d'aller vers les autres et finalement on n'est pas si souvent seul que ça. Ce qu'il retient de l'Amérique du Sud sont les paysages, l'immensité et la liberté, une sorte de version XXL par rapport à l'Europe. Un service civique chez TWAM En revenant de ce voyage, il a travaillé dans l'animation, mais il cherchait plus de stabilité. Il a trouvé par hasard une offre de service civique sur Facebook pour l'association TWAM. Il connaissait déjà Ludovic Hubler (le fondateur), car il avait lu son livre auparavant (Le monde en stop) et le suivait sur Facebook. Il a directement postulé et a obtenu un entretien 5 jours après à Nice. Il a trouvé Ludovic étant la même personne qu'il s'imaginait dans le livre, sympa et ouvert. Il l'a même invité à dormir chez lui. Le service civique concerne les personnes âgées entre 18 et 25 ans et le but est de faire une mission d'intérêt général dans une collectivité, association... rémunérée par l'État. TWAM (Travel With A Mission) a plusieurs piliers : 1- Plateforme/Site internet : rencontre entre voyageurs qui veulent donner du sens et des personnes qui peuvent leur offrir un public : ONG, écoles, hôpitaux... Il s'agit d'une mise en relation gratuite. Par exemple : tour du monde en enseignant les premiers secours, faire du cirque ... 2- Volontariat : être encadré pour faire des missions. 3- Voyage solidaire : mieux comprendre pour mieux agir. Par exemple : TWAM trip en Israël/Palestine à la rencontre des personnes sur le terrain ou bien à la rencontre de peuples indigènes au Panama. 4- Service aux entreprises : team building solidaire. Pour souder les employés et faire une mission utile. Le service civique de Maxime a duré 7 mois. Il s'occupait de l'organisation de team building solidaire la majeure partie du temps. Puis d'une partie en communication : salon tourisme, salon voyageurs, promouvoir TWAM et aider à organiser des évènements. Le départ pour l'Afrique Ludovic a influencé le voyage de Maxime, car à la base il voulait partir à Londres pour apprendre l'anglais. Il lui a conseillé de partir en Afrique et faire du twaming, notamment car il avait de bons contacts au Kenya. Intéressé par le pays, les grands espaces, les animaux et la course à pied, il y est donc parti avec sa collègue de service civique, Hélène. Avant de partir il avait des envies : faire du TWAMING, grimper le Kilimandjaro, voir l'océan indien, le lac victoria... Il regardait déjà les TWAM host pour leur annoncer qu'ils seraient en Afrique afin d'avoir des points de chute dans le pays. Il a atterri à Nairobi, est parti sur la côte pour les belles plages et l'océan indien. Il a fait le Kilimandjaro, est revenu à Nairobi avant d'explorer l'ouest du Kenya avec le lac Victoria. Il est enfin retourné en Tanzanie et a fini le voyage sur l'ile de Zanzibar. Il a réalisé une quinzaine d'interventions dans des écoles. Certaines via TWAM, certaines de façon spontanée en disant en arrivant : "cela vous intéresse qu'on parle de notre culture avec les enfants?". Les présentations se faisaient dans des classes allant de 20 à 300 enfants. Quant à la présentation, elle concernait la culture française comparée à la culture kenyane. Que ce soit le drapeau, la signification des couleurs, le nombre d'habitants, les paysages, photos, la monnaie. Ils enseignaient quelques mots de français et montraient des photos de leurs nos familles. Ils finissaient par des petits jeux et des danses. Les enfants étaient vraiment tops : réceptifs, intéressés, posaient des questions et avaient l'envie d'apprendre. Maxime et Hélène se sentaient utiles, qu'ils ont pu leur ouvrir l'esprit sur l'extérieur, car très souvent, ils ne savaient rien de la France avant. Ce fut une expérience très riche, que ce soit sur la découverte de leur système scolaire, la vision de la France à l'étrange, les sourires des enfants. Le voyage au Kenya Sur place, c'est "hakuna matata" qui règne en maitre. Expression qui ressort tout le temps qui signifie : pas de problèmes, pas de soucis, ça va aller. C'est un véritable style de vie ! Pour se déplacer, il utilisait soit les transports publics ("matatu", un minibus), soit il faisait du stop. Pour ce dernier, ce fut une expérience enrichissante, sans trop d'attente et beaucoup de belles rencontres. Il s'est notamment fait inviter à manger ou à dormir. Parfois, les locaux demandaient "combien vous payez ?" et ne comprenaient pas vraiment le principe du stop, ils leur disaient parfois "vous n'y arriverez jamais, c'est trop dangereux." Au Kenya, on mange de l'ugali, un mélange de poudre et d'eau, assez fade et pauvre en nutriments, avec l'aspect de purée, mais qui donne l'impression d'avoir le ventre rempli. À force d'en manger, on s'y habitue ! Il est souvent mélangé avec des épinards. Il y a de très bons fruits, avocats, pastèque, banane, coco. De ce voyage de 3 mois, Maxime en ressort grandi et a appris beaucoup de choses. Il a été marqué par la pauvreté extrême, notamment lorsqu'il est allé dans la plus grande décharge de Dandora (banlieue de Nairobi). Les gens qui vivent à même le sol trient les déchets pour récupérer du plastique avec beaucoup d'enfants. Il s'est rendu compte que nous avions beaucoup de chances d'être français (Voir aussi l'article J'ai gagné au loto). Il en ressort aussi un souvenir génial, car étant amoureux de paysages, il fut servi ! Entre la savane où l'on se croit dans un documentaire, la terre rouge, les animaux qui passent au bord de la route, la montagne avec le Kilimandjaro ou les plages paradisiaques. Tout n'était pas rose. Notamment le fait d'être vu comme une banque sur pattes, les locaux réclamant tout le temps de l'argent. Les gens ne comprenaient aussi pas forcément la démarche d’engagement de son voyage basée sur l'échange, mais préférait recevoir de l’argent, cela devenait fatiguant. Maxime conseille de lire L'aide fatale pour mieux comprendre la situation, notamment que les occidentaux ont une responsabilité dans cette situation. À verser des milliards, sans que cela aide de la meilleure manière, car ils sont habitués à recevoir et être aidé. Pour voyager au Kenya, il conseille de se conditionner avant le départ. Ce n'est pas reposant de voyager dans ce type de pays, à moins d'avoir un gros budget. Voyager à la roots et vivre avec les locaux se révèle fatigant, mais parfois nécessaire pour vivre une riche expérience. Il y a beaucoup de choses à apprendre au niveau culturel, plein de tribus, on est vraiment dépaysé et cela vaut vraiment le coup ! Faire un voyage engagé avec TWAM En ce qui concerne le TWAM, on n’a pas besoin de don ou de compétence particulière pour en faire. Juste parler de la culture française c'est déjà bien par exemple. C'est en tout cas un bon moyen de découvrir la culture locale, de se faire inviter à manger, parfois d'avoir un toit et d'être au plus proche des locaux. En plus, c'est très facile, la plateforme est gratuite et entre en contact avec les host rapidement. Il faut juste sauter le pas, il n'y a pas vraiment de barrières.

  16. 85

    TLF 071 : À 16 ans, Nina parcourt déjà le monde

    Est-ce qu'on peut voyager lorsqu'on est adolescent ? Pensez-vous êtes "trop jeune" pour voyager ? Dans cette interview, retrouvez Nina âgée de 16 ans qui a déjà mis les pieds sur 4 continents au cours de ces 4 dernières années. Elle nous prouve qu'adolescence peut aussi rimer avec voyage. Vous allez découvrir quels types de voyage a fait Nina et dans quels pays, comment elle finance ses voyages, l'impact qu'ils ont sur sa façon de penser et ses rêves les plus fous. Écoutez tout de suite l'épisode (46 min) : Épisode #071 sur les voyages de Nina alors qu'elle n'a que 16 ans Nina m'a contacté après avoir lu Voyage à Durée Indéterminée. Le livre l'a conforté encore plus dans son envie de voyager plus loin et plus longtemps une fois ses 18 ans bougies soufflées. Car à 16 ans et étant au lycée, il n'est pas forcément simple de voyager. Elle s'est initiée au voyage à 12 ans et a depuis foulé certains pays européens, l'Australie, le continent américain et africain. Le virus l'a touché (très tôt) et d'après notre discussion, elle n'est pas près de s'arrêter de voyager ! Dans cette interview, on discute de son parcours à l'école, ses voyages avec ses parents, puis en solo, ses impressions des autres pays, l'influence des voyages sur sa façon de penser et ses projets pour le futur. Les liens de l'épisode : Le livre Voyage à Durée Indéterminée Projects Abroad Comment écouter cet épisode ? Cet épisode dure 46 minutes et vous pouvez l'écouter : Sur la plateforme iTunes Téléchargement direct (mp3) : clic droit, puis enregistrez sous Grâce aux applications mobile/tablette : Podcasts (iOS), Podcast Addict (Android). Cherchez "Traverser La Frontière" Écoute en ligne, dans le lecteur ci-dessous : Nina, adolescente de 16 ans voyage sur 4 continents : Le résumé écrit de l'interview Nina a 16 ans, vit en région parisienne et vient d'intégrer la première S au lycée. Après son BAC, elle hésite entre voyager, travailler dans l'humanitaire ou intégrer l'armée pour devenir pilote d'hélicoptère. Elle se dit que comme bureau, le cockpit d'un hélicoptère doit posséder une "belle vue". Les débuts Son envie de voyager est venue de ses parents et de certains blogueurs voyage, comme Alex Vizeo qui a publié une célèbre vidéo de son tour du monde; elle voulait faire comme lui. Son père a vécu au Sénégal et lui a donc pas mal parlé de voyage. Quant à sa mère, elle a fait beaucoup voyager plus jeune, notamment grâce à des études dans la traduction. En plus de tout cela, ils ont fait leur voyage de noces aux États-Unis. Ses parents ne voulaient pas l'emmener en voyage lorsqu'elle était plus petite de peur qu'elle et ses frères ne se souviennent pas. Ils voulaient attendre pour qu'ils aient de bons souvenirs. Elle a pris l'avion pour la première fois il y a 4 ans et a volé plus d'une dizaine de fois depuis. Ses parents l’emmènent dorénavant avec eux. Nina a fait son premier voyage lorsqu'elle avait 12 ans. Elle est partie 3 semaines aux États-Unis durant l'été pour un échange avec une fille américaine. Elle résidait à Fort Mayers, près de Miami en Floride. Elle a trouvé ça bien sympa et l'a surtout fait progresser en anglais, même si c'était assez difficile de communiquer au début. Elle vivait dans quartier assez riche avec de maisons énormes. Elle trouvait le climat bizarre, très chaud et très humide. Sinon, la façon de manger était assez choquante pour Nina avec des fast-food tout le temps et beaucoup de familles obèses. Elle a trouvé cet échange grâce à ses frères qui avaient gardé de bons contacts lorsqu'ils sont allés aux États-Unis grâce à leur chorale. Comme sa mère voulait l'envoyer dans un pays anglophone, elle a réussi à trouver une famille avec une fille de son âge. En revenant, elle s'est dit qu'elle aimerait refaire d'autres voyages. Partir seule en échange, ça lui plaisait. Elle voulait découvrir d'autres cultures. Continuer à voyager Ensuite, elle a voyagé au Canada avec sa famille lorsqu'elle avait 14 ans. Ils sont partis 1 mois dans un camping-car à traverser l'ouest du pays et le Québec. Sans téléphone et wifi, mais avec de paysages incroyables et tout le temps ensemble, cela a rapproché la famille. C'était le premier grand voyage familial. Elle a pu voir plein d'animaux sauvages, dont un orignal blanc, apparemment très rare dans ce coin. Par la suite, elle a voyagé en Europe avec son école, notamment en Angleterre et Pays de Galles. Puis en 2016, elle est partie 1 mois en Australie, réalisant un échange avec une fille à Melbourne. Elle a passé la plupart du temps à l'école là-bas et a pu visiter un peu le pays, notamment Sydney. Pour trouver cet échange, c'était une amie à elle qui avait déjà une correspondante australienne et qui l'a mise en relation. Elle n'avait pas spécialement peur lorsqu'elle a pris l'avion toute seule pour l'Australie, en revanche sa mère était plus inquiète. Elle allait à l'école tous les jours, ce qui était très différent de la France, car étant dans une école de filles, elle devait porter l'uniforme tous les jours. Elle a fait d'importants progrès en anglais et ce fut une belle expérience d'aller dans ce type d'école. Elle a trouvé les villes comme Melbourne et Sydney plutôt belles. Elle a remarqué que les Australiens vivent plus comme des Anglais que des Américains. En revanche, la culture du bal de fin d'année énorme est bien présente comme États-Unis. Nina aimerait y retourner plus tard pour découvrir plus de régions en Australie. Sa correspondante australienne est venue à l'école en France, mais n'a pas trop aimé le système scolaire ici, notamment de finir à 18H au lieu de 14H finir, elle était tout le temps fatiguée. Par contre, elle adorée Paris et est même revenue plus tard. De nouvelles frontières en 2017 En juin 2017, elle est partie 2 semaines au Ghana, en Afrique de l'Ouest pour une mission humanitaire avec Project Abroad. Sa maman avait quelques appréhensions à la laisser partir seule dans un pays en voie de développement. Ce sont en fait ses amies qui lui ont mis le doute, alors qu'elle était partante au départ ! Le matin, elle construisait une école avec un groupe de volontaires de 11 personnes venant de partout dans le monde. L'après-midi, elle s'occupait des enfants, faisait des activités et enseignait des règles d'hygiène. Ce volontariat s'est fait à Acropong, à 2H de route de la capitale Accra. C'était un petit village, vraiment pauvre. Elle vivait dans une maison chez l'habitant qui était correcte, par contre d'autres maisons faisaient peine à voir, constituées en bois, sans vraiment de mur et avec un toit en tôle, sans toilettes ou eau potable. Où elle logeait il était courant de voir des souris, araignées ou autres petites bêtes. Quant au village, il n'y avait pas vraiment de route, mais plutôt des terrains cabossés. Elle s'était préparée avant de venir, ce ne fut donc pas un gros choc. Même s'il fallait se doucher à l'eau froide, l'eau du robinet n'était pas potable et qu'il fallait remplir les toilettes avec de l'eau de pluie. Ce voyage lui a plu, car elle a pu aider concrètement les gens et voudrait y repartir. C'était assez aventureux de vivre dans ces conditions, mais elle a réalisé que pour les Ghanéens, c'est tous les jours comme ça et toute l'année, cela doit être compliqué. Elle se souvient qu'un matin, sur le chantier d'école des enfants venaient parfois les aider. Un garçon qu'elle aimait beaucoup lui a demandé de l'eau et lorsqu'elle lui a donné une bouteille, elle croyait qu'il allait la boire en entier. Mais non, il a bu une gorgée, puis a ensuite partagé la bouteille avec tous ses enfants, au lieu de tout garder pour lui. Pour Nina, c'était un moment assez magique. Elle a trouvé les Ghanéens super sympas. Même avec presque rien, ils étaient super souriants et de bonne humeur. Il n'y a pas vraiment de dangers et le Ghana est l'un des pays les plus paisibles de l'Afrique, sans aucune tension. En aout 2017, elle a voyagé au Pérou et en Bolivie, avec ses parents, frères et cousins. Ils ont beaucoup visité, comme le Machu Picchu, Salar d'Uyuni, la Paz, Lima... Ce sont des pays en voie développement, mais le sentiment était différent de l'Afrique. On s'y sent moins en sécurité et il y a beaucoup d'arnaques, car beaucoup de touristes. Sinon les pays sont magnifiques avec d'incroyables paysages. L'impact du voyage Nina a changé sa façon de voir le monde depuis qu'elle a voyagé en Afrique et en Amérique du Sud. Elle réalise la chance incroyable que l'on a de vivre dans les conditions que l'on a en France. Qu'on est grincheux alors qu'on a tout, qu'il faut essayer d'être plus positif. On a de la chance de pouvoir prendre l'avion facilement et de parcourir le monde. C'est important de le faire, car on le peut ! Plus on voyage, plus on rencontre de gens, plus on devient tolérant. Par exemple au Ghana, les chrétiens et musulmans vivent en paix. On peut apprendre énormément des gens et des choses de leurs vies. En France, elle se sentait un peu différente au collège. Les gens ne comprenaient pas vraiment ses envies de voyager, notamment dans la nature et pas forcément les grandes villes. Au lycée, les gens sont plus ouverts d'esprit. Financement des voyages La plupart du temps, les parents de Nina participent à ses voyages, étant donné qu'il est compliqué de travailler à son âge. Généralement, elle ne demande rien à Noël et pour son anniversaire, mais demande une participation pour faire des voyages. Elle essaie tout de même de gagner un peu d'argent durant son temps livre : babysitting, brocante, vente de livres... Pour voyager quand on est adolescent, il faut tout d'abord accepter de faire des voyages scolaires, car ils sont en grande partie financés par l'école. En revanche, si vos parents n'ont pas les moyens de vous faire voyager,

  17. 84

    TLF 070 : Les 10 différences culturelles entre le Vietnam et la France

    Envie de voyager ou de vivre au Vietnam ? De mieux comprendre ce pays ? Après 9 mois au Vietnam, je me suis rendu compte à quel point la culture y est différente. Dans ce podcast, je vous partage mon ressenti et mes expériences dans ce pays. Vous allez découvrir la réalité du Vietnam, les bons comme les mauvais côtés, les habitudes surprenantes des Vietnamiens et mes conseils pour profiter un maximum de votre voyage dans ce pays. Écoutez tout de suite l'épisode (56 min) : Vietnam/France : les différences culturelles La suite est un court résumé, j'en dis beaucoup plus dans le podcast ;) Avant d'arriver au Vietnam, j'ai remarqué que les avis sur ce pays étaient très contrastés. Certains le détestent et ont eu de mauvaises expériences, alors que certains ont adorés et n'ont qu'une envie, y revenir. Après 9 mois ici, entre mon voyage en moto dans le Nord et mon installation à Da Nang, dans le centre, je comprends mieux pourquoi l'opinion des voyageurs est si tranchée. Le Vietnam est un pays si différent de la France — et de la culture occidentale — que l'adaptation se révèle souvent compliquée. Voici les 10 différences culturelles entre le Vietnam et la France et mes conseils pour mieux vous adapter : 1) Pays des deux roues Au Vietnam, les scooters sont rois et 90% de la population se déplace en deux roues. En France, on utilise essentiellement les voitures et transports en commun, la physionomie des villes et des déplacements sont donc différents. Même si la circulation semble chaotique, on s'y habitue rapidement. Conseil : Essayez de louer un scooter pour mieux découvrir le Vietnam et éviter d'être cantonné dans les endroits touristiques. 2) Vivre dans la rue La rue fait office de prolongement des maisons et devient un véritable lieu de vie au Vietnam. Il n'est pas rare de voir les gens en train de boire, manger ou jouer sur le trottoir, devant leur maison. La notion d'espace public/privé est différente de celui que nous avons en France. Au Vietnam, il est courant d'avoir les maisons ouvertes à la vue de tout le monde, alors qu'en France, nous tentons au maximum de nous renfermer et de protéger cet espace privé. Conseil : Ne vous étonnez pas de voir une telle activité dans la rue et profitez des invitations si elles se présentent. 3) Façon de manger Au Vietnam, on mange très souvent à l'extérieur et profite de la street food à un prix défiant toute concurrence. Entre le stand tenant sur une moto, un étal sur le trottoir ou des restaurants plus classiques, le choix est grand. Les Vietnamiens choisissent en général de manger dans la rue, sur des mini-tables et mini-chaises, assez serré, mais aussi convivial. Baguettes ou cuillère au programme, il faut s'y habituer. En France, la culture de la street food est quasi-inexistante et le duo fourchette/couteau est roi ; il faudra sortir un peu de votre zone de confort. Conseil : Essayez la street food à tout prix lors de votre voyage. 4) Société et mœurs très conservatrices La société au Vietnam est très traditionnelle. Qu'il s'agisse du rôle central de la famille et du mariage, des rencontres amoureuses très "vieux jeu", des signes d'affections en couple quasi prohibés en public ou encore un tabou important autour du sexe. Quand j'explique qu'en France, on peut avoir des enfants et vivre en couple sans être marié, les Vietnamiens tombent souvent des nues et ne comprennent pas comment c'est possible. Conseil : Pour les couples, faites attention à ne pas abuser de baisez trop vigoureux en public et pour les célibataires, sachez que la drague est bien différente. 5) Importance du bouddhisme Au Vietnam, le bouddhisme est roi et représente la religion nationale. Les temples sont aussi omniprésents que sont les églises en France, par contre la foi est beaucoup plus présente. Les Vietnamiens vont régulièrement aux temples, font des offrandes plusieurs fois par mois dans la rue, possèdent des autels dans leurs maisons, font des cérémonies d'importance lorsque quelqu'un meurt, etc. En France, l'importance de la religion décroit avec le temps, ici elle est présente au quotidien. Conseil : Respecter les actes religieux et coutumes, même si vous ne les comprenez pas 6) Gestion de l'environnement et des espaces publics Comme dans beaucoup de pays asiatiques, l'environnement est une préoccupation mineure au Vietnam. On y retrouve des déchets un peu partout, dans la rue, la forêt, la plage... La conscience environnementale est très basse et les comportements peuvent parfois choquer, notamment quand on voit les parents, accompagné de leurs enfants jeter des détritus dans la rue devant tes yeux. La France n'est pas parfaite, mais au quotidien, la plupart des gens essayent de faire gaffe à l'environnement et de ne pas ajouter plus de pollution visuelle. Conseil : Ne pas râler, cela ne changera rien. Essayez plutôt de faire votre part, de ne rien jeter et respecter l'environnement. 7) Communisme et corruption Au Vietnam, un seul parti politique existe : le parti communiste. Il contrôle entièrement le pays, dérive vers l'autoritarisme et induit énormément de corruption. Qu'il s'agisse d'éviter de payer une amende en payant un policier au coin de la rue, de graisser la patte des fonctionnaires pour obtenir un permis de construire ou celui d'ouvrir une entreprise, jusqu'à la connivence évidente entre politiques et les plus grandes entreprises du pays, la corruption est omniprésente. Sans compter sur une liberté d'expression qui est l'une des pires au monde. Il y a évidemment de la corruption en France, mais au quotidien la loi et les règles administratives sont généralement respectées et appliquées. Conseil : Ne critiquez pas trop fort le système et jouer le jeu de la corruption sera parfois inévitable. 8) Communication avec les Vietnamiens Que ce soit entre eux ou avec les étrangers, les Vietnamiens communiquent de façon assez rude, sourient peu et paraissent assez froid de prime abord — notamment si on compare au Cambodge ou la Thailande. On a souvent l'impression qu'il se gueule dessus quand ils parlent et qu'ils sont malpolis, mais c'est n'est pas vraiment le cas, la façon d'être est juste différente. Surtout qu'en creusant un peu, on se rend compte qu'il s'agit d'un peuple très généreux, festif et aidant. En France, on essaie de mettre les formes et d'être poli, au Vietnam, c'est plus direct, mais pas agressif. Conseil : Accepter les locaux comme ils sont et apprenez quelques mots de vietnamien. En le pratiquant, vous allez voir un grand sourire surgir de leurs visages ! 9) Des entrepreneurs omniprésents Au Vietnam, une grande partie de la population possède son propre business. Qu'il s'agisse d'un marchand de fruits ambulant, d'un café, d'une guesthouse, d'un magasin au rez-de-chaussée de sa maison, d'un restaurant, d'un business sur Internet, d'un service touristique... l'entreprenariat possède une place énorme ici. En France, 91% des actifs sont salariés avec une forte sécurité et support de l'Etat, au Vietnam la mentalité est très différente avec un esprit qu'il faut "s'en sortir par nos propres moyens". Conseil : Apprenez à négocier, mais aussi respectez les locaux qui vivent grâce aux fruits du commerce direct. 10) Absence de honte et comportement des locaux Ce dernier point est un peu plus léger, néanmoins incontournable une fois au Vietnam. Vous y verrez des choses un peu inhabituelles dues à la notion de honte négligeable ici. Chanter extrêmement mal dans un karaoké au bord de la rue, danser de façon étrange, s'habiller sans aucune coordination stylistique, se décrotter le nez en public, parler très fort, passer devant dans gens qui font la queue ou bien crachats à foison font partie du quotidien. En France, l'apparence est important et pas mal de comportements sont mal vus en public, au Vietnam, c'est plus libre et les gens sont beaucoup désinvolte à ce niveau. Conseil : Vous êtes étranger au Vietnam, il faut accepter les habitudes des locaux, sans trop bougonner. Vous pouvez vous en amuser parfois ! Pour finir Au Vietnam, comme dans n'importe quel pays du monde, le mot-clé est : l'adaptation. Vous êtes visiteur d'un pays différent du vôtre et les comportements des locaux peuvent paraitre déconcertants, mais pour eux c'est la normalité. Vous n'y changerez rien. À vous de vous adapter. Essayez de comprendre la culture d'un pays et ne pas vous cantonnez aux attractions de touristes est primordial lors d'un voyage. Pour le Vietnam, il faut absolument sortir des sentiers battus pour gouter à l'essence de ce pays et de son peuple. Comment écouter cet épisode ? Cet épisode dure 56 minutes et vous pouvez l'écouter : Sur la plateforme iTunes Téléchargement direct (mp3) : clic droit, puis enregistrez sous Grâce aux applications mobile/tablette : Podcasts (iOS), Podcast Addict (Android). Cherchez "Traverser La Frontière" Écoute en ligne : dans le lecteur ci-dessous Merci d'avoir écouté l'épisode #070 du podcast ! Merci d'avoir pris le temps d'écouter cet épisode du podcast de Traverser La Frontière. Si vous avez des suggestions ou des remarques sur l'épisode, laissez un commentaire un peu plus bas, je lirais avec attention. Vous pouvez vous abonner au podcast directement sur iTunes pour recevoir les nouveaux épisodes. 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    TLF 069 : Bilan de la saison 3 du podcast et l’été au Vietnam

    Après 19 épisodes pour la saison 3, le podcast de Traverser La Frontière prend sa petite pause estivale. Je suis aux commandes de cet épisode dans lequel on fait le bilan de cette belle saison et je vous donne quelques infos sur mon séjour au Vietnam. Vous allez découvrir les chiffres de la saison 3, le TOP 3 des épisodes, mon ressenti sur les interviews, ce qui arrive pour la saison 4, le bilan de Voyage à Durée Indéterminée et ce que je vais faire cet été à Da Nang. Écoutez tout de suite l'épisode (32 min) : À propos de l'épisode #069 sur la saison 3 du podcast Voir les bilans précédents : saison 1 - saison 2 La saison 3 Cette saison du podcast de Traverser La Frontière fut encore une fois très riche ! On a eu du pur voyage avec Sandro et son tour du monde de 10 ans, Gautier qui a traversé l'Afrique du nord au sud en vélo ou Vanessa qui est partie seule en Asie pour un congé sabbatique. La vie d'expatrié avec Nicolas, pâtissier expatrié en Chine, Maria qui a fait un VIE sur l'ile Rodrigues ou Sophie qui vit en Écosse depuis 4 ans. On a parlé de changement de vie avec Maeva qui à quitté son CDI Paris pour un PVT en Argentine, Thierry qui a tout plaqué à 45 ans ou encore Ambre qui a rejoint son amoureux au milieu de l'Amazonie. On a évoqué le nomadisme numérique avec Amélie, webdesigner vivant en Colombie ou bien la famille nomade digitale qui vagabonde en Europe. Nous avons eu des interviews "pratique", comme sur l'année sabbatique avec Raphael, le volontariat en Amérique du Sud avec Romain ou comment voyager avec un tout petit budget avec Astrid. Plus quelques inclassables comme l'interview de Mouts de Nus et Culottés ou bien Florian qui est devenu un réalisateur de vidéos de voyage reconnu. Retrouvez la liste de tous les invités un peu plus bas. Chiffres de la saison 3 Il y a eu 19 épisodes durant cette saison, soit près de 2 par mois avec plus de 15H de contenu exclusif. On comptabilise à ce jour plus de 17 000 téléchargements pour cette saison. Si on observe l'ensemble du podcast depuis sa création, sur les 69 épisodes du podcast il y a en moyenne 753 téléchargements uniques par épisode. Ça monte, ça monte !   TOP 3 de la saison 3 Traverser l'Afrique à vélo, du Nord au Sud avec Gautier Comment voyager pendant 10 ans avec Sandro 7 façons efficaces d’économiser de l’argent en voyage avec Astrid Mes impressions Je suis bien content de cette saison 3, même si j'ai eu un petit coup de mou sur la fin. Il faut dire qu'avec 10H de travail en moyenne pour une interview, il faut de la motivation ! Mais j'aime ce podcast et les retours sont excellents, dont je continue avec passion. La saison 4 débutera début septembre 2017. Si vous avez des envies ou suggestions pour les invités, écrivez-moi ici. Voyages et mon installation au Vietnam Depuis le 5 décembre, je suis au Vietnam, au départ pour un voyage de 3 mois, puis j'y ai pris racine — cela fait 7 mois que je suis ici ! J'ai récemment écrit un article sur mon installation à Da Nang, 3e ville du pays qui me plait particulièrement. Je passe donc cet été au Vietnam avec pour objectif de terminer l'écriture de mon 3e livre. Après le succès de Voyage à Durée Indéterminée (+500 exemplaires vendus en 5 mois), j'ai décidé de me lancer dans un nouveau projet qui traitera de voyage en solo (plus d'infos sur l'écriture du livre ici). Mon objectif avec ce livre est de permettre à toutes les personnes ayant peur de voyager en solo de franchir enfin le pas. Sortie prévue en novembre 2017. MERCI à tous et on se retrouve en septembre pour l'épisode 70 du podcast :) Comment écouter cet épisode ? Cet épisode dure 32 minutes et vous pouvez l'écouter : Sur la plateforme iTunes Téléchargement direct (mp3) : clic droit, puis enregistrez sous Grâce aux applications mobile/tablette : Podcasts (iOS), Podcast Addict (Android). Cherchez "Traverser La Frontière" Écoute en ligne : dans le lecteur ci-dessous Liste des épisodes de la saison 3 du podcast Si vous avez manqué des interviews durant cette saison, il est temps de vous rattraper : #050 > Clichés sur la Roumanie et pourquoi je reste à Cluj #051 > Pâtissier en France, Nicolas s'est expatrié en Chine #052 > Vivre sur l'ile Rodrigues, au milieu de l'océan indien #053 > Traverser l'Afrique à vélo, du Nord au Sud avec Gautier #054 > 7 façons efficaces d'économiser de l'argent en voyage avec Astrid #055 > Mouts de l'émission TV Nus et Culottés #056 > Tout plaquer à Paris pour vivre en Amazonie avec Ambre #057 > Comment faire une année sabbatique avec Raphael #058 > Devenir webdesigner nomade et vivre partout dans le monde avec Amélie #059 > Comment voyager à l'infini : les dessous de mon histoire #060 > Prendre un congé sabbatique et partir seule en Asie avec Vanessa #061 > Une famille teste le mode de vie "nomade digital" #062 > Comment devenir réalisateur de vidéos de voyage avec Florian #063 > Depuis 4 ans, Sophie vit à Édimbourg en Écosse #064 > Comment voyager pendant 10 ans avec Sandro #065 > Quitter un CDI à Paris pour faire un PVT en Argentine avec Maeva #066 > Faire 4 mois de volontariat en Amérique du Sud avec Romain #067 > S'installer à Pékin et et s'y marier avec Riadh #068 > Tout plaquer à 45 ans pour voyager avec Thierry Merci encore à tous les invités ! Vous avez été géniaux :) À noter que vous pouvez voir la liste de l'ensemble des épisodes sur la page du podcast. Merci d'avoir écouté l'épisode #069 du podcast ! Merci d'avoir pris le temps d'écouter cet épisode du podcast de Traverser La Frontière. Si vous avez des suggestions ou des remarques sur l'épisode, laissez un commentaire un peu plus bas, je lirais avec attention. Vous pouvez vous abonner au podcast directement sur iTunes pour recevoir les nouveaux épisodes. Si vous avez aimé l'épisode, je vous invite à le partager sur les réseaux sociaux grâce aux boutons à la fin de l'article. Merci d'avance ! - Michael

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    TLF 068 : Tout plaquer à 45 ans et voyager jusqu’à la fin de sa vie

    Envie de quitter votre travail pour voyager ? De changer complètement de vie ? Dans cette interview, retrouvez Thierry qui a décidé de tout quitter à l'âge de 45 ans. Il a dit au revoir à son travail, sa routine et toutes ses possessions pour voyager avec sa femme jusqu'à la fin de leurs vies. Vous allez découvrir à quoi ressemblait son quotidien avant de partir, comment il a pris cette décision cruciale et la façon dont il voyage depuis 2 ans. Écoutez tout de suite l'épisode (48 min) : À propos de l'épisode #068 sur le changement de vie de Thierry L'âge moyen des invités du podcast tourne autour de 30 ans — c'est la remarque que m'a faite Thierry lorsqu'il m'a envoyé un email il y a quelques semaines. Il m'a alors raconté son parcours et j'ai décidé immédiatement de l'avoir sur le podcast tant son histoire est passionnante. Il est en train de réaliser le concept de voyage à durée indéterminée sur lequel j'ai écrit un livre. Après une vingtaine d'années bien remplies professionnellement, Thierry a décidé de tout plaquer à 45 ans. Il n'avait pas envie d'attendre la retraite pour vivre ses rêves et a décidé de voyager jusqu'à la fin de ses jours en compagnie de sa femme, Laurence. Dans cette interview, on discute de son ancienne vie à Paris, pourquoi il a pris la décision de tout plaquer, avec quel argent il compte voyager indéfiniment, quid de la retraite, à quoi ressemble sa nouvelle vie sur la route ou bien les réactions de leurs proches face à cette "vie de rêve". Les liens de l'épisode : Le blog de voyage de Thierry & Laurence Le livre Voyage à Durée Indéterminée Comment écouter cet épisode ? Cet épisode dure 48 minutes et vous pouvez l'écouter : Sur la plateforme iTunes Téléchargement direct (mp3) : clic droit, puis enregistrez sous Grâce aux applications mobile/tablette : Podcasts (iOS), Podcast Addict (Android). Cherchez "Traverser La Frontière" Écoute en ligne, dans le lecteur ci-dessous : Tout plaquer à 45 ans pour voyager : Le résumé écrit de l'interview Thierry est actuellement sur l'ile de Fuerteventura aux Canaries. Il est en train de faire un tour de l'archipel pendant 2 mois. Sa vie parisienne Thierry est parisien, cadre travaillant beaucoup et qui adore les voyages — tous les ans, il essaye de partir 10/12 semaines. À côté de ça, il a travaillé dans plusieurs multinationales, autour de 60/70 heures par semaine de 23 à 45 ans. Thierry est touche-à-tout, il a travaillé dans l'administration, chez Accor ou dans l'assurance et a même créé une startup. Il a été patron de la communication, dans l'informatique et généralement dans les positions classiques de cadres supérieurs. Il a fait ça pendant 20 ans. S'il devait attendre la retraite, elle arriverait à 62 ans et la retraite à taux plein serait à 67 ans. En plus de cela, il a un ami médecin qui lui a dit qu'une personne sur deux à 70 ans ne peut plus voyager pour des raisons médicales. Du coup, le "je ferais ça à la retraite" ne semblait plus vraiment un bon plan et il fallait mieux le faire avant. La décision de partir À 45 ans, il a décidé avec sa femme de tout revendre, de partir en mode nomade et de finir sa vie comme ça. Cette décision ne s'est pas prise sur un coup de tête, la préparation a duré environ 2 ans. Personnellement, Thierry savait depuis ses 40 ans qu'il allait faire quelque chose comme ça et personne n'était vraiment surpris quand il l'a annoncé. Ils n'ont maintenant plus aucune possession, outre leur sac à dos. Ils ont vendu la voiture, l'appartement, des affaires... ils ont aussi donné beaucoup de choses. Ils ne voulaient plus rien posséder et avoir un capital suffisant pour être capable de tenir 25/30 ans sur les routes en dépensant assez peu. Pour prendre une décision comme ça, il faut 300 000€, ce qui représente la valeur d'un 2 pièces à Paris ou bien c'est une somme qui représente le patrimoine de 25% des foyers Français et 50% des personnes de plus de 45 ans. Il a décidé de placer les 300 000€, qui leur rapportent 10 000€ par an. Ils ont jugé qu'il leur fallait 20 000€ à deux par an pour vivre. Ils arrivent à économiser en voyage, car ils font des trips de 6 mois et dépensent peu en transport. De plus, ils ont tendance à rester longtemps à un même endroit, ce qui limite les dépenses en hébergement. Ils toucheront la retraite une fois arrivé à l'âge légal, mais au prorata de ce qu'ils ont cotisé, donc peut-être du 400/500€ par mois. Ce n'est pas la moitié d'une retraite qu'ils toucheront, mais moins d'un quart. Même s'ils ont fait la moitié des années nécessaires. Le problème c'est plutôt la sécurité sociale. Car en n'étant plus en France et ne travaillant plus, il faut prendre une sécu privée. À noter qu'ils n'ont pas d'enfants, ce qui a pu faciliter ce changement de vie. Le besoin d'une autre vie Travailler en tant que cadre dans une grande entreprise peut être compliqué, notamment au niveau humain. Que ce soit le burnout, la reconversion professionnelle ou la situation personnelle de ses collaborateurs, Thierry n'avait plus envie de se sentir responsable et n'avait pas forcément envie de faire ce type de job toute sa vie. Au final, ce type de travail n'est pas vraiment une passion. Il y avait un risque de "craquer" et surtout il n'allait pas s'épanouir avec ce type de travail. Thierry a beaucoup travaillé et est parti "au sommet de sa gloire", car il sent qu'il aurait été moins bon ensuite. À ce niveau, le travail est vraiment stressant. Il y a aussi le cas des personnes qui arrivent à la retraite et se trouvent devant un vide, n'ayant que le boulot. Adorant voyager, il s'est dit qu'il fallait le faire plus tôt. Sa femme, Laurence, a eu un raisonnement similaire. Elle est enseignante a fait une année sabbatique il y a 5 ans. Après 25 années de travail, elle commençait à en avoir ras le bol et lorsqu'elle a décidé de quitter l'Éducation nationale, beaucoup de ses collègues lui disait "c'est le rêve qu'on voudrait faire". Cela fait deux ans qu'ils voyagent et le retour en arrière — le même travail, dans les mêmes conditions est devenu impossible. Le début de ce long voyage Après cette décision de partir, ils ont voyagé pendant 6 mois en Asie du Sud-Est : Laos, Thaïlande, Birmanie, Cambodge, Indonésie et Vietnam. Au départ, ils ont eu du mal à prendre un rythme tranquille, ils se pressaient, sans trop savoir pourquoi. Ils sont revenus un peu en Franc. Puis, ils sont allés de la Finlande à la Grèce, entre juillet et novembre puis sont rentrés pour Noël. En 2017, ils ont pris des cours d'Espagnol à Malaga puis voulaient aller en Amérique centrale, mais trouvaient que tout était trop cher alors ils sont restés en Espagne. D'abord en Andalousie, puis toutes les iles Canaries, l'Extrémadure pour revenir au mois d'aout en France. Au mois de septembre, ils vont partir à Bali, en Australie et Nouvelle-Zélande. Ils veulent parcourir ces derniers en van. Ils ont aussi dans l'idée de faire l'humanitaire par la suite — pour se rendre utile. Un mode de vie bien différent Au niveau des réactions de leurs proches, leurs amis s'y attendaient, pour la famille il y a eu un peu de surprise. Pour les collègues, ils furent "KO" et ne les croyaient pas, certains leur demandent même régulièrement "quand est-ce que tu reviens ?", car dans la tête des gens "on ne peut pas, pas travailler". Par contre durant le voyage, ils évitent parler de leurs situations et de ce voyage à durée indéterminée. Ils ne veulent pas que les gens les mettent tout de suite dans une case. Thierry ne se revoit pas travailler, en revanche il aide les gens gratuitement de temps en temps. Il ne veut plus de responsabilités ou être propriétaire. Au niveau matériel, il a été extrêmement facile de se débarrasser de tout. Par contre, il s'est rendu compte à quel point on pouvait accumuler énormément de choses inutiles durant sa vie. Il est très facile de se détacher des possessions matérielles et ils ne possèdent dorénavant que très peu de choses de valeur. Sortir de la société d'accumulation et de compétition vers une sobriété heureuse fait beaucoup de bien et permet de se vider la tête. D'ailleurs, ils gardent les choses simples en voyage et prennent le temps de profiter. Par exemple, aux Canaries, ils se réveillent quand ils le sentent, se réservent la matinée pour faire du sport, puis l'après-midi pour les activités et visites. Thierry s'est rendu compte que pour certaines personnes ce n'est pas une vie de rêves, car tout le monde n'aime pas voyager. Par contre tout le monde rêve d'arrêter de travailler à 45 ans. Par contre, il trouve qu'Internet a énormément changé la façon de voyager. Avant on racontait son voyage en rentrant, maintenant on le raconte en le faisant. D'ailleurs, beaucoup de personnes veulent être reconnues en voyageant et font une compétition. Celui qui le fait en stop, le plus rapidement, le plus de pays, celui qui sort des sentiers battus... Thierry n'a pas vraiment de conseils pour ceux qui veulent partir sans attendre la retraite. Tout est devenu plus simple et si on veut partir on peut vraiment le faire. Il ajoute qu'on peut toujours revenir en arrière, on peut revenir à sa vie d'avant, comme aller vers un autre métier ou activité. Thierry trouve que l'on rencontrait beaucoup plus de personnes avant l'arrivée massive d'Internet. Il discutait avec les autres voyageurs pour savoir où dormir, où manger, etc. Maintenant, tout le monde regarde avant sur Internet et réserve leur hébergement. De nos jours, on voyage autrement. On est tous connectés et on sait tout, tout le temps. Merci d'avoir écouté l'épisode #068 du podcast ! Merci d'avoir pris le temps d'écouter cet épisode du podcast de Traverser La Frontière. Si vous avez des suggestions ou des remarques sur l'épisode, laissez un commentaire un peu plus bas, je les lirais avec attention.

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    TLF 067 : Il est parti vivre à Pékin et s’est même marié !

    Envie de vivre en Chine ? De connaitre la vérité sur la vie à Pékin ? Dans cette interview, retrouvez Riadh qui vit depuis 1 an et demi à Pékin, la capitale de la Chine. Il y explique son parcours mouvementé et même son mariage avec Amina... une fille chinoise ! Vous allez découvrir à quoi ressemble la vie à Pékin, pour il s'est installé là-bas, comment il fait pour vivre sur place et bien sûr les détails croustillants sur son mariage. Écoutez tout de suite l'épisode (51 min) : À propos de l'épisode #067 sur la vie à Pékin, en Chine Après l'interview #066 qui a vu Romain revenir pour une deuxième fois sur le podcast, nous réitérons l'expérience avec Riadh. J'avais enregistré un podcast avec lui en 2014 sur son parcours et son activité de photographe voyage. À l'époque, il vivait en Indonésie et a pas mal baroudé entre temps. Il vit désormais en Chine. Riadh s'est installé depuis 1 an et demi à Pékin, d'abord par pure curiosité, puis par des opportunités de business et enfin car il s'est récemment marié à Amina, une fille chinoise. Touche à tout, Riadh poursuit son chemin très loin des normes sociétales françaises et cela lui réussit plutôt bien. Dans cette interview, on discute des raisons de son installation en Chine, des chocs culturels qu'il a pu vivre, la réalité sur la vie à Pékin, ses différentes activités pour y vivre, pourquoi il a décidé de se marier ou encore de ses plans pour le futur. Les liens de l'épisode : 1er podcast avec Riadh : Devenir photographe de voyage Blog de Riadh : LeTravelBlog.com Instagram de Riadh Comment écouter cet épisode ? Cet épisode dure 51 minutes et vous pouvez l'écouter : Sur la plateforme iTunes Téléchargement direct (mp3) : clic droit, puis enregistrez sous Grâce aux applications mobile/tablette : Podcasts (iOS), Podcast Addict (Android). Cherchez "Traverser La Frontière" Écoute en ligne, dans le lecteur ci-dessous : S'installer à Pékin et s'y marier : Le résumé écrit de l'interview Riadh est actuellement à Pékin. Il était dans le podcast il y a 2 ans et demi lors de notre rencontre en Indonésie, sur l'ile de Java (voir le bilan de mon voyage en Indonésie). Gigantesque Pékin Riadh habite à Pékin depuis 1 an et demi. C'est la capitale de la Chine et 24 millions de personnes y vivent ! Sa taille est comparable à la ville de New York. Pour se faire une idée, Pékin représente 155 fois la taille de Paris. Le métro de la ville est comme le transilien et le RER à Paris. Chaque quartier de Pékin est comme une ville à part entière. Le problème n'est pas forcément de se déplacer, mais de bien gérer son temps. La Chine est un pays super actif, il a énormément de choses à faire. En 1 an, un quartier peut entièrement changer. Financer son séjour à Pékin Quand il est arrivé à Pékin, il a commencé à faire prof d'anglais, a enchainé avec des petits boulots, puis a co-créé un studio photo. Celui-ci n'a pas tenu longtemps après le départ de son associé. Après un problème de visa, il reste bloqué en Malaisie et quand il revient à Pékin, il commence à créer des petites entreprises pour les revendre ensuite. Ces petites entreprises peuvent tout englober. D'une petite école d'art, une école de français, une entreprise de photo, cela peut-être tout et n'importe quoi. Ses journées actuelles ressemblent à : yoga, écriture pour son blog voyage, puis il bosse pour une entreprise avec laquelle il a fusionné. À savoir qu'il est en Chine avec un visa business. Le choix de Pékin Pour Riadh, la Chine était une grande inconnue, il n'avait aucune idée à quoi ressemblait ce pays. Du coup, il s'est dit que cela valait le coup d'aller voir ce qu'il s'y trouvait. Pour le coup, il a vécu l'un de son plus grand choc culturel quand il est arrivé à Pékin. Après 1 an et demi là-bas, il ne regrette absolument pas son choix. Son premier jour à Pékin, il a vu une personne âgée en train de faire caca devant lui, en plein milieu de la rue. Les gros crachats intempestifs dans un restaurant ou au bureau l'ont choqué au début. Les gens sont aussi habitués à la pollution, avec différents masques. C'est assez choquant, car c'est complètement intégré dans la vie quotidienne des locaux. La langue est compliquée à apprendre et lorsque les Chinois parlent anglais c'est parfois compliqué. Une fois, quelqu'un a dit à Riadh : "people mountain, people sea", ce qui signifiait "cet endroit est rempli de personnes". Le mandarin est tellement différent que lorsqu'ils traduisent en anglais, cela donne des choses improbables. Riadh a commencé à apprendre le mandarin, mais ce n'est pas simple. Les tons sont durs à reproduire et l'apprentissage est long. En Chine, il y aune forte culture de l'argent. Les gens dépensent beaucoup et on l'habitude de parier sur tout et n'importe quoi. Au Nouvel An chinois, il est très commun de se partager des enveloppes rouges dans lesquelles on offre de l'argent. Le style vestimentaire des Chinois est aussi quelque chose qui a choqué Riadh. Voir quelqu'un dehors en pyjama est entièrement normal là-bas, imaginez-en France ! Il a aussi une absence de honte et une capacité à ne pas regarder ce qu'il se trouve autour de toi. Il a notamment assister à un accident dans lequel un homme est tombé d'un pont, gravement blessé, tout le monde regardait et personne l'a aidé. Les gens ne s'occupent pas de choses qui ne les préoccupent pas. Son mariage chinois Riadh s'est aussi récemment marié à une Chinoise ! Il a fait une cérémonie en France et a fait les papiers de mariage à l'ambassade de France à Pékin. Il y aura aussi une célébration en Chine. Le nom de sa femme est Amina (version simple). En Chine, comme d'autres pays en Asie, certaines filles s'inventent des noms anglais. D'ailleurs, Riadh avait rencontré dès son premier jour à Pékin une fille qui a décidé de s'appeler "milk", lait en français. Faire du voyage un mode de vie n'est pas incompatible avec avoir une vie amoureuse stable. Même s'il s'est souvent demandé s'il trouverait quelqu'un un jour, Riadh a trouvé avec Amina une personne qui a la même mentalité que lui. Ce n'est pas, car il est marié qu'il va arrêter de voyage, au contraire. Il existe d'ailleurs beaucoup de voyageurs en couple, voire en famille. Selon Riadh, dans une relation amoureuse, il ne faut pas changer pour s'adapter à l'autre, il faut rester soi-même à la base. Parfois en voyageant, on a des sentiments pour quelqu'un et on se dit "prêt à changer", mais ce n'est pas forcément une bonne idée. Riadh a été très vieux jeu pour sa demande en mariage, car il est allé voir directement la famille d'Amina. Il est resté fidèle à soi-même et pense que c'est important. Voyager est d'ailleurs un excellent moyen de se forger et de mieux se connaitre. Tu te moques aussi plus facilement de l'avis des autres, chose qui est devenue primordiale pour Riadh. Pékin est aussi positif La capitale chinoise est une ville ultra dynamique avec une culture de l'entreprenariat que Riadh n'a vu nulle part ailleurs. En Chine, tu dois te débrouiller, créer et t'adapter. Pékin est une ville énorme. Mais le centre de Pékin est magnifique et il existe d'autres quartiers vraiment sympas. Il est impossible de s'ennuyer à Pékin. Il y a des opportunités de partout. En Chine, ce que tu sais faire, tu le fais, pas besoin de diplômes. Il est commun de rencontrer des gens qui deviennent millionnaires rapidement. Pour Riadh, Pékin sans la pollution serait une des villes les plus prisées du monde. Phénomène qui est en train de se réduire avec notamment beaucoup de véhicules et scooter électriques. Pour le futur, il aimerait bien repartir voyager. La Tanzanie ou la Namibie le tente bien, voire l'Amérique latine. Il ne sait pas trop, même s'il envisage une lune de miel de quelques années. Riadh a créé un blog de voyage (LeTravelBlog.com) dans lequel il donne des astuces pour voyager plus et qui sera axé dans le futur sur la photo. Merci d'avoir écouté l'épisode #067 du podcast ! Merci d'avoir pris le temps d'écouter cet épisode du podcast de Traverser La Frontière. Si vous avez des suggestions ou des remarques sur l'épisode, laissez un commentaire un peu plus bas, je les lirais avec attention. Abonnez-vous directement au podcast sur iTunes pour recevoir les nouveaux épisodes. Si vous avez aimé l'épisode, je vous invite à le partager sur les réseaux sociaux grâce aux boutons à la fin de l'article. Merci d'avance ! - Michael

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    TLF 066 : Faire 4 mois de volontariat en Amérique du Sud

    Envie de faire du volontariat en Amérique du Sud ? Dans cette interview, retrouvez Romain qui a passé 4 mois à faire du volontariat au cours de son long voyage en Amérique latine. Vous allez découvrir comment il a trouvé du volontariat, les détails de ses expériences ou ses conseils pour que vous puissiez faire pareil. Écoutez tout de suite l'épisode (50 min) : À propos de l'épisode #066 sur le volontariat en Amérique du Sud Après l'interview #065 de Maeva et son PVT en Argentine, nous restons en Amérique du Sud pour ce nouvel épisode avec Romain. Après une première apparition sur le podcast il y a un an, il revient pour nous parler de son voyage de 15 mois dans les Amériques et de ses expériences de volontariat. Après 3 ans en Nouvelle-Zélande, Romain met les voiles vers une traversée du continent américain du nord au sud. Il passera un quart de ce voyage à faire du volontariat, que ce soit dans un refuge d'animaux en Bolivie ou dans une guesthouse luxueuse en Argentine. Dans cette interview, on discute des raisons de ce voyage, de son itinéraire, de ses 4 expériences de volontariat, ce qu'il a appris, ses conseils pour trouver des volontariats ou encore son futur à l'étranger. Les liens de l'épisode : 1er podcast avec Romain : Alterner voyage et travail pendant 6 ans Workaway.info HelpX.net WWOOFING Comment écouter cet épisode ? Cet épisode dure 50 minutes et vous pouvez l'écouter : Sur la plateforme iTunes Téléchargement direct (mp3) : clic droit, puis enregistrez sous Grâce aux applications mobile/tablette : Podcasts (iOS), Podcast Addict (Android). Cherchez "Traverser La Frontière" Écoute en ligne, dans le lecteur ci-dessous : Comment faire du volontariat en Amérique du Sud : Le résumé écrit de l'interview Lorsque Romain est apparu la première fois sur le podcast il y a un an, il était au Nicaragua. Il est depuis revenu en Europe et vit en ce moment à Barcelone, en Espagne. Trip dans les Amériques Avant de faire un gros voyage dans les Amériques, Romain vivait en Nouvelle-Zélande pendant 3 ans. Avec sa copine, il avait ce rêve de partir en Amérique latine pour y découvrir la culture et apprendre l'espagnol. Il a trouvé un vol Auckland/Los Angeles à 350$ et est resté 5 semaines sur la côte ouest des États-Unis en louant une voiture. Il a ensuite passé 1 mois au Mexique, sur la côte sud (Yucatan, Chiapas...). Puis l'Amérique centrale où il a passé près de 4 mois en allant au Guatemala, Honduras, Costa Rica, Nicaragua et Panama. Ensuite, il a pris un bateau de croisière afin de se rendre en Colombie pour passer 11 mois en Amérique du Sud. De la Colombie au Brésil en passant par l'Équateur, le Pérou, la Bolivie, le Chili et l'Argentine. Pour enfin revenir depuis Rio de Janeiro à Londres. Un truc que Romain a beaucoup aimé, c'est de pouvoir parler espagnol partout. C'était un atout précieux pour communiquer avec les gens. Au niveau de l'échange culturel, c'était magique. Il a aussi trouvé que l'héritage culturel et la diversité au niveau des peuples étaient très importants. En arrivant au Mexique, sa copine n'avait jamais appris l'espagnol et Romain était très mauvais. Mais après plusieurs mois, tout devenait plus facile. Il a d'ailleurs passé 2 semaines au Guatemala pour prendre des cours d'espagnol et a vécu avec une famille d'accueil. Il peut maintenant tenir une discussion en espagnol sans problème 4 mois de volontariat Romain a fait du volontariat pendant 4 mois en Bolivie, au Chili et en Argentine. Premier volontariat : Bolivie pendant 3 semaines dans un refuge d'animaux. Ce refuge se trouvait à Samapaita, près de Santa Cruz. À la base, ils ont trouvé une offre sur workaway pour s'occuper d'une maison et des animaux d'une expatriée suisse où il fallait travailler 3/4H chaque matin. Mais il a découvert qu'à 100 mètres de la maison, la fille de l'hôte avait un refuge pour animaux trafiqués, de contrebande... Il y avait au moins 300 animaux dans ce refuge et la plupart étaient en liberté. Elle avait notamment 50 singes, des serpents, des perroquets... Il a notamment tenu dans ses bras un singe araignée ou bien avait un capucin qui se baladait sur les épaules des volontaires et chapardait gentiment de la nourriture. Les conditions de vie étaient assez spartiates et l'adaptation n'a pas été simple. Mais avec le recul, Romain se remémore une superbe expérience. Avec le Workaway, le logement est toujours inclus, après en ce qui concerne la nourriture, cela va dépendre. Deuxième volontariat : Chili pendant 5 semaines. Ils sont arrivés dans la vallée de l'Elqui, près d'une grande ville, La Serena. Un couple tenait une guesthouse de luxe dans une grande propriété. Romain s'occupait du jardin, de la partie arrosage, de la piscine ou des deux moutons. Sa copine s'occupait des chambres et du petit-déjeuner. Dans tous les volontariats, Romain essayait de trouer des endroits excentrés et assez loin des touristes. C'est alors beaucoup plus simple de vivre comme les locaux et de discuter avec les gens. Troisième volontariat : Mina Clavero à 150km de Cordoba, en Argentine durant 5 semaines. Ici, son job était d'être professeur d'anglais dans une petite école privée. Les cours duraient 1H et il y avait 4/5 élèves. Même si Romain est bilingue en anglais, il n'a jamais enseigné et c'était un gros challenge. Il s'est aussi essayé au stop durant ce volontariat, qui marche plutôt bien en Argentine. Même s’il avait des appréhensions, tout s'est bien passé. Quatrième volontariat : toujours dans la région de Cordoba, une guesthouse tenue par des Français. Cette famille habitait ici depuis 10 ans et avait transformé une gare postale en guesthouse. Ils avaient une chambre pour eux, qui devait faire 70m2, avec salle de bain, terrasse, internet... Les tâches de Romain étaient de tondre la pelouse, débroussailler, entretenir le jardin, enlever du bois... Il travaillait 3/4H par jour, n'avais pas de repas prévu, mais au final leurs hôtes les ont invités à manger quasiment chaque soir. Il a tellement bien accroché avec les propriétaires qu'il envisage d'y retourner l'année prochaine ! Conseils pour faire du volontariat Il y a 3 organismes pour trouver du volontariat : workaway/helpx/wwoofing. 1) Il faut tout d'abord construire son profil sur le site choisi. Il est important de bien remplir, car c'est un endroit où vous vous vendez en décrivant vos qualités. 2) Lorsque vous contactez un hôte, n'hésitez pas à demander un maximum de détails sur le volontariat, quelles sont les tâches, si les repas sont inclus, quel type de chambres... 3) Enfin, Romain conseille de contacter les hôtes au moins 1 mois en avance. Certains volontariats ont tout le temps du monde et sont très prisés. À la base Romain n'est pas quelqu'un de manuel, mais avec toutes ces expériences il est clairement devenu plus à l'aise. Il a par exemple construit une cheminée extérieure en pierre au Chili. "Avec le volontariat tu apprends vachement." D'abord grâce au contact humain pour découvrir les gens, ensuite à se servir de ses mains, de se débrouiller et enfin l'apprentissage de la langue. Le futur de Romain Après 15 mois de voyage en Amérique, les finances de Romain étaient assez basses. 6 mois avant de revenir en France, il pensait déjà à son retour en Europe et s'orientait vers l'Espagne pour continuer à parler espagnol. Il a choisi Barcelone, car c'est une ville économiquement dynamique et il y est plutôt facile de trouver un job. Il a d'ailleurs obtenu 3 entretiens dans le domaine du tourisme avant même d'être arrivé sur place. Concernant sa copine, elle a trouvé un job en tant que prof d'anglais. Romain aimerait bien repartir, mais il pense rester 2 ans à Barcelone pour faire des économies et en profiter pour visiter l'Espagne. Il est aussi tenté par voyager en Afrique, notamment toute la partie australe ou encore l'Afrique francophone. Merci d'avoir écouté l'épisode #066 du podcast ! Merci d'avoir pris le temps d'écouter cet épisode du podcast de Traverser La Frontière. Si vous avez des suggestions ou des remarques sur l'épisode, laissez un commentaire un peu plus bas, je les lirais avec attention. Abonnez-vous directement au podcast sur iTunes pour recevoir les nouveaux épisodes. Si vous avez aimé l'épisode, je vous invite à le partager sur les réseaux sociaux grâce aux boutons à la fin de l'article. Merci d'avance ! - Michael

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    TLF 065 : Quitter un CDI à Paris pour faire un PVT en Argentine

    Et si vous partiez vivre 1 an en Argentine ? Dans cette interview, retrouvez Maeva qui a décidé de quitter son CDI dans une start-up parisienne pour faire un PVT d'un an en Argentine. Vous allez découvrir comment elle a pris la décision de partir, comment s'est déroulé son année en Amérique du Sud et ce qu'elle a pu apprendre durant cette aventure qui n'est probablement pas finie. Écoutez tout de suite l'épisode (55 min) : À propos de l'épisode #065 sur le PVT en Argentine de Maeva Maeva est une amie que j'ai rencontrée lorsque je vivais à Paris. Elle a toujours aimé voyager, mais était "bloqué" à Paris car elle avait un bon job, dans une boite sympa. Le fameux CDI, qui est devenu l'opposé au VDI. Après pas mal d'hésitations, elle a franchi le pas : tout quitter et partir à l'autre bout du monde. Elle a décidé de partir en Argentine grâce au PVT (visa vacances travail) et après plus d'un an, elle est toujours là-bas ! Elle y travaille et à même trouvé l'amour... Dans cette interview, on discute de son départ de Paris, du choix de faire un PVT en Argentine, comment elle s'est préparé, ses différents jobs sur place, ses voyages en Amérique du Sud, les différences culturelles avec la France ou ce que lui a apporté cette expatriation. Les liens de l'épisode : Podcast : WWOOFING en Amérique du Sud Podcast : Voyager grâce au PVT Comment écouter cet épisode ? Cet épisode dure 55 minutes et vous pouvez l'écouter : Sur la plateforme iTunes Téléchargement direct (mp3) : clic droit, puis enregistrez sous Grâce aux applications mobile/tablette : Podcasts (iOS), Podcast Addict (Android). Cherchez "Traverser La Frontière" Écoute en ligne, dans le lecteur ci-dessous : Quitter Paris et faire un PVT en Argentine : Le résumé écrit de l'interview Maeva vit actuellement à Rosario, la troisième ville d'Argentine à 4H de bus de Buenos Aires. Elle a rencontré un Argentin qui vit là-bas et c'était plus simple de se rapprocher de lui que de faire des allers-retours avec la capitale. Cela fait 1 an et 2 mois que Maeva est en Argentine et elle travaille actuellement, en tant que serveuse dans un restaurant végétarien. De Bordeaux à Paris À la base, elle a fait des études en marketing et communication à Bordeaux, puis est allée à Paris pour faire un stage de fin d'études. Elle a travaillé dans une start-up évènementielle et s'occupait du marketing et des réseaux sociaux. Après ce stage de 6 mois, elle a été embauchée en CDI pendant 2 ans, puis a fait une rupture conventionnelle pour partir en Argentine. Maeva a toujours été attiré par le voyage, elle a fait un Erasmus à Budapest à 21 ans, un stage de 5 mois en Inde et a toujours rêvé de faire le tour du monde. Le voyage l'a toujours motivé à travailler et à économiser. À la fin de son stage, elle voulait déjà partir, mais lorsqu'on lui a proposé un CDI à Paris, elle ne pouvait pas refuser. En 2015, elle commençait déjà à réfléchir à partir, le travail n'allait pas forcément, elle était célibataire et puis il y a eu un déclencheur lorsqu'elle s'est cassé le pied au Portugal. Elle a été opérée, puis en arrêt maladie pendant quelques semaines, durant cette période, elle a beaucoup réfléchi et a décidé de partir. La décision de partir en Argentine Elle hésitait à faire du volontariat avec des enfants en Asie ou partir en Amérique du Sud. À la suite du podcast sur le voyage en faisant du WWOOFING, Maeva s'est décidé à partir découvrir l'Argentine. Elle savait aussi qu'elle voulait faire un PVT de 1 an. En arrivant en Argentine, Maeva ne parlait pas espagnol et n'était pas capable faire de phrases, elle a même eu 5 au BAC ! Avant de partir, elle était impatience et n'avait pas de doutes sur son projet. Elle savait que c'était la bonne décision et que c'était ce qu'il fallait pour elle à ce moment. Elle a pris le temps de bien faire sa rupture conventionnelle, de passer Noël en famille, de préparer son voyage et est partie le 4 février 2016. Au moment de partir, elle ne voulait pas savoir ce qu'elle ferait, elle voulait arrêter que "tout soit prévu dans ma vie et de dire oui aux opportunités qui se présentent". Elle n'a rien planifié et a juste réservé ses deux premières nuits à Buenos Aires. Elle avait des envies : faire du WWOOFING, aller dans une école, rester dans un ranch en Patagonie... mais rien de bien établi. La vie en Argentine Maeva a rencontré un Argentin rapidement dans son voyage et du coup rien ne s'est passé comme elle l'avait imaginé. Elle a d'abord fait du volontariat pendant 3 semaines dans une finca à Mendoza. Elle aidait la famille dans leur exploitation agricole et a beaucoup aimé cette expérience. Ensuite, elle a travaillé en tant que serveuse dans une crêperie française à Buenos Aires. Puis dans une agence de voyages, dans l'antenne argentine d'Evaneos. C'était intéressant, mais Maeva s'est rendu compte que travailler dans un bureau toute la journée, prendre le métro... c'était comme se retrouver à Paris. Malgré une offre de visa de travail lorsqu'elle est arrivée à la fin de son PVT, Maeva a décidé de ne pas accepter pour son bien-être personnel. Elle travaille donc maintenant dans un restaurant à Rosario en ayant un visa touriste. C'est toujours compliqué de rester dans un pays sans visa, l'option du mariage peut être envisagée comme Céline dans le podcast #036 au Chili, mais pour Maeva ce n'est pas une option pour le moment. Maeva a trouvé plutôt facile la recherche de travail en restauration, notamment quand tu es français. En visant des restaurants français ou avec des thèmes autour de la France facilite les choses. Par contre, il faut parler espagnol pour ce type de job, avec l'accent argentin, c'est encore mieux ! Maeva a aussi pas mal voyagé. Elle est allée aux chutes d'Iguazu, la région de Salta dans le nord de l'Argentine et a fait le désert de sel en Bolivie. Sans compter le Brésil pour le carnaval de Rio. Au niveau des différences, elle a trouvé que les Argentins étaient toujours collés à leur téléphone, à enregistrer des messages vocaux sur whatsapp, qu'ils conduisent n'importe comment sur la route avec aucun respect du piéton. En Argentine, on retrouve la culture "no pasa nada", sans trop de stress avec des gens vraiment naturellement bons. Dans la rue, les locaux t'aident sans soucis, sont curieux et sont vraiment agréables. Il y a aussi les filles qui portent des plataformas, des énormes chaussures qui surélèvent les filles. Entre l'Europe et l'Amérique du Sud À savoir aussi que les Argentins ressemblent beaucoup à des Européens, proches des Italiens, Espagnols, voire Français. L'Argentine est le pays le plus européanisé de l'Amérique du Sud. Globalement, l'expérience de Maeva en Argentine est super positive, même si elle n'a pas forcément accompli son plan de départ à cause de sa rencontre amoureuse. Par contre, quand elle rencontre des Français en Argentine, elle les trouve insupportables. Elle pense que nous sommes super critiques, que l'on juge énormément et que l'on a tendance à rester entre Français. Elle espère être devenue plus ouverte, plus patiente et moins dans le jugement depuis qu'elle est en Argentine. D'ailleurs, elle a rencontré des Argentins qui ont pu aller à Paris et ils pensent que les Français sont froids et fermés. Dans un mois, Maeva va en France pour des évènements familiaux et revoir ses amis, son copain fait partie du voyage. Ils vont probablement voyager en France, en Espagne ou au Portugal. Maeva n'a pas encore de billet retour pour l'Argentine et elle ne sait pas ce qu'elle va faire pour le moment et n'a de toute façon pas envie de tout prévoir. Merci d'avoir écouté l'épisode #065 du podcast ! Merci d'avoir pris le temps d'écouter cet épisode du podcast de Traverser La Frontière. Si vous avez des suggestions ou des remarques sur l'épisode, laissez un commentaire un peu plus bas, je les lirais avec attention. Abonnez-vous directement au podcast sur iTunes pour recevoir les nouveaux épisodes. Si vous avez aimé l'épisode, je vous invite à le partager sur les réseaux sociaux grâce aux boutons à la fin de l'article. Merci d'avance ! - Michael

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    TLF 064 : Comment voyager 10 ans sans revenir en France

    Envie de voyager pendant de longues années ? Dans cette interview, retrouvez Sandro qui vient tout juste de revenir en France après un voyage de ... 10 ans ! Oui, vous ne rêvez pas ! Vous allez découvrir comment il a fait pour voyager autant de temps, son budget, son itinéraire, ses différents boulots à travers le monde ou encore pourquoi il a décidé de rentrer en France. Écoutez tout de suite l'épisode (48 min) : À propos de l'épisode #064 sur les 10 ans de voyage de Sandro Dans l'épisode #40 nous avions eu Caroline dans le podcast qui nous parlait de son tour du monde à pied pendant 10 ans. Il est temps de retrouver un autre personnage qui a réalisé un truc extraordinaire, Sandro et son voyage autour du monde pendant 10 ans ! C'est lors de ses vacances, 5/6 semaines à l'étranger par an qu'il trouvait son bonheur. Sandro s'est alors dit "pourquoi ne pas faire ça tout le temps?" et a décidé de quitter la France avec un aller simple pour Moscou. Dans cette interview, on discute des raisons de son départ, où il a voyagé, comment il a géré son budget, de ses différents boulots à l'étranger, comment le voyage l'a changé, ses conseils pour faire pareil ou encore la rencontre de sa femme. Les liens de l'épisode : Blog de Sandro : Tetedechat.com Mon 2e livre Voyage à Durée Indéterminée Mon 3e livre : Oser Voyager en Solo Article important : 47 conseils pour voyage seul Comment écouter cet épisode ? Cet épisode dure 44 minutes et vous pouvez l'écouter : Sur la plateforme iTunes Téléchargement direct (mp3) : clic droit, puis enregistrez sous Grâce aux applications mobile/tablette : Podcasts (iOS), Podcast Addict (Android). Cherchez "Traverser La Frontière" Écoute en ligne, dans le lecteur ci-dessous : Voyager pendant 10 ans sans revenir en France : Le résumé écrit de l'interview Sandro est toulousain et il travaillait comme tout le monde avant de faire son grand voyage. Il s'est rendu compte qu'il était vraiment heureux lorsqu'il partait en vacances 5/6 semaines par an. Il s'est dit "pourquoi ne pas faire ça tout le temps ?". Au départ, il s'est dit qu'il tiendrait 2/3 ans pour ce voyage. Il s'est acheté un billet d'avion pour Moscou en aller simple, sans billet de retour. Au final, son voyage a duré 10 ans, 1 mois, 2 semaines et 3 jours. Il est rentré en France depuis aout 2016, s'est marié et va tenter de vivre dans l'hexagone pendant 1 an. Cela ne le dérangerait pas de bouger ensuite, il est plutôt habitué ! La décision de partir en voyage À un moment donné, Sandro s'est demandé "qu'est-ce qui va se passer dans ma vie ?". Une fois que tu as un travail, peut-être avoir des enfants, acheter une maison... Continuer un travail que tu n'aimes pas forcément pour rembourser un crédit. Il pouvait voir son futur rapidement alors il s'est dit "il faut que je fasse quelque chose maintenant". Il était heureux en voyage, il s'est juste dit "on va aller là-bas". D'ailleurs avant de faire son voyage de 10 ans, il était parti en Australie où il a rencontré des backpackers qui voyageait pendant 6 mois, voire 1 an et il a trouvé ça incroyable. Il est revenu 4 mois en France puis est parti pour de bon. Au moment de partir, il avait en tête de voyager entre 2 et 3 ans et avait 9000€ d'économies. Chaque année, il se disait "je peux faire plus". Il ne sait pas vraiment combien de temps ont duré les 9 000 €, car dès sa deuxième année, il a fait un PVT en Australie et y a travaillé. Il a beaucoup travaillé en Australie et y est ressorti avec 35 000 $. Après ça, il n'a plus travaillé pendant 3 ans. Lorsqu'il était en Australie, Sandro a lavé des voitures, lavé la vaisselle, a conduit des charriots élévateurs, a nettoyé des huitres à perle sur un bateau. Un voyage de 10 ans dans le monde entier Durant ces 10 ans de voyage, Sandro est allé un peu partout... Il est arrivé à Moscou, puis a traversé toute la Russie avec le transmongolien, puis la Mongolie, la Chine, le Japon. Il a traversé le Tibet à vélo, fait le Népal, l'Inde, puis l'Asie du Sud-Est et l'Australie. Il est revenu en Asie du Sud-est puis est resté un moment à Taiwan. Il est ensuite allé au Canada, aux États-Unis, en Amérique centrale, l'Amérique du Sud. Sur ces 4 derniers mois de voyage, il est parti en Afrique australe. Sandro voyage lentement et n'est jamais revenu en France métropolitaine en 10 ans. C'était sa règle de ne pas revenir et il n'avait pas de fil rouge dans ce voyage, son but était de suivre ses désirs. Son voyage se terminerait le jour où il reviendrait en France. À noter que sa famille est souvent venue lui rendre visite en voyage. Un voyage loin du glamour et des vacances La façon de voyager de Sandro est loin du rêve que l'on peut s'imaginer. Il n'a pas passé 10 ans de vacances. Il dormait souvent dans des "trous à rat", il mangeait 90% du temps dans la rue. C'était une façon de vivre différente des vacances. Généralement, il passait du temps à marcher dans une ville où il vient d'arriver et cherche une chambre pas chère. Pour manger, il suivait la population et allait où les locaux vont. En ce qui concerne le budget, il faut savoir qu'il va varier selon les continents. En Asie, Sandro dépensait 5 000 $ / an, en Amérique du Sud, il est à 9000$/an. Après, son niveau de vie ne correspond pas à tout le monde, il y a notamment beaucoup de concessions sur le confort. En ce qui concerne le temps passé dans un pays, cela dépendait de deux critères : la taille du pays et surtout si Sandro aimait l'endroit ou non. Il essaye de passer au moins 1 mois par pays. Les visas compliquent souvent les choses, mais on trouve toujours un moyen de s'en accommoder. Sandro a aussi travaillé "gratuitement" en Thaïlande pour une ONG qui aidait les réfugiés birmans. Sans compter d'autres expériences à Taïwan, au Japon ou au Canada. Parfois, il travaillait légalement, parfois non, c'est-à-dire qu'il n'avait pas le visa qui l'autorisait à travailler dans le pays. Lorsqu'il est revenu en France, il n'avait plus aucune économie sur son compte en banque et avait même une dette de 1 300 €. Sa femme lui a avancé de l'argent pour son dernier voyage à Madagascar avant de revenir en France. Pour son volontariat en Thaïlande, il est allé à Mae Sot, à la frontière birmane et a trouvé une école qui enseignait le français. Il a fini par enseigner le français et l'informatique aux enfants birmans (de 6 à 21 ans). Sandro se sentait vraiment utile auprès de ces enfants et avait une incroyable énergie. Tous les jours, il finissait épuisé, mais ce fut une super expérience. L'amour et le voyage Sandro est désormais marié à une Brésilienne qu'il a rencontrée au Brésil. Il est allé à Rio de Janeiro durant le carnaval et a décidé de prendre un Airbnb près d'Ipanema et il se trouve que son hôtesse est maintenant sa femme. C'était en février 2016 et ils se sont mariés en novembre 2016 en France. Le voyage est d'ailleurs un excellent révélateur pour savoir si un couple peut durer dans le temps. Pour Sandro, cela a bien marché et il a trouvé sa "perle". Pour le voyage, comme pour n'importe quoi, il conseille de toujours sortir de sa zone de confort. Dès que c'est difficile, allez voir. C'est le seul moyen de vivre des choses extraordinaires. Si Sandro a continué à voyager toutes ces années, c'est tout simplement, car il était heureux et ce n'était pas le moment de finir. Il était content de se lever tous les matins. Un homme différent après 10 ans de voyage Sandro n'a pas vraiment changé en 10 ans, par contre, mais il a énormément évolué. Il n'est plus le même homme. Il a appris sur ses défauts et qualités. En partant, il pensait être parfait, mais à chaque frontière, il s'est pris des claques et s'est rendit compte qu'il ne sait absolument rien. Il s'est découvert des qualités pour gérer des situations stressantes ou dangereuses. Par contre, il s'est rendu compte qu'il était colérique, énervé, impatient... Le voyage permet de voir tous les angles de ton visage et de sa personnalité, il agrandit la perspective de soi-même. Sandro nous dit que : "c'est au pied du mur que l'on s'aperçoit de qui on est vraiment". Nous avons des forces de survie en nous et on peut se débrouiller dans toutes les situations. Durant ces 10 ans, il ne s'est jamais dit qu'il voulait rentrer à la maison, par contre il a eu des moments de doutes, surtout concernant l'argent. Mais, il a toujours trouvé une solution. Et votre voyage ? Pour les personnes qui admirent ce qu'a fait Sandro et son voyage, il voit 2 catégories : Ceux qui disent "j'aimerais bien le faire, mais je ne peux pas". C'est juste que profondément, ils ne veulent pas le faire, ils veulent conserver leur confort. Ensuite, ceux qui veulent vraiment le faire. À ceux-là, il leur conseille de lâcher prise, ne pas avoir peur. En tant que Français, on a une chance d'avoir un bon passeport, de pouvoir revenir, etc. Alors au pire, qu'est-ce qui peut arriver ? Si c'est votre but, foncez ! Sandro a arrêté son voyage, car il a vu presque tout ce qu'il voulait voir et pour les pays restants, c'était plus compliqué financièrement. Ensuite, car il voulait construire quelque chose avec sa femme. Enfin, car il aimerait redistribuer tout cette culture et ce savoir accumulé aux gens. Après 10 ans de voyage, ce n'est pas simple de reconstruire quelque chose et concernant son futur, il ne sait pas vraiment et ne veut pas le savoir. Il veut continuer à vivre l'instant présent. Il veut continuer à être heureux et faire ce dont il a envie. Les enfants sont aussi au programme, mais il ne sait pas pour quand. Sandro tient un blog, qui fait office de carnet de route. Il montre ce qu'il est, ce qu'il fait, les pays qu'il a visités sans dire aux gens quoi faire. On y trouve aussi beaucoup de photos et moins d'écriture. Vous pouvez retrouver le blog ici : Tetedechat.com Pour finir,

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    TLF 063 : Sophie vit à Édimbourg en Écosse depuis 4 ans

    L'Écosse vous a toujours tenté ? Vous avez envie d'y vivre un petit moment ? Dans cette interview, retrouvez Sophie qui s'est expatriée à Édimbourg, la capitale écossaise, il y a maintenant 4 ans. Vous allez découvrir son parcours depuis ses études à Angers, jusqu'à Édimbourg, en passant par l'Allemagne ou l'Espagne, à quoi ressemble sa vie en Écosse ou encore ses conseils pour choisir son pays d'expatriation. Écoutez tout de suite l'épisode (44 min) : À propos de l'épisode #063 sur les 10 années à l'étranger de Sophie, d'Angers à Édimbourg Certains pays possèdent une aura particulière, pour moi l'Écosse en fait partie. Gardant ce pays sur ma liste "à visiter quand je serais plus vieux", j'avais tout de même envie d'en savoir plus. Sophie, qui vit à Édimbourg depuis 4 ans était la candidate idéale pour le podcast. En plus de très bien connaitre l'Écosse, Sophie a vécu dans plusieurs pays étrangers et possède une grande expérience de l'expatriation. Elle vous donne pas mal d'astuces et conseils pour réussir votre vie à l'étranger. Dans cette interview, on discute de ses différentes expatriations, pourquoi elle a décidé de vivre en Écosse, ce qu'elle fait à Édimbourg, ses conseils pour choisir le bon pays ou encore pourquoi elle n'a pas envie de vivre en France. Les liens de l'épisode : Blog de Sophie : Oohmyworld.com Livre  : Édimbourg, l'essentiel Comment écouter cet épisode ? Cet épisode dure 44 minutes et vous pouvez l'écouter : Sur la plateforme iTunes Téléchargement direct (mp3) : clic droit, puis enregistrez sous Grâce aux applications mobile/tablette : Podcasts (iOS), Podcast Addict (Android). Cherchez "Traverser La Frontière" Écoute en ligne, dans le lecteur ci-dessous : Partir vivre à Édimbourg : Le résumé écrit de l'interview Sophie vit à Édimbourg depuis presque 4 ans, elle travaille dans le marketing touristique, est blogueuse voyage et copywriter. Son blog s'appelle oohmyworld.com, on y retrouve énormément d'information sur l'Écosse, mais aussi d'autres destinations. Elle aime Édimbourg, car elle y retrouve tous les avantages d'une grande ville dans une petite ville, car il n'y a que 500 000 habitants. Il y a une énorme offre culturelle, d'excellents restaurants un peu partout, la ville peut se visiter à pied et il y a aussi le côté nature toujours présent. Un parcours européen Sophie a d'abord fait des études de tourisme et a passé son temps entre Angers, Paris, 6 mois en Finlande et 1 an en Allemagne. Ensuite, elle a travaillé pendant 1 an chez Hilton à Paris. Après cette expérience, elle est partie en Angleterre faire un Master en management international hôtelier. Elle est passée rapidement par Glasgow, puis s'est installée à Barcelone pendant 4 ans où elle a travaillé dans une entreprise de conseil en développement touristique. En 2013, la situation économique en Espagne n'était pas terrible et Sophie envisageait de s'installer dans un autre pays. Son copain a alors trouvé un job en Écosse et ils sont partis vivre là-bas. À l'époque, Sophie voulait vraiment partir de Barcelone, car elle n'arrivait pas à s'acclimater à la façon de vivre sur place. Elle s'est donc orientée vers un autre pays européen et anglophone. En Espagne, son installation fut assez simple au niveau du logement, mais plus compliquée au niveau administratif, notamment pour avoir un numéro NIE. Pour l'Écosse, le déménagement fut plus compliqué, car elle devait déménager un appartement complet ainsi que son chat ! Ensuite les formalités administratives sont assez simples en Écosse, par contre c'est beaucoup plus compliqué de trouver un logement à Édimbourg, car les appartements partent très rapidement. Un nouveau départ vers l'Écosse En ce qui concerne son parcours professionnel, il y eut pas mal de changements une fois arrivée en Écosse. Elle n'a pas trouvé de travail dans le conseil en développement touristique comme à Barcelone. Elle a continué son activité de consultante, mais en freelance cette fois. Elle a fait ça pendant 2 ans, mais a ensuite mis en pause cette activité pour se consacrer à son blog, à l'écriture et des missions en copywriting. D'ailleurs le 6 février est sorti son livre Édimbourg, l'essentiel aux Éditions Nomades. Il s'agit de la collection "city guide" écrite par des gens qui habitent sur place et qui donnent leurs meilleures adresses. Que ce soit les bars, les restaurants, les lieux culturels, les endroits pour faire du shopping, les loisirs, etc. Ses journées et semaines ne se ressemblent jamais vraiment. Lorsqu'elle est à Édimbourg : elle travaille le matin sur ses articles et les missions de ses clients. L'après-midi, c'est plutôt écriture et administratif. Puis le soir, c'est plutôt restaurant et soirées. Par contre, elle est souvent en voyage, et là son emploi du temps est différent. Elle se lève toujours tôt pour travailler un peu avant de partir en découverte, faire des photos, vidéos... Elle travaille ensuite après le diner. Vivre à l'étranger : un choix délicat Pour le moment, elle ne se voit pas repartir vivre dans un autre pays et bouger encore une fois ses valises. Sophie aime bien voyager, mais elle aussi bien rentrer à son point de départ. De plus, elle se sent vraiment bien en Écosse. Même si le brexit peut poser des problèmes dans le futur, elle attend de voir ce qu'il se passera. À la base, Sophie est partie vivre à l'étranger, car elle voulait apprendre des langues étrangères, découvrir de nouvelles cultures et trouvait excitant de démarrer une nouvelle vie dans un nouveau pays. Après 10 ans à l'étranger, elle ne se retrouve plus vraiment dans la France et a du mal à s'identifier à la société française. En ce qui concerne les apports de l'expatriation, Sophie trouve que c'est un atout d'être français à l'étranger au niveau du travail. L'objectif en vivant à l'étranger c'était de trouver un endroit où elle se sent bien et qui correspond à sa personnalité. Choisir un pays qui nous correspond n'est pas simple et Sophie a beaucoup tâtonné. Pour savoir, il faut beaucoup tester, car aller en vacances ou vivre dans un endroit est très différent. L'autre point important est de se connaitre, de savoir ses habitudes. Par exemple si vous êtes perfectionniste, aimez que tout soit ordonné on choisira plutôt un pays du nord de l'Europe, plutôt qu'un pays du sud. Par exemple, l'expérience de Sophie à Barcelone a été enrichissante, mais elle ne lui correspondait pas. Édimbourg, le petit paradis de Sophie Sophie apprécie l'Écosse, car les gens sont cools et très ouverts, contrairement aux Catalans lorsqu'elle vivait à Barcelone. Elle voit ce pays comme une famille, car tout le monde connait tout le monde et il est facile de se créer des liens. Le pays en lui-même est magnifique, comme Édimbourg qui concentre histoire, culture, architecture, mais aussi la nature très proche. Au niveau des conseils pour venir vivre en Écosse, Sophie insiste sur le fait qu'il est très compliqué de trouver un logement à Édimbourg et il est impossible de prendre des RDV depuis la France. Il faut prévoir 3 semaines pour connaitre la ville et chercher un appartement. Pour le travail, il est intéressant de s'y prendre à l'avance, avant d'arriver. À Édimbourg, il y a un micro climat qui rend l'ambiance agréable. Il ne fait jamais très froid et il y neige très peu, mais il n'y a pas énormément de soleil. L'hiver, il fait entre 5 et 12 degrés et maximum 25 degrés l'été. Sophie n'a jamais regretté son choix de partir vivre à l'étranger et conseille à tous les jeunes de foncer et essayer. Le monde serait bien meilleur si tout le monde avait de l'empathie pour les différentes cultures autour de nous. Pour finir, voici un petit aperçu de l'Écosse avec Sophie : Merci d'avoir écouté l'épisode #063 du podcast ! Merci d'avoir pris le temps d'écouter cet épisode du podcast de Traverser La Frontière. Si vous avez des suggestions ou des remarques sur l'épisode, laissez un commentaire un peu plus bas, je les lirais avec attention. Abonnez-vous directement au podcast sur iTunes pour recevoir les nouveaux épisodes. Si vous avez aimé l'épisode, je vous invite à le partager sur les réseaux sociaux grâce aux boutons à la fin de l'article. Merci d'avance ! - Michael

  25. 76

    TLF 062 : Comment devenir réalisateur de vidéos de voyage

    Envie d'être payé pour faire des vidéos à travers le monde ? Dans cette interview, retrouvez Florian qui a décidé de combiner et vivre de ses deux passions : celle du voyage et de la vidéo. Vous allez découvrir son parcours mouvementé depuis 10 ans, comment il est devenu réalisateur de vidéos de voyage et ses meilleurs conseils pour suivre son chemin. Écoutez tout de suite l'épisode (53 min) : À propos de l'épisode #062 sur le métier de réalisateur de vidéos de voyage Il y a certains métiers qui font rêver et celui de faire des vidéos de voyage en fait partie. Nous avions exploré le sujet du photographe voyage avec Riadh lors du podcast #005, il était temps d'abord la partie vidéo de voyage ! On en parle d'ailleurs dans le livre Voyage à Durée Indéterminée. Ce métier peut sembler glamour au premier abord, mais la réalité est beaucoup plus compliquée. Florian s’attèle à vivre de ce métier depuis plus de 10 ans et cela ne fait que quelques années qu'il peut en vivre correctement. Si vous vous demandez comment devenir réalisateur de vidéos de voyage, son interview est à écouter sans attendre ! Voici une récente vidéo de Florian tournée au Myanmar : Dans cette interview, on discute du voyage en Australie qui a changé la vie de Florian, comment apprendre le métier de réalisateur vidéo, ses moments galères, le tournant de sa carrière, les dessous de la création de ses deux plus gros films ou encore ses meilleurs conseils pour réussir dans ce métier. Les liens de l'épisode : Site de Florian : Florianmosca.com Page Facebook des Coflocs Chaine YouTube des Coflocs Comment écouter cet épisode ? Cet épisode dure 53 minutes et vous pouvez l'écouter : Sur la plateforme iTunes Téléchargement direct (mp3) : clic droit, puis enregistrez sous Grâce aux applications mobile/tablette : Podcasts (iOS), Podcast Addict (Android). Cherchez "Traverser La Frontière" Écoute en ligne, dans le lecteur ci-dessous : Devenir réalisateur de vidéos de voyage : Le résumé écrit de l'interview Florian est réalisateur de vidéos de voyage, mais aussi cadreur et monteur. Il fait ce métier depuis plus de 10 ans en commençant après le lycée, mais cela fait seulement 2/3 ans qu'il en vit. L'Australie après le lycée Déjà au lycée, Florian faisait des vidéos de skate et les montait en cours d'arts plastiques. Durant cette période, il avait un rêve, celui de partir vivre en Australie, il voulait partir le plus loin possible de ses parents. Il est alors parti faire une école de cinéma à Sydney une fois le bac en poche à 19 ans. Les cours étaient vraiment sympas, mais Florian a surtout aimé le fait d'être en Australie ! Ce qui le faisait kiffer, c'était de se balader avec son caméscope et filmer sa vie quotidienne, ses potes, les paysages... À cette époque, YouTube venait de naitre et il commence à mettre ses vidéos sur YouTube. Il les reprenait aussi sur son Skyblog, qui a eu son petit succès ! À l'époque, les gens ne comprenaient pas trop YouTube et certaines personnes de la télévision lui disaient qu'il piratait ses propres films sur Internet ! Il les mettaient gratuitement en ligne au lieu de les vendre. Florian a fait un film "Oz ta vie" qui résume son expérience de vie en Australie. En ce qui concerne ses débuts en Australie, tout n'a pas été simple. Il n'avait jamais vécu dans une grande ville, avait beaucoup de doutes et a même pleuré dans l'avion qui quittait la France. De toute façon, le plus dur se fait avant le départ, une fois la décision de partir prise, tout est plus simple et cela se passe bien pour tout le monde ensuite. Et de toute façon, la pire des choses qui peut arriver, c'est de revenir en France. Le voyage comme transformation Florian voit ce type de voyage après le lycée, avec un PVT par exemple, comme un "service militaire en mode paix." À l'autre bout du monde, tu dois apprendre à t'en sortir tout seul. Ces deux ans l'ont complètement transformé et le choc a été important lors de son retour en France et que ses parents lui ont dit qu'il fallait qu'il trouve un vrai job et que les vacances étaient finies ! À Sydney il avait son appart et vivait déjà de ses montages vidéos. Il faisait du "stock footage", coupait des images pour les mettre dans des banques d'images sur Internet. Puis au bout de deux mois, il faisait des petites vidéos de voyage payées. L'Australie lui a fourni une énergie positive qui lui a permis de tenir les 7 années suivantes, qui n'ont pas été faciles. Il avait la preuve que cela marchait. L'Australie lui a permis de savoir ce qu'il voulait faire dans la vie et ce qu'il ne voulait pas faire. Il faut ratisser large, essayer les choses et trouver ce qu'on aime faire. Car quand on aime faire quelque chose, on le fait mieux, on peut le faire plus longtemps, avec plus de persévérance et on sera plus à même de réussir. Cela permet de ne pas abandonner ! Persévérer pour percer Florian a eu une période compliquée de 7 ans, après son retour en Australie. Il est parti vivre en Suède deux ans (dont Stockholm), mais ce n'a pas été facile. Il a fait beaucoup de tournages de films et courts métrages, mais il a été très peu payé, voire pas payé pour son travail. Durant ces 7 années de galère et même en Australie, Florian a fait beaucoup de petits jobs pour gagner de l'argent. À Sydney, il livrait des pizzas, en Suède il a fait serveur ou la plonge en restaurant. À l'époque, il ne pouvait pas vivre de ses créations, mais il a persévéré pour comprendre comment il pourrait vendre ses vidéos. Tout a été compliqué, mais il était libre. Il n'a jamais réussi à vendre beaucoup d'exemplaires de son film "Oz ta vie", mais Florian voit ce film comme une carte de visite. Le but était de montrer sa vie en Australie et d'inspirer les gens à aller là-bas. Il a eu beaucoup de difficultés pour montrer son film dans des festivals de voyage, mais au final, il lui a permis de venir vivre sur Paris. Florian conseille d'ailleurs de montrer son film à un maximum de gens, de le mettre sur YouTube plutôt que d'essayer de vendre un DVD. Être payé pour faire des vidéos de voyage Il vit à Paris depuis 4 ans et vit de ses activités de réalisateur depuis 2/3 ans. Il a rencontré Laurent Lingelser lors d'un "apéro voyageur" qui voulait l'aider avec ses vidéos et ses projets. À la base il faisait des vidéos "go with flo" où il racontait ses aventures à l'étranger qu'il a failli vendre à une grosse boite de production, mais l'opération n'est jamais allée jusqu'au bout. Laurent lui dit alors qu'il faudrait faire des vidéos pour des marques et faire de l'institutionnel. Dès lors, il a investi tout son argent dans une caméra (Canon C100) et était prêt à tout filmer pour vivre de ses vidéos, même s'il mettait les voyages de côté. Grâce à ce matériel, il trouvait plus facilement des missions. Il a commencé à filmer des évènements, des publicités et vidéos corporate pour des agences de voyages, puis a commencé à avoir des opportunités pour voyager et faire des vidéos en même temps. Depuis, cela fait 2/3 ans qu'il est constamment en voyage avec Laurent pour faire des vidéos. Florian a créé deux films très importants pour lui dernièrement: Génération WHV et génération Expat. Ces deux films sont basés sur le même principe : des interviews croisées de personnes parties en PVT ou bien en expatriation. Ils répondent à 10 questions qu'ils vont creuser à fond sur leurs expériences, les raisons de leur départ, les différences culturelles... Ensuite, chaque question est reprise dans les films avec des réponses rapides des personnes interviewées. À la base Génération WHV devait être une vidéo de 5/10 minutes, mais en interviewant plusieurs personnes, il s'est rendu compte qu'il se passait un truc plus profond, qu'une génération de personnes vivent quelque chose d'exceptionnel. Il a alors dit à Chapka Assurance, leur sponsor, que le film va durer 25 minutes, ce qui était dur à concevoir au début. Le film a été un succès avec plus de 30 000 vues en 1 semaine. Laurent et Florian sont ensuite partis aux Philippines afin de travailler sur le prochain film Generation Expat. Là encore, Chapka les sponsorise et ils trouvent d'autres sponsors comme Airbnb ou la banque transatlantique. Dès lors, ils sont partis 3 mois en tour du monde à la rencontre d'expatriés. Cette fois, le film dure 40 minutes et a encore eu plus de succès avec près de 400 000 vues à ce jour. Au total, ils ont passé un an sur le projet. Maintenant, des agences de voyages l’envoient pour faire des vidéos sur différentes destinations, comme Oman ou la Birmanie récemment. Il s'agit de vidéos promotionnelles pour montrer les destinations aux clients. Il est tout à fait possible de devenir réalisateur de vidéos de voyage et pouvoir en vivre. En revanche, cela peut prendre du temps, il suffit de ne pas abandonner et de continuer à travailler. Les conseils de Florian pour devenir réalisateur de vidéos de voyage Trouver ce qu'on aime vraiment, tout essayer. Il faut prendre une caméra et aller filmer. Chercher des tutos, trouver son style, son angle, que ce soit sortir des vidéos de vacances, des vidéos promotionnelles, etc. Par exemple, Alex de Vizeo est un excellent acteur et présentateur. Il faut se demander en quoi tu es le meilleur et foncer. Pour vivre des vidéos de voyage, il n'y a pas de secret, il faut se former sur le commerce et la vente ou rencontrer quelqu'un qui vend. Il faut faire ce métier d'abord par plaisir, car ce ne sera pas tous les jours facile. Il faut aussi comprendre la logique économique : qui a besoin de ces vidéos ? Et comment les monétiser ? Il faut créer un maximum et essayer de sortir du lot Lorsque vous avez un produit qui marche bien : aller aborder des entreprises qui peuvent sponsoriser. Offrir des voyages par exemple. Il faut savoir qu'une vidéo, cela a un prix et connaitre le prix de son travail.

  26. 75

    TLF 061 : Une famille sort du cadre et teste le mode de vie « nomade digital »

    Une famille peut-elle travailler sur Internet et voyager à l'infini ? Dans cette interview, retrouvez Christine et Patrice qui ont décidé d'opter pour une vie de nomade numérique et travaillent en voyageant avec leur enfant Logan. Vous allez découvrir pourquoi ils ont quitté leur vie sédentaire, leur organisation pour voyager en famille, la scolarité de leur enfant ou encore comment ils financent ce mode de vie. Écoutez tout de suite l'épisode (49 min) : À propos de l'épisode #061 sur le nomadisme digital en famille À plusieurs reprises, nous avons abordé le style de vie "nomade digital" sur le podcast de TLF, notamment il y a quelques épisodes avec Amélie, webdesigner qui vit n'importe où dans le monde. Il est temps de passer à la vitesse supérieure et de parler de nomadisme numérique, mais en famille cette fois ! Christine, Patrice et Logan vivent de façon nomade depuis 2013 et n'ont plus de maison. Ils vont de pays en pays, découvrent une nouvelle ville chaque mois et travaillent à distance pour financer leur voyage. D'ailleurs, cela ressemble bien à un Voyage à Durée Indéterminée... Dans cette interview, on parle de leur déclic de devenir nomade en 2013, leurs différents voyages, comment font-ils pour se loger, comment se passe la scolarité de Logan, en quoi ce style de vie les a transformés ou encore leurs plans pour le futur. Les liens de l'épisode : Blog voyage de la famille : Famille-nomade-digitale.com Micro service en français : 5euros.com Micro service en anglais : Fiverr.com Ressources pour devenir nomade digital Comment écouter cet épisode ? Cet épisode dure 49 minutes et vous pouvez l'écouter : Sur la plateforme iTunes Téléchargement direct (mp3) : clic droit, puis enregistrez sous Grâce aux applications mobile/tablette : Podcasts (iOS), Podcast Addict (Android). Cherchez "Traverser La Frontière" Écoute en ligne, dans le lecteur ci-dessous : Voyage et travailler sur Internet en famille : Le résumé écrit de l'interview Patrice et Christine sont actuellement dans le sud de la France pour encore deux mois avant de partir pour l'Espagne, puis la Thaïlande plus tard en 2017. La famille, composée de Patrice, Christine et Logan se présente sous le nom "Famille Nomade Digitale". En 2013, ils décident de quitter leur logement sédentaire, de se débarrasser de leurs meubles pour commencer une vie nomade en changeant de pays et de villes fréquemment. Jusqu'à présent, ils géraient une entreprise qui vendait des cadeaux personnalisés et depuis janvier, ils ont tout remis à plat et reconstruisent autre chose au niveau professionnel. Ils cherchent une activité qui peut se faire entièrement en ligne. Ils testent des micro-services, , soutiennent leur fils qui fait des applications mobiles et Patrice se remet à l'écriture D'une vie sédentaire à une vie nomade Avant leur changement en 2013, ils travaillaient énormément, ne prenaient pas le temps d'être en famille, de partir en vacances et pensaient trop à faire avancer leur entreprise. Ils se sont rendu compte que les années passent vite, mais qu'ils n'en profitaient pas tant que ça. De plus, leur travail effectué depuis leur maison pouvait être réalisé depuis n'importe où et l'entreprise pouvait se gérer depuis l'étranger. Ils se sont alors dit "pourquoi pas tenter l'aventure du nomadisme". Au départ, ils ont testé la viabilité de leur idée en partant dans d'autres villes en France, puis ils se sont éloignés petit à petit en voyant que cela se déroulait bien. Dès lors, ils réussissent à se trouver du temps pour profiter de la vie et non pas repousser leurs projets indéfiniment. Ils se sont rendu compte que ce qui comptait "c'était ce qu'on vivait et pas ce qu'on avait". Vivre où bon leur semble Durant ces 4 ans, ils ont voyagé principalement en Europe : Espagne, Italie, Portugal ou Croatie pour quelques mois. Ils revenaient régulièrement en France pour certaines obligations et le travail. En ce qui concerne le logement, ils réservent toujours un appartement ou une maison grâce à Airbnb (35€ offert pour votre voyage en passant par ce lien). En 2016, leur budget moyen pour le logement a été de 652€ par mois tout compris. En France, la moyenne tournerait de 1 400€ par mois. Ils peuvent moduler ce budget selon leurs moyens du moment. Auparavant ils louaient une belle maison 1 470€ par mois sans les charges, ce qui était beaucoup plus élevé. En ce qui concerne les revenus, ils provenaient des salaires de leur entreprise. Elle était spécialisée dans les cadeaux personnalisés et des portraits. La scolarité de leur fils En ce qui concerne leur fils Logan, il a fait sa scolarité à distance avec le CNED au collège et le lycée. Il est allé jusqu'à sa première S puis a décidé de faire une pause pour se consacrer à ses projets. Il apprend notamment la programmation, le dessin, la musique, les langues... leur fils les a convaincus qu'il trouvera plus facilement un travail avec un bon portfolio qu'avec le BAC. Il se lance à fond dans le développement d'applications mobiles. Cette décision n'a pas été forcément bien vue, car c'est quelque chose contraire à la société. Beaucoup de personnes pensent qu'il n'est pas possible de se former en dehors d'une classe d'école. Ce n'est pas un arrêt de l'apprentissage, mais une façon différente d'apprendre. Il construit des compétences qui lui permettront de trouver du travail plus facilement par la suite. D'ailleurs, grâce au voyage Logan a développé un contact plus facile avec les adultes. Il a toujours été réservé et le voyage lui a permis de s'ouvrir aux autres. Une vie nomade pour une vie heureuse Ce changement vers la vie nomade ne fut pas si compliqué, en revanche, c'était vraiment quelque chose de nécessaire. Ils avaient envie de changement et de sortir de ce cadre. Ils ont eu peur jusqu'au dernier moment, avant de quitter la maison. À chaque fois, ils avaient des peurs, mais se sont rendu compte que ce n'était pas si compliqué que cela, que ce n'était "pas si difficile à faire". Ces peurs qu'ils avaient de sortir du cadre s'évanouissent très vite à chaque fois. Outre un problème avec un logement une fois, ils n'ont jamais eu de véritables galères durant toutes leurs années de vie nomade. À savoir qu'ils sont plutôt prudents dans leurs voyages. Ce mode de vie nomade/minimaliste leur permet vraiment d'être dans un "esprit d'être plutôt que d'avoir". Avant, Patrice avait l'impression qu'il était nécessaire d'avoir des choses afin de donner un sens à sa vie. Maintenant, ils travaillent pour exister et vivre des choses ensemble, ils sont beaucoup moins dans la possession. "On ressent parfois que la vie s'écoule, sans savoir pourquoi elle s'écoule." Ils veulent construire des souvenirs, une raison de vivre et partager des moments en famille. Ils prennent dorénavant le temps de contempler et observer les choses. Ils essayent de ne plus reporter au lendemain. Cette année, ils veulent pousser un peu plus dans le minimalisme et dans l'aventure. Le futur de la famille nomade digital Le blog Famille-nomade-digitale.com parle du quotidien de la famille, les moyens pour travailler à distance, les conseils pour changer de vie, des carnets de voyage... L'un des objectifs du blog est aussi de rassurer les gens et de les aider à surmonter leurs peurs. En 2017, la famille a décidé de découvrir un nouveau continent et de partir pour l'Asie. Ils partent en septembre pour la Thailande, puis le Cambodge. Merci d'avoir écouté l'épisode #061 du podcast ! Merci d'avoir pris le temps d'écouter cet épisode du podcast de Traverser La Frontière. Si vous avez des suggestions ou des remarques sur l'épisode, laissez un commentaire un peu plus bas, je les lirais avec attention. Abonnez-vous directement au podcast sur iTunes pour recevoir les nouveaux épisodes. Si vous avez aimé l'épisode, je vous invite à le partager sur les réseaux sociaux grâce aux boutons à la fin de l'article. Merci d'avance ! - Michael

  27. 74

    TLF 060 : Prendre un congé sabbatique et partir seule en Asie

    Envie de quitter votre job pour voyager ? De prendre un congé sabbatique ? Dans cette interview, retrouvez Vanessa qui a décidé de quitter Paris et son travail dans les assurances pour voyager seule en Asie pendant 8 mois. Vous allez découvrir pourquoi elle est partie, comment elle a préparé son voyage, en quoi le voyage a changé sa façon de penser ou comment il a précipité sa reconversion professionnelle. Écoutez tout de suite l'épisode (42 min) : À propos de l'épisode #060 sur le congé sabbatique de Vanessa et son voyage en Asie Quitter son travail pour voyager n'est jamais une décision facile. Heureusement, certaines aides existent, comme le congé sabbatique qui permet de suspendre son contrat de travail (je parle des autres options possibles dans Voyage à Durée Indéterminée, ). C'est ce qu'a choisi Vanessa pour réaliser son rêve de voyager en Asie. Elle en avait marre de sa vie et son boulot à Paris et voulait absolument partir voyager. Elle a alors opté pour le congé sabbatique et a décidé de partir seule 8 mois en Asie, voyage qui a changé sa vie. Dans cette interview, on parle du parcours de Vanessa avant son voyage, pourquoi elle voulait voyager, comment elle a pris un congé sabbatique, la préparation et le budget de son voyage, ses coups de cœur en Asie, comment le voyage a changé sa façon de voir la vie ou encore pourquoi elle a décidé de changer totalement de métier. Les liens de l'épisode : Blog voyage de Vanessa : Lesperipetiesdevany.com Épisode similaire : Cynthia voyage seule en Asie pendant 5 mois Mon 3e livre : Oser Voyager en Solo Article : Comment voyager seul Comment écouter cet épisode ? Cet épisode dure 42 minutes et vous pouvez l'écouter : Sur la plateforme iTunes Téléchargement direct (mp3) : clic droit, puis enregistrez sous Grâce aux applications mobile/tablette : Podcasts (iOS), Podcast Addict (Android). Cherchez "Traverser La Frontière" Écoute en ligne, dans le lecteur ci-dessous : Prendre un congé sabbatique et voyager : Le résumé écrit de l'interview Vanessa est parisienne d'origine et travaillait dans les assurances. Puis elle s'est installée à Lyon et a changé de voie professionnelle vers la gestion et protection de la nature. Cette reconversion s'est produite après un long voyage effectué en 2014. Avant son grand voyage Quand elle était plus jeune, Vanessa a beaucoup voyagé grâce au comité d'entreprise de sa mère. Elle est partie en colonie à l'étranger durant ses vacances : États-Unis, Cuba, Antilles, Italie... Après ses 18 ans, elle a beaucoup moins voyagé et a privilégié les petits voyages et en Europe. Elle a fait un BTS Communication, puis s'est installée en Espagne pendant 1 an et demi. En rentrant en France, elle fait des petits boulots puis trouve un travail en CDD dans une entreprise de prévoyance et est restée dans le monde des assurances pendant 6 ans. Le travail était purement alimentaire pour payer toutes les dépenses quotidiennes, il ne la passionnait pas plus que ça et sentait qu'elle n'était pas très épanouie. La décision de partir Déjà quand elle avait 20 ans, Vanessa rêvait de faire le tour du monde, de partir loin. En 2013, elle ruminait un sentiment de ras-le-bol et de vouloir autre chose. Elle s'est séparée de son copain à l'époque et elle a eu un déclic : "je n'ai pas envie de réveiller un jour et me dire que c'est trop tard, que c'est dommage de ne pas l'avoir fait". Elle s'est dit que si elle ne partait pas maintenant, elle ne partirait jamais. Une fois qu'elle a pris la décision, elle a enclenché tout le processus pour se donner les moyens de partir. Elle a pris la décision de partir en été 2013 et a décollé en mars 2014. Environ 8 mois le temps d'économiser et de s'organiser. Avant cela, elle a toujours repoussé ses projets de voyage, car "ce n'est jamais le bon moment". Il y a toujours des excuses pour que l'on ne parte pas. À ce moment, elle n'avait rien qui l'obligeait à rester, outre son travail. L'organisation du voyage en Asie Concernant l'organisation du voyage, Vanessa savait qu'elle voulait partir en Asie, car un tour du monde était hors budget. Elle a choisi tous les pays et a acheté tous les guides Lonely Planet de chaque pays (aujourd'hui, elle ne referait pas pareil). Ces guides lui ont permis d'organiser ses déplacements, son budget, ce qu'elle voulait voir, les visas... Elle s'est servie principalement de ces livres et d'Internet pour préparer son voyage. Étant partie dans le cadre d'un congé sabbatique, Vanessa avait des contraintes en terme de durée de voyage. Et pour son budget, elle l'a calculé selon le temps qu'elle avait avant de partir et voir combien elle pouvait mettre de côté. Pour 8 mois de voyage, elle avait prévu 10 000€ tout compris, mais au final elle a dépensé 13 000€ ! Vanessa est partie "la trouille au ventre", à l'aéroport elle pleurait et était hyper angoissé. Finalement, cela s'est bien passé. Il y avait la peur des dangers du voyage, la peur de savoir ce qui se trouvait dans ces pays, si elle allait pouvoir communiquer avec les gens, si elle allait tomber malade, avoir un accident... Même si elle est partie seule, elle n'avait pas de craintes sur cette façon de voyager, mais plus sur sa sécurité. Elle a pris un congé sabbatique pour faire ce voyage. Les 8 mois précédents son départ, elle a squatté chez des amis afin de mettre le maximum d'argent de côté. 8 mois en Asie Vanessa est partie 8 mois en Asie, voici son itinéraire : Inde, Birmanie, Thaïlande, Malaisie, Indonésie, Chine, Cambodge et Laos. Elle a plutôt suivi les routes touristiques durant son voyage, sans trop sortir des sentiers battus. Elle a fait en moyenne 1 mois par pays. La Birmanie a beaucoup marqué Vanessa par l'accueil des locaux où tout était simple, ce qui a contrasté avec la Thaïlande, très touristique. En Malaisie, elle a fait un stage de méditation Vipassana de 10 jours, une méthode concentrée sur l'éveil de soi. Durant 10 jours, il est interdit de parler et il faut méditer toute la journée pendant la durée de la retraite. C'est une expérience qui l'a beaucoup marqué et aidé. Par contre, Vanessa a été déçue de la Thaïlande, qui fut la pire expérience de son voyage. Elle avait beaucoup d'attentes sur ce pays, qui n'ont pas été assouvies. Elle a été confrontée à des gens hyper désagréables, pendant 3 semaines les gens ont été odieux avec elle. Si elle devait retourner dans un des pays de son voyage aujourd'hui, elle retournait dans tous les pays visités sauf la Thaïlande, même l'Inde qui n'a pourtant pas été facile. La Chine fut un gros coup de coeur et elle adorerait y retourner. L'impact du voyage à son retour Vanessa a beaucoup réfléchi durant ce voyage, sur elle-même ou son rôle au sein de la société. Elle a senti qu'elle avait besoin de faire quelque chose de plus impliqué, d'être plus acteur dans la société. Elle veut faire quelque chose d'utile et ce n'est pas ce qu'elle retrouvait dans le monde des assurances. Quand elle retourne en France à la fin de son congé sabbatique, elle retrouve ce travail et son bureau. Pendant 8 mois elle avait vécu dans un bonheur total, vivait dans sa bulle, faisait des choses qui la rendaient heureuse. Et là, rentrer soumise à des contraintes de travail, qui en plus ne lui plaisait pas fut très dur. Elle a mis près d'un an avant de se sentir bien et en adéquation avec la France, son entourage et sa situation. Elle ne se sentait pas en phase avec les gens qui l'entouraient, se sentait incomprise. Durant le voyage, sa vision de la vie a changé et en rentrant elle a été confrontée à l'attitude très froide des gens. La reconversion professionnelle Elle a senti que ce travail ne lui correspondait plus trop, elle a donc changé d'entreprise, mais toujours dans les assurances. Elle a fait l'erreur d'aller travailler dans une grande multinationale dont les bureaux sont à la Défense. Dans un environnement très formel, orienté à fond sur le boulot, elle a senti qu'il y avait un truc qui n'allait pas. Elle s'est dit qu'elle devait trouver CE métier qui la rendrait heureuse de se lever le matin, de se lever pour faire quelque chose d'utile et qui correspond à ses valeurs. L'été dernier, elle a trouvé une formation dans la protection de la nature et s'est dit que c'était la bonne voie. Vanessa a mis 2 deux ans entre son retour et le changement professionnel. Avec le voyage, elle s'est rendu compte qu'elle voulait une autre vie, mais n'avait pas encore saisi comment elle pouvait faire ça. Le processus a été assez long avant de savoir ce qu'elle voulait vraiment faire. Aujourd'hui, Vanessa est heureuse de reprendre des études en protection de l'environnement. Même si c'est parfois un peu difficile, elle s'accroche et sait qu’il y aura une finalité positive. Faut-il avoir peur de faire un break pour voyager ? Si vous avez envie de faire un break dans votre travail, Vanessa vous conseille d'oublier toutes vos angoisses et toutes vos peurs. Car ce qui nous bloque dans ces projets, c'est la peur de l'inconnu. Elle nous paralyse dans l'envie d'avancer. Une fois que l'on est passé au-dessus de ces peurs là et qu'on l'a fait, on se rend compte à quel point tout est facile au départ et que l'on s'est mis des barrières inutilement. En arrivant en Asie, Vanesse s'est dit : "c'est tellement simple, pourquoi je ne l'ai pas fait avant ?". On se donne parfois des excuses ridicules et on finit ensuite avec des regrets. Le congé sabbatique est par exemple un moyen de partir et de retrouver son travail par la suite. C'est une bonne solution si vous avez peur de tout lâcher. "Je ne veux plus de regrets dans ma vie" : c'est une autre leçon apprise par Vanessa durant son voyage. Si elle veut faire quelque chose, elle le fait. Elle s'essaye par exemple à l'harmonica depuis peu ! Le voyage est l'une des expériences les plus belles que l'on peut avoir dans sa vie,

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    TLF 059 : Comment voyager à l’infini : les dessous de mon histoire

    Et si vous pouviez voyager, sans jamais vous arrêter ? Pas d'invité pour cet épisode #059 du podcast. Je suis aux commandes pour vous raconter comment ces 8 dernières années m'ont permis de comprendre comment voyager à l'infini. Vous allez découvrir les dessous de mon voyage au Canada, aux Philippines ou mon voyage à durée indéterminée de ces deux dernières années. Trois voyages pour trois leçons qui ont changé ma vie. Écoutez tout de suite l'épisode (42 min) : À propos de l'épisode #059 sur ma découverte du voyage infini Il s'agit du résumé de l’épisode, sachez que j’en dis beaucoup (beaucoup) plus dans le podcast ;) J'ai commencé à voyager lorsque j'avais 22 ans et que je suis parti faire mon Erasmus à Bratislava, en Slovaquie. Ce voyage fut une révélation et depuis ce moment, ma passion du voyage s'est renforcée année après année. Il est temps de vous expliquer les étapes et leçons apprises ces 8 dernières années pour en arriver où je suis maintenant. Pour arriver à voyager autant que je veux. Plage de Danang (Vietnam) où j'enregistre le podcast :) PVT au Canada En 2009, je suis parti faire un PVT de 5 mois à Toronto, au Canada. Ne parlant pas bien anglais et n'ayant aucunes connaissances sur place j'ai cru que je faisais la pire erreur de ma vie en partant au Canada au lieu de finir mes études. Au final de voyage de 5 mois fut une révélation. J'ai pu trouver pleins de petits jobs : serveur, sondeur en centre d'appels, voiturier, professeur de français... qui m'ont permis de vivre sur place et même épargner de l'argent pour un grand voyage aux États-Unis. Durant ce voyage au Canada j'ai appris qu'il était facile de trouver un emploi à l'étranger et de gagner de l'argent pour financer d'autres voyages. Dans la partie 3 du livre Voyage à Durée Indéterminée, j'aborde le sujet de "comment gagner de l'argent à l'étranger". Backpacker aux Philippines Après être revenu en France, j'ai trouvé un CDI, puis je l'ai quitté pour créer mon entreprise. Quelques mois après, je décide de tenter quelque chose : voyager et gérer mon activité en même temps ! Après une première expérimentation réussie en Espagne, je m'envole pour les Philippines avec un aller simple. C'était la première fois que je mettais les pieds en Asie et quel pied ! Avec mon sac à dos, j'ai parcouru une douzaine d'iles différentes, vivant au rythme de mes envies, au jour le jour. Tout en travaillant quelques jours par semaine sur mon entreprise, toujours située en France. J'ai pu financer mon voyage grâce à mon activité sur Internet qui me rapportait 500/600€ par mois, ce qui est largement suffisant pour vivre aux Philippines. Ma plus grande leçon de ce voyage est qu'il était réellement possible de travailler sur internet, de gagner de l'argent et de voyager en même temps. C'est ma découverte du nomadisme numérique. Mon Voyage à Durée Indéterminée Il y a deux ans, j'ai revendu cette entreprise et j'ai décidé de tout plaquer en France, créer Traverser la Frontière et partir pour un tour du monde d'un an. Comme je l'évoque dans le bilan du blog après 2 ans, les signaux sont globalement au vert et ce projet fait intégralement partie de ma vie. Je voyage, je vis à l'étranger et je développe TLF avec une grande ambition. Vivre de sa passion est toujours compliqué et vivre de ma passion du voyage n'est clairement pas simple. Cela prend beaucoup de temps et une énergie énorme pour faire grandir ce beau projet. Mais j'ai la patience et la rigueur nécessaire pour que cela fonctionne. Je me suis rendu compte que j'ai vraiment envie de faire quelque chose qui me plait, d'avoir cette qui envie me sort du lit chaque matin afin de construire mon empire, petit à petit. La principale leçon acquise ces deux dernières années est que créer son style de vie de façon indépendante est incroyablement difficile, mais c'est aussi celle qui procure le plus de plaisir sur le long terme. La Volonté avant tout Beaucoup de personnes me disent qu'elles ne voyagent pas autant qu'elles le souhaitent à cause du manque d'argent. Pour la majorité des cas, je pense que c'est un manque de volonté et de véritable envie de voyager. En tant que français, vous avez largement les moyens de voyager, financiers comme en terme de facilité administrative (visas). Avec de la volonté et un peu de patience vous êtes capable de réaliser tous vos rêves de voyage. Avoir des doutes et se demander si c'est réellement possible est normal. C'est pour ça que j'ai écrit Voyage à Durée Indéterminée. Pour vous donner mes 8 ans d'expérience et tout ce que j'ai appris sur la route. Ce n'est qu'après 5/6 ans à voyager que j'ai réalisé qu'il était possible de partir à l'infini et je vous offre un véritable raccourci afin de ne pas perdre de temps ! Pour le prix d'un resto vous pouvez changer votre vie pour de bon ! Le livre est disponible sur Amazon Les liens de l'épisode : Plus d'infos : Livre Voyage à Durée Indéterminée Plus d'infos : Pourquoi Voyager Seul ? Comment écouter cet épisode ? Cet épisode dure 42 minutes et vous pouvez l'écouter : Sur la plateforme iTunes Téléchargement direct (mp3) : clic droit, puis enregistrez sous Grâce aux applications mobile/tablette : Podcasts (iOS), Podcast Addict (Android). Cherchez "Traverser La Frontière" Écoute en ligne, dans le lecteur ci-dessous : Merci d'avoir écouté l'épisode #059 du podcast ! Merci d'avoir pris le temps d'écouter cet épisode du podcast de Traverser La Frontière. Si vous avez des suggestions ou des remarques sur l'épisode, laissez un commentaire un peu plus bas, je les lirais avec attention. Abonnez-vous directement au podcast sur iTunes pour recevoir les nouveaux épisodes. Si vous avez aimé l'épisode, je vous invite à le partager sur les réseaux sociaux grâce aux boutons à la fin de l'article. Merci d'avance ! - Michael

  29. 72

    TLF 058 : Devenir webdesigner nomade et vivre partout dans le monde

    Le style de vie nomade vous tente ? Envie de travailler depuis n'importe où dans le monde ? Dans cette interview, retrouvez Amélie qui vit en Colombie grâce à son activité de webdesigner. Vous allez découvrir comment elle a créé son entreprise, la façon dont elle voyage ou ses conseils pour devenir nomade digital. Écoutez tout de suite l'épisode (49 min) : À propos de l'épisode #058 sur le parcours d'Amélie, nomade digital De plus en plus de personnes surfent sur la tendance du nomadisme digital, celle de pouvoir voyager travailler en même temps. Il s'agit d'une des manières de faire un Voyage à Durée Indéterminée et c'est le chemin qu'a choisi par Amélie. Elle vit actuellement en Colombie (voir mon voyage en Colombie) et travaille à son compte en tant que webdesigner. Cela fait plus de 7 ans qu'Amélie voyage à travers le monde et quelques années qu'elle est nomade digital. Elle prend le temps de s'installer dans chaque pays et développer son activité grâce à son ordinateur portable. Dans cette interview, on parle des voyages d'Amélie et de ses 3 PVT, comment elle a créé son activité en ligne, comment fait-elle pour vivre avec un sac à dos, les avantages et inconvénients d'être nomade digital ou encore ses impressions de la sulfureuse ville de Medellín. Les liens de l'épisode : Blog d'Amélie : Mamaisonsurledos.com Entreprise d'Amélie : Iconink.fr Page Nomade Digital Comment écouter cet épisode ? Cet épisode dure 49 minutes et vous pouvez l'écouter : Sur la plateforme iTunes Téléchargement direct (mp3) : clic droit, puis enregistrez sous Grâce aux applications mobile/tablette : Podcasts (iOS), Podcast Addict (Android). Cherchez "Traverser La Frontière" Écoute en ligne, dans le lecteur ci-dessous : Devenir webdesigner nomade : Le résumé écrit de l'interview Amélie se trouve actuellement à Medellín, la deuxième ville de Colombie. Elle a 31 ans, est nomade digital et travaille à son compte depuis 2 ans. Elle voyage depuis 7 ans et généralement s'installe pour de longues durées dans chaque pays. Avant d'être autoentrepreneure dans le webdesign, elle travaillait dans le commerce international. Les voyages d'Amélie Elle a commencé a voyager grâce à Erasmus en Angleterre. Ensuite, elle a fait fille au pair en Italie puis a terminé ses études et a travaillé à Paris. En 2010, elle en avait marre de son boulot et a décidé de partir en Australie pendant un an. Avec un PVT, elle y a travaillé et fait le tour du pays. Après être rentrée en France pendant 1 an et demi, elle est partie en PVT en Argentine. Elle a bossé de façon officieuse dans le secteur du tourisme pendant 8 mois. Rentrée encore une fois, elle a travaillé chez L’Oréal, mais la grosse structure, les rapports humains ou le périmètre restreint de son poste l’a peu à peu dégouté. Elle est alors repartie en Australie, car elle était amoureuse d'un Australien à l'époque. C'est à ce moment qu'elle a eu l'idée de se mettre à son compte et travailler dans le webdesign. Devenir webdesigner Elle n'avait aucune compétence en webdesign, mais en travaillant sur son blog de voyage mamaisonsurledos.com, elle s'est rendu compte qu'il était compliqué d'avoir un site à son image. Elle a travaillé avec une amie qui s'y connaissait et a adoré le processus. Elles ont décidé de créer un site pour vendre des services en design et ont trouvé un client rapidement. Amélie ne s'y connaissait absolument pas en webdesign avant de commencer cette activité, par contre elle a une forte empathie sur les besoins des clients. Elle est ensuite allée à Bali, en France puis est partie faire un PVT en Colombie, où elle est actuellement. Ce type de visa permet de voyager dans un pays plus en profondeur, on peut y rester un an, se faire des amis, travailler et c'est généralement assez facile à obtenir. Pour le PVT Colombie, il faut cependant faire un dossier très complet. Être nomade et vivre avec un sac à dos Son activité ne lui permet pas encore de vivre de manière totalement indépendante, elle utilise encore un peu de ses économies. L'inconvénient de ce statut est l'irrégularité des revenus. Elle peut gagner beaucoup durant un mois et ne rien gagner pendant 3 mois, il faut donc rester très motivé. Amélie voyage depuis des années avec un sac à dos et pas d'appartement fixe. Dans son sac à dos, elle a son ordinateur et son appareil photo. Étant donné qu'elle vit dans des pays chauds, elle n'a pas besoin de beaucoup d'habits. Ce qui lui prend de la place en revanche, ce sont les cosmétiques, comme un masque d'argile, des exfoliants, crème pour les pieds, etc. De l'autre côté, cette vie nomade provoque aussi des manques : ne pas avoir de point de chute, une armoire avec ses affaires, un endroit décoré par ses gouts, etc. Amélie ne sait pas trop comment son style de vie va évoluer, mais aimerait avoir des enfants, ce qui peut changer les choses. Idéalement, elle se verrait vivre 4 mois de l'année en France, 4 mois en Australie et 4 mois à voyager. Pour Amélie, l'avantage de ce style de vie nomade est le fait d'être complètement indépendante. Que ce soit de vivre où elle veut, de choisir ses clients, d'organiser son emploi du temps comme elle le souhaite. De l'autre côté, l'insécurité financière est un inconvénient. Et souvent, les gens ne comprennent pas ce qu'elle fait. Travailler à domicile est encore quelque chose qui n'est pas commun, cela ne fait pas très sérieux. Amélie a deux conseils pour ceux qui aimeraient se lancer en tant que nomade digital : 1) Éviter d'en parler à tout le monde, car peu de personnes vont être enthousiastes sur votre projet et vous risquez d'avoir des retours négatifs. 2) Éviter de trop planifier et de trop organiser les choses. Faites les choses et voyez si cela fonctionne. La vie à Medellín en Colombie Amélie vit à Medellín et voyage avec une amie, pour le moment tout se passe bien, même si elle avait des à priori avant d'y aller. Elle n'a pas eu de problèmes de sécurité et fait attention à ne pas aller aux mauvais endroits, aux mauvais moments. Les locaux ne la considèrent pas vraiment comme une touriste, même s'ils pensent parfois qu'elle vient d'Argentine. Elle se fait des contacts facilement, mais ne s'est pas encore faite de vrais amis colombiens. Medellín est une ville intéressante et impressionnante. C'est une grande ville, avec du bruit, de la pollution, mais les gens prennent le temps de vivre. C'est une ville très festive avec beaucoup de bars et discothèques. Le style de vie nomade digital est hors des normes et ce n'est pas une décision facile à prendre que de franchir le pas. Il faudra toujours se battre un peu plus, pour trouver un appartement ou un job par exemple. À côté de ça, la satisfaction que l'on ressent quand on arrive à faire ces choses-là et que l'on est libre, c'est la plus belle des récompenses. Amélie tente des trucs jusqu'au bout et sait qu'elle n'aura pas de regrets plus tard. Merci d'avoir écouté l'épisode #058 du podcast ! Merci d'avoir pris le temps d'écouter cet épisode du podcast de Traverser La Frontière. Si vous avez des suggestions ou des remarques sur l'épisode, laissez un commentaire un peu plus bas, je les lirais avec attention. Abonnez-vous directement au podcast sur iTunes pour recevoir les nouveaux épisodes. Si vous avez aimé l'épisode, je vous invite à le partager sur les réseaux sociaux grâce aux boutons à la fin de l'article. Merci d'avance ! - Michael

  30. 71

    TLF 057 : Comment faire une année sabbatique

    Prendre une année sabbatique, ça vous tente ? Dans cette interview, retrouvez Raphael qui vous explique comment prendre une année sabbatique. Vous allez découvrir ses expériences à l'étranger, comment vous pouvez vous lancer, ce que vous pouvez faire et ses conseils pour ne pas rater votre année sabbatique. Écoutez tout de suite l'épisode (39 min) : À propos de l'épisode #057 sur l'année sabbatique On entend souvent parler d'année sabbatique, sans trop savoir ce que cela signifie. Vous pensez peut-être qu'il s'agit d'une année de glande à voyager, mais cela va beaucoup plus loin que ça. Les possibilités sont beaucoup plus étendues que ça, vous pouvez travailler, être au pair, prendre des cours de langues, faire du volontariat, etc. À 18 ans, Raphael a décidé de partir faire une année sabbatique en Australie, depuis il a passé plusieurs années à l'étranger et a créé un site pour vous aider à franchir le pas. Dans cette interview, on parle des voyages de Raphael, les apports d'une année sabbatique, les différentes options possibles, quand prendre cette pause ou des éléments de réflexions afin de savoir si c'est fait pour vous. Les liens de l'épisode : Annéessabbatiques.com Podcast sur le PVT Comment écouter cet épisode ? Cet épisode dure 39 minutes et vous pouvez l'écouter : Sur la plateforme iTunes Téléchargement direct (mp3) : clic droit, puis enregistrez sous Grâce aux applications mobile/tablette : Podcasts (iOS), Podcast Addict (Android). Cherchez "Traverser La Frontière" Écoute en ligne, dans le lecteur ci-dessous : Comment faire une année sabbatique : Le résumé écrit de l'interview Raphael a 24 ans, il est nomade digital et vit 3 mois de l'année à Bruxelles qu'il connait bien. Le reste de l'année, il peut choisir où il vit et passe beaucoup de temps à Ho Chi Minh au Vietnam, Chiang Mai en Thaïlande ou en Europe. Il vit de son activité de freelance en markéting digital et a créé une startup anneessabbatiques.com. Son année sabbatique Raphael a vécu en Belgique, jusqu'à ses 18 ans avant d'être conseillé par ses parents de faire une année sabbatique. Notamment pour apprendre l'anglais et s'ouvrir l'esprit en sortant de la communauté bruxelloise. Il est parti un an en Australie où il a pris des cours de langue pendant 2 mois, fait du volontariat, puis un PVT au sein duquel il a travaillé pour financer ses voyages. Il a ensuite voyagé en Indonésie puis a fait des études en business durant 3 ans à Birmingham, en Angleterre. À la fin de ses études, il a travaillé en Belgique dans une agence de communication spécialisée sur les réseaux sociaux dans le but de se former et entamer sa carrière en tant que freelance. Il est ensuite parti en Amérique du Sud, en Équateur pendant 2 mois et en Colombie pendant 5 mois à Medellín. Après un bref retour en Europe, il a passé une bonne partie de l'année 2015 en Asie. Au rayon insolite, Raphael a fait un voyage de Bruxelles au Maroc en autostop. C'est quoi une année sabbatique ? Une année sabbatique peut regrouper plusieurs choses à la fois. Il s'agit d'une période de transition entre deux étapes, comme entre la fin du lycée et l'université. Dans le cadre des études, on parle d'une année de césure et parfois de congé sabbatique dans le cadre du travail. L'année sabbatique n'a pas forcément bonne réputation. Certains pensent que tu vas partir voyager pendant un an et glander. D'autres font une "année sabbatique" à ne rien faire, car ils ont raté des examens. L'option la plus populaire est celle de partir voyager en sac à dos, surtout après 22/23 ans. Pour les plus jeunes, ils s'orientent vers des programmes plus structurés comme être "au pair", faire des cours de langues ou du volontariat. Au pair est un programme dans lequel une fille ou un garçon vont dans une famille à l'étranger pour s'occuper des enfants en échange d'être nourri et logé. C'est intéressant, car il n'y a pas de frais et parfois c'est rémunéré. Cela permet aussi d'apprendre la langue et d'avoir une immersion culturelle profonde. Lors d'une année sabbatique, il est possible de faire plusieurs programmes différents. Par exemple, en Australie Raphael a fait un séjour linguistique et du volontariat. Il a fait un chantier nature, qui était en rapport avec l'environnement. Cette expérience lui a permis de comprendre ce qu'il aime dans le monde du travail. Pour le volontariat, il y a deux options principales, celle d'entrer avec en contact directement avec un partenaire local, soit de passer par une agence. Il est aussi possible de prendre des cours en «community college» afin d'améliorer une langue et d'apprendre des choses, sans que cela compte dans les études officielles. Il est possible de travailler à l'étranger, notamment avec un PVT. La réalité d'une année sabbatique Selon Raphael, il existe un mythe autour de l'année sabbatique, celui qu'en partant voyager, on va avoir une illumination par rapport à ce qu'on va faire de sa vie. Mais dans la réalité, rares sont ceux qui reviennent en sachant exactement ce qu'ils veulent faire comme travail ou études. Par contre, elle permet de mieux se connaitre. Ce qu'il faut privilégier, c'est de venir avec des hypothèses de jobs ou de catégories d'études différentes et d'aller expérimenter des choses, faire des stages, rencontrer des gens, etc. Partir en backpack n'apportera pas la solution magique. Lors de son année sabbatique en Australie, Raphael s'est grandement amélioré en anglais, il s'est rendu compte qu'il était facile d'organiser les choses, qu'on peut avoir des amis partout, il a pris confiance en lui et s'est rendu compte de la chance qu'il avait. L'année sabbatique est pour tout le monde De nos jours, une année de césure peut-être prise par n'importe qui en France. Il est possible d'interrompre ses études, mais garder son statut d'étudiant pendant 1 an et revenir dans son cursus. Une année sabbatique est aussi courante pour les personnes qui ont fait un burnout au travail et qui partent un an. On a l'impression qu'ils revivent ! D'ailleurs, le retour après un an peut se révéler compliqué et certains ont l'impression de retourner à la case départ. Avoir un nouveau travail ou un nouveau projet est l'une des solutions pour avancer avec une année sabbatique. Avant de faire une année sabbatique, il est important de se fixer des objectifs et se demander "qu'est-ce que je veux gagner de cette année-là?" Il faut le voir comme un investissement à long terme. Il est possible aussi possible de donner des cours de français à l'étranger, de faire des stages ou de faire un programme d'échange. On peut aussi faire une année de lycée à l'étranger et vivre dans une famille d'accueil. Raphael a créé le site anneessabbatiques.com, car il voulait travailler et voyager en même temps. Il a donc allié sa passion du voyage et projet entrepreneurial. L'objectif du site est d'inciter les gens à prendre des années sabbatiques, véritable vecteur de changement personnel et professionnel. La plateforme aide les jeunes dans leurs choix et de faciliter la prise de décision pour une année sabbatique. Il met aussi en contact les jeunes avec les organismes, comme un tripadvisor des programmes à l'étranger. Merci d'avoir écouté l'épisode #057 du podcast ! Merci d'avoir pris le temps d'écouter cet épisode du podcast de Traverser La Frontière. Si vous avez des suggestions ou des remarques sur l'épisode, laissez un commentaire un peu plus bas, je les lirais avec attention. Abonnez-vous directement au podcast sur iTunes pour recevoir les nouveaux épisodes. 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  31. 70

    TLF 056 : Tout plaquer à Paris pour vivre en Amazonie équatorienne

    Envie de tout quitter pour voyager ? Dans cette interview, retrouvez Ambre qui vous raconte comment elle a plaquée sa vie parisienne pour vivre en pleine forêt amazonienne. Vous allez découvrir les détails de sa vie avant et après sa décision de tout plaquer, pourquoi elle a décidé de partir et comment se déroule sa vie en Équateur depuis 4 ans. Écoutez tout de suite l'épisode (46 min) : À propos de l'épisode #056 sur l'expatriation en Amazonie équatorienne On s'est tous dit à un moment dans notre vie "vas-y je plaque tout et je pars voyager". Soit, car vous n'aimez pas ce que vous faites, que vous êtes trop stressé, que vous avez envie de voir ailleurs ou que vous souhaitez vivre vos rêves. Ce n'est jamais simple, mais c'est possible et j'ai décidé d'interviewer Ambre pour vous le montrer. Après un coup de foudre amoureux, elle décide en quelques mois de quitter sa vie en France pour rejoindre son amoureux en Amazonie équatorienne. Quatre ans après, elle vous raconte tout. Dans cette interview, on parle de son ancienne vie à Paris, de la rencontre qui a changé sa vie, comment faire pour tout plaquer, ses débuts incroyables en Amazonie, gérer les différences culturelles, ce qu'elle fait en Équateur ou encore ses conseils si vous envisagez de tout plaquer. Les liens de l'épisode : Lodge Hamadryade Retraite chamanique Site Internet d'Ambre Livre d'Ambre : Et si le bonheur se cueillait en Équateur Comment écouter cet épisode ? Cet épisode dure 46 minutes et vous pouvez l'écouter : Sur la plateforme iTunes Téléchargement direct (mp3) : clic droit, puis enregistrez sous Grâce aux applications mobile/tablette : Podcasts (iOS), Podcast Addict (Android). Cherchez "Traverser La Frontière" Écoute en ligne, dans le lecteur ci-dessous : Quitter Paris pour l'Amazonie : Le résumé écrit de l'interview Ambre est actuellement à Quito en Équateur où elle travaille dans le lycée franco-équatorien de la Condamine. Ambre a 37 ans, elle est partie en Équateur il y a 4 ans pour vivre à Misahualli, dans la jungle équatorienne. Après 2 ans et demi, elle a ressenti un vrai manque au niveau social et s'est rapprochée de la capitale, Quito. Elle a été recrutée dans un collège/lycée en tant que secrétaire du proviseur adjoint. À côté de ça, elle fait du coaching par Skype en français. Vie active à Paris À Paris, avant d'aller en Équateur, Ambre a travaillé en tant que responsable marketing et communication dans les télécommunications, l'informatique puis enfin le secteur de la mode. À côté, Ambre a toujours eu un gout pour la thérapie, psychologie, fonctionnement du cerveau humain et elle s'est formée sur ces sujets au fil des années. Malgré l'opportunité de lancer son activité de thérapeute, elle n'a jamais eu l'occasion de concrétiser ce projet à Paris. Son dernier poste était celui de directrice de production pour construire les pages mode du catalogue Leclerc. Entre deux de ces jobs, Ambre voulait partir en vacances et se reposer quelque part et l'un de ses amis a recommandé un endroit en Amazonie, tenu par son frère, Sébastien. Elle avait notamment l'occasion de faire des diètes chamaniques et prises d'ayahuasca. Mais elle n'a pas eu le temps de partir. La rencontre avec Sébastien Quelques mois plus tard, Sébastien vient sur Paris pour rendre visite à sa famille et ils se rencontrent pour un diner. Et là Ambre a tout de suite eu un coup de foudre, quelque chose de "magique". Ils se sont revus tous les jours à Paris avant qu'il reparte en Équateur. Une fois là-bas, Sébastien lui a proposé de le rejoindre en Amazonie. Elle s'est alors rendu compte qu'avec ce boulot très prenant elle n'était plus vraiment sur son chemin de vie. Deux jours après, elle a pris la décision d'aller le rejoindre. Ensuite il a fallu tout gérer pour le départ... Ils se sont rencontrés le 23 octobre, il est reparti le 1er novembre et après avoir annoncé son départ à son entreprise, en janvier, elle avait tout quitté. Le tout en moins de 3 mois ! Le départ en Équateur Pour son appartement, elle a convaincu sa propriétaire de laisser sa sœur emménager à sa place. Elle a vendu certains meubles, en a laissé pour sa sœur et a mis en dépôt certains objets, car elle ne pouvait pas tout emmener avec elle en Équateur. À chacun de ses voyages, elle essaie de ramener des choses. Dans l'avion entre Miami et Quito, Ambre était super excitée. Mais volontairement, elle ne s'est pas trop documentée sur l'Équateur. Elle a eu des doutes, mais seulement dans l'avion, dans les mois qui ont précédé aussi. C'était une décision brusque et, car elle n'avait jamais eu d'expériences de vie à l'étranger. Elle se disait "tu t'en rends compte, tu pars à l'autre bout du monde pour rejoindre un homme avec qui tu as eu une histoire super forte pendant quelques jours". Elle a eu plein de doutes et peurs. Depuis son arrivée, elle a été sur un nuage pendant 1 an et demi. Elle a énormément dormi, elle se trouvait dans un petit paradis. La vie en Amazonie L'éco-lodge (Hamadryade lodge) est un endroit que Sébastien a construit de A à Z sur un terrain de 54ha sur une ancienne mine d'or. Il y a 5 bungalows avec une capacité totale de 15 personnes. C'est un endroit idéal pour se poser et réfléchir sur soi-même. Elle a d'ailleurs pu rencontrer ce fameux chaman qu'elle voulait voir une année plus tôt et s'essayer à l'ayahuasca. D'ailleurs, Sébastien s'est formé sur le sujet et offre des retraites chamaniques près de l'hôtel. Durant la première année, elle a beaucoup bougé en Équateur près du Cotopaxi, la côte, Mindo, l'Amazonie, etc. Elle a pu se ressourcer, se reposer, découvrir de nouveaux horizons, vivre son idylle avec Sébastien. Par contre, au moment où elle est partie, elle apprend que son père a eu un cancer. Après 4 ans en Équateur, Ambre n'a pas de regrets par rapport à ce qu'elle a fait, par contre elle a souvent des doutes sur sa vie là-bas. Elle a pu vivre d'incroyables choses, a vécu des transformations personnelles et a une excellente qualité de vie en Équateur. Malgré cela, elle a eu des soucis au niveau de la langue, de sa santé ou de son isolement. Une expatriation enrichissante En terme de différences culturelles, entre la France et l'Équateur, c'est le jour et la nuit. Rien qu'entre les urbains et les indigènes, ce sont deux populations différentes. La situation du travail entre les hommes et les femmes, les coutumes indigènes ancestrales, la façon de fêter le Nouvel An, des jours féries entièrement différentes... En regardant en arrière, Ambre ne regrette rien et ne changerait rien à ce qu'elle a fait. Elle croit beaucoup aux erreurs qui permettent de retirer de leçons et que toutes les expériences de la vie font grandir. Pour les personnes qui ont peur de tout plaquer pour voyager, Ambre conseille d'écouter son cœur. De plus, elle conseille de prendre conscience ce qui existe en dehors de la zone de confort pour aller dans la zone de génie. Si elle avait voulu rester dans sa zone de confort à Paris, elle n'aurait jamais décidé d'aller en Équateur. Il faut être à l'aise avec les doutes, voir l'échec comment un enseignement, oser fréquenter des gens qui osent prendre des risques et finalement être honnête avec soi-même. Merci d'avoir écouté l'épisode #056 du podcast ! Merci d'avoir pris le temps d'écouter cet épisode du podcast de Traverser La Frontière. Si vous avez des suggestions ou des remarques sur l'épisode, laissez un commentaire un peu plus bas, je les lirais avec attention. Abonnez-vous directement au podcast sur iTunes pour recevoir les nouveaux épisodes. Si vous avez aimé l'épisode, je vous invite à le partager sur les réseaux sociaux grâce aux boutons à la fin de l'article. Merci d'avance ! - Michael

  32. 69

    TLF 055 : Allumer le feu du voyage en vous avec Mouts

    Avez-vous l'audace d'oser voyager ? D'allumer le feu du voyage en vous ? Dans cette interview, retrouvez Mouts de la célèbre émission TV Nus et Culottés qui vous raconte son parcours, sa vision de la vie et du voyage. Vous allez découvrir les voyages de Mouts avant Nus et Culottés, pourquoi il s'est lancé dans cette aventure, l'importance de l'humain dans un voyage, sa plus grande leçon de vie ou encore ses conseils pour franchir le pas. Écoutez tout de suite l'épisode (55 min) : À propos de l'épisode #055 avec Mouts de Nus et Culottés Je parle souvent des moyens de voyager moins cher, comme lors du dernier podcast avec Astrid, ou bien avec mon guide Partir à l'étranger sans se ruiner, mais certains poussent le curseur encore plus loin ! C'est le cas de Mouts et Nans qui partent en voyage NUS et SANS ARGENT plusieurs fois dans l'année dans l'émission TV Nus et Culottés. Je voulais vraiment savoir ce qu'il se passe dans la tête de ces deux "dingos" et c'est passionnant ! Étant fan de l'émission, c'est un honneur d’accueillir Mouts dans le podcast Le voyage est devenu un élément central de la vie de Mouts depuis des années, il vit même dans un bus ! Ses réflexions, conseils et anecdotes sont précieux si vous êtes accros au voyage ou si vous envisagez de partir un peu plus souvent. Dans cette interview, on parle du grand voyage de Mouts en Amérique, la genèse de Nus et Culottés, comment trouver les ressources en vous pour accomplir vos rêves, gérer la dépendance à l'autre, surmonter les moments de doutes, mieux se connaitre grâce au voyage ou encore de la fameuse devise de Mouts "Osez oser" pour franchir le pas. Les liens de l'épisode : Nus et Culottés sur France5.fr Voir des émissions Nus et Culottés sur YouTube Livre de Mouts : Osonslapause.com Comment écouter cet épisode ? Cet épisode dure 55 minutes et vous pouvez l'écouter : Sur la plateforme iTunes Téléchargement direct (mp3) : clic droit, puis enregistrez sous Grâce aux applications mobile/tablette : Podcasts (iOS), Podcast Addict (Android). Cherchez "Traverser La Frontière" Écoute en ligne, dans le lecteur ci-dessous : Aller le feu du voyage en vous : Le résumé écrit de l'interview Mouts, l'allumeur de feu ©Bonne Pioche-Nus&Culottés Guillaume Mouton, alias "Mouts", vit actuellement dans un vieux bus scolaire qui a été réaménagé en camping-car, et qui lui permet avec son amoureuse d'avoir une maison mobile et de pouvoir se balader un peu partout. Au moment de l'interview, il se trouvait en Suisse, près du lac Léman. Ce genre d'habitat est intéressant, car il nécessite d'être en lien avec les habitants, on ne peut pas poser un bus n'importe où. Officiellement Mouts est réalisateur, mais dans son for intérieur, il se présente plutôt comme un allumeur de feu. D'abord pour lui même. Ce qui lui permet d'être sur la route, d'aller à la rencontre des gens, de dépasser ses jugements ou ses peurs, c'est d'avoir un feu qui brule continuellement à l'intérieur de lui. Feu qui s'éteint parfois à cause de peurs, mais qu'il essaie toujours de rallumer. Il se voit aussi allumer le feu chez les autres et partager ses expériences. Ces envies de voyage lui sont venues d'un homme qui avait fait une conférence en 2004 sur son voyage d'un an et demi autour du monde en vélo. Cette conférence qui avait allumé le feu chez Mouts. L'émission de télévision Nus et culottés Mouts est l'un des protagonistes de l'émission de télévision Nus et Culottés. Cette émission est née d'un pari fou avec son ami Nans Thomassey, qu'il a rencontré en 2005 à Toulouse en école d'ingénieur. Ils ont rapidement accroché sur les questions d'environnement puis de voyage. Ils ont voyagé chacun de leurs côtés pendant 2 ans et lorsqu'ils se sont retrouvés, ils ont eu l'idée de pousser le bouchon un peu plus loin par rapport à ce qu'ils avaient déjà vécu en voyage. De fil en aiguille, ils ont décidé de partir sans argent, puis sans sac à dos, sans sac de couchage puis finalement de partir entièrement nus. Ils ont testé l'idée en juillet 2010, de partir de la Drôme nus et d'arriver à Paris en décapotable rouge pour sortir en boite, le tout en costard. L'idée était de partir du cliché de l'homme sauvage dans sa nature qui n'a rien, pour aller jusqu'à l'image de l'homme mondain et civilisé. Ils voulaient voir si ce cheminement-là était possible en 5 jours et en France. Finalement, ce fut un voyage extraordinaire à faire de l'avion-stop, de l'hélicoptère-stop, ils ont trouvé des costumes ... comme si les choses tombaient d'elles-mêmes. Même s'ils ont quand même eu quelques difficultés, des nuits sans dormir, sauter des repars ... à côté des manques, des miracles se produisaient ! Ils ont fait 2 autres voyages similaires puis se sont dit "chiche, on en fait des films ?" Ils ont lancé l'idée à une société de production, "Bonne pioche", qui a contacté France 5 et ensuite la mayonnaise a bien pris. C'était la bonne idée, au bon moment, et cela a donné lieu à la série documentaire Nus et Culottés en 2012. Des voyages qu'ils font un peu partout en France et en Europe, avec à chaque fois un point A, tout nu, sans argent avec seulement un couteau et du matériel pour filmer. Pour arriver à un point B, un rêve, comme boire le thé avec un lord en Angleterre, trouver un ours dans les Pyrénées, voir des aurores boréales en Islande, trouver une oasis dans le Sahara ... ©Bonne Pioche-Nus&Culottés Les voyages de Mouts avant Nus et culottés Avant de franchir le pas Nus et culottés, Mouts avait déjà voyagé, notamment dans toute l'Amérique. Il se souvient aussi de son tout premier voyage, suite à cette fameuse conférence. Il s'est réuni avec une bande de copains, parti de Haute-Marne pour grimper le premier col des Vosges, qui se trouvait 200km plus loin. Ils avaient en vie de gouter à la vie, sans le confort dans lequel ils étaient habitués. Il a aussi fait beaucoup de voyages en vélo, de façon légère, mais toujours avec un peu d'équipement. En parallèle, Mouts réfléchissait beaucoup aux questions environnementales. Il est parti faire le tour du continent américain avec 40 000km parcouru, dans lequel il est allé à la rencontre d'une centaine d'acteurs de changement (ONG, petites structures, particuliers ...) que ce soit dans le développement durable, de l'énergie, de l'habitat, d'éducation ... Il a pu rencontrer différents projets, comme faire du carburant avec des algues, la construction de maisons bios climatiques, des projets d'alphabétisation au fin fond du Pérou. Ce fut une preuve pour Mouts que l'humanité au sens large a énormément de créativité, d'idées ou de ressources intérieures. En regardant les journaux, on a l'impression qu'il n'y a que des problèmes, mais quand on regarde ces gens-là, cela permet de voir que l'on a énormément de ressources à l'intérieur de nous. Il a trouvé que beaucoup de projets ne se réalisaient pas à cause d'un manque de lien humain et des relations interpersonnelles. Cela lui a aussi permis de régler certains problèmes qu'il aurait pu fuir en partant voyager. L'être humain au cœur du voyage On retrouve cette nécessité de lien humain dans l'émission Nus et Culottés, de leur aide et soutien pour avancer. Mouts compare l'émission comme un laboratoire. Un espace dans lequel ils mènent des expériences relationnelles, comme celle de se retrouver devant les gens seulement vêtus de feuilles ou branchages. Beaucoup de fois, les gens les aident sans soucis, que ce soit pour prendre une douche, leur donner des vêtements, leur offrir l'hébergement ... alors qu'ils ne les connaissent pas. Mouts a remarqué que c'est comme un jeu de miroir, il dit "on ne peut pas franchir les portes et les coeurs des gens, si nous-mêmes on n'est pas dans cet état d'ouverture." Les moments où cela ne marche pas, où ils prennent que des "non", sont des moments où ils sont crispés par leurs peurs, leurs attentes ou leurs jugements. L'attitude de Mouts et Nans est le seul facteur qui peut influencer la générosité des gens. Ils n'ont pas beaucoup de pouvoir sur le reste, comme sur la disponibilité des gens. Et même si les personnes sont disponibles, s’ils ruminent une frustration, sont en colère, ils s'en veulent mutuellement ... les gens ne vont pas ouvrir leur porte si facilement. Cela demande un travail continuel de vider son sac émotionnel et les jugements qu'ils peuvent transporter avec eux. En ayant des jugements, on met des gens dans des catégories et on anticipe leurs comportements. Au départ, ils pensaient que seulement les jeunes allaient les héberger ou que les gens riches n'allaient pas les recevoir chez eux ... et se sont rendu compte que ce n'était pas le cas. Mouts a remarqué que ce n'est pas forcément ceux qui ont le moins qui donnent le plus. Dépendance aux autres et gratitude ©Bonne Pioche-Nus&Culottés Dépendre des autres pour se nourrir, se loger, se transporter ou se vêtir est très fatigant. Ce n'est pas tant la dépendance aux autres qui est fatigantes, car elle est existante de toute manière, mais à cause de l'argent on ne sent rend pas compte. Mouts nous dit que "Grâce à l'argent on se rend plus compte que l'on dépend des autres, de la personne qui a cousu le pantalon que je porte, de celle qui a transporté les chaussures que j'ai à mes pieds, celle qui a produit les aliments que je mange, etc." En somme, on est interdépendant les uns des autres, mais sans l'argent, on voit cette dépendance de manière criante. Cela permet aussi de révéler ce que l'argent véhicule : la gratitude et l'échange. Mouts s'est aussi rendu compte combien on peut rendre sans argent. On peut chanter une chanson, on peut faire un dessin, regarder les gens dans les yeux, on peut écouter attentivement. Juste le fait d'écouter les gens a un pouvoir très fort et dans l'émission les gens se livrent parfois à des confidences qu'ils n'ont parfois jamais dites. Cette notion de dépendance est fatigante, car ils la mesurent complètement,

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    TLF 054 : 7 façons efficaces d’économiser de l’argent en voyage

    Envie de dépenser moins pour voyager plus ? Dans cette interview, retrouvez Astrid qui parcourt le monde de façon alternative avec un tout petit budget ! Vous allez découvrir le parcours d'Astrid, ses premiers voyages, sa manière de voyager qui lui permet de dépenser peu d'argent et ses 7 astuces précises pour économiser et voyager plus longtemps. Écoutez tout de suite l'épisode (45 min) : À propos de l'épisode #054 sur les économies d'argent en voyage Après avoir écrit un super guide gratuit, Partir à l'étranger sans se ruiner, il me semblait primordial de faire un podcast sur le sujet des économies d'argent en voyage. En effet, il s'agit de la raison principale pour laquelle les gens ne voyagent pas plus souvent ! Réduire son budget voyage est primordial, j'y consacre d'ailleurs une partie entière de mon livre Voyage à Durée Indéterminée. Astrid qui voyage de manière alternative depuis quelques années était la personne parfaite pour parler de ce sujet. Après un tour du monde, elle s'est mise à faire du stop, dormir chez l'habitant ou récupérer de la nourriture de façon régulière. Elle vous raconte tout ! Dans cette interview, on parle de son premier tour du monde, de son envie de voyager plus longtemps, l'achat de son van, ses nombreuses anecdotes de voyage et surtout ses 7 manières testées d'économiser de l'argent durant un voyage. Les liens de l'épisode : Blog d'Astrid : Histoiresdetongs.com Article sur le voyage sans argent Couchsurfing.com : site d'entraide pour dormir chez l'habitant Trustroots.org : site alternatif pour dormir chez l'habitant Comment écouter cet épisode ? Cet épisode dure 45 minutes et vous pouvez l'écouter : Sur la plateforme iTunes Téléchargement direct (mp3) : clic droit, puis enregistrez sous Grâce aux applications mobile/tablette : Podcasts (iOS), Podcast Addict (Android). Cherchez "Traverser La Frontière" Écoute en ligne, dans le lecteur ci-dessous : 7 façons de voyager moins cher : Le résumé écrit de l'interview Astrid se trouve actuellement à Kalamata, dans le sud du Péloponnèse en Grèce. En octobre, elle profite d’un temps encore estival avec un beau soleil et de baignades dans la mer ! Astrid et les voyages Astrid a 30 ans, elle vient d’Orléans et en ce moment elle fait du house sitting en Grèce. Un couple de retraités français lui a confié une maison et leurs animaux : 2 chiens et 9 chats ! En plus de ça, elle écrit pour son blog et héberge pas mal de voyageurs de passage en couchsurfing. Astrid a commencé à voyagé jeune, à 18 ans elle est partie en Afrique puis à continuer à voyager régulièrement jusqu’en 2014 où elle a décidé de quitter son travail pour faire un tour du monde. Cela fait 3 ans qu’elle vit sur les routes. Les premières années elle faisait du stop et prenait des moyens de transport conventionnels avant d’acheter un van dans lequel elle voyage en Europe depuis 1 an. Plus d'infos sur les camions aménagés sur le blog d'Astrid. Elle est allée en Amérique, Asie et Afrique sur les deux premières années, mais ce rythme était trop rapide pour elle. Elle poursuite de manière plus lente maintenant et apprécie de prendre plus son temps et creuser un peu plus. Elle s’est rendu compte qu’en allant vite, on voit beaucoup, mais on passe à côté d’énormément de choses. Là, elle s’est posée quelques mois en Scandinavie, puis maintenant 3 ou 4 mois en Grèce. L’année prochaine, elle aimerait bien rejoindre l’Asie en stop. Arrêter de dépenser, c’est voyager plus À la fin de la première année, Astrid s’est rendu compte qu’elle n’avait plus beaucoup d’économies, mais qu’elle voulait tout de même continuer à voyager ! Du coup, elle s’est dit qu’en dépensent très peu, elle pour continuer plus longtemps. Elle a donc changé sa façon de voyager, se nourrir, se déplacer, etc. Elle a commencé à faire du glanage, à jouer de la musique dans la rue … et pour l’instant le voyage continue ! Ce changement dans sa façon de voyager permet aussi de rencontrer des personnes qu’elle n’aurait jamais rencontrées autrement. Le stop permet ça en montant dans des voitures d’inconnus. 1 - Économiser avant de partir en voyage Avant de partir en tour du monde, Astrid a vendu toutes ses affaires, ses meubles, sa voiture, tout ce qu’elle avait dans sa chambre. Ses amis ont commencé à lui donner plein d’objets qu’ils n’utilisent pas chez eux pour participer, des chaussures, de la vaisselle … Ensuite, elle s’est débrouillée pour tout revendre ! Elle a dû récupérer 4000 euros en revendant toutes ces affaires. Avant de partir, elle a tout de même conservé des albums photo, des souvenirs. Pour Astrid, tout se vend !Astrid faisait d’ailleurs des brocantes 2 fois par semaine ! En plus de ça, elle avait arrêté les sorties, avait déménagé dans une petite chambre, elle faisait du glanage alimentaire. Il est important de changer ses habitudes en France et si vous souhaitez vraiment voyager, c’est possible. 2 - Le stop L’autostop est gratuit et permet donc d’économiser sur le budget transport. Astrid avait un peu d’appréhension avant de faire du stop, peur du danger, de ne pas connaître les gens, etc. Elle s’est vite aperçue que pour une femme c’était facile de faire du stop et que cela permettait de faire plein de rencontres. Elle se souvient notamment de Pai, un sénégalais qui l’a récupéré dans le Sahara occidental. Il l’a emmené jusqu’à Nouakchott et ils ont fait 3 jours de route ensemble dans son van. Elle a aussi dormi plusieurs fois dans les camions de routiers. Même si elle avait de l’appréhension au début, tous ont été des gentlemans. Faire du stop en étant une fille effraie moins les conducteurs. Plus d'info sur l'autostop sur le blog d'Astrid 3 - Ne plus dépenser d’argent en activités Astrid fait vraiment le tri entre ses rêves, les choses qu’elle a vraiment de faire et tout le reste. Elle loupe pas mal d’activités en voyage, mais c’est un choix car cela lui permet de voyager plus longtemps. Il y a énormément de choses que l’on peut faire gratuitement et auxquelles on n’aurait pas pensé. Par exemple, des musées, des galeries, des free walking tour, etc. Une fois, Astrid voulait faire du chien de traineau au Québec et savait que c’était très cher. Elle a donc contacté les mushers, les propriétaires des chiens en leur proposant de travailler contre la possibilité de faire du chien de traineau. Au final, cela a fonctionné et elle en a fait pendant 3 semaines ! Elle a tout simplement contacté les gens sur Internet et une femme lui a répondu. 4 - Réduire ses dépenses logement en voyage Astrid a fait pas mal de couchsurfing, un réseau communautaire pour recevoir des voyageurs ou dormir sur le canapé d’autres membres. Elle a même hébergé des couchsurfeurs dans son van ! Couchsurfing est gratuit, mais ce n’est pas forcément le moyen le plus économique si vous essayez d’être un bon invité. Le but n’est pas de squatter et vider le frigo de quelqu’un. Astrid essaye de cuisiner un repas, d’acheter une bouteille, etc. Il existe aussi d’autres réseaux comme trustroots. Ensuite, avec l’autostop, il est assez facile de recevoir des invitations spontanées. Au Maroc, Astrid avait plus d’invitations qu’elles n’en pouvaient accepter ! Ensuite, il est toujours possible de dormir gratuitement dans des gares, aéroports, stations-service … Astrid a le souvenir d’un gars en Malaisie qui l’avait pris en stop en Malaisie, et qui ne parlait pas anglais. Après quelques péripéties, elle a passé 3 jours avec lui à visiter la région. 5 - Glanage alimentaire Il s’agit de récupérer la nourriture qui est jetée alors qu’elle est encore consommable et il existe 1000 façons de le faire. Astrid le fait car cela permet de manger gratuitement et d’un point de vue éthique face au gaspillage. Elle se nourrit à 90% du glanage alimentaire. On trouve beaucoup de produits laitiers, de fruits, de légumes ou du pain. C’est propre, ce n’est pas périmé. Il est possible de le faire dans les marchés, supermarchés, boulangeries, snacks, etc. Il est aussi possible de récupérer de la nourriture sur les tables d’un restaurant, cela s’appelle le table-diving. Dans beaucoup d’endroits, il suffit d’ouvrir et de prendre, même s’il faut laisser les lieux propres. Il est aussi possible de demander directement, par exemple du pain dans les boulangeries. Il y a deux ans, juste avant Noël en Italie, Astrid fait les poubelles et se rend compte que c’est le jackpot ! Elle trouve du fromage, de la charcuterie et même de quoi faire du pain. Un de ses potes boulanger a construit un four pour faire du pain et ils se sont fait un véritable festin. Il faut faire la différence entre la DLC (Date Limite de Consommation) et la DLUO (Date Limite d’Utilisation Optimale). Pour la DLC, il faut la respecter, même si un yaourt peut se manger plusieurs mois après. Pour la DLUO, les seules choses que l’on peut altérer sont les propriétés gustatives. 6 - Gagner de l’argent Astrid sait faire de l’accordéon depuis son adolescence, elle n’a pas pu le prendre lors de son tour du monde, mais depuis qu’elle a son van, elle l’a pris avec elle. Elle jour dans la rue et cela lui permet de payer l’essence, mais aussi de rencontrer du monde. Il est conseillé de se renseigner sur la législation sur le fait de jouer dans la rue. Ensuite, il faut choisir un bon spot, une rue piétonne, passante, touristique ou un lieu où les gens attendent. Il est possible de vendre des CD. Le plus important étant d’être souriant ! Astrid arrive à gagner entre 0 et 40 euros par heure lorsqu’elle fait de l’accordéon. De très bons jongleurs peuvent gagner jusqu’à 100 euros par exemple. L’argent n’est pas la motivation première pour Astrid, car elle prend beaucoup de plaisir à jouer. Elle a des amis qui font des bulles de savon, qui jonglent, font des tatouages, vendent des bracelets. Il est possible de tout faire.

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    TLF 053 : Traverser toute l’Afrique à vélo, de l’Egypte à l’Afrique du Sud

    Vous envisagez de voyager à vélo ? Vous souhaitez traverser l'Afrique ? Dans cette interview, on retrouve Gautier qui vient de traverser le continent africain du nord au sud, depuis Le Caire au Cap. Vous allez découvrir le tour du monde de Gautier, comment il s'est lancé dans cette aventure, les péripéties de sa traversée de l'Afrique sans oublier des conseils précieux si vous souhaitez voyager à vélo. Écoutez tout de suite l'épisode (50 min) : À propos de l'épisode #053 sur le voyage à vélo de Gautier à travers l'Afrique Après avoir exploré le voyage en stop avec Jérémy, le voyage à pied avec Caroline, il était temps de s'attaquer au voyage en vélo sur le podcast de Traverser la Frontière. J'ai trouvé pour vous, le parfait invité : Gautier, 22 ans, a décidé de faire un tour du monde à vélo de 3 à 5 ans ! Passionné de vélo, il s'est lancé dans cette aventure incroyable pour vivre ses rêves et a décidé de vous raconter sa traversée de l'Afrique. Du nord au sud, il a sillonné ce continent en passant par L’Égypte, le Kenya ou encore la Namibie avec quelques histoires croustillantes ! Dans cette interview, on parle de la genèse de son voyage, de son parcours, comment il a traversé l'Afrique, ses galères et ses moments forts, comment il dormait, mangeait, à quoi ressemble la vie en Afrique ou encore les détails de son (tout petit) budget. Les liens de l'épisode : Blog de Gautier : 1vagabondenrouelibre.wordpress.com Mon 3e livre : Oser Voyager en Solo Mon voyage : Paris/Téhéran à vélo Article : Comment voyager seul Comment écouter cet épisode ? Cet épisode dure 50 minutes et vous pouvez l'écouter : Sur la plateforme iTunes Téléchargement direct (mp3) : clic droit, puis enregistrez sous Grâce aux applications mobile/tablette : Podcasts (iOS), Podcast Addict (Android). Cherchez "Traverser La Frontière" Écoute en ligne, dans le lecteur ci-dessous : Traverser l'Afrique à vélo : Le résumé écrit de l'interview Gautier se trouve au Cap en Afrique du Sud. Continent africain par lequel il est rentré par Israël en Égypte, dans la région du Sinaï. Il a mis 6 mois pour traverser toute l’Afrique de l’Est. Un tour du monde à vélo Gautier a 22 ans et il est parti il y a 1 an et demi depuis la Bretagne. Il veut faire un tour du monde à vélo d’une durée de 3 à 5 ans. Il a commencé par traverser l’Europe du Sud jusqu’en Turquie, puis il a trouvé un voilier de Chypre à Israël pour rejoindre l’Afrique. Il vient donc de traverser toute l’Afrique et la prochaine étape, c’est de traverser l’Atlantique en voilier jusqu’en Amérique du Sud. Pour la suite, il veut descendre jusqu’à Ushuaïa puis remonter jusqu’en Alaska. Pour la dernière partie de son voyage, il veut traverser le Pacifique pour aller en Asie, puis rentrer en Europe. Ce voyage, Gautier y pense depuis qu’il a 18 ans. À l’époque, il faisait beaucoup de vélo et commençait à évoquer son projet à ses proches. En général, les gens disaient « qu’il ne le ferait jamais » ou « c’était mon rêve, mais je ne l’ai jamais fait ». Gautier ne voulait pas avoir de regrets plus tard, il avait donc vraiment envie de partir. Ses proches avaient un peu peur au début, mais il essaie de leur donner des nouvelles régulièrement. Avant son voyage, Gautier a fait un BTS en alternance dans le management du sport et a travaillé pendant 2 ans dans des magasins de vélo. Puis après ses études, il a travaillé 8 mois en tant que mécanicien dans un magasin de vélo de voyage et de ville ce qui a lui donné des compétences utiles pour son tour du monde et parer aux galères mécaniques. Gautier a toujours aimé le vélo, il a d’ailleurs fait un premier voyage à 16 ans sur un weekend avant d’en faire plus par la suite. C’est devenu une véritable passion. L'arrivée de Gautier en Afrique Avant d’arriver en Afrique, il pensait comme tout le monde que c’était un continent encore reculé. Mais il faut savoir que depuis 2016, il est possible d’aller du Caire jusqu’au Cap sur une route goudronnée. Il a bien souvent été étonné par l’Afrique par rapport à l’image que l’on en a en Europe. D’ailleurs, les gens sont souvent à la mode occidentale, ce ne sont pas juste des tribus. Par exemple, dans certains villages en Éthiopie, il n'y avait pas d'eau ou électricité, mais la 3G était présente. En ce qui concerne son parcours, il est parti du Sinaï vers Le Caire puis est descendu jusqu’au Soudan (du nord) qui est très safe. Il a ensuite traversé l’Éthiopie, le Kenya, la Tanzanie, le Malawi, la Zambie, la Namibie et enfin l’Afrique du Sud. Il a préféré aller en Namibie plutôt qu’au Mozambique et a trouvé que c’était un pays magnifique au niveau des paysages. Il a aussi aimé le calme de ce pays très désertique. Son voyage en vélo De la Bretagne jusqu’au Cap, le trajet lui a pris 13 mois en prenant beaucoup de pauses. Et l’Afrique seule lui a pris 6 mois. En moyenne, Gautier parcourt 100km par jour en vélo. Cette distance va bien sûr dépendre des conditions, si c’est plat, montagneux, s'il a du vent, de la pluie, une route goudronnée … En général, il fait du 20km/heure, ce qui est une vitesse moyenne pour les voyageurs à vélo. Cela fait environ 5H de vélo en une journée. Il a trouvé que les voyageurs rencontrés font en général 80km par jour. Ces 5H de vélo quotidien sont bien sûr entrecoupées de pauses. Le matin Gautier essaye de se réveiller au lever du soleil, lève le camp et part sur la route. Il essaye de faire une bonne pause déjeuner ensuite en trouvant des restaurants sur la route. Il essaye de faire 60/70% du parcours le matin, puis pédale un peu l’après-midi puis ensuite trouver un campement. Gautier voyageait avec une tente, qu’il posait sur le chemin, mais parfois il était hébergé. Soit les locaux l’invitaient chez eux, parfois il dormait dans les missions catholiques qui lui offrait un lit, mais aussi la nourriture. Voyager en Afrique, c'est dangereux ? Gautier trouve l’Afrique est moins dangereuse que l’Amérique du Sud, surtout sur la partie est où il n’y a pas de rebelles ou guerres. Ce n’est pas dangereux, les gens ne sont pas agressifs. Il faisait juste attention où il mettait sa tente, loin des regards. Le seul danger qu’il a pu avoir les animaux autour de la tente la nuit, mais toujours sans problèmes. En Égypte, Gautier a eu 17 escortes de police différentes. Ils voulaient l’emmener dans un pickup d’un checkpoint à l’autre, mais il voulait faire le chemin à vélo. Le soir, l’escorte les amenait dans un hôtel, mais il voulait dormir en tente et ne pas payer l’hôtel. Donc deux fois, il a dormi en cellule de prison. L’Égypte fut assez compliquée, mais Gautier était avec un compagnon de route, donc cela ne s’est pas trop mal passé. En ce qui concerne l’Éthiopie, ce fut le pire pays pour Gautier, en revanche il a croisé d’autres voyageurs pour qui c’était leur pays préféré. À vélo ou à pied, tu es toujours en contact avec la population. En Éthiopie c’était infernal, il avait le droit aux jets de pierre, des coups de bâtons, il ne pouvait jamais être seul. Il dormait parfois dans des missions catholiques ou mettait sa tente dans une ferme. En soi, il n’a pas ressenti de véritable danger, mais c’était très pénible. Notamment, car les gens lui demandaient tout le temps de l’argent. Rencontres et aventures en Afrique Gautier voyage parfois avec d’autres personnes à vélo. Il a vraiment construit son projet tout seul, mais il s’est toujours dit qu’il allait rencontrer d’autres voyageurs sur la route. Son premier compagnon, Marcelo du Salvador l’a accompagné depuis la France jusqu’en Égypte. D’ailleurs, ils devaient aller ensemble jusqu’en Afrique du Sud, mais ce n’a pas été possible pour Marcelo à cause de problèmes de visas et des soucis familiaux. Aux portes de l’Afrique, à la frontière avec le Soudan, Gautier a donc continué tout seul l’aventure. Il a voyagé seul, puis il a rencontré d’autres personnes sur la route. Une fois qu’il était seul, le contact avec la population a changé, car en groupe on n’a pas besoin d’aller vers l’autre. En étant seul, Gautier était obligé d’aller vers les autres pour échanger et discuter. Il fait d’ailleurs plus de rencontres en étant seul qu’en voyageant avec quelqu’un d’autre. Pour Gautier, le Soudan fut une belle surprise, malgré sa réputation qui peut faire peur. Les problèmes viennent en fait du Soudan du Sud, car au nord, 90% du pays est très sûr. Les gens sont adorables et Gautier a dormi une seule nuit dans sa tente au Soudan. Toutes les autres nuits, il dormait dans un lit grâce aux locaux. En Namibie, Gautier a trouvé les paysages magnifiques dans l’immensité du désert. Pour manger dans le désert, il a chargé son vélo de plein de nourriture sèche et beaucoup de riz. C’était plus problématique pour l’eau, car il était limité, il arrivait à prendre 16l, mais ce n’était pas suffisant pour une semaine. Il a en fait été aidé par d’autres voyageurs, qui étaient en voiture et qui remplissaient ses bouteilles d’eau. Il avait même le droit à d’autres boissons, comme du coca, de la bière … ou parfois à manger comme des gâteaux, fruits ou légumes. Du côté insolite, Gautier a acheté une pirogue lorsqu’il était au Malawi. Lorsqu’il a vu des photos du lac Malawi, qui est très grand il s’est dit que cela serait cool d’acheter une pirogue pour descendre le lac. Après avoir fait la moitié de son trajet africain à vélo, il voulait un peu de changement ! En 2 jours, il a acheté une pirogue d’occasion pour 15$ qu’il a ensuite un peu bricolé afin d’y mettre des planches pour pouvoir transporter son vélo. Par contre, il n’était pas forcément dans la bonne saison et un fort vent le poussait vers le centre du lac à 40km du rivage. De plus, il avait mal à l’épaule donc il a arrêté cette aventure après quelques jours et a revendu la pirogue pour reprendre son vélo. Voyage à vélo en Afrique : budget, visas, matériel ... Avant de partir,

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    TLF 052 : Maria a vécu 2 ans sur l’ile Rodrigues, perdue au milieu de l’océan Indien

    Vivre sur une ile paradisiaque, au milieu de nulle part, ça vous dit ? Dans cette interview, on retrouve Maria qui a vécu plus de 2 ans en tant que directrice de l'Alliance Française sur l'ile Rodrigues, perdue au milieu de l'océan près de Maurice. Vous allez découvrir le parcours de Maria, depuis le Maroc jusqu'en Colombie en passant par cette fameuse ile Rodrigues où elle a vécu quelques années de sa vie inoubliables, sans oublier ses conseils si vous souhaitez vivre à l'étranger. Écoutez tout de suite l'épisode (45 min) : À propos de l'épisode #052 sur l'expatriation de Maria à Rodrigues (Maurice) Lorsque Maria m'a raconté son histoire, je savais qu'il fallait en faire un épisode pour le podcast. J'ai d'ailleurs longtemps hésité avant de prendre un billet d'avion pour Rodrigues face à son enthousiasme communicatif ! Elle fait partie de ces personnes travaillant en Alliance Française, qui apporte son lot d'expatriés, professeurs de français, stagiaires ... à l'autre bout du monde. Maria a tout le temps eu la bougeotte et a su très tôt qu'elle voulait voyager et travailler à l'étranger. Les alliances françaises lui ont donné l'opportunité de vivre des expériences incroyables sur l'ile Rodrigues puis en Colombie. Dans cette interview, on parle de ses débuts entre le Maroc et Bordeaux , ses différents voyages, comment elle a trouvé un emploi dans l'alliance française de Rodrigues, à quoi ressemble cette ile perdue, comment se déroule la vie sur place (et l'adoption de son chien), ses avantages ou inconvénients et tous les conseils de Maria pour que vous puisiez travailler à l'étranger. Les liens de l'épisode : Le blog de Maria : Thetropicaldog.com Offres de Volontariat International sur Civiweb.com Le site de la Fondation Alliance Française Le nouveau blog de Michael sur l'aventure avec un chien : https://www.aventure-chien.com/ Comment écouter cet épisode ? Cet épisode dure 45 minutes et vous pouvez l'écouter : Sur la plateforme iTunes Téléchargement direct (mp3) : clic droit, puis enregistrez sous Grâce aux applications mobile/tablette : Podcasts (iOS), Podcast Addict (Android). Cherchez "Traverser La Frontière" Écoute en ligne, dans le lecteur ci-dessous : Vivre sur l'ile Rodrigues : Le résumé écrit de l'interview Maria vit en Colombie depuis janvier 2016, elle est directrice de l’Alliance Française de Carthagène. Elle a un contrat d'une année. Un parcours mouvementé Maria est née au Maroc où elle a grandi jusqu’à ses 18 ans, elle a notamment étudié dans un lycée français. Elle est ensuite partie à Bordeaux pour faire des études de lettres à l’université et obtenir un master en ingénierie culturelle. À la fin de ses études, elle part 6 mois au Maroc pour travailler et décide ensuite de voyager aux États-Unis en 2010. Elle est partie 5 mois pour visiter la côte est, San Francisco (écouter l'interview de Sofiane, expatrié à San Francisco) et Hawaï. Elle est rentrée à Bordeaux pour travailler et économiser des sous. Maria n’est pas vraiment une « backpackeuse », elle aime bien rester longtemps à l’étranger et y travailler. Avec des économies en poche, elle souhaite repartir et découvre alors le réseau des Alliances françaises. On compte d’ailleurs 800 Alliances, dans 134 pays, ce qui laisse pas mal d’opportunités. Via le site Civiweb, elle a trouvé une offre de Volontariat International pour le poste de directrice d’Alliance Française à Rodrigues. Il s’agit d’une ile au milieu de l’océan Indien, près de l’ile Maurice dont elle fait partie. En partant, elle ne savait absolument pas à quoi s’attendre. Finalement, elle passera 2 ans et demi sur l’ile Rodrigues. Elle revient ensuite en France, recherche un autre travail à l’étranger et a réussi à décrocher le poste de directrice de l’Alliance française à Carthagène en Colombie (voir mon récit de voyage de 5 mois en Colombie). Maria a vécu 18 ans au Maroc, 7 ans en France et elle se dit « pourquoi rester dans un pays toute sa vie alors qu’il y a autant de pays à explorer ? » et la vie à l’étranger se présentait comme une évidence. Comme rester dans sa maison toute sa vie alors que tu peux sortir dans la rue, aller chez d’autres gens … la notion de frontière est assez floue, elle a du mal à se raccrocher à un seul pays. Elle voit une planète et plein de pays à découvrir. D’ailleurs, elle pense avoir le fameux gène du voyageur ! Son départ pour l'ile Rodrigues Pour son poste de directrice de l’Alliance Française, elle l’a trouvé grâce au site Civiweb qui recense les Volontariat International en entreprise ou administration (VIE ou VIA). Pour postuler, il faut avoir moins de 28 ans, être de nationalité d’un pays européen et avoir le profil requis pour l’emploi demandé. Les offres d’emplois sont très prisées, par exemple Maria a mis 5 mois pour être acceptée pour un poste. C’est encore plus le cas au niveau culturel, car il y a peu d’offres par rapport au nombre de personnes qui cherchent. Le processus est assez classique, il faut s’inscrire sur le site, puis envoyer CV et lettre de motivation suite aux offres d’emplois. Après plus de 4 mois, elle a été contactée pour passer des entretiens au Ministère des Affaires étrangères à Paris puis un entretien Skype avec l’ambassade de France à Maurice. Ensuite, ses frais ont été pris en charge pour le billet d’avion et son déménagement. Elle est partie en novembre 2012 à Rodrigues. La vie sur l'ile Rodrigues Pour Maria, l’ile Rodrigues est un véritable petit paradis. C’est une ile tropicale, très petite (18km sur 8) perdue dans l’océan indien, entourée d’un lagon qui fait deux fois la taille de l’ile. Rodrigues est une ile vallonnée, elle est donc plus grande que ce que l’on imagine et est variée au niveau des paysages. La faune et la flore sont aussi très diverses. Rodrigues est l’un des plus beaux paysages qu’à pu voir Maria dans sa vie. En plus, cette ile est préservée du tourisme de masse, il n’y a pas de grands hôtels, de bétonnage des plages et n’est pas aussi développée que Maurice ou la Réunion, comme si le temps s’y était arrêté. Il y a une atmosphère très calme et paisible. Il y a environ 40 000 habitants sur l’ile de Rodrigues, éparpillés sur des petits villages. Ils vivent majoritairement de l’agriculture et de la pêche. Il y a aussi un peu d’artisanat, de l’élevage ou des gens vivant tourisme et de l’éducation. À savoir qu'il y a 25 écoles primaires et 6 collèges. Le travail de Maria était de diriger l’Alliance française de Rodrigues. Ses 3 missions : Organiser des activités culturelles gratuites pour les Rodriguais : concerts, expositions … Développer les cours de Français Servir de relais à l’ambassade de France pour la communauté française Avant de partir, elle avait peur de se sentir isolée au milieu de l’océan et de tourner en rond sur une petite ile. Au final, elle ne s’est pas ennuyée une seconde durant ces deux années passées à Rodrigues. Elle a aussi pu adopter un chiot nommé "Shark"' qui le suit partout à travers le monde. L'ile Rodrigues est-elle trop calme et isolée ? Cette ile ne peut pas plaire à tout le monde, cela va dépendre de votre personnalité. Si vous aimez la ville, l’animation et l’agitation urbaine, vous allez vite vous ennuyer à Rodrigues. Il n’y a pas trop de divertissement, de cinéma, de centres commerciaux … Sur l’ile, c’est plus calme et nature ce qui convenait bien à Maria. Il faut s’imaginer vivre dans un village à la campagne. À côté de ça, il y a plein de sports disponibles, le kitesurf, randonnée, plongée, la pêche … Il existe aussi quelques points négatifs pour les gens qui veulent habiter sur l’ile Rodrigues, tout paradis à aussi ses travers. Le premier concerne la santé, il y a seulement un petit hôpital où les services ne sont pas géniaux. Il fonctionne pour les petits bobos, mais si c’est plus grave, il faut aller à Maurice ou la Réunion. En cas de maladies graves ou chroniques, il n’est pas conseillé d’y habiter. Le deuxième souci concerne les commérages ! Comme c’est tout petit, tout se sait rapidement et les gens parlent beaucoup. Les yeux étaient braqués sur Maria qui était comme une mini ambassadrice de la France à Rodrigues. Les ragots font partie de la culture et comme il n’y a pas beaucoup de divertissement, les Rodriguais aiment bien parler les uns sur les autres, voir inventer des histoires ! À savoir qu’il n’y a quasiment pas d’insécurité à Rodrigues. D’ailleurs, Maria a laissé plusieurs fois les clés sur son scooter sans aucun problème. Les gens sont sincères, chaleureux et très accueillants. Il est facile de s’intégrer sur l’ile en étant ouvert vers les autres et avec un esprit de curiosité. Le niveau de vie de Rodrigues est assez bas. Maria louait une villa meublée, avait un scooter et tous ses frais en comprenant la nourriture et les activités lui revenait à 500 euros par mois en se faisant plaisir. Rien n’est très cher à Rodrigues et avec un salaire ou une retraite en euros, cela vaut vraiment le coup. Trouver un emploi dans une Alliance Française Quatre profils sont recherchés pour les Alliances françaises : Professeur de Français (FLE) Coordinateur pédagogique : gérer les cours de français (voir l'interview d'Olivia) Coordinateur culturel : organisation d'évènements et activités culturelles Directeur alliance : contrat local ou expatrié (voir l'interview de Philippe) Il y a un site qui répertorie toutes les annonces d’emploi des alliances françaises : http://www.fondation-alliancefr.org/ C’est par là qu’il faut passer pour travailler dans une alliance française. Maria ne recommande pas d’envoyer des candidatures spontanées, car le directeur/trice en reçoit énormément et lorsqu’il y a un poste qui se libère, l’offre est mise sur le site de la fondation. Il faut donc passer sur le site pour un emploi ou un stage,

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    TLF 051 : Pâtissier en France, Nicolas s’est expatrié en Chine

    Vivre en Chine vous intrigue ? Faire votre métier dans un autre pays vous intéresse ? Dans cette interview, on retrouve Nicolas, pâtissier en France qui a décidé de vivre et s'expatrier à Pékin, puis Shanghai en Chine. Vous allez découvrir le parcours de Nicolas, depuis ses études à Bordeaux jusqu'à Shanghai, comment il en est arrivé à travailler dans l'empire du Milieu et ses conseils pour les pâtissiers qui veulent s'exporter. Écoutez tout de suite l'épisode (36 min) : À propos de l'épisode #051 sur l'expatriation de Nicolas en Chine Pour la première fois du podcast, nous allons en Chine avec Nicolas autour d'un thème qui me tient à coeur, celui de la boulangerie-pâtisserie. Après l'épisode #008 sur la création de la boulangerie Monsieur Spoon à Bali, direction la Chine pour un parcours plus conventionnel de l'expatriation, mais néanmoins très enrichissant. Nicolas a suivi un parcours assez classique avec des études en pâtisserie en France, mais après 10 ans à travailler dans de prestigieux hôtels et restaurants il avait envie de voir ailleurs. La Chine lui a tendu les bras et il a saisi l'opportunité. Dans cette interview, on parle du parcours de Nicolas, depuis ses études à Bordeaux, ses premières expériences en pâtisserie en France, pourquoi il a décidé de vivre à l'étranger, comment il a trouvé un poste à Pékin, à quoi ressemble la vie en Chine ou encore ses conseils si vous souhaitez travaillez à l'étranger comme pâtissier. Les liens de l'épisode : La boulangerie de Nicolas à Shanghai Comment écouter cet épisode ? Cet épisode dure 36 minutes et vous pouvez l'écouter : Sur la plateforme iTunes Téléchargement direct (mp3) : clic droit, puis enregistrez sous Grâce aux applications mobile/tablette : Podcasts (iOS), Podcast Addict (Android). Cherchez "Traverser La Frontière" Écoute en ligne, dans le lecteur ci-dessous : S'expatrier en Chine en tant que pâtissier : Le résumé écrit de l'interview Nicolas a 28 ans, marié et il est actuellement directeur d'une boulangerie à Shanghai. Ses débuts professionnels en France À la base Nicolas a fait un CAP Pâtissier, chocolatier, confiseur, glacier au sein des Compagnons du devoir. Il a fait son internat à Bordeaux et son patron était à Tours. Dans ce système-là, l’accent mis sur la pratique professionnelle est plus important que dans un CFA classique. Après son CAP, Nicolas a commencé à travailler à Nantes. Puis, il est parti travailler 4 ans dans la restauration de luxe à l’Oustau de Baumanière, un restaurant 2 étoiles dans le sud de la France. Il est ensuite allé au Ritz jusqu’à sa fermeture en 2012. Il a ensuite pris sa première position de chef à 24 ans, dans un palace, La Réserve Ramatuelle. Après 6 mois, il est parti dans le nouvel établissement de Jonathan Wahid à l’auberge de la Reine Jeanne. Puis à l’hôtel Kilimandjaro à Courchevel où il a rencontré sa femme américaine. Par la suite, il a travaillé dans sur un bateau de croisière dans les Caraïbes, avec un style de vie qui ne lui a pas vraiment convenu, malgré un beau salaire. Le départ pour la Chine Ensuite, via ses relations il a eu vent d’une opportunité en tant que chef pâtissier dans un hôtel en Chine. Il a suivi une formation à Paris et a pris l’avion direction Pékin pour travailler au Shangri-La. Cette expérience a duré 10 mois, puis il s’est lancé dans un nouveau, mais à Shanghai cette fois-ci. Ce projet, "Lost Bakery" est une boulangerie avec beaucoup de viennoiseries, du très bon café et de bonnes glaces. Il veut faire de la pâtisserie classique comme le Saint Honoré, Paris-Brest, les éclairs, religieuses … Pour rester simple, très bon et montrer ce qu’est la pâtisserie française. Le chef boulanger est aussi français, les matières premières sont importées de France pour avoir la meilleure qualité possible. Avant de s’expatrier, Nicolas avait toujours eu en tête l’idée de partir à l’étranger, il ne se voyait pas forcément en France. La Chine ne le tentait pas vraiment de prime abord à cause de certains clichés que l’on peut avoir en Europe, d’ailleurs il avait refusé une offre auparavant. Son arrivée en Chine Son premier emploi en Chine était au Shangri-La pour le poste de chef pâtissier au restaurant géré par le chef étoilé français Yannick Alléno. Il a entendu parler de ce poste grâce aux connexions qu’il a pu faire au cours des années, d’où l’importance de cultiver son réseau. La première impression de Nicolas en arrivant à Pékin est celle d’une ville gigantesque, très polluée, une sorte d’anarchie sur la route où les gens roulent n’importe comment. À son arrivée, Nicolas était logé dans un appartement au sein de l’hôtel et avait déjà son visa de travail préparé par l’entreprise. Ensuite pour toutes les formalités administratives sur place, il était bien encadré par l’hôtel. Son arrivée était donc assez tranquille. Sa vie en Chine : Pékin et Shanghai Le restaurant pour lequel il travaillait était ouvert midi et soir, 7j/7. Il commençait à travailler vers 10H et faisait les deux services. Son principal problème au début concernait la communication, car pratiquement tous les employés étaient chinois et ne parlait pas forcément bien anglais. Nicolas s’est mis à apprendre le chinois sur le tas, sans prendre de cours dans le but de communiquer plus facilement. En Chine, Nicolas est rémunéré 50% de plus par rapport à un poste similaire en France avec une plus forte transparence sur les impôts. Nicolas a vécu à Pékin et Shanghai. Par rapport à la France, les comportements sont différents, la nourriture est différente, l’éducation aussi. Par exemple le raclage de gorge, suivi du crachat est très commun dans la rue, il est assez commun de voir des enfants faire caca dans la rue, le comportement sur la route avec les scooter à 3 dessus roulant sur le trottoir … En plus de cela, il a beaucoup senti la pollution à Pékin. Nicolas apprécie le fait de pouvoir sortir le soir, après le boulot avec son équipe, il a bien aimé les hutongs, vieux quartiers à Pékin, mais il se rend compte qu’il a beaucoup aimé les moments humains. Il trouve que la jeunesse chinoise va de l’avant et envie d’apprendre et dans son domaine, ils les trouvent passionné ! Certains ont vraiment envie d’avancer, d’autres non, comme partout … Travailler à l'étranger dans la boulangerie-pâtisserie Pour les jeunes Français qui travaillent en boulangerie-pâtisserie ou dans les métiers de bouches, Nicolas conseille de faire ses bases en France, d’être bien armé, d’emmagasiner des connaissances et l'expérience avant de s‘exporter. Les Français vendent leur savoir-faire ailleurs. Il faut partir à l’étranger blindé et avec de l’expérience. Le métier s’apprend d’abord en France. Si on commence à 16 ans, Nicolas recommande de ne pas partir avant d’avoir 25 ans. Partout dans le monde, le savoir-faire des boulangers et pâtissier sont recherché. Avoir un chef français est toujours un plus pour une entreprise à l’étranger. Pour son nouveau projet, Nicolas développe toute la partie pâtisserie, en partant de rien. Pour l’instant, il est bien en Chine et ne sait pas combien de temps il restera là-bas. Pour finir, Nicolas espère que son histoire en inspirera plus d’un en insistant sur le fait de travailler dur en France, rester fidèle aux gens. Tout paye dans la vie, quand on cherche les choses, on les trouvent un jour ou l’autre. Merci d'avoir écouté l'épisode #051 du podcast ! Merci d'avoir pris le temps d'écouter cet épisode du podcast de Traverser La Frontière. Si vous avez des suggestions ou des remarques sur l'épisode, laissez un commentaire un peu plus bas, je lirais avec attention ce que vous me dites ! Vous pouvez vous abonner au podcast directement sur iTunes pour recevoir les nouveaux épisodes. Si vous avez aimé l'épisode, je vous invite à le partager sur les réseaux sociaux grâce aux boutons à la fin de l'article. Merci d'avance ! - Michael

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    TLF 050 : Clichés sur la Roumanie et pourquoi j’ai décidé rester à Cluj

    Avez-vous des préjugés sur la Roumanie ? Vous n'envisagez pas de mettre les pieds dans ce pays ? Dans ce premier épisode de la saison 3, je suis aux commandes du podcast. On va parler des clichés sur la Roumanie, la vérité sur ce pays et pourquoi j'ai décidé de rester à Cluj. Vous allez découvrir les 6 clichés que l'on a habituellement sur la Roumanie, de ce qu'il en est réellement, ainsi que les 7 choses qui me plaisent dans ce pays. Sans oublier des petites informations exclusives pour les fidèles du podcast. Écoutez tout de suite l'épisode (45 min) : À propos de l'épisode #050 sur les clichés en Roumanie J'habite à Cluj-Napoca (Ouest de la Roumanie) depuis près de 4 mois et il me semblait important de faire un épisode de podcast consacré à ce pays que l'on connait trop peu en France. Je profite donc de la rentrée et du premier épisode de la saison 3 du podcast pour aborder des sujets tels que : l'image de la Roumanie, les préjugés que l'on peut avoir, la réalité sur place et toutes les raisons pourquoi j'apprécie énormément ce pays. Si vous connaissez peu ce pays, vous risquez d'être surpris ! La région des "Maramures" dans le nord de la Roumanie Voici le résumé de l'épisode, sachez que j'en dis beaucoup plus dans le podcast ;) Clichés sur la Roumanie Voici une liste de clichés et d'idées reçues que nous pouvons avoir vu de France, il me semble important de les étudier afin de démêler le vrai du faux. Tous les Roumains sont des Roms FAUX. Les Roms sont un peuple très hétérogène d'origine indienne, pays depuis lequel ils ont émigré vers l'Europe. Il s'agit de la plus grande minorité ethnique en Europe avec 10 à 12 millions de personnes. En Roumanie, la population rom est d'environ 5% de la population totale. 95% de la population est donc plutôt typée slave, comme leurs voisins hongrois ou bulgares. Les Roumains ne sont pas des Roms et les Roms ne sont pas Roumains, il ne faut pas tout confondre. Les Roumains sont des mendiants ou voleurs FAUX. La majorité des Roumains sont des gens normaux, comme vous et moi, honnêtes et travailleurs. À Cluj, je croise très peu de mendiants et surtout moins qu'à Paris par exemple. Je n'ai par ailleurs jamais été victime de vols ou d'agressions, bien au contraire. Je ne ressens aucun sentiment d'insécurité ici, à n'importe quelle heure de la journée. La Roumanie est un pays totalement différent de la France VRAI et FAUX. On pense parfois que c'est un pays très lointain avec une culture différente, que les gens parlent russe, etc. Oui, la culture et la mentalité sont différentes, mais nous restons en Europe et les différences ne sont pas énormes. Par exemple, la Roumanie est un pays très latin, avec une langue très proche de l'italien et une forte chaleur humaine. Il n'y a que des grands bâtiments soviétiques en Roumanie VRAI et FAUX. La Roumanie était derrière le fameux rideau de fer et faisait partie du bloc communiste après la Seconde Guerre mondiale. À cette période, beaucoup de grands bâtiments type HLM ont été construits pour loger les habitants dans les grandes villes. Pas super jolis, ils restent un lieu de vie qui n'est pas désagréable. Par contre, les villes ne sont pas uniquement constituées de ces bâtiments. D'ailleurs, les centres-villes historiques ont toujours beaucoup de charme avec leurs rues pavées et des édifices colorés. La Roumanie, c'est le château de Dracula FAUX. Dracula n'a jamais existé, ce personnage est sorti tout droit de l'imagination de Bram Stoker. Il y a bien eu un prince tyrannique nommé Vlad Tepes qui a vécu au 15e siècle, d'où la légende est tirée, mais jamais d'histoires de boire le sang des gens. D'ailleurs, ce fameux prince n'a probablement jamais vécu dans le fameux château de Bran, visité par un demi-million de touristes chaque année ... La Roumanie est un pays très pauvre et arriéré VRAI et FAUX. Les salaires moyens et le PIB/habitant font partie des plus bas en Europe. D'un point de vue des chiffres ce pays est pauvre, en revanche en vivant sur place on ressent assez peu cette pauvreté. Les gens ne dorment pas dans la rue, il y a très peu de mendiants et tout le monde peut vivre de façon correcte. Les routes sont parfois en mauvais état et on croise parfois des charrettes et chevaux sur les routes de campagne, ce qui donne un côté authentique. En revanche, le pays n'est pas arriéré, il se développe énormément depuis son entrée en Union Europe. Beaucoup de bâtiments neufs se construisent, il y a de grands centres commerciaux et l'agriculture se modernise beaucoup. Cluj est d'ailleurs un pole informatique et technologique très important. Les 7 choses que j'apprécie en Roumanie Après quelques mois en Roumanie, j'ai décidé de prolonger mon séjour, je vous explique pourquoi ici. 1 - Très joli pays C'est un pays très divers, entre la mer Noire, la montagne des Carpates, les collines verdoyantes de la Transylvanie ou encore le Delta du Danube, les paysages sont très variés. Vous avez à la fois des villages traditionnels et de grandes villes agréables. Beaucoup d'églises, de monastères, de châteaux, tous plus ou moins anciens sont présents à travers toute la Roumanie. Il y a plein de choses à voir et à faire ! Le monastère de Barsana, près de la frontière avec l'Ukraine 2 - La Roumanie est un pays authentique Étant donné le peu de touristes qui viennent en Roumanie, le pays est resté largement préservé et a su rester authentique. Que ce soit lors de la messe le dimanche avec les Roumains qui revêtent leurs habits traditionnels, forte présence culturelle (cinéma, musique, cuisine ...) et une absence d'arnaques envers les étrangers (un vrai plaisir !). Rien n'a été détruit pour le plaisir des touristes et les relations avec les locaux restent simples et sincères. 3 - Cout de la vie peu élevé Étant donné le niveau de salaire beaucoup plus bas en Roumanie, par exemple, le salaire minimum est de 220€ en Roumanie, contre 1 450€ en France, le cout de la vie est évidemment beaucoup plus bas. Personnellement, je vis très bien avec un budget de 700€ par mois. La pinte de bière est à 1,5€, un menu du jour aux environs de 3€ et un ticket de cinéma de 3/4€. Avec ma vie de nomade digital, je cherche toujours à vivre dans des pays où le cout de la vie est peu élevé pour pouvoir en profiter. La Roumanie est idéale pour cela. 4 - Sentiment de sécurité Je ne me suis jamais senti en danger à Cluj ou les autres endroits visités en Roumanie. Le pays est très sûr, outre peut-être Bucarest, la capitale avec beaucoup plus d'habitants et inévitablement plus de problèmes. Je pense même que Cluj est la grande ville (+ 300 000 habitants) dans laquelle je me suis senti le plus en sécurité dans le monde entier, beaucoup plus qu'à Paris en tout cas. C'est vraiment agréable de ne pas se soucier de ces problèmes-là. 5 - Histoire et culture riche La Roumanie de par ses racines latines et son tiraillement à travers l'histoire entre l'empire austro-hongrois, de l'empire ottoman ou de la Russie a créé un pays avec diverses influences et très intéressant. Sans compter sur la période du communisme entre la fin de la Deuxième Guerre mondiale et 1989 qui a transformé en profondeur le pays. Ce fut une période compliquée avec la dictature très rude de Ceausescu, où les libertés étaient restreintes, la censure monnaie courante et dans laquelle l'emprisonnement, la torture ou les assassinats étaient en vigueur. Du coup, il est très intéressant de voir la transition de la Roumanie du communisme vers un état démocratique et capitaliste. 6 - Ça bouge beaucoup ! À Cluj, il y a toujours quelque chose qui se passe ! Avec 100 000 étudiants, la ville est ultra dynamique. Il y a souvent des concerts, des soirées, évènements, festivals d'organisé toute l'année, souvent gratuit ! Je pense notamment au TIFF (festival de cinéma) en mai ou encore à Untold (festival de musique énorme) durant l'été, sans compter les nombreux évènements culturels qui prennent place régulièrement sur la place principale de la ville. 7 - Gens très sympas ! Enfin, la raison la plus importante pour laquelle je reste vivre en Roumanie : les gens ! Les Roumains en tout cas en Transylvanie sont vraiment sympas, ouverts, curieux et généreux. Je ne compte plus les invitations à des soirées ou évènements, les discussions fortuites dans la rue et tout simplement la politesse des locaux. Je vous raconte quelques histoires dans le podcast ;) Tenue traditionnelle le dimanche matin Mot de la fin Tout n'est évidemment pas tout rose en Roumanie. Il y a beaucoup de corruption, de fortes inégalités, c'est un pays très conservateur et l'importance de l'Église orthodoxe influence énormément sur la vie politique roumaine. Tout cela ne vous touchera pas si vous venez seulement visiter la Roumanie ou si vous envisagez de vivre dans ce pays pour quelques mois. Dans tous les cas, je vous encourage chaudement à venir visiter ce pays, notamment la Transylvanie, qui est vraiment magnifique. On trouve souvent des vols à 20€ entre Paris et Cluj-Napoca, à bon entendeur ... Enfin, concernant le livre Voyage à Durée Indéterminée, après avoir travaillé tout l'été dessus, le manuscrit est terminé. Si tout va bien il sortira en fin d'année 2016 ou bien début 2017. Comment écouter cet épisode ? Cet épisode dure 45 minutes et vous pouvez l'écouter : Sur la plateforme iTunes Téléchargement direct (mp3) : clic droit, puis enregistrez sous Grâce aux applications mobile/tablette : Podcasts (iOS), Podcast Addict (Android). Cherchez "Traverser La Frontière" Écoute en ligne : dans le lecteur ci-dessous Merci d'avoir écouté l'épisode #050 du podcast ! Merci d'avoir pris le temps d'écouter cet épisode du podcast de Traverser La Frontière. Si vous avez des suggestions ou des remarques sur l'épisode, laissez un commentaire un peu plus bas, je les lirais avec attention !

  38. 63

    TLF 049 : Bilan de la saison 2 et l’été en Roumanie

    Avec l'arrivée de l'été, la saison 2 du podcast de Traverser La Frontière se termine ! Dans cet épisode exceptionnel, sans invité, je suis aux commandes du podcast. On fait le bilan de cette très belle saison et je vous révèle pas mal d'infos croustillantes. Vous allez découvrir les (bons) chiffres de la saison 2, le TOP 3 des épisodes, mon ressenti sur les interviews, les projets à venir, pourquoi je suis venu vivre en Roumanie (+ mes impressions) et des révélations sur Voyage à Durée Indéterminée (mon prochain livre). Écoutez tout de suite l'épisode (37 min) : Ou téléchargez l'interview en mp3 (clic droit-enregistrer sous) À propos de l'épisode #049 sur la saison 2 du podcast Vivant en ce moment à Cluj, en Roumanie j'ai décidé d'enregistrer ce dernier podcast de la saison dans un lieu inhabituel. C'est calé au fond de mon joli hamac dans le "central park" de la ville que je partage avec vous le bilan de cette saison 2. Voici le résumé de l'épisode, mais sachez que je dis beaucoup plus de choses dans le podcast ;) La saison 2 Cette saison fut très variée en termes d'invités et de thèmes abordés. On a eu du pur voyage avec Caroline et son tour du monde à pied, Cynthia et son voyage en solo en Asie ou Laurent qui voyage hors des sentiers battus. La vie d'expatrié avec par exemple Lili, femme d'expat au Brésil, Marion qui s'est installée à Barcelone ou Ophélie qui a fait un SVE à Budapest. On a parlé de travailler à l'étranger avec Evy qui était traductrice au Bostawa ou encore Romain dans une agence de voyages en Nouvelle-Zélande. Certains ont créé leurs entreprises à l'étranger comme Élise qui fait visiter New-York aux touristes ou Sébastien et son agence de voyages de surf en Amérique centrale. Cette saison, on a retrouvé des interviews "pratique", comme sur le PVT avec Julie, le house sitting avec Lucie ou le voyage avec des enfants avec Stéphanie. Ou encore des épisodes "mindset" liés à l'état d'esprit en voyage comme sur les rencontres en voyage avec 10 blogueurs ou comment affronter ses peurs de voyager avec Rémi. Retrouvez la liste de tous les invités un peu plus bas. Chiffres de la saison 2 Il y a eu 20 épisodes durant cette saison, soit 2 par mois. Avec plus de 11H de contenu exclusif. Sur les 6 premiers mois de 2016, il y a eu plus de téléchargements que sur l'ensemble de l'année 2015. Presque 12 000 téléchargements uniques pour ce premier semestre. J'ai noté qu'en moyenne, sur les 48 épisodes du podcast il y a 457 téléchargements uniques par épisode. TOP 3 de la saison 2 Tour du monde à pied pendant 10 avec Caroline Alterner voyage et travail pendant 6 ans avec Romain Comment faire des rencontres en voyage avec 10 blogueurs Mes impressions J'ai vraiment pris du plaisir à faire cette saison 2 du podcast et j'ai aimé la variété des invités, tous aussi géniaux les uns que les autres ! Le rythme bimensuel me convient beaucoup mieux que le rythme hebdomadaire, décidément trop intense. Par contre, il me faut au minimum 10H de travail par épisode et la motivation fut parfois compliquée à trouver ... De l'autre côté, les chiffres encourageants me donnent envie de continuer. Me donnent envie de construire quelque chose de beau avec ce podcast que je partage avec vous ! Saison 3 à venir Rendez-vous en septembre 2016 pour l'épisode 50 et la saison 3 du podcast ! Peut-être quelques expérimentations à venir pour la prochaine saison, mais on restera sur un format et une variété similaire à la saison 2. Voyages et mon installation à Cluj Durant cette saison, j'ai voyagé au Brésil, je suis retourné en France, vécu à Barcelone 5 mois et je vis actuellement à Cluj en Roumanie. J'ai aussi fait un petit détour par Malte et Bruxelles. Après un an de voyage autour du monde, le retour en France et en Europe a été un peu compliqué. Petite déprime, grosse remise en question en me demandant ce que j'allais faire de ma vie ... Bon, les choses sont plus ou moins rentrées dans l'ordre comme je l'explique dans l'article de mes 30 ans. Et puis la Roumanie et la ville de Cluj, c'est vraiment cool ! Très loin des préjugés que l'on peut avoir sur le pays. Ajoutez-moi sur Snapchat pour vivre mes voyages en direct. Cet été en Roumanie Au programme durant ces 2 mois de break : Partir à la découverte de la Roumanie Terminer mon prochain livre Voyage à Durée Indeterminée Peut-être faire des vidéos pour ma chaine YouTube MERCI à tous et on se retrouve en septembre pour l'épisode 50 du podcast :) Comment écouter cet épisode ? Cet épisode dure 37 minutes et vous pouvez l'écouter : Sur la plateforme iTunes Téléchargement direct (mp3) : clic droit, puis enregistrez sous Grâce aux applications mobile/tablette : Podcasts (iOS), Podcast Republic (Android), Podcast Addict (Android). Cherchez "Traverser La Frontière" Écoute en ligne : dans le lecteur ci-dessous Liste des épisodes de la saison 2 du podcast Si vous avez manqué des interviews durant cette saison, il est temps de vous rattraper : #028 > Début de la saison 2 et les projets par Michael #029 > Faire des visites guidées de New-York avec Élise #030 > Comment faire des rencontres en voyage avec 10 blogueurs #031 > Comment s'installer et vivre en Thaïlande avec Romain #032 > Voyager et travailler grâce au PVT avec Julie #033 > Femme d'expatrié au Brésil avec Lili #034 > Elle voyage seule en Asie pendant 5 mois avec Cynthia #035 > WWOOFING en Amérique du Sud avec Maylis & Adrien #036 > Vivre 2 ans en Patagonie chilienne avec Céline #037 > Alterner voyage et travail pendant 6 ans avec Romain #038 > Dépassez vos peurs de partir voyager avec Rémi #039 > Faire un SVE à Budapest avec Ophélie #040 > Faire le tour du monde à pied pendant 10 ans avec Caroline #041 > Vivre un autre mode de vie pour être heureux avec Caroline #042 > Travailler en tant que traducteur en safari avec Evy #043 > S'installer et travailler à Barcelone en partant de zéro avec Marion #044 > Avoir des enfants et voyager est 100% compatible avec Stéphanie #045 > Sortir des sentiers battus pour un voyage plus authentique avec Laurent #046 > Partir vivre 1 an en Israël avec Jonathan #047 > Créer une agence de voyage de surf en Amérique Centrale avec Sébastien #048 > Se loger gratuitement en voyage avec le house sitting avec Lucie Merci encore à tous les invités ! Vous avez été géniaux :) A noter que vous pouvez voir la liste de tous les épisodes sur la page du podcast. Merci d'avoir écouté l'épisode #049 du podcast ! Merci d'avoir pris le temps d'écouter cet épisode du podcast de Traverser La Frontière. Si vous avez des suggestions ou des remarques sur l'épisode, laissez un commentaire un peu plus bas, je lirais avec attention ce que vous me dites ! Vous pouvez vous abonner au podcast directement sur iTunes pour recevoir les nouveaux épisodes. Si vous avez aimé l'épisode, je vous invite à le partager sur les réseaux sociaux grâce aux boutons à la fin de l'article. Merci d'avance ! - Michael

  39. 62

    TLF 048 : Se loger gratuitement en voyage avec le House sitting

    Ça vous dirait de ne pas payer l'hébergement en voyage? Connaissez-vous le House sitting ? Dans cette interview, on retrouve Lucie, blogueuse voyage qui utilise le House sitting pour se loger gratuitement à l'étranger. Vous allez découvrir le parcours de Lucie, le concept de House sitting, ses expériences et comment vous pouvez en profiter pour ne pas payer l'hébergement pour votre prochain voyage. Écoutez tout de suite l'épisode (29 min) : Ou téléchargez l'interview en mp3 (clic droit-enregistrer sous) À propos de l'épisode #048 sur le house sitting en voyage On retrouve un épisode très "pratique" pour cette dernière interview du podcast, à l'instar de celui sur le PVT par exemple. J'accueille Lucie, du blog Voyages et vagabondages qui vient nous parler d'un sujet qu'elle connait bien, celui du House sitting. Le House sitting ("gardiennage de maison" en français) est un moyen de se loger gratuitement lors d'un voyage. Pour faire très court, vous gardez la maison d'une famille qui part en vacances pour s'occuper de leurs animaux. Lucie a déjà 4 expériences de house sitting à son actif et elle va tout nous expliquer sur le sujet, depuis Bariloche en Argentine ... où elle garde un chat depuis un mois dans une grande maison en house sitting. Dans cette interview, on parle du voyage de Lucie, du concept de House sitting, les sites Internet pour trouver des maisons, ses expériences, les avantages et inconvénients du house sitting et ses meilleurs conseils pour que vous puissiez trouver une maison en house sitting. Les liens de l'épisode : VoyagesetVagabondages.com Nomador.com (en français) Mindmyhouse.com Trustedhousesitters.com Housecarers.com Luxuryhousesitting Comment écouter cet épisode ? Cet épisode dure 29 minutes et vous pouvez l'écouter : Sur la plateforme iTunes Téléchargement direct (mp3) : clic droit, puis enregistrez sous Grâce aux applications mobile/tablette : Podcasts (iOS), Podcast Republic (Android), Podcast Addict (Android). Cherchez "Traverser La Frontière" Écoute en ligne : dans le lecteur ci-dessous House sitting et logement gratuit en voyage : Le résumé écrit de l'interview Au moment de l’interview, Lucie vivait à Bariloche dans le nord de la Patagonie argentine. Elle vient de Charente Maritime, est blogueuse et traductrice depuis 5 ans. Elle voyage et travaille en même temps. Cela fait 9 mois qu’elle voyage en Argentine, elle est en PVT pour une durée d’un an. Le truc qu’elle préfère dans ce pays est clairement les paysages, vu qu’elle est en Patagonie, elle en prend plein les yeux et trouve ça vraiment addictif ! C'est quoi le House sitting ? En français, le house sitting se traduit par « gardiennage de maison ». Le principe du house sitting est de garder la maison et les animaux d’une famille qui part en vacances durant une période donnée en échange du logement gratuit. Le house sitting est principalement pour garder les animaux, mais aussi pour assurer la sécurité de la maison. Avoir quelqu’un dans la maison est toujours rassurant. Il y a aussi d'autres choses possibles à faire comme arroser les plantes, le jardin, le courrier, s’occuper d’un appartement airbnb etc. Lucie fait actuellement du house sitting à Bariloche où elle garde une maison depuis 1 mois. Le house sitting se fait partout dans le monde, cela marche très bien en France et dans les pays anglophones (Australie, Nouvelle-Zélande, États-Unis …), c’est un concept qui se développe de plus en plus. Dans certains pays, comme l’Argentine, c’est plus compliqué, mais c’est faisable. Il y a même des gens qui vivent seulement en house sitting, qui changent de maison dans leur ville ou leur région. Les expériences de Lucie en House sitting Jusqu’à présent, Lucie a eu 3 /4 expériences en house sitting. La première, c’était en France, Lucie a gardé une villa dans le sud-est avec deux chats pendant une semaine. Ensuite, à Buenos Aires, elle s’est occupée de 3 chiens pendant 1 mois et demi. A Bariloche, cela fait deux fois qu’elle reste dans la même maison, 1 mois en décembre et 1 mois en mai. Le house sitting, cela peut se faire autant en appartement qu’en maison. Il est parfois nécessaire de faire le ménage, cela va dépendre des situations. Bien souvent, on vit une vie normale et faire le ménage est quelque chose de classique. A Buenos Aires, Lucie s’est occupé de 3 chiens. Elle avait un peu peur au début, car c’était 3 gros chiens, mais au final tout s’est bien passé. Et cela avait un côté rassurant. Quant à Bariloche, il n’y a pas de problèmes, c’est une ville bien tranquille. Dans la maison de Bariloche, Lucie n’avait pas besoin de faire beaucoup de choses liées au house sitting, outre s’occuper du jardin et nourrir le chat. Par contre, en décembre, elle devait s’occuper d’un appartement airbnb, de faire le check-in, chek-out, le nettoyage … mais pour cela elle était rémunérée. Sinon, elle a toutes ses journées de libre et peut faire ce qu’elle veut. Par contre, pour ce house sitting, elle a besoin de rester toutes les nuits à la maison. House sitting, une façon de voyager "slow travel" Le degré de liberté et de difficulté des tâches va vraiment dépendre du house sitting. Le house sitting s’inscrit complètement dans la thématique du slow travel, le fait de rester longtemps à un seul endroit et pouvoir s’intégrer plus facilement à la vie locale. Par exemple à Buenos Aires, les gens du quartier connaissaient tous Lucie, elle avait ses petites habitudes, son café préféré et cela permet de voyager de façon très locale. Les propriétaires peuvent aussi vous aider à vous intégrer, notamment en vous présentant leurs amis … Trouver des maisons en house sitting Pour trouver du house sitting, la première fois est généralement très compliqué car il faut une référence pour montrer que l’on est une personne de confiance. Par exemple, Lucie a galéré pendant 6 mois en Australie pour trouver une house sitting, sans succès. Elle n'avait pas encore la bonne manière de faire. Il faut s’inscrire sur tous les sites Internet de house sitting qu’il peut y avoir. Cela va couter entre 20 et 80 dollars. Malgré le cout qui peut en rebuter certains, il faut penser au cout que vous allez économiser sur votre budget logement. Lucie estime qu’elle a pu économiser des milliers de dollars. Ensuite, s’inscrire aux newsletter et répondre rapidement à toutes les annonces qui vous intéressent. Il faut se construire un beau profil, avec des références, vérifier que l’on a pas de casier judiciaire, etc. Sur le site, tu peux ajouter des documents, par exemple un CV, une lettre de référence, des photos avec des animaux etc… Pour les sites Internet, il n’y en a pas énormément et ce sont principalement des sites anglophones. En français, il y a nomador, mais ce n’est pas le préféré de Lucie. Elle aime beaucoup mindmyhouse, il y a aussi trustedhousitters, housecarers. Il va y en avoir des plus spécifiques comme luxuryhousesitting pour garder des maisons de luxe, housecareraustralia pour l’Australie. Il faut commencer par choisir une destination et ensuite voir les sites qui sont disponibles. Pour ses expériences de house sitting, Lucie n’est pas passée par ces différents sites. Pour son house sitting actuel en Argentine, Lucie est passé par des groupes Facebook, elle a passé beaucoup de temps à réseauter sur des groupes d’expat. C’est une stratégie qu’elle refera lors de son voyage au Japon. Pour trouver ces groupes Facebook d’expatriés, il suffit de rechercher sur Facebook « Expat Argentina » ou « Expat buenos aires » par exemple. Il faut faire tout ce qui est possible. Par exemple sur Couchsurfing, il y a des groupes sur le housesitting. Il faut en parler autour de soi tout le temps, à tous les gens que l’on rencontre. Les offres peuvent venir de n’importe quel endroit. L'importance d'un bon profil pour le house sitting Il est indispensable d’avoir un profil solide et sans référence c’est très compliqué. Pour les références, elles peuvent venir de plusieurs personnes. Par exemple, Lucie a récupéré des références de son ancienne chef, ancienne colocatrice, d’une amie qui avait fait du house sitting. Plus toutes ses références couchsurfing et airbnb. Il faut essayer de trouver des moyens de prouver que l’on est une bonne personne. Il est généralement plus facile de trouver du house sitting lorsqu’on est en couple. Mais, il existe des annonces pour tout type de profils, même pour les familles. Pour les couples, la préférence va aux personnes de plus de 30 ans, car les propriétaires veulent quelqu’un de responsable. Pour Lucie, tout s’est toujours bien passé avec ses missions ou avec les propriétaires. Mais, ce n’est pas toujours aussi rose. Il faut bien discuter avec les propriétaires avant, il ne faut pas donner de caution. Il est possible de faire un contrat de house sitting. A savoir qui si vous n’êtes pas confortable, vous pouvez sortir de la situation facilement, rien de ne vous oblige à faire le house sitting. A la base, il s’agit juste d’un échange de bons procédés. Logiquement, il n’y a pas de rémunération, mais dans le cas où il a beaucoup de choses ou du travail en plus, comme gérer un appartement airbnb, il est possible d’être rémunéré. Il existe même des house sitting d’un an ! House sitting, vrai bon plan ? Pour Lucie, les deux avantages du house sitting sont : Avantage monétaire, ne pas payer de loyer S’intégrer dans la vie locale et voyager différemment. Les deux inconvénients seraient de : Ne pas pouvoir partir en week-end Ne pas pouvoir recevoir chez soi Certaines personnes vivent carrément du house sitting et vont de maison en maison. Vu qu’il a beaucoup d’annonces, dès que vous commencez à construire un bon portfolio, il n’y a pas de soucis. Villa dans les iles Fidji, appartements luxueux à New-York,

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    TLF 047 : Créer son agence de voyage de surf en Amérique centrale

    Le surf vous intéresse ? Vous avez envie de vivre de votre passion ? Dans cette interview, on retrouve Sébastien, un québécois qui a créé son agence de voyage de surf en Amérique centrale. Vous allez découvrir le parcours de Sébastien, depuis Montréal avec un travail de vendeur en immobilier à chef d'entreprise qui surfe les meilleures vagues d'Amérique centrale. Écoutez tout de suite l'épisode (35 min) : Ou téléchargez l'interview en mp3 (clic droit-enregistrer sous) À propos de l'épisode #047 sur la création d'une entreprise basée sur la passion pour le surf Vous avez peut-être dans le coin de votre esprit l'envie de vivre de votre passion, c'est l'une des thématiques qui revient souvent dans le podcast (Par exemple Jérôme et la plongée à Bali). J'ai donc décidé d'inviter Sébastien qui 3 ans après la création de sa société SurfExpedition, vit de sa passion du surf. Sébastien ne voulait pas d'une vie "normale" au Québec et a créé sa société qui propose des voyages de surf en Amérique centrale (Panama, Costa Rica, Nicaragua). Un beau parcours fait de mélange de voyage, de surf et d'entrepreneuriat. Dans cette interview, on parle du profil de Sébastien, son histoire avec les voyages, son travail à Montréal, les raisons de la création de SurfExpedition, son concept, les spots de surf en Amérique centrale, l'organisation de son entreprise, le recrutement ou encore comment il a réussi à concilier passion du surf et travail. Les liens de l'épisode : SurfExpedition.com Comment écouter cet épisode ? Cet épisode dure 35 minutes et vous pouvez l'écouter : Sur la plateforme iTunes Téléchargement direct (mp3) : clic droit, puis enregistrez sous Grâce aux applications mobile/tablette : Podcasts (iOS), Podcast Republic (Android), Podcast Addict (Android). Cherchez "Traverser La Frontière" Écoute en ligne : dans le lecteur ci-dessous Passion du surf et création d'entreprise : Le résumé écrit de l'interview Sébastien a 31 ans, il vient de Montréal au Québec. Il a commencé à voyager lorsqu’il avait 19 ans et qu’il a traversé le Canada en train de marchandises. Il a étudié à HEC Montréal et a fait 1 an d’échange à Barcelone. Il a enchaine avoir des voyages backpack, que ce soit en Asie du Sud-Est ou en Australie. Cela fait 3 ans qu’il a commencé son activité de tour opérateur spécialisé dans le surf en Amérique centrale. Il essaye de lier ses passions du surf, du voyage et ses connaissances en marketing. Il donne des cours et les supervise, mais s’occupe de toute la partie business à côté. Un passionné de sport au parcours assez classique Sébastien a toujours été un passionné de sport de planche, le skateboard, le snowboard, planche à voile … En vieillissant, il a essayé de trouver le sport qu’il pourra faire jusqu’à 65 ans. Après plusieurs commotions en snowboard, il s’est rendu compte qu’il ne pouvait plus trop faire le fou. Mais il avait quand même besoin d’adrénaline et de sortir dans la nature. Il avait commencé le surf quand il était en voyage et il voulait poursuivre. Le surf a un côté thérapeutique, cela calme, tu es bien, ça te ramène dans le moment présent avec tous les éléments. Ça permet à Sébastien de rester zen. Avant de monter son entreprise, il s’est essayé à la vie « corporate » à Montréal. Mais, il s’est vite rendu compte que le plus important dans sa vie n’était pas d’avoir une grosse carrière et d’avoir beaucoup d’argent, mais plutôt de trouver sa propre définition du succès et comment il pourrait faire pour ne pas s’ennuyer ! Sébastien était responsable de vendre des projets immobiliers à Montréal. Son but était de vendre des appartements, il a trouvé le job cool avec de bons horaires. Mais c’était trop répétitif, il n’y avait pas moyen d’apprendre de nouvelles choses et surtout, ce n’est pas la vie qu’il voulait. Il avait envie d’essayer autre chose. Un voyage au Panama qui change sa vie À la fin de son deuxième job, il ne se sentait plus heureux que ce soit dans le job ou à titre personnel et se disait qu’il devrait passer du temps à faire des choses qu’il aime. Sébastien est parti à Noel 2012 au Panama, à Bocas del Toro et la veille de son retour, il a appelé son patron et lui a dit qu’il resterait ici quelques mois supplémentaires. Son patron l’a plutôt bien pris et lui a dit que ce n’était pas un souci, parfois il ne faut pas trop de monter la tête ! Au Panama, il a rencontré un Brésilien qui faisait des vidéos de surf et qui avait besoin d’un assistant. Il a vu une occasion en or et s’est dit j’y vais. Ils ont commencé à faire des vidéos promotionnelles pour les commerces touristiques de la ville et à côté Sébastien donnait des cours de surf. Le début de Surf Expedition À partir de là, il a réfléchi à ses passions, ses forces et trouver quelque chose qui rejoindrait tous ses intérêts. Il a décidé de créer son propre job et a créé Surf expedition à l’anniversaire de ses 28 ans, le 22 juin 2013. Il a lancé la page Facebook, le site internet et les premiers voyages. Depuis, il n’a jamais arrêté de travailler ! Chaque année, il a refait son site internet pour l’améliorer. Le concept de surf expedition a toujours été le même. Il propose 3 destinations, car il ne voulait pas s’ennuyer et tout le temps surfer les mêmes vagues. En plus de cela, il existe des saisons pour les vagues et plusieurs types de marchés dans le surf. Au début, il voulait faire quelque chose pour les surfeurs avancés, hors des sentiers battus, mais il s’est rendu compte qu’il y a beaucoup de monde qui voulait apprendre à surfer. Pour ses débuts, il a utilisé de contacts de l’université qui s’occupaient de l’association qu’il avait créée 5 ans plus tôt. C’est une association qui emmenait faire du sport des étudiants étrangers. Il a donc organisé le spring break HEC Montréal avec 28 personnes pour faire du surf. Surf en Amérique centrale Surf Expedition propose 3 destinations : Panama à Bocas del toro pour les surfeurs avancés. Ils partent en bateau explorer des iles dans les Caraïbes, c’est vraiment sauvage, avec peu de surfeurs. Costa Rica pour ceux qui ont un peu d’expérience dans le surf, mais qui veulent pratiquer. Il a trouvé un spot avec de longues vagues, il est facile de s’améliorer. Nicaragua pour les gens qui n’ont jamais surfé et qui veulent avoir de bonnes bases. Il propose aussi d’autres activités comme de la voile, descente de volcan en luge, descente en rappel sur des falaises … Pour chaque destination, il retourne généralement aux mêmes endroits pour le logement. Durant ces 3 premières années, il était vraiment flexible en terme de prestataires. Il se déplaçait souvent. 2/3 mois au Panama, 6 mois au Costa Rica et 2/3 mois au Nicaragua. Il y a des saisons pour faire du surf en Amérique centrale. Au Panama, décembre/janvier, il y a de gros swell, il y a beaucoup de bonnes vagues, mais entre mars et juillet, il n’y a plus vraiment de vagues. Au Nicaragua, côté pacifique, cela commence en mars et fini en aout avec de grosses vagues. Au Costa Rica, juillet/aout sont de bons mois. Sébastien essaye d’optimiser le planning pour que les gens puissent surfer un maximum. Après 3 ans, Surf Expedition a bien grandi En 2016, Sébastien a obtenu la résidence du Panama et il a créé sa société là-bas. Avant il avait son bureau au Québec, mais c’était trop compliqué à gérer. Il va obtenir sa carte de résident permanent très bientôt après pas mal de travail administratif. En 2016, Surf Expedition va organiser entre 7/8 voyages, avec entre 7 et 15 personnes par voyage. Ce sont généralement des petits groupes. Pour les professeurs, il essaie toujours d’avoir un ratio de 3 étudiants par professeur. De faire 2 sessions/jour. Il a aussi un photographe, qui est aussi infirmier en cas de soucis. Les séjours sont bien encadrés. Par exemple, le séjour au Nicaragua est de 10 jours pour 990 dollars sans les cours et tu peux ajouter 300 dollars avec les cours. Cela comprend le logement, l’équipement, 2 repas par jour, certaines activités sportives et culturelles. La plupart des clients de Surf Expedition sont des Canadiens et viennent pour le séjour de surf. Mais certains d’entre eux continuent et font du backpack dans le reste du pays. Concilier passion du surf, voyage et travail Il n’est pas toujours facile de concilier travail et passion. La recette de Sébastien est assez simple, il prévoit du temps pour le travail et du temps pour continuer à vivre sa passion. Il faut avoir une certaine discipline et aimer voir l’entreprise progresser. Sébastien essaye de rester bohème, de ne pas être trop pris dans l’entreprise, même s’il a envie de la développer. Il y a des compromis à faire. Il part aussi voyager pour aller surfer tout seul, notamment de septembre à novembre où Surf Expedition n’opère pas. C’est que parfois cela lui manque de partir en voyage, sans penser au travail, vivre au jour le jour. Mais parfois, il n’y a pas de choix. Sébastien a préféré bâtir sa vie autour de sa passion, travailler beaucoup, mais avec l’objectif à terme d’avoir une équipe et moins travailler. Actuellement, 6/7 personnes travaillent avec Sébastien sur Surf Expedition qui ont comme lui, un état d’esprit différent, qui ne veulent pas forcément rentrer dans le système. Travailler pour accumuler de l’argent et voyager à la retraite n’est pas un modèle qu’il veut suivre. Il veut vivre du voyage maintenant, sans attendre la retraite. Il est possible d’en profiter tout de suite, avec moins d’argent. Il regarde par exemple ses amis d’HEC, qui ont la grosse carrière depuis 5 ans, la grosse maison, une famille de 2 enfants. Il ne se verrait pas dans cette situation. Mais si tout le monde est heureux, c’est le principal ! Avant de commencer n’importe quelle démarche, il est important d’identifier la vie que vous désirez, les éléments les plus importants,

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    TLF 046 : Jonathan est parti vivre 1 an en Israël

    Envie de faire votre travail à l'étranger ? Connaissez-vous vraiment Israël ? Dans cette interview, on retrouve Jonathan, médecin-urgentiste qui a décidé de partir vivre pendant un 1 an en Israël avec sa copine. Vous allez découvrir le parcours de Jonathan, pourquoi il a décidé de vivre en Israël, comment s'est passé son intégration ou encore quelle est la réalité du pays sur place. Écoutez tout de suite l'épisode (36 min) : Ou téléchargez l'interview en mp3 (clic droit-enregistrer sous) À propos de l'épisode #046 sur l'expatriation en Israël Toutes les semaines, je reçois des emails d'entre vous, lecteurs de Traverser La Frontière et parfois la discussion va un peu plus loin, comme avec Jonathan qui est parti vivre 1 an en Israël. Je trouvais intéressant de l'interviewer, car Israël fait partie de ces pays dont l'image n'est pas très bonne vue de France à cause de son traitement par les médias. Étant médecin-urgentiste, Jonathan voulait pratiquer ce même métier en Israël. Tout n'a pas été simple, notamment au niveau administratif ou pour apprendre la langue, mais au final il en ressort une expérience super enrichissante. Dans cette interview, on parle du profil de Jonathan, son voyage de 6 mois aux Amériques, la raison de son départ en Israël, la question du visa, l'apprentissage de l'hébreu, son intégration au niveau professionnel, la réalité de la vie en Israël et la sécurité sur place ou encore ce que lui a apporté cette expatriation. Comment écouter cet épisode ? Cet épisode dure 36 minutes et vous pouvez l'écouter : Sur la plateforme iTunes Téléchargement direct (mp3) : clic droit, puis enregistrez sous Grâce aux applications mobile/tablette : Podcasts (iOS), Podcast Republic (Android), Podcast Addict (Android). Cherchez "Traverser La Frontière" Écoute en ligne : dans le lecteur ci-dessous Vivre un an en Isrël : Le résumé écrit de l'interview Jonathan a 32 ans, il est originaire du sud de la France, là où il a fait ses études de médecine. Il est actuellement médecin-urgentiste, il travaille aux urgences et au SAMU. Il faut 10/11 ans pour devenir médecin-urgentiste et Jonathan est clairement passionné par son métier. Dans ce métier, certains médecins travaillent dans les hôpitaux et certains dans des ambulances, de son côté, il fait les deux. Un médecin qui aime voyager Il était déjà initié au voyage grâce à ses parents et à la fin de son internat, il a fait un trip de 6 mois entre l’Alaska et Ushuaïa. Après 2 ans de travail en France, il a décidé de partir vivre un an en Israël avec sa copine. Concernant son grand voyage de 6 mois, il l’a réalisé en 2013 avec sa petite sœur après avoir terminé son internat de médecine. Ils ont créé l’opportunité de partir et n’ont pas repoussé les choses, comme leurs carrières. Ils sont passés par l’Alaska, le Costa Rica, l’Équateur, le Pérou, la Bolivie, le Chili, l'Argentine et le Brésil. Voir le blog de leur aventure. Jonathan et sa copine ont déjà voyagé en Israël par le passé, car ils ont de la famille là-bas et connaissaient déjà pas mal le pays. Ils avaient envie d’avoir une expérience approfondie du pays et d’apprendre une nouvelle langue. Partir vivre un an en Israël ne s'improvise pas Ils se sont bien organisés avant de partir et s’étaient donné un délai de 1 à 2 ans sur place. Au final, ils sont restés 1 an en Israël et tout s’est bien passé. Au niveau administratif, ils sont partis dans le cadre d’obtenir la nationalité israélienne et d’avoir la double nationalité, cela s’appelle l’Alyah. En étant juif, il est possible de demander la nationalité israélienne. Ils ont donc obtenu une carte d’identité et un passeport. Israël est un pays d’immigration, donc il existe des démarches spécifiques pour les personnes qui ne sont pas de religion juive. Au niveau, administratif, Jonathan a du faire sa reconnaissance de diplômes, tout d’abord de son titre de docteur en médecine. En ce qui concerne son titre d’urgentiste, c’était un peu plus compliqué, il a du faire 6 mois de stage pour obtenir l’équivalence. Apprendre l'hébreu, un vrai challenge Après au niveau de la langue, c’était plus compliqué, car les deux langues officielles d’Israël sont l’hébreu et l’arabe. Jonathan a dû apprendre l’hébreu, mais il avait très peu de connaissances en arrivant. L’hébreu est une langue compliquée, qui s’écrit de droite à gauche, qui a des caractères différents. En arrivant en Israël, Jonathan a pris des cours de langues pendant 4 mois. Il a pris une option apprentissage intensif, c’est-à-dire qu’il était en cours le matin pendant 4/5 heures, 5 jours par semaine, pendant 4 mois. Si tu es un peu sérieux, tu vois vite des progrès et c’est vraiment gratifiant. Avec sa copine, ils ont essayé au maximum de ne pas parler en anglais et de pratiquer l’hébreu autant que possible. Travailler et vivre à Tel-Aviv Après les cours d’hébreu, il a commencé à travailler aux urgences de l’hôpital de Tel-Aviv. Les hôpitaux ne sont pas vraiment différents de ce qu’on trouve en Europe ou aux États-Unis, mais la culture et l’organisation diffèrent par rapport au modèle français. Dans l’ensemble, tout s’est bien passé pour Jonathan, pas de soucis avec les patients, mais il a eu plus de difficultés dans le contact avec ses collègues. Tel-Aviv est une ville très agréable, dynamique, tout le temps en mouvement et occidentale. C’est au bord de la mer, il y a beaucoup d’espaces verts et tu peux te déplacer uniquement en vélo si tu veux. Sur certains points, cela ressemble un peu à Barcelone. Tel-Aviv n’est pas une énorme ville, il y a 450 000 habitants, avec 2 millions comprenant l’agglomération. Au nord de Tel-Aviv, on retrouve le centre des affaires et le quartier des nouvelles technologies. Au sud, c’est plus ancien, plus typique oriental. Cela fait un mix très intéressant. En ce qui concerne le cout de la vie, le logement est cher et on est dans une gamme de prix comparable à ce qu’il se fait à Paris. Au niveau du quotidien, c’est moins cher qu’en France, notamment pour la nourriture. En ce qui concerne les salaires, ils sont très contrastés, le SMIC horaire est plus bas qu’en France. Il y a de tout en terme de salaire et le niveau de vie est élevé. Les Israéliens dépensent beaucoup et vivent à crédit. L'image d'Israël véhiculée par les médias et la réalité sur le terrain Il existe un grand décalage entre l’image que vous avons d’Israël venant de France et la réalité sur place. Pareillement, les médias en Israël disent que l’Europe est une région dangereuse. En terme de sécurité individuelle pour les vols ou agressions, nous sommes quasiment au niveau zéro, il y a très peu de problèmes. Par exemple, sa copine peut marcher à 3H du matin à Tel-Aviv, il n’y a pas de soucis. Les enfants vont à l’école tout seuls, dans les campagnes les enfants en école primaire peuvent même faire du stop sans soucis. En ce qui concerne le conflit israélo-palestinien, on ne le sent pas vraiment, même s’il existe. Jonathan et sa copine ont même décidé de se marier en Israël. Ils ont invité leurs amis et familles depuis la France afin de leur montrer la vraie image d’Israël. Ils ont tous dit que la différence est incroyable entre les informations des médias et ce qu’il se passe sur place. On n’y sent pas d’insécurité ou de violence. Après, il est vrai que le climat est plus tendu à Jérusalem. Les Israéliens, qu’ils soient juifs, arabes ou chrétiens sortent souvent, vont au restaurant, font beaucoup de sport et leurs quotidiens n’est pas affecté par le conflit. Il n’y a pas vraiment de soucis de religion, tout le monde arrive à vivre ensemble. Au quotidien, tout le monde vit ensemble et travaille ensemble. L’image transmise par les médias n’est que quand il y a des soucis, ce qui est normal. Mais au quotidien, l’immense majorité des gens veulent vivre tranquillement et travailler. Israël, c’est trois fois la Corse, 40% du pays c’est du désert. Au sud, il y a la mer rouge avec des paysages de désert magnifiques, au nord il y a des montagnes avec de jolies plaines dans le centre, notamment autour de Jérusalem. On trouve de tout. Un point intéressant d’Israël est que c’est un pays qui va de l’avant avec beaucoup de start-ups, ils n’arrêtent pas d’inventer et de créer. Une large place est faite aux personnes qui ont des idées. L’échec n’est pas mal vu et la chance est donnée à tout le monde. Le retour en France et le futur de Jonathan Depuis qu’il est rentré en France, 2 choses lui sautent à l’esprit. La première c’est qu’en Israël les gens sont plus francs, plus directs, avec plus de spontanéité. La deuxième, c’est qu’en France on retrouve cette frilosité et la crainte des gens aux premiers abords. Il trouve qu’en Israël il y a beaucoup moins de craintes, moins de retenue, de peur et tout le monde fait du stop là-bas. Au niveau des apports de cette expatriation d’un an, Jonathan est ravi d’avoir appris une nouvelle langue. Il a fait beaucoup de rencontres en Israël et a trouvé que les gens étaient très aidant, comme c’est un pays d’immigration, les gens sont très ouverts. Il a aussi beaucoup visité le pays, qui est très varié. Il s’est aussi enrichi sur le plan professionnel. En ce qui concerne sa carrière professionnelle, cette expérience à l’étranger est un vrai plus. Il n’était pas titulaire, donc il n’allait pas obligatoirement retrouver son poste en revenant et a pris le pari d’avoir cette ligne supplémentaire sur le CV allait être un plus, plutôt qu’un frein. Au final, en revenant il a trouvé un poste similaire et ses supérieurs étaient contents de son expérience passée à l’étranger. En ce qui concerne le projet de vie de Jonathan, il a toujours envie de bouger, même s’il n’y a pas de projets concrets pour le moment. Il envisage de repartir dans quelques années, que ce soit dans les DOM-TOM ou à l’étranger. Il aimerait aussi faire de longs voyages.

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    TLF 045 : Sortir des sentiers battus pour un voyage plus authentique

    Envie de voyager différemment ? D'aller dans des endroits un peu moins touristiques ? Dans cette interview, on retrouve Laurent, voyageur un peu spécial car il est attiré par les pays laissés de côté et préfère éviter les foules de touristes. Vous allez découvrir le parcours de Laurent, son histoire avec le voyage, les pays qu'il a visités, sa façon de voyager ou encore ses conseils si vous souhaitez sortir des sentiers battus. Écoutez tout de suite l'épisode (42 min) : Ou téléchargez l'interview en mp3 (clic droit-enregistrer sous) À propos de l'épisode #045 sur les voyages hors des sentiers battus La planète Terre est grande, trop grande pour la visiter en entier. Cependant, on remarque que la plupart des voyageurs se contentent d'en visiter seulement une infime partie. Les touristes affluent sur Barcelone, la Thaïlande, Bali, le Machu Picchu ... et suivent continuellement les conseils de magazine et les dernières "tendances voyage. Mais il est possible de voyager différemment, d'explorer certaines parties du monde laissées de côté par les voyageurs. Laurent fait partie de ces "voyageurs expérimentateurs" qui s'aventurent hors des sentiers battus pour essayer d'avoir une expérience plus authentique à l'étranger. Dans cette interview, on parle du profil de Laurent, de son premier voyage en Inde, de son année sabbatique, la manière dont il voyage, ses meilleurs souvenirs, son amour pour les pays en -stan, l'existence ou non du danger dans des pays peu connus, comment il arrive à communiquer ou encore ses conseils si vous souhaitez partir hors des sentiers battus. Les liens de l'épisode : Onechai.fr Uncorneredmarket.com Podcast sur le tour du monde à pied pendant 10 ans Mon 3e livre : Oser Voyager en Solo Comment écouter cet épisode ? Cet épisode dure 42 minutes et vous pouvez l'écouter : Sur la plateforme iTunes Téléchargement direct (mp3) : clic droit, puis enregistrez sous Grâce aux applications mobile/tablette : Podcasts (iOS), Podcast Republic (Android), Podcast Addict (Android). Cherchez "Traverser La Frontière" Écoute en ligne : dans le lecteur ci-dessous Voyager hors des sentiers battus: Le résumé écrit de l'interview Laurent est ingénieur en micro électronique, il va bientôt avoir 43 ans et habite à Paris. Il a commencé à voyager en 1997 en Inde pour dans le cadre de son travail. Son entreprise l’a envoyé à Bangalore pour 2 semaines avec un collègue. La découverte de l'Inde Il n’avait jamais voyagé auparavant et n’est pas issu d’un milieu où l’on voyage vraiment. Même s’il se doutait que l’Inde était différente de la France, il ne se doutait pas que ce qu’il en était en réalité. Il a réalisé que les choses peuvent être vraiment différentes dans un autre pays ! Cette première expérience lui a donné le gout du voyage. En Inde, il a trouvé qu’il y avait une saturation de tout ! De tous les sens. Ce que tu vois, ce que tu entends, ce que tu sens … tout est vraiment très différent. En arrivant à Delhi, il se sentait complètement perdu. L'année 2000 : un an de voyage non-stop En 2000, Laurent a réalisé son premier et unique grand voyage, celui de partir de la France pour rejoindre le Laos, le tout par voie terrestre. Sauf au niveau de la Birmanie où il a dû prendre un vol. Laurent travaillait en Irlande à l’époque, mais souhaitait quitter son job dans lequel il ne se plaisait plus. Mais avant de retrouver un emploi, il avait envie de voyager un peu. Il s’est fixé un voyage d’un an, une sorte de « norme » dans le voyage au long cours. Il a hésité à prendre un billet tour du monde, mais s’est finalement laissé convaincre par un ami de faire le voyage par voie terrestre. Choix qu’il n’a jamais regretté, au contraire. Cela lui a permis de voyager dans des pays où il ne connaissait rien et qu’il n’avait pas forcément prévu d’aller, comme le Pakistan qui fut une véritable découverte pour Laurent. Alors que si vous avez des envies précises, nées de ce que vous avez entendu autour de vous, si vous choisissez d’aller à des endroits précis il est très probable que beaucoup de monde va y aller aussi. On peut se retrouver facilement à visiter que des régions touristiques, ce qui est dommage. Même s’il ne faut pas snober les endroits touristiques, il faut essayer d’en sortir aussi et de trouver un bon mix. De toute manière, pour savoir ce que l’on aime, il faut essayer. Laurent garde un souvenir gravé dans sa mémoire de ce voyage, celui des montagnes du nord Pakistan. Des paysages de montagnes magnifiques, alliés à la tradition d’hospitalité incroyable des locaux. Pour son logement, il passait la plupart du temps dans des auberges dans lesquelles il rencontrait souvent d’autres voyageurs qui faisaient un trajet similaire au sien. Celui d’aller en Asie ou bien d’en revenir. Aujourd’hui, le Pakistan est contourné et la majorité des voyageurs passent par l’Asie centrale pour faire la route des Indes. Ce voyage d’un an a couté 5 000€ tout compris. Il a opté pour un budget « au moins cher » et ne s’est accordé aucun luxe dans ce voyage. Par contre, il payait sa chambre et ses repas. En Inde ou au Pakistan, il vivait avec 6 euros par jour. Aujourd’hui, s’il devait refaire le même trajet, Laurent estime que ce voyage couterait entre 8 000 et 10 000€. Le choix des pays de Laurent Laurent est notamment connu pour visiter les pays en –stan. Après les problèmes qu’a connus le Pakistan, il devenait compliqué d’y voyager, Laurent avait donc besoin d’un substitut. En regardant une carte, il s’est rendu compte que les montagnes continuaient plus au nord, au Tadjikistan ou au Kirghizstan. Après avoir lu quelques blogs, il a vraiment eu envie d’aller dans ces pays-là. Laurent aime aller dans les pays en –stan, dans des pays en Afrique tels que le Bénin, le Burkina Faso ou au Madagascar. Il trouve par exemple que la plupart des gens vont à la Réunion et pas forcément à Madagascar, qui est une destination similaire. Tout le monde suit un mouvement sans vraiment essayer de diriger son voyage. Il ne va pas jusqu’à éviter les pays touristiques, car on trouve tout le temps de régions où les touristes ne vont pas, c’est valable partout, que ce soit en France, en Inde ou en Thaïlande. Partir là où il y a moins de touristes Laurent aime bien voyager hors des sentiers battus, car cela lui permet d’avoir une rencontre avec les locaux qui n’ont rien à voir avec ce qu’il se passe dans un endroit touristique. Car dans ces endroits, voir des étrangers c’est la norme et c’est un peu plus compliqué. Au contraire, quand il va dans des endroits moins touristiques, les locaux sont beaucoup plus curieux et il est par exemple plus simple de se faire inviter chez les gens. On retrouve un côté plus authentique et on comprend mieux le quotidien des locaux. On évite aussi de passer trop de temps avec d’autres backpackers, ce qui n’est pas forcément le but lorsqu’on part en voyage. En ce qui concerne la communication, l’anglais permet de bien s’en sortir en Inde ou en Iran. Par contre, en Asie centrale, l’anglais ne sert à rien et Laurent a appris un peu de russe pour connaitre au minimum les formules de politesse et avoir un peu d’interactions avec les locaux. L'hospitalité des locaux Laurent se souvient notamment d’une rencontre dans le sud-est de la Turquie, d’un homme qui l’avait abordé dans la rue pour l’inviter chez lui, il a même fini par y dormir. Il se trouve que cet homme avait développé une passion pour les touristes, son enfant apprenait l’anglais à l’école et il profitait de chaque occasion pour discuter avec les étrangers de passage. Parfois, l’hospitalité des gens est un peu excessive, notamment en Iran où les locaux te « forcent la main » pour que tu ailles chez eux. Ils éprouvent une grande fierté de t’inviter et c’est parfois compliqué de refuser. Tu te demandes même s’il n’y a pas des arnaques, que tu vas te faire dépouiller … car on n’est pas habitué à cette générosité, cela ne fait pas partie de notre culture. Les pays moins visités pas forcément plus dangereux, au contraire Pour Laurent, le danger que l’on peut imaginer dans ce type de pays ou d’environnement est très minime. D’ailleurs si vous allez dans la rue et que vous dites à quelqu’un que vous allez en Iran, les gens vont vous prendre pour « un fou ». La faute au JT de 20H probablement. Mais la réalité est toute autre. Le danger est souvent moins important, car peu de touristes vont dans ces pays, du coup il existe très peu d’arnaques. Du coup, cela simplifie la vie, il n’y a plus trop besoin de se méfier constamment. Pour choisir un pays et vérifier qu’il n’y a pas de danger, Laurent regarde aussi le site du ministère des Affaires étrangères pour se faire une première idée. Ensuite, il va lire des conversations sur le forum de voyage en essayant d’avoir plusieurs opinions. Les guides de voyage sont aussi une bonne source d’information. La fraicheur de l’information est aussi très importante. Les situations peuvent être volatiles et bien se renseigner sur un pays avant d’y aller. Les conseils pour vivre un joli voyage hors des sentiers battus Un pays top pour commencer à sortir des sentiers battus est le Kirghizstan. C’est magnifique, peu connu et il n’y a pas trop de voyageurs, mais on n’est pas totalement isolé. C’est un pays assez fréquenté pour passer de l’Europe à l’Asie. Pour profiter au maximum de son voyage, Laurent préfère ne pas voyager trop vite. Il n’essaye pas d’enchainer toutes les choses à voir. Il aime bien se poser dans un endroit et observer ce qu’il se passe. Si on a un itinéraire minuté, cela complique les choses. Cela ne marchera pas forcément, car l’offre de transport peut-être différente et puis s’il n’y a pas de temps libre on ne laisse pas de place à l’aléatoire d’une rencontre. Laurent tient un blog, onechai.fr où il parle de ses voyages,

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    TLF 044 : Avoir des enfants et voyager est 100% compatible

    Est-il possible de voyager avec des enfants ? Pensez-vous que l'arrivée d'enfants puisse empêcher de partir ? Dans cette interview, on retrouve Stéphanie, maman de deux filles et grande passionnée de voyage. Avec l'arrivée de ses enfants, Stéphanie et son mari ne se sont jamais arrêtés de voyager de parcourir le monde. Vous allez découvrir le parcours de Stéphanie, sa passion pour le voyage, les changements dans sa vie avec l'arrivée de ses filles et surtout comment elle fait pour continuer à voyager tous les ans avec ses enfants. Écoutez tout de suite l'épisode (45 min) : Ou téléchargez l'interview en mp3 (clic droit-enregistrer sous) À propos de l'épisode #044 sur le voyage avec des enfants On parle beaucoup de voyage ici, mais n'ayant pas encore d'enfants, c'est un sujet compliqué à aborder sauf quand j'ai des invités exceptionnels ! C'était le cas avec Fred qui voyage en camion depuis 5 ans avec sa famille et c'est le cas aujourd'hui avec Stéphanie. Dans l'esprit général, voyager à l'autre bout du monde avec des enfants parait une tâche compliquée. Mais en creusant un peu, on se rend compte que ça ne l'est pas tant que ça et que les bénéfices de partir quelques mois avec ses enfants sont remarquables. Avant d'avoir des enfants, Stéphanie voyageait tous les ans avec son mari. Avec l'arrivée de ses deux filles, au lieu de s'arrêter de vivre sa passion, elle a continué à voyager, mais en famille cette fois Dans cette interview, on parle du profil de Stéphanie, le changement de ses habitudes de voyage lorsque ses enfants sont arrivés, ses techniques pour voyager sans trop de soucis avec les enfants, comment elle gère l'organisation en voyage, la santé et l'alimentation des enfants ou encore l'apport du voyage sur ses filles. Comment écouter cet épisode ? Cet épisode dure 45 minutes et vous pouvez l'écouter : Sur la plateforme iTunes Téléchargement direct (mp3) : clic droit, puis enregistrez sous Grâce aux applications mobile/tablette : Podcasts (iOS), Podcast Republic (Android), Podcast Addict (Android). Cherchez "Traverser La Frontière" Écoute en ligne : dans le lecteur ci-dessous Continuer à voyager après avoir eu des enfants : Le résumé écrit de l'interview Stéphanie est professeur d’anglais, elle a 38 ans et habite dans un village près de Dijon. Elle se définit comme moitié prof, moitié voyageuse. Elle est mariée depuis 21 ans et a 2 filles. Elle a toujours voyagé avec son mari et ils ne se sont pas arrêtés lorsque leurs enfants sont arrivés quand ils avaient 30 ans. Ses filles sont âgées de 7 et 9 ans. La passion du voyage Elle est issue d’une famille modeste et ne voyageait pas vraiment étant plus jeune, outre les classiques vacances d’été en France. Elle a suivi un parcours classique pour ses études et a fait un séjour Erasmus à Manchester. Étant tous les deux professeurs avec son mari, ils sont partis tous les ans en voyage durant  leurs vacances, ont pu faire des mi-temps annualisés ou profiter du congé parental de 6 à 8 mois. Le voyage est une véritable passion et lorsqu’ils sont en France, ils reçoivent des étrangers en couchsurfing et sont toute l’année dans l’esprit du voyage. Pendant sa grossesse, ils ont beaucoup entendu que l’arrivée des enfants change les choses avec un avant/après. Mais, une fois sa première fille née, elle explique que ça allait bien et qu’il fallait juste se concentrer sur des destinations un peu plus « safe ». Il faut penser à faire des pays avec moins de risques concernant les transports ou des maladies comme le paludisme. Les premiers voyages avec les enfants Lorsque leur première fille avait quelques mois, ils ont préféré faire des destinations proches en Europe, telles que l’Angleterre ou l’Espagne. Lors de la deuxième grossesse, ils ont été encore une fois un peu freiné, mais ils n’ont jamais « perdu » de mois de voyage, ils sont partis tous les ans. Ils ont attendus que leurs filles aient 2 ans avant de faire des pays un peu moins « safe » afin que leurs filles aient fait les vaccins internationaux. Il n'est pas recommandé d’aller se balader en Afrique avant les 2 ans de l’enfant. En attendant, ils ont fait beaucoup de voyages dans le DOM ou sur des îles, comme l’île Maurice, les Seychelles, mais qui ont couté assez cher ! Par contre, ils ont profité du fait que les billets d’avion sont gratuits pour les enfants de moins de 2 ans. Ils ont attendu que leurs filles aient 4 et 6 ans avant de recommencer des voyages un peu plus aventureux. Les enfants ne sont pas un frein pour voyager Voyager n’a pas radicalement changé les choses, il a juste fallu s’adapter progressivement pour les destinations. Le contenu des sacs à dos a aussi changé, car ses filles ne peuvent pas tout porter. Il faut penser aux couches, aux jouets, des crayons, un doudou … Il n’est pas rare de prendre 40 couches pour passer 3 semaines de voyage où il sera compliqué d’en trouver sur place. En voyage, l’allaitement facilite la vie. Pour la première, Stéphanie a allaité jusqu’à 15 mois et jusqu’au 2 ans pour la deuxième. Quand tu pars en voyage, tu as seulement besoin d’eau, pas besoin de nourriture. L’écharpe de portage est aussi très important, pas besoin de prendre des poussettes. Il faut faire attention aux sièges auto et vérifier si il est facile d’en trouver ou non. Il n’y aussi pas besoin de prendre de lit parapluie. Pour manger, il suffit de faire chauffer des fruits locaux, pas besoin de petits pots. Ses filles ont gouté à tout et ont eu une éducation au gout énorme. Mais comment fait-on pour voyager avec des enfants ? Lorsque Stéphanie a décidé de continuer à voyager en ayant des enfants, personne n’a été vraiment surpris, certains étaient même en admiration et leur posaient beaucoup de questions. « comment vous faites ? » « comment vous avez cette énergie ? » … mais personne ne leur a dit qu’ils étaient fous car en tant que voyageurs ils ont l’habitude de faire attention. Ils ont notamment voyagé dans le sud de la France en faisant du couchsurfing, quand leur deuxième fille avait seulement 3 semaines. Les gens avaient du mal à comprendre que c’était possible de voyager avec un nouveau-né. Les enfants font leur sieste, peu importe où ils sont, que ce soit dans le train, dans une voiture... Même s'il existe une sorte de routine, cela n’empêche pas de bouger et de faire des choses. Ses filles ont dormi un petit peu partout. Un enfant a juste besoin qu’on le surveille, d’être protégé des insectes, des chiens … mais en soi un enfant peut dormir n’importe où. Avec ses enfants, Stéphanie est allé en Islande, Espagne, Italie, Croatie, Slovénie, Allemagne, Suède, Maroc, États-Unis, Costa Rica, Cuba, République Dominicaine, en Thaïlande, Indonésie, Népal, Canada … Sans compter les îles : Martinique, Guadeloupe, île Maurice, Seychelles, Réunion … Les cocotiers plaisent aux enfants. Alors oui, il faut faire attention à bien couvrir les enfants, mais ce n’est pas forcément utile de les surprotéger. Ses filles n’ont quasiment jamais eu de coups de soleil. Stéphanie a eu plus de mal au Québec, car un enfant s’enrhume facilement. Jusqu’à 3 ans, il faut plutôt éviter les destinations froides. En ce qui concerne les médicaments, la logistique est devenue plus importante avec les enfants. Dans certains pays, on trouve de tout, mais à Cuba par exemple ils sont partis avec 3kg de médicaments. Cela devient une trousse de secours du voyageur, mais multiplié par 2 ! Avec des médicaments adaptés pour les enfants. Il faut faire attention, car tout peut prendre des proportions plus importantes chez un enfant. Au final, ses filles n’ont jamais eu aucun problème. Le budget voyage n'a pas explosé avec l'arrivée des enfants Pour le budget, ils ont fait beaucoup de couchsurfing pour dépenser moins d’argent sur le logement. Pour rappel, le couchsurfing permet de rencontrer des locaux et de dormir chez l’habitant. On y trouve tous types de personnes, des célibataires, des couples, mais aussi des familles. Stéphanie et son mari ont commencé le couchsurfing avant d’avoir des enfants et se sont dit « personne ne voudra de nous une fois que nous aurons des enfants ». Il existe maintenant plein de familles sur couchsurfing. D’ailleurs, Stéphanie et sa famille reçoivent régulièrement des voyageurs dans leur maison. Par contre, il faut de l’énergie pour cela parce que même si tu peux passer une soirée sympa, le lendemain, les enfants sont réveillés assez tôt. Stéphanie fait aussi du camping, ce qui est génial une fois que les enfants sont un peu autonomes, ils peuvent jouer beaucoup plus facilement. Concernant les jouets, la famille ne va jamais faire de courses avant de partir. Les filles ont le droit d’emporter quelques jouets, mais par la suite du voyage, elles récupèrent toujours de nouvelles choses. Soit par les compagnies d’avions qui offrent des cadeaux comme des coloriages, soit des offrandes par les gens qu’ils rencontrent, puis après s’ensuit un système de troc où elles donnent certains cadeaux pour s’alléger. De plus, ils n’achètent pas spécialement beaucoup de vêtements pour voyager, qui peuvent se réutiliser au fil des années. En ce qui concerne les billets d’avion, 6 semaines avant le départ, la famille regarde les vols disponibles par rapport à leur liste d’envies et choisissent les billets les moins chers. Il faut parfois faire des escales pour avoir des billets moins chers. Au niveau de l’organisation, il faut essayer de prendre quelques jours de repos au début des vacances avant de partir voyager pour éviter le stress et la fatigue. Pour éviter de dépenser trop d’argent sur place, il est préférable de se tourner vers l’Asie. C'est mieux d'aller dans des pays où l’on peut manger dans la rue de façon « safe ». Pour les parents qui veulent de l’aventure et de l’exotisme, Stéphanie conseille vraiment l’Asie. Outre les billets d’avion,

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    TLF 043 : S’installer et travailler à Barcelone en partant de zéro

    Connaissez-vous Barcelone ? Avez-vous déjà pensé à y vivre ? Dans cette interview, on retrouve Marion qui a débarqué à Barcelone pour chercher du travail en partant de zéro. Cela fait 10 mois qu'elle vit à Barcelone et s'y sent désormais comme un poisson dans l'eau. Vous allez découvrir le parcours de Marion, ce qui l'a amené à vivre à Barcelone, comment elle a trouvé un travail ou encore à quoi ressemble la vie de l'autre côté de la frontière. Écoutez tout de suite l'épisode (33 min) : Ou téléchargez l'interview en mp3 (clic droit-enregistrer sous) À propos de l'épisode #043 sur comment s'installer à Barcelone Vivant durant 6 mois à Barcelone, au hasard de mes pérégrinations j'ai rencontré Marion, blogueuse voyage qui habite à Barcelone. Je sais que cette ville attire beaucoup de Français et j'ai donc voulu faire un podcast pour tous ceux qui hésitent encore à franchir le pas. Arrivée à Barcelone en ne parlant pas espagnol il y a 8 mois, Marion a réussi à faire son trou et s'est installée avec succès en Catalogne. Dans cette interview, on parle de ses études, sa première expatriation aux États-Unis, ses premiers pas à Barcelone, l'apprentissage de l'espagnol, la recherche de travail, les démarches administratives, la situation du logement, à quoi ressemble la vie en Espagne ou encore tous ses conseils si vous envisagez de vous installer à Barcelone. Les liens de l'épisode : Son Instagram Europelanguagejobs.com Idealista.com Pisocompartido.com Enalquiler.com Comment écouter cet épisode ? Cet épisode dure 34 minutes et vous pouvez l'écouter : Sur la plateforme iTunes Téléchargement direct (mp3) : clic droit, puis enregistrez sous Grâce aux applications mobile/tablette : Podcasts (iOS), Podcast Republic (Android), Podcast Addict (Android). Cherchez "Traverser La Frontière" Écoute en ligne : dans le lecteur ci-dessous Vivre et travailler à Barcelone : Le résumé écrit de l'interview Marion a 23 ans et est originaire de Toulouse. Avant de venir à Barcelone, elle était fille au pair aux États-Unis pendant 1 an. En avril 2015, elle est revenue en France, puis a décidé de venir s’installer à Barcelone, cela fait 10 mois qu’elle est ici. Elle a décidé de partir aux États-Unis premièrement pour l’apprentissage des langues. Pour Marion, fille au pair est un moyen facile, adapté et pas cher d’apprendre l’anglais. L'envie de partir vivre à Barcelone C’était la même chose pour l’espagnol. Avant d’arriver à Barcelone, elle n’en parlait pas un mot. C’est toujours un peu difficile au début, mais on apprend sur le tas et ça passe. Après 10 mois à Barcelone, Marion parle bien espagnol. L’élément qui l’a beaucoup aidé pour apprendre la langue était de vivre en colocation avec deux filles espagnoles. Quand Marion est revenue des États-Unis, elle a eu du mal à se réadapter au mode de vie français et avait envie de quelque chose de nouveau. Son compte en banque était vide et elle s’est demandé où elle pourrait aller. Barcelone était seulement à 3H30 en voiture, elle s’est donc lancée dans l’aventure. Au niveau de ses études, Marion a fait un DUT en communication et un passage à l’université aux États-Unis pour des cours de langues et de marketing. Une fois arrivée à Barcelone, elle a choisi de continuer ses études et fait une licence à distance. Trouver du travail à Barcelone Elle débarque donc à Barcelone sans espagnol, avec pour objectif de trouver du travail. Marion précise que la communauté française à Barcelone est très grande et qu’il y a énormément de travail pour les Français. Notamment dans les services après-ventes, car beaucoup d’entreprises ont délocalisé leur call center ici. On retrouve notamment Google, Apple ou H&M. Marion a commencé à chercher du travail depuis Toulouse et elle est partie à Barcelone une fois qu’elle a eu une réponse positive. Elle a postulé en janvier et a eu une réponse positive fin avril, cela a donc pris du temps. Mais pour certaines personnes, le processus prend juste 2 semaines. En soi, obtenir le job est assez facile. Les entretiens ne sont pas très compliqués et il n’y a même pas besoin de parler espagnol. Il est par contre nécessaire d’avoir de bonnes bases en anglais. Il existe plusieurs sites qui répertorient des offres de jobs en français, centrées sur le service clientèle. Ce type de travail est intéressant, car il permet de voyage, de s’installer dans une nouvelle ville, de vivre comme un local … Marion a été embauchée chez Sellbytel, qui est un sous-traitant d’Apple, de Google, HP ou encore Desigual. Marion travaille pour Apple et son job est de résoudre rapidement tous les problèmes que rencontrent les clients et répondre à ses questions. En soi le travail n’est pas très compliqué, il n’y a pas besoin de diplômes, il faut parler un peu anglais et avoir des qualités en communication. En ce qui concerne le salaire, cela varie énormément, de 700€ à 2000 € par mois. En sachant bien sûr que le salaire minimum en Espagne est beaucoup plus bas qu’en France, ce qui peut être problématique en ce qui concerne le logement qui n’est pas donné à Barcelone. C’est pour ça que beaucoup de monde fait de la colocation ici. Il est possible d’avoir son propre appart, mais il faut avoir une bonne condition et un bon boulot. S'installer à Barcelone Au niveau administratif, les débuts de Marion n’ont pas été faciles, surtout car elle ne parlait pas castillan ou catalan. La première étape est de trouver un endroit pour se loger, une fois que cela est fait, il faut déclarer que l’on a déménagé à « l’ayuntamiento », une sorte de mairie. Le but est d’obtenir un document appelé « empadronamiento ». C’est un peu le saint Graal à Barcelone, car il permet d’accéder aux services de sécurité sociale, pour faire des papiers à la banque, pour avoir une carte sanitaire … Une fois l’empadronamiento et un contrat de travail, il faut aller au commissariat de police pour demander le fameux NIE. Il s’agit du numéro d’identifiant d’étranger qui permet de travailler. Par contre, il existe un problème. Pour avoir un travail, il faut un NIE et pour avoir un NIE, il faut un travail … cela complique un peu les choses ! Bon cela se fait, notamment grâce à l’entreprise qui peut délivrer un contrat de travail temporaire. Vous avez tout d’abord un NIE temporaire de 3 mois, qu’il faudra renouveler ensuite pour avoir un NIE permanent. Il y a un ordre à respecter pour faire les choses. Appartement L’empadronamiento Contrat de travail NIE Sécurité sociale et banque Logement à Barcelone En ce qui concerne le logement, Marion trouve qu’il est assez difficile de trouver un appartement, car il existe une très forte concurrence. Il faut faire beaucoup de demandes et beaucoup de visites. C’est une sorte de concours où il faut passer des entretiens, de rencontrer ses potentiels futurs colocataires et essayer de se faire accepter. Il y a en même temps, une très forte offre et une très forte demande pour le logement à Barcelone. Vous pouvez utiliser des sites comme idealista ou pisocompartido ou enalquiler pour trouver un appartement ou une chambre. En ce qui concerne les prix d’une colocation, la fourchette va de 250€ à 500€. Marion insiste sur le fait que c’est un excellent moyen de pouvoir s’intégrer facilement ici. Le mode de vie à Barcelone Marion adore la ville de Barcelone, surtout quand on apprend à la connaitre avec un autre point de vue que celui d’un touriste. Il faut vivre comme un local et prendre le temps pour apprécier encore plus cette ville. Elle trouve que le mode de vie est complètement opposé à celui qu’elle a vécu lorsqu’elle était aux États-Unis. En Espagne, les gens vivent avec la lune et il est habituel d’aller diner ou manger des tapas à 23H. En plus de ça, c’est une ville très agréable avec une grande plage d’un côté et les montagnes de l’autre. On peut très facilement changer d’ambiance. Marion trouve que c’est une ville très riche sur tous les points de vue, avec plein de quartiers très différents les uns des autres. En plus de ça, les transports en commun sont d’une très grande qualité. Tout est accessible facilement et ce n’est pas très cher. De plus, on peut faire du vélo un peu partout avec toutes les pistes cyclables qui existent. Au niveau de la sécurité, Marion trouve que c’est une ville tranquille. Elle ne sait jamais sentie autant en sécurité qu’à Barcelone, elle peut se balader toute seule la nuit sans soucis. Il y a toujours le problème des pickpockets, car c’est une ville très touristique, mais il suffit de faire attention. Pourquoi vous pouvez aussi venir vous installer à Barcelone Pour tous ceux qui aimeraient venir vivre à Barcelone, Marion de ne pas se laisser intimider par la langue. Ici, ce n’est pas une barrière, car beaucoup de personnes parlent anglais, ne pas parler catalan n’est pas un souci. Il ne faut pas avoir peur de ne pas trouver de travail, car il y en a de partout, notamment pour les Français. Enfin sur le logement, il existe des auberges de jeunesse accessibles, vous pouvez faire du couchsurfing, il y a des groupes Facebook avec des personnes qui louent des chambres, airbnb … En plus de ça, les modalités d’immigration sont assez simples en tant qu’européen, vous n’avez même pas besoin de passeport. L’autre point positif à Barcelone est de faire beaucoup de rencontres. C’est une ville très ouverte avec des personnes venant du monde entier. Italiens, Espagnols, Français, personnes d’Amérique du Sud, des Américains … on peut voyager à travers les gens ! Barcelone peut satisfaire les personnes qui veulent rester sur le court terme pendant quelques mois ou 1 an autant que les personnes qui veulent s’installer et vivre ici toute leur vie. Marion, alias "The French Girl" Une fois qu’elle aura terminé ses « un an » de vie à Barcelone, Marion aimerait bien repartir et voyager.

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    TLF 042 : Travailler comme traducteur dans un safari au Botswana avec Evy

    Ça vous dirait de travailler dans un safari ? De vous retrouver au milieu de la nature sauvage ? Dans cette interview, on retrouve Evy qui a vécu une expérience folle en travaillant comme traductrice (FR/EN) pour des safaris au Botswana. Pendant 8 mois, elle était dans le "bush" pour accompagner les touristes lors de safaris camping. Vous allez découvrir le parcours d'Evy, comment elle a trouvé ce travail, à quoi ressemblais la vie au Botswana ou encore comprendre sa passion pour l'Afrique. Écoutez tout de suite l'épisode (34 min) : Ou téléchargez l'interview en mp3 (clic droit-enregistrer sous) À propos de l'épisode #042 sur le travail de traducteur en safari Après des études en langues, Evy s'est orientée vers une carrière dans le tourisme qui l'a mené aux quatre coins de la planète. Elle a passé beaucoup de temps en Afrique ces dernières années entre voyage et travail, avec une expérience marquante au Botswana. Pendant 8 mois, Evy était traductrice pour une compagnie qui organise des safaris au Botswana. Dans cette interview, on parle de ses études, de son travail chez Jetair pendant 10 ans, son voyage backpacker en Afrique de l'Est, comment elle a trouvé ce travail de traductrice, à quoi ressemble la vie au milieu des animaux, son salaire, ses conseils pour faire le même job ou encore sa vision de l'Afrique. Les liens de l'épisode : Le blog voyage d'Evy Bushways.com Comment écouter cet épisode ? Cet épisode dure 34 minutes et vous pouvez l'écouter : Sur la plateforme iTunes Téléchargement direct (mp3) : clic droit, puis enregistrez sous Grâce aux applications mobile/tablette : Podcasts (iOS), Podcast Republic (Android), Podcast Addict (Android). Cherchez "Traverser La Frontière" Écoute en ligne : dans le lecteur ci-dessous Devenir traducteur dans un safari : Le résumé écrit de l'interview Evy vient de Gand, ville dans la partie flamande de Belgique. Elle a étudié les langues à l’université, car elle voulait travailler dans le tourisme depuis toute petite, notamment le français et l’anglais. Puis elle est partie 3 mois à Barcelone pour apprendre l’espagnol. Une carrière dans le tourisme À partir de là, elle a postulé pour un travail chez plusieurs grands tour opérateurs, comme Jetair ou Thomas Cook. Elle a passé 10 ans a travailler chez Jetair comme hôtesse d’accueil, elle était responsable pour les touristes qui arrivaient à destination. Elle a travaillé un peu partout dans le monde : en Jamaïque, à Zanzibar, l’Égypte, la Grèce, la Sicile … Ensuite, elle a décidé de faire un voyage en sac à dos en Afrique, de l’Éthiopie à l’Afrique du Sud pendant 8 mois. Puis elle a travaillé au Botswana pour une compagnie qui fait des safaris. Elle est restée très longtemps chez Jetair car on lui a toujours proposé des destinations qui lui plaisaient comme la Grèce ou la République Dominicaine. Si elle devait choisir un endroit du monde où s’installer, Evy choisirait la Sicile. Elle trouve cette région magnifique, on y mange bien et il faut beau ! Evy parle déjà 6 langues et elle souhaiterait apprendre le russe ou le chinois. Elle a toujours été forte en langues, mais un peu moins en sciences ! La découverte de l'Afrique Pour son voyage en sac à dos, elle est partie en Éthiopie avec un aller simple et une fois sur place elle a voyagé en bus. Le souci en Afrique, c’est qu’il faut beaucoup de temps, car il n’y a pas d’horaires fixes ou de trajets déterminés. Pour voyager entre les pays, elle a privilégié les avions, car elle a entendue que c’était difficile pour une femme seule de traverser les frontières à pied ou en bus. Elle est tout d’abord partie 1 mois en Éthiopie, ensuite elle a fait 1 mois de volontariat dans une maison d’enfants Kenya. Ensuite elle est partie 1 mois en Ouganda, puis le Malawi, le Mozambique, l’Afrique du Sud puis au Botswana pour essayer le travail de traductrice sur les safaris. Sa première expérience dans cette partie de l’Afrique était à Zanzibar quand elle travaillait pour Jetair. Lors de son voyage, elle s’est rendu compte que les gens étaient super gentils, même s'ils n’ont rien ils veulent t’aider ou t’accueillir. Evy a une préférence pour les Africains par rapport aux Asiatiques par exemple. Ils sont toujours de bonne humeur et prêt à partager. Le travail de traductrice au Botswana Lorsqu’elle était au Mozambique, Evy voulait restait en Afrique, mais en travaillant. Elle a rencontré à ce moment un Belge qui revenait du Botswana et qui lui a dit qu’une compagnie de safari recherchait des personnes parlant français pour faire la traduction dans certains safaris. Après un séjour de 3 semaines en Afrique du Sud, elle est allée au Bostawa pour essayer le travail. Cela s’est très bien passé et la compagnie de safari, Bushways, voulait l’embaucher pour 2 ans, elle sera restée au final 8 mois. Evy travaillait dans des safaris de camping, en plus de traduire ce que dit le guide en anglais, elle aidait les clients. Notamment pour monter les tentes, les toilettes, les douches … En plus de ça, Evy aidait dans la cuisine. En gros, elle faisait la liaison entre les clients et le guide, car ils ne se comprennent pas. Pour Evy, c’était un travail relativement facile, car elle connaissait déjà bien l’Afrique. Même si tu n’as jamais travaillé dans le tourisme, tu peux faire ce travail. Il faut être assez flexible pour parler avec tout le monde, il faut rester l’esprit ouvert, savoir vivre avec peu de choses, il n’y a pas d’électricité … c’est assez rudimentaire ! Evy est 24H/24H avec les clients et elle fait le safari avec eux, en sachant qu’un safari fait entre 14 et 18 jours. C’est très fatiguant, mais une « belle expérience ! » La vie en pleine nature sauvage Les parcs dans lesquels travaille Evy n’ont pas de clôture, ils sont en pleine nature et tu dors là où sont les animaux. Les lions ou éléphants passent dans le camp. Elle n’avait pas spécialement peur de ça. Par exemple, il est déconseillé de sortir la nuit pour éviter de tomber nez à nez avec des animaux. La pause pipi nocturne devient très compliquée ! Ils ont déjà retrouvé des traces de lions et de léopard sur la remorque du safari. Il faut être vigilant et faire attention, mais généralement les animaux ne vont pas attaquer une tente. Elle n’a jamais eu de problèmes en 8 mois. Pour la plupart des clients, cela ne posait pas de problèmes, même si certains préfèrent vraiment dormir près de la tente du guide ! Et même ceux qui ont eu peur, ont trouvé que c’était une très bonne expérience. La journée, le groupe de 12 personnes se déplace en grande jeep. L’une des activités principales sont des « game drive » où le but est de chercher des animaux avec la jeep. Dans la jeep, son travail est de traduire si le guide dit quelque chose, sinon il y a des moments où elle n’a pas besoin de « travailler ». Pour Evy, le plus bel animal est le léopard, elle adore regarder les hyènes qu’elle trouve très marrantes ainsi que les oiseaux. Au Bostwana, à part la nature et les safaris il n’y a pas grand-chose à faire, pas de musées, de culture … Du coup, en plus des safaris, Evy a aussi travaillé dans des lodges durant 3 mois. Comment travailler en safari ? À la base, l’entreprise voulait embaucher Evy pour un contrat à durée déterminée de 2 ans, mais elle a accepté pour 1 an. L’entreprise préfère que les gens restent longtemps, car ils doivent faire un permis de travail, ce qui coute beaucoup d’argent. Il est possible de travailler au black, sans contrat de travail. Certaines personnes travaillent 2/3 mois, tu gagnes le même salaire, mais tu n’as pas de contrat. Au Botswana, ce n’est pas trop problématique de ne pas avoir de contrat. Le salaire est d’environ 30 euros par jour travaillé. Ce qui est bien, c’est que lorsque tu es en safari, tu ne dépenses rien, car le logement et la nourriture sont compris. En gros, tu peux gagner 800/900euros par mois. Pour faire ce type de travail, il faut être flexible, il faut savoir parler les langues (français et anglais voir allemand), savoir s’adapter, être social, parler avec tout le monde et savoir vivre avec pas grand-chose. Pour être traducteur en safari, Evy connaît Bushways au Botswana. Le plus simple est d’envoyer un email en précisant que tu veux aller en Afrique et que tu veux travailler. Le plus souvent, tu pourras faire un essai pour 1 ou 2 safaris. Selon Evy, il est aussi possible de faire ce type de travail en Afrique du Sud. Le mieux est de vraiment être sur place pour faire des recherches et discuter avec les gens. Si c’était à refaire, elle le referait avec plaisir. Par contre, pas pendant plusieurs mois, car la communication avec sa famille lui manquait. Le futur d'Evy Evy souligne que si tu veux aller en Afrique, il ne faut pas oublier que tu es en Afrique ! C’est vraiment différent de l’Europe. Il faut aller là-bas en respectant les gens et éviter de dire « chez nous on fait comme ça ». Il ne faut pas vouloir tout changer et accepter les choses. Elle a appris à ne plus demander « pourquoi » lorsqu’elle est en Afrique. Evy part prochainement en Gambie pour y travailler 2 mois. Ensuite, elle revient en avril pour travailler sur un bateau de croisière sur les fleuves français. Elle a décidé de rester un peu en Europe pour être près de sa famille. Ce qui plait le plus à Evy dans son mode de vie, c'est de rencontrer des gens et de connaitre des cultures différentes. Evy veut voir le monde, mais pas seulement dans les endroits touristiques qui n’est pas vraiment « voyager ». Mais plutôt vraiment connaitre un pays, parler avec des locaux, savoir comment les gens vivent sur place. Merci d'avoir écouté l'épisode #042 du podcast ! Merci d'avoir pris le temps d'écouter cet épisode du podcast de Traverser La Frontière. Si vous avez des suggestions ou des remarques sur l'épisode, laissez un commentaire un peu plus bas,

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    TLF 041 : Le voyage comme mode de vie pour être plus heureux

    Et si vous faisiez du voyage votre mode de vie ? Et si le bonheur devenait votre priorité ? Dans cette interview, on retrouve Caroline qui est en train de réaliser un tour du monde à pied pour une durée de 10 ans. Elle a fait de son voyage un choix de vie qui l'a amené peu à peu sur le chemin du bonheur. Comme elle le dit si bien "la vie est belle !" Vous allez découvrir comment elle a adopté ce mode vie, ce que lui apporte ce voyage itinérant et comment vous pouvez choisir d'être plus heureux dans votre vie. Écoutez tout de suite l'épisode (32 min) : Ou téléchargez l'interview en mp3 (clic droit-enregistrer sous) À propos de l'épisode #041 sur le voyage comme mode de vie À savoir que la première partie de l'interview avec tous les détails sur le tour du monde à pied de Caroline est disponible ici. Caroline a quitté la France le 1er juin 2011 pour un tour du monde à pied de 10 ans. Près de cinq années plus tard, elle a déjà parcouru 21 000 km et 19 pays. Elle s'est livrée sur le podcast de Traverser La Frontière et nous raconte son incroyable aventure. En partant 10 ans, Caroline a choisi un mode de vie nomade, en voyageant à la rencontre du monde. Elle voulait expérimenter ce type de vie et a découvert ce qu'était vraiment le bonheur, sans regret ! Dans cette interview, on parle de son choix de partir 10 ans, les réactions de son entourage, comment se déroule ce mode de vie, ce qu'il lui apporte, la magie que procure ce type de voyage ou encore sa formule pour que vous puissiez être plus heureux dans votre vie. Les liens de l'épisode : PiedsLibres.com Page Facebook de Pieds Libres Chaine YouTube PiedsLibres Comment écouter cet épisode ? Cet épisode dure 32 minutes et vous pouvez l'écouter : Sur la plateforme iTunes Téléchargement direct (mp3) : clic droit, puis enregistrez sous Grâce aux applications mobile/tablette : Podcasts (iOS), Podcast Republic (Android), Podcast Addict (Android). Cherchez "Traverser La Frontière" Écoute en ligne : dans le lecteur ci-dessous Choisir le voyage comme mode de vie : Le résumé écrit de l'interview Pour ceux qui aurait manqué la première partie de l’interview, cela se passe ici. En juin 2011, Caroline n’est pas partie en fuyant quelque chose, elle n’avait pas besoin de voyager avec d’autres personnes, n’avait pas de sponsor et ne s’est pas fixé un défi sportif. Elle est complètement libre et peut arrêter son voyage quand elle le souhaite. Elle trouve dommage que les gens s’enferment dans un truc quand ils partent en voyage ou bien pour fuir quelque chose. Il faut toujours garder à l’esprit de rester libre et si l’on est plus heureux de faire ce qu’on fait, il faut en changer. Le voyage comme un choix de vie À la base Caroline est partie faire un voyage, mais c’est en fait devenu un choix de vie lorsqu’elle a réalisé le temps que cela allait prendre. Au départ, elle pensait que le tour du monde à pied allait durer 2/3 ans, elle n’y avait pas vraiment réfléchi. Une fois qu’elle a commencé à regarder, à tracer un itinéraire, regarder les distances … elle s’est rendu compte que cela prendrait 10 ans minimum ! À ce moment-là, elle a réalisé que c’était un gros projet et que 10 ans d’une vie, c’était très important. Malgré l’ampleur du voyage et les millions de questions qui lui venaient à l’esprit, Caroline était surexcitée. Elle a fait le choix de regarder sa décision de manière objective et de déterminer quelles étaient les choses qui l’handicapaient pour faire ce voyage. C’était tout d’abord les enfants, car à 40 ans (la fin du voyage) cela commence à faire tard. Mais pour avoir des enfants, il faut le père, qu’elle n’avait pas à l’époque de toute manière. Elle s’est dit qu’elle ne le rencontrera pas forcément en France, comme à l’étranger. Du coup, elle s’est dit bingo et est partie. Caroline n’a jamais regretté sa décision. Elle avait en tête de traverser le monde et de dérouler une bobine de fil au fur et à mesure et ce rêve s’est brisé lorsqu’elle a dû partir de l’Iran. Son voyage a changé par la suite. Cela n’empêche que son voyage n’était pas un défi, elle savait pertinemment qu’elle ne pourrait pas traverser les océans à la nage par exemple. Elle ne voulait pas entrer dans le Guinness des records. Son voyage, qui est devenu un choix de vie lui allait très bien. Caroline avait vraiment envie d’expérimenter un mode de vie nomade pendant 10 ans. Si demain, cela ne lui plait plus de marcher, elle peut très bien utiliser d’autres moyens pour avancer. Il faut rester libre de son voyage et prendre du recul pour ne pas faire quelque chose qui ne nous correspond plus et qui ne nous épanoui plus. L'annonce de son départ et les incompréhensions Lors de l’annonce de son départ en tour du monde, les gens étaient choqués, figés, et cela coupait court à tout. La première réaction des gens était « mais tu n’as pas peur de partir toute seule ? ». Tout le monde la prenait au sérieux et pensait qu’elle partirait seule alors qu’elle-même n’en savait rien. L’entourage de Caroline a compris sa décision, par contre c’est la durée de 10 ans qui a choqué les gens, cela paraissait énorme. Avec sa mère, c’est plus compliqué et ils ne parlent même pas du sujet. Une journée type dans le voyage de Caroline commence par le réveil, un petit-déjeuner si tu as faim, replier le campement, ensuite elle alterne entre la marche et faire des petites pauses, une plus grande pause à midi pour manger et rebelote entre marche et pause jusqu’au bivouac du soir. Il peut y avoir des changements selon les pays, notamment quand il fait très chaud et qu’il est compliqué de marcher durant la journée. Lors de ses pauses ou lorsqu’elle attend, Caroline peut soit dormir, jouer aux échecs, écrire, lire, discuter ou tout simplement ne rien faire. La magie du voyage comme mode de vie En plus de ça, la magie de son voyage se fait de toutes les rencontres sur la route. Tous les jours, Caroline rencontre des milliers de personnes et il y a toujours des trucs à regarder dans la nature. Les paysages sont vraiment différents de ce qu’il y a en France comme les villages, les bâtiments ou tout simplement les gens. Les premières années de son voyage, Caroline était comme un bébé. Tous les jours elle découvrait quelque chose, elle apprenait quelque chose. Les rencontres et le fait d’apprendre continuellement rendent Caroline super heureuse de faire ce voyage. En plus de ça, la reconnexion avec la nature et le fait de marcher tous les jours lui fait un bien fou, par exemple, elle n’a plus de maux de tête en marchant. Elle le ressent quand elle s’arrête et qu’elle ne passe plus ces journées à marcher, elle se sent beaucoup plus fatiguée et malade. Voyager en marchant permet un retour aux sources et à l’essentiel. Caroline pense qu’on a tous besoin de ça, notamment aujourd’hui où les sociétés actuelles nous entrainent dans un monde qui ne correspond pas à l’être humain. La société actuelle n’est pas en adéquation avec l’humain, d’ailleurs de plus en plus de personnes développent des cancers. Caroline conseille à chacun, dans la vie de tous les jours, de s’arrêter et de se demander ce qui est essentiel pour nous. Le retour à la terre est très important, rien que d’aller se promener et cueillir des fruits dans la nature peut changer les choses. Nous avons besoin de ce lien avec la nature, besoin d’oxygène, besoin de liens avec les autres pour vivre. Être plus heureux dans votre vie Pour Caroline, peu importe votre métier, votre situation sociale si à un moment vous vous rendez compte que vous étouffez, il faut se dire que c’est de la faute à personne d’autre à part la vôtre. Une fois que vous vous en rendez compte, si vous ne changez pas c’est de votre faute. Vous seul pouvez être votre changement, personne ne changera pour vous, la société ne va pas changer, le monde tel qu’il est ne va pas changer et ce n’est pas nous qui allons faire changer les choses. Par contre, rien ne vous empêche de vivre la vie que vous avez envie de vivre. Pas la peine de s’énerver, devenir militant extrémiste … cela ne servira à rien. Il faut plutôt se demander pourquoi on étouffe, ce que l’on veut et ensuite se donner les moyens d’y arriver. Par exemple, si vous ne pouvez plus vivre en ville, déménagez. À un moment, il faut arrêter de dire « je ne peux pas parce que … ». Il faut s’en donner les moyens, même si cela peut prendre du temps. Par exemple, certains personnes disent à Caroline « J’adorerais faire comme toi, mais je ne peux pas … », trouvent toujours des excuses comme « j’ai une maison, j’ai un boulot, j’ai un mari … » pour se rendre compte qu’au final les gens n’en ont pas vraiment envie. Selon Caroline, il ne faut pas être courageux pour faire ce qu’elle fait, il faut juste en avoir envie. La vie est faite de choix, les vôtres Parfois, il y a des gens qui s’énervent contre tout le monde, car ils trouvent que leur vie est nulle. Mais nous choisissons comment mener notre vie. Il faut arrêter de reposer la faute sur les autres. Nous avons choisi notre boulot, notre patron et si cela ne vous plait plus, rien ne vous empêche de démissionner. Rien ne vous empêche de faire du volontariat. Et nous avons l’avantage, en tant que français d’avoir des aides si on perd son boulot. En tant qu’Européens, nous avons la chance d’être dans un système qui nous permet de faire nos propres choix et de changer de vie assez aisément. Dans les pays pauvres, ils n’auraient même pas la chance de se payer un billet d’avion, en France on peut le faire, pourtant, Caroline a des amis qui ne sont pas heureux. Il faut savoir que dans la vie on a tous le choix, ils appartiennent à chacun et personne ne peut les faire à notre place. Dans la vie on peut choisir d’être heureux ou malheureux, mais c’est notre choix. Le plus important est de comprendre à quel point la vie est facile,

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    TLF 040 : Faire le tour du monde à pied pendant 10 ans

    Avez-vous déjà voyagé à pied ? Avez-vous envie de faire le tour du monde ? Dans cette interview, on retrouve Caroline qui est en train de réaliser un tour du monde à pied pour une durée de 10 ans. Elle est actuellement en Corée du Sud et cela fait 5 ans qu'elle est partie. Vous allez découvrir les dessous de cette incroyable aventure humaine et prendre une bonne dose d'inspiration si vous voulez voyager ! Écoutez tout de suite l'épisode (37 min) : Ou téléchargez l'interview en mp3 (clic droit-enregistrer sous) À propos de l'épisode #040 sur le tour du monde de Caroline Caroline a quitté la France le 1er juin 2011 pour un tour du monde à pied de 10 ans. Près de cinq années plus tard, elle a déjà parcouru 21 000 km et 19 pays. Sur son blog, elle nous raconte son incroyable aventure et nous dit tout sur son impressionnant projet. En grand curieux que je suis, je l'ai invité sur le podcast pour en savoir un peu plus et quel plaisir de discuter quelques heures avec cette aventurière des temps modernes ! Dans cette interview, on parle du parcours de Caroline, la préparation de son tour du monde, ce qu'il s'est passé durant 5 ans, son budget, la sécurité en voyage ou encore ses conseils pour ceux qui veulent se lancer. La deuxième partie de l'interview centrée sur son mode de vie et le bonheur en voyage est disponible ici. Dans ce podcast, vous allez découvrir : La genèse du projet et pourquoi elle a décidé de partir pendant 10 ans Quelles ont été ces inspirations Le parcours de Caroline avant ce voyage Sa préparation et ses craintes avant de partir Le trajet qu'elle a parcouru en 5 ans De quoi se compose son équipement Quel est son budget quotidien sur la route Comment fait-elle pour se loger Son avis sur la sécurité et le voyage itinérant De précieux conseils pour commencer à voyager Les liens de l'épisode : PiedsLibres.com Page Facebook de Pieds Libres Chaine YouTube PiedsLibres Le livre Voyage à Durée Indéterminée Mon 3e livre : Oser Voyager en Solo Partir en solo ou non ? L'aventure de Caroline peut effrayer de prime abord, notamment si vous souhaitez partir seul.e. Si c'est le cas, je vous conseille chaudement de lire mon 3e livre Oser Voyager en Solo pour enfin franchir le pas. Comment écouter cet épisode ? Cet épisode dure 37 minutes et vous pouvez l'écouter : Sur la plateforme iTunes Téléchargement direct (mp3) : clic droit, puis enregistrez sous Grâce aux applications mobile/tablette : Podcasts (iOS), Podcast Republic (Android), Podcast Addict (Android). Cherchez "Traverser La Frontière" Écoute en ligne : dans le lecteur ci-dessous Tour du monde à pied : Le résumé écrit de l'interview Caroline est actuellement à Busan en Corée du Sud. Elle est partie depuis juin 2011 en tour du monde à pieds qui est censé durer 10 ans. Pourquoi faire ce tour du monde ? Elle fait ça, car elle a toujours eu envie de voyager. L’idée de faire le voyage à pied lui est venue de Kilian et Thierry du site toutenmarchant, projet qu’elle avait trouvé hallucinant. Un beau matin, elle s’est dit qu’elle aimerait bien faire ça aussi et s’est donné 1 an pour préparer son voyage. Caroline au toujours eu envie de voyager, sans forcément savoir comment elle voulait le faire. À la base elle voulait faire un PVT en Nouvelle-Zélande et au Japon, mais finalement elle a choisi de faire un tour du monde à pieds. Avant de partir, Caroline était ingénieure dans l’aéronautique. Elle aimait bien son travail et son voyage n’était pas une fuite en avant, elle avait envie de mener un autre style de vie. Elle n’a pas eu vraiment de peurs avant de commencer son voyage, par contre elle avait énormément de questions en tête. C’est pour ça qu’elle s’est donné 1 an pour le préparer. Son but était de répondre à toutes ses questions et de se préparer à fond. Elle a notamment passé beaucoup de temps à lire les blogs, les forums et à se faire des scénarios dans sa tête. Par exemple en cas d’agressions, Caroline s’est dit que de toute manière cela peut t’arriver n’importe où et que le risque n’est pas aussi grand qu’il n’y parait. Son tour du monde Caroline est partie en juin 2011 pour son tour du monde. Elle est passée par la Suisse, l’Italie, la Slovénie, Croatie, Monténégro, Serbie, Bulgarie, Turquie, Géorgie, Azerbaïdjan, Iran, Ouzbékistan, Tadjikistan, Kazakhstan, Chine, Mongolie, Russie, Corée et Japon.   Entre temps elle est rentrée 2 fois en France pour voir sa famille. Elle a fait tout son trajet à pied à part quelques bouts à vélo en Kazakhstan, Mongolie et en Sibérie. Le Transsibérien lors de son deuxième retour en France pour revenir à Vladivostok et le bateau entre la Corée et le Japon. Pour son voyage, Caroline est partie avec seulement un sac à dos. Elle peut y mettre son matelas, sac de couchage, la tente, une popote, un réchaud, couvert, une petite pharmacie et pour les vêtements, seulement ce qu’elle porte sur elle. Un legging, un pantalon, un débardeur, une chemise manche longue, un haut thermique, un gilet et une veste gore tex. Quand c’est l’été, elle enlève tout et l’hiver, elle remet tout. Et deux culottes ! En ce qui concerne le logement, elle dort dans sa tente, à la belle étoile ou bien chez l’habitant. Soit via couchsurfing, soit par invitation spontanée. En ce qui concerne la répartition, cela va varier selon les pays. Parfois, c’est du 50/50, parfois c’est beaucoup plus compliqué, notamment dans des pays asiatiques. Caroline refuse de demander l’hospitalité chez les particuliers, elle préfère se faire inviter. Les gens sont généralement avenants et vont facilement vers Caroline dans la rue. Certains pays sont plus hospitaliers que d’autres, surtout en Turquie et en Iran où elle se faisait inviter partout. Même si elle a préparé son tour du monde toute seule, Caroline a voyagé principalement avec d’autres personnes. À travers Internet, pas mal de personnes se sont greffées à son projet pour voyager avec elle, pour quelques semaines ou quelques mois. Elle a par exemple voyagé 8 mois avec Sandrine et jusqu’au Kazakhstan avec Cédric pendant 2 ans. Finalement, elle a marché seule assez peu de temps, surtout en Corée et Japon. En revenant en arrière, Caroline aurait préféré mieux choisir ses compagnons de voyage, car il y avait parfois de grosses incompatibilités. Elle conseille de bien faire attention au choix des personnes avec qui l'on part en voyage d’itinérance, car on vit 24H/24H ensemble et le clash est inévitable, il faut s’y préparer. En ce qui concerne la sécurité, Caroline ne s’est jamais fait agresser et n’a jamais vraiment ressenti la peur durant ses 5 ans de voyage. Avec le recul, elle se souvient tout de même de deux situations un peu compliquées à gérer, en Turquie et en Azerbaïdjan. À Trabzon, en Turquie, elle a fait du stop et s’est retrouvée dans la voiture d’un homme un peu trop entreprenant vu que Caroline n’était pas mariée. Il n’y avait pas d’agressivité et Caroline n’a pas eu peur, par contre elle se demande ce qu’il serait passé si elle avait été seule. Pour son budget, Caroline s’est basée sur une dépense journalière de 4 euros par jour pendant 10 ans, soit à peu près 1500 euros par an. Elle a financé ce budget grâce à ses économies. Elle s’est rendu compte qu’en moyenne elle a dépensé seulement 2 euros par jour. Ses seules dépenses concernent la nourriture. A savoir que ce budget ne comprend pas l’équipement du départ et les visas. Ses conseils Malgré ces 5 ans de voyage, Caroline ne se sent pas vraiment différente, notamment du fait qu’elle avait déjà voyagé avant ce tour du monde. C’était une sorte de continuité après son voyage en Australie, durant lequel elle avait ouvert les yeux sur un autre monde et la possibilité d’une autre vie. Le conseil de Caroline pour tous ceux qui aimeraient faire un voyage à pied serait celui de FONCER ! Il est important d’aller chercher des réponses par soi-même et de faire ses recherches. L’envie doit venir de l’intérieur, le projet doit murir, il faut savoir digérer tous les conseils et les informations disponibles. Il est aussi important de faire des recherches et de se préparer au minimum pour que tout se passe bien mentalement. Les festivals de film d’aventure sont aussi un excellent moyen de se préparer, de rencontrer d’autres voyageurs et de se motiver à fond ! Merci d'avoir écouté l'épisode #040 du podcast ! Merci d'avoir pris le temps d'écouter cet épisode du podcast de Traverser La Frontière. Si vous avez des suggestions ou des remarques sur l'épisode, laissez un commentaire un peu plus bas, je lirais avec attention ce que vous me dites ! Vous pouvez vous abonner au podcast directement sur iTunes pour recevoir les nouveaux épisodes. Si vous avez aimé l'épisode, je vous invite à le partager sur les réseaux sociaux grâce aux boutons à la fin de l'article. Merci d'avance ! - Michael

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    TLF 039 : Faire un Service Volontaire Européen à Budapest

    Vous souhaitez faire du volontariat en Europe ? Connaissez-vous le SVE ? Dans cette interview, on retrouve Ophélie qui a passé 1 an à Budapest pour faire un SVE (Service Volontaire Européen) dans le domaine des médias. Vous allez découvrir le programme SVE, comment trouver un volontariat, l'expérience d'Ophélie ou bien encore à quoi ressemble la vie en Hongrie. Écoutez tout de suite l'épisode (34 min) : Ou téléchargez l'interview en mp3 (clic droit-enregistrer sous) À propos de l'épisode #039 sur le SVE Lorsque l'on parle de voyage et volontariat, on trouve rapidement tout et n'importe quoi. Il est parfois compliqué de trouver des missions en volontariat bien encadrées, dont le cout est gratuit. C'est pour ça que l'Union européenne a créé le SVE en 2000 qui donne aux jeunes la possibilité d'un engagement et un apprentissage à l'international. Ophélie voulait une expérience significative à l'étranger et s'est tournée après ses études vers un SVE à Budapest, en Hongrie. N'étant pas partie en Erasmus durant ses études, elle a trouvé son bonheur grâce à ce programme européen qui lui a permis de s'épanouir dans son métier de journaliste. Dans cette interview, on parle du parcours d'Ophélie, de sa décision de faire un SVE, de toutes les informations à connaitre sur ce programme européen, de la vie en Hongrie ou encore tous ses conseils pour réussir son SVE. Dans ce podcast, vous allez découvrir : Pourquoi Ophélie a décidé de faire un SVE Comment Ophélie a trouvé sa mission C'est quoi concrètement le SVE et les conditions Les peurs d'Ophélie avant de partie À quoi ressemble la vie à Budapest Quelles étaient les missions d'Ophélie durant son année de SVE Quel est le budget nécessaire pour faire un SVE Les retours d'expériences et les conseils d'Ophélie Les liens de l'épisode : Le Blog d'Ophélie Site Erasmus Plus sur le SVE Page Facebook pour trouver des offres SVE Comment écouter cet épisode ? Cet épisode dure 34 minutes et vous pouvez l'écouter : Sur la plateforme iTunes Téléchargement direct (mp3) : clic droit, puis enregistrez sous Grâce aux applications mobile/tablette : Podcasts (iOS), Podcast Republic (Android), Podcast Addict (Android). Cherchez "Traverser La Frontière" Écoute en ligne : dans le lecteur ci-dessous Partie en SVE à Budapest: Le résumé écrit de l'interview Ophélie est originaire de Normandie, elle a fait des études en communication et s’est ensuite orienté vers le métier de journaliste. Après quelques années, elle est partie en SVE. Ophélie a décidé de partir en SVE, car elle n’a jamais eu l’occasion de partir en Erasmus durant ses études et elle voulait vraiment une expérience à l’étranger. Après avoir postulé à beaucoup d’offres, elle a trouvé un SVE à Budapest, en Hongrie. Une fois là-bas elle parlait majoritairement anglais et a pris quelques cours de hongrois. Pour ce SVE, Ophélie travaillait dans une fondation qui s’occupait de booster la carrière des jeunes qui venaient d’avoir leurs diplômes. Sa mission est d’étudier comment on pouvait trouver du travail à l’étranger. C’est quoi le Service Volontaire Européen ? Le SVE est un volontariat, nourri, logé, blanchi avec une petite indemnité qui tourne autour de 100 euros par mois en moyenne, variable selon le cout de la vie dans un pays. Il est possible de le faire dans différents pays de l’Europe, mais il a été étendu récemment dans le monde entier. Il faut avoir entre 18 et 30 ans pour participer à un SVE. Pas vraiment besoin de CV, il faut surtout de la motivation pour faire un volontariat. Il faut un organisme d’envoi en France, ainsi qu’un organisme d’accueil dans le pays étranger. Les missions en SVE font entre 2 mois et 1 an. Il faut savoir que vous ne pouvez pas dépasser ces 1 an, mais par contre il est possible de faire plusieurs SVE de quelques mois. Il existe plein d’endroits pour retrouver des offres de SVE, qui sont logiquement centralisées sur europa.eu. Mais le mieux est de se rendre dans une organisation d’envoi, par exemple les CRIJ (Centre Régional d’Information Information Jeunesse) ou d’autres associations qui ont un agrément. Cette organisation permet d’être dans la boucle pour commencer à faire des recherches et postuler aux offres. Il existe aussi des groupes facebook pour trouver des offres. Il y a donc un processus pour montrer que l’on est vraiment motivé afin de faire un SVE. Cela peut prendre longtemps pour trouver une place, de quelques mois à un an. Ophélie par exemple a attendue 6 mois avant de partir, le temps d’être accepté, que les 2 associations se mettent en contact … Il est très difficile de partir sur un coup de tête. Il existe parfois des SVE de dernière minute, des personnes qui ont abandonné le processus ou se sont désistées et donc une place existe pour un départ très rapide. Il existe différents thèmes pour les missions en SVE : le social, le sport, ce que touche aux animaux, en communication/médias, handicap … c’est vraiment très large. Il suffit de choisir un domaine et de trouver des offres d’associations qui recherchent un étranger pour faire avancer leurs causes. Le SVE se démocratise de plus en plus et Ophélie a croisé beaucoup de Français durant son année à Budapest. C’est une option intéressante si on n’a pas de travail en France par exemple. Ici, les diplômes ne comptent pas et on n’a pas besoin de qualifications particulières. C’est la motivation qui prime. Le SVE d’Ophélie Ophélie a postulé à une centaine d’offres de SVE dont deux qui la tentait vraiment, à Salzbourg et Budapest. Le même jour, elle a reçu une réponse négative et une réponse positive. Avant ce SVE, Ophélie n’avait jamais vécu à l’étranger, mais avait fait quelques voyages auparavant. Avant de partir, elle ne parlait pas très bien anglais, amis au bout de quelques mois elle a pris confiance et parle maintenant sans accent. En partant Ophélie avait quelques peurs, de se débrouiller toute seule dans la ville, de rencontrer des gens, la peur de l’inconnu, de vivre sans repères, de ne plus avoir sa famille à côté … Mais en fait, elle a réalisé que c’était plus de l’excitation qu’autre chose, car elle était contente de changer de vie. La mission d’Ophélie durant son SVE était d’étudier l’emploi des jeunes en Europe. La première partie consistait en une étude marketing, faire des recherches, des interviews … et d’étudier les différences culturelles dans la recherche de travail. Dans la deuxième partie, elle est allée à la rencontre de jeunes européens pour comprendre comment les gens cherchent du travail et a fait des interviews en vidéo. Cette mission lui a ouvert plein d’opportunités et lui a permi de comprendre comment cela se passe pour s’expatrier. À la suite de ces études, Ophélie s’est rendu compte de plusieurs phénomènes. Tout d’abord, les jeunes ne s’expatrient pas tous pour les mêmes raisons, par exemple à cause de la crise économique qui fait bouger les gens. Deuxièmement, on ne peut pas chercher du travail sans avoir au moins un contact au préalable. Il est très important de se constituer un réseau. Enfin, tout le monde s’expatrie, mais les gens reviennent généralement à la maison ; à moins d’avoir créé véritablement sa vie à l’étranger. Tout cela a enrichi personnellement Ophélie. Ophélie avait 90 euros par mois d’indemnités, ce qui dans l’absolu peut-être suffisant, mais étant donné son style de vie très tourné vers l’extérieur, elle était partie avec des économies. Il est possible de partir avec un compte vide et du coup apprendre à gérer ton argent. La vie à Budapest est différente de celle en France. Tout d’abord les gens s’en foutent de toi là-bas, dans le sens où tu n’es pas observé, scruter, l’impression d’être jugé ou critiqué. Tu peux faire ce que tu veux et on ne va pas vraiment te regarder de travers, ce qui est assez propre aux pays d’Europe de l’Est. Ensuite, il y a un mode de vie alternatif très présent, notamment avec les « ruins bars » qui étaient des bâtiments abandonnés et qui ont été réinventés avec l’impression d’être chez toi. La vie n’étant pas très chère, il est facile de sortir souvent et d’aller au restaurant. En tant qu’expatrié à Budapest, on vit bien et on est tout le temps dans l’instant présent et tu profites de la vie différemment. Dans énormément d’endroits, c’est la créativité qui est mise en avant. Malgré le passé communiste du pays, la ville s’est totalement réinventée. Bilan de son SVE En arrivant à Budapest pour son SVE, Ophélie cherchait l’inspiration, car elle n’arrivait plus à mettre en valeur son métier de journaliste. Cette année lui a appris à regarder les choses avec un œil neuf et très curieux. En étant à l’étranger, on apprend beaucoup, car on repousse ses limites et elle se sent maintenant capable de voyager toute seule. Elle a aussi bien aimé le côté aventureux de la ville, le côté que l’on pouvait créer des choses. Elle essaye depuis de cultiver cette curiosité partout où elle va. Son bilan est extrêmement positif et il y a peu de choses qui se sont mal passées. Même si vivre dans un autre pays a toujours ses problèmes. Notamment au niveau politique en Hongrie où un parti proche de l’extrême droite est au pouvoir. Elle a aussi remarqué que les Hongrois étaient assez fatalistes, alors qu’en France nous sommes pessimistes, mais on va râler. Il existe encore une méfiance et l’ombre du communisme au-dessus des têtes. Le conseil principal d’Ophélie pour les personnes intéressées par un SVE est de partir pour une mission spécifique et non pas pour un pays. Il ne faut pas s’acharner sur une destination, mais plutôt sur un projet qui peut nous plaire. Autant faire un choix logique et d’aller faire une mission en liant avec nos centres d’intérêt. Il faut bien se renseigner que ce soit sur la mission, le logement, l’indemnité … Et essayer d’y aller sans apriori et pas fuir son pays,

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    TLF 038 : Comment dépassez vos peurs pour voyager plus

    Avez-vous peur de voyager ? Certaines pensées vous retiennent-elles de partir à l'étranger ? Dans cette interview, on retrouve Capitaine Rémi, un grand voyageur qui a décidé de faire de ses voyages une aventure permanente. Il repousse ses limites et tente, sans relâche, de sortir de sa zone de confort Vous allez découvrir comment vous pouvez dépasser toutes vos peurs, enfin partir voyager et vivre tous vos rêves, même les plus fous ! Écoutez tout de suite l'épisode (32 min) : Ou téléchargez l'interview en mp3 (clic droit-enregistrer sous) À propos de l'épisode #038 sur les peurs et le voyage Partir voyager peut faire peur, surtout si vous êtes novice en la matière. Malgré la présence de milliers de blogs sur le voyage, de vidéos de voyageurs, de livres ou encore de podcasts qui vous montrent l'exemple, certaines peurs ne partent jamais vraiment. J'ai donc fait ce podcast pour vous aider à surmonter ces peurs qui vous empêchent d'avancer. Capitaine Rémi essaye constamment de surmonter ses peurs durant ses voyages et il en connait un rayon lorsqu'il s'agit de sortir de sa zone de confort. Vous pouvez d'ailleurs voir quelques un de ses exploits sur YouTube. Avec toute son expérience, le voyage est devenu un jeu d'enfant et il cherche constamment de nouvelles expériences à vivre. Dans cette interview, on parle du parcours de Rémi, pourquoi il a décidé de se lancer des défis en voyageant, les peurs qui empêchent de voyager, trois techniques pour surmonter ces peurs, des anecdotes de voyage pour les illustrer, comment avoir plus de confiance en soi ou encore comment sortir des sentiers battus. Dans ce podcast, vous allez découvrir : Le premier voyage initiatique de Rémi Pourquoi Rémi a créé le personnage "Capitaine Rémi" Pourquoi a-t-on peur de voyager Comment surmonter les peurs qui nous empêchent de voyager C'est quoi la technique du "pire scénario" Comment faire pour avoir plus confiance en soir Les anecdotes de Rémi où il a surmonté ses peurs Pourquoi sortir des sentiers battus en vaut la peine Les liens de l'épisode : Capitaineremi.com Page Facebook de Capitaine Rémi Vidéo sur "faire le premier pas" Comment écouter cet épisode ? Cet épisode dure 29 minutes et vous pouvez l'écouter : Sur la plateforme iTunes Téléchargement direct (mp3) : clic droit, puis enregistrez sous Grâce aux applications mobile/tablette : Podcasts (iOS), Podcast Republic (Android), Podcast Addict (Android). Cherchez "Traverser La Frontière" Écoute en ligne : dans le lecteur ci-dessous Repoussez ses peurs pour voyager : Le résumé écrit de l'interview Rémi est actuellement (janvier 2016) à Paris, car il est entre deux voyages. Il était à Cuba pendant 2 mois et est revenu en France pour les fêtes. Il repart en Colombie à la fin du mois avec pour objectif de voyager dans toute l’Amérique latine ensuite. Du premier voyage initiatique au Capitaine Rémi Rémi a fait son premier voyage lorsqu’il avait 21 ans, il est parti en Australie alors qu’il ne connaissait rien aux voyages. Il est parti sur un coup de tête avec des amis avec pour objectif d’apprendre l’anglais. Ce voyage a changé sa perspective et depuis ce moment là il n’a pas arrêté de vagabonder aux quatre coins de la planète. En Australie, il a acheté un van avec ses amis, a voyagé dans tout le pays et a travaillé dans les fermes. À cette époque, Rémi était insouciant et n’avait aucune peur de partir, même s’il ne savait pas où il allait. Il est parti avec des amis, avait économisé 5000 euros et était passé avec un organisme qui prenait en charge les visas, le billet d’avion, la première semaine d’hébergement … du coup, il n’avait pas vraiment de craintes. Cela a aussi rassuré ses parents. Rémi a créé son blog capitaineremi.com en janvier 2015. Il s’agissait en fait d’un nouveau départ pour lui après être resté sédentaire pendant 2 ans à Paris. Il l’a créé pour montrer aux gens qu’il était possible de voyager et que tout est possible. Rémi se lance des défis aux quatre coins du monde, il a par exemple appris la salsa en Colombie, traversé l’Atlantique en voilier ou il a fait de l’autostop. Ces défis lui permettent de sortir de sa zone de confort. Rémi a déjà fait une quinzaine de défis, certains durent longtemps jusqu’à un mois, parfois seulement une journée. En créant ces défis, Rémi s’oblige à les réaliser, car ils les montrent au public. Pourquoi avons-nous peur de voyager ? Les gens ne voyagent pas, car ils ont des peurs, par exemple l’argent ou la peur de l’inconnu car on ne sait absolument pas l’endroit où l’on va. Cette peur est d’autant plus importante que les informations données sont généralement négatives : violence, drogue, catastrophes naturelles … En 2015, c’est la première fois que Rémi voyage seul, avant il partait avec des amis ou en couple. Voyager seul était un défi pour Rémi, il voulait savoir s’il pouvait le faire et s’il allait aimer l’expérience. En fin de compte, il a trouvé ça génial ! En général, le voyage en solo se passe bien, même si le premier pas est toujours compliqué. Une petite astuce pour avoir ce déclic est de sortir seul chez soi, par exemple aller au cinéma, à une exposition, en soirée tout seul. Toutes ces peurs viennent d’abord de l’inconnu, mais aussi de notre entourage, la famille ou les amis. En fait, 99% des gens vont faire autre chose et le fait de partir voyager seul peut-être mal vu, de plus l’entourage est aussi inquiet. Tout ce qui nous entoure ne va pas nous aider à prendre cette décision de voyager. Comment dépasser ses peurs pour voyager plus Pour surmonter ses peurs de voyager, il existe différentes techniques. Le premier moyen de surmonter ses peurs est de se dire qu’il y a beaucoup de gens qui ont été dans le même état que toi en ce moment, ils avaient peur, et pourtant ils l’ont fait et tu peux le voir. Sur Internet, il y a tellement de gens qui racontent leurs histoires qui peuvent te motiver, que ce soit en vidéo, sur un blog, dans un livre … Il existe énormément de Français qui ont décidé de partir à l’étranger et regarder tous ces exemples peut permettre de déclencher un déclic dans le cerveau. C’est aussi l’objectif du podcast de TLF avec toutes ses interviews différentes. Le deuxième moyen de surmonter ses peurs est de les déconstruire et de savoir d’où viennent ses peurs. De comprendre pourquoi cette peur existe et de voir si c’est une peur qui est vraiment fondée ou non, d’aller à la source de la peur et de se faire sa propre opinion. En général, les gens vont parler des choses qu’ils ne connaissent pas, qu’ils ont entendues, très souvent de mauvaises choses. Il faut donc essayer de sortir du cercle vicieux d’écouter les conseils des gens qui te disent de ne pas faire une chose alors qu’ils n’y connaissent rien. Le troisième moyen de surmonter ses peurs est d’utiliser la technique du « pire scénario possible ». Il faut se demander « qu’est-ce qui peut arriver ? ». Souvent la pire chose qui peut arriver, c’est d’essayer, mais au final de revenir à la case départ, revenir où l’on était avant, mais en sachant que l’on a appris des choses. Il est aussi possible d’étudier ce pire scénario possible sur toutes ses peurs comme celle de ne plus avoir d’argent, celle de voyager tout seul … Il faut enfin se demander si ce pire scénario est vraiment horrible ou s’il est tenable. Cette technique peut se décliner en dehors de l’univers du voyage. Par exemple, si vous voulez parler à une personne, mais que vous avez peur. Le pire scénario possible, est que cette personne ne veut pas vous parler. Ce qui n’est en soi pas la fin du monde. Que le résultat soit positif ou négatif, en sortant de votre zone de confort vous aurez appris quelque chose. Par exemple, Rémi a fait Paris-Bruxelles en Vélib, mais en partant il n’était pas très serein, car il s’agissait d’un vélo de ville pas adapté pour le trajet. Rémi s’est dit qu’au pire, le vélo crève ou il y a un problème … le pire scénario était de rentrer à Paris. Certains le prenaient pour un fou ! Un autre exemple concerne l’autostop. L’été dernier, Rémi a décidé de faire de l’autostop pour la première fois entre paris et Madrid. Il avait vraiment peur de ne pas trouver de voiture. Il n’y a que quand il s’est retrouvé sur une aire d’autoroute et qu’il a parlé aux gens que c’est allé mieux. Le plus dur était de franchir ce premier pas. En fin de compte, tout s’est bien passé durant ce défi et Rémi s’est rendu compte que les gens sont vraiment gentils et prêts à t’aider. D’ailleurs, en Espagne, Rémi avait perdu son téléphone portable dans une voiture, sans avoir pris les coordonnées du conducteur. 3 jours après, cette personne a appelé le maire de la ville où restait Rémi et a envoyé le téléphone là-bas pour le retrouver. La confiance en soi, élément indispensable pour dépasser ses peurs Rémi pense que les gens sont bons et que si tu es dans une démarche positive, les gens vont être positifs avec toi. À son avis, le monde entier est peuplé de gens bons. Même s’il existe des gens malhonnêtes, il faut faire la part des choses en voyageant. C’est une part infime de la population et c’est à cause de cette part qu’il y a des barrières et qu’on a peur. La confiance en soi est très importante, mais on peut vite être attiré par un cercle vertueux ou un cercle vicieux. Quand on n’a pas confiance en soi, on est dans une dynamique négative et on ne se donne aucun courage pour faire des choses. Alors qu’en faisant un premier pas, en faisant des choses, on se rend compte que c’est possible et cela donne du courage. Rémi sait que même s’il arrive quelque chose de négatif, il saura rebondir et il veut transmettre ce message. Le plus important est vraiment de faire le premier pas ! Par exemple, avec le voyage on n’a pas besoin de faire un voyage à l’autre bout du monde, on peut très bien commencer par un weekend à Bruxelles,

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    TLF 037 : Depuis 6 ans, Romain alterne voyage et travail

    Et si voyager durant des années était possible ? Et si vous pouviez faire de votre vie un voyage ? Dans cette interview, on retrouve Romain qui vient de passer plus de 6 ans à l'étranger, en alternant voyage et travail à l'autre bout du monde. Vous allez découvrir comment vous pouvez faire comme lui et partir même si vous avez un petit budget au départ. Écoutez tout de suite l'épisode (29 min) : Ou téléchargez l'interview en mp3 (clic droit-enregistrer sous) À propos de l'épisode #037 sur le duo voyage/travail Travailler tout en voyageant est un des meilleurs moyens de pouvoir voyager durant des années et sur le long terme. Pas besoin d'être riche et pas besoin d'avoir un BAC+5 pour le faire, c'est à la portée de tout le monde. C'est le message que je souhaitais vous faire passer avec cette interview. Romain a quitté la France en 2009 et il n'est jamais vraiment revenu. Il est parti en Australie, Nouvelle-Zélande, en Asie du Sud-Est ou encore en Amérique Centrale où il voyage actuellement. Il à réussi a trouver un style de vie qui lui permet d'alterner travail et voyage, ainsi que de pouvoir vivre ses passions. Dans cette interview, on parle de sa situation en France et le déclic qui l'a fait partir en Australie, de ses voyages, de ses expériences professionnelles, son mode de vie, des leçons apprises au fil des années ou encore son projet fou de traverser l'Amérique de la Californie à la Patagonie. Dans ce podcast, vous allez découvrir : Ce que faisait Romain avant de partir en Australie Comment il est parti en Australie et avec quel budget Les boulots que Romain a faits durant ses deux premières années Les leçons apprises après deux ans de voyage L'histoire de son voyage backpacker de 6 mois en Asie Pourquoi Romain a enchainé avec un PVT en Nouvelle-Zélande Comment Romain a fait pour trouver un bon boulot en Nouvelle-Zélande L'état du marché du travail en Nouvelle-Zélande Conseils de Romain pour voyager longtemps et franchir le pas Son voyage actuel en Amérique latine et ses futurs projets Les liens de l'épisode : Podcast sur le PVT Comment écouter cet épisode ? Cet épisode dure 29 minutes et vous pouvez l'écouter : Sur la plateforme iTunes Téléchargement direct (mp3) : clic droit, puis enregistrez sous Grâce aux applications mobile/tablette : Podcasts (iOS), Podcast Republic (Android), Podcast Addict (Android). Cherchez "Traverser La Frontière" Écoute en ligne : dans le lecteur ci-dessous Alterner voyage et travail : Le résumé écrit de l'interview Cela faisait 2 semaines que Romain était au Nicaragua et il a décidé de passer Noël sur l’ile d’Ometepe, dans le centre du pays. Avant le grand départ En revenant plus de 6 ans en arrière, Romain nous raconte qu’en juin 2009, il a pris un billet aller simple pour l’Australie, sans trop avoir l’idée de revenir. Avant de partir, Romain a eu un parcours assez classique, il a eu son BAC et a fait un BTS dans la région de Bordeaux. Il a ensuite enchainé les petits boulots en tant que vendeur informatique dans les centres commerciaux. L’idée de partir en Australie lui trottait dans la tête depuis 3 ou 4 ans, il a toujours été attiré par ce pays situé de l’autre côté du monde où il peut y avoir plus d’opportunités qu’en Europe. Il est parti seul en Australie, mais auparavant il avait passé 4 mois à Dublin pour améliorer son anglais. L’Irlande fut une étape intermédiaire pour voir s'il arrivait à se débrouiller à 1H de Paris avant de faire le grand saut vers l’Australie. Il est parti avec un WHV (Working Holiday Visa), aussi appelé PVT de 1 an. Par contre, dans sa tête il envisageait déjà de renouveler son visa et de rester plus d’un an dans cette partie du monde. En travaillant en France, il a réussi à mettre 5/6000 euros de côté avant de partir. Cela lui laissait le temps de voir venir pendant 1 an et de voir comment cela allait se passer. L’arrivée en Australie Romain est arrivé à Melbourne et a commencé par prendre 2 semaines de cours d’anglais afin de rencontrer des gens. Par la suite, il a trouvé un boulot en tant que serveur dans pizzeria italienne, pas très bien payé, mais qui lui permettait d’avoir une première expérience intéressante. Pour sa première année en Australie, il a pas mal vagabondé dans le pays, à Melbourne, dans le centre, à Darwin pour finir sur la côte est où il faisait du fruitpicking de pastèques. C’est à ce moment qu’il a rencontré sa copine anglaise dans une ferme au milieu du désert australien. Il élaguait des arbres dans une ferme de bois de santal. Pour la seconde année, ils ont continué tous les deux et ont acheté un van. Ils sont allés sur toute la côte ouest, le sud, Sydney … D’ailleurs, ils ont acheté leur van 3000 dollars à Darwin et l’ont revendu 4 mois après pour 4500 dollars à Sydney, avec une belle plus-value à la clé ! En faisant le calcul, Romain s’est rendu compte qu’il a travaillé durant un an et a eu un an de vacances durant son séjour en Australie. Il a pu travailler dans des petits boulots, de serveur, en fruitpicking, sur un bateau de pêche … et à côté de ça il a pu économiser et se payer des vacances. Durant ces deux années, la première leçon qu’a apprise Romain est l’humilité. Car tu arrives dans un pays en tant qu’immigré, qu’être Français n’apporte pas grand-chose. Il faut apprendre la langue, il faut trouver du travail et surtout il faut faire ses preuves, car les diplômes sont beaucoup moins importants. Cela marche beaucoup avec la mise à l’essai pour se faire embaucher. De nouvelles aventures après deux ans en Australie Après ces deux ans passés en Australie, Romain et sa copine avaient envie de voir un peu du pays. Malgré une offre d’emploi à Perth pour sa copine, ils n’avaient pas forcément envie de rester en là-bas, mais plutôt d’aller découvrir l’Asie. En plus, ils avaient les économies pour cela car l’Asie n’est pas très chère pour voyager. Ils sont donc partis 6 mois en Asie et sont allés en Indonésie, Malaise, Thaïlande, Birmanie, Laos, Cambodge, Vietnam, Singapour, Inde et Népal. Ils voulaient à la fin de ce voyage travailler dans le coin, à Hong-Kong ou à Singapour. Durant ces 6 mois ils n’ont pas travaillé, c’était du 100% voyage en mode road-trip et backpacking. Un des moments forts de ce voyage fut un trek que Romain a fait au Népal. Il a fait le trek de l’Everest Base Camp, qui se situe à 5300 mètres, sur deux semaines. Il n’y a pas besoin d’avoir une superbe condition physique pour le faire, c’est accessible à tout le monde. Romain se souvient aussi du passage du brevet de plongée PADI en Thaïlande qui lui permet de pouvoir plonger partout dans le monde et de connaitre un nouveau monde. Après ces 6 mois en Asie, Romain et sa copine voulaient travailler à Hong-Kong ou à Singapour où il existait des opportunités, notamment pour enseigner l’anglais. Après 3 semaines à Singapour, ils se sont rendu compte que cela allait être très compliqué, car la plupart des emplois demandaient à parler anglais et mandarin et étaient réservés aux résidents de Singapour. Après 3 semaines, ils ont pris une carte du monde et ont eu des visées sur la Nouvelle-Zélande. Notamment, car le PVT est disponible et qu’il existe de bonnes opportunités. En novembre 2011, ils reviennent en Europe pour les fêtes pour repartir ensuite en Nouvelle-Zélande en février 2012. Une nouvelle expatriation en Nouvelle Zélande Cette fois-ci, l’objectif était un peu différent, Romain avait 28 ans et il commençait à en avoir marre de faire des petits boulots et voulait développer sa carrière. Sa copine a trouvé un emploi en 48H en tant que prof d’anglais. Romain quant à lui se cherchait encore. Il a commencé par bosser dans des petits boulots, d’abord dans un supermarché, ensuite dans un restaurant de luxe, mais Romain voulait vraiment trouver un vrai travail, plus sérieux. Comme il aimait beaucoup le voyage et le commerce, il a décidé d’allier les deux et de travailler dans le tourisme. Malgré son manque d’expérience et de diplômes, il s’est jeté à l’eau et a envoyé plein de CV. Par hasard, il est tombé sur une annonce qui recherchait une personne qui parlait français et anglais et connaissant l’Australie, il a envoyé son CV et a été pris rapidement. Il a été embauché en tant que chef de vente, dans une entreprise appelée THL, qui s’est avéré être la plus grande entreprise de tourisme d’Océanie. Le travail de Romain était de conseiller et de vendre des prestations de location de voitures et des camper van pour la Nouvelle-Zélande, l’Australie principalement. Étant donné que le PVT en Nouvelle-Zélande ne dure qu’un an, au bout de 6 mois Romain réfléchissait à un moyen de pouvoir rester plus longtemps. Avec le travail de sa copine, ils se sont rendu compte qu’il était possible d’avoir un visa de travail et d’acquérir la résidence néozélandaise. Cela est dû au fait que le travail de sa copine était sur la liste des emplois recherchés, elle était professeur d’anglais en école privée pour adultes était sur la liste. Cette liste change tous les ans et peut concerner les médecins, d’infirmier, de professeur, de coiffeurs … Pour avoir cette résidence néozélandaise, il faut rester 2 ans dans le pays qui permet d’avoir une carte de séjour à vie en Nouvelle-Zélande. Il est ensuite possible de vivre, travailler, payer ses impôts, revenir quand on veut … Au bout de deux ans, Romain a décidé de partir quelques mois de la Nouvelle-Zélande en février 2014. Il est reparti avec sa copine en Birmanie, Dubai, Jordanie et Egypte avant de passer l’été en France. Au niveau culturel, il existe de grandes différences dans le travail entre la France et la Nouvelle-Zélande. Le style de vie est déjà bien différent, les néozélandais sont beaucoup plus relax, car il n’y a pas beaucoup de monde et on est sur une ile.

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Si vous avez envie de voyager, de partir vivre à l'étranger ou bien d'ouvrir votre horizon, le podcast de Traverser La Frontière est fait pour vous ! Michael Pinatton va à la rencontre des Français qui ont décidé de partir vivre à l'étranger pour changer de vie. Qu’ils soient expatriés, créateurs d’entreprises, freelances, nomades digitaux, vivant de leurs passions …Retrouvez chaque semaine un nouvel épisode avec un nouvel invité pour une dose d'inspiration !

HOSTED BY

Michael Pinatton : Auteur & Entrepreneur Nomade

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