C'était ce jour-là

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C'était ce jour-là

"C'était ce jour-là" est une série de podcasts sur la mémoire de l'holocauste en Europe. J'ai décidé de lancer cette série le 9 novembre 2023, à l'occasion du 85ème anniversaire de la Nuit de Cristal, terme qui désigne la vague de violences antisémites qui a embrasée l'Allemagne et l'Autriche dans la nuit du 9 novembre 1938.De Strasbourg à Berlin, en passant par Bordeaux ou Paris, ce podcast est un recueil de témoignages de ceux qui se consacrent à l'entretien de cette mémoire et qui essaient de redonner une identité aux personnes dont la vie a basculé du jour au lendemain sous le régime nazi.  La musique d'introduction de ce podcast s'intitule Hine Ma Tov d'E's Jammy Jams (musique gratuite libre de droits).License: YouTube Audio LibraryPour plus d'informations sur les interviews, vous pouvez consulter le site www.myvoicereports.com (http://www.myvoicereports.com)"C'était ce jour-là" a été sélectionné en 2023 pour la session de pitchs pour "Bordeaux fête le podcast" et a obtenu le prix

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    EPISODE 29 : Qui était Reinhard Heydrich ?

    Qui était Reinhard Heydrich ? L’exposition qui lui est consacrée jusqu'au 10 juin prochain au centre de documentation Topographie de la Terreur à Berlin s'interroge sur la carrière de Reinhard Heydrich, un des hommes les plus puissants du régime nazi. Son nom est étroitement lié à la Conférence de Wannsee et à la « solution finale de la question juive ». Mais pas seulement : il fut également le chef de la Gestapo ainsi que le directeur des services de renseignement de la SS. Dans ce podcast, Johanna Wensch, collaboratrice scientifique au centre de documentation Topographie de la Terreur et commissaire de l'exposition, nous explique quel rôle Reinhard Heydrich a joué dans la persécution et l’assassinat des Juifs en Europe. Pour la première fois, "C'était ce jour-là" est diffusé en allemand en attendant de pouvoir faire la version française.    Soutenez-nous sur  !

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    EPISODE 27 : Les vies sauvées par Elisabeth Eidenbenz à la maternité d'Elne

    A travers l'histoire de sa soeur, Sylvie Seror nous raconte l'histoire d'Elisabeth Eidenbenz, une institutrice suisse qui, pendant la guerre, a décidé de partir en Espagne puis en France pour venir au secours des populations en détresse. Fondatrice de la maternité d'Elne, elle a permis à 600 enfants de naître en toute sécurité ou de trouver refuge. C'est le cas de 200 enfants juifs qui ont été cachés dans cette maternité, comme la soeur de Sylvie Seror, qui y est restée 30 mois.  Elisabeth Eidenbenz se rendait dans les camps d'internement pour proposer son aide aux personnes internées. Dans ce podcast, Sylvie Seror raconte l'engagement d'Elisabeth Eidenbenz à travers le périple de ses parents internés dans le camp d'Agde.      Soutenez-nous sur  !

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    EPISODE 25 : Une réunion suivie d'un petit-déjeuner dans une villa au bord d'un lac

    Une magnifique maison au bord du lac de Wannsee dans le sud de Berlin : C'est dans ce cadre que 15 dirigeants nazis se sont retrouvés le 20 janvier 1942 pour discuter de la mise en oeuvre d'un objectif : organiser la "Solution Finale de la question juive", c'est à dire la déportation et l'extermination de 11 millions de juifs en Europe. Plus connue sous le nom de Conférence de Wannsee, cette réunion suivie d'un petit-déjeuner était, selon le responsable de l'organisation de la Solution Finale Adolf Eichmann, "assez sympathique". "On a parlé très tranquillement, on a bu du café et du cognac, on a mangé des petits fours et on a parlé de tuer 11 millions de juifs", a-t-il déclaré lors de son procès en 1961 à Jérusalem.  Anna Stocker, responsable des relations internationales dans le département éducation et recherche de la Maison de la Conférence de Wannsee, raconte que seul le protocole de Martin Luther, représentant du Ministère des Affaires Etrangères à la Conférence, n'a pas été détruit. Ce document, qui constitue désormais l'une des preuves de la planification du génocide des juifs en Europe, prévoyait d'exécuter 11 millions de juifs dans toute l'Europe.  Pour en savoir plus sur ce qui s'est passé ce jour-là, écoutez Anna Stocker.        Soutenez-nous sur  !

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    EPISODE 24 : Pris au piège à l'hotel Polski

    Dans cet épisode, le professeur d'économie américain Martin Carnoy raconte comment ses parents ont réussi à s'enfuir de Varsovie en septembre 1939. Le père de Martin Carnoy, Lolek Carnoy, possédait une agence de publicité et l'un de ses clients était l'entreprise américaine Palmolive. C'est grâce au gérant américain de Palmolive mais aussi grâce à l'intervention du consul américain que ses parents pourront obtenir un visa vers la liberté. Une fois arrivés à New York, ils déploieront tous leurs efforts pour pouvoir sauver les autres membres de la famille, restée sur place mais peine perdue. Lolek Carnoy avait même envoyé de l'argent à son frère pour acheter un visa pour l'Amérique Latine mais le rendez-vous donné par les allemands à l'hotel Polski pour récupérer ce visa était un piège. Selon Martin Carnoy, ce stratagème a permis aux allemands de déporter 3000 juifs. De leur côté, les parents de Martin ont regretté toute leur vie d'avoir envoyé cet argent. Un sentiment de culpabilité les habitera jusqu'à la fin de leur vie.  C'est à la mort de son père que Martin découvre tous les détails de ce drame à travers une correspondance de cinquante lettres entre son père et sa famille polonaise. Cette correspondante s'achève soudainement en 1943. Soutenez-nous sur  !

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    EPISODE 23 : Le sentiment de culpabilité des survivants

    "Twisted fate" (Destin fatal) est le titre du documentaire que le cinéaste américain Jonathan Carnoy a réalisé sur sa famille à la demande de son père Martin Carnoy. Père et fils sont partis tous les deux en Pologne sur les traces de leurs ancêtres juifs. Leur objectif : reconstituer l'histoire de la famille décimée dans la tourmente de la Shoah.  En septembre 1939, les parents de Martin Carnoy sentent le vent tourner et décident de partir de Varsovie quelques jours après l'invasion allemande de la Pologne. C'est grâce à un contact professionnel au sein de la société américaine Palmolive que la famille Carnoy arrive à se procurer un visa pour les Etats-Unis. Mais pour cela, il faut qu'ils se rendent à Stockholm.  Dans cet épisode, Jonathan nous raconte le périple de ses grands-parents jusqu'à New York, nous parle de ce sentiment de culpabilité qu'ils ont ressenti toute leur vie. Jonathan nous parle également de son grand-père qu'il a eu la chance de connaître et des valeurs que cet homme lui a transmises.  Pour regarder le documentaire de Jonathan Carnoy, cliquez sur le lien suivant :  bc861e9ab3064beb3981ea940c55b4d7  Soutenez-nous sur  !

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    EPISODE 22 : Les traumatisés de la Troisième génération

    Dans cet épisode, Alexandre Borycki, président de l'association Mémoires du Convoi 6 et des Camps du Loiret, explique comment son enfance a été imprégnée des traumatismes vécus par ses parents et grands-parents, survivants de l'holocauste. Pendant que sa mère et sa grand-mère sont cachées à Paris par des Justes, le grand-père d'Alexandre est interné dans un camp d'internement dans le Loiret après la "Convocation du billet vert" du 14 mai 1941. Le 17 juillet 1942, soit 14 mois plus tard, il part à Auschwitz à bord du Convoi numéro 6. Cette date reste gravée dans la mémoire collective puisque le même jour une vague d'arrestation de juifs d'une ampleur inédite a lieu dans la région parisienne, région où vit une majorité de juifs de France. Il faut faire de la place dans les camps d'internement de Pithiviers et de Beaune-la-Rolande et les premiers convois de déportés juifs vers les camps d'extermination se constituent.  A la libération, son grand-père revient à Paris. Il a survécu aux camps de la mort. Il s'est donné pour mission de témoigner. Son petit-fils Alexandre a repris le flambeau et continue de transmettre cette mémoire. "Je suis un traumatisé de la Troisième Génération", dit-il. "J'ai vécu avec toutes ces histoires et donc j'avais cette histoire à porter sur mes épaules, ce qui m'a amené à m'investir dans la mémoire très jeune", souligne le président de l'association Mémoires du Convoi 6 et des Camps du Loiret.  Pour lui, l'histoire de la Shoah "est porteuse d'un message : un message de tolérance, de vivre ensemble et d'un message de citoyens. Il ne faut jamais laisser gagner l'intolérance et la haine de l'autre", souligne-t-il.  Soutenez-nous sur  !

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    EPISODE 21 : Le Conseil de l'Europe et l'héritage européen de la Shoah - 2

    Dans la deuxième partie de cet épisode consacré à la mémoire européenne de la Shoah, Jean-Philippe Restoueix, spécialiste des questions liées à l'histoire européenne et la prévention des crimes contre l'humanité, explique comment chaque pays européen a des difficultés à gérer son passé. "Tous les pays ont des passés qui ne passent pas", souligne le spécialiste. Selon lui, certains "hommes politiques veulent utiliser ce passé qui ne passe pas" pour se maintenir au pouvoir mais pour lui, c'est un calcul qui peut effectivement être payant "électoralement" mais "socialement, culturellement et d'un point de vue historique, c'est ignoble". "Au lieu d'aider les populations à mettre du baume sur les plaies, certains pouvoirs publics ont mis du sel sur les plaies pour garder le pouvoir", soulève Jean-Philippe Restoueix qui se range aux côtés d'un Conseil de l'Europe, particulièrement "inquiet de l'instrumentalisation donc de la falsification de l'histoire".  Cette difficile gestion mémorielle explique également pourquoi l'élaboration et l'adoption de la recommandation sur la mémoire de la Shoah a pris sept ans avant de voir le jour.  Pour lire la recommandation, cliquez sur Recommandation CM/Rec(2022)5 du Comité des Ministres aux États membres relative à la transmission de la mémoire de la Shoah et à la prévention des crimes contre l’humanité   Soutenez-nous sur  !

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    EPISODE 20 : Le Conseil de l'Europe et l'héritage européen de la Shoah

    Dans cet épisode, nous allons retrouver Jean-Philippe Restoueix, un agent du Conseil de l'Europe qui s'occupe notamment des dossiers sur la mémoire de l'holocauste et sur la prévention des crimes d'humanité. "Le Conseil de l'Europe naît à l'ombre des cheminées d'Auschwitz", déclare-t-il.  Il explique que les pères fondateurs du Conseil de l'Europe, la plus vieille institution européenne née en 1949 à Strasbourg, avaient "clairement en tête et en mémoire la Seconde Guerre Mondiale" et ses conséquences. "On avait encore les images des camps, qui déjà à l'époque étaient quasi iconiques", souligne-t-il. En créant le Conseil de l'Europe, les pères fondateurs ont voulu donner "une réponse, basée sur l'état de droit, les droits de l'homme et la démocratie", remarque-t-il. Jean-Philippe Restoueix explique également comment le Conseil de l'Europe s'est ainsi emparé des questions liées à la mémoire de la Shoah mais aussi à la mémoire européenne. Ce travail s'est notamment traduit par l'enseignement de l'histoire à travers les manuels d'histoire puis de la formation des enseignants.  Selon Jean-Philippe Restoueix, la difficulté consiste à "faire dialoguer des mémoires douloureuses". "La mémoire de la Shoah est encore une plaie vive dans certains pays membres du Conseil de l'Europe", souligne-t-il. "Comment faire pour qu'il y ait un vrai dialogue respectueux sur la question de comment commémorer ensemble la mémoire de la Shoah"? C'est pour répondre à cette question que le Conseil des Ministres du Conseil de l'Europe a émis en 2022 une recommandation sur la transmission de cette mémoire et sur la prévention des crimes contre l'humanité ( Recommandation CM/Rec(2022)5 du Comité des Ministres aux États membres relative à la transmission de la mémoire de la Shoah et à la prévention des crimes contre l’humanité).  Dans cet épisode, Jean-Philippe Restoueix nous explique le passionnant travail de mémoire qui est mené à bien au niveau européen ainsi que les enjeux liés à ce travail.  https://www.coe.int/en/web/portal/holocaust-remembrance   Soutenez-nous sur  !

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    EPISODE 19 : Les déportés du Convoi numéro 6

    Dans cet épisode, j'ai interviewé Marcel Sztejnberg, enfant caché et cofondateur de l'association du Convoi numéro 6, pendant le forum Générations de la Shoah, organisé par le Mémorial de la Shoah à Paris en mai dernier.   Dans ce podcast, Marcel Sztejnberg nous parle de la déportation de toute sa famille. Arrêté lors de la rafle du Billet Vert, son père fait partie du Convoi numéro 6,. Sa mère, son frère et lui--même ont été arrêtés lors de la rafle du Val-d'Hiv. Tombé malade, le petit Marcel sera transporté à l'hôpital et de là, il partira dans une famille du Nord de la France qui le cachera.   Représentée lors du forum Générations de la Shoah, l'association du Convoi numéro 6 s'occupe aujourd'hui de l'histoire des 928 juifs qui faisaient partie de ce convoi. Selon l'association, ce convoi était chargé de vider les camps de Pithiviers et de Beaune la Rolande. Avec le temps, les membres de l'association se sont emparés de l'histoire de tous les convois partis des camps du Loiret.   Je vous propose d'écouter Marcel Sztejnberg nous raconter son périple et de son engagement pour préserver la mémoire.   Lien vers l'association du Convoi numéro 6 : https://convoisduloiret.org/association-convoi-6/   #Shoah #holocauste #déportations #Convoinumero6 #Loiret #Memorialdelashoah #juifs #rafles #memoire Soutenez-nous sur  !

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    EPISODE 18 : La rafle de l'Ouest et le convoi numéro 8

    Dans cet épisode, Régine Podorowski, présidente de l'association Convoi numéro 8, raconte l'histoire de ses grands-parents déportés d'Angers vers Auschwitz-Birkenau en juillet 1942. Dans ce 8ème convoi de déportations se trouvaient plus de 800 autres juifs. C'est ce qu'elle appelle la rafle de l'Ouest. Au lieu d'être un refuge, les juifs qui s'étaient réfugiés dans cette région se sont retrouvés dans une véritable souricière. Lors du Forum Génération de la Shoah, la 3ème rencontre intergénérationnelle des survivants de la Shoah qui a eu lieu cette année à Paris du 18 au 20 mai, Régine Podorowski explique que le 8ème convoi fut le seul convoi parti de Province qui est arrivé directement au camp d'extermination d'Auschwitz-Birkenau.   Pour lire l'article sur la grande rafle de l'Ouest : https://www.myvoicereports.com/episode-18-la-grande-rafle-de-louest/   Lien de l'association du Convoi numéro 8 : https://convoi8.org Soutenez-nous sur  !

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    ÉPISODE 17 : Quand les jeunes parlent de mémoire

    Julia Urbajtel a 25 ans. Cette jeune réalisatrice de podcasts souhaitait à la fois reconstituer l'histoire de sa famille juive mais aussi l'inscrire dans l'histoire avec un grand H. Il lui fallait donc "transmettre cette histoire avec mes codes, avec ce que j'aime et ce que je savais faire", raconte-t-elle. Le moyen le plus approprié était donc à portée de main. Puisque Julia réalisait des podcasts, elle allait refaire vivre cette mémoire via le documentaire audio. C'est à travers une série documentaire de cinq épisodes qu'elle raconte l'histoire de ses arrières grand-parents juifs cachés dans un petit village près du Chambon-sur-Lignon, à Saint-Agrève en Ardèche.   Pour écouter le podcast de Julia Urbajtel : https://podcastine.fr/retour-en-terre-des-justes/   Pour lire l'article sur Julia Urbajtel : https://www.myvoicereports.com/episode-9-quand-les-jeunes-parlent-de-memoire/ Soutenez-nous sur  !

  12. -11

    EPISODE 16 : La saga familiale d'Elizabeth Heen

    Dans ce podcast, l'américano-norvégienne Elizabeth Heen raconte l'histoire passionnante de sa famille. De passage à Strasbourg pour présenter son livre intitulé "Oisieaux en cage. La Shoah selon le leg de ma mère", Elizabeth Heen raconte l'histoire de sa famille à travers les lettres échangées entre ses membres, dispersés entre Prague, Vienne, Budapest, Berlin et Shangai.   Cette saga familiale retrace l'histoire de trois destins: le destin de ceux qui ont décidé de s'enfuir en 1938 à Shangai, le destin de ceux qui n'ont pu s'échapper au piège mortel qui se refermait sur eux et qui allait les conduire inéluctablement vers les camps de la mort, le destin d'un grand-père divorcé qui a refait sa vie à Berlin avec une non-juive. Dépossédé de son imprimerie, il a dû se cacher pendant toute la guerre. En 1946, des inconnus l'ont abattu chez lui. Il est désormais enterré au cimetière juif de Weissensee à Berlin.   Pour en savoir plus sur la famille d'Elizabeth Heen : https://www.myvoicereports.com/episode-16-la-saga-familiale-delizabeth-heen/ Soutenez-nous sur  !

  13. -12

    EPISODE 15 : Francine Mayran, l'impact du passé sur le présent

    Dans cet épisode, l'artiste de mémoire nous parle du rapport entre le passé et le présent. Ses oeuvres parlent du difficile retour à la vie que les victimes éprouvent après avoir subi un traumatisme. Au coeur de son combat artistique : faire réfléchir sur la capacité des êtres humains à générer de la haine. Francine Mayran porte un regard implacable sur la racine des génocides tout en nous livrant une réflexion sur la violence et les discours de haine véhiculés par les réseaux sociaux. L'artiste de mémoire met ici en lumière les mécanismes génocidaires et met l'accent sur l'impact du passé sur notre présent.   Pour lire l'article sur le travail Francine Mayran : https://www.myvoicereports.com/episode-15-francine-mayran-limpact-du-passe-sur-le-present/ Soutenez-nous sur  !

  14. -13

    EPISODE 14 : Francine Mayran, artiste de mémoire

    Qu'est-ce qu'une artiste de mémoire ? Francine Mayran nous explique comment elle s'est mise à peindre la mémoire de la Shoah mais aussi à faire des sculptures ou organiser des projets artistiques pour sensibiliser les jeunes aux génocides. Au delà de la Shoah, elle travaille sur la mémoire des génocides arméniens, des Tutsis au Rwanda, des Tsiganes et même des Yézidis. A la fois psychiatre, céramiste, peintre et experte auprès du Conseil de l'Europe, Francine Mayran a commencé en 2008 à se consacrer corps et âme à peindre la mémoire de la Shoah.  De son travail acharné sont nés 300 portraits, parmi lesquels on peut trouver celui d'Anne Frank, de la petite Jacqueline Morgenstern, mais aussi des portraits de survivants ou de justes telles qu'Irena Sendler, une polonaise qui a sauvé des milliers d'enfants du Ghetto de Varsovie. Actuellement, elle travaille sur un projet artistique franco-allemand intitulé les valises-mémoire. Un projet visant à faire réfléchir les jeunes des deux côtés du Rhin sur ce que les victimes de génocide mettent dans leur valise quand ils sont soudainement obligés de partir. Dans ce podcast, Francine Mayran nous explique les raisons de son oeuvre avec laquelle elle a désormais construit un véritable parcours européen de mémoire avec plus de 50 expositions.   Pour en savoir plus : https://www.myvoicereports.com/episode-14-loeuvre-memorielle-de-francine-mayran/     Soutenez-nous sur  !

  15. -14

    EPISODE 13 : Le périple de Francine Christophe vers Bergen-Belsen

    Francine Christophe a survécu au camp de Bergen-Belsen. Aujourd'hui âgée de 91 ans, elle raconte dans ce podcast l'ambiance d'avant-guerre, les circonstances de son arrestation, l'enfer du camp de Drancy, la vie au camp de Phitiviers et de Beaune la Rolande. Sa survie, dit-elle, elle le doit à son statut spécial de fille de prisonnier de guerre. Protégée par la convention de Genève, elle a donc bénéficié de conditions de détention moins dures que les autres déportés et surtout elle n'a pas été déportée vers le camp d'Auschwitz qui est un camp d'extermination. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle à son retour des camps, elle a nommé son premier roman "Une petite fille privilégiée", désormais mis en scène dans une pièce de théâtre qu'elle cherche actuellement à représenter.   Pour en savoir plus : https://www.myvoicereports.com/episode-13-le-periple-de-francine-christophe-vers-bergen-belsen/ Soutenez-nous sur  !

  16. -15

    EPISODE 12 : Sur les traces du passé juif de Kehl

    Dans cet épisode, Friedrich Peter, un professeur d'histoire à la retraite qui vit à Kehl, une petite ville allemande située à la frontière avec Strasbourg, nous emmène faire une balade sur les traces du passé juif de Kehl. Devant les pavés de la mémoire incrustés devant la gare de Kehl, il raconte le destin extraordinaire de Ruth Bodenheimer, qui s'était réfugiée dans une ferme à Saumur où elle rencontre Jakob Rotschild. Les deux jeunes gens âgés de 16 ans tombent éperdument amoureux l'un de l'autre. C'est cette histoire d'amour qui va sauver Ruth, subitement internée au camp de Rivesaltes pendant que son amoureux faisait son service militaire en Suisse. Le jeune homme décide alors d'aller sauver celle qu'il considère déjà comme la femme de sa vie. Son amour et son courage vont lui porter chance et Ruth sera libérée. Friedrich Peter nous emmène visiter les principaux lieux de commémoration de la ville de Kehl où il raconte son engagement pour refaire vivre le passé juif de Kehl.   https://www.myvoicereports.com/episode-12-sur-les-traces-du-passe-juif-de-kehl/ Soutenez-nous sur  !

  17. -16

    EPISODE 11 : Friedrich Peter, l'histoire d'une réconciliation

    Dans ce podcast, Friedrich Peter, un ancien professeur d'histoire à la retraite, raconte comment il a réussi à tisser des liens très forts avec les anciens citoyens juifs de Kehl, une petite ville située à la frontière franco-allemande, non loin de Strasbourg.   Il nous parle du "lourd destin" de Kehl mais aussi du silence qui pesait sur l'Allemagne d'après-guerre. En s'interrogeant sur l’amnésie qui avait frappé son pays par rapport à l’histoire nazie et grâce à ses recherches, il a mis en lumière le passé juif de la petite bourgade. Son engagement a permis que la ville rende désormais hommage aux 109 habitants juifs persécutés puis déportés sous le IIIème Reich.   Pour plus d'information : https://www.myvoicereports.com/episode-11-le-passe-juif-de-kehl/ Soutenez-nous sur  !

  18. -17

    EPISODE 10 : Les parcours de mémoire du Mémorial de la Shoah

    Sophie Gagnard, coordinatrice pédagogique au Mémorial de la Shoah, organise régulièrement des visites guidées sur la vie des juifs dans Paris et ses environs. Concus comme de véritables parcours de mémoire, elle invite les participants à reconstituer avec elle l'histoire des juifs qui vivaient dans la capitale. Dans ce podcast, elle nous explique le concept de ces parcours de mémoire mais nous parle aussi de toutes les activités organisées par le Mémorial pour préserver et transmettre la mémoire des génocides. Véritable lieu de vie et de rencontres, le Mémorial de la Shoah est devenu une référence internationale en matière de transmission mémorielle. Pour en savoir plus sur le contenu de ce podcast : https://www.myvoicereports.com/episode-10-les-parcours-de-memoire-du-memorial-de-la-shoah/ Pour plus d'informations sur le Mémorial de la Shoah : https://www.memorialdelashoah.org/pedagogie-et-formation/activites-pour-le-secondaire/parcours-de-memoire.html Soutenez-nous sur  !

  19. -18

    EPISODE 9 : La Shoah des ghettos de Barbara Necek

    La Shoah des ghettos est le titre du documentaire que la réalisatrice Barbara Necek a présenté en janvier 2024 au Festival du film documentaire de Biarritz (Fipadoc). En diffusion sur la plateforme ARTE.TV jusqu'en août 2024, le film parle d'un aspect peu médiatisé de la Shoah : les ghettos juifs. La réalisatrice explique comment les 1200 ghettos, situés principalement en Europe de l'Est, avaient servi de lieu pour rassembler les populations juives avant leur déportation. Puis en 1941, avec l'adoption de la "Solution finale", les ghettos deviennent de véritables antichambres des camps de la mort. Pour écouter le podcast, cliquez sur "Ecouter", pour lire l'article, cliquez sur le lien suivant : https://www.myvoicereports.com/la-shoah-des-ghettos/ Pour voir le documentaire : https://www.arte.tv/fr/videos/110294-000-A/la-shoah-des-ghettos/ Soutenez-nous sur  !

  20. -19

    EPISODE 8 : La paroi des noms à la Grande Synagogue de Bordeaux

    Il aura fallu plusieurs années à la chercheuse et anthropologue Carole Lémée pour réaliser l'exposition « La Shoah en Gironde. Focale sur les arrestations, internement et déportation du convoi du 12 janvier 1944 ». Inaugurée en 2014, l'exposition de Carole Lémée porte sur l'avant dernier convoi de janvier 1944 en route vers le camp de Drancy, l'antichambre des camps de la mort. Dans cet épisode, Carole Lémée nous raconte la genèse de cette exposition ainsi que de la paroi des noms des personnes déportées depuis la gare de Bordeaux vers le camp de Drancy entre 1942 et 1944. Au total, 10 convois partiront de la capitale girondine. https://www.myvoicereports.com/episode-8-the-making-of-la-paroi-des-noms-et-de-lexposition-a-la-grande-synagogue-de-bordeaux/ Soutenez-nous sur  !

  21. -20

    EPISODE 7 : Boris Cyrulnik, le survivant de la Grande Synagogue de Bordeaux

    80 ans après l'une des grandes rafles de Bordeaux, la chercheuse et anthropologue Carole Lémée nous raconte comment le neuropsychiatre Boris Cyrulnik a réussi à s'échapper de la Grande Synagogue de Bordeaux où 365 personnes avaient été internées. C'était le 10 janvier 1944. Parmi les personnes raflées, il y avait aussi un autre petit garçon qui a réussi à survivre une fois arrivé au camp de Drancy. Pour plus d'informations, vous pouvez consulter la page web : https://www.myvoicereports.com/episode-7-boris-cyrulnik-le-survivant-de-la-grande-synagogue-de-bordeaux/ Soutenez-nous sur  !

  22. -21

    EPISODE 6 : Le petit garcon de Bergen-Belsen

    Pour cet épisode, Léon Placek, l'un des derniers survivants du camp de concentration de Bergen-Belsen, m'a reçue dans son bureau d'expert-comptable à Paris. Malgré son âge avancé, Léon Placek continue d'exercer sa profession de comptable à 90 ans. Doté d'une grande force de caractère, il a survécu à une épreuve de taille. A 10 ans, il a été arrêté avec son frère et sa mère à Paris. En 1944, ils sont envoyés à Drancy pour ensuite être dirigés vers le camp de concentration de Bergen-Belsen en Allemagne.  A la demande de son fils, Léon Placek a récemment accepté de raconter au journaliste Philippe Legrand son périple de Drancy vers ce camp situé dans le nord de l'Allemagne. Son témoignage a été publié en 2022 dans un ouvrage intitulé « J’avais 10 ans à Bergen-Belsen ».  Dans ce podcast, il raconte ce qu'il a vécu depuis le jour de la rafle jusqu'à sa libération. Après un silence de 50 ans, il accepte de raconter son vécu. Pour plus d'informations : https://www.myvoicereports.com/le-petit-garcon-de-bergen-belsen/ Soutenez-nous sur  !

  23. -22

    EPISODE 5 : Reconstituer la mémoire traumatique de l'Alsace

    Dans cet épisode, le psychiatre et président du Cercle Menachem Taffel, Georges Federmann, nous parle de son combat pour briser le silence et « reconstituer une partie de l’histoire traumatique de l’Alsace ».     Grâce à son engagement, une plaque en mémoire aux 86 personnes assassinées par le professeur nazi August Hirt a pu être posée en 2005 à l'Institut d'Anatomie de l'Hôpital Civil de Strasbourg. Puis en 2011 : le quai longeant l'Hopital Civil fut rebaptisé d'après le nom de l'une des victimes destinées à la collection de crânes du professeur Hirt.    Tous les ans, Georges Federmann commémore avec les membres de son cercle le jour où un militaire français fit la macabre découverte de restes humains à l'Institut d'Anatomie. C'était le 1er décembre 1944, quelques jours après la libération de Strasbourg.   https://www.myvoicereports.com/episode-5-reconstituer-lhistoire-traumatique-de-lalsace/   Soutenez-nous sur  !

  24. -23

    EPISODE 4: La macabre collection du professeur nazi

    Pour enregistrer cet épisode, j'ai donné rendez-vous au psychiatre Georges Federmann à l'Institut d'Anatomie de l'Hôpital Civil de Strasbourg. Grâce au travail de son association, cet endroit possède désormais une plaque commémorative qui rappelle les atrocités qui ont été perpertrées dans ce lieu sous l'occupation nazie.  Pour sa collection de crânes juifs, le professeur nazi August Hirt fait une commande macabre en 1943. Il fera venir du camp d'Auschwitz 86 personnes qui seront tuées au camp du Struthof à 60 kilomètres de Strasbourg. Après cet assassinat, leurs corps seront entreposés dans les cuves de l'Institut d'Anatomie à Strasbourg. Le 1er décembre 1944, juste après la libération de Strasbourg, c'est un militaire francais qui découvrira les restes de ces 86 cadavres. Tous les ans, Georges Federmann honore à cette date la mémoire de ces victimes sur les lieux où les corps ont été retrouvés.  https://www.myvoicereports.com/episode-4-la-collection-macabre-dun-professeur-nazi/ Soutenez-nous sur  !

  25. -24

    EPISODE 3 : Des allemands engagés pour la mémoire

    Dans ce nouvel épisode, des allemands expliquent qu'ils se sont donnés pour mission de rendre visibles dans l’espace public les crimes commis par leurs ancêtres. Ils se sont engagés dans l’initiative Stolpersteine, dit des pavés de la mémoire. Leur minutieux travail de recherche permet de redonner une identité aux victimes des crimes nazis et d'aider les familles dispersées aux quatre coins du globe à se retrouver. Nous retrouverons la jeune bénévole Ella Mira. Elle explique les démarches nécessaires à la pose d'un pavé de la mémoire et du travail de recherche réalisé par les membres de l'initiative Stolpersteine, travail crucial pour la multiplication des pavés en Allemagne et dans toute l'Europe. Grâce à leur dévouement, l'initiative, lancée dans les années 1990 par l'artiste berlinois Günter Demnig, a permis de créer le plus grand mémorial à ciel ouvert qui existe au monde. A Berlin, presque 10 000 pavés sont incrustés sur les trottoirs de la capitale allemande. Il y en a environ 75000 dans toute l'Europe. Nous nous rendrons également devant la Mairie de Schöneberg sur la John-F-Kennedy Platz où j'ai rencontré les bénévoles Carmen, Grégor et Renate sur le stand "Initiative Stolpersteine". Ils racontent comment et pourquoi ils ont un jour décidé de consacrer leur temps pour que cette mémoire soit maintenue vivante.  https://www.myvoicereports.com/tous-engages-pour-linitiative-stolpersteine/ Pour certains, il s'agira de se mobiliser contre l'oubli, pour d'autres d'aider les familles à retrouver leurs membres disparus ou tout simplement redonner une identité aux victimes. Multiples sont les raisons qui ont pu pousser ces allemands à s'engager dans cette initiative.  Mais au centre de leurs préoccupations : transmettre le passé aux jeunes générations pour endiguer la montée de l'antisémitisme.  Soutenez-nous sur  !

  26. -25

    EPISODE 2 : Les pavés de la mémoire (Stolpersteine) du quartier de Schöneberg à Berlin

    Ella Mira est une jeune allemande de 28 ans. Depuis quelques années, elle s'est engagée dans l'Initiative Stolpersteine, dits des Pavés de la Mémoire, dans le quartier de Schöneberg à Berlin. Aujourd'hui, elle m'a donné rendez-vous devant un immeuble de la Belziger Strasse, où elle nous explique comment les familles juives étaient raflées par la Gestapo au vu de tous. Dans cette interview, la jeune bénévole nous fait revivre ce jour fatidique où avaient lieu les déportations de familles entières.   https://www.myvoicereports.com/deuxieme-episode-les-stolpersteine-de-schoneberg/ Soutenez-nous sur  !

  27. -26

    EPISODE 1 : De maison de rêve à villa des horreurs

    Pour lancer cette série, je vais commencer par l'interview de l'historienne Frédérique Neau-Dufour qui vient de publier un roman historique intitulé "La villa des Genêts d'or". Frédérique Neau-Dufour fut directrice du Centre européen du résistant déporté sur le site du Struthof, l'ancien camp de concentration de Natzweiler, à 60 km de Strasbourg. C'est à cet endroit, juste devant la maison où l'historienne plante le décor de son roman que l'interview a eu lieu. Son livre raconte comment une maison de rêve, construite en 1911  dans un cadre idyllique, deviendra au fil du temps et des aléas de l'histoire la maison des horreurs, notamment lorsqu'elle tombera aux mains des nazis. Ils la transformeront en Kommandatur du camp de concentration du Struthof qu'ils construiront juste à côté. Un livre passionnant qui, à travers les habitants d'une maison, relate l'histoire qui a tourmenté l'Alsace, une région déchirée entre l'Allemagne et la France au début du XXème siècle.  https://www.myvoicereports.com/premier-episode-la-villa-des-genets-dor-de-frederique-neau-dufour/ Soutenez-nous sur  !

  28. -27

    Being Equipped: How Do You Spend Your Seconds, Minutes & Hours?

    There are many things in this life that get in the way of following Christ. Pastor Tim uses a bag full of objects to illustrate how easily we are distracted from a wholehearted pursuit of Jesus.

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ABOUT THIS SHOW

"C'était ce jour-là" est une série de podcasts sur la mémoire de l'holocauste en Europe. J'ai décidé de lancer cette série le 9 novembre 2023, à l'occasion du 85ème anniversaire de la Nuit de Cristal, terme qui désigne la vague de violences antisémites qui a embrasée l'Allemagne et l'Autriche dans la nuit du 9 novembre 1938.De Strasbourg à Berlin, en passant par Bordeaux ou Paris, ce podcast est un recueil de témoignages de ceux qui se consacrent à l'entretien de cette mémoire et qui essaient de redonner une identité aux personnes dont la vie a basculé du jour au lendemain sous le régime nazi.  La musique d'introduction de ce podcast s'intitule Hine Ma Tov d'E's Jammy Jams (musique gratuite libre de droits).License: YouTube Audio LibraryPour plus d'informations sur les interviews, vous pouvez consulter le site www.myvoicereports.com (http://www.myvoicereports.com)"C'était ce jour-là" a été sélectionné en 2023 pour la session de pitchs pour "Bordeaux fête le podcast" et a obtenu le prix

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Isabelle Birambaux

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