Chronique économique

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Chronique économique

Amid Faljaoui dans sa chronique économique nous dévoile les coulisses des entreprises et passe en revue les grands événements de l'actualité économique.Le directeur du magazine Trends Tendances nous plonge dans l'univers de la bourse, de la finance, des banques, de la BCE, des crises économiques, de tout ce qui fait l'actualité dans notre société comme les GAFA (Facebook, Amazon, Apple, Google), Elon Musk et Twitter, Mark Zuckerberg, Jeff Bezos, la Banque européenne, le changement climatique, le cours du pétrole, les conflits, Wall Street, l'inflation, les actionnaires, l'argent, le cours de l'euro et du dollar, la vie des patrons et des salariés, des investisseurs, des politiques, l'Union Européenne, les USA, la Chine, le Brexit, les taux d'intérêts, et encore beaucoup d'autres sujets d'actualité.Il débat également autour du prix de l'électricité et du gaz, de la consommation, de la guerre en Ukraine avec Volodymyr Zelensky et Vladimir Poutine, de la hausse et la baisse du prix de l

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    Créer de l’attachement : le nouveau terrain de jeu des géants de l’IA

    Aujourd'hui, nous allons parler d'un homme qui, quelque part à San Francisco, sourit, voire même rigole tout seul dans son bureau. Cet homme s'appelle Dario Amodei. Il dirige Anthropic, une des sociétés les plus influentes dans la course mondiale à l'intelligence artificielle. C'est le "créateur", si je puis dire, du chatbot Claude. Cet homme, Dario Amodei, vient de recevoir gratuitement le plus extraordinaire des cadeaux publicitaires. Un cadeau signé Richard Dawkins, le pape de l'athéisme, sans jeu de mots. Il a 85 ans. Il est biologiste réputé de l'université d'Oxford. C'est l'un des plus grands Pesprits sceptiques du XXe siècle. C'est l'homme qui, en 2006, a écrit un livre, "Pour en finir avec Dieu", qui a dynamité méthodiquement tous les arguments en faveur d'une puissance supérieure. Richard Dawkins, c'est l'incarnation du "montrez-moi les preuves". Bref, tout le contraire d'un naïf. Ce scientifique vient de passer deux ou trois jours à discuter avec Claude, donc le chatbot d'Anthropic. Il lui a soumis le manuscrit d'un roman qu'il écrit. La machine, si je puis dire, lui a répondu avec, je cite, un niveau de compréhension si subtil, si sensible, si intelligent que Richard Dawkins a fondu". Il a rebaptisé sa machine Claudia et il a fini par lui dire "tu ne sais peut-être pas que tu es consciente, mais tu l'es sacrément". Donc l'homme qui a passé 40 ans de sa vie à expliquer que ressentir quelque chose ne prouve rien, s'est presque converti parce qu'une IA a compris son roman, cherchez l'erreur. Maintenant, oubliez deux minutes le scandale philosophique. Regardez la mécanique commerciale. Parce que là derrière, se joue une bataille à plusieurs centaines de milliards. Aujourd'hui, Claude, ChatGPT, Gemini, le chat de Mistral... pour le grand public, c'est à peu près les mêmes choses. Les capacités sont en train de converger. Et quand les produits deviennent quasiment identiques, indiscernables, sur quoi se joue la différence? Sur l'attachement. Les marketeurs ont un mot pour ça, en anglais, la stickiness. Ça veut dire la viscosité, ce qui vous colle à la peau. Or ce qui colle un humain à un produit, c'est l'émotion. Si vous croyez que votre IA ressent quelque chose, vous ne changez plus de fournisseur. Vous l'humanisez, votre IA. Vous la défendez. Vous la baptisez Claudia. Ce n'est plus un abonnement, c'est un mariage avec votre IA. C'est exactement pour ça que les patrons de l'intelligence artificielle n'ont aucun, mais aucun, intérêt à tuer ce mythe. Chez OpenAI, Ilya Sutskever, un scientifique, avait déjà laissé entendre que GPT-4 pouvait être légèrement conscient. Je ne sais pas ce que ça veut dire, mais il sait ce qu'il a dit. Dario Amodei, lui, dit aujourd'hui qu'il ne sait pas si ses modèles sont conscients, mais qu'il reste ouvert à l'idée. Traduction commerciale : surtout ne fermez pas la porte. Le doute est rentable, le mythe c'est le fossé qui vous sépare de vos concurrents, c'est la barrière à la sortie, c'est la menotte dorée qui empêche vos abonnés de vous quitter. Donc la véritable question demain ne sera plus : quelle IA est la plus puissante? Ce sera : laquelle ai-je envie de retrouver le soir en rentrant du travail? Le jour où des milliards d'humains répondront Claudia, la guerre commerciale sera finie.  Derrière cette histoire qui ressemble à une plaisanterie se cache, vous allez le voir, --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30.  Merci pour votre écoute  Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement.    Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock :  https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSkAinsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLpEt découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankxHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

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    Donald Trump a-t-il perdu son pari en voulant affaiblir la Chine en attaquant l'Iran ?

    Mercredi prochain, Donald Trump posera les pieds à Pékin pour son grand sommet avec Xi Jinping. Il va arriver dans la capitale chinoise avec, dans ses bagages, un bilan qu'aucun de ses conseillers n'avait osé prédire : sa guerre contre l'Iran a renforcé la Chine. Elle mérite qu'on s'y arrête parce qu'elle bouscule à peu près tout ce qu'on nous a raconté ces derniers mois. Reprenons depuis le début. En février dernier, quand les États-Unis et Israël frappent l'Iran, le récit, en tout cas officieux, à Washington, est limpide. La cible réelle, ce n'est pas Téhéran, c'est Pékin. Pourquoi? Pour faire flamber le pétrole, que la Chine importe massivement par le détroit d'Ormuz, et étrangler ainsi l'économie chinoise. Du Trump grand stratège, joueur d'échecs en quatre dimensions, comme aiment d'ailleurs à le présenter ses partisans. Plusieurs mois plus tard, regardons les faits : la Chine a encaissé le choc. Elle avait des stocks. Elle a régulé les prix. Et son économie a tenu. Mieux encore: la Chine a transformé la crise en opportunité. Avec un pétrole cher et volatile, le monde entier accélère sa transition vers les énergies vertes. Et qui fabrique les panneaux solaires, les batteries, les éoliennes? La Chine, qui contrôle plus de 70% de la production mondiale. Les exportations chinoises de technologies propres explosent. Donc Trump a, sans le vouloir, doublé le chiffre d'affaires des usines de Shenzhen. Mais il y a plus subtil encore. À force de fâcher ses alliés à coup de droits de douane, le président américain a rendu Xi Jinping fréquentable. Depuis le Liberation Day d'avril 2025, c'est-à-dire le jour où il a imposé ses droits de douane, la popularité mondiale de la Chine dépasse celle des États-Unis. C'est du jamais vu. Et Pékin en profite. En mars dernier, le premier ministre chinois, Li Keqiang, réunissait les patrons du monde entier pour leur vanter la fiabilité chinoise. Pékin en havre de stabilité face à un Washington imprévisible, on aura tout vu. Et puis, il y a la monnaie. Le grand combat de Pékin, c'est d'internationaliser sa monnaie, le yuan, c'est de faire exister sa devise face au dollar. La guerre en Iran a tout accéléré. Depuis mars dernier, Téhéran, effectivement, laisse passer certains navires dans le détroit contre des paiements en devise chinoise, en yuan, ou en crypto-monnaie. D'autres pays se mettent d'ailleurs à utiliser les systèmes de paiement chinois pour se prémunir contre les sanctions américaines. C'est clair, c'est évident, le dollar n'a pas encore perdu sa couronne, rassurons-nous, mais sa couronne vacille. Bien sûr, tout n'est pas gagné pour Pékin. Si le Moyen-Orient continue à brûler, c'est clair que la croissance chinoise finira par en souffrir. C'est vrai aussi que l'Europe se méfie de plus en plus de la déferlante de produits verts chinois. Tant que Xi Jinping refusera de libéraliser ses contrôles de capitaux, la devise chinoise, le yuan, restera un challenger du dollar, mais pas un rival sérieux du billet vert. La leçon de ces derniers mois est cinglante : Donald Trump croyait jouer aux échecs en quatre dimensions. En réalité, il jouait aux dames et il s'est fait souffler ses pions. Reste à savoir, ce mercredi à Pékin, lequel des deux hommes en a vraiment conscience. --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30.  Merci pour votre écoute  Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement.    Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock :  https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSkAinsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLpEt découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankxHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  3. 58

    Le système de paiement par carte bancaire ou smartphone va-t-il bientôt disparaître ?

    On a tendance à regarder, à scruter la Silicon Valley, mais beaucoup d'innovations qui débarquent dans nos vies passent d'abord par la Corée du Sud. C'est en quelque sorte notre laboratoire avancé. C'est pour ça que je veux vous parler aujourd'hui d'une histoire qui se passe à Séoul. Parce que demain, dans deux ans, dans cinq ans, elle se passera peut-être chez nous. Cette histoire, c'est celle de Toss, une fintech qui équivaut à une sorte de Revolut, version super app. Plus de 30 millions d'utilisateurs, presque 60% du pays. Toss vient de lancer un service appelé FacePay. Le principe est simple : vous entrez dans un café, vous commandez, vous regardez l'écran à la caisse, et hop, c'est payé. Pas de carte, pas de smartphone, juste votre visage. D'où le nom FacePay. Aujourd'hui, il y a des centaines de milliers de commerces qui sont déjà équipés en Corée du Sud ou en cours d'équipement. L'objectif est clair : faire disparaître peu à peu la carte bancaire du geste quotidien. Certains trouveront ça magnifique sur le papier. Pourtant, écoutez deux choses avant de rêver, si je puis dire. Premièrement, la Chine a déjà essayé le paiement par le visage. En 2017, Alibaba a lancé un produit très très proche, Smile to Pay. Donc vous souriez à la caisse et vous payiez. Mais l'adoption s'est heurtée à une méfiance profonde puisqu'une enquête chinoise a montré qu'une très large majorité des Chinois s'inquiétaient de la sécurité de leurs données biométriques. La Chine, qui n'est pas exactement reconnue pour son obsession de la vie privée, a quand même vu apparaître une résistance. Deuxièmement, et c'est vraiment l'argument à retenir, votre visage, vous ne pouvez pas le changer. Si on vous vole votre code de carte, la banque vous envoie un nouveau dans la semaine. Mais si une base contenant votre visage est piratée, vous gardez votre visage à vie. Ce n'est pas du tout théorique. En 2015, par exemple, l'administration américaine a perdu 5,6 millions d'empreintes digitales dans un piratage massif. Et les fraudeurs, aussi, gardent ce qu'ils ont volé. Pour toujours. Ce n'est donc pas une peur abstraite. D'ailleurs les selfies falsifiées ont bondi de 58% en un an. Le cabinet Gartner estime que d'ici fin 2026, 30% des entreprises ne feront plus confiance à la reconnaissance faciale utilisée toute seule. Dernier détail, capital : Toss, cette société sud-coréenne, prépare son entrée en bourse à New York pour une valorisation tout de même de près de 10 milliards de dollars. Et, comme par hasard, juste avant son introduction en bourse, les chiffres explosent. On parlait d'un million d'inscrits à FacePay à la fin de l'année dernière, puis on a parlé de deux millions quelques semaines plus tard. Là maintenant on parle de trois millions. Alors vous sentez bien l'odeur de la communication avant l'introduction en bourse, n'est-ce pas? Alors là, le son de tout ça, c'est quoi? C'est que la Corée, c'est vrai, c'est un peu notre boule de cristal. Ce qui s'y passe arrive souvent chez nous en différé, c'est vrai. Et donc, si on veut demain payer son café en regardant juste une caméra, posons-nous la vraie question maintenant, et pas dans 3 ou 5 ans. Est-ce que sortir une carte bancaire de son portefeuille, est-ce que c'est vraiment un calvaire? Il faudra se reposer cette question. Par contre, perdre son visage à vie, ça, c'est définitif. --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30.  Merci pour votre écoute  Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement.    Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock :  https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSkAinsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLpEt découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankxHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  4. 57

    Détroit d'Ormuz : l'impasse de Trump expliquée par le fondateur d'Amazon

    Imaginez deux portes. La première, vous pouvez la franchir, et si cela ne vous plaît pas, vous reculez. La deuxième, vous la franchissez… et elle se referme derrière vous. Cette image très simple, c'est celle d'un des plus grands patrons du monde. Et figurez-vous qu'elle explique, ce matin, pourquoi Donald Trump est en train de s'enliser au détroit d'Ormuz. Amid Faljaoui notre chroniqueur économique nous explique tout cela, et c'est passionnant. Il existe dans le vocabulaire des grands patrons une image très simple qui peut faire gagner ou perdre des centaines de milliers d'euros, voire des millions. Cette image, on la doit à Jeff Bezos : celle des deux portes. Selon le fondateur d'Amazon, il existe dans la vie d'une entreprise deux types de décisions, donc deux types de portes. La première, c'est la porte à deux sens. Vous la franchissez, vous évaluez la situation de l'autre côté et si cela ne vous convient pas, vous reculez. La deuxième porte, c'est la porte à sens unique. Vous la franchissez et derrière, elle se referme. Impossible de revenir en arrière. Ces décisions-là, explique Jeff Bezos, doivent être prises lentement, après consultation, après débat et avec beaucoup de prudence. Le grand piège, c'est de confondre les deux portes. Le plus souvent, les grandes entreprises traitent toutes leurs décisions comme des portes à sens unique. Résultat : elles s'enlisent dans des comités, ralentissent et meurent souvent par excès de lenteur. Mais il existe l'erreur exactement inverse. Et c'est précisément ce qui se passe avec Donald Trump au détroit d'Ormuz. Avant de lancer l'opération "Epic Fury", les chefs militaires américains ont averti le président : "Si vous frappez, l'Iran fermera le détroit par où passe un cinquième du pétrole mondial." La réponse de Trump était claire : l'Iran capitulerait rapidement et, en cas de fermeture, les États-Unis rouvriraient le détroit sans difficulté. Trump a traité une porte à sens unique comme une porte à deux sens. Désormais, il ne peut plus ni gagner militairement, ni reculer politiquement. Il est coincé, la porte s'est refermée derrière lui. La leçon vaut pour les chefs d'État, mais aussi pour les dirigeants d'entreprises et les citoyens. Avant chaque décision importante, il convient de se poser une seule question : "Si je me trompe, puis-je revenir en arrière ?" Si la réponse est oui, alors foncez, décidez rapidement, déléguez, expérimentez. Si la réponse est non, prenez le temps nécessaire, sollicitez les avis contraires, cultivez le doute. Jeff Bezos a théorisé ces principes en 2015. Aujourd'hui, Donald Trump nous en offre la démonstration la plus chère de l'histoire du 21e siècle. --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30.  Merci pour votre écoute  Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement.    Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock :  https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSkAinsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLpEt découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankxHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  5. 56

    Pourquoi les Émirats demandent-ils des dollars aux États-Unis ?

    Imaginez un homme qui a 285 milliards de dollars sur son compte en banque. Et qui, un beau matin, frappe à la porte de son banquier pour demander un prêt. Bizarre, non ? C'est pourtant exactement ce que viennent de faire les Émirats arabes unis auprès de la banque centrale américaine. Pourquoi un pays aussi riche a-t-il besoin d'aide ? Réponse avec Amid Faljaoui, éditorialiste en chef du magazine économique Trends Tendances. Avec la guerre en Iran et la fermeture du détroit d'Ormuz, le robinet à dollars des Émirats arabes unis s'est brutalement tari. Le mécanisme est simple : le pétrole exporté par Abu Dhabi se paie en dollars. Mais avec le détroit fermé, plus aucun tanker ne sort, donc plus aucun dollar ne rentre. Pendant ce temps, les Émirats continuent de dépenser des dollars quotidiennement pour importer leur nourriture, leurs voitures, faire fonctionner leurs banques ou défendre leur monnaie nationale, le dirham. C'est là que réside le nœud du problème. Le dirham est arrimé au dollar depuis 1997 à un taux fixe de 3,67. Pour maintenir ce taux de change, la Banque centrale des Émirats doit disposer en permanence de dollars. D'où leur demande de "swap" : un échange où la banque centrale américaine prête des dollars aux Émirats, qui mettent des dirhams en garantie. Chacun récupère ensuite son bien. Il ne s'agit pas d'un cadeau, mais d'une bouée de sauvetage préventive. Officiellement, un cessez-le-feu a été signé entre les États-Unis et l'Iran le 17 avril, mais celui-ci reste très fragile. Les Émiratis anticipent donc le pire scénario : une guerre qui s'éternise, des spéculateurs qui parient contre le dirham et des capitaux qui fuient le pays. Dans cette optique, le swap constitue une assurance préventive. Mais les Américains n'ont accordé ce privilège qu'à cinq alliés : la zone euro, le Japon, le Royaume-Uni, le Canada et la Suisse. Étendre ce privilège à un pays du Golfe représente une révolution monétaire. Selon le Wall Street Journal, les Émirats auraient prévenu Washington que sans accès aux dollars, ils pourraient vendre leur pétrole en yuan. Or, depuis 1974, le pétrole se paie en dollars partout dans le monde, obligeant tous les pays à stocker la devise américaine. C'est le socle invisible de la suprématie américaine. Si un grand exportateur du Golfe bascule vers le yuan chinois, c'est tout l'édifice du "dollar roi" qui pourrait vaciller. La guerre en Iran ne se joue donc pas uniquement dans le détroit d'Ormuz, mais aussi à Wall Street. Chaque crise rappelle une vérité fondamentale : le billet vert n'est plus simplement une monnaie, il est devenu une arme géopolitique. --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30.  Merci pour votre écoute  Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement.    Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock :  https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSkAinsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLpEt découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankxHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  6. 55

    Luxe : la leçon que Rolex et Ferrari donnent à Hermès

    Un sac Birkin, une montre Rolex, une Ferrari. Trois marques mythiques, trois objets que les riches du monde entier s'arrachent. Et pourtant, l'une d'entre elles est en train de craquer pendant que les deux autres prospèrent. Pourquoi ? Amid Faljaoui vous l'explique dans sa chronique économique. Une récente étude de la banque d'affaires Bernstein, relayée par Bloomberg, confirme les difficultés d'Hermès évoquées la semaine dernière. La chute ne concerne plus seulement l'action de la maison française, mais touche désormais directement son produit phare : le sac Birkin. Ce sac mythique, fabriqué à la main et impossible à obtenir sans figurer sur une liste d'attente interminable, était devenu en vingt ans un véritable produit financier déguisé en accessoire de mode. Les chiffres parlent d'eux-mêmes. Un Birkin acheté 10 000 dollars il y a quelques années se revendait 22 000 dollars deux ans plus tard. Aujourd'hui, ce même sac ne trouve preneur qu'aux alentours de 14 000 dollars. Le sac le plus convoité de la planète a ainsi perdu près de 40% de sa valeur de revente en trois ans. L'action Hermès suit la même trajectoire descendante, chutant de 35% en un an, passant de 2 600 à environ 1 600 euros. Cette dégringolade s'explique par l'explosion du marché parallèle de la revente. Selon la banque UBS, le marché américain de l'occasion compte aujourd'hui trois fois plus de sacs Kelly et Birkin qu'en 2020. Cette saturation a mécaniquement fait chuter les prix et fragilisé l'exclusivité de la marque. Bloomberg propose une analyse particulièrement éclairante en comparant la stratégie d'Hermès à celles de Rolex et Ferrari. Ces deux marques ont fait le choix audacieux de reprendre le contrôle de leur marché de l'occasion. Rolex certifie désormais elle-même ses montres d'occasion avec un sceau officiel, une garantie internationale de deux ans et une révision par ses horlogers. Résultat : ces montres certifiées se revendent 25% plus cher que les autres, et le chiffre d'affaires du programme a bondi de 319 millions de dollars en 2024 à 530 millions en 2025. Ferrari a adopté une approche similaire. Une Ferrari d'occasion certifiée devient la porte d'entrée pour de nouveaux clients et permet aux anciens de monter en gamme. Hermès, à l'inverse, a abandonné ce marché aux revendeurs et aux maisons de vente, avec des conséquences prévisibles. Cette stratégie a ouvert la voie à deux phénomènes néfastes : des spéculateurs achètent désormais en boutique uniquement pour revendre avec une marge, tandis que des copies de plus en plus sophistiquées polluent le marché. Pourtant, qui mieux qu'un artisan Hermès pourrait distinguer un authentique Birkin d'une contrefaçon ? La leçon reste universelle : aucun actif n'échappe à la loi de l'offre et de la demande, et toute marque qui ne contrôle pas la revente de ses produits finit par subir le marché au lieu de le maîtriser. --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30.  Merci pour votre écoute  Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement.    Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock :  https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSkAinsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLpEt découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankxHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  7. 54

    Pourquoi décrocher une étoile Michelin, économiquement, c’est parfois le début des ennuis ?

    Ce lundi 4 mai à Anvers, le monde de la gastronomie belge retient son souffle : le guide Michelin va dévoiler sa nouvelle sélection de restaurants étoilés en Belgique et au Luxembourg. Evidemment pour les chefs c'est le Graal, le prestige mais, justement, derrière ce prestige il y a une réalité économique que peu soupçonnent. Gagne-t-on de l'argent quand on a une étoile au Michelin ?  Première surprise, c'est vrai que l'étoile, c'est un boulet de canon commercial dès que vous la décrochez. Oui, sauf que, et c'est là que ça devient passionnant, écoutez cette phrase de Manon Schenck : L'étoile, c'est bon pour l'égo du chef, mais sur le plan de la rentabilité, je faisais des marges plus importantes quand j'étais Bib gourmand. Vous avez bien entendu, une catégorie en dessous et cette dame gagnait davantage. Julien Malès confirme : un étoilé est plus difficile à rentabiliser qu'une bonne brasserie. Pourquoi ce paradoxe? Parce qu'avec l'étoile, tout coûte plus cher, la masse salariale explose, plus question de mettre des étudiants en salle, il faut des serveurs aguerris, il faut des sommeliers, du personnel formé, les indexations salariales plombent les comptes, et l'énergie flambe, les matières premières grimpent, et impossible de tout répercuter sur le client. Les Belges, d'ailleurs, il faut aussi en tenir compte, sortent moins, regardent le ticket de plus près, ne commandent plus la deuxième bouteille de vin. Or, c'est précisément sur tous ces extras que se font les meilleures marges. Les chiffres sont d'ailleurs parlants. Au Pré de chez vous, à Namur, il faut servir 140 couverts par semaine juste pour atteindre l'équilibre. 15 couverts de plus, ça donne 3 000 euros de bénéfice net, pas plus. La Villa Lorraine à Bruxelles, avec ses 80 couverts, a renoncé à courir après les étoiles. Trop grand, ingérable. Donc la taille idéale d'un étoilé belge, sans doute entre 30 et 40 couverts. Vous allez me dire, comment survivent-ils alors? Par la diversification. L'hôtellerie pour Marie Trignon à La Roseraie. Événements privés pour les banques chez Manon Schenk. Le domaine du Chandel, lui, assume : leur étoilé n'atteint pas l'équilibre, c'est un outil marketing pour vendre du vin. Quant à Quentin Gallopin, il projette d'ouvrir une brasserie juste à côté parce que c'est là, paradoxalement, qu'on fait du business. Donc la leçon économique quand tomberont les noms des nouveaux étoilés, c'est qu'une distinction prestigieuse n'est pas un business model, un modèle d'affaires, c'est surtout un produit d'appel, une vitrine. La rentabilité, elle, se construit sans doute ailleurs, comme dans le luxe, dans le sport de haut niveau. La gloire et la marge, visiblement, c'est un petit peu de monde distinct. Et pourtant, à l'heure où je vous parle, des dizaines de chefs croisent en ce moment les doigts pour décrocher leur étoile, parce que quand on la reçoit, tout de même, tous les sacrifices prennent soudain un sens. --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30.  Merci pour votre écoute  Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement.    Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock :  https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSkAinsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLpEt découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankxHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  8. 53

    Le pétrole iranien se fige sous terre, Téhéran face à un compte à rebours

    Tout le monde regarde les bateaux dans le détroit d'Ormuz. Tout le monde scrute les tweets de Donald Trump. Mais Amid Faljaoui, éditorialiste en chef du magazine Trends Tendances, vous explique dans sa chronique économique que le vrai drame iranien se joue à mille mètres sous terre et qu'il reste à Téhéran exactement quinze jours avant un point de non-retour irréversible. Tandis que l'attention mondiale se concentre sur les navires dans le détroit d'Ormuz et les déclarations de Donald Trump, le véritable enjeu se situe à mille mètres sous la surface iranienne. Ce n'est pas une horloge politique qui dicte le tempo, mais bien une horloge géologique dont le compte à rebours pourrait s'avérer fatal pour l'économie pétrolière iranienne. Cette semaine, Donald Trump a affirmé sur Truth Social que Téhéran lui aurait confié être "en état d'effondrement". Les Iraniens contestent cette version et maintiennent leur capacité de résistance. Hassan Ahmadian, universitaire de Téhéran, a d'ailleurs synthétisé la stratégie iranienne autour de trois piliers commençant par la lettre M : les munitions (reconstitution des stocks de missiles), les marchés (vente clandestine de pétrole à la Chine via des navires aux balises GPS désactivées) et les "mid-terms" (élections américaines de novembre, où la hausse des prix à la pompe pourrait affaiblir Trump électoralement). Mais il y a un problème inattendu. Le pétrole n'est pas du stock dans une cave, c'est du flux. Et un flux ne se met pas en pause comme un film sur Netflix. Le site d'information financière Zero Hedge a fait cette semaine une démonstration limpide : le système iranien est conçu pour pomper, charger, expédier en continu du puits jusqu'au tanker chinois. À cause du blocus, les bateaux ne partent plus. Donc on ne charge plus, donc on ne pompe plus. Et quand le pompage s'arrête brutalement, la pression souterraine s'effondre. Conséquence : le brut iranien, lourd et collant, commence à se figer dans les minuscules pores de la roche. Téhéran serait donc à moins de 15 jours du point de non-retour. L'Iran croit qu'en gagnant du temps, il fatigue l'Amérique. En réalité, il s'abîme lui-même. Téhéran a peut-être les 3 M, mais sous ses pieds, c'est la géologie qui négocie. Et la géologie se moque des sondages électoraux américains. --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30.  Merci pour votre écoute  Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement.    Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock :  https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSkAinsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLpEt découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankxHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  9. 52

    Divorce pétrolier : Amid Faljaoui décrypte la rupture des Émirats avec l'OPEP

    Imaginez : vous êtes invité chez votre cousin, et pendant le repas, votre frère annonce devant tout le monde qu'il quitte la famille. C'est exactement ce qui s'est passé mardi 28 avril, à Djeddah, en Arabie saoudite. Les Émirats arabes unis ont quitté l'OPEP, en plein sommet du Golfe. Amid Faljaoui, éditorialiste en chef du magazine Trends Tendances nous décrypte ce divorce qui va changer le prix de l'essence, et redessiner le Moyen-Orient. L'OPEP, cette organisation qui rassemble depuis 1960 les grands pays producteurs de pétrole, a pour mission de contrôler la quantité de pétrole extraite du sol. Le principe est simple : moins il y a de pétrole sur le marché, plus les prix augmentent. C'est donc cette organisation qui influence directement le prix que nous payons à la pompe. Ce mardi soir, les Émirats arabes unis, troisième producteur de ce club, ont annoncé qu'ils quittaient l'OPEP dès ce vendredi 1er mai. Mais pourquoi cette rupture soudaine ? Le premier piège à éviter, c'est de croire que tout vient de la guerre en Iran. La vraie raison ne vient pas de là, elle vient du Texas. Depuis 15 ans, les Américains se sont mis à produire massivement leur propre pétrole, le pétrole de schiste, en allant le chercher dans la roche. Ils achètent moins de pétrole en provenance du Moyen-Orient. L'OPEP perd donc des clients et du pouvoir. À l'intérieur de l’OPEP, il y a deux stratégies qui s'affrontent. La stratégie du prix, défendue par l'Arabie saoudite : produire moins pour maintenir le baril à 100 dollars. Riyad en a besoin pour équilibrer son budget. Et puis il y a la stratégie du volume, défendue par les Emiratis qui veulent vendre un maximum tant que le pétrole vaut encore quelque chose. Parce que bientôt, avec la voiture électrique, plus personne n'en voudra de ce pétrole. Il vaut donc mieux monétiser maintenant, surtout quand votre économie est diversifiée, comme c'est le cas des Émirats arabes unis. Mais il y a aussi la mémoire qui explique ce qui se passe aujourd'hui. En juillet 2021, les Émirats Arabes Unis osent dire non à Riyad lors d'une réunion de l'OPEP. Les Saoudiens ont fait monter la pression. La réunion a été suspendue. Et après deux semaines de palabres et de marchandages, les Émirats Arabes Unis ont fini par céder. Humiliation publique. Aujourd'hui, c'est l'heure de la revanche pour les Émirats Arabes Unis. Et la guerre en Iran a fait le reste. Qui a soutenu Téhéran pendant les derniers 60 jours de bombardement ? La Russie. La Russie n'est pas membre de l'OPEP, mais elle est partenaire dans une alliance plus large qu'on appelle OPEP+. Les Émirats claquent donc les deux portes en même temps. Adieu à Riyad, adieu à Moscou. Ce n'est pas pour autant un basculement total vers l'Ouest. Pour leur sécurité, les Émirats arabes unis choisissent les Américains et les Israéliens qui les ont protégés des missiles et drones iraniens. Pour leur portefeuille en revanche, ils gardent le cap sur l'Est. La Chine reste leur premier client. Donc protégé par Washington, payé par Pékin, voilà la nouvelle équation des pays du Golfe. Le Moyen-Orient ne sera sans doute plus jamais comme avant. Chacun trie ses partenaires : qui me protège, qui m'achète mon pétrole, qui me lâche. Après 66 ans d'existence, l'OPEP vient peut-être de signer son acte de décès. --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30.  Merci pour votre écoute  Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement.    Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock :  https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSkAinsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLpEt découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankxHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  10. 51

    Google face à la révolte : 560 ingénieurs contre les contrats militaires

    Imaginez. Vous êtes le patron de Google, et lundi matin, 560 de vos meilleurs ingénieurs vous écrivent une lettre ouverte pour vous dire de ne surtout pas signer un contrat. Que se passe-t-il dans la Silicon Valley ? Et pourquoi ça nous concerne, nous, Européens, plus qu'on ne l'imagine ? Réponse tout de suite avec Amid Faljaoui, éditorialiste en chef du magazine économique Trends Tendances. Sundar Pichai, le patron mondial de Google, a découvert lundi matin dans sa boîte mail une lettre ouverte signée par 560 de ses meilleurs ingénieurs. Leur message tient en une ligne : "Ne signez pas avec le Pentagone, en tout cas pas sans protection". Cette révolte interne révèle les tensions croissantes autour de l'utilisation militaire de l'intelligence artificielle dans la Silicon Valley. Pour comprendre cette fronde, il faut revenir sur le cas d'Anthropic, une jeune entreprise d'intelligence artificielle américaine créatrice de Claude, un robot conversationnel concurrent de ChatGPT. Son patron, Dario Amodei, avait accepté de collaborer avec le gouvernement américain pour des opérations militaires, mais sous conditions strictes : pas d'armes autonomes létales et pas d'espionnage généralisé des citoyens américains. La réaction de l'administration Trump fut brutale : Anthropic s'est retrouvée sur liste noire et tous les ministères américains ont reçu l'ordre d'arrêter d'utiliser Claude immédiatement. Le signal envoyé à toute la Silicon Valley est limpide : on ne dit pas non au Pentagone. C'est précisément ce qui inquiète les ingénieurs de Google. Selon les fuites, leur patron s'apprêterait à accepter sans conditions. Gemini, l'intelligence artificielle de Google, pourrait demain servir à des opérations militaires secrètes. Le véritable scandale ne réside pas dans le fait qu'une entreprise américaine aide son armée, mais dans le revirement de Google. En 2018, l'entreprise travaillait sur un programme pour améliorer le guidage des frappes de drones. Face au tollé interne et aux dizaines de démissions d'ingénieurs, Google avait reculé et promis solennellement : plus jamais d'armes, plus jamais de surveillance. Sept années plus tard, cette promesse a été discrètement effacée. Demis Hassabis, patron de la division intelligence artificielle de Google, justifie ce revirement en une phrase : "Le monde a changé". Ce qui se joue aujourd'hui dépasse largement Google. C'est toute l'intelligence artificielle américaine qui bascule. OpenAI, créateur de ChatGPT, a cédé aux pressions. Son patron Sam Altman s'est même excusé, qualifiant sa décision d'"opportuniste et bâclée". Anthropic résiste mais paie le prix fort. Google doit trancher dans les prochains jours. L'Europe observe cette bataille depuis les gradins, alors que nos entreprises, hôpitaux, banques et administrations utilisent quotidiennement ces outils américains. Si demain le Pentagone prend le contrôle de ces technologies sans garde-fous, qui décidera de leur usage ? La question du pouvoir réel dans ces géants technologiques se pose avec acuité : actionnaires, dirigeants ou ingénieurs capables de démissionner en masse ? Dans la Silicon Valley, le talent a toujours fait la loi, mais face à la raison d'État, l'éthique pèse moins lourd qu'un contrat à neuf chiffres. Quand une démocratie perd le contrôle de son intelligence artificielle, elle ne le récupère jamais. --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30.  Merci pour votre écoute  Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement.    Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock :  https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSkAinsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLpEt découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankxHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  11. 50

    Une révolution silencieuse touche les ménages belges

    Ces dernières semaines, ces derniers jours, avec la crise iranienne qui dure, les prix de l’énergie continuent de monter, nos responsables politiques s’écharpent, avec les uns qui disent "il faut aider les ménages" et les autres qui répondent "c’est impossible, on n’a plus les moyens". Après le Covid, après l’Ukraine, les caisses de l’État sont vides. Ces deux camps se trompent en réalité de débat. Le vrai débat est ailleurs, et il est quelque part plus inquiétant. Pour comprendre, petit voyage dans le temps. Dans les années 80, quand vous gériez votre budget, vous aviez ce que les économistes appellent une "marge d’arbitrage". Ça veut dire que quand le mois était difficile, on pouvait reporter une dépense. La machine à laver qui faiblit, on la fait tenir six mois de plus. Le canapé qu’on estime un petit peu fatigué, on attend l’année prochaine. Les vacances, on les prend, mais on reste en Belgique. La nouvelle voiture, on la décale. C’est ce qu’on appelle la consommation discrétionnaire. Pourquoi discrétionnaire ? Parce que vous avez le pouvoir de décider de reporter, voire de renoncer. Aujourd’hui, regardez tout ce qui sort automatiquement chaque mois. Le forfait téléphonique, l’Internet, Netflix, Spotify, Disney+, Amazon Prime, le cloud pour vos photos, sans doute ChatGPT ou Gemini, la salle de sport, le journal en ligne et, bien sûr, le loyer ou le crédit, l’électricité, le gaz, les assurances. Sur toutes ces dépenses, qu’est-ce que vous pouvez supprimer demain ? Honnêtement, presque rien. C’est ce que l’économiste Thibault Prébet décrit très très bien dans l’un de ses livres, et notamment "Démographie, la bombe tranquille". Nous sommes passés d’une économie où l’on pouvait arbitrer à une économie où tout est devenu un abonnement. Et un abonnement, par définition, vous ne le reportez pas. Pas de paiement, pas de service. Le compte est coupé, point barre. Voilà donc la révolution silencieuse, voilà la véritable bombe. Une part énorme du budget des ménages aujourd’hui est devenue irréductible, incompressible, verrouillée. Et cette part d’abonnement grandit chaque année. Quand demain la crise iranienne fera remonter le mazout, le gaz, l’électricité, les carburants, où voulez-vous que les gens coupent ? Ils ne peuvent plus reporter une voiture qu’ils n’achètent plus, ils ne peuvent plus reporter des vacances qu’ils ne prennent déjà plus, ils ne peuvent plus reporter des restos qu’ils ont déjà supprimés. Toutes les soupapes traditionnelles sont verrouillées, fermées. C’est là que le débat politique devient surréaliste. Parce que la véritable question n’est plus, faut-il aider ou non ? La vraie question est : que reste-t-il à serrer dans un budget familial où presque tout est déjà sous prélèvement automatique ? Et ça, c’est une nouvelle équation pour nos politiques, pour les syndicats, pour les banques aussi, qui voient bien que le défaut de paiement n’arrive plus en bout de mois, mais en milieu du mois. Une petite question avant la chronique économique d’Amid Faljaoui : Netflix, Spotify, Basic Fit, votre forfait, votre cloud… Faites le compte. Parce qu’Amid va nous expliquer pourquoi Et pourquoi personne ne veut en parler --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30.  Merci pour votre écoute  Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement.    Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock :  https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSkAinsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLpEt découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankxHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  12. 49

    Pourquoi l'intelligence artificielle rend l'anglais indispensable au travail

    Vous pensiez que l'intelligence artificielle allait vous dispenser d'apprendre l'anglais ? Que ChatGPT ferait le boulot à votre place ? C'est tout le contraire qui est en train de se produire. Et la Belgique, figurez-vous, vient de bondir dans le top 10 mondial de la maîtrise de l'anglais, explique Amid Faljaoui dans sa chronique économique. Vous avez sans doute entendu cette petite musique : l'intelligence artificielle va tuer les traducteurs, les profs de langue, les interprètes. Plus besoin d'apprendre l'anglais. Aujourd'hui, c'est exactement le contraire qui se produit. Une enquête vient de paraître, elle a interrogé plus de 1300 directeurs des ressources humaines dans 17 pays. Le verdict est sans appel : 81% d'entre eux estiment qu'avec l'arrivée de l'intelligence artificielle, l'anglais devient encore plus indispensable qu'auparavant. Pourquoi cette évolution ? Pour quatre raisons très simples. D'abord, parce que la quasi-totalité des outils d'intelligence artificielle sont conçus en anglais. Ensuite, parce qu'il faut vérifier ce que l'IA raconte, et la matière première est anglo-saxonne. Troisième raison : pour écrire un "prompt" efficace, il faut maîtriser la langue de Shakespeare. Enfin, parce que l'automatisation déplace les responsabilités vers le haut. Et plus on monte dans la hiérarchie, plus on doit parler anglais. La Belgique vient de bondir à la 9e place mondiale du classement de la maîtrise de l'anglais. 9e sur 123 pays. L'année dernière, nous étions 13e. Mais soyons honnêtes : ce beau 9e rang pour la Belgique, on le doit en grande partie à la Flandre. En Wallonie et à Bruxelles francophone, le retard reste encore réel. Le cocorico belge sonne nettement plus flamand que wallon et c'est précisément pour cela qu'il faut se réveiller au sud du pays. Les pays qui imposent un niveau minimum d'anglais à la sortie du secondaire ont souvent des entreprises plus performantes, plus productives, avec des clients plus satisfaits. La corrélation est limpide. Si vous dirigez une PME wallonne ou bruxelloise, ne tombez surtout pas dans le piège de croire que l'intelligence artificielle va vous dispenser de former vos équipes. C'est même l'inverse. Plus vos collaborateurs maîtriseront l'anglais, plus ils tireront parti de l'intelligence artificielle. Plus vos équipes sauront vérifier ce que l'IA leur sort, plus elles seront employables demain ou après-demain. Si vous êtes salarié aujourd'hui, seul un employeur sur cinq exige une certification d'anglais à l'embauche. Mais d'ici cinq ans, ils seront plus d'un sur deux. Le TOEIC, le TOEFL, le Cambridge deviendront un atout déterminant sur un CV. L'intelligence artificielle ne dispense donc pas d'apprendre l'anglais, elle le rend au contraire plus stratégique que jamais dans un monde professionnel en pleine mutation. --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30.  Merci pour votre écoute  Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement.    Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock :  https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSkAinsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLpEt découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankxHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  13. 48

    L'Allemagne abandonne l'automobile pour les armes : un mirage à 1000 milliards

    L'Allemagne pivote, l'Allemagne se réarme, l'Allemagne renaît. C'est ce que tous les journaux nous ont raconté cette semaine. Sauf qu'Amid Faljaoui, notre chroniqueur économique, a regardé les chiffres. Et ces chiffres racontent une tout autre histoire. Une histoire bien plus inquiétante, où il est question d'un cache-sexe, d'un cessez-le-feu qui ferait tout s'écrouler, et de Chinois qui, eux, ne perdent pas leur temps. Le Wall Street Journal a récemment publié un article présentant l'Allemagne comme un pays en pleine réinvention, abandonnant progressivement l'automobile pour se tourner vers la production d'armements. Mercedes et Volkswagen transforment leurs usines pour produire des drones, des missiles et notamment des pièces destinées au bouclier antimissile israélien. Au total, 1000 milliards d'euros ont été débloqués, présentés comme le symbole de la grande renaissance industrielle allemande. Pourtant, les chiffres révèlent une réalité bien différente. L'industrie allemande perd actuellement 15.000 emplois par mois, soit 180.000 postes par an. Volkswagen, dont les bénéfices ont chuté de 44%, vient d'annoncer la suppression de 50.000 emplois d'ici 2030. Cette hémorragie d'emplois contraste violemment avec le discours triomphaliste sur le réarmement du pays. L'ensemble de l'industrie de défense allemande emploie environ 150.000 personnes. Autrement dit, l'Allemagne perd en une seule année plus d'emplois industriels qu'il n'y en a dans tout son secteur de l'armement. Les économistes de plusieurs instituts de réflexion l'affirment sans détour : même en triplant les dépenses militaires, l'industrie de l'armement ne compensera jamais les pertes subies par l'industrie automobile. Cette renaissance militaire repose sur un fondement fragile : la guerre en Ukraine. Près d'un quart des armes produites en Allemagne sont actuellement destinées à l'Ukraine. Que se passera-t-il le jour où un cessez-le-feu sera imposé ? Le jour où un accord de paix sera signé ? Les carnets de commandes se videront brutalement, transformant cette belle histoire industrielle en une sévère désillusion. Pendant que l'Allemagne mise tout sur l'armement, la Chine conquiert méthodiquement des parts de marché dans l'industrie automobile mondiale. Le réarmement allemand n'est pas une véritable solution industrielle, mais plutôt un artifice qui dissimule une réalité dérangeante : la Chine est en train de s'approprier l'industrie automobile européenne. Les milliards investis dans la défense ne changeront pas cette donne fondamentale. L'Allemagne risque de se retrouver dans une impasse : dépendante d'une industrie militaire alimentée par un conflit qui ne durera pas éternellement, tout en ayant perdu sa suprématie dans l'automobile face à la concurrence chinoise. --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30.  Merci pour votre écoute  Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement.    Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock :  https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSkAinsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLpEt découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankxHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  14. 47

    Dette publique : comment une sanction de Moody's pourrait devenir un atout pour De Wever

    Vendredi soir, l’agence américaine Moody’s a dégradé la note de la dette publique de la Belgique. Sur le papier, c’est une mauvaise nouvelle. Une gifle, même. Et pourtant, figurez-vous qu’il y a un homme, tout ce week-end, qui a probablement souri en lisant ses journaux. Un seul. Amid Faljaoui, notre chroniqueur vous dis qui, et surtout pourquoi, dans quelques secondes.​​​​​​​​​​​​​​​​ Il existe en Belgique une règle non écrite que tout le monde connaît : les grands efforts budgétaires ne se font que sous la menace. Cette particularité belge permet de comprendre pourquoi la dégradation de la note de notre dette publique par Moody's, apparemment mauvaise nouvelle, constitue peut-être un cadeau politique inespéré pour le Premier ministre. Pour saisir l'enjeu, il faut d'abord comprendre le rôle d'une agence de notation. Celle-ci fonctionne comme un professeur qui évalue votre bulletin pour informer vos créanciers de votre sérieux en tant qu'emprunteur. La note "Triple A" désigne l'élève modèle, tandis que "A1", nouvelle note attribuée à notre pays, caractérise encore un bon élève, mais avec quelques points d'attention. Plus la note baisse, plus les taux d'intérêt augmentent. Cette dégradation pourrait considérablement arranger Bart De Wever. Le mécanisme ressemble à celui d'une entreprise qui doit restructurer mais n'ose pas assumer seule cette décision face à ses équipes et actionnaires. La direction fait alors appel à un consultant externe. Celui-ci produit un rapport qui confirme ce que tout le monde savait déjà, puis repart avec ses honoraires. Mais sa présence change tout : les mesures impopulaires ne sont plus celles du patron, elles découlent du rapport du consultant. L'agence Moody's vient précisément de jouer ce rôle de consultant externe de la démocratie belge. Son rapport permet à Bart De Wever de déclarer à ses partenaires de coalition : "Ce n'est pas moi, ce sont les marchés financiers". Cette stratégie transforme le Premier ministre en simple exécutant de décisions imposées par les forces du marché. Si ce mécanisme fonctionne une nouvelle fois, il révèle quelque chose d'inquiétant sur notre système politique. La Belgique dispose pourtant de tous les atouts pour bien se gouverner : une administration compétente, un Bureau du Plan respecté, des économistes reconnus. Malgré ces ressources, il faut qu'une agence de notation américaine nous sermonne pour que nous nous décidions enfin à agir. Bart De Wever a donc de quoi sourire, mais ce sourire devrait plutôt nous faire réfléchir. Une démocratie qui n'avance qu'à coups d'avertissements étrangers n'est pas une démocratie en pleine santé. L'agence Moody's a accompli son travail, mais le nôtre reste encore à faire. --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30.  Merci pour votre écoute  Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement.    Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock :  https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSkAinsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLpEt découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankxHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  15. 46

    Le Pakistan, nouveau fournisseur de protection nucléaire au Moyen-Orient

    Et si la plus grande révolution stratégique de 2026 ne venait ni de Washington, ni de Moscou, ni de Pékin… mais du Pakistan ? Un pays avec 170 têtes nucléaires et le projet fou de couvrir à la fois l'Arabie saoudite sunnite et l'Iran chiite sous le même parapluie. Amid Faljaoui, notre chroniqueur économique, vous explique comment la bombe atomique est devenue un vrai business et pourquoi ce n'est plus Paris qui écrit la doctrine nucléaire, mais le Pakistan qui vend au plus offrant… des polices d'assurance ! Début mars, Emmanuel Macron annonçait une révolution stratégique : la France allait passer à la "dissuasion avancée". Concrètement, l'arsenal nucléaire français ne se contenterait plus de protéger l'Hexagone, mais deviendrait un bouclier pour l'Europe entière, avec des garanties étendues aux alliés et des exercices militaires communs. Une idée brillante qui a immédiatement inspiré... le Pakistan. Car Islamabad a rapidement saisi l'opportunité commerciale de cette nouvelle approche. Il y a quelques mois, le Pakistan et l'Arabie Saoudite ont signé un accord de défense mutuelle historique : toute agression contre l'un sera considérée comme une agression contre les deux. Le détail qui change tout ? Le Pakistan reste le seul pays musulman officiellement doté de l'arme atomique, avec 170 têtes nucléaires. Riyad vient donc de se glisser sous le parapluie nucléaire pakistanais. Une hypothèse fait actuellement le tour des chancelleries et des services secrets internationaux : l'Iran, sous pression militaire des États-Unis et d'Israël depuis fin février, pourrait lui aussi chercher refuge sous cette protection nucléaire pakistanaise. Un scénario qui placerait Islamabad dans une position inédite : offrir sa garantie nucléaire à deux rivaux absolument irréconciliables. D'un côté l'Arabie saoudite sunnite, de l'autre l'Iran chiite. Deux puissances régionales qui s'affrontent déjà par procuration au Yémen, au Liban et en Syrie. Pourtant, cette configuration géopolitiquement explosive pourrait bien devenir réalité, transformant le Pakistan en arbitre nucléaire du Moyen-Orient. Derrière cette révolution stratégique se cache une logique purement économique. Personne ne prête sa bombe nucléaire par pure sympathie. L'Arabie saoudite avait d'ailleurs financé le programme nucléaire pakistanais dans les années 80 : ce nouvel accord ressemble donc à un retour sur investissement particulièrement juteux. Pour l'Iran, les contreparties seraient différentes mais tout aussi attractives : Islamabad pourrait obtenir du gaz iranien à prix cassé ou un accès privilégié à des ports stratégiques. Si cette hypothèse se confirme, la dissuasion nucléaire cesserait d'être un simple symbole de prestige national pour devenir un véritable service commercial. Le Pakistan, longtemps perçu comme un État fragile, se muerait alors en fournisseur de sécurité incontournable du Moyen-Orient. Dans un monde où les grandes puissances se replient sur elles-mêmes, le parapluie nucléaire se privatise. Et ce n'est désormais plus Paris qui dicte la doctrine, mais Islamabad qui vend ses polices d'assurance au plus offrant. --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30.  Merci pour votre écoute  Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement.    Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock :  https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSkAinsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLpEt découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankxHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  16. 45

    Hermès perd 14% en Bourse : les secrets d'un empire du luxe dévoilés

    Hermès. La marque de sac à main la plus désirée du monde et que personne ne peut s'offrir… ou presque. Cette semaine, l'action a perdu 14% en une seule journée. Et la raison, personne n'ose la dire tout haut : Hermès est en réalité une marque de masse. Déguisée en mythe absolu. Amid Faljaoui, notre chroniqueur économique vous explique pourquoi. Vous voulez un sac Hermès, un Birkin ou un Kelly ? Vous entrez en boutique et on vous dit "désolé, pas de sac aujourd'hui, revenez dans six mois, peut-être dans un an, peut-être jamais d'ailleurs". C'est précisément cette frustration organisée qui fait et qui faisait la force d'Hermès. Plus c'est inaccessible, plus on le désire, plus on le désire et plus ça vaut cher. Ce cercle magique a duré des décennies mais cette semaine, le charme a commencé à se fissurer. Les ventes du premier trimestre pour Hermès ont déçu les actionnaires : l'action Hermès a chuté de 14% en une seule séance. Mais les véritables raisons sont autres et révèlent les failles d'un modèle économique paradoxal. Car derrière l'image d'exclusivité absolue se cache une réalité bien différente. Premier secret : Hermès est une marque de masse déguisée en marque d'exception. Plus de la moitié de son chiffre d'affaires ne vient pas des sacs mythiques à plus de 10.000 euros mais de produits bien plus accessibles : ceintures, foulards, parfums, bijoux fantaisie. Le Birkin, c'est la vitrine. Mais le vrai fonds de commerce, c'est le cadeau d'anniversaire à 300, 400, 500 euros. Tant que l'économie va bien, tout le monde achète le foulard pour rêver du sac. Quand l'économie ralentit, ces achats s'évaporent les premiers. C'est exactement ce qui s'est passé ce trimestre. Deuxième secret : même les sacs iconiques montrent des signes de faiblesse. Sur le marché de l'occasion américain, le nombre de Birkin et Kelly disponibles a triplé depuis 2020. Ce qui était introuvable devient trouvable. Et quand quelque chose devient plus facile à trouver, le désir diminue mécaniquement. Ce n'est donc pas une crise Hermès isolée, c'est une crise plus large des objets de prestige extrême, traités pendant des années comme des valeurs-refuges, au même titre que l'or. Il y a pourtant un contre-exemple tout à fait éclairant. La marque italienne Brunello Cucinelli, adorée des ultra-riches, a crû de 14% au premier trimestre. Sa recette ? Rester exclusif à 100% et ne jamais chercher le volume. Son chiffre d'affaires est dix fois plus petit que celui d'Hermès. Pour grandir, Hermès a dû s'ouvrir. Pour s'ouvrir, il a fragilisé son mythe. Trop grand pour rester un mythe pur et trop exclusif pour être une vraie marque grand public. Hermès reste une machine extraordinaire : 17 milliards d'euros de vente, 40% de marge. Mais peut-on être à la fois le rêve inaccessible et le cadeau d'anniversaire raisonnable ? Peut-on vendre l'exclusivité absolue et le porte-clés assorti ? On ne peut pas tout avoir, visiblement. --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30.  Merci pour votre écoute  Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement.    Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock :  https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSkAinsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLpEt découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankxHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  17. 44

    Est-ce que l’État belge s’enrichit quand le prix de l’essence monte ?

    Est-ce que l’État belge s’enrichit quand le prix de l’essence monte ? Beaucoup le croyaient. La réalité est bien plus compliquée et bien moins rassurante. Hier matin, la Banque nationale de Belgique a mis les points sur les i. Amid Faljaoui notre chroniqueur économique vous dit tout. --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30.  Merci pour votre écoute  Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement.    Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock :  https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSkAinsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLpEt découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankxHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  18. 43

    Avons-nous sacrifié la guérison du cancer pour développer ChatGPT ?

    Et si la course au chatbot, ces robots conversationnels comme ChatGPT, à qui vous pouvez poser n'importe quelle question, nous avait empêché de guérir le cancer? C'est ce qui circule sur les réseaux sociaux depuis quelques jours. On attribue cette phrase à Demis Hassabis, le patron de Google DeepMind et prix Nobel de chimie. Un Nobel qui parle et qui dit ça, ça impressionne, sauf que ce n'est pas exactement ce qu'il a dit. Dans une interview publiée le 7 avril dernier, Hassabis a effectivement exprimé un regret : il aurait préféré que l'intelligence artificielle reste plus longtemps dans les laboratoires, qu'on fasse davantage de projets, par exemple comme AlphaFold, un programme qui a réussi à comprendre la forme de 200 millions de protéines. C'est important parce que pour fabriquer un médicament, il faut d'abord comprendre comment une protéine est construite. AlphaFold a fourni ce plan pour la quasi-totalité des protéines connues. 3 millions de chercheurs dans le monde s'en servent désormais tous les jours. Mais de là à dire qu'on aurait guéri le cancer sans ChatGPT, il y a un fossé. Un fossé que seuls les réseaux sociaux peuvent franchir en une phrase ou en une vidéo de 60 secondes. Parce que le vrai sujet, c'est un bête problème économique. Aujourd'hui, un ingénieur de haut niveau en intelligence artificielle peut gagner entre 500 000 et 1 million de dollars par an pour améliorer un assistant conversationnel comme ChatGPT. Et le même ingénieur, s'il choisit de travailler dans un laboratoire pharmaceutique, gagnera 3 à 4 fois moins. Effectivement, les meilleurs cerveaux vont là où l'argent est, et ça, c'est un véritable problème. Mais, attention, c'est là que le raisonnement simpliste s'effondre. Cette course aux assistants virtuels a rapporté énormément d'argent aux géants de la tech. Et cet argent va en partie dans la recherche médicale.  Demis Hassabis, lui-même, a créé une filiale qui utilise l'intelligence artificielle pour inventer de nouveaux médicaments. Cette entreprise a signé des contrats avec deux géants pharmaceutiques pour près de 3 milliards de dollars. Son premier médicament contre le cancer, entièrement conçu par l'intelligence artificielle, est entré en essai clinique cette année. On teste d'ailleurs sur de vrais patients un remède qu'aucun chercheur humain n'aurait trouvé seul. Autrement dit, l'argent des chatbots finance la recherche contre le cancer. C'est le paradoxe que personne ne veut voir parce qu'il est effectivement moins spectaculaire qu'un titre indigné sur TikTok. Oui, la répartition des talents n'est sans doute pas idéale aujourd'hui, mais le marché est en train de se corriger tout seul. Et le jour où concevoir des médicaments par IA rapportera autant que fabriquer un assistant virtuel, les ingénieurs changeront de camp ces mécaniques. Donc le vrai message de Hassabis n'est pas que l'IA nous a trahis, c'est que l'IA médicale va devenir le prochain grand marché. Et ça, c'est une excellente nouvelle pour tout le monde. --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30.  Merci pour votre écoute  Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement.    Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock :  https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSkAinsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLpEt découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankxHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  19. 42

    Détroit d'Ormuz : de bien commun à arme économique mondiale

    "Ouvert à tous ou fermé à tous ". C'est une phrase courte. Presque évidente. Et pourtant, si Donald Trump l'avait appliquée ce matin, au détroit d'Ormuz, il aurait pu avoir le monde entier de son côté : la Chine, l'Europe, les pays du Golfe. Il ne l'a pas fait. Et maintenant il se retrouve seul, avec une guerre qui coûte de plus en plus cher, et un baril de pétrole qui vient de repasser les 100 dollars. Amid Faljaoui notre chroniqueur économique vous en dit plus. Il y a des phrases qui semblent anodines et qui sont parfois en réalité de véritables bombes comme celle prononcée par l'ancien diplomate américain Richard Haass : "Le détroit d'Hormuz doit être ouvert à tous ou fermé à tous." Depuis ce lundi matin, la marine américaine contrôle l'entrée et la sortie du détroit. Tout navire passé par un port iranien peut donc être saisi. Washington appelle ça un "blocus" mais en économie on parle de nationalisation forcée d'une route maritime internationale. Le détroit d'Ormuz n'appartient plus à tout le monde mais à qui appartient-il désormais ? Depuis mars, Téhéran ferme, perçoit des droits de passage et fait monter les enchères et le monde entier a crié fort justement au scandale. Aujourd'hui, Washington fait exactement pareil, avec d'autres objectifs mais la même mécanique : fermer, contrôler, décider qui passe. Qui paye la facture ? La Chine qui importe 1,6 million de barils iraniens par jour, soit 15% de toute sa consommation pétrolière. Et le brut livré à Pékin tourne déjà aujourd'hui autour de 130 à 140 dollars le baril. Trump espère que cette facture forcera la Chine à pousser l'Iran à négocier. C'est stratégiquement cohérent mais 191 millions de barils iraniens sont déjà en ce moment sur des tankers en pleine mer. Selon les experts, les effets réels ne se feront sentir à Pékin que dans deux à trois mois. La Chine a le temps. Et pendant ces deux à trois mois, ce sont les marchés qui paniquent, les assureurs maritimes qui font exploser leurs primes et les prix qui montent pour tout le monde, y compris pour les électeurs américains. L'Iran attend. Sa stratégie est d'une cohérence implacable : transformer ce conflit en hémorragie économique mondiale. Si le blocus se durcit, Téhéran sortira son dernier joker, le Bab al-Mandab, au large du Yémen, un deuxième goulot d'étranglement. Si les États-Unis avaient brandi le principe "ouvert à tous, fermé à tous" comme un étendard universel, ils auraient pu rallier à leur cause la planète entière derrière eux : la Chine, l'Europe, les pays du Golfe. C'était la coalition disponible, prête à se former. Mais en imposant un blocus Washington a tout gâché. Un détroit, ce n'est pas une arme, c'est un bien commun. Et quand il devient une arme, comme c'est le cas aujourd'hui, c'est l'économie mondiale entière qui saigne. --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30.  Merci pour votre écoute  Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement.    Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock :  https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSkAinsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLpEt découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankxHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  20. 41

    Et si demain, vous pouviez devenir milliardaire tout seul, sans employé, sans bureau, juste avec l’intelligence artificielle ?

    Imaginez un type seul chez lui, dans son salon à Los Angeles, il n'a pas de bureau, pas d'employés, pas d'investisseurs, juste un ordinateur et une carte bancaire avec 20 000 dollars dessus. Neuf mois plus tard, son entreprise génère 400 millions de dollars de chiffre d'affaires. Et elle est en route pour 1,8 milliard cette année. Comment est-ce possible? Grâce à l'IA, l'intelligence artificielle. L'homme s'appelle Mathieu Gallagher, il a 41 ans et son idée est très simple : créer un site internet où les Américains peuvent consulter un médecin en ligne et se faire livrer des médicaments contre l'obésité. Vous savez, les fameux Ozempic, Wegovi et compagnie. Rien de neuf sur le principe. Ce qui est neuf, c'est qu'il a tout fait faire par l'intelligence artificielle. Son site web a été codé par ChatGPT et par Cloud. Les publicités ont été fabriquées par des générateurs d'images et de vidéos liées à l'intelligence artificielle. Son service client, c'est un robot d'intelligence artificielle disponible jour et nuit. Quand un client veut parler à un humain, c'est un clone de la voix de Galagher qui décroche. Pas lui, mais sa copie numérique. En clair, un seul homme a fait le travail d'une entreprise de 200 personnes. Et les chiffres sont vertigineux : 300 clients le premier mois, 250 000 un an plus tard. Son concurrent direct, la société Imzenhairs, emploie 2400 salariés pour un chiffre d'affaires à peine supérieur. Sa marge bénéficiaire est trois fois plus faible que celle de la société de Gallagher. Le New York Times, qui est quand même la référence, a raconté cette histoire début avril comme une sorte de conte de fées technologique. Sam Altman, le patron d'OpenAI, la maison mère de ChatGPT, avait d'ailleurs parié que ce genre d'histoire arriverait. Il a gagné son pari. Il disait que grâce à l'intelligence artificielle, on assisterait à des entreprises fondées par une seule personne et qui feront un milliard de dollars. Il a donc gagné son pari. Attention, le conte de fées a une face différente, cachée. Car ce que le New York Times n'a pas raconté, c'est ce qu'il y a sous le capot : six semaines avant l'article, la FDA, l'autorité américaine qui contrôle les médicaments aux États-Unis, avait envoyé un avertissement officiel à la société de cette personne pour publicité mensongère. En effet, le site laissait croire que ces produits étaient validés par les autorités sanitaires. C'est faux. Pire encore, des enquêtes ont révélé que des centaines de profils de médecins qui recommandent cette société sur Facebook, sont des faux fabriqués par l'intelligence artificielle. Les photos des clients, avant et après leur perte de poids, également des faux générés par l'IA. Et une plainte collective a été déposée en Californie pour envoi massif de spam publicitaire. Vous voyez donc le problème? L'intelligence artificielle a permis à cet homme de construire un empire en quelques mois. Mais elle lui a aussi permis de fabriquer des faux médecins, de falsifier des preuves et de tromper des centaines de milliers de clients. Le tout à une échelle industrielle. Sam Altman, le patron d’OpenAI, la maison mère de ChatGPT l’avait promis. Un entrepreneur américain vient de le faire : un milliard de dollars en moins d’un an, depuis son salon. Mais attention : cette success story cache peut-être la plus grande arnaque de l’ère de l’IA. Amid Faljaoui, notre chroniqueur économique, nous explique tout ça.​​​​​​​​​​​​​​​​ --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30.  Merci pour votre écoute  Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement.    Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock :  https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSkAinsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLpEt découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankxHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  21. 40

    Un laboratoire d’intelligence artificielle vient de créer un logiciel capable de pirater n’importe quel système informatique au monde

    Imaginez un cambrioleur capable de trouver la faille de n'importe quelle serrure au monde, en quelques heures, voire quelques minutes. La serrure de votre banque, de votre hôpital, de votre centrale nucléaire. Maintenant, imaginez que ce cambrioleur n'est pas un homme, mais un logiciel, et qu'il vient d'être inventé, ce qui est le cas. Ce logiciel s'appelle Mythos. Il a été créé par Anthropic, l'un des laboratoires d'intelligence artificielle les plus puissants au monde. Et ce que Mythos sait faire donne des sueurs froides à toute l'industrie technologique : vous lui donnez quasiment n'importe quel programme informatique, un système d'exploitation, un navigateur, le logiciel qui fait tourner votre smartphone et il en trouve les failles de sécurité, et par milliers, y compris des vulnérabilités que les meilleurs ingénieurs de la planète n'avaient pas repérées depuis 27 ans, même dans des systèmes pourtant réputés ultra sécurisés. Bien sûr, on a déjà entendu ce refrain. Souvenez-vous, en 2019, un autre laboratoire d'intelligence artificielle avait dit à peu près la même chose : notre modèle est trop dangereux pour être diffusé. Puis, quelques mois plus tard, il l'avait quand même diffusé, et le monde ne s'était pas effondré. On pourrait donc croire que Mythos, c'est juste du marketing. Après tout, sa maison mère Anthropic affiche aujourd'hui plus de 30 milliards de dollars de revenus et se prépare plus que probablement à entrer en bourse. Rien de tel, évidemment, qu'un récit de modèle trop puissant pour le commun des mortels pour convaincre effectivement les investisseurs de sortir leur chéquier. Sauf que, cette fois, il y a un petit détail qui change tout : Apple, Google, Microsoft et des dizaines d'acteurs du cloud et de la cyber sécurité ont accepté de collaborer avec Anthropic pour justement tester Mythos dans un programme appelé Project Glasswing. Or Google est un concurrent direct d'Anthropic dans l'intelligence artificielle. Le plus vertigineux, c'est le principe : si Mythos travaille pour vous, il repère vos failles et évidemment aide à les corriger. Mais s'il travaille contre vous, il peut aider à les exploiter. Donc le même outil a deux usages : le bouclier et l'épée. C'est un peu comme si on avait inventé un médicament qui, selon la dose, peut vous guérir ou vous tuer. Mais l'histoire prend effectivement un tournant inattendu quand on regarde qui ce programme dérange le plus. Il ne dérange pas les pirates informatiques, il dérange surtout le Pentagone parce que, depuis des années, les services de renseignement américains font exactement ce que Mythos menace de rendre beaucoup plus difficile : ils stockent secrètement des failles dans les logiciels, y compris américains. Pourquoi? Pour s'en servir comme cyber-armes le jour venu. C'est une partie de leur arsenal numérique. Et si des outils comme Mythos contribuent à corriger systématiquement ces failles, ils renforcent la sécurité. Mais, évidemment, ils réduisent aussi ce stock de brèches exploitables par l'armée américaine. --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30.  Merci pour votre écoute  Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement.    Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock :  https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSkAinsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLpEt découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankxHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  22. 39

    Trump-Iran : quand un cessez-le-feu se transforme en chèque sans provision

    L'Iran vient d'inventer un péage sur la plus grande autoroute pétrolière du monde. Le cessez-le-feu de Trump n'a même pas tenu 24 heures. Et pendant que les marchés célèbrent une paix qui n'existe pas encore, 4.500 Marines supplémentaires font route vers le Golfe. Qui bluffe ? Qui paye ? Et surtout : combien ça va vous coûter ? C’est le sujet de la chronique d'Amid Faljaoui. Oubliez les missiles, oubliez les déclarations martiales de part et d'autre. La véritable bataille entre Washington et Téhéran se joue désormais sur un terrain que vous connaissez tous très bien : votre portefeuille. Tard dans la nuit du mardi 7 avril, Donald Trump annonce un cessez-le-feu avec l'Iran. Les marchés pétroliers réagissent immédiatement par une forte baisse des cours ce mercredi. Sauf que 24 heures plus tard, cette paix ressemble déjà à un chèque sans provision et les marchés financiers vont très vite s'en rendre compte. Le nerf de cette guerre se situe au détroit d'Hormuz. Après l'annonce du cessez-le-feu, seulement quelques navires ont franchi ce passage stratégique. Le Financial Times révèle que l'Iran a instauré une taxe d'un dollar par baril sur chaque tanker qui traverse le détroit. Un dollar par baril, ça paraît modeste, mais c'est un précédent historique : Téhéran vient d'inventer le péage sur la plus grande autoroute pétrolière du monde. C'est exactement ce que les Américains voulaient empêcher. La proposition iranienne en 10 points constitue un véritable programme économique : maintien du contrôle iranien sur le détroit, levée des sanctions américaines, paiement de compensations à l'Iran, retrait des troupes. L'Iran ne demande pas seulement la paix, il demande à être payé pour la paix. Évidemment, Trump a balayé cette version d'un revers de main sur les réseaux sociaux. Les deux camps n'ont pas la même lecture du texte et c'est toute l'économie mondiale qui risque de trinquer. L'essence à 4 dollars le gallon aux États-Unis plombe les sondages de Trump à quelques mois des élections de mi-mandat. Les assureurs maritimes maintiennent des surprimes de guerre qui renchérissent chaque cargaison. Les chaînes d'approvisionnement asiatiques et européennes restent sous tension. Le plus révélateur reste la réaction du Pentagone : le secrétaire à la défense Pete Hegseth précise que les 50.000 soldats américains restent déployés et prêts à reprendre le combat. Le Financial Times rapporte que 4.500 marines supplémentaires font route vers la région. La baisse du pétrole ce mercredi, c'est ce qu'on appelle en finance un "trade d'espoir" : un pari fondé sur l'envie que les choses s'arrangent. Or, sur les marchés comme en géopolitique, l'espoir n'est jamais une stratégie. --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30.  Merci pour votre écoute  Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement.    Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock :  https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSkAinsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLpEt découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankxHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  23. 38

    Faux experts, vraies arnaques : le business de la peur financière

    Sur YouTube, ils vous annoncent la fin du monde financier. Ils mélangent des faits, des rumeurs et des complots. Et à la fin, surprise, ils ont un rapport financier gratuit à vous vendre. Dans sa chronique, Amid Faljaoui démonte la mécanique de ceux qui transforment votre angoisse en business. L'industrie de la peur financière ne connaît pas la crise et prospère. Vous les avez sans doute aussi croisés sur YouTube ou sur les réseaux sociaux : des gens très sérieux, avec des cartes militaires en arrière-plan et un ton grave. Au début, c'est plutôt convaincant. Ils vous parlent par exemple d'une séance de bourse étrangement plate, 6 heures de stagnation avec à peine 0,2% d'amplitude. Ils vous disent que cette absence de volatilité de la bourse est une sorte de "camisole algorithmique" avec comme sous-entendu que des institutions financières auraient été mandatées pour écraser la volatilité. Ça sonne bien mais c'est absurde car la séance en question, c'est celle du jeudi 2 avril, veille directe du "Good Friday", c'est-à-dire le jour où les bourses américaines sont fermées : ça ne s'appelle pas une camisole algorithmique, ça s'appelle juste une veille de jour férié. Bref, la séance la plus banale de l'année. La mécanique ne s'arrête pas là. Les mêmes experts enchaînent faits réels et rumeurs spectaculaires. 30 avions F-35 auraient été pulvérisés. "Rumeurs non confirmées", dit-il, et dans la phrase suivante, on raisonne comme si c'était un fait acquis. La pièce logique, elle est redoutable. Si les marchés baissent, le chroniqueur avait raison. Et s'ils sont stables, c'est qu'ils sont manipulés. Donc c'est encore pire. La thèse est infalsifiable. Ce n'est plus de l'analyse, c'est de la voyance en costume-cravate. Vient ensuite la culpabilisation : "nous ne sommes pas prêts pour ce qui arrive". Suivie aussitôt évidemment de la phrase de réconfort : "mais ne vous en voulez pas, il y a encore des gens moins préparés que vous". C'est très habile, vous et le chroniqueur en question, vous êtes ensemble, vous êtes du bon côté de ceux qui voient les choses. Et enfin, le coup de grâce : téléchargez gratuitement notre rapport spécial. Votre adresse e-mail contre leur solution miracle. Toute la vidéo, au fond, n'était qu'un entonnoir de vente, une publicité déguisée en renseignements militaires. Les risques géopolitiques sont réels et graves, mais transformer la guerre en argumentaire commercial, c'est instrumentaliser l'angoisse de ceux et celles qui épargnent pour leur famille. La prochaine fois qu'on vous annonce l'apocalypse financière, posez-vous une seule question : "Qu'est-ce qu'on me vend ?" Si la réponse arrive dans les 30 dernières secondes de la vidéo, vous avez votre réponse. Ce n'était pas de l'information, c'était une publicité avec du sang dessus. Mots-clés : Donald Trump, Iran, Etats-Unis, cessez-le-feu, banque, Pentagone, pétrole, Oman --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30.  Merci pour votre écoute  Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement.    Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock :  https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSkAinsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLpEt découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankxHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

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    Bitcoin à zéro : l'économiste qui a prédit la crise de 2008 oublie un détail crucial

    Un économiste célèbre a prédit la crise de 2008. Aujourd'hui, il annonce que le Bitcoin ira à zéro. Son argument est brillant. Mais il a oublié de vous dire un détail. Un détail qui ressemble à un aveu. Et qui change tout. C'est l'objet de la chronique d'Amid Faljaoui. Steve Keen, l'économiste qui avait prédit la crise financière de 2008, vient d'affirmer dans le célèbre podcast "The Diary of a CEO" de Stephen Barlett que le Bitcoin ira à zéro. Sa théorie repose sur un argument énergétique : selon lui, le Bitcoin consomme trop d'électricité et les gouvernements finiront par "couper le robinet", surtout après la guerre en Iran. Un raisonnement séduisant en apparence, mais qui révèle plusieurs failles importantes lorsqu'on l'examine de plus près. L'argument énergétique de Steve Keen présente effectivement des lacunes significatives. Si personne ne nie que le Bitcoin consomme beaucoup d'électricité, l'économiste omet de mentionner que cette énergie provient aujourd'hui en grande partie de sources renouvelables. Il passe également sous silence l'amélioration constante de l'efficacité énergétique des puces de minage et l'existence du "Lightning Network", une technologie qui permet désormais des millions de transactions avec une consommation quasi nulle. Le Bitcoin de 2026 n'a plus grand-chose à voir avec celui de 2010. L'hypothèse selon laquelle le Bitcoin serait le premier secteur sacrifié en cas de restrictions énergétiques soulève également des questions. Pourquoi cette cryptomonnaie serait-elle prioritairement visée alors que le streaming vidéo mondial consomme davantage d'énergie et que les centres de données de l'intelligence artificielle "explosent les compteurs" ? Cette sélectivité dans l'analyse interroge sur la neutralité du raisonnement proposé. Par ailleurs, l'idée d'un consensus mondial des gouvernements pour interdire le Bitcoin semble peu réaliste au regard des faits actuels. Des pays comme le Salvador ou les Émirats arabes unis font exactement le contraire en adoptant le Bitcoin comme outil de souveraineté économique. Cette diversité d'approches gouvernementales contredit l'hypothèse d'une interdiction coordonnée à l'échelle planétaire. Le détail le plus révélateur de cette analyse réside dans un aveu fait par Steve Keen à l'animateur du podcast. L'économiste a reconnu qu'on lui avait proposé d'acheter du Bitcoin à une livre sterling et qu'il n'avait pas saisi cette opportunité. Cette confession éclaire différemment sa position actuelle sur la cryptomonnaie. Face à une occasion manquée de cette ampleur, deux attitudes sont possibles : reconnaître son erreur d'appréciation ou construire un raisonnement sophistiqué pour justifier rétrospectivement sa décision. Quand un actif est détenu par des fonds d'investissement, adopté par des États souverains et utilisé par des centaines de millions de personnes, prédire qu'il ira à zéro relève moins de l'analyse économique que du pari émotionnel déguisé en raisonnement économique. --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30.  Merci pour votre écoute  Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement.    Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock :  https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSkAinsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLpEt découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankxHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  25. 36

    Trump tout-puissant : quel coût pour le monde qui lui résiste ?

    Donald Trump ne croit en rien. Les ayatollahs iraniens croient en tout, jusqu’au martyre. Entre ces deux extrêmes, l’économie mondiale suffoque. Amid Faljaoui, notre chroniqueur économique, nous raconte comment le cynisme absolu et le fanatisme absolu produisent exactement le même résultat : le chaos. Le Financial Times a publié cette semaine une chronique dévastatrice sur Donald Trump. La thèse de cet article tient en une phrase : le président américain ne comprend pas les gens qui croient en quelque chose. Pour cet homme d'affaires tout se négocie. Le problème c'est que cette vision du monde se fracasse contre la réalité. Et la facture, c'est nous tous qui la payons. Depuis l'offensive américano-israélienne contre l'Iran le détroit d'Ormuz est fermé. Et quand on ferme Ormuz, on ne ferme pas simplement un robinet parmi d'autres : on coupe un cinquième du pétrole mondial d'un seul coup. Le baril de Brent a d'ailleurs connu en mars sa plus forte hausse mensuelle depuis que les relevés existent. Le directeur de l'Agence internationale de l'énergie a été catégorique : c'est, selon lui, la plus grave crise énergétique de l'histoire, plus grave d'ailleurs que les chocs des années 70. Ce n'est pas que du pétrole. Quand le Golfe s'arrête, les engrais, le soufre, l'aluminium s'arrêtent aussi. Ce qui veut dire concrètement que cette guerre finit par toucher non seulement le prix à la pompe, mais aussi le prix du pain sur votre table. Tout cela parce que Trump trouvait curieux que l'Iran ne capitule pas devant la puissance de feu américaine. Son envoyé Steve Witkoff l'a d'ailleurs admis avec une candeur désarmante : toute cette force aurait dû pousser Téhéran à négocier. Et pourtant, ça n'a pas été le cas. Voici donc le paradoxe de cette crise : la plus grande puissance militaire du monde est dirigée par un homme convaincu que tout le monde a un prix. Dans un monde où ses adversaires agissent souvent par conviction, l'Iran défend sa révolution. Poutine poursuit son rêve de Grande Russie. Pékin joue le temps long d'une très vieille civilisation. On peut évidemment détester tous ces projets. Mais les ignorer quand on contrôle la première économie mondiale, cela coûte des points de croissance énormes à la planète entière. --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30.  Merci pour votre écoute  Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement.    Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock :  https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSkAinsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLpEt découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankxHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

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    Deepfakes : pourquoi l'astuce virale pour démasquer les escrocs ne fonctionne déjà plus

    Une vidéo largement partagée sur les réseaux sociaux prétend enseigner une méthode infaillible pour détecter les escrocs lors d'appels en visioconférence. Cependant, cette technique présente un défaut majeur : les cybercriminels ont également accès à cette information. Ces derniers ne se contentent plus de tentatives de séduction en ligne, mais visent directement les données bancaires et les virements frauduleux de leurs victimes. Notre chroniqueur économique Amid Faljaoui analyse pourquoi cette solution miracle pourrait déjà être obsolète. Imaginez recevoir un appel en visioconférence. Vous voyez votre interlocuteur, vous l'entendez parler, mais êtes-vous absolument certain que ce visage à l'écran n'est pas fabriqué par un logiciel en temps réel ? La réponse est non, et c'est exactement là que réside le problème. Personne ne peut plus être certain de l'authenticité d'un visage en vidéo, une réalité qui ouvre la porte à de nouvelles formes d'escroquerie particulièrement sophistiquées. Sur les réseaux sociaux, une créatrice de contenu propose une solution apparemment simple : demander à votre interlocuteur de passer sa main devant son visage. Si c'est un deepfake, ce faux visage généré par intelligence artificielle, le masque numérique devrait sauter et révéler la supercherie. Cette astuce, largement partagée, donne l'impression d'offrir une protection infaillible contre ces nouvelles arnaques numériques. Le problème majeur de cette méthode réside dans sa date de péremption, probablement déjà dépassée. Les outils de deepfake évoluent à une vitesse vertigineuse, et ce qui faisait bugger ces technologies hier ne les fait plus broncher aujourd'hui. La vidéo continue pourtant de circuler massivement, et les utilisateurs continuent de s'y fier aveuglément. Cette situation illustre un piège classique de la vulgarisation sur les réseaux sociaux. Contrainte par le format court de 40 à 60 secondes, l'information se simplifie et évacue les nuances essentielles. En matière de sécurité numérique, supprimer ces "oui mais" devient particulièrement dangereux, car cela crée une fausse impression de sécurité. Les deepfakes représentent aujourd'hui une menace économique réelle. Des escrocs utilisent le visage de patrons pour demander la validation de paiements urgents, ou se font passer pour des conseillers bancaires en visioconférence. Des entreprises, y compris en Belgique, perdent des dizaines de milliers d'euros sur des appels vidéo de quelques minutes seulement. Face à cette menace évolutive, les experts recommandent de ne jamais se fier à un seul test. Il faut multiplier les vérifications : demander un mouvement de profil (les deepfakes gèrent encore mal les rotations), vérifier la synchronisation entre les lèvres et le son, poser une question absurde pour observer les micro-expressions. Et surtout, en cas de doute sur un virement, raccrocher et rappeler sur un numéro trouvé indépendamment. Car un conseil de sécurité périmé s'avère pire qu'aucun conseil : il donne aux victimes la certitude, seule chose qui profite vraiment aux escrocs. --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30.  Merci pour votre écoute  Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement.    Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock :  https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSkAinsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLpEt découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankxHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

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    Marchés financiers : quand la géopolitique pulvérise les prévisions de 2026

    En janvier, tout le monde était d'accord : 2026 serait une année tranquille pour les marchés. Trois mois plus tard, le pétrole a augmenté de 63%, les obligations se sont effondrées et Wall Street vient de vivre son pire trimestre depuis quatre ans. Amid Faljaoui notre chroniqueur économique nous raconte comment un consensus unanime s'est fracassé sur la réalité d'une guerre. Le premier trimestre boursier 2026 restera dans les annales comme le pire depuis 2022. Les trois grands indices américains ont tous basculé dans le rouge, avec le S&P 500 qui a perdu 5% et le Nasdaq qui a cédé 7%. Cette débâcle ne s'est pas limitée aux États-Unis : l'Europe a subi la même punition tandis qu'en Asie, le Nikkei japonais s'est effondré de 13% sur le seul mois de mars. Le tournant décisif s'est produit le 28 février avec une escalade militaire impliquant les États-Unis, Israël et l'Iran qui a fait basculer tous les équilibres. Cette crise géopolitique majeure a provoqué un effet domino sur l'ensemble des marchés mondiaux, transformant les prévisions optimistes du début d'année en cauchemar économique. La première conséquence de cette escalade militaire a été spectaculaire sur le marché pétrolier. Le détroit d'Ormuz, ce couloir maritime stratégique par lequel transite un cinquième du pétrole mondial, a été quasiment paralysé. Cette situation a propulsé le prix du baril de 72 à 118 dollars, soit une hausse vertigineuse de 63% en un seul mois. Cette flambée énergétique a déclenché un cercle vicieux inflationniste. Quand l'énergie s'embrase, tous les secteurs suivent inexorablement : le transport, l'alimentation, la fabrication de tous les produits manufacturés. Cette spirale des coûts menace de relancer une inflation que les banques centrales pensaient avoir maîtrisée. Le choc le plus préoccupant concerne paradoxalement le marché des obligations d'État, ces reconnaissances de dette que les gouvernements vendent pour se financer. Traditionnellement, quand le monde traverse une crise, les investisseurs se réfugient vers ces placements considérés comme les plus sûrs. Mais cette fois, l'inverse s'est produit, créant une situation inédite sur les marchés financiers. Les conséquences concrètes de cette défiance se font déjà sentir. Les taux des crédits immobiliers américains ont grimpé à 6,38%, tandis que les banques centrales, qui prévoyaient de baisser leurs taux directeurs cette année, annoncent désormais qu'elles vont au minimum les maintenir, voire même les relever. Cette volte-face monétaire bouleverse tous les calculs économiques. Si les marchés boursiers ont évité un crash total, c'est grâce à une intervention massive des grands pays industrialisés. Ces derniers ont ouvert les vannes de leurs réserves stratégiques, libérant 400 millions de barils sur le marché pour stabiliser les cours. Cette mesure d'urgence a permis d'amortir le choc, mais son efficacité reste limitée dans le temps. Car c'est là que se cache l'enjeu majeur pour les trois trimestres restants de 2026. Les marchés financiers ont fondamentalement changé de nature : ils ne réagissent plus aux indicateurs économiques traditionnels mais aux rumeurs de paix ou de guerre. Cette transformation marque un basculement historique où l'émotion a pris le pas sur la raison dans les décisions d'investissement, créant une volatilité imprévisible qui constitue peut-être le véritable risque de l'année. --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30.  Merci pour votre écoute  Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement.    Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock :  https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSkAinsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLpEt découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankxHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

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    Révolution pétrolière : l'Iran enterre-t-il le pétrodollar ?

    On vous parle d'envahir l'île de Kharg, de saisir le pétrole iranien. Mais la vraie bataille se joue autour d'une monnaie. Pour la première fois depuis cinquante ans, du pétrole circule au Moyen-Orient sans passer par le dollar. Et ça, c'est bien plus dangereux pour les États-Unis qu'un débarquement. Amid Faljaoui, notre chroniqueur économique, nous raconte. L'île de Kharg, petit territoire du golfe Persique d'où part l'essentiel du pétrole iranien, cristallise les tensions géopolitiques actuelles. Lorsque Washington menace cette installation, il vise directement les revenus de Téhéran et une artère énergétique cruciale vers l'Asie. Mais l'enjeu véritable se situe 500 kilomètres plus au sud, dans le détroit d'Hormuz, ce goulot d'étranglement de quelques kilomètres seulement où passe un cinquième du pétrole mondial. Quand le conflit a éclaté, le trafic maritime dans ce passage stratégique s'est effondré, provoquant une flambée des prix du pétrole. Téhéran a alors annoncé la réouverture du détroit, mais exclusivement aux navires "non hostiles", excluant de facto les tankers liés aux États-Unis et à Israël. Si officiellement cette décision relève de considérations sécuritaires, un critère monétaire s'est officieusement imposé. Selon plusieurs révélations de presse, l'Iran a posé deux conditions pour autoriser le passage dans le détroit. La première, politique, consiste à ne pas participer aux agressions contre le pays. La seconde, beaucoup plus discrète mais potentiellement révolutionnaire, exige de ne plus facturer le pétrole en dollars - la devise de l'ennemi - mais en yuan chinois. Cette exigence remet en question un système établi en 1974, lorsque les États-Unis ont conclu un pacte avec l'Arabie Saoudite : protection militaire contre facturation pétrolière en dollars. Depuis cette date, tout pays souhaitant acheter du pétrole doit d'abord se procurer des dollars américains. Cette demande mondiale constante pour la devise américaine permet aux États-Unis de placer leur dette à des taux avantageux et de financer leurs déficits récurrents ainsi que leurs interventions militaires sans risquer la faillite. Ce mécanisme du "pétrodollar" montre aujourd'hui des signes de fragilité. Au début des années 2000, à peine 2% du commerce pétrolier s'effectuait en dehors du dollar. Après les sanctions imposées à la Russie, cette proportion dépasse désormais 20%. La Chine règle déjà une partie de ses achats énergétiques en yuan, tandis que l'Arabie Saoudite elle-même explore des contrats libellés dans d'autres monnaies. Le détroit d'Hormuz devient ainsi le théâtre d'une expérimentation monétaire grandeur nature. L'enjeu crucial réside dans la monnaie qui sera utilisée pour facturer le pétrole iranien une fois le trafic normalisé. Si le dollar s'impose à nouveau, l'Amérique aura préservé bien plus qu'un simple rocher dans le Golfe. Mais si le yuan l'emporte, cela démontrera qu'il est possible d'acheter de l'énergie en contournant la devise américaine et ses sanctions - une brèche qui, historiquement, ne se referme jamais. --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30.  Merci pour votre écoute  Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement.    Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock :  https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSkAinsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLpEt découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankxHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  29. 32

    Google prend-il le pouvoir sur notre information ?

    Vous pensez lire un journal, en réalité vous lisez de plus en plus une version réécrite par Google. En effet, chaque jour, des millions d’Européens parcourent des titres de journaux ou de médias dans les résultats de recherche, puis décident, en une fraction de seconde, de cliquer, ou pas. Ce réflexe repose sur une confiance implicite, à savoir que le titre de l’article reflète bien le travail du journaliste, sauf que ce n’est déjà plus tout à fait vrai. Depuis plusieurs années, Google modifie massivement les titres affichés. Officiellement, il s’agit d’optimiser la lisibilité ou de mieux correspondre à la requête. Dans les faits, une étude de 2025 montrait que la majorité des titres d’articles étaient déjà modifiés, altérés, parfois légèrement, parfois plus fortement. Un cap est en train d’être franchi. Google, en effet, ne se contente plus d’ajuster, il commence à générer : avec l’intelligence artificielle, les titres d’articles peuvent désormais être reformulés sans reprendre les mots du journaliste. Autrement dit, la vitrine éditoriale d’un média peut être réécrite par une machine extérieure sans validation, sans transparence et, surtout, sans responsabilité. Les effets ne sont pas neutres. Une ironie peut être effacée, une nuance peut être simplifiée, une critique peut être transformée en ambiguïté. Dans certains cas, déjà observés, le sens même d’un article peut être totalement déformé par une reformulation trop agressive. Pas par malveillance, par logique d’optimisation. Car c’est bien de cela qu’il s’agit. Google n’est pas un éditeur, c’est juste un intermédiaire qui maximise votre clic, notre clic. Et pour maximiser ce clic, il ajuste le message quitte à s’éloigner de l’intention initiale du journaliste. Le problème c’est que ce détail, si je puis dire, touche au cœur même du modèle économique des médias. Un titre, ce n’est pas un accessoire, c’est un actif stratégique. C’est ce titre qui capte l’attention, c’est lui qui déclenche l’audience, c’est lui qui génère les revenus. Le modifier c’est intervenir directement dans la chaîne de valeur de l’information. Ce scénario, on l’a déjà vu des dizaines de fois. La différence, ici, c’est que l’enjeu n’est pas technique, il est carrément démocratique. Pendant ce temps, en Europe, c’est le silence radio. On a des lois pour encadrer les plateformes, un Digital Market Act, des droits voisins pour protéger la presse. Mais sur ce point précis (qui contrôle le titre que vous lisez) il n’y a quasiment rien. Pas de transparence obligatoire, pas de signalement clair, pas de véritable opto généralisé pour les éditeurs. Autrement dit, une plateforme privée peut redéfinir la manière dont l’information nous est présentée, sans que nous le sachions et sans que les producteurs de cette information, c’est-à-dire les journalistes, puissent réellement s’y opposer. La question n’est donc plus technique, elle est simple et politique : qui contrôle l’accès à l’information, la manière dont elle nous est racontée ? Parce qu’à partir du moment où le titre, c’est-à-dire l’angle, la promesse et parfois même le sens, peut être réécrit par un acteur qui n’est pas responsable éditorialement, ce n’est plus seulement de l’optimisation, c’est quasiment, il faut le dire, une prise de pouvoir sur notre information. --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30.  Merci pour votre écoute  Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement.    Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock :  https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSkAinsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLpEt découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankxHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

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    Pourquoi l'or baisse-t-il quand tout le monde s'attend à ce qu'il monte ?

    Aujourd'hui, je vais vous parler d'un mystère, celui de la baisse du cours de l'or. En théorie, c'est vrai que c'est simple. Quand le monde va mal, l'or monte : en période de guerre, en période de crise, en période de panique. Dans ce genre de scénario, les investisseurs se réfugient généralement dans l'or et son prix grimpe. C'est un petit peu le b. a.-ba de la finance. Sauf que cette fois, c'est exactement l'inverse : fin janvier, l'or a battu son record historique à près de 5600 dollars l'once. Depuis, en pleine guerre en Iran, en pleine tension sur le détroit d'Ormuz, l'or est retombé autour de 4400 dollars. On pourrait se dire qu'il y a un bug dans le système mais, en réalité, c'est tout le contraire. C'est justement ça qui est intéressant à comprendre. Le premier réflexe en période de stress, ce n'est pas de se réfugier dans l'or, mais c'est de chercher du cash. Beaucoup d'investisseurs achètent à crédit, empruntent pour investir davantage. Tant que les marchés montent, tout le monde est content. Mais quand les marchés plongent, les courtiers les appellent et leur disent "remettez du cash sur la table immédiatement". C'est ce qu'on appelle un margin call, comme on dit en finance. C'est redoutable parce qu'à ce moment-là, il faut trouver de l'argent très vite. Dans l'urgence, on ne vend pas ce qu'on veut, on vend ce qu'on peut. Et, surtout, on vend ce qui a monté, ce sur quoi on a des gains à prendre. Or, justement, l'or venait de gagner plus de 60% en 2025 et avait encore bondi d'environ 25% en janvier dernier. Donc on liquide l'or pour couvrir ses pertes ailleurs, même en pleine crise, même si c'est absurde en apparence. C'est exactement ce qu'on a vu en 2008 pendant la crise financière et en mars 2020 au début du Covid. À chaque fois, le métal jaune a d'abord baissé avant de remonter en flèche quelques semaines plus tard. Deuxième élément à garder en tête : les banques centrales. Ces dernières années, la Chine, l'Inde, la Turquie achetaient massivement de l'or. La banque centrale chinoise en a acheté 15 mois d'affilée. C'était d'ailleurs un moteur très puissant de la hausse. Mais en période de guerre ces achats peuvent ralentir : les priorités changent et quand les gros acheteurs lèvent le pied, le prix s'en ressent forcément. Et puis il y a un troisième facteur qu'on sous-estime souvent : les taux d'intérêt. L'or ne rapporte rien, vous le savez bien, zéro dividende, zéro coupon, zéro intérêt. Quand les taux d'intérêt montent, les investisseurs se disent tout naturellement "pourquoi garder un actif qui ne rapporte rien alors que je peux placer mon argent à 4 ou 5% pratiquement sans risque?"  Comme le dollar joue lui aussi le rôle de valeur refuge, quand il monte, il fait directement concurrence à l'or. Résultat, l'or peut perdre plus de 20% en deux mois, même quand le monde va mal comme c'est le cas aujourd'hui. C'est un petit peu contre-intuitif, mais c'est parfaitement logique quand on comprend la mécanique. L'or est une protection, c'est vrai, mais pas une protection instantanée, c'est plutôt une assurance qui met du temps à se déclencher. Les marchés ne fonctionnent presque jamais comme les manuels le prévoient. Le vrai luxe, en finances, ce n'est pas seulement de détenir de l'or, c'est surtout de comprendre pourquoi il baisse quand tout le monde s'attend à ce qu'il monte. --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30.  Merci pour votre écoute  Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement.    Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock :  https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSkAinsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLpEt découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankxHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

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    Les géants des réseaux sociaux obligés de modifier leur application en profondeur : c’est tout leur modèle qui vacille

    Un jury vient de condamner Meta et Google pour avoir rendu une jeune américaine dépendante à Instagram et à YouTube. Dépression, anxiété, idées suicidaires, et tout ça a commencé dès l'enfance. Le verdict : 6 millions de dollars de dommages et intérêts compensatoires et punitifs.  6 millions, c'est une goutte d'eau pour des entreprises qui valent des milliers et des milliers de milliards. Mais l'essentiel, il n'est pas là, il est ailleurs. Par 10 voix sur 12, le jury américain a retenu une responsabilité particulièrement lourde. Et ça, ça ouvre la porte à des sanctions bien plus importantes. Autrement dit, les 6 millions, c'est juste l'apéritif. Pourquoi est-ce que ce verdict peut tout changer? Parce que jusqu'ici, les réseaux sociaux étaient protégés par la loi américaine, si je puis dire. Quelqu'un poste un contenu nocif sur leur plateforme, ce n'est pas notre problème, répondaient ces entreprises. La loi était plutôt de leur côté. Cette fois, les avocats ont été beaucoup plus malins. Ils n'ont pas attaqué le contenu. Ils ont attaqué le produit lui-même. Quand vous ouvrez Instagram, le scroll est infini. Il n'y a jamais de fin de page. Votre cerveau ne reçoit jamais le signal "c'est fini, tu peux t'arrêter". Non, les vidéos se lancent toutes seules, les unes après les autres. Les likes déclenchent une petite dose de dopamine comme une machine à sous qui clignote. Les filtres transforment le visage des adolescentes au point qu'elles ne se reconnaissent plus dans le miroir. Tout ça, ce n'est pas un bug, c'est le cahier des charges de ces sociétés, c'est de l'ingénierie de la dépendance, c'est volontaire, ce sont nos menottes psychologiques invisibles. C'est exactement ça que le jury a sanctionné. Pas un poste, pas une vidéo, pas un commentaire, mais le produit, exactement comme on condamne une cigarette pour la nicotine qu'elle contient. Alors la suite? La suite, on la voit venir. Des milliers de familles ont déjà porté plainte. Plus d'un millier de districts scolaires aux États-Unis poursuivent ces entreprises. Plusieurs procureurs d'État sont en ordre de bataille. La veille d'ailleurs de ce verdict, au Nouveau-Mexique, un autre jury avait condamné Meta à 375 millions de dollars pour avoir exposé des mineurs à des prédateurs sexuels. Si ces entreprises sont effectivement forcées demain ou après-demain de modifier leur application en profondeur, c'est tout leur modèle économique qui vacille : notre attention, évidemment, c'est leur matière première. Quand vous scrollez 30 minutes avant de dormir, votre temps de cerveau est découpé et vendu aux annonceurs. Chaque minute de scroll en moins, c'est une minute de pub en moins. Et la pub, c'est quasiment tout ce qu'ils vendent. Les géants du tabac, souvenez-vous, ont fait appel aussi pendant 20 ans à des procès pareils. Ils ont fini à genoux avec des amendes colossales et des paquets de cigarettes couverts d'avertissements sanitaires. L'horloge vient de démarrer pour les géants du like. --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30.  Merci pour votre écoute  Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement.    Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock :  https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSkAinsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLpEt découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankxHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  32. 29

    La stratégie économique chinoise derrière l’industrialisation de l’espionnage

    Espionnage, espionnage économique, imaginez que Kevin Zhang, consultant à Hong Kong, vous contacte sur LinkedIn. Il vous propose mille euros pour une petite note. Vous acceptez. Trois mois plus tard, vous lui transmettez des documents classifiés Otan sans même réaliser que vous êtes devenu un espion. Science-fiction ? Non. C’est ce que la Sûreté de l’État belge vient de documenter. Amid Faljaoui, notre chroniqueur économique, a lu le rapport, et ce qu’il en tire va vous surprendre. --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30. Mots-Clés : espionnage, officiers de renseignements, chinois, Shanghai, hameçon, OTAN, Taïwan, documents classifiés, Piège, echo, Tate, affaire, Sûreté de l'État, rapport, réseaux sociaux, Covid, LinkedIn, spin-off, monde universitaire, technologies, biotech, semi-conducteur, cash, investisseur, sociétés miroirs, mission commerciale, belge, princesse Astrid, experts, cybersécurité, délégation, TikTok, Tému, vidéos, CapCut, applications, législation, cible de choix, russes,Union européenne.  Merci pour votre écoute  Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement.    Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock :  https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSkAinsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLpEt découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankxHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  33. 28

    Quand la géopolitique fait trembler les taux immobiliers belges

    Imaginez un fil invisible, un fil qui part du détroit d’Ormuz, qui passe par la Maison-Blanche, qui traverse la Banque Centrale Européenne et qui arrive dans le bureau de votre banquier à Namur, à Liège, à Bruxelles. Ce fil existait. En ce moment, il est en train de se tendre. Le taux fixe moyen pour un crédit immobilier sur 25 ans (la durée que choisit la majorité des Belges) flirte désormais avec les 4%. On vient de retrouver, voire de dépasser, les niveaux de l’automne 2023. Aujourd’hui, on est revenu au-dessus de cette ligne rouge psychologique. Dans votre portefeuille, ça donne quoi exactement ? Pour un emprunt de 300.000 euros, par exemple, il y a un an, vous deviez payer environ 1453 euros par mois. Aujourd’hui, il faut 1559 euros. C’est 106 euros de plus chaque mois, pendant 25 ans. Faites le calcul, on parle tout de même de plus de 30.000 euros d’intérêt en plus sur la durée de votre prêt hypothécaire. Pour le même appartement, au même prix. Comment en est-on arrivé là ? Là encore, il faut suivre le fil. Le Moyen-Orient s’embrase avec la guerre en Iran. Le pétrole s’envole, le gaz suit évidemment à la hausse. Quand l’inflation menace, que font les banques centrales ? Elles remontent les taux d’intérêt ou, au minimum, elles arrêtent de les baisser. La Banque Centrale Européenne, qui était tranquillement en train d’organiser une détente monétaire, c’est-à-dire une baisse des taux, pourrait changer d’avis, lever le pied, voire faire demi-tour cet été. Donc l’OLO belge, l’obligation à 10 ans (pour faire simple, c’est le thermomètre qui sert de référence à votre taux d’intérêt hypothécaire) tourne à des niveaux qu’on n’avait plus vus depuis le grand retour de l’inflation en 2022. Les économistes belges interrogés sur le sujet ne tournent pas autour du pot : si le conflit en Iran dure, les 4% d’intérêt sont tout à fait possibles pour votre prêt hypothécaire. Ce lundi 24 mars, quelque chose a un petit peu bougé : Donald Trump a changé de ton, il a moins menacé, moins de bras de fer verbal. Un pas, même timide, vers la désescalade. Les marchés financiers, hier encore, ont poussé un grand ouf de soulagement. Le pétrole a cessé de grimper et a commencé même à se détendre. Les taux d’intérêt se sont un petit peu calmés. Les 4% d’intérêt de prix hypothécaires, pour le moment, on s’en éloigne. Mais votre "capacité" à acheter un toit ne dépend plus seulement de votre salaire ou de votre épargne, elle dépend d’un homme qui est dans le bureau ovale à Washington, d’un conflit à quelques milliers de kilomètres de là, d’un baril qui monte ou qui descend. La géopolitique on croit toujours que c’est loin. Puis un matin, elle s’invite dans votre mensualité. L’effet papillon, ce n’est plus un concept de physicien, c’est carrément dans votre relevé bancaire. Vous êtes en train de chercher un bien immobilier ? Alors ce qui s’est passé ce lundi entre Trump et l’Iran pourrait changer le montant de votre mensualité. Amid Faljaoui notre chroniqueur économique vous explique ce lien invisible entre la géopolitique et votre crédit hypothécaire --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30.  Merci pour votre écoute  Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement.    Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock :  https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSkAinsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLpEt découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankxHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  34. 27

    La guerre en Iran est-elle née d’une menace fantôme ?

    Samedi soir, Donald Trump a publié sur son réseau social un ultimatum de guerre : si l'Iran ne rouvre pas le détroit d'Ormuz, dans les 48 heures, les Etats-Unis frapperont et anéantiront ces centrales électriques. En commençant d'ailleurs par la plus grande. Quand on sait que la plus grande installation énergétique iranienne pourrait désigner Bouchehr, la centrale nucléaire, on mesure la gravité du propos. La réponse iranienne a d'ailleurs été immédiate. Le commandement militaire a prévenu : toute attaque contre nos infrastructures entraînera des frappes sur l'ensemble des installations énergétiques, informatiques et de dessalement américaines et alliées dans le Golfe. Traduction concrète : les usines qui fournissent de l'eau potable à Riyad, Doha et Abu Dhabi sont menacées. Les data centers qui font tourner la finance régionale sont également menacés. Et quant aux nœuds numériques par lesquels transitent les ordres de bourse et surtout les flux logistiques planétaires, ils sont également en danger. Pendant que le monde fixait le détroit d'Ormuz, l'Iran a frappé Dimona, le site nucléaire israélien que personne ne nomme jamais officiellement, mais que tout le monde connaît. Donc, frapper Dimona, c'est dire à Israël : votre sanctuaire est fini, c'est l'escalade dans l'escalade. Soyons clairs, le régime iranien est une théocratie absolument brutale et personne ne peut avoir de sympathie pour ce régime. Mais la lucidité oblige au moins à poser une question : cette guerre avait-elle la moindre raison d'exister? La directrice de renseignement américain, Tulsi Gabbard, proche de Donald Trump, a reconnu devant le Sénat que l'Iran n'avait fait aucun effort pour reconstituer son programme d'enrichissement nucléaire après les frappes de juin 2025. Un autre intervenant, Joe Kent, le directeur du Centre national de contre-terrorisme, vient de démissionner il y a quelques jours en déclarant que l'Iran ne représentait aucune menace imminente. Quant au médiateur Omane, il a indiqué que les négociations avançaient plutôt bien. Même Tucker Carlson, le journaliste vedette, l'ex-journaliste vedette de Fox News, pourtant l'un des plus fervents soutiens de Trump, a qualifié cette guerre de trahison des promesses électorales. Souvenez-vous, en effet, Trump a bâti toute sa carrière politique en dénonçant les guerres de ses prédécesseurs, l'Irak de Bush, la Libye d'Obama, les fiascos de l'argent, donc jetés par les fenêtres, répétait-il. Lui, disait-il, ne ferait jamais cette erreur. Il parlait encore vendredi dernier de réduire progressivement l'opération. Car oui, Trump ne parle jamais de guerre, mais d'opération. Le voilà donc aujourd'hui, enfermé dans une escalade qu'il ne maîtrise plus face à un adversaire qu'il a visiblement sous-estimé. Et donc l'Iran ne plie pas, l'Iran frappe même Dimona, menace le Golfe tout entier et retourne la pression. On a l'impression que l'histoire bégaye. En 2003, une guerre lancée sur des mensonges a déstabilisé le Moyen-Orient pour 20 ans. Et là, en 2026, on risque une déflagration mondiale, non pas sur la base d'une menace réelle, en tout cas immédiate, mais plutôt sur base de testostérone et de calculs politiques. Le chronomètre est en train de tourner, puisque l'ultimatum expire en principe ce soir. En juin, Trump disait avoir anéanti le programme nucléaire iranien. Huit mois plus tard, il lance une nouvelle guerre pour la même raison. Aujourd’hui, son ultimatum expire à 23h44, l’Iran ne plie pas, et Trump découvre ce que tous les présidents américains finissent par découvrir au Moyen-Orient. La chronique d’Amid Faljaoui, tout de suite.​​​​​​​​​​​​​​​​ --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30.  Merci pour votre écoute  Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement.    Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock :  https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSkAinsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLpEt découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankxHébergé par Audiomeans. 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  35. 26

    Quand les Etats-Unis font la guerre, c'est l’Europe qui trinque

    Le baril de pétrole s’envole, les courbes de volatilité s'affolent, l’escalade entre les États-Unis et l’Iran fait trembler toutes les salles de marché du monde. Devinez qui explique le mieux cette situation ? Pas un économiste de Wall Street, ni un stratège du Pentagone mais un fabuliste du XVIIe siècle : Jean de La Fontaine. Sa fable "Les deux taureaux et une grenouille" raconte exactement ce que l’Europe est en train de vivre. Ecoutez bien la fable, c’est redoutable d’efficacité. Deux taureaux se livrent un combat sans merci pour un territoire. Loin de là, dans un marécage, une grenouille tremble de peur. Sa voisine lui dit : "mais pourquoi t’inquiéter ? Ce combat ne nous regarde pas et il est d’ailleurs lointain". La première grenouille répond "Détrompe-toi, le taureau vaincu sera chassé et viendra se cacher ici, dans nos marécages. Et ses gros sabots nous écraseront". Trois siècles plus tard, c’est exactement ce qui se joue. Les deux taureaux, vous les avez reconnus, d’un côté les États-Unis, de l’autre l’Iran. Le choc est violent, mais voilà l’injustice. Les Américains, eux, se battent à l’abri. Ils ont deux immenses océans qui les protègent. Ils produisent leur propre pétrole, leur propre gaz. Le taureau américain encaisse les coûts sans que son économie ne vacille. Nous, les Européens, nous sommes la grenouille. Aucun océan entre nous et le chaos. Ajoutez à ça une dépendance énergétique colossale, et quand le baril s’embrase là-bas, c’est notre pouvoir d’achat qui brûle ici. D’abord à la pompe, évidemment, mais ne vous arrêtez pas là. Le gaz suit le pétrole, et sans gaz bon marché, impossible de produire du verre ou du ciment, à un coût raisonnable du moins. Traduction concrète : les matériaux de construction deviennent hors de prix, les chantiers ralentissent ou s’arrêtent, et pour des milliers de familles, le rêve de devenir propriétaire de son logement recule encore d’un cran. Côté entreprises, même scénario : seules celles qui disposent de ce qu’on appelle un vrai pricing power, c’est-à-dire cette capacité d’augmenter leur prix sans faire fuir le client, résisteront. Les autres, elles, verront leurs marges écrasées, littéralement écrasées sous les sabots du taureau. Voilà pourquoi Jean de La Fontaine est un génie intemporel. Sa grenouille nous tend un miroir. Et la transition énergétique, c’est vrai, on la présente souvent comme une affaire de climat, point barre. Mais cette crise en Iran révèle sa vraie nature : c’est aussi une question de souveraineté, de survie économique pure. Tant que l’Europe importera son énergie, elle restera une grenouille dans son marécage, à la merci du prochain combat de taureau. --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30.  Merci pour votre écoute  Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement.    Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock :  https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSkAinsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLpEt découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankxHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  36. 25

    Guerre au Moyen-Orient, flambée du pétrole, la Russie se frotte les mains…

    Les Américains bombardent l’Iran, le pétrole flambe, et pendant ce temps, Vladimir Poutine compte les billets, 150 millions de dollars de recettes supplémentaires par jour. Vous avez bien entendu : par jour. Mais le pire, c’est que ce n’est même pas le seul cadeau que Washington fait au Kremlin. Amid Faljaoui notre chroniqueur économique nous explique pourquoi cette guerre au Moyen-Orient est en train de devenir la meilleure nouvelle pour la Russie depuis le début de l’invasion de l’Ukraine. --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30.  Merci pour votre écoute  Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement.    Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock :  https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSkAinsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLpEt découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankxHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  37. 24

    Le marché immobilier belge se retrouve suspendu à un fil géopolitique

    Imaginez, vous êtes belge, vous avez un projet immobilier, vous êtes enfin prêt à signer chez le notaire, et voilà qu'une guerre à 4500 km de Bruxelles vient potentiellement rebattre toutes les cartes. Ca paraît lointain le Moyen-Orient, surtout quand on parle de briques et de crédits hypothécaires, pourtant la connexion est beaucoup plus directe qu'on ne le croit. Laissez-moi vous expliquer pour quelle raison. Le premier canal de transmission, c'est l'énergie et donc les matériaux. On oublie trop souvent que la construction, c'est une industrie extrêmement énergivore pour produire du ciment, de l'acier, du verre. Il faut du gaz, beaucoup de gaz. Or, si le conflit au Moyen-Orient s'installe dans la durée, les prix de l'énergie pourraient repartir fortement à la hausse. Et, avec eux, les coûts de construction. Ce n'est pas de la théorie, on l'a vécu. Entre fin 2020 et mi-2022, les matériaux de construction avaient pris quasiment 36% en Belgique. Ce choc-là, le secteur l'a encaissé, mais plutôt difficilement. La Fédération Embuild prévient, après trois ans de demandes fragiles, de faillites en série et de permis de bâtir en recul, il n'y a plus de coussins amortisseurs : un nouveau choc énergétique et ce sont des chantiers qui s'arrêtent, des projets de rénovation qui passent à la trappe et des promoteurs qui gèlent leurs programmes. Deuxième canal, et celui-là touche directement votre portefeuille : les taux d'intérêt. Le taux fixe moyen sur 25 ans est remonté à 3,8%, soit le même niveau qu'au pic de l'automne 2023. Et la tendance n'est pas rassurante du tout. L'obligation belge à 10 ans, le taux de référence qui pilote les crédits hypothécaires, a bondi de 30 points de base en une semaine seulement. La raison est limpide : si l'énergie flambe, l'inflation repart. Et si l'inflation repart, la Banque Centrale Européenne va serrer la vis, c'est-à-dire ne pas baisser les taux, voire peut-être même les remonter. La Banque Centrale Européenne, il faut le savoir, a été profondément traumatisée par l'épisode post-Covid et par la crise ukrainienne. Elle ne laissera donc pas l'inflation redémarrer sans réagir, quitte à faire mal aux emprunteurs. C'est là qu'on boucle la boucle avec le troisième canal de transmission, le troisième effet, celui sur les prix de l'immobilier. L'équation est cruelle, mais elle est mathématique : quand les taux montent, la capacité d'emprunt des ménages diminue, la demande faiblit et les prix finissent par céder. Donc on n'est pas du tout à l'abri d'un scénario comparable si la situation devait dégénérer au Moyen-Orient. Faut-il pour autant céder à la panique? Non. Plusieurs économistes interviewés estime que ce conflit pourrait s'éteindre plus vite qu'on ne le pense. Trump a besoin d'une énergie bon marché pour son économie américaine. Il a des élections bientôt ici en novembre. Et il est tout à fait capable de décréter la victoire, même sans l'avoir réellement obtenue sur le terrain. Mais l'inconnue majeure reste Netanyahou, dont l'agenda ne coïncide pas forcément avec celui de la Maison-Blanche. Et donc le marché immobilier belge, en somme, se retrouve suspendu à un fil géopolitique. Et ce fil, il est entre les mains de gens qui ne pensent pas du tout à votre crédit hypothécaire. --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30.  Merci pour votre écoute  Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement.    Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock :  https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSkAinsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLpEt découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankxHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  38. 23

    Europe, Moyen-Orient, USA : quelle facture pour l'Ukraine ?

    Pendant que l’Ukraine enseigne à quatre pays du Golfe comment neutraliser les drones iraniens, l’Europe discute en coulisses du prix à payer pour retrouver le gaz russe. Et ce prix pourrait se compter en territoire ukrainien. Amid Faljaoui, notre chroniqueur économique, décrypte un marchandage géopolitique que personne n’ose nommer ou assumer. L’Ukraine forme en ce moment les armées du Golfe à abattre des drones iraniens. Et l’ironie de cette histoire, c’est que personne ne sait encore si l’Ukraine sera payée en missiles américains ou en kilomètres carrés de son propre territoire qu’elle devra hélas abandonner aux Russes. Alors pour comprendre cette ironie de l’histoire, il faut faire un zoom de l’actualité… Mots-Clés : spécialistes, Qatar, Emirats Arabes Unis, Arabie saoudite, Jordanie, neutraliser, Shahed, iraniens, Kiev, Odessa, expertise Zelensky, missiles Patriot, défense aérienne, garanties, sécurité, Europe, Premier ministre, Bart De Wever, ambassade, Américains, économie russe, Poutine, deal, coût énergétique exorbitant, dollar, diplomatie, Washington, Moyen-Orient, munitions, compromis, paradoxe, stratégique, expertise. --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30.  Merci pour votre écoute  Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement.    Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock :  https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSkAinsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLpEt découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankxHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  39. 22

    Pourquoi les Iraniens ne se révoltent-ils pas ?

    Il y a un peu plus de deux semaines, Trump et Netanyahou ont lancé une nouvelle guerre contre l'Iran. L'ayatollah Khomeini a été tué, le programme balistique est pilonné, des sites nucléaires ont été frappés, et par tout le même refrain, on a fait le boulot, à eux de finir. Eux, évidemment, ce sont les Iraniens qui sont invités donc à se soulever contre ce gouvernement. Alors ce refrain chanté depuis le départ par Donald Trump est d'une hypocrisie monumentale. Pourquoi? Tout simplement parce que l'histoire le démontre, il est faux. En 1953, l'Iran a un premier ministre nationaliste, Mohamed Mossadegh, porté par un puissant mouvement parlementaire. Son crime, à l'époque du moins : il nationalise le pétrole. En clair, il dit aux Britanniques "cet or noir, il est dans notre sous-sol, il est donc à nous et pas à votre Anglo-Iranian Oil Company, la future firme BP ". Pour Londres, c'est évidemment inacceptable. Ce pétrole fait tourner l'économie britannique d'après-guerre. Et pour Washington, laisser faire c'est créer un précédent pour tous les pays producteurs. La CIA et le MI6, les services secrets britanniques, organisent donc un coup d'État. Son nom est bien connu : opération Ajax. Mossadag est renversé, on réinstalle le Shah, un monarque docile qui, lui, ne touchera pas au pétrole. La première tentative de souveraineté nationale en Iran a été brisée par l'Occident, pour du pétrole. Ensuite, le Shah qu'on remet en selle, ce n'est pas un démocrate, c'est un régime policier. La SAVAC, sa police politique fiche, torture, fait disparaître des dizaines et des dizaines de milliers de personnes. Mais voilà, le pétrole coule, les pétrodollars circulent, les contrats d'armement tombent, et donc Washington ferme les yeux, Londres aussi, Paris aussi. Puis on arrive à 1979. Ce régime monarchique dictatorial et corrompu est en train de s'effondrer. Celui qui capte la colère du peuple, c'est l'ayatollah Khomeini. Pas depuis l'Iran, où il est interdit de séjour. Pas depuis l'Irak, où il s'est exilé pendant quelques années. Non, il capte la colère de son peuple depuis la France, depuis Neufle-le-Château, en banlieue parisienne, logée, protégée par l'État français, avec un accès direct aux caméras du monde entier. Paris le laisse faire, pourquoi? Parce que le chat est devenu encombrant. Bref, l'Occident change de pion sur l'échiquier pétrolier. Vous voyez donc un petit peu le schéma? En 1953, on casse la souveraineté iranienne pour garder le pétrole, on installe un dictateur, et puis quand il vacille, on laisse un islamiste préparer sa révolution depuis notre propre sol. 73 ans plus tard, après avoir bombardé le pays et tué le guide suprême, Trump explique à nouveau aux Iraniens qu'ils n'ont plus qu'à se soulever, comme si on déclenchait une révolution par communiqué de presse, comme si un peuple à qui on a imposé un dictateur, puis laissé intégrer ou installer un régime islamiste, allait faire confiance à ceux qui le bombardent. La vérité est cruelle : derrière chaque promesse venue de l'Occident, de l'Ouest, les Iraniens voient nos calculs. Soutenir le Shah pour le pétrole, laisser monter Khomeini parce que le Shah était devenu indéfendable, bombarder l'Iran pour le nucléaire. En clair, les Iraniens savent que nous mettons toujours nos intérêts en avant et jamais les leurs. Et si les Iraniens hésitent encore à nous croire, c'est pas par fatalisme. C'est la mémoire de ceux à qui on a menti trop souvent. --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30.  Merci pour votre écoute  Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement.    Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock :  https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSkAinsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLpEt découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankxHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  40. 21

    Trois conséquences non négligeables de la guerre au Moyen-Orient

    Vous le savez, en ce moment, la situation entre Washington et Téhéran a plus que dégénéré. C’est un euphémisme. Certains parlent même d’une troisième guerre du Golfe. Je ne vous apprends rien. Voilà ce que personne ne vous dit : si Trump détruit les installations pétrolières iraniennes, ce qu’il n’a pas encore trop fait, pour ne pas faire grimper encore plus le prix de l’or noir, l’Iran ne va évidemment pas encaisser sans broncher. La riposte, ce serait des frappes encore plus fortes et plus ciblées sur les raffineries saoudiennes, qataries, émiraties. 10 à 15% de la production mondiale d’énergie pourrait donc s’évaporer d’un seul coup. Et cela pendant des mois. Le baril, on le sait, a déjà repassé les 100 dollars pas plus tard qu’hier matin. Et maintenant, premier rebondissement, Taïwan ne dispose que de 11 jours de réserve de gaz. 11 jours. Pourquoi est-ce que je vous parle de Taïwan ? Parce que Taïwan c’est la société TSMC, l’usine mondiale des semi-conducteurs, ceux qui font tourner l’intelligence artificielle. Autrement dit, une guerre au Golfe pourrait freiner brutalement la révolution technologique de ce siècle. Pas par la régulation, mais par pénurie de puces. Deuxième rebondissement, et celui-là, il est vraiment redoutable : chaque avion F-35 qui bombarde l’Iran nécessite 417 kilos de terre rare. Les missiles Patriot, les munitions guidées, tout ça dépend de matériaux que la Chine contrôle à 90%. L’Amérique fait donc la guerre avec des armes qui dépendent de son rival numéro un. Pendant ce temps, Pékin publie un plan de 141 pages pour verrouiller ces ressources pendant 15 ans. Troisième rebondissement, plus inattendu : cette guerre, on croit que c’est une histoire de pétrole… C’est vrai, mais c’est aussi une histoire de chimie : 92% de l’acide sulfurique mondial vient du raffinage pétrolier. Sans cet acide sulfurique, pas de cuivre, pas de cobalt et pas d’engrais agricoles, puisqu’ils dépendent aussi à 90% du gaz. Donc si le détroit d’Ormuz reste fermé longtemps, ce sont les prix des céréales et, par conséquent, les prix alimentaires, qui vont exploser. Les États-Unis peuvent tenir de leur côté. Ils ont le gaz, le pétrole vénézuélien, ils ont les raffineries. Mais ne croyez pas que Trump et les États-Unis sont à l’abri. Le retour de flamme politique est inévitable. Même si Trump déclarait victoire demain matin, ce serait une victoire à la Pyrrhus. Même en gagnant, les États-Unis hériteraient d’un chaos énergétique mondial, d’une inflation incontrôlable, d’une dépendance aux terres rares chinoises exposée au grand jour et de marchés financiers peut-être en chute libre. Encore une victoire comme celle-là, et c’est toute l’économie occidentale qui est perdue. --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30.  Merci pour votre écoute  Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement.    Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock :  https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSkAinsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLpEt découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankxHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

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    Des clients d’une banque américaine soulagés que la guerre en Iran fasse diversion

    Il y a des phrases qui, à elles seules, trahissent un système, comme l'a révélé le Financial Times, lors d'un appel confidentiel avec des clients de Goldman Sachs, la banque d'affaires américaine bien connue. L'un des dirigeants de cette banque américaine a avoué ceci : certains de leurs clients, dans la finance privée, sont simplement, je cite, contents qu'il y ait autre chose dont on parle. Autre chose que leur propre problème? Oui, pour eux, c'est une diversion et ils ne s'en cachent même pas. Quelques mots d'explication. Parce que pour comprendre cette forme de cynisme, il faut évidemment comprendre ce qui se passe en coulisses depuis plusieurs mois. Vous connaissez les banques et la manière dont elles fonctionnent. Mais à côté des banques, il existe un monde parallèle, celui du crédit privé, comme on l'appelle. Généralement, ce sont des fonds d'investissement, des géants comme Blackstone ou Apollo, qui prêtent directement de l'argent aux entreprises sans passer par les circuits bancaires classiques. C'est d'ailleurs devenu, au fil du temps, un marché colossal. Ses dernières années, ces fonds ont massivement prêté acquis à des entreprises technologiques, des éditeurs de logiciels, des sociétés du cloud. C'était vraiment ce qu'on appelle un placement en or. Sauf que l'intelligence artificielle est passée par là et est venue tout chambouler. Si demain, en effet, une intelligence artificielle peut remplacer un logiciel de gestion ou un outil comptable, l'entreprise qui vend ce logiciel perd clairement de la valeur. Et si elle perd de la valeur, elle risque de ne plus pouvoir rembourser ses dettes. C'est exactement ce scénario qui terrifie, il n'y a pas d'autre mot, les marchés financiers aujourd'hui. Depuis les faillites frauduleuses de deux entreprises l'automne dernier, le patron de JP Morgan, la plus grande banque du monde, a lui-même prévenu. D'autres mauvaises surprises se cachent dans ce système opaque. Voilà donc le contexte global. Et voilà pourquoi la phrase du dirigeant de Goldman Sachs est si révélatrice. Tant que les journaux télévisés parlent de frappes aériennes et de barils de pétrole, personne ne pose les questions gênantes. Personne ne demande, par exemple, combien de milliards sont exposés à des entreprises technologiques dont le modèle est menacé par l'IA. Le plus troublant, c'est que Goldman Sachs propose depuis cette semaine à ses clients de parier contre ces mêmes prêts privés. Donc, d'un côté, on se réjouit que la guerre fasse écran de fumée, en tout cas momentanément, de l'autre, on vend des assurances contre l'incendie. À Wall Street, on appelle ça du pragmatisme. Ailleurs, on a d'autres mots, ça s'appelle du cynisme. Mais les banques d'affaires sont coutumières de ces allers-retours. Elles gagnent à la baisse et à la hausse quand vous achetez et quand vous vendez. Ce qui prouve qu'un banquier d'affaires n'est pas un conseiller, mais d'abord et avant tout un commerçant.  --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30.  Merci pour votre écoute  Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement.    Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock :  https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSkAinsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLpEt découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankxHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

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    Trump voulait empêcher l’Iran d’avoir la bombe, vient-il de convaincre dix autres pays d’en construire une ?

    Saddam Hussein éliminé, Kadhafi éliminé, l’ayatollah Ali Khamenei éliminé, leur point commun : aucun d’entre eux n’avait la bombe nucléaire. Kim Jong-un, le dictateur nord-coréen, lui, a la bombe atomique. Et il vient de recevoir la confirmation absolue qu’il avait raison depuis le début. Les frappes israélo-américaines contre l’Iran envoient un signal dévastateur à toutes les capitales qui se sentent dans le viseur de Washington. Leur seul vrai bouclier, c’est l’atome. Pas les alliances, pas les négociations, l’atome. D’ailleurs, l’agence d’information financière Bloomberg le dit sans détour : chaque frappe contre un régime non nucléaire renforce la conviction du dictateur nord-coréen que la bombe atomique est la seule garantie de survie. Les chiffres donnent d’ailleurs le vertige. Il dispose de 50 ogives nucléaires, des missiles capables d’atteindre le territoire américain et d’un pacte de défense mutuel avec la Russie signé en 2024. Le dictateur nord-coréen n’est pas un fou isolé dans son bunker. C’est un stratège qui joue une main très faible, mais qui gagne depuis 30 ans. 30 ans de sanctions, 30 ans d’appel à la dénucléarisation. Le résultat : son arsenal n’a jamais été aussi puissant. La stratégie occidentale est morte. Cette guerre en Iran vient d’en signer l’acte de décès. Parce que le vrai risque maintenant, c’est l’effet domino. En éliminant Ali Khamenei pour empêcher l’Iran d’avoir la bombe, Trump offre paradoxalement à une dizaine de régimes la meilleure justification du monde pour en construire une. L’Arabie saoudite a compris que les États-Unis ne s’attaquent pas aux pays disposant de l’arme nucléaire, que ce soit la Corée du Nord ou le Pakistan par exemple. Elle réclame donc aussi le droit à l’enrichissement de l’uranium. La Turquie envoie des signaux pour le moins ambigus. La Corée du Sud débat ouvertement d’un arsenal propre. Quant au Japon, même l’Allemagne et la Pologne, leurs dirigeants, en parlent maintenant ouvertement de cette bombe nucléaire. Le traité de non-prolifération était en soins intensifs. Que faire à présent ? Arrêter de vouloir dénucléariser Kim, ce qui n’arrivera pas, et construire une coexistence stable fondée sur la dissuasion et le dialogue. Kim lui-même a laissé une porte ouverte en février dernier. Si Washington abandonne sa politique hostile, de meilleures relations sont possibles. Le signal le plus inquiétant reste ailleurs : Kim Jong-un a présenté son héritière présumée devant son missile le plus puissant. C’est en soi un symbole pour montrer que la bombe n’est pas un outil de négociation, c’est devenu un héritage dynastique. Donc le monde qui va sortir de cette guerre en Iran est un monde où se doter de l’arme nucléaire va devenir le choix le plus rationnel pour tout régime menacé. Et ça, en soi, ce n’est pas une bonne nouvelle, c’est même une très triste nouvelle, c’est désormais notre nouvelle réalité. --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30.  Merci pour votre écoute  Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement.    Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock :  https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSkAinsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLpEt découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankxHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  43. 18

    Une autre guerre, silencieuse, mais potentiellement plus coûteuse, fait rage

    Depuis que la guerre a éclaté en Iran le 28 février dernier, tous les regards sont fixés sur les drones et les missiles. Mais derrière cette vitrine militaire, il y a une autre guerre, silencieuse et tout aussi décisive, qui est en train de se jouer : la bataille de l'assurance maritime. Rappelons d'abord une règle de base : aucun navire commercial ne quitte son port sans être assuré. Exactement comme votre voiture mais, ici, c'est à l'échelle de l'économie mondiale. Depuis 300 ans, le cœur battant de cette assurance maritime, c'est Londres. En l'occurrence, c'est la compagnie d'assurance Lloyds qui évalue le risque, qui fixe les primes et qui décide des routes que le commerce mondial peut ou ne peut pas emprunter. Lloyd's travaille très, très fortement avec les services secrets britanniques et les services secrets américains. C'est normal, ils doivent tout savoir. Ce sont donc des compagnies qui sont extrêmement bien renseignées. Que se passe-t-il aujourd'hui dans le détroit d'Ormuz? La menace a changé de nature. Hier, il y a eu les attaques des milices Houthis et, aujourd'hui, c'est la guerre en Iran. Donc le marché londonien panique. Les assureurs britanniques ne refusent pas de couvrir les navires, mais ils appliquent des surprimes absolument prohibitives. Donc, en quelques jours, depuis que le conflit a éclaté en Iran, les primes pour traverser la zone ont parfois été multipliées par 10. Le résultat, c'est que des navires restent à l'encre. D'autres, parce qu'ils n'ont pas le choix, choisissent de contourner l'Afrique par le cap de Bonne-Espérance. Mais ça veut dire des milliers de kilomètres supplémentaires et donc des semaines de retard. Un blocage régional se transforme en inflation mondiale des coûts de fret. C'est ici que le véritable basculement s'opère. Face à la paralysie londonienne, Washington entre en scène. Donald Trump annonce non seulement des escortes navales militaires pour sortir les navires du détroit d'Ormuz mais, surtout, il a annoncé une assurance publique subventionnée via la DFC, son institution de financement du développement. Sous couvert de sécuriser les approvisionnements énergétiques, que font les États-Unis? Ils sont en train de réaliser un hold-up historique, de voler au marché britannique son monopole de trois siècles. En se substituant au privé qui se montre défaillant, Washington démontre une chose très simple : quand le risque devient beaucoup trop lourd, seule la puissance étatique et militaire américaine peut garantir la fluidité du commerce mondial. C'est donc, on peut le dire, une prise de pouvoir majeure sur les leviers de l'économie mondiale. Mais, évidemment, le monde ne regarde pas faire les Américains passivement. D'ailleurs, une flotte fantôme navigue déjà depuis longtemps sous les radars avec des assurances alternatives qui sont souvent d'origine russe. Quant à la Chine, dont la survie économique dépend aussi du brut qui transite par ses détroits, elle déploie ses propres forces navales. Ce que nous observons en ce moment dépasse donc très largement un affrontement militaire. Parce que celui qui tient les voies maritimes et les polices d'assurance à prix abordable ne contrôle pas seulement des flux physiques, il contrôle la confiance. Et donc, il contrôle l'économie mondiale. --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30.  Merci pour votre écoute  Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement.    Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock :  https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSkAinsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLpEt découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankxHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  44. 17

    Le miracle économique du Golfe menacé par la guerre de l'eau

    Et si la véritable cible stratégique au Moyen-Orient n'était plus le pétrole, mais l'eau potable ? Avec les récentes attaques contre les usines de dessalement, c'est la survie économique et humaine des monarchies du Golfe qui est aujourd'hui directement menacée. Sans ces infrastructures vitales, les mégalopoles ultra-modernes et leurs projets pharaoniques s'assècheraient en l'espace de quelques jours seulement. Amid Faljaoui nous propose de plonger au cœur de cette nouvelle guerre de l'eau, une véritable bombe à retardement géopolitique qui redessine la carte des vulnérabilités mondiales. La véritable poudrière du Moyen-Orient aujourd'hui, c'est l'eau. L'or bleu supplante désormais l'or noir comme cible prioritaire des frappes militaires. L'agence Bloomberg a rapporté ce week-end qu'une attaque de drone avait frappé une usine de dessalement à Bahreïn, tandis que Téhéran accuse directement les États-Unis d'avoir ciblé une installation similaire sur l'île de Qechm. Sans ces usines de dessalement, le Moyen-Orient s'assèche en quelques jours. La région consomme plus de 40% de la capacité mondiale de dessalement avec environ 5000 usines réparties sur les côtes. Il s'agit d'une question de survie pure et simple qui dépasse largement la dimension humanitaire. L'enjeu transcende la simple question humanitaire : c'est tout un modèle économique qui se trouve pris en otage. Comme le souligne le Wall Street Journal, le dessalement n'est pas seulement vital pour les habitants, il constitue le moteur même du miracle économique des pays du Golfe. Cette eau artificielle a transformé des villes comme Dubaï en métropoles mondiales et permet l'impossible : faire tourner des pistes de ski en plein désert ou entretenir des dizaines de terrains de golf qui engloutissent chacun près de 4 millions de litres d'eau par jour. Cette abondance artificielle a créé une dépendance fatale. Un habitant du Golfe consomme en moyenne 560 litres d'eau par jour, soit plus de trois fois la moyenne mondiale. Les experts de l'Arab Gulf States Institute sont formels : ces usines constituent le véritable talon d'Achille des monarchies pétrolières. Si la capacité de production s'effondre, les réserves stratégiques de petits États comme Bahreïn ne tiendront que quelques jours. L'inquiétude grandit car cette guerre cible désormais systématiquement toutes les artères vitales de l'économie locale : l'aéroport de Dubaï, les champs pétroliers géants de Saudi Aramco, la raffinerie de Bapco Energy, ou encore les terminaux gaziers du Qatar. Les habitants du Golfe, habitués à la sécurité et au confort, découvrent la vulnérabilité extrême de leur infrastructure. Pendant des décennies, le monde a tremblé à l'idée d'une pénurie de pétrole en provenance du Golfe. Aujourd'hui, ce sont les monarchies pétrolières qui tremblent face à la menace d'une pénurie d'eau. L'actualité redessine sous nos yeux la véritable carte des vulnérabilités mondiales, où l'eau devient l'arme géopolitique ultime. Mots-clés : Washington, Koweït, Bahreïn, Israël, abri, bombe, fragilité, approvisionnement --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30.  Merci pour votre écoute  Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement.    Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock :  https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSkAinsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLpEt découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankxHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

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    Claude, l'IA qui aide l'armée américaine à frapper l'Iran

    L'intelligence artificielle peut vous aider à écrire un mail ou à préparer un exposé. Mais imaginez maintenant qu'elle aide aussi à préparer une opération militaire. Selon un article de Bloomberg, l'armée américaine aurait utilisé une IA très connue, Claude, lors d'actions liées à la guerre avec l'Iran. Comment une intelligence artificielle s'est-elle retrouvée au cœur d'une opération militaire ? Amid Faljaoui, directeur du magazine économique Trends Tendances, décrypte cette révolution technologique aux enjeux stratégiques majeurs. Quelques heures seulement avant les frappes sur l'Iran, Donald Trump demandait aux agences fédérales américaines d'arrêter d'utiliser Claude, l'équivalent de ChatGPT. La raison : un désaccord entre Anthropic, l'entreprise qui l'a créée, et le Pentagone. Mais dans la réalité, Claude est déjà tellement intégré dans certains systèmes du Pentagone qu'il faudrait des mois pour le remplacer. Malgré ce bras de fer politique avec Anthropic, l'armée américaine continue de s'appuyer sur cet outil dans certaines opérations, notamment en Iran. Cette situation révèle l'ampleur de la dépendance militaire américaine envers les technologies d'intelligence artificielle développées par le secteur privé. Selon les informations récoltées par l'agence Bloomberg, l'IA ne décide pas seule d'une frappe. Elle peut analyser une quantité gigantesque d'informations : images satellites, communications interceptées, déplacements de véhicules, données de géolocalisation. En somme, tout ce qu'aucun humain ne pourrait analyser entièrement. En quelques secondes, la machine peut repérer des schémas, croiser des données et simuler différents scénarios de combat. Dans le cas précis de l'Iran, l'armée américaine explique que l'IA a servi à trois missions distinctes : analyser le renseignement, identifier des cibles potentielles et simuler des scénarios militaires. L'intelligence artificielle devient ainsi une sorte de super-analyste militaire capable de traiter des volumes de données impossibles à gérer humainement. Ces systèmes d'intelligence artificielle ne sont pas parfaits. Ils peuvent produire des "hallucinations", c'est-à-dire des réponses fausses avec beaucoup d'assurance. Dans la vie quotidienne, ce phénomène reste bénin, mais dans un contexte militaire, ces hallucinations deviennent mortelles au sens littéral du terme. Le droit international exige en théorie que tout nouveau système d'armement soit testé avant d'être utilisé. Mais avec l'intelligence artificielle, la situation devient floue car ces systèmes évoluent en permanence avec les mises à jour. Ils restent très opaques : les entreprises d'IA ne dévoilent pas comment leur modèle arrive à ses conclusions, et les armées travaillent par définition dans le secret. Il devient donc très difficile de savoir comment ces technologies sont réellement utilisées. Cette histoire révèle un changement fondamental. Pendant des siècles, les États contrôlaient leurs armes. Aujourd'hui, certaines technologies stratégiques, notamment l'intelligence artificielle, sont développées par des entreprises privées de la Silicon Valley. Cela pose une question simple mais fondamentale : jusqu'où sommes-nous prêts à laisser une machine participer aux décisions les plus graves, celles qui peuvent conduire à la mort d'êtres humains ? L'intelligence artificielle ne remplacera sans doute pas les généraux de sitôt, mais elle devient déjà leur copilote stratégique. Mots-clés : missiles, Gaza, Lavender, dérive, identification, combattant, erreur --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30.  Merci pour votre écoute  Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement.    Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock :  https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSkAinsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLpEt découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankxHébergé par Audiomeans. 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  46. 15

    Pourquoi la Bourse grimpe-t-elle quand le monde s’enflamme ?

    Cinquante ans de conflits analysés, de 1967 à nos jours, et les chiffres sont sans appel : le marché ne craint pas la guerre, il craint seulement l'incertitude. Amid Faljaoui décrypte cette étude qui révèle pourquoi le S&P 500 finit presque toujours dans le vert trois mois après un choc géopolitique, et surtout, quel est le seul vrai signal qui fait réellement paniquer la finance. C'est un paradoxe qui peut mettre mal à l'aise, mais les chiffres ne mentent pas : alors que les crises géopolitiques font trembler le monde, les marchés boursiers affichent une résilience qui frise l'insolence. Cette déconnexion apparente entre les horreurs du terrain et la performance des indices boursiers interroge sur la nature même des mécanismes financiers. La banque Indosuez Wealth Management a scanné l'évolution du S&P 500 sur plus de 50 ans et l'a transcrit dans un tableau révélateur. On y retrouve l'impact sur la bourse d'événements géopolitiques aussi différents que la guerre des six jours, la guerre du Kippour, l'invasion soviétique de l'Afghanistan, les attentats terroristes aux États-Unis, l'invasion de l'Irak, le conflit en Ukraine ou encore l'intervention en Syrie. Le constat est brutal : le marché boursier encaisse le choc initial et puis passe à autre chose. Quand on analyse ce tableau, on constate qu'en moyenne, le jour d'un événement majeur, la baisse de la bourse n'est que de 0,3%. Un mois plus tard, l'indice boursier est déjà reparti dans le vert avec 1,1% de hausse et après trois mois, la performance moyenne grimpe à 3,6%. Cette capacité de récupération rapide s'explique par la logique particulière des marchés financiers. Le marché boursier déteste l'incertitude, mais pas forcément la guerre ou le conflit en tant que tel. Une fois que la situation est intégrée dans les prix, les investisseurs se reconcentrent sur les bénéfices des entreprises et sur les flux de capitaux, laissant de côté les considérations géopolitiques. Cette réalité constitue une leçon d'humilité pour tout investisseur. En période de crise, l'émotion est souvent le pire ennemi, mais le marché n'a pas d'état d'âme. Il intègre le risque, s'adapte et continue sa route selon une mécanique que l'on peut trouver extrêmement cynique ou au contraire rassurante, mais qui reste la réalité implacable de la finance mondiale. --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30.  Merci pour votre écoute  Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement.    Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock :  https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSkAinsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLpEt découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankxHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  47. 14

    Dubaï, la Suisse du désert, peut-elle encore sauver son économie du luxe ?

    C'est le réveil brutal d'une cité, ou plutôt d'un état-cité, qui se pensait hors du monde : Dubaï, ce coffre-fort de verre et d'acier posé littéralement sur le sable, vient de voir son assurance-vie géopolitique partir, littéralement, en fumée. Depuis le 28 février dernier, les missiles iraniens ont déchiré bien plus que le ciel émirati. Ils ont pulvérisé le mythe de la Suisse du désert. Plantons d'abord le décor. L'hôtel Lefermont, sur Palme Joumera, est en feu. Les centres de données d'Amazon sont touchés. L'aéroport international, l'un des plus dynamiques, si pas le plus dynamique du globe, est réduit quasiment au silence. Pour une économie qui ne repose pas du tout sur le pétrole, mais sur le mouvement, c'est l'équivalent d'une crise cardiaque. Dubaï, c'est un hub. Si les avions ne se posent plus et que les serveurs grillent, la machine s'arrête. Le mécanisme est assez simple : Dubaï a attiré, pendant des années, les capitaux mondiaux, sur une promesse de stabilité, de sécurité absolue, dans une région justement instable. Résultat, une croissance insolente de 5% encore l'an dernier, des milliardaires qui s'y bousculent et des géants de la tech, comme par exemple Microsoft, qui y injectent 15 milliards de dollars pour l'intelligence artificielle. Mais le capital, on le redécouvre avec la guerre en Iran, est une bête froussarde. Aujourd'hui, on ne regarde plus du tout le rendement de l'immobilier de luxe, on compte les missiles intercepteurs patriotes qui restent en stock. Comment ne pas remarquer l'ironie du moment? On voit fleurir sur les réseaux sociaux des appels à l'aide qui confinent quasiment au sublime. Nos célèbres influencers, et exilés fiscaux, ceux-là et celles-là même qui nous expliquaient doctement sur TikTok ou Instagram que la France, ou la Belgique d'ailleurs, était un pays terminé, trop taxé, trop dangereux, et qu'ils ne devaient plus rien à ces pays, les voilà qui redécouvrent soudainement les vertus de la mère patrie. Face aux drones iraniens qui s'écrasent dans leurs jardins avec piscine, le mépris pour nos vieux pays européens s'est évaporé d'un seul coup. Désormais, ça se bouscule au portillon des consulats, on demande des vols de rapatriement, on réclame la protection de l'État, on appelle Maman République au secours. Il faut vraiment croire que le passeport français ou belge a tout d'un coup une valeur inestimable quand le paradis fiscal commence à ressembler à une zone de guerre. Le vrai danger pour Dubaï ce n'est pas seulement de reconstruire un hôtel ou de nettoyer une piste d'atterrissage, c'est de restaurer, ce qu'il faut bien appeler, une illusion. Dubaï a toujours su pivoter, comme disent les start-upers, face aux crises financières. Mais voilà la triste vérité : on ne pivote pas face à la géographie. Qu'on le veuille ou non, l'Iran sera toujours le voisin des Emirats Arabes Unis, et en particulier de Dubaï. Les dirigeants émiratis, Mohamed Bin Zayed en tête, tentent de rassurer le public en paradant dans les centres commerciaux et en dinant aux yeux de tout le monde, histoire de montrer que leur état cité est en sécurité. Mais le mal est fait, le risque politique est sorti des petits caractères des contrats d'assurance pour s'afficher en grand sur les écrans du monde entier. Le mirage s'est donc dissipé. Dubaï doit maintenant prouver qu'elle est autre chose qu'un décor de cinéma vulnérable au premier coup de vent régional. La fête est finie, place à la réalité. --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30.  Merci pour votre écoute  Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement.    Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock :  https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSkAinsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLpEt découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankxHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  48. 13

    Un vieux réflexe de survie est-il en train de mourir ?

    Depuis des décennies, quand le monde tremble, quand le monde a peur, l’investisseur a un réflexe de survie, il court s’abriter dans deux forteresses qu’il juge a priori imprenables : l’or et les obligations d’État. Aujourd’hui, ce vieux dogme est en train de voler en éclats : l’or joue parfaitement son rôle mais les obligations, elles, se sont affaiblies. Le danger a changé de visage : le grand ennemi aujourd’hui, ce n’est plus seulement la guerre, c’est l’inflation. Avec les frappes de drones et les menaces sur le pétrole et le gaz, on craint une explosion des prix de l’énergie. Or, l’inflation c’est le poison mortel de la dette publique. Imaginez, vous prêtez 100 euros à un État, mais si les prix augmentent de 10% entre-temps, les 100 euros que l’on vous remboursera demain ne permettront plus d’acheter la même chose. Résultat, les investisseurs boudent pour le moment la dette publique. Et, pour la première fois, le gilet pare-balles de la dette de l’État n’est plus infaillible. Il y a aussi une leçon très politique derrière ces chiffres. Les bons du trésor américain, ce qu’on appelle en fait les obligations d’État américaines, perdent de leur superbe. Elles ne sont plus le refuge automatique. Pour quelle raison ? A cause d’une diplomatie jugée totalement imprévisible et de l’affaiblissement des institutions américaines sous le règne de Donald Trump. Attention, le marché ne dit pas que l’Amérique est ruinée. Pas du tout. Mais il commence à douter de la perfection de sa signature. Il demande donc une prime de risque, comme disent les financiers, autrement dit, des taux d’intérêt plus élevés pour acheter cette dette. Ce qui veut dire que les investisseurs préfèrent l’or physique aux promesses sur papier. Cette crise place aussi la banque centrale américaine, qu’on appelle la Fed, dans une position intenable. Le président Trump veut en effet des taux d’intérêt très bas et très très vite, pour doper son économie avant les élections de mi-mandat de novembre prochain. Si le pétrole s’envole et fait grimper les prix, la banque centrale américaine sera obligée de garder des taux d’intérêt élevés, justement pour freiner l’inflation. C’est donc un crash frontal entre l’agenda politique électoral de Donald Trump et la réalité économique. Plus le choc pétrolier va durer, plus ce sera compliqué pour Trump de forcer les taux d’intérêt à baisser. Pourquoi les bourses mondiales ne s’effondrent-elles pas encore ? Elles tanguent, elles reculent un peu, mais elles tiennent très très bien. C’est ce qu’on appelle la complaisance des marchés financiers. Les investisseurs font un pari audacieux. Ils pensent que Donald Trump finira par calmer le jeu, justement pour éviter un krach boursier qui pourrait faire tache sur son bilan. En d’autres mots, tant que les écrans financiers ne virent pas au rouge vif, la Maison Blanche pense qu’elle a le feu vert. Mais, attention, l’histoire nous apprend aussi que les écrits énergétiques durent souvent plus longtemps qu’on ne le croit. Que faut-il retenir de tout ça ? Simplement que la sécurité financière a changé d’adresse. Elle ne se trouve plus seulement dans les promesses des gouvernements, donc dans leurs obligations d’État, mais de plus en plus dans des coffres-forts remplis d’or. --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30.  Merci pour votre écoute  Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement.    Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock :  https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSkAinsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLpEt découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankxHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  49. 12

    Avec l'opération "Epic Fury" en Iran, Trump a un double objectif caché

    Comme le dit le Financial Times, en voulant renverser le régime iranien, Trump s’est lancé dans l’entreprise la plus effrontée d’un président américain depuis des lustres. Pourquoi maintenant, direz-vous ? L’idée de Washington, c’est de couper la tête du régime pour que tout le reste du corps s’écroule. Les Américains et les Israéliens ont donc éliminé les chefs iraniens dès le premier jour en espérant que tout le système allait lâcher. Sauf que l’Iran ne joue pas le jeu de la guerre classique. Il joue ce qu’on appelle le match mathématique, ou le piège mathématique, comme l’expliquent d’ailleurs les experts militaires. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que l’Iran envoie des nuées de drones Shahed. Ce sont des engins rudimentaires, bruyants, qui coûtent 20.000 dollars pièce, en gros le prix d’une petite voiture. En face, les Américains sortent l’artillerie lourde, des missiles ultra-sophistiqués à plusieurs centaines de milliers, voire plusieurs millions, d’euros l’unité. Faites le calcul : à chaque fois que l’Amérique descend des drones low-cost, elle crame un budget colossal, sans doute l’équivalent du prix d’une école ou d’un hôpital. Et c’est ça la stratégie de l’asphyxie. L’Iran veut vider les caisses et les stocks de l’armée américaine. Vu comme ça, dépenser des millions de dollars pour intercepter des milliers de dollars, c’est plus une victoire militaire, c’est une hémorragie budgétaire. En d’autres mots, c’est la guerre du pauvre qui veut ruiner le riche. Mais Trump n’est pas né de la dernière pluie. On comprend enfin pourquoi il bloquait l’envoi de munitions pour l’Ukraine. Il gardait tout pour ce conflit-là. Pour lui, le ciel iranien, c’est une sorte de laboratoire géant : il en profite pour tester ses nouvelles armes, comme les canons laser, qui détruisent les drones pour le prix d’un plein d’électricité. Son but, il n’est plus secret maintenant, c’est mettre à niveau son armée pour le véritable match, celui contre la Chine. Parce que le vrai coup de billard, il est là. Si l’Iran tombe, c’est tout le réseau des adversaires des États-Unis qui prend un coup. La Chine perd son pétrole pas cher, qu’elle a acheté en douce à l’Iran, et la Russie perd son principal fournisseur de drones. En tapant sur Teheran, Trump veut étrangler Pékin et Moscou d’un seul coup. C’est ce qu’on appelle un coup de poker. Et pendant que les Américains testent leurs lasers et redessinent la carte du monde, l’Europe elle fait quoi ? Elle regarde le train passer. On réalise juste qu’on dépend encore du pétrole des autres, qu’on n’a pas d’armée commune et qu’on n’a pas vraiment de plan pour la suite. Quant à Trump, il a juste aussi oublié que couper la tête d’un État, c’est nettement plus facile que de redresser cet État, surtout quand il a 90 millions d’habitants avec différentes ethnies. Les exemples de l’Irak, de l’Afghanistan ou de la Libye sont là d’ailleurs pour nous le rappeler. Le résultat, au final, c’est toujours le chaos à l’arrivée. Ce qui me fait penser à la phrase de Groucho Marx. La politique, c’est l’art de rechercher des ennuis, de les trouver, d’en donner un diagnostic erroné, puis d’appliquer les mauvais remèdes. --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30.  Merci pour votre écoute  Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement.    Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock :  https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSkAinsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLpEt découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankxHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  50. 11

    Peut-on encore parler librement au bureau ?

    Il y a peu de temps encore, on supposait qu’un appel n’était pas enregistré, sauf mention explicite. C’était une sorte de règle tacite ou une forme de courtoisie professionnelle. Aujourd’hui, l’enregistrement est devenu le paramètre par défaut. Ce qui était intrusif devient banal et ce qui relevait du consentement relève désormais du paramétrage technique. Pourquoi ce basculement ? Parce que l’IA a fait tomber le coût à presque zéro. Transcrire une heure de réunion ne demande plus un stagiaire, mais quelques centimes. L’intelligence artificielle retranscrit tout, mot à mot, et se charge de faire un résumé ainsi qu’une to-do list quelques minutes après la réunion. On enregistre tout : les cours, les conférences. Dans la vie au bureau, c’est un gain de temps appréciable, notamment pour les réunions Teams, ou même pour les réunions en présence physique. L’argument est rationnel : les bénéfices sont réels, il y a une trace précise des décisions. La possibilité aussi de rattraper une réunion manquée. Bref, c’est une sorte de mémoire organisationnelle augmentée. Le vrai sujet, ce n’est pas la productivité, c’est la spontanéité. Quand tout est enregistré, tout est potentiellement partageable. Un trait d’humour devient une citation, une critique devient un extrait, une hésitation devient une petite archive. Il ne faut qu’un clic pour envoyer la totalité de la transcription à quelqu’un qui n’était pas dans la salle. Ça, c’est plutôt positif. Mais la presse anglo-saxonne cite aussi des cas, par exemple, où après la fin officielle d’une réunion, des participants sont restés connectés pour commenter la performance d’un collègue. Le problème, c’est que l’intelligence artificielle ne quitte pas la pièce. Et, hélas, le compte rendu est parti automatiquement. Ambiance, ambiance. Les comportements changent, on devient plus prudent, plus lisse, moins direct. On sait qu’on ne parle plus seulement à des humains, mais aussi à une base de données. Donc, la vraie question n’est pas est-ce que c’est utile ? La vraie question est : qui contrôle la mémoire, donc ces données ? Car enregistrer, ce n’est pas seulement conserver, c’est structurer le pouvoir. Celui qui détient l’archive, donc les données, détient la version officielle des faits. C’est celui qui peut analyser les transcriptions, il peut mesurer qui parle le plus, qui coupe la parole, qui doute, qui domine. Et demain, qui sait ? Qui mérite une promotion ? Techniquement, tout cela est possible. Mais l’histoire récente montre une chose : quand la technologie rend une pratique facile, elle finit toujours par la normaliser. Donc le paradoxe est assez simple : nous avons gagné en efficacité, nous avons peut-être perdu en liberté informelle. Dans un monde où chaque mot peut être indexé, recherché et ressorti des mois plus tard, la parole professionnelle au bureau change de nature. Elle devient moins conversationnelle et plus stratégique, plus tactique. L’intelligence artificielle enregistre désormais tout : réunions, cours, conférences… avec résumé automatique à la clé. Progrès formidable ou nouvelle forme de surveillance douce ? --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30.  Merci pour votre écoute  Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement.    Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock :  https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSkAinsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLpEt découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankxHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

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Amid Faljaoui dans sa chronique économique nous dévoile les coulisses des entreprises et passe en revue les grands événements de l'actualité économique.Le directeur du magazine Trends Tendances nous plonge dans l'univers de la bourse, de la finance, des banques, de la BCE, des crises économiques, de tout ce qui fait l'actualité dans notre société comme les GAFA (Facebook, Amazon, Apple, Google), Elon Musk et Twitter, Mark Zuckerberg, Jeff Bezos, la Banque européenne, le changement climatique, le cours du pétrole, les conflits, Wall Street, l'inflation, les actionnaires, l'argent, le cours de l'euro et du dollar, la vie des patrons et des salariés, des investisseurs, des politiques, l'Union Européenne, les USA, la Chine, le Brexit, les taux d'intérêts, et encore beaucoup d'autres sujets d'actualité.Il débat également autour du prix de l'électricité et du gaz, de la consommation, de la guerre en Ukraine avec Volodymyr Zelensky et Vladimir Poutine, de la hausse et la baisse du prix de l

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