Biennale des écritures du réel

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Biennale des écritures du réel

La biennale des écritures du réel, le festival organisé par le Théâtre La Cité, revient pour sa 8ème édition du 18 mars au 3 mai 2026.Théâtre, danse, littérature, conférences, cinéma, scènes partagées, un déploiement kaléidoscopique dans presque tout Marseille. À l'occasion de cette édition, Radio Grenouille et la biennale proposent 3 entretiens croisés d’artistes programmés qui exploreront ensemble 3 grands mouvements de la programmation autour de la thématique de l'oubli.

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    #3 Forbon N'Zakimuena et Lamine Diagne

    Dans ce troisième épisode, Radio Grenouille reçoit Forbon N’Zakimuena pour son spectacle Zola...Pas comme Émile!!!"Zola… Pas comme Émile !!! est un diptyque récit/rap imaginé, écrit et interprété par Forbon N’Zakimuena, qui aborde la thématique de la naturalisation et de la francisation des prénoms d’enfants né·es en France de parent·es étranger·ères. À partir de sa trajectoire individuelle et de paroles documentaires collectées auprès d’adolescent·es et de jeunes adultes entre 13 et 18 ans, Forbon tisse les dramaturgies de deux spectacles complémentaires, pareils à deux faces d’une même cassette audio, l’une en salle (Face A), l’autre en espace public (Face B).Sur cette Face A, à travers l’écriture d’une autofiction, seul sur scène, Forbon déroule le fil du parcours administratif et émotionnel qu’il a emprunté pour récupérer son prénom complet, Zola-Forbon (« le bien-aimant Forbon », en lingala), à la suite de sa propre demande de naturalisation."Une conversation croisée avec Lamine Diagne, pour son spectacle Françé"Ce sont nos alter ego, Lamine et Raymond, deux voisins. Un soir de pleine lune, ils descendent dans la cave de leur immeuble pour trouver une bouteille de vin. Mais dans les cartons… il y a une autre marchandise : un casque colonial, une vieille timbale de la Première Guerre, des lettres enfouies tout au fond, des héritages familiaux qui piquent un peu les doigts. Les ancêtres surgissent, rappellent, interrogent.Nos familles et la France se croisent, dans un joyeux bordel de mémoires mêlées.Par l’intime, par la généalogie, par la genèse, on se connecte à toutes les histoires, et on se met face à nos réalités, aussi diverses soient-elles." Lamine Diagne et Raymond DikouméAnimation : Léna RivièreRéalisation : Djilali Hammiche

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    #2 WANG Jing et Dorcy Rugamba

    Dans ce deuxième épisode, Radio Grenouille reçoit WANG Jing, autrice et metteuse en scène de Moi, Elles.« Ce projet est fondé sur mon expérience personnelle. Je suis arrivée en France en 2008 à la suite d’un malheur familial. Depuis mon arrivée, les gens que je rencontre s’interrogent sans cesse : quelles sont mes origines ? Pourquoi suis-je venue en France ? Est-ce que je retournerai en Chine un jour ? Petit à petit, mes réponses sont devenues aussi banales et aussi systématiques que les questions. » WANG JingAvec Moi, Elles, l’autrice et metteuse en scène WANG Jing écrit pour la première fois en français et signe un texte inspiré de sa propre vie. Elle explore les relations mère-fille à travers les histoires croisées de trois femmes venues de Chine, du Mali et d’Iran, vivant en France. Leurs destins se reflètent et s’entrelacent, mêlant la violence du passé aux défis de l’exil et de l’émancipation. Portée par trois comédiennes, dont une danseuse, cette pièce tisse un dialogue entre mots, mouvement et musique live, créant un espace où les récits individuels deviennent mémoire collective.Une conversation croisée avec Dorcy Rugamba, auteur et interprète de Hewa Rwanda, lettre aux absents.Ce matin maudit, l’astre solaire que dévoilaient les nuages n’annonçait ni les premières récoltes ni la transhumance des bovins vers les eaux salées du nord mais la Pâque par le feu et par le sang, la fameuse moisson du Dieu de la miséricorde éternelle."Chaque année, je reviens à Kigali, dans la maison de ma famille. Il y a toujours du lierre sur les murs, des callas et des langues de feu sur la terrasse, le palmier et le papayer à l’entrée, le mont Jali au nord, le mont Kigali au sud. Mais pendant des années, ce retour m’a été impossible.Ce spectacle est une lettre d’amour pour celles et ceux qui ne sont plus, un hymne à la vie, une part du culte des ancêtres. Je m’adresse à mon père, à ma mère, à tous·tes les absent·es. Je dis ce que j’ai vu et appris auprès d’elles·eux, l’enfant et le jeune homme que j’étais, le temps qu’il m’a fallu pour accepter l’inacceptable. Je me tiens au plus près des absent·es, j’honore leur mémoire et leur vie, j’explore le monde d’avant pour en dire la beauté et la poésie, et je m’interroge : comment traduire en mots ce qui demeure hors de portée ?"Dorcy RugambaAnimation : Léna RivièreRéalisation : Antoine Soulier

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    #1 Mathilde Rispal et Dominique Lurcel

    Dans ce premier épisode, Radio Grenouille reçoit Mathilde Rispal, chorégraphe du spectacle Les vertus de l'oubli avec la troupe Les Effronté·es."Dans nos constructions identitaires, chacun·e de nous se voit recouvert·e de pensées, chargé·e de modèles et de projections qui nous structurent autant qu’ils et elles nous enferment.Que devons-nous mettre de côté pour nous autoriser à marcher vers un ailleurs choisi ?Quelles traces gardons-nous sur le corps ? Lesquelles allons-nous laisser à notre tour ? Lesquelles marqueront le temps d’aujourd’hui ? Parvenons-nous réellement à oublier ? Ensemble, nous nous sommes questionné·es, exprimé·es, bousculé·es afin que chacun·e explore ses profondeurs, comprenne ses contours, et parvienne à se construire et s’orienter au plus proche de sa juste réalité.Il nous faut trouver le moyen d’agir sans mépriser radicalement le passé, sans le sacraliser, sans non plus le laisser intact.Nous ancrer dans notre propre existence et agrandir les possibles.Et parfois… l’oubli est nécessaire, il devient une force vitale, transformatrice, une manifestation d’un surcroît de vie pour se protéger ou se révolter. En puisant dans nos mondes oubliés et en conservant ce que nous avons de particulier, nous nous inventons aujourd’hui et demain."Une conversation croisée avec Dominique Lurcel, metteur en scène de Passeports pour la liberté.Aujourd’hui, quand je regarde mon parcours, je vois bien que j’ai fait des choix qui me correspondent. C’est-à-dire que plus j’avance, plus je me rapproche de moi. Avec le recul, je pense que certaines stratégies étaient inconscientes.Samira Belhoumi"Cette histoire ordinaire et exemplaire est celle d’une jeune femme d’origine algérienne arrivée en France à l’âge de sept ans, et le long chemin semé d’embûches et de détours qu’elle a dû emprunter pour, selon ses propres termes, « se rapprocher peu à peu d’elle-même ». C’est aussi, à travers cette histoire, un hommage rendu à ces innombrables « invisibles » « issu·es de l’immigration » (de toutes les immigrations) qui, à bas bruit, aident à construire la société française d’aujourd’hui et de demain.Une transmission théâtrale du premier entretien, en grande partie inédit, entre Samira Belhoumi et le sociologue Stéphane Beaud, première pierre de sa grande enquête (2012-2017) : La France des Belhoumi. Portraits de famille (1977-2017)."Animation : Léna RivièreRéalisation : Djilali Hammiche

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La biennale des écritures du réel, le festival organisé par le Théâtre La Cité, revient pour sa 8ème édition du 18 mars au 3 mai 2026.Théâtre, danse, littérature, conférences, cinéma, scènes partagées, un déploiement kaléidoscopique dans presque tout Marseille. À l'occasion de cette édition, Radio Grenouille et la biennale proposent 3 entretiens croisés d’artistes programmés qui exploreront ensemble 3 grands mouvements de la programmation autour de la thématique de l'oubli.

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