PODCAST · society
Café Cash - Quel est ton Take ?
by Camille Laurens
Café Cash : 1 café, pas de filtres, 30 minutes pour trancher. Un micro, une question brûlante, un·e invité·e (ou seule) pour déployer une opinion tranchée. OU PAS. Entre clash, confession et culture, ce format court secoue les idées reçues, avec style. Inspiré du format culte "Subway Takes". Partage des hots takes en commentaire que j'y réponde. 🎙️ Un podcast pop, engagé et spontané à écouter en scrollant, en marchant. Camille Laurens est journaliste. Elle travaille pour ARTE, France TV Slash, Nylon France. Invité·e·s de Café C(L)ash: Yugnat 999, Marine Leonardi, Swann Périssé, Mehdi Maizi
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Le 50/50 en couple : la grande illusion qui arrange tout le monde… sauf les femmes
Et si ce modèle “moderne” reposait en réalité sur une grosse illusion ? On nous présente le 50/50 comme la norme la plus saine du couple hétéro moderne : chacun paie sa part, chacun contribue de manière égale, personne ne profite de personne. Une équation simple, presque rassurante, qui donne l’impression d’avoir enfin trouvé une forme d’équilibre juste et émancipée. Sauf que dans la vraie vie, cet équilibre ne repose pas sur un terrain neutre.Dans cet épisode extrait de la version longue disponible sur toutes les plateformes, on rencontre Naya, créatrice de contenu et host du podcast Love Zone, qui décortique les relations contemporaines et ce qui se joue derrière les discours d’égalité dans le couple. Son constat est direct : le 50/50 est devenu une évidence culturelle, mais il repose souvent sur une fiction. Celle de deux partenaires qui auraient les mêmes ressources, les mêmes contraintes et les mêmes coûts de vie. Or ce n’est pas le cas.Les femmes gagnent encore en moyenne moins que les hommes, elles assument plus souvent la charge mentale et domestique, et elles continuent de porter des dépenses invisibles mais bien réelles liées aux injonctions sociales : esthétique, contraception, soins, apparence. Autant de coûts rarement intégrés quand on parle de “partage équitable”.Naya ne dit pas qu’il ne faut jamais partager les dépenses. Elle ne dit pas non plus que les hommes seraient systématiquement avantagés ou conscients de ce déséquilibre. Elle pointe autre chose : on applique une règle arithmétique à une réalité qui ne l’est pas. Et du coup, une question dérangeante reste en suspens : est-ce que le 50/50 est vraiment une forme d’égalité, ou est-ce une manière élégante de demander aux femmes de s’adapter à un système qui reste inégal tout en continuant d’en absorber les coûts ?Et toi, tu en penses quoi ?Merci à @subwaytakes et à Kareem pour l’inspiration et la force. Merci à @so.cotten. Merci à @camille_de_cussac pour le micro, et à toute l’équipe pour l’accueil et la confiance.
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Pourquoi les situationships profitent presque toujours aux hommes ?
« On nous vend des relations modernes, libres, sans contraintes… mais est-ce qu’elles profitent vraiment aux deux personnes de la même manière ? »Les situationships. Les hook up. Les “on voit où ça va”.Les relations sans étiquette où personne n’est censé trop s’attacher, trop projeter, trop demander.Sur le papier, tout paraît simple. Léger. Moderne.Mais dans la réalité, ce n’est pas toujours aussi équilibré.Dans ce take, on rencontre Barbara Aka Krokodeal, créatrice de contenu qui décortique les relations affectives contemporaines, les dynamiques de couple et tout ce qui se cache derrière les nouvelles façons d’aimer. À travers ses vidéos, elle analyse les comportements amoureux, les attentes implicites, les rapports de pouvoir et les contradictions des relations modernes.Et ici, elle pose une question qui risque de faire débat :est-ce que les hook up situations profitent réellement autant aux femmes qu’aux hommes ? Tout part d’un constat qu’elle voit revenir partout autour d’elle. Beaucoup de relations “casual” sont présentées comme des espaces neutres, sans pression, sans engagement. Une manière plus libre et plus détachée de vivre les relations.Sauf que dans les faits, les attentes émotionnelles ne sont pas toujours les mêmes. Mais pour elle, réduire le problème à une simple différence biologique serait beaucoup trop facile.Parce qu’au-dessus de tout ça, il y a surtout des siècles de normes sociales, de patriarcat et d’éducation affective différente entre les hommes et les femmes. Depuis toujours, beaucoup de femmes sont socialisées à attendre, construire, projeter, maintenir le lien. Là où les hommes sont souvent valorisés dans le détachement émotionnel, la liberté sexuelle ou la multiplication des expériences.Résultat : dans énormément de situationships, tout le monde fait semblant de jouer avec les mêmes règles… alors que les attentes de départ sont déjà profondément déséquilibrées.Barbara parle aussi de cette injonction très actuelle à être “cool”. Ne surtout pas paraître attachée. Ne pas être “trop”. Trop sensible, trop investie, trop romantique. Comme si aujourd’hui, ressentir quelque chose devenait presque une faiblesse dans les relations modernes.Et c’est peut-être là que le malaise commence.Parce qu’à force de vouloir des relations sans cadre, sans étiquette, sans discussion claire, beaucoup de personnes se retrouvent dans des zones floues où personne ne dit vraiment ce qu’il veut… mais où quelqu’un finit presque toujours par attendre davantage.Barbara ne dit pas que toutes les relations non sérieuses sont toxiques. Ni que les hommes ne souffrent jamais. Elle dit simplement qu’on continue souvent à appeler “liberté” des dynamiques qui restent profondément influencées par des rapports de pouvoir et des normes de genre.Alors au fond, choisit-on vraiment librement nos relations ?Ou est-ce qu’on reproduit encore des schémas profondément ancrés dans notre manière d’aimer, de désirer et de nous attacher ?Un épisode qui risque de diviser, de faire réagir… et peut-être de mettre des mots sur beaucoup de situations que tout le monde prétend vivre “sans prise de tête”.Et toi, t’en penses quoi ?Merci à @subwaytakes et à Kareem pour l’inspiration et la force ❤️Merci à @so.cottenMerci à @camille_de_cussac pour le micro, et à toute l’équipe pour l’accueil et la confiance.
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Les petits comportements du quotidien qui me rendent folles
Bienvenue dans Café Cash, épisode spécial.Même format, même liberté. Et cette fois, on parle de ces mini trucs du quotidien qui devraient être insignifiants… mais qui finissent par te déclencher des débats intérieurs complètement absurdes.Les gens de mauvaise humeur le matin qui te parlent comme si tu étais responsable de leur réveil. Les gens passifs-agressifs qui te font sentir que tu déranges juste en existant. Ceux qui veulent te guider quelque part mais refusent mystérieusement d’activer leur GPS. Et puis les gens qui te mettent automatiquement dans leur catégorie dès qu’ils parlent d’un problème, comme si tout le monde vivait exactement la même chose qu’eux.Bref : les micro-agacements humains.Pour ceux qui débarquent : un take, c’est une pensée brute. Une mini obsession du quotidien. Un agacement sincère. Un truc pas forcément grave… mais qui finit par prendre beaucoup trop de place dans ta tête. C’est personnel, discutable, parfois ridicule. Et c’est précisément pour ça que ça mérite d’être dit.Ce format est né d’un constat simple : deux minutes sur Instagram, ce n’est jamais suffisant pour développer une idée jusqu’au bout. Alors Take Away, c’est l’endroit où on laisse les takes respirer. Un café, du temps, et des réflexions qu’on déroule sans essayer d’avoir absolument raison.Aujourd’hui, pas de grands débats de société. Juste des détails humains qui nous rendent légèrement fous.Des takes pas très graves. Mais très honnêtes.Pas de vérité définitive ici, juste celles du moment. Des opinions qui exagèrent un peu, qui chipotent beaucoup, qui disent parfois tout haut des trucs minuscules qu’on pense tous très bas.Un café, cinq takes, zéro patience.
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Pourquoi les adultes gâchent tout, même Disneyland avec Greg Duth
« Les adultes ont tout gâché. Même les trucs de gosses. »Les billes deviennent du business. Disneyland devient une compétition. Et les adultes… prennent parfois un peu trop de place. On rencontre Greg Duth, humoriste, jeune papa, actuellement en tournée dans toute la France et bientôt à la Comédie de Paris à partir de septembre. Dans ce passage, il livre une réflexion aussi drôle que très juste sur un truc qu’on a tous déjà vu… sans vraiment mettre de mots dessus.Petit disclaimer quand même : c’est un take humoristique, à prendre au second degré. Mais comme souvent, c’est là que ça tape juste. Tout part d’un souvenir simple. Les jeux d’enfants. Les billes, les cartes, les échanges dans la cour. Des trucs sans enjeu, sans stratégie, sans pression. Juste pour jouer.Et puis, à un moment, ça dérape. Ça commence à négocier. À calculer. À vouloir “gagner”. Les billes deviennent une monnaie. Les cartes prennent de la valeur. On organise, on structure, on optimise. Comme si même les espaces d’enfance devaient devenir sérieux.Et Greg pose une question toute bête : à quel moment on a décidé que même ça, il fallait le rentabiliser ?Il élargit ensuite à un autre terrain. Disneyland. Ou plutôt… les adultes à Disneyland. Ceux qui connaissent tout par cœur. Ceux qui courent pour une attraction. Ceux qui passent devant les enfants pour aller voir Frozen. Là où c’était censé être un espace de magie, ça devient parfois une sorte de compétition un peu absurde.Et ça fait rire. Mais pas que.Parce que derrière la blague, il y a une vraie observation. On projette énormément sur ces univers. On les remplit avec nos attentes d’adultes. On les transforme, parfois sans s’en rendre compte. Et au passage, on enlève un peu de ce qui faisait leur essence : la simplicité, le jeu, le lâcher-prise. Greg ne dit pas qu’il ne faut pas aimer ça. Ni qu’il ne faut pas y aller. Au contraire. Il dit juste qu’on pourrait peut-être, parfois, prendre un pas de recul. Laisser de la place. Laisser ces espaces exister sans les surcharger.Depuis qu’il est devenu père, ce regard-là s’est accentué. Parce que quand tu regardes vraiment les enfants, tu te rends compte que ce qui compte pour eux, c’est rarement ce qu’on est en train de projeter dessus. C’est simple. C’est léger. C’est immédiat.Et peut-être que c’est ça, le fond du take : arrêter de vouloir trop bien faire. Trop organiser. Trop optimiser. Même quand il s’agit juste de jouer. Un take drôle, un peu piquant, mais surtout très reconnaissable. Parce qu’on a tous, à un moment, été cet adulte-là.
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Spécial Unpopular Opinion : Sober washing, True crime, revenge era Les takes qui fâchent.
Bienvenue dans Café Cash, Take Away, épisode spécial. Même format, même liberté. Et cette fois, on pousse le curseur : trois prises de position qui font grincer des dents, qui se discutent, qui se vivent. Des opinions que personne n'a envie de dire tout fort, alors je le fais.Pour ceux qui débarquent : un take, c'est une phrase qui te traverse sans prévenir. Une intuition brute, un agacement sincère, un truc que tu penses sous la douche mais que tu gardes pour toi. C'est personnel, discutable, vivant. Ici, on le dit à voix haute.Ce format est né d'un constat simple : quinze minutes sur Spotify ou deux minutes sur Instagram, ce n'est jamais suffisant pour aller au fond. Alors Take Away, c'est l'espace long : un café, une heure, une idée qu'on retourne dans tous les sens. Parfois accompagnée, parfois seule avec moi-même. Aujourd'hui : seule.Dans cet épisode, trois prises de position que j'aurais peut-être évité de formuler il y a deux ans. Le sober washing, la fascination pour le true crime, et la revanche exhibée comme une médaille. Trois sujets qui ont en commun d'être devenus des postures culturelles et moi, j'ai besoin de comprendre pourquoi ça m'agace autant.Take 01 : Le sober washing est insupportable à vivre en tant qu'ex-addict.Take 02 : Les gens qui aiment le true crime ont un problème, et ils le savent.Take 03 : Parler de sa réussite en mode "revenge" dit plus sur ta blessure que sur ton succès.Pas de vérité définitive ici, juste celles du moment. Des opinions qui se contredisent parfois, qui se nuancent souvent, qui font rire ou qui serrent. On reste doux avec les gens, fermes sur les idées.Un café, trois takes, zéro censure.
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Si ton engagement ne dérange personne, est-il réel ? Avec Kalika
Peut-on vraiment se dire artiste engagé quand on fait tout pour ne jamais déranger personne ?Dans ce take, on rencontre Kalika, artiste, autrice et interprète, qui fait de sa musique un espace de prise de position autant qu’un terrain d’expression intime. À travers ses textes et ses prises de parole, elle défend l’idée qu’un artiste ne peut pas se revendiquer engagé s’il cherche en permanence à rester confortable, lisse ou consensuel.Pour elle, aujourd’hui, beaucoup d’influenceurs et de personnalités publiques entretiennent une forme d’engagement très contrôlé. Une story militante tous les deux mois, une publication pensée, bien formulée, suffisamment engagée pour être remarquée, mais jamais assez pour déranger durablement. Puis très vite, on retourne au contenu lifestyle, aux collaborations, à l’image lisse, comme si l’objectif était surtout de ne perdre personne en route. Dire juste assez pour ne pas être critiqué, mais pas trop pour ne pas risquer sa communauté.Kalika questionne cette posture. Parce qu’à ses yeux, l’engagement ne peut pas être un simple passage obligé ou un outil de communication. Être artiste, c’est aussi accepter de représenter celles et ceux qui nous écoutent, celles et ceux qui se reconnaissent dans nos mots, dans nos colères, dans nos silences aussi.Elle rappelle surtout une chose essentielle : les personnes les plus engagées sont souvent celles qui ont le moins de pouvoir et le plus à perdre. Ce sont les plus précarisés, les plus exposés, les plus directement mis en danger par les combats qu’ils portent. Et pourtant, ce sont eux qui prennent la parole, qui se mobilisent, qui tiennent les luttes à bout de bras.Alors quand on bénéficie d’une visibilité, d’une audience, d’un espace d’écoute, ne rien dire devient aussi un choix.Kalika défend l’idée qu’un artiste a une responsabilité. Pas celle d’être parfait, ni de parler sur tout, mais celle d’utiliser sa voix quand elle peut servir. De soulever certains sujets. De créer du frottement. D’accepter parfois de déranger.Parce qu’avec l’actualité du monde, elle le dit clairement : il n’a jamais été aussi nécessaire de prendre position. Donner une partie de sa voix, dans la mesure du possible, pour défendre les combats qui nous tiennent à cœur, ce n’est pas un supplément. C’est une nécessité.Un take qui interroge notre rapport à la visibilité, au courage, et à ce qu’on choisit de risquer pour rester fidèle à ce qu’on défend.Et toi, tu penses qu’on peut vraiment être engagé sans jamais déranger ?Merci à @subwaytakes et à Kareem pour l’inspiration et la force ❤️ Merci à @so.cotten Merci à @camille_de_cussac pour le micro, et à toute l’équipe pour l’accueil et la confiance.
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Pourquoi les familles queer dérangent autant (et ce qu’elles révèlent vraiment)
Et si ne pas avoir de modèle était, en réalité, la plus grande des libertés ?Dans cet épisode, on parle de parentalité queer, de faire famille autrement et de ce que ça change, vraiment, de grandir en dehors des schémas traditionnels.On rencontre Léa Incr’, créatrice de contenu engagée, qui ouvre des espaces de discussion autour des parents et queer, de la lesboparentalité, et des familles avec deux mamans. À travers sa page, elle questionne ce qu’on considère comme “normal” dans la construction familiale, et tout ce que ces normes excluent.Tout part d’un constat assez simple. Quand on est une famille LGBTQIA+, on est, de fait, en dehors des schémas classiques. Pas de modèle tout fait. Pas de case évidente dans laquelle rentrer. Et du coup, tout est à repenser. L’éducation. Les rôles. Les repères. Les projections.Et derrière ce vide apparent, il y a en réalité une liberté immense. Léa explique que ces familles, et particulièrement dans les dynamiques de lesboparentalité, sont obligées de se poser des questions que beaucoup ne se posent jamais. Qui fait quoi ? Pourquoi ? Selon quelles logiques ? Dans les familles avec deux mamans, impossible de reproduire mécaniquement un schéma patriarcal ou hétéronormé. Il n’y a pas de rôle “assigné” par défaut. Tout doit être discuté, construit, choisi.Elle propose alors une autre lecture. Et si cette “absence de modèle” n’était pas un manque, mais une force ? Une opportunité de créer des systèmes plus conscients, plus égalitaires, plus adaptés aux personnes qui les vivent. Des manières de faire famille autrement, pensées, inventées, ajustées. Pas héritées.À travers ses prises de parole, elle montre aussi tout ce que ces modèles viennent questionner à plus grande échelle. Nos habitudes. Nos réflexes. Nos évidences. Parce que si certaines formes de parentalité queer doivent tout réinventer, c’est peut-être aussi que les modèles existants méritent d’être interrogés.Un épisode qui bouscule, qui ouvre, et qui rappelle que faire famille n’a peut-être jamais été une seule et même histoire.Et toi, tu penses qu’on devrait tous réinventer nos propres codes ?Merci à @subwaytakes et à Kareem pour l’inspiration et la force ❤️Merci à @so.cottenMerci à @camille_de_cussac pour le micro, et à toute l’équipe pour l’accueil et la confiance.
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On m’a menti toute ma vie (pour me protéger) avec Climax
ON T’A DÉJÀ MENTI POUR “TE PROTÉGER”… ET SI C’ÉTAIT ÇA QUI FAISAIT LE PLUS DE DÉGÂTS ? Dans ce take, on rencontre Claïmax. Chanteuse, comédienne, mais surtout quelqu’un qui refuse de faire semblant. Pas de filtre, pas de version arrangée. Elle dit les choses comme elles viennent, même quand ça pique, même quand ça dérange. Et ici, elle part d’un endroit très personnel : son histoire. Le fait d’avoir été adoptée. Et ce moment précis où elle comprend que tout ne lui a pas été raconté. Pas entièrement. Pas vraiment. Pas honnêtement. Et ce moment-là, il est clé. Parce que ce n’est pas un grand choc frontal. C’est plus diffus. Un décalage. Une sensation étrange qui s’installe. Comme si quelque chose ne collait pas depuis toujours sans que tu saches vraiment quoi. Parce qu’on lui a caché certaines choses. Pour la protéger. Du moins, c’est ce qu’on lui a dit. Mais protéger de quoi, au fond ? C’est là que la conversation devient beaucoup plus large que son histoire à elle. Claïmax met des mots sur un truc que beaucoup vivent sans forcément réussir à le formuler : le mensonge, même petit, même “bienveillant”, même fait avec les meilleures intentions du monde, ne disparaît jamais vraiment. Il reste. Il s’infiltre. Il crée du doute, du flou, une forme d’insécurité invisible. Là où la vérité, elle, même quand elle fait mal, même quand elle dérange, a quelque chose de stable. Elle donne des repères. Elle permet de comprendre. Elle permet de se construire. Le mensonge, lui, finit toujours par remonter à la surface. Et souvent, il fait beaucoup plus de dégâts que la vérité qu’on a voulu éviter. Dans sa vie comme dans son art, Claïmax a fait un choix radical : être sincère. Quitte à déranger. Quitte à déplaire. Quitte à mettre mal à l’aise. Parce que selon elle, ce qui abîme vraiment les gens, ce n’est pas ce qu’on leur dit. C’est ce qu’on leur cache. Et dans la version longue, la discussion va encore plus loin : sur la famille, sur la confiance, sur ce qu’on construit quand les bases sont floues, et sur le prix réel de la sincérité dans nos relations. Bel épisode
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Le couple est-il une arnaque ? avec Tiffany Cooper
Et si le célibat n’était pas un échec, mais une forme ultime de liberté ? Et si être seule n’était pas un manque, mais un choix puissant, assumé, presque radical dans une société obsédée par le couple ?Dans cet épisode de TAKE, on rencontre Tiffany Cooper, illustratrice, autrice, coach et créatrice du podcast Va vers ton risque. Avec son regard drôle, lucide et sans filtre, elle démonte les injonctions amoureuses qui façonnent nos vies depuis l’enfance. Des contes de fées aux films Disney, tout nous pousse à croire que l’amour romantique est une finalité, que le couple est une réussite, que le célibat est une attente. Mais si tout ça était à déconstruire ?À travers cet échange, elle questionne la pression sociale, le besoin de validation dans les relations, et cette idée profondément ancrée qu’il faudrait “trouver quelqu’un” pour être complète. Elle raconte aussi ce moment charnière où, après une longue relation, la solitude change de visage. Là où certains voient un vide, elle décrit un espace. Un terrain de liberté, d’indépendance, de reconnexion à soi. Un endroit où le célibat devient une expérience, un équilibre, une manière d’exister pleinement sans se définir à travers l’autre.On parle d’amour, de dating, de féminisme, de développement personnel, de confiance en soi, de solitude choisie et de liberté émotionnelle. Un épisode qui dérange, qui libère, qui fait réfléchir, et qui pourrait bien changer ta manière de voir le couple… et le célibat.Et toi, t’es vraiment sûr·e que tu veux être en couple ?
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Monogamie : et si tout était faux ? avec Eve Simonet
Est-ce qu'on a vraiment choisi la monogamie ou est-ce qu'on nous l'a juste appris à ne pas questionner ? Est-ce qu'on aime comme on veut ou comme on nous a dit d'aimer ? Et si le modèle qu'on croit naturel n'était en réalité qu'une construction parmi d'autres ?Dans ce take, on rencontre Eve Simonet, autrice et penseuse des relations contemporaines, qui s'apprête à publier un livre dans lequel elle explore en profondeur les modèles amoureux et leurs limites. Elle ne vient pas tout déconstruire pour le plaisir. Elle ne vient pas non plus faire l'apologie d'un modèle contre un autre. Elle vient poser des questions qu'on évite souvent de se poser, avec une rigueur et une honnêteté qui font du bien.Tout part d'un agacement presque banal. Une remarque de trop. Une étiquette posée trop vite. Une manière de disqualifier ce qui sort du cadre du couple classique. Et derrière cet agacement, une colère plus profonde qui s'installe : pourquoi ce qui ne rentre pas dans la norme est-il si vite réduit, moqué, mis à distance ? Pourquoi pense-t-on immédiatement au désordre, au libertinage, à l'absence de règles dès qu'on s'éloigne du modèle dominant ?Eve propose une autre lecture. Les relations non monogames ne sont pas du désordre. Ce sont des systèmes construits, pensés, organisés, qui demandent du cadre, du dialogue, de la transparence, de la communication constante. Des relations qui exigent parfois bien plus de travail, de conscience et d'engagement que la monogamie traditionnelle. Rien d'improvisé. Rien de superficiel. Juste une autre manière d'envisager l'amour, en dehors du modèle hétéronormé dominant.Elle retrace aussi l'histoire de ce modèle qu'on croit inné et universel. La monogamie telle qu'on la connaît aujourd'hui est une construction sociale, historique, politique. Un format qui a structuré nos imaginaires collectifs, nos attentes, nos manières d'aimer et de souffrir. Un modèle qui a longtemps été présenté comme la seule voie possible, la seule voie sérieuse, la seule voie respectable. Et qui, pour un nombre croissant de personnes, ne suffit plus à contenir la complexité des désirs, des attachements, des identités.À travers son livre à venir, Eve met en lumière tout ce que ce modèle cristallise : des normes intériorisées, des injonctions silencieuses, des frustrations qui s'accumulent sans jamais être nommées. Elle ouvre un espace pour repenser nos relations. Non pas pour les déconstruire à tout prix ou rejeter ce qui fonctionne pour certain·es, mais pour les choisir en conscience, en connaissance de cause, librement.Un épisode qui dérange, qui nuance, qui oblige à se poser des questions qu'on préférerait parfois éviter. Et qui rappelle une chose essentielle : l'amour n'est peut-être pas un format unique. Peut-être qu'il existe autant de manières d'aimer que de personnes qui aiment.Et toi, tu penses qu'on peut aimer autrement ?Merci à @subwaytakes et à Kareem pour l'inspiration et la force. Merci à @so.cotten. Merci à @camille_de_cussac pour le micro, et à toute l'équipe pour l'accueil et la confiance.
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Pourquoi certaines personnes ont besoin de souffrir pour se sentir vivantes ? Amour, réseau & harcèlement avec Mc Danse pour le Climat
Bienvenue dans Café Cash, Take Away, t’as capté le jeu de mots, le nouveau bébé né du format que j’ai lancé sur les réseaux sociaux où on a parlé autant d’éducation, d’imagination, de parentalité, de combats, de croyances, de sexualité ou encore de parisianisme, bref, tous les sujets de la vie avec des invités incroyables qui viennent se livrer à mon micro. Et aujourd’hui je suis accompagnée d’une reine, que dis-je, d’une activiste, militante, DJ, performeuse, slasheuse, une présence qui déborde autant dans la rue que derrière les platines : Mathilde Caillard, aka MC pour le Climat, qui se joint à moi pour répondre à vos takes. Et aujourd’hui on a reçu des takes brûlants : - pas besoin d’être en couple officiel pour se présenter ses ami·es. - pour percer en tant que DJ, il faut forcément avoir un réseau- être une femme, activiste et visible, ça demande de se forger une carapace hardcore ;- ne pas confondre traits de personnalité et syndromes psy chez ses amis ; À partir de là, on part loin, on parle d’aromantisme, de la possibilité d’aimer sans entrer dans des cases, de refuser le couple comme norme sans que ça devienne un problème à expliquer ; on parle aussi de harcèlement, celui des réseaux, celui qui surgit quand tu prends position, quand ton image circule plus vite que toi, et de la manière dont on encaisse, dont on se protège, ou dont on se transforme. On questionne aussi la visibilité — est-ce qu’aujourd’hui être engagé, c’est forcément être exposé ?Est-ce qu’on choisit vraiment son image ou est-ce qu’elle nous échappe dès qu’elle devient publique ? Take Away, c’est une heure de discussion, parfois seule avec moi-même, parfois bien accompagnée, où l’on déroule nos takes du moment mais aussi les vôtres, que je vous demande chaque semaine, alors soyez réactifs. Un café, une nuit, une heure, zéro réponse définitive, mais beaucoup de vérités du moment, et toujours cette envie de penser à voix haute, de se contredire, de douter et de recommencer.Reprenons les bases : c’est quoi un take ? Un take, c’est une opinion, une idée qui te traverse en scrollant, une question que tu te poses en rentrant de soirée, une conviction fragile ou un truc que tu défends à fond. À l’origine, les invités venaient déposer leur take au micro, mais quinze minutes sur Spotify c’était court, deux minutes sur Instagram encore plus. Café Cash, c’est un endroit pour parler de la vie telle qu’elle déborde, de ce qui amuse, de ce qui inquiète, de ce qui obsède, sans formatage et sans morale toute faite. Parce que vous m’envoyez des takes chaque semaine et qu’ici on leur donne enfin le temps.
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Et si notre rapport aux animaux était une erreur ? Avec Suzane
Pourquoi avons-nous autant de mal à reconnaître la place fondamentale des animaux dans l’équilibre de notre planète ?Dans ce TAKE, Suzane prend le temps de s’arrêter sur une question rarement abordée de manière aussi directe. Artiste engagée et voix singulière de la scène pop française, elle construit depuis ses débuts une œuvre où la performance, l’énergie du live et la prise de parole se rejoignent. Pour elle, la musique n’est pas seulement un espace d’expression personnelle : c’est aussi un terrain de réflexion collective, un lieu où peuvent se formuler des inquiétudes générationnelles, des colères, mais aussi des tentatives de réinvention.Elle vient de dévoiler son nouvel album « Millenium », un projet qui s’inscrit dans la continuité de son engagement artistique et qui explore les tensions de notre époque. Porté notamment par les singles « Je t’accuse » et « Virile », ce disque accompagne une tournée déjà marquée par un accueil très fort du public. Mais dans cet épisode, l’actualité musicale devient le point de départ d’une réflexion plus large sur notre rapport au vivant. Pourquoi certaines espèces sont-elles protégées, admirées, valorisées dans les récits collectifs, tandis que d’autres sont considérées comme envahissantes, nuisibles ou simplement ignorées ? Cette hiérarchie du vivant, souvent invisible dans nos discours quotidiens, révèle selon Suzane une manière profondément utilitariste de penser notre environnement.Nous avons progressivement organisé nos territoires, urbains, agricoles, industriels ou sauvages, en définissant des frontières, physiques et symboliques, qui déterminent qui peut circuler, se reproduire ou cohabiter avec nous. Lorsqu’un animal franchit ces limites, il devient parfois une menace, non pas en raison de sa nature propre, mais parce qu’il remet en question l’ordre que nous avons établi.Cette logique se retrouve également dans des pratiques anciennes et contemporaines comme la chasse, la régulation des populations animales ou l’élevage intensif. Dans ces contextes, la vie animale est fréquemment envisagée sous l’angle de la gestion, du rendement ou de la consommation, ce qui tend à invisibiliser les interdépendances qui structurent pourtant les équilibres écologiques.À travers cet échange, Suzane invite à déplacer le regard. Elle propose de penser notre relation aux autres espèces non plus uniquement comme une relation de domination ou d’exploitation, mais comme une cohabitation nécessaire, complexe et fragile. Une cohabitation qui implique de reconnaître que nos modes de vie, nos choix alimentaires, nos infrastructures et nos imaginaires participent directement à redessiner les équilibres du vivant.Derrière les débats contemporains autour du végétarisme, du véganisme ou de la transition écologique se pose ainsi une question plus profonde : quelle place sommes-nous prêts à accorder au vivant dans nos sociétés ? Sommes-nous capables de modifier nos habitudes pour préserver des formes d’existence qui ne nous ressemblent pas, mais dont dépend pourtant notre propre avenir ?Ce TAKE ouvre un espace de réflexion sensible et politique, où l’intime rejoint le collectif. Une invitation à interroger nos représentations, à observer différemment ce qui nous entoure et à envisager de nouvelles manières d’habiter le monde.Et toi, qu’en penses-tu ?Merci à Subway Takes et à Kareem pour l’inspiration.Merci à So.Cotten. Merci à Camille de Cussac pour le micro, et à toute l’équipe pour l’accueil et la confiance.
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Peut-on vraiment guérir de ses ex ou on fait juste semblant ? Maigreur, dating brain, podcasts et vérité cash- Take Away #5
Bienvenue dans Café Cash- Take Away numéro 5. Même format, même liberté, et cette fois encore je suis en solo. Pour ceux qui débarquent : ici, c’est un espace libre. À l’origine, les invités venaient avec leur take au micro. Puis je me suis rendu compte que quinze minutes sur Spotify ou deux minutes sur Instagram, ce n’était jamais suffisant. Alors Take Away est né : une version plus longue, plus dépliée, parfois accompagnée, parfois seule avec moi-même. Un café, une heure, une idée qu’on retourne dans tous les sens.C’est quoi un take ? C’est une opinion. Une phrase qui te traverse sans prévenir. Une intuition brute. Un truc qui t’agace, te touche ou te réveille en te brossant les dents. C’est personnel, discutable, vivant.Dans cet épisode 5, j’ai envie de vous proposer trois takes autour des liens, des images et de nos récits.Premier take : garder des liens avec nos ex. Évidemment, il existe des relations toxiques, violentes, destructrices. Dans ces cas-là, il faut couper, se protéger, partir. Mais en dehors de ces situations, je trouve qu’on veut parfois effacer totalement des personnes qui ont pourtant compté. Comme si une rupture devait forcément rimer avec amnésie émotionnelle. Moi je crois qu’on peut transformer les liens, garder une tendresse, une reconnaissance, parfois même une complicité. Parce que ces personnes ont participé à notre construction. Tout ne mérite pas d’être jeté pour prouver qu’on est passé à autre chose.Deuxième take : le retour de la maigreur. On parle beaucoup, et à raison, du fait de ne pas juger le corps des femmes. Mais en parallèle, on voit revenir une esthétique extrêmement mince qui redevient une norme désirable sur les réseaux. Ce n’est pas une question de juger des individus, c’est une question d’impact collectif. Quand on a une grande audience, on ne montre pas seulement son corps : on diffuse aussi une vision. Et parfois cette vision peut être nocive, surtout pour les plus jeunes, même sans intention.Troisième take : l’explosion des podcasts comme journaux intimes. Et là je m’autoclash un peu ! Parce que je suis moi-même très présente sur ces formats. J’adore réfléchir à voix haute, analyser, creuser. Mais je ressens aussi une fatigue. On parle beaucoup de soi, on met des mots sur tout, et parfois je me demande si on partage vraiment ou si on se regarde partager. Le podcast est un espace incroyable de nuance et de liberté, mais il peut aussi devenir une scène permanente du moi. Moi la première, je dois rester vigilante.Café Cash – Take Away numéro 5, c’est un espace pour penser à voix haute, se contredire, nuancer, rire parfois, douter souvent Un café, des takes, zéro censure, et aucune vérité définitive juste celles du moment.
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Les femmes sont-elles vraiment absentes de la musique ? Flore Benguigui répond sur le pouvoir, la visibilité et l’industrie
Les femmes sont-elles vraiment absentes de la musique ? Flore Benguigui, histoire, pouvoir, visibilitéOn dit souvent que la musique est un langage universel. Mais universel pour qui, exactement ?Flore Benguigui, artiste multifacette, autrice compositrice interprète ouvre aujourd’hui un nouveau chapitre avec la sortie de son album jazz i-330. Un projet instinctif et personnel dans lequel elle revient à ses racines musicales et s’autorise une liberté nouvelle. C’est depuis cet endroit qu’elle pose une question frontale. Pourquoi entend-on encore dire qu’il n’y aurait pas assez de femmes dans l’industrie musicale ?Pour elle, le problème n’est pas l’absence. C’est le regard.Flore rappelle que le milieu reste profondément masculin. Dans la musique classique par exemple, les femmes représentent encore une part infime des chefs d’orchestre. Une réalité qui s’explique aussi par l’histoire même de la musique. Pendant longtemps, certaines pratiques instrumentales leur étaient interdites. Jouer d’un instrument à vent était considéré comme une gestuelle trop physique, trop visible, parfois même jugée indécente. Une exclusion qui a façonné les vocations, les formations et les trajectoires professionnelles pendant des générations.Elle parle aussi du poids des réseaux, des habitudes de programmation qui reproduisent toujours les mêmes profils, et de cette démotivation silencieuse qui peut s’installer quand on se sent seule. Sur scène, on cite facilement des chanteuses. Mais beaucoup moins d’instrumentistes, de compositrices, de productrices ou de cheffes. Comme si certaines places restaient inconsciemment fermées.Face à ce constat, Flore agit concrètement. Une fois par mois, elle organise des sessions de jam entièrement dédiées aux femmes musiciennes. Les hommes peuvent venir, mais pour écouter. Des espaces pour expérimenter, créer du lien, reprendre confiance et se réapproprier une légitimité collective. Parce que la visibilité ne se décrète pas. Elle se construit.Ce qu’elle défend au fond, c’est une idée simple. Les femmes dans la musique ne manquent pas. Ce qui manque parfois, c’est l’attention, la curiosité et la volonté de redistribuer l’espace.Un take lucide et nécessaire qui nous invite à écouter autrement. À regarder autrement. Et peut-être à comprendre que changer une industrie commence souvent par changer notre manière de percevoir celles et ceux qui la composent.Et toi, quand tu lances une playlist, qui est-ce que tu entends vraiment ?Merci à @subwaytakes et à Kareem pour l’inspiration et la force Merci à @camille_de_cussac pour le micro, et à toute l’équipe pour l’accueil et la confiance
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Pourquoi refuse-t-on que les personnes trans aient un passé ? Lexie (Aggressively Trans), transidentité, transition, identité de genre
Pourquoi a-t-on autant de mal à accepter que les personnes trans aient eu une vie avant leur transition ?Dans cet épisode du podcast TAKE, on reçoit Lexie, créatrice de contenus, autrice et militante connue sur les réseaux sociaux sous le nom Aggressively Trans, où elle parle de transidentité, pédagogie queer, identité de genre et représentations des personnes trans dans la société. À travers ses vidéos, ses prises de parole et ses livres, elle s’est imposée comme l’une des voix les plus pédagogiques et accessibles pour comprendre les réalités des parcours de transition et déconstruire les idées reçues.Dans ce take, elle aborde une question rarement posée mais essentielle : pourquoi la société a-t-elle tendance à effacer la vie “d’avant” des personnes trans ?Dans l’imaginaire collectif, la transition est souvent racontée comme une rupture totale : un avant qui disparaît et un après qui prend toute la place. Comme si reconnaître le passé créait une incohérence ou un malaise. Comme si l’identité actuelle devait remplacer complètement celle d’avant pour être valide.Pour Lexie, cette vision vient en grande partie de notre attachement aux normes binaires et hétéronormées. La société préfère les récits simples et linéaires : un changement net, une nouvelle identité, une histoire qui recommence à zéro. Mais la réalité est beaucoup plus nuancée. Les trajectoires humaines ne sont jamais aussi simples.Une transition n’efface pas une vie. Elle s’inscrit dans une histoire plus large, faite d’expériences, de souvenirs, de relations, de contextes familiaux et sociaux qui ont participé à construire la personne qu’on est aujourd’hui. Le passé ne disparaît pas : il fait partie du chemin.À travers ce take, Lexie propose donc une autre manière de penser les parcours de transition : non pas comme une rupture qui annulerait tout ce qui précède, mais comme une continuité, une évolution, une transformation qui vient enrichir une trajectoire de vie. Mais elle rappelle aussi une chose fondamentale : il n’existe pas une seule manière de vivre sa transition.Certaines personnes trans souhaitent garder un lien avec leur passé, le raconter, l’assumer et l’intégrer pleinement à leur histoire. D’autres préfèrent au contraire qu’on ne l’évoque pas, parce que cette période ne leur appartient plus, qu’elle est douloureuse ou qu’elle ne correspond plus à la personne qu’elles sont aujourd’hui.Chaque parcours est différent. Chaque relation au passé est personnelle.Au fond, ce take pose une question simple mais essentielle : et si le vrai respect consistait à laisser les personnes trans décider elles-mêmes de la place que leur passé occupe dans leur récit ?Un épisode nécessaire pour mieux comprendre les enjeux de la transidentité, de la mémoire personnelle, de l’identité de genre et des normes sociales.Et toi, t’en penses quoi ?Merci à @subwaytakes et à Kareem pour l’inspiration et la force ❤️Merci à @so.cottenMerci à @camille_de_cussac pour le micro, et à toute l’équipe pour l’accueil et la confiance.
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Amour et amitié survivent-ils aux soirées déguisées ? avec MYD, masques & confidences : Take Away #4
Bienvenue dans Café Cash, Take Away 2.0, l’espace libre né du format que j’ai lancé sur les réseaux sociaux, version nuit blanche. Pour ce nouvel épisode, je reçois MYD, DJ phare des nuits, producteur et observateur affûté des foules comme des tendances. Avec lui, on ne parle pas seulement musique, on parle époque. Ici, ce n’est plus l’invité qui arrive avec son take tout prêt, c’est moi qui viens gratter, provoquer, réfléchir à voix haute et lancer des idées comme elles me traversent l’esprit. Dans cet épisode, on part dans plusieurs directions très différentes mais profondément liées à notre génération club et réseaux. On commence par un sujet sensible : les mineurs et les réseaux sociaux. Est-ce que l’exposition est devenue trop précoce ? Est-ce qu’on grandit aujourd’hui sous algorithme ? Comment protéger sans censurer, responsabiliser sans moraliser, et est-ce que la fête reste un espace d’émancipation quand tout peut finir en story ? On parle ensuite de déguisements en soirée. Pourquoi on adore se transformer la nuit ? Est-ce que le costume libère vraiment ou révèle simplement ce qu’on n’ose pas assumer en plein jour ? Le club devient alors un terrain de jeu identitaire, un laboratoire d’ego, de genre et d’exagération. On parle aussi d'amitié et d'amour ! On dérive aussi vers la pression sociale version 2026 : faut-il être visible pour exister ? Un DJ doit-il devenir influenceur ? La musique suffit-elle encore ou faut-il scénariser sa propre vie en permanence ? Et puis on revient à quelque chose de plus intime : la nuit comme espace de liberté mais aussi de solitude, le DJ comme chef d’orchestre invisible, la foule comme miroir collectif. Amour, amitié, viralité, éthique, image, excès, nostalgie des soirées sans téléphones ou pensées existentielles à six heures du matin devant un kebab fermé, tout peut devenir un sujet. Café Cash, c’est un endroit pour parler de la vie telle qu’elle déborde, de ce qui amuse, de ce qui inquiète, de ce qui obsède, sans formatage et sans morale toute faite. Parce que vous m’envoyez des takes chaque semaine et qu’ici on leur donne enfin le temps. Reprenons les bases : c’est quoi un take ? Un take, c’est une opinion, une idée qui te traverse en scrollant, une question que tu te poses en rentrant de soirée, une conviction fragile ou un truc que tu défends à fond. À l’origine, les invités venaient déposer leur take au micro, mais quinze minutes sur Spotify c’était court, deux minutes sur Instagram encore plus. Alors Take Away est né, un format plus long, parfois seule, parfois accompagnée, jusqu’à une heure pour dérouler nos idées, se contredire, changer d’avis et nuancer. Café Cash/ Take Away, c’est un podcast pour penser à voix haute, rire, débattre, douter et recommencer. Un café, une nuit, une heure, zéro réponse définitive, mais beaucoup de vérités du moment.
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Les vacances sont-elles une arnaque ? Burn-out, productivité, équilibre vie pro avec Clovis, Le Télétravailleur
Et si le vrai problème n’était pas le manque de vacances… mais le modèle de vie qu’on essaie de fuir ?Dans ce TAKE, Clovis, connu sous le nom du Télétravailleur, lance une réflexion clivante sur le travail, le repos et notre rapport collectif aux vacances. Un débat qui touche à des sujets centraux : burn-out, productivité, équilibre vie pro / vie perso, télétravail, organisation du temps, fatigue mentale, pression sociale, performance et quête de bien-être.Son point de départ est simple : les vacances ne seraient pas sacrées. Elles seraient surcotées. Selon lui, on idéalise ce moment toute l’année. On projette dessus la promesse du repos absolu, du lâcher-prise total, du bonheur concentré en deux ou trois semaines. Mais dans la réalité ? Il décrit autre chose : pression à “rentabiliser”, injonction à profiter, à voyager, à décrocher parfaitement, à se reposer efficacement. Une charge mentale du loisir.Il avance même que les vacances peuvent épuiser davantage qu’elles ne réparent. Désorganisation du rythme, perte d’élan, difficulté à reprendre, blues du retour, surcharge de travail accumulée. Ce cycle attente–explosion–retour brutal deviendrait presque une mécanique sociale. On compresse le repos au lieu de le répartir.Derrière cette critique, il y a une remise en question plus large du modèle classique : travailler intensément toute l’année pour “vivre enfin” quelques semaines. Clovis pose une question centrale sur le sens du travail et la satisfaction quotidienne. Si ton quotidien te vide, tu attendras les vacances comme une bouée de sauvetage. Mais si rien ne change dans la structure de ta vie professionnelle, tu reviendras au même point.Il assume un rapport très personnel au travail : hyperproductif, structuré, discipliné. Pour lui, avancer est reposant. Produire est stimulant. Le travail n’est pas une fuite mais un moteur. Il parle de flow, d’organisation optimisée, de gestion du temps, de routines efficaces. Sa vision repose sur une idée forte : intégrer des micro-pauses quotidiennes plutôt que miser sur de longues coupures exceptionnelles. Des respirations régulières. Un équilibre pensé en continu. Une prévention de l’épuisement plutôt qu’une réparation tardive.Ce TAKE ouvre un débat sur la culture du travail, la productivité moderne, le télétravail, la liberté d’organisation, le mythe des vacances idéales, la pression sociale autour du repos et la définition du vrai luxe aujourd’hui. Est-ce s’arrêter longtemps ? Ou construire une vie dont on n’a pas besoin de s’échapper ?Un échange sur le burn-out, la motivation, la fatigue mentale, la performance, l’autonomie professionnelle et la redéfinition du bien-être dans une société obsédée par l’équilibre.Alors, les vacances sont-elles indispensables au bonheur ? Ou sont-elles devenues un pansement sur un quotidien mal construit ?Et toi, t’en penses quoi ?
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Est-ce dangereux d'être femme chauffeur aujourd'hui ? Sécurité, VTC, clichés, indépendance avec Auréliane
Quel est le quotidien d'une femme chauffeur ? Et si le vrai obstacle n’était pas la route… mais le regard qu’on pose sur celles qui la prennent ?Dans cet épisode, on reçoit Auréliane, femme chauffeur VTC et écrivaine, rencontrée lors d’un cours Confiance & Combat organisé par Bolt. Parce que c’est aussi ça, la réalité de ce métier aujourd’hui : cumuler les casquettes, organiser son temps, choisir ses horaires, conduire la nuit ou le jour, écrire entre deux courses, être indépendante dans son activité professionnelle. La mobilité comme liberté.Mais quand on est une femme au volant, une question revient souvent : “Tu n’as pas peur ?” Comme si conduire devenait un acte courageux. Comme si occuper l’espace public en tant que femme relevait encore de l’exception. Comme si la sécurité était un sujet individuel et non collectif.Auréliane raconte une autre réalité. Elle parle des dispositifs concrets mis en place : boutons d’alerte intégrés à l’application, partage de trajet en temps réel, suivi GPS, outils de signalement, programme Women For Women. Des systèmes pensés pour sécuriser chauffeurs et passagers. Pas pour “rassurer parce que c’est une femme”. Mais pour protéger tout le monde. On parle aussi des stéréotypes de genre dans les métiers de la mobilité. Des clichés sur la conduite féminine. De cette idée persistante que certains espaces professionnels seraient “plus risqués” pour les femmes. Alors que le véritable frein, ce sont souvent les représentations sociales. Le doute instillé avant même d’avoir commencé. L’autocensure.L’épisode aborde la féminisation des professions traditionnellement masculines, la place des femmes dans l’espace public, la sécurité au travail, l’indépendance économique, la confiance en soi et les mécanismes qui maintiennent les inégalités. Pourquoi certains métiers restent-ils genrés ? Qui décide de ce qui est “normal” ?À travers des ateliers organisés avec @bagarre.therapie, Bolt accompagne aussi les femmes chauffeurs pour renforcer leur confiance, apprendre à se défendre si nécessaire, mais surtout se sentir légitimes. Pas exceptionnelles. Pas courageuses. Juste à leur place.Au fond, ce TAKE parle de mobilité urbaine, d’égalité professionnelle, de liberté de travailler, de sécurité partagée et de déconstruction des stéréotypes. Être femme chauffeur, ce n’est pas un manifeste. Ce n’est pas un exploit. C’est un métier. Et plus on cessera de le traiter comme une anomalie, plus il deviendra une évidence.Podcast disponible : témoignage, société, travail indépendant, femmes et mobilité, égalité, sécurité, empowerment, débat.Et toi, t’en penses quoi ?*Collaboration commerciale avec @bolt_franceMerci à @subwaytakes et à Kareem pour l’inspiration et la force ❤️ Merci à la queen @so.cotten Merci à @camille_de_cussac pour le micro, et à toute l’équipe pour l’accueil et la confiance.*
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Ne pas faire de politique est-ce déjà politique ? Vote, classe sociale, artistes engagés, désobéissance avec Guillaume Meurice
Et si le fait de ne “pas faire de politique” était en réalité la position la plus politique de toutes ? Et si le silence, l’indifférence ou le refus de se positionner n’étaient pas neutres… mais déjà situés ?Dans cet épisode, Guillaume Meurice pose une idée qui dérange : le non-engagement est déjà une forme d’engagement. Humoriste, auteur et chroniqueur politique, il s’est fait connaître par ses micro-trottoirs satiriques sur France Inter, avant de rejoindre Radio Nova avec La Dernière de Nova. À travers ses chroniques, ses spectacles et ses livres, il démonte les discours dominants et interroge nos contradictions collectives.On questionne une posture devenue courante : “Moi, je ne fais pas de politique.” Mais peut-on réellement ne pas en faire ? Guillaume Meurice explique que le simple fait de pouvoir choisir de ne pas s’intéresser à la politique est déjà révélateur d’une position sociale. Un privilège. Quand certaines personnes subissent directement les décisions publiques, sur leurs droits, leurs conditions de travail, leur sécurité ou leur identité, d’autres peuvent encore se permettre de dire que cela ne les concerne pas.Mais ne pas se positionner, est-ce vraiment être neutre ? Ou est-ce, au contraire, laisser le rapport de force en place ? On parle aussi du rôle des artistes. Peut-on créer sans vision du monde ? Toute œuvre, qu’elle soit humoristique, musicale ou littéraire, porte une lecture du réel. Derrière chaque geste, chaque silence, chaque blague, il y a une vision. Dire “je ne fais pas de politique” peut parfois être une manière de préserver l’ordre existant.L’épisode aborde également le vote, l’engagement quotidien, les discussions, les choix de consommation, les prises de parole. L’engagement n’est pas seulement spectaculaire. Il est souvent diffus, discret, banal. Il se loge dans les détails. Et puis vient la question plus sensible : que se passe-t-il quand il n’y a plus de recours ? Quand le dialogue échoue ? Quand les institutions ferment la porte ? On évoque la désobéissance, la “violence pacifiste”, l’usage de la force quand toutes les autres voies semblent épuisées. Où se situe la limite ? Qui décide de ce qui est légitime ? À quel moment le refus devient-il résistance ?Ce TAKE ouvre une réflexion sur le privilège, la responsabilité collective, la neutralité apparente et le pouvoir d’agir. Peut-on vraiment rester en dehors du jeu politique ? Ou sommes-nous toujours déjà impliqués, même lorsque nous prétendons l’inverse ?Et toi, tu te crois neutre ?
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Pourquoi les couples ne se parlent plus aujourd’hui ? Relations à distance, récit perso, trop-plein d’émotions et vérité cash- Take Away #3
On ne pense plus, on ressent. Et parfois, ça me fatigue. Bienvenue dans Café Cash – Take Away, épisode 3. Même format, même liberté, et cette fois encore je suis en solo. Pour ceux qui débarquent : ici, c’est un espace libre. À l’origine, les invités venaient avec leur take au micro. Puis je me suis rendu compte que quinze minutes sur Spotify ou deux minutes sur Instagram, ce n’était jamais suffisant.Alors Take Away est né : une version plus longue, plus dépliée, parfois accompagnée, parfois seule avec moi-même. Un café, une heure, une idée qu’on retourne dans tous les sens. C’est quoi un take ? C’est une opinion. Une phrase qui te traverse sans prévenir. Une intuition brute. Un truc qui t’agace, te touche ou te réveille en te brossant les dents. C’est personnel, discutable, vivant. Dans cet épisode 3, j’ai envie de partir d’un agacement clair : j’en ai marre que l’affect domine la pensée. Aujourd’hui, les récits personnels explosent. Le testimonial est partout, ambiance Légende ou Pluriel Médias : l’intime est devenu le cœur du contenu. On se raconte, on se diagnostique, on expose ses blessures. Et attention, je ne dis pas que c’est mal. Je dis qu’on assiste peut-être à une surenchère, à une forme de hiérarchisation des souffrances, à une compétition silencieuse du mal-être. Un individualisme émotionnel qui parfois nourrit la polarisation et la haine. Et en même temps, soyons doux. Parce que témoigner peut sauver. Parce que mettre des mots peut libérer. Autre take : le “for sure” permanent, est-ce que ce n’est pas une manière de nous endormir collectivement ? On valide, on compatit, on partage, mais est-ce qu’on pense encore vraiment ? On parle aussi d’amour. La plupart des couples ne se parlent pas vraiment. On habite ensemble, on gère un quotidien, un loyer, un agenda partagé, mais est-ce qu’on s’écoute ? Pourquoi les thérapeutes de couple sont devenus presque mainstream ? Combien de séparations arrivent simplement parce que deux personnes n’ont jamais appris à dire “je comprends que tu” sans se défendre derrière ? On parle de solitude à deux, de cohabitation, de ruptures provoquées par défaut de conversation. On parle aussi d’engagement : on se plaint beaucoup de l’État en story, mais combien s’impliquent réellement dans l’associatif ? Ce n’est pas faux, mais là aussi, soyons doux. Et s’il vous plaît, est-ce qu’on peut arrêter avec le mot “iconique” ? Café Cash – Take Away, épisode 3, c’est un espace pour penser à voix haute, se contredire, nuancer, rire parfois, douter souvent. Un café, des takes, zéro censure, et aucune vérité définitive — juste celles du moment.
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Être LGBTQIA+ : un choix, vraiment ? Identité queer, visibilité, normes sociales et rejet avec Kiddy Smile
Et si le problème n’était pas qu’on “choisisse” d’être lgbt… mais qu’on choisisse encore de ne pas le voir ?Dans cet épisode on s’attaque à une idée reçue qui continue de circuler partout : celle selon laquelle être LGBT serait un choix. Une phrase qu’on entend encore souvent, parfois frontalement, parfois à demi-mot. Mais que dit-elle vraiment de notre société, de notre regard, et de ce qu’on accepte — ou non — de comprendre ? À travers la parole de Kiddy Smile, artiste, DJ, musicien, performer et figure majeure de la scène queer, ce TAKE renverse complètement la perspective. Et pose une question simple, mais vertigineuse : et si ce n’étaient pas les personnes LGBT qui faisaient un choix, mais plutôt celles et ceux qui refusent d’accepter leur existence qui choisissaient de ne pas voir ? De ne pas écouter ? De ne pas remettre en question leurs propres certitudes ?Derrière cette réflexion, il y a quelque chose de plus profond. Un mécanisme social discret, souvent invisible. Un malaise diffus face à la visibilité queer. Comme si des identités qui s’assument, des corps qui existent autrement, des trajectoires hors cadre venaient bousculer un ordre établi.Qui décide de ce qui est “normal” ? Pourquoi certaines existences dérangent encore autant ? Qu’est-ce que la visibilité renvoie à celles et ceux qui se pensent dans la norme ?Dans cet échange, il est aussi question d’une confusion tenace : celle entre identité et “mode de vie”. Comme si être LGBT relevait d’un style, d’une posture ou d’une phase. Alors que pour lui, il s’agit d’une réalité intime, profonde, non négociable. Pas un rôle. Pas une tendance. Pas une décision.Il parle du courage que cela demande. Le courage de se dire, de se montrer, d’exister pleinement dans l’espace public. Il rappelle aussi que tout le monde n’a pas la même sécurité pour le faire. Que certains doivent encore se protéger, se taire, se cacher. Et que cette réalité devrait pousser à plus d’écoute, pas à plus de jugement. Ce TAKE ouvre alors une réflexion plus large sur l’acceptation, la visibilité, l’identité, les normes sociales, le regard collectif et ce que le rejet dit parfois davantage de celles et ceux qui refusent de voir que de celles et ceux qui existent.Un échange fort, lucide et nécessaire autour de la société, de la culture queer, de l’affirmation de soi et de la liberté d’être.Pour aller plus loin, comprendre les nuances, les expériences, les analyses et les émotions derrière ces mots, l’épisode complet est à écouter sur Spotify.Café Cash c'est un Un podcast court, pop, sensible et engagé. Pas d’interview classique. Pas de débat figé. Juste un micro tendu à des voix singulières qui pensent à voix haute, racontent leur vécu et questionnent ce qu’on croit savoir.Genre : Podcast culture, société, identité, témoignage, musique, scène queer, Conversation intime, réflexion sociale, parcours d’artiste, engagementEt toi, t’en penses quoi ?Merci à @subwaytakes et à Kareem pour l’inspiration et la force.Merci à la queen @so.cottenMerci à @camille_de_cussac pour le micro, et à toute l’équipe pour l’accueil et la confiance.
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Pourquoi on finit toujours par les détester ? Relation humain-animal, cause animale et écologie en ville avec Typhaine D.
Et si l’animal le plus méprisé de nos villes était en réalité le miroir de notre société ?Dans cet épisode, c'est Typhaine D, autrice, comédienne et metteuse en scène engagée, connue pour ses spectacles féministes, son travail sur le langage inclusif, les imaginaires égalitaires et la représentation des minorités qui partage un take puissant. À ses côtés : Phantyn, son pigeon, compagnon inattendu devenu symbole d’un engagement plus large pour la cause animale.À travers cette conversation, on parle de pigeons urbains, d’antispécisme, de hiérarchie des espèces, de rapport au vivant, mais aussi de pouvoir, de domination et de mémoire collective. Les pigeons ont longtemps été utilisés par l’humain : messagers pendant les guerres, outils de communication, alliés précieux. Puis ils ont été abandonnés. Délaissés. Requalifiés de nuisibles. Comment une espèce passe-t-elle du statut d’alliée à celui d’indésirable ? Que dit ce basculement de notre rapport à l’utilité, à la performance et à la valeur ?À travers l’histoire de Phantyn, Typhaine D interroge notre manière de considérer les animaux, l’environnement, et plus largement toutes les formes de vie jugées “inférieures” ou “inutiles”. Cette discussion ouvre des réflexions profondes sur l’écologie, la cohabitation en milieu urbain, la protection animale, et la nécessité de repenser notre regard sur les espèces marginalisées — qu’elles soient humaines ou non humaines. On évoque également le travail d’associations comme PinPonPigeon à Marseille, qui œuvrent pour la protection et la réhabilitation des pigeons, et qui questionnent la gestion politique des animaux en ville. Un épisode à la croisée du féminisme, de la cause animale, de la philosophie du vivant et des luttes contre les dominations. Si tu t’intéresses à l’écologie, aux droits des animaux, aux questions de langage et de représentation, ou simplement si tu t’es déjà demandé pourquoi les pigeons sont si détestés, cet épisode est pour toi.Et toi, est-ce que ton regard sur les pigeons va changer ? Café Cash, c’est quoi ?Un podcast court, pop, lucide et engagé, qui donne la parole à celles et ceux qui pensent à voix haute, dans un café, un PMU, un bar ou un bistrot. Pas d’interview classique. Pas de débat, pas de plateau. Juste un micro tendu à des voix singulières qui bousculent, les récits dominants et redonnent du sens à ce qu’on croit savoir.Merci à @subwaytakes et à Kareem pour l’inspiration et la force Merci à @camille_de_cussac pour le micro, et à toute l’équipe
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Les bad boys, c'est vraiment fini ? avec Emma Eb- toxicité, chauvinisme, influence & tempêtes émotionnelles: Bienvenue dans Take Away #2
Bienvenue dans Café Cash – Take Away, NOUVELLE VERSION 2.0, l'espace libre né du format que j’ai lancé sur les réseaux sociaux. Pour ce deuxième épisode, j’ai une invitée exceptionnelle : Emma Eb. Une invitée cultissime pour ses reprises de personnages, qui passent d’un mascu ultra sûr de lui à une gourou illuminée, en passant par la chamane chamane habitée ou d’autres figures qu’elle incarne à merveille. Ici, ce n’est plus l’invité qui débarque avec son take, c’est moi qui viens gratter, provoquer, réfléchir à voix haute et lancer des idées comme elles me traversent la tête. Dans cet épisode avec Emma, on part dans quatre directions très différentes, mais qui racontent toutes quelque chose de notre époque. On parle des tempêtes émotionnelles et de la manifestation : cette idée que tout peut se transformer si on le décide assez fort, ce moment où l’on oscille entre spiritualité, auto-persuasion et vraie prise de conscience. On questionne aussi une obsession contemporaine : est-ce que l’influence est devenue obligatoire aujourd’hui ? Est-ce qu’on peut encore exister, réussir, créer, sans se mettre en scène ?On s’arrête ensuite sur une idée simple mais presque radicale : et si être gentil, c’était devenu le nouveau cool ? Dans un monde qui valorise le cynisme et les fortes personnalités, est-ce que la douceur, l’écoute et la sincérité sont en train de reprendre de la valeur ?Et puis, évidemment, on dérive. On parle des cyclistes- dangers publics ou simples boucs émissaires urbains ? et de ces débats absurdes qui en disent long sur notre manière de cohabiter en ville. Et on finit par aborder un sujet inattendu, presque sociologique : les chauves. Le regard qu’on porte sur eux, les projections, les clichés, et ce que ça raconte du rapport à l’image, au pouvoir et à la virilité.Amour, amitié, croyances, parentalité, imagination, polémiques, combats intimes, parisianisme assumé ou pensées existentielles à 8h du matin : tout peut devenir un sujet. Café Cash, c’est un endroit pour parler de la vie, de ce qui dérange, de ce qui obsède, de ce qui fait débat, sans formatage et sans filtre. Oui, parce que vous m’envoyez des idées folles. Chaque semaine, je vous demanderai vos takes et je prendrai le temps d’y répondre ici. PS : Reprenons les bases. C’est quoi un take ? Un take, c’est une opinion. Une idée qui te prend dans les tripes. Une question que tu te poses en te brossant les dents. Une affirmation, un mantra, un truc flou ou très clair, mais surtout personnel. Bref, un take, c’est libre d’interprétation. À l’origine, ce sont les invités qui venaient me livrer leur take au micro. Puis un constat est né : quinze minutes sur Spotify, c’est court. Deux minutes sur Instagram, encore plus. Alors Take Away est né. Un format plus long, jusqu’à une heure de discussion, parfois seule avec moi-même, parfois bien accompagnée, où l’on déplie nos takes du moment, mais aussi les vôtres.Café Cash – Take Away, c’est un podcast pour penser à voix haute, se contredire, rire, débattre, aimer, douter et recommencer. Un café, une idée, zéro censure.Bref, un épisode où l’on pense à voix haute, où l’on se contredit, où l’on rit, où l’on doute, et surtout où vos takes trouvent enfin le temps et l’espace d’exister. Un café, une heure, aucune réponse définitive, mais beaucoup de vérités du moment
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La psychiatrie fait-elle plus de mal que de bien ? Diagnostics, personnes minorisées, normalité, santé mentale, système psychiatrique, validisme avec @encoreunepsy
Est-ce que le système psychiatrique peut parfois faire du mal en voulant aider ?Dans ce TAKE, on s’attaque à une question sensible et encore trop peu posée : et si le système psychiatrique pouvait, lui aussi, produire de la violence, surtout sur les personnes minorisées ? À travers des prises de parole comme celles de @encoreunpsy, psy et créatrice du podcast @youall, une critique revient souvent : qui décide de ce qui est “normal” ? Sur quelles normes reposent vraiment les tests, les diagnostics et les grilles d’évaluation en santé mentale ? Et que se passe-t-il quand ces normes ne prennent pas en compte la diversité des vécus, des cultures, des trajectoires et des expériences de discrimination ? Si la psychiatrie peut être une aide précieuse et un véritable espace de soin, elle peut aussi, parfois, enfermer dans des étiquettes, créer des incompréhensions, produire des biais ou des prises en charge inadaptées. Le parcours de soin peut-il devenir plus dur pour certaines personnes ? `Le diagnostic peut-il soulager autant qu’il peut enfermer ? Le soin peut-il, malgré lui, devenir un espace de normalisation ? Un échange fort, nuancé et nécessaire qui ouvre des questions essentielles sur les biais, les rapports de pouvoir et l’avenir de la santé mentale. Pour aller au fond du sujet, comprendre les témoignages, les analyses et toutes les nuances, l’épisode complet est à écouter sur le podcast Café Cash. Café Cash, c’est quoi ? Un podcast court, pop, lucide et engagé, qui donne la parole à celles et ceux qui pensent à voix haute, dans un café, un PMU, un bar ou un bistrot. Pas d’interview classique. Pas de débat de plateau. Juste un micro tendu à des voix singulières qui bousculent les récits dominants et redonnent du sens à ce qu’on croit savoir. Et toi, t’en penses quoi ? Merci à @subwaytakes et à Kareem pour l’inspiration et la force . Merci à @so.cottenMerci à @camille_de_cussac pour le micro, et à toute l’équipe pour l’accueil et la confiance.
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Célibataire VS couple : qui a raison ? Glow up, amitiés, santé mentale, congélation d'ovocytes. Bienvenue dans Take Away #1
Bienvenue dans Café Cash – Take Away, NOUVELLE VERSION 2.0, l'espace libre né du format que j’ai lancé sur les réseaux sociaux. Ici, ce n’est plus l’invité qui débarque avec son take, c’est moi qui viens gratter, provoquer, réfléchir à voix haute et lancer des idées comme elles me traversent la tête.Amour, amitié, croyances, parentalité, imagination, polémiques, combats intimes, parisianisme assumé ou pensées existentielles à 8h du matin : tout peut devenir un sujet. Tout peut devenir un take. Café Cash, c’est un endroit pour parler de la vie, de ce qui dérange, de ce qui obsède, de ce qui fait débat, sans formatage et sans filtre. Oui, parce que vous m’envoyez des idées folles. Chaque semaine, je vous demanderai vos takes et je prendrai le temps d’y répondre ici. Parfois ce seront les miens, parfois je mentirai un peu, mais aujourd’hui- promis - ce sont les vôtres.Reprenons les bases. C’est quoi un take ? Un take, c’est une opinion. Une idée qui te prend dans les tripes. Une question que tu te poses en te brossant les dents. Une affirmation, un mantra, un truc flou ou très clair, mais surtout personnel. Bref, un take, c’est libre d’interprétation.À l’origine, ce sont les invités qui venaient me livrer leur take au micro. Puis un constat est né : quinze minutes sur Spotify, c’est court. Deux minutes sur Instagram, encore plus. Alors Take Away est né. Un format plus long, jusqu’à une heure de discussion, parfois seule avec moi-même, parfois bien accompagnée, où l’on déplie nos takes du moment, mais aussi les vôtres.Café Cash – Take Away, c’est un podcast pour penser à voix haute, se contredire, rire, débattre, aimer, douter et recommencer. Un café, une idée, zéro censure.Dans cet épisode, on déplie un take qui flotte partout en ce moment : la vengeance des célibataires. Pourquoi être en couple est parfois devenu un peu cringe, pourquoi l’afficher sur les réseaux gêne plus qu’avant, et comment ce débat s’est invité jusque dans la pop culture, de Emma Watson aux discussions enflammées sur TikTok. On glisse vers l’amitié, les cops avant les bros, les histoires qu’on accumule quand on est seul, les glow ups un peu indécents, et ce moment très précis où l’aventure reprend sans prévenir. On parle culture, fatigue des séries, amour inconditionnel pour le cinéma, discussions interminables sur les séries, traumatisme collectif de Game of Thrones, et cette sensation que notre bibliothèque de films sera toujours infinie, contrairement à nos capacités d’attention.Et puis il y a le corps, l’âge, la pression. La congélation d’ovocytes, ce parcours souvent humiliant dont on parle trop peu, le chiffre 35 qui fait paniquer, l’idée de partir à l’étranger, et même les plans politiques qui s’invitent dans nos vies intimes sans qu’on l’ait vraiment demandé. Enfin, last but but not least, on parle aussi de santé mentale, de ce que ça veut dire aujourd’hui de vivre avec une maladie mentale à l’ère des réseaux sociaux, d’être borderline, TDAH, HPI, et de la manière dont ces mots circulent, rassurent parfois, enferment aussi.Bref, un épisode où l’on pense à voix haute, où l’on se contredit, où l’on rit, où l’on doute, et surtout où vos takes trouvent enfin le temps et l’espace d’exister. Un café, une heure, aucune réponse définitive, mais beaucoup de vérités du moment.
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Faut-il vraiment travailler moins pour (sur)vivre ? — Semaine de 4 jours, burn-out, Gen Z, productivité, surmenage, temps de travail avec Laurène Levy
TAKE 84 : « ON A TOUT À GAGNER EN TRAVAILLANT MOINS »Si travailler plus rendait vraiment plus heureux, plus efficaces et moins malades, ça se saurait. Dans ce take, Laurène Lévy, ""militante du bien-être au travail", que tu peux retrouver sur son podcast @storytaf_lepodcast, démonte une autre idée profondément ancrée : moins travailler serait un luxe, une utopie ou un caprice générationnel. À partir de son expertise et de données concrètes, elle montre au contraire que travailler moins- quand c’est bien pensé- peut tout changer. Elle insiste sur une nuance essentielle souvent oubliée dans le débat : la semaine de 4 jours n’est pas une semaine compressée en 4 jours. Il ne s’agit pas de faire autant en moins de temps, mais de repenser l’organisation, la charge, les priorités. Elle alerte aussi sur le retour forcé au présentiel dans de nombreuses entreprises, présenté comme une solution miracle alors qu’il génère souvent l’effet inverse : plus de burn-out, plus de fatigue mentale, plus de congés maladie, et au final moins d’engagement.Elle déconstruit enfin un cliché tenace : la Gen Z ne serait pas motivée par le travail. En réalité, elle n’a jamais autant travaillé- mais elle refuse de sacrifier sa santé, son temps et son équilibre pour des modèles obsolètes. Ce take rappelle une chose simple mais dérangeante : laisser plus de liberté, d’autonomie et de confiance aux salarié·es ne fragilise pas les entreprises. Ça les rend souvent plus performantes, plus désirables et plus humaines.Café Cash, c’est quoi ? Un podcast court, pop, lucide et engagé, qui donne la parole à celles et ceux qui pensent à voix haute, dans un café, un PMU, un bar ou un bistrot. Pas d’interview classique. Pas de débat de plateau. Juste un micro tendu à des voix singulières qui bousculent les récits dominants et redonnent du sens à ce qu’on croit savoir. Et toi, t’en penses quoi ?Merci à @subwaytakes et à Kareem pour l’inspiration et la force . Merci à @so.cottenMerci à @camille_de_cussac pour le micro, et à toute l’équipe pour l’accueil et la confiance.
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Pourquoi on se force à boire ? — Alcool, sobriété, pression sociale, Dry January, santé mentale, addiction, dépendance avec Édouard Deloignon
Boire pour faire comme tout le monde. Boire pour ne pas expliquer. Boire pour être intégré. Dans ce take, Édouard Deloignon, humoriste, comédien et auteur, démonte avec humour et lucidité l’un des plus grands non-dits de notre culture festive : la pression sociale autour de l’alcool. Actuellement en tournée partout en France avec son spectacle « Grandir plus tard », et sur scène au Théâtre Fontaine à Paris, Édouard part de situations très concrètes : le verre qu’on te tend sans te demander ton avis, le “allez, juste un”, le malaise quand tu refuses, les blagues lourdes déguisées en convivialité. Des scènes banales, presque invisibles, mais qui peuvent devenir violentes, intrusives, voire dangereuses.À travers ce take, il questionne notre rapport collectif à l’alcool, à l’ivresse, à la fête, et à cette idée profondément ancrée selon laquelle être bourré serait synonyme de liberté, de cool attitude ou de lâcher-prise. Spoiler : ce n’est ni universel, ni neutre. Et surtout, pas sans conséquences.Dans un contexte où le Dry January, la sobriété, la réduction de la consommation d’alcool et les enjeux de santé mentale occupent une place de plus en plus importante dans les discussions, ce take vient mettre des mots sur ce que beaucoup ressentent sans toujours oser le dire. Pourquoi la sobriété est-elle encore perçue comme triste ou radicale ? Pourquoi faut-il se justifier de ne pas boire ? Et à qui profite vraiment cette normalisation de l’excès ?Avec son humour incisif, Édouard rappelle une chose essentielle : ne pas boire n’est pas une punition. C’est parfois un choix, parfois une nécessité, parfois une forme de survie ou de liberté. Et dans tous les cas, c’est un choix qui mérite respect, écoute et soutien, pas des injonctions déguisées en blagues.Un take à la fois drôle, percutant et nécessaire, qui interroge nos habitudes, nos réflexes sociaux et notre rapport collectif à l’alcool. Un moment de réflexion qui fait rire, mais surtout réfléchir.Et toi, comment tu vis cette pression ?Café Cash, c’est quoi ? Un podcast court, pop, lucide et engagé, qui donne la parole à celles et ceux qui pensent à voix haute, dans un café, un PMU, un bar ou un bistrot. Pas d’interview classique. Pas de débat de plateau. Juste un micro tendu à des voix singulières qui bousculent les récits dominants et redonnent du sens à ce qu’on croit savoir. Merci à @subwaytakes et à Kareem pour l’inspiration et la force Merci à @camille_de_cussac pour le micro, et à toute l’équipe pour l’accueil et la confiance
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Et si la langue était politique ? — Écriture inclusive, féminisme, rapports de pouvoir, grammaire, sexisme, langage, masculin/féminin avec Noémie de Lattre
Autrice, metteuse en scène, créatrice de contenus et figure engagée du féminisme contemporain, Noémie de Lattre interroge dans cet épisode une phrase que l’on a presque toutes et tous apprise sans jamais la remettre en question : “le masculin l’emporte sur le féminin.” Elle part d’une phrase qu’on a presque toutes et tous apprise sans jamais la questionner : “le masculin l’emporte sur le féminin.” Une règle de grammaire présentée comme neutre, logique, indiscutable. Mais derrière ces mots en apparence anodins, elle met en lumière tout un système de pensée, hérité d’une époque où le masculin faisait office de norme universelle- et le féminin, une exception qu’on précise seulement quand on y pense.Noémie raconte comment cette règle linguistique, répétée dès l’enfance, a fini par structurer nos imaginaires. Comment elle installe l’idée que le masculin est central, dominant, englobant, et que le féminin existe en marge, en supplément, ou par défaut. Une hiérarchie symbolique qui dépasse largement la langue et se retrouve dans nos représentations sociales, culturelles et politiques.Elle explique pourquoi les mots comptent. Pourquoi la manière dont on nomme le monde influence la manière dont on le pense. Et comment une langue qui parle de “l’homme” pour désigner l’humain participe à invisibiliser les femmes, les personnes non binaires, et toutes celles et ceux qui ne se reconnaissent pas dans ce masculin universel. Ce n’est pas qu’une question de grammaire : c’est une question de pouvoir, de reconnaissance, de place accordée dans le récit collectif.L’épisode aborde aussi l’écriture inclusive, non pas comme une mode ou une injonction, mais comme une réponse consciente à ces mécanismes. Une tentative de réparer, de rendre visible, de nommer ce qui a longtemps été effacé. Un outil imparfait, mais politique, qui pose une question simple : qui a le droit d’être nommé, et comment ?Un échange dense, engagé, accessible, qui nous invite à regarder nos mots autrement, et à comprendre ce qu’ils disent de nos structures socialesCafé Cash, c’est quoi ? Un podcast court, pop, lucide et engagé, qui donne la parole à celles et ceux qui pensent à voix haute, dans un café, un PMU, un bar ou un bistrot. Pas d’interview classique. Pas de débat de plateau. Juste un micro tendu à des voix singulières qui bousculent les récits dominants et redonnent du sens à ce qu’on croit savoir. Merci à @subwaytakes et à Kareem pour l’inspiration et la force Merci à @camille_de_cussac pour le micro, et à toute l’équipe pour l’accueil et la confiance.
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Si on choisissait vraiment nos dirigeants ? KHEIRON, DÉMOCRATIE, POLITIQUE, ÉLITISME & POUVOIR DU PEUPLE- TAKE 82
Et si la démocratie ne se limitait pas à voter tous les cinq ans ?Dans ce take, Kheiron, humoriste, acteur, réalisateur et auteur, propose une réflexion aussi accessible que radicale sur la politique, la démocratie et la représentation du peuple. Avec son regard décalé mais extrêmement lucide, il interroge la manière dont nos dirigeants sont choisis — et surtout, qui a réellement accès au pouvoir.En s’appuyant sur l’exemple de la démocratie athénienne, où la décision collective était pensée comme une affaire commune (avec toutes les limites historiques que cela implique), Kheiron questionne notre modèle actuel : une démocratie largement confisquée par une élite politique, souvent issue des mêmes grandes écoles, des mêmes réseaux, des mêmes parcours formatés. Une politique devenue carrière, plus que vocation.À travers humour, sens critique et observation fine de la société, il met en lumière un malaise profond : la distance croissante entre les institutions et les citoyen·nes. Pourquoi ce sont toujours les mêmes profils qui gouvernent ? Pourquoi l’expérience de vie, le vécu, la diversité sociale comptent si peu face au CV ? Et surtout : est-ce vraiment normal que la majorité de la population ne se reconnaisse plus dans celles et ceux censés la représenter ?Kheiron défend l’idée d’une démocratie plus représentative, moins élitiste, où chacun·e pourrait légitimement prendre la parole et participer aux décisions collectives. Pas comme une utopie naïve, mais comme une nécessité démocratique pour recréer de la confiance, du lien et du sens. Parce que la politique ne devrait pas être réservée à une caste, mais ouverte à la pluralité des vies, des métiers, des expériences.Ce take explore des thèmes essentiels :démocratie, politique, représentation, élitisme, pouvoir, citoyenneté, engagement, institutions, justice sociale, libertés.Un échange stimulant, drôle et profondément politique, qui pose une question simple mais explosive : et si on redonnait réellement au peuple le pouvoir de choisir ses dirigeants ?Et toi, tu imagines une autre façon de faire démocratie ?Café Cash, c’est quoi ? Un podcast court, pop, lucide et engagé, qui donne la parole à celles et ceux qui pensent à voix haute, dans un café, un PMU, un bar ou un bistrot. Pas d’interview classique. Pas de débat de plateau. Juste un micro tendu à des voix singulières qui bousculent les récits dominants et redonnent du sens à ce qu’on croit savoir.
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Pourquoi Paris exclut les personnes vulnérables ? Handicap, accessiblité, santé mentale, Flora Ghebali DIT LES TERMES
Paris, urbanisme, accessibilité, santé mentale, handicap, écologie urbaine : dans ce take, Flora Ghebali, essayiste, entrepreneuse et chroniqueuse engagée sur les questions de société et d’écologie, interroge la manière dont nos villes, et Paris en particulier, traitent les personnes vulnérables.Enceinte de neuf mois, elle partage un témoignage concret sur la vulnérabilité dans l’espace public : fatigue, insécurité, stress, pression constante, manque d’infrastructures adaptées. Elle décrit une ville pensée pour la performance, la vitesse et l’efficacité, mais peu adaptée aux corps qui ralentissent : femmes enceintes, personnes en situation de handicap, personnes âgées, personnes souffrant de troubles psychiques ou de santé mentale, souvent invisibles mais profondément handicapants au quotidien.À travers son expérience personnelle, Flora élargit la réflexion à des enjeux collectifs majeurs : accessibilité urbaine, aménagement de l’espace public, politiques publiques, inclusion, droit à la ville, écologie sociale. Elle questionne les choix politiques et urbains qui façonnent Paris et montre comment une ville mal pensée pour les plus fragiles devient progressivement violente pour l’ensemble de ses habitants.Ce take aborde des thématiques essentielles : ville et inclusion, handicap invisible, santé mentale, stress urbain, écologie, urbanisme, justice sociale, vivre ensemble, espace public.Un échange nécessaire pour repenser la ville autrement, à hauteur d’humain, et imaginer des espaces plus justes, plus accessibles et plus vivables pour toutes et tous.Et toi, Paris, tu la trouves vraiment vivable ?Café Cash, c’est quoi ? Un podcast court, pop, lucide et engagé, qui donne la parole à celles et ceux qui pensent à voix haute, dans un café, un PMU, un bar ou un bistrot. Pas d’interview classique. Pas de débat de plateau. Juste un micro tendu à des voix singulières qui bousculent les récits dominants et redonnent du sens à ce qu’on croit savoir.
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Pourquoi on refuse d'écouter les enfants- Parentalité, éducation, psychologie avec Lolita Rivé
Et si on avait tout faux depuis le début ? Et si le problème n’était pas que les enfants prennent trop de place, mais qu’on ne leur en laisse pas assez ?Dans ce take, Lolita Rivé, maîtresse et créatrice du podcast « Qui c’est qui commande ? », nous invite à déplacer le regard. À interroger ce réflexe profondément ancré : celui qui consiste à croire que l’âge donne automatiquement raison, pouvoir et autorité. Elle parle d’une réalité simple mais dérangeante : dans notre société, la parole des enfants est encore trop souvent minimisée, ignorée ou disqualifiée. Non pas toujours par malveillance, mais par automatisme. Parce que “c’est comme ça”. Parce que “on sait mieux”.Être adulte, rappelle-t-elle, ne devrait jamais être une position dominante. Pourtant, combien de décisions sont prises chaque jour sans consulter celles et ceux qu’elles concernent directement ? À l’école, à la maison, dans l’espace public. Les enfants ressentent, comprennent, perçoivent bien plus qu’on ne le croit. Mais leur voix est souvent reléguée au second plan, considérée comme incomplète, naïve, secondaire.Ce que propose Lolita n’a rien d’un chaos éducatif. “Laisser les enfants nous commander”, ce n’est pas céder, ni abdiquer. C’est accepter de déplacer l’autorité vers l’écoute. C’est reconnaître que l’enfant n’est pas un adulte en devenir, mais une personne à part entière, ici et maintenant. Quelqu’un dont la parole mérite d’exister, même quand elle dérange, même quand elle oblige à ralentir, à expliquer, à se remettre en question.Elle parle aussi de ce que ça change, concrètement, quand on écoute vraiment : la relation se transforme, la confiance s’installe, les rapports de force s’adoucissent. Écouter un enfant, ce n’est pas perdre du pouvoir, c’est construire autre chose. Un espace plus juste, plus respectueux, plus humain.Ce take questionne nos automatismes, nos réflexes d’adultes, nos certitudes bien installées. Il nous rappelle que défendre les droits des enfants, ce n’est pas un sujet secondaire ou militant : c’est une base. Parce qu’une société qui n’écoute pas ses enfants est une société qui se coupe d’une partie essentielle d’elle-même.Et toi, est-ce que tu écoutes vraiment les enfants autour de toi ?Merci à @subwaytakes et à Kareem pour l’inspiration et la force Merci à @camille_de_cussac pour le micro, et à toute l’équipe pour l’accueil et la confiance.
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TAKE 78 : « ON A OUBLIÉ CEUX QUI SONT EN PRISON » — FRED MUSA DIT POURQUOI C’EST UN DANGER POUR TOUT LE MONDE
On parle souvent de prison. Rarement de ce qu’il se passe après. Encore moins de celles et ceux qu’on préfère oublier une fois la porte refermée.Dans cet épisode, Fred Musa, journaliste et figure incontournable du rap français, met des mots sur un angle mort majeur de notre société : l’abandon progressif de la réinsertion. Depuis des années, il intervient en prison, anime des ateliers, crée des espaces de parole, de création et de transmission avec des personnes incarcérées. Des moments rares, précieux, parfois décisifs. Et aujourd’hui, de plus en plus fragilisés, voire interdits.Fred raconte ce que ces espaces représentent pour celles et ceux qui sont à l’intérieur : un lien concret avec le dehors, une manière d’exister autrement que par une faute, une possibilité de se projeter dans un futur qui ne serait pas uniquement défini par l’enfermement. Il parle aussi du silence brutal qui s’installe quand ces initiatives disparaissent. Du vide. De l’isolement renforcé. Et de ce que ça révèle de notre rapport collectif à la punition.Il alerte sur un danger immense : continuer à exclure des personnes déjà stigmatisées, comme si rompre tout lien était une solution. Comme si oublier ceux qui sont en prison n’aurait aucune conséquence. Pourtant, la majorité d’entre eux sortiront. Et ce qu’on aura choisi de faire — ou de ne pas faire — pendant leur détention pèsera lourd sur la suite.Fred revient sur cette double peine, sociale et sociétale, qui commence souvent après la condamnation : le regard qui enferme encore, l’absence d’opportunités, la peur collective, l’impossibilité de se reconstruire. Il rappelle une chose essentielle et dérangeante : croire en la réinsertion n’est pas une posture naïve ou angélique. C’est une nécessité. Une responsabilité collective. On ne construit pas une société plus sûre en excluant définitivement. On fabrique des fractures durables.Un take fort, lucide et profondément politique, qui nous oblige à regarder en face une question qu’on évite trop souvent : qu’est-ce qu’on fait réellement de celles et ceux qu’on enferme, une fois la peine purgée ?Café Cash, c’est quoi ? Un podcast court, pop, lucide et engagé, qui donne la parole à celles et ceux qui pensent à voix haute, dans un café, un PMU, un bar ou un bistrot. Pas d’interview classique. Pas de débat de plateau. Juste un micro tendu à des voix singulières qui bousculent les récits dominants et redonnent du sens à ce qu’on croit savoir. Et toi, t’en penses quoi ?Merci à @subwaytakes et à Kareem pour l’inspiration et la force ❤️
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TAKE 77 : « FAIRE RIRE EST BIEN PLUS DUR QUE FAIRE PLEURER » — @EMMACANDCHEESE DÉVOILE LE TRUC QUE PERSONNE NE VOUS DIT SUR LE RIRE
Dans cet épisode, @emmacandcheese, créatrice de contenu, humoristo-poète sur @franceinter, reine de l’autodérision et funambule permanente entre le rire et la mélancolie, met des mots très justes sur une chose qu’on sous-estime souvent : faire rire est un acte fragile. Et profondément courageux. Elle raconte ce qu’on ne voit pas toujours derrière une blague qui fonctionne. La faille. Le point sensible. Ce petit endroit en soi qui fait mal, qui déborde, ou qui reste coincé quelque part entre deux émotions. Pour Emma, le comique et le tragique ne sont jamais très loin l’un de l’autre. Ils se frôlent, se répondent, s’alimentent. Le rire naît souvent d’une tristesse transformée, déplacée, digérée juste assez pour pouvoir être partagée.Dans cet épisode, elle parle aussi de cette tristesse diffuse qui traverse beaucoup de vies. Pas celle qui fait pleurer à chaudes larmes. Plutôt celle qui s’installe doucement, qui accompagne, qui fatigue. Faire pleurer, dit-elle, c’est toucher une émotion brute, immédiate. Faire rire, en revanche, demande de passer par une autre étape : prendre ce poids, le tordre, le rendre plus léger, et espérer que quelqu’un, quelque part, s’y reconnaisse.Emma évoque la difficulté de rester drôle sans tricher. Sans se cacher complètement derrière un masque. Elle parle du risque de ne pas faire rire. Du silence après une blague. De cette seconde suspendue où tout peut basculer. Et malgré tout, du courage d’y retourner encore et encore. Parce que faire rire, au fond, ce n’est pas juste provoquer un son. C’est offrir un moment de répit. Une respiration. Une pause dans le flot continu des émotions lourdes.Un épisode sensible, intelligent et profondément humain, qui parle autant de vulnérabilité que de création, et qui rappelle que le rire n’est jamais anodin. Qu’il est souvent le fruit d’un travail invisible. Et qu’il peut, parfois, rendre la tristesse un peu plus supportable.Et toi, quand tu ris, tu penses à ce qu’il y a derrière ?Café Cash, c’est quoi ? Un podcast court, pop, lucide et engagé, qui donne la parole à celles et ceux qui pensent à voix haute, dans un café, un PMU, un bar ou un bistrot. Pas d’interview classique. Pas de débat de plateau. Juste un micro tendu à des voix singulières qui bousculent les récits dominants et redonnent du sens à ce qu’on croit savoir.
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TAKE 76 : « PERSONNE NE SAIT VRAIMENT OÙ IL VA (ET C’EST OK) » - QUEEN LALOU BRT DÉDRAMATISE LA VIE D'"ADULTE" ET NOUS POUSSE À VIVRE L'INSTANT T SANS PRESSION
Dans cet épisode, @laloubrt, créatrice de contenu, stand-uppeus et en tournée dans toute la France avec son spectacle « Lalou » (dont elle assume pleinement le titre comme "pas d'inspi"), et voix du désormais culte « Bonjour à tous j’espère que vous allezzzzz bien », pose une question simple mais vertigineuse : et si on passait notre vie à attendre le bon moment au lieu de vivre ce qui est déjà là ? Elle parle de cette obsession collective pour l’arrivée, la réussite, le “après”, ce point fantasmé où tout irait enfin mieux, où l’on serait enfin légitime, adulte, aligné. Avec beaucoup de sincérité et d’humour, Lalou raconte ce qu’il y a entre le départ et l’atterrissage : les détours imprévus, les hésitations, les moments de doute, les petites victoires silencieuses qui ne rentrent dans aucun bilan LinkedIn, mais qui façonnent pourtant nos vies. Elle met des mots sur ce sentiment partagé par toute une génération : avancer, travailler, aimer, réussir parfois… tout en ayant l’impression étrange d’être encore un enfant qui improvise. Elle parle de la famille, du quotidien, des instants ordinaires qui ramènent à l’essentiel, et de cette idée presque radicale aujourd’hui : la vraie réussite n’est pas toujours spectaculaire, elle est parfois juste là, dans le présent, dans le fait d’être vivant et attentif. À l’approche d’un nouveau départ, ce take agit comme une respiration : ralentir, lever la tête, arrêter de remettre le bonheur à plus tard, et accepter que le chemin ne soit pas une salle d’attente mais déjà un endroit où exister pleinement. Café Cash, c’est quoi ? Un podcast court, pop, lucide et engagé, qui donne la parole à celles et ceux qui pensent à voix haute, dans un café, un PMU, un bar ou un bistrot. Pas d’interview classique. Pas de débat de plateau. Juste un micro tendu à des voix singulières qui bousculent les récits dominants et redonnent du sens à ce qu’on croit savoir. Et toi, t’en penses quoi ? Merci à @subwaytakes et à Kareem pour l’inspiration et la force Merci à @camille_de_cussac pour le micro, et à toute l’équipe pour l’accueil et la confiance.
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TAKE 74 : « LE “BEAUF” N’EST PAS CELUI QUE TU CROIS » LA VERITÉ DES REPAS DE NOËL PAR ROSE LAMY (PRÉPAREZ-VOUS POUR LA BAGARRE)
Dans cet épisode, Rose Lamy, autrice de Ascendant beauf (Éditions du Seuil), disponible en librairie, et créatrice du compte culte Préparez-vous pour la bagarre, démonte une figure ultra familière de nos imaginaires collectifs : le fameux “beauf”. Celui qu’on pointe du doigt, qu’on caricature, qu’on isole volontiers autour de la table de Noël. Le tonton raciste, lourdingue, un peu simple, qu’on se rassure d’avoir identifié comme le problème. Spoiler : ce mythe nous arrange beaucoup.Avec Ascendant beauf, Rose Lamy retourne le stigmate et pose une question dérangeante : et si le “beauf” n’était pas un individu marginal, mais une construction sociale pratique, qui permet d’éviter de regarder le racisme, le sexisme et le mépris de classe là où ils se nichent vraiment ? Dans les discours dominants. Dans les blagues “pas méchantes”. Dans les milieux qui se pensent éclairés. Dans nos propres angles morts.Elle parle de ce mot qu’on utilise comme une insulte passe-partout, sans jamais interroger ce qu’il raconte de nous. Elle montre comment le terme “beauf” sert à disqualifier les classes populaires, à essentialiser des comportements, et surtout à se donner bonne conscience. Comme si le problème venait toujours d’en bas, jamais des structures, jamais des systèmes, jamais de celles et ceux qui ont le pouvoir de nommer.Ce take explique pourquoi Ascendant beauf est un livre nécessaire : parce qu’il ne cherche ni à réhabiliter le racisme ni à excuser la violence symbolique, mais à déplacer le regard. À comprendre d’où viennent ces discours, qui les produit, et pourquoi on préfère se moquer d’un “beauf” imaginaire plutôt que de questionner un racisme bien réel, souvent plus policé, plus acceptable, plus invisible. Rose nous invite à cesser de nous cacher derrière cette figure commode, et à regarder collectivement ce que ce mot masque.Un épisode dense, politique, accessible, qui dérange juste ce qu’il faut et remet en cause des réflexes profondément ancrés. Un take pour celles et ceux qui pensent être “du bon côté”… et qui acceptent de se poser la question.Café Cash, c’est quoi ?Un podcast court, pop, lucide et engagé, qui donne la parole à celles et ceux qui pensent à voix haute, dans un café, un PMU, un bar ou un bistrot. Pas d’interview classique. Pas de débat de plateau. Juste un micro tendu à des voix singulières qui bousculent les récits dominants et redonnent du sens à ce qu’on croit savoir.Merci à @subwaytakes et Kareem pour l’inspiration et la force ❤️Merci à @camille_de_cussac pour le micro, et à toute l’équipe pour l’accueil et la confiance.
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TAKE 75 : « TU CROIS ÊTRE CREVÉ.E ? ATTENDS D’AVOIR DES ENFANTS » — LE TAKE BIEN INSOMNAIQUE DE DIANE SEGARD
Dans ce take, Diane Segard, humoriste et créatrice de contenu, actuellement en tournée des Zéniths à partir de janvier avec son spectacle Parades, s’attaque à un grand classique de la vie adulte : la fatigue d’avant… et celle d’après les enfants. Celle qui ne commence pas avec un réveil, mais à 5h du matin, avec un enfant déjà debout, des Kaplas sous les pieds, des pansements étoiles collés sur le visage et une seule explication possible : parce que. Attention, toutes les fatigues sont valables et audibles ! Avec ou sans enfants. Avec son humour précis et redoutablement juste, Diane raconte ces moments où quelqu’un te dit “je suis crevé”, et où ça te renvoie instantanément à une époque lointaine, presque mythologique, où “dormir” voulait dire se coucher, fermer les yeux… et se réveiller le lendemain. D’une traite. Sans interruption. Sans négociation. Sans petites mains qui tapotent ton visage dans le noir.Elle parle de cette fatigue-là, pas spectaculaire, mais constante. De celle qui s’accumule. De celle qu’on ne dramatise même plus. Et de ce décalage absurde entre le souvenir de l’épuisement d’avant et la réalité très concrète de l’après. Un take qui met des mots sur un sentiment partagé par tant de parents, souvent en silence.Mais derrière les vannes, Diane parle aussi de quelque chose de fondamental : le soutien. Les partenaires qui prennent le relais. Les maris, les compagnes, celles et ceux qui comprennent que parfois, le plus grand geste d’amour, ce n’est pas un grand discours, mais gérer le chaos pendant que l’autre dort une heure de plus. Une heure qui peut tout changer.Un épisode drôle, tendre, ultra reconnaissable, qui fait rire parce qu’il dit vrai, et qui rappelle que la fatigue parentale n’est pas une compétition, mais une expérience à partager, et à alléger, quand c’est possible.Café Cash, c’est quoi ?Un podcast court, pop, lucide et engagé, qui donne la parole à celles et ceux qui pensent à voix haute, dans un café, un PMU, un bar ou un bistrot. Pas d’interview classique. Pas de débat de plateau. Juste un micro tendu à des voix singulières qui bousculent les récits dominants et redonnent du sens à ce qu’on croit savoir.Merci à @subwaytakes et Kareem pour l’inspiration et la force ❤️Merci à @camille_de_cussac pour le micro, et à toute l’équipe pour l’accueil et la confiance.
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TAKE 74 : « IL FAUT ARRÊTER LE SECRET SANTA » LA LIBÉRATION DE ZOÉ DUVAL & PASCALE DEBLOIS
Dans ce take, le duo iconique Zoé Duval et Pascale Deblois , animateur·ices du podcast Un potin avec ça, humoristes et comédien·nes entre Paris et Montréal, et véritables brocanteur·ses involontaires de bibelots de Noël, déclarent la guerre à une tradition soi-disant sympa mais objectivement traumatisante : le Secret Santa. Celui qui commence toujours par “allez, c’est juste pour rigoler” et se termine en crise existentielle devant un sapin en plastique et un budget dépassé.À coups d’anecdotes ultra (trop) reconnaissables, iels racontent l’horreur des cadeaux moches, des bibelots poussiéreux, des mugs à message passif-agressif et de tous ces objets que personne n’a jamais voulus, demandés ni même imaginés. Pour eux, offrir un truc nul “parce qu’il faut offrir quelque chose”, ce n’est pas de la générosité : c’est du remplissage émotionnel sous contrainte sociale.Mais le vrai jumpscare arrive après. Les cagnottes.Ces liens envoyés “sans pression ❤️” qui ressemblent pourtant beaucoup à des convocations administratives. Tu cliques. Tu hésites. Tu te demandes si ton absence de participation sera notée quelque part, inscrite dans un tableau Excel invisible. Zoé et Pascale racontent comment la cagnotte est devenue une micro-menace moderne : tu payes, ou tu assumes d’être “la personne reloue”.À l’approche des fêtes, ce take tombe à pic. Parce que sous le papier cadeau, il y a souvent surtout de l’angoisse, de la gêne, des obligations déguisées en convivialité et des objets promis à une vie courte dans un placard dès le 26 décembre. Leur message est clair : il faut arrêter de faire semblant. Arrêter d’imposer des cadeaux inutiles au nom du lien social. Et peut-être, soyons fous, interdire le Secret Santa pour raison de santé mentale collective.Un épisode drôle, acide, libérateur, qui met des mots sur un malaise que tout le monde connaît mais que personne n’ose avouer. Le genre de take qui fait rire… et qui soulage.Café Cash, c’est quoi ?Un podcast court, pop, lucide et engagé, qui donne la parole à celles et ceux qui pensent à voix haute, dans un café, un PMU, un bar ou un bistrot. Pas d’interview classique. Pas de débat de plateau. Juste un micro tendu à des voix singulières qui bousculent les récits dominants et redonnent du sens à ce qu’on croit savoir.
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TAKE 73 : « LES MECS DEVRAIENT PLUS ACCEPTER LEUR SENSIBILITÉ » par Toupou et Boulou- Pourquoi la vulnérabilité masculine dérange ?
Dans ce take, Toupou et Boulou (@toupouetboulou), artistes, créateur·rices et véritable power couple créatif, interrogent un héritage tenace : celui d’une masculinité rigide, corsetée, qui continue d’imposer aux hommes de se taire, de se durcir et de cacher ce qui déborde. À travers leur regard, nourri par la création, le DIY et une liberté revendiquée, ils démontent les clichés persistants : les hommes ne pleurent pas, ne montrent pas leurs émotions, ne portent pas de vernis, ne se maquillent pas, ne s’aventurent pas du côté de la douceur, du soin, de la vulnérabilité- tout ce qui serait encore trop vite rangé du côté du “féminin”. Ils racontent ce que cette injonction produit en silence : des émotions refoulées, une sensibilité perçue comme une faiblesse, une pression sociale constante qui pousse à se construire contre soi-même pour correspondre à un modèle dépassé. Une dichotomie artificielle entre hommes et femmes qui, loin de protéger qui que ce soit, enferme tout le monde. Mais le take va plus loin. Toupou et Boulou questionnent aussi nos récits amoureux. Pourquoi continue-t-on à glorifier les figures du bad boy froid, inaccessible ou émotionnellement indisponible ? Pourquoi les hommes gentils, attentifs, doux, présents sont-ils encore si souvent relégués au second plan, voire perçus comme “ennuyeux” ? Et si la vraie transgression, aujourd’hui, était là : dans le fait d’assumer sa vulnérabilité, dans le courage de ressentir, de dire, de montrer, dans la possibilité, pour les hommes aussi, d’être sensibles sans se justifier. Un échange lucide, sensible et nécessaire, qui invite à repenser la masculinité non comme une performance, mais comme un espace vivant, mouvant, profondément humain. Et toi, t’en penses quoi ? Café Cash, c’est quoi ?Un podcast court, pop, lucide et engagé, qui donne la parole à celles et ceux qui pensent à voix haute, dans un café, un PMU, un bar ou un bistrot. Pas d’interview classique. Pas de débat, pas de plateau. Juste un micro tendu à des voix singulières qui bousculent, les récits dominants et redonnent du sens à ce qu’on croit savoir.Merci à @subwaytakes pour l’inspiration ❤️ Merci à @camille_de_cussac pour le micro, et à toute l’équipe pour l’accueil et la confiance.
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TAKE 72 : « PATIENT DIFFICILE NE VEUT PAS DIRE PATIENT IMPOSSIBLE » LE MESSAGE ESSENTIEL D’ABIGAIL aka Voyageuse au naturel
Dans ce take, Abigail- créatrice de contenus, militante et voix essentielle sur le trouble borderline (@voyageuse_au_naturel)- démonte un mythe aussi violent que tenace : associer le trouble borderline à la dangerosité, à l’irréparabilité, à l’impossibilité d’aller mieux. Elle parle aussi de ce qui aggrave profondément la situation : la stigmatisation systémique des maladies mentales et le manque criant d’équipes réellement formées pour accompagner un trouble pourtant très répandu… et dramatiquement lié aux taux de suicide.Abigail connaît ce sujet de l’intérieur. Elle raconte la violence invisible du regard social, la solitude, les séjours à l’hôpital, les diagnostics mal posés, les passages aux urgences saturées, et les prises en charge qui s’épuisent faute de formation spécialisée. Elle met des mots sur ce que vivent tant de patient·es : êtrequalifié·e de “difficile” quand le système, lui, est défaillant.Son message est clair et puissant : le problème n’est pas la personne. Ce sont les dispositifs insuffisants, les soignant·es non formé·es, les structures inexistantes ou inadaptées. Quand l’accompagnement manque, la souffrance s’aggrave et l’étiquette de “patient impossible” devient une façon de masquer un abandon collectif.Abigail rappelle alors une vérité essentielle, trop souvent niée : le rétablissement est possible. Pas dans le silence. Pas dans la honte. Mais avec un accompagnement humain, stable, compétent et continu. Parce qu’un patient dit “difficile” est, avant tout, un patient qui n’a pas reçu l’aide dont il avait besoin. Et que personne ne devrait être laissé seul face à sa souffrance.Un take nécessaire, lucide, profondément humain, qui redonne de l’espoir là où il n’y a trop souvent que des étiquettes et du découragement. Un épisode pour comprendre, déconstruire et rappeler que derrière chaque diagnostic, il y a une personne — et une possibilité d’aller mieux.Café Cash, c’est quoi ?Un podcast court, pop, lucide et engagé, qui donne la parole à celles et ceux qui pensent à voix haute, dans un café, un PMU, un bar ou un bistrot. Pas d’interview classique. Pas de débat, pas de plateau. Juste un micro tendu à des voix singulières qui bousculent, les récits dominants et redonnent du sens à ce qu’on croit savoir.Merci à @subwaytakes et à Kareem pour l’inspiration et la force Merci à @camille_de_cussac pour le micro, et à toute l’équipe
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TAKE 71 : « IL FAUT OUVRIR DES PENSIONS POUR LES ENFANTS » LE COUP DE POING DE VICTOIRE TUAILLON
Dans cet épisode, Victoire Tuaillon- journaliste, autrice et créatrice des podcasts cultes Les Couilles sur la Table et aujourd’hui Renverser la Table- renverse un mythe profondément ancré dans notre société : demander de l’aide quand on est parent n’est pas un aveu d’échec. Aux côtés de Lolita Rive, elle produit aussi Qui c’est qui commande, un podcast qui replace les enfants au centre du débat public et interroge notre façon de penser la parentalité.Ici, Victoire aborde un tabou immense : reconnaître qu’on est dépassé, que notre santé mentale, nos conditions de vie ou nos ressources ne permettent pas toujours d’offrir à nos enfants ce qu’il y a de plus sûr, stable et juste. Elle le dit avec force, parce qu’elle l’a vécu de l’intérieur : elle a passé sept ans en pension, de ses 5 à 12 ans. Et contrairement à l’imaginaire collectif, elle en garde un souvenir lumineux.La pension n’était pas une punition, ni un placement forcé. C’était un lieu pensé pour protéger, entourer, soutenir. Une bulle où des adultes formés et disponibles offraient ce que ses parents, malgré leur amour, ne pouvaient pas offrir. Un espace où grandir pouvait rimer avec sécurité, accompagnement et chaleur humaine.Son constat est simple mais frappant : il n’existe aujourd’hui presque rien pour permettre aux parents de souffler sans culpabiliser, pendant un mois, deux mois, dans un lieu digne, encadré, humain. Et cette honte, ce sentiment que “demander de l’aide serait un échec”, crée des dégâts invisibles mais profonds.Victoire rappelle une évidence qu’on a trop tendance à oublier : être parent n’est pas une performance. On n’est pas censés tenir en apnée. Le soutien ne devrait pas être un luxe. Imaginer des pensions pour enfants, ce n’est pas imaginer des sanctions, mais des espaces de respiration, des refuges, des lieux de soin, des preuves collectives que protéger les plus jeunes peut se faire sans culpabiliser les parents.Dans ce take, tu vas entendre des anecdotes, des réflexions fortes et des pistes concrètes pour repenser notre rapport à la parentalité et à l’aide, pour que demander de l’aide devienne un droit, pas une honte. Un épisode nécessaire, sensible, et porteur d’espoir.Café Cash, c’est quoi ?Un podcast court, pop, lucide et engagé, qui donne la parole à celles et ceux qui pensent à voix haute, dans un café, un PMU, un bar ou un bistrot. Pas d’interview classique. Pas de débat de plateau. Juste un micro tendu à des voix singulières qui bousculent les récits dominants et redonnent du sens à ce qu’on croit savoir.Merci à @subwaytakes et Kareem pour l’inspiration et la force ❤️ Merci à @camille_de_cussac pour le micro et à toute l’équipe pour l’accueil et la confiance.
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TAKE 70 : « TROP DE SOIN, PLUS AUCUN SOIN » LA DÉCONSTRUCTION CASH DE JULIE PUJOLS
Dans cet épisode, Julie Pujols- journaliste chez ELLE, coach sportive (lescoursdejulie.com) et créatrice de contenus révélée pendant le Covid par ses vidéos douces, accessibles et sans pression- renverse un mythe collectif : l’idée qu’il faudrait optimiser chaque centimètre de notre corps pour atteindre une paix intérieure durable ; elle décortique comment les injonctions au sport parfait, à la skin care irréprochable, à la morning routine “incroyable”, au tracking obsessionnel du sommeil, de l’hydratation, du cardio et de la productivité finissent par créer une nouvelle charge mentale et nous épuisent plus qu’elles ne nous apaisent ; ce qui a séduit ses abonné·es, c’est son ton : jamais culpabilisant, jamais moralisateur, toujours proche et incarné — une parole qui déculpabilise et invite à la nuance — et qui rappelle une vérité simple et radicale : on n’est pas des machines, ne rien faire parfois, lâcher prise, laisser son corps vivre, c’est aussi du soin; le bien-être authentique, c’est ce qui soulage, pas ce qui surveille, et revenir au corps imparfait, vivant et non optimisé devient presque un acte de résistance (oui, vive notre cellulite). Dans ce take tu trouveras des anecdotes concrètes, des réflexions sur la pression médiatique et marchande autour du corps, des conseils pour débusquer les injonctions toxiques et des pistes simples pour réapprendre le soin sans performance, un épisode à la fois doux et coup de poing, parfait pour celles et ceux qui en ont marre des to-do lists du bien-être et cherchent à respirer autrement. Café Cash, c’est quoi ?Un podcast court, pop, lucide et engagé, qui donne la parole à celles et ceux qui pensent à voix haute, dans un café, un PMU, un bar ou un bistrot. Pas d’interview classique. Pas de débat de plateau. Juste un micro tendu à des voix singulières qui bousculent les récits dominants et redonnent du sens à ce qu’on croit savoir.Merci à @subwaytakes et Kareem pour l’inspi, merci à @camille_de_cussac et à toute l’équipe pour le micro et la bienveillance.
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TAKE 69 : « NE PAS ÊTRE COOL EST LE NOUVEAU COOL » — LA CLAQUE DE THAÏS VAUQUIÈRES
Et si tu prenais quelques minutes pour écouter un take qui pourrait vraiment te faire respirer un peu ? Dans cet épisode, @thaisvauquieres, humoriste, comédienne, énergie brute qu’on retrouve dans son spectacle Fille de joie au @theatredugymnase et dans l’émission Piquantes @lachaineteva, démonte l’une des plus grosses illusions de notre époque : croire qu’il faut être cool pour être aimé. Elle observe un truc qu’on fait tous sans y penser : on joue un rôle. On se compose une version “détendue”, “maîtrisée”, “stylée”, et à force de vouloir paraître au-dessus du lot… on finit tous par se ressembler. Thaïs raconte comment ce masque du cool, dans l’humour comme dans la vie, peut devenir un vrai piège : dès que tu joues un personnage, tu perds la connexion avec les autres. Les gens ne rient pas de ta façade, ils rient de ta vérité. De tes ratés, de tes contradictions, de tout ce qui dépasse. Et c’est exactement ça qu’elle défend : le droit d’être trop. Trop bruyante, trop honnête, trop bizarre, trop soi. Parce que c’est là que la vraie relation se crée. Elle pose aussi une question qui fait réfléchir : qui décide de ce qui est cool ? Qui fixe les règles ? Et pourquoi on leur obéit encore ? Dans ce Take, elle t’invite à poser ce costume qui pèse, à arrêter de jouer le personnage “parfaitement relax”, et à redevenir quelqu’un de vivant – pas quelqu’un de lisse. Résultat : un épisode hyper court, hyper cash, qui met des mots simples sur un truc qu’on ressent tous sans jamais le dire. Et honnêtement, ça fait du bienCafé Cash, c’est quoi ?Un podcast court, pop, lucide et engagé, qui donne la parole à celles et ceux qui pensent à voix haute, dans un café, un PMU, un bar ou un bistrot. Pas d’interview classique. Pas de débat de plateau. Juste un micro tendu à des voix singulières qui bousculent les récits dominants et redonnent du sens à ce qu’on croit savoir.Merci à @subwaytakes et Kareem pour l’inspi ❤️ Merci à @camille_de_cussac pour le micro et la force.
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TAKE 68 : « LES JEUNES HOMMES M’INQUIÈTENT » par Rege Le Gorila
Et si on arrêtait de croire que la culture pop est un terrain neutre, sans conséquences ?On dit souvent que les films, les séries, les vidéos ne sont “que du divertissement”. Mais dans ce Take, @regelegorila – critique ciné, streamer, et œil affûté derrière @ragebaitcinema – nous montre l’inverse : la manière dont on parle de culture révèle, en réalité, la manière dont on parle des autres. Rege s’est fait connaître grâce à ses analyses tranchantes, ses tops improbables et sa capacité à lire les films comme des miroirs de nos comportements. Mais depuis quelque temps, quelque chose le dérange : les commentaires sous ses vidéos changent. Ils deviennent plus durs, plus violents, surtout envers les femmes. Une agressivité décomplexée, presque devenue une habitude.Il le dit franchement : ce qu’on écrit en ligne n’est jamais “juste un commentaire”. C’est un baromètre. Un thermomètre de nos frustrations, de nos colères, de nos angles morts. Et aujourd’hui, il y voit une colère brute, mal dirigée, qui s’abat sur les mêmes cibles, encore et encore. Pour lui, la pop culture devrait être un refuge, un endroit où l’on s’évade, où l’on se questionne, où l’on respire un peu. Mais il observe une dérive : la haine contamine tout, même les films qu’on regarde, même les discussions qu’on a dessus. Comme si le public et les œuvres se répondaient dans une spirale de cynisme et de violence.Dans ce Take, il lance un signal d’alarme. Il appelle à casser cette logique avant qu’elle devienne une norme. Avant que l’on considère les attaques personnelles, le sexisme ou l’humiliation comme les nouvelles règles du jeu.Avant qu’on oublie que parler de culture, c’est surtout parler de nous.Café Cash, c’est quoi ?Un podcast court, pop, lucide et engagé, qui donne la parole à celles et ceux qui pensent à voix haute, dans un café, un PMU, un bar ou un bistrot. Pas d’interview classique. Pas de débat de plateau. Juste un micro tendu à des voix singulières qui bousculent les récits dominants et redonnent du sens à ce qu’on croit savoir.
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TAKE 65 : « ARRIVER À FAIRE DES TRUCS SOLO, C’EST LE SKILL LE PLUS STYLÉ DE L’UNIVERS » par Maxime Musqua
Et si on arrêtait de croire que faire les choses seul, c’est triste ? On a collé au mot “solo” une connotation lourde, presque honteuse, comme si le fait d’être seul signifiait automatiquement qu’on avait été laissé de côté ou qu’on n’était pas assez cool pour être entouré. Dans ce Take, @maximemusqua renverse complètement cette vision et réhabilite un geste simple mais sous-estimé : celui de vivre des moments pour soi.Humoriste, comédien, auteur, Maxime a déjà beaucoup parlé de vulnérabilité, d’addiction, de rapport à soi. Son livre, “Je n’aurais plus besoin d’alcool pour danser”, a ouvert des portes et des conversations. Aujourd’hui, il pousse encore plus loin cette réflexion avec un projet différent : son premier SOBER CLUB au @badaboum.paris, un espace où on vient comme on est, même en solo, et où la fête ne dépend plus de ce qu’on consomme mais de ce qu’on partage.Il raconte ce moment fondateur où il propose un trip à vélo à ses potes et où personne n’est dispo. Il aurait pu renoncer, attendre, reporter. Mais il part quand même. Seul. Et ce jour-là, il découvre un truc que beaucoup de gens mettent des années à comprendre : être seul ne veut pas dire être isolé. C’est même parfois l’inverse. C’est le moment où tu vois mieux, où tu ressens plus fort, où ton regard sur le monde se réouvre, sans filtres. C’est le moment où la liberté commence vraiment, là où s’arrête le jugement des autres.Dans ce Take, il plaide pour qu’on arrête d’associer la solitude à un manque. Aller au cinéma seul, voyager seul, grimper seul, manger seul, sortir seul, c’est tout sauf triste. C’est même puissant. C’est une compétence émotionnelle, un muscle, quelque chose qu’on gagne avec le temps et qui change radicalement la manière dont on habite le monde. Être bien avec soi-même, c’est peut-être l’un des skills les plus élégants et les plus transformateurs qu’on puisse développer.Maxime nous invite à repenser nos repères. Et si le vrai courage, aujourd’hui, ce n’était pas de tout partager en permanence, mais de réapprendre à être seul sans se justifier ? Et si le solo n’était pas un plan B mais une manière d’exister pleinement ?Café Cash, c’est quoi ?Un podcast court, pop, lucide et engagé, qui donne la parole à celles et ceux qui pensent à voix haute, dans un café, un PMU, un bar ou un bistrot. Pas d’interview classique. Pas de débat de plateau. Juste un micro tendu à des voix singulières qui bousculent les récits dominants et redonnent du sens à ce qu’on croit savoir.Et toi, t’en penses quoi ?Toi aussi, tu fais quoi solo ?Merci à @subwaytakes et à Kareem pour l’inspirationMerci à @camille_de_cussac pour le micro et à toute l’équipe pour la bienveillance#Take65 #MaximeMusqua #SoloLife #Liberté #SoberClub #Confiance #Indépendance
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TAKE 66 : « L’APOCALYPSE AUTOUR DE L’IA, C’EST DU BULLSHT » par Asma Mhalla
Et si toute cette panique autour de l’intelligence artificielle était, depuis le début, une gigantesque illusion d’optique ? Dans ce Take, la chercheuse et experte des enjeux géopolitiques du numérique @asma.mhalla démonte l’idée d’une apocalypse imminente provoquée par l’IA. Une idée qui revient en boucle, qui s’impose dans le débat public, et qui sert surtout ceux qui ont intérêt à ce que nous la croyions. Parce que, lorsque les récits prennent le pas sur la réalité, ce sont les plus puissants qui en tirent profit.Asma explique comment ce discours catastrophiste est né, comment il circule, et pourquoi il devient si pratique. L’angoisse, dit-elle, n’est pas un bug du système. Elle est un outil politique. En agitant le spectre d’une IA toute-puissante qui pourrait un jour nous dépasser ou se retourner contre nous, on détourne le regard de la question essentielle : qui la fabrique, qui la contrôle, et qui décide de son usage ?Dans son livre Cyber Punk, aux @editionsduseuil, Asma s’intéresse à la manière dont nos imaginaires technologiques façonnent notre rapport au futur. Elle rappelle qu’aucun avenir n’est déterminé à l’avance. On ne peut pas prédire ce qui va arriver, ni s’y préparer en se contentant d’avoir peur. Les récits de fin du monde technologique créent une forme d’hypnose collective qui nous paralyse au lieu de nous responsabiliser. Ils nourrissent un climat où la peur devient une distraction utile, un brouillard dans lequel disparaît la vraie bataille, celle du pouvoir.Aujourd’hui, une poignée d’entreprises concentre une force technique, économique et symbolique sans précédent. Elles définissent les récits dominants, écrivent nos imaginaires, orientent nos inquiétudes et nos espoirs. Dans ce contexte, la technophobie devient presque une stratégie : elle exonère les décideurs de leurs responsabilités, elle neutralise la critique structurante, et elle transforme l’IA en entité abstraite et menaçante pour mieux nous faire oublier que ce sont des humains, très identifiés, qui la pilotent.Asma invite alors à un geste simple mais radical : reprendre la main. Plutôt que de se perdre dans des fantasmes dystopiques, il est temps d’ouvrir le champ des possibles et d’accepter que le futur n’est ni écrit, ni imposé. Il dépend de choix politiques, sociaux, économiques, et de la manière dont nous décidons collectivement de nous emparer des technologies.Et si l’enjeu réel n’était pas de savoir si l’IA va nous détruire, mais de comprendre qui décide de ce qu’elle devient ? Et si la question centrale n’était pas la machine, mais l’architecture de pouvoir qu’on construit autour d’elle ?Café Cash, c’est quoi ?Un podcast court, pop, lucide et engagé, qui donne la parole à celles et ceux qui pensent à voix haute, dans un café, un PMU, un bar ou un bistrot. Pas d’interview classique. Pas de débat de plateau. Juste un micro tendu à des voix singulières qui bousculent les récits dominants et redonnent du sens à ce qu’on croit savoir.Et toi, t’en penses quoi ?Merci à @subwaytakes et à Kareem pour l’inspiration et la force.Merci à @camille_de_cussac pour le micro, et à toute l’équipe pour l’accueil et la bienveillance.#Take66 #AsmaMhalla #IA #Tech #Pouvoir #Futur #Cyberpunk #Numérique #Géopolitique #SpotifyTake
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TAKE 64 — « IL FAUT PLUS DE FEMMES DANS LE DRAG » par Hugo Bardin Aka Paloma Bardin
Et si on se trompait depuis le début ?Et si le drag, qu’on imagine parfois comme un espace queer parfaitement libre, avait lui aussi ses zones d’ombre, ses angles morts, ses exclusions silencieuses ?Dans ce Take, Hugo Bardin- alias Paloma, artiste, comédien, chanteur, première gagnante de Drag Race France- soulève une réalité qu’on connaît mais qu’on préfère souvent contourner : la place des femmes dans le drag. Parce que l’histoire est pleine d’ironie : les femmes ont inspiré le drag, l’ont nourri, l’ont façonné… et pourtant, elles ont été progressivement repoussées dans ses coulisses. Les femmes cis, les femmes trans, les artistes AFAB, les drag kings — tous ces corps pourtant légitimes, essentiels, sont encore rarement invités sur scène, rarement programmés, rarement célébrés. Le drag, un art né pour perturber les normes, reproduit parfois malgré lui les hiérarchies les plus classiques : celles qui décident quels corps méritent l’attention, et lesquels doivent rester invisibles. Hugo connaît cette scène de l’intérieur. Il y a performé, créé, observé.Son projet musical Château Intérieur- disponible sur toutes les plateformes, avec des collaborations d’Elips et bientôt MANIFESTO avec Faust et Raumm- navigue déjà dans ces questions : le rôle, le masque, l’identité, la scène comme deuxième peau. Et derrière les paillettes, il a vu des mécanismes plus rugueux : des programmations où aucun drag king n’est appelé, des clubs qui affirment soutenir l’inclusivité mais refusent les femmes AFAB sur scène,des artistes trans considérées “hors catégorie” dans un art qui devrait justement abolir les catégories.Il parle ici de misogynie intériorisée, de la manière dont les standards de beauté infiltrent même les milieux qui pensent être totalement libérés. De cette hiérarchie implicite entre drag queens et drag kings, qui n’est jamais dite mais toujours ressentie.Et surtout, il questionne une idée tenace : celle que le drag n’est “que” du divertissement. Comme si faire rire, faire danser ou émerveiller annulait le poids politique d’une performance. Comme si célébrer le féminin, le masculin, l’ambigu, le monstrueux, le flamboyant n’était pas déjà un acte de résistance. Pour Hugo, le drag n’est pas seulement une transformation esthétique : c’est un endroit où l’on se raconte, où l’on déconstruit, où l’on s’autorise.Un espace où le corps se libère, où la marge devient une force, où l’on renverse les regards.Et exclure des femmes, des personnes trans ou non-binaires de cet espace, c’est mutiler une partie de son propre langage.Alors il nous invite à faire un pas de côté. À revoir nos réflexes.Et si, finalement, rendre le drag plus inclusif, ce n’était pas “ajouter des places”, mais simplement rendre à cet art ce qu’il est depuis toujours : un geste politique, un terrain de liberté, une zone d’insoumission. Un art né pour bousculer les normes, pas pour les imiter.. Un art né pour bousculer les normes, pas pour les imiter.Ce Take, c’est une conversation qui dérange parce qu’elle dit vrai.Une discussion qui rappelle que l’inclusivité n’est pas un slogan :c’est un chantier permanent, un effort collectif, une vigilance de chaque instant.Café Cash, c’est quoi ?Un podcast court, pop, lucide et engagé, qui donne la parole à celles et ceux qui pensent à voix haute, dans un café, un PMU, un bar ou un bistrot. Pas d’interview classique. Pas de débat de plateau. Juste un micro tendu à des voix singulières qui bousculent les récits dominants et redonnent du sens à ce qu’on croit savoir.Et toi, t’en penses quoi ?Merci à @subwaytakes et à Kareem pour l’inspiration du format.Merci à @camille_de_cussac pour le micro,et à toute l’équipe pour l’accueil, la douceur et la bienveillance.#Take64 #Paloma #HugoBardin #Drag #DragKing #DragQueen #Inclusion #LGBTQIA+ #ArtPolitique #QueerCulture
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TAKE 65 : « IL FAUT SE RÉAPPROPRIER LE BEAUTY PRIVILEGE » Par Stessy Émélie
Et si la beauté, loin d’être un cadeau était aussi une histoire qu’on nous a arrachée ?Dans ce Take, Stessy Émélie, performeuse, prof et fondatrice de SSSxperience, raconte comment elle a appris à naviguer dans un monde où son apparence ouvre des portes, tout en traçant des frontières. Oui, Stessy bénéficie du beauty privilege. Mais ce privilège n’est jamais un acquis : c’est une construction sociale, un décor fragile, qui protège autant qu’il façonne, qui élève autant qu’il exige. Et quand on est une femme, une femme noire, une femme martiniquaise, il devient encore plus lourd à porter. Depuis toujours, la société décide quels corps méritent l’attention, lesquels méritent la douceur, lesquels méritent d’être désirés — et surtout, lesquels méritent d’être respectés. La beauté, telle qu’on l’a apprise, n’est pas qu’un avantage : c’est un filtre. Un moyen pour les autres d’interpréter ton existence avant même que tu aies parlé. Alors Stessy a choisi de reprendre le contrôle de ce filtre. De le retourner. De l’utiliser non pas pour plaire, mais pour parler. Pour performer. Pour exister en dehors du regard qui prétend la définir.Dans un monde où la pole dance est encore considérée comme vulgaire, où les corps féminins sont immédiatement sexualisés, et où les femmes noires sont trop souvent réduites à une sensualité caricaturée, Stessy transforme sa pratique en manifeste. Chaque mouvement devient un geste politique : celui de reprendre ce qu’on lui a confisqué. Son image. Sa force. Son désir. Elle le sait : si certains la regardent avec bienveillance, c’est parce qu’elle s’inscrit dans la norme. Mais ce confort-là n’est pas une garantie : c’est un contrat silencieux. La beauté protège… jusqu’au jour où elle ne protège plus. Elle valorise… jusqu’au jour où elle pèse. Et pendant que certains corps sont admirés, d’autres restent invisibles, moqués, marginalisés.Alors Stessy pose la question que la société contourne : qui a le droit d’être beau ? Qui a le droit d’être vu ? Pour elle, la réponse est simple : tout le monde.Parce que la beauté n’est pas une hiérarchie, c’est une présence. Une façon d’habiter le monde. Une énergie qui dépasse les normes, les fantasmes, les projections. Une beauté qui naît du mouvement, de la confiance, de la liberté, pas d’un standard imposé par le patriarcat, par le marché, par les regards qui découpent nos corps au lieu de les écouter. Ce Take, c’est une invitation à reprendre la parole sur notre image. À réclamer la beauté comme un espace commun, pas comme une récompense. À déconstruire le privilège pour libérer celles et ceux qu’il écrase. À comprendre que la sensualité n’est pas un piège, mais une puissance — quand elle vient de soi.Et toi, t’en penses quoi ?Merci à Stessy pour sa parole sensible et révolutionnaire,à @subwaytakes et Kareem pour le format original,à @camille_de_cussac pour le micro,et à toute l’équipe pour l’accueil et la bienveillance.#PodcastFrançais #Take65 #BeautyPrivilege #Sensualité #Féminisme #Intersectionnel #Danse #PoleDance #Corps #Identité #Regard #DécolonisationDuCorps #Inclusion #SSSxperience
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TAKE 61 : « LA BISE, C’EST ANGOISSANT » par Poqssi
On aime dire que la bise, c’est “chaleureux”, “spontané”, “mignon”. Un petit geste du quotidien, presque folklorique. Mais si on écoute vraiment les gens, on réalise qu’il y a tout un pan de la population qui vit ce moment comme un micro-stress… un mini saut dans le vide social. Parce que oui : la bise, c’est angoissant. Et ce n’est pas juste une affaire d’introvertis. Parmi celles qui en parlent le mieux, il y a @poqssi, actrice et créatrice qu’on a aperçue dans plusieurs séries et films, notamment Dear You, dont la saison 2 arrive très bientôt. Avec son humour hyper fin, elle pointe quelque chose qu’on ne voit plus : ces gestes automatiques qu’on répète depuis l’enfance, sans jamais questionner ce qu’ils réveillent chez nous.Ces petites obligations sociales qui semblent anodines… jusqu’à ce qu’on réalise qu’elles nous mettent en tension dès qu’on croise quelqu’un. La bise, par exemple.Un geste censé rassembler, mais qui souvent envahit. Car entrer dans l’espace de l’autre- et laisser l’autre entrer dans le nôtre — ça n’a rien d’innocent. C’est intime. C’est corporel. Et on n’a pas envie de partager cette intimité avec tout le monde. Pas le matin quand on n’est pas réveillé. Pas au bureau. Pas avec l’ami d’ami qu’on ne reverra jamais. Pas avec le voisin qui sent qu’il “faut être poli”. Et pourtant… on le fait. On le fait parce qu’on nous l’a appris. Parce qu’on nous a conditionnés à penser que dire non, c’est être froid, distant, impoli. Mais pourquoi ce serait impoli de protéger son espace ? Pourquoi ce serait bizarre de dire : “Aujourd’hui, j’ai pas envie qu’on me colle la joue contre la mienne” ? Poqssi, elle, revendique autre chose.Elle préfère le câlin, le check, un salut sincère, un sourire franc.Des façons de dire bonjour qui ne forcent pas le contact, qui respectent les humeurs, les limites, l’énergie du moment. Parce que le rapport au corps, c’est personnel. Parce que la proximité, ça se construit. Parce que le consentement ne concerne pas que la sexualité : il concerne aussi la socialité. Refuser la bise, ce n’est pas rejeter les autres. Ce n’est pas être crispé ou distant.C’est juste choisir comment on se présente au monde.C’est dire : “Je veux bien du lien, mais pas n’importe comment.”C’est redéfinir la politesse, non pas comme un rituel figé, mais comme un geste qui respecte ce que chacun est capable de donner.
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TAKE 63 : « ON A LE DROIT DE NE PAS AIMER LES HOMMES » Par Claire Suco AKA Claire Meuf
Et si on arrêtait de confondre misandrie et libération ?Dans ce Take, Claire Succo, fondatrice de MEUF, entrepreneuse féministe et autrice de one-woman-shows misandres, s’attaque à un tabou encore brûlant : celui du droit des femmes à ne pas aimer les hommes — ou plutôt, à ne plus les mettre au centre de leurs vies. Claire nous rappelle une chose essentielle : on a appris à aimer les hommes avant même d’apprendre à s’aimer soi-même. Depuis l’enfance, on nous a conditionnées à chercher leur regard, leur validation, leur affection — à mesurer notre valeur à travers leur désir.Dans les films, dans la littérature, dans les histoires qu’on nous raconte, l’amour est toujours un projet tourné vers eux. Et quand cet amour devient impossible, violent ou humiliant, on nous apprend à pardonner, à comprendre, à soigner. Jamais à fuir. Or, dans un pays où une femme meurt tous les trois jours sous les coups de son conjoint ou ex-conjoint, où plus de 90 % des violences sexuelles sont commises par des hommes, cette injonction à aimer ressemble parfois à une forme de dressage. Refuser cet amour-là, ce n’est pas haïr : c’est se protéger.C’est dire “stop” à un modèle relationnel qui nous épuise, nous invisibilise, nous abîme.Claire revendique cette colère. Pas comme un cri contre les hommes, mais comme une manière d’exister en dehors d’eux. Parce que le patriarcat nous a appris à taire cette colère, à la maquiller en tristesse ou en culpabilité. Mais la colère féminine n’est pas une menace : c’est une boussole. C’est elle qui nous permet d’identifier les injustices, d’y mettre des mots, et parfois, d’en rire. Car aimer les hommes ne devrait jamais être une obligation morale.Ce devrait être un choix, libre, conscient, éclairé — et non une condition d’intégration sociale.Refuser d’aimer les hommes tels qu’ils sont aujourd’hui, c’est vouloir les aimer autrement : sans domination, sans dette, sans peur. C’est repenser la relation amoureuse, la sexualité, la tendresse, à partir de soi. Dans ce Take, Claire Succo invite à réapprendre à aimer, mais à aimer juste. À aimer sans renoncer à sa puissance, à sa colère, à son autonomie. Et si la véritable libération, c’était d’aimer — ou de ne pas aimer — sans permission ?Et toi, t’en penses quoi ?Café Cash, c’est quoi ?Un podcast court, pop, lucide et engagé, qui donne la parole à celles et ceux qui pensent à voix haute, dans un café, un PMU, un bar ou un bistrot. Pas d’interview classique. Pas de débat de plateau. Juste un micro tendu à des voix singulières qui bousculent les récits dominants et redonnent du sens à ce qu’on croit savoir.Merci à Claire pour sa parole libre et radicale,à @subwaytakes et Kareem pour l’inspiration et le format original,à @camille_de_cussac pour le micro,et à toute l’équipe pour l’accueil et la bienveillance.#PodcastFrançais #Take68 #Féminisme #Misandrie #ClaireSucco #MeufApp #ColèreFéministe #Déconstruction #Patriarcat #Liberté #Amour
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TAKE 62 : « ON NE NAÎT PAS HANDICAPÉ·E, ON LE DEVIENT » par Chiara Kahn
Et si on arrêtait de croire que le handicap, c’est une question de corps ?Dans ce Take, Chiara Kahn, militante, créatrice du podcast @conpassion et autrice du podcast Conpassion, renverse le regard. Elle nous rappelle que le vrai handicap n’est pas celui qu’on porte, mais celui qu’on nous colle. Parce qu’avant d’être une condition physique, le handicap est avant tout une construction sociale.Chiara vit en fauteuil roulant, mais ce n’est pas son corps qui la limite : c’est le monde qui l’entoure. C’est la société qui a décidé que les escaliers seraient la norme, que les trottoirs seraient trop étroits, que les transports seraient inaccessibles et que les écrans ne montreraient qu’un seul corps : celui qui marche. Ce qu’elle décrit, c’est le validisme : cette discrimination silencieuse, souvent invisible, qui hiérarchise les existences selon leur « efficacité », leur productivité, leur conformité au corps dominant. Et dans une société obsédée par la performance, tout ce qui sort du cadre dérange. Chiara démonte avec précision cette idée profondément ancrée : que le handicap serait une tragédie individuelle, un “défaut” à compenser, un fardeau à surmonter. En réalité, dit-elle, le handicap n’est pas une faiblesse ; c’est une autre expérience du monde, une manière différente de l’habiter.Ce qui enferme, ce n’est pas la chaise roulante — c’est le regard des autres.Ce regard chargé de pitié, de gêne ou de malaise, qui transforme les personnes concernées en symboles : soit des modèles de courage, soit des leçons de vie.Mais Chiara refuse ces projections.Elle ne veut pas être l’incarnation du “brave survivant”, ni celle du “corps à réparer”.Elle veut juste être regardée comme n’importe qui : une femme drôle, intelligente, libre.Ce que ce Take révèle, c’est à quel point nos villes, nos imaginaires, nos institutions sont construites pour exclure. Le handicap n’existe pas en soi ; il apparaît dans les obstacles que la société place sur le chemin. Et ces obstacles sont politiques. Ils racontent une hiérarchie implicite : certains corps comptent plus que d’autres. Certains ont le droit d’exister pleinement, d’autres doivent s’adapter. Chiara invite à changer de paradigme.Plutôt que de “réparer” les corps, il faut réparer la société. Repenser nos espaces, nos mots, nos réflexes, nos représentations. Parce qu’on ne naît pas handicapé·e : on le devient, à force d’être exclu·e d’un monde qui prétend être fait pour tous. Et parce qu’on peut, collectivement, désapprendre à rendre les autres invisibles.Et toi, t’en penses quoi ?Merci à Chiara Kahn pour son regard lucide et nécessaire,à @subwaytakes et à Kareem pour l’inspiration et le format original,à @camille_de_cussac pour le micro,et à toute l’équipe pour l’accueil et la bienveillance.#PodcastFrançais #Take62 #Handicap #Validisme #Inclusion #Égalité #Regard #Société
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ABOUT THIS SHOW
Café Cash : 1 café, pas de filtres, 30 minutes pour trancher. Un micro, une question brûlante, un·e invité·e (ou seule) pour déployer une opinion tranchée. OU PAS. Entre clash, confession et culture, ce format court secoue les idées reçues, avec style. Inspiré du format culte "Subway Takes". Partage des hots takes en commentaire que j'y réponde. 🎙️ Un podcast pop, engagé et spontané à écouter en scrollant, en marchant. Camille Laurens est journaliste. Elle travaille pour ARTE, France TV Slash, Nylon France. Invité·e·s de Café C(L)ash: Yugnat 999, Marine Leonardi, Swann Périssé, Mehdi Maizi
HOSTED BY
Camille Laurens
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