Fammelette

PODCAST · society

Fammelette

On aborde des récits pro et perso. On partage ses ressentis et ses expériences du quotidien tout simplement. fammelette.substack.com

  1. 22

    Manuel de survie pour mécanicien·e·s d’un système qui ne tourne pas rond

    Dans cette édition de Fammelette, je vous partage mon expérience personnelle suite à la perte de son emploi. Découvrez comment transformer ce choc en quête de sens, les leçons de management tirées de la série Silo, et pourquoi "tuer ses chéris" est la clé d'une communication efficace. This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit fammelette.substack.com

  2. 21

    L’allaitement : puissance sauvage ou prison dorée pour la femme moderne ?

    Dans cette édition de Fammelette, j'explore le paradoxe de l'allaitement. Pourquoi 95% des Finlandaises allaitent-elles tout en étant leaders en entreprise ? Entre la peur de l'aliénation des années 70 et la réappropriation du "pouvoir de nourrir", nous décryptons le poids du regard social en France et l'importance cruciale du choix politique pour la liberté des femmes. This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit fammelette.substack.com

  3. 20

    Pourquoi on confond débat et combat

    Pourquoi on confond débat et combat : De l’agora à l’arena.Sommes-nous devenus des gladiateurs de l’opinion ? Entre la série Spartacus et l'analyse de la rhétorique de Trump, Laurie décrypte comment l'impact a remplacé l'info. Un épisode pour ceux qui veulent réinventer la communication empathique et sortir de l'arène. This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit fammelette.substack.com

  4. 19

    Derrière le marketing des agents IA : révolution ou simple illusion de productivité ?

    En 2026, l'IA est partout, mais les solutions "miracles" tiennent-elles leurs promesses ? Je vous raconte ma déconvenue avec les agents IA autonomes et pourquoi la maîtrise de l'outil (Gems, No-code) est la seule vraie stratégie de productivité pour rester libre et authentique. This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit fammelette.substack.com

  5. 18

    Fammelette évolue !

    Fammelette évolue ! Dans cette édition, j'explore l'importance d'aligner notre monde intérieur avec notre réalité professionnelle. Découvre mes trois nouveaux piliers : le Soi, la Communication, et le Travail et prépare-toi à me retrouver tous les quinze jours pour encore plus d'authenticité ! This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit fammelette.substack.com

  6. 17

    Chronique d’un mois de janvier chaotique

    On dit que le mois de janvier est le mois le plus long de l’année.Pour ma part, je ne l’ai pas vu passer !Et même si je suis juste entrée en 2026 calmement, le début de l’année n’en a pas été moins mouvementé.Je te promets. Il s’est passé tellement de choses dans ma vie.Alors, le mieux, c’est que tu t’installes confortablement avec un petit chocolat chaud ou une tisane.Je suis un peu à la bourre mais je vais TOUT te raconter.La vérité, c’est que je suis rentrée en 2026 dans un chaos total ! This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit fammelette.substack.com

  7. 16

    Juste entrer dans 2026, calmement

    Nous sommes le 31 décembre, dernier jour de l’année 2025.À l’aube de cette nouvelle année, je n’ai pas très envie de te faire un bilan, ni de te lister mes bonnes résolutions pour 2026.Pour commencer, je n’en ai aucune (oops) !Et surtout, ce n’est pas vraiment l’essence de Fammelette.Fammelette, ce n’est PAS un endroit pour se corriger, se dépasser ou devenir une version optimisée de soi.Faut pas pousser le bouchon !À trop pousser, on finit par s’épuiser.Fammelette, c’est un espace pour se poser, déposer ce qui déborde, penser à voix haute, se questionner — et, idéalement, contribuer à un monde meilleur à son échelle.Tu l’as compris, moi, je préfère la méthode douce. Celle qui ne force rien.Alors, pas de grand virage spectaculaire au 1ᵉʳ janvier !Pas de pression pour “faire mieux” dès demain.Juste l’envie d’entrer dans cette nouvelle année en me respectant un peu plus.En écoutant ce qui me fatigue et me rend triste.Et aussi ce qui me fait du bien et me rend heureuse.En acceptant ce qui est.Et ce qui ne peut être changé.J’ai envie d’aborder la nouvelle année en regardant un peu plus loin.Pas pour prévoir : clairement pas.Mais pour rester ouverte à ce qui vient.Dans la pensée taoïste chinoise, le yin (féminin) et le yang (masculin) sont une dynamique complémentaire.Ils sont interdépendants : l’un ne peut exister sans l’autre, et chacun contient une graine de l’autre.C’est un équilibre vivant.Et c’est précisément là que réside la puissance du féminin.Tu te demandes surement où je veux en venir ?Attends un peu pour voir…Le féminin crée de l’espace.Le yin ouvre et permet aux choses d’advenir.Le féminin transforme en profondeur.Il agit de l’intérieur. Il mûrit. Il crée la vie.Le féminin est lié au vivant.Au corps, aux émotions, aux rythmes naturels.C’est une intelligence sensible.Dans un monde “yang” obsédé par la performance,la vitesse,la visibilité,le contrôle…le féminin devient subversif.Écouter.Ralentir.Ressentir.Accueillir.Écrire ses pensées.Se remettre en question.Refuser l’injonction à produire sans cesse.Autant d’actes qui deviennent profondément politiques et révolutionnaires.Si tu es encore là, alors tu as déjà compris que tout ça fait partie intégrante de Fammelette.Et si tout ça te parle, alors (re)bienvenue : toi aussi, tu es une Fammelette 💗Et sans toi, cet espace n’existerait pas.Alors : merci d’être là. Vraiment.Pour illustrer le mood dans lequel j’ai envie d’entrer en 2026 avec toi, rien de mieux qu’une photo de mon voyage en Corée du Sud, le pays du matin calme.D’ailleurs, fun facts, en rédigeant cette newsletter, je me suis rendu compte que le symbole au centre du drapeau sud-coréen est bien une représentation du yin et du yang. On l’appelle le taegeuk.* Rouge : énergie active (yang)* Bleu : énergie réceptive (yin)Là-bas, j’ai ressenti à quel point la douceur peut être une force.Comment le calme est une manière d’habiter le monde sans le brusquer.Soft Power est un terme anglo-saxon qui pourrait être traduit par Pouvoir Doux et qui désigne la capacité à influencer sans utiliser la violence pour accroître son impact. Le grand champ d’expression du soft power est ce qu’on appelle la culture. Donc les histoires que l’on raconte et comment on les raconte pour influencer les autres.Cette citation est issue de la newsletter de Nathalie Sejean, À la conquête du soft power.Et justement : l’un des meilleurs exemples de soft power, c’est la Corée du Sud.Puisque l’heure est aux recommandations : abonne-toi à VitaminK : une newsletter écrite par Juliette Gour, parfaite pour infuser la Corée dans ton quotidien !Et donc, beaucoup de gens ne sont jamais allé·e·s en Corée du Sud.Et pourtant, à travers les histoires, les séries, la musique, les images, ces personnes en viennent à désirer ses codes, à s’en inspirer et parfois même à les imiter.Rien n’est imposé.Tout passe par le récit, l’émotion, l’imaginaire.En décembre, en buvant un ube latte dans un café K-pop avec une amie, j’ai souri en me disant que la magie de la Corée était, décidément, plus forte que celle de Noël.I totally meant it!C’est exactement ça, le soft power.Et c’est aussi comme ça que j’ai envie que Fammelette existe en 2026.Pas comme un espace qui dit quoi penser ou comment faire.Mais comme un endroit où les mots ouvrent des possibles.Où les idées infusent doucement et où chacun·e peut piocher ce qui résonne.Alors, tout en douceur et en sincérité, je te souhaite le meilleur pour cette nouvelle année, comme tu es, et à ton rythme.Merci de tout cœur d’être allé·e au bout de cette newsletter !Dis-moi…En ce moment, qu’est-ce qui te fatigue le plus ?Et à l’inverse, qu’est-ce qui te fait du bien et te recentre ?Est-ce que tu ressens, toi aussi, ce tiraillement entre ralentir et “devoir avancer” ?Qu’est-ce que tu aimerais t’autoriser un peu plus en 2026 sans chercher à devenir quelqu’un d’autre ?Si tu as envie, dépose quelques mots en commentaire.Même une phrase ou un ressenti brut.J’adore lire ce qui se passe de l’autre côté de l’écran.À l’année prochaine !Laurie | Fammelette 💗 This is a public episode. 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  8. 15

    Ces 4 vérités que ton boss préfère te cacher.

    Ta dose Fammelette est un format concentré de toutes mes références du moment et de tout ce qui m’a touché. En bref, tout ce que j’ai envie de te partager.L’objectif est toujours le même : créer du lien avec toi, partager des idées et inspirer des pratiques personnelles.1. L’humeur du moisTravailler dans une grande entreprise, c’est accepter d’être un pion sur l’échiquier.On avance, on stagne, on s’adapte.Il faut faire preuve d’une grande flexibilité.Mais qui est le maître du jeu ?Est-ce le conseil d’administration ou bien le comité de direction ?On aimerait croire que ce sont les gens au-dessus qui décident.Ou, peut-être, le gouvernement.Mais non :Vérité 1 :💰 Ceux qui gouvernent vraiment sont les actionnaires.Sans actionnaires, pas de capital, pas de croissance, pas de financement pour les projets.Le capital(isme) dirige, et l’entreprise avance dans le sens de ceux qui l’ont financée.Celles qui sont cotées sont évaluées en continu par le marché : elles doivent donc maintenir la confiance des investisseurs, sinon le cours chute.Alors, au rythme du marché, les plans changent. Les stratégies aussi.Pour maîtriser les coûts, on réduit la masse salariale. Et même quand les chiffres sont à la hausse !Personne n’est indispensable.Les salarié·e·s passent après parce que leur rôle est vu comme un coût (salaires, charges) et non une ressource.On peut faire un travail remarquable tout en sachant que quelque part au-dessus de nos têtes, des décisions se prennent dans des salles où l’on ne sera jamais invité·e.Alors oui : souvent, on se demande où est notre place sur l’échiquier corporate.Et parfois, on réalise que la seule chose qu’on peut vraiment contrôler, c’est notre capacité à rester humains dans un système qui, lui, ne l’est pas toujours.Parce que si on ne décide pas de l’échiquier, ou de la case qu’on occupe,On peut encore décider de comment on se tient debout dessus.Et si le vrai risque était de croire que quelqu’un d’autre assurera notre sécurité ?2. Le coin des curiositésJ’ai trouvé le film parfait pour cette rubrique !Il s’agit de Substance et ça faisait longtemps que je n’avais pas vu un film aussi bien !Pour moi, un bon film, c’est celui qui te fait tout ressentir.C’est celui qui te bouscule du début à la fin.Celui où tu t’insurges, t’émerveilles, t’exclames, tout du long.Chaque scène te décroche un wow. Et plus le film avance, plus les wow montent en intensité.Le film te prend aux tripes.Tu ne peux plus t’arrêter.Ton cœur bat au rythme de l’intrigue.Même quand la batterie de ton portable rend l’âme à 5 minutes de la fin, ton cœur continue à s’emballer.Alors, tu forces le redémarrage de ton iPhone. Et évidemment, tu le fais planter.Alors tu es en PLS. Tu donnerais tout pour voir la suite.Ça faisait longtemps que je n’avais pas pris une telle claque cinématographique !Aussi bien d’un point de vue de l’histoire, du jeu d’actrices que des effets spéciaux.J’aime l’univers Ryan Murphy.American Horror Story, Monstre…Tu vois un peu le délire ? Ce mélange de gore, de malaise, et de peur.Eh bien, Substance coche ces trois cases.J’aime quand une histoire met en lumière un personnage féminin fort.Et j’aime encore plus quand elle porte une morale.Quand elle montre le vrai visage de notre société.Quitte à forcer le trait, à grossir les contours, à déranger pour mieux dénoncer la réalité.Concrètement, on suit l’histoire d’Elisabeth Sparkle, une star de la télévision sur le déclin à l’aube de ses 50 ans.Elle se voit brutalement écartée de son émission à cause de son âge.Désespérée et décidée à ne pas perdre sa place, elle accepte un protocole pour le moins extrême : une drogue noire, la « Substance », qui génère une version plus jeune et plus parfaite d’elle-même, nommée Sue.Les règles du jeu sont claires : les deux corps doivent se relayer chaque semaine.Mais Sue prend goût à sa nouvelle vie, à sa liberté, et l’équilibre finit par basculer.Elisabeth, elle, commence à se déliter physiquement et psychologiquement.La situation dégénère en horreur : métamorphoses corporelles, perte de contrôle et miroir déformé de l’obsession de la jeunesse et de la beauté.Vérité 2 :Les femmes subissent une pression violente, façonnée par des critères de beauté qui les étouffent, et pas seulement celles qui sont sous les projecteurs.Concernant ce dernier point, je n’ai pas pu m’empêcher de faire le parallèle avec la chanteuse Britney Spears et les conséquences dévastatrices de la célébrité sur sa vie personnelle et professionnelle.3. Le rituel ou l’exercice (à faire soi-même)J’ai mis du temps à trouver le petit rituel que je voulais te partager ce mois-ci. Mais c’est bon. Ça y est. Je l’ai.Il y a un truc que je fais dans mon quotidien : je me mets des rappels pour tout.Je les classe en plusieurs catégories : maison, social, finance, loisirs, travail…Un petit système de survie que j’entretiens sur l’app Rappels d’Apple.Et dans ma liste « santé », j’en ai un qui revient toutes les semaines :Vérité 3 :Il ne faut pas trop prendre à cœur le boulot.Tu t’attendais à “manger 3 fruits et légumes par jour” ? Eh bien, non !Et oui, dit comme ça, on pourrait croire que ma tête est à deux doigts d’exploser. Et peut-être que ça fait control freak, je te l’accorde.Mais je te jure : ça fonctionne.On sous-estime complètement le pouvoir de la répétition.À force de se redire des choses, notre cerveau finit par les croire.Tu savais que même un mensonge répété chaque jour peut devenir une vérité ?Alors imagine ce que ça donne quand, pour une fois, on se répète quelque chose qui nous fait du bien.Et puis soyons honnêtes : on a toutes et tous déjà trop donné à une entreprise qui ne nous a rien rendu.On a offert nos soirées, nos week-ends, notre énergie, nos émotions… Pourquoi ? Pour un « merci » sans saveur ou parfois même pour rien du TOUT.Quand on aime ce qu’on fait, le piège est encore plus subtil.Parce qu’aimer son travail, c’est bien, mais c’est aussi dangereux.On finit par tout prendre à cœur, comme si chaque mail était une question de vie ou de mort.Comme si notre identité entière reposait sur ce travail.Et c’est là que le surmenage s’installe : doucement, sournoisement, comme si c’était normal de s’oublier.Alors, pour ne pas oublier et s’oublier, pourquoi ne pas se mettre un petit rappel ?4. La phrase à garder / à partager.La phrase du mois nous vient de Robert T. Kiyosaki, tirée de son célèbre livre Père riche, père pauvre. C’est une lecture dans laquelle je me suis récemment plongée, et qui m’a donné beaucoup à réfléchir sur l’argent, sa valeur, et la manière dont on choisit de se construire.Vérité 4 :Ce que vous connaissez constitue votre plus grande richesse. Ce que vous ne connaissez pas représente votre plus grand risque.Et c’est exactement ça :Demain, celles et ceux qui s’en sortiront ne seront pas les plus diplômé·e·s, ni les plus expérimenté·e·s.Ce seront celles et ceux qui continuent d’apprendre, qui acceptent de se remettre en question et qui restent curieux·ses, agiles, ouvert·e·s.Le monde change à une vitesse folle. Les règles du jeu évoluent, les métiers mutent, les technologies bouleversent tout.Pendant que certain·e·s s’accrochent à d’anciens idéaux comme la sécurité, la loyauté ou les parcours linéaires ; d’autres avancent, testent, explorent.Et ce sont ces dernier·ères qui prennent une longueur d’avance.Parce que le plus grand handicap aujourd’hui, ce ne sont pas nos lacunes.C’est de rester figé dans des certitudes qui n’ont plus lieu d’être.Celle ou celui qui apprend reste libre.Celle ou celui qui s’accroche au passé s’enferme elle/lui-même. This is a public episode. 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  9. 14

    Harcèlement au travail : ça ne s’oublie pas.

    Jeudi dernier, j’ai reçu une invitation pas comme les autres sur LinkedIn.Une jeune femme étudiante.Je ne la connais pas.Elle non plus ne me connait pas.En revanche, je connais la boîte dans laquelle elle travaille.D’habitude, je n’accepte aucune demande de qui que ce soit ayant un lien avec cette entreprise : je l’ai rayée de mon annuaire professionnel depuis longtemps.Mais quelque chose me dit que je dois accepter cette invitation…C’est chose faite.Quelques minutes et voilà : un message. This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit fammelette.substack.com

  10. 13

    Je vois des ventres ronds et des petits bébés de partout

    Dans une semaine, c’est mon anniversaire. Je vais souffler mes 34 bougies.Plus j’avance dans la trentaine, plus il y a de grossesses autour de moi. Et plus ça va, et plus ces gens sont proches de moi. D’abord, ma cousine, de 5 ans ma cadette, puis mon cousin qui a 2 ans de moins que moi, et dernièrement ma meilleure amie. Elle a mon âge.Et ça ne s’arrête pas là !En début de mois, je suis partie en déplacement avec le travail afin de créer des contenus pour les réseaux sociaux et la presse [...] This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit fammelette.substack.com

  11. 12

    Quand mes émotions débordent, voilà ce que j’en fais

    #3 Ta dose Fammelette 🧉 - août 2025Bienvenue mon nouveau concept de newsletter mensuelle : “Ta dose Fammelette”.Ce format en 4 parties te propose :* L’humeur du mois : plonge dans ma réflexion sur la gestion des émotions à l’âge adulte.* Le coin des curiosités : ma lecture de l’été sur le thème de la maternité et une annonce en bonus !* Le rituel ou l’exercice (à faire soi-même) : je vous recommande un livre d’utilité publique.* La phrase à garder / à partager : une citation forte d’une grande dame.L’objectif : créer du lien avec toi, partager des idées et inspirer des pratiques personnelles.1. L’humeur du moisC’est les vacances, enfin ! On relâche la pression.On prend le temps d’écrire un poème.Oui, c’est vrai, ma dernière newsletter était plus courte que d’habitude. Je l’ai voulu droit au but pour te partager mes émotions au sens brut du terme et surtout en rimes !Tu étais trop occupé.e à siroter un cocktail sur la plage ? Pas de panique, tu peux te rattraper et la lire ici :L’écriture est un exutoire. Avec mon poème Le jour du déluge, j’ai pu libérer mon sentiment d’incompréhension face à cette manie que nous avons de tout garder pour nous.Ce qui différencie l’adulte de l’enfant c’est sa capacité à gérer ses émotions. C’est pourquoi l’adolescence, période de transition, est si chaotique : elle marque la rupture entre deux mondes.D’un côté, l’enfance et ses émotions brutes : l’enfant pleure quand il a faim, rit aux éclats sans retenue, et se moque du regard des autres. Mais très tôt déjà, les injonctions apparaissent : on dit aux petits garçons de ne pas pleurer, d’être forts, de ne pas “faire la fillette”.De l’autre, l’âge adulte, qui impose des comportements conformes aux normes sociales. Il faut rentrer dans les cases. Un exemple désormais bien connu et abordé un peu plus haut avec le petit garçon : selon notre sexe biologique, la société diabolise les émotions associées au féminin et glorifie la retenue masculine, présentée comme une forme de virilité.En 2025, les émotions restent mal vues. Parce qu’elles nous agitent. Et la société, elle, préfère l’ordre.Mon humeur du mois ?Introspective. J’ai eu envie de me retourner vers l’intérieur, de prendre le temps d’observer mes pensées et mes émotions. Et quoi de mieux que les livres pour nourrir ce mouvement ?2. Le coin des curiositésLire, c’est toujours un miroir tendu : on y trouve des idées qui résonnent, des récits qui nous bouleversent, des mots qui éclairent ce qu’on n’arrivait pas à formuler. Alors, dans ce coin des curiosités, je partage avec toi une lecture de l’été et les petites graines d’introspection qu’elle a semées…Il y a quelque temps déjà, ma meilleure amie m’a annoncé sa grossesse.Cette bonne nouvelle m’a profondément touchée : je vais être tata d’un petit garçon ! Quelle joie !Heureuse et aussi curieuse, je m’intéresse donc de plus près à l’expérience de la maternité.Dans son livre Un si gros ventre, Camille Froidevaux-Metterie est allée interroger des femmes à la maternité. Résultat : autant d’expériences qu’il y a de femmes dans le monde. Des bonnes comme des mauvaises.Elle revient aussi sur le tabou de la maternité, accaparée par la médecine universelle depuis la fin du XXe siècle. Avant, le savoir circulait entre femmes, elles s’informaient entre elles grâce aux sages-femmes. Aujourd’hui encore, même mon amie dit devoir aller chercher les infos par elle-même notamment via les podcasts. Je suis 100% pour cette démarche qui remet les femmes au centre du savoir via le partage. On parle trop souvent des effets négatifs des réseaux sociaux, mais pour le partage du savoir c’est quand même révolutionnaire !Selon l’enquête périnatale nationale de 2021 réalisée auprès de 13 400 femmes enceintes, plus de 90% d’entre elles se disent satisfaites, voire très satisfaites, de leur suivi de grossesse et de leur accouchement. J’ai trouvé ce chiffre plutôt rassurant même s’il y a encore des progrès à faire sur le suivi et l’accompagnement humain.L’autrice distingue deux grands vécus de la grossesse : l’étrangeté à soi et l’attestation de soi.D’un côté, celles qui vivent cette expérience comme un moment de self-love, parfois même transcendant.Moi ça me donne une forme de confiance en moi. Je ne me sens pas du tout fragile. Quand je regarde des femmes enceintes, je me dis, Quelle force ! Je me sens invincible, j’ai l’impression qu’il ne peut rien m’arriver.AlineC’est le cas de mon amie pour qui tout se passe à merveille. Elle enchaîne les nuits blanches et se réveille toute pimpante. Normal, c’est la nuit qu’elle sent le bébé bouger dans son ventre ! Elle documente sa grossesse, elle est fière de son ventre, et moi je suis très fière d’elle !De l’autre, celles qui ressentent la grossesse comme une intrusion, avec ce petit “parasite” dans le corps qui les rend étrangères à elles-mêmes.J’avais un sentiment de colonisation du corps par un parasite…Il y avait une chose étrangère qui grandissait en moi…On me répétait que c’était pas une maladie, mais j’avais jamais été aussi mal de ma vie. J’étais hyper angoissée…LuceJ’ai aussi lu des témoignages effarants sur l’accouchement et le post-partum. C’est toujours d’actualité : la médicalisation du corps a réduit les femmes à de simples “réceptacles” pour donner la vie et malheureusement les négligences médicales et les abus existent encore.Aussi, on célèbre la naissance du bébé, mais on oublie l’expérience souvent douloureuse et toujours singulière de la mère.La prochaine fois que tu accueilles un bébé dans ton entourage, pense aussi à demander à la maman comment elle se sent. Le bébé sera choyé. La maman, elle, est trop souvent oubliée.Pour clôturer cette partie, je te recommande le film Joy sur Netflix, qui raconte la naissance de l’IVG qui est aussi un parcours de grossesse commun. Je mets 3 pouces !3. Le rituel ou l’exercice (à faire soi-même)Je crois que, pour cette fois, je devrais renommer cette rubrique : “Lecture d’utilité publique”.Je te conseille de te procurer de toute urgence Résister de Salomé Saqué.Parce qu’il est urgent de s’informer, de comprendre ce qui se joue autour de nous, et de ne pas fermer les yeux. La lecture, ici, n’est pas qu’un plaisir. Elle est plus qu’un rituel. Peut-être un exercice pour certains ou certaines. La lecture dans ce cas précis : c’est un acte citoyen.Brillante journaliste, soucieuse de la liberté d’expression et des droits humains, Salomé Saqué, avec sa rigueur et ses sources fiables, retrace l’histoire de l’extrême droite en France, et plus particulièrement celle du Rassemblement National, et c’est pas jojo !Elle explique clairement la menace que fait peser ce courant sur la démocratie, qu’il s’agisse des droits des femmes, de la liberté d’expression et de la presse ou des droits LGBTQIA+. Elle établit aussi des parallèles avec d’autres pays européens : en Italie, par exemple, avec l’arrivée au pouvoir de Giorgia Meloni, les associations anti-IVG peuvent désormais pénétrer dans les cliniques pour tenter de dissuader les femmes de se faire avorter.Le livre dénonce fermement la banalisation d’un discours de haine dans les médias, un phénomène largement encouragé par la privatisation des chaînes d’information, notamment par le Groupe Bolloré. Avec son influence, le RN joue sur les mots et exige que les médias cessent de l’associer comme parti d’extrême droite.Autre exemple, il est devenu courant de parler de “wokisme” de manière négative, alors que le wokisme n’est rien d’autre que des idées progressistes. Qui pourrait s’opposer à ce que chacun.e ait les mêmes droits ? J’avoue que cela me dépasse.Cette normalisation alimente la montée des idées radicales, fragilisant les fondements de notre démocratie et multipliant les violences et actes terroristes d’extrême droite, souvent peu médiatisés mais pourtant parmi les priorités majeures de l’État.Mais ce qui me choque le plus, c’est l’indifférence générale. La haine est banalisée, elle circule librement, sans susciter de réaction. Je pense par exemple au développement des comptes masculinistes sur les réseaux sociaux. On vit dans une société où, sous prétexte d’être soi-disant « authentique » et de dire la vérité, le respect des autres passe à la trappe et les appels à la violence sont de plus en plus nombreux. Et comme toujours, ce sont les minorités qui trinquent !En complément, et si tu souhaites aller plus loin, je te mets deux liens de la chaîne YouTube de Sam Zirah ci-dessous. Il s’agit de deux interviews : l’une de l’influenceuse Abrège Sœur (en deux parties), et l’autre de Salomé Saqué (en deux parties également). Ça fait réfléchir !Tout peuple qui s’endort en liberté se réveillera en servitudeAlain, philosophe, 1934.Si nous restons passifs.ves, nous continuerons à piétiner les valeurs fondamentales de notre pays à commencer par le respect de chaque être humain.Bref, j’aimerais vous en dire davantage, j’ai tant à partager sur ce sujet… mais Salomé Saqué le fait bien mieux que moi. Elle propose en plus des conseils pour s’informer de manière plus fiable et des pistes pour continuer à en parler. Le débat doit impérativement vivre et impliquer tout le monde, même celles et ceux qui ont des opinions différentes, quoi qu’il arrive. Et surtout, il ne faut jamais arrêter de s’indigner face à la haine.Quand les nazis sont venus chercher les communistes, je n’ai rien dit, je n’étais pas communiste.Quand ils ont enfermé les sociaux-démocrates, je n’ai rien dit, je n’étais pas social-démocrate.Quand ils sont venus chercher les syndicats, je n’ai rien dit, je n’étais pas syndicaliste.Quand ils sont venus me chercher, il ne restait plus personne pour protester.Martin Niemöller4. La phrase à garder / à partagerPour conclure, la citation à retenir et à partager ce mois est celle de Simone Veil, tirée de son livre Une vie, que j’ai dévoré cet été. Je vous le recommande fortement. Quand on commence, on ne peut plus s’arrêter !La première et aussi la plus petite partie du livre est dédiée à son enfance et son expérience bouleversante de déportée juive. L’autre partie, et majeure partie du livre est consacré à sa vie politique.D’ailleurs, la citation suivante a été prononcé lors de son discours de prise de fonction en tant que présidente du Parlement européen le 17 juillet 1979 à Strasbourg.« Venus de tous les continents, croyants et non-croyants, nous appartenons tous à la même planète, à la communauté des hommes. Nous devons être vigilants, et la défendre non seulement contre les forces de la nature qui la menacent, mais encore davantage contre la folie des hommes. »Merci de tout cœur d’être allé.e au bout de cette newsletter engagée et introspective ! 💖Dis-moi dans le sondage ci-dessous quelle a été ta rubrique préférée ce mois-ci ?Et sinon toi, qu’en penses-tu ?As-tu déjà vécu quelque chose de similaire ?Tu vois ce que je veux dire ?Je serais vraiment curieuse de connaître ton ressenti.N’hésite pas à me partager tes réflexions, tes découvertes, ou même tes propres astuces pour repenser ton quotidien.J’ai hâte de lire tes retours et d’échanger avec toi !Laurie | Fammelette This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit fammelette.substack.com

  12. 11

    Le jour du déluge

    Il me restait un carnet entier de poèmes écrits par ma mamie à découvrir. Je les ai lus d’une traite, en boucle sur la chanson de Peter Gabriel Here Comes The Flood. Une bonne heure, peut-être une cinquantaine de poèmes, je n’ai pas compté.Et puis, sur la fin, les larmes sont montées. Je me suis effondrée. Les mots de ma mamie résonnaient si fort en moi. Une douce tristesse m’a traversée toute entière.C’est ce moment-là qui m’a donné envie d’écrire à mon tour.C’est de là qu’est né mon poème : Le jour du déluge.Un texte sur toutes ces choses qu’on garde pour soi. Et ce qu’il en reste, quand on les porte seul.e, trop longtemps. This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit fammelette.substack.com

  13. 10

    🧉Ta dose Fammelette - juillet 2025

    En juin, j’ai participé à un concours de nouvelles à chute. Si tu as raté ça, je te remets le lien :J’ai perdu le concours.Ce n’est pas grave.Déjà parce que c’était une première pour moi. On ne peut pas tout réussir du premier coup !Ensuite, parce que ça m’a permis de me lancer dans l’écriture d’un tout nouveau format. Je suis vraiment très heureuse d’avoir tenté l’expérience et j’ai déjà des lectrices qui attendent la suite !Ce n’est pas la destination qui compte, mais le voyage.Et c’est pour ça qu’il fallait que je demande un feedback.Je devais comprendre pourquoi je n’avais pas gagné, mais j’étais surtout avide de découvrir si ma nouvelle avait touché des cœurs.Retour des libraires Les Mots Bleus :Nous avons vraiment apprécié l'histoire. On a trouvé qu'elle transmettait beaucoup de tendresse, que c'était sans doute personnel et bien construit. Nous avons senti le travail de recherches et d'écriture.Il manquait toutefois pour nous une chute assez forte par rapport aux autres nouvelles reçues. L'insertion des poèmes est intéressant, mais peut-être sont-ils parfois un peu longs, ce qui peut faire perdre un peu le fil et nous sortir parfois un peu du format nouvelle.Retour de Sandra Kirchner, écrivaine :C’est une très jolie histoire (en plus ma mamie s’appelle Colette alors j’ai été encore plus touchée). Elle est bien construite et bien écrite. Cependant, c’est une nouvelle type “roman court” que tu as écrit et non une nouvelle à chute. Je pense que c’est pour cela que tu n’a pas été sur le podium.2. Le coin des curiositésLe mois de juin a été dense. Riche en lectures, en séries, en contenus de toute part. J’ai encore tant de choses à vous partager.Mais à ce propos, j’ai une sensation ou peut-être est-ce une certitude : je n’arrive pas à écrire et lire en même temps.Il me faut du temps. Un espace pour assimiler avant de pouvoir poser des mots. Écrire me demande de faire de la place, de digérer ce que j’ai vu, lu, entendu.Alors oui, il peut se passer un peu de temps entre deux newsletters. C’est le prix d’un contenu qui vient du cœur.Ces dernières semaines, je me suis plongée dans plusieurs récits et histoires, mais s’il y en a un(e) que je recommande sans hésiter, c’est la série Kaboul.Un coup de cœur.La série nous plonge dans le Kaboul post retrait des troupes américaines, en 2021. C’est pas si vieux !Parmi les histoires racontées, celle d’une jeune infirmière afghane m’a bouleversée. Elle noue une relation puissante avec une petite fille malade et orpheline, et décide de tout risquer pour lui permettre de fuir le pays.Il y a cette scène marquante : elles sont arrêtées par les talibans. L’un d’eux, comme épris de la jeune femme, tente de la convaincre de rester. Il lui promet protection, un avenir pour elle, pour son pays.Mais elle n’est pas dupe. Elle sait que dans cet avenir là, les femmes n’ont pas de place. Alors, elle ne recule devant rien. Elle continue. Jusqu’au bout. Jusqu’à l’aéroport, pour offrir à cette enfant ne serait-ce qu’une chance de vivre libre.Une autre histoire m’a profondément remuée : celle d’un homme italien chargé de délivrer des visas. Devant lui, des files d’Afghans et d’Afghanes à perte de vue, entassé.e.s sous un soleil écrasant, espérant une issue.Les conditions sont rudes. Pas d’eau. Pas de toilettes. Et bientôt, plus d’espoir non plus.Cette série m’a donc fait réfléchir à beaucoup de choses et réaliser (encore une fois) à quel point je suis privilégiée.Prenons un exemple.En mai, je suis allée dans un petit bar bien sympa avec une amie, un bar intimiste, trop intimiste même (elle seule comprendra). Pendant trois heures, on a parlé de tout. Et bien sûr, on a déblatéré sur nos relations.Parce que oui, dans un couple, il y a des engueulades. Parfois douloureuses, souvent pour des broutilles.Dans ces moments-là, quel soulagement de pouvoir aller boire un verre avec une copine pour vider son sac.Et ce soir-là, je me suis sentie chanceuse. Privilégiée, même. D’avoir des oreilles bienveillantes, de pouvoir dire ce que j’ai sur le cœur sans peur du jugement ou de la répression.Ce n’est pas le cas des femmes afghanes.Depuis peu, elles n’ont plus le droit de se rassembler. Plus le droit de parler entre elles. On leur a retiré leur voix.Je vous laisse découvrir par vous même la bande d’annonce de la série Kaboul. Elle est disponible en intégralité sur MyCanal.3. Le rituel ou l’exercice (à faire soi-même)Ce mois-ci, j’ai envie de mettre en lumière la puissance de la reconnaissance, tout simplement. Au travail, avec une collègue avec qui je forme un super binôme, on rigole souvent du nombre de fois où on se dit « merci » chaque jour. Et pourtant, c’est juste trop précieux de se remercier. Ça fait du bien, vraiment.Alors, voici mon petit défi pour toi : essaie de dire merci un peu plus souvent aux personnes autour de toi. Par exemple, si ta belle-mère t’achète tes crèmes caramel préférées, n’oublie pas de lui dire merci.Mais ce qui rend le « merci » vraiment spécial, c’est de le dire dans le langage d’amour de la personne à qui tu t’adresses. Parce que chaque personne est différente :* Pour certaines et certains, c’est par les mots d’affirmation : un simple « merci », sincère et chaleureux, suffit à toucher leur cœur.* Pour d’autres, ce sont les gestes de service : des actions concrètes qu’on fait pour aider ou soulager l’autre, comme préparer un café, faire une course, ou réparer quelque chose.* Il y a aussi les moments de qualité : accorder toute ton attention, prévoir un moment privilégié avec la personne comme un restaurant, un cinéma, une ballade.* D’autres encore ressentent mieux la reconnaissance par les cadeaux, petits ou grands.* Et puis il y a celles et ceux qui sont sensibles au contact physique : une poignée de main, une tape amicale, une accolade ou un câlin.À toi maintenant de choisir la façon de dire merci qui parle vraiment à l’autre. Essaie, expérimente, et vois combien une marque de gratitude authentique peut renforcer tes liens avec cette personne.Pour ma part, j’ai invité une collègue au restaurant, parce qu’elle m’a offert l’un des plus beaux cadeaux qu’on puisse recevoir : une intention vraiment forte. Elle a peint la maison de mes grands-parents à l’aquarelle, gratuitement, juste pour me faire plaisir. Il ne me reste plus qu’à trouver un cadre.4. La phrase à garder / à partagerJe suis tombée sur une phrase qui m’est restée. Je ne sais plus où je l’ai lue pour être honnête avec toi, mais elle m’a marquée :Montre aux autres que tu es sûre/sûr de toi et elles/ils te suivront !Je trouve cette phrase hyper empouvoirante. Pas toi ?C’est un peu comme ce moment où tu te présentes à un oral du bac (ou à n’importe quel autre oral), ultra bien préparé.e, et là… trou noir. Tu perds tous tes moyens. Et juste après toi, y’a ce camarade qui n’a rien fichu, mais qui déborde de confiance et décroche tous les points. Rageant, non ?Parce que c’est vrai, au fond. La confiance, quoi qu’il arrive, ça se sent. Et ça donne envie de suivre, de croire, de s’engager.Je fais souvent le parallèle avec la politique. Les femmes et les hommes (plus les hommes quand même) qui débarquent en costard, l’air fier. Ceux qui balancent des chiffres sans source. Ceux qui passent une interview télé sans préparation et sans pression. Et pourtant, on gobe tout. Pourquoi ? Pour trois raisons :* On ne s’imagine pas une seconde qu’une figure d’autorité puisse nous mentir.* Cette assurance débordante rend impossible le doute.* En politique, il est courant (et accepté) de revenir sur sa parole. Ce qui est vrai aujourd’hui ne le sera peut-être plus demain.Alors, message pour ces dames, mais aussi pour vous messieurs, soyez “politiques”. On n’a pas toujours besoin d’avoir toutes les réponses. Parfois, il suffit juste d’une pointe de confiance en soi pour que les autres suivent.Merci de tout cœur d’être allé.e au bout de cette newsletter ! 💖Dis-moi dans le sondage ci-dessous quelle a été ta rubrique préférée ce mois-ci ?Et sinon toi, qu’en penses-tu ?As-tu déjà vécu quelque chose de similaire ?Tu vois ce que je veux dire ?Je serais vraiment curieuse de connaître ton ressenti.N’hésite pas à me partager tes réflexions, tes découvertes, ou même tes propres astuces pour repenser ton quotidien.J’ai hâte de lire tes retours et d’échanger avec toi !Laurie | Fammelette This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit fammelette.substack.com

  14. 9

    J’ai écrit ma première nouvelle !

    “En retard, en retard. J’ai rendez-vous quelque part.”Tu reconnais cette phrase célèbre du Lapin Blanc dans Alice au Pays des Merveilles ?Récemment, je me suis offert un rendez-vous avec l’écriture.L’écriture d’une nouvelle, la toute première !Une nouvelle est un récit de fiction court et concis, comportant un nombre restreint de personnages. Elle peut comporter une fin surprenante, on parle alors d’une nouvelle à chute.Je participe à un concours de nouvelles dans la catégorie adultes organisé par une librairie qui s’appelle Les Mots Bleus, basée à Fontaines-sur-Saône (69).Merci à mon amie Suzanne de m’avoir partagé ce concours et de m’avoir poussée à participer !“Tu devrais écrire un livre”Cette citation n’est pas celle du Lapin Blanc, ni de Suzanne, mais de mon Papa, qui m’a toujours poussé à écrire.Bon, à défaut d’écrire un livre… Une nouvelle, ça marche aussi non ? C’est un bon début je trouve.Alors, si tu le veux bien, je te propose de rentrer un peu dans les coulisses de l’écriture de cette nouvelle intitulée …Le Coffret. This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit fammelette.substack.com

  15. 8

    🧉Ta dose Fammelette - avril 2025

    Ce mois-ci, j’ai eu le privilège de me voir confier quelque chose de précieux : les poèmes de ma mamie. Cinq carnets, soigneusement gardés, écrits entre 2004 et 2005.Des pages remplies à la main tard le soir et des rimes. Des mots pour dire l’amour, le regret et le temps qui passe.Je savais qu’elle écrivait. Ce que je ne savais pas, c’est qu’elle écrivait aussi bien.Je découvre au fil des week-ends et des lectures une femme que je ne connaissais pas.Et ça m’inspire !J’ai pour projet de me lancer dans l’écriture d’une nouvelle bientôt. Mais j’en dirai plus dans une prochaine newsletter…C’est drôle car j’ai tiré récemment les cartes du tarot Alice au Pays des Merveilles et posé une question en lien avec mon travail d’écriture.[...] This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit fammelette.substack.com

  16. 7

    J'ai perdu un ami

    J’avais prévu d’écrire sur Britney, de vous raconter la suite de son histoire à travers mon regard. Mais les plans ont changé.Le mois de mars a été tumultueux, c’est le moins que je puisse dire. En réalité, il a été difficile. C’est ça le bon mot. Je peine à trouver les mots, et pourtant c’est ma spécialité, c’est ça que j’aime faire, écrire.Des fois, il faut savoir laisser ses pensées vagabonder, les laisser aller. Même si la tête est pleine et le cœur lourd. Et le must, c’est de pouvoir les poser, ces pensées. Je sais que ça va me faire du bien.Allez, je me lance.[...] This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit fammelette.substack.com

  17. 6

    Oops! I did it again… Et si tu osais, toi aussi ?

    Il y a une chose que tu dois absolument savoir sur moi : mon pseudo a déjà fait son apparition dans la presse, dans un article Le Monde ! Oui, je te jure, c’est vrai ! Alors ne cherche pas sous le nom de Laurie ou Fammelette, mais plutôt sous Britlolo. De toute façon, Skyblog a tout supprimé l’été dernier, donc c’est officiellement terminé !Tu as deviné de quoi, ou plutôt de qui, j’allais te parler dans cette édition ?Reste jusqu’au bout. Je te donne 4 clés pour s’émanciper à la Britney à la fin de la newsletter ⬇[...] This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit fammelette.substack.com

  18. 5

    J'ai fait un rêve

    J’espère que le mois de janvier n’a pas été trop long et froid pour toi 🤒 J’ai enchaîné état grippal et fatigue de mon côté.Installe-toi confortablement sous le plaid, avec un bol de muesli au lait de riz (végétal), et un mug de thé, et c’est parti ⬇C’était dimanche. Je me suis réveillée doucement ce matin-là. Assez lentement pour me sentir lourde. C’était comme si je m’étais transformée en plomb pendant la nuit. J’avais l’impression de m’enfoncer dans les bas-fonds de mon matelas, comme aspirée par une force diabolique. J’ai encore fait le même rêve.Quand tu te réveilles et que tu te rends compte que c’est la deuxième fois que tu fais le même rêve, tu as le choix : oublier ou essayer de comprendre pourquoi.Je décide d’en parler à une amie pour aller plus loin.[...] This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit fammelette.substack.com

  19. 4

    Les tâches domestiques : et si on en parlait pour une fois ?

    Le 28 octobre dernier, je suis parti en Corée avec un livre de Titiou Lecoq : Libérées ! Le combat féministe se gagne devant le panier de linge sale. C’est le deuxième ouvrage de cette autrice que je dévore, après Les grandes oubliées. Et une fois de plus, je suis fascinée par sa façon d’explorer la place des femmes, à travers l’histoire et dans nos vies quotidiennes.On m’a déjà dit que réfléchir à “ce genre de sujets” était une perte de temps. Mais je refuse cette idée ! Prendre le temps de se poser les bonnes questions, et ce, le plus tôt possible, c’est essentiel pour vivre pleinement plutôt que simplement survivre.La littérature féministe a bouleversé ma vision du monde. Elle m’a appris à tout remettre en perspective, à questionner ce qui m’entoure. Quelle est ma place, ici et maintenant ?Dans ma précédente newsletter, je vous avais promis de partager les lectures qui ont transformé ma manière de voir les choses. Alors restez jusqu’à la fin pour découvrir quelques pépites ⬇📚Mais avant ça, parlons concret à travers les histoires de deux femmes que j’admire, ma mamie et ma mère, pour ensuite se questionner plus en profondeur sur le poids des tâches domestiques dans la vie des femmes. Parce qu’avant de repenser le futur, il faut savoir regarder en face ce qui a été et ce qui est. J’en ai profité aussi pour faire une petite introspection personnelle.Les mots réduits au silence par le quotidienMa mamie est née en… Eh bien, je ne vous dirai pas quand : mamie déteste qu’on évoque son âge. Mais une chose que moi, j’adore, c’est discuter avec elle quand on part en balade les dimanches. On papote pendant des heures, elle me raconte ses péripéties, son histoire, et ses films préférés.L’autre jour, elle m’a parlé d’un film qu’elle venait de découvrir sur les ménagères des années 60, et plus précisément sur les fameuses écoles ménagères. Ces établissements étaient destinés à préparer les jeunes filles à devenir des "bonnes épouses" et des femmes au foyer parfaites. On leur y enseignait la cuisine, la couture, et la gestion du foyer, dans une vision très genrée des rôles sociaux.Je lui ai demandé :“Mais mamie ? Ces femmes, en fait, c’était toi ?”Elle a répondu :“Oui, c’était moi.”Le ton de mamie était teinté d’amertume. Elle a des regrets, je le sais. Sa vie, on l’a choisie pour elle. Personne ne lui a jamais demandé ce qu’elle aimait, ni ce qu’elle aurait voulu devenir.Quand elle était petite, Mamie écrivait. Elle écrivait des histoires, des poèmes… Mais la vie a balayé ses rêves. Il a fallu qu’elle s’occupe de ses frères, puis de son mari, et enfin de ses enfants.Alors qui est ma mamie ? Elle a été une sœur, une femme, une mère. Mais au fond, avant tout cela, c’est une femme, une personne avec des rêves et des envies bien à elle.Elle n’a jamais cessé d’écrire. Des poèmes, surtout. Ses mots riment avec le romantisme d’une vie qu’elle aurait aimé se construire, une vie qu’elle aurait voulu choisir par et pour elle-même.Liberté sur le papier, fatigue dans le cœurMa mère est née au début des années 60. Contrairement à sa mère, elle a grandi dans un monde où les femmes avaient (enfin !) le droit d’ouvrir un compte en banque, de prendre la pilule, et même de recourir à l’avortement. Un bon début, non ?Mais la liberté n’a pas tout changé : ma mère n’a jamais échappé à l’inévitable panier de linge sale. À la maison, c’est elle qui a toujours tout géré. Elle n’a jamais fréquenté d’écoles ménagères, mais c’est comme si elle y avait été programmée.Dans son quotidien, tout est millimétré : pas une seconde de répit. Elle décide où ranger les couverts, quelle cafetière acheter, et change un body de bébé en deux temps trois mouvements. Tout ça sans stress apparent. Mais ce n’est pas inné. Ma mère a perfectionné ses gestes au fil des années.Le problème, c’est que vouloir tout contrôler tout le temps a un coût. La charge mentale est écrasante. Et comme elle considère que rien ne sera jamais aussi bien fait que par elle-même, elle finit par tout faire, tout le temps. C’est son terrain, et personne ne doit lui retirer.Je vois la fatigue s’accumuler chez ma mère, mais elle refuse de déléguer. Même quand elle a mal au genou, c’est elle qui branche les prises, ramasse le vomi du chat ou lave le sol. Ces habitudes sont devenues des automatismes au détriment de sa santé physique et mentale.Pendant plus de 30 ans, ma mère s’est occupée de presque tout à la maison. Même si mon père comprend aujourd’hui qu’on attend de lui qu’il partage les tâches, il a pris goût à ce confort : rentrer à la maison après une longue journée et trouver tout prêt, comme par magie. Bididi, Bobidi, Bou ! Et si, d’un simple 'Salagadou la Magicabou', on pouvait rétablir l’équilibre des tâches à la maison ?Et comme la formule magique n’est pas instantanée, on multiplie les reproches. Mais n’est-ce pas injuste quand on a jamais appris à faire autrement ? Comme tant d’hommes de sa génération, mon père a grandi dans une société où cette répartition inégale des tâches domestiques était la norme. Alors, même avec la meilleure des intentions, faire évoluer ces habitudes demande du temps, des efforts, et une remise en question profonde.Après 30 ans de service all-inclusive, je peux comprendre que passer à une répartition équitable ressemble à un sacré bouleversement ! Mais pourquoi ces habitudes sont-elles si ancrées ? Saviez-vous que la "domestication" des femmes, telle qu’on la connaît aujourd’hui, est une histoire relativement récente ? Il aura suffi de quelques décennies pour transmettre ces gènes de mère en fille.Retour dans le temps : quand les femmes travaillaient aussi dehorsPendant des siècles, hommes et femmes participaient aux corvées nécessaires à la survie du foyer. Ces tâches se faisaient souvent à l’extérieur, dans un cadre collectif. Les femmes n’étaient pas assignées uniquement à la maison : elles travaillaient aux champs, lavaient le linge au lavoir ou participaient aux récoltes. Des activités qui, bien que pénibles, offraient des moments de sociabilité et de partage.Mais au fil des siècles, l’essor des villes et les bouleversements sociaux ont transformé ces corvées. L'hygiénisme, impulsé par les travaux de Louis Pasteur, a notamment renforcé l’importance de la propreté dans les foyers. Une bonne ménagère devait maintenir une maison impeccable pour protéger la famille des microbes, une mission presque sacrée qui justifiait l'assignation des femmes à l'espace privé.L’arrivée des robots : progrès ou isolement ?Au 20ᵉ siècle, les innovations technologiques et l’arrivée des électroménagers ont promis de révolutionner le quotidien. Lave-linge, aspirateurs, réfrigérateurs… tout semblait fait pour simplifier les corvées. Mais cette automatisation ne s’est pas traduite par une réduction du travail domestique.En réalité, ces progrès se sont inscrits dans un contexte social et politique très particulier. Après la Seconde Guerre mondiale, les femmes, qui avaient largement participé à l’effort de guerre dans les usines, ont été incitées à rentrer chez elles. L’enjeu ? Repeupler le pays et restaurer l’ordre familial. Les robots ménagers devenaient alors les alliés d’une "bonne mère de famille", assignée à sa maison pour prendre soin des enfants, du mari, et… des meubles.Paradoxalement, au lieu de libérer les femmes, ces technologies ont renforcé leur enfermement. Fini le lavoir et ses discussions entre voisines : la femme moderne s’est retrouvée seule face à son lave-linge et son aspirateur, absorbée dans un idéal de perfection domestique. La propreté n'était plus seulement fonctionnelle ; elle était devenue une norme sociale, voire une obligation morale.Une réflexion nécessaire sur le travail domestiqueComme un héritage que l’on n’interroge même pas. Les gestes se sont perpétués, les attentes aussi, et tout cela s’est transmis de génération en génération, sans qu’on y prenne vraiment garde. Les tâches domestiques réservées aux femmes, c’est comme une tradition non écrite, une routine qui devient, avec le temps, la norme. Mais aujourd’hui, face à cette réalité, il est grand temps de se demander si ce modèle est toujours celui que l’on veut suivre.À 33 ans, en couple et en pleine prise de conscience, je me rends compte que je reproduis certains schémas. Je me retrouve à gérer une grande partie de l’intendance à la maison. Je m’occupe de la nourriture, je choisis les recettes et fais les courses. Je veille à ce que rien ne pourrisse dans le frigo, et lorsque je constate qu’il commence à manquer, je fais une nouvelle tournée de courses.J’assure aussi les lessives, surtout grâce à mes deux jours de télétravail qui me facilitent la tâche pour faire tourner la machine pendant les heures creuses et étendre le linge. Je le range et je le plie. Même si je ne suis pas hyper régulière, c’est moi qui lance Wall.e, notre robot aspirateur, parce que je garde un œil sur la propreté de l’appartement. Je vide le robot, car quand il est trop plein, il nettoie moins bien. Je plie les plaids qui traînent sur le canapé. Je mets les mugs dans le lave-vaisselle, ceux qui trainent dans l’évier avec la cuillère qui colle dessus. Je fais tourner le lave-vaisselle en privilégiant toujours les heures creuses. Je le vide, car sans vaisselle propre, difficile de cuisiner ou même de mettre la table.Je vois aussi quand les toilettes sont sales et je les nettoie. Je retire les cheveux qui s’accumulent dans la grille de la douche, je frotte le bac qui s’encrasse, je veille à ce que les serviettes de bain soient toujours propres. Je sais où se range le produit pour nettoyer la plaque de cuisson. Je change les éponges et remplis le distributeur à savon. Je sors les poubelles, car j’ai un odorat surdéveloppé ! Je tiens le calendrier social du couple et c’est moi qui organise les vacances.C’est toujours moi qui demande ce qu’on mange ce soir. Je veille à ce qu’on ne se couche pas trop tard en mettant des limites : un ou deux épisodes Netflix, pas plus, sinon ça fait tard. Attention à ne pas garder les mauvaises habitudesEt mon chéri, il a l’impression que c’est toujours lui qui recharge le panier de PQ. Et il râle quand je ne range pas le panier à couverts du lave-vaisselle “correctement”. OK, il fait plein d’autres trucs, c’est vrai.Le meilleur exemple aujourd’hui, c’est qu’il est en train de nous construire notre maison de rêve. Un chantier, c’est une énorme charge mentale, et je suis heureuse de pouvoir alléger son quotidien en prenant en charge les tâches du quotidien pour nous deux. Cependant, il est important de veiller à ce que ces habitudes ne s’installent pas durablement, voire définitivement. Le chantier, lui, aura une fin, mais les tâches du quotidien, c’est un véritable gouffre sans fond. Elles ne s’arrêtent jamais, et c’est tellement plus apaisant de partager ce fardeau à deux. Construire une relation durable et équitableEt si, aujourd’hui, le partage des tâches semble une option, demain, cela deviendra une nécessité. Pourquoi ? Parce qu’avec l’arrivée des enfants, tout se complique.Dans la majorité des cas, ce sont les femmes qui héritent d’une part encore plus grande des tâches domestiques. Entre les couches à changer, les repas à préparer, les activités à organiser, les allers-retours à l’école, et toutes ces « petites » choses qu’on ne remarque même plus, la charge mentale explose. Et rajoute à cela la culpabilité ! Les études montrent que les écarts dans la répartition des tâches ont tendance à se creuser à ce moment-là, rendant encore plus difficile tout retour en arrière.Alors autant commencer maintenant. Prendre de bonnes habitudes dès aujourd’hui, c’est se donner une chance de construire une relation équitable et durable. Cela permet de poser des bases solides, où chaque personne se sent respectée et soutenue, et où la charge ne repose pas, inévitablement, sur les mêmes épaules au fil des années, laissant aussi le temps de se réaliser. Parce qu’en vérité, être réduit(e) au rôle de mère ou de père au foyer ne peut pas être une source d’épanouissement durable à lui seul. Ce rôle, aussi noble et important soit-il, ne peut suffire à combler les aspirations personnelles, les envies de se développer, de créer, de rêver, d’entreprendre, de contribuer autrement au monde ou simplement de profiter de la vie.L’équilibre ne se trouve pas dans une dévotion totale aux tâches domestiques ou parentales, mais dans une vie où chacun et chacune peut explorer ses passions, se sentir utile, libre, et valorisé(e) en dehors de la maison. Croire qu’une seule personne peut porter tout cela sans s’y perdre, c’est passer à côté de ce qu’est vraiment une vie équilibrée et épanouie.Mes pépites lecture 📚Voici la liste des lectures qui ont changé ma vie :* Sorcières, Mona Chollet* Les grandes oubliées, Titiou Lecoq* Une chambre à soi, Virginia Woolf* Reflets dans un oeil d’homme, Nancy Huston* Parole de femme, Annie Leclerc* La politique sexuelle de la viande, Carol J.Adams* Le génie lesbien, Alice Coffin* King Kong Théorie, Virginie Despentes * Moi les hommes je les déteste, Pauline Harmange* Réinventer l’amour, Mona Chollet* On ne nait pas soumise, on le devient, Manon Garcia* Vieille peau, Fiona Schmidt* Le coût de la virilité, Lucile Peytavin* Féminismes et pop culture, Jennifer Padjemi* Journal: L’histoire de mon cœur et de mon cul, Noémie de Lattre* En finir avec les violences sexistes et sexuelles, Caroline De Haas* A woman in me, Britney Spears* Voyage au bord du monde, S.J Barratt 🔔 N’oublie pas de t’abonner ou de partager la News’ Fammelette à un.e ami.e !🙏 Merci à mes 46 abonné.e.s, je suis très heureuse d’écrire pour vous, et j’espère de tout cœur que ça vous plait :) This is a public episode. 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  20. 3

    Livres d'hier, réflexions d'aujourd'hui

    Quelques semaines se sont écoulées depuis ma dernière newsletter. Et non, ce n’est pas le syndrome de la page blanche qui m’a retenue. En réalité, toutes les pages que j’ai croisées étaient bien remplies !Un peu plus bas, tu découvriras à quoi j'ai consacré mes week-ends dernièrement. Mais pour l’instant, j’ai envie de te parler de livres.Mon tout premier livre, c’était… un livre en bois. Un vieux bouquin que j'avais déniché, je ne sais plus où, et que je trimballais partout. Le titre ? Aucune idée. Mais je me revois, installée fièrement sur ma petite chaise en bois (elle aussi), à faire semblant de lire. Je tournais les pages, je les sentais et je tapotais sur la couverture comme si ce livre renfermait tous les secrets du monde. Je ne savais même pas lire, mais j’avais compris que le savoir était à portée de main. Entre mes mains. C’était mon livre en bois, et j’en étais fière !Puis, les choses ont changé. Les livres d’école ont pris la place. De nombreuses lectures imposées pour lesquelles je n’ai jamais eu d’intérêt. Un exemple qui me revient toujours en tête ? L'Assommoir de Zola. Pour le coup, il m’a vraiment assommée ! Ce qui est sûr, c’est que ces lectures scolaires ont compliqué mon rapport aux livres. Lire est devenu une corvée.Et pourtant, au milieu de tout ça, un livre a marqué ma scolarité : Comme un roman de Daniel Pennac. Cet essai sur la lecture m’a ouvert les yeux. Pennac défend une approche libre, joyeuse des livres, loin de la pression académique qui transforme la lecture en devoir pesant. Il y présente les fameux "Droits imprescriptibles du lecteur" – comme le droit de ne pas finir un livre ou de sauter des pages. Ce qui m’a marqué dans son message, c’est l’idée que lire devrait être un plaisir personnel, sans contrainte, et que chacun doit le faire à son rythme et selon ses envies.J’aimerais donc revenir sur quatre de ces droits qui résonnent particulièrement avec la lectrice que je suis aujourd’hui.1) Le droit de ne pas lireTout au long de mes études, je me suis largement octroyé ce droit. Après tout, j’avais bien assez à faire : les longs cours en amphithéâtre, les prises de notes interminables comme un robot, les révisions et surtout, les listes de livres à lire ! J’ai étudié un an aux États-Unis et j’ai cru halluciner ! Des dizaines de livres à lire par cours ! Le fameux “syllabus”… Heureusement, toutes les lectures n’étaient pas obligatoires !2) Le droit de sauter des pages J’ai obtenu ma mention “saut de page” le jour où j’ai lu Notre Dame de Paris de Victor Hugo. Sans la moindre culpabilité, j’ai sauté des pages et des pages de descriptions sans fin afin d’arriver au plus vite au cœur de l’action. Honnêtement ? Qui s’en fiche de savoir si Notre-Dame a tant de gargouilles sur ses toits ? Tout ce discours sur la prouesse architecturale, sur les arcs-boutants, sur l'harmonie des proportions, ça m'échappe totalement, et surtout, ça m’ennuie. Il y a qu’un seul moment qui m’intéresse, c’est le moment où Quasimodo sauve Esmeralda ! 3) Le droit de ne pas finir un livre Je suis féministe, sans aucun doute. Mais s’il y a un livre que je n’ai pas réussi à finir, c’est Feminism is for Everybody de Bell Hooks. Un comble, me diras-tu, pour quelqu’un qui s’intéresse profondément aux questions de genre et d’égalité. Pourtant, malgré ma volonté, ce livre m’a paru trop philosophique, presque trop dense. L’approche était trop complexe.Bell Hooks est une figure incontournable du féminisme intersectionnel. Feminism is for Everybody est un appel puissant à un féminisme inclusif, accessible à toutes et à tous. Alors que le titre promet un féminisme pour "tout le monde", le contenu, avec ses analyses profondes et ses réflexions sociologiques, m'a parfois donné l’impression qu’il n'était pas forcément écrit pour "tout le monde".4) Le droit de lire n'importe quoiPendant longtemps, j'ai cru que lire se résumait à lire des romans. Ce type de lecture, très honnêtement, ne m'a jamais vraiment captivée. Les récits fictifs, aussi beaux soient-ils, ne me parlaient pas. J’en ai donc déduit que je n’aimais tout simplement pas lire. Puis un jour, j'ai découvert un tout autre univers : celui du féminisme. Je ne sais pas si l'on peut vraiment qualifier cela de "genre" littéraire – mais c’est cet univers qui a transformé ma relation à la lecture. Découvrir l’histoire du féminisme et des œuvres qui abordent les luttes et les expériences des femmes a changé ma perception de ce que signifie "lire".Ces textes, qui déconstruisent la société patriarcale ou interrogent la place des femmes, ont eu un effet libérateur sur moi. Lire est devenu une manière d'ouvrir les yeux sur le monde qui m’entoure. Ce sont des textes qui m’ont permis de mieux comprendre ma propre place en tant que femme dans cette société, et surtout de poser des mots sur des sentiments, des expériences que je n’avais jamais vraiment su articuler avant.Je prends désormais plaisir à annoter les pages, à souligner des phrases qui résonnent en moi, à m’arrêter pour réfléchir, puis à coucher mes pensées sur le papier, dans cette newsletter. Lire n’est plus une corvée, ni un exercice scolaire dépourvu de sens. Lire est devenu un acte de libération.Si cela t’intéresse, je serai ravie de partager plus en détail ces lectures féministes qui ont transformé ma vision du monde. Il y a tant d’auteures et d’ouvrages qui méritent d’être connus, tant d'idées à explorer, tant de conversations à engager…À quoi ai-je consacré mes week-ends dernièrement ?J’ai été prise d’une soudaine motivation : fouiller dans les vieux cartons qui dormaient paisiblement dans les caves des parents. Dans ces cartons, se trouvaient des livres, plein de livres ! Voilà, c’était ça la raison pour laquelle je n’ai pas écrit plusieurs dimanches de suite. Ces livres étaient abandonnés là depuis 10 ou 20 ans. Mais voilà, il était de ma responsabilité de faire quelque chose avec ces reliques poussiéreuses !Qui n’a jamais gardé quelque chose en se disant : « Ça peut toujours servir » ! Pourtant, la vraie question à se poser, c'est : « Est-ce que je m’en sers ? » Si la réponse est non, il est temps de lâcher prise. Adieu, nostalgie d’enfance. À moins, bien sûr, que ce livre ne soit vraiment spécial ! Quoi de mieux que de redonner une nouvelle vie à ses joyeux vieux bouquins ? C’est dans l’air du temps, et c’est tout bénéf’. Soit vous les donnez pour faire des heureux et heureuses (je les dépose dans la petite cabane à livre au parc de mon village), soit vous vous lancez dans l’aventure de la revente en ligne.J’ai testé pour vous Momox et La Bourse aux Livres. Les deux sont spécialisées dans la revente et le rachat de livres d’occasion.Avantages :Facile d’utilisation, il suffit de scanner et c’est dans le panier ! Attention, tous les livres ne passent pas, car les plateformes rachètent les livres pour lesquels il y a de la demande. Les frais d’envoi sont gratuits, un vrai + !Inconvénients :Prix de rachat souvent bas et manque de transparence sur l’évaluation de la qualité des produits sur Momox. Sur La Bourse aux Livres, la vente est plus longue, car il faut attendre de vendre pour toucher son argent, contrairement à Momox où l’argent est versé directement sur ton compte bancaire.📢 Et si on continuait la discussion dans le Chat ?J’ai ouvert un espace de conversation réservé aux abonné.e.s. Je posterai des questions et t’invite à participer à la discussion en toute bienveillance !Tout se passe sur l’application Substack ⬇🔔 N’oublie pas de t’abonner ou de partager la News’ Fammelette à un.e ami.e !🙏 Merci à mes 44 abonné.e.s, je suis très heureuse d’écrire pour vous, et j’espère de tout cœur que ça vous plait :) This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit fammelette.substack.com

  21. 2

    Funambule

    "Tu devrais écrire là-dessus !" C'est ce que ma belle-mère m’a dit hier. Alors, j’écris.Mais avant…Si tu n’as pas encore lu mes deux précédentes newsletters sur mon infection urinaire, je t’invite à les découvrir. Que ce soit maintenant ou après cette lecture, les liens t'attendent plus bas ⬇.La maladie : une simple fatalité ?On a tendance à croire que la maladie nous frappe sans raison. C’est la faute à pas de chance ! Pour ma part, je pense autrement. Les choses arrivent pour une raison, souvent pour nous signaler quelque chose de plus profond. Rien n'est dû au hasard.Il existe différentes maladies, allant des moins graves aux plus sérieuses. Sur cette échelle, l’infection urinaire se trouve bien avant le cancer. Mais elle reste un signal d'alerte. Un signe que quelque chose cloche dans notre équilibre.Des approches thérapeutiques comme la médecine traditionnelle chinoise, l’homéopathie, l’ostéopathie et les fondements de la Médecine Nouvelle vont encore plus loin. Elles suggèrent qu’il n’existe pas véritablement de « maladie » au sens classique, mais plutôt des déséquilibres physiques qui se manifestent dans le corps. Selon cette approche, ces déséquilibres sont des réponses naturelles de notre organisme à des situations de stress, de conflit ou d’émotions refoulées. Autrement dit, ce que nous appelons "maladie" serait en réalité une réaction de notre corps pour tenter de rétablir un équilibre perdu. En résumé, notre corps a été conçu et programmé pour maintenir notre équilibre en toutes circonstances.Le changement, c’est l’essence de la vie.Tout est dit. La vie, c'est le mouvement, le changement. Le jour où nous nous arrêtons, nous mourons. Et en tant qu’êtres humains avec des besoins spécifiques, chaque fois que ceux-ci ne sont pas comblés, nous perdons l'équilibre. Notre corps, ce sage compagnon, nous envoie alors des signes : stress, migraines, crampes, boules au ventre… Il nous alerte, mais encore faut-il l'écouter. Je vais y revenir.Le déséquilibre : remonter aux causesMais c’est quoi un déséquilibre ? Et quel est le lien avec mon histoire ? Pour comprendre, j’ai dû remonter quelques semaines avant cette fameuse infection urinaire. Que s'était-il passé pour que mon corps en arrive là ? Voici ma liste :Côté travail :* Mes valeurs n’étaient plus en phase avec un projet.* Changement dans mes missions, fatigue constante.* Stress accru à cause des calls à répétition.Côté perso :* Formation sur l'affirmation de soi : émotions refoulées, tristesse libérée. Oui, j’ai pleuré.* Prise de sang alarmante avec une carence en vitamines D* Rendez-vous ophtalmo repoussé parce que "c'était trop".* Massage ayurvédique : une faiblesse au niveau du nerf sciatique détectée.Une prise de conscienceEn relisant cette liste, j’ai réalisé que côté perso, j'ai su réagir : les larmes versées en formation, car oui, pleurer, c’est une action, une prise de vitamine D, un report de rendez-vous quand c’était nécessaire, un massage pour prendre soin de moi. Le massage, d'ailleurs, a probablement aidé à libérer certaines émotions refoulées. En revanche, côté travail, je subissais les événements. J'encaissais les changements sans véritable contrôle. C’était effectivement “trop” ! Mon corps a dit "stop" et l'infection urinaire est apparue. En réalité, j'avais trop attendu, accumulant stress et émotions sans vraiment les traiter en profondeur. Mon corps, comme une poubelle qu'on oublie de vider, s'est rempli jusqu'à déborder. L'infection urinaire, c'était ce débordement. Une manière pour lui de me dire qu'il était temps d'évacuer tout ce que j'avais accumulé, toutes ces tensions refoulées. C'est un peu comme si mon corps faisait le ménage à ma place, un nettoyage forcé pour retrouver l'équilibre que j'avais négligé.Mais que signifie réellement cette infection urinaire ? Passons maintenant à une réflexion sur la cause mentale.L’infection urinaire : un conflit de territoireChez les animaux, l’urine sert à marquer le territoire. Chez l’humain, il s’agit souvent d’un problème de territoire accompagné d'une frustration non exprimée. Ce territoire peut se manifester de trois façons :* Spatial : avoir un lieu bien à soi.* Temporel : garder du temps pour soi.* Sexuel : particulièrement chez les femmes, où l’écoute des désirs de l’autre prime parfois sur les siens.En relisant ma liste plus haut, je constate un conflit de territoire au travail, où je peinais à trouver ma place.En parallèle, des conflits familiaux perturbaient ma vie personnelle. C’était comme si, en essayant de grandir et de me définir par moi-même, je perturbais l’équilibre familial établi depuis toujours, donc le mien.Et le temps pour moi ? Presque inexistant. Malgré les alertes, j’ai accumulé du stress et des émotions non exprimées, qui se sont finalement manifestées sous la forme physique d’une infection urinaire. Retour en arrièreJe me rends compte que mes infections urinaires sont souvent survenues pendant des périodes où mon territoire émotionnel ou professionnel était menacé. Quand ce conflit s'étendait aussi à ma vie personnelle, alors l'infection était inévitable.Et comme par hasard, en remontant plus loin dans l’histoire familiale, j’ai découvert que mon grand-père et mon arrière-grand-père ont tous deux eu des cancers de la vessie. Une certaine sensibilité, transmise de génération en génération, qui se manifeste aussi chez moi.Prévenir les déséquilibresÀ l’avenir, je veux être plus à l'écoute des signaux de mon corps pour réagir rapidement et éviter que le déséquilibre ne s'installe. Chaque émotion est un indice précieux, et pour chaque malaise, il y a une action à mettre en place !Avant de passer aux actions, il est également important d’être attentif/attentive à notre environnement. Par exemple, j'ai appris qu'une autre collègue de travail avait également souffert d'une infection urinaire. Est-ce un simple hasard ? Je ne pense pas.Voici comment je vais transformer les signaux que j’ai reçus au travail en actions :* Valeurs non-alignées avec un projet : si un projet ne résonne pas avec moi, je vais voir pour exprimer mon malaise de manière constructive. Ou bien chercher à m'investir dans quelque chose d’autre qui m’inspire vraiment. * Changement de mission : les changements peuvent être déstabilisants, alors je vais les aborder en douceur, sans me mettre autant de pression.* Fatigue : si la fatigue s’accumule, je vais prendre les devants en me couchant plus tôt. Offrir à mon corps le repos dont il a besoin est essentiel pour rester en forme.* Stress lié aux calls : les appels incessants peuvent être gourmands en énergie, alors je vais intégrer des pauses régulières pour respirer et me ressourcer entre chaque réunion.En adoptant ces actions simples mais efficaces, je peux transformer chaque signal de mon corps en une opportunité pour améliorer mon bien-être et maintenir mon équilibre. Et toi ? Comment vas-tu répondre aux signaux que ton corps t'envoie ?🔗 Pour aller plus loin, voici les liens vers mes 2 newsletters :📢 Et si on continuait la discussion dans le Chat ?J’ai ouvert un espace de conversation réservé aux abonné.e.s. Je posterai des questions et t’invite à participer à la discussion en toute bienveillance !Tout se passe sur l’application Substack ⬇🔔 N’oublie pas de t’abonner ou de partager la News’ Fammelette à un.e ami.e !🙏 Merci à mes 42 abonné.e.s, je suis très heureuse d’écrire pour vous, et j’espère de tout cœur que ça vous plait :) This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit fammelette.substack.com

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On aborde des récits pro et perso. On partage ses ressentis et ses expériences du quotidien tout simplement. fammelette.substack.com

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Laurie ❙ Fammelette

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