FouQuiDit poésie Podcast

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FouQuiDit poésie Podcast

FouQuiDit poésieCrue. Sans filtre. Non linéaire. Qui dit tout pour guérir fouquidit.substack.com

  1. 11

    Ma vérité sort du cadre

    Poème FouQuiDit thérapie: L’abysse bleuTu vis tout pleinement, Ce qui te donne un ton dramatique, Mais parfois une teinte magique. Tu vois tout dans la globalité, Ce qui peut parfois te paralyser. Tes savoirs inspirent et font évoluer, Mais ils peuvent aussi étouffer toute spontanéité. Tu es née avec le savoir, tout en restant intuitive, Mais tes émotions profondes te poussent à la dérive. Tu possèdes cette clairvoyance chaotique qui te rend tragique, Tu ressens tout à la fois, jusqu’à la panique. Quand tu ne comprends pas, ton corps se fige et ton intuition est glacée. Alors paralysée, tu es prête à tout saboter. Tu refuses de perdre le contrôle face à ce bleu infini, Pourtant, il fait partie de toi; tu ne peux que suivre son cri. L’infini te semble dangereux et malheureux, Alors que ta nature baigne déjà dans cet abysse bleu. Tu vas retrouver ton tracé. Tu t’étais égarée, Mais tu es presque arrivée. Tu es un être libre et enjoué, Tu n’es pas faite pour être encadrée. Arrête de t’inquiéter, ça s’en vient, tu t’es rapprochée. Analyse : Sortir du cadre pour se retrouverC’est fou, parce que ce poème, je l’ai écrit par pure intuition, sans trop réfléchir. C’est vraiment aujourd’hui que je saisis le sens profond de ce que mon subconscient essayait de me dire. Comme si j’avais déjà la réponse en moi ; je me sens limite « matricée », je suis vraiment sans voix.J’adore ce poème. C’est l’un de mes préférés, car il est libérateur. En le relisant, je m’autorise enfin à être qui je suis, sans résister ni être en éternel combat contre moi-même. Le message est simple : ce que je suis n’est pas problématique. Oui, il y a des côtés sombres qui donnent ce « ton dramatique », mais il y a aussi cette « teinte magique ».Au fond, ça parle de mon hypersensibilité. Ce trait peut m’envahir, mais il m’enrichit aussi et me permet de percevoir les choses avec une certaine profondeur. Pourtant, cette montagne d’informations finit parfois par me submerger et me paralyser.J’ai grandi dans un environnement où l’on mettait de l’avant les savoirs encadrés et scientifiques. Ce modèle m’étouffait ; il ne semblait pas y avoir de place pour mes émotions intenses. Ça m’a causé beaucoup de détresse et d’anxiété, car il était difficile d’expliquer ce que je ressentais : c’était majoritairement intuitif et vide de sens logique. À force de vouloir me justifier et rationaliser mon vécu, je me perdais dans cet « abysse bleu » qui ne fonctionne pas selon la logique, mais selon l’instinct.Dans ce poème, j’explique comment j’ai tenté de maîtriser ma nature pour ne pas qu’elle dépasse du cadre ou du système. J’ai cette tendance à tout saboter quand je ne comprends pas ou que j’ai l’impression de perdre le contrôle. Par peur, je décide de détruire.J’ai longtemps cru que ce chaos était dangereux. Mais en fait, je suis faite pour ce chaos. Je dois suivre mon intuition sans chercher à l’expliquer. Cet abysse, c’est mon essence. Même si je n’ai pas eu de modèle pour ça, ou que ça va à l’encontre de ce qu’on m’a appris, c’est valide. Ce n’est pas dangereux, c’est simplement ma nature. En acceptant cela, la peur disparaît. Malgré mes tentatives pour me « dénaturer », j’ai toujours été ainsi. Ce n’est pas une menace, c’est ma vérité.À la fin, je m’encourage. Je sais que je vais retrouver mon essence ; ce n’est qu’une question de temps. Je m’étais égarée en refoulant ma nature, croyant qu’elle était mauvaise ou inacceptable. Aujourd’hui, j’affirme de plus en plus que je suis un être libre et enjoué, pas faite pour être encadrée. Ce qui est pas encore complètement intégré, mais progressivement on s’y rapproche haha.Je me parle à moi-même, à celle qui s’inquiète constamment : la réponse est là, tout près. J’ai écrit ces mots dans un moment de grande vague d’énergie, sans trop savoir ce que c’était. En explorant mon côté créatif et en me laissant guider par ce qui me fait vibrer, j’ai fini par obtenir ma réponse. Mon côté anxieux me fait encore douter, car j’ai tellement changé ces dernières années que je fais face à une facette de moi à la fois familière et méconnue. C’est comme revoir un parent après 15 ans : c’est quelqu’un de proche, mais de totalement nouveau.En ce moment, je dois faire des choix importants. Quand la peur me paralyse, je relis mon poème. Il me donne la force de faire un choix qui sort de la logique, un choix purement intuitif qui, je le sens, pourrait me rendre heureuse. Je ne peux pas encore tout dévoiler car rien n’est concret, mais de grands changements arrivent. Je suis excitée et apeurée à la fois.J’espère que ce texte résonnera avec ceux qui en ont besoin. L’écriture est devenue vitale pour moi : elle me permet de me connecter à mon essence et de me diriger vers ce qui compte vraiment, loin des cadres et de la logique pure.Si vous aussi, vous êtes dans une transition de vie importante, force à vous ! Je comprends la peur et l’excitation que cela génère. Je suis contente de savoir que vous avez choisi de vous écouter, car au final, je crois que c’est ça l’important. :)N’hésitez pas à commenter, liker ou partager si ça vous parle. J’adore avoir votre avis ou votre input par rapport à vos propres expériences, ou même sur le poème !Je vous souhaite une agréable journée ou soirée (ou un bon week-end).Merci d’avoir choisi de lire FouQuiDit et au plaisir de vous retrouver. This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit fouquidit.substack.com

  2. 10

    Être son propre hater

    Poème FouQuiDit thérapie: Je suis mon propre hater Je n’arrive pas à briller.C’est la faute de mon alter ego Qui est là pour me rabaisser. C’est le barrage de mon eau,Il pense que je vais tout inonderEt qu’on va finir par m’attaquer En raison des ravages causés.Je suis fâché, je suis bloquée,Ma rivière ne s’écoule pas.On me méprend pour un désert, Je reste souvent sans voix,Bloquant l’accès de cette rivière.Je ne pourrai pas briller,Je serai quelqu’un d’effacée, Mon flow sera refoulé,Me laissant coincée et frustrée. Je me suis piégée Dans cette idée :Que je n’ai rien à apporter,Ou que je vais tout inonder.Je suis de trop sans but.Briller et exister à fond?Je serais foutue.J’ai beau faire la réflexion, J’ai un barrage fortifié de honte. L’eau refoule, le niveau monte.De la gorge à la tête, La tension monte,La colère monte.Je m’entête,Je me sens bête,J’ai mal de la gorge à la tête.Je veux créer et briller,Je veux laisser couler cette rivière, Mon aura et mes mots, sont mes repères. Juste m’imaginer chanter et créerMe paralyse de peur, et fait ressortir un désastre. Mais étant supprimée, je n’impacterai pas les astres.Alors qu’en vrai, Je veux en faire un désastre.En bouger les astres.Sortir ma vie. Le vrai.La honte comme barrière Dans ce poème, je me décris comme ma propre source de dénigrement. Ces critiques sévères agissent comme un barrage destiné à bloquer ma rivière intérieure (mes émotions, mon essence). Cette retenue naît de la peur que ma propre puissance soit perçue comme une agression par les autres. C’est l’idée toxique que si je brille trop, on finira par me briser. C’est un mode de protection qui, au lieu de me sauver, finit par m’étouffer.La marée qui monte : de la gorge à la têteJe décris ensuite l’échec de ce mécanisme. La pression émotionnelle devient trop forte pour être contenue ; le flot refoule et la tension monte. Cette lutte s’exprime par une douleur physique concrète, de la gorge à la tête. Le conflit n’est plus seulement mental, il est gravé dans mes nerfs. C’est la zone de danger entre la rumination et l’explosion. L’anticipation de cette perte de contrôle me terrifie : la honte que l’on voie mes émotions “disproportionnées” alimente mon anxiété et renforce ma peur.Le “désastre” comme libérationLe poème prend un tournant décisif vers la résolution. Auparavant, le “désastre” était cette inondation crainte qu’il fallait éviter à tout prix. À la fin, il devient l’acte de création pur, celui qui “bouge les astres”. Exister pleinement et dévoiler son essence demande d’accepter de déranger l’ordre établi. C’est le passage de la survie à la vie : accepter de prendre sa place, d’habiter l’espace et de bousculer ce qui nous entoure.Une affirmation de soiCe texte est un cri de ralliement pour m’encourager à foncer et à “faire le désastre”. Je ne suis pas encore arrivée à 100 % de cet objectif, mais c’est ma direction principale. Commencer à publier mes poèmes a été l’étape cruciale pour amorcer ce mouvement. Au début, j’étais terrorisée, mais aujourd’hui, je ne regrette rien. Ma peur diminue et je cherche de moins en moins la validation externe ou le respect de lignes directrices imposées par les autres, sans pour autant être à l’extrême et ne plus du tout écouter les autres biensûre lol.Ne vous gênez pas de m’envoyer un message et de parler de votre avis ou pensées par rapport au poème, il me fera plaisir de discuter et partager avec vous! :)Ce poème est à la fois une prise de conscience de la tension constante sous laquelle je vivais et un encouragement à laisser derrière moi des mécanismes de protection devenus obsolètes. C’est un appel au courage d’être authentique et de libérer enfin ces émotions trop longtemps cachées. This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit fouquidit.substack.com

  3. 9

    L'essence de ma poésie: écrire pour guérir

    Poème FouQuiDit thérapie: Écrire Mon œuvre d’art c’est l’écriture,Comme un peintre a sa peinture.Mon tableau se remplit de lettres,Les thèmes sont mes réflexions Qui donnent un sens, une émotion.Les mots sont mes palettes,Leur assemblage crée des œuvres Exprimant l’humanité dans ses épreuves.Ca me fait chaud au cœur,Un outil pour comprendre mon intérieur.Cest thérapeutique malgré sa touche tragique,Je le fais pour moi, espérant inspirer autrui,J’espère t’impacter avec mon ressenti.Une histoire de richesses vécues,Les mots la rendent immortelle.Exprimant un message éternel: Que la vie mérite d’être vécue,Même lorsqu’on n’en peut plus.Pourquoi j’ai choisi une poésie crueOn a tendance à oublier la poésie quand on parle d’art. Pourtant, pour moi, aligner des mots sur une page blanche est un acte aussi puissant et visuel que de jeter de la peinture sur une toile. Mon art, c’est l’écriture.Je l’affirme aujourd’hui avec une forme d’audace. Je sais que je n’ai pas la syntaxe parfaite, ni le vocabulaire le plus académique, ni la technique la plus pointue des grands poètes classiques. Mais je m’assume comme artiste. Je reste humble face à tout ce que j’ai encore à apprendre, mais je refuse d’attendre la “perfection” pour créer quelque chose de beau et d’impactant.Plonger dans le cru pour guérirMa poésie n’est pas faite pour être “jolie”. Elle est faite pour être crue.Dans un monde qui cherche sans cesse à lisser les angles et à camoufler le “sale”, j’ai choisi de faire le chemin inverse. Je ne cherche pas à corriger ou à contrôler ma part d’ombre. Au contraire, je plonge dedans. C’est là, dans cette noirceur, que je trouve ma guérison. Écrire, c’est mon outil pour voir clair dans le chaos de mes émotions. Quand tout est emmêlé à l’intérieur, poser les mots me permet de me valider, de me dire : “Oui, ce que je ressens existe, et c’est réel.”Transformer l’ombre en héritageL’art a ce pouvoir magique de transformer une souffrance étouffante en quelque chose de touchant. En exposant mes ombres au grand jour, je ne fais pas que me libérer ; j’espère valider ceux qui ressentent la même chose mais qui n’osent pas encore en parler ouvertement.Il y a une richesse immense dans ce qu’on essaie de cacher. En écrivant, je rends ces moments immortels. Ce recueil que je bâtis, c’est un endroit où je pourrai toujours revenir pour voir mon évolution, mais c’est aussi une porte ouverte pour vous. C’est une vue d’ensemble sur mes impasses, mes difficultés, et surtout la façon dont elles se transforment avec le temps.La souffrance comme combat digne d’être vécuMême quand on est à bout, même quand on n’en peut plus, l’écriture et la lecture ont ce pouvoir de donner une valeur à la douleur. Elles transforment une simple épreuve en une histoire, un combat qui mérite d’être raconté.Transformer sa propre tragédie en art, c’est prouver que même nos pires moments ont un sens. C’est ça qui est beau : faire d’une cicatrice un dessin, et d’un cri un poème.L’art peut être tout aussi thérapeutique et puissant qu’une psychothérapie. Même si on met souvent la thérapie en avant (c’est une méthode très efficace), je crois qu’il faut surtout trouver l’outil qui résonne en nous. Que ce soit par la thérapie, la peinture, la musique ou l’écriture, chaque approche est valide si elle vous aide à voir clair en vous et à vous valider. Pour moi, transformer ma souffrance en création est une forme de guérison qui donne un sens à mes épreuves. This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit fouquidit.substack.com

  4. 8

    Je voudrais aimer, mais j'en suis dégoûtée

    Poème FouQuiDit: AimerMon âme ne cherche plus à s’accrocherNi à s’agripper par peur de tomber.Elle hésite même à s’assembler,De peur de mal concorder et de lui coûter.L’idée de l’autre fait rêver,Mais l’autre me dégueule.Jaime la pluie sans vouloir qu’il pleuve.Vouloir m’agripper surpassait le dégoût,Maintenant partie, il se voit vaincu.Surprise, je n’y aurais jamais cru,Que j’irais jusqu’à refuser tout Je crains de ne pas aimer sans que ce soit malsain,Comme si l’illusion camouflait un vide lointain.Je cherche à contre-cœur ma personne destinée, Pour prouver si je suis trop défectueuse pour aimer.Ma confiance d’être aimée est ébranlée,Mes tripes espèrent le doute éliminé.J’anticipe ce sentiment d’aimer Comme l’attente de notre plat préféré,Dont on ne pourrait se fatiguer.Le paradoxe du vouloir et pouvoir : Dans ce poème, j’exprime le conflit entre mon désir d’être aimée et une réponse viscérale de dégoût.J’ai écrit ce texte après avoir entamé un processus de guérison suite à une rupture afin d’apprendre à m’épanouir seule. Pourtant, je réalise aujourd’hui que je ressens une aversion profonde. Ce dégoût est nourri par la manipulation et le contrôle subis dans mes relations passées, qu’elles soient amicales, familiales ou amoureuses. L’expression «chercher à contre-coeur» témoigne de mon épuisement. La recherche d’un partenaire n’est plus un plaisir, mais une expérience de laboratoire pour tester ma propre capacité à fonctionner ou même à être en couple. Mon poème cache une insécurité profonde: La peur de ne pas pouvoir être aimée.Cette sensation a toujours été plus ou moins présente, mais mon désir de réciprocité était autrefois assez fort pour contrer le dégoût. Désormais, suite à ma rupture, l’aversion est devenue beaucoup plus puissante et mon envie d’aller vers l’autre est minime. Ce dégoût agit comme une armure qui m’empêche d’ingérer ce qui pourrait me détruire. Quand je vois l’énergie que m’a demandée ma reconstruction, je comprends que mon corps est conditionné à percevoir l’amour comme un danger presque mortel lol. En faisant allusion au « plat préféré », je ne souhaite pas seulement un amour qui ne m’épuise pas par l’hypervigilance; je souhaite une relation dont je ne finirais pas par être dégoûtée à long terme. Actuellement, dès que je commence à m’approcher de quelqu’un, ce rejet instinctif remonte et me pousse à repousser l’autre, malgré moi.En résumé, je cherche ma personne préférée: celle qui pourra m’aimer sans m’épuiser, et sans que je finisse par être dégoûtée au point de ne plus vouloir toucher à mon plat du tout.Si vous aussi, vous avez vécu de mauvaises expériences relationnelles qui vous amènent à avoir des réponses physiologiques plus intenses malgré vous, sachez que vous n’êtes pas seuls. Je vous rassure : avec le temps et de nouvelles expériences positives, cela s’améliore. Il faut simplement être patient avec son corps. Même si notre esprit est déjà prêt à passer à l’étape suivante, notre corps, lui, peut prendre plus de temps et il le fait avec la meilleure volonté du monde, simplement pour nous protéger. ;) This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit fouquidit.substack.com

  5. 7

    Une amitié qui voit ma lumière dans mes moments sombres : merci à toi.

    Poème de FouQuiDit: Le photographe de l’invisibleIl est la lumière dans l’ombre,Il guide le chemin dans le chaos.Malgré cette folie, il rend le temps beau. C’est un nomade qui navigue avec aisance,Il fait son chemin dans ce bruit, à l’aise. Il te donnera un chocolat chaud, Le temps de réchauffer tes maux.Puis il repart dans son périple avec le sourire, Il regarde droit devant, évite de le ralentir Il est libre et en mouvement, il capture des moments. Dans la noirceur, il capte les sourires et ce peu de lumière. Il arrive à faire ressortir cette palette de couleurs dans l’obscurité. C’est un homme jovial qui fait ressortir la beauté dans l’usé et la poussière. Il n’a pas réchauffé mon cœur, il lui a juste rappeléSa nature et sa lumière qui s’étaient englouties dans l’ombre. Il me sert de guide dans le noir et me rappelle l’existence des étoiles Qui émanent cette lumière lorsque la nuit tombe. Il me montre ses moments capturés où je vois les autres étoiles, Il m’apprend à briller dans cette folie et à ne plus avoir peur de l’ombre. Il s’habillera toujours en noir, mais son sourire et son aura t’illumineront. J’espère si tu plonges dans l’ombre, tu le rencontreras.Un conseil: s’il part, ne le retient pas.C’est un homme libre, ne le brime pas.Apprécie son chocolat chaud le tempt qu’il est chaud. Apprécie ces beaux moments et rappelle-toi de ta lumière dans tes maux.Ce poème est né d’une rencontre qui a agi comme un antidote. J’écris souvent pour sortir des émotions intenses, mais ici, j’ai écrit pour ancrer une guérison.Pendant longtemps, j’ai vécu dans un environnement familial marqué par le contrôle et la manipulation. Ça m’a laissée avec une peur immense du monde extérieur et, pire encore, une peur de moi-même. Après une rupture qui n’était qu’une version amplifiée de ce climat toxique, je me sentais en sécurité nulle part. Je doutais de ma propre bonté ; je ne croyais plus être capable d’être aimée. J’étais convaincue que ma lumière était perdue, ou peut-être même qu’elle n’avait jamais existé.Et puis, j’ai croisé ce “Photographe”.Ce qui m’a frappée, c’est sa liberté. Il navigue avec une aisance déconcertante dans le chaos des soirées, du bruit et de la nuit. Son métier est de capturer l’invisible, de trouver la beauté là où les autres voient de l’usé ou de la poussière. En partageant avec lui mon ombre, mon passé et mes projets de poésie, j’ai vécu une expérience nouvelle : j’ai été écoutée sans jugement.Il n’a pas “créé” de la lumière en moi ; il a simplement utilisé son regard pour me rappeler la mienne. Il m’a montré que mon chaos ne me rendait pas “moins humaine”, mais simplement humaine. Grâce à cette amitié, j’ai réalisé que le monde n’est pas aussi dangereux que ce qu’on m’avait programmé à croire.Ce texte est un hommage à ceux qui voient nos étoiles quand nous sommes trop occupés à regarder le noir. C’est un rappel que notre ombre fait partie de nous, mais qu’elle ne nous définit pas. This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit fouquidit.substack.com

  6. 6

    Transformer mon vécue et mes blessures en énergie créatrice

    J’ai peur J’ai peur de dévoiler mon cœur, Mais ça crie dans toutes mes tripes. Dans tout mon corps et ses profondeurs, C’est instinctif, ça devient mon principe. Je vis pour partager mes couleurs, D’une histoire enjouée qui te fait pleurer. Mon univers m’amuse et sera ma muse, Mon inspiration, mon origine de créations. Les autres viendront dans mon jardin, Se gardant des petits lopins Qui fleuriront certaines créations. Ce monde à travers mes yeux, je le veux. Je suis avide de ce que je vois. je veux que tu le voies. Pourquoi priver les autres de cet émoi ? Et peut-être pourra-t-il t’inspirer vision et foi. Ma passion est la vie. Je la remplis de vie. Je partage cette vie qui sourit, Même si parfois elle se meurtrit. Je regarde le ciel bleu infini. Au moins, je ris.L’interprétation de mon poème est disponible dans l’audio! Encore une fois, merci à tous ceux qui ont écouté jusqu’à la fin ! J’espère que ça vous a plu ! Sur ce, n’hésitez pas à commenter ! ;) This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit fouquidit.substack.com

  7. 5

    Une fusion relationnelle, un amour qui nous empoisonne...

    Poème de FouQuiDit: Attraction empoisonnéeMon attraction devient rapidement poison. Comme si j’étais draguée de désespoir vers lui. On me communique ce sentiment par l’intuition. Je ne sais point par contre si j’ai raison, Mais quelque chose me dit que oui. Ce « lui » pourrait être n’importe qui. En autant que l’énergie et les composantes sont sécuritaires. Je cherche à remonter mon niveau d’énergie, Par le biais des autres, d’autrui, d’un « lui ». Dans ces vers, je décris l'éveil d'une conscience : la réalisation que mon mode d'attachement cache une part d'ombre. Je dépeins une forme de dépendance où le désir de combler le vide et la solitude l'emporte sur la recherche d'une connexion saine. Cette quête d'autrui pour se "remplir" injecte une dose de désespoir dans la relation, transformant l'attraction en un mécanisme de survie plutôt qu'en un élan du cœur. Cela amène par conséquent l’éloignement du « lui ». Qui voudrait être la source d’alimentation d’autrui ? Je le sais, je l’ai été. Et ça m’a maganée. Maintenant je recherche cette énergie, Qui autrefois, jaillissait jour et nuit. Je dois commencer par moi. Tu le sais déjà. Mais parfois c’est plus fort que moi. Je suis attirée par un « toi ». Ici, j'exprime une culpabilité profonde : celle de savoir que je cherche à combler mon vide à travers l'autre, tout en refusant de le faire. Ayant moi-même été épuisée et "vidée" par des personnes qui s'appuyaient trop sur moi, je connais le poids d'être la source d'alimentation d'autrui. Malgré cette blessure passée et ma volonté de ne plus dépendre de personne, l'attraction reste parfois plus forte que la raison. C'est le combat entre le désir de guérir par soi-même et le vieux réflexe de chercher le salut dans un "toi". Je n’aime pas vraiment ça. Je m’enivre de cette énergie, qui devient addictive. Je perds le « moi » et deviens passive. Mon identité s’accroche et se mélange au « toi ». Je sais que c’est malsain et que c’est mauvais pour moi. Mais étrangement, je m’accroche à l’énergie positive. Me rendant plus positive. Me rendant un vivant meilleur. Mais je le sais que ce n’est point authentique dans mon cœur. Je décris ici la relation comme une drogue : un plaisir immédiat qui désinhibe, mais qui finit par effacer le "moi". Dans ce processus de fusion, mon identité se dissout dans l’autre, créant une version de moi-même qui semble plus "vivante" ou "meilleure", mais qui est profondément artificielle. Le constat est lucide : ce bonheur n'est pas authentique, car il ne naît pas d'un amour pour ce que l'autre est réellement, mais d'un besoin addictif de combler un vide. C'est l'illusion d'être entière au prix de la perte de son propre centre. Je rejette la personne dans ma conscience, Qui sait que je perdrai mon existence. Elle le sait que je ne veux pas ça. Donc, une fois que le « lui » part, Une vague de soulagement monte en moi. Je ne perdrai pas mon « moi » grâce à son départ. Cette partie illustre le basculement vers mon instinct de préservation. Une part de moi reste consciente du danger de disparaître dans l'autre et finit par percevoir la relation comme une prison. Dès lors, l'expression de ma propre personnalité devient un fardeau épuisant. Le départ de l'autre n'est plus vécu comme un abandon, mais comme une libération : une bouffée d'oxygène qui me permet enfin de me retrouver complète et de reprendre possession de ma liberté. Il me fera écrire de beaux poèmes, j’aime ça. Le montrer à « lui », mon ego ne le permet pas. Mais grâce au « lui ou toi », Ma plume s’embellit. Je relis et je souris. J’aime ça, Mais tu ne le sauras pas. Dans ces vers, je confie que mon amour le plus authentique et ma sensibilité ne trouvent refuge que dans l'écriture. La poésie devient le seul espace où je m'autorise à aimer et à être émue. Il y a une partie de moi qui chérit cet élan amoureux, mais mon ego agit comme un bouclier : il m'interdit de dévoiler cette vulnérabilité à l'autre. Je préfère garder cette beauté pour moi seule, transformant l'autre en muse secrète plutôt que de risquer de lui ouvrir mon cœur. Ton départ ne brisera pas mon cœur, mais mon ego. Car je ne peux pas aimer tant que je n’aime pas « moi ». J’espère aller mieux bientôt, Mais cela dépend du « moi ».Je réalise ici que la douleur de la rupture ne vient pas d'un cœur brisé, mais d'un ego blessé. Le départ de l'autre ne me blesse que parce qu'il semble confirmer une vieille peur : celle de ne pas être aimable. Pourtant, ce départ provoque aussi un soulagement inattendu. En perdant l'autre, je cesse de performer et je retrouve la liberté d'exister tout entière. Je comprends enfin que ma guérison ne dépend pas d'une rencontre future, mais de ma capacité à m'aimer par moi-même.Maintenant, je vous pose la question : est-ce que vous êtes comme moi, genre... complètement perdus en amour ?J’ai écrit ce poème-là il y a plusieurs mois déjà. Avec le recul, je suis contente de voir que je ne cherche plus à fusionner avec quelqu’un pour combler un vide. J’ai tellement développé ma propre personne que ce vide-là n’existe plus vraiment ; je me comble moi-même. J’ai appris à remplir mes temps libres avec mes passions et j’ai apprivoisé la solitude au point de l’apprécier.Mais bon, c’est là que ça devient complexe : maintenant que j’ai compris quoi ne pas faire et que je n’ai plus ce besoin désespéré de l’autre, je ne sais toujours pas plus quoi faire.Je ne sais pas c’est quoi, l’amour. Je ne sais pas qui choisir, et ce que je recherche est encore pas mal flou. Je cherche encore la recette pour aimer de façon saine. Quand j’ai le goût de fuir dès que ça connecte, je me demande : est-ce que c’est ma peur de l’intimité qui voit encore le rapprochement comme une prison ? (En plus, je suis tellement bien seule et complète avec moi-même, pourquoi je m’embarquerais là-dedans, hen ? hahaha). Ou ben si c’est juste mon corps qui m’envoie le signal que c’est pas mon type de gars ?Bref, à suivre lol.Si vous avez un style d’attachement anxieux, évitant, ou même un mélange des deux (désorganisé), dites-moi comment vous faites, parce que moi, je suis dans le néant. Je commence quasiment à espérer que le gars va juste popper à ma porte par magie en me disant : “Salut, je suis ton homme idéal, ton futur mari”, parce qu’honnêtement, je ne me fais pas encore confiance dans mes choix. :’) Merci d’avoir lu jusqu’au bout mon poème, mon analyse et ma question existentielle que je pensais pouvoir régler en “guérissant” lol.J’espère que vous avez apprécié. Si vous êtes comme moi et que vous n’avez pas encore toutes les réponses, j’espère que ça vous fait du bien de voir qu’on est plusieurs dans le même bateau de confusion HAHAHA ! C’est la merde d’être clueless, mais au moins dites vous que vous n’être pas seule.Et d’un autre côté, si certains d’entre vous ont réussi à trouver des réponses ou à y voir plus clair, s’il vous plaît, partagez-les avec nous autres qui sommes encore perdus ! J’espère juste qu’on ne va pas chavirer et qu’on va finir par trouver le trésor sur l’île.Bref, gênez-vous pas pour m’écrire et laisser un commentaire, j’aime trop discuter de ce genre de sujets ou savoir que je ne suis pas toute seule.Force à nous tous dans ce périple de guérison ! This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit fouquidit.substack.com

  8. 4

    Une histoire d'amour qui nous empoisonne tranquillement

    Ce texte est crue et brue (moi je suis déjà folle donc ça va, je suis habituée, je gère) mais si vous avez envie d’en parler avec moi après ou juste déverser votre coeur ça me fera plaisir de vous lire en privé ou commentaires.Je t'écris cette lettre, À toi, qui me traitais d'analpha-bête. Je voulais te dire merci pour cette leçon, Mais je ne te pardonnerai jamais pour les comportements attachés à cette leçon.Bien que cette lettre s’adresse à mon ex-partenaire, mon intention n’est pas de lui transmettre, mais de la brûler. C’est un acte symbolique pour marquer la fin d’un cycle et m’assurer que cette histoire ne se répète plus.Le jeu de mots “analpha-bête” symbolise la manière dont mon ex-partenaire me remettait constamment en question, me faisant douter de mon intelligence et de ma capacité à m’exprimer ou à comprendre.Tu avais un don unique de faire ressortir le pire de moi. Un monstre grandissait en moi. Ce monstre a toujours existé, Mais il restait caché. J'arrivais même à l'oublier. Mais toi, tu t'assurais de le nourrir et de le faire grandir. Il prenait tellement de place que je n'arrivais plus à différencier le monstre et moi. Ce monstre était maîtrisé par la honte. Ce monstre était hideux, j'en avais honte. Mais en brisant les chaînes qui le maîtrisaient, Je n'avais pas le choix de le voir si près. Ce monstre que je méprisais et détestais. Dans ces vers, j’explore la notion de l’« ombre » — cette partie de nous que nous cachons par honte ou par peur. Ici, je réalise que l’autre n’a pas créé ce monstre, mais qu’il a agi comme un catalyseur, le nourrissant jusqu’à ce qu’il envahisse tout mon espace intérieur.L’emprise de cette relation a brouillé les pistes : la confusion était telle que je ne savais plus où s’arrêtait ma propre identité et où commençait cette noirceur alimentée par la maltraitance. Briser les chaînes de la honte fut un acte violent mais nécessaire : c’était la seule façon de regarder ce monstre en face, d’arrêter de le mépriser, et de reprendre le pouvoir sur ma propre réalité.Je te dis merci, car j'ai réussi à le regarder en face. Je ne pouvais plus fuir dans la victimisation. Lorsque je fuyais, tu me pointais un doigt de trahison. J'ai su plus tard que ce n'était pas une trahison, Mais un manque de responsabilisation. Tu connaissais toutes mes faiblesses Et au lieu de me donner des caresses, Il fallait que tu me blesses. Je te disais toujours que cet amour était dur, Mais que j'avais besoin de frapper un mur. Malgré la douleur et les malheurs, Un apprentissage a fait mon cœur. Cacher ce monstre ne me protégeait pas. Le rendre malnutri et faible ne me protégeait pas. En le maltraitant, il s'est attaqué à moi. En le maltraitant, il s'est rebellé contre moi. Dans ce passage, le « merci » marque le passage de la survie à la conscience. Je réalise que le jeu de l’autre reposait sur un double évitement : il utilisait le mot «trahison » pour fuir ses propres actes, tandis que je restais figée dans la victimisation. Le point de bascule ici est la responsabilisation mutuelle. J’ai compris que l’autre ne prenait pas ses responsabilités, mais que de mon côté, je me perdais dans la culpabilité au lieu de me responsabiliser face à ma propre sécurité émotionnelle.L’apprentissage est brutal mais vital : cacher ou affamer mon « monstre » ne m’a jamais protégée. En me maltraitant moi-même pour correspondre à ses attentes, j’ai forcé ma part d’ombre à se rebeller pour survivre, ce qui l’a poussée à s’attaquer à mon propre être. Frapper ce « mur » m’a permis de comprendre qu’on ne guérit pas en se sentant coupable, mais en prenant la responsabilité de soigner ses propres parts blessées, plutôt que de les laisser entre les mains de quelqu’un qui cherche à les blesser.Il a pris mon corps, j'ai perdu le contrôle. Mais dans cette perte de contrôle, J'ai pu le confronter. Tu ne peux plus le cacher, Il fait partie de ta réalité. Tu dois l'accepter et le consoler. Tu n'es pas un monstre, mais il est ce qui t'a blessée dans le passé. T'en occuper est ta responsabilité. Tu as accepté quelqu'un qui te blesse au lieu de te donner des caresses, Parce que tu as blessé ton monstre au lieu de le consoler. Cette partie du poème décrit le moment de rupture nécessaire. La « perte de contrôle » n’est plus vue comme un échec, mais comme une confrontation inévitable : c’est le moment où le refoulé explose pour enfin être exposé à la lumière. Ici, mon « monstre » change de nature. Il n’est plus une entité hideuse à combattre, mais la manifestation de blessures passées qui hurlent et appellent à l’aide.Le cœur de l’apprentissage réside dans ce lien de cause à effet : j’ai toléré la maltraitance extérieure (par mon ex) parce que j’exerçais une maltraitance intérieure sur mes propres zones d’ombre. En refusant de consoler ma part blessée, j’ai laissé la porte ouverte à quelqu’un qui allait l’attaquer davantage. La responsabilité n’est plus un poids, mais un acte de soin (le selfcare) : accepter que ce “monstre” fait partie de ma réalité me permet enfin de passer de la honte à la consolation, et de l’emprise à l’autonomie.Il en a juste profité. Car le nourrir et te faire souffrir, Lui permettait d'intimider Le monstre en lui qui le fait souffrir. Lui permettant de l'oublier. Lui permettant de le cacher de la réalité. Tu me pointais du doigt me disant que le monstre, c'était moi. Que la victime, c'était toi. J'ai su plus tard que ce n'était pas moi, Mais qu'il faisait partie de moi et que l'agresseur, C'était toi.Dans cet extrait, la perspective change pour se poser sur l’autre et démasquer son mécanisme de défense. On y voit une technique de projection classique : l’autre nourrit mon « monstre » pour ne pas avoir à affronter le sien. En me faisant souffrir et en me désignant comme le monstre, il créait une diversion qui lui permettait d’intimider ses propres blessures et de fuir sa réalité intérieure (sa propre ombre).Le renversement final est une libération identitaire. En refusant de porter l’étiquette de « monstre » que l’autre m’imposait, je redéfinit les rôles avec clarté. Ce n’est pas parce qu’une part d’ombre fait partie de moi que l’on est l’agresseur. En distinguant « faire partie de moi » et « être l’agresseur », je dénonce l’inversion de la culpabilité (le victim-blaming) : celui qui pointe du doigt la part blessée de l’autre pour cacher sa propre violence est celui qui porte, en réalité, la responsabilité de l’agression. En résumé, mon ex-partenaire me transférait le rôle de l’agresseur et s’appropriait le rôle de la victime. Il utilisait ma propre culpabilité et ma honte comme une distraction, en pointant mon ombre cachée pour fuir toute responsabilité et ainsi éviter de regarder sa propre ombre.Sur ce, je te dis merci. Merci de l'avoir nourri. Je grandis avec lui, plus contre lui. Par contre, je ne te pardonnerai pas sur la façon dont tu l'as nourri. Je suis contente que ce soit fini. Et qu'on ne se croisera plus jamais de la vie. C'était une épreuve qui laissera des traces. Sans me briser, je reste tenace.Ces derniers vers marquent l’étape finale: l’intégration. Le «merci» n’est plus une politesse, mais le constat que l’épreuve a forcé une rencontre inévitable avec moi-même. En disant « Je grandis avec lui, plus contre lui », j’annonce la fin de ma guerre intérieure. Le monstre n’est plus un ennemi à abattre, mais une partie de moi à intégrer pour devenir entière.C’est ici que je dessine une frontière saine et ferme. Je distingue l’apprentissage (le résultat) du traumatisme (la méthode). Si le résultat est une croissance, la méthode de l’autre — la maltraitance — reste impardonnable. La fin du poème n’est pas une réconciliation avec l’agresseur, mais une libération définitive : le refus du pardon devient un acte de respect envers moi-même. La trace laissée par l’épreuve n’est pas une cicatrice de faiblesse, mais une preuve de ténacité. Je sors de cette histoire non pas brisée, mais renforcée par une vérité qu’on ne pourra plus jamais m’enlever.Merci à ceux qui ont lu jusqu’à la fin. J’espère que cela vous a aidé dans votre cheminement de guérison ou vous a inspiré.Pour ceux et celles qui ont déjà vécu des relations difficiles, toxiques, de la codépendance ou de l’abus… peu importe comment vous étiquetez cette relation : ce genre de texte peut, en bon français, “vous rentrer dedans”. Si vous ressentez le besoin d’en parler et de déverser votre cœur, sachez que vous pouvez me répondre par courriel, ici en commentaire ou en privé. This is a public episode. 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  9. 3

    procrastination nocturne: lutte pour le contrôle

    La nuit Il fait noir. Il se fait tard. Mes paupières s’alourdissent. Mes pensées s’engourdissent. J’entends le bruit de fond de l’électricité et des machineries qui font chauffer la maisonnée.“Ici, je décris le changement de climat où le silence s’installe. La baisse des stimuli diurnes entraîne une diminution des distractions. C’est à ce moment que je prends conscience de mon anxiété sous-jacente. Mon corps, bien que fatigué et réclamant le repos, demeure hypervigilant et à l’affût des moindres sons, car il perçoit le calme comme une menace, m’empêchant ainsi de me détendre et de m’abandonner au sommeil.”Ce calme m’angoisse, Me laissant seule face à moi-même. Comme si j’avais la poisse Qui envahit ma carcasse, Qui m’apporte inconfort et gêne.Dans cette séquence, j’aborde directement la thématique du calme qui devient anxiogène. L’absence des distractions diurnes me force à faire face aux blessures et aux émotions que j’ai évitées durant la journée.Ce sont des émotions dont j’ai honte, mais surtout une douleur que je refuse de revivre, car c’est désagréable et épuisant. Cette peur de la reviviscence me rend inconfortable et se manifeste par un sentiment physique ; c’est une “poisse” qui m’envahit, me pique, et me dérange profondément, symbolisant un malaise existentiel que je cherche à fuir.Dormir voudrait dire souffrir.Je rêve le jour pour fuir. Mais la nuit me rattrape Sans pouvoir débattre .Dans ces vers, le repos est directement associé à la souffrance : “Dormir voudrait dire souffrir.” Le sommeil, ou l’arrêt de l’activité, devient synonyme de la reviviscence des douleurs et des blessures que j’ai évitées en m’activant et en me mobilisant durant la journée.De ce fait, si le sommeil équivaut à la souffrance, j’ai naturellement tendance à vouloir délayer et repousser l’heure de dormir.De plus, le sommeil est un besoin vital auquel il est difficile de se soustraire ou d’échapper. Malgré toutes les tentatives de fuite (comme rêver le jour), la nuit “rattrape” inéluctablement, forçant à vivre ces émotions désagréables sans pouvoir rien y faire, soulignant la fatalité de cette confrontation.Je suis bloqué, je ne peux plus m’y échapper. Je dois m’arrêter, laisser aller, laisser couler. Mais trop de choses que j’ai laissées aller Trop de choses que j’ai acceptées, c’est assez.Je ne veux plus laisser couler.Je dois me protéger. Je ne tolère plus être blessée.Dormir? Je préfère procrastiner Dans cet extrait, j’explique que je suis à bout : la souffrance a été trop grande et j’ai déjà trop toléré. L’évitement de cette souffrance n’est plus seulement une procrastination, mais devient un mode de survie essentiel pour réussir à avancer, continuer et me protéger.Je reconnais que je devrai vivre ces émotions et les accepter un jour, car je ne peux pas les fuir indéfiniment. Cependant, je sens qu’en ce moment, c’est trop. J’ai dépassé mes limites et j’ai un besoin impératif de mettre ces émotions en pause pour l’instant.Pour que demain et hier soient au loin. Entre hier et demain, le temps s’est arrêté. Mes problèmes et souffrances sont au loin.Ils sont dans le passé et le futur et je suis arrêtée.Cet espace-temps me permet de fuir cette réalité.Ici, j’exprime que le temps de procrastination est un moment de pause totale. Je me permets de mettre en suspens ma bataille intérieure et extérieure, ainsi que les blessures et émotions ressenties du passé. Je laisse également de côté l’anticipation angoissante du futur.C’est comme si ce moment était dédié à moi-même, un espace pour me réconforter et m’offrir un répit mental. Cette suspension du temps me permet de simplement exister avec une certaine aise, loin des fardeaux temporels.Cette réalité qui me pèseEt qui m’affaisse. Dans ces deux vers, j’exprime à quel point cette réalité — mon passé accompagné de ses émotions désagréables, voire honteuses — m’impacte significativement de façon négative. Elle affecte ma personne au complet (”elle m’affaisse”), comme si elle cherchait à me mettre à terre, alors même que je désire continuer d’avancer et de me relever.Cette pause m’épuise physiquement et mentalement, Mais au moins je peux m’échapper de ces sentiments.Pour conclure, j’ajoute que malgré le fait que le manque de sommeil affecte mon état physique et mental, ce coût est perçu comme préférable à la confrontation émotionnelle. Ces émotions sont encore pires et pourraient même me mettre à terre.Je vois donc plus de bénéfices à procrastiner mon sommeil qu’à dormir et revivre ma souffrance passée. La procrastination, bien qu’épuisante, est jugée nécessaire pour la survie émotionnelle immédiate. This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit fouquidit.substack.com

  10. 2

    Contradictions

    J’ai envie de fuir et de rester. C’est beau, mais je me sens dépaysagée. Je me sens seule et entourée. Je me sens bien accompagnée, mais d’une mauvaise compagnie. On me dit : « T’inquiète », mais je me soucie. On me dit : « Je t’aime », mais ça sonne amer à mon oreille, et mon « je t’aime » de retour, il sonne pareil. Je ne suis pas rassurée, et je suis blessée. L'impacte de la dissonance sur le besoin d'être validé: la contradiction entre ce qu'elle sait et ce qu'elle ressent rend le besoin de validation encore plus crucial et, paradoxalement, plus difficile à obtenir. Quand j’en parle, on ne comprend pas. D’un côté, qu’on ne comprenne pas me va, mais d’un côté je me sens étrangère. Étrangère des réalités externes où je me perds. D’un côté, c’est rassurant ; d’un côté, je me perds. Mon impression intérieure est illusion. Tant mieux, car c’est souvent noir. Enfouie au fond de l’entonnoir. Pourtant, on me dit chaleureuse et rieuse. La contradiction de la réalité et du ressentie qui amène le thème de déconnexion non pas avec le monde, mais de la possibilité de s’y sentir émotionnellement lié. Il y a présence d’un doute face à la réalité ce qui fait que son cœur (son ressentie) se sent étranger du monde extérieur (la réalité).Moi, j’ai toujours pensé que les gens lumineux étaient les gens les plus malheureux. Comme s’il fallait balancer. L’amour donné aux autres sera celui de moins pour soi-même. J’ai l’impression que chaque relation va me faire de la peine. Et je réalise que je n’arrive même plus à me confier. J’ai toujours l’impression que les immenses émotions exprimées seront mal digérées. On m’a tellement dit que j’étais dramatique et trop sensible. Je l’ai intériorisé comme pénible. La honte émotionnelle: Quand l’auteur reçoit de l’amour et du soutien , mais qu’elle ne parvient pas à le ressentir (il sonne “amer”), cela crée un sentiment de culpabilité ou de honte. Rationnellement : “Je devrais être heureuse/rassurée, car j’ai de l’amour.”Émotionnellement : “Je ne suis pas heureuse/rassurée. Mon ressenti doit être défectueux ou faux.”Ce sentiment d’être “défectueuse” est renforcé par le jugement passé (”dramatique et trop sensible”). Elle intériorise que son monde émotionnel intense est “pénible” et “noir”.Quand je donne aux autres et que je suis empathique de leur situation, ma sensibilité est accueillie. Mais quand c’est moi, on me dit de diminuer, on ne peut pas gérer, tu dois rationnaliser, tu dois te calmer, tu es mieux une fois rétablie. Mais cette intensité me permet d’aider. J’aurais juste voulu qu’on me dise : « C’est OK, c’est accepté. Aujourd’hui, c’est moi qui vais t’aider. Aujourd’hui, tu peux mal aller. » Je n’arrive pas à me désensibiliser. Je ne peux pas en parler à ma famille dont la solution, c’est de prendre une tisane à la camomille.Exigence de l’authenticité: Le besoin de validation exprimé n’est pas seulement un besoin d’être aimée, mais d’être acceptée dans son état de contradiction et d’intensité. La validation inconditionnelle est la seule façon de réconcilier ses deux réalités. Elle demande à ce que son état émotionnel (le non-ressenti, la noirceur, l’intensité) soit reconnu comme légitime, même s’il contredit les faits rationnels (l’amour présent). Elle veut que son intensité soit vue comme une force et qu’elle soit reçue avec la même empathie qu’elle donne aux autres. Elle a besoin qu’on lui valide son ressenti, pour que le rationnel puisse enfin être intégré sans résistance.En conclusion: Le doute naît du fait que son cœur ne valide pas ce que sa tête sait. Elle est prise entre une réalité qu’elle observe, mais qui lui fait défaut sur le plan émotionnel, et une réalité qu’elle ressent, mais qui est rejetée par le monde. This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit fouquidit.substack.com

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