La Balise - Philharmonie de Paris podcast artwork

PODCAST · fiction

La Balise - Philharmonie de Paris

Media d’un nouveau genre, la Balise souhaite voir émerger des formes radiophoniques aventureuses qui éveillent nos oreilles et élargissent nos sensibilités.Plus d’infos sur philharmoniedeparis.fr/labaliseLa Balise, radio de création de la Philharmonie de Paris par les 15-25 ans

  1. 54

    Refuge musical

    Quitter son pays, sa famille, son enfance. Laisser sa vie et sa guitare derrière soi. Traverser des continents, dormir dans la rue : la musique peut-elle être encore un abri ? Il paraît que la musique adoucit les cœurs. Mais quand on est arraché à sa terre natale, quand on a tout quitté sans espoir de retour, la musique peut-elle vraiment réconforter ? Ibrahim, Madou, Thierno Yacouba Shaheen et Seidou sont cinq adolescents qui viennent de poser le pied sur le sol français. Ils racontent leur exil et le mettent en musique. Wasil est un jeune afghan de 22 ans, en France depuis trois ans. Avant d’être un réfugié, c’est un musicien et il répond avec sa guitare à la douleur de la fuite. Ces jeunes, avec leurs mots, avec leurs voix et avec leurs instruments, prouvent que la musique est un territoire. Ils rappellent à tous qu’ils existent. En coulisses : Ibrahim, Madou, Thierno Yacouba, Seidou et Shaheen sont des adolescents arrivés en France seuls, il y a seulement quelques mois. Ils sont hébergés dans un foyer. Le français n’est pas leur langue maternelle et ils n’avaient jamais touché à un micro avant de commencer des ateliers avec la Balise. Pourtant, de cette histoire, ils sont à la fois les acteurs et les techniciens.En six jours d’ateliers, ils ont découvert la radio avec Léo, les percussions avec Rodolfo et le slam avec Kémo. Ils ont manié des micros, pris du son, joué avec les mots et les instruments. En douceur, ils ont pu s’interroger sur leur rapport à la musique et s’exprimer sur leur exil. Ils ont rencontré Wasil, un jeune réfugié afghan qui a quitté son pays pour la France. Ils l’ont interviewé. De tout cela est né Refuge musical. Une création réalisée par Léo Berthe avec Ibrahim Jalloh, Madou Diakité, Thierno Yacouba Diallo, Seidou Sacko, Shaheen Momand, avec l’accompagnement de Rodolfo Munoz (pour l’atelier percussion) et Kémo (pour l’atelier Slam) Date d’enregistrement : novembre 2024 et mars 2025 Musiques utilisées: Wasil Esaqzai à la guitare, Rodolfo Munoz aux percussions, à la flûte et au piano avec les percussions additionnelles d’Ibrahim Jalloh et de Seidou Sacko Mixage : Karen Beun pour Gong audio Production : Collectif Transmission avec la Balise

  2. 53

    PLANÈTE MARSEILLE – Sur les traces du rap Marseillais

    De ses origines, du Vieux Port à la Maison Hantée, des quartiers nord jusqu’à la Plaine aujourd’hui, voyage en rap Marseillais. Un voyage où l’on croise Imhotep du groupe IAM, Mombi de 3e œil, Relo et Dilome, pour tenter de découvrir les ingrédients qui font l’âme du rap Marseillais.  A toutes celles et ceux qui douteraient de l’existence et de l’identité du « rap marseillais », écoutez ce podcast ! Ce rap né dans les années 80 retentit au-delà de nos frontières et, comme la ville qui le constitue, ne ressemble à aucun autre. L’équipe de la Balise, constituée des apprentis documentaristes Arwen Lozaic, Mohamed Belatrous, Emma Braemer et de l’auteur Ayoub Ait Taadouit, a sillonné Marseille pour tenter de répondre à ces questions, tout en dressant un portrait sonore de la ville.  “Parce qu’on a plus de choses à dire, nos conditions de vie font qu’on se doit de dénoncer ou de défendre certaines choses. On n’a pas les mêmes conditions de vie, on n’a pas les mêmes bases, on n’a pas le même départ, on n’a pas le même accès à la culture…”Par rapport à qui ?   Remerciements à Imhotep (IAM), Mombi aka JO POPO (3eme Œil), Relo, Dilome, Hicham Id Said et Laura Guarino pour leur accueil, Association Ph’art et Balises et sa directrice Yasmina Er Rafass. Une création sonore réalisée par Ayoub Ait Taadouit avec Arwen Lozaic, Mohamed Belatrous et Emma Braemer Renard de l’association Ph’Art et Balises de Marseille. Musiques utilisées : "Bande organisée" – 13 Organisé (initié par Jul) "Planète Mars" – IAM "Les Miens" – Shurik'n "Le Feu" – IAM "La Vie de rêve" – Le 3ème Œil "Les Lacs du Connemara" – Michel Sardou "MAILLOT" – DILOME"BELEK" – DILOME"BLABLA" – DILOME Dates d’enregistrement : Novembre 2025 - Janvier 2026 Mixage: Karen Beun, Studio Gong Audio, février 26 Production : La Balise avec le collectif Transmission

  3. 52

    Premier/dernier concert, à la Philharmonie

    Deux violonistes, deux époques. L’un, Gilles Henry, s’apprête à quitter l’Orchestre de Paris pour une retraite bien méritée, tandis que l’autre, Morane Cohen-Lamberger, vient de réussir le concours et y rentre à peine. Un chassé-croisé intime et musical, dans les coulisses de la Philharmonie de Paris. Ce documentaire nous fait entendre ce chassé-croisé, comme un ballet, une transmission silencieuse, au cœur de l’Orchestre de Paris, l’un des plus prestigieux d’Europe. À travers les voix de Gilles et de sa fille Charlotte, de Morane et de son coach Richard Schmoucler et sous les indications vibrantes du chef d’orchestre Klaus Mäkelä, on entre dans les coulisses de l’excellence musicale. Morane raconte l’attente, l’épreuve du concours, les heures de travail solitaires, la peur de ne pas être à la hauteur et l’intimité d’un violon choisi comme on choisit une voix. Gilles se retourne sur une vie de musique, les tournées, les chefs d’orchestre, le rythme millimétré des saisons, les petits rituels et la difficulté de quitter ce monde qui fut son quotidien.  Les répétitions, les loges, la scène : tout ici parle du lien invisible qui unit les musiciens. Ce que l’on partage sans mot, ce que l’on transmet par le son, par le geste, par l’écoute. Au fil du récit, on découvre la beauté fragile de ce lien orchestral : une passion collective, exigeante, presque amoureuse. À travers ce double portrait, c’est une réflexion sensible sur le temps, la scène, le doute, la grâce et la relève. Nous remercions chaleureusement les protagonistes de ce documentaire , Morane, Gilles, Charlotte et Richard, d’avoir accepté de partager avec nous leur parole, leur temps et leur sensibilité. Merci également à Klaus Mäkelä et à l’Orchestre de Paris pour leur accueil généreux et leur bienveillance, avant, pendant et après les répétitions. Nos remerciements vont aussi à Thomas Guillaud-Bataille pour ses retours précieux tout au long du projet, ainsi qu’à l’équipe de la Balise pour son accompagnement attentif. Une création sonore réalisée par Juliette Boutillier, avec Mathilde Razafin Drakaola Lucas et Hannael Ralambosoa. Avec la participation de Morane Cohen Lamberger, Gilles Henry, Charlotte Henry, Richard Schmoucler, et Klaus Mäkelä. Crédits musicaux: Extraits de répétitions de l’Orchestre de Paris, Klaus Mäkelä, direction.  Extraits du concert du 14 juin 2024. Orchestre de Paris, Klaus Mäkelä, direction, Lang Lang, piano Sibelius (Jean) : Concerto pour violon Mozart (Wolfgang Amadeus) : Symphonie n°31 « Paris »  Ravel (Maurice) : Ma mère l’Oye  Saint-Saëns (Camille) : Concerto pour piano n°2 Enregistrée en juin et septembre 2024 à la Philharmonie de Paris. Mixage et réalisation finale : Sylvain Richard Une production du collectif Belladone et la Balise

  4. 51

    Je suis guérie à 99%

    Au niveau déontologique, on ne peut pas enregistrer les séances de psychothérapie. Alors quoi de mieux que la musique pour pouvoir enregistrer ? En immersion à l’espace Arthur, un Hôpital psychiatrique pour adolescent.es qui souffrent d’anorexie mentale et autres pathologies. Avec les patient.es, on enregistre des moments de la vie de l’hôpital, et les personnels encadrant, afin de rendre compte de ce que recouvre le « soin culturel ». Une création réalisée par Mehdi Ahoudig et des patientes et patients de l’Espace Arthur. Date d’enregistrement : de Mars 2025 à Juin 2025. Musiques utilisées : Musique improvisée par Stéphane Scotto, psychologue et Musicothérapeute. Production : collectif Belladone avec La Balise

  5. 50

    La note brisée - Flore Benguigui, Philippe Bernhard et Vincent Courtois

    Quand jouer ou chanter devient impossible. Ils sont musiciens professionnels et sont arrivés à un stade de leur parcours où leur corps s’est abîmé, où ils ont perdu de vue le sens ou le plaisir de leur métier, de leur vocation. Vincent Courtois est violoncelliste depuis une quarantaine d’années. Plusieurs petites douleurs de type tendinite se sont manifestées au niveau de son épaule droite au fil du temps, mais il n’y a pas prêté plus d’attention que cela jusqu’au jour où…  Philippe Bernhard, co-fondateur et premier violon du Quatuor Modigliani a décidé un jour de quitter cette formation et d’arrêter complètement l’instrument dont il jouait depuis l’âge de 8 ans. Cette vie de compromis pour une carrière qui l’a mené au quatre coins du monde lui a fait perdre de vue d’autres désirs essentiels…  Flore Benguigui a été pendant dix ans la chanteuse du groupe l’Impératrice. Travaillant sans relâche sur les textes, les compositions, elle s’est aussi imposée de travailler sans cesse sa voix et sa présence sur scène, comblant ici un sentiment d’illégitimité permanent. L’épuisement et le stress lui ont fait perdre sa voix. Ce fut le début d’une douloureuse prise de conscience.  Entre ces trois témoignages, nous nous immergeons aussi dans un atelier respiration et postures à la Clinique du musicien à Paris, où la kinésithérapeute Isabelle Campion, violoncelliste assidue à ses heures, remarque une émergence de la parole liée à la douleur à la souffrance chez les musiciens, là où il y avait avant un tabou. Une création réalisée par Emilie Chaudet avec Mathieu Maulet, Astrid Allou, Lisa le Baron et Victor Monni. Musiques utilisées (auteur, compositeur, interprètes, enregistrement, éditeur, année…) dans l’ordre d’apparition dans le documentaire : - Balade nocturne par Jean Toba (31 mai 2024) - Sunday Morning par Maarten Schellekens - Secret Green par xj5000 (19 janvier 2025)- Puccini (Giacomo) - Crisantemi - Quatuor Modigliani - concert du 15 janvier 2018 ( Salle des concerts - Cité de la musique)- Mozart (Wolfgang Amadeus) - Adagio en ut mineur K.456 - Quatuor Modigliani - concert du 25 janvier 2014 (Salle des concerts - Cité de la musique)- Sclavis (Louis) - Le travail et L’accident - Dans la nuit, Concert du 11 janvier 2014 (salle des concerts - Cité de musique) avec Louis Clavis, Vincent Courtois, Dominique Pifarély, Vincent Peirani, François Merville- L’impératrice - Parfum thérémine et La lune,  Concert du 8 juillet 2016, Festival Days off, soirée hexagone. (Salle des concerts - Cité de la musique) Production : collectif Belladone et la Balise

  6. 49

    Au vol ! - Une enquête sur le vol des instruments de musique d'Emmanuelle Parrenin

    En mars 2016, la musicienne Emmanuelle Parrenin se fait voler deux vielles à roue. Désespérée, elle tente alors par tous les moyens de retrouver ses précieux instruments. Avec l'aide de ses proches, elle fait le tour des antiquaires et des luthiers spécialisés, poste des annonces sur les réseaux sociaux, alerte toutes les personnes susceptibles de connaître les réseaux de recel d'instruments anciens. Ce n'est que plusieurs mois après le vol, alors qu'elle a abandonné l'espoir de retrouver ses vielles, qu'elle reçoit un étrange coup de fil. Une dame pense avoir vu ses instruments sur un marché d'antiquaires, mais refuse de lui donner son identité. S'en suit une série de rebondissements étranges et cocasses, qui mènera l'enquête vers une fin surprenante. Emmanuelle Parrenin, née en 1949, est une musicienne et chanteuse française de folk, connue pour sa collaboration dans les années 1970 avec les groupes Mélusine et Gentiane, et un album culte, Maison Rose. Dans les années 2000, sa musique est redécouverte par le musicien Flop du label Les disques bien, et depuis, les collaborations musicales se succèdent avec des musiciens de la scène néo-folk et électronique (Etienne Jaumet de Zombie Zombie, Jean-Fabien Dijoud de Eat Gas, Detlef Weinrich de Tolouse Low Trax). Une création réalisée par Jeanne Robet avec Adèle Laloux, Maïana Gomis, Mathéo Comtes et Timothé Magis.

  7. 48

    Nos pirateries, dans le chœur des supporters brestois - La musique, c’est du sport !

    Où est Fanny de Lanninon ? On part à la recherche de la chanson chantée dans la tribune des supporters du Stade Brestois 29. C'est là qu'on hurle les mots du poète Pierre Mac Orlan. Quand la bande son de « Francis » - c'est ainsi que l'on surnomme le stade de foot à Brest - résonne à la Philharmonie - le « Clairefontaine de la musique » comme le présente Mickael Pellen, le coach, à ses élèves - ça tonne ex aequo de Paris à Brest.  Nos Pirateries rejoue la partition d'un match de foot brestois. A la quarante deuxième minute, les mots de Pierre Mac Orlan résonnent : les supporters entonnent « Fanny de Lanninon ». Quel paysage se dresse alors dans les mots de la chanson de ce poète des ports ? Au nord c'était les corons ...tandis qu'à l'ouest, à Brest, sur le Quai Gueydon, devant l'petit pont …. De l'hymne de Mac Orlan à la voix du commentaire sportif en passant par la liesse de la « qualif » en ligue des champions du stade brestois en 2024, c'est la musique du football à Brest que l'on rejoue avec les outils de la radio et de la musique assistée par ordinateur, entre prises de sons radiophoniques et production musicale. Avec une équipe de pirates munis de ses micros, on plonge au cœur d'une chanson. On arpente la ville de Brest et les paroles, au milieu des supporters, dans les tribunes, dans les rues du feu quartier Laninon, dans les archives municipales, dans les studios de la Carène et de Fréquence Mutine. Et puis, à l'unisson, on cherche à recueillir, réinterpréter et « pirater » les paroles de la chanson de marin de 1953 écrite par Pierre Mac Orlan et aujourd'hui entonnée au Stade Francis-Le Blé. Une création réalisée par Marie Guérin avec à la prise de son, à l'écriture et à la création sonore : Abel Auger, Ivany Haddjeri, Souleymane Barry, Camille Etho Eyoum, Guilou Gamzogolt, Hippolyte Maillard Basinko, Emel Adda et la chorale des 6ème C dirigée par Cécilia Delanney. D'après Chansons pour accordéon, de Pierre Mac Orlan, musiques de V.Marceau ; éditions La Table Ronde, collection La Petite Vermillon Date d’enregistrement : février-avril 2025Mixage : Marie Guérin Musiques utilisées : Claude Morgan et Laurent Rossi. Bimbo Jet, « El Bimbo », EMI, 1974 Production : collectif  Belladone et la Balise ___ Épisode issu de la collection « La musique, c'est du sport ! ».

  8. 47

    Quand Timbaud s'invite aux Noces de Figaro - À l'école de la radio et de la création sonore

    « Quand, j’ai vu Thaïs qui joue Suzanne, j’étais choquée, elle a une voix magnifique. Normalement quand une personne crie ça dérange, mais là avec l’opéra, ça fait plaisir aux oreilles. » C'est l'histoire de deux mondes que le périph' sépare : d'un côté des élèves décrocheurs dans un lycée d'Aubervilliers, et de l'autre, à moins de trois kilomètres à pied, les étudiants du Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris. Durant trois mois ces jeunes vont apprendre à se connaître : les lycéens d'Aubervilliers équipés de micros rendent visite régulièrement aux apprentis musiciens et musiciennes et chanteurs pour découvrir l'opéra, et enregistrer les coulisses de la création des Noces de Figaro au sein de l'école. Et le courant passe, parfois. Certains restent distants voire hermétiques, tandis que pour d'autres, soudain, une émotion ou un intérêt surgissent face à cet art lyrique qui, « de base », n'était pas du tout leur style de musique. Réalisé par Thomas Guillaud Bataille, Elise Picon, Imon, Salwa, Salem, Haryless, Fasseri, Wissam, Madjhedine, Wayne, Kervens, Djamel, Harold, Brahim, Rayann, Ali et Killian. ___ Épisode issu de la collection « À l'école de la radio et de la création sonore ».

  9. 46

    À l'écoute du temps perdu - Episode 1 : L’inconnue de Vinteuil

    Swann, mondain cultivé et amoureux désabusé, se rend chez les Verdurin, salon où l’on cultive le snobisme avec application. Un pianiste joue l’andante d’une sonate…  Chez les Verdurin, on bavarde, on juge, on s’émerveille. Un jeune pianiste joue, à la demande de ses hôtes. Swann reconnaît une phrase musicale entendue autrefois. Une jouissance l’envahit sans qu’il en comprenne la cause. Ce simple motif de cinq notes apparaît comme un « talisman d’un passé qu’il ne savait pas qu’il eût gardé en lui, [lui] apportait la preuve qu’il avait vécu ». Apprenant qu’il s’agit de la Sonate de Vinteuil, il la désire entière pour apprendre son langage.  Musique originale d’Alvise Sinivia : « J’ai choisi une tangente décalée et ludique. La fiction s’ouvre sur une Walkyrie bancale sortie d’un lecteur à bandes magnétiques. Le concert, au piano préparé, s’emballe en glissandi rapides et nerveux, comme échappés du petit pianiste sous tension. La dernière partie explore la mémoire musicale : à partir d’un thème de cinq notes au violon, j’ai composé une ritournelle que le temps altère, à l’image du souvenir, qui se déforme et se recompose. »  Conception, adaptation et réalisation : Karine Le Bail Voix : Julie Borgel (narratrice), Hortense Girard (Madame Verdurin), Xavier Gallais (Monsieur Verdurin) Musique originale : Alvise Sinivia, piano, piano préparé, lecteur à bandes magnétiques, Nicolas Van Kuij, violon Production : Théâtre National de Bretagne et La Balise ___ Épisode issu de la collection « À l’écoute du temps perdu ».

  10. 45

    À l'écoute du temps perdu - Episode 2 : Ceci n’est pas la mer, c’est un ciel

    Dans l’atelier d’Elstir, rien n’est net : reflets inversés, lignes qui dansent, silhouettes trompeuses… Chez Proust, le flou est une façon de voir juste. Dans cet extrait de « À l’ombre des jeunes filles en fleurs », deuxième volume de  A la recherche du temps perdu,la jeune comédienne Esther Armengol a voulu rendre, par les sons, le clair-obscur de l’atelier d’Elstir, la chaleur et la lumière au-dehors, les pas du narrateur déambulant dans l’atelier et s’arrêtant devant une toile représentant le port de Carquethuit. Rien n’est net, les formes hésitent : est-ce une cale sèche ou bien déjà la mer s’enfonçant dans la terre, des mâts ou bien des toits ?  Proust joue ici des illusions d’optique comme il joue du pouvoir d’illusion des sons, troublant notre rapport au réel avec, en creux, une réflexion sur sa propre écriture : « J’y pouvais discerner que le charme de chaque tableau consistait en une sorte de métamorphose des choses représentées, analogue à celle qu’en poésie on nomme métaphore ».  Comme Elstir, Proust cherche moins à nommer qu’à suggérer, moins à définir qu’à faire apparaître, l’indistinction des formes comme des sons devenant une manière d’approcher ce qui, dans l’expérience et dans la mémoire, ne cesse de se dérober. Conception, adaptation et réalisation : Karine Le Bail Musique : Esther Armengol : violoncelle et balalaïka Production : Théâtre National de Bretagne et La Balise ___ Épisode issu de la collection « À l’écoute du temps perdu ».

  11. 44

    À l'écoute du temps perdu - Episode 3 : Les demoiselles du téléphone

    Quand la voix d’une grand-mère traverse le fil du téléphone, c’est tout un monde sonore, invisible et fragile, que Proust fait surgir, entre présence et perte. Dans cet extrait du Côté de Guermantes, troisième volume de À la recherche du temps perdu, le narrateur attend un appel de sa grand’mère depuis un bureau de poste. Le téléphone, encore peu courant, devient chez Proust une machine à convoquer les absents. À l’autre bout, sa grand’mère. Entre eux, les « demoiselles du téléphone », jeunes opératrices anonymes, relient les lignes à la main ; parfois, leurs voix surgissent en interférence. Quand enfin l’appel passe, la voix surgit, familière et lointaine. Sans le visage qui l’accompagnait toujours, la grand’mère révèle une tendresse nue, une fragilité, une mélancolie jusqu’alors inaudible. Puis la ligne se coupe. Il appelle encore, mais il est déjà trop tard. Ce qui reste n’est plus qu’un nom murmuré dans le vide : « Grand’mère, Grand’mère… ». Conception, adaptation et réalisation : Karine Le Bail Musique :  Extrait de La Voix humaine, de Francis Poulenc, interprété par Denise Duval (soprano), sous la direction de Georges Prêtre, Orchestre de l’Opéra-Comique — label RCA Victor Red Seal (1960). Extrait de Réminiscence pour flûte et ondes Martenot de Imsu Choi, interprété par Imsu Choi (ondes Martenot) et Seohyeon Kim (flûte) Album : Dali (Passerelle), label Initiale du CNSMDP Production : Théâtre National de Bretagne et la Balise  ___ Épisode issu de la collection « À l’écoute du temps perdu ».

  12. 43

    À l'écoute du temps perdu - Episode 4 : « Debussy vend des escargots »

    Marchands d’escargots, rempailleurs, rétameurs… Les cris des petits métiers ambulants du Paris ancien deviennent, chez Proust, une matière musicale. La ville se transforme en opéra intérieur. Dans cet extrait de La Prisonnière, cinquième volume de À la recherche du temps perdu, Marcel Proust transforme les rumeurs de la ville en opéra intérieur. Depuis son lit, le narrateur entend les cris des petits métiers , marchands d’escargots, rempailleurs, rétameurs , comme autant de compositions évoquant pour lui Moussorgski, Debussy, Rameau ou le chant liturgique. Il ne s’agit pas ici d’un souvenir qui ressurgit, mais d’une attention sensorielle portée au monde. L’écoute devient une manière d’habiter l’instant. La rue, saisie à distance, se mue en composition vivante, inattendue. Conception, adaptation et réalisation : Karine Le Bail Voix et chant : Esther Lefranc Extrait musical : Arcante et Céphise (Ouverture) de Jean-Philippe Rameau, Orchestra of the 18th century, dir. Frans Brüggen Production : Théâtre National de Bretagne et La Balise ___ Épisode issu de la collection « À l’écoute du temps perdu ».

  13. 42

    Disco Hope - Episode 1 : « Everybody’s Dancing » - Les cours de waacking

    À la rencontre des danseuses et des danseurs de waacking. On suit d’abord une jeune danseuse, Doriane, qui débute le waacking. Avec Eva Soriano, une danseuse mexicaine installée à Paris, elle apprend une technique, mais aussi l’histoire, parcellaire, de cette danse profondément queer, née dans les clubs de Los Angeles dans les années 1970.  Une série radiophonique conçue et écrite par Larissa Clement-Belhacel avec Talia Bulcourt, Doriane Clerc, Sahria Ahmed et Yousra Jmilia. Réalisation : Larissa Clement-Belhacel et Théo Albaric. ___ Épisode issu de la collection « Disco Hope ».

  14. 41

    Disco Hope - Episode 2 : « Say My Name » - Identité, entre soi et personnage

    Le waacking est une danse d’affirmation. On dit qui on est, qui on veut être, en racontant une histoire à travers le mouvement. Le waacking est une danse d’affirmation. On dit qui on est, qui on veut être, en racontant une histoire à travers le mouvement. Comment trouver son personnage ? Aux interrogations de Doriane  répondent des voix plus expérimentées :  celle de Shirley Soa, danseuse et chanteuse, et celle de Binh, qui propose un espace d’entraînement ouvert à tous et toutes.   Une série radiophonique conçue et écrite par Larissa Clement-Belhacel avec Talia Bulcourt, Doriane Clerc, Sahria Ahmed et Yousra Jmilia. Réalisation : Larissa Clement-Belhacel et Théo Albaric. ___ Épisode issu de la collection « Disco Hope ».

  15. 40

    Disco Hope - Episode 3 : « Melody Of Love » - Battle et musicalité

    Rendez-vous au battle Whack Your Soul à la Philharmonie. Parmi les danseurs et les danseuses qui participent au battle Whack Your Soul à la Philharmonie de Paris, on retrouve Doriane, Shirley et Binh. Toute leur énergie est mobilisée pour danser et briller sur les musiques proposées par les DJ pendant les présélections. Sofia Stanic, danseuse et DJ, explique la particularité du choix des musiques en battle waacking.  Une série radiophonique conçue et écrite par Larissa Clement-Belhacel avec Talia Bulcourt, Doriane Clerc, Sahria Ahmed et Yousra Jmilia. Réalisation : Larissa Clement-Belhacel et Théo Albaric. ___ Épisode issu de la collection « Disco Hope ».

  16. 39

    Disco Hope - Episode 4 : « Feels Like I’m In Love » - La culture DJ

    À la rencontre de DJ André, originaire d’Hawaï, vétéran de la scène gay parisienne, et Adyl, jeune DJ, amateur de jazz-funk. Le waacking est né dans les clubs, et se pratique encore aujourd’hui dans ces espaces de fête, par exemple à La Mona. On rencontre DJ André, originaire d’Hawaï, vétéran de la scène gay parisienne, et Adyl, jeune DJ, amateur de jazz-funk. Ils nous font découvrir leurs univers, aux frontières entre plusieurs genres musicaux, à la plus grande joie des danseurs et des danseuses. Une série radiophonique conçue et écrite par Larissa Clement-Belhacel avec Talia Bulcourt, Doriane Clerc, Sahria Ahmed et Yousra Jmilia. Réalisation : Larissa Clement-Belhacel et Théo Albaric. ___ Épisode issu de la collection « Disco Hope ».

  17. 38

    Au Royaume enchanté de Prince Waly

    C’est comme un conte moderne. Il était une fois un prince du rap, un beau carrosse, une malédiction, de l’amour, une princesse, un magicien, une fête, une grande Cité où tout est chant rap et musique. Son enfance à Montreuil, sa passion précoce pour le rap, une jeune et belle carrière stoppée net par la maladie qui le frappe à l’aube de ses 30 ans… Prince Waly évoque pour nous son parcours semé d’embûches ainsi que le lien si particulier qui l’unit à son public. Une plongée intime et musicale dans les coulisses du concert exceptionnel donné à la Cité de la musique le 12 janvier 2025. Le Prince est de retour ! Réalisé par Thomas Guillaud-Bataille avec Grégoire Alexandre, Garance Blanc et Dame Janelle.

  18. 37

    L'esprit du gwoka - Aux sons du monde

    « Laurent a décidé que le gwoka serait sa vie… » Laurent a grandi en écoutant le son des tambours gwoka, en bas de la cité où il vivait à Pointe-à-Pitre en Guadeloupe. Depuis l’âge de 6 ans, il a décidé que le gwoka serait sa vie, mais c’est une petite phrase magique qui va lui permettre de vraiment devenir joueur de gwoka… Réalisé par Elodie Maillot et Yasmine Almeida. ___ Épisode issu de la collection « Aux sons du monde ».

  19. 36

    Game of Krump

    Danser le Krump, c’est s'exprimer, construire et affirmer son identité. Une danse, une culture, un langage. Nooz et Amvru se préparent à leur call out, un battle rituel Krump. Bienvenue dans le monde du Krump — Kingdom Radically Uplifted Mighty Praise — élévation du royaume de l’esprit par le puissant éloge. Amvru et Nooz, amis proches et rivaux dans la danse, se préparent à un call out, un battle où Amvru devra prouver son niveau pour intégrer la fam de son choix. Plus qu'une confrontation, le call out est un rite de passage, une validation de leur progression dans le Krump. Comme dans un jeu vidéo, le Krump game est lancé. Chacun dans son Lab — espace d’entraînement — se prépare sous l'œil de son Big, son mentor. On plonge dans leur quotidien, on ressent l'adrénaline avant le clash. Mais le Krump, c’est plus qu'une danse : c’est une culture, une langue, une philosophie. Le documentaire explore cet univers codifié, ses règles, son énergie brute. La musique en est le cœur battant : pour la comprendre, on rencontre Mozarf, compositeur et beatmaker, qui nous livre les secrets des sonorités du Krump. Un voyage au cœur du Krump, entre art, rivalité et quête d’identité. Réalisé par Annabelle Croze avec Irina Borgnon Da Costa, Coumba Balde, Nathan Decreus, James Koum.

  20. 35

    Steve Reich à la piscine - La musique, c'est du sport !

    Une rencontre entre l’univers de la musique répétitive et de la natation, deux pratiques qui se rejoignent autour du motif de la répétition. Vincent fait répéter le Mallet Quartet de Steve Reich aux jeunes accordéonistes du Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris. Au sein du club Paris Aquatique, Théo s’entraîne en natation course et Juliane en eau libre/longue distance. Marielle et Katia répètent, à deux pianos, la Trilogie Cocteau / Philip Glass. Édouard est passé, tout jeune et très vite, de la répétition aquatique à la répétition musicale. Répéter, en musique comme en natation, c’est une expérience du temps long, un apprentissage de la rigueur et de la discipline. C’est traverser des périodes de plaisir, avec des états seconds proches de la transe, et des moments d’essoufflement et de souffrance. Le parallèle entre ces deux univers prend corps quand Vincent, Selma et Alice tentent l’expérience de jouer le Mallet Quartet de Steve Reich à la piscine de la Butte-aux-Cailles, à Paris, pendant un entraînement quatre nages. Les rythmes se mélangent, les nageurs se déphasent, et les accordéons s’essaient à une imitation du papillon… Réalisé par Sarah Jacquet. ___ Épisode issu de la collection « La musique, c'est du sport ! ».

  21. 34

    La harpe d’Anja Linder - Cordes sensibles

    « Entre ma harpe et moi, il y a quelque chose de ventral. Ses vibrations me soignent. » Blonde, élancée, délicate, on ne saurait distinguer l’interprète Anja Linder de son instrument tant ces deux-là se complètent et finissent par se confondre. La musicienne a perdu l’usage de ses jambes en 2001, sans jamais renoncer à jouer de la harpe à pédales. Grâce à un système électropneumatique qu’elle dirige avec sa bouche, elle compense largement son handicap, et nous transporte bien plus loin que ne le faisaient jadis ses pas. Elle ne marche pas, elle vole… Réalisé par Jérôme Sandlarz avec Leila Rebord. ___ Épisode issu de la collection « Cordes sensibles ».

  22. 33

    La guitare de Jean-Philippe Bruttmann - Cordes sensibles

    « La guitare fait partie de mon anatomie, j’ai la tronche que je vois dans le miroir + une guitare ! C’est le complément nécessaire à ma parole ». Impossible pour Jean-Philippe Bruttmann de se séparer de sa guitare plus de trois jours, sinon il devient invivable ! Partenaire de jeu et de vie, cette Conde Hermanos à la robe orangée est devenue l’élue de ses doigts dans une boutique madrilène, il y a vingt ans. Depuis, leur complicité n’a jamais cessé et l’instrument accompagne les compositions dans chaque tournée du guitariste. Lorsqu’il parle du flamenco, le duende n’est jamais loin, c’est un feu qui danse dans son regard, une vibration incomparable entre râle, et grâce… Réalisé par Jérôme Sandlarz avec Clarisse Gaidot-Feuillet et Elliot Fenech. ___ Épisode issu de la collection « Cordes sensibles ».

  23. 32

    Le piano de Laurent de Wilde - Cordes sensibles

    « Avec mon piano, c’est un peu une lutte inégale parce que c’est un gros animal qui fait quatre ou cinq fois mon poids. » Pianiste de jazz, Laurent de Wilde joue sur un vieux Steinway à l’allure fatiguée mais au son miraculeux. Impossible de transporter son instrument en bandoulière, il faut donc à chaque concert se résoudre à jouer sur un nouveau piano. Or, la rencontre n’est pas toujours harmonieuse et le corps à corps inégal. Pourtant la relation reste palpitante et le pianiste n’est jamais à court d’idée pour transformer les sonorités de ce « gros meuble » en l’emmenant ailleurs. Quelques bouts de patafix sur les cordes, fermez les yeux, vous voici en Afrique, à l’écoute d’un balafon.  Réalisé par Jérôme Sandlarz avec Maissane Benseddik et Abel Perru. ___ Épisode issu de la collection « Cordes sensibles ».

  24. 31

    La voix de Sandra Nkaké - Cordes sensibles

    « Le chant imprime de manière très concrète de la joie dans notre corps, c’est une énergie qui répare. » Instrument intime par essence, la voix se fait l’écho de nos émois. Comme Nina Simone à qui elle dédie une chanson, la chanteuse pop soul Sandra Nkaké revient de loin. Abusée dans son enfance, elle aurait pu devenir zinzin, mais le chant et l’imaginaire créatif lui ont ouvert une autre voie. Longtemps, elle a forcé sur les graves et bridé ses aigus comme on camoufle les attributs de la féminité pour se protéger et puis, chemin faisant, elle est parvenue à surmonter ses traumatismes par le chant.  Réalisé par Jérôme Sandlarz avec Leila Rebord. ___ Épisode issu de la collection « Cordes sensibles ».

  25. 30

    Je suis ma voix

    Comment trouver sa voix quand on est trans ? Le portrait de Flor nous plonge dans les eaux entremêlées du genre, de l’identité, et de la voix. Flor Paichard est performeuse, artiste vocale lyrique trans. Elle nous raconte son parcours, son rapport à sa voix, comment, en tant que femme trans, elle s’inscrit dans le paysage lyrique français, les différentes voix qui l’habitent et tout ce qu’elles incarnent, sur scène et en dehors. En parallèle, on entend une autre voix, celle de Lucile Girard-Monneron, orthophoniste spécialisée dans les parcours de transition vocale des personnes trans. Le témoignage de Flor finit par prendre une place plus importante, et pose de nombreuses questions : comment notre voix construit notre genre, qu’est ce qui fait qu’une voix est perçue comme féminine ou masculine, comment la modifier, la transformer, comment trouver son identité à travers elle, comment choisir entre rentrer dans les normes ou assumer d’en sortir - au risque d’être perçu·e comme monstrueux·se ?

  26. 29

    L'autre ring - La musique, c'est du sport !

    Et si la boxe, ses coups, ses joies, se retrouvaient au cœur d'un opéra ?  Du ring à la scène, épopée d'une bande de dix ados boxeurs et boxeuses d'Aubervilliers jusqu'à « La victoire de Karima ». Au début, ils n'étaient « pas pour ». « Pas de danse, pas de comédie ! », ils avaient dit. De l'opéra, ils n'en écoutent pas. La Philharmonie, ils et elles sont nombreuses à n'y avoir jamais mis les pieds. Pourtant, le 30 juin 2024, jour de la représentation de « La victoire de Karima », les boxeurs et boxeuses du Boxing Beats trépignent dans les loges de la Cité de la musique. Sur le plateau, au milieu d'une centaine de choristes, les dix d’Auber assurent la chorégraphie. Un spectacle qu’ils ont répété, avec les chœurs et les artistes de l’Orchestre de Paris, à la Philha ou dans leur club d’Aubervilliers, pendant 6 mois. C’est une histoire de combats, de conflits et de confiance en soi. La bande d’Auber nous raconte sa « victoire de Karima ». Réalisé par Sarah Lefèvre. ___ Épisode issu de la collection « La musique, c'est du sport ! ».

  27. 28

    Symphonie Thuram - La musique, c'est du sport !

    De l'adrénaline, de la sueur, de la peur, comment un match de foot devient-il une œuvre musicale, la Symphonie Thuram ? Le 8 juillet 1998, l'équipe de France joue un des matchs les plus fous de l’histoire du football. La France est menée par la Croatie, quand Lilian Thuram, alors défenseur, renverse la destinée de l'équipe et marque deux buts ! Lilian livre les émotions et les musiques qui le traversent avant, pendant et après le match, au micro des jeunes de la Golden Blocks Academy et d’Élodie Maillot. Un récit mis en musique par Cindy Pooch, Seb Martel et Olivier Koundouno. Réalisé par Élodie Maillot et Sylvain Richard. ___ Épisode issu de la collection « La musique, c'est du sport ! ».

  28. 27

    Fan de metal : l'antichambre de Naïa

    Dans sa chambre, Naïa n’a aucune décoration de type metal, à l’exception d’un foulard qu’elle glisse dans sa boîte à violon… Naïa a commencé par être musicienne classique. La rigueur du travail et de son éducation l'ont fait sombrer un temps, et le metal est venu lui apporter un réel exutoire. Aujourd’hui, elle pratique autant le violon qu’elle écoute du metal, se sont pour elle deux musiques savantes, émouvantes, entières.  Réalisé par Élise Andrieu ___ Épisode issu de la collection « Metal ».

  29. 26

    Fan de metal : l'antichambre de Vincent

    Dans sa chambre, Vincent a une basse, des affiches de groupes de metal, des peluches... Il a mis longtemps à s’affirmer, à trouver sa voix ! Autrefois enfant timide, Vincent est aujourd’hui chanteur de metal. Dans la vie, il a mis du temps à oser crier, dire ce qu’il pensait. C’est une métamorphose qui s’est produite à mesure que le metal grandissait en lui. Maintenant, non seulement il monte sur scène, mais il ose affronter tout ce qui ne lui convient pas. Réalisé par Élise Andrieu ___ Épisode issu de la collection « Metal ».

  30. 25

    Fan de metal : l'antichambre de Sarah

    Dans sa chambre, Sarah a une pile de livres, des icônes chrétiennes, un crâne et des dents... Sarah était la seule métalleuse dans son lycée. Elle sentait les regards, des non-dits. En venant vivre à Paris, la solitude s’est effacée au profit de la communauté des metalleux dont elle a progressivement fait partie. Mais toujours à vif au sujet des injustices, elle s’échappe par la musique. Réalisé par Élise Andrieu ___ Épisode issu de la collection « Metal ».

  31. 24

    Metal Philharmonique

    Chant hurlé, giclées de sang et bières à gogo : la Philharmonie accueille le premier concert de metal de son histoire. A priori, le metal et la Philharmonie de Paris n’ont pas été conçus pour se rencontrer. Le 30 avril 2024, le groupe nantais Regarde les Hommes Tomber a pourtant épinglé la salle Pierre Boulez à son blouson de cuir.  L’objectif de la soirée ? « Détruire le public, rouler sur tout le monde » : Tony, le guitariste du groupe, nous raconte son aventure rock’n’roll dans la cathédrale de la musique classique française. Réalisé par Léo Berthe ___ Épisode issu de la collection « Metal ».

  32. 23

    Le collège est à nous - À l’école de la radio et de la création sonore

    Avril 2043, blocus. Des collégiens s'opposent au gouvernement et refusent de travailler 7/7. Débats, enquêtes, organisation des cours, comment vont-ils prendre le pouvoir ? Dans ce docu-fiction sonore, les classes de 6ème D et de 4ème D du Collège Maï-et-Georges Politzer à Montreuil imaginent leur collège idéal. À travers des débats enflammés, des enquêtes et des rêves éveillés, les élèves explorent les moyens de prendre le pouvoir et de transformer leur école. Vous entendrez leurs voix, leurs idées et leurs espoirs.

  33. 22

    « Toi, tu joues du classique ? La honte ! » - L'aventure Démos

    Deux jeunes musiciens de Démos explorent, avec leurs camarades, les préjugés liés à la pratique de la musique classique. Ce documentaire sonore suit Sandra Kong et Mathéo Comtes, deux jeunes musiciens de 21 et 22 ans, pendant les répétitions et le concert de fin d’année des orchestres avancés « jeunes » de la Philharmonie. En témoignant de leurs parcours, et en tendant leur micro à leurs camarades musiciens, ils dévoilent une réalité qu'eux-mêmes ont dû affronter : celle des stéréotypes et des jugements liés à la musique classique. Du brouhaha des répétitions à l'apothéose du concert dans la grande salle Pierre Boulez, on découvre que derrière les notes se cachent des réalités profondes, parfois graves, marquées par des préjugés sociaux et raciaux qui vont au-delà du stéréotype "has been" et "réservé aux anciens". On y découvre également des jeunes unis par l'amour de la musique et le pouvoir collectif qui les soutient. Réalisé par Annabelle Croze ___ Épisode issu de la collection « L'aventure Démos ». Démos œuvre en faveur de la démocratisation culturelle par la pratique musicale en orchestre. Le projet s’adresse à des enfants de 7 à 12 ans habitant dans des quartiers relevant de la politique de la ville (QPV) ou dans des zones de revitalisation rurale (ZRR) éloignées des lieux de pratique.

  34. 21

    Marie-Anne Loeper-Attia, restauratrice d'instruments - Les métiers invisibles

    « Initialement, je voulais être médecin mais ça se ressemble, parce que quand vous êtes médecin, vous soignez des gens malades et maintenant je soigne des objets malades ! » Pour ce 2 ème épisode, la réalisatrice Elise Picon et 7 adolescents du programme de réussite éducative d'Aubervilliers s'intéressent à la restauration d’instruments avec Marie Anne Loeper Attia, dans son « laboratoire » de la Cité de la musique, juste à côté du Musée. Un musée, qui héberge une bonne partie des instruments que Marie-Anne doit « soigner », et dans lequel - comme la Philharmonie - ils n’avaient jamais mis les pieds. Avec Marie-Anne, ils découvrent l’instrument sur lequel elle est en train de travailler : la croix sonore, le plus vieil instrument électronique au monde, l’ancêtre des synthétiseurs, le cousin du thérémine, un autre instrument bizarre qu’on joue juste en approchant et en éloignant les mains. Cette croix sonore, il n’en existe qu’un seul exemplaire au monde, et il est justement dans le cabinet de Marie-Anne Loeper-Attia le jour de l’enregistrement ! Réalisé par Elise Picon ___ Épisode issu de la collection « Les mondes cachés de la Philharmonie » et de la série « Les métiers invisibles ».

  35. 20

    Emmanuelle Corbeau, sonorisatrice - Les métiers invisibles

    « J'aime beaucoup l'aspect technique, j'aime bien avoir plein de matériel, plein de microphones, des consoles très perfectionnées, j'adore ça. » Emmanuelle Corbeau est sonorisatrice à la Philharmonie de Paris. En quoi consiste ce métier du son ? Au milieu des balances de la chanteuse Jeanne Added et en arpentant la grande salle Pierre Boulez, Emmanuelle nous décrit son quotidien rempli de câbles, de microphones, de ponts, tout ce matériel qu’elle adore. Elle met son savoir-faire technique et artistique et surtout ses oreilles au service du public pour qu'il puisse écouter et vivre chaque concert le mieux possible. En la suivant dans les coulisses de la Philharmonie, nous découvrons son lexique du travail : patch, larsen, delay, fréquence... Grâce à elle, ces mots de la langue des ingénieur.e.s du son n'ont plus de secret pour nous ! Réalisé par Elise Picon ___ Épisode issu de la collection « Les mondes cachés de la Philharmonie » et de la série « Les métiers invisibles ».

  36. 19

    Charles Alexandre Englebert - Les métiers invisibles

    “Mon métier c’est de permettre à quelqu’un qui écoute un concert au casque, sur ses enceintes, d’avoir les mêmes sensations que s' il était assis dans la salle de la Philharmonie !” Charles Alexandre Englebert est ingénieur du son à la Philharmonie. Elise Picon, Mohamed Ikaddouren et Melik Can (deux jeunes membres de l’association « Tous ensemble C’Nous » d’Aubervilliers) le suivent alors qu’il prépare la captation du spectacle “Les Aventures de Robin des bois”. Sur scène et dans les coulisses, il installe minutieusement ses micros pour capter chaque instrument, mais aussi l’orchestre dans sa globalité, à la bonne distance et surtout sans s’emmêler les câbles ! Cette installation ressemble parfois à un jeu d’équilibriste, surtout quand il faut suspendre les micros depuis le « grill », le plancher suspendu au-dessus de la scène à plus de vingt-cinq mètres de haut ! De l’installation technique jusqu’au mixage final, Charles Alexandre nous livre ses méthodes de travail, ses rituels et sa passion du son.  Réalisé par Elise Picon ___ Épisode issu de la collection « Les mondes cachés de la Philharmonie » et de la série « Les métiers invisibles ».

  37. 18

    Thomas Le Mazurier, régisseur de production - Les métiers invisibles

    « Ce que j’aime, c’est mettre en relation un maximum de monde et résoudre les problèmes ! » Ennio est lycéen, Annaëlle et Garance sont étudiantes à l’Université Paris 8 et Bayadje jongle entre son travail d’agent de sécurité, ses études à la Sorbonne Université et l’émission de radio qu'il anime à la fac. Avec l’autrice de radio Elise Picon, ils déambulent dans les coulisses de la Philharmonie avec Thomas Le Mazurier, régisseur de production pour découvrir son métier. Équipé d’un intercom, un drôle de talkie walkie, Thomas court partout avec son équipe pour répondre aux demandes de dernière minute. Il manque un pupitre sur scène ? La mise en scène change et les musiciens ont besoin de quelque chose ? C’est vers Thomas que l’on se tourne… Et les imprévus font partie du jeu ! Thomas raconte son parcours, son métier où souplesse et adaptation sont vraiment nécessaires ! Réalisé par Elise Picon ___ Épisode issu de la collection « Les mondes cachés de la Philharmonie » et de la série « Les métiers invisibles ».

  38. 17

    Marie Leclercq, violoncelliste à l’Orchestre de Paris - La vie comme elle sonne

    Un voisin qui tape son rasoir sur l’émail du lavabo, le bruit d’une biscotte qui résonne dans la boîte crânienne, les poils qui se hérissent sous l’effet des harmonies de l’orchestre ... Marie Leclercq évoque pour nous les sons de sa vie, ceux qu’elle affectionne, ceux qui l’horripilent, et nous embarque dans son quotidien foutraque, où la Symphonie « Du Nouveau Monde » d’Antonín Dvořák se mêle allègrement aux klaxons des scooters et du tram parisiens. Portrait réalisé par Thomas Guillaud-Bataille avec Tahah El Aissi. ___ Épisode issu de la collection « Portrait d’un orchestre » et de la série « La vie comme elle sonne », une palette de portraits sonores de musiciennes et musiciens de l’Orchestre de Paris.

  39. 16

    Javier Azanza, timbale solo à l’Orchestre de Paris - La vie comme elle sonne

    Des chants d’oiseaux qui se mêlent à la rumeur d’une usine de ciment, un coup de fil vers l’Espagne, le café qu’on déguste avant de régler ses timbales ... Javier Azanza nous guide avec humour dans son univers sonore, où le rythme est omniprésent : dans la mélodie d’une sonnerie de réveil, dans la façon dont on marche dans la rue aussi bien que dans la Symphonie n° 3 « Eroica » de Ludwig van Beethoven. Portrait réalisé par Thomas Guillaud-Bataille avec Tahah El Aissi. ___ Épisode issu de la collection « Portrait d’un orchestre » et de la série « La vie comme elle sonne », une palette de portraits sonores de musiciennes et musiciens de l’Orchestre de Paris.

  40. 15

    Anaïs Benoit, piccolo à l’Orchestre de Paris - La vie comme elle sonne

    Une alarme qui se déclenche dans la maison en pleine nuit, le biberon du petit dernier qu’on agite tout en versant les céréales dans le bol des grands qui chantent du Soprano à tue-tête :  "Faut taffer le cardio pour mieux endurer. La vie c'est musclé ouais ouais ouais". Anaïs Benoît nous invite dans son quotidien mouvementé, où le rythme effréné de L’Oiseau de feu de Stravinsky côtoie celui, plus apaisé, de la sophrologie. Portrait réalisé par Thomas Guillaud-Bataille avec Tahah El Aissi. ___ Épisode issu de la collection « Portrait d’un orchestre » et de la série « La vie comme elle sonne », une palette de portraits sonores de musiciennes et musiciens de l’Orchestre de Paris.

  41. 14

    Gildas Prado, cor anglais solo de l’Orchestre de Paris - La vie comme elle sonne

    Une fille qui répète du France Gall pour l’école, un garçon fan de beat box, des gallinacées en délire, un public qui n'en finit pas d'applaudir ... Le cor anglais solo Gildas Prado nous emmène à la découverte des bruits et des sons peu ordinaires qui ponctuent son quotidien. Il évoque aussi son métier et les outils et matériaux nécessaires à l’entretien de ses instruments, le hautbois et le cor anglais (qui est de la famille des hautbois) : couteau, plaque, mandrin, billot, baudruche ... car pour être un bon hautboïste, il faut être bricoleur. Portrait réalisé par Thomas Guillaud-Bataille avec Tahah El Aissi. ___ Épisode issu de la collection « Portrait d’un orchestre » et de la série « La vie comme elle sonne », une palette de portraits sonores de musiciennes et musiciens de l’Orchestre de Paris.

  42. 13

    Prière d’écouter - L’Archive mondiale de la chanson de famille

    « Comme à la radio en direct, on enregistre avec une « machine à fantôme », disait Edison. On est en train de fabriquer une archive. » Les enfants ont enregistré leur famille. Ils ont fabriqué des archives. Marie Guérin met en ondes ces documents et invite à poursuivre la collection : l’Archive mondiale de la chanson de famille. Réalisé par Marie Guérin avec les enfants de Démos Lyon. ___ Podcast issu de la collection « À l’école de la radio et de la création sonore », réunissant des œuvres réalisées au sein d’établissements scolaires et d’enseignement artistique supérieur.

  43. 12

    La chanson de famille d’Adnane et d’El Hadj - L’Archive mondiale de la chanson de famille

    La musique, « ça me permet de créer un fil comme un téléphone. Entre ici et l’Algérie, y’a un fil … Et ce fil, c’est ce qui maintient le lien ». On part en Algérie. On rejoint John Lennon. La musique est comme un fil, un lien entre les souvenirs d’Ahmed. Adnane enregistre. Réalisé par Marie Guérin avec les enfants de Démos Lyon. ___ Podcast issu de la collection « À l’école de la radio et de la création sonore », réunissant des œuvres réalisées au sein d’établissements scolaires et d’enseignement artistique supérieur.

  44. 11

    La chanson de famille de Naïm et d’Alissa - L’Archive mondiale de la chanson de famille

    « Si tu veux, je te chante ce que je te chantais quand tu étais bébé ». On part en Algérie, en Kabylie, avec une très vieille mélodie. Naïm enregistre.  Réalisé par Marie Guérin avec les enfants de Démos Lyon. ___ Podcast issu de la collection « À l’école de la radio et de la création sonore », réunissant des œuvres réalisées au sein d’établissements scolaires et d’enseignement artistique supérieur.

  45. 10

    La chanson de famille de Cora et de Marcel - L’Archive mondiale de la chanson de famille

    « Quand je ferme les yeux, je peux voir mon frère quand il est arrivé avec le disque. Le ciel était très bleu. » On part au Brésil, sur des airs de samba et de bossa nova avec Marcel. Souvenir d’un disque noir sur fond de ciel bleu. Cora enregistre le moment de transmission. Réalisé par Marie Guérin avec les enfants de Démos Lyon. ___ Podcast issu de la collection « À l’école de la radio et de la création sonore », réunissant des œuvres réalisées au sein d’établissements scolaires et d’enseignement artistique supérieur.

  46. 9

    La chanson de famille d’Ilyas et d’Ali - L’Archive mondiale de la chanson de famille

    « Je vois ma grand-mère, ma mère, les grandes personnes qui racontent des histoires à leur petit-fils ». On part en Algérie avec Idir. Ali chante. Ilyas tend l’enregistreur.  Réalisé par Marie Guérin avec les enfants de Démos Lyon. ___ Podcast issu de la collection « À l’école de la radio et de la création sonore », réunissant des œuvres réalisées au sein d’établissements scolaires et d’enseignement artistique supérieur.

  47. 8

    Utopia - À l’école de la radio et de la création sonore

    Utopia imagine un monde idéal d’après le poème de Georges Perec De la difficulté qu’il y a à imaginer une cité idéale. « Dans ce monde injuste et ennuyeux, tout le monde rêve d’un univers incroyable et parfait. Certains et certaines souhaitent être riches, d’autres veulent l’égalité entre les gens et les couleurs. Il y a tellement de choses à changer. Alors un groupe d’enfants prend les devants et part à la recherche d’un monde rêvé ». Texte écrit par les enfants de la classe de 5C du collège Joséphine Baker de Saint-Ouen-sur-Seine. Réalisé par Anna Belguermi avec les élèves de la classe de 5e C du collège Joséphine Baker de Saint-Ouen-sur-Seine, et les enseignantes Marie Lassort et Véronique Marquis. ___ Podcast issu de la collection « À l’école de la radio et de la création sonore », réunissant des œuvres réalisées au sein d’établissements scolaires et d’enseignement artistique supérieur.

  48. 7

    S’ouvre la nuit - Les mondes cachés de la Philharmonie

    Une plongée au cœur de la vie nocturne de la Philharmonie, de ses « habitants » et des sons qui la peuplent une fois les portes fermées. C’est l’expérience sonore que vont vivre quatre personnes qui décident de se faire enfermer le temps d’une nuit de tempête dans la Philharmonie de Paris, alors que les dernières notes de musique ont cessé de résonner et que le silence s’installe dans les salles de concerts. Un paysage inconnu de sons et de voix s’éveille alors, mystérieux et fantomatique, aux limites de l’audible … Réalisé par Antoine Richard avec Madina Gomis, Samuel Robineau et Johan Silvy-Leligois. ___ Podcast issu de la collection des « secrets », intitulée « Les mondes cachés de la Philharmonie ».

  49. 6

    Les bois tendres - L’aventure Démos

    « Au moins, je pourrai leur casser les oreilles » Noham, Elise, Floriane et Ismaël ont 8 ans. Ils vivent à Taverny dans le Val d’Oise. A l’école, on leur a proposé d’intégrer un orchestre Démos et d’adopter un instrument de la famille des bois : flûte traversière, clarinette, hautbois, basson. Ces instruments font désormais partie de leur vie quotidienne. Leurs familles découvrent en même temps qu’eux une pratique musicale souvent considérée comme élitiste et dont elles sont parfois très éloignées. A la maison, l'instrument trouve peu à peu sa place, tandis que les enfants se rêvent déjà musiciens professionnels. Réalisé par Jeanne Robet. ___ Podcast issu de la collection « L’aventure Démos ». Démos œuvre en faveur de la démocratisation culturelle par la pratique musicale en orchestre. Le projet s’adresse à des enfants de 7 à 12 ans habitant dans des quartiers relevant de la politique de la ville (QPV) ou dans des zones de revitalisation rurale (ZRR) éloignées des lieux de pratique.

  50. 5

    De cor en cor - Les passeurs - Portrait d’un orchestre

    Le temps d’un duo entre deux musiciens qui se retrouvent à la Philharmonie de Paris : un des plus grands cornistes de sa génération, André Cazalet, et l’un de ses anciens élèves, Félix Roth. Au printemps 2023, le réalisateur sonore Antoine Richard a rencontré André Cazalet. Cor solo durant plus de 40 ans à l’Orchestre de Paris et presque autant d’années à enseigner au Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris, André Cazalet allait donner en juillet son dernier concert avec l’Orchestre. Tous deux ont alors inventé une forme documentaire mettant en jeu les questions de transmission et d’enseignement au travers d’une séance de travail avec l’un de ses anciens élèves, le corniste et compositeur Félix Roth. Lorsque celui-ci était dans la classe de Cazalet, le professeur avait déjà perçu chez son élève tôt un désir de musique plus vaste qu’une seule carrière en tant que corniste. Ainsi Félix Roth lui avait demandé d’étudier une partition d’un ami compositeur de son professeur, Gérard Grisey, dont André Cazalet avait donné la première audition mondiale en 1989. L’idée est venue de concentrer ce portrait croisé entre André Cazalet et Félix Roth autour de cette œuvre pour deux cors intitulée Accords perdus. Réalisé par Antoine Richard avec André Cazalet et Felix Roth. ___ Épisode issu de la collection « Portrait d’un orchestre » et de la série « Les passeurs » mettant en ondes des histoires de filiations, de transmissions et de passages de relais.

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Media d’un nouveau genre, la Balise souhaite voir émerger des formes radiophoniques aventureuses qui éveillent nos oreilles et élargissent nos sensibilités.Plus d’infos sur philharmoniedeparis.fr/labaliseLa Balise, radio de création de la Philharmonie de Paris par les 15-25 ans

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