Les Classiques de l'économie podcast artwork

PODCAST · news

Les Classiques de l'économie

Une notion de base de l’économie expliquée par Natacha Valla du lundi au vendredi, à 6h20.Pour ne rater aucun épisode des Classiques de l'économie, n'hésitez pas à vous abonner. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  1. 617

    Le moment Liz Truss, c'est quoi ?

    Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  2. 616

    Le franc CFA, une monnaie stable mais politiquement contestée

    Aujourd'hui dans "Les classiques de l'économie", Nathalie Janson explore les enjeux du franc CFA, la monnaie utilisée par 14 pays africains. Bien que réputée pour sa stabilité, cette monnaie fait l'objet de critiques liées à son origine coloniale et à son lien avec la France. Le débat oppose ceux qui valorisent la stabilité monétaire à ceux qui revendiquent une souveraineté monétaire complète. Elle aborde également le projet de création d'une nouvelle monnaie ouest-africaine, l'ECO, qui vise à s'affranchir de certaines contraintes du franc CFA. Une analyse nuancée d'un sujet économique et politique complexe.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  3. 615

    L'OPEP, le cartel pétrolier qui découvre ses propres limites

    Aujourd'hui dans "Les classiques de l'économie", Nathalie Janson consacre sa chronique à l'OPEP, ce cartel pétrolier mondial qui a longtemps dominé le marché de l'or noir. Malgré sa puissance, cette organisation semble aujourd'hui fragilisée par l'émergence de nouveaux acteurs et l'évolution des enjeux énergétiques. Derrière la réussite initiale de l'OPEP se cachent en effet de nombreux défis : maintenir la discipline entre pays membres, résister à la tentation de la surproduction, faire face à la concurrence de nouveaux producteurs comme les États-Unis... Autant d'éléments qui remettent en question le modèle économique sur lequel reposait ce cartel depuis des décennies.Au-delà des aspects techniques, l'OPEP a aussi une dimension géopolitique essentielle. Pour de nombreux pays producteurs, elle a permis de reprendre le contrôle d'une ressource stratégique face aux grandes compagnies occidentales. Mais les tensions internes et les conflits régionaux ont parfois fragilisé cette unité.Alors que l'avenir énergétique se dessine avec la transition écologique, l'OPEP devra s'adapter pour conserver son influence. Son rôle de régulateur des prix et de la production reste crucial, mais son modèle économique et son poids politique sont aujourd'hui remis en question. Un épisode passionnant à écouter pour comprendre les enjeux de ce cartel pétrolier singulier. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  4. 614

    Démographie et croissance économique : un mariage complexe

    Aujourd'hui dans "Les classiques de l'économie", Charles Bonnaire s'entretient avec Nathalie Janson pour explorer les liens complexes entre la démographie et la croissance économique.Alors que l'on se focalise souvent sur l'innovation, la productivité et l'intelligence artificielle, elle rappelle que la démographie est un facteur essentiel à long terme. Le nombre de travailleurs, le capital disponible et la productivité, trois moteurs clés de la croissance, sont tous influencés par l'évolution démographique.Le « dividende démographique », lorsque la part des actifs augmente par rapport aux enfants et aux retraités, peut en effet stimuler la croissance. Mais ce dividende n'est pas automatique, prévient l'experte. Une population nombreuse doit aussi être formée et qualifiée pour créer de la richesse. Le capital humain, c'est-à-dire l'éducation, la santé et les compétences, est donc un élément central.Or, la baisse de la fécondité dans de nombreux pays de l'OCDE inquiète. Le vieillissement de la population fait craindre un ralentissement de la productivité, avec moins d'actifs pour financer plus de retraités. Certains pays comme la Corée du Sud sont particulièrement exposés à ce défi démographique.Peut-on alors compter sur l'intelligence artificielle pour compenser cette évolution ? Oui, mais à condition de s'accompagner d'un immense effort d'investissement dans le capital humain, prévient Nathalie Janson. L'IA peut aider à maintenir la productivité malgré la contraction de la population active, mais elle ne peut pas se substituer à la relation humaine, notamment dans les secteurs des services.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  5. 613

    L'impôt sur l'héritage, un sujet sensible et impopulaire

    Dans cet épisode du podcast "Les classique de l'économie" Nathalie Janson explore la question de l'impôt sur l'héritage, un sujet souvent controversé.Elle examine les enjeux économiques et sociaux de cette taxation, qui touche à la transmission du patrimoine familial. Elle aborde notamment l'impact de l'héritage sur les inégalités, la concentration de la richesse et l'égalité des chances. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  6. 612

    Embargo économique : une arme à double tranchant ?

    Aujourd'hui dans "Les classiques de l'économie", Nathalie Janson analyse l'efficacité des sanctions économiques, notamment l'embargo, dans les conflits internationaux. Elle explique comment les pays ciblés s'adaptent pour contourner ces mesures, tout en soulignant l'impact financier du gel des avoirs de la banque centrale russe. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  7. 611

    Qu’est-ce que le « Quantitative tightening » ?

    Aujourd'hui dans "Les classiques de l'économie", Nathalie Janson explique le concept de "quantitative tightening", soit le resserrement monétaire mené par les banques centrales après des années d'assouplissement quantitatif. Elle détaille les enjeux et les défis de ce retour à la normale, entre normalisation de la politique monétaire, restauration de la discipline de marché et préservation des marges de manœuvre pour les prochaines crises.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  8. 610

    Air, eau ou lumière du soleil, quand les biens libres deviennent rares

    Aujourd'hui dans "Les classiques de l'économie", Nathalie Janson explore la notion de "biens libres" comme l'air, l'eau ou la lumière du soleil.Autrefois considérés comme gratuits et inépuisables, ces ressources naturelles deviennent de plus en plus rares et doivent être gérées de manière économique. L'exemple de l'eau dans les pays du Golfe et de l'air pur dans les grandes villes illustre comment ce qui semblait gratuit peut avoir un coût caché. Cette émission montre que la rareté n'est pas figée et que ce qui était abondant hier peut devenir rare demain, remettant en question la gratuité de certains biens.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  9. 609

    « Super profits » des entreprises : quand est-ce un abus ?

    Aujourd'hui dans "Les classiques de l'économie", Nathalie Janson explique ce qu'est un super profit et un profit normal en économie.Elle revient sur les résultats financiers records de TotalEnergies. La professeure d'économie analyse les différents facteurs qui peuvent justifier des bénéfices élevés, comme les investissements importants, les risques géopolitiques et la transition énergétique. Elle souligne également le rôle essentiel de la concurrence pour protéger les consommateurs à long terme.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  10. 608

    Assurance chômage : un système trop généreux ?

    Dans cet épisode du podcast "Les classiques de l'économie", Nathalie Janson analyse le système d'assurance chômage français. Bien que plus généreux que ses voisins européens, le système joue un rôle essentiel de protection sans pour autant créer une trappe à l'inactivité. Les réformes récentes visent à trouver le bon équilibre entre protection et incitation au retour à l'emploi.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  11. 607

    La dette publique, un piège qui se referme ?

    Aujourd'hui dans "Les classiques de l'économie", Nathalie Janson analyse la situation préoccupante de la dette publique française. Elle explique comment l'écart entre les taux d'intérêt et le taux de croissance peut faire s'emballer la dette, avec un impact direct sur la charge d'intérêts. Elle compare la situation actuelle à la période post-Covid, marquée par une baisse historique de cette charge, et s'interrogent sur les perspectives à venir. Bien que le Japon montre qu'un pays peut vivre avec une dette élevée, la France semble plus exposée aux aléas du marché, faisant de la dette publique un véritable piège budgétaire.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  12. 606

    IA : va-t-on vers la « Job Apocalypse » ?

    Aujourd'hui dans "Les classiques de l'économie", Nathalie Janson revient sur l'impact de l'intelligence artificielle sur le marché du travail. Dès le début, le ton est donné : le terme de « job apocalypse » est évoqué, soulignant l'ampleur des bouleversements potentiels. Cependant, Nathalie Janson s'attache à relativiser cette vision catastrophique, s'appuyant sur les travaux récents de l'économiste David Autor. Celui-ci souligne que l'IA n'automatise pas des métiers entiers, mais plutôt certaines tâches spécifiques au sein de ces métiers. Ainsi, un avocat, un développeur ou un analyste conservent des fonctions essentielles que l'IA ne peut pas remplacer.La professeure d'économie met en avant une distinction fondamentale : l'IA peut être utilisée soit pour remplacer le travail humain, dans une logique de réduction des coûts, soit pour augmenter la productivité et l'autonomie des travailleurs, ouvrant la voie à de nouvelles créations de valeur et d'emplois. Ce second scénario, qualifié d'« augmentation », semble plus prometteur aux yeux de Nathalie Janson.Pour illustrer son propos, elle s'appuie sur un mécanisme économique bien connu : lorsque la productivité augmente fortement dans un secteur, cela ne détruit pas nécessairement l'emploi, mais le déplace. Ainsi, les gains de productivité dans l'industrie ont certes réduit les emplois industriels, mais ont aussi permis l'essor d'autres secteurs, comme les services.L'experte souligne également que l'IA, en rendant plus abordables certains services cognitifs comme la rédaction, l'analyse ou le conseil, pourrait stimuler la demande et créer de nouvelles activités, potentiellement sources d'emplois.Cependant, Nathalie Janson ne cache pas que le risque principal n'est pas la disparition de l'emploi, mais plutôt sa transformation et sa polarisation. Certains travailleurs, capables d'exploiter les potentialités de l'IA, verront leur valeur sur le marché du travail augmenter, tandis que les tâches standardisées et répétitives perdront de la valeur.Un point crucial soulevé concerne les jeunes, souvent présentés comme les premières victimes de l'IA. En effet, les postes d'entrée de carrière comportent souvent des tâches simples, susceptibles d'être automatisées. Cela pose donc une question éducative et organisationnelle fondamentale : comment former les compétences de demain ?En conclusion, Nathalie Janson souligne que l'IA n'a pas d'effet prédéterminé sur l'emploi. Tout dépendra de la manière dont les entreprises, les institutions et les travailleurs s'en saisiront. Une trajectoire d'augmentation, utilisant l'IA pour renforcer l'humain, semble plus prometteuse qu'une trajectoire de substitution. Mais quoi qu'il en soit, un accompagnement sera nécessaire pour traverser ces transformations profondes du marché du travail.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  13. 605

    Le parcours hors-norme de l'économiste Kenneth Rogoff et sa solution pour l'indépendance des banques centrales

    Aujourd'hui dans "Les classiques de l'économie", Nathalie Janson revient sur la question de l'indépendance des banques centrales, à travers le portrait de Kenneth RogoffCet économiste a formalisé l'idée que la politique monétaire ne peut pas être laissée entre les mains du pouvoir politique sans risque. Nathalie Janson aborde les deux formes d'indépendance des banques centrales - de jure et de facto - et comment l'endettement massif des États met à l'épreuve cette indépendance, créant une "dominance fiscale" où la politique monétaire est dictée par la soutenabilité de la dette publique plutôt que par la stabilité des prix. Cet épisode met en lumière les défis auxquels sont confrontées les banques centrales pour préserver leur indépendance, un équilibre fragile essentiel à la stabilité économique.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  14. 604

    Les défaillances d'entreprises : un indicateur économique complexe à décrypter

    Dans cet épisode des « Classiques de l'économie », Nathalie Janson se penche sur un indicateur économique clé : les défaillances d'entreprises. Alors que les chiffres des défaillances ont chuté de manière surprenante pendant la pandémie de Covid-19, ils repartent depuis 2022 à la hausse de façon spectaculaire. La professeure d'économie explique que cette évolution ne reflète pas uniquement un ralentissement économique, mais traduit également la fin d'une période exceptionnelle où l'État est intervenu massivement pour soutenir les entreprises.Les auditeurs découvriront comment les mesures de soutien mises en place pendant la crise sanitaire ont artificiellement maintenu en vie des entreprises fragiles, créant un effet de « zombification » de l'économie. Désormais, ces entreprises fragilisées font face à un contexte économique plus tendu, avec la hausse des taux d'intérêt et de l'inflation, entraînant une vague de défaillances.Elle montre que l'interprétation des chiffres des défaillances n'est plus aussi simple qu'avant la pandémie. Cet indicateur, autrefois considéré comme un « thermomètre » fiable du cycle économique, doit désormais être croisé avec d'autres données, comme la croissance, les conditions de crédit ou les marges des entreprises, pour en saisir toute la complexité.On apprend aussi que cette dynamique des défaillances n'est pas propre à la France, mais se retrouve également dans d'autres pays européens comme l'Allemagne, le Royaume-Uni ou l'Italie, qui ont eux aussi massivement soutenu leurs entreprises pendant la crise.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  15. 603

    Les délais de paiement : un problème persistant pour les PME françaises

    Dans cet épisode du podcast "Les classiques de l'économie", Nathalie Janson nous plonge au cœur d'un enjeu majeur pour les petites et moyennes entreprises françaises : les délais de paiement. Elle commence par souligner que les délais de paiement ne sont pas seulement un problème technique, mais révèlent un rapport de force économique entre les grandes entreprises et leurs fournisseurs. Elle explique comment les grands donneurs d'ordre, notamment dans des secteurs comme la construction, l'industrie manufacturière ou la grande distribution, imposent des délais de paiement pouvant atteindre 60 jours à leurs fournisseurs, se finançant ainsi à leur détriment. La professeure d'économie dresse ensuite un comparatif saisissant entre la France et ses voisins européens. Alors que la moyenne des délais de paiement en France tourne autour de 40 jours, avec près d'une entreprise sur deux subissant des retards, l'Allemagne affiche des délais plus courts, autour de 30 jours, et seulement 30% d'entreprises concernées. Les pays nordiques font encore mieux, avec moins de 25% d'entreprises touchées par des retards significatifs.Pour expliquer cet écart, elle met en avant plusieurs facteurs clés : une culture du respect des délais de paiement plus ancrée, une réglementation plus stricte et mieux appliquée, une digitalisation plus avancée facilitant la facturation électronique, et un accès au crédit plus fluide permettant aux entreprises de moins se financer sur le dos de leurs fournisseurs.Malgré les efforts de la France pour encadrer les délais de paiement, avec notamment la loi de modernisation de l'économie de 2008, le problème persiste. Nathalie Janson évoque toutefois des pistes d'amélioration, comme le projet de loi Rietmann qui pourrait faciliter les recours en cas de retards de paiement. Cet épisode offre un éclairage détaillé sur un enjeu économique majeur, avec des comparaisons internationales et des pistes de solutions pour aider les PME françaises à surmonter cette difficulté persistante.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  16. 602

    Le Bhoutan, le pays où le bonheur national brut prime sur le PIB

    Aujourd'hui dans "Les classiques de l'économie", Nathalie Janson plonge dans l'univers du Bhoutan, ce petit royaume niché entre l'Inde et la Chine qui a fait le choix radical de privilégier le bonheur national brut plutôt que le produit intérieur brut. Le Bhoutan s'est engagé dans une voie unique, axée sur le bien-être de sa population plutôt que sur la course effrénée à la croissance économique. Découvrez comment ce pays a progressivement construit un véritable indicateur du bonheur national brut, basé sur quatre piliers essentiels : le développement durable, la préservation de la culture, la protection de l'environnement et la bonne gouvernance.Derrière ces piliers se cachent neuf dimensions clés, allant de la santé et l'éducation à la qualité de vie et l'équilibre vie professionnelle-vie personnelle. Les enquêtes nationales menées depuis les années 2000 montrent que 40 à 50% de la population bhoutanaise est considérée comme heureuse, malgré les défis restants en termes de chômage des jeunes, de dépendance à l'Inde et d'inégalités croissantes.Ce pays s'est également lancé dans le minage de bitcoins, utilisant son abondante énergie hydraulique pour produire cette cryptomonnaie énergivore. Une stratégie de diversification économique qui pourrait bien renforcer la stabilité du pays et le bien-être de sa population. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  17. 601

    Pourquoi l'union des marchés de capitaux est-elle cruciale pour l'Europe ?

    Aujourd'hui dans "Les classiques de l'économie", Nathalie Janson explique l'importance de l'union des marchés de capitaux pour l'avenir économique de l'Europe. Contrairement aux États-Unis, les entreprises européennes font face à des coûts et une complexité plus élevés pour se financer, en raison de la fragmentation des marchés et de l'absence d'un taux de référence commun. Cela nuit à leur compétitivité et freine l'investissement. Pour remédier à cette situation, des efforts d'harmonisation des règles et de création d'une dette publique européenne commune sont nécessaires, mais soulèvent des défis politiques.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  18. 600

    Portrait de Léon Walras, le père de la microéconomie moderne

    Aujourd'hui dans "Les classiques de l'économie", Nathalie Janson nous plonge dans l'univers de Léon Walras, l'un des économistes les plus influents du 19e siècle. Né en 1834, il a longtemps tâtonné avant de trouver sa voie en économie, sous l'influence de son père. C'est à Lausanne qu'il publie en 1874 son œuvre majeure, "Les éléments d'économie politique pure", dans laquelle il formalise l'économie à l'aide d'équations mathématiques. Nathalie Janson nous explique comment Léon Walras a révolutionné la discipline en introduisant l'idée d'équilibre général. Jusqu'alors, les économistes raisonnaient marché par marché, mais Walras affirme que tous les marchés sont interdépendants. Il imagine un mécanisme de "tâtonnement" où un commissaire priseur ajuste les prix jusqu'à ce que l'offre et la demande coïncident sur tous les marchés.Cette vision très centralisée des prix sera plus tard critiquée par Friedrich Hayek, qui y voit une forme de planification. Mais la professeure d'économie nous montre que Léon Walras ne décrit pas le fonctionnement réel de l'économie, mais construit plutôt un modèle théorique, une sorte d'idéal vers lequel le système de marché devrait tendre.Si ce modèle a pu donner l'impression d'un économiste "technocrate", Nathalie Janson souligne qu'il raisonne davantage comme un ingénieur qui modélise un système complexe, sans pour autant proposer un mode d'emploi pour gouverner l'économie.Malgré les critiques, la contribution de Léon Walras reste fondamentale, car il a posé les bases de la microéconomie moderne. Même ses détracteurs s'appuient sur ses travaux. Il nous donne une vision idéale de l'économie à l'équilibre, tandis que Hayek nous explique le processus réel, dynamique et imparfait. C'est peut-être là toute la richesse de l'économie, cette tension permanente entre modèle et réalité.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  19. 599

    Les tickets restaurant sont-ils vraiment un avantage pour les salariés ?

    Dans cet épisode, Nathalie Janson décrypte les enjeux économiques et sociaux des tickets restaurant, un dispositif utilisé par des millions de Français. Elle explique comment ce système, mis en place sous la présidence de Charles de Gaulle, vise à améliorer le pouvoir d'achat des salariés tout en offrant des avantages fiscaux aux entreprises. Cependant, l'économiste souligne que ce dispositif oriente la consommation vers un usage spécifique, la restauration, ce qui crée une forme de rente pour ce secteur. Nathalie Janson compare également les approches européenne et anglo-saxonne en matière de soutien aux salariés, mettant en lumière les différences de philosophie économique.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  20. 598

    L'euro numérique : une nouvelle forme de monnaie ?

    Aujourd'hui, dans "Les Classiques de l'économie", Nathalie Janson nous explique ce qu'est l'euro numérique, une nouvelle forme de monnaie émise directement par la Banque Centrale Européenne. Cette monnaie digitale publique pourrait transformer notre façon de payer et soulève des enjeux pour le système bancaire et la souveraineté européenne. Découvrez les avantages et les défis de cette innovation monétaire.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  21. 597

    L'introduction en bourse de SpaceX : éclairage sur ce moment décisif pour les entreprises

    Aujourd'hui, dans "Les classiques de l'économie", Nathalie Janson nous plonge au cœur du processus d'introduction en bourse, ou IPO (initial public offering). Elle explique les enjeux et les défis auxquels font face les entreprises qui choisissent cette voie de financement et de développement.Tout d'abord, elle évoque les raisons qui poussent une entreprise à franchir le pas de l'introduction en bourse. Au-delà du financement, c'est aussi une question de visibilité et de crédibilité pour l'entreprise, qui doit alors se conformer à un cadre réglementaire plus strict en termes de publications et de transparence. Un passage obligé pour gagner en légitimité auprès des investisseurs.Mais avant d'en arriver là, les entreprises doivent d'abord se financer par d'autres moyens, comme le réinvestissement des bénéfices, l'endettement bancaire ou encore les levées de fonds privés. Nathalie Janson souligne d'ailleurs les difficultés rencontrées en France dans ce domaine, où le capital-risque n'est pas aussi développé que dans d'autres pays.L'épisode met ensuite l'accent sur le cas particulier d'Elon Musk et de sa société SpaceX, qui envisage une introduction en bourse dans les prochains mois. Selon les experts, cette IPO pourrait être l'une des plus importantes de l'histoire, dépassant même celle de Saudi Aramco il y a quelques années. Mais au-delà du montant, c'est surtout la valorisation de SpaceX qui suscite de nombreuses interrogations.Nathalie Janson nous explique en effet que le succès d'une introduction en bourse ne se mesure pas seulement à la levée de fonds initiale, mais surtout à la trajectoire boursière de l'entreprise sur le long terme. Des exemples comme Google, Alibaba ou Facebook nous montrent que les attentes du marché peuvent être déçues, au moins dans un premier temps, avant que l'entreprise ne prouve la solidité de son modèle économique.Cette discussion nous rappelle que l'introduction en bourse est un véritable test de crédibilité pour une entreprise, qui doit convaincre les investisseurs de la solidité de son projet et de sa capacité à générer des bénéfices durables. Un moment décisif qui peut ouvrir la voie à une nouvelle phase de croissance, mais qui comporte aussi son lot de risques et d'incertitudes.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  22. 596

    Le rôle grandissant des banques centrales

    Aujourd'hui, Nathalie Janson explique comment le rôle des banques centrales a évolué depuis la crise financière de 2008. Autrefois chargées uniquement de maintenir la stabilité des prix et d'agir en tant que prêteur en dernier recours, elles ont progressivement vu leur champ d'action s'élargir, notamment avec le soutien aux marchés financiers et l'intégration de la lutte contre le changement climatique. Cette transformation soulève des questions sur la légitimité démocratique de ces institutions et les risques d'un trop grand pouvoir économique et politique.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  23. 595

    Portrait de Daron Acemoğlu, l'économiste derrière la distinction entre institutions inclusives et extractives

    Dans cet épisode des "Classiques de l'économie", Nathalie Janson retrace le parcours de Daron Acemoğlu, lauréat du prix Nobel d'économie en 2024. Né en Turquie, il a consacré sa carrière à explorer les raisons qui expliquent pourquoi certains pays réussissent économiquement tandis que d'autres peinent à se développer.L'économiste a notamment développé une théorie audacieuse, selon laquelle ce sont les institutions qui déterminent la richesse des nations. Il distingue deux types d'institutions : les institutions inclusives, qui encouragent l'innovation et la participation économique, et les institutions extractives, qui concentrent le pouvoir et freinent la croissance.À travers des études de cas saisissantes, comparant par exemple les deux villes de Nogales, séparées uniquement par une frontière, ou encore les trajectoires divergentes de la Corée du Sud et de la Corée du Nord, Daron Acemoğlu démontre de manière convaincante que la nature des institutions politiques et économiques est le principal facteur explicatif des écarts de développement.Ses travaux l'ont amené à établir des liens étroits avec la théorie des choix publics, considérant que les élites peuvent délibérément bloquer le progrès économique si celui-ci menace leur pouvoir. Une vision qui remet en question l'idée de 'bonnes' et de 'mauvaises' institutions, ces dernières étant souvent le résultat de choix rationnels de la part des acteurs politiques.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  24. 594

    L'influence des coûts irrécupérables sur nos décision et sur la structure des marchés

    Dans cet épisode, Nathalie Janson explique le concept des coûts irrécupérables. Bien que nous ayons tendance à prendre des décisions en fonction des sommes déjà investies, elle démontre que seule la satisfaction future compte réellement. Les coûts irrécupérables peuvent aussi constituer des barrières à l'entrée stratégiques pour certains secteurs. À travers des exemples concrets du cinéma, de l'aéronautique et du minage de cryptomonnaies, elle illustre comment ces coûts influencent nos choix et la structure des marchés.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  25. 593

    Garantie des dépôts bancaires : un équilibre entre sécurité et responsabilité

    Dans cet épisode, Stéphane Pedrazzi s'entretient avec Nathalie Janson sur le mécanisme de la garantie des dépôts bancaires. Elle explore les enjeux de ce système, entre la nécessité de stabiliser le système financier et le risque d'affaiblir la discipline de marché. Une discussion éclairante sur les arbitrages économiques à trouver pour assurer la confiance des déposants tout en préservant la responsabilité des acteurs.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  26. 592

    Les marchés à terme et leur rôle dans la stabilisation des prix des matières premières

    Nathalie Janson explique le rôle essentiel des marchés à terme dans la stabilisation des prix des matières premières comme le pétrole ou le cacao. Elle détaille comment ces mécanismes permettent aux entreprises, comme les compagnies aériennes, de se couvrir contre les fluctuations des cours. Découvrez comment ces marchés fonctionnent dans les deux sens, protégeant à la fois les acheteurs et les producteurs, et leur impact concret sur les prix payés par les consommateurs.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  27. 591

    Portrait de l'économiste Douglass North : le rôle central des institutions au service de la compréhension du développement économique

    Dans cet épisode, Nathalie Janson évoque les travaux de Douglass North. L'économiste a révolutionné l'analyse économique en plaçant les institutions au cœur de la compréhension du développement économique. Il montre que la clé du progrès ne réside pas seulement dans les ressources ou la technologie, mais dans les règles, les normes et les droits de propriété qui structurent les incitations des agents économiques. Douglass North a notamment contribué à l'analyse historique du décollage économique de l'Occident et au concept de dépendance au sentier, qui explique comment de mauvaises institutions peuvent enfermer une économie pendant des décennies. Ses travaux, récompensés par le prix Nobel d'économie en 1993, éclairent des questions essentielles comme la corruption ou l'échec du transfert d'institutions d'un pays à un autre.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  28. 590

    L'effet d'éviction : quand l'État emprunte, l'investissement privé trinque

    Dans cet épisode, Nathalie Janson explique le phénomène de l'éviction de l'investissement privé par les dépenses publiques. Alors que l'État doit emprunter davantage pour financer ses dépenses, cela fait monter les taux d'intérêt, rendant certains investissements privés moins rentables. Ce mécanisme, appelé effet d'éviction, dépend toutefois du contexte économique. En période de récession, l'État peut emprunter sans trop pénaliser l'investissement privé, mais dans un contexte de hausse des taux et de ralentissement de la croissance, cette question devient centrale. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  29. 589

    La démondialisation n’est pas pour demain

    Dans cet épisode, Nathalie Janson analyse les conclusions du dernier rapport de DHL Global Connectedness sur l'évolution de la mondialisation. Contrairement aux idées reçues, la mondialisation ne recule pas mais se transforme, avec une géographie des échanges qui évolue et des entreprises qui sécurisent leurs chaînes d'approvisionnement. Bien que le rythme de croissance du commerce mondial soit plus lent, la mondialisation reste un phénomène déterminant pour la croissance économique.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  30. 588

    Classification des biens : pourquoi les économistes s'efforcent-ils à ranger les produits dans des cases ?

    Aujourd'hui Nathalie Janson nous plonge dans les méandres de la classification des biens en économie. Elle nous explique comment cette distinction entre biens essentiels, biens de luxe et biens inférieurs, remontant aux travaux du XIXe siècle, permet de mieux comprendre les comportements de consommation et d'éclairer les décisions publiques.La professeure d'économie démystifie cette typologie qui peut paraître théorique, mais qui a en réalité de nombreuses applications concrètes. Elle nous montre comment l'évolution du revenu des ménages influence la consommation de certains biens plus que d'autres, donnant naissance à ces trois grandes catégories. Les biens essentiels, comme l'alimentation de base, voient leur consommation augmenter moins vite que le revenu, tandis que les biens de luxe, comme le tourisme ou les produits high-tech, sont consommés de manière proportionnellement plus importante lorsque le revenu s'accroît. À l'inverse, les biens inférieurs, comme les produits bas de gamme, sont délaissés au profit d'autres achats lorsque le pouvoir d'achat s'améliore.Au-delà de cette compréhension des comportements individuels, Nathalie Janson souligne l'importance de cette classification pour les entreprises et les pouvoirs publics. Elle explique ainsi comment la nature du bien, essentiel ou de luxe, influence les décisions stratégiques des entreprises, mais aussi les choix de politique économique, en matière de fiscalité ou de régulation par exemple. Une taxe sur un bien de première nécessité n'aura pas les mêmes effets qu'une taxation sur un bien de luxe.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  31. 587

    La gratuité, une illusion dans l'économie numérique

    Nathalie Janson, professeure d'économie, explique pourquoi la gratuité dans l'économie numérique n'est qu'une illusion. Derrière les services gratuits se cache en réalité un modèle économique basé sur la valorisation des données des utilisateurs. Les plateformes numériques offrent des services gratuits pour attirer l'attention des internautes, mais c'est en réalité leurs données qu'elles monnaient auprès des annonceurs. Cet épisode déconstruit le mythe de la gratuité dans le numérique et montre comment les utilisateurs deviennent à la fois clients et produits des grandes plateformes.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  32. 586

    Portrait de l'économiste Richard Easterlin, pionnier de l'économie du bonheur

    Dans cet épisode des Classiques de l'économie, Stéphane Pedrazzi s'entretient avec Nathalie Janson, professeure d'économie à la Neoma Business School, pour explorer les travaux révolutionnaires de Richard Easterlin, le pionnier de l'économie du bonheur.Richard Easterlin, un économiste américain des années 70, a remis en question l'idée reçue selon laquelle la croissance économique est automatiquement synonyme de plus de bonheur. Son fameux « paradoxe d'Easterlin » montre que si les personnes plus riches sont en moyenne plus heureuses que les plus pauvres, lorsqu'un pays s'enrichit, le niveau moyen de bonheur ne progresse pas forcément dans les mêmes proportions. Nathalie Janson explique les deux mécanismes clés mis en avant par Easterlin pour expliquer ce paradoxe : l'adaptation, où l'on s'habitue à un niveau de revenu plus élevé, et la comparaison sociale, où ce qui compte n'est pas seulement le revenu absolu mais aussi le revenu relatif par rapport aux autres. Ces concepts bousculent la vision classique de l'économie, centrée sur la maximisation de l'utilité individuelle.Les travaux d'Easterlin ont ouvert la voie à toute une branche de l'économie du bonheur, s'inscrivant dans une filiation intellectuelle avec la psychologie, la sociologie et des économistes comme Veblen. Ils remettent en cause l'idée que le PIB soit une mesure suffisante du progrès et invitent à intégrer des dimensions non monétaires comme la santé, les relations sociales ou la sécurité.Bien que ces idées aient inspiré une génération d'économistes et que des indicateurs alternatifs de bien-être émergent, Nathalie Janson explique pourquoi cette approche reste encore marginale : elle bouscule les modèles traditionnels et rend la mesure du bonheur complexe et subjective. Néanmoins, les travaux de l'économiste américain nous invitent à repenser les objectifs des politiques publiques au-delà de la seule croissance économique.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  33. 585

    Mort de Lionel Jospin : quel était l'objectif de sa réforme des 35 heures ?

    Dans cet épisode, Nathalie Janson, professeure d'économie, revient sur la réforme des 35 heures mise en place sous le gouvernement de Lionel Jospin. Elle analyse les objectifs de cette mesure, son impact à court et long terme, ainsi que les adaptations qui ont été nécessaires pour la rendre compatible avec la diversité des situations économiques. Une réflexion éclairante sur les enjeux du partage du travail et les réalités de l'économie.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  34. 584

    Indice mondial du bonheur 2026 : pourquoi l'économie du bonheur est-elle une discipline de l'économie ?

    Dans cet épisode, Nathalie Janson, économiste, nous explique le fonctionnement de l'Indice mondial du bonheur à l'occasion de la publication de son classement de l'édition 2026. Elle commente les résultats du classement 2026, qui voit notamment l'entrée du Costa Rica dans le top 5, remettant en question l'idée que le froid est un facteur de bonheur. Nathalie Janson analyse également les évolutions des pays occidentaux, souvent moins heureux qu'au début des années 2010, et la montée des émotions négatives chez les jeunes. Elle souligne que la richesse n'est qu'un moyen et non une fin en soi pour atteindre le bonheur.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  35. 583

    Electricité : un marché pas comme les autres

    Dans cet épisode des Classiques de l'économie, plongez dans les rouages fascinants du marché de l'électricité. Nathalie Janson, économiste, nous guide à travers les particularités de ce marché si singulier.Contrairement aux autres marchés de l'énergie, l'électricité se distingue par une contrainte physique : elle ne peut être stockée, elle doit être produite au moment même où elle est consommée. Cet équilibre instantané entre offre et demande crée une volatilité extrême des prix, pouvant passer de 40 euros à plus de 1000 euros le mégawattheure. Nathalie Janson nous explique comment ce mécanisme fonctionne. Le prix est fixé par le coût de la dernière centrale activée pour répondre à la demande, le fameux coût marginal. Ainsi, l'électricité nucléaire, pourtant produite à faible coût en France, est vendue au prix du gaz, la source d'énergie la plus chère.Ce paradoxe s'explique par l'intégration du marché européen de l'électricité, qui vise à produire là où c'est le moins cher. Mais cela a pour conséquence que les Français, comme tous les citoyens européens, paient leur électricité bien plus cher que le coût réel de production.Pour se protéger contre cette volatilité, les acteurs du marché utilisent des contrats à terme. Mais ces instruments ne font que déplacer la volatilité dans le temps. Lorsque les anticipations de prix explosent, les prix futurs connaissent le même sort.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  36. 582

    Comprendre les dot plots de la Réserve fédérale américaine

    Stéphane Pedrazi s'entretient avec Nathalie Janson, économiste, pour expliquer les dot plots, un outil de communication essentiel de la Réserve fédérale américaine. Derrière ce terme technique se cache un instrument qui permet de mieux comprendre les anticipations des membres du comité de politique monétaire sur l'évolution future des taux d'intérêt. Bien que ces dot plots ne soient pas une prévision officielle, ils sont très scrutés par les marchés financiers qui cherchent à anticiper les décisions de la Fed. Cet épisode revient sur l'origine, l'utilité et les limites de cet outil de transparence monétaire.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  37. 581

    "'La Richesse des Nations" : 250 ans après, l'impact indélébile d'Adam Smith

    Découvrez l'héritage d'Adam Smith, 250 ans après la publication de son œuvre majeure, "La richesse des nations". Dans cet épisode captivant, Nathalie Janson explore les idées révolutionnaires d'Adam Smith qui ont transformé la façon dont nous appréhendons l'économie. Vous serez plongé dans les concepts fondamentaux qui ont fait de cet ouvrage une référence incontournable, notamment la division du travail, la notion de 'main invisible' et le rôle central de la production plutôt que de l'accumulation de richesses. Découvrez comment les théories de Smith résonnent encore aujourd'hui dans de nombreux domaines de l'économie moderne, de la microéconomie à l'économie internationale.Bien que certaines de ses intuitions aient été dépassées, les analyses pénétrantes de Smith sur le rôle des institutions, de la concurrence et de l'innovation demeurent d'une étonnante actualité. Cet épisode vous permettra de mieux comprendre les fondements de la pensée économique et les raisons pour lesquelles l'œuvre d'Adam Smith reste une référence incontournable, 250 ans après sa publication.🤔Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  38. 580

    Guerre, dette et inflation : un lien historique

    Dans cet épisode, Nathalie Janson, économiste, explique pourquoi la guerre mène toujours à l'inflation. Elle retrace l'histoire du lien entre les conflits armés, la création monétaire et la hausse des prix, de l'Ancien Régime à nos jours. Des exemples marquants comme la Révolution française ou l'Allemagne de 1923 illustrent ce phénomène. Nathalie Janson montre également comment les guerres récentes, comme celle en Irak ou le conflit russo-ukrainien, ont engendré des tensions inflationnistes importantes.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  39. 579

    Taxe sur les petits colis : un échec annoncé ?

    Dans cet épisode, Nathalie Janson, économiste, analyse les conséquences de la taxe française sur les petits colis en provenance de Chine. Malgré l'objectif de lutter contre la fast fashion et de compenser les coûts de contrôle douanier, cette mesure s'avère contre-productive. En effet, les entreprises de logistique ont rapidement adapté leurs routes, déplaçant une partie des flux vers d'autres pays européens comme la Belgique ou l'Allemagne. Ainsi, la France perd des activités et des emplois, tandis que les recettes fiscales espérées ne se matérialisent pas. Ce cas illustre les limites d'une taxe dans un marché unique où les flux commerciaux peuvent facilement se réorganiser.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  40. 578

    Quand la Banque Nationale Suisse a défendu son franc

    Dans cet épisode, Nathalie Janson revient sur la décision de la Banque nationale suisse d'instaurer un taux de change plancher pour le franc suisse en 2011, en pleine crise des dettes souveraines dans la zone euro. Elle nous explique les raisons de cette mesure visant à protéger la compétitivité des exportateurs suisses, ainsi que le paradoxe qu'elle a créé avec le statut de monnaie refuge du franc. L'économiste analyse également la fin de ce régime de change en 2015 et la façon dont la crise a ravivé le rôle du franc suisse comme valeur refuge.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  41. 577

    Le pacte de stabilité et de croissance, un pilier de la zone euro

    Dans cet épisode, Nathalie Janson, experte en économie, nous explique le rôle crucial du pacte de stabilité et de croissance pour la zone euro. Depuis la création de l'euro, ce mécanisme vise à éviter qu'un pays ne s'endette de manière excessive, profitant de la crédibilité collective. Bien que des sanctions soient prévues, elles n'ont que rarement été appliquées, fragilisant le pacte. La crise grecque en a été une illustration, montrant les risques du comportement de passager clandestin. Aujourd'hui, la réforme du pacte cherche à mieux distinguer les bons et les mauvais déficits, tout en laissant plus de flexibilité aux États membres.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  42. 576

    Portrait de l'économiste Erik Brynjolfsson : la révolution numérique et la productivité

    Dans cet épisode des Classiques de l'économie, Nathalie Janson s'entretient avec Stéphane Pedrazzi sur les travaux de l'économiste Erik Brynjolfsson , qui fait le lien entre la Silicon Valley et la théorie économique. Erik Brynjolfsson s'inscrit dans la lignée prestigieuse de Joseph Schumpeter, qui a théorisé le concept de la "destruction créatrice" comme moteur de la croissance économique. Comme Schumpeter, Brynjolfsson considère que les grandes innovations technologiques, comme le numérique et l'intelligence artificielle, ont le pouvoir de transformer en profondeur l'ensemble du système productif. Cependant, l'économiste apporte une explication convaincante au "paradoxe de Solow", qui constatait que malgré l'omniprésence des ordinateurs, la productivité peinait à décoller. Selon Erik Brynjolfsson, le problème tient au temps d'adaptation nécessaire et aux complémentarités organisationnelles à mettre en place. Il formalise cette dynamique sous la forme d'une "courbe en J" : dans un premier temps, les investissements numériques pèsent sur les coûts, tandis que les entreprises accumulent du capital technologique et réorganisent leurs processus. Ce n'est que dans un second temps, une fois ces complémentarités organisationnelles en place, que les gains de productivité apparaissent et s'accélèrent.Brynjolfsson n'a pas inventé le concept de la courbe en J, mais il l'a appliqué de manière novatrice à la diffusion des technologies numériques. Il a ainsi transformé une intuition historique en une analyse opérationnelle appuyée sur des données contemporaines. Ses travaux rejoignent en partie la théorie moderne de la croissance, développée par le prix Nobel Paul Romer, qui souligne le rôle moteur des idées et de l'innovation. Mais Erik Brynjolfsson descend dans les données d'entreprise pour mesurer concrètement l'impact des investissements numériques sur la performance.L'originalité d'Erik Brynjolfsson réside aussi dans le fait qu'il fait du numérique un objet central d'analyse empirique rigoureuse. Il montre notamment que nos statistiques sous-estiment massivement la valeur créée par les services gratuits du numérique. Ses travaux récents sur l'intelligence artificielle générative suggèrent également un phénomène intéressant : les salariés les moins performants pourraient voir leur productivité progresser grâce à cette assistance algorithmique.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  43. 575

    Dollar : quel est son rôle dans les périodes d'incertitude ?

    Nathalie Janson, professeure d'économie à la Neoma Business School, revient sur la notion de valeur refuge et le rôle du dollar américain dans les périodes d'incertitude.Elle décrypte le concept de valeur refuge, ces actifs vers lesquels les investisseurs se tournent en période de crise. Traditionnellement, l'or, le franc suisse et le dollar américain sont considérés comme des valeurs refuges de référence. Mais Nathalie Janson explique que cette perception a été remise en question en 2025, lorsque les rendements des obligations américaines ont augmenté au lieu de baisser, signe que les investisseurs ont exigé une prime de risque plus élevée pour détenir la dette américaine.Cela s'explique par la dégradation de la situation budgétaire des États-Unis, avec une dette publique dépassant les 120% du PIB et des déficits persistants. "Le dollar n'était plus considéré comme une valeur refuge", indique Nathalie Janson, son statut ayant été "questionné pour la première fois".Pendant quelques semaines, on a alors observé une forme de fragmentation, avec l'or, le franc suisse et le bitcoin progressant comme actifs alternatifs. Mais le déclenchement du conflit avec l'Iran a entraîné un retour très net vers le dollar, les capacités financières et énergétiques des États-Unis rassurant les investisseurs.Nathalie Janson explique ainsi que le dollar demeure une valeur refuge, mais que son statut n'est pas inconditionnel et dépend de la nature du choc. Si le risque vient des États-Unis eux-mêmes, le dollar peut être fragilisé. Mais dans un choc systémique mondial, le réflexe dollar reprend le dessus.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  44. 574

    Pétrole de schiste américain : un rempart face aux tensions géopolitiques ?

    Nathalie Janson, professeure d'économie à la Neoma Business School, analyse la capacité du pétrole de schiste américain à compenser les perturbations de l'approvisionnement mondial en pétrole, notamment en cas de blocage du détroit d'Ormuz. Elle explique les contraintes techniques et financières qui limitent la flexibilité de cette production, malgré sa croissance rapide ces dernières années. Elle souligne que le pétrole de schiste ne peut être qu'un amortisseur face aux chocs géopolitiques, et non un substitut à la production conventionnelle du Moyen-Orient.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  45. 573

    Quand les banques centrales passent des profits aux pertes

    Nathalie Janson, économiste, explique comment les banques centrales sont passées d'une décennie de profits exceptionnels à des pertes historiques depuis 2022. Après avoir massivement acheté des obligations d'État à taux zéro pendant la crise de 2008, les banques centrales font désormais face à l'augmentation des taux d'intérêt qui réduit la rentabilité de leurs portefeuilles. Cette situation a un impact direct sur les finances publiques, qui ne bénéficient plus des transferts de bénéfices des banques centrales. Un épisode passionnant qui montre que la politique monétaire n'est jamais neutre pour les États.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  46. 572

    Inflation : entre chiffres et réalité

    Nathalie Janson, professeure d'économie, explique comment l'inflation est calculée en France et les différents indicateurs utilisés. Elle aborde les écarts entre l'inflation officielle et l'inflation ressentie par les ménages, ainsi que les limites de ces mesures. Une discussion éclairante sur cette notion complexe de l'économie.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  47. 571

    Portrait de l'économiste Benjamin Constant : le libéralisme moderne

    Comme tous les vendredis, Nathalie Janson, nous fait découvrir un économiste. Aujourd'hui elle se penche sur la pensée de Benjamin Constant, figure essentielle du libéralisme européen. Constant a développé une vision moderne de la liberté, basée sur l'indépendance individuelle et la limitation du pouvoir politique. Ses idées ont influencé des penseurs comme Hayek et Buchanan, et éclairent les défis actuels de notre société.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  48. 570

    L'économie singulière de l'Iran : entre théocratie, sanctions et dépendance pétrolière

    Nathalie Janson nous plonge dans l'univers complexe de l'économie iranienne. Marquée par une révolution religieuse, des sanctions internationales à répétition et une dépendance persistante au pétrole, l'Iran vit dans une tension économique permanente depuis près de 45 ans.Elle décrypte de quelle manière le système bancaire iranien a dû s'adapter aux principes de la finance islamique, avec des répercussions complexes sur la transparence et la concurrence. Apprenez comment les fondations religieuses et les Gardiens de la Révolution contrôlent des pans entiers de l'industrie, du bâtiment et de l'énergie, créant une économie opaque et minée par la corruption.Enfin, l'économiste revient sur les effets dévastateurs des sanctions économiques sur les exportations pétrolières, l'accès aux devises et la croissance du pays. Entre récessions, inflation chronique et chômage endémique, l'économie iranienne peine à décoller malgré ses atouts, notamment une population jeune et très éduquée. 🌍💼Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  49. 569

    Guerre au Moyen-Orient : quel impact sur les marchés énergétiques par rapport à la guerre en Ukraine ?

    Les marchés de l'énergie se tendent à la suite de l'attaque contre l'Iran, avec une hausse du prix du baril de Brent au-dessus de 82 dollars et du prix du gaz européen au-dessus de 65 dollars le mégawatt-heure. Bien que la situation soit différente de la guerre en Ukraine en 2022, les experts craignent un nouvel épisode de flambée des prix de l'énergie en Europe si le conflit s'installe, en raison de la dépendance aux importations de gaz naturel liquéfié. Malgré une offre pétrolière plus abondante, le risque de perturbation des flux maritimes dans le détroit d'Hormuz fait craindre une nouvelle hausse des prix à la pompe, pouvant atteindre 4 à 6 centimes supplémentaires par litre. Contrairement à 2022, l'État français n'aura peut-être pas les moyens d'absorber complètement le choc énergétique cette fois-ci, compte tenu de la situation des finances publiques. L'évolution du taux de change euro/dollar sera également un facteur clé, pouvant jouer un rôle d'amortisseur ou d'amplificateur de l'impact des prix de l'énergie sur les ménages et les entreprises.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  50. 568

    La spectaculaire success story de la Pologne

    Découvrez les raisons du formidable essor économique de la Pologne depuis la chute du bloc soviétique. Longtemps considéré comme un "miracle économique", le décollage de la Pologne s'est appuyé sur une stratégie de réformes courageuses, une intégration réussie au marché européen et un dynamisme industriel remarquable. Nathalie Janson analyse les facteurs clés de cette réussite, du rôle des fonds européens à l'importance de la stabilité macroéconomique et institutionnelle. Elle souligne également les fragilités du modèle polonais, lié en partie à son intégration étroite aux chaînes de valeur européennes.Au-delà du bilan économique, cet épisode offre un éclairage passionnant sur les choix stratégiques qui ont permis à la Pologne de s'extirper de l'héritage de l'ère soviétique pour s'imposer comme une économie dynamique, ouverte sur le monde et pleinement ancrée dans le projet européen. 🇵🇱Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Type above to search every episode's transcript for a word or phrase. Matches are scoped to this podcast.

Searching…

We're indexing this podcast's transcripts for the first time — this can take a minute or two. We'll show results as soon as they're ready.

No matches for "" in this podcast's transcripts.

Showing of matches

No topics indexed yet for this podcast.

Loading reviews...

ABOUT THIS SHOW

Une notion de base de l’économie expliquée par Natacha Valla du lundi au vendredi, à 6h20.Pour ne rater aucun épisode des Classiques de l'économie, n'hésitez pas à vous abonner. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

HOSTED BY

Radio Classique

CATEGORIES

Frequently Asked Questions

How many episodes does Les Classiques de l'économie have?

Les Classiques de l'économie currently has 50 episodes available on PodParley. New episodes are automatically indexed when they're published to the podcast feed.

What is Les Classiques de l'économie about?

Une notion de base de l’économie expliquée par Natacha Valla du lundi au vendredi, à 6h20.Pour ne rater aucun épisode des Classiques de l'économie, n'hésitez pas à vous abonner. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

How often does Les Classiques de l'économie release new episodes?

Les Classiques de l'économie has 50 episodes. Check the episode list to see recent publication dates and frequency.

Where can I listen to Les Classiques de l'économie?

You can listen to Les Classiques de l'économie on PodParley by clicking any episode. We provide an embedded audio player for direct listening, and you can also subscribe via your preferred podcast app using the RSS feed.

Who hosts Les Classiques de l'économie?

Les Classiques de l'économie is created and hosted by Radio Classique.
URL copied to clipboard!