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Les petites histoires de la grande musique

Dans sa chronique diffusée tous les dimanches à 13 heures, Pauline COURTIN vous emmène découvrir les anecdotes, les secrets et les surprises autour des plus grands compositeurs et de leurs œuvres. À écouter à la radio ou en podcast quand vous voulez, ou vous voulez, pour plonger dans l'univers de la musique classique, une grande histoire faites de petites merveilles. Textes de Christophe BARBIER. À propos de Pauline Courtin, soprano : Née en 1977 à Aix-en-Provence, Pauline Courtin découvre sa vocation lyrique après une rencontre fortuite avec la soprano coréenne Sumi Jo dans un hôpital. Elle étudie au Conservatoire d’Aix-en-Provence avec le ténor Tibère Raffalli, puis poursuit sa formation à Rome et Marseille auprès de Mady Mesplé. Sa carrière débute grâce au répertoire de Mozart sous la direction de Claire Gibault. Elle interprète différents personnages, comme Blondchen, Despina, ou Zerlina. On la voit aussi dans le rôle d’Eurydice (Orphée aux Enfers) du compositeur Jacques Offenbach

  1. 28

    Rossini, le compositeur qui écrivait avec des truffes et du foie gras

    À Paris, dans les années 1820, Gioachino Rossini ne se contente pas d’enchanter les scènes : il hante aussi les grandes tables. Au point qu’un chef de la Maison Dorée, Casimir Moisson, baptise un plat devenu mythique — le tournedos Rossini — en l’honneur de ce client prestigieux, amateur de foie gras, de truffe et de sauce au madère. Installé dans la capitale, le créateur du Barbier de Séville fréquente la Tour d’Argent, Bofinger ou le Veau-qui-tête, où un banquet mémorable lui est dédié en 1823. La gourmandise, chez Rossini, n’a rien d’anecdotique : elle devient une part de sa légende. Passionné au point de composer un Livre de cuisine pour consigner ses recettes, il revendique lui-même cette priorité de l’assiette sur la partition. « Je cherche des motifs, mais ne me viennent à l’esprit que pâtés, truffes et choses semblables », confie-t-il. Même en voyage, il préfère recevoir des spécialités locales plutôt qu’une médaille. Retiré de l’opéra, Rossini s’autorise alors une musique plus intime, malicieusement réunie sous le titre Péchés de vieillesse. Et le menu est explicite : « Les amandes », « Les noisettes », « Quatre hors d’œuvre », « Ouf, les petits pois », « Hachis romantique »… Jusqu’à une « Petite valse à l’huile de ricin ». Fils d’un inspecteur de boucherie, le compositeur aura fait rimer, comme peu d’autres, virtuosité et gourmandise.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  2. 27

    Nannerl Mozart, l’enfant prodige qu’on a fait taire

    Avant « Wolfie », il y eut Maria Anna Mozart. À 7 ans, « Nannerl Mozart » étonne au clavecin et entraîne Leopold à former aussi son petit frère. Complice intime de Wolfgang, elle compose même dans l’ombre, parfois jouée sous le nom du génie. Mais à 18 ans, son père tranche : place au mariage, silence pour la musique. Après la mort de Mozart, elle défend sa mémoire, puis finit sa vie à enseigner.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  3. 26

    Roger Bricoux, le musicien français du Titanic oublié

    À Cosne-sur-Loire, une plaque rappelle Roger Bricoux, violoncelliste mort à 20 ans dans le naufrage du Titanic. Embarqué en 1912 avec huit musiciens, il joue toute la nuit pour apaiser les passagers, du restaurant de 1re classe jusqu’aux canots. On ignore le programme exact, mais la légende retient Plus près de toi mon Dieu dans les derniers instants. Son corps n’a jamais été retrouvé — et un imbroglio administratif le fera même déclarer déserteur en 1914.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  4. 25

    Teresa Milanollo, l’enfant prodige qui apprivoisa un Stradivarius “de Paganini”

    À 14 ans, Teresa Milanollo pousse la porte du contrebassiste Domenico Dragonetti, à Londres, en 1841, recommandée par Berlioz. Le collectionneur lui met entre les mains un Stradivarius de 1728, jadis joué par Paganini, et la jeune virtuose l’embrase d’un caprice improvisé. Dragonetti lui prête le violon pour une tournée anglaise triomphale, avant un retour au continent… et des larmes à la séparation. Après la mort de sa sœur Maria-Margherita en 1848, Teresa cesse de jouer, puis remonte sur scène en apprenant que le Stradivarius lui est légué. Les artistes passent : l’instrument, lui, restera “le Milanollo”.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  5. 24

    Georges Aubert, le pianiste “possédé” qui a troublé le Paris spirite

    Juillet 1891 : lors d’une séance de tables tournantes, le spirite Georges Aubert affirme être guidé par l’esprit du compositeur Étienne Méhul. Presque novice au clavier, il se met pourtant à improviser avec une virtuosité stupéfiante, dans le noir, “pour que le fluide passe”. Accusé de tricherie, il intrigue : ses proches jurent qu’il n’a jamais été musicien, et son jeu paraît mécanique, doigts crispés, avant-bras raides, comme un automate. De 1891 à 1904, la légende enfle : Beethoven, Mozart ou Chopin “prendraient” tour à tour ses mains dans des salons privés. Plus tard, l’Institut général psychologique le teste : même noyé sous deux airs diffusés simultanément dans ses oreilles, Aubert jouerait imperturbable — convaincu que Mendelssohn tient la barre.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  6. 23

    Marian Anderson, la voix qui fit trembler Washington

    Le 20 janvier 1961, par un froid sec à Washington, la voix de contralto de Marian Anderson s’élève lors de l’investiture de John F. Kennedy. Née en 1897 à Philadelphie, la cantatrice s’impose très tôt, malgré une ségrégation qui lui claque des portes au visage. Repérée après un concours en 1925, elle triomphe en Europe, où les préjugés pèsent moins. Aux États-Unis, elle devient un symbole: concert historique au Lincoln Memorial en 1939, puis première chanteuse noire au Metropolitan Opera en 1955. Une carrière d’exception, portée par un combat sans fin.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  7. 22

    Nancy Storace, cette Anglaise qui a fait chavirer Mozart

    À Vienne, la soprano Nancy Storace devient l’étoile du palais de Joseph II, au point que l’empereur fait annuler son mariage et exile son mari. Mozart, 27 ans, tombe sous son charme : il joue chez elle, compose pour sa voix… et lui offre un rôle immortel, Suzanne dans Les Noces de Figaro. Après le triomphe de 1786 et les bis interdits dès le lendemain, Storace repart en Angleterre ; Mozart lui écrit un dernier adieu, « Non temer, amato bene ».Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  8. 21

    Louise Farrenc, la compositrice qui a conquis le Conservatoire

    Dans les couloirs du Conservatoire de Paris, on remonte le temps jusqu’à Louise Farrenc, compositrice française du XIXe siècle, longtemps restée dans l’ombre. Portée par l’éducation musicale que lui offre son père puis par l’appui indéfectible de son mari éditeur, elle s’impose aussi comme pédagogue. Nommée professeure en 1842, elle forme des générations d’élèves et finit par obtenir, après des années d’injustice, l’égalité salariale.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  9. 20

    Louise Bertin, la compositrice qui a fait plier Victor Hugo

    À 26 ans, fragile mais déterminée, Louise Bertin veut devenir compositrice et vise un coup d’éclat à Paris. Elle obtient de Victor Hugo le livret d’un opéra tiré de Notre-Dame de Paris, malgré son refus de “mettre de la musique sur ses vers”. Créée à l’Opéra en 1836 sous le titre La Esmeralda, l’œuvre est victime d’une cabale politico-mondaine et disparaît après six représentations.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  10. 19

    La Traviata, ou l’art de croire à la seconde chance

    Verdi transforme un scandale parisien en opéra‑coup de poing : La Traviata, née de La Dame aux Camélias, raconte comment les conventions brisent l’amour. Mais en 1853, à La Fenice, la censure et un casting bancal sabotent la première : Violetta paraît trop "saine", le ténor est malade, le baryton boude. Fiasco sur le moment, triomphe ensuite : Verdi mise sur le temps… et gagne.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  11. 18

    Pourquoi La Malibran s'appelait-elle… La Malibran ?

    New York, hiver 1826. Maria Garcia, dix-sept ans à peine, éblouit les salles d'opéra américaines aux côtés de son père tyrannique, le ténor Manuel Garcia. Pour échapper à ses menaces, elle épouse un homme d'affaires quinquagénaire, Eugène Malibran, qui lui donne son nom… et l'entraîne dans ses faillites successives. Maria le quitte, rentre en Europe, et entame une carrière triomphale sous le nom qui ne la quittera plus. Mais l'Amérique la poursuit : passionnée d'équitation depuis New York, elle meurt à 28 ans d'une chute de cheval en Angleterre, laissant une légende intacte.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  12. 17

    Giovanni-Francesco Grossi, dit Siface, le castrat qui défiait tout

    Giovanni-Francesco Grossi avait tout : une voix sublime qui faisait pleurer les cours d'Europe, des cachets astronomiques, des maîtresses aristocrates. Le 12 février 1653, il naît en Toscane et choisit très jeune la castration pour préserver son timbre exceptionnel. Surnommé Siface après un triomphe à Venise, adulé à Londres où Purcell compose pour lui, ce ténor de légende multiplie aussi les caprices, les scandales amoureux et les liaisons dangereuses. Sa liaison avec la Comtesse Elena Forni lui sera fatale : en mai 1697, sur la route de Ferrare, les frères de sa maîtresse le font assassiner à coups de couteau. Il avait 44 ans et laissait derrière lui le souvenir d'une voix inoubliable et d'un destin tragique.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  13. 16

    Fanny Mendelssohn, le génie derrière le nom

    En 1842, à Londres, la reine Victoria chante un lied qu’elle croit signé Félix Mendelssohn… avant d’apprendre qu’il est de sa sœur, Fanny. Élevée dans l’ombre, brillante pianiste et compositrice, elle voit ses œuvres publiées sous le nom de son frère pour être entendues. Elle finira pourtant par imposer sa signature, laissant 466 partitions, avant de mourir foudroyée en plein concert en 1847, à 41 ans.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  14. 15

    Antoinette de Saint‑Huberty, la diva qui chantait au milieu des complots

    Cantatrice star de la fin du XVIIIe siècle, Antoinette de Saint‑Huberty traverse Révolution et cours d’Europe comme une héroïne de roman. Divorcée d’un mari tyrannique, protégée de Louis XVI, elle épouse le comte d’Antraygues et le suit entre Paris, la Russie de Catherine II et l’Italie napoléonienne, au gré des intrigues diplomatiques. Exilée en Angleterre, elle est finalement assassinée en 1812, quand les services britanniques cherchent à récupérer le testament original de Louis XVI.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  15. 14

    Berlioz, l’exil à Nice avant le retour à la vie

    À Nice, Hector Berlioz reprend souffle, carnet en main, entre plage, tavernes et billard, tandis que la police le surveille avec méfiance. Il comprend enfin l'impasse de son histoire avec Marie Moke. L'inspiration revient : Roi Lear, puis Lélio, comme un sursaut après la tempête. Expulsé pour « espionnage », il rentre à Rome, puis à Paris. Harriet Smithson finira par l'épouser, Marie non — et Berlioz ne lui pardonnera jamais.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  16. 13

    Berlioz, la jalousie au bord du gouffre à Gênes

    Deux pistolets sur un lit, un costume de soubrette et une diligence vers Paris : Hector Berlioz, trahi, frôle l’irréparable. Parti pour tuer la famille Moke, il perd son déguisement en route, improvise, puis vacille sur les remparts de Gênes avant de tomber à l’eau. Repêché et calmé, il choisit finalement la musique plutôt que le crime, et reprend la route vers Nice, encore habité par le tumulte.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  17. 12

    Quand le Prix de Rome brise les fiançailles d’Hector Berlioz

    À Rome, Berlioz devrait savourer son triomphe, mais chaque jour sans lettre de Camille creuse l’angoisse d’un fiancé exilé. Quand il apprend à Florence que sa belle-mère a arrangé un mariage avec le pianiste Camille Pleyel, sa victoire au Prix de Rome se fissure comme un décor en carton-pâte. Ce courrier brutal, qui l’enjoint même à ne pas se suicider, transforme le rêve romain en tragédie sentimentale et nourrit pour toujours la fièvre de sa musique.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  18. 11

    Berlioz, l’amour plus fort que les barricades

    Hector Berlioz joue son destin amoureux et musical au printemps 1830 : pour épouser la pianiste Marie Moke à Paris, il doit conquérir le Prix de Rome et écrire La mort de Sardanapale. Tandis que grondent les Trois Glorieuses, le jeune compositeur s'enferme à l’Académie des Beaux-Arts, partagé entre révolution et passion. Ce deuxième épisode du podcast déroule ce roman vrai, où l’ambition artistique se heurte au calcul froid de Maria-Magdalena Moke et à l’ombre du riche rival Camille Pleyel.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  19. 10

    Berlioz, le jour où la jalousie faillit tuer

    Le 1er avril 1831, à Florence, Hector Berlioz lâche la musique pour un fantasme de meurtre. Lauréat du Prix de Rome et exilé à la Villa Médicis, le compositeur apprend que sa fiancée Marie Moke a épousé le riche facteur de pianos Camille Pleyel à Paris. Dans cette fureur romantique, jalousie, trahison et Symphonie fantastique s’entrelacent comme une partition prête à exploser.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  20. 9

    Le coup de canne qui tua Lully

    Le 8 janvier 1687, Lully dirige son Te Deum pour Louis XIV quand survient la catastrophe : un coup de canne sur l'orteil déclenche une gangrène mortelle. Le compositeur refuse obstinément l'amputation – il ne peut renoncer à la danse, ce plaisir essentiel – et cette vanité scelle son destin. Le 22 mars, après avoir composé « Pécheur, pécheur, il faut mourir », le maître de la musique baroque s'éteint à 54 ans, victime du plus absurde décès de l'histoire musicale.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  21. 8

    Granados, noyé pour l'amour d'Amparo

    Le 24 mars 1916, le compositeur espagnol Enrique Granados rentre d'un triomphe américain – son opéra Goyescasovationné au Met, un concert à la Maison-Blanche. Mais à quinze heures cinquante-cinq, une torpille allemande éventre le Sussex au large de Dieppe. Repêché in extremis, Granados aperçoit sa femme Amparo en train de couler. Il replonge. Ils se noient ensemble. Le navire, lui, flottera encore : leur cabine intacte, leurs partitions retrouvées. À quarante-neuf ans, l'un des musiciens les plus originaux d'Espagne disparaît dans les eaux glacées, par amour.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  22. 7

    La nuit fatale d'Henri Purcell : une porte close, une vie brisée

    Londres, novembre 1695 : ivre, Henri Purcell frappe en vain à sa porte, sa femme française refuse de lui ouvrir et le laisse dormir dehors dans le froid mordant de la nuit. Cette nuit d'errance dans les ruelles londoniennes sera fatale au compositeur de 35 ans, déjà atteint de tuberculose : quelques jours plus tard, il s'alite et s'éteint le 21 novembre 1695. Le podcast de Pauline Courtin raconte avec tendresse la destinée tragique de ce génie précoce, organiste à la cour dès 21 ans, créateur du premier opéra britannique "Didon et Énée" en 1690 et du "Roi Arthur" en 1691, qui repose désormais à Westminster à quelques mètres des grandes orgues qu'il a tant fait résonner.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  23. 6

    Alessandro Stradella : génie baroque, destin tragique

    26 février 1682, Piazza Bianchi à Gênes. On découvre au matin le corps poignardé d'Alessandro Stradella, trente-neuf ans, compositeur prodige au destin fulgurant. Né à Bologne en 1643, il conquiert Rome avant d'être emprisonné pour avoir organisé de faux mariages. À Venise, il séduit la maîtresse d'un riche négociant et s'enfuit avec elle. Premier attentat : il survit de justesse, poignardé en pleine rue. À Gênes, il invente le Concerto Grosso, dialogue révolutionnaire entre orchestre et solistes que Corelli rendra célèbre. Mais Stradella replonge dans ses démons : tripot, prostitution… et passion fatale pour la fille d'un puissant marchand génois. Cette fois, les tueurs ne le ratent pas. Un musicien qui n'eut jamais le sens de la mesure.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  24. 5

    Bellini : mort suspecte à Paris

    23 septembre 1835, villa de Puteaux. Vincenzo Bellini s'éteint à trente-trois ans après dix-huit jours d'agonie. Le compositeur de Norma et de La Somnambule, Légion d'honneur depuis le triomphe des Puritains, meurt isolé du monde. Le couple Levys, qui l'héberge, interdit l'accès à sa chambre. Même le baron d'Aquino se voit refouler par le jardinier. Bellini est soigné par un médecin italien sans droit d'exercer en France, le docteur Montallegri, qui pose des ventouses tandis que la dysenterie progresse. Rossini, alerté, exige une autopsie : ni poison ni choléra, mais une perforation intestinale fatale. Incompétence médicale ou séquestration coupable ? Le mystère demeure. Son cœur est embaumé, son corps ne regagnera Catane qu'en 1875.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  25. 4

    Bizet : la malédiction du chiffre trois

    3 juin 1875, Opéra-Comique, trente-troisième de Carmen. Au troisième acte, Célestine Galli-Marié chante "La mort, toujours la mort" et s'effondre en hurlant : "Bizet est mort !" À Bougival, le compositeur vient de rendre l'âme. Georges Bizet avait trente-six ans. Trois mois plus tôt, le 3 mars, Carmen essuyait un échec retentissant devant Massenet, Gounod et Offenbach. Épuisé, il était parti se reposer à Bougival. Une baignade imprudente dans la Seine glacée déclenche fièvre et rhumatisme articulaire. Crise cardiaque fatale dans la nuit. La légende retiendra cette coïncidence glaçante : Carmen créée le troisième jour du troisième mois, Bizet mort trois mois plus tard jour pour jour.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

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