L'info des cétacés

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L'info des cétacés

Le site pour découvrir, s'informer et échanger sur les Baleines, Dauphins, Cachalots, Orques et Marsouins

  1. 89

    Quels sont les prédateurs des cétacés ?

    Malgré leur taille, les cétacés sont la proie de plusieurs prédateurs marins, les orques étant les plus redoutables en raison de leurs techniques de chasse sophistiquées et coordonnées. Les grands requins sont également des chasseurs opportunistes, ciblant principalement les individus affaiblis ou les baleineaux. Au-delà de ces prédateurs majeurs, des menaces existent aussi par la prédation intraspécifique et interspécifique, notamment entre phoques gris et marsouins, ainsi qu'entre grands dauphins et marsouins.

  2. 88

    Quels opérateurs pour observer les cétacés sur les côtes atlantique française ?

    La côte atlantique française offre des opportunités uniques pour l'observation des cétacés, avec des périodes optimales s'étendant d'avril à octobre, culminant en été. Certains opérateurs prolongent leurs activités de mi-mars à mi-novembre, selon les conditions météorologiques.

  3. 87

    Les cétacés ont ils des paupières ?

    Contrairement à une idée reçue, les cétacés possèdent bien des paupières et peuvent les fermer. Cependant, celles-ci présentent des particularités distinctes des mammifères terrestres :Rudimentaires et sans cils : La source précise que "Les paupières sont rudimentaires et ne comportent pas de cils".Absence de sourcils : Il est également noté qu'"Aucun sourcil ne les surmonte".Mobilité : Malgré leur simplicité, "Les yeux sont mobiles et les paupières peuvent s'ouvrir et se fermer".Ces adaptations soulignent une évolution où la protection oculaire ne dépend pas de la même manière des structures que chez les espèces terrestres.

  4. 86

    C'est quoi une physalie ?

    Les physalies sont des siphonophores coloniaux remarquablement adaptés à la vie océanique de surface. Elles présentent un cycle de vie complexe combinant reproduction sexuée et asexuée, des mécanismes de déplacement passif sophistiqués, et un arsenal défensif venimeux. Malgré leur toxicité, elles sont la proie de prédateurs spécialisés qui ont développé des immunités uniques. Leur écologie est marquée par une asymétrie morphologique favorisant la dispersion et une stratégie grégaire réduisant la prédation.

  5. 85

    Orques : l’effet grand-mère, un avantage évolutif méconnu

    Les orques, ou épaulards, possèdent l’une des structures sociales les plus complexes du règne animal. Organisés en groupes familiaux matrilinéaires, ils vivent toute leur vie aux côtés de leur mère, sans jamais changer de groupe. Ces familles, dirigées par une matriarche expérimentée, peuvent rassembler plusieurs générations et fonctionnent selon une organisation hiérarchique en niveaux (pod, clan, communauté).Le rôle central des femelles âgées ne se limite pas à la reproduction : elles transmettent leur savoir, guident les déplacements, coordonnent la chasse et assurent la survie des jeunes grâce à un véritable “effet grand-mère”. Chaque pod développe par ailleurs ses propres dialectes et traditions, transmis de mère en fille, renforçant l’identité culturelle du groupe. Cette stabilité sociale permet également une transmission fine des techniques de chasse, adaptées aux proies et aux habitats locaux.Chez les orques, la famille n’est pas une unité temporaire : c’est un pilier permanent, biologique, culturel et stratégique.

  6. 84

    Les groupes sanguins et le sang chez les cétacés, comment ça fonctionne ?

    Les cétacés possèdent effectivement des groupes sanguins, mais ceux-ci diffèrent significativement du système ABO humain que nous connaissons. Ces mammifères marins ont développé des systèmes de classification sanguine spécifiques qui reflètent leur évolution particulière et leurs adaptations au milieu aquatique.Systèmes de groupes sanguins spécifiques aux cétacésContrairement au système ABO humain basé sur les antigènes A et B, les cétacés possèdent leurs propres systèmes antigéniques. Les recherches ont identifié principalement deux systèmes chez la plupart des rorquals : le système Ju et le système Bb. Ces systèmes fonctionnent selon le même principe que chez l'humain, c'est-à-dire par la présence ou l'absence d'antigènes spécifiques à la surface des globules rouges.

  7. 83

    La peau des cétacés est elle lisse ?

    La peau des cétacés (baleines, dauphins et autres mammifères marins) présente une texture apparemment lisse au toucher, mais cette apparence cache une structure beaucoup plus complexe et sophistiquée que ce que l'on pourrait imaginer.Une texture lisse en apparenceAu premier regard et au toucher, la peau des cétacés semble effectivement parfaitement lisse et douce. Cette surface lisse, tendue, glabre et dépourvue de glandes tégumentaires (à l'exception des glandes mammaires) caractérise la peau des dauphins adultes. La texture est souvent comparée à celle d'un œuf dur sans coquille, lui donnant un aspect caoutchouteux.Les baleines et dauphins ont un corps allongé recouvert d'une peau lisse dépourvue de poils, résultat de leur adaptation à la vie aquatique. Cette absence de poils et de fourrure expose directement leur peau à l'eau et à l'air.

  8. 82

    Comment font les cétacés pour se réchauffer ?

    Les cétacés sont des mammifères endothermes qui doivent garder leur température interne autour de 37 °C tout en évoluant dans un milieu où l’eau conduit la chaleur 25 fois plus vite que l’air. Pour relever ce défi, baleines, dauphins et marsouins ont développé une mosaïque d’adaptations : isolation morphologique, réseaux vasculaires sophistiqués, modulation métabolique, stratégies comportementales et modifications moléculaires. Le présent dossier passe en revue, en français, l’ensemble de ces mécanismes.

  9. 81

    Quelles sont les techniques de chasses selon les cétacés ?

    Les cétacés ont développé des stratégies de chasse remarquablement sophistiquées et diversifiées, adaptées à leurs différentes anatomies, habitats et types de proies. Ces techniques témoignent d'une intelligence remarquable et d'une capacité d'adaptation exceptionnelle à leur environnement marin.

  10. 80

    Comment reconnaitre un mâle d'une femelle cétacé ?

    Distinguer le sexe des cétacés (baleines, dauphins et marsouins) peut être un véritable défi car ces mammifères marins présentent généralement peu de différences externes évidentes entre mâles et femelles. Cependant, plusieurs critères anatomiques, morphologiques et comportementaux permettent de les différ

  11. 79

    Comment font les cétacés pour manger sans boire la tasse ?

    Les cétacés ont développé un système anatomique ingénieux qui leur permet de s'alimenter sous l'eau sans risquer la noyade. Cette adaptation remarquable repose sur une séparation complète entre leurs voies respiratoires et digestives, ainsi que sur des mécanismes de protection sophistiqués.

  12. 78

    Comment se fait la transmission des connaissances chez les cétacés ?

    La transmission des connaissances chez les cétacés représente l'un des phénomènes les plus fascinants du règne animal, révélant des capacités cognitives et sociales extraordinaires qui font de ces mammifères marins de véritables êtres culturels. Cette transmission s'articule autour de plusieurs mécanismes sophistiqués qui permettent aux générations de transmettre savoirs et comportements essentiels à leur survie.

  13. 77

    Les fanons des baleines sont-ils remplacés si ils se cassent ?

    Les fanons des baleines sont des structures remarquables qui poussent en continu tout au long de la vie de l'animal et sont capables de se régénérer lorsqu'ils sont endommagés ou cassés.Structure et croissance continue des fanonsLes fanons sont composés de kératine, la même protéine que l'on trouve dans nos ongles et nos cheveux. Ces structures pendent de la mâchoire supérieure des baleines à fanons (mysticètes) et agissent comme un système de filtration sophistiqué pour capturer leur nourriture.Les fanons poussent sans arrêt à partir de leur racine implantée dans la chair de la mâchoire supérieure. Cette croissance continue est essentielle au bon fonctionnement du système de filtration, car leur extrémité s'use naturellement lors de l'alimentation.

  14. 76

    Pourquoi les cétacés sautent ?

    Les sauts spectaculaires des cétacés hors de l'eau représentent l'un des comportements les plus fascinants et les plus énigmatiques du règne animal. Cette prouesse, appelée "breaching" dans le jargon scientifique, consiste pour ces mammifères marins géants à propulser leur corps massif à la surface de l'eau, parfois à des vitesses dépassant les 25 km/h. Bien que les scientifiques n'aient pas encore élucidé complètement ce mystère, plusieurs hypothèses expliquent ce comportement extraordinaire.

  15. 75

    Les dents des odontocètes sont-elles remplacées si elles cassent ?

    Les odontocètes (cétacés à dents) présentent une particularité dentaire unique parmi les mammifères. Contrairement à la plupart des autres mammifères, leurs dents ne se remplacent pas si elles cassent.Une dentition monophyodonte exceptionnelleLes odontocètes font exception à la règle générale des mammifères diphyodontes (qui possèdent deux générations de dents). Les dents de lait des odontocètes ne tombent pas, et la seconde série reste atrophiée. Ces cétacés sont donc des monophyodontes, ne possédant qu'une seule génération de dents qu'ils conservent toute leur vie.Les dents permanentes du béluga sont complètement développées vers l'âge de 2 ans. Contrairement à plusieurs autres mammifères, elles ne se renouvellent pas. Cette caractéristique s'applique à tous les odontocètes : dauphins, marsouins, orques, bélugas, narvals et cachalots.Conséquences de la perte ou de la cassure des dentsQuand les baleines et les dauphins perdent une dent, elle ne repousse pas. Cette permanence dentaire pose des défis particuliers :Chez les orquesLes orques, étant monophyodontes, ** cours de leur vie**. L'usure de leurs dents pose un véritable problème car cela les handicape pour chasser et dévorer leurs proies. Heureusement, les orques compensent cette limitation grâce à leur nature sociale : les membres du groupe partagent leur nourriture avec les individus dont les dents sont trop usées.Exception partielle chez le cachalotSeul le cachalot peut régénérer ses dents, mais quelques fois seulement. Cette capacité limitée de régénération reste exceptionnelle parmi les odontocètes et ne permet pas un remplacement complet comme chez d'autres animaux.

  16. 74

    Quels cétacés soufflent et comment les reconnaitre ?

    Qu'est-ce que le souffle des cétacés ?Tous les cétacés soufflent car ils sont des mammifères marins qui respirent de l'air. Le souffle est le premier indice visible de la présence d'une baleine en mer. Contrairement à une idée reçue, ce n'est pas de l'eau que les cétacés expulsent mais un mélange d'air chaud et de vapeur d'eau. Lorsque les baleines inspirent, l'air atteint leur température interne d'environ 37°C, puis lors de l'expiration, cet air chaud entre en contact avec le milieu extérieur plus froid, provoquant la condensation de l'humidité en particules d'eau liquide, formant un nuage visible.Mécanisme respiratoire des cétacésLa respiration chez les cétacés se fait par un ou plusieurs évents situés au sommet de leur tête. Cette position leur permet de respirer sans sortir complètement de l'eau. Les cétacés à fanons (mysticètes) possèdent deux évents, tandis que les cétacés à dents (odontocètes) n'en ont qu'un seul.

  17. 73

    Les cétacés jouent ils ?

    Oui, les cétacés jouent et leurs « jeux » remplissent de multiples fonctionsLes observations de terrain et les études expérimentales démontrent que la plupart des cacés (dauphins, baleines, marsouins) pratiquent des comportements qualifiés de jeu : activités volontaires, répétées, sans fonction immédiate apparente et associées à un état de détente.1. Qu’est-ce qu’un « jeu » pour un mammifère marin ?Selon les critères synthétisés par Burghardt et appliqués aux cétacés :comportement spontané, plaisant, non utilitaire à court terme ;formes distinctes des séquences « sérieuses » (chasse, fuite, accouplement) ;exécuté en l’absence de stress ou de menace.

  18. 72

    Comment se passe la lactation chez les cétacés ?

    La lactation chez les cétacés représente l'une des adaptations les plus fascinantes de la nature, permettant à ces mammifères marins d'allaiter leurs petits dans un environnement aquatique. Contrairement aux mammifères terrestres, les cétacés ont développé des mécanismes uniques pour nourrir efficacement leur progéniture sous l'eau.Mécanisme anatomique et physiologique de l'allaitementAdaptation anatomique des glandes mammairesLes femelles cétacés possèdent deux mamelles dissimulées dans des fentes mammaires situées de chaque côté de la fente génitale. Cette localisation protégée évite que les tétons soient exposés lors de la nage, tout en maintenant leur fonctionnalité pour l'allaitement.

  19. 71

    Les cétacés ont ils des poils ?

    Oui, les cétacés ont des poils, même s'ils sont très différents de ceux des autres mammifères terrestres. Contrairement à ce que leur apparence lisse pourrait laisser penser, ces mammifères marins possèdent des poils sous diverses formes, conformément à leur statut de mammifères.Types de poils chez les cétacésLes vibrisses sensoriellesLa plupart des cétacés possèdent des vibrisses, des poils spécialisés qui fonctionnent comme des organes sensoriels. Ces vibrisses ressemblent aux moustaches des chats et sont caractérisées par leurs bases innervées et leur grande sensibilité au toucher. Ces filaments fournissent des informations supplémentaires sur l'environnement immédiat des cétacés.Chez les baleines à fanons : Elles possèdent des vibrisses sur le menton, le museau et la mâchoire, formant une sorte de petite barbe éparse. La baleine à bosse est particulièrement remarquable à cet égard - elle est la plus velue de toutes les baleines à fanons. Au centre de chacune des petites masses (tubercules) visibles sur saensoriel. Ces tubercules sont en fait des follicules pileux caractéristiques de l'espèce.

  20. 70

    Quelles couleurs peuvent avoir les cétacés ?

    Les cétacés présentent une remarquable diversité de couleurs et de motifs de pigmentation, allant du noir profond au blanc immaculé, en passant par diverses nuances de gris et de bleu. Cette variété chromatique s'explique par des facteurs génétiques, adaptatifs et parfois pathologiques.Pigmentation normale des cétacésCouleurs de baseLa plupart des cétacés arborent une coloration bicolore caractéristique appelée "countershading" : une face dorsale (dos) plus sombre et une face ventrale (ventre) plus claire. Cette répartition permet un camouflage efficace, l'animal apparaissant de la même couleur que son environnement qu'il soit observé du dessus ou du dessous.La mélanine est le principal pigment responsable de la coloration des cétacés. Elle protège contre les rayons ultraviolets du soleil et détermine les différentes teintes observées selon sa concentration dans l'épiderme.

  21. 69

    C'est quoi l'écholocation chez les cétacés ?

    L'écholocalisation, aussi appelée écholocation, est un système de navigation et de détection sophistiqué utilisé exclusivement par les cétacés à dents (odontocètes) pour percevoir leur environnement dans les eaux obscures et turbides des océans. Cette technique remarquable fonctionne selon le même principe que le sonar artificiel : l'animal émet des sons et analyse les échos qui lui reviennent pour localiser, identifier et analyser les objets qui l'entourent.Principe physique de l'écholocalisationL'écholocalisation repose sur un mécanisme physique simple mais efficace. L'animal émet une onde acoustique brève et intense qui se propage dans l'eau jusqu'à rencontrer un obstacle - qu'il s'agisse d'une proie, d'un prédateur, du fond marin ou d'un autre objet. Une partie de cette onde est alors réfléchie et revient vers l'émetteur sous forme d'écho.L'analyse de cet écho renseigne l'animal sur plusieurs caractéristiques de la cible : la durée entre l'émission et la réception du signal indique la distance, tandis que la forme et l'intensité du signal de retour donnent des indications sur la texture, la taille, la densité et même la composition interne de lecté. Cette capacité est si précise que les dauphins peuvent facilement détecter un objet aussi petit qu'une balle de golf à plusieurs centaines de mètres de distance.

  22. 68

    Comment dorment les cétacés ?

    Les cétacés ont développé un système de sommeil fascinant et unique dans le règne animal, parfaitement adapté à leur vie aquatique. Contrairement aux mammifères terrestres, ils pratiquent ce qu'on appelle le sommeil lent unihémisphérique, une adaptation remarquable qui leur permet de se reposer tout en restant vigilants.Le sommeil unihémisphérique : ne dormir que d'un œilLes cétacés ne dorment qu'avec une moitié de leur cerveau à la fois. Concrètement, seul un hémisphère cérébral émet des ondes lentes caractéristiques du sommeil, tandis que l'autre reste éveillé avec des ondes rapides typiques de l'éveil. Cette particularité se manifeste visuellement par le fait qu'ils gardent un œil ouvert - celui du côté opposé à l'hémisphère éveillé - et un œil fermé.Les deux hémisphères alternent leurs phases de repos toutes les heures environ, permettant à chaque côté du cerveau de bénéficier d'un temps de sommeil équivalent. Cette alternance garantit que l'animal bénéficie d'un repos réparateur tout en maintenant ses fonctions vitales.

  23. 67

    Les cétacés ont ils été utilisés par les militaires ?

    Les Cétacés dans les Applications Militaires : Histoire, Missions et ControverseL'histoire fascinante des cétacés dans le contexte militaire révèle une utilisation remarquable de ces mammifères marins intelligents par plusieurs nations depuis plus de six décennies. Cette pratique, longtemps tenue secrète, soulève des questions importantes sur l'éthique, la technologie et l'avenir de la guerre moderne.Histoire et Origines des Programmes de Mammifères Marins MilitairesLes Débuts Américains (1960-1970)L'utilisation militaire des cétacés trouve ses racines dans les années 1960, au cœur de la guerre froide. Le programme de mammifères marins de la marine américaine (NMMP - Navy Marine Mammal Program) débute en 1960 avec l'acquisition d'un dauphin à flancs blancs du Pacifique pour des études hydrodynamiques visant à améliorer les performances des torpilles. L'objectif initial était de déterminer si les dauphins possédaient un système sophistiqué de ré technologie de l'époque ne permit pas de démontrer de telles caractéristiques.En 1962, l'intelligence exceptionnelle des dauphins, leurs capacités de plongée et leur aptitude à l'entraînement conduisent à la création d'un nouveau programme de recherche à Point Mugu, en Californie. Une découverte majeure marque cette période : les dauphins et les otaries entraînés peuvent travailler de manière fiable sans laisse en pleine mer. En 1965, un dauphin de la marine nommé Tuffy participe au projet SEALAB II au large de La Jolla, Californie, transportant des outils et des messages entre la surface et l'habitat situé à 60 mètres de profondeur

  24. 66

    Le narval a t'il une corne ou un dent ?

    Le narval, cette créature marine fascinante surnommée "licorne des mers", possède une appendice remarquable qui a longtemps intrigué les scientifiques et alimenté les légendes. Contrairement à ce que pourrait suggérer son apparence, cette protubérance caractéristique n'est ni une corne ni une défense au sens traditionnel, mais bien une dent hypertrophiée d'une complexité anatomique exceptionnelle.

  25. 65

    Que se passerait-il si les cétacés disparaissaient ?

    La disparition des cétacés aurait des conséquences écologiques dramatiques et en cascade sur l'ensemble des écosystèmes marins, ainsi que des répercussions majeures sur le climat mondial et l'humanité. Voici les principaux impacts qui se produiraient :Effondrement de la pompe biologique océaniqueLes cétacés jouent un rôle fondamental dans ce qu'on appelle la "pompe à baleine". En se nourrissant en profondeur et en remontant à la surface pour respirer et déféquer, ils transportent des nutriments essentiels (azote, fer, phosphore) des profondeurs vers les couches superficielles de l'océan. Ces nutriments fertilisent le phytoplancton, qui produit 50% de l'oxygène atmosphérique et absorbe environ 40% du CO2 produit sur Terre.Sans les baleines, cette circulation verticale des nutriments serait consi phytoplancton, privé de cet "engrais naturel", verrait sa production chuter drastiquement. Cette diminution aurait un effet domino sur toute la chaîne alimentaire marine et réduirait significativement la capacité des océans à absorber le CO2 atmosphérique.

  26. 64

    Les cétacés ont ils des dents de lait ?

    Les cétacés, ces fascinants mammifères marins comprenant les baleines, dauphins et marsouins, présentent une particularité remarquable concernant leur dentition qui les distingue de la plupart des autres mammifères. Pour répondre à cette question fondamentale, il est essentiel de comprendre les différents types de dentition chez les mammifères et d'examiner les spécificités évolutives des cétacés.

  27. 63

    Y a-t-il eu des sauvetages de masse de cétacés réussis ?

    Oui, il y a eu de nombreux sauvetages de masse de cétacés réussis à travers le monde, avec des taux de succès qui peuvent être impressionnants selon les circonstances. Ces opérations complexes mobilisent souvent des centaines de personnes et représentent des prouesses logistiques remarquables.Les plus grands succès récentsÉtats-Unis : Un record historique à Cape CodLe sauvetage le plus spectaculaire récent s'est déroulé en juin 2024 à Cape Cod, Massachusetts, où 146 dauphins à flancs blancs de l'Atlantique se sont échoués. Cette opération, désormais reconnue comme le plus grand échouage massif de dauphins de l'histoire des États-Unis, a permis de sauver 102 animaux, soit un taux de succès de 70%. L'intervention a mobilisé plus de 150 personnes pendant 12 heures dans des conditions extrêmement difficiles.

  28. 62

    C'est quoi un dauphin ambassadeur ?

    Les dauphins qualifiés d’« ambassadeurs » fasc depuis plus d’un demi-siècle : ce sont des individus totalement libres qui, pour des raisons encore mal élucidées, quittent partiellement ou totalement leur groupe sauvage, s’établissent dans une zone littorale fréquentée par l’être humain et recherchent activement l’interaction avec lui. Le phénomène soulève des questions d’éthologie, de conservation, de bien-être animal et de responsabilité humaine.

  29. 61

    Quel est l'impact des câbles sous-marins sur les cétacés ?

    Les câbles sous-marins, pour les télécommunications ou l'énergie, ont des impacts sur les cétacés qui varient selon les phases du projet

  30. 60

    Les cétacés peuvent ils transmettre des maladies aux humains ?

    Les mammifères marins, notamment les cétacés (baleines, dauphins et marsouins), peuvent effectivement transmettre des maladies aux humains dans certaines conditions spécifiques. Cette transmission, connue sous le terme de zoonose, représente un risque sanitaire réel mais relativement rare qui nécessite une compréhension approfondie des mécanismes de transmission et des mesures de prévention appropriées.Vue d'ensemble des Zoonoses CétacéennesLa transmission de pathogènes entre les cétacés et les humains est un phénomène documenté scientifiquement, bien que les cas rapportés soient relativement peu nombreux. Les mammifères marins et les humains partagent de nombreux agents pathogènes communs en raison de leur statut de mammifères, ce qui facilite la transmission inter-espèces dans certaines conditions.L'augmentation des contacts entre humains et mammifères marins, notamment à travers les rencontres avec des dauphins « ambassadeurs », les programmes de nage avec des dauphins captifs, et les activités de recherche scientifique, accroît potentiellement le nombre de personnes exposées à ces zoonoses. Les personnes les plus à risque incluent les chercheurs, les vétérinaires, les soigneurs d'animaux marins en captivité, et toute personne manipulant des animaux échoués.

  31. 59

    Que mangent les cachalots et comment le sait-on ?

    Le cachalot (Physeter macrocephalus) est un redoutable prédateur carnivore pélagique qui se situe au sommet de la chaîne alimentaire marine. Son régime alimentaire se caractérise par une préférence marquée pour les céphalopodes, mais il présente également une certaine diversité selon les zones géographiques et les opportunités de chasse.Proies principales : les céphalopodesLe cachalot est avant tout un teutophage, c'est-à-dire qu'il se nourrit principalement de céphalopodes. Les calmars constituent plus de 80% de son alimentation, ce qui en fait sa proie de prédilection. Parmi ces céphalopodes, on trouve :Les calmars géants et colossauxCalmar géant (Architeuthis dux) : pouvant atteindre 10 à 13 mètres de longueur et pesant jusqu'à 275 kg pour les femelles et 150 kg pour les mâlesCalmar colossal (Mesonychoteuthis hamiltoni) : encore plus imposant, pouvant peser près de 500 kg et mesurer jusqu'à 14 mètres selon les estimations

  32. 58

    Comment le réchauffement des océans affecte-t-il les cétacés ?

    Le réchauffement rapide de la colonne d’eau perturbe déjà l’ensemble du cycle de vie des cétacés : déplacement vers les pôles, effondrement des proies, perte d’aires de reproduction, hausse de la mortalité et détérioration de l’état de santé. Les espèces à aire restreinte (béluga, narval, baleine noire, etc.) et celles dépendant de la banquise ou de fronts de productivité sont les plus vulnérables.

  33. 57

    Albinisme, Leucisme, Piébaldisme chez les cétacés, comment ça marche ?

    Chez les cétacés, trois formes principales de dépigmentation existent : albinisme, leucisme et piébaldisme.L’albinisme est une absence totale de mélanine due à une mutation génétique rare. Il provoque une peau blanche et des yeux rouges. Observé chez 21 espèces, il entraîne souvent une espérance de vie réduite à cause d’une sensibilité accrue aux UV et d’une visibilité plus forte pour les prédateurs. Des cas célèbres existent, comme Migaloo (rorqual blanc) et Iceberg (orque blanche).Le leucisme se traduit par une dépigmentation partielle, mais les yeux restent normaux. Il est plus fréquent que l’albinisme et mieux toléré socialement, comme chez Tl'uk, jeune orque blanche.Le piébaldisme provoque des taches blanches localisées, créant un aspect marbré. C’est une anomalie rare liée au gène c-Kit. Documenté chez quelques dauphins, il reste exceptionnel mais compatible avec une vie sociale normale (Speckles en Australie, un dauphin piebald français).Ces particularités, bien que rares, permettent d’étudier la diversité génétique et les capacités d’adaptation des cétacés.

  34. 56

    La myoglobine une caractéristique spécifique aux cétacés ?

    La myoglobine n'est pas une caractéristique spécifique aux cétacésLa myoglobine n'est pas une caractéristique spécifique aux cétacés. Cette protéine de transport et de stockage d'oxygène est présente chez tous les vertébrés et se trouve dans les muscles de la plupart des mammifères, oiseaux, reptiles et poissons.Distribution universelle de la myoglobineLa myoglobine est une métalloprotéine présente dans les muscles des vertébrés en général. Elle se trouve chez l'homme avec une concentration d'environ 0,5 g pour 100 g de muscle, et est également présente chez les mammifères terrestres comme les bovins, où elle a été largement étudiée.Concentration exceptionnelle chez les mammifères marinsCe qui distingue les cétacés et autres mammifères marins, c'est la concentration exceptionnellement élevée de myoglobine dans leurs muscles. Les cétacés possèdent jusqu'à 10 fois plus de myoglobine que les mammifères terrestres:Cachalots : 5,7 g de myoglobine pour 100 g de muscleHumain : 0,5 g pour 100 g de muscleMammifères marins en général : jusqu'à 6 g pour 100 g de muscleCette concentration élevée donne aux muscles des cétacés leur couleur rouge très foncée, presque noire.Adaptations convergentes chez d'autres mammifères aquatiquesL'augmentation de la concentration de myoglobine n'est pas limitée aux cétacés. Cette adaptation a évolué de manière convergente chez tous les mammifères aquatiques et semi-aquatiques:Pinnipèdes (phoques, otaries, morses)Loutres de rivièreCastors et rats musquésMusaraignes aquatiques et taupes à nez étoilé

  35. 55

    Pourquoi les cétacés ont une épaisse couche de graisse ?

    Les cétacés possèdent une épaisse couche de graisse sous-cutanée appelée "blubber" ou lard en français, qui remplit plusieurs fonctions vitales pour leur survie dans l'environnement marin. Cette adaptation remarquable résulte de 50 millions d'années d'évolution depuis que leurs ancêtres terrestres ont colonisé les océans.Une isolation thermique essentielleLa fonction primordiale de cette couche graisseuse est la thermorégulation. L'eau conduisant la chaleur 25 fois plus rapidement que l'air, maintenir une température corporelle constante d'environ 37°C dans un milieu aquatique représente un défi énorme pour ces mammifères à sang chaud.Le blubber agit comme un isolant thermique crucial qui permet aux cétacés de maintenir leur température corporelle stable, même dans les eaux glaciales des régions polaires ou des profondeurs océaniques. Cette couche peut atteindre des épaisseurs impressionnantes : de 2 à 3 cm chez le marsouin commun, 20 à 30 cm chez le rorqual commun, et jusqu'à 50 cm chez la baleine boréale.Une réserve d'énergie vitaleLa graisse constitue également une réserve d'énergie considérable pour les cétacés. Cette fonction est particulièrement cruciale pour les espèces migratrices qui entreprennent de longs voyages sans se nourrir. Par exemple, les rorquals à bosse peuvent jeûner pendant 6 à 8 mois lors de leurs migrations, parcourant plus de 5 500 km en se nourrissant uniquement de leurs réserves lipidiques.

  36. 54

    C'est quoi la Bradycardie pour les cétacés ?

    La bradycardie chez les cétacés est un phénomène physiologique fascinant qui constitue l'une des adaptations les plus remarquables de ces mammifères marins à leur environnement aquatique. Ce mécanisme joue un rôle crucial dans leur capacité exceptionnelle à effectuer des plongées prolongées.Définition et mécanismeLa bradycardie correspond à un ralentissement significatif du rythme cardiaque. Chez les cétacés, ce phénomène est particulièrement spectaculaire et dépasse largement ce qui peut être observé chez d'autres mammifères. Il s'agit d'un réflexe d'immersion déclenché automatiquement lors de la plongée.Le mécanisme se met en place dès le contact avec l'eau. Chez les mammifères terrestres, la bradycardie d'immersion entraîne une diminution de 10 à 25% du rythme cardiaque. Chez les cétacés, ce phénomène est poussé à l'extrême, avec des réductions pouvant atteindre 80 à 90% de la fréquence cardiaque normale.

  37. 53

    Pourquoi les cétacés ont-ils évolué vers la vie marine ?

    L'évolution des cétacés vers la vie marine représente l'une des transformations les plus spectaculaires de l'histoire du vivant. Cette transition, qui s'est déroulée sur environ 50 millions d'années, résulte de la convergence de plusieurs facteurs environnementaux, écologiques et adaptatifs majeurs.Les conditions propices de l'ÉocèneLa transition vers la vie marine a eu lieu principalement durant l'Éocène (55-34 millions d'années), une période caractérisée par des conditions climatiques et environnementales particulièrement favorables. Cette époque présente un climat global exceptionnellement chaud, avec des températures moyennes supérieures d'au moins 7°C aux températures actuelles dans les hautes latitudes. Le niveau des mers était alors environ une centaine de mètres plus élevé qu'aujourd'hui, créant de vastes étendues d'eaux côtières peu profondes et des environnements estuariens riches.Cette période coïncide avec l'expansion considérable des océans et la formation de nouveaux bassins sédimentaires. La mer de Téthys, qui s'étendait entre l'Europe et l'Asie, offrait des conditions particulièrement propices avec ses eaux chaudes et ses écosystèmes côtiers diversifiés.

  38. 52

    C'est quoi une baleine à bosse ?

    La baleine à bosse (Megaptera novaeangliae), aussi appelée mégaptère ou rorqual à bosse, est l'une des espèces de cétacés les plus emblématiques et reconnaissables des océans du monde. Ce mammifère marin appartient à la famille des baleines à fanons (mysticètes) et se distingue par ses comportements spectaculaires et ses caractéristiques anatomiques uniques.Caractéristiques physiques distinctivesLa baleine à bosse mesure habituellement entre 13 et 15 mètres de long, pouvant atteindre jusqu'à 17 mètres pour les plus grands spécimens. Son poids varie entre 25 et 40 tonnes, les femelles étant généralement plus grandes que les mâles. Le plus grand spécimen découvert mesurait 19 mètres avec des nageoires pectorales de 6 mètres.Son nom provient de la bosse de graisse discrète placée devant sa nageoire dorsale, qui devient particulièrement visible lorsqu'elle fait le dos rond pour plonger. Cette caractéristique lui donne son apparence distinctive lorsqu'elle amorce une plongée.

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    Quel est le record de longévité chez un cétacé ?

    La baleine boréale : championne absolue de la longévitéLe record de longévité chez les cétacés est détenu par la baleine boréale (Balaena mysticetus), également appelée baleine du Groenland. Cette espèce peut vivre jusqu'à 200 ans, ce qui en fait le mammifère ayant la plus grande espérance de vie connue.Des études récentes utilisant l'analyse de l'ADN par méthylation ont même suggéré que cette espèce pourrait potentiellement vivre jusqu'à 268 ans, soit 57 ans de plus que le plus ancien spécimen connu. Cette estimation révolutionnaire est basée sur une nouvelle méthode génétique qui permet d'évaluer la longévité maximale théorique d'une espèce en analysant la densité de méthylation de l'ADN sur 42 gènes particuliers.Spécimens records confirmésLe plus ancien spécimen de baleine boréale confirmé scientifiquement était âgé de 211 ans. Cette estimation a été réalisée grâce à l'analyse de la racémisation de l'acide aspartique dans le cristallin de l'œil. Cette même étude a également identifié trois autres spécimens mâles âgés de plus de 100 ans.Un autre indice remarquable de leur longévité exceptionnelle provient de la découverte, dans les tissus d'un spécimen pêché il y a près de deux décennies, de fragments d'un harpon explosif commercialisé dans les années 1860 et largement utilisé entre 1885 et 1895, permettant d'estimer son âge à au moins 115 ans.

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    Les cétacés interagissent-ils avec les requins ?

    Les interactions entre les cétacés et les requins sont nombreuses et complexes, allant de relations prédateur-proie à des comportements de défense mutuelle, en passant par des situations d'évitement et de coexistence. Ces interactions varient considérablement selon les espèces impliquées, les conditions environnementales et les circonstances spécifiques de chaque rencontre.Les orques : des prédateurs redoutables de requinsLes orques représentent l'une des interactions les plus spectaculaires entre cétacés et requins. Ces mammifères marins ont développé des stratégies de chasse sophistiquées pour s'attaquer aux grands requins blancs, démontrant une efficacité redoutable. En Afrique du Sud, le duo d'orques Port et Starboard s'est spécialisé dans la chasse aux requins blancs depuis 2017, ciblant spécifiquement leurs foies riches en lipides.Les orques utilisent des techniques de chasse coordonnées, percutant les requins à plusieurs reprises pour les déstabiliser avant de les retourner pour induire un état d'immobilité tonique. Cette méthode permet aux orques d'extraire précisément le foie des requins, un organe particulièrement nutritif. Une étude récente a même documenté le cas de Starboard tuant seul un requin blanc de 2,5 mètres en moins de deux minutes.L'impact de ces prédations est considérable : la simple présence d'orques dans une zone peut provoquer la fuite des grands requins blancs, modifiant ainsi l'équilibre écologique local. Ce phénomène a été confirmé par des analyses ADN en Australie, où un requin blanc de 4,7 mètres a été retrouvé avec des traces de morsures d'orques.

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    Quelle est la vitesse maximale atteinte par un dauphin ?

    La vitesse maximale atteinte par un dauphin varie selon l'espèce, mais le record absolu appartient au dauphin commun à bec court (Delphinus delphis), qui peut atteindre une vitesse de 60 km/h .Le dauphin commun : champion de vitesseLe dauphin commun à bec court est reconnu comme l'espèce de cétacé la plus rapide au monde . Ce mammifère marin relativement petit - mesurant environ 1,82 mètre et pesant environ 77 kg - peut atteindre des vitesses exceptionnelles de 60 km/h . Certaines sources rapportent même des vitesses pouvant aller jusqu'à 65 km/h .Cette performance remarquable s'explique par plusieurs adaptations anatomiques spécifiques : Un corps parfaitement hydrodynamique et profiléUne peau aux propriétés élastiques qui réduit la traînée hydrodynamique jusqu'à 80% Une musculature dorsale et caudale particulièrement développée Une colonne vertébrale flexible qui optimise chaque mouvement

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    Pourquoi les orques attaquent les bateaux ?

    Depuis 2020, un phénomène fascinant et préoccupant se déroule dans les eaux du détroit de Gibraltar et au large de la péninsule ibérique : des orques interagissent de manière directe avec des bateaux, principalement des voiliers, causant parfois des dommages importants et même des naufrages. Plus de 700 interactions de ce type ont été recensées depuis le début du phénomène.Un phénomène récent et localiséLes premières interactions documentées ont été signalées en mai 2020 dans le détroit de Gibraltar. Depuis, le phénomène s'est étendu et plus de 600 rapports d'interaction entre orques et bateaux ont été recensés entre 2020 et 2024. Ces interactions se concentrent principalement dans une zone spécifique allant du détroit de Gibraltar aux côtes du Portugal, de l'Espagne et parfois jusqu'au large de la Bretagne.Le modus operandi est presque toujours le même : les orques s'approchent des bateaux, généralement des voiliers de moins de 15 mètres, et s'en prennent spécifiquement au safran, la partie mobile du gouvernail située sous la coque. Cette interaction peut durer de 30 minutes à 2 heures en moyenne, et se termine souvent par l'endommagement ou la destruction du gouvernail.

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    Quels cétacés vivent en Méditerranée toute l’année ?

    Le Grand dauphin (Tursiops truncatus)Le Grand dauphin est considéré comme l'espèce la plus sédentaire des cétacés méditerranéens. Il s'agit d'un animal grégaire sédentaire qui vit en groupe toute l'année le long des côtes. Cette espèce présente une attitude sédentaire avec des déplacements dans un rayon de 80 km en moyenne. Les populations de Grands dauphins de Méditerranée française sont structurées en différentes communautés résidentes sur le plateau continental.Le Rorqual commun (Balaenoptera physalus)Le Rorqual commun est la seule espèce de mysticète résidente en Méditerranée. Il constitue une population isolée et résidente avec un flux génétique très limité entre les individus présents en Méditerranée et ceux de l'Atlantique Nord. Cette sous-population méditerranéenne est génétiquement différente de celle qui évolue en Atlantique.Le Cachalot (Physeter macrocephalus)Le Cachalot est présent quasiment tout le temps en zone méditerranéenne. Les données parasitologiques suggèrent que les Cachalots de Méditerranée pourraient constituer une population isolée et sédentaire. Cette espèce fait partie des huit espèces communes du bassin méditerranéen.Le Dauphin bleu et blanc (Stenella coeruleoalba)Cette espèce est fréquente toute l'année partout dans le Sanctuaire Pelagos. Elle représente l'espèce la plus abondante avec un indice de 0,339 individus par kilomètre. Les dauphins bleus et blancs sont présents à l'année avec des abondances plus faibles en hiver.Le Dauphin de Risso (Grampus griseus)Le Dauphin de Risso fait partie des espèces avec une observation régulière toute l'année partout dans le Sanctuaire. Cette espèce est considérée comme commune dans le bassin méditerranéen.Le Globicéphale noir (Globicephala melas)Le Globicéphale noir présente une observation régulière en zone ligure et provençale, surtout en été. Bien qu'il y ait des variations saisonnières dans sa distribution, cette espèce fait partie du peuplement permanent du bassin occidental.La Baleine à bec de Cuvier (Ziphius cavirostris)Cette espèce présente une observation régulière dans l'est du Sanctuaire et fait partie des huit espèces communes de Méditerranée.

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    Y a-t-il des cétacés dans la mer Noire ?

    La mer Noire abrite trois espèces de cétacés résidentes et endémiques, c'est-à-dire qu'elles ne se trouvent nulle part ailleurs dans le monde. Ces trois sous-espèces sont spécifiquement adaptées aux conditions particulières de cette mer semi-fermée.Les trois espèces de cétacés de la mer Noire1. Le Grand dauphin de la mer Noire (Tursiops truncatus ponticus)Le Grand dauphin de la mer Noire est une sous-espèce endémique qui se distingue génétiquement et morphologiquement des autres populations de grands dauphins. Cette espèce est présente dans toute la mer Noire, y compris le détroit de Kertch et la mer d'Azov. Elle est actuellement classée comme "En danger" par l'UICN, avec une population estimée à moins de 1000 individus.2. Le Dauphin commun de la mer Noire (Delphinus delphis ponticus)Cette sous-espèce de dauphin commun est également endémique à la mer Noire. Bien qu'elle ne soit pas physiquement différente de celle de la Méditerranée, elle forme une population isolée et distincte. Elle est classée comme "Vulnérable" par l'UICN, avec une population estimée à quelques dizaines de milliers d'individus.3. Le Marsouin commun de la mer Noire (Phocoena phocoena relicta)Le marsouin commun de la mer Noire est une sous-espèce adaptée aux conditions particulières de cette mer, notamment à des teneurs en sel inférieures. Cette espèce habite principalement les eaux peu profondes de la plateforme continentale et est classée comme "En danger" par l'UICN.

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    A quoi sert le réseau admirable chez les cétacés ?

    Le réseau admirable, ou rete mirabile en latin, représente l'une des adaptations anatomiques les plus sophistiquées et fascinantes développées par les cétacés au cours de leur évolution. Cette structure vasculaire complexe joue un rôle crucial dans la survie de ces mammifères marins dans leur environnement aquatique exigeant.L'anatomie du réseau admirableLe réseau admirable consiste en un plexus vasculaire dense et complexe composé d'artères et de veines intimement associées. Ces structures se trouvent principalement dans trois régions anatomiques clés chez les cétacés : autour du cerveau, le long de la colonne vertébrale et dans la cage thoracique. Cette organisation anatomique particulière place les artères et les veines à proximité immédiate les unes des autres, créant un enchevêtrement de vaisseaux sanguins d'une complexité remarquable.Chez les dauphins, par exemple, le réseau admirable forme un système massif situé entre les circulations systémique et cérébrale au niveau cervico-thoracique. La partie cervicale du réseau admirable spinal donne naissance aux artères méningées, qui constituent l'une des principales voies d'approvisionnement sanguin du cerveau. Cette particularité anatomique est d'autant plus importante que les artères carotides internes, présentes chez la plupart des mammifères terrestres, sont réduites ou absentes chez les cétacés adultes.L'approvisionnement vasculaire de ces réseaux admirables provient de diverses sources artérielles, notamment les artères dorsales dérivées du tronc brachiocéphalique, les artères thoraciques internes, les artères intercostales et d'autres branches de l'aorte descendante. Cette vascularisation multiple garantit un approvisionnement sanguin robuste et redondant au système.Fonctions physiologiques multiples...

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    C'est quoi l'ambre gris ?

    L'ambre gris, souvent surnommé "l'or flottant", est une substance mystérieuse et précieuse qui fascine depuis des siècles. Contrairement à ce que son nom pourrait laisser penser, il ne s'agit pas d'une résine fossile comme l'ambre jaune, mais d'une matière organique très particulière d'origine marine.Qu'est-ce que l'ambre gris ?L'ambre gris est une concrétion intestinale produite par le cachalot macrocéphale (Physeter macrocephalus). Cette substance se forme dans le système digestif du cétacé à partir de l'interaction entre les sécrétions biliaires et les aliments non digérés, principalement les becs pointus des calmars et autres céphalopodes dont se nourrit le cachalot.Ces becs, étant indigestes, peuvent parfois se retrouver dans l'intestin et irriter les parois intestinales. Pour se protéger, le cachalot sécrète alors une substance riche en cholestérol qui enrobe ces éléments, formant progressivement des agrégats. Cette matière est ensuite expulsée naturellement par l'animal dans l'océan, d'où son surnom de "vomi de cachalot".

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    À quoi sert l'organe de spermaceti des cachalots ?

    L'organe de spermaceti des cachalots, également appelé "blanc de baleine", est l'une des structures anatomiques les plus fascinantes et mystérieuses du règne animal. Situé dans l'immense tête du cachalot, cet organe massif représente jusqu'à 40% de la longueur totale de l'animal et peut contenir jusqu'à 1 900 litres d'huile.Description et compositionL'organe de spermaceti se présente comme un sac allongé en forme de tonneau, rempli d'une substance blanche et cireuse appelée spermaceti. Cette substance est principalement composée d'esters de cire, notamment de palmitate de cétyle, et de triglycérides. Le spermaceti est liquide au-dessus de 30°C mais se cristallise progressivement lorsque la température descend, particulièrement vers 31°C.Principales hypothèses sur la fonctionMalgré des décennies de recherche, la fonction exacte de l'organe de spermaceti reste débattue. Plusieurs hypothèses coexistent.

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    Les cétacés peuvent-ils devenir sourds ?

    Oui, les cétacés peuvent effectivement devenir sourds, et cette condition représente un défi majeur pour leur survie. Dans l'environnement marin où la lumière ne pénètre que faiblement, l'audition constitue le sens le plus vital pour ces mammifères. Les cétacés dépendent entièrement de leur ouïe pour communiquer, s'orienter, chasser, éviter les prédateurs et maintenir leurs liens sociaux.Les causes de la surdité chez les cétacésSources naturellesLes cétacés peuvent développer une surdité à partir de plusieurs facteurs naturels, notamment le vieillissement, les déficits congénitaux, les parasites et les médicaments ototoxiques. Ces causes suivent des schémas similaires à ceux observés chez d'autres mammifères.Pollution sonore d'origine anthropiqueL'activité humaine représente aujourd'hui la principale menace pour l'audition des cétacés. Les sources incluent :Navigation commerciale : Le trafic maritime génère un bruit constant qui perturbe les communications acoustiques des cétacés. Les niveaux sonores dans les océans ont augmenté de manière spectaculaire ces dernières décennies.Sonars militaires : Ces systèmes émettent des signaux dépassant 230 décibels, provoquant des lésions auditives graves et pouvant causer la mort. Les exercices militaires ont été directement associés à des échouages massifs de baleines à bec.Prospection pétrolière : Les canons à air comprimé utilisés pour les sondages sismiques génèrent des ondes sonores atteignant 240 décibels, capables de pénétrer l'écorce terrestre sur 40 kilomètres.Explosions sous-marines : Les opérations de désamorçage d'anciennes bombes militaires provoquent des ondes sonores sur 30 kilomètres, rendant sourds environ 60 animaux par explosion.Types de pertes auditives chez les cétacésPerte auditive temporaire (TTS - Temporary Threshold Shift)La perte auditive temporaire se caractérise par une élévation réversible du seuil d'audition. Les seuils de TTS varient entre 165 et 200 décibels selon les espèces. Cette condition peut durer de quelques minutes à plusieurs jours avant récupération complète.Perte auditive permanente (PTS - Permanent Threshold Shift)La perte auditive permanente représente un dommage irréversible au système auditif. Les seuils de PTS sont estimés entre 180 et 220 décibels selon les espèces. Cette condition compromet gravement les chances de survie des cétacés.

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    Qu’est-ce que le « spyhopping » et à quoi sert-il ?

    Le Spyhopping chez les CétacésLe spyhopping est un comportement fascinant observé chez de nombreuses espèces de cétacés, caractérisé par une émersion verticale contrôlée de la tête hors de l'eau. Ce phénomène, également appelé "espionnage" en français, constitue l'une des manifestations les plus intriguantes de l'intelligence et de la curiosité des mammifères marins.Définition et CaractéristiquesLe spyhopping se manifeste lorsqu'une baleine, un dauphin ou un autre cétacé se redresse verticalement dans l'eau, maintenant sa tête au-dessus de la surface pendant quelques secondes à plusieurs minutes. Contrairement aux sauts spectaculaires (breaching) ou aux mouvements dynamiques, le spyhopping est un comportement lent et délibéré qui permet à l'animal de maintenir une position stable.L'animal utilise principalement ses nageoires pectorales pour se stabiliser et contrôler sa flottabilité, sans généralement battre de la queue de manière énergique. Les yeux du cétacé se trouvent habituellement juste au-dessus ou légèrement en dessous de la surface de l'eau, lui offrant une perspective unique sur son environnement aérien.

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    La baleine bleue peut-elle avoir des jumeaux

    Les naissances gémellaires chez les baleines bleues (Balaenoptera musculus) sont extrêmement rares mais possibles. Contrairement à de nombreux mammifères terrestres, les baleines bleues donnent généralement naissance à un seul baleineau par portée. Cette limitation s'explique par les besoins énergétiques considérables du nouveau-né et la capacité limitée de la mère à subvenir aux besoins de plusieurs petits simultanément.Contraintes physiologiquesLa nature étant bien faite, la portée comprend un seul petit car la mère pourrait difficilement combler les besoins énergétiques nécessaires à des jumeaux. Cette règle biologique s'explique par plusieurs facteurs :Besoins énergétiques massifs : Un baleineau de baleine bleue consomme entre 380 et 570 litres de lait maternel par jour et peut grossir de 80 à 90 kg quotidiennementRichesse du lait maternel : Le lait des baleines bleues contient 20 à 40% de matières grasses selon l'espèce, nécessitant une production énergétique importante de la mèreTaille du nouveau-né : À la naissance, un baleineau mesure déjà 7 mètres de long et pèse entre 2,5 et 3 tonnes

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