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Méditations intimes

J'ai vécu 30 ans dissociée de mon corps, addict au stress et je partage mon chemin pour sortir de l'anesthésie.Chaque dimanche, je vous propose une méditation audio, pour explorer des outils de yoga et de tantra ensemble.Un temps pour vous, pour écouter votre coeur, ralentir. Pour vous relier à votre plaisir 🌷 lalettreintime.substack.com

  1. 19

    Méditation 15 min : se sentir en vie

    Ce soir, je vous partage une méditation inspirée de la roue de la conscience de Dan Siegel. Parce que j’en ai vraiment besoin pour ralentir et sortir de ma tête la culpabilité que je ressens de vouloir trop accomplir, sans ralentir. La roue de la conscience m’aide à ressentir la gratitude simple d’avoir un corps, de ressentir du plaisir, d’être en vie. C’est une méditation pour se sentir en vie, et apprécier.Pour revenir à la simplicité de notre corps quand le mental complique tout. Pour se reconnecter au plaisir d’avoir un corps qui nous permet de prendre la route, de voir du paysage, de ressentir les rayons du soleil sur notre peau.Et parfois, c’est un bon rappel quand le mental a un peu trop pris le volant. This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit lalettreintime.substack.com

  2. 18

    Méditation 10 min : s'offrir la lenteur

    Le quotidien, quand on passe 9 h par jour sur une chaise, derrière nos ordis, ne se passe pas dans notre corps, mais dans notre cerveau. C’est l’illusion de tout pouvoir contrôler, de tout pouvoir optimiser.Ma vie ressemblait à ça :- Essayer de faire rentrer tous les pans de ma vie dans mon agenda, sans jamais m’asseoir sur mon canapé.- Rattraper le temps pendant mes congés, faire toujours le plus de choses possibles, s’entourer du plus de personnes, accomplir toujours plus.- Faire du sport pour me vider la tête, pour tenir le marathon, pour rester au service de ma discipline mentale.La vie nous file entre les doigts :- Quand on fait l’amour en 5 minutes, mais qu’on passe 3 h devant Netflix,- Quand on ne lit plus, on n’attend plus, on ne s’ennuie plus, mais qu’on consomme des contenus de 5 secondes sur Instagram,- Quand on parle avec des dizaines d’autres humains derrière nos écrans et nos e-mails, mais qu’on se sent seule, vidée et épuisée quand on ferme l’écran le soir.C’est une course effrénée dans laquelle j’avais arrêté de ressentir.J’avais l’impression d’être assise sur le siège passager dans une Ferrari à pleine balle sur l’autoroute.Le tantra, c’est l’art d’être présent dans notre corps.Notre cerveau est le leader de la bande : il parle très fort pour ne pas dire grand-chose. Mais on a tendance à le suivre, à croire en lui.Alors que notre corps, lui, c’est notre ami introverti. Il écoute et encaisse, et de temps en temps, il parle timidement. Mais ce qu’il dit est toujours puissant.Le tantra nous apprend à voir notre corps comme un outil pour ressentir subtilement le chemin de notre cœur. C’est apprendre à mobiliser notre énergie vitale et la conscience du corps pour approfondir la présence à soi et à l’autre.C’est revenir à la simplicité de vivre avec notre corps, le véhicule de notre vie. This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit lalettreintime.substack.com

  3. 17

    Méditation 12 min : initiation au tantra

    Le quotidien, quand on passe 9 h par jour sur une chaise, derrière nos ordis, ne se passe pas dans notre corps, mais dans notre cerveau. C’est l’illusion de tout pouvoir contrôler, de tout pouvoir optimiser.Ma vie ressemblait à ça :- Essayer de faire rentrer tous les pans de ma vie dans mon agenda, sans jamais m’asseoir sur mon canapé.- Rattraper le temps pendant mes congés, faire toujours le plus de choses possibles, s’entourer du plus de personnes, accomplir toujours plus.- Faire du sport pour me vider la tête, pour tenir le marathon, pour rester au service de ma discipline mentale.La vie nous file entre les doigts :- Quand on fait l’amour en 5 minutes, mais qu’on passe 3 h devant Netflix,- Quand on ne lit plus, on n’attend plus, on ne s’ennuie plus, mais qu’on consomme des contenus de 5 secondes sur Instagram,- Quand on parle avec des dizaines d’autres humains derrière nos écrans et nos e-mails, mais qu’on se sent seule, vidée et épuisée quand on ferme l’écran le soir.C’est une course effrénée dans laquelle j’avais arrêté de ressentir.J’avais l’impression d’être assise sur le siège passager dans une Ferrari à pleine balle sur l’autoroute.Le tantra, c’est l’art d’être présent dans notre corps.Notre cerveau est le leader de la bande : il parle très fort pour ne pas dire grand-chose. Mais on a tendance à le suivre, à croire en lui.Alors que notre corps, lui, c’est notre ami introverti. Il écoute et encaisse, et de temps en temps, il parle timidement. Mais ce qu’il dit est toujours puissant.Le tantra nous apprend à voir notre corps comme un outil pour ressentir subtilement le chemin de notre cœur. C’est apprendre à mobiliser notre énergie vitale et la conscience du corps pour approfondir la présence à soi et à l’autre.C’est revenir à la simplicité de vivre avec notre corps, le véhicule de notre vie. This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit lalettreintime.substack.com

  4. 16

    Méditation 10 min : votre recette érotique

    Ce matin, je me suis assise au soleil avec mon amie Philou et un cappuccino, dans le parc près de chez moi. Il faisait très froid, mais le soleil réchauffait notre peau. Je suis arrivée le cerveau en ébullition, avec une to-do list administrative interminable dans la tête, des pensées frénétiques de choses à faire. Ressentir le soleil sur ma peau m’a permis de revenir au présent, un instant. La méditation de ce soir, la première de 2026 (bonne année à tous !), est une invitation à se sentir présent dans notre peau, un moyen d’ancrage que je trouve très efficace pour revenir rapidement dans notre corps quand le cerveau fait trop de bruit.1. La peau comme frontière de l’intimePendant ma formation de professeure de yoga, l’un des coachs nous a invités à assister nos élèves dans leurs postures en les touchant avec la paume de la main. Toucher le corps de l’autre, avec son consentement, c’est créer un lien avec un autre corps, une invitation à briser la solitude intérieure. Ces mots du coach m’ont marquée : “vous êtes peut-être la seule personne qui va toucher son corps aujourd’hui”. Le toucher est un cadeau, une outil pour créer du lien et reconnaître la présence de l’autre, au travers de notre propre corps.Pour Claudia Benthien, dans Skin: On the Cultural Border Between Self and World, la peau est plus qu’une simple surface : elle est le lieu premier de rencontre entre soi et le monde. Des expressions comme “getting under one’s skin” en anglais illustrent une pénétration émotionnelle, le sentiment d’être touché dans notre intimité, en profondeur, sous la surface de notre peau.Ainsi, passer la frontière de la peau nous expose intimement : on peut être irrité par quelqu’un qui “se glisse sous notre peau” (“getting under one’s skin” en anglais) ou bien se sentir très attaché à quelqu’un que l’on “a dans la peau” en français.2. La peau comme lien avec le vivantÀ 31 ans, mon algorithme Instagram semble penser qu’il faut que ma peau soit la plus lisse possible. Je suis abreuvée de contenus pour lutter contre mes rides et ça fonctionne car j’ai peur de vieillir. Mais porter mon attention sur le ressenti que me donne ma peau à l’intérieur, me permet de me détacher du jugement que je lui porte à l’extérieur. Sentir la vie qui traverse notre peau peut nous aider à remplacer le regard dur que l’on peut parfois porter sur elle dans le miroir. Quand on voit tant de vies volées sur Terre, la peau nous ramène au vivant de notre corps, à la gratitude de se sentir en vie, mais aussi à la chance que l’on a de vieillir.3. La peau comme porte du plaisirCe soir, je vous invite à ressentir votre peau, non seulement comme frontière, mais aussi comme lien au monde :* Tout d’abord, ressentez la vie dans votre corps, sous votre peau. Où percevez-vous de l’énergie, des vibrations, du mouvement ?* Ensuite, concentrez vous sur votre peau elle-même. Ressentez le contact de vos vêtements, leur douceur ou leur rugosité. Quelles sont les zones de votre peau qui sont fraîches ou chaudes ? Où ressentez-vous du confort dans votre peau ?* Puis, portez votre attention sur tout l’espace au-delà de votre peau, sur l’espace entre la surface de votre peau et l’infini. Ressentez la présence de votre corps dans cet espace.* Enfin, visualisez un moment où vous avez ressenti un grand plaisir dans votre peau. Peut-être une baignade dans l’océan, ou un moment où, allongé sur le sable chaud, vous sentiez la chaleur du soleil sur vous. Cela peut être aussi l’étreinte de quelqu’un que vous aimez, une caresse.Notre peau nous rend présents au monde, au plaisir d’être en vie. C’est aussi une voie d’accès au désir : le contact de l’autre contre notre corps, l’électricité qui nous traverse et nourrit notre force de vie, notre éros.Pour me soutenir, partagez cette lettre intime à quelqu’un que vous aimez.PS : 🎤 Mes méditations intimes sont disponibles sur Spotify mais aussi, sur Apple podcast, n’hésitez pas à vous abonner sur vos plateformes d’écoute, c’est ce qui m’aide le plus et cela vous permet d’être au courant des prochaines méditations.📚 Pour aller plus loin :* Claudia Benthien, Skin: On the Cultural Border Between Self and World* Alexandre Lacroix, Apprendre à faire l’amour* 📸 Vogue Magazine Pinterest (Matteo Bevilacqua, Karis Beaumont) This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit lalettreintime.substack.com

  5. 15

    Méditation 10 min : être bien dans sa peau

    Ce matin, je me suis assise au soleil avec mon amie Philou et un cappuccino, dans le parc près de chez moi. Il faisait très froid, mais le soleil réchauffait notre peau. Je suis arrivée le cerveau en ébullition, avec une to-do list administrative interminable dans la tête, des pensées frénétiques de choses à faire. Ressentir le soleil sur ma peau m’a permis de revenir au présent, un instant. La méditation de ce soir, la première de 2026 (bonne année à tous !), est une invitation à se sentir présent dans notre peau, un moyen d’ancrage que je trouve très efficace pour revenir rapidement dans notre corps quand le cerveau fait trop de bruit.1. La peau comme frontière de l’intimePendant ma formation de professeure de yoga, l’un des coachs nous a invités à assister nos élèves dans leurs postures en les touchant avec la paume de la main. Toucher le corps de l’autre, avec son consentement, c’est créer un lien avec un autre corps, une invitation à briser la solitude intérieure. Ces mots du coach m’ont marquée : “vous êtes peut-être la seule personne qui va toucher son corps aujourd’hui”. Le toucher est un cadeau, une outil pour créer du lien et reconnaître la présence de l’autre, au travers de notre propre corps.Pour Claudia Benthien, dans Skin: On the Cultural Border Between Self and World, la peau est plus qu’une simple surface : elle est le lieu premier de rencontre entre soi et le monde. Des expressions comme “getting under one’s skin” en anglais illustrent une pénétration émotionnelle, le sentiment d’être touché dans notre intimité, en profondeur, sous la surface de notre peau.Ainsi, passer la frontière de la peau nous expose intimement : on peut être irrité par quelqu’un qui “se glisse sous notre peau” (“getting under one’s skin” en anglais) ou bien se sentir très attaché à quelqu’un que l’on “a dans la peau” en français.2. La peau comme lien avec le vivantÀ 31 ans, mon algorithme Instagram semble penser qu’il faut que ma peau soit la plus lisse possible. Je suis abreuvée de contenus pour lutter contre mes rides et ça fonctionne car j’ai peur de vieillir. Mais porter mon attention sur le ressenti que me donne ma peau à l’intérieur, me permet de me détacher du jugement que je lui porte à l’extérieur. Sentir la vie qui traverse notre peau peut nous aider à remplacer le regard dur que l’on peut parfois porter sur elle dans le miroir. Quand on voit tant de vies volées sur Terre, la peau nous ramène au vivant de notre corps, à la gratitude de se sentir en vie, mais aussi à la chance que l’on a de vieillir.3. La peau comme porte du plaisirCe soir, je vous invite à ressentir votre peau, non seulement comme frontière, mais aussi comme lien au monde :* Tout d’abord, ressentez la vie dans votre corps, sous votre peau. Où percevez-vous de l’énergie, des vibrations, du mouvement ?* Ensuite, concentrez vous sur votre peau elle-même. Ressentez le contact de vos vêtements, leur douceur ou leur rugosité. Quelles sont les zones de votre peau qui sont fraîches ou chaudes ? Où ressentez-vous du confort dans votre peau ?* Puis, portez votre attention sur tout l’espace au-delà de votre peau, sur l’espace entre la surface de votre peau et l’infini. Ressentez la présence de votre corps dans cet espace.* Enfin, visualisez un moment où vous avez ressenti un grand plaisir dans votre peau. Peut-être une baignade dans l’océan, ou un moment où, allongé sur le sable chaud, vous sentiez la chaleur du soleil sur vous. Cela peut être aussi l’étreinte de quelqu’un que vous aimez, une caresse.Notre peau nous rend présents au monde, au plaisir d’être en vie. C’est aussi une voie d’accès au désir : le contact de l’autre contre notre corps, l’électricité qui nous traverse et nourrit notre force de vie, notre éros.Pour me soutenir, partagez cette lettre intime à quelqu’un que vous aimez.PS : 🎤 Mes méditations intimes sont disponibles sur Spotify mais aussi, sur Apple podcast, n’hésitez pas à vous abonner sur vos plateformes d’écoute, c’est ce qui m’aide le plus et cela vous permet d’être au courant des prochaines méditations.📚 Pour aller plus loin :* Claudia Benthien, Skin: On the Cultural Border Between Self and World* Alexandre Lacroix, Apprendre à faire l’amour* 📸 Vogue Magazine Pinterest (Matteo Bevilacqua, Karis Beaumont) This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit lalettreintime.substack.com

  6. 14

    Méditation 7 min : alléger la charge mentale

    J’ai failli louper mon vol. Une histoire de confusion de terminal, de grand ménage à faire avant de partir, d’un PowerPoint à terminer pour le travail, en plus de ma fâcheuse tendance à être en retard. D’habitude, me rendre compte que je risque de rater mon vol entraîne une panique totale à l’intérieur de moi : pensées frénétiques et anxieuses, cœur à mille à l’heure, système nerveux suractivé. Mais cette fois-ci, j’ai regardé la situation avec plus de distance. Dans la navette pour changer de terminal, j’ai pris le temps d’observer la réaction de mon corps et les pensées de panique qui prennent tout l’espace. Puis, j’ai décidé de lâcher prise, comme le ferait Singer dans The Surrender Experiment. Je vais faire de mon mieux, le reste, je ne le contrôle pas.Cette situation mérite t-elle de semer le chaos à l’intérieur de moi ?La période des fêtes nous fait porter beaucoup sur les épaules : le poids de la solitude, ou celui de la tristesse, face à la perte de ceux qui ne fêteront plus Noël avec nous. Le poids de la pression qu’on se met pour apaiser les tensions autour de nous, pour faire plaisir à ceux que l’on aime. C’est comme partir en voyage avec deux gros sacs accrochés à notre corps : la charge mentale dans le dos et la charge émotionnelle à l’avant, qui pèse sur notre cœur. On en a plein le dos et notre cœur est lourd.1. Quand la voix dans notre tête fait trop de bruitJe suis la reine du contrôle. J’ai longtemps cru pouvoir arracher à la vie tout ce dont je serais fière : décrocher une école prestigieuse, déménager à New York, revenir à Paris puis monter ma boîte. Et même arriver dans le classement Forbes 30 under 30, en faisant des pieds et des mains pour me faire connaître des membres du jury. Avec la croyance profonde que seule ma volonté pouvait me permettre d’influencer ma trajectoire. Mais croire que je peux tout contrôler m’a fait vivre dans ma tête, sous l’emprise de mon ego… très loin de mon corps. Je ne parvenais même pas à l’entendre me dire quand c’était trop, quand il n’était pas d’accord, quand mon cœur ne vibrait plus. La voix dans ma tête faisait trop de bruit.2. La présence, pour cultiver notre paix intérieureQuand c’est le chaos à l’extérieur, travailler notre présence nous permet de retrouver un apaisement à l’intérieur. Et travailler ma présence a tout bouleversé pour moi cette année. En valorisant la présence à mon corps, j’ai appris à aimer la solitude. À réussir à me poser sur mon canapé seule, avec plaisir. Parce que tout mon corps dit oui. Travailler ma présence apaise mon système nerveux, me donne envie de prendre soin de ma maison, de partir me promener au bord du canal à côté de chez moi. J’ai appris à apprécier davantage le silence que je fuyais, par peur du vide, du manque, par peur de ne pas prouver ma valeur si je ne suis pas productive.3. La présence, pour entendre nos limites et les honorerÊtre présente dans mon corps me permet aussi de sentir quand il me demande un temps de retraite du monde. Si une situation extérieure crée un chaos en moi, revenir à mon corps, avec une grande respiration, me permet de choisir comment je souhaite répondre. La présence crée une ligne de base contre laquelle nous pouvons évaluer si une situation mérite ou non de troubler notre paix intérieure. Et, si l’une de nos limites a été franchie, c’est choisir sciemment d’accueillir pleinement le passage de la colère ou de la tristesse dans notre maison, sans les laisser s’y installer.Pour me soutenir, partagez cette lettre intime à quelqu’un que vous aimez :PS : 🎤 Mes méditations intimes sont disponibles sur Spotify mais aussi, sur Apple podcast, n’hésitez pas à vous abonner sur vos plateformes d’écoute, c’est ce qui m’aide le plus et cela vous permet d’être au courant des prochaines méditations.📚 Pour aller plus loin :* Le chemin le moins fréquenté, Scott Peck* The Surrender Experiment, Michael A. Singer* 📸 : The Holiday, Nancy Meyers (film, 2006) This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit lalettreintime.substack.com

  7. 13

    Méditation sur la solitude 5 min : apprécier le silence

    Comment trouver du confort dans la solitude ? Comment s’asseoir avec elle, sans peur du vide, du manque ? Pendant des années, j’étais incapable de m’asseoir seule chez moi, sur mon canapé, sans une distraction (c’est-à-dire un écran) pour ne pas me retrouver face à la réalité de ma solitude. J’ai longtemps fui. En remplissant mon agenda à ras-bord, en m’entourant constamment de bruit, de distractions, de gens. Et parfois, je me suis sentie seule même en étant très entourée.Je travaille maintenant à l’apprécier davantage. A ne plus la voir comme un manque : un manque d’amour, un manque de productivité. Mais comme un plein de présence : un espace pour me relier à moi-même, à mon corps. Pour mieux entendre mon désir dans le silence. Pour me relier aux autres avec intention, non plus pour fuir l’inconfort. La percevoir non pas comme la solitude qui isole, mais comme celle qui relie à soi. Et je me suis rendue compte qu’elle n’était pas si difficile à vivre, quand j’accepte de l’accueillir.Ne plus en avoir peur. Et même apprendre à l’apprécier. La solitude est devenue un espace dont j’ai besoin pour ne pas me perdre de vue. Un retour dans mon corps, surtout quand mon mental prend trop de place.« Lorsque nous sommes devenus conscients de nous-mêmes, nous avons pris conscience de nous en tant qu’entités séparées. Nous avons perdu cette sensation d’unité avec la nature et le reste de la création. »Scott Peck, le chemin le moins fréquentéFuir la solitude ne fait que l’alourdir. Le vide et le silence font peur lorsqu’on refuse de les rencontrer. Mais les tenir à distance, c’est les laisser prendre des proportions immenses. On ferme la porte sur eux, mais ils restent derrière.Quand je sens que je subis la solitude, qu’elle m’attriste, je me pose avec elle. Juste 5 minutes.On essaye ensemble ?1. La solitude pour se relier à soi J’essaye de ne plus envisager la solitude comme un plan B, comme le vide laissé par l’absence de lien. Mais comme un espace de création, de lien à soi, avec notre corps, notre désir, notre créativité. La distraction, la stimulation, l’interaction constante, troublent la surface de l’eau. Avant, mon mode de confort, c’était l’action constante. Le buzz grisant du bruit, de la productivité, de la rapidité. Exister aux yeux des autres, mais avoir ma propre vue troublée à l’intérieur. Regarder dehors, seulement parce que dedans, tout est trouble. Désir flou et cœur muet. Trop de bruit mental.La solitude permet aux sédiments de se déposer.Aujourd’hui, je préfère être seule plutôt qu’avec des gens qui me font me sentir seule. J’ai appris à apprécier ma propre compagnie. La plupart du temps.2. La solitude pour se relier aux autres avec intentionDans Le chemin le moins fréquenté, Scott Peck nous dit que la solitude n’est pas simplement la privation sociale, mais un outil pour cultiver du sens. Et ce chemin est solitaire. Peck associe la solitude à une discipline active : le fait de s’extraire du tumulte du quotidien doit se faire avec intention.Ce que je ressens parfois, quand mon ego est au contrôle, c’est d’être un personnage qui flotte au-dessus de mon corps, tandis que je reste bien enfermée derrière la porte de mon cœur. Pas de vulnérabilité, juste une armure. La protection du paraître, du statut, et la solitude, toujours là, tout au fond. Pas de lien authentique aux autres, un lien d’apparat.Dès que la solitude me pèse à nouveau, je reviens vers ma pratique de gratitude et de retraite, pour écouter le silence, mais aussi la vie tout autour de moi.“Nous aimons la compagnie, tu vois, mais nous ne pouvons pas supporter d’être entourés de personnes trop longtemps. Alors nous nous perdons, revenons un moment, puis repartons.”Into the Wild, film (2007)3. Une méditation pour accueillir le silenceDans cette méditation, je vous propose un exercice pour apprendre à apprécier la solitude. Pour s’autoriser à laisser derrière soi des relations qui ne nous nourrissent plus, sans craindre le vide que cela peut créer.Écouter le silence pendant 5 minutes. Ressentir l’apaisement d’être simplement là, en vie, ici et maintenant. Faire le choix de se retirer momentanément du bruit, pour se retrouver soi-même. Accueillir ce moment de solitude avec gratitude, comme un cadeau que l’on s’offre pour entendre notre cœur. Profiter de ce calme qui apaise le système nerveuxEt petit à petit, changer de regard sur la solitude : ne plus la subir, mais la cultiver.Pour me soutenir, partagez cette lettre intime à quelqu’un que vous aimez :PS : 🎤 Mes méditations intimes sont disponibles sur Spotify mais aussi, sur Apple podcast, n’hésitez pas à vous abonner sur vos plateformes d’écoute, c’est ce qui m’aide le plus et cela vous permet d’être au courant des prochaines méditations.📚 Pour aller plus loin :* Le chemin le moins fréquenté, Scott Peck* 📸 : Iris Sardella; Deborah Smith, Pinterest; Into the Wild (film, 2007) This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit lalettreintime.substack.com

  8. 12

    Méditation de la compassion : pour se sentir en paix

    Sommes-nous capables de compassion envers un inconnu, voir même un ennemi ? Je ne suis pas du tout religieuse. Pourtant j’ai une foi immense dans notre capacité à nous relier les uns aux autres. Si beaucoup de religions nous invitent à pratiquer la compassion, je vous propose ce soir de découvrir une pratique non religieuse. Mathieu Ricard, dans un dialogue entre des scientifiques et le Dalaï Lama, propose une définition laïque de la compassion: « La compassion est le souhait que les autres soient libérés de la souffrance et des causes de la souffrance. » Il différencie deux types de compassion: * Compassion afflictive : quand on ressent de la compassion parce qu’on tient à l’autre, parce qu’on est attaché. * Compassion non-afflictive : celle qui ne dépend pas du lien. Qui peut exister même envers un ennemi, ou un inconnu.1. Pratiquer la compassion sans attachementLa première relation à laquelle on peut penser pour définir la compassion est celle d’une mère envers son enfant, c’est un exemple de compassion afflictive. Mais le Dalaï Lama nous invite à développer notre capacité à ressentir de la compassion, sans attachement. A travailler notre compassion non-afflictive : à étendre le sentiment de compassion au delà de nos proches. 2. Comment ne pas se laisser submerger par la souffrance ?Paul Ekman nous montre dans ses recherches, que nous sommes tous capables de reconnaître les émotions exprimées sur un visage, même s’il s’agit d’une photo prise à l’autre bout du monde. Nous comprenons spontanément une expression de joie, de peur, de tristesse ou de colère.Nos émotions semblent donc universelles, partagées par tous les hommes, peu importe où ils vivent sur la Terre. Nous pouvons nous mettre en colère rapidement face à une personne en colère contre nous. Nous pouvons ressentir une joie communicative, ou partager un fou rire. Mais la compassion n’est pas vraiment une émotion comme les autres, c’est la vue de la souffrance qui suscite en nous de la compassion. Ce qui est vraiment intéressant, c’est ce qui se passe ensuite. Lorsque je suis confrontée à la souffrance, la peine et la frustration peuvent rester en moi pendant des jours. Je me sens alors en colère, impuissante, tout sauf apaisée. Mais les moines tibétains peuvent ressentir une émotion intense face à la souffrance, un élan de compassion, tout en retrouvant rapidement un état de paix intérieure. La compassion non afflictive, repose en effet sur une intention claire : vouloir soulager la souffrance sans se laisser écraser par elle. C’est une attitude qui se cultive par la méditation, pour observer nos réactions émotionnelles, identifier quand nous avons tendance à absorber la souffrance de l’autre en nous, pour réorienter notre énergie vers une présence plus stable, tournée vers l’action, sans se laisser submerger.“Je crois que la compassion est l’une des seules choses que nous pouvons pratiquer et qui apportera une joie immédiate et durable dans nos vies.”Dalai Lama XIV3. Une méditation de la paixCe soir, j’ai enregistré une méditation simple pour pratiquer la compassion altruiste ensemble. Je me suis inspirée du mantra “Lokah Samastah Sukhino Bhavantu” est en sanskrit qui signifie Que tous les êtres, partout, soient heureux, libres, en paix.Je vous conseille de pratiquer cette méditation dès le réveil, pour donner une énergie de paix à votre journée. Portez simplement votre attention sur ce mantra, pendant quelques minutes : Que tous les êtres, partout, soient heureux, libres, en paix.Vous pouvez visualiser en face de vous un proche, un parent ou un enfant que vous aimez, puis petit à petit étendre ce souhait à toutes les personnes que vous connaissez, puis à tous les êtres vivants. Les religions partagent toutes un message commun : comme si plusieurs chemins menaient au sommet d’une même montagne, où depuis ce sommet, chacun peut admirer la même lune. Il n’est pas nécessaire d’appartenir à une religion pour pratiquer la compassion, et ce mantra n’appartient à aucune religion particulière : il exprime un vœu universel de bienveillance et de paix, que chacun peut porter dans son cœur.Pour me soutenir, partagez cette lettre intime à quelqu’un que vous aimez :PS : 🎤 Mes méditations intimes sont disponibles sur Spotify mais aussi, sur Apple podcast, n’hésitez pas à vous abonner sur vos plateformes d’écoute, c’est ce qui m’aide le plus et cela vous permet d’être au courant des prochaines méditations.📚 Pour aller plus loin :* Destructive Emotions: a scientific dialogue with the Dalai Lama, narrated by Daniel Goleman* 📸 : Lost in Translation, Sofia Coppola (2003) This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit lalettreintime.substack.com

  9. 11

    Méditation 10 minutes: calmer le bavardage mental

    Il y a une œuvre qui vaut vraiment le détour si vous allez au Tate Modern à Londres : Babel, de l’artiste brésilien Cildo Meireles.Une tour gigantesque composée de centaines de radios allumées, jusqu’au plafond. Quand on entre dans la salle, on se retrouve au milieu d’un brouhaha cacophonique, avec des centaines de voix différentes, dans des langues différentes.Cette tour, c’est un peu comme mon cerveau en pleine insomnie : un bavardage constant, sans queue ni tête, sans fil directeur.Il y a le brouhaha extérieur : celui des news, des notifications, des écrans et des réseaux sociaux qui nous surchargent de bruit. Je vous en parlais la semaine dernière : cette frénésie mentale qui nous coupe de notre corps. Le mental surstimulé, emprisonné dans une distraction constante. Et le corps anesthésié.Et puis il y a le brouhaha intérieur : celui que crée notre cerveau quand il est en mode veille, le flux de pensées qui nous traverse tout au long de la journée.1. Défusionner du bavardageJe vous un court extrait de ma radio mentale la nuit dernière: Comment est-ce que je peux être promue au travail?… Je suis nulle, j’ai oublié de répondre au mail de Mélanie… Tiens et si je parlais de bavardages mentaux dans ma newsletter demain… C’est l’anniversaire de Caro, NE PAS OUBLIER!… 4H du matin j’en ai marre de mal dormir, je vais avoir l’Alzheimer c’est sûr… Et vous, à quoi ressemblent vos bavardages mentaux ?Sont-ils plutôt négatifs, anxieux, positifs ou joyeux ?Est-ce que votre radio change de fréquence en vacances, devant une œuvre d’art, en marchant dans la nature ou quand vous faites du sport ?À quel moment le volume baisse-t-il, quand les bavardages ralentissent-ils ?J’ai longtemps pensé que cette petite voix qui bavarde dans ma tête, c’était moi.Je fusionnais avec ma radio mentale.En fait, maintenant, je la vois un peu comme la fréquence par défaut quand on allume une radio : le bourdonnement désagréable avant de trouver un canal.Comme si notre cerveau ne pouvait pas s’éteindre, mais seulement errer entre les ondes. Et ce n’est pas totalement inoffensif : la plupart de nos pensées sont négatives ou anxieuses, centrées sur l’anticipation, la peur du danger ou du rejet.2. Observer le bavardageMathieu Ricard propose dans l’Art de la méditation, de défusionner de nos pensées, de reconnaître que nous sommes la conscience capable de les observer. Cet état d’observateur, qui regarde les pensées passer sans les juger ni s’y identifier, constitue une étape clé de la méditation.« Les textes bouddhistes illustrent la pacification du tourbillon des pensées par la métaphore d’une cascade mugissante qui peu à peu se calme à mesure qu’elle chemine dans la plaine pour finalement rejoindre le grand océan. »Mathieu Ricard, l’Art de la méditation3. La respiration UjayiDans la méditation d’aujourd’hui, nous nous entraînons à recentrer notre attention sur un drishti simple : une respiration sonore, la respiration Ujayi.Inspirez et expirez par le nez, en resserrant légèrement la glotte (le fond de la gorge).Vous allez créer une respiration plus sonore, un bruit qui ressemble au déferlement d’une vague.Inspirez et visualisez une vague qui se forme, expirez et regardez la vague déferler sur le sable. Quand les pensées surviennent, observez-les simplement, sans jugement, puis revenez à votre visualisation et au son de votre respiration.Reprenez la vague : c’est votre drishti, votre point de focalisation, d’ancrage, pour stabiliser le flux des pensées.Pour me soutenir, partagez cette lettre intime à quelqu’un que vous aimez :PS : 🎤 Mes méditations intimes sont disponibles sur Spotify mais aussi, sur Apple podcast, n’hésitez pas à vous abonner sur vos plateformes d’écoute, c’est ce qui m’aide le plus et cela vous permet d’être au courant des prochaines méditations.📚 Pour aller plus loin :Une méditation pour revenir au corps face à la frénésie mentale: * RADOMSKA, Michalina. Pensées répétitives et contrôle cognitif : quels liens avec l’anxiété et la dépression ? Université de Genève* Mathieu Ricard, l’Art de la méditation* Yoga Sutras de Patanjali (l’un des textes fondateurs du yoga qui décrit différentes pratiques de respiration) This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit lalettreintime.substack.com

  10. 10

    Méditation 10 minutes: revenir à son corps 🌊

    Je suis allée à un concert vendredi, pour me changer les idées après une semaine intense derrière mon écran. Et tout d’un coup, j’ai entendu un refrain qui a résonné très fort :“I’m wasting my body, don’t goI’m wasting my body, don’t goAnd what am I yearning for?I’ll never know”En français: “Je gaspille mon corps, ne pars pasJe gaspille mon corps, ne pars pasEt qu’est-ce que je désire vraiment ?Je ne le saurai jamais”“Wasting my body” de Halima 1. Gâcher nos corpsEn ce moment, j’ai l’impression de gâcher mon corps.- Quand je dissocie pour vivre ma journée purement par le contrôle de mon mental et la volonté de mon ego,- Quand je suis là physiquement, mais perdue dans des pensées anxieuses, recluse derrière ma porte blindée,- Quand je passe 8h derrière mon écran au travail, sans bouger, anesthésiée.Et en même temps, certains instants m’aident à ressentir pleinement mon corps, à sentir que quelque chose peut émerger à partir de lui. Il y a le lâcher-prise de la danse libre, je vous en parlais dans ma dernière lettre : Le mouvement qui guérit. Mais aussi le retour du travail à vélo, quand je passe sous un figuier qui sent incroyablement bon. Ou quand je prends dix minutes le matin pour respirer, sans mon écran de téléphone devant les yeux, juste avec mon corps.Ce sont des rappels au corps, qui nous permettent de nous recentrer, de laisser, petit à petit, un désir plus profond se faire sentir et émerger de soi.Et vous, quels sont les moments où vous avez l’impression de gâcher votre corps ? Et ceux qui vous permettent d’en profiter avec présence ?2. Le centre du désir se trouve dans le corpsJ’ai toujours cru que mes désirs se trouvaient dans ma tête : mes ambitions, mes projets, mes envies. Je sais piloter ma vie avec mon mental, contrôler ma discipline quotidienne pour me guider vers les décisions de mon cerveau. Mais en même temps, j’ai l’impression de ramer à contre-courant. De redoubler d’effort sans pouvoir lâcher les rames, sans savoir me laisser porter un peu, tout en ayant confiance que je vais dans la bonne direction. C’est tout le travail que j’essaye de faire aujourd’hui : laisser plus d’espace à mon corps pour ressentir. Laisser plus de vide et de silence dans mon emploi du temps, pour que mon désir profond, celui qui vient littéralement de mes tripes, puisse émerger. Et les journées où je priorise mon corps, je suis plus à l’écoute de ce qui m’entoure, des opportunités, de la beauté d’un moment simple. Pour apprendre à lâcher la barre pour regarder le paysage, tout en ayant confiance que je vais garder mon cap.3. La respiration de la vague, pour revenir au corpsLa méditation du jour est une invitation à puiser dans une source d’énergie universelle, en visualisant une vague qui traverse votre corps, avec intention et présence.C’est une méditation que j’utilise pour lâcher prise. Quand le mental n’a plus réponse à tout, quand on se sent perdu·e, dépassé·e par les événements. Quand ramer de toutes nos forces ne fonctionne plus, qu’il est temps de lâcher les rames. De se laisser porter par le courant:Visualiser une vague qui remonte tout au long de votre corps, du périnée jusqu’au sommet de votre crâne, avec votre inspiration.Puis la vague redescend, avec une très lente expiration, du sommet du crâne jusqu’à votre ancrage dans la terre.Maintenant, la vague va plus loin : elle dépasse votre ancrage jusqu’au centre de la Terre, puis revient avec plus d’énergie, vous traverse à nouveau et s’allonge au-dessus de votre crâne, vers le reste de l’univers, au-dessus de vous.Pour me soutenir, partagez cette lettre intime à quelqu’un que vous aimez :PS : 🎤 Mes méditations intimes sont disponibles sur Spotify mais aussi, sur Apple podcast, pour vous permettre d’y accéder plus facilement, d’être présent à vous-même et de recharger les batteries ensemble. N’importe où et n’importe quand.📚 Pour aller plus loin :* Halima, Wasting my Body song (lien Shazam ici)* On vous vole votre attention, Johann Hari* Claude Monet, La Vague Verte (1865), La Vague (1880) This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit lalettreintime.substack.com

  11. 9

    Marche méditative 10 min: contre la frénésie des écrans

    La newsletter du jour arrive dans votre boîte mail un lundi matin, et non un dimanche.Parce que j’ai eu une grosse page blanche hier.J’ai besoin que mon système nerveux soit apaisé pour écrire. Mais après une semaine intense au travail, passée constamment derrière mon écran, mes pensées étaient trop frénétiques pour se poser sur une page.La méditation de la semaineLa méditation de cette semaine est un peu spéciale : elle s’associe à la marche.Mon outil le plus précieux quand je sens que mon mental est en court-circuit.Les écrans sur-stimulent notre attention et nous enferment dans une boucle de dopamine addictive. On se retrouve passifs, figés, anesthésiés. Impossible de se détacher de ce feed Instagram, bien trop stimulant.On devient deux grands yeux ouverts sur un cerveau qui n’a plus de corps.Vivre derrière un écran la plupart de la journée… Tout va très vite.Le temps du corps est-il le même que le temps de la technologie ?Tout couper pour ralentirJe suis partie deux semaines en randonnée, sans ordinateur dans mon sac.Grâce à la marche, j’ai retrouvé le rythme naturel de mon corps. Un temps beaucoup plus long, plus lent, que celui de mes écrans.J’ai pris le temps d’apprécier le simple fait de marcher, sans stimulation, juste le silence et le bruit de la nature. Le temps de laisser de la place au vide, à l’ennui. Cet ennui que notre feed Instagram sait toujours combler.Nous forgeons notre réalité à partir de nos croyances, et nos croyances à partir des informations que nous consommons, des personnes avec qui nous échangeons. Notre feed Insta, la chaîne des news à la télé, cette boîte mail remplie à ras bord…Tout cela nous nourrit, et construit notre vision du monde.Comme un filtre Instagram posé devant nos yeux.Laurent Gounelle dans Un monde presque parfait montre le risque que nous faisons peser sur notre liberté, en déléguant à la technologie notre capacité de choix. En laissant l’algorithme choisir l’information que nous consommons. En restant passif derrière notre écran. La technologie, et son absence de confrontation à l’effort, nous dépossède de notre énergie vitale, et de notre libre arbitre - la capacité de choisir librement nos actions.Prenez 10 minutes pour sortir la tête de votre écran aujourd’hui et pratiquer la marche en pleine conscience. Cliquez sur play quand vous êtes prêt à marcher !Pratiquer la marche méditative Je vous invite à pratiquer un exercice simple pour vous ancrer au réel à nouveau.Quand votre mental est sur-stimulé par les écrans, sortez marcher. Dix minutes suffisent. Choisissez un lieu calme où vous pouvez marcher à votre rythme.Commencez à marcher lentement.Un pas après l’autre.Sentez le sol sous vos pieds : le talon, la voûte plantaire, les orteils.Ressentez le poids de votre corps, la terre qui vous soutient.Remontez votre attention de bas en haut, dans les muscles de vos jambes, vos hanches, votre bassin. Observez et ressentez le mouvement de vos muscles, sans chercher à corriger quoi que ce soit. Votre torse, votre dos, vos épaules, vos bras, votre visage, jusqu’au sommet du crâne.Ressentez de la gratitude pour votre corps qui vous porte.Votre système nerveux qui s’apaise.Depuis cet état de présence, posez une intention pour la suite de votre journée, une intention qui vient du cœur plutôt que du mental.Souvenez-vous de cette sensation.Votre présence à votre corps est le signe d’un système nerveux apaisé, en mode parasympathique. C’est de là que peut émerger votre créativité, votre intuition, votre force de vie.Pour me soutenir, partagez cette lettre intime à quelqu’un que vous aimez :PS : 🎤 Mes méditations intimes sont disponibles sur Spotify mais aussi, sur Apple podcast, pour vous permettre d’y accéder plus facilement, d’être présent à vous-même et de recharger les batteries ensemble. N’importe où et n’importe quand.📚 Pour aller plus loin :* On vous vole votre attention, Johann Hari* Un monde presque parfait, Laurent Gounette* Beaver’s Lake, Vancouver, Canada - photos personnelles This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit lalettreintime.substack.com

  12. 8

    Méditation du matin 5 minutes : préserver son énergie

    Mes parents ont la mauvaise habitude de laisser la télé du salon allumée à table, quand je viens dîner chez eux. Je déteste ça depuis toujours (et je me bagarre avec mon père pour l’éteindre - oui même quand c’est le foot !), parce que cette télé est un aspirateur de mon attention. Elle crée un brouhaha constant qui disperse mon énergie et me coupe de ma présence, de ce moment intime avec mes proches.Quand tout ce qui est autour de nous semble vouloir accaparer notre énergie, choisir avec intention de la consacrer à ce qui a du sens, à ce qui est aligné avec notre cœur, me semble d’une grande nécessité. Notre capacité profondément humaine à orienter notre énergie, à la diriger consciemment, demande un effort constant, face à ces aspirateurs (souvent technologiques) de notre attention. C’est une capacité qui se travaille, grâce à la méditation notamment.Pour partager ce que vous avez sur le cœur, n’hésitez surtout pas à me laisser un commentaire ! Cela peut aussi aider une autre personne qui ressent la même chose que vous, et qui se sentira comprise en vous lisant.Et si vous avez aimé la méditation et que vous avez envie d’en recevoir plus, vous pouvez cliquer sur ❤️1. Votre force de vie est inépuisableSelon Singer, notre énergie vitale est infinie et constamment accessible, tant que notre cœur reste ouvert. C’est une forme d’énergie qui ne dépend pas de notre niveau de sommeil, ni de notre nourriture. Elle est ainsi proche du "Chi" de la tradition chinoise : la force vitale qui anime toute chose : les êtres vivants, la nature, l’univers. “You have inside of you an incredible amount of energy. It doesn’t come from food and it doesn’t come from sleep. This energy is always available to you.”Traduction française : « Tu as en toi une quantité incroyable d’énergie. Elle ne vient pas de la nourriture ni du sommeil. Cette énergie est toujours disponible pour toi. »Michael A. Singer, l’âme délivrée2. Les introvertis ont davantage conscience de leur énergieSelon Susan Cain, les introvertis savent davantage préserver leur énergie : ils privilégient l’écoute, l’introspection et la profondeur des relations au lieu de s’épuiser dans le surmenage ou l’hyperstimulation. Et dans notre société obsédée par l’action continue, savoir rester fidèle à notre énergie me semble être une grande force. La capacité à écouter profondément, avec présence, devient alors un don précieux, essentiel à notre humanité.« Nous faisons une erreur grave en adoptant sans réfléchir l’idéal extraverti qui valorise le bavardage, l’action rapide, et la stimulation constante, au détriment de la réflexion calme et de la profondeur. »Susan Cain, Quiet : The Power of Introverts in a World That Can't Stop Talking3. Mobiliser notre énergie par l’ouverture du coeurLa méditation nous apprend à observer notre énergie, pour la mobiliser consciemment vers ce qui nous apporte de la paix. C’est aussi un outil pour ressentir ce qui est susceptible de fermer notre coeur, pour choisir de rester présent à soi, dès que l’on sent que notre énergie part à la dérive, comme le fait notre attention vers la télé, ou vers nos écrans…Méditer c’est permettre à notre attention de slalomer entre la résistance, l’agitation, la distraction, pour se porter vers notre désir.C’est une autre façon d’éteindre la télé finalement. 😉Bonne méditation,LéaPS : n’hésitez pas à commenter cette lettre avec votre ressenti suite à la méditation, j’ai hâte de vous lire !Pour partager la lettre intime autour de vous :Et pour recevoir des outils et créer un espace intime pour ressentir et ralentir chaque semaine, abonnez-vous :📚 Recommandations :* Si vous avez aimé cette méditation, voici une méditation sur le même thème :* Cain, Susan. (2012). Quiet: The Power of Introverts in a World That Can't Stop Talking* Singer, Michael A. (2007). The Untethered Soul: The Journey Beyond Yourself* 📸 Georgia O'Keffe This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit lalettreintime.substack.com

  13. 7

    Méditation 10 min : sortir d'une émotion destructrice

    Certaines émotions ont tendance à semer le chaos dans ma maison intérieure. La jalousie me fait repousser les gens que j’aime, pour me sentir plus seule encore. La colère m’isole, quand je ne m’autorise pas la tristesse. Ce sont des émotions qui ont tendance à s’installer un moment en nous, on s’y accroche comme des addicts. Des colocataires tyranniques et envahissantes, dont on n’arrive pas à se détacher. Une sorte d’addiction inconsciente à notre souffrance. On les rumine, on s’y accroche, on referme notre cœur sur elles. Ma colère débarque rarement, mais souvent sans prévenir. Et, quand elle s’apprête à repartir, je rumine les événements à nouveau. Elle squatte plus longtemps. Et je gaspille mon énergie à nourrir une émotion qui me détruit.Comment sortir de l’agitation intérieure que crée une émotion destructrice ? Comment ne pas refermer son cœur autour d’elle ? Comment parvenir à ne pas s’y accrocher, pour la laisser partir ?J’ai lu quelque part que les désirs qui naissent de l’agitation sont alignés avec notre égo. Mais ceux qui naissent du calme sont alignés avec notre âme. L’émotion destructrice, c’est pareil. Quand on s’y accroche trop longtemps, elle parvient à nous faire désirer la souffrance. Pour les autres mais aussi pour soi. Elle nous éloigne de notre humanité et nous fait agir à l’encontre de notre cœur.Ce soir, j’ai enregistré une méditation qui m’aide à garder mon cœur ouvert, quand je suis sous l’emprise d’une émotion destructrice.Pour partager ce que vous avez sur le cœur, n’hésitez surtout pas à me laisser un commentaire ! Cela peut aussi aider une autre personne qui ressent la même chose que vous, et qui se sentira comprise en vous lisant.Et si vous avez aimé la méditation et que vous avez envie d’en recevoir plus, vous pouvez cliquer sur ❤️1. Comme reconnaître une émotions destructrice ?Ce sont les kleshas de la tradition bouddhiste : la haine, la colère, la frustration, l'anxiété, la jalousie, l'envie et l’attachement excessif. Ces émotions sont des “poisons de l’esprit” selon le Dalaï Lama, elles sont capables de nous faire du mal à l’intérieur, et de nous éloigner de ce qui nous fait du bien à l’extérieur (nos proches, le lien, l’amour, la joie etc.).La première étape est de prendre conscience de ces moments où votre cœur se contracte, pour refuser de vous enfermer dans le grenier pendant que ces colocataires envahissantes prennent le contrôle de votre maison. 🏠Je ressens que j’ai de la colère en moi, je m’assois avec elle. Je respire. Je ressens mon coeur qui s’est contracté.Qu’est-ce que je ressens maintenant dans mon corps ? Où se trouve-t-elle ?2. Quels antidotes pour les contrer ? Le Dalaï Lama nous présente quatre antidotes puissants : l'amour bienveillant, la compassion, la joie empathique et l'équanimité. Ces qualités se cultivent (par exemple avec la visualisation ou la méditation) et permettent de neutraliser les émotions négatives. De les laisser passer sans s’y accrocher.Finalement, plus nous accueillons des émotions élevées dans notre salon, moins il ne reste de place sur le canap’ pour des colocataires indésirables. Et la méditation est un outil pour mieux choisir nos invités.« Rien ne vaut la peine de fermer votre cœur. »Michael A. Singer, l’âme délivréeQuand on vit un rejet, une déception ou une agression verbale, on peut réagir en se refermant intérieurement, pour se protéger. Singer propose de tester l’inverse, de rester ouvert au lieu d’ériger une barrière intérieure : respirer, laisser passer l’émotion et choisir de garder le cœur ouvert.L’émotion destructrice, c’est comme un mauvais date : on accepte de s’asseoir un temps avec, mais on ne l’invite pas à passer la nuit.Je décide consciemment d’ouvrir mon coeur, de relâcher la contraction autour de cette émotion, pour la laisser partir. Je peux inviter visuellement mon coeur à s’ouvrir, à rayonner de l’amour, dans mon corps et dans l’espace autour de moi.Bonne méditation,LéaPour partager la lettre intime autour de vous :Et pour recevoir des outils et créer un espace intime pour ressentir et ralentir chaque semaine, abonnez-vous :📚 Recommandations :* Si vous avez aimé cette méditation, voici une autre méditation liée à la thématique du jour, pour continuer à travailler le sujet des émotions :* Daniel Goleman x Dalai Lama, Destructive Emotions: How can we overcome them ? (2001)* Michael A. Singer, l’âme délivrée* 📸 Letizia Battaglia (1935–2022) : Rétrospective des crimes mafieux à Palerme, exposée aux Rencontres d’Arles 2025 This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit lalettreintime.substack.com

  14. 6

    Méditation du matin 10 min : accueillir l'émotion du jour ⛈️☀️

    Cet été, j’ai fait face à beaucoup de tensions dans mes relations. La colère, la jalousie, le sentiment d’abandon… tout ce beau monde s’est invité dans ma maison. Vous savez, ces visiteurs qui ne sont pas les bienvenus et qui foutent le bazar ? Alors qu’on passe un temps fou à faire le ménage…Mais cette fois-ci, au lieu de les laisser s’emparer de mon espace intérieur, j’ai essayé de recevoir ces émotions, de m’asseoir un moment avec elles, avant de les laisser repartir. Et finalement, elles n’ont pas semé tant le bordel que ça. 😉Je suis une grande anxieuse et j’ai peur des conflits. Mais éviter le conflit à l’extérieur invite souvent le conflit à l’intérieur de moi. Dans mes pensées qui tournent en boucle, l’anxiété chronique, la peur de déplaire, de dire non, de décevoir, de ne pas être aimée. Un ouragan de ruminations qui prend toute la place. Réaliser qu’une émotion destructrice ne fait parfois que passer, que je peux la laisser partir avec intention, m’a permis de lâcher prise davantage. De choisir la porte de l’amour.« Il y a deux portes face à nous : la peur et l'amour. Toutes nos actions, pensées et réactions découlent de l'une ou l'autre. La peur nous enferme dans des émotions négatives, l'amour est l'ouverture du cœur et la présence.”Ankaoua, M. (2017). Kilomètre zéro.1. Reconnaître les émotions destructrices* Haine* Colère* Frustration* Anxiété* Jalousie* Envie* Attachement excessif* IgnoranceCes réactions émotionnelles et biologiques ont eu un rôle crucial dans la survie de l’humanité. Mais lorsqu’elles sont mal régulées ou permanentes, elles faussent notre jugement, perturbent nos relations et engendrent souffrance ou violence.Ce sont des pollutions de notre esprit, selon le Dalaï Lama, qui nous éloignent de la paix :« Les émotions destructrices sont des états mentaux qui polluent notre esprit, faussent notre dialogue intérieur et troublent notre équilibre interne. Elles nous poussent à des comportements nuisibles envers nous-mêmes et envers les autres, ce qui en fait un véritable fléau pour l’humanité. Il faut lutter contre elles car elles limitent notre potentiel, génèrent souffrance et violence, et compromettent notre capacité à vivre en paix. »Dalaï Lama, Destructive EmotionsDaniel Goleman souligne qu’il ne s’agit pas de les supprimer, mais plutôt de développer notre capacité à les observer avec neutralité. Afin de ne plus être leurs esclaves, pour retrouver la responsabilité de notre état intérieur.2. Rituel du matin : Qui se présente à ma porte aujourd’hui ? Je vous guide dans cette méditation audio pour pratiquer un exercice de détachement des émotions destructrices. Pour ne plus s’identifier à elles. Pour les voir comme ce qu’elles sont, de simples visiteurs (ou parfois des colocataires un peu trop envahissantes !). Mais toujours de passage.* Dès le réveil, éteignez votre réveil mais ne prenez pas tout de suite votre téléphone dans les mains. N’allumez pas la lumière. Simplement, allongez-vous sur le dos, les mains sur votre cœur. * Demandez-vous : Qui se présente à ma porte aujourd’hui ? Reconnaissez simplement cet invité qui se trouve sur le seuil. Quel est son visage ?* Dites lui bonjour. Puis asseyez-vous 5 minutes avec lui :N’essayez pas tout de suite d’analyser cette émotion avec votre cerveau, mais ressentez-la dans votre corps. Quelles sont les sensations que cette émotion crée dans votre corps ?La gorge nouée, le coeur lourd de la tristesse, le brouillard mental, le ventre noué, l’agitation de l’anxiété, la légèreté de la joie, la chaleur dans le ventre, dans la poitrine, et la profonde paix de l’amour.* La tristesse est là pour nous dire que l’on a perdu quelque chose que l’on a aimé. La colère existe pour nous dire qu’une de nos limites a été franchie. * Si vous êtes assis.e avec une émotion destructrice de votre paix intérieure, remerciez cette émotion pour le message qu’elle vous donne. Puis, visualisez là repartir doucement de chez vous, refermer la porte et s’éloigner. * Enfin, invitez l’amour dans votre cœur, un rayon d’amour qui part de la paume de vos mains pour remplir votre cœur. Remerciez-vous pour votre capacité à ressentir, à être vivant, à choisir la paix, à ne pas vous attacher à ce qui provoque le chaos dans votre maison intérieure.Pour me soutenir, partagez cette lettre intime à quelqu’un que vous aimez : Et pour recevoir des outils et créer un espace intime pour ressentir et ralentir chaque semaine, abonnez-vous :📚 Recommandations lectures :* La danse m’aide à me reconnecter à mon corps, à mon plaisir et à secouer les émotions destructrices qui se sont un peu trop installées chez moi. * Daniel Goleman x Dalai Lama, Destructive Emotions: How can we overcome them ? (2001)* Maud Ankaoua, Kilomètre zéro (2017). * 📸 Pinterest Fridrik Villum Bertelsen: Rooms by the sea, by Edward Hopper (1951) This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit lalettreintime.substack.com

  15. 5

    Méditation 10 min : habiter son corps avec amour

    J’ai longtemps regardé mon corps de l’extérieur, comme si j’y étais étrangère. Étrangère à ce que je ressens à l’intérieur. Devant le miroir, des jugements froids atterrissent dans mon cerveau. Eux non plus ne semblent pas vraiment venir de moi. Ces mots invasifs sont intériorisés au plus profond de nos croyances intimes. Mais ils sont si ancrés en moi que j’en oublie parfois qu’ils ne sont pas les miens.Ces mots et jugements, vous les reconnaîtriez si je les écrivais ici. Ils sont universels, comme une radio sur laquelle on se brancherait parfois, seule devant le miroir. Toutes connectées sur la même fréquence du rejet de notre corps, de façon plus ou moins bruyante. Si nous avons les mêmes, alors peut-être qu’ils ne nous appartiennent pas vraiment. Les miens viennent souvent de la planète “standard de désirabilité du corps des femmes”, celle qui se trouve à côté de la constellation Cellulite. 😉 Alors, quand cette fusée de croyances collectives se pose dans nos pensées, prenons-en conscience. Pour recentrer notre attention vers notre ressenti à l’intérieur.1. Sortir de la dissociationJ’ai longtemps observé mon corps froidement, comme si lui et moi étions deux. Un cerveau qui connaît les standards à atteindre et mesure l’ampleur du travail de son petit soldat. Le juger froidement, le fragmenter. Chaque défaut scruté dans le miroir, dissocié de l’ensemble.« Nous avons perdu le contact avec notre corps, perdu le contact avec la manière la plus simple et la plus naturelle de rester en bonne santé et heureux. Nous sommes divisés. »OshoChanger le regard que je porte sur mon corps est un travail quotidien. Quand je me surprends à retomber dans le jugement, je me relève avec deux outils :* Ressentir mon corps de l’intérieur, plutôt que de le juger de l’extérieur.* Pratiquer la gratitude pour tout ce que mon corps me permet de vivre et pour tout le plaisir qu’il me donne.2. Le corps, la maison du plaisirLe yoga m’a appris à ressentir mon corps dans l’espace, à me connecter à chaque muscle, à porter mon attention vers l’intérieur : ma respiration, le plaisir sensoriel d’un étirement, l’énergie que je ressens quand mon cœur bat plus vite.Ressentir l’énergie dans mon ventre, mes paumes, les battements de mon coeur. Avoir de la gratitude pour ce corps qui nous donne tant de plaisir. C’est le véhicule de notre vie.Je vous propose de ressentir votre corps avec amour, de l’intérieur. En mobilisant votre intelligence sensorielle et non analytique. Au lieu de penser sur notre corps, et si on ressentait par notre corps ?Osho nous rappelle que penser vient du mental, de l’ego : une analyse critique, froide et raisonnée. Ressentir s’ancre dans le cœur et la présence.Ressentir, c’est apprendre à habiter son corps avec harmonie et amour. C’est aussi se connecter davantage au plaisir, à la force de vie qui émane du corps.Pour me soutenir, partagez cette lettre intime à quelqu’un que vous aimez : Et pour recevoir des outils et créer un espace intime pour ressentir et ralentir chaque semaine, abonnez-vous :📚 Recommandations lectures :* Sur le même thème : * Osho, Sex Matters: From Sex to Superconsciousness* 📸 Pinterest : Anna P This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit lalettreintime.substack.com

  16. 4

    Méditation : apaiser son système nerveux

    J'ai commencé cette méditation avec un système nerveux en mode survie, des pensées frénétiques, mon coeur version tachycardie et la respiration coupée.Le sentiment de ne pas avoir pas été assez productive aujourd’hui, et en même temps de m’être vidée…Graaaande inspiration. Il n’y a pas de lion dans la savane pour activer mon mode survie. Ma jungle digitale, c’est une succession de visio dans mon Google agenda.Notre rythme biologique naturel est profondément lié à la lumière du jour. Le rythme circadien régule notre sommeil, notre appétit, notre énergie… C’est une synchronisation permanente entre notre corps et la nature, sur l’échelle d’une journée.Le rythme technologique nous impose un rythme artificiel, un enchaînement permanent de notifications, de stimulations qui fragmentent notre temps biologique et perturbent le rythme de nos fonctions vitales : veille-sommeil, repos-digestion. Notre système nerveux se retrouve sur-stimulé, en alerte constante, déconnecté de notre rythme circadien naturel.Mon géranium a besoin de temps long pour fleurir sur mon balcon. Parfois j’ai l’impression qu’on vit dans deux mondes parallèles lui et moi…Je vous présente deux outils pendant la méditation : * La respiration alternée * L’ouverture des sensCe sont des pratiques qui aident à activer le système nerveux parasympathique : relâcher les tensions accumulées, allonger les respirations et ralentir le rythme cardiaque.Quand vous êtes prêt.e, cliquez sur play et fermez les yeux. Avec tout mon amour,LeaPS : comment vous sentez-vous après la méditation ? Comment est votre système nerveux ? Racontez-moi votre expérience en commentant ce post !Partagez cette méditation à un proche pour lui faire du bien : * 📸 Pinterest : shulhun This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit lalettreintime.substack.com

  17. 3

    Méditation de l'Amour

    Dans notre dernière méditation ensemble, nous avons ressenti le chakra racine. Aujourd’hui, je vous invite à poursuivre le voyage en nous connectant aux deux centres énergétiques de l’Amour :* Le chakra sacré, Svadhisthana, situé entre le pubis et le nombril. C’est le lieu de notre sensualité. C’est le socle de notre plaisir, notre créativité, notre force vitale. Vous pouvez aussi l’imaginer comme le centre de vos désirs.* Plus haut, au centre de la poitrine, se trouve Anahata, le chakra du cœur.Le centre de l’empathie, de la compassion, de l’ouverture à l’autre.C’est aussi le chakra de l’ouverture à la vulnérabilité, là où l’on ose se montrer comme on est, avec authenticité. Il nous relie à notre humanité partagée. Là où l’amour est un rayonnement qui part de soi, quand on fait le choix constant de garder un coeur ouvert.Dans les moments difficiles, face à une décision à prendre ou un blocage relationnel, nous pouvons nous demander : “Que ferait l’Amour ?”Pour soutenir la lettre intime, partagez cette lettre avec quelqu’un que vous aimez.📚 Sources et recommandations lectures :* Maud Ankaoua, Kilomètre Zéro* Marisa Ortolan, La femme tantrique* 📸 : Les amants bleus, 1950, Marc Chagall This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit lalettreintime.substack.com

  18. 2

    Méditation tantrique 10 minutes : se sentir en sécurité

    Mon anxiété est le premier blocage de ma libido. Chez moi, système nerveux en mode survie = libido dans les chaussettes 🧦Je ne peux pas ressentir du désir, pour la vie, pour l’autre, quand je ne suis pas en sécurité ou en confiance. Voici une courte méditation de 10 minutes que j’utilise pour revenir à mon corps. Pour m’ancrer à la Terre quand les pensées anxieuses tourbillonnent.Le chakra racine nous relie à la Terre. Il se situe à la base de la colonne vertébrale, au niveau du périnée. C’est le socle d’un besoin fondamental : se sentir en sécurité. Quand il est équilibré, on est joyeux, stable, vivant. Quand il est bloqué, on se sent anxieux, fatigué et notre libido en prend un coup.Cette méditation est une façon simple de rétablir le lien avec le premier de nos centres énergétiques, de vous déposer dans le bas de votre corps, de sentir que la Terre vous soutient.J’espère de tout mon cœur que cette méditation vous fera du bien,Léa This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit lalettreintime.substack.com

  19. 1

    Méditation 20 min : se connecter à son coeur 🌷

    À 70 ans, ma marraine traverse une épreuve de la vie.Je l’aime profondément, c’est la première à m’avoir fait découvrir le pouvoir d’un échange intime, authentique, sans le filtre de l’égo.Elle consacre son quotidien à adoucir la fin de vie de sa maman. A prendre soin d’elle chaque jour.​Son corps la rappelle à l’ordre avec des douleurs chroniques insupportables.​Ce matin, au téléphone, elle m’a dit une phrase qui m’a beaucoup touchée :“J’ai encore 20 ans devant moi, je n’ai aucune idée de ce dont j’ai envie. Je ne sais pas où est mon désir”.​Tout ça me parle.Le don de soi qui entraîne l’oubli de soi.La surdité à notre propre désir.Ce soir, je vous propose une méditation guidée de 20 minutes inspirée du Yoga Nidra.Le yoga du sommeil, que j’ai découvert lors de ma formation de professeure de yoga. C’est une méditation allongée, sans mouvement, qui passe par la présence à notre corps.20 minutes pour ralentir et laisser de l’espace au silence.Calmer la voix du mental, en ressentant son corps. Ecouter battre son coeur et se connecter à son désir.C’est peut-être en lui laissant un espace, en lui portant notre attention régulièrement que le désir peut émerger. Que les murmures de notre coeur peuvent atteindre nos oreilles.Que vous dit votre coeur aujourd’hui ?J’ai hâte de vous lire.Bonne écoute, Léa This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit lalettreintime.substack.com

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ABOUT THIS SHOW

J'ai vécu 30 ans dissociée de mon corps, addict au stress et je partage mon chemin pour sortir de l'anesthésie.Chaque dimanche, je vous propose une méditation audio, pour explorer des outils de yoga et de tantra ensemble.Un temps pour vous, pour écouter votre coeur, ralentir. Pour vous relier à votre plaisir 🌷 lalettreintime.substack.com

HOSTED BY

Lea Philippot

Frequently Asked Questions

How many episodes does Méditations intimes have?

Méditations intimes currently has 19 episodes available on PodParley. New episodes are automatically indexed when they're published to the podcast feed.

What is Méditations intimes about?

J'ai vécu 30 ans dissociée de mon corps, addict au stress et je partage mon chemin pour sortir de l'anesthésie.Chaque dimanche, je vous propose une méditation audio, pour explorer des outils de yoga et de tantra ensemble.Un temps pour vous, pour écouter votre coeur, ralentir. Pour vous relier à...

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