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PODCAST · society

Nos Chemins de Liberté

Nos chemins de Liberté est une démarche de collecte de témoignages, portée par la Mairie de Plouguerneau et sa médiathèque 'Les trésors de Tolente', auprès de ses plus anciens habitants. Celles et ceux qui étaient enfants ou adolescents pendant l’Occupation allemande.Ils et Elles sont invités à raconter leurs souvenirs d’avant, pendant, après la guerre, jusqu’à la construction du jumelage franco-allemand avec la ville d’Edingen- Neckarhausen. Des souvenirs d’enfants, colorés par 8 décennies de vie.À travers cette série de podcasts, Nos chemins de Liberté présente leurs histoires et portraits, réalisés dans des lieux qui ont marqué cette période de leur existence où il a été question, après la guerre, de penser la relation avec les Allemands. Des lieux et des visages qui font découvrir la commune dans toute sa diversité de paysages, d’histoires et de réalités sociales et humaines. 2024 et

  1. 21

    Palabras mayores (20/04/2026)

    Un espacio para la población senior. Abordamos asuntos de actualidad, temas sobre salud y envejecimiento activo, literatura, música, historia… Con Guadalupe Jerez.

  2. 20

    Aquí a l'Oest - AQUÍ, A L'OEST 1A HORA

    Magazín conjunt de les emissores de Ponent que formen part de La Xarxa: Ràdio Tremp, Ràdio Sió Agramunt, EMUN FM Ràdio, Ràdio Rosselló, Ràdio Ponent Mollerussa, Ràdio Alpicat i UA1 Lleida Ràdio.

  3. 19

    Pour la vie

    Anjela Etienne est présidente du Comité de Jumelage de Plouguerneau - Edingen Neckarhausen.En 2027, le jumelage Franco-Allemand de Plouguerneau fêtera 60 ans d’existence. Au delà de sa longévité, il se distingue par le prestigieux prix de l’Europe décerné par le Conseil de l’Europe en 1990 ainsi que par la vivacité des liens entretenus par les habitants de Plouguerneau et d’Edingen-Neckarhausen, qui s’exprime sans discontinuer au travers d’une multiplicité d’activités culturelles, sportives et touristiques.À travers le temps, le jumelage est aussi devenu un interlocuteur de référence pour les acteurs locaux souhaitant entreprendre un projet en s’appuyant sur la puissance des liens entretenu avec les jumeaux d’outre-Rhin.En 2024 pour Nos chemins de Liberté, c’est donc naturellement que le Comité de Jumelage a été sollicité pour prendre part à une démarche venant s’adresser aux générations qui, n’ayant pas connu la Seconde Guerre mondiale, demeurent toutefois héritières de la reconstruction du lien avec les Allemands et dont le Comité de jumelage a été un des artisans.Le Comité de Jumelage, avec l’appui du Fonds citoyen franco-allemand, a également favorisé la mise en place du Bureau des souvenirs, un dispositif installé à la Médiathèque ‘Les trésors de dolente’ puis à l’Espace Culturel Armorica de Plouguerneau, pour élargir la collecte de mémoire à toutes celles et ceux qui sont dépositaires d’un souvenir lié à la commune d’avant, pendant et après la Seconde Guerre mondiale.Dans le podcast Pour la vie Anjela pose des mots sur les fondements du Jumelage et sur l'énergie qui anime l’ensemble de ses adhérents.

  4. 18

    Plus jamais ça

    « J’ai fait du porte à porte ici, chez tous les copains que j’avais à Plouguerneau, pour qu’ils prennent un Allemand chez eux au moment du jumelage »Georges et Renée Lindivat ont fait partie des fervents artisans du jumelage de Plouguerneau avec Edingen-Neckarhausen. Ils ont favorisé des rapprochements et ils ont créé des liens très forts entre les habitants des deux villes : « tous ces gens-là avaient connu la guerre et ne voulaient pas que ça recommence ».Nos chemins de Liberté est un documentaire porté par la Mairie de Plouguerneau (Finistère) et sa médiathèque, pour révéler les récits de vie de ses plus anciens habitants : celles et ceux qui ont vécu la seconde guerre mondiale, la libération puis la construction d'un jumelage avec une ville allemande.Chaque témoignage, collecté par un collectif d'habitants, fait ensuite l’objet d’un podcast, ainsi que d’un portrait photographique, réalisé dans un lieu emblématique de la commune, évoqué en entretien. ___Citation " C’est à coté d’un vivier Non loin de Saint-MichelFaut trouver une ruelleUne impasseJ’ai tourné en rondEt puis j’ai trouvé un hommeJe lui ai demandé s’il connaissait cette adresseCelle que j’avais écrite sur un morceau de papierLa maison de Monsieur et Madame LindivatIl m’a regardé sans me parlerJe lui ai expliqué la raison de ma venueIl a eu confiance et m’a amené à l’adresseSur le chemin il m’a parléJ’ai compris qu’il s’agissait du jardinierLà-bas la maison trônait face à la mer Au milieu de petites dunesÇa avait l’air d’un endroit secret À l’abriMais pas de tous les ventsMadame Lindivat m’a accueilliElle m’a laissé installer le matériel dans le salon Monsieur Lindivat finissait son déjeuner Quand il est arrivé je me suis souvenu de son visageJeune je le croisais au tennis À la pharmacie aussiIl avait pas changéToujours ce regardGentil et sérieux à la foisSurtout quand il avait sa blouse blancheAvec tout plein de stylos dans la poche avantQuand Yannig est arrivéOn a pu commencer l’entretienLà les souvenirs étaient précis Précieux aussiAvec les Lindivat la vie du bourg se dessinaitLes tensions autour du religieuxLa vie des commerçants et des famillesC’était pas la même vie que dans les terres ou bords de merQuand la guerre est arrivée elle a frappé durement la familleMalgré la peine de Madame, ils sont allé au devant Toujours de l’avantChez eux la réconciliation c’est avant tout une question d’engagementC’est en actes et pas en parolesOn ne dit pas ce qu’on faitCar ce sont les faits qui parlent à la place des hommes et des femmesAlors ils ont œuvré Tous les deuxQuitte à forcer un peu la main des récalcitrantsCar chez les Lindivat la rencontre se fait par des expériences Il faut des tiersDes passeurs de ballesMais pas celles de la guerreCelle des terrains de foot Et de tennis aussiDans les communes on a besoin de ces personnesDe celles qui osent agir Par convictionPar nécessité aussiDe ces entraineurs qui changent le cours d’une destinée Qu’elle soit individuelle ou collectiveEt Monsieur et Madame Lindivat,en double, ce sont des sacrés joueursInépuisables " Thomas Troadec, sociologue et réalisateur, agence Catalpa  Nos chemins de Liberté : un projet porté par la Mairie de Plouguerneau avec sa médiathèque « Les trésors de Tolente » Équipe municipale, coordinatrice du projetYannig Robin, maire de Plouguerneau, Frédéric Moritz, chargé des archives de la mairie et Christine Legal, chef de service Lecture publique, responsable de la médiathèque et du projet Nos chemins de Liberté Équipe bénévole en charge des entretiens avec les habitantsChristine Legal, Yannig Robin, Christophe Jacq, Léane Kervella, Cannelle Duniau et Emile Verdierpour les entretiens en langue bretonne : Yannig Robin et Soazig Daniellou et pour assister dans les photographies : Nastasja Terrom __Conception et réalisation : agence Catalpa - création documentaire et communicationRéalisation, entretiens, podcasts, photographies : Thomas TroadecGraphisme : Stéphanie PlateauMusique : Alexandre VarletCoordination, communication : Géraldine Genin

  5. 17

    C'est triste les guerres

    « C'est triste les guerres »La vie de Joséphine Talec n’a pas été simple. Un accident emporte son père en 1944, la laissant seule avec son frère et sa mère. Dans sa famille, le traumatisme de la Grande Guerre est dans les mémoires et amplifie la peur vis à vis des Allemands. Malgré la dureté de la vie, Josephine grandit. Elle raconte les êtres et les actions d’importance : sa grand-mère, l’entraide avec les réfugiés, un peu de la vie de ceux qui ont résisté, et la réconciliation à laquelle le jumelage de Plouguerneau a contribué.Nos chemins de Liberté est un documentaire porté par la Mairie de Plouguerneau (Finistère) et sa médiathèque, pour révéler les récits de vie de ses plus anciens habitants : celles et ceux qui ont vécu la seconde guerre mondiale, la libération puis la construction d'un jumelage avec une ville allemande.Chaque témoignage, collecté par un collectif d'habitants, fait ensuite l’objet d’un podcast, ainsi que d’un portrait photographique, réalisé dans un lieu emblématique de la commune, évoqué en entretien. ___Citation «  Entre Lilia et PerrozEntre une descente et une montéeC’est là qu’il y a la ferme de JosephineSi on lève les yeuxAu-dessus des talusOn sent la mer C’est la petite baie de Keridaouen Quand on arrive dans la petite maison avec Yvon son filsJosephine s’est endormieOn s’installe et Joséphine se réveille et reprend ses espritsLa vie de Joséphine n’a pas été simple Le goémon qui ne rapporte rienLa ferme qui nourrit à peine la familleEt le père qui part travailler à la DP de BrestEt là le père meurt d’un accident de travailMort pendant la guerre mais pas de la guerrePour Joséphine c’est pas de chanceElle aurait pu être pupille et faire des étudesC’est triste les guerresLà il a fallu rester à la fermePour aider au travailPour aider une mère esseuléeDans ce quartier de Kerougoun Les allemands sont pas trop làIls sont là-basDu côté de l'Île Derc'hOn les sent par les restrictionsDans les déplacementsDans la nourritureAvec la présence des réfugiés aussiEt puis les réquisitions et les bombardements à la finAlors Josephine a un peu de colèreDe la peur aussi liée aux bombardementsQui restera toujours Quand les avions passentAlors à la fin de la guerre, à Lilia, on a fêté çaEt après, bien plus tard, malgré ces souvenirs,Josephine pardonneraC’est une autre vieD’autres rencontresAvec les Allemands "Thomas Troadec, sociologue et réalisateur, agence Catalpa   Nos chemins de Liberté : un projet porté par la Mairie de Plouguerneau avec sa médiathèque « Les trésors de Tolente » Équipe municipale, coordinatrice du projetYannig Robin, maire de Plouguerneau, Frédéric Moritz, chargé des archives de la mairie et Christine Legal, chef de service Lecture publique, responsable de la médiathèque et du projet Nos chemins de Liberté Équipe bénévole en charge des entretiens avec les habitantsChristine Legal, Yannig Robin, Christophe Jacq, Léane Kervella, Cannelle Duniau et Emile Verdierpour les entretiens en langue bretonne : Yannig Robin et Soazig Daniellou et pour assister dans les photographies : Nastasja Terrom __Conception et réalisation : agence Catalpa - création documentaire et communicationRéalisation, entretiens, podcasts, photographies : Thomas TroadecGraphisme : Stéphanie PlateauMusique : Alexandre VarletCoordination, communication : Géraldine Genin  

  6. 16

    On nous disait pas la vérité

    « On avait peur, mais d’un côté non, puisque mon père avait fait un sous-terrain au fond du jardin »Alexine Kervella avait 5 ans en 1939. De la guerre, elle garde des émotions très fortes liées au passage des avions, au retentissement des bombes et à ce moment où son père a été fait prisonnier. La guerre, ce sont aussi des amitiés indéfectibles nouées avec de la famille éloignée, venue se réfugier à la ferme. Avec sa fille Irène, Alexine partage ses souvenirs qui vont jusqu’au jumelage avec Edingen-Neckarhausen auquel son père a contribué. « Pardonner, c’est se donner la main. C’est se dire que c’est fini tout ça ».Nos chemins de Liberté est un documentaire porté par la Mairie de Plouguerneau (Finistère) et sa médiathèque, pour révéler les récits de vie de ses plus anciens habitants : celles et ceux qui ont vécu la seconde guerre mondiale, la libération puis la construction d'un jumelage avec une ville allemande.Chaque témoignage, collecté par un collectif d'habitants, fait ensuite l’objet d’un podcast, ainsi que d’un portrait photographique, réalisé dans un lieu emblématique de la commune, évoqué en entretien. ___Citation «  Alexine il a fallu la convaincreGéraldine a dû solliciter tout plein de mondeSa belle-mère, une petite fille, des voisins…Alexine lui a même raccroché au nez pensant que c’était une erreur Faut dire qu’elle renonce rarement GéraldineÀ force d’insister, Alexine a fini par accepterAlors le jour de l’entretien,quand on est arrivé devant sa maison,une grande bâtisse en hauteur qui domine un des ronds-points de Lilia,on avait le sentiment d’être devant un château fortMais y’avait personne…On s’est dit qu’elle avait oublié AlexineOu alors qu’elle voulait plusEt puis finalement elle est arrivéeQue dis-je, elles sont arrivées en force ! Alexine, Irène sa fille, Morgane sa petite fille et une petite nièce Léane qui venait faire l’entretien avec nousBref, on sentait qu’elle avait une garde rapprochée AlexineAlors quand tout ce monde s’est retrouvé dans la cuisineon avait un peu l’impression d’être dans le métroà une heure de grande influenceQuand l’entretien a commencé on savait plus trop qui parlaitQui avait les souvenirs d’avantEntre Alexine et sa fille on assistait à un duoAu bout d’un moment, on a plus cherché à comprendreOn s’est dit que ces deux-là faisaient la paireAlors on a écoutéOn a vu qu’au quartier les allemands étaient pas très présentsIls sont tout de mêmes venus dans ces terresMais on aussi entendu les restrictionsLa vie faite de privationsEt de rencontres aussiAvec d’autres membres de la famille venus se réfugier à la fermeDans le flot de mots on a aussi entendu un personnageLe pèreCelui d’Alexine Ce père qui est appelé parrainDans notre imaginaire on avait le sentiment d’être en SicileAvec Coppola et les CorléoneLes familles qui s’apparentent à des clans ont toujours une référenceEt chez les Kervella c’est un père charismatiqueMarchand de cochonIl avait le cœur sur la mainEt quand on sort de la guerre et de ses restrictions,la générosité c’est quelque chose d’essentielÇa ne s’oublie pasSurtout si ça dure dans le temps "Thomas Troadec, sociologue et réalisateur, agence Catalpa   Nos chemins de Liberté : un projet porté par la Mairie de Plouguerneau avec sa médiathèque « Les trésors de Tolente » Équipe municipale, coordinatrice du projetYannig Robin, maire de Plouguerneau, Frédéric Moritz, chargé des archives de la mairie et Christine Legal, chef de service Lecture publique, responsable de la médiathèque et du projet Nos chemins de Liberté Équipe bénévole en charge des entretiens avec les habitantsChristine Legal, Yannig Robin, Christophe Jacq, Léane Kervella, Cannelle Duniau et Emile Verdierpour les entretiens en langue bretonne : Yannig Robin et Soazig Daniellou et pour assister dans les photographies : Nastasja Terrom __Conception et réalisation : agence Catalpa - création documentaire et communicationRéalisation, entretiens, podcasts, photographies : Thomas TroadecGraphisme : Stéphanie PlateauMusique : Alexandre VarletCoordination, communication : Géraldine Genin  

  7. 15

    La ferme au-dessus du pont de Paluden

    « Je suis François Roudaut, retraité de la terre »La vie de François Roudaut nous raconte sans pareilles quelques-unes des facettes de Plouguerneau. Une enfance à la ferme puis l’ostréiculture, la Marine, le métier de gardien du phare de l’Ile Wrac’h puis celui de pêcheur à Perroz… Du haut de Paluden où il habite, François a vu les Allemands arriver. Ceux qui ont pris son père, prisonnier durant 5 années. « Quand mon père est rentré, il ne nous connaissait pas ». François raconte et nous transporte, soutenu par son fils Olivier qui l’accompagne. Entre eux, les souvenirs et la parole circulent, depuis toujours.Nos chemins de Liberté est un documentaire porté par la Mairie de Plouguerneau (Finistère) et sa médiathèque, pour révéler les récits de vie de ses plus anciens habitants : celles et ceux qui ont vécu la seconde guerre mondiale, la libération puis la construction d'un jumelage avec une ville allemande.Chaque témoignage, collecté par un collectif d'habitants, fait ensuite l’objet d’un podcast, ainsi que d’un portrait photographique, réalisé dans un lieu emblématique de la commune, évoqué en entretien. ___Citation «  Quand on nous a parlé de FrançoisOn nous a tout de suite mis l’eau à la boucheUn ancien gardien de phareUn patron pêcheur de PerrosUne ferme située au-dessus du pont de Paluden…Quand François est apparu dans la chapelle de l'Ehpadon a presque cru au miracleDans sa chaise roulante son visage était vifUn regard qui scrute en silenceSur sa tête, une casquette de marinElle semblait amarrée ici depuis toujoursSon fils Olivier l’accompagnaitIl avait de l’attention à son égardOn sentait aussi toute son admirationLes gens de mer, qui plus est quand ils sont pères, se respectentFrançois a d’abord raconté sa vie en bretonQuelques semaines plus tard en françaisEntre les deux langues, je me suis rendu sur la fermeC’est un quartier de Plouguerneau qui échappe aux regardsFaut dire que sur la vieille route de Lannilisc’est l’Aber qui capte toute l'attentionEn prenant le dernier chemin à gauche on la trouve cette petite fermeDe là on visualise les mots et les souvenirs de FrançoisLe pont gardé, les allemands de l’autre côtéLes veillées plus ou moins clandestines…Le père emprisonné durant de nombreuses annéesUne vie bien occupée par les Allemands et le travail à la fermeÀ la libération, 5 ans plus tard, ils se reconnaissent à peine ces deux-làLeurs retrouvailles sont quelques peu empêchéesMais on sent que la vie va être différente tout de mêmeMais avec les restes des Allemandsles enfants continuent à jouer à la guerreCertains perdront des doigts pour qu’ils acceptent de passer à d’autres jeuxÀ d’autres viesAlors François peut, à nouveau, se jeter de la cale de PerrosAvec les copains et la marée montanteils se laissent flotter jusqu’au pont de PaludenLa liberté glisse sur tous leurs corpsLeurs cris résonnent au fond de l’AberMais de joie cette fois-ciC’est important d’entendre les enfants crier et jouer à nouveau "Thomas Troadec, sociologue et réalisateur, agence Catalpa   Nos chemins de Liberté : un projet porté par la Mairie de Plouguerneau avec sa médiathèque « Les trésors de Tolente » Équipe municipale, coordinatrice du projetYannig Robin, maire de Plouguerneau, Frédéric Moritz, chargé des archives de la mairie et Christine Legal, chef de service Lecture publique, responsable de la médiathèque et du projet Nos chemins de Liberté Équipe bénévole en charge des entretiens avec les habitantsChristine Legal, Yannig Robin, Christophe Jacq, Léane Kervella, Cannelle Duniau et Emile Verdierpour les entretiens en langue bretonne : Yannig Robin et Soazig Daniellou et pour assister dans les photographies : Nastasja Terrom __Conception et réalisation : agence Catalpa - création documentaire et communicationRéalisation, entretiens, podcasts, photographies : Thomas TroadecGraphisme : Stéphanie PlateauMusique : Alexandre VarletCoordination, communication : Géraldine Genin  

  8. 14

    J'ai du revenir à Lilia

    « Faut faire avec, comme on dit à Brest »Quelques semaines après sa naissance au Reun, à Lilia-Plouguerneau, les parents de Jeannine Simon l’emmènent vivre à Brest, pour une autre vie. Mais en 1942, l’intensité de la guerre la déracine. La famille revient se blottir dans une petite ferme aux murs non-extensibles et s’efforce de grandir, malgré le campement allemand voisin, à Kervenni. La vie de Jeannine se construit et se reconstruit ainsi, pétrie de cette urgence d’aller de l’avant. Elle partage son expérience avec sa petite fille Fanny, pour ce 13ème témoignage de 'Nos chemins de liberté'.Nos chemins de Liberté est un documentaire porté par la Mairie de Plouguerneau (Finistère) et sa médiathèque, pour révéler les récits de vie de ses plus anciens habitants : celles et ceux qui ont vécu la seconde guerre mondiale, la libération puis la construction d'un jumelage avec une ville allemande.Chaque témoignage, collecté par un collectif d'habitants, fait ensuite l’objet d’un podcast, ainsi que d’un portrait photographique, réalisé dans un lieu emblématique de la commune, évoqué en entretien. ___Citation «  C’est une histoire de cinémaUne mamie de Brest qui, pour les fêtes de Noël,envoie un colis à sa petite fille de ParisCe colis, elle l’a emballé avec une feuille du TélégrammeAlors quand le colis arrive là-bas c’est comme un message secret jeté à la merLe Télégramme, pour les Bretons d’ailleurs, c’est comme une trace d’iciEn ouvrant le colis, le mari récupère la pageIl la scrute, la parcourt et…Il y un article sur PlouguerneauUn article qui parle de 'Nos Chemins de Liberté'Alors les deux parisiens ils se disent que ça c’est un signeC’est la mamie qui leur fait une demande sans leur dire réellementIls nous contactent et tombent sur GéraldineEt Gégé elle aime les histoires comme çaLes belles histoiresEn plus à cette époque on ne trouvait personne qui avait vécu à LiliaEt cette mamie là, si !Gégé elle prépare la rencontreC’est sa spécialitéElle tisse des liens pour créer de la confiance partagéeAlors à la fin du mois de mars, cette mamie de Brest et sa petite fille de Paris sont venues iciÀ Lost an aodCette mamie c’est JeannineSa petite fille c’est FannyEt ces deux-là elles nous fendent le cœurLeur récit est celui d’un bébé qui quitte Lilia dès sa naissanceCar ses parents s’installent sur BrestIls vont à la ville et changent un peu de vieC’est en migrant qu’on peut voir la vie changerLa ferme devient HLMLe trois pièces, ses commoditésAvec tout le confort d’une vie urbaineLa vie moderne quoiPas celle de Tati tout de mêmePresqueDu moins nous on y croitOn l’espèreMais la guerre arriveTrop viteTrop tôtElle met un arrêt à cette modernitéElle met un arrêt au rêve d’une meilleure viePas celle où l’argent rentre plus viteMais juste celle où c’est un peu plus facileMoins rudeMoins pénibleAlors la famille de Jeannine revient à LiliaDans la ferme familialeSans eau, ni électricité, ni commoditésUne vie de rienC’est sans doute ce qu’on appelle la survieCelle du peuDu manque aussiAlors Jeannine elle voit tout çaElle sent et ressent la marche arrièreLe retour à la case départElle trouve ça un peu injuste tout de mêmeEt on la comprendOn pleure avec elleFaut dire qu’en l’écoutant elle devient un peu notre mamie à nous aussiSa vie est cloisonnée à la fermeAvec le campement Allemand juste à cotéEt eux ils ont le confort de la vie moderne qu’elle avait sur Brest De la nourritureDe l’électricitéDe la musiqueDe la joie aussiMais bon, on fait avec quoiJeannine elle tente de faire avecMais elle a arrêté de respirerAlors quand la guerre se termine elle se dit que ça va repartirQue le retour sur Brest ce sera le retour du progrèsMais Brest est sous terreEt les constructions vont se faire attendreAlors on se contente des baraquementsPuis du HLMOn est content pour Jeannine car on sent que c’est repartie pour elleComme avant la guerreOn a envie d’applaudir et de la prendre dans nos brasMais Jeannine va perdre son mariEncore une guerre quoiLa guerre de l’absenceD’une famille amputéeEt pour Jeannine la famille c’est un tout undissociableMais notre mamie elle lâche rienC’est un résistanteElle retourne à la case départPour tout reconstruireJeannine c’est une bâtisseuseElle franchit les cols de l’existence avec ses petits piedsElle lâche rienElle ne subit pas, elle éprouveElle se forme par les épreuvesElle est belle à écouterÀ voir aussiOn se dit que Fanny elle a de la chance d’avoir une grand-mère comme çaQu’en voulant que sa mamie témoigne elle nous a fait un sacré cadeauQue sa Jeannine ça l’universaliseQu’elle devient un peu notre grand-mère à tous et toutesJeannine elle voulait transmettre sa vie qu’à sa familleQue c’était suffisant pour elleQu’il faut savoir rester discrèteNe pas trop se montrerPar pudeur et aussi respect des autres membres de la familleElle a raisonMais Jeannine elle ne sait pas une choseAvec ce récit elle est devenue la mamie de tout le mondeEt on est aussi un peu de sa famille maintenantElle a tout compris JeannineEt Fanny elle a bien fait de l’amener à nousDe l’amener à vous "Thomas Troadec, sociologue et réalisateur, agence Catalpa   Nos chemins de Liberté : un projet porté par la Mairie de Plouguerneau avec sa médiathèque « Les trésors de Tolente » Équipe municipale, coordinatrice du projetYannig Robin, maire de Plouguerneau, Frédéric Moritz, chargé des archives de la mairie et Christine Legal, chef de service Lecture publique, responsable de la médiathèque et du projet Nos chemins de Liberté Équipe bénévole en charge des entretiens avec les habitantsChristine Legal, Yannig Robin, Christophe Jacq, Léane Kervella, Cannelle Duniau et Emile Verdierpour les entretiens en langue bretonne : Yannig Robin et Soazig Daniellou et pour assister dans les photographies : Nastasja Terrom __Conception et réalisation : agence Catalpa - création documentaire et communicationRéalisation, entretiens, podcasts, photographies : Thomas TroadecGraphisme : Stéphanie PlateauMusique : Alexandre VarletCoordination, communication : Géraldine Genin  

  9. 13

    On était pas maître chez soi

    « On a eu du dur »Pendant la guerre, la famille d’Yves le Gat a été contrainte de loger des soldats allemands dans leur ferme. Une entrée rude dans la vie qui marque l’enfant de 4 ans. 80 ans plus tard, pour ce douzième témoignage de ‘Nos chemins de liberté’, il laisse remonter ses souvenirs.Nos chemins de Liberté est un documentaire porté par la Mairie de Plouguerneau (Finistère) et sa médiathèque, pour révéler les récits de vie de ses plus anciens habitants : celles et ceux qui ont vécu la seconde guerre mondiale, la libération puis la construction d'un jumelage avec une ville allemande.Chaque témoignage, collecté par un collectif d'habitants, fait ensuite l’objet d’un podcast, ainsi que d’un portrait photographique, réalisé dans un lieu emblématique de la commune, évoqué en entretien. ___Citation «  On a eu du dur »Pour Yves, la vie commence difficilementChez lui les débuts sont souvent rudesMais Yves se résigne difficilement Voire jamaisUne ferme achetée sous hypothèque par son pèreAvec son parrain ils parviennent à la sauverQuelques mois plus tard, la guerre arriveQuelques années plus tard, les Allemands viennent occuper la ferme familialeOn aurait de meilleurs départs pour Yves et sa familleAlors quand il arrive devant nous à la maison de retraite,dans sa chaise roulante,on sent le poids des ansSon corps est fait de labeurSa voix chevrotante invite à la compassionOn se demande si la mémoire ne va pas lui jouer des toursOn sent le silenceOn est dans son silencePar respectMais il est nécessairePour trouver le soufflePour laisser remonter les souvenirsMais Yves est làFace à nousEt bien làDans un même élan, il se souvient de l’arrivée et du départ des AllemandsComme un mauvais livre qu’on ouvre et qu’on veut refermer dans un même mouvementSans attendrePour passer à autre chosePour être dans la viePour redevenir maître de son destinIl veut nous raconter la présence des allemands à la fermeLe feu de bois dans la chambre des soldatsQuand, eux, les enfants, ont froidLe bruit dans la chambre qu’il faut traverser et qui empêche de dormirEntendre leurs rires quand, eux, les enfants, sont contraints au silenceLa guerre a ceci de particulier qu’elle peut inverser et tordre les comportements liés aux âgesL’école réquisitionnée qui les conduit à faire classe dans une grangeElle aussi froideAlors on marche, en rond, comme dans la cour d’une prisonCe froid qui fige les corps des enfantsCe froid qui signe leur fragilitéLeur peur aussiLes enfants ne sont pas fascinés par les guerresIls comprennent l’incertitude d’une vieLa fragilité de leur propre existenceAlors on comprend la difficulté du pardonDu bout des lèvres Yves dira ouiCar l’Eglise l'imposeYves a appris à respirerAvec le temps, il n’a plus envie d’être contraintPar la forceYves dispose de son libre arbitreIl est librePar la joie"Thomas Troadec, sociologue et réalisateur, agence Catalpa   Nos chemins de Liberté : un projet porté par la Mairie de Plouguerneau avec sa médiathèque « Les trésors de Tolente » Équipe municipale, coordinatrice du projetYannig Robin, maire de Plouguerneau, Frédéric Moritz, chargé des archives de la mairie et Christine Legal, chef de service Lecture publique, responsable de la médiathèque et du projet Nos chemins de Liberté Équipe bénévole en charge des entretiens avec les habitantsChristine Legal, Yannig Robin, Christophe Jacq, Léane Kervella, Cannelle Duniau et Emile Verdierpour les entretiens en langue bretonne : Yannig Robin et Soazig Daniellou et pour assister dans les photographies : Nastasja Terrom __Conception et réalisation : agence Catalpa - création documentaire et communicationRéalisation, entretiens, podcasts, photographies : Thomas TroadecGraphisme : Stéphanie PlateauMusique : Alexandre VarletCoordination, communication : Géraldine Genin  

  10. 12

    Dans la rue neuve de Plouguerneau

    « Et on a réussi à le convaincre qu’il valait mieux être amis qu’ennemis »Marie-Pierre et François se connaissent depuis presque toujours. Enfants, la guerre va toucher leurs familles. Adultes, ils participeront avec conviction à la construction du jumelage de Plouguerneau avec la ville allemande d’Edingen-Neckarhausen. Dans ce 10ème témoignage de ‘Nos chemins de Liberté’ ils racontent leur projet de réconciliation.Nos chemins de Liberté est un documentaire porté par la Mairie de Plouguerneau (Finistère) et sa médiathèque, pour révéler les récits de vie de ses plus anciens habitants : celles et ceux qui ont vécu la seconde guerre mondiale, la libération puis la construction d'un jumelage avec une ville allemande.Chaque témoignage, collecté par un collectif d'habitants, fait ensuite l’objet d’un podcast, ainsi que d’un portrait photographique, réalisé dans un lieu emblématique de la commune, évoqué en entretien. ___Citation "Par une fin de matinée ensoleilléeOn se rend du coté de Saint-MichelDans la maison des JolléC’est là qu’ils habitent maintenantÀ l’entrée il y a une ancienne tourelle de mitrailleuseDans le jardin un blockhausLes traces n’ont pu être enlevéesEt les Jollé ils ont vécu dans la guerreEt leurs souvenirs aussi restentComme le béton des allemandsIls nous accueillent dans leur véranda Face à la merElle happe les regards Le soleil chauffe Un petit silence s’installeEt les souvenirs reviennentDans la rue Neuve il y a de la vie en devenirLes maisons se construisentLes enfants arrivent et se côtoient Ils rient et préparent les devoirsParmi eux, il y a François et Marie-PierreIls ne se quitteront plusQuand la guerre arriveLes familles voient leurs vies bouleverséesLes pères partent et les mères restentLes enfants observent en silenceEntre sidération et admirationIls voient des chosesDans les rues assombries de Plouguerneau leurs mots sont bleus Marie-Pierre est lucideElle observe l’occupation des allemands dans le bourgFrançois aime contempler les troupes qui défilentLes chants le fascineMais les parents veillent à garder une distanceEux savent ce qu’il en estAprès la guerre, les Jollé œuvrent au jumelageMalgré les oppositions Ils tiennent bonChez eux le pardon est une religionDans la bouche de Marie-Pierre les mots sont doux On entend l’importance de voir l’ennemi se transformer en amiEt chez eux l’amitié c’est pour la vie C’est plus puissant que les guerresEt comme dit François :  "plus on devient vieux, plus on devient sage « Avec les Jollé ont a de l’espoirEt si les croyances pouvaient renverser les guerres !"Thomas Troadec, sociologue et réalisateur, agence Catalpa   Nos chemins de Liberté : un projet porté par la Mairie de Plouguerneau avec sa médiathèque « Les trésors de Tolente » Équipe municipale, coordinatrice du projetYannig Robin, maire de Plouguerneau, Frédéric Moritz, chargé des archives de la mairie et Christine Legal, chef de service Lecture publique, responsable de la médiathèque et du projet Nos chemins de Liberté Équipe bénévole en charge des entretiens avec les habitantsChristine Legal, Yannig Robin, Christophe Jacq, Léane Kervella, Cannelle Duniau et Emile Verdierpour les entretiens en langue bretonne : Yannig Robin et Soazig Daniellou et pour assister dans les photographies : Nastasja Terrom __Conception et réalisation : agence Catalpa - création documentaire et communicationRéalisation, entretiens, podcasts, photographies : Thomas TroadecGraphisme : Stéphanie PlateauMusique : Alexandre VarletCoordination, communication : Géraldine Genin

  11. 11

    Quand l'enfant rencontre l'adulte

    « Il y a quelque chose qui reste. Quelque chose qui reste. »Lorsque la guerre arrive, Robert Guillerm a 4 ans. En enfant curieux de tout et un peu turbulent, il voit, vit et retient beaucoup d’événements ayant traversé Plouguerneau. Plus tard, avec son parcours militaire, il se documente et prend conscience de ce qu’il a vécu. Il partage ses sentiments et ses apprentissages, dans ce neuvième témoignage de 'Nos chemins de liberté'.Nos chemins de Liberté est un documentaire porté par la Mairie de Plouguerneau (Finistère) et sa médiathèque, pour révéler les récits de vie de ses plus anciens habitants : celles et ceux qui ont vécu la seconde guerre mondiale, la libération puis la construction d'un jumelage avec une ville allemande.Chaque témoignage, collecté par un collectif d'habitants, fait ensuite l’objet d’un podcast, ainsi que d’un portrait photographique, réalisé dans un lieu emblématique de la commune, évoqué en entretien. Tous les samedis, de février à juin 2024, un nouveau récit est dévoilé dans un épisode dédié.Citation « Robert est arrivé par hasardSur le tardIl avait croisé le Maire lors d’une réunion des anciens combattantsYannig nous a dit que, petit, il vivait non loin du l’usine du TraonEn face de sa fenêtre les allemands circulaientEt lors de la Libération, il avait vuIl savait des chosesAlors fallait l’interviewerHabitant entre Rennes et Plouguerneau, on a dû attendre son retourUn mois plus tard, le voilà donc face aux microsOn avait hâtePour savoirEn face de nous, on a le sentiment d’avoir un jeune hommeOn le voit et sent jovialHeureux et curieuxComme l’enfant turbulent qu’il a été durant la guerrePour lui la guerre est une aventureUn spectacleDevant les fenêtres de sa maison il est au cinémaEt il en n’en rate pas uneEt si un événement a lieu dans le bourg ou dans ses alentoursIl accourtMalgré le dangerMalgré la mère et le MaireCurieux comme l’est un enfantSes souvenirs sont joyeuxDurant la guerreSa vie de gamin est un jeuEt heureusement d’ailleursOn a le sentiment de revoir La vie est belle de Roberto BenigniCe film où un père, pour son fils, tord la réalité de l’atrocité des campsRobert c’est un peu Guido et Giosue réunisMais Robert va grandirIl va rentrer dans la MarineDécouvrir ce qu’est la guerreApprendre ses autres dimensionsÉprouver les contrastesAlors, au moment des jumelagesIl aura du malLe dilemme est en luiSes souvenirs d’une enfance joyeuseLa conscience d’un adulte éveilléMais Robert saitIl sait faire vivre les deux sentimentsEt tant mieuxIl n’oublie jamais l’enfant qui est en lui"Thomas Troadec, sociologue et réalisateur, agence Catalpa  Nos chemins de Liberté : un projet porté par la Mairie de Plouguerneau avec sa médiathèque « Les trésors de Tolente » Équipe municipale, coordinatrice du projetYannig Robin, maire de Plouguerneau, Frédéric Moritz, chargé des archives de la mairie et Christine Legal, chef de service Lecture publique, responsable de la médiathèque et du projet Nos chemins de Liberté Équipe bénévole en charge des entretiens avec les habitantsChristine Legal, Yannig Robin, Christophe Jacq, Léane Kervella, Cannelle Duniau et Emile Verdierpour les entretiens en langue bretonne : Yannig Robin et Soazig Daniellou et pour assister dans les photographies : Nastasja Terrom __Conception et réalisation : agence Catalpa - création documentaire et communicationRéalisation, entretiens, podcasts, photographies : Thomas TroadecGraphisme : Stéphanie PlateauMusique : Alexandre VarletCoordination, communication : Géraldine Genin 

  12. 10

    الاقتصاد في رمضان -الصدقات

    (شبكة أجيال)-الاقتصاد في رمضان-بودكاست مع المدون الاقتصادي مجدي النوري ويخبرنا فيه عن اهمية الصدقات

  13. 9

    J'ai toujours ça dans la tête

    Marie-Thérèse Cariou a grandi avec une peur tenace des Allemands, héritée de ses parents. Bien après la guerre, ses enfants feront l’expérience du jumelage de la commune avec Edingen-Neckarhausen. Pour ce huitième épisode de ‘Nos chemins de liberté’, elle raconte, avec sa fille Odile, le cheminement de sa famille.Nos chemins de Liberté est un documentaire porté par la Mairie de Plouguerneau (Finistère) et sa médiathèque, pour révéler les récits de vie de ses plus anciens habitants : celles et ceux qui ont vécu la seconde guerre mondiale, la libération puis la construction d'un jumelage avec une ville allemande.Chaque témoignage, collecté par un collectif d'habitants, fait ensuite l’objet d’un podcast, ainsi que d’un portrait photographique, réalisé dans un lieu emblématique de la commune, évoqué en entretien. Tous les samedis, de février à juin 2024, un nouveau récit est dévoilé dans un épisode dédié.Citation « Quand on rentre dans sa salle à mangerLà où Marie-Thérèse nous a installéC’est son regard qui retient l’attentionIl est lumineuxD’un bleu buriné par le tempsDélavé par les pluies d’iciMarie-Thérèse est maintenant dans une grande maison Entre le Bourg et Saint-MichelAvant, avec ses parents, elle habitait une fermeÀ côté de LesmelLà-bas, au quartierelle en a vu des chosesFaut dire qu’elle dominait l’Aber WrachAlors au loin elle a vu BrestLa nuit surtout Le feu, les éclairsEt pour un enfant, ces souvenirs sont indélébilesQuand elle parle de ses souvenirs de guerreOn sent les émotionsComme si la guerre avait eu lieu hierLe jour de la photoAvec sa file OdileElles ont voulu revenir à la ferme d'antanQuand elles prennent la pauseLes corps marquent un temps d’arrêtEt les regards en disent longQuand elle regarde vers l’horizonOn ressent l’angoisse de Marie-ThérèseEt Odile est aussi embarquée dans les tourments de sa mamanLe ciel est comme une menaceElles voient et revoient Brest en feuAu loinOn a le sentiment d’y être à nouveauElles regardent en l'airEt si les avions revenaient…Et Marie-Thérèse a à nouveau peurElle a toujours ça dans la têteÇa ne part pasMalgré les années"Thomas Troadec, sociologue et réalisateur, agence Catalpa   Nos chemins de Liberté : un projet porté par la Mairie de Plouguerneau avec sa médiathèque « Les trésors de Tolente » Équipe municipale, coordinatrice du projetYannig Robin, maire de Plouguerneau, Frédéric Moritz, chargé des archives de la mairie et Christine Legal, chef de service Lecture publique, responsable de la médiathèque et du projet Nos chemins de Liberté Équipe bénévole en charge des entretiens avec les habitantsChristine Legal, Yannig Robin, Christophe Jacq, Léane Kervella, Cannelle Duniau et Emile Verdierpour les entretiens en langue bretonne : Yannig Robin et Soazig Daniellou et pour assister dans les photographies : Nastasja Terrom __Conception et réalisation : agence Catalpa - création documentaire et communicationRéalisation, entretiens, podcasts, photographies : Thomas TroadecGraphisme : Stéphanie PlateauMusique : Alexandre VarletCoordination, communication : Géraldine Genin

  14. 8

    J'ai vu un homme pleurer

    « On s’est dit, et bien, tous les allemands ne sont pas méchants. On s’est dit ça »Pour ce septième témoignage de ‘Nos chemins de Liberté’, Pierre Le Ven partage avec détails les souvenirs de son enfance passée à Keridaouen. À travers eux, on discerne son attention au monde, à ce qui s'est passé pendant la guerre et à ceux qui s'en sont allés.Nos chemins de Liberté est un documentaire porté par la Mairie de Plouguerneau (Finistère) et sa médiathèque, pour révéler les récits de vie de ses plus anciens habitants : celles et ceux qui ont vécu la seconde guerre mondiale, la libération puis la construction d'un jumelage avec une ville allemande.Chaque témoignage, collecté par un collectif d'habitants, fait ensuite l’objet d’un podcast, ainsi que d’un portrait photographique, réalisé dans un lieu emblématique de la commune, évoqué en entretien. Tous les samedis, de février à juin 2024, un nouveau récit est dévoilé dans un épisode dédié.Citation « Pierre il a un sacré portefeuilleBien épaisCe ne sont pas des liassesOu alors des billets d’oùD’ici et d’ailleurs aussiCar dedans il transporte des photos Par dizainesDe tous les Le Ven De toutes les générations et périodes du clan De Kerazan, de Carentec, des îles, de Lilia mais pas du BourgFaut que ce soit tout proche de la mer et des maréesAlors, quand il commence à parler le Pierrot,faut s’accrocher Pas se perdreY’a tellement de branches dans la famille qu’on a le tournis des dates et des lieuxFaut surtout pas le couper Il risquerait de se bloquerMais une fois qu’il a déposé leur noms et histoires,faut toujours respecter les ancêtres et les origines,alors Pierrot, avec son regard plein de malice,commence son histoireCelle des goémoniers de Kerazan et de l’ile d’Erc'hEt là il nous embarquePierrot c’est un peu comme le Petit NicolasLes histoires racontées sont imagéesCe sont celles des enfants de Liliaqui, lorsque la guerre est finie, continuent de se faire la guerreLes anecdotes sont si inspirantes que la guerre est au bout de nos yeux On la voit, on la sent et on la respecteDans son regard d’enfant nos vies d’adultes s’éclairent autrementLes enfants aussi savent raconter les guerresLes enfants aussi savent parler aux adultesPierrot enseigne sans nous faire saignerPierrot a vu un homme pleurerPierrot sait nous faire pleurer De rires et d’émotions Pierrot aurait rêvé de voguer sur les mersDe naviguer sur les océansLa vie en a décidé autrementIl a dû opter pour chauffeur de carUne autre manière de voyagerOn aurait aimé,comme bien d’autres,être transporté dans son car RiouPour écouter des histoiresPour rigoler avec ses anecdotesPour vivre ensembleLe temps d’un voyage"Thomas Troadec, sociologue et réalisateur, agence Catalpa   Nos chemins de Liberté : un projet porté par la Mairie de Plouguerneau avec sa médiathèque « Les trésors de Tolente » Équipe municipale, coordinatrice du projetYannig Robin, maire de Plouguerneau, Frédéric Moritz, chargé des archives de la mairie et Christine Legal, chef de service Lecture publique, responsable de la médiathèque et du projet Nos chemins de Liberté Équipe bénévole en charge des entretiens avec les habitantsChristine Legal, Yannig Robin, Christophe Jacq, Léane Kervella, Cannelle Duniau et Emile Verdierpour les entretiens en langue bretonne : Yannig Robin et Soazig Daniellou et pour assister dans les photographies : Nastasja Terrom __Conception et réalisation : agence Catalpa - création documentaire et communicationRéalisation, entretiens, podcasts, photographies : Thomas TroadecGraphisme : Stéphanie PlateauMusique : Alexandre VarletCoordination, communication : Géraldine Genin

  15. 7

    Face à l'Aber Wrac'h

    « Et on a été sauvé ! Ça a été formidable. Mais on a eu la trouille quand même »Quand la guerre s’est terminée, Albertine Talec avait 10 ans. À Perroz où elle a grandi, avec la mer et face à l’Aber Wrac’h, elle raconte ses souvenirs pour ce sixième témoignage de ‘Nos chemins de Liberté’. De l’expérience de la guerre à celle du jumelage avec la ville d’Edingen-Neckarhausen, bien des années plus tard.Nos chemins de Liberté est un documentaire porté par la Mairie de Plouguerneau (Finistère) et sa médiathèque, pour révéler les récits de vie de ses plus anciens habitants : celles et ceux qui ont vécu la seconde guerre mondiale, la libération puis la construction d'un jumelage avec une ville allemande.Chaque témoignage, collecté par un collectif d'habitants, fait ensuite l’objet d’un podcast, ainsi que d’un portrait photographique, réalisé dans un lieu emblématique de la commune, évoqué en entretien. Tous les samedis, de février à juin 2024, un nouveau récit est dévoilé dans un épisode dédié.Citation « Albertine habite dans la côte de PerrosÀ côté de la maison de mes parentsC’est une figure localeAvant son entretien, je ne l’avais jamais croisé Etrange…Le jour de l’enregistrement, on y est allé à 4Géraldine, Christine, Cannelle et moiDerrière la grilleQuand on est entré dans le jardinOn avait le sentiment d’être ailleursEt l’arrivée d’Albertine a renforcé les couleurs du jardinAlbertine c’est un peu la Brigitte Bardot du coin Chez elle tout est fleuriSon jardin, sa maison et son verbeDès le départ on s’est dit qu’on allait pas s’ennuyerAvant même que les micros ne soient branchésAlbertine se racontaitOn a vite compris que ça ne servirait à rien de lui dire d’attendreFallait qu’on se dépêche pour ne pas en perdre une mietteAlbertine adore parlerElle a le sens des mots Des formules aussiSon débit et sa voix sont ceux d’une jeune femmeElle veut être entendue et attendueAlbertine aime la vie La joie, les fêtes et les rencontresLes voyages aussiOn sent une énergie vitaleLe goût de la vieDe celle de la jeune fille qu’elle était durant l’occupationDe sa culture du plaisirMalgré les évènementsAlors la guerre elle l’a vuPas a PerrosMais de l’autre côtéSur l’Aber Wrac’h Comme on assiste à des scènes de spectacleSous ses yeux d’enfants elle a vu et entendu la guerreLe spectacle s’ouvre et se refermeComme le rideau d’un théâtre Albertine elle en a des souvenirsElle les délivre à une vitesse incroyableSans crier garePasse d’une période à l’autre Faut s’accrocherParfois les dates se mélangentLes histoires aussiÀ la fin, on est un peu épuiséMais Christine est aux angesAlbertine lui rappelle des souvenirs de familleElle est aussi admirative de son caractèreCelui des femmes de la côteOn dit que le vent y est pour quelque chose...Mais la vie sans hommescar les goémoniers sont aux îlesy est aussi pour quelque choseTel un puzzleIl nous faudra du tempsPour ordonner ses souvenirsPour faire de son récit une vie bien iodéeUn récit plein de sel…"Thomas Troadec, sociologue et réalisateur, agence Catalpa   Nos chemins de Liberté : un projet porté par la Mairie de Plouguerneau avec sa médiathèque « Les trésors de Tolente » Équipe municipale, coordinatrice du projetYannig Robin, maire de Plouguerneau, Frédéric Moritz, chargé des archives de la mairie et Christine Legal, chef de service Lecture publique, responsable de la médiathèque et du projet Nos chemins de Liberté Équipe bénévole en charge des entretiens avec les habitantsChristine Legal, Yannig Robin, Christophe Jacq, Léane Kervella, Cannelle Duniau et Emile Verdierpour les entretiens en langue bretonne : Yannig Robin et Soazig Daniellou et pour assister dans les photographies : Nastasja Terrom __Conception et réalisation : agence Catalpa - création documentaire et communicationRéalisation, entretiens, podcasts, photographies : Thomas TroadecGraphisme : Stéphanie PlateauMusique : Alexandre VarletCoordination, communication : Géraldine Genin 

  16. 6

    Le bol de soupe

    "Je n’étais pas en colère contre eux. Je ne suis pas en colère contre ça".Pour ce cinquième épisode de ‘Nos chemins de Liberté’, Léon Le Guen a rassemblé ses souvenirs. Parmi eux, le bol de soupe, un souvenir qui nous dit ce qu’était la guerre dans la vie simple d’un enfant de 8 ans.Nos chemins de Liberté est un documentaire porté par la Mairie de Plouguerneau (Finistère) et sa médiathèque, pour révéler les récits de vie de ses plus anciens habitants : celles et ceux qui ont vécu la seconde guerre mondiale, la libération puis la construction d'un jumelage avec une ville allemande.Chaque témoignage, collecté par un collectif d'habitants, fait ensuite l’objet d’un podcast, ainsi que d’un portrait photographique, réalisé dans un lieu emblématique de la commune, évoqué en entretien. Tous les samedis, de février à juin 2024, un nouveau récit est dévoilé dans un épisode dédié.Citation « Léon c’est un peu comme Jeanne, Joséphine ou encore Marie-ThérèseLa guerre c’est comme s’il ne l’avait pas vuAlors quand il arrive devant les micros, il ne comprend pas trop les raisons de sa présenceOn sent qu’il est prêt à repartirDe peur de déranger peut-êtreIl n’aime pas trop ça causer seul LéonChez lui les mots c’est à l’économieC’est comme aller à confesseFaut dire qu’il aurait apprécié retrouver les anciens du quartierCeux et celles d’avantQuand la vie était une affaire de collectifEt sans doute que, dans leurs échanges, les souvenirs auraient été plus faciles à revenirUne vie collective c’est aussi des souvenirs de groupeAlors Léon se lanceSouvent il donne l’impression de s’arrêterSans jamais vouloir continuerOn laisse les silences s’étirerEt si rien ne vient on le questionneÀ nouveauEt il repartEt on se dit tant mieuxOn ne sait jamaisDans les mots de Léon on distingue le sensIl dit et redit que la guerre peut ne pas avoir marqué une vieIl dit que cette vie de guerre on n’avait pas le temps de s’en préoccuperOn avait d’autres chats à fouetterLe travail, la ferme, la famille, le quartier, le sou pour vivreAu bout d’une heurealors qu’on avait la sensation que tout avait été diton lui demande s’il voulait rajouter un dernier souvenirOn fait ça par politesse sans doutePour se dire au revoir et à bientôt pour la photoEt là, Léon, comme si de rien n’était,il nous raconte le souvenir du bol de soupeCelui qu’on donnait aux enfants de l’école à l’heure du déjeunerUn bol d’eau chaude en faitUn bol pour faire genreEt, en face de lui, les Allemands eux, ont des omelettes bien généreusesOn est un peu estomaqué par ses mots en apparence anodinsPar leur portéeLeur symbolique aussiMais Léon n’a pas de colèreIl fait le constatSans être naïfIl est lucide sur ce qu’est la guerre aussiComme bien d’autre qu’on a rencontréQu’on a raconté"  Thomas Troadec, sociologue et réalisateur, agence Catalpa   Nos chemins de Liberté : un projet porté par la Mairie de Plouguerneau avec sa médiathèque « Les trésors de Tolente » Équipe municipale, coordinatrice du projetYannig Robin, maire de Plouguerneau, Frédéric Moritz, chargé des archives de la mairie et Christine Legal, chef de service Lecture publique, responsable de la médiathèque et du projet Nos chemins de Liberté Équipe bénévole en charge des entretiens avec les habitantsChristine Legal, Yannig Robin, Christophe Jacq, Léane Kervella, Cannelle Duniau et Emile Verdierpour les entretiens en langue bretonne : Yannig Robin et Soazig Daniellou et pour assister dans les photographies : Nastasja Terrom __Conception et réalisation : agence Catalpa - création documentaire et communicationRéalisation, entretiens, podcasts, photographies : Thomas TroadecGraphisme : Stéphanie PlateauMusique : Alexandre VarletCoordination, communication : Géraldine Genin  

  17. 5

    Derrière les barbelés du Spins

    "On a été encerclé par les allemands. On a vu démolir toutes les dunes du Spins et ils ont commencé à faire les blockhaus".À la grève blanche où sont postés les allemands, la famille de Francine et Marie Le Goasduff a été la seule à être autorisée à rester. Leur vie s'est organisée, derrière les barbelés. Elles racontent leurs souvenirs pour ce quatrième épisode de Nos chemins de Liberté. Nos chemins de Liberté est un documentaire porté par la Mairie de Plouguerneau (Finistère) et sa médiathèque, pour révéler les récits de vie de ses plus anciens habitants : celles et ceux qui ont vécu la seconde guerre mondiale, la libération puis la construction d'un jumelage avec une ville allemande.Chaque témoignage, collecté par un collectif d'habitants, fait ensuite l’objet d’un podcast, ainsi que d’un portrait photographique, réalisé dans un lieu emblématique de la commune, évoqué en entretien. Tous les samedis, de février à juin 2024, un nouveau récit est dévoilé dans un épisode dédié.Citation « Christine en parlait avec des lumières dans ses yeux Yannig aussiLes sœurs, les 3, devaient être interviewées !Le genre d’évidence qu’on n'a pas envie de questionnerSurtout quand on n’a pas toutes les cartes en mainIci, tout le monde les connaissaitEt même la France d’ailleurs  Faut dire qu’elles étaient passées aux infos Régionales et nationales !Au 20h mêmeCelui de TF1Il me fallait alors simulerOmettre une certaine forme d’ignoranceFaire comme si je connaissais les sœurs Le GoasduffComme si j’avais déjà croisé les chemins de Francine, Marie et Jeanne…Souvent, dans un processus d’intégration, faut mentir pour accéder aux histoiresPour comprendre l’Histoire d’un territoireQuand des femmes sont des Institutions c’est qu’elles incarnent des valeurs d’importanceDes valeurs d’appartenanceDes cultures qui se préserventQui passent de générations en générationsAlors les sœurs Le Goasduff sont les amies de tout le monde Chacun partage une anecdote comme on partage un gâteau de familleChacun dispose d’un bout de l’histoireAlors un jour d’été, en fin de journée, quand on est arrivé chez Francine et Marieavec nos micros et enregistreursj’avais l’impression de rentrer à l’ElyséeLe matin j’avais même repassé ma chemiseEt heureusement car Francine et Marie étaient sur leur trente-et-unToutes bellesEn couleursOn devait être autour du 14 juilletUn vrai feu d’artificeElles avaient aussi dû aller chez le coiffeurBref, elles nous attendaient !Tout de suite elles se sont étonnées de ne pas voir de camérasJuste des micros a demandé Francine ?Oui oui ai-je murmuré de peur de me prendre une remarqueSans les caméras on avait l’air pas à la hauteur de ce rendez-vousDe leur rendez-vous !Christine, en douceur, leur a expliqué l’absence d’imagesL’importance de préserver leur voixL’arrivée des « podcasts » aussi dans cette modernité mouvanteLa puissance du décalage dans un monde qui va si viteLa douceur de perdre son temps en prenant celui du temps d'écouterPour apprendre autrementPour les découvrir différemmentSi Francine parlait beaucoup, Marie observait Son regard était làComme la présence d'une Maîtresse d’école qui sait se faire respecterEn silence Christine a su rassurerCréer une confiance partagéeEt l’entretien a pu commencerOn était content de les écouter On sentait leur envie de transmettreDe ne pas oublierDe ne pas les oublierDans leurs récits croisés on était touchéOn était au bon endroitLà où les questionnements se font Là où les évidences s’écroulent Là où les certitudes s’effritent Là où les apprentissages se fontAprès deux heures d’échangesOn avait pu se rencontrerOn avait pu faire connaissanceDe sujets à sujetsDe personne à personneFrancine et Marie ne sont pas des objets d’HistoireElles ne sont pas à mettre au muséeElles sont des femmes sujettes de leur histoireElles sont un peu comme nos grands-mèresElles sont une partie de l’histoire vivante de Plouguerneau Pour toujoursC’est pas si mal les podcastsOn va pouvoir les entendreDe loin et de prèsComme les sœurs sont inséparablesPour la photo c’est Jeanne qui est venue avec FrancineMarie avait trop mal aux jambesOn était triste qu’elle ne soit pas làÀ côté de la ferme de la famille Là où elles avaient vécu derrière les barbelés Thomas Troadec, sociologue et réalisateur, agence Catalpa    Nos chemins de Liberté : un projet porté par la Mairie de Plouguerneau avec sa médiathèque « Les trésors de Tolente » Équipe municipale, coordinatrice du projetYannig Robin, maire de Plouguerneau, Frédéric Moritz, chargé des archives de la mairie et Christine Legal, chef de service Lecture publique, responsable de la médiathèque et du projet Nos chemins de Liberté Équipe bénévole en charge des entretiens avec les habitantsChristine Legal, Yannig Robin, Christophe Jacq, Léane Kervella, Cannelle Duniau et Emile Verdierpour les entretiens en langue bretonne : Yannig Robin et Soazig Daniellou et pour assister dans les photographies : Nastasja Terrom __Conception et réalisation : agence Catalpa - création documentaire et communicationRéalisation, entretiens, podcasts, photographies : Thomas TroadecGraphisme : Stéphanie PlateauMusique : Alexandre VarletCoordination, communication : Géraldine Genin  

  18. 4

    Ça sentait fort

     "C'est les allemands qui m'ont dit que c'était la guerre"Alice Ogor est née à Lesmel. L'année de ses 9 ans, la guerre s’introduit dans sa vie. Elle raconte son histoire, pour ce deuxième épisode de Nos chemins de Liberté.Nos chemins de Liberté est un documentaire porté par la Mairie de Plouguerneau (Finistère) et sa médiathèque, pour révéler les récits de vie de ses plus anciens habitants : celles et ceux qui ont vécu la seconde guerre mondiale, la libération puis la construction d'un jumelage avec une ville allemande.Chaque témoignage, collecté par un collectif d'habitants, fait ensuite l’objet d’un podcast, ainsi que d’un portrait photographique, réalisé dans un lieu emblématique de la commune, évoqué en entretien. Tous les samedis, de février à juin 2024, un nouveau récit est dévoilé dans un épisode dédié.___Citation "En face du château de LesmelDans une chaumière qui n’existe plusAlice et sa famille ont vécu làÀ quelques mètres des Allemands  Dans les mots d’Alice on discerne la puissance d’une vie qui a été penséeAlice ne subit pas tout le tempsElle agit avec détermination et discrétionAlice rigole souvent quand elle décrit le difficileÇa créé une forme de dyschromie qui invite à l’écouterÀ tendre l’oreille pour la comprendreDans la douceur de sa voix et de ses rires, on finit alors par entendrePar l’entendreIl a fallu laisser de l’espace et du silence pour faire sortir ses mots  Ici la guerre n’est pas centrale dans la vieDans sa vieMais, le jumelage le sera davantageC’est l’ouvertureLe respect des différences et des différentsMais pas une différence qui détruitUne différence qui est respectueuse de chacunQuand la différence est destructrice, elle a une odeurQui reste dans les souvenirsQui est celle du sensible" Thomas Troadec, sociologue et réalisateur, agence Catalpa  Nos chemins de Liberté : un projet porté par la Mairie de Plouguerneau avec sa médiathèque « Les trésors de Tolente »  Équipe municipale, coordinatrice du projetYannig Robin, maire de Plouguerneau, Frédéric Moritz, chargé des archives de la mairie et Christine Legal, chef de service Lecture publique, responsable de la médiathèque et du projet Nos chemins de Liberté  Équipe bénévole en charge des entretiens avec les habitantsChristine Legal, Yannig Robin, Christophe Jacq, Léane Kervella, Cannelle Duniau et Emile Verdierpour les entretiens en langue bretonne : Yannig Robin et Soazig Daniellou et pour assister dans les photographies : Nastasja Terrom __ Conception et réalisation : agence Catalpa - création documentaire et communicationRéalisation, entretiens, podcasts, photographies : Thomas TroadecGraphisme : Stéphanie PlateauMusique : Alexandre VarletCoordination, communication : Géraldine Genin   

  19. 3

    Au nom du père

    Nos chemins de Liberté est un documentaire porté par la Mairie de Plouguerneau (Finistère) et sa médiathèque, pour révéler les récits de vie de ses plus anciens habitants : celles et ceux qui ont vécu la seconde guerre mondiale, la libération puis la construction d'un jumelage avec une ville allemande.Chaque témoignage, collecté par un collectif d'habitants, fait ensuite l’objet d’un podcast, ainsi que d’un portrait photographique, réalisé dans un lieu emblématique de la commune, évoqué en entretien. Le récit de Denis Simon, 88 ans, est le premier à être diffusé. Tous les samedis, de février à juin 2024, un nouveau récit est dévoilé dans un épisode dédié.___Citation "Denis a rassemblé tous ses souvenirsMais aussi ceux des oncles, tantes et voisinsSon savoir n’est pas livresqueSon savoir est mémorielDurant plusieurs années, il est allé écouterInterroger ceux et celles qui avaient connu la guerre à PlouguerneauLa libération aussiRecueillir leurs histoires pour construire le sens d’une trajectoireDenis a collecté patiemment des fragments d’une guerre pour reconstruire sa vieLe sens d’une vieAprès plus de deux heures d’échangesOn mesure l’importance de son témoignageDans la vie de Denis et celui de sa famille,la guerre lui a pris un père Elle a enfermé sa mère dans une tristesse des profondeursFace à l’effroi d’une vie qui bascule sans crier gareDenis a mené sa guerre Il a sublimé la mort par la vieLe vide par le pleinSimon nous permet de relativiserSa famille c’est un peu la notreSon récit c’est un peu celui de PlouguerneauIl porte en lui cette vieIl porte en lui les mémoires collectéesIl porte en lui les défuntsIl porte en lui la nécessité de ne pas oublierDenis est vivantIl chante les morts"Thomas Troadec, sociologue et réalisateur, agence Catalpa   Nos chemins de Liberté : un projet porté par la Mairie de Plouguerneau avec sa médiathèque « Les trésors de Tolente » Équipe municipale, coordinatrice du projetYannig Robin, maire de Plouguerneau, Frédéric Moritz, chargé des archives de la mairie et Christine Legal, chef de service Lecture publique, responsable de la médiathèque et du projet Nos chemins de Liberté Équipe bénévole en charge des entretiens avec les habitantsChristine Legal, Yannig Robin, Christophe Jacq, Léane Kervella, Cannelle Duniau et Emile Verdierpour les entretiens en langue bretonne : Yannig Robin et Soazig Daniellou et pour assister dans les photographies : Nastasja Terrom __Conception et réalisation : agence Catalpa - création documentaire et communicationRéalisation, entretiens, podcasts, photographies : Thomas TroadecGraphisme : Stéphanie PlateauMusique : Alexandre VarletCoordination, communication : Géraldine Genin 

  20. 2

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Nos chemins de Liberté est une démarche de collecte de témoignages, portée par la Mairie de Plouguerneau et sa médiathèque 'Les trésors de Tolente', auprès de ses plus anciens habitants. Celles et ceux qui étaient enfants ou adolescents pendant l’Occupation allemande.Ils et Elles sont invités à raconter leurs souvenirs d’avant, pendant, après la guerre, jusqu’à la construction du jumelage franco-allemand avec la ville d’Edingen- Neckarhausen. Des souvenirs d’enfants, colorés par 8 décennies de vie.À travers cette série de podcasts, Nos chemins de Liberté présente leurs histoires et portraits, réalisés dans des lieux qui ont marqué cette période de leur existence où il a été question, après la guerre, de penser la relation avec les Allemands. Des lieux et des visages qui font découvrir la commune dans toute sa diversité de paysages, d’histoires et de réalités sociales et humaines. 2024 et

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