PODCAST · society
Partager pour mieux régner
by Aurélie Delattre
Le monde du travail a été profondément marqué par la crise sanitaire au début de la décennie. Pour y faire face, les entreprises ont fait preuve d'innovation, de résilience, d'adaptation. La RSE a pris de plus en plus de place, elle avait un rôle stratégique, elle était devenue un pilier.Mais en 2025, la priorité a changé de camp. La situation politique et économique ont pris le dessus sur la crise climatique et sociale. Moins de budget, moins de projets, moins d'enthousiasme. Un retour en arrière notoire.Pourtant, c'est maintenant que les acteurs de la RSE doivent se mettre en marche. On doit se mobiliser collectivement. Pour faire face au changement climatique, maintenir l'égalité des chances, et assurer un usage éthique de l'IA générative. C'est pour cette raison que j'ai créé le podcast Partager pour mieux régner, une émission qui donne la parole aux acteurs et actrices de la RSE pour inspirer, témoigner et réenchanter la transition écologique et solidaire.
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Dans 20-30 ans, y aura-t-il encore de l'eau ?
Dans une vidéo devenue virale, l'acteur belge iconique Jean-Claude Vand Damme déclarait ceci ; "J'adore l'eau. Dans 20-30 ans, il n'y en aura plus."C'était en 2010. Il y a 16 ans. Est-ce qu'il a vu juste ? L'eau est-elle en voie de disparition ? J'ai voulu creuser le sujet avec une spécialiste. Dans ce nouvel épisode, je vous emmène redécouvrir les fondamentaux du cycle de l'eau, comprendre les limites planétaires associées, réfléchir à notre consommation d'eau dans nos produits du quotidien, et explorer des pistes d'actions pour mieux la préserver, moins la perturber. Une discussion passionnante avec mon invitée Laurie Caillouet.
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Pourquoi prendre conscience des enjeux de l'alimentation est nécessaire pour passer à l'action ?
Après un épisode sur la santé, je voulais m’intéresser à ce qu’il y a dans nos assiettes. Manger fait pleinement partie de notre quotidien. C’est ce qui rythme nos journées, ce qui nous rassemble, ce qui nous donne de l’énergie pour travailler et bouger. C’est une source de plaisir, parfois d’angoisse. Mais c’est surtout essentiel à notre survie. Tout le monde est concerné, mais est-ce que tout le monde est vraiment conscient de l’impact de notre alimentation ?Si vous êtes familiers, comme moi, avec les enjeux bas carbone, vous savez peut-être déjà que l’alimentation représente le deuxième plus grand poste d’émissions de l’empreinte carbone annuelle moyenne d’un Français, juste derrière les transports. Mais son impact ne s’arrête pas là. Notre rapport à l’alimentation affecte la biodiversité, la déforestation et notre santé. Il conditionne nos méthodes d’agriculture et d’élevage. Bref, notre façon de nous nourrir influence grandement notre société, en plus de notre bien-être individuel. Ne serait-ce pas le meilleur thème à décrypter pour se mettre en mouvement et devenir pleinement acteur ou actrice de la transition écologique et solidaire ?Pour m’aider à répondre à cette question, j’ai rencontré Thomas Moulin, ancien étudiant de Centrale Lyon, qui a décidé de co-créer la Fresque de l’alimentation : un outil de sensibilisation pour mieux comprendre ce qui se cache dans nos assiettes et être conscient de l’impact que nous pouvons avoir.Dans cet épisode, nous allons d’abord découvrir la Fresque de l’alimentation, qui s’inspire de celle du climat, mais qui a ses propres spécificités. Nous parlerons des enjeux de l’alimentation, bien sûr, avec quelques ordres de grandeur. Nous aborderons également l’animation d’une fresque, les émotions des participants et les solutions, avant de nous interroger sur les meilleurs moyens de convaincre ou de motiver notre entourage à passer à l’action. L’alimentation est-elle un moyen efficace pour faire face au backlash écologique ?Je vous laisse découvrir tout ça en écoutant mon interview avec Thomas Moulin.
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Faire face à la double crise climatique et sanitaire - Partie 2
Dans cette deuxième partie de l'épisode, nous allons mettre en évidence les moyens d’agir pour s'adapter face au changement climatique, en prenant exemple sur l'entreprise à mission, Harmonie Mutuelle.
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Faire face à la double crise climatique et sanitaire - Partie 1
Est-ce que vous diriez que nous vivons une crise sanitaire aujourd’hui en 2026 ? Avant de faire cet interview, j’aurais dit non. Pour moi, la crise sanitaire est derrière nous. Elle nous a touché de plein fouet en 2020 avec la pandémie du COVID. Elle a paralysé notre économie, notre vie sociale. Elle nous a isolé les uns des autres. On a dû s'adapter très vite pour protéger les plus précaires. On a dû se réinventer pour continuer de vivre ensemble. On s’est confiné. On a travaillé à distance. Toute la société s’est mobilisée en urgence. Et heureusement. En France, on compte 116 000 décès liés au COVID sur les deux premières années de la pandémie. C'est près de 60 000 décès par an, en moyenne.Est-ce que vous connaissez le nombre de morts liés à la pollution de l’air ? Il s’élève à 44 000 par an. On n’en parle peu. Pourtant les chiffres sont alarmants. Et les conséquences du réchauffement climatique ne se limitent pas qu’à la pollution de l’air. Il faut également prendre en compte les décès liés aux épisodes caniculaires, aux inondations, aux tempêtes.Est-ce que vous pensez toujours que la crise sanitaire est derrière nous ? Dans cet épisode, nous allons tenter de comprendre pourquoi la crise climatique engendre une crise sanitaire sans précédent, découvrir l’ampleur de cette double crise et l’impact qu’elle a sur notre société, sur le monde du travail et enfin mettre en évidence les moyens d’agir, que ce soit à l’échelle individuelle ou collective pour y faire face. Pour votre confort, j’ai découpé l’épisode en 2 parties. Vous écoutez la première partie.
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Avez-vous déjà pensé à adopter la semaine de 4 jours ?
Pour ce premier épisode, j'avais envie d'explorer un modèle d'organisation encore peu connu. Ou du moins, peu pratiqué. Je parle bien évidemment de la semaine de 4 jours. Je dis peu pratiqué mais on compte tout de même 10 000 salariés qui l'ont expérimenté en France. (Source : France Info https://www.franceinfo.fr/economie/entreprises/semaine-de-quatre-jours-ou-en-est-la-france_6843590.html). Qu'est-ce qui est intéressant dans ce modèle ? Du point de vue des acteurs et actrices de la RSE ?Il coche beaucoup de cases : une meilleure qualité de vie au travail, un rythme plus lent qui est davantage compatible avec la vie de famille, l'engagement associatif, les voyages bas carbone, qui facilite un retour au sport à la nature. Un modèle qui réduit les inégalités de genre. Bref, ça touche à la fois le pilier social et environnemental. Pourtant, peu d'entreprises ont passé le cap. Quels sont donc les freins à la semaine de 4 jours ? Pour commencer, il y a la peur de ne pas produire assez, de ne pas répondre aux besoins de ses clients, de ne pas respecter les deadlines, bref, de s'essouffler. L'enjeu économique est majeur. Il ne faut pas se faire dépasser par ses concurrents. Et en temps de crise, difficile de proposer un modèle qui semble aller à l'encontre de l'efficacité. Et puis, il y a la peur de chambouler toute l'organisation, de faire perdre ses repères aux collaborateurs, aux équipes, de transformer la culture d'entreprise, le modèle de management.Est-ce qu'il vous semble possible de mettre en place la semaine de 4 jours dans votre organisation ?L'entreprise Carbo l'a fait il y a plus de 2 ans, et elle n'est pas prête de revenir en arrière. Carbo (https://www.hellocarbo.com/) c'est une startup française, une "climate tech", reconnue pour son expertise dans le Bilan Carbone® et l'ACV (analyse de cycle de vie) des produits. Elle compte une trentaine de collaborateurs qui travaillent à Paris, Barcelone ou depuis chez eux en France. Aujourd'hui, je reçois Mathilde Aubry, qui travaille chez Carbo depuis 3 ans et qui a vécu le changement du rythme de travail et d'organisation. Pour le meilleur ou pour le pire ? Je vous laisse vous faire votre propre avis, en écoutant notre discussion. Bonne écoute !
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Le monde du travail a été profondément marqué par la crise sanitaire au début de la décennie. Pour y faire face, les entreprises ont fait preuve d'innovation, de résilience, d'adaptation. La RSE a pris de plus en plus de place, elle avait un rôle stratégique, elle était devenue un pilier.Mais en 2025, la priorité a changé de camp. La situation politique et économique ont pris le dessus sur la crise climatique et sociale. Moins de budget, moins de projets, moins d'enthousiasme. Un retour en arrière notoire.Pourtant, c'est maintenant que les acteurs de la RSE doivent se mettre en marche. On doit se mobiliser collectivement. Pour faire face au changement climatique, maintenir l'égalité des chances, et assurer un usage éthique de l'IA générative. C'est pour cette raison que j'ai créé le podcast Partager pour mieux régner, une émission qui donne la parole aux acteurs et actrices de la RSE pour inspirer, témoigner et réenchanter la transition écologique et solidaire.
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Aurélie Delattre
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