Respublica Vox

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Ce magazine est entièrement consacré à la vie politique et sociale du Sud Est toulousain. Des reportages et des interviews vous permettent de comprendre les enjeux politiques locaux.C'est l'espace où les élus mais aussi les citoyens peuvent prendre la parole et faire vivre le débat démocratique.

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    Réaction de Pascal Chicot à son élection à la mairie de Castanet-Tolosan

    Une quarantaine de voix ont manqué à Jordan Puissant pour transformer l’essai. Le jeune candidat s’est incliné (49,68 %) face à Pascal Chicot (50,33 %), représentant d’une majorité sortante recomposée. Arrivé en tête au premier tour avec 44 %, Jordan Puissant n’a pas su résister à la remontée de la liste Castanet en action, menée par Pascal Chicot, conseiller municipal PS de Castanet-Tolosan. Ce dernier a bénéficié d’une dynamique de second tour déterminante, portée par la fusion avec Castanet en commun. Le report de voix de la liste Europe Écologie–LFI, arrivée en troisième position au premier tour, a joué un rôle clé. Celle-ci avait fait le choix de s’unir à la liste conduite par Pascal Chicot, légèrement devant au soir du premier tour. Malgré cette victoire, l’écart extrêmement réduit traduit un avertissement politique : une part importante des électeurs exprime un mécontentement, fragilisant la légitimité de la majorité sortante reconduite de justesse.

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    Réaction de Sylvie Brot à son élection à la mairie de ramonville

    C’est un véritable séisme politique à Ramonville-Saint-Agne. Longtemps ancrée à gauche, la commune de la métropole toulousaine bascule à l’issue du second tour des élections municipales, dimanche 22 mars 2026. Sylvie Brot, candidate divers centre, a été élue maire avec 53,39 % des voix, devançant le maire sortant Christophe Lubac, en poste depuis 2008, qui recueille 46,61 %. Un renversement de situation majeur dans une ville historiquement acquise à la gauche, où les divisions et les recompositions politiques auront finalement rebattu les cartes. Une dynamique installée dès le premier tourDès le premier tour, Sylvie Brot avait pris une longueur d’avance avec 44,73 % des suffrages, loin devant Christophe Lubac (35,03 %). Derrière eux, la fragmentation du paysage politique à gauche s’est confirmée avec la liste écologiste de Jürgen Knödlseder (17,11 %) et celle de Lutte Ouvrière menée par Pascal Derrez (3,15 %). Malgre le retrait de la liste Ramonville écologie christophe Lubac n’a pas su convaincre les électeurs de lui accorder un quatrième mandat. La candidate centriste a elle su capitaliser sur son avance et rassembler au second tour. Une campagne axée sur l’indépendance et le localSylvie Brot a construit sa campagne sur une ligne claire : l’indépendance vis-à-vis des partis et un recentrage sur les enjeux municipaux. Sa liste, composée de profils variés issus de différents horizons, revendiquait une approche pragmatique et transpartisane. Parmi ses priorités : la santé, avec la création d’une maison de santé pluriprofessionnelle, la modernisation des services publics ou encore la mobilité et la vie associative. Face à elle, Christophe Lubac défendait son bilan et une union de la gauche élargie, notamment avec La France Insoumise, un choix qui a suscité des critiques durant la campagne et nourri le débat local. Malgré le soutien de figures nationales et locales comme Benoît Hamon, fondateur de Générations.s, et Sébastien Vincini, président du conseil départemental de la Haute-Garonne, la dynamique n’a pas suffi à inverser la tendance. La fin d’un bastion de gaucheCette défaite marque un tournant pour Ramonville-Saint-Agne, commune historiquement orientée à gauche depuis plusieurs décennies. Après 18 ans de mandat, Christophe Lubac va quitter la mairie avec un goût amère, celle de la division et des reproches. Durant la campagne comme à l’issue du scrutin, les critiques ont été particulièrement sévères du côté de Ramonville Écologie, l’autre liste de gauche qui avait decidé de se retirer. Ses membres ont dénoncé un maire sortant enfermé depuis des années dans une forme de tour d’ivoire, coupé d’une partie des réalités locales. Une nouvelle ère politiqueAvec cette victoire, Sylvie Brot ouvre une nouvelle page politique pour Ramonville. Reste désormais à transformer l’essai et à concrétiser les engagements pris durant la campagne, dans une ville où les attentes sont fortes et le paysage politique profondément recomposé. Une chose est sûre : ce scrutin restera comme l’un des plus marquants de l’histoire politique récente de la commune.

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    Municipales à Castanet : Pascal Chicot mise sur l’union à gauche pour le second tour

    Arrivée en deuxième position au premier tour des élections municipales à Castanet, la liste « Castanet en Action », conduite par Pascal Chicot, entend capitaliser sur sa dynamique pour le second tour. Avec 28,12 % des suffrages, elle devance la liste sortante « Castanet en commun » (27,77 %), menée par Gwenola Klopp-Tosser, mais reste derrière la liste « Unis pour Castanet » de Jordan Puissant. Un résultat que le candidat accueille avec satisfaction, compte tenu du contexte de campagne. « Oui, très satisfait. Une partie des Castanéens ont bien compris notre position et le message que nous avons voulu transmettre », souligne-t-il. Lancée tardivement, sa liste a su trouver un écho auprès d’une partie de l’électorat, notamment autour d’un axe central : l’écoute des habitants. Une campagne axée sur la proximité Pour Pascal Chicot, ce score repose avant tout sur la crédibilité du projet et sur une attente forte exprimée sur le terrain. « Les Castanéens se sont sentis peu écoutés. C’était le premier point, l’axe principal de notre programme : nous allons vous écouter et vous allez avoir un maire présent avec vous », insiste-t-il. Le candidat évoque également une perception partagée durant la campagne, notamment lors des mois de porte-à-porte : un décalage entre une partie de la population et l’équipe sortante. « Une équipe aux manettes aurait dû finir bien au-dessus. Cela montre qu’il y a quelque chose qui n’a pas été compris dans le ressenti des habitants », analyse-t-il. Une union de la gauche pour le second tour Dans un contexte de dispersion initiale des forces de gauche — le PS, le PCF, le MRC et Génération.s s’étant désolidarisés de la liste « Castanet en commun » — le second tour se prépare désormais sous le signe du rassemblement. Les deux listes de gauche ont en effet décidé de fusionner. « L’objectif est de faire gagner la gauche à Castanet pour que la ville reste dans un esprit d’humanisme, de développement culturel, de solidarité et d’écoute des citoyens », affirme Pascal Chicot. Concrètement, la nouvelle liste comptera 35 noms, dont 17 issus de « Castanet en commun » et 18 de « Castanet en Action ». Parmi les 25 élus potentiels, la répartition prévoit 15 représentants de la liste Chicot et 10 de l’équipe sortante. Une organisation qui garantit, selon lui, « une majorité confortable » pour porter les orientations défendues pendant la campagne. Une ligne politique assumée Pascal Chicot revendique un positionnement clair, notamment vis-à-vis de La France insoumise. Dès le premier tour, sa liste avait fait le choix de ne pas intégrer de colistiers encartés à LFI, une ligne maintenue lors des négociations. « Ce n’est nullement en lien avec les personnes, mais avec l’image du mouvement au niveau national, qui n’est pas acceptable pour nous », explique-t-il. Il tient toutefois à saluer l’engagement local des militants concernés, qu’il juge « tout à fait compatibles avec la population castanéenne ». Capitaliser sur le bilan et corriger les manques Pour la fin de campagne, la stratégie est claire : valoriser les réalisations du mandat tout en reconnaissant les insuffisances. « Il y a beaucoup de choses positives qui ont été faites à Castanet : le centre social, le Castagora, le travail avec les associations. Tout cela va être conservé et remis en avant », détaille le candidat. Dans le même temps, il insiste sur la nécessité de corriger certains points. « Un mea culpa a été fait sur ce qui n’a pas fonctionné. Nous allons aussi corriger ces choses », assure-t-il. Une vision pour l’avenir de Castanet Au-delà de l’échéance électorale, Pascal Chicot dessine les contours d’un projet centré sur la qualité de vie et la cohésion locale. « L’objectif, c’est que tous les Castanéens se retrouvent, que l’on puisse vivre ensemble avec une dynamique commune », affirme-t-il. Refusant une urbanisation trop rapide, il met en garde : « Nous ne voulons pas que Castanet devienne une ville dortoir, ni une ville à 20 000 habitants à court terme. » À quelques jours du second tour, la campagne s’intensifie donc autour d’un enjeu central : convaincre que l’union nouvellement formée peut incarner une alternative crédible face à la liste arrivée en tête au premier tour.

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    Municipales à Castanet-Tolosan : Jordan Puissant en tête au premier tour avec 44,11 % des voix. sa réaction

    À Castanet-Tolosan, le premier tour des élections municipales place Jordan Puissant largement en tête avec 44,11 % des suffrages exprimés. Il devance Pascal Chicot (28,12 %) et Gwenola KLOPP-TOSSER (27,77 %), deux listes issues de la majorité municipale sortante. Un résultat qui satisfait le candidat arrivé en tête, après plusieurs mois de campagne sur le terrain. « On est extrêmement satisfait. C’est un excellent résultat qui récompense une campagne très active menée depuis de nombreux mois », explique-t-il. Selon Jordan Puissant, ce score reflète une attente de changement exprimée par les habitants lors des rencontres sur les marchés ou en porte-à-porte. Il estime que plusieurs thèmes du quotidien ont fortement pesé dans le vote, notamment la propreté de la ville, la sécurité ou encore la fiscalité locale. « On a travaillé sur des sujets importants pour les Castanéens : salubrité, sécurité, éclairage public et circulation. Ce sont des préoccupations concrètes sur lesquelles nous avons fait des propositions », souligne-t-il. Le candidat met également en avant la composition de sa liste, mêlant des figures déjà connues localement et de nouveaux profils. Des alliances possibles chez ses adversairesLe second tour pourrait toutefois se jouer dans un contexte particulier. Les listes de Pascal Chicot et de Gwenola KLOPP-TOSSER, toutes deux issues de la majorité sortante, totalisent ensemble près de 56 % des voix et pourraient envisager un rapprochement ou un désistement de l’une au profit de l’autre. Jordan Puissant se montre critique face à cette éventualité, qu’il juge incohérente au regard des oppositions affichées pendant la campagne. « Pendant toute la campagne, ils ont expliqué qu’ils n’étaient pas d’accord entre eux. Aujourd’hui, vouloir s’allier après le premier tour, c’est un discours incohérent et difficile à comprendre pour les électeurs », estime-t-il en soulignant que la présence de la LFI devrait poser un problème moral au PS. Pour le candidat de Castanet Unis la campagne se poursuit avec un objectif clair : convaincre les électeurs qui ne se sont pas déplacés lors du premier scrutin. « Nous allons surtout faire du porte-à-porte, notamment dans les bureaux où l’abstention a été la plus forte, pour expliquer notre projet et encourager les habitants à aller voter », nous précise-t-il. Un scrutin encore ouvertSi le candidat arrivé en tête aborde le second tour en position favorable, l’issue du scrutin reste incertaine. La participation et d’éventuelles alliances entre les deux listes de gauche pourraient peser dans le résultat final et déterminer la future majorité municipale de Castanet-Tolosan.

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    Christophe Lubac : 18 ans à la tête de Ramonville, programme et projets détaillés

    Description / post :Dans cette interview exclusive, Christophe Lubac, maire sortant de Ramonville et candidat à sa succession, revient sur ses 18 années de mandat et détaille son programme pour les prochaines municipales. Au programme : Son expérience et sa vision pour la jeunesse et le renouvellement de l’équipe municipale L’alliance avec l’ensemble de la gauche et les valeurs défendues Santé : maisons de santé, santé environnementale et « ordonnance verte » Écologie populaire, végétalisation et alimentation durable Urbanisme, logement social, colocation intergénérationnelle et cœur de ville Inclusion, handicap, sécurité et participation citoyenne Une interview complète pour comprendre les enjeux locaux, les projets concrets et la vision politique de Ramonville pour les années à venir. 🎥 N’hésitez pas à regarder, liker et partager pour suivre les élections municipales à Ramonville !

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    Municipales à Ramonville : indépendance, santé, mobilité, culture au cœur de la campagne de Sylvie Brot

    À l’approche des municipales de mars 2026, Sylvie Brot, candidate à la mairie de Ramonville et tête de liste de Ramonville et vous, présente son programme centré sur la proximité, l’indépendance et l’action concrète. Dans cet épisode, découvrez ses priorités pour la ville : Santé : création d’une maison de santé pluriprofessionnelle pour stopper la pénurie de médecins. Seniors et mobilité : une navette municipale dédiée pour faciliter les déplacements intra-communaux. Services publics : ouverture de la mairie le samedi, guichet pour cartes d’identité et passeports, modernisation des outils numériques. Urbanisme et cadre de vie : préservation de l’identité des quartiers et adaptation à la transition écologique. Sport, culture et associations : investissements dans les infrastructures, soutien aux bénévoles et diversification des activités culturelles. Sylvie Brot explique également sa vision de la politique municipale : rassembler, apaiser et protéger la ville, sans être prisonnière des tensions nationales ou partisanes. 👉 Abonnez-vous pour suivre les débats et découvrir les programmes des candidats à Ramonville. #Ramonville #Municipales2026 #SylvieBrot #Santé #Urbanisme #Mobilité #VieAssociative

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    Municipales 2026 à Castanet-Tolosan : Avec Castanet en Action Pascal Chicot et Catherine Labroue défendent une gauche « de proximité » qui s'assume

    🎙️ Respublica Vox – Municipales 2026 à Castanet-Tolosan Dans cet épisode, nous recevons Pascal Chicot, tête de liste Castanet en Action, et Catherine Labroue, adjointe sortante à la culture. Leur candidature acte une division au sein de la majorité municipale 2020-2026 et rebat les cartes à gauche à un an du scrutin. Au micro de Respublica Vox, ils reviennent sur l’échec des discussions d’union, leur positionnement vis-à-vis des autres forces de gauche, ainsi que sur les polémiques nationales qui traversent le débat local. Ils détaillent également leurs priorités pour le prochain mandat : démocratie participative repensée, sécurité et salubrité publique, fiscalité locale, urbanisme « apaisé », transition écologique, place du vélo, culture, sport et soutien au tissu associatif. Une interview pour comprendre les équilibres politiques en recomposition à Castanet-Tolosan et les enjeux d’un scrutin qui s’annonce ouvert. 🎧 Écoutez l’épisode dès maintenant sur notre site et sur les plateformes de podcast.

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    Municipales 2026 à Castanet: lycée, baisse de la fiscalité, Ehpad, nouveau parc public, mobilité... Jordan Puissant détaille ses priorités

    À l’approche des municipales 2026, Jordan Puissant, tête de liste Unis pour Castanet, affine son projet pour Castanet-Tolosan. Après avoir détaillé ses positions sur la sécurité et la fiscalité, il développe une ligne directrice qu’il résume en un mot : anticipation. Écoles, lycée, urbanisme, seniors, mobilités, démocratie locale… Le candidat entend « préparer la commune aux dix ou quinze prochaines années ». L’entretien débute par une réaction à l’actualité nationale, marquée par la mort de Quentin, un militant présenté comme proche de la mouvance ultra-droite, agressé lors d’une manifestation politique. L’affaire a suscité une vive émotion. Plusieurs  membres de la « Jeune Garde », milice se revendiquant antifasciste ont été placés en garde à vue, parmi lesquels un collaborateur parlementaire du député Raphaël Arnault, fiché S et élu de La France insoumise. Sans entrer dans le détail judiciaire, Jordan Puissant condamne fermement les violences. « C’est peinant de voir que des militants qui expriment leurs idées puissent se retrouver à mourir pour ces idées. C’est un mauvais signal envoyé à la démocratie en France. » Il estime que cet événement doit interpeller l’ensemble des responsables politiques : « On devrait tous lutter contre la violence en politique, sans ambiguïté. » Le candidat élargit ensuite la réflexion aux alliances locales à gauche, dans un contexte où La France insoumise fait régulièrement l’objet de controverses nationales, notamment sur des accusations d’antisémitisme ou de complaisance idéologique avec certaines mouvances islamistes. « En lisant la presse, j’ai vu que l’ancien adjoint, Monsieur Pascal Chicot, évoquait le fait que certains membres insoumis porteraient des idées radicales sur la commune. Lesquelles précisément ? Je le laisse libre de le préciser. » Pour le candidat, ces éléments alimentent un climat qui appelle à la prudence : « En tout cas, je pense qu’il faut être très vigilant sur ce genre de choses et faire en sorte que le débat politique, le débat démocratique, puisse se faire dans de bonnes conditions. » Moderniser les écoles, impulser un lycée Sur le fond, l’éducation constitue l’un des piliers du programme de la liste Unis pour Castanet. La commune compte quatre groupes scolaires, dont certains bâtiments, selon lui, nécessitent davantage qu’un simple rafraîchissement. Il reconnaît les rénovations énergétiques engagées ces dernières années, mais considère qu’« il faut aller plus loin qu’une amélioration ponctuelle ». Son projet prévoit la rénovation intégrale de deux groupes scolaires dès le premier mandat, en priorité Dolto et Danton. À Dolto, il évoque « des performances énergétiques encore perfectibles ». À Danton, il pointe des bâtiments préfabriqués anciens « qui ne correspondent plus aux usages modernes ». L’objectif est d’améliorer les conditions d’apprentissage tout en intégrant pleinement les enjeux environnementaux. « On doit offrir aux enfants des équipements dignes et adaptés, tout en maîtrisant nos consommations d’énergie. » Autre ambition : la création d’un lycée. Le candidat rappelle que la décision appartient à la Région, mais estime que la municipalité doit jouer un rôle moteur. « Le maire ne décide pas, mais il peut impulser. » Selon lui, la croissance du bassin de vie justifie ce projet et les déplacements vers les lycées environnants restent contraignants pour de nombreuses familles. Pour rendre l’initiative crédible, il se dit prêt à engager la commune dans la réalisation des équipements sportifs nécessaires. « Si la Région veut créer un lycée, elle a besoin d’une commune partenaire. Nous sommes prêts à assumer cette part d’investissement. » Interrogé sur le risque d’attirer de nouveaux habitants, il tempère : « Les réserves foncières sont limitées. Nous ne prévoyons pas de grandes zones résidentielles supplémentaires. Les terrains disponibles doivent d’abord servir à des équipements publics. » Anticiper le vieillissement de la population Autre enjeu identifié : le vieillissement démographique. « La population vieillit partout, Castanet n’y échappera pas », souligne-t-il. Il regrette l’absence d’établissement d’accueil pour personnes âgées dépendantes sur la commune et évoque des places « rares et difficiles à obtenir » dans les villes voisines. Il plaide donc pour l’implantation d’un EHPAD à Castanet, ainsi que pour le développement d’une maison de santé pluriprofessionnelle. « Nous avons des médecins, mais certaines spécialités affichent des délais d’attente importants. Il faut élargir l’offre. » Urbanisme : rechercher un nouvel équilibre Sur la question du logement, Jordan Puissant souhaite rouvrir le débat autour de la règle imposant jusqu’à 85 % de logements sociaux dans certains projets. Il insiste sur le respect de la loi SRU et ne remet pas en cause la nécessité de produire du logement social. « Il faut du social, c’est une obligation légale et une exigence de solidarité. » Mais il estime que les proportions actuelles peuvent créer des déséquilibres. « Notre responsabilité, c’est d’assurer une vraie mixité dans chaque quartier. » Il évoque également les coûts d’accompagnement pour la collectivité et appelle à définir des « proportions plus adaptées », sans avancer de chiffre précis à ce stade. Mobilités : préparer l’arrivée du métro La question des transports constitue un autre axe structurant. L’arrivée du métro à Labège-La Cadène, selon lui, va modifier en profondeur les flux de circulation. « L’arrivée du métro va déporter du trafic vers ce terminus. Or la route est déjà saturée. » Il défend la mise en place de voies en site propre pour les bus, le développement des mobilités cyclables et la déviation de la RD 813 afin de soulager l’hypercentre. « L’objectif est simple : simplifier la circulation et anticiper, plutôt que subir. » Il évoque également une réflexion à mener, avec l’État et l’intercommunalité, sur une connexion autoroutière cohérente avec le pôle multimodal. « On ne peut pas laisser la situation se dégrader davantage aux heures de pointe. » Écologie transversale et nouvelle méthode participative Face aux critiques sur la place de l’écologie dans son programme, le candidat répond sans détour : « L’écologie n’est pas un slogan chez nous, c’est un principe transversal. » Performance énergétique des bâtiments, urbanisme maîtrisé, mobilités repensées, création d’un nouveau parc public : il défend une approche intégrée. Sur la démocratie participative, il estime que le dispositif actuel « manque de lisibilité et de visibilité ». Il propose la création d’une instance unique structurée autour du tissu associatif. « Il faut aller vers les habitants, pas attendre qu’ils viennent. » L’idée est de passer d’une participation passive à une démarche proactive. Fiscalité : une baisse progressive Enfin, sur la fiscalité, Jordan Puissant confirme son engagement à réduire progressivement la taxe foncière. « Nos investissements sont budgétés et réalisables », assure-t-il, en précisant qu’ils ont été calculés sans dépendre d’hypothétiques subventions. La baisse se ferait de manière progressive afin de ne pas fragiliser le budget communal. « L’idée n’est pas de déstabiliser le fonctionnement, mais de maîtriser les dépenses pour permettre une diminution corrélative de l’imposition. » À mesure que la campagne s’intensifie, Jordan Puissant cherche ainsi à installer son image : celle d’un candidat qui veut « anticiper » plutôt que subir, en rééquilibrant développement urbain, équipements publics et gestion financière. Reste désormais à confronter ces orientations aux propositions de ses adversaires dans les semaines à venir.

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    Municipales 2026 à Ramonville : Ramonville Écologie détaille six propositions et défend une nouvelle gouvernance

    À l’approche des élections municipales et communautaires de mars 2026, le collectif citoyen Ramonville Écologie précise son projet. Après dix mois de travail de terrain, la liste conduite par Karin Pérès-Hoarau et Jürgen Knödlseder met en avant six priorités structurantes. Au cœur du programme : participation citoyenne, transition écologique et justice sociale. Une gouvernance partagée à la tête de la commune Première singularité : la présentation d’un binôme pour exercer la fonction de maire. Karin Pérès-Hoarau et Jürgen Knödlseder assureraient successivement la fonction officielle tout en pilotant ensemble la commune pendant six ans. Un choix qui, selon eux, vise à rompre avec l’hyperpersonnalisation du pouvoir et à renforcer la disponibilité des élus. “Nous voulons sortir d’une logique de pouvoir concentré. Gouverner à deux, c’est aussi garantir plus de présence et plus d’écoute”, résume Jürgen Knödlseder. Cette volonté d’ouverture irrigue l’ensemble des propositions du collectif. L’Agora citoyenne, “l’ADN de notre démarche” Parmi les mesures phares figure la création d’une Agora citoyenne. Pour le binôme, il s’agit d’un outil central de démocratie participative. “L’Agora citoyenne, pour nous, c’est vraiment l’ADN de notre démarche. L’idée, c’est de construire les politiques publiques avec les habitants et surtout de leur redonner un véritable pouvoir de décision”, explique Jürgen Knödlseder. L’assemblée serait ouverte à toutes et tous, dès 16 ans, y compris aux résidents non électeurs. “Nous voulons une instance la plus large et inclusive possible”, insiste-t-il. Concrètement, des groupes de travail thématiques seraient constitués. Ils pourraient formuler des propositions et évaluer l’action municipale. “On ne peut pas tout prévoir. L’Agora aura aussi une force de proposition sur des sujets que nous n’aurions pas anticipés.” Les recommandations seraient transmises au conseil municipal, qui aurait l’obligation de les examiner et d’y répondre. Les commissions travailleraient également avec les services techniques afin de garantir la faisabilité des projets. Des cours d’école végétalisées et ouvertes sur le quartier Autre priorité : la transformation des cours d’école. L’objectif est double : lutter contre les îlots de chaleur et créer de nouveaux espaces de vie. “La végétalisation vise d’abord à rafraîchir les cours d’école. Avec les canicules répétées, certaines classes doivent parfois être suspendues car il fait trop chaud”, souligne Jürgen Knödlseder. Planter des arbres, installer des zones d’ombre, désimperméabiliser les sols : le projet serait mené en concertation avec élèves, parents et enseignants. “Des parents sont prêts à s’impliquer, mais leurs initiatives ont été freinées jusqu’ici. Nous voulons avancer collectivement.” Le collectif propose également d’ouvrir ces cours en dehors du temps scolaire. “Ce sont des espaces communaux. Aujourd’hui, lorsqu’il n’y a pas école, ils sont fermés. Nous souhaitons les ouvrir pour en faire des lieux de vie : rencontres de quartier, petits concerts, animations.” Des exemples existent déjà ailleurs, comme à Colomiers. “Bien sûr, il faudra un suivi pour l’entretien et la prévention des dégradations, mais cela fonctionne très bien ailleurs.” La Sécurité sociale de l’alimentation, un système basé sur le volontariat Ramonville Écologie souhaite aussi que la commune adhère à la démarche de Sécurité sociale de l’alimentation. “Le principe est similaire à celui de la Sécurité sociale pour la santé. Se nourrir sainement est un besoin fondamental”, explique le candidat. Le dispositif reposerait sur une cotisation volontaire, proportionnelle aux moyens de chacun. “Cette caisse commune permet ensuite d’accéder à une alimentation de qualité.” La commune mettrait à disposition les infrastructures nécessaires et pourrait compléter l’aide pour les personnes les plus fragiles, en s’appuyant sur les critères sociaux du CCAS. “Ce n’est pas une hausse d’impôts. C’est basé sur le volontariat”, précise Jürgen Knödlseder, évoquant notamment l’exemple de la Caisse alimentaire de Toulouse lancée en 2023. Adapter la ville au changement climatique Face au réchauffement climatique, le collectif propose d’intégrer systématiquement l’adaptation climatique dans chaque projet d’aménagement. “Il suffit de se promener en ville lors des fortes chaleurs : il y a peu d’ombre, beaucoup de béton. Cela crée des îlots de chaleur”, observe Jürgen Knödlseder. L’imperméabilisation des sols aggrave également les risques d’inondation. “Nous voulons désartificialiser certains sols, planter des arbres, créer des axes ombragés et lutter activement contre ces phénomènes. Il y a beaucoup à faire.” Pour la liste écologiste, il s’agit d’un enjeu de protection des habitants et de résilience à long terme. Sanctuariser les espaces naturels existants Enfin, Ramonville Écologie propose de protéger l’ensemble des espaces verts et naturels de la commune. “Ramonville dispose déjà de peu d’espaces naturels. Ceux qui restent sont essentiels pour la santé, le cadre de vie et la biodiversité”, affirme Jürgen Knödlseder. Le collectif cite notamment une zone boisée près de la ferme des cinquantes, utilisée par les écoles dans le cadre de l’“école dehors”. Un projet d’aménagement lié à l’extension du Parc du Canal prévoit un rond-point et un parking sur cette zone. “Nous pensons qu’on peut développer l’activité économique sans bétonner ces espaces précieux.” Selon lui, l’arrivée du métro justifie une urbanisation autour de la station, mais “rien n’oblige à étendre autant l’emprise. On pouvait concentrer le projet sur une surface plus réduite et préserver cette zone naturelle.” Un projet qui mise sur la participation et l’écologie locale À travers ces six propositions, Ramonville Écologie assume un positionnement clair : renforcer la démocratie locale, accélérer la transition écologique et préserver le cadre de vie. “Nous voulons décider avec les habitants, pas à leur place”, résume Jürgen Knödlseder. Les électeurs auront à trancher en mars 2026.

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    Municipales 2026 à Castanet: Le collectif Castanet en Commun assume ses choix. Interview de Gwénola Klopp-Tosser et Xavier Normand

    Dans Respublica Vox, nous recevons Xavier Normand, maire sortant de Castanet-Tolosan, et Gwénola Klopp-Tosser, première adjointe et tête de liste du collectif Castanet en Commun, dans le cadre de la campagne des élections municipales de 2026. Gouvernance du collectif, départ du Parti socialiste, place des sensibilités politiques, bilan du mandat, démocratie participative, fiscalité, vie associative, mobilités et cadre de vie : les deux élus répondent aux critiques et exposent leurs priorités pour la suite. Une interview approfondie au cœur des enjeux politiques et locaux d’une commune en pleine évolution.

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    Municipales à Ramonville : le collectif Ramonville Écologie défie Christophe Lubac avec un binôme pour “refaire la ville autrement”

    Dans ce nouvel épisode de Respublica Vox, nous plongeons au cœur des municipales 2026 à Ramonville. Nous avons rencontré Jurgen Knödlseder et Karin Péres-Hoarau, têtes de liste du collectif Ramonville Écologie. Ils nous expliquent pourquoi ils présentent un binôme pour porter une gouvernance partagée, et comment ils envisagent de redonner la parole aux habitants, repenser l’urbanisme et l’écologie de la ville, et réformer la participation citoyenne. Un échange riche qui dévoile les ambitions, les critiques et les priorités de ce collectif face à la majorité sortante de Christophe Lubac.

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    Municipales 2026 à Castanet : "Nous on ne gouvernera pas par idéologie" — Jordan Puissant veut en finir avec la gestion partisane et militante de la ville.

    Jordan Puissant, 31 ans, avocat et élu d’opposition depuis six ans, se lance dans la course aux municipales de 2026 avec sa liste Unis pour Castanet. Il se présente comme l’alternative à l’équipe de Xavier Normand, qu’il accuse d’avoir affaibli la démocratie représentative au profit de dispositifs participatifs qu’il juge peu représentatifs. Le candidat veut renouer avec une relation directe aux habitants et promet davantage de transparence dans l’attribution des subventions et des salles aux associations. Il dénonce également la gestion « idéologique et partisane » de certaines associations par la municipalité actuelle, favorisant celles proches de ses orientations au détriment d’autres initiatives. Il insiste sur l’importance de soutenir toutes les associations de manière équitable, en particulier celles qui émergent ou jouent un rôle structurant dans la vie quotidienne de la commune. Il critique également le projet Castagora, estimant que son coût est difficilement compatible avec l’état de plusieurs équipements municipaux. S’il est élu, il entend réexaminer la vocation de cette structure.Fiscalité, sécurité, mobilités : des priorités “pragmatiques” Dans une commune où la taxe foncière compte parmi les plus élevées de la métropole, Jordan Puissant s’engage à stopper la hausse mécanique des impôts et à amorcer une baisse d’ici la fin du mandat. Pour y parvenir, il dit vouloir maîtriser les dépenses et concentrer les investissements sur la rénovation des équipements existants. Le candidat met également l’accent sur la sécurité : éclairage nocturne ajusté, vidéoprotection renforcée, effectifs de police municipale progressivement augmentés. Sur la propreté, il annonce son intention de renégocier avec le Sicoval la tarification des colonnes enterrées et de renforcer la lutte contre les dépôts sauvages. Concernant les mobilités, il prône un meilleur équilibre entre voiture, vélo et transports en commun, une reconfiguration du stationnement aux Ormes et une adaptation de la route de Labège en vue de l’arrivée de la ligne C du métro.Urbanisme, alliances politiques et positionnements de campagne Sur le volet urbanisme, Jordan Puissant juge excessifs les secteurs du nouveau PLU prévoyant jusqu’à 80 % de logements sociaux. Il défend une mixité “progressive et soutenable”, estimant que ces opérations réduisent les recettes fiscales tout en augmentant la demande en services publics. Il assume l’intégration de l’ancien maire Arnaud Lafon dans sa liste, présenté comme un atout d’expérience, notamment dans la relation intercommunale. Le candidat assure qu’il ne s’agit “pas d’un retour en arrière”, et insiste sur le fait que son programme repose sur des orientations nouvelles. Interrogé sur les alliances politiques à gauche, notamment l’accord local LFI–PS–écologistes, Jordan Puissant évoque les controverses nationales et locales autour de certaines prises de position de La France insoumise, parfois accusée par des responsables politiques et associatifs d’alimenter des discours jugés ambigus ou problématiques. Il estime que ces débats “importent inutilement des tensions nationales dans la vie municipale” et rappelle que plusieurs vœux présentés en conseil par des élus de la gauche plurielle ont été retoqués par le tribunal administratif. Il affirme défendre une ligne “sans idéologie”, qu’il décrit comme fondée sur la sobriété budgétaire, l’efficacité des services publics et la proximité. Selon lui, c’est cette orientation qui doit permettre de “reconnecter l’action municipale aux préoccupations concrètes des Castanéens”.

  13. -7

    “Nous dansons sur un volcan” – Gaël Brustier décrypte la décivilisation

    Avec La route vers la décivilisation, publié aux Éditions du Cerf, Gaël Brustier propose une analyse politique et culturelle profonde, qui relie la crise de notre temps à une longue mutation de nos sociétés. Politologue, essayiste, observateur attentif du rapport entre culture et politique, Gaël Brustier retrace le chemin qui, depuis la crise financière de 2008, conduit nos démocraties vers un affaissement de leurs valeurs, de leurs institutions et de leur imaginaire collectif. Ce qu’il décrit, ce n’est pas seulement la fin d’un cycle économique, mais l’effondrement d’un monde commun. La disparition de ce qu’Antonio Gramsci appelait les “intellectuels organiques” a laissé place à un vide, bientôt occupé par le chaos idéologique, les affrontements identitaires et l’anti-intellectualisme. De la faillite du néolibéralisme à l’essor du trumpisme, en passant par la prolophobie d’une élite culturelle coupée du “national-populaire”, Gaël Brustier remonte le fil d’une histoire où la décivilisation n’est pas un accident, mais le résultat d’un long processus d’abandon intellectuel et moral. Nourri de Gramsci et de Norbert Elias, ce livre exigeant n’est pas un traité académique : c’est un appel à comprendre avant de juger, à redonner sens à la pensée, à réinventer un horizon commun.

  14. -8

    Sylvie Brot, candidate déclarée à Ramonville : “L’alternance est possible”

    À moins d’un an des élections municipales de 2026, Respublica Vox poursuit sa série d’entretiens avec les responsables politiques du territoire du Sicoval. Après avoir donné la parole à Christophe Lubac, maire de Ramonville-Saint-Agne, et à Xavier Normand, maire de Castanet-Tolosan, c’est au tour de l’opposition de s’exprimer. Dans ce nouvel épisode, nous recevons Sylvie Brot, cheffe de file de l’opposition municipale à Ramonville et désormais candidate déclarée à la succession de Christophe Lubac. Battue de justesse en 2020, elle entend bien transformer l’essai en 2026. Une candidature centriste et engagée pour l’alternance Professeure agrégée de biologie, Sylvie Brot est engagée depuis plusieurs années dans la vie politique locale. Elle a notamment occupé des responsabilités dans des partis centristes comme l’UDI et LREM. Ramonvilloise depuis plus de 20 ans, elle ancre sa démarche dans la défense de la démocratie et de l’intérêt général. Dans l’entretien qu’elle nous a accordé, elle revient sur les cinq dernières années du mandat en cours, qu’elle juge marquées par l’inaction sur des sujets clés comme la sécurité ou la maîtrise des finances locales. Elle critique également l’absence de vidéoprotection, qu’elle souhaite mettre en place si elle est élue. Une vision alternative pour Ramonville en 2026 Sylvie Brot propose une rupture avec ce qu’elle considère comme une gestion trop idéologique et éloignée des préoccupations concrètes des habitants. Elle défend une vision plus pragmatique, reposant sur le renforcement de la sécurité, la maîtrise des dépenses publiques et le refus de toute nouvelle hausse d’impôts. Estimant que le faible écart de voix en 2020 (à peine plus de 100) montre qu’une alternance est à portée de main, elle appelle les électeurs à se mobiliser. L’entretien est à écouter dès maintenant sur Radio 2 L'Hers.

  15. -9

    Respublica Vox – Épisode 4 : Xavier Normand s'exprime sur Castagora, le tissu associatif, les incivilités, l'insécurité et les municipales 2026

    Respublica Vox donne la parole aux élus et aux citoyens du sud-est toulousain. À presque un an des prochaines élections municipales, nous avons décidé de dresser le bilan de plusieurs communes du Sicoval. Dans ce troisième volet, consacré au bilan de la majorité de Castanet-Tolosan, élue en 2020, nous abordons avec le maire Xavier Normand plusieurs sujets clés : Insécurité et incivilités, notamment celles liées aux poubelles et aux dépôts sauvages.Le rôle du tissu associatif, avec la question de l’engagement idéologique de certaines associations.Le projet Castagora, un lieu hybride réunissant une médiathèque et un centre social. Ecouter l'interview dans son intégraliyté: Castagora : un projet pertinent en 2025 ? La municipalité lance son grand chantier : Castagora, un espace de 1 200 m² destiné à accueillir une médiathèque et un centre social. La ville mise sur un chantier durable, avec : 80 % des déchets recyclés et des matériaux écologiques (bois, laine minérale).Chauffage par géothermie, panneaux solaires et récupération des eaux de pluie pour arroser un potager pédagogique.5 % des matériaux issus du réemploi, en partenariat avec Waste2build. Mais à l’ère du numérique, est-il pertinent d’ouvrir une médiathèque en 2025 ? Xavier Norman nous répond. Le tissu associatif : un enjeu politique ? À Castanet-Tolosan, les associations sont nombreuses. Certaines existent depuis longtemps, d’autres ont su trouver leur place ces dernières années. Mais certaines structures sont-elles trop proches de la majorité municipale ? Des voix s’élèvent pour critiquer des associations comme Le Grenier ou La Rafistolerie, jugées idéologisées et proches des revendications politiques de la mairie. Sont-elles le bras armé idéologique de la municipalité ? Favorisent-elles un entre-soi militant malgré leur prétention à l’inclusivité ? Bénéficient-elles d’un traitement privilégié ? Autant de questions que nous avons posées au maire Xavier Normand. Déchets et incivilités : un système à revoir ? En 2020, l’équipe municipale promettait une meilleure gestion des déchets. Quatre ans plus tard, le bilan est contrasté. Le système actuel repose sur des colonnes à badge, qui enregistrent chaque dépôt et permettent de facturer l’usager en fonction de sa production de déchets. Mais certains contournent le dispositif en abandonnant leurs ordures à côté des colonnes, entraînant saleté et nuisances. Pour lutter contre ce phénomène, la municipalité a renforcé les contrôles et instauré des amendes. Par ailleurs, depuis le 1er janvier 2025, le Sicoval impose un forfait déchets, obligeant chaque foyer à payer une contribution, même sans dépôt de poubelles. 👉 La mairie et le Sicoval ont-ils sous-estimé les comportements inciviques ? Les mesures prises sont-elles suffisantes ? Xavier Normand nous répond. Insécurité : un pic en 2023 avant une accalmie ? Les chiffres disponibles montrent une hausse de l’insécurité entre 2020 et 2023, suivie d’une nette baisse en 2024. Un recul à prendre avec précaution, alors que la sécurité demeure l’une des principales préoccupations des Français. 👉 Quelle est la situation à Castanet-Tolosan ? Xavier Normand fait le point. Municipales 2026 : une nouvelle alliance à gauche ? Les prochaines élections municipales auront lieu en 2026. En 2020, le Parti socialiste, Europe Écologie Les Verts et La France Insoumise avaient réussi à s’unir pour présenter une liste commune. 👉 Mais en sera-t-il de même en 2026 ?Le contexte national influencera-t-il les alliances locales ? La majorité municipale pourra-t-elle recréer un collectif citoyen prêt à la suivre ?

  16. -10

    Respublica Vox #3: Taxe foncière, urbanisation, logement social, Xavier Normand défend son bilan

    Après un premier épisode consacré à la gestion municipale depuis 2020, Respublica Vox poursuit son entretien avec Xavier Norman, maire de Castanet-Tolosan et chef de la majorité Europe Écologie Les Verts, Parti Socialiste et France Insoumise. Dans cette deuxième partie, nous abordons des sujets majeurs qui concernent directement les habitants : Urbanisme : des constructions toujours en cours Lors de son élection, la majorité municipale s’était engagée à ralentir l’urbanisation de Castanet-Tolosan. Pourtant, plusieurs chantiers sont toujours en cours. Pourquoi ces projets ont-ils été maintenus ? Quelles sont les orientations futures en matière d’aménagement urbain ? Xavier Norman revient sur les décisions prises et leurs implications. Logement social : un rééquilibrage nécessaire ? Actuellement, la commune compte 17 % de logements sociaux, alors que la loi SRU impose un minimum de 25 %. Pour se conformer à cette obligation, la municipalité prévoit d’imposer 80 % de logements sociaux dans les futures constructions. Cette mesure soulève des interrogations : risque-t-elle de déséquilibrer le tissu social de la ville ? Quels sont les enjeux et les défis d’une telle politique ? Une taxe foncière record : pourquoi une telle hausse ? Avec un taux de 61,9 %, Castanet-Tolosan affiche l’une des taxes foncières les plus élevées du département, bien au-delà de la moyenne nationale et presque le double de Toulouse. Dans un contexte de pression fiscale accrue et de pouvoir d’achat en berne, comment expliquer cette augmentation ? Quelles alternatives pour la municipalité face à la disparition de la taxe d’habitation ? Autant de questions que nous posons à Xavier Norman, qui nous apporte son analyse et ses réponses sur ces dossiers structurants pour l’avenir de la ville. 📌 Ne manquez pas notre prochain épisode !Dans la troisième et dernière partie de cet entretien, nous parlerons du projet Castagora, un lieu de vie associant médiathèque et services sociaux, mais aussi des dépôts sauvages, du tissu associatif et de l’insécurité dans la commune. 🔊 Écoutez Respublica Vox sur toutes les plateformes de podcast : spotify, Podcast Addict, Deezer, Pocket Cast Apple Podcast 🎧

  17. -11

    Respublica Vox #2: "Castanet-Tolosan: mobilité, alimentation, démocratie participative, quel bilan ?"

    Respublica Vox donne la parole aux élus et aux citoyens du sud-est toulousain. À l'approche des élections municipales de 2026, nous avons décidé de dresser le bilan de plusieurs communes du Sicoval. Après un premier épisode consacré à Christophe Lubac, maire de Ramonville, nous nous intéressons aujourd'hui à Castanet-Tolosan. Dans ce deuxième podcast, nous avons rencontré Xavier Normand , maire de la ville, qui a accepté de répondre à nos questions. Son interview sera diffusée en plusieurs épisodes, dont le premier portera sur la mobilité, l'alimentation et la démocratie participative . En 2020, la liste "Castanet en commun" , réunissant Europe Écologie Les Verts, le Parti socialiste et La France Insoumise , a remporté les élections municipales avec l'ambition d'instaurer un nouveau cadre démocratique , misant sur la participation citoyenne. Depuis cinq ans, la majorité municipale a mis en place plusieurs dispositifs, comme les Agoras de quartier et le budget participatif , permettant aux Castanéens de proposer et de voter pour des projets locaux. Par ailleurs, l'équipe municipale s'était engagée à transformer les modes de vie à travers des mesures concrètes, notamment en matière de mobilité et d'alimentation . C'est sur ces thématiques que nous ouvrons cette série d'épisodes consacrés à Castanet-Tolosan.

  18. -12

    Podcast "Respublica Vox" – Épisode 1 : Entretien avec Christophe Lubac, maire de Ramonville

    Dans un an, les citoyens seront appelés aux urnes pour les élections municipales de 2026. L’année 2025 marque ainsi la dernière ligne droite pour les maires élus en 2020. C’est dans cette perspective que notre podcast "Respublica Vox" propose une série d’entretiens exclusifs avec les édiles des communes du Sicoval afin de dresser un premier bilan de leur mandat. Pour inaugurer cette série, nous avons rencontré Christophe Lubac, maire de Ramonville-Saint-Agne depuis 2008 et actuellement dans son troisième mandat. Ancien membre du Parti socialiste, aujourd’hui engagé avec Génération·s, il défend une politique axée sur la transition énergétique et la modernisation des infrastructures publiques. Un bilan marqué par des projets structurants Depuis 2020, son équipe municipale a initié de nombreux chantiers de rénovation. Dernier en date : la modernisation de l’école Jean Jaurès, un bâtiment des années 1970 accueillant 290 élèves. Ce projet de 7,7 millions d’euros, financé par l’État (Fonds vert, ADEME), la Région Occitanie, le département de la Haute-Garonne et la CAF, illustre l’ambition municipale en matière d’investissement public. D’autres infrastructures ont bénéficié de travaux, notamment la place Marnac, la piscine, le dojo et bientôt la médiathèque. Défis économiques et pression budgétaire Mais gérer une ville ne se limite pas aux projets d’aménagement. Comme de nombreux maires, Christophe Lubac a dû faire face à une forte inflation et à l’augmentation de la masse salariale municipale due au dégel du point d’indice des fonctionnaires. Pour maintenir l’équilibre budgétaire, la mairie a contracté un emprunt de 3 millions d’euros, procédé à une hausse des impôts et cédé certains biens municipaux. Une situation aggravée par les coupes budgétaires prévues dans le projet de loi de finances 2025, contre lesquelles 110 maires de Haute-Garonne, dont Christophe Lubac, se sont mobilisés. Démocratie participative : un engagement renforcé Parmi les axes majeurs de son mandat, Christophe Lubac a mis en place un budget participatif, doté cette année de 300 000 euros, permettant aux habitants de proposer et voter des projets d’intérêt collectif. Ce dispositif s’accompagne de la création d’assemblées citoyennes, de conseils de quartier, d’un conseil des jeunes et de dialogues citoyens avec des représentants municipaux. Quel bilan peut-on tirer de ces initiatives ? Apportent-elles un réel impact sur la vie locale ? Certains observateurs s’interrogent sur leur portée face à des enjeux plus vastes, qui pourraient être traités via des référendums locaux. D’autres s’inquiètent du risque que ces dispositifs ne favorisent principalement une partie de la population plus aisée et engagée politiquement, au détriment des classes sociales plus modestes. La question de l’accentuation de la gentrification se pose également. Sécurité : une préoccupation majeure Autre sujet central de cet entretien : la sécurité. Entre 2016 et 2023, la ville de Ramonville-Saint-Agne a connu une hausse de 21,4 % des faits de délinquance, selon les chiffres du ministère de l’Intérieur. En 2023, 969 crimes et délits ont été recensés pour une population de 14 949 habitants. Des chiffres que Christophe Lubac relativise, rappelant que la perception de l’insécurité dépend de nombreux facteurs, notamment la mobilisation des forces de l’ordre et le taux de déclaration des infractions. Des thématiques à approfondir Si cet épisode nous a permis d’aborder des questions majeures telles que l’environnement, la démocratie participative, la fiscalité et l’insécurité, d’autres sujets essentiels méritent encore d’être explorés : culture, accueil des immigrés, politique sociale et inclusive. Nous espérons poursuivre cette conversation prochainement. Bien entendu, "Respublica Vox" s’engage à donner la parole aux oppositions municipales afin de garantir un débat équilibré et éclairé. 🔊 Retrouvez dès maintenant cet épisode sur notre site et sur vos plateformes de podcasts préférées !

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Ce magazine est entièrement consacré à la vie politique et sociale du Sud Est toulousain. Des reportages et des interviews vous permettent de comprendre les enjeux politiques locaux.C'est l'espace où les élus mais aussi les citoyens peuvent prendre la parole et faire vivre le débat démocratique.

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