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La chronologie de la chanson dans tous ses états.

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    C.d.C.#49 1974 Complainte de Victor Jara : Jean-Roger Caussimon – Victor Jara – Serge Reggiani – Georges Langford

    C.d.C.#49 1974 Complainte de Victor Jara : Jean-Roger Caussimon - Victor Jara - Serge Reggiani - Georges Langford 1974 Complainte de Victor Jara : Contexte historique Complainte de Victor Jara : En pleine guerre froide, l’expérience de la « voie chilienne vers le socialisme » a duré moins de trois ans (de novembre 1970 à septembre 1973). Elle a néanmoins transformé le pays andin de neuf millions d’habitants et passionné le monde intellectuel et militant, d’un bout à l’autre de la planète. Les gauches (autour du Parti socialiste et du Parti communiste), à l’origine, en 1969, de la coalition qui prend le nom d’Unité populaire (UP), proposent une transition vers le socialisme à la fois démocratique et révolutionnaire, institutionnelle, électorale et non armée : il ne s’agit plus de miser sur la guérilla et les kalachnikovs, mais sur la mobilisation des classes populaires et du mouvement ouvrier. Se fondant sur ce qu’ils estiment — à tort — relever d’une tradition historique légitimiste de l’armée et d’une certaine flexibilité de l’État chilien, Allende et les siens parient que les militaires respecteront le suffrage universel et qu’il deviendra possible d’imposer la volonté majoritaire à l’oligarchie sans tirer le moindre coup de feu. […] Le coup d'État du 11 septembre Le matin du 11 septembre 1973, avec l’appui de l’administration Nixon (mais aussi — on le sait aujourd’hui — de la dictature brésilienne ), les différentes branches des forces armées se soulèvent. La gauche se trouve désarmée tant au plan politique que militaire. Et la bataille du Chili prend fin, dramatiquement . S’appuyant sur un catholicisme national-conservateur et la doctrine de la sécurité nationale, la dictature civico-militaire ferme le Parlement, réprime dans le sang les syndicats, proclame l’état de siège, pratique la censure. Contre le « cancer marxiste », le terrorisme d’État s’abat sur le pays. Durant seize années, les militaires et la police politique torturent des dizaines de milliers de personnes, assassinent plus de 3 200 individus, dont plus d’un millier sont encore aujourd’hui disparus (leurs corps n’ayant jamais été retrouvés). [ source Monde Diplomatique ]Biographie de Jean-Roger Caussimon (2ème partie) : Complainte de Victor Jara 1ère partie de la biographie de Jean-Roger Caussimon Pierre Barouh & Jean-Roger Caussimon, enregistrement du premier album 33 tours chez Saravah En 1966 Pierre Barouh avait écrit les chansons du film "Un homme et une femme" de Claude Lelouch. Ce dernier manquant d'argent, Barouh essaie de débloquer la situation en allant proposer les chansons aux éditeurs de musique qui les refusent. Par dépit, Pierre Barouh décide donc de créer une maison d'édition : Saravah. Néanmoins, Claude Lelouch parvient quand même à boucler son budget. La chanson "Un homme et une femme" chantée par Nicole Croisille remporte un immense succès. Pierre Barouh fait alors fortune. Avec ce flot d'argent, Pierre décide de faire enregistrer des disques aux amis, Jacques Higelin et Brigitte Fontaine. Et en ce qui concerne Caussimon, il en a dit : « Jean-Roger fait partie des gens dont je me suis nourri quand j'avais 15 ou 16 ans, à travers des chansons comme "Comme à Ostende" ou "Le temps du tango". Comme je me suis nourri de Mac Orlan, de Trenet, de Prévert, de Jean Vigo…Les années passaient et j'étais complètement révolté du fait qu'on attribuait ces chansons à Léo Ferré. Un jour, en discutant avec José Artur, je lui ai parlé de Caussimon qui faisait du théâtre à cette époque, c'était un très bon acteur. Et José m'apprend que Jean-Roger Caussimon, étudiant bordelais quand il a débarqué à Paris chantait au Lapin Agile.J'ai donc été le trouver, rue Damrémont dans le 18ème, alors que Saravah existait déjà depuis quelques temps. Je lui ai dis : "Monsieur Caussimon, j'aimerais vous produire un disque". Il avait 52 ans. Et il me répond : "mais, cher monsieur Barouh, vous n'y pensez pas ! Vous allez perdre tout votre argent." Mais j'ai senti, dans le ton, qu'il le souhaitait depuis trente ans et qu'il avait été trop pudique pour le provoquer lui-même… » Jean-Roger Caussimon enregistre son premier album Ainsi, en septembre 1970, Jean-Roger Caussimon enregistre son premier album au fameux studio Saravah de la place des Abbesses à Montmartre. L'album paraît début 1971, la chanson "Les cœurs purs" va être un grand succès populaire. On pourra lire dans la presse : « On ne saurait trouver meilleure illustration, à la fois de la sensibilité de Caussimon et des raisons qui en font un auteur authentiquement populaire, dont les chansons touchent au plus profond, émeuvent au plus intime. » C'est alors qu'à l'âge de 52 ans, Jean-Roger Caussimon reçoit le prix Paul Gilson de l'Académie Charles Cros pour son premier album. Un prix qui est décerné aux révélations…Puis les événements s'accélèrent : Jean-Christophe Averty lui consacre une émission de télévision. Jean-Roger passe une semaine au Théâtre du Vieux-Colombier, etc.En outre, durant l'été 1972, au Festival de Carpentras, Jean-Roger Caussimon participe à des concerts de soutien à Saravah dont les finances sont au plus bas. « Je suis un saltimbanque, je suis un nomade. Tu connais mon humble petite maison, qu'on n'imagine pas que j'habite un manoir ! Cette petite maison correspond exactement à ce que je veux être, à ce que je suis de façon profonde : elle est modeste, je suis modeste ! Elle a la chance d'être parmi les arbres, face à l'étang, mais je n'ai rien, aucune fortune […]Je dis que je suis un nomade parce que, ma femme ayant les mêmes goûts que moi, nous vivons comme les gens du voyage. Avec la caravane, nous sommes partout chez nous, nous affrontons toutes les saisons, toutes les intempéries, la pluie, la neige.Nous nous nourrissons de produits régionaux - Paulette fait merveilleusement la cuisine - et ce n'est pas de la démagogie. Mais je préfère le camping municipal à l'hôtel. » Deuxième album de Jean-Roger Caussimon   Puis en 1973, paraît son deuxième album "À la Seine" qu'il présente à Bobino. De plus, il entame une tournée de son récital dans 17 villes de France. Fidèle à lui-même, il se déplace dans sa vieille caravane : « Mon tour de chant terminé, je suis heureux, vraiment, pour une heure ou deux. Paulette, mon épouse que dans le travail j'appelle Alphonsine, son deuxième prénom, revient des éclairages. Elle manie maintenant tout " jeu d'orgue " avec maestria.Nous allons boire un, deux ballons de Côtes du Rhône au café voisin puis nous rentrons chez nous. Petit repas. Une bouteille de vin encore, ou deux. Paulette boit dans mon verre. Nous parlons de la soirée, de nos enfants. Je lui fais part des sujets de chansons que je rêve d'écrire. Je divague un peu ou pas tellement, va savoir. »   En 1974 paraît " Musique légère " son troisième album. Caussimon passe dans un " Musicorama " à l'Olympia et part à nouveau en tournée dans 24 villes de France. En outre il continue au théâtre et au cinéma. Jean-Christophe Averty l'invite deux fois cette année-là, dont une dans "show Caussimon-Clay".  Jean-Roger y chante 14 titres issus des deuxième et troisième 33 tours. Discographie "chanson" de Jean-Roger Caussimon 1951 Un 78 tours : Barbarie-Barbara (Decca) 1971 Un 33 tours : Chante Jean-Roger Caussimon (Saravah) 1973 Un 33 tours : À la Seine (Saravah) 1974 Un 33 tours : Musique légère (Saravah) 1975 Un 33 tours : Il fait soleil (Saravah) 1976 Un 33 tours : B.O.F. Le juge et l'assassin (participation) (Saravah) 1977 Un 33 tours : La chanson de l'homme heureux (Saravah) 1978 Un 33 tours : Au Théâtre de la Ville &Un 45 tours : La manche (Saravah) 1979 Un 33 tours : Papy rock (Saravah)1981 Un 45 tours : Un soir de mai (Saravah) 1991 Un CD : Olympia 74 (Saravah) 2010 Un CD : Au Cabaret du Lapin Agile à Montmartre - inédits 1946-1949 &Un CD : Enregistrements inédits (SW Productions) 2011 Un CD : Le vagabond d'automne (SW Productions) [ sources : La Double Vie, mémoires de J.R. Caussimon - Chorus n° 9 - Je Chante ! n° 15 - Paroles et Musique n° 19 & 51] Chansons de la 1ère partie : Complainte de Victor Jara : Rue de la Liberté 02:52 Jean-Roger Caussimon  : Rue de la Liberté    : Jean-Roger Caussimon - Daniel Faure : 197406:33 Jeanne-Marie Sens         : L'enfant du 92ème : Jeanne-Marie Sens - Eric Lowery, Pierre Rapsat : 197409:10 Imago                               : Géronimo                 : Bernard Benguigui - Claude Six : 197413:15 Kirjuhel                            : Angela Davis            : Jean-Frédéric Brossard : 1974     Jean-Roger Caussimon avec Jean-Christophe Averty et Paulette Jean-Roger Caussimon : sieste en vacances avec le chien Bouboule Victor Jara Victor Jara et sa famille Victor Jara : Canto por travesura Complainte de Victor Jara : Biographie de Victor Jara Enfance et formation de Victor Jara Víctor Lidio Jara Martinez, chantauteur, écrivain et metteur en scène chilien, naît à San Ignacio (ou Quiriquina voire Chillan selon les sources) (région de Ñuble au centre du Chili) en 1932. Ses parents sont des paysans enracinés dans le folklore, locataires d'un "fundo". Sa mère, en plus de se consacrer au travail domestique, joue de la guitare et chante constamment dans la maison..C'est sa maman qui va lui donner la vocation pour la musique mais il est aussi obligé très jeune d'aider son père dans les champs. Lorsque Victor a douze ans, la famille déménage à Los Nogales (banlieue de la capitale, Santiago du Chili). Ils cohabitent alors avec la famille Morgado dont les deux fils Julio et Humberto furent les camarades de classes de Victor à l'école primaire.La famille Morgado propose à Victor qui avait abandonné les études, un travail chez un fabricant de meubles. Mais, hélas à l'âge de 15 ans, Victor perd sa maman, ce qui fait exploser le noyau familial.Sur les conseils d'un prêtre, Victor rentre alors au séminaire. Mais deux ans après son admission, il le quitte, s'étant rendu compte de son manque de vocation. Néanmoins cela lui aura donné l'occasion de pratiquer le chant grégorien. Puis il doit effectuer son service militaire. Ses obligations militaires terminées, Victor Jara entre dans le chœur de l'Université du Chili pour participer à la création de Carmina Burana. Il entame ensuite un travail de recherche et de collectage du patrimoine folklorique.À l'âge de 24 ans, Jara rejoint la compagnie de théâtre de "Los Mimos de Noisvaner", parallèlement il commence des études de théâtre et de mise en scène à l'École de théâtre de l'université du Chili. Sa situation est très précaire, n'ayant nulle part où dormir il passe ses nuits dans les environs de l'école. Débuts de la carrière artistique de Victor Jara Enfin, en 1957, Victor Jara rejoint l'Ensemble folk Cuncumèn (Conjunto Cuncumèn) , un groupe folk de l'Université sous la direction de la maestra Margot Loyola. Cuncumèn était alors la plus grande institution folklorique du pays et avait déjà participé à la série d'albums "El folclore de Chile" initiée par Violeta Parra.Ainsi, en 1959 le groupe qui avait décidé d'enregistrer un disque de chansons de Noël (Villancicos Chilenos) se rend compte qu'il manque trois chansons pour le terminer. C'est Victor qui est chargé d'aller demander à Violeta Parra de les leur fournir. Violeta accepte avec gentillesse mais exige que ce soit lui qui chante "Doña Maria le ruego". Elle l'admirait depuis ses débuts et l'avait toujours aidé dans sa carrière. Entre 1961 et 1966, Victor Jara mène alors plusieurs activités de front : Directeur artistique et chanteur soliste de Cuncumèn, directeur de l'ITUCH (Institut de Théâtre de l'Université du Chili), professeur d'interprétation à l'Université… Victor Jara chantauteur Victor Jara a aussi été le directeur artistique de Quilapayún entre 1966 et 1969. En outre il chante comme soliste dans la Peña de los Parra.En 1966, sans quitter le théâtre, il enregistre son premier album solo "Victor Jara". Dans sa courte carrière discographique, il aura le temps d'enregistrer sept albums 33 tours. Le dernier "Canto por Travesura" paraîtra après sa mort.De fait, en 1970, il participe à la campagne électorale de l'Unité Populaire et il fait paraître son quatrième album "Canto Libre". Voici comment Victor se définit alors : « Bien plus que chanteur "de protesta", "contestataire", comme on m'a appelé, je me sens comme un ouvrier de la guitare, un chanteur populaire. C'est aussi, j'espère, ainsi que me voit le peuple chilien, parce que lorsque je chante j'essaie de refléter son idéal, ses joies, ses luttes.Notre chanson est folklorique, si par folklore, on entend langage populaire, chant du peuple. Elle est engagée, par conséquent, aux côtés de la lutte de la classe ouvrière, de la jeunesse du prolétariat urbain et rural. Elle est contestataire parce qu'elle porte en elle la dénonciation.Tant qu'il y aura une mentalité bourgeoise, la Nouvelle Chanson aura un rôle à jouer dans la lutte contre celle-ci. Tant que les critères des médias seront des critères commerciaux, nous lutterons pour montrer à notre peuple ce qui nous est propre, ce qui nous appartient, et qui nous identifie, nous rend frère des autres peuples. » Assassinat de Victor Jara Selon le récit de sa femme Joan, le matin du 11 septembre, Victor entend les nouvelles du coup d'État fasciste téléguidé par Washington. Le président Allende demande que tous les Chiliens se rendent d'urgence sur leur lieu de travail. Victor va donc à l'Université Technique, à l'autre bout de Santiago. Il ne se dérobe pas, malgré l'imminence et l'évidence du danger.Victor Jara est fait prisonnier l'après-midi même, en même temps que cinq ou six mille étudiants et enseignants de l'Université Technique. En tant que l'un des bastions de l'Unité Populaire, celle-ci est l'un des tout premiers endroits de la capitale à être cernés par les tanks. Il a quand même le temps de téléphoner à sa femme en lui recommandant d'être courageuse et de prendre bien soin de leurs deux jeunes enfants. Le Stade du Chili converti en camp de concentration Victor Jara et ses camarades d'infortune sont alors emmenés au Stade du Chili converti en camp de concentration. Le poète  a été torturé pendant des heures durant les interrogatoires, ses mains écrasées à coup de crosse de fusil, enfermé quatre jours sans nourriture, puis mitraillé. En 2009, ses restes furent exhumés et autopsiés : « Selon [les constatations], effectués par le Service médical légal et ratifiés par l’Institut génétique d’Innsbruck, l’artiste est décédé des suites de « multiples fractures dues à des blessures par balle qui ont causé un choc hémorragique dans un contexte homicide » et qu’il a été battu et torturé pendant son séjour dans le stade du Chili, où il a été détenu. Le texte souligne que plus de trente blessures osseuses ont été retrouvées à la suite de fractures causées par des blessures par projectile et d'autres causées par des objets contondants, différentes des blessures par balle. » [sources Wikipédia (espagnol) - Paroles et musique n°32 ] Chansons de la 2ème partie : Complainte de Victor Jara : Te recuerdo, Amanda 18:24 Francesca Solleville : Camarade Chili                     : Jean-Max Brua : 197421:33 Pierre Chêne             : Qui dont était cet homme : Pierre Chêne : 197423:56 Gilles Servat              : Gwerz Victor C'hara            : Gilles Servat : 1974  : traduction28:07 Victor Jara                 : Te recuerdo, Amanda         : Victor Jara : 1969 : traductionBiographie de Serge Reggiani : Complainte de Victor Jara Enfance et formation de Serge Reggiani Sergio Reggiani, alias Serge Reggiani, acteur et interprète français, naît à Reggio d'Émilie (Italie) en 1922. Son père, Ferrucio, coiffeur, est un «rouge», il fait partie de ceux dont le nouveau pouvoir fasciste veut se "débarrasser". Donc, pendant l'été 1930, Ferrucio s'exile à Yvetot en Normandie. Sa femme Letizia et son fils Sergio le rejoignent en novembre. Le petit Sergio n'a que huit ans et demi : « D'un seul coup, tu abandonnes ton enfance italienne. Tu es obligé de la reconstruire, souvenir par souvenir, parce que tu es entouré de gens qui parlent une langue inconnue, qui ont des gestes inconnus… »   Mais, quelques mois plus tard, les Reggiani vont s'installer à Paris. Après avoir survécu dans des hôtels minables, ils finissent par ouvrir un salon de coiffure dans le quartier populaire de la Porte-Saint-Denis. Le père s'occupant des hommes, la maman frisant les dames (dont la plupart vendaient leurs charmes sur les trottoirs avoisinants). Au contact de cette clientèle au verbe sonore et déluré, le jeune Serge découvre une vie qui le fascine davantage que celle de l'école. Pourtant, il y est toujours premier en français. Serge Reggiani découvre la lecture À treize ans, Serge commence son apprentissage de coiffeur dans le salon familial. Un jour, il a l'occasion de faire une rencontre curieuse : « Je me souviens d'un type que nous connaissions à Reggio. C'était un résistant qui s'appelait Belvini. Les fascistes l'avaient enfermé sur l'île de Lipari, où l'on bouclait tous les prisonniers politiques, et il s'en était tiré à la nage…Je l'ai revu à Paris, quelques années plus tard. Il est entré un soir dans le salon de mes parents, avec une grande valise sous le bras. Il l'a posée sur une chaise, nous a regardés, et a dit :" Sans culture, les gens ne peuvent pas se défendre !" Personne ne comprenait ce qu'il voulait dire, jusqu'au moment où il a ouvert sa valise. Elle était pleine de livres. C'est tout ce qu'il avait amené avec lui, lorsqu'il avait fui l'Italie. Il m'a alors demandé : "Qu'est-ce que tu veux lire en premier ?" J'ai pioché par hasard et je suis tombé sur «Martin Eden» de Jack London. J'aurais pu tomber plus mal… » Début de la carrière théâtrale de Serge Reggiani L'envie d'être comédien le tenaillait depuis un moment. Ainsi, Serge Reggiani trouve, dans un encart publicitaire, l'annonce de l'ouverture prochaine d'un conservatoire des arts cinématographiques. Il s'inscrit alors au concours d'entrée et y est reçu. Au terme de la première année, Serge obtient un premier prix . Serge Reggiani a juste un peu plus de seize ans et continue à faire de la figuration (au théâtre et au cinéma) pour vivre. En outre, de 1939 à 1941, il prépare le Conservatoire national abordant tous les répertoires avec une égale aisance. Serge sortira du Conservatoire avec deux seconds prix : l'un de tragédie, l'autre de comédie. Dès lors, il ne cesse pratiquement plus de jouer. Cependant, en 1943, pour échapper au STO mais aussi à l'armée italienne qui le réclame, Serge Reggiani quitte Paris et se réfugie en Haute-Marne, dans une maison appartenant au père d'Yves Allégret. C'est là qu'il fait connaissance de Simone Signoret, sa future partenaire de Casque d'or. Il lui restera toujours lié par une très profonde amitié.À la Libération, de retour à Paris, Serge Reggiani reprend sa carrière de comédien, avec un succès qui ne cessera de croître au fil des ans.Ainsi, vingt ans durant, il se saoule de travail jusqu'à ce que vienne la lassitude et qu'il décide de prendre du recul et de quitter Paris. Début de la carrière d'interprète de Serge Reggiani Ainsi, en 1963, Serge Reggiani s'installe à Mougins (Alpes -Maritimes) et goûte au plaisir du calme en famille. Cependant, le destin va à nouveau frapper à sa porte. À l'occasion d'une visite chez Simone Signoret, il rencontre Jacques Canetti. Ce dernier a en tête de faire vivre l'œuvre de Boris Vian, mort quatre ans auparavant et dont il dispose d'un stock de chansons inédites. Pour la petite histoire, Canetti avait déjà entendu chanter Reggiani dans une pièce radiophonique en 1962 "L'homme à l'ombrelle blanche". Serge Reggiani chante Boris Vian Quatre titres de Vian sont d'abord retenus, dont le très parodique « Arthur, où t'as mis le corps ». Et au bout de six mois, un album "Chante Boris Vian" est finalement bouclé. Ce dernier, primé par l'Académie Charles Cros, donne à Reggiani le goût de chanter.En outre, Serge Reggiani fait à nouveau une autre rencontre importante : celle de Barbara dans un spectacle à Caen. Cette dernière demande à Georges Moustaki de venir écouter Serge et d'écrire pour lui. Les deux hommes se découvrent et apprennent à se connaître. Georges Moustaki constate que : « Je me sentis capable de me substituer à lui pour écrire ce qu'il ressentait, d'être son Cyrano, son trouve-paroles et dénicheur de notes. […] Taureau impétueux, il se lança dans l'aventure avec une flamme qui me rappelait celle de Piaf. Il a imposé nos chansons envers et contre tous les fabricants d'idoles qui n'en revenaient pas d'être battus sur leur propre terrain. » De leur collaboration vont naître des joyaux comme : Ma solitude, Sarah, Ma liberté, Votre fille a vingt ans, Madame Nostalgie… De plus les tubes de Reggiani vont remettre Moustaki dans la lumière et lui permettre de pouvoir réenregistrer à nouveau. Serge Reggiani, un monument de la chanson En outre, de son côté, Barbara va faire répéter Serge Reggiani chez elle, avec son propre pianiste. De plus, elle lui apprend à se tenir derrière un micro et à respirer correctement ( c'est à dire avec le ventre comme un chanteur, et non plus avec la poitrine comme un acteur). Pour l'aguerrir, Barbara l'emmène en tournée, en première partie de son spectacle. Le pari est gagné, le public est acquis à la cause de ce débutant de presque quarante-cinq ans. En 1967 son deuxième album de chansons "N°2 - Bobino" rencontre un succès phénoménal. Les ventes s'envolent en quelques semaines et Reggiani se retrouve dans les juke-boxes, à côté des Moody Blues, Beatles et des yéyés à la mode.De plus, il remporte un énorme succès sur la scène de Bobino, des attroupements se forment chaque soir devant le théâtre.Les disques, les spectacles s'enchaînent. Parallèlement Reggiani continue à tourner dans des films, deux par an, au plus. Et ce sont toujours d'assez jolis succès. Serge Reggiani finit par faire figure de monument de la chanson. 1973 & 1974 : 3 albums consacrés à la poésie Mais en 1973, après sept albums consacrés à la chanson, Serge Reggiani se ménage une pause dans sa production de chanteur. Cette année-là il enregistre un disque de textes de poésie consacré à Victor Hugo, Charles Baudelaire, Guillaume Apollinaire…Puis, l'année suivante, il réitère la même expérience avec un double album entièrement consacré à Jacques Prévert où l'on peut écouter ce chef-d'œuvre d'anthologie qu'est « La crosse en l'air ». [ sources : Paroles et musique n° 43 - Chorus n° 25 - Je Chante ! n° 9/10 ] Discographie « Chansons » 1964 / 1974 de Serge Reggiani 1964 Un album 33 tours : Chante Boris Vian (Canetti) 1967 Un album 33 tours : Album n°2 - Bobino (Canetti) 1968 Un album 33 tours : Et puis + un supplément 17cm 2 titres inclus dans la pochette (Polydor) 1969 Un 45 tours : France lune (Polydor) 1970 Un album 33 tours : Je voudrais pas crever (Polydor) 1971 Un album 33 tours : Rupture (Polydor)1972 Un album 33 tours : Le vieux couple (Polydor) 1973 Un album 33 tours : Bon à tirer &Un album 33 tours : Poètes 1 (texte) (Polydor) 1974 Un double album 33 tours : Poètes 2 et 3 (texte) (Polydor) Chansons de la 3ème partie : Complainte de Victor Jara : L'effort humain 33:43 Serge Reggiani  : L'effort humain                 : Jacques Prévert, Jeanne Perret - Dimitri Chostakovitch, Jean Musy : 197437:49 Marc Ogeret     : Un jour, un jour                 : Louis Aragon - Jean Ferrat : 197441:48 Pia Colombo     : Il était une fois dans l'est : Maurice Fanon - Gérard Jouannest : 1974 Serge Reggiani Serge Reggiani - Poètes 2&3 Georges Langford Biographie de Georges Langford Georges Langford, chantauteur canadien naît à Pictou (Nouvelle-Écosse) en 1948. Il passe son enfance sur l'île du Havre-aux-Maisons de l'archipel des Îles de la Madeleine (Québec). Une petite île de 18 kilomètres carrés, bordée de falaises et de dunes avec un paysage sauvage.Georges doit quitter son île pour poursuivre ses études à Bathurst (Nouveau-Brunswick) où il écrit ses premières chansons. Puis au milieu des années 1960, de retour aux îles, Georges Langford ouvre les boîtes à chansons "L'Astrid" puis "Le vieux quai". En outre, en 1967, il participe au film "La noce est pas finie" de Léonard Forest dont il signe la musique. Georges Langford crée la chanson  « Le frigidaire » En 1970, vivant à Montréal, Georges Langford se distingue dans les boîtes à chansons. De passage à l'émission "Sous mon toit", diffusée par Télé Métropole, il interprète la chanson "Le frigidaire" qui, enregistrée et légèrement modifiée par Tex Lecor en 1971 deviendra un succès international : « Le frigidaire provient d’une écriture mouvementée : je roulais dans un autobus à Montréal, sans crayon ni papier, sans guitare il va sans dire. Je pensais aux Îles de la Madeleine, aux Madelinots venus travailler en ville avec un rêve : retourner vivre des jours meilleurs dans leur archipel. Arrivé à destination, j’ai quitté l’autobus avec l’idée principale de la chanson, la mélodie et la moitié des paroles. » Tex Lecor en a changé le refrain. Tandis que la version originale disait « Tant que je pourrai toffer dans le frigidaire » ( tant que je pourrai travailler dans une ville froide) Un beau matin, on s'en retournera chez les marins »celle de Tex est « Tant qu'il me restera quelque chose dans le frigidaire […] Un beau matin, on mettra du beurre sur notre pain » Georges enregistre « Le frigidaire » en 1973 dans son premier album "Arrangez-vous pour qu'il fasse beau" » Chansons de la 4ème partie : Complainte de Victor Jara : Le frigidaire 48:43 Pauline Julien          : Litanies des gens gentils : Pauline Julien - Richard Grégoire : 197452:46 Georges Langford  : Le frigidaire                       : Georges Langford : 197455:58 Guy Pothier             : La tite toune                     : Gilles Vigneault : 197459:07 Serge Reggiani       : Le contrôleur                    : Jacques Prévert : 1974 Abonnez-vous au podcast Chant de l'Histoire

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    C.d.C.#48 1973 Chili Lip Larzac – Leny Escudero – Claude Nougaro – Pierre Selos – Yves Simon

    C.d.C.#48 1973 Chili Lip Larzac - Leny Escudero - Claude Nougaro - Pierre Selos - Yves Simon 1973 Chili Lip Larzac : Contexte historique. 1973 Chili 1973 Chili Lip Larzac. La victoire d'Allende au Chili, le 4 septembre 1970, suscite une immense vague d'espoir. Les 40 mesures du gouvernement prises au tout début du mandat visent à doper la croissance, à redistribuer les richesses, à augmenter les salaires, à approfondir la réforme agraire et encore à placer les principales ressources minières nationales (le cuivre) sous le contrôle de l'État.Le 6 novembre 1970, le président étatsunien Richard Nixon déclare devant de Conseil national de sécurité : « Notre principale préoccupation avec le Chili, c'est le fait qu'il [Allende] puisse consolider son pouvoir et que le monde ait l'impression qu'il serait en train de réussir. […] Nous ne devons pas laisser l'Amérique latine penser qu'elle peut prendre ce chemin sans en subir les conséquences. » Très tôt, la CIA, l'ambassade des États-Unis mais aussi de puissantes multinationales (en particulier ITT) affectées par les nationalisations conspirent pour abattre en plein vol cette expérience. (Le Monde Diplomatique) 1973 Lip Lip : En avril Lip annonce aux 1300 salariés que des licenciements vont intervenir : « 480 à larguer » la phrase a choqué. On n'était pas encore à une période où on larguait les hommes comme des bêtes. Les administrateurs sont séquestrés. Les cars de CRS encerclent l'usine, puis c'est l'assaut, les portes défoncées. « Ça nous a choqué, nous qui avions été si attentifs au cours des grèves précédentes à ne pas rayer un mur. » Les administrateurs sont libérés. Alors, parmi les ouvriers, il y en a un qui dit : « et si on prenait les montres ? ». Des voitures sont chargées de montres et partent les planquer.Que faire de toutes ces montres ? On décide de les vendre et de remettre en route l'usine pour en produire de nouvelles, cette fois sans patron. La vente est un énorme succès. 1973 Larzac Larzac : En lutte contre l'extension du camp militaire en 1973 et devant 80 000 personnes réunies au Rajal del Gorp, Bernard Lambert, leader des Paysans-travailleurs, s'écria : « Jamais plus les paysans ne seront des Versaillais. C'est pourquoi nous sommes ici pour fêter le mariage des Lip et du Larzac. » Les titres sont maintenant directement accessibles en cliquant sur leur horodatage (en rouge), il suffit d'attendre quelques secondes et le lecteur diffusera la chanson choisie.Biographie de Leny Escudero : 1973 Chili Lip Larzac Enfance et formation de Leny Escudero Joaquim Leni Escudero, alias Leny Escudero, chantauteur français naît à Espinal, Navarre (Espagne). Son père est d'origine gitane et sa mère, fille de républicains espagnols, les deux sont presque analphabètes. En 1939, la famille quitte leur pays ravagé par la guerre civile. C'est alors la débâcle : sur les routes, des familles entières fuient les fascistes. Ainsi, Joaquim Leni va perdre la sienne pendant une quinzaine de jours : « J'ai passé la frontière tout seul. Mon père était déjà en camp de concentration ( à Argelès, avec des miradors et des barbelés). Le reste de la famille était dans un autre camp, mais de réfugiés. Moi j'étais un clandestin. Déjà ! J'ai été pris dans le no man's land, entre les frontières espagnole et française par un camion de la Croix-Rouge… ». Enfin, après la libération du père en 1940, toute la famille se retrouve à Mayenne. Arrivé sans connaître un mot de français, le petit Joaquim Leni manifeste rapidement l'envie d'apprendre la langue : « Avec cette sorte de hargne que j'avais, j'apprenais ce que je voulais, j'étais une imprimante, je lisais tout ce qui me tombait sous la main. Au début, le bouquin d'une main, le dictionnaire de l'autre, j'écrivais les mots qui me paraissaient difficiles, avec leurs définitions. Parce que c'était une arme, la langue, et qui était alors tournée contre moi. Donc, cette arme-là, je la voulais. Ce n'était pas par soif d'apprendre, mais vital ! ». L'arbre de vie, première chanson de Leny Escudero Ainsi, à onze ans, Joaquim Leni écrit sa première chanson «L'arbre de vie». Il obtient son Certificat d'études, puis doit alors travailler. Leni enchaîne petit boulot sur petit boulot : creuser des tranchées, ramasser des betteraves, etc. Escudero veut alors devenir instituteur mais pour s'inscrire au concours de l'École Normale, il faut le Brevet. Qu'à cela ne tienne, il s'y met et le décroche haut-la-main. Mais au moment de préparer le fameux concours, il découvre que « le postulant doit obligatoirement être de nationalité française ». Cependant pour la demander il faut être majeur (21 ans à l'époque). Leni a 17 ans, il renonce donc à l'enseignement et part pour Paris.De nouveau, Escudero retrouve la pelle et la pioche mais décide de devenir carreleur. À force d'un labeur opiniâtre, il devient artisan associé à trois copains et finit par gagner correctement sa vie.Parallèlement, il essaie de placer des textes qu'il a mis en musique. Mais il comprend rapidement que, pour obtenir un résultat, cela nécessite de s'investir à fond. Leni se retire alors de son entreprise au profit de son frère. Début de la carrière artistique de Leny Escudero Cependant ses chansons sont toujours refusées par les éditeurs : « … J'allais présenter mes chansons à des éditeurs et à des artistes et je ne comprenais pas qu'on me les refuse. Je les trouvais au moins aussi belles que celles que j'entendais à la radio… À ce moment-là, j'ai réagi d'une manière assez puérile, je prenais ces refus comme une forme de mépris à l'égard de l'immigré que j'étais… alors que c'était une histoire de fric ; je ne voulais pas comprendre et surtout accepter qu'il valait mieux partager dix millions à deux, en cosignant mes chansons, que zéro tout seul, je croyais qu'ils ne se rendaient pas compte que mes chansons étaient belles. Alors j'ai décidé de les chanter moi-même, pour leur montrer, et j'ai commencé la série des auditions ». Donc Leny passe sans succès des auditions. Mais le déclic viendra à l'Écluse où Léo Noël lui dit : « Je regrette, nous ne pouvons pas te prendre, nous sommes quatre à décider et je suis le seul à vouloir de toi. Moi je dis que les autres se trompent et je ne veux pas invoquer les raisons pour lesquelles ils se trompent. Mais je sais que tu as du talent, que ça marchera un jour ou l'autre pour toi, et je regrette profondément que tu ne passes pas à l'Écluse ». De fait, en 1958 Leny Escudero avait fait une maquette qui atterrit chez Jacques Canetti, directeur artistique chez Philips. Ce dernier l'engage et lui fait signer un contrat d'exclusivité de trois ans. « Sur le contrat, il n'y avait aucune référence à l'auteur-compositeur, mais seulement : « La compagnie s'engage à faire enregistrer un LP par an à l'artiste » donc deux super 45 tours . Il y avait en outre une petite clause : « Les titres seront choisis d'un commun accord »… » Philips veut que Leny Escudero chante des adaptations états-uniennes Or, Philips va lui apporter des adaptations états-uniennes, ce que Leny refuse. Pourtant, à ce moment-là il n'a pas d'argent, il rame comme un fou. Il décharge des camions aux Halles ou sale des ponts à la Villette.Philips met donc Leny "au frigidaire" pendant toute la durée de son contrat. Cependant la chance va enfin lui sourire. Réduit à nouveau à tenter de faire interpréter ses chansons par d'autres, Leny Escudero rencontre Jacqueline Néro qui lui conseille de les chanter lui-même. Jacqueline est la femme de Léo Missir, elle le présente alors à son mari. En 1962, ce dernier lui fait enregistrer chez Bel Air un super 45 tours, le contrat avec Philips étant achevé. Quatre titres : Ballade à Sylvie / Pour une amourette / Parce que tu lui ressembles / Vingt ans après. C'est le carton, les trois premiers titres deviennent d'immenses succès.Leny Escudero tombe comme un cheveu dans le gloubi-boulga yé-yé. Leny Escudero part faire le tour du monde En 1965, Leny Escudero est une grande vedette. Il a déjà enregistré sept 45 tours et trois 33 tours. Après des années de vaches maigres, il a la reconnaissance, le succès et l'argent. Cependant, il a une dette de cœur et il tient à la rembourser : « Je devais faire quelque chose, j'ai une reconnaissance infinie pour l'École de ma République, pour la communale, je me sens un immigré, toujours. Je n'ai jamais oublié qu'on était arrivés avec des trous dans les mains, j'estimais que je devais beaucoup à l'école. Quand je suis retourné à Mayenne, la première fois, j'ai donné un gala gratuit pour mon école.J'ai toujours eu ce sentiment de devoir. Mais comment rendre ? Où ? Là où il n'y en a pas pour que, comme moi, d'autres puissent apprendre à lire et écrire… ». Fin 1965, Leny Escudero part faire le tour du monde. Il reste d'abord un an au Dahomey (maintenant Bénin) où il réalise son projet de construire une école. Il revient toutefois de temps en temps pour enregistrer un tas de chansons qui sortiront ensuite, sans lui. Puis il part en voilier avec un pote avec qui il fait la moitié d'un tour du monde. En outre il voyage partout : Amérique du Sud, Moyen-Orient, États-Unis, URSS, Afrique…Mais il revient en mai 68 : « Je ne voulais pas rater ça. Pour moi, 68, ce n'était pas renverser un pouvoir pour en mettre un autre à sa place. Pas du tout. C'était changer la vie. C'était faire en sorte que tout le monde puisse se rencontrer, se parler, communiquer… Pour moi, ça a été une fête merveilleuse. Je veux dire dans ma tête, il n'y a jamais eu la notion de pouvoir, de choses comme ça. Jamais. À aucun moment ». Leny fait un tour du monde qui va durer cinq ans Finalement, le tour du monde qui devait durer un an va en durer cinq. Cependant les gens du métier ne pardonnent pas à une "idole" de brader sa gloire toute fraîche pour un rendez-vous avec ses rêves de môme. À son retour pour de bon en 1970, Leny Escudero n'a plus de maison de disques. Néanmoins Barclay lui permet de sortir le 33 tours «Escudero 71». Album qui sera récompensé par l'Académie Charles Cros. Cependant, en 1971, malgré le prix attribué à son album, Leny Escudero recommence à zéro, en tournée dans les petits lieux avec un seul musicien. Au début, le public n'est constitué que de cinquante à soixante personnes. Mais, au bout de deux ans c'est plein, même dans les grandes salles. Sa carrière est repartie par la scène.En 1973 paraît son album "Vivre pour des idées" [ sources : Le Maitron  - Paroles et Musique n° 36 - Chorus n° 18 - Je Chante ! n°4 ] Discographie de Leny Escudero 1962 Deux 45 tours : Ballade à Sylvie + L'arbre de vie &Un 33 tours : Pour une amourette (Bel Air) 1963 Un 45 tours : Tu te reconnaîtras &Un 33 tours : À Malypense (Bel Air) 1964 Deux 45 tours :Stéphanie (Bel Air) + Merci tout p'tit (Polydor) 1965 Un 33 tours : Rachel (Polydor)Deux 45 tours : Comme des statues + Un amour est venu (Polydor) 1967 Deux 45 tours : La tête m'en a tant tourné + Remember December &Un 33 tours : Je t'attends à Charonne (Polydor) 1968 Deux 45 tours : On s'aimera + Simone (Disc Az) 1969 Un 45 tours : Je n'ai pas su t'aimer (Riviera) 1970 Deux 45 tours : Mon inconnue + Malenfrance (Riviera) 1971 Un 33 tours : Escudero 71 (Riviera) 1972 Deux 45 tours : Pour un peu d'amour + À contre amour (Riviera) 1973 Un 33 tours : Vivre pour des idées ( A Malypense /Barclay) &Un 45 tours : Quand tu seras grand (Riviera) Chansons de la 1ère partie : 1973 Chili Lip Larzac : Vivre pour des idées 03:45 Philippe Richeux, Annie Nobel : Valparaiso : Annie Nobel - Annie Nobel, Philippe Richeux : 197307:11 Gérard-André    : Victor Jara                           : Gérard André Gaillard : 197309:16 Anne et Gilles   : Para-machin                        : Anne Dubray - Gilles Méchin : 197311:23 Leny Escudero  : Vivre pour des idées          : Leny Escudero - Thierry Fervant : 1973 Escudero - Ballade à Sylvie Leny Escudero - Vivre pour des idées Claude Nougaro Claude Nougaro - Locomotive d'or Biographie de Claude Nougaro : 1973 Chili Lip Larzac Enfance et formation de Claude Nougaro Claude Nougaro, chantauteur et poète français naît à Toulouse en 1929. Son père, Pierre, gascon, est chanteur d'opéra. Sa mère, Liette, italienne, est professeure de piano. Ses parents sont amenés à se déplacer constamment sur toutes les scènes d'Europe. Le petit Claude est donc élevé par ses grands-parents Cécile et Alexandre. Claude se souvient : « La musique, c'est mon père, chantant, et ma mère au piano, répétant l'opéra classique : Massenet, Rossini, Bizet. J'aimais beaucoup les airs, surtout Carmen… À travers mon père, la musique me paraît indissociable d'une action dramatique et d'un texte. » Sur le buffet de la cuisine trône un poste de TSF. À douze ans Claude écoute les émissions d'Hugues Panassié sur Radio-Toulouse et se nourrit d'Armstrong, de Bessie Smith et de Glenn Miller. De plus la radio déverse aussi les chansons de Trénet mais surtout les extases de la Môme Piaf.En outre, Claude se réfugie également entre les pages de Rostand, Hugo, Verlaine, Baudelaire et Cocteau : « Déjà j'étais passionné par ces grands colosses du verbe, qui possédaient le langage comme une puissance véritablement terrible sur la vie, par ces porteurs du verbe que sont les poètes, qui portent la torche de la parole vivante. » Par contre, Claude n'a aucun intérêt pour l'école : Il est bringuebalé d'un établissement à l'autre, de renvois en fugues. L'échec au baccalauréat couronne cette dérive scolaire.En 1947, Claude est apprenti journaliste. Il tente de survivre en signant quelques piges. Puis il se débarrasse de ses obligations militaires en devançant l'appel. Claude Nougaro débarque à Paris En fin de compte, en mai 1950, Claude Nougaro débarque à Paris où ses parents sont installés : son père est maintenant premier baryton de l'Opéra Garnier.Sans diplômes, Claude est désemparé, il en est même amené à voler des tomates à l'étalage. Il traîne sa douleur, écrasé à l'ombre d'un père « monstrueusement puissant de présence et d'absence ».Au sortir de l'Opéra, Pierre, son père, aime finir la nuit au Lapin Agile. Il ne se fait pas prier pour entonner «Les vieilles de notre pays». Aussi quand Claude s'y présente timidement un soir de 1953 pour y lire un poème, il est reçu à bras ouvert par Paulo, le patron de ce haut lieu. Le public est séduit. Puis, en 1954, il rencontre Audiberti, un poète flamboyant et jubilatoire : « Moi qui ai été toujours halluciné par les mots, par le pouvoir de la langue, de sa musique, de son chant, évidemment, je suis tombé amoureux mental d'Audiberti. » En outre, à cette époque, Nougaro croise également Brassens et Mouloudji. Il écrit aussi quelques titres pour Marcel Amont et Philippe Clay. Début de la carrière artistique de Claude Nougaro. Mais, en 1955, Nougaro parvient à vaincre sa timidité et, accompagné par le pianiste du lieu, à oser chanter ses premières chansons au Lapin Agile. C'est là qu'il crée, en 1958, "Il y avait une ville".Et, en 1959 paraissent deux 45 tours sous l'étiquette "Président" publiés par un certain Ted Moura : « Un juif pied-noir dont le père avait fait fortune dans le négoce de machines à laver et de réfrigérateurs et qui voulait se lancer dans le disque : il m'avait repéré au Lapin Agile et proposé aussitôt de m'enregistrer. » Une première tournée a lieu, en lever de torchon de Dalida mais il faudra attendre 1962 avant que ces traces discographiques ne rencontrent un certain écho.En effet, cette année-là, Nougaro rencontre Michel Legrand, jeune pianiste-compositeur-arrangeur passionné de jazz. L'album qu'ils enregistrent alors pour Philips remporte un vif succès : "Une petite fille" sera le tube de l'été. Claude Nougaro rencontre Baden Powell Sa carrière est lancée. Les succès s'enchaînent : Cécile, Je suis sous, À bout de souffle, Armstrong… Puis à nouveau Claude Nougaro va faire une rencontre déterminante, celle du guitariste brésilien Baden Powell.Il va adapter son "Berimbau" en "Bidonville". Loin des clichés exotiques, il traite des ghettos : « Sur la toile sonore de cette musique, j'ai vu projeter les bidonvilles qui entourent Rio. J'ai traduit la musique que me dictaient les images d'un film. Ce sont toujours les chocs émotionnels qui sont à l'origine des transpositions. » En ce qui concerne les grandes scènes, en 1969, Claude Nougaro est à L'Olympia pendant 2 semaines en avril (avec «Paris Mai», interdit d'antenne). Ce sera une consécration et donnera son 1er enregistrement public.En 1971, Claude est à Bobino pendant 3 semaines. Puis en 1973 il sera trois semaines au Théâtre de la Ville ("Locomotive d'or" ). [ sources : Paroles et musique n° 44 - Chorus n° 12 - Je Chante ! n° 31 ] Discographie 1959 / 1973 de Claude Nougaro 1959 Deux 45 tours : Vachement décontracté + Le piano de mauvaise vie (Président) 1962 Un 33 tours : Le cinéma (Philips) 1963 Un 33 tours : Il y avait une ville (réédition des 2 premiers 45 tours + titres inédits de 1959) (National) &Deux 45 tours : Cécile ma fille + Pauvre Nougaro &Un 33 tours : N°2 Mon assassin (Philips) 1965 Deux 45 tours : À bout de souffle + Armstrong (Philips) 1966 Un 33 tours : Bidonville &un 45 tours : La clé (Philips) 1967 Un 33 tours : Petit taureau (Philips) 1968 Deux 45 tours : La maîtresse + Paris mai (Philips) 1969 Un 45 tours : Homme &Un 33 tours : Une soirée avec… (double album en public) (Philips) 1970 Deux 45 tours : C'est ça la vie + Il neige (Philips) 1971 Un 33 tours : Sœur âme (Philips) 1973 Un 33 tours : Locomotive d'or (Philips) Chansons de la 2ème partie : 1973 Chili Lip Larzac : On fabrique, on vend & On se paie 18:43 Jean Édouard Barbe : Hiérarchie                                             :  Jean Édouard Barbe : 197320:20 Claire                           : On fabrique, on vend & On se paie : Claire Martin-Michon : 197323:13 Claude Nougaro         : Montparis                                            : Claude Nougaro : 1973Biographie de Pierre Sélos : 1973 Chili Lip Larzac Enfance et formation de Pierre Sélos Pierre Selosse, alias Pierre Sélos, chantauteur français, naît en 1940 sur la route de l'exode à Toulouse.Pierre Sélos est très discret sur son enfance. Jeune , il est membre de la JOC ( Jeunesse Ouvrière Chrétienne). Il raconte que lors d'un camp de la JOC, il est monté sur scène pour chanter comme un troubadour, en s'accompagnant d'une vieille mandoline sur laquelle il avait ajouté un morceau d'isorel. Cela allongeait l'instrument et lui donnait un air moyenâgeux… Il ne connaissait alors qu'un seul accord.Puis Pierre Sélos fait l'acquisition d'une guitare dont il joue pour faire plaisir aux copains. Il a même l'honneur d'avoir une première mention d'un passage sur scène dans le journal de Brétigny. Pierre Sélos travaille dans le milieu socio culturel et des colonies de vacances. Bien que passionné de chansons, Pierre Sélos refuse de "faire" les cabarets. Il n'accepte pas de chanter dans le bruit. C'est ainsi qu'il n'aura pas l'occasion de connaître les gens du milieu et qu'il sera toujours un peu isolé. Son inspiration est alors très influencée par la religion catholique. Début de la carrière artistique de Pierre Sélos De fait, Pierre Sélos signe un contrat avec Unidisc, une étiquette spécialisée dans la chanson religieuse et enfantine. Ainsi en 1960, paraît son premier 33 tours "Message" très imprégné de religiosité. Après avoir enregistré deux 45 tours et un deuxième 33 tours chez Unidisc, il signe chez Philips en 1963, en pleine vague yéyé…Son répertoire s'est élargi et s'ouvre à la vie. Ainsi fin 1963, chez Philips, paraît « Quinze ans » son troisième album qui contient de magnifiques chansons : "Quinze ans",  «Avec les Juifs »,  « L'oncle Sam » qui rencontrent un relatif succès.Cela lui vaudra quelques passages en radio et en tv mais il raconte : « j'ai eu quelques misères avec les radios et avec la télévision. On n'imagine pas ce que la TV demande parfois à un chanteur. Un jour ils ont dépassé les bornes et j'ai quitté le studio. Depuis, on ne m'a jamais rien demandé… C'était l'époque de ma chanson « L'oncle Sam » qui avait bien marché. » Pierre Sélos se décide pour l'autoproduction Pierre Sélos est alors quelque peu dégoûté par le show bizness mais aussi par les milieux catholiques qu'il fréquente. Ses chansons montrent que sa foi chrétienne est de plus en plus mise à mal. Ainsi, en 1966, soucieux de liberté, Pierre Sélos se décide pour l'autoproduction et crée alors "L'oiseau Bleu" une maison de disque. Parallèlement, il continue à travailler dans le social, ce qui lui assure sa subsistance et le prévient de toute angoisse.En 1967, il crée la chanson "Vent d'Amérique" que Francesca Solleville chantera longtemps. En 1972, dans le cadre de ses activités sociales paraît le disque "Des enfants et des hommes" au dos duquel on peut lire : « Les chansons-histoires de ce disque ont été écrites par Pierre Sélos, en collaboration avec des enfants et des adolescents. Elles sont racontées par sept d'entre eux, tour à tour accompagnés par Maurice Montagu (basse et flûte), Jean Boudon (guitare), Georges Morage (accordéon) et Marc Lagrande (batterie) […]Posologie : Ce disque contenant de la vérité à haute dose, et sans excipient vocal ou orchestral, son audition est déconseillée aux sujets atteints de cécité ou de surdité sélectives.L'auteur et l'éditeur ne pouvant, de toute évidence, être tenus pour responsables des faits ou situations ayant entraîné la composition de ces chansons et la réalisation de ce disque, ils déclinent par avance toute responsabilité quant aux malaises que son audition pourrait provoquer. » En 1973 paraît "Raison de vivre" avec la participation du jeune elté (Laurent Terrisse) Discographie de Pierre Sélos 1960 Un 33 tours : Messages (Unidisc) 1961 Un 45 tours : N°2 T'es louftingue (Unidisc) 1962 Un 45 tours : N°3 L'exilé (Unidisc) 1963 Un 33 tours : N°4 Sur la terre &Un 45 tours : Et toi tu nous attends (Unidisc) &Un 33 tours : Quinze ans (Philips) 1965 Un 45 tours : Ma princesse (Philips) 1966 Deux 45 tours : Mon frère m'a dit (ot av / Philips) + Le beatnik (L'Oiseau bleu) 1968 Trois 45 tours : Vent d'Amérique + Réveille-toi + John Peel (L'Oiseau bleu) 1969 Un 45 tours : Le carillon de Bruges (Disques Meys) 1970 Deux 33 tours : L'oiseau bleu + Quinze ans (réed. album 1963 + 3 inédits 1963) (L'Oiseau bleu) 1972 Deux 33 tours : L'armateur + Des enfants et des hommes (majoritairement interprété par des ados) (L'Oiseau bleu) 1973 Un 33 tours : Raison de vivre (interprété par Sélos & elté) (L'Oiseau bleu) 1974 Un 33 tours : Un regard (interprété par elté & Sélos) (L'Oiseau bleu) 1981 Une k7 : Salut ! (Possible) Chansons de la 3ème partie : 1973 Chili Lip Larzac : Chanson du Larzac 32:47 Pierre Tisserand       : À l'armée                      : Pierre Tisserand : 197335:21 Dominique Loquais  : Chanson du Larzac    : Collectif Larzac : 197337:33 Claude Marti              : Lo païs que vol viure  : Claude Marti : 197340:20 Yvon Etienne             : Les A.C.                          : Yvon Etienne : 197342:54 Pierre Sélos                : Malgré                          : Pierre Sélos : 1973 Pierre Selos Pierre Selos - Raison de vivre Yves Simon Yves SImon - Au pays des merveilles de Juliet Biographie d'Yves Simon : 1973 Chili Lip Larzac Enfance et formation d'Yves Simon Yves Simon, chantauteur, écrivain français, naît à Choiseul (Haute-Marne) en 1945. Fils unique, son père est cheminot, sa mère est serveuse, puis infirmière. Il grandit et fait ses études primaires et secondaires dans les Vosges. Il découvre Brassens par hasard : « J’avais 12 ans, nous étions trois amis, nous nous sommes essayés à la spéléo, l’hiver était glacial mais il faisait chaud sous terre. Morts de fatigue, nous nous sommes retrouvés dans une chambre à écouter de la musique, il y avait un disque de Brassens de 25 cm, nous l’avons écouté en boucle. Sur la pochette du disque : "Brassens et sa guitare…" Je voulais lui ressembler, c’est lui qui m’a donné envie de jouer ». Ainsi, à l'âge de 13 ans, il se fait offrir sa première guitare, une EKO extraplate. Il joue alors avec les Korrigans nancéens, un groupe qu'il avait monté avec le fils du notaire et deux autres copains. Leur répertoire se limite aux Shadows, Animals, Beatles et Rolling Stones. Mais Yves Simon y glisse déjà ses propres propositions. Se dirigeant vers une carrière d'ingénieur, il entre en seconde technique et mathématique dans un lycée de Nancy. Une année noire d'internat, vécue comme une prison. Il s'en évade par la lecture et découvre l'écriture.Yves abandonne l'idée d'être ingénieur et retrouve les Korrigans dont il devient guitariste soliste et finit son second cycle au lycée de Mirecourt. Yves Simon rêve de cinéma De fait à cette époque, Yves Simon rêve de cinéma, que ce soit devant ou derrière la caméra, de musique et de chanson. Ainsi, en quelques années il en écrira plus de deux cents.Puis, le bac en poche, il passe deux années à la fac des Lettres de Nancy, vécues comme « un sas entre l'adolescence et la butée sur le réel de l'âge adulte ». Finalement, à l'automne 1965, Yves Simon débarque à Paris pour approcher le cinéma via le concours d'entrée en classe préparatoire à l'IDHEC du Lycée Voltaire. Bref, à raison de trois films par jour à la Cinémathèque, il complète sa culture cinématographique. Le concours à l'IDHEC dure trois jours… et le troisième jour il choisit d'aller auditionner chez Pathé-Marconi, comme il l'avait déjà fait chez Vogue ou Fontana. Sans résultat. Début de la carrière artistique d'Yves Simon Néanmoins, repéré par Claude Dejacques, directeur artistique chez Fontana, il enregistre deux albums (1967 & 1969) qu'il considère aujourd'hui : « … comme des carnets de notes plus élaborés. Disons qu'il y avait des influences de la chanson française […] et pas assez de travail pour l'élaboration d'un vrai style personnel. Alors que les Beatles existaient, je n'avais pas encore trouvé que le son, la mélodie, l'arrangement faisaient globalement partie du message de la chanson. » Durant l'été 1972, Yves Simon parcourt les États-Unis en auto-stop. Silhouette anonyme, pouce levé, il affronte l'espace, d'inévitables moments de solitude et il noue des échanges entre gens qui ne se croiseront jamais plus. De quoi ramener un plein sac de sons, de mots, d'accents, d'images et d'impressions à retranscrire. Ainsi, Yves Simon trouve ses marques et fait paraître un 45 tours chez RCA "Les gauloises bleues".En 1973, il tourne avec Juliet Berto dans le film "Erica Minor". Et se produit alors un déclic : « … Je n'ai fait que le constater après le tournage : le disque préparé avec Bob Socquet était devenu caduc. Toutes les chansons écrites l'hiver précédent ne correspondaient plus. J'ai, en mai, écrit les chansons qu'on devait enregistrer en juin et qui représentaient pour moi une nouvelle forme d'écriture (surtout "Juliet")… » [ sources : Paroles et Musique n° 45 - Chorus n° 29 ] Discographie d'Yves Simon 1967 / 1973 1967 Un 33 tours : Ne t'en fait pas petite fille &Un 45 tours : T'as pas changé tu sais (Fontana) 1968 Un 45 tours : Éventualités (Fontana) 1969 Un 45 tours : Des glaçons dans mon dos (Fontana) &Un 33 tours : La planète endormie (Fontana) &Un 45 tours : Je te déclare l'amour (Péridès) 1972 Un 45 tours : Les gauloises bleues (Victor / RCA) 1973 Un 33 tours : Au pays des merveilles de Juliet ((RCA) Chansons de la 4ème partie : 1973 Chili Lip Larzac : La liberté 48:03 Marc Ogeret                                      : Marie-ma-blonde   : Jacques-Emile Deschamps : 197350:51 Jacqueline Pons, Claude Fonfrède : La liberté                 : Luc Romann : 197353:46 Yves Simon                                         : Mass media song  : Yves Simon : 197357:53 Marc Vincent                                      : Franchise militaire : Marc Vincent : 1973 Abonnez-vous au podcast Chant de l'Histoire

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    C.d.C#47 Vivre en 1973 – Jacques Debronckart – Henri Tachan – Julos Beaucarne – Guy Bontempelli

    C.d.C#47 Vivre en 1973 - Jacques Debronckart - Henri Tachan - Julos Beaucarne - Guy Bontempelli Vivre en 1973 : Contexte historique : Fin des "Trente glorieuses" Vivre en 1973 : En 1971, les États-Unis d'Amérique du Nord, alors premier producteur de pétrole passent leur pic de production. Le gouvernement états-unien manœuvre alors pour faire augmenter le prix du pétrole pour rendre rentable l'exploitation de ses champs de pétrole non conventionnels. En 1970 le prix du baril était alors inférieur à 2 dollars… La guerre du Kippour et le soutien inconditionnel des EUA à Israël vont faire réagir les pays arabes. Ceux-ci décident d'augmenter le prix du baril et de réduire la production pétrolière de 5% par mois jusqu'à l'évacuation des territoires occupés par les Israéliens et la reconnaissance des droits des Palestiniens. Le prix du baril passe à 18 dollars en quelques semaines. C'est le premier choc pétrolier qui amène une crise de stagflation (combinaison d'inflation et de stagnation économique). C'est aussi la fin d'une période appelée arbitrairement Les trente glorieuses. Les titres sont maintenant directement accessibles en cliquant sur leur horodatage (en rouge), il suffit d'attendre quelques secondes et le lecteur diffusera la chanson choisie.Biographie de Jacques Debronckart (2ème partie) Première partie de la biographie de Jacques Debronckart. Le premier album de Jacques Debronckart ignoré (censuré) par les médias En 1967, la maison de disques Philips, qui n'attend de Jacques Debronckart que des titres comme « Adélaïde », refuse de publier ses nouvelles chansons. Le divorce a lieu après la publication de son 45 tours « Ils arrivent ».La prestigieuse étiquette BAM accueille alors Debronckart. L'album « Toi qui nais cette année » ne tarde pas à paraître. Onze chansons, la plupart refusées par Philips, figurent sur ce premier album. L'artiste peut enfin libérer sa véritable personnalité. Effectivement, dans celui-ci, les titres « La triste chanson » et surtout « Mutins de 1917 » sont un réquisitoire impitoyable contre les vicissitudes de l'armée. Tandis que dans « La religion » il dénonce le musellement des corps et des esprits par toute forme d'endoctrinement.Mais cette attaque du sabre et du goupillon lui vaudra une totale occultation médiatique de ce magnifique premier album. De fait, en l'absence d'exposition médiatique, Jacques Debronckart est réduit à continuer à fréquenter les petits lieux. Du moins, ceux qui ont pu échapper aux secousses économiques. Néanmoins, les interprètes de qualité sollicitent Debronckart comme auteur ou compositeur. Par exemple, entre 1967 & 1968, Isabelle Aubret enregistre 7 chansons dont il est l'auteur et/ou le compositeur. Eva, France Valmore et Francesca Solleville en enregistrent chacune deux dans la même période. Le succès avec le deuxième album « J'suis heureux » En décembre 1969 paraît le deuxième album « J'suis heureux" » chez CBS. Il est postfacé par ses amis François Deguelt et Jean-Pierre Mottier : « Jacques Debronckart a choisi la voie la plus difficile : celle de la qualité.C'est un garçon aux cheveux longs, mince, aux gestes précis, au visage un peu pâle mais où des yeux sombres laissent augurer d'une intelligence créatrice sans limite.Et puis Jacques Debronckart chante, s'anime et c'est alors que le contraste éclate. De cette silhouette romantique et distinguée, de cette bouche ironique, sortent des mots merveilleux, des musiques belles qui, se mêlant à ravir, font naître : les regrets, l'espoir, l'amour, la vie […]En écoutant les dernières chansons de Jacques Debronckart, nous avons eu l'impression très précise, très profonde que depuis Jacques Brel, il ne s'était rien passé d'important.Voilà du nouveau, du beau.Suis ton chemin Jacques, tu verras la route sera belle. » ­ Ce 30 cm contient un nouveau tube « J'suis heureux », portrait incisif d'un cadre satisfait, charge contre la société de consommation qui s'installe. Ce disque où se mêlent l'ironie, la tendresse, l'enthousiasme et la révolte sera récompensé du Grand prix de L'Académie du Disque Français. Les directeurs artistiques de CBS, sa maison de disque avaient misé sur « La liberté » et « Mais si, mais si, je t'aime » pour le 45 tours de promotion. Jacques, lui, est le seul à croire en « J'suis heureux ». Heureusement les programmateurs sont du même avis et la diffusent : « Si la chanson a marché, c'est uniquement grâce aux programmateurs qui l'ont aimée. Tout le monde a passé cette chanson-là. J'avais un mal fou à en faire passer une autre » Porté par ce succès, Debronckart revient à Bobino au printemps 1970 en première partie de Marie Laforêt. C'est un triomphe auprès du public et des critiques. André Ransan, de l'Aurore, en dira : « Ce n'est pas une révélation, c'est une consécration, et de quel éclat ! Voilà un chanteur et un poète d'une exceptionnelle qualité. Il a tout : une forte présence, un abattage extraordinaire, une voix puissante, une diction parfaite […]Il sait être tour à tour tendre ou incisif, toujours divers, pittoresque, original, intelligent. Je suis surpris qu'un tel artiste ne soit pas encore "tête d'affiche". Le public lui fit un triomphe mérité, et Debronckart est vraiment ici la vedette du spectacle » Ce succès n'émeut pas CBS qui ne va concéder à publier qu'un 45 tours 2 titres en 1971. "Je vis", troisième album de Jacques Debronckart Néanmoins en 1973 paraît "Je vis" le troisième album de Jacques Debronckart, arrangé par François Rauber, le compagnon de route de Jacques Brel. Encore un album important, photographie de la France pompidolienne, de ses mœurs politiques ( "Mon cher député" ), de son affairisme débridé ( "J'achète" ), de la pollution ( "Complainte du PDG" ). À côté des chansons satiriques voisinent des chansons personnelles, poignantes : ("Ecoutez, vous n'm'écoutez pas" ) , ( "Regarde" ). En bref encore une belle collection de joyaux. Le contact avec le public lui est indispensable. Debronckart aime sentir les ondes qui parcourent les petites salles. Profondément humaniste, il a participé à plusieurs galas libertaires. Le 24 juin 1973, il chante à un gala de la Solidarité Internationale Antifasciste en compagnie de Jehan Jonas à la salle des fêtes de Thiais au profit de la veuve et des enfants du musicien Hector Perez. [ sources : Je Chante ! n° 26 - Chorus n° 39 ] Chansons de la 1ère partie : Vivre en 1973 02:53 André Georgian         : Vivre en 73  : André Georgian : 197307:41 Pauline Julien              : Lettre de Ti-Cul Lachance à son premier sous-ministre : Gilles Vigneault - Gilles Vigneault, Gaston Rochon : 1973 12:11 Jacques Debronckart : J'achète      : Jacques Debronckart : 1973 Jacques Debronckart Henri Tachan Henri Tachan - Sa révolte Biographie d'Henri Tachan (2ème partie) Première partie de la biographie d'Henri Tachan Premier album d'Henri Tachan de 1965 « Les mauvais coups » Le premier album d'Henri Tachan de 1965 « Les mauvais coups », bien que couronné par un Grand Prix de l'Académie du Disque, est rejeté par les radios. En outre deux chansons "Les mauvais coups" et "Les P.D." sont carrément interdites d'antenne. Cependant tous les commentateurs ne sont pas imperméables au talent de Tachan. Ainsi Frédéric Dard dira : « … il ne me fallut pas soixante secondes pour être conquis, pour identifier le talent, pour entendre le grand cri désespéré d'Henri Tachan, pour reconnaître la qualité de son inquiétude, pour savoir, enfin, qu'il se passait des choses en lui ! […]Si Tachan a la détresse hargneuse, c'est par pudeur. Il crache des invectives parce qu'elles nouent la gorge, permettant de dissimuler la peine. […]Et, en effet, la scène est bien pour lui, une arène où il vient se battre, où il essaie d'expliquer aux hommes que, selon lui, rien ne va très bien et qu'ils ne font pas grand-chose pour que cela aille mieux.Il vient leur parler d'eux, de cette grande misère d'être qui nous dévaste, nous détruit, après nous avoir rendus indignes de nous-mêmes. Bagarreur ardent, il se bat d'abord avec les mots. Lutte ardente et noire ! La plus intense de celle qu'il a entrepris de livrer. Les mots ! …Qu'importe ceux qui n'entendent pas tes cris, HenriContinue de donner des coups de pieds, des coups de gueule.Continue de lutter pour l'impossible conquête des bonheurs impossibles.Continue, HenriContinue ! » « La censure » le deuxième album d'Henri Tachan Puis, en 1967 paraît « La censure » le deuxième album d'Henri Tachan. Les textes sont tout aussi percutants que dans le premier album : « … Aujourd'hui dans la Doulce France,En l'An de grâce et de jouvence,La revoilà qui pointe son nez,Qui roule des yeux sous son bonnet, La revoilà qui prolifère,Qui pudibonde, qui vitupèreContre une poignée d'objecteursQui déshonorent ses champs d'honneur… » Henri Tachan continue d'apprendre son métier à l'ancienne sur la minuscule scène des cabarets. Le ventre noué par le trac, il doit imposer sa présence et soumettre ses chansons à l'épreuve du public et le courant passe. Les textes qu'il écrit sont majoritairement mis en musique par Jean-Paul Roseau. Mais il arrive aussi à Mick Micheyl, Gérard Jouannest et d'autres de mettre la main à la partition. En plus des cabarets où il continue à chanter régulièrement, Tachan passe en première partie dans des music-halls : en 1965 à l'Olympia avec Juliette Gréco , en 1968 à Bobino avec Félix Leclerc puis Isabelle Aubret, en 1970 Bobino avec Pierre Perret et 1972 à nouveau Bobino avec Georges Brassens. Enfin le succès vient en 1968 avec « La table habituelle », chanson parue sur la face B du 45 tours « Lorsque je serai vieux ». Ce sont principalement des interprètes féminines qui chantent les œuvres de Tachan : Danielle Oddera dès 1963 puis successivement Juliette Gréco, Mick Micheyl, Jacqueline Dulac, Régine, Pia Colombo, Francesca Solleville, Catherine Sauvage, Christine Sèvres & Martine Baujoud entre 1965 et 1969. Du côté des "Z'hommes" c'est plus succinct : Claude Léveillée en 1964 et Jean-Claude Pascal en 1970. Lors d'une entrevue à "Paroles et Musique" en 1980 Tachan dira : « … J'aime beaucoup les femmes, les petites filles, enfin je veux dire les petites filles plutôt que les petits garçons, et les animaux en général sans différence de sexe…J'aime pas les hommes, j'ai pas grand chose à leur dire… Je ne parle pas des artistes, hein, ce ne sont pas des hommes, ce sont des femmes. Tous les artistes sont féminins, tous les artistes sont près des femmes, des oiseaux, des animaux, des enfants… Pour moi, un homme c'est péjoratif, c'est exactement le langage contraire de ce qu'on peut dire :"T'es pas un homme", pour moi c'est un compliment. Je ne cassais pas des gueules à la récré, j'avais pas envie, et maintenant, je me rends compte que j'avais raison. » « Les amis » le quatrième album d'Henri Tachan Puis en 1969 paraît Vol.3, le dernier album "Barclay" de Tachan. Une compilation (6 inédits + 1 réenregistrement) qui contient le chef d'œuvre "Après les drapeaux" qui rappelle l'horreur qu'ont vécue les appelés dans cette tragédie franco-algérienne.Bref, jusqu'à la fin de son contrat chez Barclay, Henri Tachan n'enregistre plus que des 45 tours. Enfin en 1972, il signe chez Polydor. Avec la collaboration de Jacques Bedos, Tachan arrive à maturité : alors que jadis, il assénait, maintenant il met deux doigts d'humour dans son écriture, trouve le ton et la patte sans perdre ses griffes. Ses cibles (la bêtise dans tous ses états) ne changent pas mais il fait le pari de l'intelligence, de la sensibilité et de l'émotion partagée.Mais c'est encore sur scène qu'il prend toute sa dimension de chanteur. Postillonnant jusqu'au cinquième rang, il se libère et campe de manière expressive les personnages de ses chansons.Finalement en 1973 paraît « Les amis » le quatrième album d'Henri Tachan [ sources : Je Chante ! n° 19 - Chorus n° 26 ] Discographie 1965 / 1973 d'Henri Tachan 1965 Un album 33 tours : Les mauvais coups (Barclay)1966 Deux 45 tours         : Au Bougnat + Je t'aime pour ça (Barclay) 1967 Un album 33 tours : La censure + un 45 tours J'attends (Barclay) 1968 Deux 45 tours         : Mamour + Lorsque je serai vieux (Barclay) 1969 Un album 33 tours : Vol.3, compilation (6 titres inédits + 1 réenregistrement) (Barclay) 1970 Deux 45 tours         : Félicie + Mon c… sur la commode (Barclay) 1971 Deux 45 tours         : Mais ta jument sera fidèle - Lyon (Barclay) 1972 Un 45 tours             : Un mur (Polydor) 1973 Un album 33 tours : Les amis (Polydor) Chansons de la 2ème partie : Vivre en 1973 : Si j'étais banknote 18:08 Henri Tachan       : Si j'étais banknote              : Henri Tachan - Jean-Paul Roseau : 197320:53 Andrée Simons    : Le grand chêne                   : Georges Brassens : 197324:32 Areski Belkacem  : On n'est pas des arbres    : Areski Belkacem : 197326:38 Brigitte Sauvane  : Pardon monsieur (reenr.) : Gilbert Hennevic : 1973Biographie de Julos Beaucarne (2ème partie) : Vivre en 1973 Première partie de la biographie de Julos Beaucarne Julos Beaucarne à la conquête de Paris En premier lieu en 1966 Julos Beaucarne quitte Bruxelles et part à la conquête de Paris. D'abord, il se produit sur la Butte Montmartre dans le cabaret de Monique Morelli "Chez Ubu". Puis ce sera la "Vieille Grille" et le "Cheval d'or". Ensuite Julos met le cap sur la Normandie pour les Rencontres poétiques du Mont Saint-Michel dont il remporte le premier prix. Bref, cette année-là il enregistre son troisième 45 tours "Le cheval de corbillard". Il expose sa conception du métier dans la chanson "Le petit royaume". Celle-ci ne variera pas tout au long de sa carrière : « Même si notre histoire / Paraît dérisoire / Dans le temps qui fuit / Même si elle est vaine / Cette course humaine / Vers quoi et vers qui / Ce petit royaume / Sans majordome / C'est chez lui … » Donc Julos retourne dans son plat et beau pays. L'année 1967 sera très prolifique : Julos enregistre deux 45 tours, l'un consacré à Ecaussine, sa terre natale, l'autre à Max Elskamp, un auteur anversois francophone. De même il fait paraître son premier album 33 tours "Julos chante Julos". Mêlant la poésie du passé (Max Elskamp), celle, contemporaine, de sa compatriote Liliane Wouters mais aussi la sienne. Beaucarne commence à tracer son sillon. « À s' mode » comme on dit là-bas. Troisième album de Julos Beaucarne « L'enfant qui veut vider la mer » En 1968 paraît le troisième album de Julos Beaucarne « L'enfant qui veut vider la mer ». Il est majoritairement consacré à des poètes : Charles Péguy, William Shakespeare, Charles Baudelaire, Benjamin Fondane et, à nouveau, les "locaux" Max Elskamp et Liliane Wouters. Au sujet de ce disque on pourra lira dans Chorus : « Avec ce disque, Julos réussit le tour de force de transmuer la disparité des apparences en harmonie. L'accompagnement musical, formulé de façon feutrée (piano, flûte, guitare, contrebasse) fait rimer doucereusement lyrisme avec intimisme. "Les grands discours, explique-t-il, n'ont jamais changé la face du monde. La vérité est intérieure. À nous de la faire rayonner" . » Julos Beaucarne est enfin propulsé sur une grande scène parisienne. Au Théâtre de la Monnaie, en octobre 1968, Julos rencontre celui qui, aux yeux du monde, représente le Plat Pays. Jacques Brel qui triomphe dans "L'homme de la Mancha" est venu l'écouter incognito pendant que Julos répétait. Les deux hommes "Tout à fait Don Quichotte et Sancho Pança" passeront la nuit à discuter dans un bistrot sans savoir que leurs routes ne se croiseront jamais plus. En outre, Julos part régulièrement en tournée à travers le monde : Tunisie, Allemagne, Italie. Ses chansons et son style de vie correspondent aux stéréotypes de l'artistes marginalisé par ce qu'on commence à appeler « l'impérialisme américain » d'ailleurs plutôt états-unien… Cela plaît à un jeune public attaché à la nature. [ source principale : Chorus n° 33 ] Discographie 1964 / 1973 de Julos Beaucarne 1964 Un 45 tours             : Une poire pour la mort (Théâtre de l'Alliance) 1965 Un 45 tours             : Chansons (JB record 001) 1966 Un 45 tours             : Le cheval de corbillard (Alpha) 1967 Deux 45 tours         : Chante Max Elskamp + Chante Écaussine (Alpha) & Un album 33 tours       : Julos chante Julos (Alpha / H.Mundi) 1968 Un album 33 tours : L'enfant qui veut vider la mer (Alpha / RCA) 1969 Un album 33 tours : Julos chante pour vous (Victor / RCA) 1970 Un album 33 tours : Premières chansons (réenregistrements) (Victor / RCA) 1972 Un album 33 tours : Arrêt facultatif (Victor / RCA) 1973 Un 45 tours              : Les djins des s'costé-ci (RCA) Julos s'est lancé dans une entreprise de collectage des idiomes locaux en Wallonie. En 1973, le Festival de Champs, dans les Ardennes, en constitue une sorte de point d'orgue avec la sortie du 45 tours comprenant les adaptations en wallon des "Gens de mon pays" de Vigneault et de "Chanson pour l'Auvergnat" de Georges Brassens. Chansons de la 3ème partie : Vivre en 1973 : Les djins des s'costé ci 33:33 Morice Benin : Notre civilisation (1ère édition) : Morice Benin : 197336:38 Lawrence Lepage : Mon vieux François (en public) : Lawrence Lepage : 197339:28 Julos Beaucarne : Les djins des s'costé ci : Gilles Vigneault, adapt. Julos Beaucarne : 197343:00 Patricia Rappaz : Ma foi les amis… : Patricia Rappaz : 1973 Julos Beaucarne Guy Bontempelli en forêt Guy Bontempelli Biographie de Guy Bontempelli Enfance et scolarité de Guy Bontempelli Guy Bontempelli, chantauteur et peintre français, naît à Champigny-sur-Marne en 1940. Son père d'origine italienne est propriétaire d'une usine de dorure sur métaux. La mère, Hélène Donniaux est originaire de Beauvais (Ille-Et-Vilaine, à côté de Paimpont). La forêt de Paimpont est assimilée à celle de Brocéliande dans la légende arthurienne. Leurs trois fils recevront une solide formation de pianiste. Dès son jeune âge, le petit Guy passe ses vacances à Beauvais chez une lointaine parente, Marceline Rouger. C'est une femme chaleureuse et accueillante que Guy considère comme sa grand-mère. Pour ce jeune citadin, ce monde est un coup de foudre, un enchantement : « L'accord se fit si parfaitement entre la forêt, la lande, les étangs, que je garde de ce contact un souvenir impérissable. Chaque jour, le long du Miroir-des-Fées, du Val-sans-Retour, je traversais une partie des bois pour aller retrouver un thème de Fauré sur l'harmonium de la petite église de Tréhorenteuc. » Guy suit des études en lettres et en droit à la Sorbonne. Il continue à venir à Beauvais où ses parents lui ont acheté une maison : « J'ai réussi à convaincre mes parents d'y acquérir une bicoque dans laquelle je vis vingt jours par an, partageant mon toit avec quelques bataillons d'araignées et deux ou trois crapauds. Un soir un ami en visite oublia sa guitare contre la cheminée et c'est aussi simplement que je commençais à écrire des chansons. » De surcroît, Guy forme avec des jeunes de la région un groupe de marche "arpentant la forêt du nord au sud". Ils s'arrêtent parfois au bord de l'étang du Châtenay où il leur joue quelques morceaux de musique sur sa guitare. D'ailleurs Guy reconnait l'importance de ses séjours à Paimpont dans sa carrière de chantauteur : « Et puis c'est là-bas que j'ai vraiment fait mes débuts sur les planches. Le public était sensationnel. […] Je me rends régulièrement [à Paimpont…] J'y compose beaucoup. Est-il nécessaire que je reconnaisse une très forte influence de la Bretagne sur mes chansons ? » D'abord, avant d'interpréter ses propres chansons, Guy Bontempelli écrit pour d'autres artistes : Noëlle Cordier dès 1960 puis Michèle Arnaud et Jean-Claude Pascal en 1962, et Gloria Lasso, Richard Anthony, Patachou, Juliette Gréco, Christine Delaroche, etc.L'interprétation de « Ma jeunesse fout l'camp » par François Hardy en 1967 lui apportera reconnaissance et succès public. [ sources : Bretagne magazine 1967 - Encyclopédie de Brocéliande  ] Discographie de Guy Bontempelli 1966 Un album 33 tours : La Seine et Rouen & Un 45 tours                    : La valse (Pathé) 1967 Un 45 tours              : La femme (Pathé) 1968 Un album 33 tours : Pam ba da di dam (Pathé) 1969 Un album 33 tours : La trentaine (Pathé) 1972 Un 45 tours               : Quand je vois passer un bateau (Polydor) 1973 Un album 33 tours : Un temps pour chaque chose (Polydor) & Un 45 tours                    : BOF « L'histoire très bonne et très joyeuse de Colinot Trousse Chemise » (Warner Bros) 1983 Un 45 tours             : Mes galères (Tréma) Chansons de la 4ème partie : Vivre en 1973 : Ma jeunesse fout l'camp 48:44 Guy Bontempelli   : Ma jeunesse fout l'camp               : Guy Bontempelli : 197351:22 Claire Charasz        : Il y a ceux qui…                               : Claire Charasz : 197353:39 Claude Ogiz            : Petite mère du marché du bourg : Claude Ogiz : 197356:00 Pierre Tourniaire   : Épisode                                              : Pierre Tourniaire : 1973 Abonnez-vous au podcast Chant de l'Histoire

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    C.d.C.#46 1973 Chansons de l’An 01 – François Béranger – Claude Fonfrède – Catherine Sauvage – Gilles Servat

    C.d.C.#46 1973 Chansons de l'An 01 - François Béranger - Claude Fonfrède - Catherine Sauvage - Gilles Servat 1973 Chansons de l'An 01 : Contexte historique Chansons de l'An 01 : le film "L'An 01" est tiré de la bande dessinée éponyme de Gébé publiée dans Politique Hebdo de 1970 à 1972. Gébé, alias Georges Blondeaux, dessinateur à la SNCF, a décidé un jour de tout arrêter. Il veut alors voir si ce désir est partageable avec d'autres. L'idée est simple : on arrête tout, on fait "un pas de côté". Le projet naît de faire de chaque planche d'une bande dessinée le scénarimage (storyboard) d'un film. Le CNC refuse l'avance sur recette d'un film qui prône l'abandon utopique et festif de l'économie de marché et du productivisme…Cependant Jacques Doillon, aidé d'Alain Resnais et de Jean Rouch réunit quelques acteurs connus : Miou-Miou, Depardieu, Coluche… et 300 acteurs improvisés. Le film, sorti en septembre 1973, fera un tabac. Les titres sont maintenant directement accessibles en cliquant sur leur horodatage (en rouge), il suffit d'attendre quelques secondes et le lecteur diffusera la chanson choisie.Biographie de François Béranger : Chansons de l'An 01 Enfance et scolarité de François Béranger François Béranger, chantauteur français, naît à Amily (Loiret) en 1937 où vivent ses grands-parents maternels. Son père, André, est ouvrier-tourneur et militant syndicaliste à Renault-Billancourt, sa mère couturière à la maison. André s'engage dans la Résistance durant le seconde guerre mondiale. En 1945, à la Libération, André adhère au MRP et sera élu de la Nièvre jusqu'en 1951 où pour éviter des alliances douteuses, il quitte la politique. Il entre alors à la direction générale chez Renault. Les usines ayant été nationalisées, à la suite des activités collaborationnistes de "P'tit Louis".Sa mère et sa grand-mère, couturières toutes les deux, chantent en travaillant. Son père a des activités au sein des Auberges de Jeunesse qui le conduisent à chanter et à faire chanter.François est à bonne école chez lui mais en classe il suit une scolarité moyenne : « Je m'étais installé confortablement dans une honorable moyenne, à égale distance du vedettariat des premiers et de la honte des cancres… » François Béranger décide d'abandonner les études Mais, en 1954 (il est alors en première) François Béranger décide d'abandonner les études pour entrer dans la vie active. François devient ouvrier chez Renault pour toucher au plus près le mythe prolétarien. En fait ce dernier vole rapidement en éclat : « C'est insolite et original de travailler en usine et d'avoir fait du grec et du latin. Les prolos et fils de prolos n'y comprennent pas grand-chose : qu'est-ce que je fous là, alors que pour eux les lycées et universités sont un monde inaccessible ? Assez vite, je me rends compte qu'on ne se prolétarise pas comme ça. Et que la culture, l'enseignement reçus font une sacrée différence dans l'appréhension du quotidien… ». De fait, il rejoint une troupe de théâtre amateur "La Roulotte" où il chante pour la première fois en s'accompagnant à la guitare. La Roulotte a un côté à la fois social, chrétien de gauche et vaguement scout. Un peu à la manière de la Franche Cordée où Jacques Brel fera ses premiers pas de chanteur.En 1958, il est convoqué pour effectuer son service militaire, il passera 19 mois en Algérie et sera confronté à la réalité de la torture : « Institutionnalisée. Omniprésente. Pratiquée systématiquement, à grande échelle. Jusque sur des enfants. C'est l'affaire des "spécialistes" mais tout le monde est au courant. Ceux qui sont contre ne la ramènent pas, par crainte des représailles. Beaucoup y sont favorables… » François Béranger retourne à la vie civile Enfin, à la fin de l'année 1960 François Béranger retourne à la vie civile et c'est difficile : « Je ne comprends pas ce qui m'arrive. Je voudrais faire bonne figure mais je suis vidé. On a fait de moi une espèce de zombie qui ne sait plus jouir des bonnes choses. La réinsertion va être dure ! » Il retourne à contrecœur à Renault-Billancourt, sans parvenir à s'intéresser à ce qu'il fait. On lui suggère d'aller voir ailleurs. Son beau-père, le comédien Olivier Hussenot le présente alors à des amis qui travaillent à la réalisation de courts métrages d'animation. Cette expérience irremplaçable va durer quatre ans. François sera tour à tour régisseur, chef de production, réalisateur et producteur d'une émission de variété. Ensuite, il joint l'équipe de Caméra 3 (magazine d'info de la 2ème chaîne) puis de "Le Nouveau Dimanche" où sa façon non conventionnelle de traiter les sujets le pousse vers la sortie. Enfin, en mai 1968 Béranger trouve que « ça baigne dans le bonheur  : celui de la spontanéité délivrante, quand tous les blocages et les interdits semblent effacés…» Tout en restant lucide. Il reprend sa guitare et enregistre cassette d'une douzaine de titres pour ses copains. Un de ceux-ci la fait écouter à Françoise Lô, directrice artistique chez CBS qui, aussitôt, propose à François de signer un contrat de cinq ans. Tranche de vie, chanson en parfaite adéquation avec son temps va marquer son époque. Sous l'impulsion de Michel Lancelot et de son émission Campus la chanson est programmée régulièrement.La carrière de François Béranger est sur de bons rails. Pour les passionné.e.s : une autobiographie de François Béranger   [ Sources : Chorus n°38 - Le Maitron] Discographie 1969 / 1973 de François Béranger Après le premier 45 tours "deux faces / une chanson (Tranche de vie)" en 1969 François Béranger fait paraitre en : 1970 Un album 33 tours : Une ville (CBS)1971 Un album 33 tours : Ça doit être bien (CBS) (*)1973 deux 45 tours : BOF L'an 11 + Tango de l'ennui (L'Escargot) (*) L'album Ça doit être bien où il est accompagné par un groupe de musiciens expérimentaux états-uniens n'a pas été du goût de CBS. Les deux parties ont donc divorcé à l'amiable. CBS a sans doute aussi eu beaucoup de mal à avaler la chanson "Ma fleur" : « … Vous n'aurez pas ma fleurCelle qui me pousse à l'intérieurFleur cérébrale et fleur de cœurMa fleurFleur de cœur, ma fleurVous êtes les plus fortsMais tous vous êtes mortsEt je vous emmerde… »   Chansons de la 1ère partie : Chansons de l'an 01 : Pèlerin 03:21 François Béranger  : Première chanson de l'an 01 : Gébé - François Béranger : 197307:38 Serge Kerguiduff     : Pèlerin                                       : Serge Kerguiduff : 197311:33 Anne et Gilles          : Nomade                                    : Anne Dubray - Gilles Méchin : 197313:38 Patricia Rappaz       : Bientôt not' tour                      : Patricia Rappaz : 1973 Claude Fonfrède & Jacqueline Pons Biographie de Claude Fonfrède : Chansons de l'an 01 Enfance et scolarité de Claude Fonfrède Claude Fonfrède, chantauteur français, naît en 1939 à Paris. Son père travaille à la SNCF. Ses parents sont tous deux originaires de la Drôme. Or, à Paris, en 1939 ils connaissent des problèmes d'alimentation et la crainte de voir la capitale anéantie. Le tout petit Claude est donc exfiltré chez sa tante dans la Drôme. Cela lui permet de découvrir la campagne, loin de l'ambiance stressante de l'époque.Puis de retour à Paris, Claude suit une scolarité à l'école catholique. De plus, il est inscrit chez les louveteaux de la paroisse Saint-Georges. Ensuite, il devient scout : « … Avec les membres de ma troupe, nous faisions du bénévolat pour l'abbé Pierre. J'obtins mon brevet de chanteur, de musicien et d'acteur. Je décrochais le badge de boute-en-train et de cuisinier ainsi que mon totem : "chouette chicaneuse". Scout, je me souviens d'un voyage en Norvège et des attouchements dont je fus victime de la part de l'aumônier qui nous accompagnait : l'abbé Decorny… » Il obtient son BEPC au deuxième essai. Son père, alors le place comme apprenti en prothèse dentaire. Après trois ans à nettoyer des porte-empreintes dentaires et à balayer l'atelier, il ne décroche pas son CAP de mécanicien dentiste. Alors son père le fait entrer à la SNCF, au service du contrôle dentaire de la Caisse de prévoyance. Il est alors convoqué à l'armée et est affecté au train… en qualité de mécanicien . Eh oui : il avait fait des études de mécanicien dentiste ! Puis on l'affecte à l'infirmerie : parce que dans mécanicien-dentiste il y a aussi dentiste ! Il est donc envoyé en formation avant de passer avec succès son caducée militaire pour devenir infirmier diplômé. Finalement il perd trois ans : un en Allemagne et deux en Algérie mais revient entier. Début de la carrière artistique de Claude Fonfrède D'abord, à son retour d'Algérie, Claude Fonfrède quitte la SNCF pour entrer à Air France au service du pointage : contrôler les heures d'arrivée et de départ des salariés. C'est à ce moment-là qu'après avoir fréquenté différents cabarets, il se décide à chanter. Refusé au Cheval d'Or car son répertoire proche de Jacques Douai ne convenait pas, on lui conseille de tenter sa chance au Petit Conservatoire de Mireille. La chance lui sourit. De plus il s'entend bien avec Mireille. Il fait ainsi connaissance avec de nombreux artistes,  Pascal Sevran, Claude Lemesle, Philippe Richeux, Annie Nobel… En outre, travaillant toujours pour Air France, Claude en profite pour intégrer la troupe de théâtre amateur de l'entreprise et de suivre des cours de théâtre gratuitement.Finalement, en 1966, tout se précipite : Claude rencontre Madame et Monsieur Levi Alvarez de l'étiquette BAM (la Boîte à Musique). Il fait  connaissance alors de Jacques Douai, Francesca Solleville et James Ollivier qui y enregistrent déjà. Son premier 45 tours paraît cette année-là. De plus, une agence de spectacle lui trouve un engagement en première partie de Patachou au Concert Pacra. Et il a la chance d'avoir son chef de service à Air France qui lui accorde la possibilité d'assurer les matinées en semaine. En 1970, Claude Fonfrède fait également connaissance de Serge Kerval et de Jacqueline Pons qui enregistrent aussi chez BAM. Claude aime beaucoup la voix de Jacqueline  et lui propose d'enregistrer avec lui "L'aube du jour" dans son album de 1971 "Chansons vinicoles". Puis ils chantent en duo.Ainsi, en 1973 Claude et Jacqueline enregistrent un album commun : La terre est folle" Discographie 1966 / 1973 de Claude Fonfrède 1966 deux 45 tours : 1-La danse de la Renaissance + 2-Les plus fines dentelles (BAM)1967 un 33 tours : Dedans le grand Sarcelles + un 45 tours 3-Monseigneur l'atome (BAM)1970 un 45 tours : J'aime bien manger, j'aime bien boire (BAM)1971 Un 33 tours : Chansons vinicoles (BAM)1973 un 33 tours : La terre est folle (avec Jacqueline Pons) (SFP) [sources Chansons de la façon (Claude Fonfrède) - PM n°29 Chansons de la 2ème partie : Chansons de l'an 01 : Le défilé 18:55 Béatrice Arnac              : Athée ou à té                               : Béatrice Arnac : 197322:12 Georges Moustaki        : Sans la nommer (version 45 t) : Georges Moustaki : 197325:05 Jacqueline Pons; Claude Fonfrède : Le défilé                   : Claude Fonfrède : 197328:06 Claude Réva                  : Madame la foule                         : Claude Réva : 1973  Biographie de Catherine Sauvage  (2ème partie) : Chansons de l'an 01 Première partie de la biographie de Catherine Sauvage En 1956 Jacques Canetti propose à Catherine Sauvage de reprendre son spectacle sur Bertolt Brecht. Pourtant, en dépit de collaborations prestigieuses (texte de Vian, direction musicale par Jean-Michel Defaye) et de critiques élogieuses le public ne suit pas. Cependant l'enregistrement du spectacle sera récompensé, l'année suivante, d'un Grand Prix du disque.Ainsi, c'est en tête d'affiche qu'elle réapparait dans le programme des Trois Baudets à l'automne 1957, à côté de Jacques Brel, Guy Béart et Raymond Devos.Le nom de Catherine Sauvage orne maintenant les frontons des plus grands music-halls. Elle s'impose alors comme la plus ardente ambassadrice des poètes. Elle fait connaître au grand public Philippe Soupault, Jacques Audiberti, Maurice Fombeure en sus de Louis Aragon, Robert Desnos et Jacques Prévert. En octobre 1961, Catherine Sauvage donne une série de récitals à la Gaîté-Montparnasse. Trente-huit chansons de cœur… de tête qui lui permettent d'exprimer toute sa palette allant de la tendresse à la colère. Parallèlement, elle contribue à révéler Serge Gainsbourg, encore alors très marginal. En 1966, Catherine découvre le Québécois Gilles Vigneault lors de son passage à Bobino. Elle va contribuer à révéler ce renouveau de la chanson francophone d'outre Atlantique au public français. Catherine Sauvage consacre donc un album complet à ce jeune auteur encore professeur d'algèbre dans son pays. La complicité entre Catherine Sauvage et Léo Ferré C'est au Bœuf sur le toit en 1948 que Catherine Sauvage et Léo Ferré s'étaient rencontrés la première fois : « … et puis en 1948, on est restés un certain temps dans un cabaret qui s'appelait les Trois Mailletz . Il y avait là les trois Léo : Léo Ferré, Léo Noël et Léo Campion et c'est là que notre collaboration a vraiment commencé ». Elle enregistre alors "Monsieur William" en 1952 chez Philips où Jacques Canetti vient de la faire signer.Le coup de foudre n'est pas immédiatement réciproque car Léo Ferré était agacé que ses chansons soient plus connues par l'interprétation de Catherine Sauvage que par la sienne. C'est Sauvage , en effet qui a fait connaître Léo Ferré avec Paris Canaille qui a été un très gros succès.Elle va enregistrer de nombreux disques entièrement consacrés à Ferré. Ce dernier va finir par la considérer comme sa plus fidèle interprète. Mais, à la fin des années 1960, très liée à Madeleine (ancienne épouse de Léo), Catherine Sauvage accepte mal les outrances de ce dernier et leurs chemins vont se séparer. Néanmoins Catherine Sauvage considère Léo Ferré comme le meilleur "couturier" qu'elle ait jamais connu, celui qui lui a confectionné ses meilleures chansons. Discographie 1956 / 1973 de Catherine Sauvage 1956 deux 45 tours : 3-Où sont-ils donc + 4-Chante Leo Ferré & un 33 tours : Ouvert la nuit (Philips)1957 participation au 33 tours De l'Opéra de quat' sous à September song (Philips)1958 un 45 tours : Chante Léo Ferré 6ème série (Philips)1959 un 45 tours : Le temps du tango + participation au 33 tours Francis Carco (Philips)1961 trois 45 tours : Chante Léo Ferré (l'âge d'or) + Kurt Weill 1 & 2 & deux 33 tours : Chante Léo Ferré vol.1 & 2 (Philips)1962 un 33 tours : Chansons de cœur… + deux 45 tours : Chante Serge Gainsbourg + BOF La poupée (Philips)1963 un 45 tours : Galito & un 33 tours : Chansons de Louis Aragon (Philips)1964 un 33 tours : Chansons d'amour et de tendresse (Philips)1965 un 33 tours : Chante Kurt Weill (Philips)1966 un 33 tours : Chansons françaises du Canada (Philips)1967 un 33 tours : Chante Léo Ferré (Vingt ans) (Philips)1968 un 45 tours : Le grand monsieur blond & deux 33 tours : Bobino 1968 + Le miroir aux alouettes (Philips)1969 un 33 tours : Chansons libertines (Philips)1970 un 33 tours : Larguez les amarres (Philips)1971 un 33 tours : Avec le temps (Philips)1973 un 33 tours : J'ai tout vu, tout connu (Barclay) Chansons de la 3ème partie : Chansons de l'an 01 : Les beaux mariages 34:05 Guy Monfaur                  : Ballade pour les c...       : Guy Monfaur : 197337:21 Catherine Sauvage        : Les beaux mariages      : Jean-Luc Morel - Gaby Verlor : 197339:51 Jacques Debronckart     : La complainte du PDG : Jacques debronckart : 197342:01 Jean-Roger Caussimon  : Mon Sébasto                 : Jean-Roger Caussimon - Léo Ferré : 1973 Catherine Sauvage Catherine Sauvage - J'ai tout vu, tout connu Gilles Servat Gilles Servat - Ki du Biographie de Gilles Servat : Chansons de l'an 01 Enfance et scolarité de Gilles Servat Gilles Servat, chantauteur français, naît à Tarbes en 1945. Son père, André Servat, d'origine nantaise, est chef du personnel dans une entreprise de construction mécanique. Sa mère, Renée, est femme au foyer, s'occupant de ses trois enfants. Ses parents sont de sensibilité de gauche mais ne militent dans aucune organisation.Ardent défenseur de la culture bretonne, Gilles est lié à la Bretagne par son arrière-grand-père ariégeois, montreur d'ours qui avait séduit une belle Bretonne.Gilles Servat fait toute sa scolarité à Cholet et obtient son baccalauréat littéraire en 1964. Entre temps, il avait commencé à jouer de la guitare à 17 ans. Ensuite Gilles entre au Beaux-Arts d'Angers.Mais, pendant les arrêts des cours du printemps 68, Gilles participe aux discussions réunissant jeunes, étudiants et ouvriers de la région. Cela aura un réel impact sur son parcours et ses idées. Cependant, il obtient quand même le Certificat d'Aptitude à une Formation Artistique Supérieure (CAFAS). Gilles Servat devient alors de sensibilité anarchiste. Il décide d'abandonner ses ambitions artistiques pour s'exprimer autrement. Il commence alors à écrire des chansons. Début de la carrière artistique de Gilles Servat, Breton adoptif De plus en 1968, Gilles découvre les problèmes politiques bretons grâce à Serge Bihan, habitant passionné de l'île de Groix.Servat avait adopté la Bretagne où il passait ses vacances. Là-bas, au début des années 1960 s'était levée une vague musicale qualifiée de « nouvelle chanson bretonne » dont Glenmor avait ouvert la voie. En 1969, invité à l'île de Groix par Serge Bihan, Gilles Servat découvre avec enthousiasme la culture et la langue bretonne. Ayant fait connaissance de Claude Pouzoulic, patron d'un hôtel restaurant sur l'île, ce dernier lui propose de s'y produire tout l'été.Un soir, Glenmor, venu y donner  un spectacle, l'entend chanter et le fait monter sur scène le pour trois chansons. Ensuite, à l'automne, direction Paris, il fait escale chez Ti Jos, un bistro à Montparnasse, première maison de la culture bretonne de la capitale. Gilles finit par s'y produire tous les soirs. C'est là qu'il va créer "La Blanche Hermine" en 1970. Parallèlement, il apprend le breton à l'association Kêr Vreiz.En 1971, Servat décide de se lancer dans l'aventure musicale. Il abandonne son emploi de fonctionnaire aux PTT. En effet, en 1972, il s'installe à Nantes. Rémy Le Tallec, journaliste Brestois a écrit à son sujet : « … Les mots, les qualificatifs n'ont pas manqué pour désigner un Servat entrant avec fracas dans le petit monde de la chanson : "Servat-la-colère", "Servat-la-fureur", Servat-le-tonnerre". S'il n'avait pas attendu pour écrire le réveil des minorités nationales revendiquant leur droit à la différence. Du moins, a-t-il trouvé dans ce milieu un courant favorable à ses aspirations personnelles et esthétiques.Cette affirmation d'une identité réprimée depuis des siècles, mais toujours vivante, n'est qu'une des conséquences de l'emprise sans cesse grandissante des mass-média transformant l'homme en acteur et ses activités en spectacle.Et la remise en cause de cet impérialisme, de cet oppression couvrant tous les aspects de la vie quotidienne est venue satisfaire son besoin de chanter, son besoin d'être utile ». Discographie 1971 / 1973 de Gilles Servat 1971 un 45 tours : La Blanche hermine (Kelenn) 1972 un 33 tours : Koc'h ki gwenn ha koc'h ki du (Kelenn)1973 un 45 tours : BOF Lo païs (Phonogram) + un 33 tours ki du (Kelenn)   Chansons de la 4ème partie : Chansons de l'an 01 : Défloraison publicitaire 48:38 Serge Kerval             : Pollution immobilière : Serge Kerval : 197351:13 Francis Lemarque   : Les enfants des promoteurs : Francis Lemarque - Roland Valade, Francis Lemarque : 197353:29 Gilles Servat             : Défloraison publicitaire : Gilles Servat : 197356:52 François Béranger  : Chanson des clés : Gébé - François Béranger : 1973 Abonnez-vous au podcast Chant de l'Histoire

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    C.d.C.#45 1972 L’Homme de la rue : Paul Louka – Georges Moustaki – Marc Ogeret – Bernard Haillant

    C.d.C.#45 1972 L'Homme de la rue : Paul Louka - Georges Moustaki - Marc Ogeret - Bernard Haillant 1972 L'Homme de la rue : Contexte historique C.d.C.#45 1972 L'Homme de la rue. L'après 1968 voit des communautés de jeunes se former qui rêvent de changer le monde. En luttant pour le pacifisme et contre la société de consommation. Par la remise en cause du travail salarié et de la famille traditionnelle. Par le retour à la terre dans des régions difficiles dépeuplées par l'exode rural.L'idée de fuite à la campagne connaît une véritable explosion. Les aspirations se fondent sur le mythe d'une nature comprise en tant que désert, là où l'État serait absent, mais aussi en tant qu'espace non pollué par la société.L'objectif est de transformer ces endroits-là en lieux de bonheur où l'on vivrait une autre manière de travailler, de consommer, en communauté respectant la nature. Inventer un autre modèle de société. Certaines y parviendront, par exemple Longo Maï. À l'international, en 1970 l'élection de Salvador Allende au Chili et les mesures du gouvernement de L'unité Populaire au profit des travailleurs chiliens soulèvent un immense espoir chez les progressistes du monde entier. Un monde nouveau est possible. Les titres sont maintenant directement accessibles en cliquant sur leur horodatage (en rouge), il suffit d'attendre quelques secondes et le lecteur diffusera la chanson choisie.Biographie de Paul Louka Vital-Paul Delporte, alias Paul Louka, chantauteur, peintre et écrivain belge naît à Marcinelle (banlieue de Charleroi) en 1936. Son père, courtier en charbon fait de la comédie et de la radio. Sa mère joue au piano les chansons de Charles Trénet. Vital-Paul a deux frères : Charles qui plus tard quittera l'enseignement pour se consacrer à la peinture et Jacques, instituteur et poète talentueux. C'est donc une famille qui baigne dans l'art. D'abord, après études secondaires, Vital-Paul prépare une licence en histoire de l'art et en iconographie. Parallèlement, il crayonne de la bande dessinée avec Will et écrit aussi des chansons. Début de la carrière artistique de Paul Louka En premier lieu, en 1958, dans le cadre de l'exposition universelle de Bruxelles (l'Atomium), en plein déferlement raciste au sud des États-Unis d'Amérique et à deux ans de la décolonisation du Congo, Paul Louka fait scandale en chantant "Mon copain le nègre". Cela en dit long sur son état d'esprit : Il ne sera chanteur que si la chanson lui permet de parler de liberté, de ceux qui souffrent, des intolérances. Puis, en 1959, Paul Louka rencontre Jacques Brel qui l'encourage et l'invite à aller à Paris. Là-bas, il devient rapidement la coqueluche de tous les petits cabarets. Louka est chaleureux et ses textes généreux affirment ses positions contre le racisme, l'intolérance et son amour de la liberté.Ensuite en 1962, c'est la rencontre avec Georges Brassens et le début d'une grande amitié qui durera jusqu'à la mort du chanteur sétois. Ainsi il signe chez Philips et fait paraître trois 45 tours en 1963. Il reçoit le prix de la presse au festival de Knokke. De fait, Paul Louka est sur scène en 1964 avec Guy Béart et Juliette Gréco. Mais aussi en première partie de Georges Brassens en 1965. Il fera régulièrement les premières parties de son ami.Puis, à la fin des années 1960, Paul Louka s'investit dans la télévision et devient programmateur présentateur et chanteur dans l'émission Bidulement vôtre. Discographie 1963-1979 de Paul Louka Après les trois 45 tours de 1963, Paul Louka va faire paraître en : 1965 un album 33 tours Chante pour des prunes + un 45 tours Toi (Philips) 1966 deux 45 tours La femme à Jean & L'amour dans tout ça (Philips) 1967 un 45 tours Au fil des jours (Philips) 1969 deux 45 tours Le printemps de Prague & Sacramento (Barclay) 1970 un 45 tours Rendez-vous (Barclay) 1971 un album 33 tours collectif de textes avec Achille Chavée et Robert Delieu (Daily-Bul) 1972 un album 33 tours Petite liberté (Meys) 1974 un album 33 tours Je suis un enfant (Barclay) 1975 deux 45 tours Ne pleure pas & Ma guitare n'est plus espagnole (Barclay)1976 un album 33 tours Le veinard et le roi (Barclay) 1978 un album 33 tours Ces demoiselles (IBC) 1979 double album en public (RCA) https://www.antiwarsongs.org/artista.php?id=3141&lang=fr&rif=1 Chansons de la 1ère partie : L'homme de la rue : Bonheur 02:56 Claude Vinci             : Mes racines                         : Claude Vinci - Jean-Claude Petit : 197205:16 Maria Pergolèse       : Les chevaux de bois          : Paul Verlaine - Lino Pirollo : 197208:10 Christiane Perrin      : Bonheur : Élèves de "L'école moderne française" - Christiane Perrin : 197209:10 Paul Louka                : Tante Sarah                        : Georges Alias - Paul Louka : 197212:58 Raymond Lévesque : Bozo les culottes (reenr.) : Raymond Lévesque : 1972 Paul Louka - Petite liberté Serge Reggiani & Georges Moustaki Biographie de Georges Moustaki (2ème partie) : 1966 / 1972 Première partie de la biographie de Georges Moustaki Barbara et Georges Moustaki s'étaient rencontrés à l'Écluse et avaient tissé une amitié. En 1966, ils avaient co-écrit "La dame brune", « Je ne pourrai jamais la chanter sans toi, nous voilà enchaînés…» lui avait-elle dit. De fait, pas vraiment encore chanteur, Georges la suit en tournée, juste pour le duo. Jusqu'au soir où Barbara, prise d'un malaise, doit quitter la scène et voilà Georges Moustaki qui doit assurer devant un auditoire relativement important. Le temps que Barbara se remette suffit ce soir-là pour que se produise « quelque chose » qui lui indique le chemin à suivre. Puis quelque mois plus tard, Barbara lui fait rencontrer Serge Reggiani. Le comédien de 44 ans veut débuter une carrière de chanteur. Georges lui écrit "Sarah", "Ma solitude" & "Ma liberté". Reggiani devient alors chanteur à succès, Georges revient à l'avant-scène comme auteur-compositeur et ne va pas tarder à lui emboîter le pas comme interprète. Début du succès de Georges Moustaki En premier lieu, Le succès de Serge Reggiani entrouvre les porte de Polydor qui ne consent pourtant qu'à l'enregistrement de deux 45 tours 2 titres. Joseph & Il est trop tard puis Le Métèque & Voyage. La chanson "Le Métèque" a été très difficilement acceptée par Polydor. Voilà ce qu'en disaient alors les "gens éclairés"  du show-business : « Un rythme démodé, un refrain inexistant, un titre rebutant, un thème peu divertissant, une pochette ignoble. Elle a tout pour plaire… » Des visionnaires !Cependant, Georges est invité à Discorama, l'émission de Denise Glaser, il y interprète Le Métèque. Le succès est foudroyant, le disque est premier au "hit parade". C'est pourquoi, le premier album de Moustaki paraît en juillet 1969 avec une postface de Barbara et un texte de Georges Brassens datant de 1954. L'album reflète une personnalité décalée, hors courant. Personne (et surtout dans le show-business…) n'image alors à quel point elle est en adéquation avec un air du temps sur le point d'advenir. Avec ses besoins d'errance, de rupture, d'inventer un mode neuf, fraternel, yeux ouverts sur le monde. Ensuite, en janvier 1970 Georges Moustaki et Catherine Le Forestier sont à Bobino. Paraît alors son premier disque en public où il reprend d'anciennes chansons : Eden Blues et Donne du rhum à ton homme. [Sources : Chorus n°15 - Je Chante n°20 ] Discographie 1966 / 1972 de Georges Moustaki Après les huit 45 tours enregistrés entre 1960 et 1964, Georges Moustaki fait paraître en : 1966 un 45 tours Dire qu'il faudra mourir (Ducretet Thomson) 1969 un album 33 tours Le Métèque (incluant les chansons des 45 tours) (Polydor) 1970 un album 33 tours Bobino 70 en public + un 45 tours Chante Theodorakis (Polydor) 1971 un album 33 tours Il y avait un jardin (Polydor) 1972 un album 33 tours danse + trois 45 tours BOF Mendiants et orgueilleux, 17 ans & BOF Le trèfle à 5 feuilles (Polydor) Chansons de la 2ème partie : L'homme de la rue : Peuple 18:25 Georges Moustaki             : Les marchands      : Georges Moustaki : 197220:29 Vanina Michel, A Barrière : Les rêves d'enfant : Alain Barrière : 197223:02 Jean-Paul Marchant           : La fièvre                   : Jean-Paul Marchant : 197225:15 Eva                                        : Peuple                      : Pierre Grosz - Paul Koulak : 197228:29 Roger Cunéo                       : Les actionnaires     : Roger Cunéo : 1972Biographie de Marc Ogeret (2ème partie)   Première partie de la biographie de Marc Ogeret Au début des années 1960, Marc Ogeret chante dans les cabarets "poétiques" : La Colombe, Chez Bernadette, Chez Georges, La Contrescarpe…D'abord, en 1962, il reçoit le prix de l'Académie Charles Cros puis en 63 celui de l'Académie de la chanson.Ainsi, alors qu'il donnait un spectacle "Aragon" aux Trois baudets, Marc Ogeret est approché par André Clergeat, producteur chez Vogue, pour enregistrer un album complet consacré à Aragon. Marc accepte, à condition que l'album paraisse dans une collection populaire. La poésie pour tous en quelque sorte. Enregistré en un seul après-midi, l'album paraît en mai 1966 et reçoit un très bon accueil du public. Ensuite, en 1968, grâce à ce succès, André Clergeat, lui propose de choisir des thèmes dans la collection " Florilège de la chanson française" . Comme le thème de la Commune et celui de la contestation en général lui plaisait bien, Marc Ogeret choisit donc "Autour de la Commune" et "Chansons «contre»". Les deux disques seront enregistrés, leur parution prévue en avril sera reportée… Ils paraitront en 1970. Les deux albums seront récompensés à nouveau du prix de l'Académie Charles Cros. Marc Ogeret et la mer En effet, Marc Ogeret a une passion pour la mer. Celle-ci date du début des années 1950, au Centre d'art dramatique de la rue Blanche où son prof de gym avait proposé une initiation à la voile. En conséquence, il s'intéresse aux chansons de marins. Marc Ogeret enregistrera donc plusieurs albums consacrés à la marine et aux hommes de la mer. Discographie de Marc Ogeret 1962-1973 1962 trois 45 tours 4 Chansons de Pierre Seghers n°3 + 4 chansons de marins bretons + participation au collectif Chansons sur mesure (Pacific) 1963 trois 45 tours J'entends, j'entends + Chansons de Bret et recouvrance (Orphée) + participation Max-Pol Fouchet - Poésie et chanson 9 (Reflets SM) 1964 un album 33 tours Le condamné à mort + participation 45 tous collectif Noëls insolites (Orphée) 1965 un album 33 tour Les ballades d'autrefois (Musidisc) 1966 un album 33 tour Chante Aragon ( Vogue) 1967 un 45 tours Protestation (Vogue) 1968 deux albums 33 tours Autour de la Commune 1846 - 1888 + Chansons "contre" (enregistrements) (Vogue) 1969 un album 33 tours participation à On a chanté les maisons closes (Vogue) 1970 trois albums 33 tours Chansons de la marine en bois + La mer + Chansons salées de la marine à voile (Vogue) 1971 un album 33 tours Le condamné à mort (Le Cavalier) 1972 un album 33 tours Rencontres (Vogue) [ sources : La Cabaret "rive gauche" de Gilles Schlesser - Le Maitron - Chorus n° 16 ] Chansons de la 3ème partie : L'homme de la rue : La Blanche hermine 32:54 Marc Ogeret                               : La grille                                       : Jean-Max Brua : 197235:44 Monique Tréhard, Alain Jaffro : La blanche hermine                 : Gilles Servat : 197239:02 Gilles Servat                               : Koc'h ki gwenn ha koc'h ki du : André & Gilles Servat : 1972 Marc Ogeret Marc Ogeret - Rencontres Bernard Haillant Bernard Haillant - Ça fait grincer des dents Biographie de Bernard Haillant Bernard Haillant, chantauteur français, naît à Nancy en 1944. Son père, Gaston, est ferronnier-serrurier à la SNCF. Il sera homme d'équipe puis facteur aux écriture et employé de bureau dans les différents sites SNCF de la région. Syndicaliste, il sera secrétaire puis vice-président des cheminots CFDT. En outre, Gaston aurait aimé être artiste peintre. Un mélange de culture et de social qui ne sera pas sans influence sur son fils. Bernard grandit sans histoire, il chante dans les chorales scoutes. À l'école, Bernard cultive un certain talent de cancre avant d'obtenir son BEPC (maintenant Brevet des collège, en 3ème).Il reçoit alors une guitare en récompense qui va précipiter son adieu aux études. En outre, il a découvert Brel : « Ça m'a fait un choc ! Qu'on puisse s'exprimer ainsi avec la chanson, toucher aussi profondément les gens… j'étais sidéré ». En 1959, Bernard a 15 ans, il écrit ses premières chansons, se donne en spectacle dans les feux de camp et conquiert ainsi son premier public.Puis, il crée un groupe avec des copains de son quartier : Les Baladins de Nancy.Ainsi, en 1963 paraît leur unique 45 tours autoproduit " Les Baladins interprètent… " 4 chansons que Bernard à écrites et composées.C'est pour cela qu'il est remarqué par l'étiquette Bel Air qui lui fait enregistrer son premier 45 tours solo en 1964... avant de faire faillite. Il entre alors à la SNCF. Début de la carrière artistique de Bernard Haillant à Paris Mais, en 1966, Bernard Haillant saute le pas, il quitte Nancy et part à Paris à la conquête de la capitale : « Le spectacle de La Contrescarpe venait de s'achever […] Mais Arlette, la patronne, est venue nous dire : si vous voulez rester, je vais vous présenter un jeune qui arrive tout droit de Nancy, écoutez-le !Encore un barbu à guitare, chemise à carreaux et pantalon de velours. Les lumières s'éteignent, restent quelques bougies… C'est ainsi que nous avons découvert Bernard Haillant, qui a dû, ce soir-là, nous chanter tout ce qu'il savait, avec, déjà, cette espèce de culot et sa façon si particulière de jouer avec sa voix de tête.Moment magique où chaque silence est palpable, où tous les présents semblent ne plus vouloir faire qu'un avec le chanteur […] ». Engagé à La Contrescarpe, Bernard y chante jusqu'à la fermeture du lieu en avril 1970. Entretemps, il effectue une première tournée, passe à la Fine Fleur de la Chanson française. Puis, paraît son deuxième 45 tours "Mes enfants" chez Decca... en mai 1968 ! L'été les cabarets parisiens sont fermés. Bernard Haillant se trouve réduit à faire la manche sur la Côte d'Azur où il rencontre Mannick. Bernard Haillant et le groupe Crëche. Par ailleurs, en juillet 1969, alors que Bernard Haillant tourne en première partie de John Littleton en compagnie de Mannick, Jo Akepsimas, Jean Humenry et de Gaëtan Courrèges, la formation d'accompagnateurs ainsi constituée décide de jouer ensemble. Le groupe Crëche, d'obédience catholique, vient de naître : « On présentait chacun un mini-tour de chant, accompagné ou non par les autres, avant une deuxième partie plus festive. On ajoutait un diaporama, on faisait du folk, on emmenait les gens avec nous à l'extérieur pour les faire danser, Gaëtan crachait le feu.. C'était assez étonnant ». Bernard participe activement aux orchestrations comme à la mise en scène : avec Aragon ou Vian au répertoire, on est loin du prosélytisme religieux. De fait, il se fait agresser en Vendée : « On me reprochait de chanter des insanités ! ». Crëche fera paraître trois albums avant sa dissolution vers la fin des années 1970En 1972, Bernard réalise un voyage dans le Pacifique qui va bouleverser sa vision du monde. [sources : Chorus n° 17 - Le Maitron - Le cabaret "rive gauche de Gilles Schlesser]   Discographie solo de Bernard Haillant 1964 / 1972 1964 un 45 tours : Mille boules de neige (Bel Air) 1968 un 45 tours : Mes enfants (Decca) 1970 un 45 tours : Le jour où nous seront vieux (Reflets SM) 1971 deux 45 tours : Chansons ouvrières 1 & 2 (Studio SM) 1972 un album 33 tours : Ça fait grincer des dents (Studio SM) Chansons de la 4ème partie : L'homme de la rue : L'embellie 46:40 Bernard Haillant  : Ça fait grincer des dents  : Bernard Haillant : 197249:28 Marie Minois        : L'homme de la rue            : Marie Minois - Raymond Ruer : 197251:49 Jean-Max Brua     : L'homme de Brive             : Jean-Max Brua : 197255:07 Juliette Gréco       : L'embellie                           : Maurice Fanon - Gérard Jouannest : 197257:57 Hélène Martin     : Mouvement perpétuellement bon    : Hélène Martin : 1972 Abonnez-vous au podcast Chant de l'Histoire

  6. -1

    C.d.C. #44 1972 Deux petites gouttes d’eau : Pierre Tisserand – Hugues Aufray – Claire – Jacques Brel

    C.d.C. #44 1972 Deux petites gouttes d'eau : Pierre Tisserand - Hugues Aufray - Claire - Jacques Brel 1972 Deux petites gouttes d'eau : Contexte historique 1972 Deux petites gouttes d'eau. Dix ans que l'Algérie a gagné son indépendance. Le film de René Vautier « Avoir vingt ans dans les Aurès » sort dans les salles. Les colonels sont toujours au pouvoir en Grèce. Au Vietnam la guerre gagne en intensité avec les bombardements massifs de l'armée étasunienne. Cependant un immense espoir est né au Chili avec l'élection de Salvador Allende en septembre 1970. La France est traversée par de multiples mouvements contestataires dont certains deviennent emblématiques : La lutte des Lip, la grève de l'usine du Joint français, le Larzac etc….Biographie de Pierre Tisserand Pierre Tisserand naît à Maisons-Alfort en 1936, cependant il se dit Franc-comtois car, pendant la guerre, sa famille s'est réfugiée à Montureux-les-Bolets en Haute-Saône. Pierre y vit jusqu'à ses neuf ans. Il y découvre tout : la nature et la musique, son grand-père joue du piston.De retour à Paris, il y a un piano dans l'appartement où loge la famille. Passionné de poésie, Pierre pianote pour le plaisir : « Pour y tenter une p'tite musique sur Baudelaire ». C'est peu après que l'adolescent subjugué entend, sur les ondes Félix Leclerc. Pierre se met alors à la guitare. Néanmoins, la musique jazz et classique, le fascine plus que la chanson. Puis, en philo, Pierre Tisserand rencontre Alain Tortrat qui travaille à la SACEM et écrit des chansons. « Je n'avais jamais osé écrire. Ayant commencé par "Les Fleurs du mal", c'était difficile de penser écrire soi-même. J'ai d'abord mis en musique les textes d'Alain. Puis je me suis dit que si lui arrivait à écrire, il n'y avait pas de raison pour que moi je n'y arrive pas ».   C'est ainsi que  Pierre se met à écrireAprès le Bac, c'est le service militaire en Algérie qu'il abordera en chanson plus tard et que nous écouterons dans ce programme. De retour, il devient père et se marie. Pour nourrir sa petite famille, il est instituteur pendant trois ans. Début de la carrière artistique de Pierre Tisserand Sa femme le presse d'auditionner au Petit conservatoire de Mireille. Il y est reçu est côtoie alors Serge Lama, Ricet-Barrier. Il n'y reste que peu de temps et passe alors un concours, sorte de radio-crochet à l'ORTF. Il gagne le prix Aznavour de l'auteur-compositeur avec un titre qui fera fortune : L'homme fossile. Ainsi, en 1966 Barclay l'engage et fait paraitre le 45 tours « L'homme fossile ». Puis il victime du fameux "contrat d'option" qui le lie à la maison de disques pendant que celle-ci se propose d'étudier « l'éventualité d'enregistrer un disque ». De fait, pour survivre Pierre en est réduit à être représentant en soutien-gorge. Heureusement Serge Reggiani a enregistré "L'homme fossile" et obtenu un énorme succès. En conséquence Pierre Tisserand rencontre Johnny Stark , impresario de Mireille Matthieu et Johnny Hallyday, qui lui prépare un album chez Barclay en 1969 " Aux Aguets de toi" [source Chorus n° 46] Discographie de Pierre Tisserand Après son premier 45 tours en 1966, suivi d'un album 33t en 1969 chez Barclay, Pierre Tisserant a enregistré les disques suivants : 1969 un 45 tours La guerre (CBS) 1970 deux 45 tours "Flore et Pierre" & La saisie (Disc' AZ) 1971 participation à l'album "Spécial Salut Les Copains" 1972 trois 45 tours " Moi qui ne rêve", "B.O.F. Avoir 20 ans dans les Aurès" & Même (Disc' AZ)   Chansons de la 1ère partie : 1972 Deux petites gouttes d'eau: Nous aussi nous marchions 02:42 Patrick Abrial        : Deux petites gouttes d'eau  : Patrick Abrial - André Bénéteau : 197205:20 Mélina Mercouri   : Les bateaux de Samos          : Maurice Fanon - Yannis Spanos : 197209:11 Pierre Tisserand   : Nous aussi nous marchions : Pierre Tisserand : 1972 11:47 Hugues Aufray     : Fleur d'oranger                        : Hugues Aufray : 1972         Pierre Tisserand - B.O.F. Avoir 20 ans dans les Aurès Hugues Aufray Biographie de Hugues Aufray : 1972 Deux petites gouttes d'eau Hugues Auffray, chantauteur, peintre et sculpteur français, naît en 1929 à Neuilly-sur-Seine dans une famille aisée. Son père Henry Auffray est industriel. À la maison il y a des domestiques, on va au musée et on écoute de la musique classique.Mais en 1939, le père et fait prisonnier. Il s'évade et passe en Espagne pour y rejoindre et épouser une amie. Ainsi, c'est à ce moment-là que les enfants apprennent que leurs parents avaient divorcé en 1938. Chose inavouable dans une famille catholique pratiquante.Pendant la guerre, Hugues et ses deux frères sont inscrits au collège dominicain de Sorèze . Gaucher total Hugues est victime d'une profonde dyslexie qui lui complique la lecture. Cependant, c'est le cheval qui fait de lui une vedette du collège. En effet il est très bon cavalier et ça compte dans une ancienne école royale... En 1945, de retour à Paris, la situation de la famille est catastrophique. La mère ne dispose plus d'aucun moyen : « ... Nous découvrons la pauvreté au premier étage d'un fond de cour sans eau, sans électricité et sans toilettes, rue Saint-Paul, dans un quartier de la capitale complètement délabré… Le soir, on s'éclaire à la bougie ou à la lampe à pétrole. Et on a droit une fois par mois aux douches municipales. [...] C'est une spécificité que je revendique : j'ai connu l'aisance de la grande bourgeoisie et la misère du peuple à la fois. Ce qui ma évité d'être pourri par l'une et valu d'être profondément marqué par l'autre ». Puis Hugues rejoint son père en Espagne. Il prépare son Bac au au Lycée français de Madrid. Ce qui lui permet de découvrir la langue espagnole, son folklore et la guitare. Début de la carrière artistique d'Hugues Aufray De retour à Paris en 1948 , Hugues a l'intention d'entrer à l'école des Beaux-Arts. Mais il se rend compte que son père ne le soutiendrait pas dans cette voie. Ainsi, il décide de prendre son indépendance et, pour survivre, de chanter dans les cabarets le répertoire espagnol appris à Madrid. Il se fait très vite remarquer et ça marche.En bref de 1952 à 1958 Hugues Aufray écume Paris, guitare à la main, avec un répertoire folklorique. Il est l'un des premiers à introduire des sons et rythmes latino-américains dans les cabarets. Cherchant un répertoire en français, il entend alors Félix Leclerc à la radio. C'est la révélation : un chanteur au romantisme rustique qui s'accompagne seulement à la guitare. Des années durant, Hugues va chanter du "Félix" à sa manière. En outre en 1955, il enrichit sa palette avec les bijoux de Georges Brassens. Mais, en 1959, il s'inscrit à un concours de chanson amateur et termine en finale des "Numéros un de demain" organisé par Europe n°1. Il y fait même un tabac avec " Le Poinçonneur des Lilas" de Serge Gainsbourg, alors totalement inconnu. L'étiquette Barclay l'engage et lui fait enregistrer un premier 45 tours contenant le fameux Poinçonneur. Ce 45 tours comprend aussi "Y'avait Fanny" que les appelés en Algérie vont adopter. L'arrivée des "yéyés" va faire que les 45 tours suivants passeront inaperçus. Hugues Aufray rencontre Bob Dylan En 1961, invité par Maurice Chevalier, Hugues Aufray se rend à New-York. Il y noue de fructueux contacts notamment avec le patron du célèbre cabaret Blue Angel. Lorsque qu'il y revient quelques temps plus tard, Hugues partage l'affiche avec Peter, Paul and Mary. Ces derniers lui font rencontrer Bob Dylan. Cette façon de chanter, de jouer de la guitare et d'écrire, c'est ma musique se dit alors Hugues Aufray. Alors vient le projet de traduire tout ça en français. Mais il faudra attendra 1965 l'album 33 tours "Aufray chante Dylan".Néanmoins, Hugues a trouvé son style avec le folk-song et sa carrière commence à décoller. Désormais il enregistrera plusieurs 45 tours par an. [ source Chorus n° 56] Discographie "album 33 tours" de Hugues Aufray 1964 Tout le long du chemin + Olympia 64 (Barclay) 1965 Chante Dylan (Barclay) 1966 En direct de l'Olympia + Horizon (Barclay) 1967 Je ne pourrai t'oublier tout à fait (Barclay) 1968 Hugues (Barclay) 1969 Récital - Musicorama à l'Olympia (Barclay) 1970 Avec Amour (La Compagnie) 1971 Hugues Aufray and his folks (La Compagnie) 1972 Garlick (WEA)   Chansons de la 2ème partie : 1972 Deux petites gouttes d'eau : Perlimpinpin 19:09 Barbara                                   : Perlimpinpin : Barbara : 197222:54 Angélique & Photis Ionatos : Résurrection : Angélique & Photis Ionatos : 197227:15 Jean-Max & Charlotte Brua  : Chili                : Jean-Max Brua : 1972Biographie de Claire : 1972 Deux petites gouttes d'eau Claire Michon, alias Claire, chantautrice, professeure et syndicaliste française, naît en 1949 à Montfaucon (Doubs). Son père est correcteur d'imprimerie, sa mère, femme au foyer, tous deux militent à la CFDT.Claire baigne dans la musique durant toute son enfance. En effet sa mère chante continuellement. De plus, pendant sa scolarité primaire, les religieuses de l'institution lui enseignent une méthode d'écriture musicale chiffrée. En outre, pour ses douze ans, une tante lui offre une guitare.Pendant son adolescence, Claire écoute Georges Brassens et le père Duval (La calotte chantante), de même qu'Anne Sylvestre, Graeme Allwright, Félix Leclerc et Colette Magny. D'abord, après avoir obtenu son Bac en 1967, Claire intègre une classe préparatoire au Lycée Pasteur de Besançon. Ayant été sensibilisée très jeune au catholicisme social, elle adhère à la JEC (Jeunesse Étudiante Chrétienne).C'est alors qu'en mai 1968, tandis qu'elle est « non politisée » selon ses mots, son professeur de philosophie les intéresse, elle et ses camarades de classe au mouvement social. Ainsi, Claire commence alors à manifester et connaît ses premières formes de politisation. Sans doute que l'écoute de Colette Magny avait préparé chez elle un terreau fertile. Début de la carrière artistique de Claire. Mais, Claire tente sans succès le concours d'entrée au Conservatoire. Cependant, en mai 1970, elle participe, par hasard, au concours national de la meilleure chanson inédite, organisé par les MJC. Elle obtient le premier prix qui est l'enregistrement d'un 45 tours, "Viens..."Claire décide de faire de sa passion un métier et elle débute alors une carrière de chantautrice. Elle se produit dans les MJC, les foyers ruraux et les amicales laïques, ainsi elle parvient à vivre de son art. En 1970, Claire et Jean (son époux) sont tous deux adhérents de l'union locale bisontine de la CFDT. Et lorsque le conflit social chez Lip éclate, ils se rendent dans l'usine en grève pour soutenir l'action des salariés. D'ailleurs Claire a chanté à de nombreuses reprise pour les grévistes, tandis que Jean assurait des gardes de nuit et autres tâches.Ainsi, en 1972 paraît le premier album de Claire "Chanson de combat" enregistré dans ce contexte. L'année suivante, paraîtra "18 juin 1973 : Lip, un combat, un espoir dont les chansons reprenaient le célèbre mot d'ordre de l'entreprise autogérée : « On fabrique, on vend et on se paie » [ source Le Maitron] Chansons de la 3ème partie : 1972 Deux petites gouttes d'eau : Vers l'usine 33:21 Gilles Servat  : Les Prolétaires                           : Gilles Servat : 197237:16 Claire               : Vers l'usine                                : Claire : 197240:29 Eva                  : Où s'en vont mourir les rêves : Laurence Matalon - Eva : 1972 Claire Jacques Brel sur son avion Biographie de Jacques Brel (3ème partie) : 1972 Deux petites gouttes d'eau 2ème partie de la biographie de Jacques Brel En août 1960, Jacques Brel fait connaissance de l'accordéoniste Jean Corti. Le courant passe si bien que ce dernier va rejoindre les musiciens qui accompagnent Brel.Désormais il y aura un accordéon pour traîner sa plainte ou placer trois mesures de gaieté dans son univers. Jean Corti accompagnera Jacques pratiquement jusqu'à l'arrêt de ses tours de chant en 1966. Puis en février 1961, toute la bande se retrouve en studio pour enregistrer le cinquième album 33 tours. Ce dernier est une parfaite réussite et contient nombre de chansons majeures : Marieke, Le moribond, On n'oublie rien… Brel entre de plein pied dans sa maturité. Celle de l'artiste mais aussi celle de l'homme. Les tours de chant s'enchaînent à une vitesse folles : 250 à trois cents concerts, cent mille kilomètres par an.Ce rythme fou l'empêche d'écrire autant qu'il le souhaiterait. Alors, pour se ménager, il achète une maison à Roquebrune, les pieds dans l'eau. C'est là qu'il s'initiera à la voile.Les 27,28 et 29 octobre 1961 Brel est à l'Olympia. Le spectacle est enregistré et fera l'objet d'un sixième 33 tours. Le dernier chez Philips. Jacques Brel signe chez Barclay L'arrivée de Johnny Hallyday chez Philips ayant entraîné la démission de Jacques Canetti. Brel n'a que faire de travailler avec « de vulgaires marchands sordides ».  Jacques Brel quitte, non sans mal, Philips, et signe chez Barclay.Enregistré en mars 1962, le nouvel album est au format 30cm avec 12 chansons. Les six nouvelles chansons que Jacques avait chantées à l'Olympia, mieux arrangées ainsi que 6 nouvelles dont le sublime Le plat pays.Malgré le nombre invraisemblable de spectacles qu'il donne ( 327 en 1962) Jacques Brel est très créatif. En mars 63, il est en vedette à l'Olympia avec 8 nouvelles chansons. En avril 1963 paraît "les bigotes" avec, à nouveau des chefs d'œuvre : Les bigotes, Les vieux et surtout « La Fanette». En mai 1963, Isabelle Aubret est victime d'un terrible accident de voiture, on ne sait pas si elle pourra chanter à nouveau. Jacques Brel lui abandonne intégralement les droits d'auteurs et d'édition de « La Fanette ». Un cadeau princier, sans s'en vanter auprès de quiconque. De même quelques années plus tard, Brel offrira les droits de "L'enfance" à son ami Lino Ventura pour sa fondation Perce-Neige. Tout aussi confidentiellement. Amsterdam : l'explosion L'année 1964 commence mal pour Brel. Son père meurt le jour où il enregistre « Le dernier repas » pour le disque « Mathilde »,  un 25 cm 8 titres. Jacques parle de plus en plus de s'arrêter mais il est à nouveau encore sur les routes et les nuits se prolongent fort tard dans les bars. En octobre, il est à nouveau à l'Olympia. En troisième position, il a prévu une chanson qui n'est réellement terminée que depuis quelques jours : "Amsterdam". Jean-Michel Boris se souvient: « Ce jour-là, j'ai vu une salle entière qui venait de recevoir un uppercut en pleine figure. Il y a eu un moment de véritable stupéfaction. Le silence, pendant un court instant, et ensuite l'explosion. Un public pris de folie : les gens étaient debout, hurlant, piétinant, réclamant un bis.C'était fabuleux… ». Le disque tiré du concert reçoit le prix Francis Carco de l'Académie du disque français. Jacques Brel ne s'implique d'habitude pas directement dans le combat politique.Cependant le 28 ars 1964 il participe à une grande manifestation antiatomique à Bruxelles. Il y entonne même « Les bourgeois », refrain immédiatement repris en chœur par la foule.En outre, il réussit le tour de force de chanter successivement en URSS et aux Etats-Unis d'Amérique du nord. Ensuite, en 1965 Brel enregistre son ultime album 25 cm qui constitue l'un des temps les plus forts de sa discographie. Jacques Brel à la recherche d'une nouvelle vie En fait, l'ambiance avec ses musiciens a changé. Une cour s'est formée autour de Jacques Brel qui maintenant ne mange plus à la même table qu'eux après les concerts. Ce dernier est maintenant enfermé dans un statut de star inaccessible. Cependant il accepte toujours de multiplier les galas gratuits C'est pour lui l'occasion de rencontrer des gens extérieurs au show business, fenêtres ouvertes sur le monde et ses réalités.En fin de compte, en cette fin d'année 1965, après le triomphe à l'Olympia de 64, Jacques Brel n'a plus d'étapes à franchir. Il lui faut trouver de nouveaux objectifs : « Le temps de la découverte et de l'aventure physique est terminé. Alors je crois que l'aventure, maintenant, est dans la modification du style de vie ». Finalement, à l'été 1966, au Casino de Vittel, Jacques Brel annonce la nouvelle : « C'est fini ! Je quitte la scène...».Il a pris des engagements qui courent sur toute l'année, il les tiendra. Ceux-ci le mènent une dernière fois au Maroc, en Angleterre, en Belgique et au Canada. Brel ajoutera un ultime tour à l'Olympia, lieu où il a franchi toutes les étapes importantes de sa carrière. Enfin le 30 décembre, Jacques Brel est en studio pour l'enregistrement d'un album, le douzième, dont les chansons sont prêtes.Pressé et distribué à une allure record, le disque sera en vente le 23 janvier. Barclay bat le fer quand il est chaud et profite de l'engouement médiatique autour des adieux de Brel.Au verso, une photo montre Jacques assis sur l'aile d'un petit avion, sa nouvelle passion.Jacques Brel donnera son dernier concert au Colisée, un petit cinéma de Roubaix, le 16 mai 1967. Jacques Brel, l'aventurier. Brel voulait changer de vie. De fait, cinq jours après son dernier spectacle, il est sur le plateau de tournage du film "Les risques du métier" d'André Cayatte. Le sujet, un instituteur de village injustement accusé d'attouchements et de viols par plusieurs de ses élèves, l'a enthousiasmé. À sa sortie, le film est bien reçu par le public et la critique. Jacques Brel est reconnu comme un bon acteur.Puis, en 1968, Jacques Brel jouera le rôle de "Raymond la Science" dans le film "La Bande à Bonnot" de Philippe Fourastié. Le 13 mai 1968, Jacques et Jojo participent à la grande manifestation contre les violences policières de la nuit du 10 mai.Puis, le 15, il est en studio pour l'enregistrement de son prochain album. Mais, le 17, il y a plus de deux millions de grévistes. Finalement, le 20, ils sont quatre millions et plus du double le lendemain. Les séances du disque sont donc remises à une date ultérieure. L'album "Vesoul" paraît en octobre. En outre, parallèlement au cinéma et à l'enregistrement de son disque, Jacques Brel travaille à un projet qui lui tient à cœur : l'adaptation et les répétitions de "L'homme de la Mancha" une comédie musicale qu'il a vue à New-York. La première a lieu à Bruxelles le 4 octobre, l'accueil du public et de la critique sera vraiment triomphal. Joué en France "L'Homme de la Mancha" remporte un succès sans précédent dans l'histoire de la comédie musicale. La pièce s'arrête le 17 mai 1969. Deux ans après son dernier récital à Roubaix. Jacques Brel pilote professionnel Le 18 mai, Jacques Brel, bien qu'épuisé physiquement, suit des cours intensifs d'escrime et d'équitation. En effet, il doit jouer le rôle-titre du film d'Edouard Molinaro "Mon oncle Benjamin" (qui sera sa meilleure prestation au cinéma). De plus, après le tournage, comme il vient de s'acheter un nouvel avion, Brel décide de passer son brevet de pilote professionnel. Le 17 avril 1970, Jacques Brel obtient sa licence PP-IFR. Le plus haut degré qu'un amateur puisse atteindre. En juin, il est en Lozère pour le tournage de Mont-Dragon, son quatrième film en tant qu'interprète. Désormais, il se sent prêt à affronter le tournage de son propre film.En juin 1971, il est en Flandres pour démarrer cette aventure, Franz.  Le résultat est un film personnel et très attachant. En 1971, la maison Barclay rencontre de sérieuses difficultés financières. Jacques Brel signe un contrat "à vie" avec son ami Eddie Barclay. De plus, il accepte de réenregistrer quelques-uns de ses vieux titres du catalogue Philips. L'album paraît à l'été 1972. [ sources Grand Jacques de Marc Robine & Chorus n° 25] Chansons de la 4ème partie : 1972 Deux petites gouttes d'eau : Le prochain amour 46:13 Jacques Brel       : Le prochain amour : Jacques Brel : 197250:25 Hélène Martin   : Liberté-femme : Hélène Martin : 197256:46 Nadine Joël       : Monsieur Seguin : Maurice Fanon : 1972 Abonnez-vous au podcast Chant de l'Histoire

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