PODCAST · health
Viscéral : mon ventre, ma santé
by Thierry BLAIN
Les mystères du ventre dévoilés - La santé passe par le viscéral !Notre ventre renferme des trésors insoupçonnés. Saviez-vous que le système nerveux intestinal contient 200 millions de neurones ? Autant que dans le cerveau d'un chat ! Le ventre est aussi le siège de 80% de notre système immunitaire. Votre microbiote intestinal, est essentiel à votre santé.Dans ce podcast passionnant, nous explorons toutes les fonctions méconnues du "deuxième cerveau" que représente notre ventre. Comment l'intestin dialogue avec le cerveau ? Quels liens avec nos émotions et notre humeur ? ...
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Thérapie manuelle viscérale et douleur musculo-squelettique chronique
Un constat clinique que nous connaissons tousLa douleur musculo-squelettique chronique touche environ 35 % des adultes dans les pays industrialisés. Au-delà de ses répercussions fonctionnelles évidentes, elle altère durablement la santé mentale et la qualité de vie. Pourtant, malgré une prise en charge kinésithérapique souvent bien conduite — exercices, thérapie manuelle orthopédique, éducation à la douleur — une proportion non négligeable de patients stagne ou rechute.C'est précisément dans ces tableaux résistants que la question viscérale mérite d'être posée. Les interconnexions neuroanatomiques entre les organes et l'appareil locomoteur sont documentées depuis plusieurs décennies : douleurs projetées, hyperalgésie segmentaire, réflexes viscéro-somatiques... Mais la pratique clinique intégrant une évaluation viscérale systématique reste l'exception plutôt que la règle.En savoir plus >>
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Rôles méconnus de l’appendice vermiforme : implications pour la kinésithérapie
Longtemps considéré par le grand public et même par une partie du corps médical comme un organe vestigial, une relique inutile de notre passé évolutif, l'appendice iléo-cæcal (ou vermiforme) a vu son statut radicalement réévalué au cours des dernières décennies. Des recherches approfondies ont révélé qu'il est loin d'être un simple cul-de-sac anatomique, mais plutôt un acteur clé de notre système immunitaire et un gardien de notre écologie intestinale. Pour les kinésithérapeutes, et plus particulièrement ceux qui pratiquent l'approche viscérale, la compréhension de ces fonctions est essentielle pour une prise en charge des patients, notamment en post-chirurgical ou dans le cadre de troubles fonctionnels digestifs. Cet article de synthèse, basé sur des données scientifiques récentes, explore les rôles cruciaux de l'appendice.en savoir plus >>
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La méthode Jones – strain counterstrain : Une approche neuro-musculaire fine, respectueuse et sécuritaire
La méthode Jones, également appelée strain counterstrain, a été développée par le Dr Lawrence Jones dans les années 1950.Elle repose sur un principe simple et rigoureux : lorsque le muscle est placé dans une position de confort maximal, la réponse nociceptive diminue et le tonus excessif peut se normaliser.Pour un kinésithérapeute, cette approche offre une lecture neurophysiologique cohérente, loin d’un modèle purement mécanique.Une méthode neuro-musculaire fondée sur la physiologie agoniste / antagonisteLe cœur du strain counterstrain repose sur la régulation réflexe du tonus musculaire.Lorsqu’un muscle est en situation de dysfonction, un déséquilibre s’installe entre :- le muscle agoniste et son antagoniste- les afférences proprioceptives (fuseaux neuromusculaires, organes tendineux de Golgi)Une mise en tension brutale ou un étirement direct entretient parfois l’hyperactivité des fuseaux neuromusculaires.À l’inverse, la mise en position de raccourcissement confortable, appelée position de facilité, réduit l’activité afférente anormale et favorise un rééquilibrage réflexe.La technique consiste à :- Repérer un point douloureux précis (tender point).- Placer le segment corporel dans une position qui diminue la douleur d’au moins 70 %.- Maintenir cette position environ 90 secondes.- Revenir lentement en position neutre.Ce mécanisme s’intègre dans le modèle neuro-musculaire moderne de la modulation de la douleur et du tonus par les boucles spinales.Une méthode douce et sans dangerL’un des intérêts majeurs du strain counterstrain réside dans sa douceur.Il n’y a :- ni thrust- ni mobilisation forcée- ni étirement contraignantLa technique se déroule toujours dans une zone de confort.Cela la rend applicable :- chez l’enfant- chez la personne âgée- chez le patient fragile- en post-opératoire- en phase aiguë douloureuseDans un contexte où la sécurité des soins est centrale, cette approche présente un profil particulièrement rassurant.Une méthode qui respecte le consentement à chaque instantLe strain counterstrain impose une collaboration permanente avec le patient.Le thérapeute demande en continu :« Est-ce plus confortable ? »« La douleur diminue-t-elle ? »Le patient devient le repère principal.La position n’est jamais imposée. Elle est ajustée en fonction du ressenti.Cette interaction constante :- renforce la relation thérapeutique- diminue l’appréhension- favorise la régulation neurovégétative- soutient la confianceDans une époque attentive au consentement éclairé, cette méthode s’inscrit pleinement dans une pratique éthique et respectueuse.Indications cliniques fréquentesLe strain counterstrain peut être intégré dans :- douleurs musculo-squelettiques aiguës- cervicalgies, lombalgies- douleurs post-traumatiques- syndromes myofasciaux- douleurs chroniques avec hypersensibilitéIl peut être utilisé seul ou intégré dans une prise en charge plus globale associant éducation, exercice thérapeutique et travail neuro-moteur.Kiné Formations, partenaire exclusif du Jones Institute USA en FranceLa diffusion structurée et fidèle de la méthode est assurée par le Jones Institute aux États-Unis.En France, Kiné Formations est partenaire exclusif du Jones Institute USA pour la diffusion de la méthode.Cela garantit :- le respect du protocole original- un enseignement validé par l’institut fondateur- une continuité pédagogique internationale- une certification reconnuePour le kinésithérapeute, c’est l’assurance d’une formation conforme à l’enseignement de référence.En savoir plus : https://www.kine-formations.com/catalogue-formations/formation-jones-classic/
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Odeurs corporelles et consommation de protéines ?
Odeurs corporelles et consommation de protéines ?On pense souvent que « la sueur sent ». En réalité, la sueur fraîche est presque inodore. L’odeur apparaît surtout quand les bactéries de la peau transforment certains composés présents dans nos sécrétions.1) Le rôle des bactéries de la peauNos aisselles, l’aine ou le cuir chevelu contiennent des glandes dites apocrines qui sécrètent un liquide riche en lipides et en protéines. Ce liquide est peu odorant au départ.Ce sont des bactéries cutanées (par exemple Corynebacterium et Staphylococcus) qui le dégradent en molécules volatiles responsables d’odeurs (acides gras, amines, composés soufrés) (Sato et al., 1989 ; Troccaz et al., 2015).2) Le rôle de l’intestinLa plupart des protéines que nous mangeons sont bien digérées. Mais lorsqu’on en consomme beaucoup, ou si le transit est lent, une petite partie peut atteindre le côlon.Là, le microbiote intestinal les fermente et produit notamment :ammoniacindoleskatolecomposés soufrésCes molécules sont odorantes. Une partie est éliminée dans les selles, une autre peut passer dans le sang, être transformée par le foie, puis éliminée en petite quantité par l’urine, la sueur ou l’air expiré (Windey et al., 2012).3) Protéines animales, fibres et équilibreLes régimes riches en protéines animales et pauvres en fibres favorisent davantage la fermentation dite « protéique », associée à des composés plus odorants.À l’inverse, les fibres nourrissent des bactéries produisant des acides gras à chaîne courte (plutôt protecteurs) et limitent cette fermentation (Russell et al., 2011).4) Ce qu’il faut retenirL’odeur dépend de l’équilibre du microbiote intestinal et cutané.L’hydratation, l’hygiène, le stress et les hormones jouent aussi un rôle.Si vous constatez une odeur corporelle plus marquée :augmentez votre consommation de fibres (légumes, fruits, légumineuses), assurez une bonne hydratation, évitez les excès prolongés de protéines animales et maintenez une activité physique régulière. L’odeur corporelle est souvent un signal d’équilibre interne, pas forcément un signe de maladie.Sources : Sato K. et al. Physiology, pharmacology, and biochemistry of the eccrine sweat gland. Physiological Reviews. 1989.Troccaz M. et al. Mapping axillary microbiota responsible for body odours. Journal of Investigative Dermatology. 2015.Windey K. et al. Protein fermentation in the gut: implications for health. Gut. 2012.Russell WR. et al. High-protein, low-carbohydrate diet alters gut microbiota and metabolites. American Journal of Clinical Nutrition. 2011.En savoir plus >>
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L’acide urique : protecteur… ou déclencheur inflammatoire ?
1. OriginePurines → foie → xanthine oxydase → acide uriqueÉlimination :• 2/3 rein• 1/3 intestinAbsence d’uricase chez l’humain → taux naturellement plus élevé. 2. Les bienfaits✔ Représente ~50 % de la capacité antioxydante plasmatique✔ Neutralise radicaux libres et peroxynitrite✔ Possible rôle protecteur neurologique (données observationnelles)À taux physiologique → molécule protectrice circulante.3. Quand cela devient problématiqueSeuil de solubilité ≈ 6,8 mg/dLSi :• température basse• pH modifié• microtraumatismes• déshydratation→ cristaux d’urate monosodique→ activation inflammasome NLRP3→ IL-1β→ inflammation aiguë (goutte)4. Principales sources de purinesTrès riches :• abats• sardines• anchois• maquereauModérées :• viandes rouges• volaille• fruits de mer• légumineusesFaibles :• produits laitiers• œufs• légumes• fruitsImportant : protéines ≠ forcément riches en purines.5. Facteurs modulant l’impactL’acide urique devient inflammatoire surtout si :• excès calorique chronique• consommation élevée de fructose• alcool• sédentarité• stress chronique• fonction rénale diminuéeLe terrain métabolique conditionne l’expression clinique.L’acide urique n’est ni bon ni mauvais.✔ À concentration normale → antioxydant✔ En excès persistant → potentiel pro-inflammatoireTout dépend du contexte biologique.En savoir plus >>
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Fer et ferritine : une physiologie digestive avant d’être sanguine
Le fer alimentaire est un micronutriment indispensable : il sert notamment à fabriquer l’hémoglobine des globules rouges, un facteur clé du transport d’oxygène. Une partie de ce fer passe d’abord par l’estomac puis l’intestin, avant d’être distribuée et stockée par le foie dans l’organisme.estomac et duodénum : première étape, la digestion et la préparation du fer.En savoir plus >>
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Fasciatome : quand la douleur ne suit pas le dermatome
Les cartes des dermatomes classiques constituent depuis longtemps un outil de référence pour le raisonnement clinique. Toutefois, des données anatomiques récentes sur l’innervation de la fascia profonde invitent à dépasser cette lecture strictement cutanée.L’étude de Stecco et al. (2019) propose une distinction fondamentale entre dermatome et fasciatome, ouvrant des perspectives nouvelles sur la compréhension des douleurs irradiées, de la proprioception et du rôle sensoriel de la fascia profonde. En savoir plus >>
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le corps parle au cerveau avant que le patient ne parle
L’article de Critchley et Harrison publié dans Neuron décrit avec précision comment les informations viscérales influencent en permanence la cognition, l’émotion et le comportement humains.En savoir plus >>
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SOPK : que faire ?
Syndrome des ovaires polykystiques (SOPK) : comprendre pour mieux agir en kinésithérapie (extrait formation Viscéral 4)Le SOPK n’est pas une pathologie gynécologique isolée. il s’agit d’un désordre systémique, mêlant endocrinologie, métabolisme, inflammation et régulation neurovégétative. cette réalité explique la diversité des symptômes et ouvre un champ d’action pertinent pour les kinésithérapeutes.Physiopathologie : un dérèglement en réseauLe socle physiopathologique du SOPK repose sur trois mécanismes principaux, étroitement intriqués.En savoir plus >>
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Le « ventre de bois » : faisons le point
La notion de ventre de bois appartient au langage clinique ancien, mais elle reste d’une actualité absolue.Elle décrit un état abdominal grave, facilement reconnaissable par l’examen manuel, et qui constitue un signal d’alarme majeur pour tout soignant, kinésithérapeute compris.Définition cliniqueOn parle de ventre de bois lorsque l’abdomen présente :- une rigidité permanente, diffuse ou étendue- une résistance involontaire, non modulable par la respiration ou la détente- une impression de paroi dure, comparable à une plancheContrairement à une simple défense, le ventre de bois ne cède pas, même lorsque le patient est rassuré, en expiration ou distrait.Il s’agit d’un signe de contracture musculaire réflexe, liée à une irritation sévère du péritoine pariétal.mécanisme physiopathologiqueLe ventre de bois est l’expression clinique d’une péritonite, le plus souvent diffuse.Lorsque le péritoine pariétal est agressé (infection, perforation, sang, contenu digestif), il déclenche une réponse réflexe immédiate :- activation nociceptive intense- contraction réflexe des muscles abdominaux- inhibition volontaire impossibleCette contracture vise à immobiliser l’abdomen, afin de limiter les mouvements internes douloureux. C’est un mécanisme archaïque de protection, automatique, indépendant de la volonté du patient.différence avec la défense abdominaleCette distinction est essentielle, notamment pour les kinésithérapeutes.Le ventre de bois n’est donc pas une intensification de la défense, mais un changement de registre clinique.contextes cliniques typiques. Le ventre de bois est classiquement observé dans :- péritonite - perforation digestive (ulcère, diverticule, appendice)- ischémie mésentérique avancée- rupture d’organe creux- hémopéritoine massifIl s’accompagne souvent de signes généraux :- douleur intense, parfois paradoxalement diminuée à un stade tardif- fièvre ou hypothermie- altération de l’état généralIntérêt et implications pour les kinésithérapeutes viscérauxPour un kinésithérapeute, la reconnaissance d’un ventre de bois est avant tout un acte de sécurité clinique.Devant un abdomen dur, immobile, douloureux à la simple pose de la main :- toute prise en charge viscérale est formellement contre-indiquée- il ne s’agit pas d’un problème de mobilité, de tension ou de restriction- le rôle du praticien est d’arrêter immédiatement l’examen- une orientation médicale urgente est impérativeLe ventre de bois marque une frontière claire entre le champ du soin manuel et celui de l’urgence médico-chirurgicale.ce que dit la littératureLes ouvrages de sémiologie et les revues contemporaines rappellent que :- la contracture abdominale diffuse est un signe très spécifique de péritonite- sa présence suffit à considérer l’abdomen comme chirurgical jusqu’à preuve du contraire- aucun test complémentaire manuel n’est nécessaire lorsque le ventre de bois est identifiéLes auteurs soulignent également que ce signe conserve une excellente valeur clinique, même à l’ère de l’imagerie, car il traduit un stade avancé de l’agression péritonéale.C’est un signe vital, simple, manuel, immédiat, qui engage le pronostic du patient.Pour le kinésithérapeute viscéral, savoir le reconnaître, c’est surtout savoir ne pas intervenir, et accepter que la meilleure action soit parfois l’abstention et l’orientation.Sources : Ross JT et al. Secondary peritonitis: principles of diagnosis and intervention. PMC, 2018.A clinical study of generalised peritonitis and its clinical signs, 2018.Abdominal guarding (sensibilité/specificité) (recherche de signes péritonéaux).Peritoneal signs overview (rigidity, rebound, guarding).Mealie CA et al. Abdominal examination (NCBI, exploration des signes physiques).Peritonitis physical findings (board-like rigidity, rebound) ResearchGate.En savoir plus >>
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Manquez-vous d’acide chlorhydrique ?
L’acide chlorhydrique n’est pas un détail de la digestion. Il est l’un de ses piliers. produit par les cellules pariétales de l’estomac, il constitue l’élément central du suc gastrique et conditionne l’ensemble de la cascade digestive, de l’estomac jusqu’à l’intestin grêle.En pratique clinique, et notamment chez les patients suivis en kinésithérapie viscérale, la question n’est pas tant celle d’un excès d’acide que celle, bien plus fréquente, d’un manque d’acide chlorhydrique, aussi appelé hypochlorhydrie.Le rôle fondamental de l’acide chlorhydriqueDigestion des protéinesL’acide chlorhydrique permet la dénaturation des protéines alimentaires et l’activation du pepsinogène en pepsine, enzyme indispensable à la première étape de la digestion protéique. Sans un pH suffisamment acide, cette activation est incomplète et la digestion gastrique perd en efficacité.Signal de départ pour la digestion globaleL’acidité gastrique joue un rôle de signal biologique. Elle informe le duodénum de l’arrivée du bol alimentaire et déclenche, par des mécanismes hormonaux (sécrétine, cholécystokinine) et nerveux, la sécrétion :- des enzymes pancréatiques- de la bile- des bicarbonates destinés à neutraliser l’acidité dans l’intestinUn estomac insuffisamment acide envoie donc un signal incomplet, perturbant la coordination digestive.Absorption des micronutrimentsUn pH gastrique adéquat est nécessaire à la libération et à l’absorption de plusieurs nutriments essentiels, notamment :- le fer- la vitamine b12 (via le facteur intrinsèque)- le calcium, le magnésium et le zincUne hypochlorhydrie prolongée peut ainsi participer à des déficits discrets mais cliniquement significatifs.Barrière antimicrobienne naturelleL’acide chlorhydrique constitue une barrière de protection contre de nombreux micro-organismes ingérés avec l’alimentation. lorsque l’acidité est insuffisante, cette fonction protectrice diminue, ce qui peut favoriser des déséquilibres du microbiote intestinal.Quand l’acide manque : l’hypochlorhydrieSignes fonctionnels fréquemment observéschez ces patients, on retrouve souvent :- lourdeurs post-prandiales- ballonnements précoces- éructations- sensation de digestion lente ou incomplèteCes signes apparaissent classiquement après les repas riches en protéines, ce qui constitue un élément d’orientation clinique important.Reflux et manque d’acide : ce que dit la physiologieContrairement à une idée répandue, les symptômes de reflux ne sont pas toujours liés à un excès d’acide. en cas d’hypochlorhydrie :- la digestion gastrique est incomplète- la vidange gastrique peut être ralentie- la pression intra-gastrique augmenteLe contenu gastrique peut alors refluer vers l’œsophage, même s’il est peu acide. les symptômes ressentis (brûlures, gêne rétro-sternale) ne traduisent donc pas systématiquement une hyperacidité, mais parfois un défaut de fonction gastrique globale.Pour le clinicien, cette distinction est essentielle afin d’éviter des interprétations simplistes.Implications pour la kinésithérapie viscéralepour le kinésithérapeute formé au viscéral, comprendre le rôle de l’acide chlorhydrique permet :- d’affiner le raisonnement clinique face aux troubles digestifs fonctionnels- d’intégrer l’estomac, sa mobilité et ses rapports (diaphragme, œsophage, plexus nerveux) dans l’évaluation- de donner du sens aux symptômes exprimés par le patient, sans les réduire à une logique uniquement chimiqueIl ne s’agit pas de poser un diagnostic médical, mais de replacer les symptômes dans une physiologie cohérente et intégrée.
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La douleur : remercier, respecter, apprendre
La douleur n’apparaît jamais par hasard.Si le corps pouvait parler autrement, il le ferait. Mais bien souvent, il n’a trouvé que ce langage-là pour nous alerter et nous inviter à changer quelque chose.La douleur n’est pas une ennemie. Elle est un signal.Un message parfois maladroit, parfois envahissant, mais profondément utile. Elle indique qu’un équilibre a été dépassé, négligé ou rompu...En savoir plus >>
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Capsulite rétractile : enfin des explications
Longtemps considérée comme une affection strictement mécanique, la capsulite rétractile — ou « frozen shoulder » — est désormais envisagée comme une pathologie systémique d’origine métabolique et immunitaire.L’étude publiée en mars 2025 dans le Journal of Clinical Medicine (JCM, Vol. 14, n°5) propose une vision élargie de cette pathologie, en impliquant plusieurs mécanismes clésen savoir plus >>
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Sport, foie et kinésithérapie
Quand on parle de “foie et sport”, je le vois comme un chef d’orchestre discret : il stabilise le carburant (glucose), recycle des molécules utiles (lactate), stocke et relargue (glycogène), et il envoie aussi des “messages” hormonaux (hépatokines) qui influencent muscle, tissu adipeux, cerveau...En savoir plus >>
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Marqueur d’irritation péritonéale : Blumberg
Le signe de Blumbergun marqueur clinique d’irritation péritonéale Le signe de Blumberg, souvent appelé douleur au rebond, fait partie des signes classiques de l’examen abdominal.Bien connu en médecine d’urgence et en chirurgie, il reste pourtant parfois mal compris, voire mal utilisé, en pratique paramédicale.Pour le kinésithérapeute viscéral, le signe de Blumberg n’est pas un outil diagnostique au sens strict, mais un signal d’alerte majeur, indiquant une possible atteinte du péritoine et imposant une prudence absolue dans la prise en charge manuelle.Définition du signe de BlumbergLe signe de Blumberg est considéré comme positif lorsque la douleur ressentie par le patient est plus intense lors du relâchement brusque de la palpation abdominale que lors de la pression elle-même.Il traduit une hypersensibilité du péritoine pariétal, structure richement innervée, très sensible aux variations rapides de tension et de déplacement.Décrit par le chirurgien allemand Jacob Moritz Blumberg au début du xxe siècle, ce signe est historiquement associé aux tableaux de péritonite aiguë, mais peut être observé dans d’autres contextes inflammatoires intra-abdominaux.Technique cliniqueLe patient est en décubitus dorsal, abdomen découvert et relâché.Le praticien applique une pression progressive et profonde sur une zone de l’abdomen, généralement éloignée du point douloureux maximal, puis relâche rapidement la main.Le test est positif si le patient exprime une douleur vive, brève et bien localisée au moment du relâchement, souvent accompagnée d’une crispation ou d’une apnée réflexe.Chez les kinésithérapeutes, ce test doit être réalisé avec une extrême parcimonie, uniquement dans une logique de repérage clinique, jamais de manière répétée ou brutale.Mécanisme physiopathologiqueContrairement à une douleur viscérale, souvent diffuse et mal localisée, la douleur révélée par le signe de Blumberg est pariétale.Lors de la pression, les structures abdominales s’adaptent progressivement.En revanche, le relâchement soudain provoque un déplacement rapide du péritoine, qui déclenche une réponse douloureuse intense en cas d’inflammation.Ce mécanisme explique pourquoi le signe de Blumberg est généralement absent dans les douleurs fonctionnelles ou chroniques, et présent dans les tableaux inflammatoires aigus : appendicite compliquée, perforation digestive, abcès intra-abdominal, péritonite localisée ou généralisée.données issues de la littératureLes revues récentes consacrées à la sémiologie abdominale montrent que le signe de Blumberg présente une spécificité relativement élevée pour l’irritation péritonéale, mais une sensibilité variable.En pratique de kinésithérapie viscérale, le signe de Blumberg constitue avant tout un critère de non-prise en charge manuelle.Une douleur au relâchement, nette et localisée, doit immédiatement faire suspecter une irritation péritonéale et conduire à :- suspendre toute technique viscérale ou abdominale- éviter toute mobilisation profonde- orienter le patient vers une évaluation médicaleÀ l’inverse, son absence, chez un patient stable, non fébrile, présentant des douleurs chroniques, peut orienter vers des troubles fonctionnels, des tensions pariétales ou des restrictions de mobilité viscérale non inflammatoires.Limites et précautions d’utilisationLe signe de Blumberg ne doit jamais être recherché chez un patient très algique ou anxieux :- de façon systématique- de manière répétéePour le kinésithérapeute viscéral, il symbolise parfaitement la frontière entre le champ du soin manuel et celui de l’urgence médicale.Savoir le reconnaître, c’est avant tout savoir quand ne pas toucher.Sources : https://www.kine-formations.com/.../formation.../
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Vésicule biliaire : signe de Murphy
Viscéral : le signe de MurphyIntérêt clinique et implications pratiques pour les kinésithérapeutes pratiquant la thérapie viscérale. Lors d’un examen abdominal, certains signes cliniques simples orientent fortement le raisonnement. Le signe de Murphy en fait partie. Il est ancien, décrit en médecine depuis plus d’un siècle, et reste aujourd’hui encore utilisé comme élément d’orientation face à une douleur de l’hypochondre droit. Pour un kinésithérapeute viscéral, il ne s’agit pas de poser un diagnostic médical, mais de reconnaître une situation potentiellement inflammatoire nécessitant prudence, adaptation du soin ou réorientation.En savoir plus >>
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Réussir sa rééducation, collaborer avec votre kinésithérapeute
Réussir sa rééducation, c’est souvent un travail à deux.Les kinésithérapeutes apportent leur expertise.Les patients apportent leur vécu, leur sensations, leur quotidien.Quand les deux collaborent,la rééducation devient plus claire, plus cohérente, plus humaine.Ce livre a été conçu pour nourrir ce dialogue.rien de plus.rien de moins.En savoir plus >>
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Votre kinésithérapeute, bien plus que des exercices !
Beaucoup de personnes vivent leurs symptômes comme des ennemis à faire taire : une douleur, un ventre tendu, une fatigue persistante, une respiration courte. Dans la vision défendue par de nombreux kinésithérapeutes aujourd’hui, ces signaux ne sont pas des fautes du corps. Ils sont des messages. Le corps cherche en permanence à s’adapter et à retrouver un équilibre, parfois de manière maladroite, parfois en s’épuisant...En savoir plus >>
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Le syndrome de compression du nerf cutané antérieur
Le syndrome de compression du nerf cutané antérieur est une pathologie fréquente, bénigne, et diagnosticable en quelques minutes avec votre examen clinique. Le test de Carnett est votre meilleur allié. Un résultat positif, associé à une anamnèse concordante, suffit à suspecter fortement le syndrome de compression du nerf cutané antérieur.Ne vous acharner pas sur une douleur abdominale "rebelle" sans avoir éliminé une cause pariétale. Intégrez systématiquement le syndrome de compression du nerf cutané antérieur dans votre diagnostic différentiel. Vos patients vous en remercieront.
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Point de McBurney : ce qu’il dit, et ce qu’il ne dit pas
Un repère clinique simple, toujours utile, mais à interpréter avec discernement. Dans l’examen abdominal, certains repères traversent le temps parce qu’ils répondent à une réalité anatomique et clinique.Le point de McBurney en fait partie. Décrit à la fin du xixe siècle, il reste aujourd’hui un élément fondamental de la sémiologie de la fosse iliaque droite, y compris à l’ère de l’imagerie.définition anatomique... En savoir plus >>
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Point de côté à l’effort ?
Chez l’adulte sportif, le point de côté est souvent réduit à un trouble banal, transitoire, presque anecdotique. Pourtant, derrière cette douleur fugace peuvent se cacher des contraintes mécaniques bien réelles : tensions viscérales, restrictions de mobilité du diaphragme, zones de traction péritonéale, ou encore cicatrices anciennes parfois oubliées.Les kinésithérapeutes formés en thérapie viscérale disposent d’un outil central : la palpation préciseElle permet de rechercher, chez chaque patient, les structures réellement impliquées dans la douleur : organes digestifs, zones de fixation, interfaces thoraco-abdominales, mais aussi cicatrices chirurgicales ou traumatiques susceptibles de perturber la mobilité des tissus.Cette approche individualisée ne remplace pas le diagnostic médical. Elle complète l’analyse en donnant du sens aux symptômes, en tenant compte de l’histoire corporelle du patient, de son effort, de sa respiration et de ses adaptations.En savoir plus >>
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Kinésithérapeutes, sommes-nous seulement des prescripteurs d’exercices… ou des thérapeutes capables d’accompagner un être humain dans toute sa complexité ?
L’humain ne se résume pas à son mouvementPour accompagner nos patients, nous devons élargir notre champ de perception. Il y a le plan physique, que nous connaissons bien : la douleur, l’activité physique, les adaptations tissulaires… Mais cela ne suffit pas. Un mouvement douloureux n’est pas seulement une question de muscles ou d’articulations ; il s’inscrit dans un vécu émotionnel, dans une charge mentale, dans un niveau d’énergie disponible...En savoir plus >>
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Sport et intestin : équilibre fragile
Faire de l’exercice régulièrement, avec une intensité modérée, joue un rôle favorable pour la santé digestive. Plusieurs travaux montrent qu’une activité physique douce ou modérée :peut améliorer la diversité du microbiote intestinal, ce qui favorise la production de métabolites bénéfiques pour la muqueuse intestinale ; peut réduire l’inflammation chronique de faible grade, améliorer le transit, la digestion, et globalement “tonifier” le tube digestif ; Autrement dit : quand on s’active raisonnablement, le sport contribue à un intestin plus résilient, plus équilibré, plus fonctionnel.Mais — et c’est là que le sujet se complique — quand l’intensité, la durée ou la répétition des séances deviennent élevées, les bénéfices peuvent se renverser.Un “seuil” au-delà duquel l’intestin peut souffrirDes recherches montrent qu’un certain niveau d’effort, combiné à des conditions défavorables (chaleur, déshydratation, volume important), peut altérer la barrière intestinale. ..En savoir plus >>www.kine-formations.com
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L’effet placebo : un outil thérapeutique raisonné au service des kinésithérapeutes
(d’après Benedetti F., 2013, Physiol Rev.)Extrait de la formation « Communication thérapeutique » Thierry BlainDans nos cabinets, nous voyons des patients pour qui la douleur, l’anxiété, l’incertitude et l’attente du soulagement font partie intégrante du parcours de soins. Chaque séance devient alors un moment où le corps, l’esprit, et la relation humaine se rencontrent. L’étude de Fabrizio Benedetti (2013, Physiological Reviews) rappelle que ce contexte n’est pas un « décor », mais un élément physiologique à part entière.www.kine-formations.com
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Votre transit intestinal : un acteur majeur de votre santé
On parle souvent d’alimentation pour « améliorer son microbiote».Pourtant, une grande étude publiée en 2024 montre que le facteur le plus influent n’est pas ce que vous mangez, mais la façon dont votre intestin fait avancer les aliments : la qualité de votre transit.Pourquoi le transit compte autant ?En savoir plus >>
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Les 1000 premiers jours d'un enfant : conseils nutrition, santé, immunité
Les 1000 premiers jours d'un enfant : conseils nutrition, santé, immunité...Avec Elsa Holfert et Thierry Blainwww.kine-formations.com
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Et si votre lombalgie venait de vos intestins enflammés ?
Une autre piste à envisager dans le mal de dosComprendre ce qui se cache derrière la « lombalgie »Lorsque vous souffrez de douleurs dans le bas du dos, le réflexe est d’abord de penser à une « cause musculo-squelettique » : articulations lombaires, muscles érecteurs du rachis, disques, ligaments, etc.Mais il existe aussi une autre piste, moins souvent explorée : une douleur dont l’origine pourrait être viscérale — c’est-à-dire liée à un organe, ici l’intestin et référée ou projetée vers la zone lombaire...Thierry BlainEn savoir plus >>
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Prostate Movember : constater ou agir ?
Dites-le à vos maris, pères, amis, fils...Movember : constater ou agir ?La prostate est un petit organe discret, souvent silencieux pendant des années, puis soudain plus présent après 50 ans.Protéger sa prostate ne signifie pas attendre d’avoir des symptômes, mais adopter quelques habitudes simples qui maintiennent le bas-ventre dans un état d’équilibre.Que faire pour protéger votre prostate ?En savoir plus >>
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Comprendre les « bons » gras : oméga-3, 6 et 9
Dites-le à vos patients. esComprendre les « bons » gras : oméga-3, 6 et 9Lorsque l’on parle de « bons » gras, on pense souvent aux oméga. Ces acides gras jouent un rôle crucial dans notre corps : membranes cellulaires, cerveau, inflammation, cœur… mais tout dépend de l’équilibre et des sources.Que sont les oméga-3, oméga-6 et oméga-9 ?Oméga-3 : acides gras poly-insaturés que l’organisme ne sait pas fabriquer en quantité suffisante. Il faut les trouver dans l’alimentation. Oméga-6 : aussi essentiels, présents dans beaucoup d’huiles végétales et aliments transformés. Leur excès, surtout si les oméga-3 sont faibles, peut favoriser des processus inflammatoires.Oméga-9 : acides gras mono-insaturés (non « essentiels » au sens où le corps peut en produire une partie), typiques de l’huile d’olive, de l’avocat… Ils sont associés à une alimentation saine de type méditerranéenne.Pourquoi ça compte pour vous ?...www.kine-formations.com
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Ablation de la vésicule biliaire : que faire ?
Après l’ablation de la vésicule biliaire : comprendre, adapter et accompagnerLa cholécystectomie – ablation de la vésicule biliaire – est aujourd’hui l’une des interventions chirurgicales les plus fréquentes en France. Si elle soulage efficacement les crises de coliques biliaires, elle modifie durablement la physiologie digestive.Normalement, la vésicule biliaire sert à stocker et concentrer la bile produite par le foie. Lorsqu’un repas, surtout gras, arrive dans le duodénum, elle se contracte sous l’effet de la cholécystokinine (CCK) et libère un flux biliaire puissant, permettant :- l’émulsification des graisses,- l’absorption des vitamines liposolubles (A, D, E, K),- et l’élimination des déchets métaboliques lipidiques.Sans cette régulation, la bile ne s’accumule plus : elle s’écoule en continu et plus diluée dans l’intestin grêle.Les conséquences digestives et métaboliques les plus fréquentesSe former au viscéral : Kiné Formations
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Le nerf vague est-il la solution à tout ?
Depuis quelques années, le nerf vague est devenu une véritable vedette. On le décrit comme un outil miracle capable de tout réparer : calmer l’anxiété, réduire l’inflammation, restaurer la digestion, apaiser la douleur. Pourtant, cette vision traduit surtout une tendance occidentale à chercher une solution unique, sans remettre en question les comportements qui dérèglent la physiologie. Comme un médicament qui corrigerait comme par magie nos comportements anti-santé. www.kine-formations.com
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Le symptôme n’est pas l’ennemi
En pratique clinique, nous parlons souvent de « symptôme ». Pourtant, ce mot suppose déjà une distance entre le phénomène observé et la cause réelle.Et si, plutôt que de considérer la douleur ou le désordre fonctionnel comme un signal à faire taire, nous les envisagions comme une réaction du corps ?www.kine-formations.com
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Le foie, organe clé dans l’endométriose
Pourquoi le foie doit faire partie du bilan en cas d’endométrioseLe foie occupe une place stratégique dans l’équilibre hormonal et inflammatoire des patientes atteintes d’endométriose. En régulant la métabolisation des œstrogènes, la filtration des métabolites intestinaux et la détoxification oxydative, il influence directement l’intensité des douleurs, la réactivité tissulaire et la progression des lésions.Pour le kinésithérapeute formé à la thérapie viscérale, l’évaluation de la mobilité hépatique, du diaphragme et du flux portocave devient donc essentielle.Une libération douce de la région sous-costale, associée à la respiration diaphragmatique, favorise la circulation veineuse, la clairance hormonale et l’autorégulation vagale.En parallèle, l’éducation thérapeutique — notamment sur le sommeil, l’alimentation et l’activité physique — soutient la fonction hépatique et renforce la cohérence du traitement manuel.www.kine-formations.com
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Inflammation de bas grade : comment l'aborder en kinésithérapie ?
L’inflammation silencieuse de bas grade est impliquée dans de nombreuses douleurs chroniques et déséquilibres métaboliques.Le massage abdominal thérapeutique et la kinésithérapie viscérale peuvent y contribuer par plusieurs mécanismes complémentaires :Activation du nerf vague → stimule la voie anti-inflammatoire cholinergique, régulant TNF-α, IL-1β et IL-6 (Tracey, J Intern Med, 2017).Amélioration de la vascularisation viscérale → favorise la microcirculation et le drainage lymphatique, réduisant les médiateurs inflammatoires (Yim et al., Complement Ther Med, 2020).Éducation alimentaire → une alimentation anti-inflammatoire (fibres, oméga-3, végétaux) soutient la barrière intestinale et limite la perméabilité (Minihane et al., Nutrients, 2024).Remise en activité → le mouvement stimule les myokines anti-inflammatoires et diminue la graisse viscérale (Gonzalo-Encabo et al., Front Endocrinol, 2021).Entretien motivationnel → renforce l’adhésion du patient et réduit le stress, facteur majeur d’inflammation (Miller & Rollnick, 2023).En combinant ces leviers, le kinésithérapeute agit sur les racines neurovégétatives, circulatoires, comportementales et émotionnelles de l’inflammation — pour rétablir l’équilibre global du corpswww.kine-formations.com
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Chez l’homme, il féminise; chez la femme, il androgénise. Devinez de quoi on parle ?
Lorsque l’on consomme une quantité importante de sucres (glucose, fructose) sans que l’activité physique ne permette une dépense ou une utilisation optimale de cette énergie, la surcharge glucidique stimule la lipogenèse de novo au niveau hépatique : le foie convertit une partie du glucose en acides gras, qui sont ensuite transportés et stockés dans le tissu adipeux. Frontiers+1Ce tissu adipeux excédentaire (surtout viscéral) devient « actif » sur le plan métabolique : il sécrète des adipokines pro-inflammatoires, attire des macrophages et engendre une inflammation de bas-grade. Cette inflammation contribue à la mise en place d’une résistance à l’insuline : les tissus cibles (muscle, foie, adipocytes) ne répondent plus correctement à l’insuline. Frontiers+1La résistance à l’insuline entraîne une hyperinsulinémie compensatoire, une perturbation du métabolisme lipidique (moins de lipolyse, plus de lipogenèse) et une augmentation de la masse grasse, en particulier du tissu adipeux viscéral. Frontiers+1Le tissu adipeux accru modifie ensuite l’équilibre hormonal. Chez l’homme : l’accroissement du tissu adipeux s’accompagne d’une augmentation de l’activité de l’enzyme aromatase dans les adipocytes, laquelle convertit la testostérone en œstradiol (œstrogènes). Ainsi, la testostérone baisse, les œstrogènes augmentent, ce qui peut perturber l’axe hypothalamo-hypophyso-gonadique et entraîner des conséquences cliniques (moins de masse musculaire, libido réduite…). ScienceDirect+2OUP Academic+2Chez la femme : l’excès adipose, en particulier viscéral, modifie la production hormonale et la biodisponibilité des androgènes et œstrogènes. Bien que le mécanisme exact soit encore en cours d’étude, on observe une corrélation entre adiposité accrue, résistance à l’insuline et déséquilibre androgéno-œstrogénique (par exemple dans le contexte du syndrome des ovaires polykystiques). MDPI+1Ainsi, le lien sucre → gras → hormones s’établit par une chaîne de mécanismes métaboliques : surcharge glucidique + faible activité → lipogenèse → adiposité accrue → inflammation et insulino-résistance → modification hormonale selon le sexe.www.kine-formations.com
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Douleurs musculo-squelettiques : le rôle méconnu du sucre
Dans nos cabinets, certaines douleurs semblent ne pas suivre les règles habituelles : elles persistent malgré une bonne prise en charge mécanique. Derrière ces douleurs parfois diffuses ou inflammatoires, l’hyperglycémie peut jouer un rôle déterminant.Le sucre rigidifie le corpsLorsque le taux de glucose reste élevé trop longtemps, le sucre se fixe sur les protéines, les lipides et le collagène. Ce phénomène de glycation produit des molécules rigides appelées produits de glycation avancée (AGEs).Ces AGEs s’accumulent dans les tendons, les capsules, les muscles, où ils altèrent la souplesse des tissus et stimulent les récepteurs de l’inflammation (RAGE). Résultat : production de cytokines (IL-6, TNF-α, IL-1β) et inflammation de bas grade chroniqueDu métabolisme à la douleurLe muscle est un organe-clé du métabolisme du glucose. En cas de résistance à l’insuline, il capte mal le sucre et produit plus de radicaux libres. Ces espèces réactives de l’oxygène (ROS) abîment les mitochondries et activent les voies de l’inflammation (NF-κB, MAPK).Les nocicepteurs deviennent plus sensibles : le moindre effort ou étirement peut réveiller une douleur sourde.L’hyperglycémie perturbe aussi la micro-circulation nerveuse, créant une hyperexcitabilité des nerfs périphériques. Même sans neuropathie avérée, les fibres sensitives deviennent plus réactives : la douleur est amplifiée.Un terrain inflammatoire globalL’hyperglycémie chronique maintient une inflammation systémique de bas grade. Les cytokines circulantes sensibilisent le système nerveux central, ce qui augmente la perception de la douleur, un peu comme si le “volume sonore” du corps était monté d’un cran.Cette sensibilisation centrale explique pourquoi certaines douleurs musculo-squelettiques semblent disproportionnéespar rapport à la lésion observée.Le cercle vicieux de la glycationLes AGEs favorisent la production de stress oxydatif, qui à son tour accélère la glycation. Ce cercle vicieux altère les membranes, réduit la perfusion tissulaire et entretient la raideur.Des études récentes (Front Endocrinol, 2024 ; Scientific Reports, 2024) montrent que plus la glycémie est élevée et ancienne, plus la douleur et la raideur musculo-squelettique sont marquées.Pour les kinésithérapeutesMême sans diabète déclaré, un patient présentant une résistance à l’insuline, une fatigue chronique ou un surpoids peut manifester ces altérations tissulaires.Comprendre le lien entre métabolisme et douleur change notre regard clinique :La raideur matinale ou la lenteur de récupération ne sont pas toujours mécaniques.Une douleur diffuse peut traduire une inflammation métabolique silencieuse.L’hyperglycémie agit comme une inflammation invisible.Elle durcit le collagène, altère les muscles, sensibilise les nerfs et rend la douleur plus tenace.Pour le kinésithérapeute, intégrer cette dimension métabolique, c’est reconnaître que la douleur est aussi un signal du déséquilibre intérieur.Observer, écouter, sentir : les trois portes du corps donnent souvent accès au même message — celui d’un organisme qui demande à retrouver son rythme glycémique naturel.Références récentesSingh N. et al., Front Endocrinol, 2024.Yang C. et al., iScience, 2024.Horton R.C., Phys Ther Sci, 2023.Zhou J. et al., Front Pain Res, 2023.Scientific Reports, 2024.Thierry Blainwww.kine-formations.com
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Comprendre les " -ite ": écouter plutôt qu’étouffer l’inflammation
Tendinite, aponévrosite, arthrite, gastrite, bronchite, colite, sinusite, cystite, dermatite…Dans le langage médical, la terminaison « -ite » désigne l’inflammation d’un tissu, d’un organe ou d’une structure. Mais derrière ces mots, il ne s’agit pas seulement d’une pathologie à faire taire : L’inflammation est avant tout un message. Un signal du corps qui cherche à réparer, protéger et restaurer un équilibre rompu.L’inflammation : une réponse, pas une erreurL’inflammation est une réaction physiologique adaptative du système immunitaire.Elle se déploie en quatre temps classiques :Vasodilatation → chaleur, rougeur.Œdème → afflux de plasma et de cellules immunitaires.Douleur → signal d’alerte protecteur.Perte de fonction → mise au repos de la zone concernée.Ces mécanismes sont essentiels à la cicatrisation et à la défense.Mais dans nos sociétés modernes, ils deviennent chroniquement activés, alimentés par :une alimentation pro-inflammatoire,un microbiote déséquilibré,un stress oxydatif persistant,un manque de mouvement ou un excès de sédentarité,une altération des fonctions hépatiques ou digestives,et parfois… un intestin hyperperméable qui entretient la fuite de molécules pro-inflammatoires dans la circulation. Pour les kinés : comprendre plutôt que traiter le symptômeLe kinésithérapeute, en première ligne des soins de terrain, peut observer l’inflammation autrement.La piste métabolique, viscérale et nutritionnelleOn sait aujourd’hui que l’inflammation aigüe ou chronique de bas grade s’enracine souvent dans des désordres digestifs et métaboliques : résistance à l’insuline, surcharge hépatique, dysbiose, déficit en micronutriments anti-oxydants (vitamines C, D, E, zinc, sélénium, oméga-3…).Les « -ite » ne sont pas des ennemies à combattre mais des voix à écouter.Elles nous parlent d’un corps qui cherche à rétablir son équilibre.Notre rôle, en tant que kinés, n’est pas de faire taire le symptôme, mais d’aider le patient à comprendre, réguler et accompagner cette réponse adaptative. Références scientifiquesMedzhitov R. Origin and physiological roles of inflammation. Nature. 2008;454(7203):428–435.Hotamisligil GS. Inflammation and metabolic disorders. Nature. 2006;444(7121):860–867.Calder PC. Omega-3 fatty acids and inflammatory processes. Nutrients. 2010;2(3):355–374.Cani PD, et al. Metabolic endotoxemia initiates obesity and insulin resistance. Diabetes. 2007;56(7):1761–1772.Fasano A. Leaky gut and autoimmune diseases. Clin Rev Allergy Immunol. 2012;42(1):71–78.www.kine-formations.com
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Constipation et manque de sommeil
Le manque de sommeil chronique ne touche pas seulement le cerveau : il ralentit aussi le transit, perturbe la motricité intestinale et déséquilibre le microbiote. Dans cet épisode, découvrez comment nos nuits blanches s’impriment dans notre ventre et ce que cela signifie pour la prise en charge en kinésithérapie.Kiné FormationsListe des études citéesWu J, Song H, Li L, et al.Short sleep duration and long sleep duration are associated with constipation in men and women, respectively.Nutrients. 2022;14(16):3385.PMC9399653Kim HS, Lee YJ, Lee SH, et al.Sleep disturbance aggravates constipation by altering anorectal function and autonomic nervous system activity.Sci Rep. 2022;12:12771.PMC9301120Haase AM, Gregersen T, Schlageter V, Scott SM, et al.Gut sleep: temporal colonic motility patterns during sleep detected by 3D-Transit and polysomnography.Neurogastroenterol Motil. 2015;27(11):1565-73.PubMed 26677340Zhao Y, et al.Chronic sleep deprivation disrupts gut microbiota and colonic barrier integrity in mice.Biomedicines. 2024;12(12):2654.MDPIPaladino N, et al.Sleep loss and gut microbiota: from pathophysiology to therapy.Exp Gerontol. 2023;179:112211.ScienceDirectDuboc H, et al.Circadian rhythms and digestive diseases.Clin Res Hepatol Gastroenterol. 2020;44(6):791-797.PMC7147411
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Kinésithérapie et fertilité
Kinésithérapie & fertilité : une alliance inattendue mais prometteuse Saviez-vous que la kinésithérapie pouvait accompagner certaines problématiques liées à la fertilité ?Au-delà de la rééducation classique, les techniques manuelles et la compréhension fine du corps ouvrent de nouvelles perspectives pour soutenir les patientes et couples dans leur parcours.Dans cet article, nous vous expliquons : Comment la kinésithérapie peut intervenir sur le plan physiologique et global, Les approches complémentaires possibles, Les bénéfices observés pour le bien-être et la prise en charge globale des patients. Découvrez l’article complet ici : Kiné et fertilitéEt vous, aviez-vous déjà envisagé la kinésithérapie comme alliée dans ce domaine
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Motricité de votre tube digestif
L'intérêt du complexe moteur migrant et du péristaltisme en thérapie manuelle viscéraleLa motricité digestive est un élément clé du bon fonctionnement du système digestif et, par extension, de l'équilibre global du corps. Parmi les mécanismes fondamentaux qui régissent cette motilité, deux phénomènes méritent une attention particulière en thérapie manuelle viscérale : le complexe moteur migrant (CMM) et le péristaltisme.Le complexe moteur migrant (CMM) est un cycle d’activité motrice qui survient en période de jeûne, permettant de nettoyer l’intestin grêle des résidus alimentaires, du mucus et des bactéries. Il joue un rôle essentiel dans la prévention des fermentations excessives et du développement bactérien anormal (SIBO).Le péristaltisme, quant à lui, est un phénomène rythmique déclenché par l’ingestion d’aliments. Il assure la progression du bol alimentaire tout au long du tube digestif, depuis l’œsophage jusqu’au rectum. Contrairement au CMM, qui se produit à jeun par vagues espacées, le péristaltisme est une réponse active et continue aux stimulations mécaniques et chimiques de la digestion.Ces deux mécanismes sont influencés par plusieurs systèmes :Le système nerveux entérique, véritable "cerveau abdominal", qui orchestre la motricité intestinale de façon autonome.Le système nerveux central, via le nerf vague et les connexions avec le tronc cérébral, qui module la réponse digestive selon le contexte émotionnel et l'état de stress.Le système hormonal, notamment via la motiline, la sérotonine et la gastrine, qui régulent les phases du CMM et du péristaltisme.En thérapie manuelle viscérale, comprendre ces mécanismes permet d’affiner l’évaluation et le traitement des troubles digestifs fonctionnels. En favorisant une approche globale et intégrée, le thérapeute peut améliorer la motricité intestinale, réguler les déséquilibres neurovégétatifs et optimiser la digestion des patients souffrant de dysfonctionnements digestifs chroniques.https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/22450306/www.kine-formations.com
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Allaitement et kinésithérapie
Pour affiner votre posture et devenir un accompagnant éclairé et bienveillant, Kiné Formations propose une formation dédiée aux kinésithérapeutes sur l'allaitement maternel. Vous pouvez retrouver plus d'informations sur cette formation spécifique en visitant www.kine-formations.com.
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La lymphe, ce grand système d’élimination qu’on sous-estime
la lymphe n’est pas seulement un “second réseau veineux”. c’est un système de collecte, de filtration et de retour au sang des liquides interstitiels, des macromolécules (protéines, lipides), des cellules immunitaires et des déchets tissulaires. trois fonctions majeures sont établies :équilibre hydrique (retour des fluides interstitiels),absorption des graisses alimentaires via les chylifères intestinaux,patrouille immunitaire et présentation antigénique. PubMedCNIBwww.kine-formations.com
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Hyper perméabilité intestinale : et si les problèmes de vos patients venaient de là ?
L'hyperperméabilité intestinale, une condition méconnue mais fréquente qui peut être à l'origine de nombreux problèmes de santé non résolus. Cette altération de la barrière intestinale peut expliquer des douleurs chroniques, des troubles immunitaires, des problèmes de peau et bien d'autres symptômes que vous ou vos patients rencontrez au quotidien....Pour approfondir vos connaissances en thérapie manuelle viscérale et découvrir nos formations, rendez-vous sur notre site www.kine-formations.com.À bientôt pour un nouveau rendez-vous de 5 minutes pour comprendre et soigner le ventre.
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Le foie et les hormones féminines
Le rôle hormonal du foie dans la prise en charge kinésithérapique. Nos patientes ne sont pas constituées uniquement d'os, de ligaments et de muscles. Comprendre l'impact de leur état métabolique et hormonal est crucial pour obtenir des résultats durables.www.kine-formations.com
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Distinguer les douleurs à l'épaule d'origine viscérale de celles d'origine musculo-squelettique
Distinguer les douleurs à l'épaule d'origine viscérale de celles d'origine musculo-squelettique implique de comprendre les caractéristiques uniques et les approches diagnostiques propres à chaque type. La douleur viscérale, souvent appelée douleur récurrente, est généralement diffuse, mal localisée et peut être associée à des réponses autonomes et émotionnelles, contrairement à la douleur musculo-squelettique qui est plus localisée et liée à des activités physiques ou à des blessures spécifiques. Une évaluation complète comprenant les antécédents du patient, les caractéristiques des symptômes et les tests diagnostiques est essentielle pour une différenciation précise.Localisation diffuse et médiocre : La douleur viscérale est généralement diffuse et mal localisée, souvent associée à des structures somatiques telles que l'épaule, ce qui peut rendre difficile l'identification de la source exacte de la douleur(Gebhart & Bielefeldt, 2008) (Jänig & Häbler, 2002).Douleur référée : Il est courant que la douleur viscérale soit référée à des zones comme l'épaule en raison de voies nerveuses partagées. Par exemple, une douleur au diaphragme ou à la vésicule biliaire peut se manifester dans la région de l'épaule(Morgan, 1959) (Jänig, 2010).Réponses autonomes et émotionnelles : La douleur viscérale déclenche souvent de fortes réponses autonomes (par exemple, transpiration, nausées) et des réactions émotionnelles, qui sont moins fréquentes dans les douleurs musculo-squelettiques(Gebhart & Bielefeldt, 2008) (Jänig & Häbler, 2002).Douleur localisée : Les douleurs musculosquelettiques sont généralement localisées dans la zone de la blessure ou de la tension, comme l'articulation de l'épaule ou les muscles entourants(Brusalis et al., 2023).Liée à l'activité : Ce type de douleur est souvent associé à des mouvements ou à des activités spécifiques, tels que soulever ou lancer, et peut être reproduit lors d'un examen physique(Ireland, n.d.).Résultats de l'examen physique : Les douleurs musculosquelettiques se manifestent souvent par des signes spécifiques d'examen physique, tels qu'une sensibilité, un gonflement ou une amplitude de mouvement limitée, qui ne sont pas typiques de la douleur viscérale (Ireland, n.d.).Antécédents du patient et analyse des symptômes : Une anamnèse complète du patient et une analyse des symptômes sont cruciales. La douleur viscérale peut être associée à des symptômes systémiques ou à des antécédents de maladie viscérale, alors que la douleur musculo-squelettique est souvent liée à l'activité physique ou à un traumatis(Perlow & Lucado, 2014) (Lollino et al., 2012).Imagerie et tests : L'imagerie diagnostique et les tests peuvent aider à différencier les deux. Par exemple, l'imagerie peut révéler des anomalies musculosquelettiques, tandis que la douleur viscérale peut nécessiter une investigation systémique plus approfondie (Brusalis et al., 2023) (Ireland, n.d.).Orientation et approche multidisciplinaire : En cas de suspicion de douleur viscérale, il est recommandé de consulter un spécialiste pour une évaluation plus approfondie des affections systémiques ou viscérales potentielles(Lollino et al., 2012).Bien que l'accent soit principalement mis sur la distinction entre l'origine viscérale et l'origine musculo-squelettique de la douleur à l'épaule, il est important de tenir compte du fait que certaines affections peuvent présenter des symptômes qui se chevauchent. Par exemple, certaines maladies systémiques peuvent se manifester par des symptômes semblables à ceux de l'appareil locomoteur, ce qui complique le processus de diagnostic. Par conséquent, une approche multidisciplinaire impliquant une collaboration entre des spécialistes en orthopédie, des internistes et d'autres prestataires de soins de santé est souvent nécessaire pour garantir un diagnostic précis et une prise en charge efficace de la douleur à l'épaule.
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Le nerf vague - Clé de voûte de la thérapie viscérale et du massage abdominal thérapeutique
Aujourd'hui, nous abordons le nerf vague, ce nerf essentiel à votre bien-être digestif. Kinésithérapeutes, découvrez comment optimiser votre approche manuelle grâce à une meilleure compréhension de ce système.
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La position de défécation - Science et pratique clinique
Aujourd'hui, nous allons découvrir comment une simple modification de position peut révolutionner votre transit intestinal. Kinésithérapeutes et patients, préparez-vous à une révélation scientifique !
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La chute des cheveux : au-delà des idées reçues
Pendant longtemps, on a cru que la testostérone était directement responsable de la perte de cheveux. Cependant, les recherches récentes ont révélé une vérité plus nuancée : ce n'est pas la testostérone elle-même qui est en cause, mais plutôt son dérivé, la dihydrotestostérone (DHT).Le vrai coupable : la DHTLa DHT est produite lorsque la testostérone est convertie par une enzyme appelée 5-alpha réductase. C'est cette hormone qui se lie aux follicules pileux et peut entraîner leur miniaturisation, conduisant à l'amincissement et à la chute des cheveux[1].Facteurs génétiques : une prédisposition, pas une condamnationIl est vrai que certaines personnes sont génétiquement plus sensibles aux effets de la DHT. Des variations dans le gène du récepteur des androgènes peuvent rendre les follicules pileux plus réceptifs à la DHT[2]. Cependant, il est crucial de comprendre que la génétique n'est qu'une partie de l'équation. Le mode de vie : un facteur clé souvent négligéBien que la prédisposition génétique joue un rôle, le mode de vie a un impact significatif sur l'activité de l'enzyme 5-alpha réductase, responsable de la conversion de la testostérone en DHT. Voici quelques facteurs qui peuvent influencer cette enzyme :1. Alimentation : Certains aliments peuvent naturellement inhiber la 5-alpha réductase.2. Stress : Il peut affecter les niveaux hormonaux et potentiellement l'activité enzymatique.3. Exercice physique : Une activité physique régulière peut aider à réguler les hormones.4. Sommeil : Un sommeil de qualité est essentiel pour l'équilibre hormonal. La chute des cheveux n'est pas une fatalité.Il est important de comprendre que même si vous avez une prédisposition génétique, la perte de cheveux n'est pas inévitable. La chute des cheveux est un processus complexe influencé par de nombreux facteurs. Bien que la génétique joue un rôle, nos choix de vie quotidiens ont un impact significatif. En adoptant un mode de vie sain et en prenant soin de notre santé, nous pouvons influencer positivement leur santé et leur croissance. La perte de cheveux n'est pas une sentence définitive, mais plutôt un défi que nous pouvons relever avec les bonnes connaissances et actions.Dans un prochain article, nous verrons les facteurs influençant la 5-aplha réductase. Citations:[1] https://emrahcinik.com/fr/dht-chute-de-cheveux/[2] https://folliclmd.com/fr/dht-chute-des-cheveux/www.kine-formations.com
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Et si votre fatigue venait de votre pancréas ?
Le mystère des coups de pompeVous connaissez cette sensation ? Cette fatigue soudaine qui vous tombe dessus vers 11 heures du matin ou en milieu d'après-midi ? Ces moments où vous avez absolument besoin de grignoter quelque chose de sucré pour "tenir le coup" ?Et que dire de ces matinées difficiles où vous êtes grognon, irritable, incapable de vous concentrer avant d'avoir pris votre petit-déjeuner ? Ou encore de ces enfants qui deviennent insupportables avant les repas ?Ces signaux ne sont pas anodins. Ils révèlent un déséquilibre profond dans la gestion de votre glycémie, orchestrée par un organe souvent méconnu : votre pancréas.Le pancréas, chef d'orchestre de votre énergie Le pancréas est une glande discrète, nichée derrière votre estomac, mais son rôle est capital. Dès que vous consommez du sucre - qu'il soit évident comme dans un gâteau, ou caché dans votre pain blanc du matin - votre pancréas réagit immédiatement.Il sécrète de l'insuline, une hormone chargée de faire pénétrer ce sucre dans vos cellules. Mais voici le piège : si vous consommez trop de sucre d'un coup, votre pancréas panique et produit trop d'insuline.Résultat ? Votre glycémie chute brutalement en dessous de la normale. C'est l'hypoglycémie réactionnelle. Votre cerveau, privé de son carburant principal, déclenche alors une cascade de symptômes : fatigue soudaine, irritabilité, difficultés de concentration, tremblements parfois, et cette envie irrépressible de grignoter du sucré.C'est un cercle vicieux : plus vous cédez au sucre pour vous "remonter", plus vous sollicitez votre pancréas, plus les chutes glycémiques se répètent.Les signes qui ne trompent pas Reconnaissez-vous ces symptômes ? Des réveils difficiles avec une humeur massacrante jusqu'au petit-déjeuner ? Cette sensation de "brouillard mental" en milieu de matinée ? Ces fringales incontrôlables vers 16 heures ?Chez les enfants, c'est encore plus flagrant : colères avant les repas, difficultés de concentration à l'école, hyperactivité suivie d'épuisement. Leur pancréas immature est encore plus sensible à ces montagnes russes glycémiques.D'autres signes peuvent vous alerter : sueurs froides, palpitations, sensation de faiblesse, besoin impérieux de manger quelque chose de sucré, ou encore cette fatigue qui vous tombe dessus sans prévenir.La solution : stabiliser dès le réveil.La clé réside dans votre premier repas de la journée. Oubliez les tartines de confiture, les céréales sucrées ou les viennoiseries. Votre pancréas a besoin de douceur après une nuit de jeûne.Commencez par des protéines : œufs, jambon, fromage, yaourt grec nature, ou encore des oléagineux. Ajoutez des bonnes graisses : avocat, huile d'olive, beurre de qualité, noix.Ces nutriments stabilisent naturellement votre glycémie. Ils évitent le pic d'insuline matinal et vous garantissent une énergie stable pendant des heures. Votre pancréas peut enfin souffler, et vous retrouvez une vitalité constante.Applications pratiques pour toute la famille.Cette approche fonctionne pour tous : adultes comme enfants. Un petit-déjeuner protéiné et gras transforme littéralement votre journée et celle de vos enfants.Vous verrez : fini les coups de pompe, fini les grignotages compulsifs, fini les humeurs matinales difficiles. Votre pancréas retrouve son équilibre, et votre énergie devient stable et durable.Votre fatigue n'est pas une fatalité. Elle est souvent le signal d'alarme d'un pancréas surmené par nos habitudes alimentaires modernes.En respectant ses besoins et en stabilisant votre glycémie dès le matin, vous retrouverez une vitalité naturelle et durable.
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Fibromyalgie et Microbiote
https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/32116215/Aujourd'hui, nous allons explorer une question qui révolutionne notre compréhension de la fibromyalgie : et si le microbiote expliquait aussi les douleurs de vos patients fibromyalgiques ? Pourquoi certaines douleurs semblent résister à tout ? Pourquoi ces patients, souvent épuisés, disent qu'ils ont mal partout et que rien ne les soulage vraiment ? Et si une partie de la réponse se trouvait dans leur intestin ? Découvrons ensemble cette approche intégrative qui transforme notre pratique dekinésithérapeutes.DéveloppementLa fibromyalgie : un défi thérapeutique complexeLa fibromyalgie, reconnue par l'Organisation Mondiale de la Santé comme une maladie chronique complexe, touche environ 2,7% de la population mondiale. Cette pathologie associe des douleurs diffuses, des troubles du sommeil, une fatigue persistante et une hypersensibilité généralisée. Pour nous, kinésithérapeutes, ces patients représentent souvent un défi thérapeutique majeur.Une révolution scientifique : l'axe intestin-cerveauDepuis quelques années, des études scientifiques ouvrent une nouvelle perspective révolutionnaire : le rôle du microbiote intestinal dans la fibromyalgie. Cette découverte transforme radicalement notre compréhension de cette pathologie complexe.Les recherches récentes montrent que les patients atteints de fibromyalgie présentent une altération significative de leur flore intestinale comparée à des sujets sains. Cette dysbiose n'est pas anecdotique : elle pourrait expliquer une partie importante des symptômes que nous observons chez nos patients.Certaines bactéries, impliquées dans la production de neurotransmetteurs, de métabolites anti-inflammatoires ou dans le soutien de l'immunité, sont moins présentes chez ces patients. Cette modification de l'écosystème intestinal pourrait influencer à la fois la perception de la douleur, l'humeur et la fatigue.Les mécanismes sous-jacentsL'intestin, souvent appelé notre "second cerveau", abrite plus de 500 millions de neurones et produit 95% de notre sérotonine. Cette connexion directe avec le système nerveux central explique comment une dysbiose intestinale peut retentir sur la perception douloureuse.Le microbiote produit des métabolites qui traversent la barrière intestinale et influencent l'inflammation systémique. Chez les patients fibromyalgiques, cette inflammation de bas grade entretient l'hypersensibilité douloureuse et la fatigue chronique.De plus, l'axe intestin-cerveau module la production de neurotransmetteurs essentiels comme la sérotonine, la dopamine et le GABA. Un déséquilibre de ces messagers chimiques peut expliquer les troubles de l'humeur et du sommeil si fréquents dans la fibromyalgie. Bien au-delà du symptôme musculaire, nous pouvons agir sur plusieurs plans complémentaires pour accompagner nos patients fibromyalgiquesLes techniques de thérapie viscérale représentent un outil thérapeutique précieux. En mobilisant le système digestif, nous favorisons le transit, améliorons la circulation sanguine locale, réduisons l'inflammation et stimulons l'axe intestin-cerveau. Ces techniques douces permettent d'agir directement sur l'écosystème intestinal.L'approche pratique au quotidienNos conseils de terrain prennent une dimension nouvelle. Sensibiliser nos patients à l'impact de l'alimentation, du stress chronique et du manque de sommeil sur la flore intestinale devient essentiel. Ces facteurs modifiables peuvent considérablement améliorer leur qualité de vie.Certains aliments favorisent la diversité microbienne, d'autres l'appauvrissent. Cette dimension nutritionnelle enrichit considérablement notre arsenal thérapeutique.La gestion du stress, par nos techniques de relaxation et de respiration, influence directement la santé intestinale. Le stress chronique altère la perméabilité intestinale et favorise l'inflammation systémique. En agissant sur ce facteur, nous intervenons sur les causes profondes de la pathologie.
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ABOUT THIS SHOW
Les mystères du ventre dévoilés - La santé passe par le viscéral !Notre ventre renferme des trésors insoupçonnés. Saviez-vous que le système nerveux intestinal contient 200 millions de neurones ? Autant que dans le cerveau d'un chat ! Le ventre est aussi le siège de 80% de notre système immunitaire. Votre microbiote intestinal, est essentiel à votre santé.Dans ce podcast passionnant, nous explorons toutes les fonctions méconnues du "deuxième cerveau" que représente notre ventre. Comment l'intestin dialogue avec le cerveau ? Quels liens avec nos émotions et notre humeur ? ...
HOSTED BY
Thierry BLAIN
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