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État social et mondialisation : analyse juridique des solidarités - Alain Supiot
by Collège de France
Présentation de la chaireL'intitulé de la chaire État social et mondialisation : analyse juridique des solidarités – est un peu long, car il désigne à la fois un objet et une méthode. Son objet ne se laissant pas enfermer dans les frontières sûres et reconnues d'une « branche » du droit, il faut pour le comprendre, envisager ce dernier comme un outil d'analyse des sociétés et non pas seulement comme un système établi de règles. Cette analyse doit adopter une focale assez large pour situer l'État social dans l'histoire et la géographie des solidarités humaines et considérer à la fois son puissant impact sur les liens sociaux et sa déstabilisation par le processus de globalisation.Ce terme de « globalisation » entretient toutefois la confusion entre deux types de phénomènes différents. D'une part des phénomènes structurels, telles l'abolition des distances physiques dans la circulation des signes entre les hommes, ou leur commune exposition aux risques san
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04 - Le travail au XXIe siècle : Droit, techniques, écoumène
Alain Supiot État social et mondialisation : analyse juridique des solidarités Collège de France Année 2018-2019 Cours n° 4 du 15 mai 2019 Le travail au XXIe siècle : Droit, techniques, écoumène La révolution numérique ne signifie pas la fin du travail en tant que tel, mais la fin des catégories de pensée que la révolution industrielle a projetées sur l'agir humain. Cette année de cours eut pour objet de se déprendre des catégories normatives héritées de l'ère industrielle, de revisiter celles qui l'avaient précédée, et de projeter celles qui pourraient lui succéder, pour faire face aux défis technique et écologique des temps présents. -- Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site internet du Collège de France : www.college-de-france.fr
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03 - Le travail au XXIe siècle : Droit, techniques, écoumène
Alain Supiot État social et mondialisation : analyse juridique des solidarités Collège de France Année 2018-2019 Cours n° 3 du 17 avril 2019 Le travail au XXIe siècle : Droit, techniques, écoumène La révolution numérique ne signifie pas la fin du travail en tant que tel, mais la fin des catégories de pensée que la révolution industrielle a projetées sur l'agir humain. Cette année de cours eut pour objet de se déprendre des catégories normatives héritées de l'ère industrielle, de revisiter celles qui l'avaient précédée, et de projeter celles qui pourraient lui succéder, pour faire face aux défis technique et écologique des temps présents. -- Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site internet du Collège de France : www.college-de-france.fr
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02 - Le travail au XXIe siècle : Droit, techniques, écoumène
Alain Supiot État social et mondialisation : analyse juridique des solidarités Collège de France Année 2018-2019 Cours n° 2 du 3 avril 2019 Le travail au XXIe siècle : Droit, techniques, écoumène La révolution numérique ne signifie pas la fin du travail en tant que tel, mais la fin des catégories de pensée que la révolution industrielle a projetées sur l'agir humain. Cette année de cours eut pour objet de se déprendre des catégories normatives héritées de l'ère industrielle, de revisiter celles qui l'avaient précédée, et de projeter celles qui pourraient lui succéder, pour faire face aux défis technique et écologique des temps présents. -- Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site internet du Collège de France : www.college-de-france.fr
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01 - Le travail au XXIe siècle : Droit, techniques, écoumène
Alain Supiot État social et mondialisation : analyse juridique des solidarités Collège de France Année 2018-2019 Cours n° 1 du 27 mars 2019 Le travail au XXIe siècle : Droit, techniques, écoumène La révolution numérique ne signifie pas la fin du travail en tant que tel, mais la fin des catégories de pensée que la révolution industrielle a projetées sur l'agir humain. Cette année de cours eut pour objet de se déprendre des catégories normatives héritées de l'ère industrielle, de revisiter celles qui l'avaient précédée, et de projeter celles qui pourraient lui succéder, pour faire face aux défis technique et écologique des temps présents. -- Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site internet du Collège de France : www.college-de-france.fr
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09 - Figures juridiques de la démocratie économique (II)
Alain Supiot État social et mondialisation : analyse juridique des solidarités Collège de France Année 2017-2018 Cours n° 9 du 19 janvier 2018 Figures juridiques de la démocratie économique (II) Le cours de l'année 2017-2018 a été consacré à la question de la démocratisation de l'entreprise. Sa première partie a cherché à saisir juridiquement la notion d'entreprise, en analysant les difficultés de sa définition, en retraçant sa généalogie institutionnelle et en revisitant les théories dont elle a fait l'objet en droit social. La seconde partie du cours a traité des conditions d'une démocratisation de l'entreprise, en analysant la tension normative dont elle est aujourd'hui l'objet et la dynamique de son autoréglementation. -- Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site internet du Collège de France : www.college-de-france.fr
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08 - Figures juridiques de la démocratie économique (II)
Alain Supiot État social et mondialisation : analyse juridique des solidarités Collège de France Année 2017-2018 Cours n° 8 du 12 janvier 2018 Figures juridiques de la démocratie économique (II) Le cours de l'année 2017-2018 a été consacré à la question de la démocratisation de l'entreprise. Sa première partie a cherché à saisir juridiquement la notion d'entreprise, en analysant les difficultés de sa définition, en retraçant sa généalogie institutionnelle et en revisitant les théories dont elle a fait l'objet en droit social. La seconde partie du cours a traité des conditions d'une démocratisation de l'entreprise, en analysant la tension normative dont elle est aujourd'hui l'objet et la dynamique de son autoréglementation. -- Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site internet du Collège de France : www.college-de-france.fr
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07 - Figures juridiques de la démocratie économique (II)
Alain Supiot État social et mondialisation : analyse juridique des solidarités Collège de France Année 2017-2018 Cours n° 7 du 15 décembre 2017 Figures juridiques de la démocratie économique (II) Le cours de l'année 2017-2018 a été consacré à la question de la démocratisation de l'entreprise. Sa première partie a cherché à saisir juridiquement la notion d'entreprise, en analysant les difficultés de sa définition, en retraçant sa généalogie institutionnelle et en revisitant les théories dont elle a fait l'objet en droit social. La seconde partie du cours a traité des conditions d'une démocratisation de l'entreprise, en analysant la tension normative dont elle est aujourd'hui l'objet et la dynamique de son autoréglementation. -- Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site internet du Collège de France : www.college-de-france.fr
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06 - Figures juridiques de la démocratie économique (II)
Alain Supiot État social et mondialisation : analyse juridique des solidarités Collège de France Année 2017-2018 Cours n° 6 du 8 décembre 2017 Figures juridiques de la démocratie économique (II) Le cours de l'année 2017-2018 a été consacré à la question de la démocratisation de l'entreprise. Sa première partie a cherché à saisir juridiquement la notion d'entreprise, en analysant les difficultés de sa définition, en retraçant sa généalogie institutionnelle et en revisitant les théories dont elle a fait l'objet en droit social. La seconde partie du cours a traité des conditions d'une démocratisation de l'entreprise, en analysant la tension normative dont elle est aujourd'hui l'objet et la dynamique de son autoréglementation. -- Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site internet du Collège de France : www.college-de-france.fr
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05 - Figures juridiques de la démocratie économique (II)
Alain Supiot État social et mondialisation : analyse juridique des solidarités Collège de France Année 2017-2018 Cours n° 5 du 1er décembre 2017 Figures juridiques de la démocratie économique (II) Le cours de l'année 2017-2018 a été consacré à la question de la démocratisation de l'entreprise. Sa première partie a cherché à saisir juridiquement la notion d'entreprise, en analysant les difficultés de sa définition, en retraçant sa généalogie institutionnelle et en revisitant les théories dont elle a fait l'objet en droit social. La seconde partie du cours a traité des conditions d'une démocratisation de l'entreprise, en analysant la tension normative dont elle est aujourd'hui l'objet et la dynamique de son autoréglementation. -- Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site internet du Collège de France : www.college-de-france.fr
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04 - Figures juridiques de la démocratie économique (II)
Alain Supiot État social et mondialisation : analyse juridique des solidarités Collège de France Année 2017-2018 Cours n° 4 du 24 novembre 2017 Figures juridiques de la démocratie économique (II) Le cours de l'année 2017-2018 a été consacré à la question de la démocratisation de l'entreprise. Sa première partie a cherché à saisir juridiquement la notion d'entreprise, en analysant les difficultés de sa définition, en retraçant sa généalogie institutionnelle et en revisitant les théories dont elle a fait l'objet en droit social. La seconde partie du cours a traité des conditions d'une démocratisation de l'entreprise, en analysant la tension normative dont elle est aujourd'hui l'objet et la dynamique de son autoréglementation. -- Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site internet du Collège de France : www.college-de-france.fr
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03 - Figures juridiques de la démocratie économique (II)
Alain Supiot État social et mondialisation : analyse juridique des solidarités Collège de France Année 2017-2018 Cours n° 3 du 17 novembre 2017 Figures juridiques de la démocratie économique (II) Le cours de l'année 2017-2018 a été consacré à la question de la démocratisation de l'entreprise. Sa première partie a cherché à saisir juridiquement la notion d'entreprise, en analysant les difficultés de sa définition, en retraçant sa généalogie institutionnelle et en revisitant les théories dont elle a fait l'objet en droit social. La seconde partie du cours a traité des conditions d'une démocratisation de l'entreprise, en analysant la tension normative dont elle est aujourd'hui l'objet et la dynamique de son autoréglementation. -- Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site internet du Collège de France : www.college-de-france.fr
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02 - Figures juridiques de la démocratie économique (II)
Alain Supiot État social et mondialisation : analyse juridique des solidarités Collège de France Année 2017-2018 Cours n° 2 du 10 novembre 2017 Figures juridiques de la démocratie économique (II) Le cours de l'année 2017-2018 a été consacré à la question de la démocratisation de l'entreprise. Sa première partie a cherché à saisir juridiquement la notion d'entreprise, en analysant les difficultés de sa définition, en retraçant sa généalogie institutionnelle et en revisitant les théories dont elle a fait l'objet en droit social. La seconde partie du cours a traité des conditions d'une démocratisation de l'entreprise, en analysant la tension normative dont elle est aujourd'hui l'objet et la dynamique de son autoréglementation. -- Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site internet du Collège de France : www.college-de-france.fr
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01 - Figures juridiques de la démocratie économique (II)
Alain Supiot État social et mondialisation : analyse juridique des solidarités Collège de France Année 2017-2018 Cours n° 1 du 27 octobre 2017 Figures juridiques de la démocratie économique (II) Le cours de l'année 2017-2018 a été consacré à la question de la démocratisation de l'entreprise. Sa première partie a cherché à saisir juridiquement la notion d'entreprise, en analysant les difficultés de sa définition, en retraçant sa généalogie institutionnelle et en revisitant les théories dont elle a fait l'objet en droit social. La seconde partie du cours a traité des conditions d'une démocratisation de l'entreprise, en analysant la tension normative dont elle est aujourd'hui l'objet et la dynamique de son autoréglementation. -- Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site internet du Collège de France : www.college-de-france.fr
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09 - Figures juridiques de la démocratie économique (I)
Alain Supiot État social et mondialisation : analyse juridique des solidarités Collège de France Année 2016-2017 Cours n° 9 du 20 janvier 2017 Figures juridiques de la démocratie économique (I) : La démocratie capturée par le marché Le cours de l'année 2016-2017 a été consacré à la démocratie économique. Sa première partie a retracé la généalogie de l'économie politique de la démocratie dans la culture juridique occidentale, et la seconde a eu pour objet l'évolution contemporaine des relations entre la démocratie politique et la liberté d'entreprendre. -- Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site internet du Collège de France : www.college-de-france.fr
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08 - Figures juridiques de la démocratie économique (I)
Alain Supiot État social et mondialisation : analyse juridique des solidarités Collège de France Année 2016-2017 Cours n° 8 du 13 janvier 2017 Figures juridiques de la démocratie économique (I) : Du travail à l'emploi, la redéfinition de la démocratie économique Le cours de l'année 2016-2017 a été consacré à la démocratie économique. Sa première partie a retracé la généalogie de l'économie politique de la démocratie dans la culture juridique occidentale, et la seconde a eu pour objet l'évolution contemporaine des relations entre la démocratie politique et la liberté d'entreprendre. -- Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site internet du Collège de France : www.college-de-france.fr
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07 - Figures juridiques de la démocratie économique (I)
Alain Supiot État social et mondialisation : analyse juridique des solidarités Collège de France Année 2016-2017 Cours n° 7 du 16 décembre 2016 Figures juridiques de la démocratie économique (I) : La démocratie face à la dynamique du capitalisme Le cours de l'année 2016-2017 a été consacré à la démocratie économique. Sa première partie a retracé la généalogie de l'économie politique de la démocratie dans la culture juridique occidentale, et la seconde a eu pour objet l'évolution contemporaine des relations entre la démocratie politique et la liberté d'entreprendre. -- Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site internet du Collège de France : www.college-de-france.fr
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06 - Figures juridiques de la démocratie économique (I)
Alain Supiot État social et mondialisation : analyse juridique des solidarités Collège de France Année 2016-2017 Cours n° 6 du 9 décembre 2016 Figures juridiques de la démocratie économique (I) : La vision révolutionnaire de la démocratie économique Le cours de l'année 2016-2017 a été consacré à la démocratie économique. Sa première partie a retracé la généalogie de l'économie politique de la démocratie dans la culture juridique occidentale, et la seconde a eu pour objet l'évolution contemporaine des relations entre la démocratie politique et la liberté d'entreprendre. -- Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site internet du Collège de France : www.college-de-france.fr
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05 - Figures juridiques de la démocratie économique (I)
Alain Supiot État social et mondialisation : analyse juridique des solidarités Collège de France Année 2016-2017 Cours n° 5 du 2 décembre 2016 Figures juridiques de la démocratie économique (I) : Des bases juridiques médiévales de la démocratie aux bases dogmatiques de l'époque moderne et jusqu'à aujourd'hui Le cours de l'année 2016-2017 a été consacré à la démocratie économique. Sa première partie a retracé la généalogie de l'économie politique de la démocratie dans la culture juridique occidentale, et la seconde a eu pour objet l'évolution contemporaine des relations entre la démocratie politique et la liberté d'entreprendre. -- Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site internet du Collège de France : www.college-de-france.fr
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04 - Figures juridiques de la démocratie économique (I)
Alain Supiot État social et mondialisation : analyse juridique des solidarités Collège de France Année 2016-2017 Cours n° 4 du 25 novembre 2016 Figures juridiques de la démocratie économique (I) : Les bases juridiques médiévales de la démocratie Le cours de l'année 2016-2017 a été consacré à la démocratie économique. Sa première partie a retracé la généalogie de l'économie politique de la démocratie dans la culture juridique occidentale, et la seconde a eu pour objet l'évolution contemporaine des relations entre la démocratie politique et la liberté d'entreprendre. -- Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site internet du Collège de France : www.college-de-france.fr
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03 - Figures juridiques de la démocratie économique (I)
Alain Supiot État social et mondialisation : analyse juridique des solidarités Collège de France Année 2016-2017 Cours n° 3 du 18 novembre 2016 Figures juridiques de la démocratie économique (I) : La généalogie de la démocratie économique Le cours de l'année 2016-2017 a été consacré à la démocratie économique. Sa première partie a retracé la généalogie de l'économie politique de la démocratie dans la culture juridique occidentale, et la seconde a eu pour objet l'évolution contemporaine des relations entre la démocratie politique et la liberté d'entreprendre. -- Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site internet du Collège de France : www.college-de-france.fr
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02 - Figures juridiques de la démocratie économique (I)
Alain Supiot État social et mondialisation : analyse juridique des solidarités Collège de France Année 2016-2017 Cours n° 2 du 4 novembre 2016 Figures juridiques de la démocratie économique (I) : La démocratie économique et sociale Le cours de l'année 2016-2017 a été consacré à la démocratie économique. Sa première partie a retracé la généalogie de l'économie politique de la démocratie dans la culture juridique occidentale, et la seconde a eu pour objet l'évolution contemporaine des relations entre la démocratie politique et la liberté d'entreprendre. -- Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site internet du Collège de France : www.college-de-france.fr
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01 - Figures juridiques de la démocratie économique (I)
Alain Supiot État social et mondialisation : analyse juridique des solidarités Collège de France Année 2016-2017 Cours n° 1 du 28 octobre 2016 Figures juridiques de la démocratie économique (I) : Essor et reflux de la démocratie économique Le cours de l'année 2016-2017 a été consacré à la démocratie économique. Sa première partie a retracé la généalogie de l'économie politique de la démocratie dans la culture juridique occidentale, et la seconde a eu pour objet l'évolution contemporaine des relations entre la démocratie politique et la liberté d'entreprendre. -- Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site internet du Collège de France : www.college-de-france.fr
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09 - La justice sociale internationale (II)
Alain Supiot État social et mondialisation : analyse juridique des solidarités Collège de France Année 2015-2016 Cours n° 9 du 13 janvier 2016 La justice sociale internationale (II) Le cours de l'année 2015-2016 a été le second d'un cycle consacré à la justice sociale internationale. Dans le prolongement de l'année précédente, consacrée aux origines de cette notion et à sa mise en œuvre par l'Organisation internationale du travail (OIT) depuis 1919, ce cours a eu pour objet d'évaluer la contribution à la réalisation de la justice sociale des grandes organisations internationales ou régionales instituées après la Seconde Guerre mondiale. -- Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site internet du Collège de France : www.college-de-france.fr
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08 - La justice sociale internationale (II)
Alain Supiot État social et mondialisation : analyse juridique des solidarités Collège de France Année 2015-2016 Cours n° 8 du 6 janvier 2016 La justice sociale internationale (II) Le cours de l'année 2015-2016 a été le second d'un cycle consacré à la justice sociale internationale. Dans le prolongement de l'année précédente, consacrée aux origines de cette notion et à sa mise en œuvre par l'Organisation internationale du travail (OIT) depuis 1919, ce cours a eu pour objet d'évaluer la contribution à la réalisation de la justice sociale des grandes organisations internationales ou régionales instituées après la Seconde Guerre mondiale. -- Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site internet du Collège de France : www.college-de-france.fr
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07 - La justice sociale internationale (II)
Alain Supiot État social et mondialisation : analyse juridique des solidarités Collège de France Année 2015-2016 Cours n° 7 du 16 décembres 2015 La justice sociale internationale (II) Le cours de l'année 2015-2016 a été le second d'un cycle consacré à la justice sociale internationale. Dans le prolongement de l'année précédente, consacrée aux origines de cette notion et à sa mise en œuvre par l'Organisation internationale du travail (OIT) depuis 1919, ce cours a eu pour objet d'évaluer la contribution à la réalisation de la justice sociale des grandes organisations internationales ou régionales instituées après la Seconde Guerre mondiale. -- Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site internet du Collège de France : www.college-de-france.fr
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06 - La justice sociale internationale (II)
Alain Supiot État social et mondialisation : analyse juridique des solidarités Collège de France Année 2015-2016 Cours n° 6 du 9 décembres 2015 La justice sociale internationale (II) Le cours de l'année 2015-2016 a été le second d'un cycle consacré à la justice sociale internationale. Dans le prolongement de l'année précédente, consacrée aux origines de cette notion et à sa mise en œuvre par l'Organisation internationale du travail (OIT) depuis 1919, ce cours a eu pour objet d'évaluer la contribution à la réalisation de la justice sociale des grandes organisations internationales ou régionales instituées après la Seconde Guerre mondiale. -- Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site internet du Collège de France : www.college-de-france.fr
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05 - La justice sociale internationale (II)
Alain Supiot État social et mondialisation : analyse juridique des solidarités Collège de France Année 2015-2016 Cours n° 5 du 2 décembres 2015 La justice sociale internationale (II) Le cours de l'année 2015-2016 a été le second d'un cycle consacré à la justice sociale internationale. Dans le prolongement de l'année précédente, consacrée aux origines de cette notion et à sa mise en œuvre par l'Organisation internationale du travail (OIT) depuis 1919, ce cours a eu pour objet d'évaluer la contribution à la réalisation de la justice sociale des grandes organisations internationales ou régionales instituées après la Seconde Guerre mondiale. -- Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site internet du Collège de France : www.college-de-france.fr
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04 - La justice sociale internationale (II)
Alain Supiot État social et mondialisation : analyse juridique des solidarités Collège de France Année 2015-2016 Cours n° 4 du 25 novembre 2015 La justice sociale internationale (II) Le cours de l'année 2015-2016 a été le second d'un cycle consacré à la justice sociale internationale. Dans le prolongement de l'année précédente, consacrée aux origines de cette notion et à sa mise en œuvre par l'Organisation internationale du travail (OIT) depuis 1919, ce cours a eu pour objet d'évaluer la contribution à la réalisation de la justice sociale des grandes organisations internationales ou régionales instituées après la Seconde Guerre mondiale. -- Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site internet du Collège de France : www.college-de-france.fr
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03 - La justice sociale internationale (II)
Alain Supiot État social et mondialisation : analyse juridique des solidarités Collège de France Année 2015-2016 Cours n° 3 du 18 novembre 2015 La justice sociale internationale (II) Le cours de l'année 2015-2016 a été le second d'un cycle consacré à la justice sociale internationale. Dans le prolongement de l'année précédente, consacrée aux origines de cette notion et à sa mise en œuvre par l'Organisation internationale du travail (OIT) depuis 1919, ce cours a eu pour objet d'évaluer la contribution à la réalisation de la justice sociale des grandes organisations internationales ou régionales instituées après la Seconde Guerre mondiale. -- Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site internet du Collège de France : www.college-de-france.fr
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Alain Supiot État social et mondialisation : analyse juridique des solidarités Collège de France Année 2015-2016 Cours n° 2 du 4 novembre 2015 La justice sociale internationale (II) Le cours de l'année 2015-2016 a été le second d'un cycle consacré à la justice sociale internationale. Dans le prolongement de l'année précédente, consacrée aux origines de cette notion et à sa mise en œuvre par l'Organisation internationale du travail (OIT) depuis 1919, ce cours a eu pour objet d'évaluer la contribution à la réalisation de la justice sociale des grandes organisations internationales ou régionales instituées après la Seconde Guerre mondiale. -- Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site internet du Collège de France : www.college-de-france.fr
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01 - La justice sociale internationale (II)
Alain Supiot État social et mondialisation : analyse juridique des solidarités Collège de France Année 2015-2016 Cours n° 1 du 28 octobre 2015 La justice sociale internationale (II) Le cours de l'année 2015-2016 a été le second d'un cycle consacré à la justice sociale internationale. Dans le prolongement de l'année précédente, consacrée aux origines de cette notion et à sa mise en œuvre par l'Organisation internationale du travail (OIT) depuis 1919, ce cours a eu pour objet d'évaluer la contribution à la réalisation de la justice sociale des grandes organisations internationales ou régionales instituées après la Seconde Guerre mondiale. -- Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site internet du Collège de France : www.college-de-france.fr
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09 - La justice sociale internationale (I)
Alain Supiot État social et mondialisation : analyse juridique des solidarités Collège de France Année 2014-2015 Cours n°9 du 16 avril 2015 La justice sociale internationale (I) Le cours de l'année 2014-2015 a été le premier d'un cycle consacré à la justice sociale internationale. Il s'agit un domaine immense qu'il ne pouvait être question d'étudier de façon exhaustive, mais qu'il est utile de revisiter car il se présente aujourd'hui sous un jour paradoxal. D'un côté, en effet, la question de la justice sociale retrouve une brûlante actualité à l'échelle internationale, avec l'affaissement de la capacité des États à assurer le bien-être de leur population et l'explosion des inégalités de revenus. Ainsi l'INSEE, dans son dernier portrait social de la France (septembre 2014), observe qu'en 11 ans le nombre de sans-logis a augmenté de 44 %. Au Royaume-Uni, le dernier rapport gouvernemental sur l'alimentation révèle que les 10 % les plus pauvres de la population, soit 6,4 millions de personnes, souffrent de sous-alimentation. À l'échelle européenne, les taux de pauvreté atteignent des proportions considérables, notamment dans les pays du Sud, touchés par les mesures d'austérité économique. Quant au creusement considérable des inégalités, il s'observe dans tous les pays du monde. Inégalités de revenus, mais aussi inégalités dans la distribution des patrimoines, telles que mises en évidence dans l'excellent ouvrage de Thomas Piketty, Le Capital au XXIe siècle. Le succès planétaire de ce livre austère est en lui-même révélateur de la conscience inquiète des dangers que cette remontée des inégalités fait planer sur la paix et la prospérité. Or, dans le même temps, la question de la justice sociale a disparu des priorités politiques, tant à l'échelon des gouvernements que de l'Union européenne ou des institutions internationales. Aucun des huit objectifs fixés par la Déclaration du millénaire pour le développement adoptée en 2000 par l'Assemblée générale des Nations unies ne vise la justice sociale. Les ambitions dans ce domaine sont réduites à la lutte contre l'extrême pauvreté, objet de plans conduits notamment sous l'égide de la Banque mondiale dans le sillage des désastres économiques et sociaux causés par les plans d'ajustement structurels imposés par le FMI ou la Troïka. L'agenda 2020 de l'Union européenne se présente sous forme « d'indicateurs objectifs », i.e. de cibles quantifiées, dont aucun ne concerne la réduction des inégalités. Sur un plan plus proprement juridique, le Traité sur la gouvernance monétaire européenne fixe aux États membres des objectifs exclusivement budgétaires, et les tolérances quant aux écarts sont subordonnés par la Commission à des réformes « courageuses » qui consistent pour l'essentiel à réduire les protections accordées au travail salarié, à privatiser les services publics et à libéraliser le secteur des services. Toute référence au « modèle social européen » a disparu de ces priorités. Les désastres sociaux dans lesquels se trouvent plongés les pays du sud de l'Europe et les tensions nationalistes partout renaissantes devraient pourtant conduire à s'interroger sur la conception de cette monnaie européenne et sur ses règles de gouvernance, au regard de l'objectif social d'« égalisation dans le progrès » fixé par les traités. Selon le FMI, les plans de secours de la Grèce ont servi pour l'essentiel à déplacer l'exposition au risque du privé vers le public. -- Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site internet du Collège de France : www.college-de-france.fr
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08 - La justice sociale internationale (I)
Alain Supiot État social et mondialisation : analyse juridique des solidarités Collège de France Année 2014-2015 Cours n°8 du 9 avril 2015 La justice sociale internationale (I) Le cours de l'année 2014-2015 a été le premier d'un cycle consacré à la justice sociale internationale. Il s'agit un domaine immense qu'il ne pouvait être question d'étudier de façon exhaustive, mais qu'il est utile de revisiter car il se présente aujourd'hui sous un jour paradoxal. D'un côté, en effet, la question de la justice sociale retrouve une brûlante actualité à l'échelle internationale, avec l'affaissement de la capacité des États à assurer le bien-être de leur population et l'explosion des inégalités de revenus. Ainsi l'INSEE, dans son dernier portrait social de la France (septembre 2014), observe qu'en 11 ans le nombre de sans-logis a augmenté de 44 %. Au Royaume-Uni, le dernier rapport gouvernemental sur l'alimentation révèle que les 10 % les plus pauvres de la population, soit 6,4 millions de personnes, souffrent de sous-alimentation. À l'échelle européenne, les taux de pauvreté atteignent des proportions considérables, notamment dans les pays du Sud, touchés par les mesures d'austérité économique. Quant au creusement considérable des inégalités, il s'observe dans tous les pays du monde. Inégalités de revenus, mais aussi inégalités dans la distribution des patrimoines, telles que mises en évidence dans l'excellent ouvrage de Thomas Piketty, Le Capital au XXIe siècle. Le succès planétaire de ce livre austère est en lui-même révélateur de la conscience inquiète des dangers que cette remontée des inégalités fait planer sur la paix et la prospérité. Or, dans le même temps, la question de la justice sociale a disparu des priorités politiques, tant à l'échelon des gouvernements que de l'Union européenne ou des institutions internationales. Aucun des huit objectifs fixés par la Déclaration du millénaire pour le développement adoptée en 2000 par l'Assemblée générale des Nations unies ne vise la justice sociale. Les ambitions dans ce domaine sont réduites à la lutte contre l'extrême pauvreté, objet de plans conduits notamment sous l'égide de la Banque mondiale dans le sillage des désastres économiques et sociaux causés par les plans d'ajustement structurels imposés par le FMI ou la Troïka. L'agenda 2020 de l'Union européenne se présente sous forme « d'indicateurs objectifs », i.e. de cibles quantifiées, dont aucun ne concerne la réduction des inégalités. Sur un plan plus proprement juridique, le Traité sur la gouvernance monétaire européenne fixe aux États membres des objectifs exclusivement budgétaires, et les tolérances quant aux écarts sont subordonnés par la Commission à des réformes « courageuses » qui consistent pour l'essentiel à réduire les protections accordées au travail salarié, à privatiser les services publics et à libéraliser le secteur des services. Toute référence au « modèle social européen » a disparu de ces priorités. Les désastres sociaux dans lesquels se trouvent plongés les pays du sud de l'Europe et les tensions nationalistes partout renaissantes devraient pourtant conduire à s'interroger sur la conception de cette monnaie européenne et sur ses règles de gouvernance, au regard de l'objectif social d'« égalisation dans le progrès » fixé par les traités. Selon le FMI, les plans de secours de la Grèce ont servi pour l'essentiel à déplacer l'exposition au risque du privé vers le public. -- Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site internet du Collège de France : www.college-de-france.fr
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07 - La justice sociale internationale (I)
Alain Supiot État social et mondialisation : analyse juridique des solidarités Collège de France Année 2014-2015 Cours n°7 du 2 avril 2015 La justice sociale internationale (I) Le cours de l'année 2014-2015 a été le premier d'un cycle consacré à la justice sociale internationale. Il s'agit un domaine immense qu'il ne pouvait être question d'étudier de façon exhaustive, mais qu'il est utile de revisiter car il se présente aujourd'hui sous un jour paradoxal. D'un côté, en effet, la question de la justice sociale retrouve une brûlante actualité à l'échelle internationale, avec l'affaissement de la capacité des États à assurer le bien-être de leur population et l'explosion des inégalités de revenus. Ainsi l'INSEE, dans son dernier portrait social de la France (septembre 2014), observe qu'en 11 ans le nombre de sans-logis a augmenté de 44 %. Au Royaume-Uni, le dernier rapport gouvernemental sur l'alimentation révèle que les 10 % les plus pauvres de la population, soit 6,4 millions de personnes, souffrent de sous-alimentation. À l'échelle européenne, les taux de pauvreté atteignent des proportions considérables, notamment dans les pays du Sud, touchés par les mesures d'austérité économique. Quant au creusement considérable des inégalités, il s'observe dans tous les pays du monde. Inégalités de revenus, mais aussi inégalités dans la distribution des patrimoines, telles que mises en évidence dans l'excellent ouvrage de Thomas Piketty, Le Capital au XXIe siècle. Le succès planétaire de ce livre austère est en lui-même révélateur de la conscience inquiète des dangers que cette remontée des inégalités fait planer sur la paix et la prospérité. Or, dans le même temps, la question de la justice sociale a disparu des priorités politiques, tant à l'échelon des gouvernements que de l'Union européenne ou des institutions internationales. Aucun des huit objectifs fixés par la Déclaration du millénaire pour le développement adoptée en 2000 par l'Assemblée générale des Nations unies ne vise la justice sociale. Les ambitions dans ce domaine sont réduites à la lutte contre l'extrême pauvreté, objet de plans conduits notamment sous l'égide de la Banque mondiale dans le sillage des désastres économiques et sociaux causés par les plans d'ajustement structurels imposés par le FMI ou la Troïka. L'agenda 2020 de l'Union européenne se présente sous forme « d'indicateurs objectifs », i.e. de cibles quantifiées, dont aucun ne concerne la réduction des inégalités. Sur un plan plus proprement juridique, le Traité sur la gouvernance monétaire européenne fixe aux États membres des objectifs exclusivement budgétaires, et les tolérances quant aux écarts sont subordonnés par la Commission à des réformes « courageuses » qui consistent pour l'essentiel à réduire les protections accordées au travail salarié, à privatiser les services publics et à libéraliser le secteur des services. Toute référence au « modèle social européen » a disparu de ces priorités. Les désastres sociaux dans lesquels se trouvent plongés les pays du sud de l'Europe et les tensions nationalistes partout renaissantes devraient pourtant conduire à s'interroger sur la conception de cette monnaie européenne et sur ses règles de gouvernance, au regard de l'objectif social d'« égalisation dans le progrès » fixé par les traités. Selon le FMI, les plans de secours de la Grèce ont servi pour l'essentiel à déplacer l'exposition au risque du privé vers le public. -- Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site internet du Collège de France : www.college-de-france.fr
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06 - La justice sociale internationale (I)
Alain Supiot État social et mondialisation : analyse juridique des solidarités Collège de France Année 2014-2015 Cours n°6 du 26 mars 2015 La justice sociale internationale (I) Le cours de l'année 2014-2015 a été le premier d'un cycle consacré à la justice sociale internationale. Il s'agit un domaine immense qu'il ne pouvait être question d'étudier de façon exhaustive, mais qu'il est utile de revisiter car il se présente aujourd'hui sous un jour paradoxal. D'un côté, en effet, la question de la justice sociale retrouve une brûlante actualité à l'échelle internationale, avec l'affaissement de la capacité des États à assurer le bien-être de leur population et l'explosion des inégalités de revenus. Ainsi l'INSEE, dans son dernier portrait social de la France (septembre 2014), observe qu'en 11 ans le nombre de sans-logis a augmenté de 44 %. Au Royaume-Uni, le dernier rapport gouvernemental sur l'alimentation révèle que les 10 % les plus pauvres de la population, soit 6,4 millions de personnes, souffrent de sous-alimentation. À l'échelle européenne, les taux de pauvreté atteignent des proportions considérables, notamment dans les pays du Sud, touchés par les mesures d'austérité économique. Quant au creusement considérable des inégalités, il s'observe dans tous les pays du monde. Inégalités de revenus, mais aussi inégalités dans la distribution des patrimoines, telles que mises en évidence dans l'excellent ouvrage de Thomas Piketty, Le Capital au XXIe siècle. Le succès planétaire de ce livre austère est en lui-même révélateur de la conscience inquiète des dangers que cette remontée des inégalités fait planer sur la paix et la prospérité. Or, dans le même temps, la question de la justice sociale a disparu des priorités politiques, tant à l'échelon des gouvernements que de l'Union européenne ou des institutions internationales. Aucun des huit objectifs fixés par la Déclaration du millénaire pour le développement adoptée en 2000 par l'Assemblée générale des Nations unies ne vise la justice sociale. Les ambitions dans ce domaine sont réduites à la lutte contre l'extrême pauvreté, objet de plans conduits notamment sous l'égide de la Banque mondiale dans le sillage des désastres économiques et sociaux causés par les plans d'ajustement structurels imposés par le FMI ou la Troïka. L'agenda 2020 de l'Union européenne se présente sous forme « d'indicateurs objectifs », i.e. de cibles quantifiées, dont aucun ne concerne la réduction des inégalités. Sur un plan plus proprement juridique, le Traité sur la gouvernance monétaire européenne fixe aux États membres des objectifs exclusivement budgétaires, et les tolérances quant aux écarts sont subordonnés par la Commission à des réformes « courageuses » qui consistent pour l'essentiel à réduire les protections accordées au travail salarié, à privatiser les services publics et à libéraliser le secteur des services. Toute référence au « modèle social européen » a disparu de ces priorités. Les désastres sociaux dans lesquels se trouvent plongés les pays du sud de l'Europe et les tensions nationalistes partout renaissantes devraient pourtant conduire à s'interroger sur la conception de cette monnaie européenne et sur ses règles de gouvernance, au regard de l'objectif social d'« égalisation dans le progrès » fixé par les traités. Selon le FMI, les plans de secours de la Grèce ont servi pour l'essentiel à déplacer l'exposition au risque du privé vers le public. -- Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site internet du Collège de France : www.college-de-france.fr
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05 - La justice sociale internationale (I)
Alain Supiot État social et mondialisation : analyse juridique des solidarités Collège de France Année 2014-2015 Cours n°5 du 19 mars 2015 La justice sociale internationale (I) Le cours de l'année 2014-2015 a été le premier d'un cycle consacré à la justice sociale internationale. Il s'agit un domaine immense qu'il ne pouvait être question d'étudier de façon exhaustive, mais qu'il est utile de revisiter car il se présente aujourd'hui sous un jour paradoxal. D'un côté, en effet, la question de la justice sociale retrouve une brûlante actualité à l'échelle internationale, avec l'affaissement de la capacité des États à assurer le bien-être de leur population et l'explosion des inégalités de revenus. Ainsi l'INSEE, dans son dernier portrait social de la France (septembre 2014), observe qu'en 11 ans le nombre de sans-logis a augmenté de 44 %. Au Royaume-Uni, le dernier rapport gouvernemental sur l'alimentation révèle que les 10 % les plus pauvres de la population, soit 6,4 millions de personnes, souffrent de sous-alimentation. À l'échelle européenne, les taux de pauvreté atteignent des proportions considérables, notamment dans les pays du Sud, touchés par les mesures d'austérité économique. Quant au creusement considérable des inégalités, il s'observe dans tous les pays du monde. Inégalités de revenus, mais aussi inégalités dans la distribution des patrimoines, telles que mises en évidence dans l'excellent ouvrage de Thomas Piketty, Le Capital au XXIe siècle. Le succès planétaire de ce livre austère est en lui-même révélateur de la conscience inquiète des dangers que cette remontée des inégalités fait planer sur la paix et la prospérité. Or, dans le même temps, la question de la justice sociale a disparu des priorités politiques, tant à l'échelon des gouvernements que de l'Union européenne ou des institutions internationales. Aucun des huit objectifs fixés par la Déclaration du millénaire pour le développement adoptée en 2000 par l'Assemblée générale des Nations unies ne vise la justice sociale. Les ambitions dans ce domaine sont réduites à la lutte contre l'extrême pauvreté, objet de plans conduits notamment sous l'égide de la Banque mondiale dans le sillage des désastres économiques et sociaux causés par les plans d'ajustement structurels imposés par le FMI ou la Troïka. L'agenda 2020 de l'Union européenne se présente sous forme « d'indicateurs objectifs », i.e. de cibles quantifiées, dont aucun ne concerne la réduction des inégalités. Sur un plan plus proprement juridique, le Traité sur la gouvernance monétaire européenne fixe aux États membres des objectifs exclusivement budgétaires, et les tolérances quant aux écarts sont subordonnés par la Commission à des réformes « courageuses » qui consistent pour l'essentiel à réduire les protections accordées au travail salarié, à privatiser les services publics et à libéraliser le secteur des services. Toute référence au « modèle social européen » a disparu de ces priorités. Les désastres sociaux dans lesquels se trouvent plongés les pays du sud de l'Europe et les tensions nationalistes partout renaissantes devraient pourtant conduire à s'interroger sur la conception de cette monnaie européenne et sur ses règles de gouvernance, au regard de l'objectif social d'« égalisation dans le progrès » fixé par les traités. Selon le FMI, les plans de secours de la Grèce ont servi pour l'essentiel à déplacer l'exposition au risque du privé vers le public. -- Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site internet du Collège de France : www.college-de-france.fr
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04 - La justice sociale internationale (I)
Alain SupiotÉtat social et mondialisation : analyse juridique des solidaritésCollège de FranceAnnée 2014-2015Cours n°4 du 12 mars 2015La justice sociale internationale (I)Le cours de l'année 2014-2015 a été le premier d'un cycle consacré à la justice sociale internationale. Il s'agit un domaine immense qu'il ne pouvait être question d'étudier de façon exhaustive, mais qu'il est utile de revisiter car il se présente aujourd'hui sous un jour paradoxal.D'un côté, en effet, la question de la justice sociale retrouve une brûlante actualité à l'échelle internationale, avec l'affaissement de la capacité des États à assurer le bien-être de leur population et l'explosion des inégalités de revenus. Ainsi l'INSEE, dans son dernier portrait social de la France (septembre 2014), observe qu'en 11 ans le nombre de sans-logis a augmenté de 44 %. Au Royaume-Uni, le dernier rapport gouvernemental sur l'alimentation révèle que les 10 % les plus pauvres de la population, soit 6,4 millions de personnes, souffrent de sous-alimentation. À l'échelle européenne, les taux de pauvreté atteignent des proportions considérables, notamment dans les pays du Sud, touchés par les mesures d'austérité économique. Quant au creusement considérable des inégalités, il s'observe dans tous les pays du monde. Inégalités de revenus, mais aussi inégalités dans la distribution des patrimoines, telles que mises en évidence dans l'excellent ouvrage de Thomas Piketty, Le Capital au XXIe siècle. Le succès planétaire de ce livre austère est en lui-même révélateur de la conscience inquiète des dangers que cette remontée des inégalités fait planer sur la paix et la prospérité.Or, dans le même temps, la question de la justice sociale a disparu des priorités politiques, tant à l'échelon des gouvernements que de l'Union européenne ou des institutions internationales. Aucun des huit objectifs fixés par la Déclaration du millénaire pour le développement adoptée en 2000 par l'Assemblée générale des Nations unies ne vise la justice sociale. Les ambitions dans ce domaine sont réduites à la lutte contre l'extrême pauvreté, objet de plans conduits notamment sous l'égide de la Banque mondiale dans le sillage des désastres économiques et sociaux causés par les plans d'ajustement structurels imposés par le FMI ou la Troïka. L'agenda 2020 de l'Union européenne se présente sous forme « d'indicateurs objectifs », i.e. de cibles quantifiées, dont aucun ne concerne la réduction des inégalités. Sur un plan plus proprement juridique, le Traité sur la gouvernance monétaire européenne fixe aux États membres des objectifs exclusivement budgétaires, et les tolérances quant aux écarts sont subordonnés par la Commission à des réformes « courageuses » qui consistent pour l'essentiel à réduire les protections accordées au travail salarié, à privatiser les services publics et à libéraliser le secteur des services. Toute référence au « modèle social européen » a disparu de ces priorités. Les désastres sociaux dans lesquels se trouvent plongés les pays du sud de l'Europe et les tensions nationalistes partout renaissantes devraient pourtant conduire à s'interroger sur la conception de cette monnaie européenne et sur ses règles de gouvernance, au regard de l'objectif social d'« égalisation dans le progrès » fixé par les traités. Selon le FMI, les plans de secours de la Grèce ont servi pour l'essentiel à déplacer l'exposition au risque du privé vers le public.
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03 - La justice sociale internationale (I)
Alain Supiot État social et mondialisation : analyse juridique des solidarités Collège de France Année 2014-2015 Cours n°3 du 5 mars 2015 La justice sociale internationale (I) Le cours de l'année 2014-2015 a été le premier d'un cycle consacré à la justice sociale internationale. Il s'agit un domaine immense qu'il ne pouvait être question d'étudier de façon exhaustive, mais qu'il est utile de revisiter car il se présente aujourd'hui sous un jour paradoxal. D'un côté, en effet, la question de la justice sociale retrouve une brûlante actualité à l'échelle internationale, avec l'affaissement de la capacité des États à assurer le bien-être de leur population et l'explosion des inégalités de revenus. Ainsi l'INSEE, dans son dernier portrait social de la France (septembre 2014), observe qu'en 11 ans le nombre de sans-logis a augmenté de 44 %. Au Royaume-Uni, le dernier rapport gouvernemental sur l'alimentation révèle que les 10 % les plus pauvres de la population, soit 6,4 millions de personnes, souffrent de sous-alimentation. À l'échelle européenne, les taux de pauvreté atteignent des proportions considérables, notamment dans les pays du Sud, touchés par les mesures d'austérité économique. Quant au creusement considérable des inégalités, il s'observe dans tous les pays du monde. Inégalités de revenus, mais aussi inégalités dans la distribution des patrimoines, telles que mises en évidence dans l'excellent ouvrage de Thomas Piketty, Le Capital au XXIe siècle. Le succès planétaire de ce livre austère est en lui-même révélateur de la conscience inquiète des dangers que cette remontée des inégalités fait planer sur la paix et la prospérité. Or, dans le même temps, la question de la justice sociale a disparu des priorités politiques, tant à l'échelon des gouvernements que de l'Union européenne ou des institutions internationales. Aucun des huit objectifs fixés par la Déclaration du millénaire pour le développement adoptée en 2000 par l'Assemblée générale des Nations unies ne vise la justice sociale. Les ambitions dans ce domaine sont réduites à la lutte contre l'extrême pauvreté, objet de plans conduits notamment sous l'égide de la Banque mondiale dans le sillage des désastres économiques et sociaux causés par les plans d'ajustement structurels imposés par le FMI ou la Troïka. L'agenda 2020 de l'Union européenne se présente sous forme « d'indicateurs objectifs », i.e. de cibles quantifiées, dont aucun ne concerne la réduction des inégalités. Sur un plan plus proprement juridique, le Traité sur la gouvernance monétaire européenne fixe aux États membres des objectifs exclusivement budgétaires, et les tolérances quant aux écarts sont subordonnés par la Commission à des réformes « courageuses » qui consistent pour l'essentiel à réduire les protections accordées au travail salarié, à privatiser les services publics et à libéraliser le secteur des services. Toute référence au « modèle social européen » a disparu de ces priorités. Les désastres sociaux dans lesquels se trouvent plongés les pays du sud de l'Europe et les tensions nationalistes partout renaissantes devraient pourtant conduire à s'interroger sur la conception de cette monnaie européenne et sur ses règles de gouvernance, au regard de l'objectif social d'« égalisation dans le progrès » fixé par les traités. Selon le FMI, les plans de secours de la Grèce ont servi pour l'essentiel à déplacer l'exposition au risque du privé vers le public. -- Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site internet du Collège de France : www.college-de-france.fr
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02 - La justice sociale internationale (I)
Alain Supiot État social et mondialisation : analyse juridique des solidarités Collège de France Année 2014-2015 Cours n°2 du 26 février 2015 La justice sociale internationale (I) Le cours de l'année 2014-2015 a été le premier d'un cycle consacré à la justice sociale internationale. Il s'agit un domaine immense qu'il ne pouvait être question d'étudier de façon exhaustive, mais qu'il est utile de revisiter car il se présente aujourd'hui sous un jour paradoxal. D'un côté, en effet, la question de la justice sociale retrouve une brûlante actualité à l'échelle internationale, avec l'affaissement de la capacité des États à assurer le bien-être de leur population et l'explosion des inégalités de revenus. Ainsi l'INSEE, dans son dernier portrait social de la France (septembre 2014), observe qu'en 11 ans le nombre de sans-logis a augmenté de 44 %. Au Royaume-Uni, le dernier rapport gouvernemental sur l'alimentation révèle que les 10 % les plus pauvres de la population, soit 6,4 millions de personnes, souffrent de sous-alimentation. À l'échelle européenne, les taux de pauvreté atteignent des proportions considérables, notamment dans les pays du Sud, touchés par les mesures d'austérité économique. Quant au creusement considérable des inégalités, il s'observe dans tous les pays du monde. Inégalités de revenus, mais aussi inégalités dans la distribution des patrimoines, telles que mises en évidence dans l'excellent ouvrage de Thomas Piketty, Le Capital au XXIe siècle. Le succès planétaire de ce livre austère est en lui-même révélateur de la conscience inquiète des dangers que cette remontée des inégalités fait planer sur la paix et la prospérité. Or, dans le même temps, la question de la justice sociale a disparu des priorités politiques, tant à l'échelon des gouvernements que de l'Union européenne ou des institutions internationales. Aucun des huit objectifs fixés par la Déclaration du millénaire pour le développement adoptée en 2000 par l'Assemblée générale des Nations unies ne vise la justice sociale. Les ambitions dans ce domaine sont réduites à la lutte contre l'extrême pauvreté, objet de plans conduits notamment sous l'égide de la Banque mondiale dans le sillage des désastres économiques et sociaux causés par les plans d'ajustement structurels imposés par le FMI ou la Troïka. L'agenda 2020 de l'Union européenne se présente sous forme « d'indicateurs objectifs », i.e. de cibles quantifiées, dont aucun ne concerne la réduction des inégalités. Sur un plan plus proprement juridique, le Traité sur la gouvernance monétaire européenne fixe aux États membres des objectifs exclusivement budgétaires, et les tolérances quant aux écarts sont subordonnés par la Commission à des réformes « courageuses » qui consistent pour l'essentiel à réduire les protections accordées au travail salarié, à privatiser les services publics et à libéraliser le secteur des services. Toute référence au « modèle social européen » a disparu de ces priorités. Les désastres sociaux dans lesquels se trouvent plongés les pays du sud de l'Europe et les tensions nationalistes partout renaissantes devraient pourtant conduire à s'interroger sur la conception de cette monnaie européenne et sur ses règles de gouvernance, au regard de l'objectif social d'« égalisation dans le progrès » fixé par les traités. Selon le FMI, les plans de secours de la Grèce ont servi pour l'essentiel à déplacer l'exposition au risque du privé vers le public. --Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site internet du Collège de France : www.college-de-france.fr
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01 - La justice sociale internationale (I)
Alain Supiot État social et mondialisation : analyse juridique des solidarités Collège de France Année 2014-2015 Cours n° du 19 février 2015 La justice sociale internationale (I) Le cours de l'année 2014-2015 a été le premier d'un cycle consacré à la justice sociale internationale. Il s'agit un domaine immense qu'il ne pouvait être question d'étudier de façon exhaustive, mais qu'il est utile de revisiter car il se présente aujourd'hui sous un jour paradoxal. D'un côté, en effet, la question de la justice sociale retrouve une brûlante actualité à l'échelle internationale, avec l'affaissement de la capacité des États à assurer le bien-être de leur population et l'explosion des inégalités de revenus. Ainsi l'INSEE, dans son dernier portrait social de la France (septembre 2014), observe qu'en 11 ans le nombre de sans-logis a augmenté de 44 %. Au Royaume-Uni, le dernier rapport gouvernemental sur l'alimentation révèle que les 10 % les plus pauvres de la population, soit 6,4 millions de personnes, souffrent de sous-alimentation. À l'échelle européenne, les taux de pauvreté atteignent des proportions considérables, notamment dans les pays du Sud, touchés par les mesures d'austérité économique. Quant au creusement considérable des inégalités, il s'observe dans tous les pays du monde. Inégalités de revenus, mais aussi inégalités dans la distribution des patrimoines, telles que mises en évidence dans l'excellent ouvrage de Thomas Piketty, Le Capital au XXIe siècle. Le succès planétaire de ce livre austère est en lui-même révélateur de la conscience inquiète des dangers que cette remontée des inégalités fait planer sur la paix et la prospérité. Or, dans le même temps, la question de la justice sociale a disparu des priorités politiques, tant à l'échelon des gouvernements que de l'Union européenne ou des institutions internationales. Aucun des huit objectifs fixés par la Déclaration du millénaire pour le développement adoptée en 2000 par l'Assemblée générale des Nations unies ne vise la justice sociale. Les ambitions dans ce domaine sont réduites à la lutte contre l'extrême pauvreté, objet de plans conduits notamment sous l'égide de la Banque mondiale dans le sillage des désastres économiques et sociaux causés par les plans d'ajustement structurels imposés par le FMI ou la Troïka. L'agenda 2020 de l'Union européenne se présente sous forme « d'indicateurs objectifs », i.e. de cibles quantifiées, dont aucun ne concerne la réduction des inégalités. Sur un plan plus proprement juridique, le Traité sur la gouvernance monétaire européenne fixe aux États membres des objectifs exclusivement budgétaires, et les tolérances quant aux écarts sont subordonnés par la Commission à des réformes « courageuses » qui consistent pour l'essentiel à réduire les protections accordées au travail salarié, à privatiser les services publics et à libéraliser le secteur des services. Toute référence au « modèle social européen » a disparu de ces priorités. Les désastres sociaux dans lesquels se trouvent plongés les pays du sud de l'Europe et les tensions nationalistes partout renaissantes devraient pourtant conduire à s'interroger sur la conception de cette monnaie européenne et sur ses règles de gouvernance, au regard de l'objectif social d'« égalisation dans le progrès » fixé par les traités. Selon le FMI, les plans de secours de la Grèce ont servi pour l'essentiel à déplacer l'exposition au risque du privé vers le public. --Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site internet du Collège de France : www.college-de-france.fr
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09 - Les figures de l'allégeance
Alain Supiot État social et mondialisation : analyse juridique des solidarités Collège de France Année 2013-2014 Les figures de l'allégeanceCours n° 9 du 25 juin 2014 - Conclusion Ce cours a exceptionnelement été enregistré au studio 108 de la Maison de la Radio pour France Culture. Le cours de cette année a prolongé celui de l'année précédente sur la gouvernance par les nombres. Cette gouvernance partage avec le gouvernement par les lois l'idéal d'une société dont les règles procèdent d'une source impersonnelle et non pas de la volonté des puissants. C'est cet idéal que Platon dépeignait en évoquant une cité dans laquelle « c'est la loi qui régnait souverainement sur les hommes, au lieu que les hommes fussent les tyrans de la loi ». Mais comme le dit aussi clairement cette formule, dans ce mode de gouvernement, la loi « règne souverainement ». Autrement dit, elle représente une instance hétéronome, et cette hétéronomie est la condition première de l'autonomie dont jouissent les hommes qui vivent sous son règne. Au contraire, la gouvernance par les nombres traite la société comme une machine, régie par des règles impersonnelles immanentes à son fonctionnement. Autrement dit, comme une société purgée de toute hétéronomie, animée par un programme inhérent à son être. Sa principale caractéristique consiste donc à liquider l'hétéronomie du droit, en en faisant un simple instrument de mise en œuvre d'une rationalité par le calcul. Une telle volonté d'effacement de l'hétéronomie remet nécessairement en cause la soumission des rapports de droit privé à un ordre public garant de l'intérêt général. Cette remise en cause est souvent décrite en termes de « privatisation » du pouvoir et des normes. Or réduire ces transformations à un processus de privatisation, ce serait admettre, sans même l'avoir discutée, l'hypothèse selon laquelle un ordre juridique pourrait se réduire à un pur système de droit privé, peuplé de particules contractantes et régi par le calcul. L'analyse juridique permet de mettre en lumière une situation plus complexe, d'hybridation du public et du privé, qui se donne à voir dans la généralisation de liens d'allégeance entre les personnes. -- Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site internet du Collège de France : www.college-de-france.fr
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08 - Les figures de l'allégeance
Alain Supiot État social et mondialisation : analyse juridique des solidarités Collège de France Année 2013-2014 Les figures de l'allégeanceCours n° 8 du 18 juin 2014 - L'essor des droits attachés à la personne Ce cours a exceptionnelement été enregistré au studio 108 de la Maison de la Radio pour France Culture. Le cours de cette année a prolongé celui de l'année précédente sur la gouvernance par les nombres. Cette gouvernance partage avec le gouvernement par les lois l'idéal d'une société dont les règles procèdent d'une source impersonnelle et non pas de la volonté des puissants. C'est cet idéal que Platon dépeignait en évoquant une cité dans laquelle « c'est la loi qui régnait souverainement sur les hommes, au lieu que les hommes fussent les tyrans de la loi ». Mais comme le dit aussi clairement cette formule, dans ce mode de gouvernement, la loi « règne souverainement ». Autrement dit, elle représente une instance hétéronome, et cette hétéronomie est la condition première de l'autonomie dont jouissent les hommes qui vivent sous son règne. Au contraire, la gouvernance par les nombres traite la société comme une machine, régie par des règles impersonnelles immanentes à son fonctionnement. Autrement dit, comme une société purgée de toute hétéronomie, animée par un programme inhérent à son être. Sa principale caractéristique consiste donc à liquider l'hétéronomie du droit, en en faisant un simple instrument de mise en œuvre d'une rationalité par le calcul. Une telle volonté d'effacement de l'hétéronomie remet nécessairement en cause la soumission des rapports de droit privé à un ordre public garant de l'intérêt général. Cette remise en cause est souvent décrite en termes de « privatisation » du pouvoir et des normes. Or réduire ces transformations à un processus de privatisation, ce serait admettre, sans même l'avoir discutée, l'hypothèse selon laquelle un ordre juridique pourrait se réduire à un pur système de droit privé, peuplé de particules contractantes et régi par le calcul. L'analyse juridique permet de mettre en lumière une situation plus complexe, d'hybridation du public et du privé, qui se donne à voir dans la généralisation de liens d'allégeance entre les personnes. -- Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site internet du Collège de France : www.college-de-france.fr
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07 - Les figures de l'allégeance
Alain Supiot État social et mondialisation : analyse juridique des solidarités Collège de France Année 2013-2014 Les figures de l'allégeanceCours n° 7 du 4 juin 2014 - Quel régime de travail réellement humain ? (suite) Le cours de cette année a prolongé celui de l'année précédente sur la gouvernance par les nombres. Cette gouvernance partage avec le gouvernement par les lois l'idéal d'une société dont les règles procèdent d'une source impersonnelle et non pas de la volonté des puissants. C'est cet idéal que Platon dépeignait en évoquant une cité dans laquelle « c'est la loi qui régnait souverainement sur les hommes, au lieu que les hommes fussent les tyrans de la loi ». Mais comme le dit aussi clairement cette formule, dans ce mode de gouvernement, la loi « règne souverainement ». Autrement dit, elle représente une instance hétéronome, et cette hétéronomie est la condition première de l'autonomie dont jouissent les hommes qui vivent sous son règne. Au contraire, la gouvernance par les nombres traite la société comme une machine, régie par des règles impersonnelles immanentes à son fonctionnement. Autrement dit, comme une société purgée de toute hétéronomie, animée par un programme inhérent à son être. Sa principale caractéristique consiste donc à liquider l'hétéronomie du droit, en en faisant un simple instrument de mise en œuvre d'une rationalité par le calcul. Une telle volonté d'effacement de l'hétéronomie remet nécessairement en cause la soumission des rapports de droit privé à un ordre public garant de l'intérêt général. Cette remise en cause est souvent décrite en termes de « privatisation » du pouvoir et des normes. Or réduire ces transformations à un processus de privatisation, ce serait admettre, sans même l'avoir discutée, l'hypothèse selon laquelle un ordre juridique pourrait se réduire à un pur système de droit privé, peuplé de particules contractantes et régi par le calcul. L'analyse juridique permet de mettre en lumière une situation plus complexe, d'hybridation du public et du privé, qui se donne à voir dans la généralisation de liens d'allégeance entre les personnes. -- Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site internet du Collège de France : www.college-de-france.fr
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06 - Les figures de l'allégeance
Alain Supiot État social et mondialisation : analyse juridique des solidarités Collège de France Année 2013-2014 Les figures de l'allégeanceCours n° 6 du 28 mai 2014 - Quel régime de travail réellement humain ? Le cours de cette année a prolongé celui de l'année précédente sur la gouvernance par les nombres. Cette gouvernance partage avec le gouvernement par les lois l'idéal d'une société dont les règles procèdent d'une source impersonnelle et non pas de la volonté des puissants. C'est cet idéal que Platon dépeignait en évoquant une cité dans laquelle « c'est la loi qui régnait souverainement sur les hommes, au lieu que les hommes fussent les tyrans de la loi ». Mais comme le dit aussi clairement cette formule, dans ce mode de gouvernement, la loi « règne souverainement ». Autrement dit, elle représente une instance hétéronome, et cette hétéronomie est la condition première de l'autonomie dont jouissent les hommes qui vivent sous son règne. Au contraire, la gouvernance par les nombres traite la société comme une machine, régie par des règles impersonnelles immanentes à son fonctionnement. Autrement dit, comme une société purgée de toute hétéronomie, animée par un programme inhérent à son être. Sa principale caractéristique consiste donc à liquider l'hétéronomie du droit, en en faisant un simple instrument de mise en œuvre d'une rationalité par le calcul. Une telle volonté d'effacement de l'hétéronomie remet nécessairement en cause la soumission des rapports de droit privé à un ordre public garant de l'intérêt général. Cette remise en cause est souvent décrite en termes de « privatisation » du pouvoir et des normes. Or réduire ces transformations à un processus de privatisation, ce serait admettre, sans même l'avoir discutée, l'hypothèse selon laquelle un ordre juridique pourrait se réduire à un pur système de droit privé, peuplé de particules contractantes et régi par le calcul. L'analyse juridique permet de mettre en lumière une situation plus complexe, d'hybridation du public et du privé, qui se donne à voir dans la généralisation de liens d'allégeance entre les personnes. -- Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site internet du Collège de France : www.college-de-france.fr
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05 - Les figures de l'allégeance
Alain Supiot État social et mondialisation : analyse juridique des solidarités Collège de France Année 2013-2014 Les figures de l'allégeanceCours n° 5 du 21 mai 2014 - Les transformations des relations de travail de 1914 à la crise du compromis fordiste Le cours de cette année a prolongé celui de l'année précédente sur la gouvernance par les nombres. Cette gouvernance partage avec le gouvernement par les lois l'idéal d'une société dont les règles procèdent d'une source impersonnelle et non pas de la volonté des puissants. C'est cet idéal que Platon dépeignait en évoquant une cité dans laquelle « c'est la loi qui régnait souverainement sur les hommes, au lieu que les hommes fussent les tyrans de la loi ». Mais comme le dit aussi clairement cette formule, dans ce mode de gouvernement, la loi « règne souverainement ». Autrement dit, elle représente une instance hétéronome, et cette hétéronomie est la condition première de l'autonomie dont jouissent les hommes qui vivent sous son règne. Au contraire, la gouvernance par les nombres traite la société comme une machine, régie par des règles impersonnelles immanentes à son fonctionnement. Autrement dit, comme une société purgée de toute hétéronomie, animée par un programme inhérent à son être. Sa principale caractéristique consiste donc à liquider l'hétéronomie du droit, en en faisant un simple instrument de mise en œuvre d'une rationalité par le calcul. Une telle volonté d'effacement de l'hétéronomie remet nécessairement en cause la soumission des rapports de droit privé à un ordre public garant de l'intérêt général. Cette remise en cause est souvent décrite en termes de « privatisation » du pouvoir et des normes. Or réduire ces transformations à un processus de privatisation, ce serait admettre, sans même l'avoir discutée, l'hypothèse selon laquelle un ordre juridique pourrait se réduire à un pur système de droit privé, peuplé de particules contractantes et régi par le calcul. L'analyse juridique permet de mettre en lumière une situation plus complexe, d'hybridation du public et du privé, qui se donne à voir dans la généralisation de liens d'allégeance entre les personnes. -- Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site internet du Collège de France : www.college-de-france.fr
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04 - Les figures de l'allégeance
Alain Supiot État social et mondialisation : analyse juridique des solidarités Collège de France Année 2013-2014 Les figures de l'allégeanceCours n° 4 du 14 mai 2014 - La résurgence du gouvernement par les hommes Le cours de cette année a prolongé celui de l'année précédente sur la gouvernance par les nombres. Cette gouvernance partage avec le gouvernement par les lois l'idéal d'une société dont les règles procèdent d'une source impersonnelle et non pas de la volonté des puissants. C'est cet idéal que Platon dépeignait en évoquant une cité dans laquelle « c'est la loi qui régnait souverainement sur les hommes, au lieu que les hommes fussent les tyrans de la loi ». Mais comme le dit aussi clairement cette formule, dans ce mode de gouvernement, la loi « règne souverainement ». Autrement dit, elle représente une instance hétéronome, et cette hétéronomie est la condition première de l'autonomie dont jouissent les hommes qui vivent sous son règne. Au contraire, la gouvernance par les nombres traite la société comme une machine, régie par des règles impersonnelles immanentes à son fonctionnement. Autrement dit, comme une société purgée de toute hétéronomie, animée par un programme inhérent à son être. Sa principale caractéristique consiste donc à liquider l'hétéronomie du droit, en en faisant un simple instrument de mise en œuvre d'une rationalité par le calcul. Une telle volonté d'effacement de l'hétéronomie remet nécessairement en cause la soumission des rapports de droit privé à un ordre public garant de l'intérêt général. Cette remise en cause est souvent décrite en termes de « privatisation » du pouvoir et des normes. Or réduire ces transformations à un processus de privatisation, ce serait admettre, sans même l'avoir discutée, l'hypothèse selon laquelle un ordre juridique pourrait se réduire à un pur système de droit privé, peuplé de particules contractantes et régi par le calcul. L'analyse juridique permet de mettre en lumière une situation plus complexe, d'hybridation du public et du privé, qui se donne à voir dans la généralisation de liens d'allégeance entre les personnes. -- Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site internet du Collège de France : www.college-de-france.fr
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03 - Les figures de l'allégeance
Alain Supiot État social et mondialisation : analyse juridique des solidarités Collège de France Année 2013-2014 Les figures de l'allégeanceCours n° 3 du 7 mai 2014 - Sans foi ni loi, une société insoutenable Le cours de cette année a prolongé celui de l'année précédente sur la gouvernance par les nombres. Cette gouvernance partage avec le gouvernement par les lois l'idéal d'une société dont les règles procèdent d'une source impersonnelle et non pas de la volonté des puissants. C'est cet idéal que Platon dépeignait en évoquant une cité dans laquelle « c'est la loi qui régnait souverainement sur les hommes, au lieu que les hommes fussent les tyrans de la loi ». Mais comme le dit aussi clairement cette formule, dans ce mode de gouvernement, la loi « règne souverainement ». Autrement dit, elle représente une instance hétéronome, et cette hétéronomie est la condition première de l'autonomie dont jouissent les hommes qui vivent sous son règne. Au contraire, la gouvernance par les nombres traite la société comme une machine, régie par des règles impersonnelles immanentes à son fonctionnement. Autrement dit, comme une société purgée de toute hétéronomie, animée par un programme inhérent à son être. Sa principale caractéristique consiste donc à liquider l'hétéronomie du droit, en en faisant un simple instrument de mise en œuvre d'une rationalité par le calcul. Une telle volonté d'effacement de l'hétéronomie remet nécessairement en cause la soumission des rapports de droit privé à un ordre public garant de l'intérêt général. Cette remise en cause est souvent décrite en termes de « privatisation » du pouvoir et des normes. Or réduire ces transformations à un processus de privatisation, ce serait admettre, sans même l'avoir discutée, l'hypothèse selon laquelle un ordre juridique pourrait se réduire à un pur système de droit privé, peuplé de particules contractantes et régi par le calcul. L'analyse juridique permet de mettre en lumière une situation plus complexe, d'hybridation du public et du privé, qui se donne à voir dans la généralisation de liens d'allégeance entre les personnes. -- Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site internet du Collège de France : www.college-de-france.fr
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02 - Les figures de l'allégeance
Alain Supiot État social et mondialisation : analyse juridique des solidarités Collège de France Année 2013-2014 Les figures de l'allégeanceCours n° 2 du 10 avril 2014 - Le recul de l'hétéronomie (suite) Le cours de cette année a prolongé celui de l'année précédente sur la gouvernance par les nombres. Cette gouvernance partage avec le gouvernement par les lois l'idéal d'une société dont les règles procèdent d'une source impersonnelle et non pas de la volonté des puissants. C'est cet idéal que Platon dépeignait en évoquant une cité dans laquelle « c'est la loi qui régnait souverainement sur les hommes, au lieu que les hommes fussent les tyrans de la loi ». Mais comme le dit aussi clairement cette formule, dans ce mode de gouvernement, la loi « règne souverainement ». Autrement dit, elle représente une instance hétéronome, et cette hétéronomie est la condition première de l'autonomie dont jouissent les hommes qui vivent sous son règne. Au contraire, la gouvernance par les nombres traite la société comme une machine, régie par des règles impersonnelles immanentes à son fonctionnement. Autrement dit, comme une société purgée de toute hétéronomie, animée par un programme inhérent à son être. Sa principale caractéristique consiste donc à liquider l'hétéronomie du droit, en en faisant un simple instrument de mise en œuvre d'une rationalité par le calcul. Une telle volonté d'effacement de l'hétéronomie remet nécessairement en cause la soumission des rapports de droit privé à un ordre public garant de l'intérêt général. Cette remise en cause est souvent décrite en termes de « privatisation » du pouvoir et des normes. Or réduire ces transformations à un processus de privatisation, ce serait admettre, sans même l'avoir discutée, l'hypothèse selon laquelle un ordre juridique pourrait se réduire à un pur système de droit privé, peuplé de particules contractantes et régi par le calcul. L'analyse juridique permet de mettre en lumière une situation plus complexe, d'hybridation du public et du privé, qui se donne à voir dans la généralisation de liens d'allégeance entre les personnes. -- Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site internet du Collège de France : www.college-de-france.fr
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01 - Les figures de l'allégeance
Alain Supiot État social et mondialisation : analyse juridique des solidarités Collège de France Année 2013-2014 Les figures de l'allégeance Cours n° 1 du 10 avril 2014 - Le recul de l'hétéronomie Le cours de cette année a prolongé celui de l'année précédente sur la gouvernance par les nombres. Cette gouvernance partage avec le gouvernement par les lois l'idéal d'une société dont les règles procèdent d'une source impersonnelle et non pas de la volonté des puissants. C'est cet idéal que Platon dépeignait en évoquant une cité dans laquelle « c'est la loi qui régnait souverainement sur les hommes, au lieu que les hommes fussent les tyrans de la loi ». Mais comme le dit aussi clairement cette formule, dans ce mode de gouvernement, la loi « règne souverainement ». Autrement dit, elle représente une instance hétéronome, et cette hétéronomie est la condition première de l'autonomie dont jouissent les hommes qui vivent sous son règne. Au contraire, la gouvernance par les nombres traite la société comme une machine, régie par des règles impersonnelles immanentes à son fonctionnement. Autrement dit, comme une société purgée de toute hétéronomie, animée par un programme inhérent à son être. Sa principale caractéristique consiste donc à liquider l'hétéronomie du droit, en en faisant un simple instrument de mise en œuvre d'une rationalité par le calcul. Une telle volonté d'effacement de l'hétéronomie remet nécessairement en cause la soumission des rapports de droit privé à un ordre public garant de l'intérêt général. Cette remise en cause est souvent décrite en termes de « privatisation » du pouvoir et des normes. Or réduire ces transformations à un processus de privatisation, ce serait admettre, sans même l'avoir discutée, l'hypothèse selon laquelle un ordre juridique pourrait se réduire à un pur système de droit privé, peuplé de particules contractantes et régi par le calcul. L'analyse juridique permet de mettre en lumière une situation plus complexe, d'hybridation du public et du privé, qui se donne à voir dans la généralisation de liens d'allégeance entre les personnes. -- Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site internet du Collège de France : www.college-de-france.fr
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12 - Du gouvernement par les lois à la gouvernance par les nombres
Alain Supiot État social et mondialisation : analyse juridique des solidarités Collège de France Année 2012-2013 Du gouvernement par les lois à la gouvernance par les nombres Cours n° 12 du 25 avril 2013 Derrière le glissement sémantique du « gouvernement » à la « gouvernance », c'est une nouvelle façon de diriger les hommes que donne à voir l'analyse juridique. La raison du pouvoir n'est plus recherchée dans une instance souveraine transcendant la société, mais dans des normes témoignant de son bon fonctionnement. Il y a là une tentative de synthèse des deux figures de la Norme qui s'opposent en Occident depuis l'essor de la science moderne. D'un côté la norme juridique, qui tire sa force d'une foi partagée dans un devoir-être ; et de l'autre la norme technique, qui tire sa force de la connaissance scientifique des choses. Prospèrent sur ces bases de nouvelles manières de faire marcher les hommes avec des Textes, de nouvelles techniques juridiques qui visent la réalisation efficace d'objectifs mesurables plutôt que l'obéissance à des lois justes. Cette première année de cours permettra de brosser un panorama de ces transformations dans diverses branches du droit. -- Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site internet du Collège de France : www.college-de-france.fr
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ABOUT THIS SHOW
Présentation de la chaireL'intitulé de la chaire État social et mondialisation : analyse juridique des solidarités – est un peu long, car il désigne à la fois un objet et une méthode. Son objet ne se laissant pas enfermer dans les frontières sûres et reconnues d'une « branche » du droit, il faut pour le comprendre, envisager ce dernier comme un outil d'analyse des sociétés et non pas seulement comme un système établi de règles. Cette analyse doit adopter une focale assez large pour situer l'État social dans l'histoire et la géographie des solidarités humaines et considérer à la fois son puissant impact sur les liens sociaux et sa déstabilisation par le processus de globalisation.Ce terme de « globalisation » entretient toutefois la confusion entre deux types de phénomènes différents. D'une part des phénomènes structurels, telles l'abolition des distances physiques dans la circulation des signes entre les hommes, ou leur commune exposition aux risques san
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Collège de France
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