Histoire intellectuelle de la Chine - Anne Cheng

PODCAST · history

Histoire intellectuelle de la Chine - Anne Cheng

La chaire Histoire intellectuelle de la Chine a été créée en 2008 sur la proposition de Pierre-Étienne Will, titulaire de la chaire Histoire de la Chine moderne de 1991 à 2014, et en écho à la chaire Histoire sociale et intellectuelle de la Chine occupée par Jacques Gernet de 1975 à 1992. Sa mission principale est d'animer la discipline qu'il est convenu d'appeler « sinologie » et que l'on peut considérer comme une invention française, la toute première chaire consacrée aux études chinoises en Europe ayant été créée au Collège de France dès 1814.Jusqu'au milieu du siècle dernier, cette discipline s'est constituée sur le modèle des études classicistes antiquisantes (gréco-latines en particulier), avec la mise en œuvre d'une approche avant tout philologique. Depuis l'après Seconde Guerre mondiale et les années 1960-70, le champ des connaissances et des compétences concernant le monde chinois s'est élargi aux sciences humaines et sociales, et il n'est désormais plus possible de

  1. 192

    08 - Citoyens chinois entre autocratie et liberté : Citoyens chinois entre autocratie et liberté

    Anne ChengHistoire intellectuelle de la ChineCollège de FranceAnnée 2025-202608 - Citoyens chinois entre autocratie et liberté : Citoyens chinois entre autocratie et liberté

  2. 191

    07 - Citoyens chinois entre autocratie et liberté : Citoyens chinois entre autocratie et liberté

    Anne ChengHistoire intellectuelle de la ChineCollège de FranceAnnée 2025-202607 - Citoyens chinois entre autocratie et liberté : Citoyens chinois entre autocratie et liberté

  3. 190

    06 - Citoyens chinois entre autocratie et liberté : Citoyens chinois entre autocratie et liberté

    Anne ChengHistoire intellectuelle de la ChineCollège de FranceAnnée 2025-202606 - Citoyens chinois entre autocratie et liberté : Citoyens chinois entre autocratie et liberté

  4. 189

    05 - Citoyens chinois entre autocratie et liberté : Citoyens chinois entre autocratie et liberté

    Anne ChengHistoire intellectuelle de la ChineCollège de FranceAnnée 2025-202605 - Citoyens chinois entre autocratie et liberté : Citoyens chinois entre autocratie et liberté

  5. 188

    04 - Citoyens chinois entre autocratie et liberté : Citoyens chinois entre autocratie et liberté

    Anne ChengHistoire intellectuelle de la ChineCollège de FranceAnnée 2025-202604 - Citoyens chinois entre autocratie et liberté : Citoyens chinois entre autocratie et liberté

  6. 187

    03 - Citoyens chinois entre autocratie et liberté : Citoyens chinois entre autocratie et liberté

    Anne ChengHistoire intellectuelle de la ChineCollège de FranceAnnée 2025-202603 - Citoyens chinois entre autocratie et liberté : Citoyens chinois entre autocratie et liberté

  7. 186

    02 - Citoyens chinois entre autocratie et liberté : Citoyens chinois entre autocratie et liberté

    Anne ChengHistoire intellectuelle de la ChineCollège de FranceAnnée 2025-202602 - Citoyens chinois entre autocratie et liberté : Citoyens chinois entre autocratie et liberté

  8. 185

    01 - « Les citoyens chinois d'aujourd'hui ne peuvent que subir l'autocratie, ils ne savent pas jouir de la liberté » (Liang Qichao, 1903)

    Anne ChengCollège de FranceHistoire intellectuelle de la ChineAnnée 2025-202601 - « Les citoyens chinois d'aujourd'hui ne peuvent que subir l'autocratie, ils ne savent pas jouir de la liberté » (Liang Qichao, 1903)

  9. 184

    Conférence - Egas Bender de Moniz Bandeira : Assimilation ou intégration ? La représentation de la Mongolie, du Tibet et du Xinjiang dans les parlements de l'Empire Qing et de la République de Chine

    Anne ChengCollège de FranceHistoire intellectuelle de la ChineAnnée 2024-2025Conférence - Egas Bender de Moniz Bandeira : Assimilation ou intégration ? La représentation de la Mongolie, du Tibet et du Xinjiang dans les parlements de l'Empire Qing et de la République de ChineEgas Bender de Moniz BandeiraAssistant professeur à l'université d'Erlangen-Nürnberg, chercheur associé de l'Institut Max Planck de l'Histoire et Théorie du DroitRésuméDans cette présentation, j'examinerai la représentation de la Mongolie, du Tibet et du Xinjiang dans les parlements de la Chine du début du XXe siècle, notamment au sein du Conseil consultatif politique (Zizhengyuan 資政院) de la fin des Qing et de l'Assemblée nationale du début de la République. J'identifie deux modes distincts, mais entremêlés, de représentation des régions frontalières : un modèle patrimonial, qui maintenait les privilèges aristocratiques en échange de la loyauté, et un modèle d'État-nation, qui envisageait un statut égal pour les régions frontalières aux côtés des provinces à majorité Han. En reconstruisant ces deux modes de représentation parlementaire, cette intervention replacera les débats constitutionnels chinois dans un contexte eurasien plus large, montrant comment les tendances mondiales en matière de gouvernance ont croisé les efforts de la Chine pour assimiler ses populations frontalières diverses dans un État-nation unitaire.Depuis la formation de l'Empire Daicing (Qing) aux XVIIe et XVIIIe siècles, ces régions étaient administrées selon des arrangements distincts des provinces. La Mongolie et le Tibet restaient sous la juridiction du ministère des Affaires des régions extérieures (Lifan yuan 理藩院). Le Xinjiang fut officiellement érigé en province en 1884, mais continua d'être traité sous de nombreux aspects comme un territoire frontalier. Lorsque le gouvernement Qing annonça sa « réforme de gouvernance » dans les années 1900, le statut des confins joua un rôle central dans les débats sur l'adoption d'une constitution impériale. J'expose comment le parlement fut conçu comme un instrument d'unification nationale plutôt que comme un moyen de représenter la diversité impériale. Par ailleurs, les intellectuels et fonctionnaires chinois, conscients de la concurrence des institutions parlementaires émergentes en Russie et dans l'Empire ottoman, craignaient que des mouvements constitutionnels et parlementaristes chez les Mongols, les Tibétains et les Musulmans ne conduisent à la séparation de ces régions si l'Empire Qing ne menait pas de réformes similaires. Ils espéraient donc que la représentation parlementaire puisse servir d'outil contre les tendances centrifuges aux frontières.Toutefois, ils refusèrent l'application directe du cadre constitutionnel aux territoires frontaliers, invoquant leur faible densité de population ainsi que leur prétendue arriération économique et culturelle. À la place, ils proposèrent de les représenter par des sièges nommés dans la nouvelle chambre haute du parlement. Le Xinjiang constituait un hybride entre une province qui devait, au moins formellement, se conformer aux mêmes standards que les autres provinces, et une région frontalière qui n'était pas considérée comme égale aux provinces intérieures. Parce que le Xinjiang était officiellement une province, il possédait, en théorie, une assemblée provinciale, bien que celle-ci n'ait pas organisé d'élections et qu'aucun délégué élu n'ait été envoyé au Conseil consultatif politique à Pékin. Parallèlement, il était également représenté dans le cadre du « constitutionnalisme frontalier » par deux nobles nommés siégeant dans l'embryon de chambre haute. Ces politiques différenciées cherchaient essentiellement à parlementariser le modèle patrimonial des Qing, qui accordait des privilèges à la noblesse frontalière en échange de sa fidélité. Cependant, ces compromis laissèrent toutes les parties insatisfaites.Les défis posés par la proclamation de la République de Chine, en particulier les déclarations d'indépendance de la Mongolie et du Tibet, conduisirent à une insistance accrue sur l'unité du nouvel État et à l'adoption rapide du modèle de l'État-nation. Dans la nouvelle « République des Cinq Ethnies » (wuzu gonghe 五族共和), le Tibet et les régions mongoles bénéficièrent d'une représentation à la fois dans la chambre haute et dans la chambre basse. Toutefois, en analysant les écrits des premiers juristes constitutionnels républicains et les débats au sein du Sénat républicain naissant, je montre que ce choix ne fit pas l'unanimité. De plus, diverses modifications et exceptions insérées dans la loi électorale firent en sorte que la participation électorale ne fût pas strictement territoriale, mais releva une fois de plus d'un système différencié de représentation frontalière.

  10. 183

    Conférence - Naoko Shimazu : Symbolic Diplomacy: Tojo and the 1943 Tokyo Conference

    Anne ChengCollège de FranceHistoire intellectuelle de la ChineAnnée 2024-2025Conférence - Naoko Shimazu : Symbolic Diplomacy: Tojo and the 1943 Tokyo ConferenceNaoko ShimazuProfessor and Deputy Director, Tokyo CollegeNaoko Shimazu est invitée par l'assemblée du Collège de France sur proposition de la Pr Anne Cheng.RésuméThe Greater East Asia Conference was held on 5 and 6 November 1943 in Tokyo, under the chairmanship of Prime Minister General Tōjō Hideki. Variously known as the Tokyo Conference, the Greater East Asia Congress, or the Assembly of East Asiatic Nations, the conference gathered the five 'independent' states of the Manchukuo, Reorganised National Government of China (the Nanjing Regime), the Philippines, Burma, and Thailand within the Greater East Asia Co-Prosperity Sphere, to show a united front against the Allied powers, and most importantly, to confirm the establishment of the Greater East Asia Co-Prosperity Sphere. It was the only large-scale diplomatic pageantry held in wartime Japan that attempted to make some diplomatic capital out of its short-lived Co-Prosperity Sphere. This lecture offers a novel perspective on this conference by privileging 'performance' as an analytical prism and consider the role of the emotive or the 'affect' in international diplomacy. This presentation which examines the Greater East Asia Conference of 1943 as a symbolic performance, represents two overarching intellectual enquiries I have: first to examine competing notions of 'Asia' at key historical junctures in twentieth-century Asia; second, to develop and apply an interdisciplinary methodological framework that can explain symbolic meanings in politics and diplomacy, in order to illustrate how 'Asia' came to be envisioned and enacted. In the end, we shall discover that Tojo was both the choreographer and the dancer/actor of the show that became emblematic of his notion of Greater East Asia. Indeed, the multiple role-playing of Tojo, and the importance he attached to it, becomes pivotal to our understanding of this particular story.

  11. 182

    Conférence - Naoko Shimazu : Japan at the 1919 Paris Peace Conference

    Anne ChengCollège de FranceHistoire intellectuelle de la ChineAnnée 2024-2025Conférence - Naoko Shimazu : Japan at the 1919 Paris Peace ConferenceWar and Peace: A Global History of Japan, 1904-1943Naoko ShimazuProfessor and Deputy Director, Tokyo CollegeNaoko Shimazu est invitée par l'assemblée du Collège de France sur proposition de la Pr Anne Cheng.RésuméIt is not well known that Japan fought as one of the Allied powers in the First World War, as Japan was a naval alliance partner of Britain from 1902. At the Paris Peace Conference of 1919, Japan attended it as the fifth largest great power in the world, after the United States, Britain, France and Italy, represented by high profile statesmen – Woodrow Wilson, David Lloyd-George, Georges Clemenceau and Vittorio Orlando. This lecture situates Japan in the world in 1919, and what the peace conference had meant for Japanese politics and foreign policy in the 1920s and beyond. What is most striking about the Japanese participation at Paris was that it proposed a racial equality proposal to be inserted into the League of Nations Covenant which was drafted in the League of Nations Committee headed by the American president Woodrow Wilson. Why did the Japanese delegation propose a principle of international justice? The lecture will offer explanations as to why the Japanese wanted to submit this proposal, and the long and difficult negotiation it had to endure in the process. What the Japanese had not realized was that this proposal had been misconstrued by the British Empire delegation, especially the Australian premier Billy Hughes who insisted on blocking it by arguing that it amounted to free immigration of all peoples into Australia and other settler territories.

  12. 181

    Conférence - Naoko Shimazu : The Making of a Heroic War Myth in Modern Japan

    Anne ChengCollège de FranceHistoire intellectuelle de la ChineAnnée 2024-2025Conférence - Naoko Shimazu : The Making of a Heroic War Myth in Modern JapanWar and Peace: A Global History of Japan, 1904-1943Naoko ShimazuProfessor and Deputy Director, Tokyo CollegeNaoko Shimazu est invitée par l'assemblée du Collège de France sur proposition de la Pr Anne Cheng.RésuméHeroic war myths are an integral aspect of war in any cultural tradition. In modern warfare, the primary objective of heroic war myth is to arouse patriotic sentiment in order to mobilise the nation to fight an efficient and winning war. Modern Japan was no exception. Within Japan, the most powerful official heroic myth created from the Russo-Japanese war was Commander Takeo Hirose who died in the second blockade of Port Arthur on 27 March 1904. Within a few days of his death, Commander Hirose even began to assume the title of the 'God of War Commander Hirose' (Gunshin Hirose chūsa). In this lecture, we trace step by step how the myth of the 'God of War Commander Hirose' was created by the Naval History Section of the Japanese Imperial Navy as it started looking for a suitable individual as soon as the war started in February 1904. 'God of War Commander Hirose' became a household name and his appeal was such that many cultural outputs were created, such as a kabuki play, a Western style theatre play, commercial films, for instance. The Hirose myth reached its apogee in 1935 when the commander was venerated as a god of war in a shrine named after him – Hirose Shrine established in his native hometown in Oita Prefecture.

  13. 180

    Conférence - Naoko Shimazu : Japanese War Diaries from the Russo-Japanese War

    Anne ChengCollège de FranceHistoire intellectuelle de la ChineAnnée 2024-2025Conférence - Naoko Shimazu : Japanese War Diaries from the Russo-Japanese WarWar and Peace: A Global History of Japan, 1904-1943Naoko ShimazuProfessor and Deputy Director, Tokyo CollegeNaoko Shimazu est invitée par l'assemblée du Collège de France sur proposition de la Pr Anne Cheng.RésuméThe Russo-Japanese War of 1904-5 was the first modern warfare of the twentieth century. Japan won the war against Russia which had the largest land army in the world at the time. In this lecture, we focus on the personal war diaries of Japanese conscripts who had been conscripted from all over the country, and mobilised to fight against the Russians in the northeastern provinces of China. Contrary to the official narrative of 'honorable war death' where Japanese soldiers were supposed to have found honour in dying for the country, conscript diaries told entirely different stories. Many of the conscripts came from poor rural areas and were bread winners of their families. They wrote about their profound sadness in leaving their elderly parents back home, and their desire of surviving the war and return without injuries. We also learn about their attitude towards death on battlefields, when they witnessed and engaged in the business of fighting and killing as soldiers. Their diaries reveal the process of brutalisation in war as conscripts became accustomed to seeing death everywhere on battlefield. In all, conscripts diaries offers a rare glimpse into the emotional world of a conscript and how they processed their desftiny of dying for the state. In turn, such an insight enables us to have a better understanding of Japanese attitudes towards death.

  14. 179

    Conférence - Takahiro Nakajima : Modern Japanese Sinology As an Imperial Discourse

    Anne ChengCollège de FranceHistoire intellectuelle de la ChineAnnée 2024-2025Conférence - Takahiro Nakajima : Modern Japanese Sinology As an Imperial DiscourseTakahiro Nakajima est invité par l'assemblée du Collège de France sur proposition de la professeure Anne Cheng.RésuméThe Organization of Philosophy as an InstitutionInoue Tetsujirō claimed to have introduced the now widely used distinction between Western and Eastern philosophy in his Congratulatory Address to the 25th-anniversary celebration of Religious Studies at the Faculty of Letters of Tokyo Imperial University in 1930. When the University of Tokyo was founded in 1877, it reorganized Tokyo Kaisei School and established a Faculty of Letters. The faculty was divided into two departments: the first department included history, philosophy, and political science, while the second department covered Japanese and Chinese literature. Chinese and Indian philosophy, categorized as Eastern philosophy, were initially placed within the second department. After multiple restructurings, by 1904, a three-department system of philosophy, history, and literature was established, which remained in place during the Tokyo Imperial University era. Eventually, philosophy was divided into Western philosophy and Eastern philosophy, with the latter further split into Chinese philosophy and Indian philosophy. Today we are focusing on Chinese philosophy.Confucianism as MoralityHattori Unokichi was a leading scholar of Chinese philosophy then. His primary concern was Confucianism, which he argued was not a religion but a system of morality. His perspective was shaped by contemporary developments in China, where Kang Youwei and others sought to establish Kongjiao (Confucian Religion), attempting to redefine Confucianism as a formal religion akin to Christianity. This movement, initiated during the Hundred Days' Reform of 1898 and briefly implemented in the early Republic of China (1910s), aimed to make Confucianism the spiritual foundation of modern China but ultimately failed to gain broad acceptance.Hattori strongly opposed this movement, insisting that Confucianism should remain a moral philosophy devoid of religious elements. He criticized Kang Youwei and his followers for reinterpreting Confucius' statement "I have long prayed" to claim that he engaged in religious prayer. In contrast, Hattori argued that Confucius entirely rejected prayer. According to Hattori, Confucianism—or what he called Kōkyō—was not a religion but a secular ethical system.The Philosophy of EmpireHattori's Kōkyō was a moralized and ethicized version of Confucianism. By redefining Confucianism as philosophy or ethics rather than religion, he argued that it could achieve universal validity. To accomplish this, elements like prayer had to be eliminated. This process would make Confucianism universally acceptable and position Japan as its rightful successor and global advocate, replacing China. Hattori's emphasis on philosophy and ethics in Confucianism was driven by Japan's imperial ambitions, seeking to elevate itself as a leading intellectual and cultural power.Takase Takejirō: Yōmei-ism and the Study of MoziTakase Takejirō, a modern Yangming (Yōmei) scholar, explored the relationship between Mozi and Christianity. He argued that Mozi's teachings closely resembled Christianity, particularly in their advocacy for universal love and opposition to war. During the interwar period between the First Sino-Japanese War and the Russo-Japanese War, Takase criticized Mozi for promoting ideas similar to Christian pacifism.Criticism of Christianity as a religion had already been intensifying following the Uchimura Kanzō Disrespect Incident of 1891 and the publication of Inoue Tetsujirō's The Conflict Between Education and Religion (Keigyōsha, 1893). In response, Inoue promoted the concept of national morality, emphasizing the necessity of ethics to support the state. Modern Yōmei-ism became a key intellectual discourse supporting this ideology. Takase's critique of Mozi was developed within this broader historical and ideological context.Takase Takejirō: Laozi-Zhuangzi PhilosophyAnother major work by Takase was Laozi-Zhuangzi Philosophy (1909). At that time, European Oriental Studies were grappling with 19th-century scholarly concerns, particularly philology and comparative studies, in their efforts to interpret Eastern texts. A central debate in this field concerned the origins of Laozi: Were they derived from India, the Middle East, or uniquely Chinese?Takase engaged with scholars such as Jean-Pierre Abel-Rémusat and Pierre Lafitte from France, Robert Douglas from Britain, and Paul Carus from the United States. His work reflected a struggle to position Laozi within global intellectual history.European Orientalists sought to incorporate non-Western traditions into a comprehensible framework, often struggling to reconcile ancient texts with Christian theological concepts. In this context, Laozi presented a challenge due to its antiquity, predating Christian narratives. Takase's work was an attempt to engage with these global debates on the origins and significance of Chinese philosophy.

  15. 178

    09 - « Il ne peut y avoir deux soleils dans le ciel, ni deux princes pour un pays » : Le culte du Grand Un

    Anne ChengCollège de FranceHistoire intellectuelle de la ChineAnnée 2024-202509 - « Il ne peut y avoir deux soleils dans le ciel, ni deux princes pour un pays » : Le culte du Grand UnIntervenant :Anne ChengProfesseur du Collège de France

  16. 177

    Séminaire - Stéphane Feuillas : Lectures du Baopuzi de Ge Hong (suite) (8)

    Anne ChengCollège de FranceHistoire intellectuelle de la ChineAnnée 2024-2025Stéphane FeuillasIntervenant :Stéphane FeuillasProfesseur en études chinoises classiques, université Paris Cité

  17. 176

    08 - « Il ne peut y avoir deux soleils dans le ciel, ni deux princes pour un pays » : despotisme et monisme en Chine

    Anne ChengCollège de FranceHistoire intellectuelle de la ChineAnnée 2024-202508 - « Il ne peut y avoir deux soleils dans le ciel, ni deux princes pour un pays » : despotisme et monisme en Chine16/01/2025 : Un seul Dao holiste et monisteIntervenant :Anne ChengProfesseur du Collège de France

  18. 175

    07 - « Il ne peut y avoir deux soleils dans le ciel, ni deux princes pour un pays » : despotisme et monisme en Chine

    Anne ChengCollège de FranceHistoire intellectuelle de la ChineAnnée 2024-202507 - « Il ne peut y avoir deux soleils dans le ciel, ni deux princes pour un pays » : despotisme et monisme en Chine09/01/2025 : Ni deux soleils, ni deux princesIntervenant :Anne ChengProfesseur du Collège de France

  19. 174

    06 - « Il ne peut y avoir deux soleils dans le ciel, ni deux princes pour un pays » : despotisme et monisme en Chine

    Anne ChengCollège de FranceHistoire intellectuelle de la ChineAnnée 2024-202506 - « Il ne peut y avoir deux soleils dans le ciel, ni deux princes pour un pays » : despotisme et monisme en Chine19/12/2024 : Réfutation de la pensée minben

  20. 173

    05 - « Il ne peut y avoir deux soleils dans le ciel, ni deux princes pour un pays » : despotisme et monisme en Chine

    Anne ChengCollège de FranceHistoire intellectuelle de la ChineAnnée 2024-202505 - « Il ne peut y avoir deux soleils dans le ciel, ni deux princes pour un pays » : despotisme et monisme en Chine12/12/2024 : Pensée minben (primauté du peuple) contre despotisme

  21. 172

    04 - « Il ne peut y avoir deux soleils dans le ciel, ni deux princes pour un pays » : despotisme et monisme en Chine

    Anne ChengCollège de FranceHistoire intellectuelle de la ChineAnnée 2024-202504 - « Il ne peut y avoir deux soleils dans le ciel, ni deux princes pour un pays » : despotisme et monisme en Chine05/12/2024 : La rupture moderniste et libérale

  22. 171

    03 - « Il ne peut y avoir deux soleils dans le ciel, ni deux princes pour un pays » : despotisme et monisme en Chine

    Anne ChengCollège de FranceHistoire intellectuelle de la ChineAnnée 2024-202503 - « Il ne peut y avoir deux soleils dans le ciel, ni deux princes pour un pays » : despotisme et monisme en Chine28/11/2024 : La faute à Montesquieu

  23. 170

    02 - « Il ne peut y avoir deux soleils dans le ciel, ni deux princes pour un pays » : despotisme et monisme en Chine

    Anne ChengCollège de FranceHistoire intellectuelle de la ChineAnnée 2024-202502 - « Il ne peut y avoir deux soleils dans le ciel, ni deux princes pour un pays » : despotisme et monisme en Chine21/11/2025 : Questions de traduction (2)

  24. 169

    01 - « Il ne peut y avoir deux soleils dans le ciel, ni deux princes pour un pays » : despotisme et monisme en Chine

    Anne ChengCollège de FranceHistoire intellectuelle de la ChineAnnée 2024-202501 - « Il ne peut y avoir deux soleils dans le ciel, ni deux princes pour un pays » : despotisme et monisme en Chine14/11/2025 : Questions de traduction (1)

  25. 168

    Colloque - Discours sur la race entre Europe et Chine - Conclusions et discussion générale

    Anne ChengCollège de FranceHistoire intellectuelle de la ChineAnnée 2024-2025Colloque - Discours sur la race entre Europe et Chine - Conclusions et discussion généraleColloque organisé par la Chaire d'Histoire intellectuelle de la Chine, sous la responsabilité scientifique d'un collectif composé d'Anne Cheng, Annette Wieviorka, Michel Wieviorka et Régis Meyran.Anne ChengCollège de FranceRégis MeyranFMSHAnnette WieviorkaCNRSMichel WieviorkaEHESS

  26. 167

    Colloque - Discours sur la race entre Europe et Chine - « Baby machine » du « Xinjiang » : le langage au service du projet racial et colonial chinois

    Anne ChengCollège de FranceHistoire intellectuelle de la ChineAnnée 2024-2025Colloque - Discours sur la race entre Europe et Chine - « Baby machine » du « Xinjiang » : le langage au service du projet racial et colonial chinoisColloque organisé par la Chaire d'Histoire intellectuelle de la Chine, sous la responsabilité scientifique d'un collectif composé d'Anne Cheng, Annette Wieviorka, Michel Wieviorka et Régis Meyran.Dilnur ReyhanINALCO et Sciences Po Paris

  27. 166

    Colloque - Discours sur la race entre Europe et Chine - Haro sur les « experts traîtres » ! Le nationalisme xénophobe et ses contradictions dans la Chine de la « nouvelle ère »

    Anne ChengCollège de FranceHistoire intellectuelle de la ChineAnnée 2024-2025Colloque - Discours sur la race entre Europe et Chine - Haro sur les « experts traîtres » ! Le nationalisme xénophobe et ses contradictions dans la Chine de la « nouvelle ère »Colloque organisé par la Chaire d'Histoire intellectuelle de la Chine, sous la responsabilité scientifique d'un collectif composé d'Anne Cheng, Annette Wieviorka, Michel Wieviorka et Régis Meyran.David SerfassINALCO

  28. 165

    Colloque - Discours sur la race entre Europe et Chine - La Chine comme mode d'emploi : discours et contre-discours sur le racisme anti-Asiatiques en France

    Anne ChengCollège de FranceHistoire intellectuelle de la ChineAnnée 2024-2025Colloque - Discours sur la race entre Europe et Chine - La Chine comme mode d'emploi : discours et contre-discours sur le racisme anti-Asiatiques en FranceColloque organisé par la Chaire d'Histoire intellectuelle de la Chine, sous la responsabilité scientifique d'un collectif composé d'Anne Cheng, Annette Wieviorka, Michel Wieviorka et Régis Meyran.Chuang Ya-hanINED et CERI

  29. 164

    Colloque - Discours sur la race entre Europe et Chine - La fabrique transnationale d'un antiracisme chinois ? Wu Tingfang et le Premier congrès universel des races (1911)

    Anne ChengCollège de FranceHistoire intellectuelle de la ChineAnnée 2024-2025Colloque - Discours sur la race entre Europe et Chine - La fabrique transnationale d'un antiracisme chinois ? Wu Tingfang et le Premier congrès universel des races (1911)Colloque organisé par la Chaire d'Histoire intellectuelle de la Chine, sous la responsabilité scientifique d'un collectif composé d'Anne Cheng, Annette Wieviorka, Michel Wieviorka et Régis Meyran.Pierre SingaravélouUniversité Paris I Panthéon-Sorbonne et King's College, London

  30. 163

    Colloque - Discours sur la race entre Europe et Chine - À l'ombre de la race. Politiques d'influence et savoirs pratiques sur la différence des corps dans la Chine du XIXe siècle

    Anne ChengCollège de FranceHistoire intellectuelle de la ChineAnnée 2024-2025Colloque - Discours sur la race entre Europe et Chine - À l'ombre de la race. Politiques d'influence et savoirs pratiques sur la différence des corps dans la Chine du XIXe siècleColloque organisé par la Chaire d'Histoire intellectuelle de la Chine, sous la responsabilité scientifique d'un collectif composé d'Anne Cheng, Annette Wieviorka, Michel Wieviorka et Régis Meyran.Clément FabreUniversité Paris I Panthéon-Sorbonne

  31. 162

    Colloque - Discours sur la race entre Europe et Chine - Le péril jaune, récit racial et panique morale

    Anne ChengCollège de FranceHistoire intellectuelle de la ChineAnnée 2024-2025Colloque - Discours sur la race entre Europe et Chine - Le péril jaune, récit racial et panique moraleColloque organisé par la Chaire d'Histoire intellectuelle de la Chine, sous la responsabilité scientifique d'un collectif composé d'Anne Cheng, Annette Wieviorka, Michel Wieviorka et Régis Meyran.Régis MeyranFMSH

  32. 161

    Colloque - Discours sur la race entre Europe et Chine - Race, discrimination et nationalisme culturel : la Chine vue du Japon

    Anne ChengCollège de FranceHistoire intellectuelle de la ChineAnnée 2024-2025Colloque - Discours sur la race entre Europe et Chine - Race, discrimination et nationalisme culturel : la Chine vue du JaponColloque organisé par la Chaire d'Histoire intellectuelle de la Chine, sous la responsabilité scientifique d'un collectif composé d'Anne Cheng, Annette Wieviorka, Michel Wieviorka et Régis Meyran.Pierre-François SouyriUniversité de Genève

  33. 160

    Colloque - Discours sur la race entre Europe et Chine - Race and Identity in the Japanese Discourse in the Late 19th and Early 20th Century

    Anne ChengCollège de FranceHistoire intellectuelle de la ChineAnnée 2024-2025Colloque - Discours sur la race entre Europe et Chine - Race and Identity in the Japanese Discourse in the Late 19th and Early 20th CenturyColloque organisé par la Chaire d'Histoire intellectuelle de la Chine, sous la responsabilité scientifique d'un collectif composé d'Anne Cheng, Annette Wieviorka, Michel Wieviorka et Régis Meyran.Shimazu NaokoTokyo College

  34. 159

    Colloque - Discours sur la race entre Europe et Chine - Perspectives asiatiques sur l'origine d'Homo sapiens

    Anne ChengCollège de FranceHistoire intellectuelle de la ChineAnnée 2024-2025Colloque - Discours sur la race entre Europe et Chine - Perspectives asiatiques sur l'origine d'Homo sapiensColloque organisé par la Chaire d'Histoire intellectuelle de la Chine, sous la responsabilité scientifique d'un collectif composé d'Anne Cheng, Annette Wieviorka, Michel Wieviorka et Régis Meyran.Jean-Jacques HublinProfesseur du Collège de France

  35. 158

    Colloque - Discours sur la race entre Europe et Chine - The Discourse of Race in Modern China

    Anne ChengCollège de FranceHistoire intellectuelle de la ChineAnnée 2024-2025Colloque - Discours sur la race entre Europe et Chine - The Discourse of Race in Modern ChinaColloque organisé par la Chaire d'Histoire intellectuelle de la Chine, sous la responsabilité scientifique d'un collectif composé d'Anne Cheng, Annette Wieviorka, Michel Wieviorka et Régis Meyran.Frank DikötterUniversity of Hong Kong

  36. 157

    Colloque - Discours sur la race entre Europe et Chine - Le racisme : du passé au présent, d'Ouest en Est

    Anne ChengCollège de FranceHistoire intellectuelle de la ChineAnnée 2024-2025Colloque - Discours sur la race entre Europe et Chine - Le racisme : du passé au présent, d'Ouest en EstColloque organisé par la Chaire d'Histoire intellectuelle de la Chine, sous la responsabilité scientifique d'un collectif composé d'Anne Cheng, Annette Wieviorka, Michel Wieviorka et Régis Meyran.Michel WieviorkaEHESSAnnette WieviorkaCNRS

  37. 156

    Colloque - Discours sur la race entre Europe et Chine - Accueil et introduction

    Anne ChengCollège de FranceHistoire intellectuelle de la ChineAnnée 2024-2025Colloque - Discours sur la race entre Europe et Chine - Accueil et introductionColloque organisé par la Chaire d'Histoire intellectuelle de la Chine, sous la responsabilité scientifique d'un collectif composé d'Anne Cheng, Annette Wieviorka, Michel Wieviorka et Régis Meyran.Le racisme comme idéologie ou système de pensée, dans ses variantes à prétention scientifique, est une invention européenne, qui n'a pas manqué de stigmatiser la Chine en diffusant le mythe du « péril jaune ». Ce récit de la menace d'une invasion de l'Occident par la « race jaune » constitua une véritable panique morale, touchant toute l'Europe au moment des deux guerres gagnées par le Japon contre la Chine des Qing, puis contre la Russie tsariste, en 1895 et en 1905. Mais, en retour, les théories raciales ont circulé en Chine dès la fin du XIXe siècle, amenant des intellectuels chinois, dans l'empire puis dans le cadre du nationalisme Han et de la République, à formuler une guerre des races pour lutter contre la domination blanche. Se posent dès lors la question de la persistance, jusqu'à aujourd'hui, de ces idées raciales, et celle de leurs éventuelles transformations.Le phénomène du racisme existe aussi sous diverses autres modalités qu'idéologiques : discriminations, ségrégations, violences, préjugés, stéréotypes, etc. Peut-on en repérer des expressions dans la Chine contemporaine, et avec quelle profondeur historique ? Si oui, celle-ci relève-t-elle d'une logique de circulation en sens unique, de l'Europe notamment vers la Chine ? Ce colloque organisé par la Chaire d'Histoire intellectuelle de la Chine, sous la responsabilité scientifique d'un collectif composé d'Anne Cheng, Annette Wieviorka, Michel Wieviorka et Régis Meyran, entend examiner les flux porteurs du racisme en privilégiant l'axe qui conduit de l'Europe vers la Chine, sans écarter d'autres circulations aboutissant en Chine, ou qui en partent, ou bien encore qui fonctionnent en son seul sein. Il tiendra compte de l'existence d'une importante diaspora chinoise, dans sa diversité, ses liens avec la Chine, et le racisme qu'elle peut subir, mais aussi dont elle peut devenir le vecteur. Pluridisciplinaire, il s'intéressera aussi bien à l'épaisseur historique de ces questions, qu'à leurs dimensions anthropologiques et sociologiques.

  38. 155

    Colloque - Despotismes orientaux, du proche à l'extrême : Introduction

    Anne ChengCollège de FranceHistoire intellectuelle de la ChineAnnée 2023-2024Colloque - Despotismes orientaux, du proche à l'extrême : IntroductionColloque coorganisé par la Pr Anne Cheng, chaire Histoire intellectuelle de la Chine, et le Pr Henry Laurens, chaire Histoire contemporaine du monde arabe.Avec le soutien de la Fondation Hugot.Anne Cheng, Professeur du Collège de FranceHenry Laurens, Professeur du Collège de FrancePour les Grecs, le despotisme était le mode de gouvernement rencontré chez les barbares asiatiques qui, parce qu'ils étaient esclaves par nature, se soumettaient volontairement à un souverain héréditaire absolu. La tyrannie en revanche était un moment temporaire dans l'histoire des cités. Le concept de despotisme oriental est repris par les Européens pour décrire l'Empire ottoman d'abord sur le mode d'une menace organisée et implacable, ensuite comme un système au rendement toujours décroissant. Les descriptions du système soviétique au XXe siècle ont suivi ces deux étapes. Bien souvent, au XVIIIe siècle la référence au despotisme est une critique plus ou moins voilée de la monarchie absolue européenne. En revanche, le « despotisme éclairé » sert à justifier un passage en force pour établir des réformes jugées indispensables. Dans le dernier tiers de ce siècle, il sert de justification aux projets de conquête coloniale dans l'Ancien Monde. Cette conquête, qui voudrait se poser comme libératrice, trouve finalement sa justification dans le despotisme éclairé (fardeau de l'homme blanc, mission civilisatrice). La modernisation autoritaire de ces pays reprend ainsi tout ce discours tout en utilisant une référence identitaire de nature essentialiste. Ainsi un discours produit pour justifier la domination de l'autre peut servir aujourd'hui la perpétuation de régimes autoritaires par les pouvoirs qui régissent les pays concernés en rejetant comme étrangères les doctrines libérales.

  39. 154

    Colloque - Despotismes orientaux, du proche à l'extrême : Conclusion : Despotisme, produit des Lumières ?

    Anne ChengCollège de FranceHistoire intellectuelle de la ChineAnnée 2023-2024Colloque - Despotismes orientaux, du proche à l'extrême : Conclusion : Despotisme, produit des Lumières ?Colloque coorganisé par la Pr Anne Cheng, chaire Histoire intellectuelle de la Chine, et le Pr Henry Laurens, chaire Histoire contemporaine du monde arabe.Avec le soutien de la Fondation Hugot.Antoine Lilti, Professeur du Collège de France

  40. 153

    Colloque - Despotismes orientaux, du proche à l'extrême : L'Autorité palestinienne, un cas d'autoritarisme arabe ?

    Anne ChengCollège de FranceHistoire intellectuelle de la ChineAnnée 2023-2024Colloque - Despotismes orientaux, du proche à l'extrême : L'Autorité palestinienne, un cas d'autoritarisme arabe ?Colloque coorganisé par la Pr Anne Cheng, chaire Histoire intellectuelle de la Chine, et le Pr Henry Laurens, chaire Histoire contemporaine du monde arabe.Avec le soutien de la Fondation Hugot.Dima Alsajdeya, Chercheuse et doctorante associée à la chaire Histoire contemporaine du monde arabe

  41. 152

    Colloque - Despotismes orientaux, du proche à l'extrême : Un despotisme transformateur ou conservateur ? Les lectures contrastées de l'impérialisme russe et soviétique (19e-21e siècles)

    Anne ChengCollège de FranceHistoire intellectuelle de la ChineAnnée 2023-2024Colloque - Despotismes orientaux, du proche à l'extrême : Un despotisme transformateur ou conservateur ? Les lectures contrastées de l'impérialisme russe et soviétique (19e-21e siècles)Colloque coorganisé par la Pr Anne Cheng, chaire Histoire intellectuelle de la Chine, et le Pr Henry Laurens, chaire Histoire contemporaine du monde arabe.Avec le soutien de la Fondation Hugot.Sabine Dullin, Sciences Po Paris

  42. 151

    Colloque - Despotismes orientaux, du proche à l'extrême : Le thème du despotisme dans le Japon moderne naissant (1868-1889) : les traductions et les usages de L'Esprit des lois

    Anne ChengCollège de FranceHistoire intellectuelle de la ChineAnnée 2023-2024Colloque - Despotismes orientaux, du proche à l'extrême : Le thème du despotisme dans le Japon moderne naissant (1868-1889) : les traductions et les usages de L'Esprit des loisColloque coorganisé par la Pr Anne Cheng, chaire Histoire intellectuelle de la Chine, et le Pr Henry Laurens, chaire Histoire contemporaine du monde arabe.Avec le soutien de la Fondation Hugot.Eddy Dufourmont, université Bordeaux Montaigne

  43. 150

    Colloque - Despotismes orientaux, du proche à l'extrême : Vie et mort des empires : Kang Youwei (1858-1927), un réformateur chinois à Rome en 1904

    Anne ChengCollège de FranceHistoire intellectuelle de la ChineAnnée 2023-2024Colloque - Despotismes orientaux, du proche à l'extrême : Vie et mort des empires : Kang Youwei (1858-1927), un réformateur chinois à Rome en 1904Colloque coorganisé par la Pr Anne Cheng, chaire Histoire intellectuelle de la Chine, et le Pr Henry Laurens, chaire Histoire contemporaine du monde arabe.Avec le soutien de la Fondation Hugot.Haun Saussy, Professeur de littérature comparée et chinoise, université de ChicagoBanni de l'empire des grands Qing après son moment de gloire à la tête du gouvernement réformateur de 1898, Kang Youwei (1858-1927) passera quinze ans en exil. Après un séjour initial au Japon, il entamera un tour du monde. À chaque étape, il s'enquiert de l'histoire locale, propose des comparaisons avec la Chine, interroge l'avenir. Au fur et à mesure, il publie ses notes de voyage dans une revue personnelle Buren zazhi (« Je ne souffrirai pas que… »).Assis, comme Edward Gibbon, dans les ruines du Forum romain à la tombée du jour, Kang se livre en 1904 à une longue méditation sur les pratiques d'assemblée populaire. Quelles en sont les conditions de possibilité et quels facteurs amènent leur disparition ? Entre les empires romain et chinois, quelles comparaisons ? La marginalisation du Sénat par Auguste relève-t-elle d'une dynamique universelle, en lien avec des facteurs de population, de territoire, d'alimentation, ou n'est-elle que le dénouement d'un conflit local ? Le passage de l'état à l'empire est-il inévitable ? Comment les parlements survivent-ils aux régimes despotiques ? Peut-on imaginer de passer du régime impérial au régime démocratique ?Rien, dans cette manière d'envisager le problème, du relativisme facile qui a si souvent cours dans ce genre de grande comparaison intercivilisationnelle. Le déterminisme racial ou culturel n'a pas de place chez ce penseur utopique de la « Grande Unité » (datong).Nous revisiterons le dialogue de Kang Youwei avec Cicéron, Montesquieu, et Gibbon, témoignage d'une volonté d'intégrer l'histoire chinoise à l'histoire de l'humanité. Les questions qu'il soulève sont évidemment toujours d'actualité. Sa manière de les poser et les perspectives d'avenir qu'il ouvre démontrent l'ambition intellectuelle et l'imagination synthétique d'un penseur du changement dont les orientations premières découlent de l'interprétation Gongyang des Classiques.

  44. 149

    Colloque - Despotismes orientaux, du proche à l'extrême : Ce que le despote doit au calife, ou comment la figure du despote oriental s'est nourrie de références médiévales

    Anne ChengCollège de FranceHistoire intellectuelle de la ChineAnnée 2023-2024Colloque - Despotismes orientaux, du proche à l'extrême : Ce que le despote doit au calife, ou comment la figure du despote oriental s'est nourrie de références médiévalesColloque coorganisé par la Pr Anne Cheng, chaire Histoire intellectuelle de la Chine, et le Pr Henry Laurens, chaire Histoire contemporaine du monde arabe.Avec le soutien de la Fondation Hugot.Emmanuelle Tixier du Mesnil, Université Paris Ouest

  45. 148

    Colloque - Despotismes orientaux, du proche à l'extrême : La preuve par l'Inde. Le despotisme oriental de Bernier à Anquetil-Duperron

    Anne ChengCollège de FranceHistoire intellectuelle de la ChineAnnée 2023-2024Colloque - Despotismes orientaux, du proche à l'extrême : La preuve par l'Inde. Le despotisme oriental de Bernier à Anquetil-DuperronColloque coorganisé par la Pr Anne Cheng, chaire Histoire intellectuelle de la Chine, et le Pr Henry Laurens, chaire Histoire contemporaine du monde arabe.Avec le soutien de la Fondation Hugot.Stéphan Van Damme, ENS Paris

  46. 147

    Colloque - Despotismes orientaux, du proche à l'extrême : La Russie de Montesquieu, ou l'impossible mise à distance du despotisme

    Anne ChengCollège de FranceHistoire intellectuelle de la ChineAnnée 2023-2024Colloque - Despotismes orientaux, du proche à l'extrême : La Russie de Montesquieu, ou l'impossible mise à distance du despotismeColloque coorganisé par la Pr Anne Cheng, chaire Histoire intellectuelle de la Chine, et le Pr Henry Laurens, chaire Histoire contemporaine du monde arabe.Avec le soutien de la Fondation Hugot.Hugo Toudic, Université de Chicago

  47. 146

    Colloque - Despotismes orientaux, du proche à l'extrême : Le climat selon Montesquieu : force ou malédiction du despotisme ?

    Anne ChengCollège de FranceHistoire intellectuelle de la ChineAnnée 2023-2024Colloque - Despotismes orientaux, du proche à l'extrême : Le climat selon Montesquieu : force ou malédiction du despotisme ?Colloque coorganisé par la Pr Anne Cheng, chaire Histoire intellectuelle de la Chine, et le Pr Henry Laurens, chaire Histoire contemporaine du monde arabe.Avec le soutien de la Fondation Hugot.Catherine Volpilhac-Auger, ENS Lyon

  48. 145

    Colloque - Despotismes orientaux, du proche à l'extrême : L'empire perse-achéménide, paradigme du « despotisme asiatique »

    Anne ChengCollège de FranceHistoire intellectuelle de la ChineAnnée 2023-2024Colloque - Despotismes orientaux, du proche à l'extrême : L'empire perse-achéménide, paradigme du « despotisme asiatique »Colloque coorganisé par la Pr Anne Cheng, chaire Histoire intellectuelle de la Chine, et le Pr Henry Laurens, chaire Histoire contemporaine du monde arabe.Avec le soutien de la Fondation Hugot.Pierre Briant, Professeur du Collège de France

  49. 144

    Conférence - Haun Saussy : Le chemin de l'exil, tournant décisif chez quelques poètes de la Chine classique

    Anne ChengCollège de FranceHistoire intellectuelle de la ChineAnnée 2023-2024Conférence - Haun Saussy : Le chemin de l'exil, tournant décisif chez quelques poètes de la Chine classiqueHaun SaussyProfesseur de littérature comparée et chinoise, université de ChicagoHaun Saussy est invité par l'assemblée du Collège de France sur proposition de la Pr Anne Cheng.RésuméLa profession des lettres dans la Chine impériale s'exerçait le plus souvent en marge d'une carrière administrative. Mais le métier n'était pas de tout repos. Il suffisait d'un souverain irrité ou de quelques collègues en cabale pour qu'on se trouve banni aux frontières de l'empire.L'exil, pour les poètes, était certes amer, mais non sans potentiel imaginatif. Les paysages exotiques du Sud ou de l'Ouest embellissaient la nostalgie de la capitale. La rencontre avec des « sauvages » matérialisait sur une nouvelle scène l'isolation du poète incompris. L'exploration des forêts et des vallées reculées donnait l'impression de remonter le cours du temps. Des plaintes, des regrets, des sursauts d'indignation, des méditations sur le thème sempiternel « servir ou ne pas servir » : autant de thèmes traditionnels qui entraient en de nouvelles combinaisons. Le cœur du poète qui emportait son savoir dans ces lieux déserts se révélait à la fois encyclopédique et enregistreur d'impressions nouvelles. Un langage poétique, propre à l'expérience de l'exil, se tisse entre le déjà-dit et le jamais-vu.Il importe de faire quelques distinctions par rapport aux expressions de l'exil les plus familières en Europe. Dante, du Bellay, Hugo, pour ne citer qu'eux, quittaient leur pays pour aller dans un autre. Mais l'empire chinois, à vocation cosmique, ne reconnaissait pas de frontières, seulement des « friches » (ye) et des « états vassaux » (fanguo). Plutôt qu'un exil au sens strict, il s'agissait d'une dégradation, d'une rustication, où le sujet se trouvait toujours en relation avec un souverain de plus en plus distant selon la gravité des charges retenues. Cette relation, articulée par certains dans des termes d'une dépendance comparable à celle d'Ovide envers César Auguste, devient, chez d'autres, le fil d'une négociation pour l'honneur et l'autonomie personnelles.Des modèles légendaires de l'homme bon confronté au blocage (nan) que sont Bo Yi, Confucius et Qu Yuan, les poètes dépaysés tireront les moyens d'une autonarration et d'une autofiguration. Avec Xie Lingyun, une poésie de la randonnée s'ouvre, descriptive et dynamique, qui crée des manières inédites d'être au milieu de la nature sauvage. Des poètes de cour comme Shen Quanqi et Song Zhiwen mettent tout leur art à raconter de dures traversées. D'âge en âge, un langage poétique des exilés se forme, avec ses topoï, ses horizons, ses aspirations spécifiques. Il y va, finalement, de l'innovation et de l'autonomie de cette voix mise à l'écart, qui n'hésite pas, chez Su Shi, à se faire gloire de ses punitions successives.Je retracerai, par des exemples soigneusement commentés, la transformation de l'extinction de voix en renouveau créatif chez Qu Yuan, Xie Lingyun, Shen Quanqi, Song Zhiwen, et Su Shi. La courbe historique s'étendra du troisième siècle avant notre ère au douzième siècle.

  50. 143

    09 - « La Chine est donc un État despotique, dont le principe est la crainte »

    Anne ChengCollège de FranceHistoire intellectuelle de la ChineAnnée 2023-202409 - « La Chine est donc un État despotique, dont le principe est la crainte »

Type above to search every episode's transcript for a word or phrase. Matches are scoped to this podcast.

Searching…

No matches for "" in this podcast's transcripts.

Showing of matches

No topics indexed yet for this podcast.

Loading reviews...

ABOUT THIS SHOW

La chaire Histoire intellectuelle de la Chine a été créée en 2008 sur la proposition de Pierre-Étienne Will, titulaire de la chaire Histoire de la Chine moderne de 1991 à 2014, et en écho à la chaire Histoire sociale et intellectuelle de la Chine occupée par Jacques Gernet de 1975 à 1992. Sa mission principale est d'animer la discipline qu'il est convenu d'appeler « sinologie » et que l'on peut considérer comme une invention française, la toute première chaire consacrée aux études chinoises en Europe ayant été créée au Collège de France dès 1814.Jusqu'au milieu du siècle dernier, cette discipline s'est constituée sur le modèle des études classicistes antiquisantes (gréco-latines en particulier), avec la mise en œuvre d'une approche avant tout philologique. Depuis l'après Seconde Guerre mondiale et les années 1960-70, le champ des connaissances et des compétences concernant le monde chinois s'est élargi aux sciences humaines et sociales, et il n'est désormais plus possible de

HOSTED BY

Collège de France

CATEGORIES

URL copied to clipboard!