Hôte Culture

PODCAST · education

Hôte Culture

🔹"Comment composer un monde capable d’accueillir une multitude de mondes ?"C’est la question au cœur de toutes les conversations d’Hôte Culture.Dans ce podcast, des créateurs, penseurs et passeurs de cultures et d’imaginaires, acceptent de nous ouvrir les portes de leur monde. Ensemble, nous allons explorer ce qui fait qu’un univers, une œuvre ou un mouvement résonne et rassemble, au-delà de ses propres frontières.Entrer dans Hôte Culture, c’est s’immerger dans une véritable polyphonie : des voix qui viennent de la musique, des sciences, des arts, des médias, du design, de la food, du business, des jeux-vidéo, des mondes militants, de la mode et tant d’autres.Un espace où la créativité est dialogue, hospitalité, remix.🚀Alors, bienvenue dans Hôte Culture, bienvenue dans la lumière et le rythme d’une multitude de mondes.🔹Le concept : Dans un monde saturé d’images, de discours et de storytelling formaté, Hôte Culture explore ce qui rend les créations uniques. Ici, on donne la parol

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    #10 Blandine Rinkel | La Fiction pour nous sauver du Mensonge

    Dans cet épisode, je reçois Blandine Rinkel, autrice, musicienne et lectrice-exploratrice du vivant. Née en 1991 à Nantes, la lecture devient vite une échappée, une manière d’élargir le réel sans le fuir. Puis vient l’écriture, comme un pistage du trouble, une tentative de saisir ce qui échappe : les tensions entre amour et brutalité, les voix intérieures, les parts sauvages en nous que la société tente de lisser.Elle écrit avec une sensibilité poreuse, en hybridant les registres pour mieux dire l’éclat des émotions, l’ambivalence des liens, la complexité de l’humain. Dans cet épisode, nous parlons de famille et de fantômes, de désir, de spiritualité, d'amour et de la mort comme horizon "productif".Blandine Rinkel n’écrit pas pour transmettre des messages : elle creuse des failles, écoute ce qui ne se dit pas, donne forme à ce qui tremble. Avec elle, on comprend que la littérature n’est pas là pour répondre, mais pour tenir ensemble l’étrange, le tendre et le contradictoire.🕰 Chapitrage (durée : 1h58min)00:00 – Introduction & présentation de Blandine Rinkel05:00 – Lectures fondatrices et territoires de l’enfance13:00 – Le père, la peur et la violence : écrire sans régler de compte21:55 – Croyance, fantômes et spiritualité laïque36:50 – Émotions, désir, honte : dire l’invisible44:56 – Consensus, normalité et étrangeté des évidences56:45 – Le processus d’écriture : évitement, pistage, intuitions01:13:00 – Personnages, voix intérieures, hybridité narrative01:19:00 – L’amour, la brutalité et la part sauvage01:27:50 – Prendre soin, protéger, accepter l’inconfort01:37:17 – Uniformisation numérique et vulnérabilité des corps01:46:00 – Intelligence artificielle, médecine et finitude01:55:42 – Ce qui reste quand tout s’arrête

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    #9 Simon Njami | Le Non à l'Évidence

    Dans cet épisode, je reçois Simon Njami, écrivain, curateur, penseur nomade et arpenteur des zones grises. Impossible de l’enfermer dans une biographie, et cela tombe bien : il refuse qu’on le présente comme un “intellectuel africain”. Ce qu’il cherche, ce n’est pas une identité à défendre, mais une distance à maintenir. Une liberté de circuler entre les mondes, les disciplines, les imaginaires.Né à Lausanne, élevé entre Paris et Yaoundé, Simon Njami a grandi dans les plis de l’exil et du verbe. Très tôt, il est fasciné par les choses qu’on ne voit pas : les non-dits, les traces, les silences pleins. Sa trajectoire est celle d’un homme qui cherche des formes pour l’invisible, dans les expositions comme dans les livres, dans les conversations comme dans les actes."J’ai toujours été intéressé par les choses que l’on ne voit pas.""Je suis un artisan.""Je me sens étranger nulle part, en décalage partout."Dans cette conversation d’une rare intensité, nous parlons de ce que signifie résister à l’évidence — ne pas se laisser enfermer dans ce qu’on attend de vous, refuser les assignations, brouiller les frontières, préférer la complexité à la simplification.Simon Njami convoque tour à tour W. E. B. Du Bois, André Malraux, Ernst Bloch, mais aussi les sages anonymes de sa mémoire orale. Il parle du nous comme d’un chantier à rouvrir, d’un projet inachevé. Et de l’hospitalité non comme un slogan, mais comme un art de vivre :"Le nous suppose l’accueil. L’invisible suppose aussi l’accueil."Un épisode profond, libre, qui agit comme une déconstruction élégante des évidences contemporaines. Une invitation à penser autrement, à rester en mouvement, à ne jamais se soumettre à l'évidence.

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    (EXTRAIT) Françoise Vergès ressent la force d'aspiration à la liberté, partout, toujours

    Dans cet épisode, je reçois Françoise Vergès, intellectuelle décoloniale, essayiste, militante et agitatrice culturelle. Depuis des décennies, elle interroge inlassablement les récits officiels, creuse les angles morts de l’histoire, déconstruit les dominations silencieuses. Un combat pour la justice et la dignité qui prend racine dans son enfance à La Réunion, terre de luttes et de répressions, où elle grandit entre un père militant communiste anticolonial, une mère féministe insoumise et des mémoires imprégnées par le bruit des alizés et le goût du piment vert.Née à Paris en 1952 mais façonnée par La Réunion, Françoise Vergès a appris très tôt à naviguer entre plusieurs mondes : celui des ouvriers agricoles, des lavandières et des dockers ; celui des intellectuels, des artistes et des révolutionnaires et celui de la répression coloniale.Elle raconte avec pudeur et acuité ces années d’enfance où l’hospitalité populaire faisait office de refuge contre un État répressif qui harcelait son père et traquait sa famille :"J’ai grandi avec le sentiment que je pouvais être dans tous les milieux, qu’aucun milieu ne m’était interdit." De La Réunion à Alger, de San Diego à Paris, Françoise Vergès a traversé les mondes et leurs luttes : féminismes décoloniaux, mouvements antiracistes, luttes écologiques. Elle parle de ce que signifie habiter un monde en ruine tout en refusant le désespoir, et de ce qui, malgré tout, donne encore envie de se lever le matin.Un épisode où il est question de violence systémique, d’État-nation moderne fondé sur l’oppression des minorités et de la puissance des récits invisibles qui résistent, malgré tout :"L’État-nation moderne se construit sur l’oppression de groupes : les femmes, les minorités, les enfants. C’est une construction coloniale qui persiste aujourd’hui, sous d’autres formes, mais avec les mêmes logiques." Avec une voix à la fois lucide et lumineuse, Françoise Vergès nous invite à regarder le monde autrement, à écouter ce qui n’est pas dit, à se souvenir pour réinventer.Ressources complémentaires📚 Le Ventre des femmes – Albin Michel, 2017📚 Un féminisme décolonial – La Fabrique, 2019📚 Une théorie féministe de la violence – La Fabrique, 2020📚 Programme de désordre absolu : décoloniser les musées – La Fabrique, 2023📚 Making the World Clean, Wasted Lives, Wasted Environment and Racial Capitalism – Goldsmiths Press, 2024

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    #8 Françoise Vergès | L'Aspiration à la Liberté comme Universel

    Dans cet épisode, je reçois Françoise Vergès, intellectuelle décoloniale, essayiste, militante et agitatrice culturelle. Depuis des décennies, elle interroge inlassablement les récits officiels, creuse les angles morts de l’histoire, déconstruit les dominations silencieuses. Un combat pour la justice et la dignité qui prend racine dans son enfance à La Réunion, terre de luttes et de répressions, où elle grandit entre un père militant communiste anticolonial, une mère féministe insoumise et des mémoires imprégnées par le bruit des alizés et le goût du piment vert.Née à Paris en 1952 mais façonnée par La Réunion, Françoise Vergès a appris très tôt à naviguer entre plusieurs mondes : celui des ouvriers agricoles, des lavandières et des dockers ; celui des intellectuels, des artistes et des révolutionnaires et celui de la répression coloniale.Elle raconte avec pudeur et acuité ces années d’enfance où l’hospitalité populaire faisait office de refuge contre un État répressif qui harcelait son père et traquait sa famille :"J’ai grandi avec le sentiment que je pouvais être dans tous les milieux, qu’aucun milieu ne m’était interdit." De La Réunion à Alger, de San Diego à Paris, Françoise Vergès a traversé les mondes et leurs luttes : féminismes décoloniaux, mouvements antiracistes, luttes écologiques. Elle parle de ce que signifie habiter un monde en ruine tout en refusant le désespoir, et de ce qui, malgré tout, donne encore envie de se lever le matin.Un épisode où il est question de violence systémique, d’État-nation moderne fondé sur l’oppression des minorités et de la puissance des récits invisibles qui résistent, malgré tout :"L’État-nation moderne se construit sur l’oppression de groupes : les femmes, les minorités, les enfants. C’est une construction coloniale qui persiste aujourd’hui, sous d’autres formes, mais avec les mêmes logiques." Avec une voix à la fois lucide et lumineuse, Françoise Vergès nous invite à regarder le monde autrement, à écouter ce qui n’est pas dit, à se souvenir pour réinventer.🕰 Chapitrage (durée : 1h25min)00:00 – Introduction & présentation de Françoise Vergès03:55 – Souvenirs d’enfance : le bruit des alizés, le goût du piment, la cuisine des femmes12:00 – Laurence Derouin, une mère féministe insoumise20:20 – "Mon père a été très harcelé, comme d'autres" : répression, racisme et propagande coloniale30:40 – La censure coloniale : presse, arrestations, violences policières40:58 – "Des femmes en lutte dans tous les pays" : les luttes féministes globales et la précarisation des corps50:25 – Écrire contre l’oubli : comment documenter l’invisible ?55:15 – "L’État-nation moderne se construit sur l’oppression de groupes" : femmes, enfants, minorités01:09:35 – Repenser le musée au XXIe siècle01:20:05 – "Contrairement au discours médiatique dépressif, je reste admirative de celles et ceux qui n’arrêtent pas de se battre" : trouver la joie dans la résistanceRessources complémentaires📚 Le Ventre des femmes – Albin Michel, 2017📚 Un féminisme décolonial – La Fabrique, 2019📚 Une théorie féministe de la violence – La Fabrique, 2020📚 Programme de désordre absolu : décoloniser les musées – La Fabrique, 2023📚 Making the World Clean, Wasted Lives, Wasted Environment and Racial Capitalism – Goldsmiths Press, 2024

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    (EXTRAIT) Mohamed Mbougar Sarr à propos de la violence

    Dans cet épisode, je reçois Mohamed Mbougar Sarr, écrivain sénégalais et lauréat du prix Goncourt 2021 pour La plus secrète mémoire des hommes. Ensemble, nous plongeons dans une conversation dense et précieuse sur la langue, l’hospitalité, la mémoire et l’identité — autant de fils invisibles qui tissent les récits les plus vrais.Né à Dakar (Sénégal) en 1990, élevé à Diourbel (Sénégal), Mbougar grandit au rythme des voix féminines de la maison — sa mère, sa grand-mère, ses tantes — qui, entre deux récits de vie, ouvrent à l’enfant l’imaginaire du conte et de la fiction. Très tôt, il est traversé par plusieurs langues : le sérère d’abord, langue maternelle et mémoire affective, puis le wolof, langue de la rue, le français de l’école, et l’arabe du Coran. Cette multiplicité n’est pas un obstacle, mais une matière vivante : chaque langue est porteuse d’un monde, d’une vision, d’un rythme.Auteur de Terre ceinte (2015), Silence du chœur (2017), De purs hommes (2018) et La plus secrète mémoire des hommes (2021), Mohamed Mbougar Sarr construit une œuvre à la fois enracinée et traversante — qui refuse les assignations identitaires sans jamais renier ses héritages.Nous parlons de l’hospitalité comme philosophie de vie, de l’accueil des humains comme des non-humains, des morts comme des vivants — mais aussi de la complexité d’écrire en français, langue d’héritage colonial, tout en y faisant résonner d’autres imaginaires.Mbougar ne se contente pas de passer d’une langue à l’autre : il fait dialoguer des univers symboliques et sensibles, il tisse des passerelles d’un imaginaire à un autre, pour faire apparaître ce qui ne se dit pas d’un seul tenant. Il ne cherche pas à lisser ses héritages, mais à les accueillir dans leur tension, leur richesse, leur fécondité.Avec pudeur et lucidité, il revient sur la polémique suscitée par De purs hommes, sur les résistances à nommer la violence intérieure des sociétés, et sur le pari de rester fidèle à sa propre exigence littéraire, même quand elle dérange.Un épisode manifeste, sur ce que cela signifie écrire entre les mondes sans se trahir, et sur la puissance douce de ceux qui choisissent l’ouverture sans renier leurs racines.

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    #7 Mohamed Mbougar Sarr | Explorer les Ombres sans relâche

    Dans cet épisode, je reçois Mohamed Mbougar Sarr, écrivain sénégalais et lauréat du prix Goncourt 2021 pour La plus secrète mémoire des hommes. Ensemble, nous plongeons dans une conversation dense et précieuse sur la langue, l’hospitalité, la mémoire et l’identité — autant de fils invisibles qui tissent les récits les plus vrais.Né à Dakar (Sénégal) en 1990, élevé à Diourbel (Sénégal), Mbougar grandit au rythme des voix féminines de la maison — sa mère, sa grand-mère, ses tantes — qui, entre deux récits de vie, ouvrent à l’enfant l’imaginaire du conte et de la fiction. Très tôt, il est traversé par plusieurs langues : le sérère d’abord, langue maternelle et mémoire affective, puis le wolof, langue de la rue, le français de l’école, et l’arabe du Coran. Cette multiplicité n’est pas un obstacle, mais une matière vivante : chaque langue est porteuse d’un monde, d’une vision, d’un rythme.Auteur de Terre ceinte (2015), Silence du chœur (2017), De purs hommes (2018) et La plus secrète mémoire des hommes (2021), Mohamed Mbougar Sarr construit une œuvre à la fois enracinée et traversante — qui refuse les assignations identitaires sans jamais renier ses héritages.Nous parlons de l’hospitalité comme philosophie de vie, de l’accueil des humains comme des non-humains, des morts comme des vivants — mais aussi de la complexité d’écrire en français, langue d’héritage colonial, tout en y faisant résonner d’autres imaginaires.Mbougar ne se contente pas de passer d’une langue à l’autre : il fait dialoguer des univers symboliques et sensibles, il tisse des passerelles d’un imaginaire à un autre, pour faire apparaître ce qui ne se dit pas d’un seul tenant. Il ne cherche pas à lisser ses héritages, mais à les accueillir dans leur tension, leur richesse, leur fécondité.Avec pudeur et lucidité, il revient sur la polémique suscitée par De purs hommes, sur les résistances à nommer la violence intérieure des sociétés, et sur le pari de rester fidèle à sa propre exigence littéraire, même quand elle dérange.Un épisode manifeste, sur ce que cela signifie écrire entre les mondes sans se trahir, et sur la puissance douce de ceux qui choisissent l’ouverture sans renier leurs racines.00:00 – Introduction & présentation de Mbougar03:48 – Écrivain, romancier, ou autre chose ?09:10 – Les bruits et odeurs de l’enfance à Diourbel17:05 – Langues premières : sérère, wolof, français, arabe20:50 – L’hospitalité au Sénégal : accueillir l’étranger comme pari humain25:40 – Une hospitalité étendue aux non-humains, visibles et invisibles28:57 – Les animaux de la maison, et la mort d’un mouton comme premier deuil36:10 – Traduire un imaginaire plus qu’une langue : entre fidélité et recréation41:50 – La langue du rêve et la multiplicité intérieure44:10 – Vers une écriture multilingue : intrusion du sérère et du wolof dans ses romans49:50 – Hybridité et enracinement : être soi dans la relation, pas dans la tension54:40 – L’Aventure ambiguë et l’initiation à l’identité plurielle59:40 – Être enraciné pour mieux s’ouvrir : une racine mobile01:07:30 – Polémique autour de De purs hommes : société, violence et responsabilité01:14:30 – Fraternité dans l’amour et dans la violence : la négativité comme enjeu littéraire et politique

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    (EXTRAIT) Les débuts de Tayeb Chouiref dans l'art de la traduction

    Dans cet épisode, je reçois Tayeb Chouiref, islamologue, traducteur et cofondateur des éditions Tasnim, pour une conversation rare et précieuse sur ce que signifie transmettre un monde plutôt qu’un simple message.Né à Lille en 1972 dans une grande fratrie, Tayeb Chouiref grandit dans une maison traversée par les chants traditionnels, les plats du dimanche et la mémoire des "absents". Très tôt, il est touché par des textes qui bouleversent ses certitudes et ouvrent son regard sur l’universalité du sacré.Docteur en islamologie, spécialiste du soufisme et des sciences du hadith, il traduit, écrit, publie, édite – mais toujours avec une intention claire : créer un espace d’hospitalité pour les textes spirituels, afin qu’ils puissent résonner dans d’autres langues, d’autres cultures, d’autres cœurs.Ensemble, nous parlons de l’égo comme enfant intérieur, de la lenteur nécessaire à toute traduction la plus fidèle possible, du rôle des librairies comme lieux d’initiation, et de la langue coranique comme un appel au voyage.Une plongée subtile dans l’art de traduire, non comme une technique, mais comme une éthique, une écoute, un accueil.🔗 Liens utiles📚 Éditions Tasnim 🌐 Site personnel de Tayeb Chouiref 📘 Quelques ouvrages de Tayeb Chouiref :- Les enseignements spirituels du Prophète- Travail et spiritualité en islam- Revivifier la spiritualité de l’islam- Moïse et le cheminement spirituel- La médecine prophétique

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    #6 Tayeb Chouiref | L'Hospitalité de la Traduction

    Dans cet épisode, je reçois Tayeb Chouiref, islamologue, traducteur et cofondateur des éditions Tasnim, pour une conversation rare et précieuse sur ce que signifie transmettre un monde plutôt qu’un simple message.Né à Lille en 1972 dans une grande fratrie, Tayeb Chouiref grandit dans une maison traversée par les chants traditionnels, les plats du dimanche et la mémoire des "absents". Très tôt, il est touché par des textes qui bouleversent ses certitudes et ouvrent son regard sur l’universalité du sacré.Docteur en islamologie, spécialiste du soufisme et des sciences du hadith, il traduit, écrit, publie, édite – mais toujours avec une intention claire : créer un espace d’hospitalité pour les textes spirituels, afin qu’ils puissent résonner dans d’autres langues, d’autres cultures, d’autres cœurs.Ensemble, nous parlons de l’égo comme enfant intérieur, de la lenteur nécessaire à toute traduction la plus fidèle possible, du rôle des librairies comme lieux d’initiation, et de la langue coranique comme un appel au voyage.Une plongée subtile dans l’art de traduire, non comme une technique, mais comme une éthique, une écoute, un accueil.🕰 Chapitrage (durée : 1:27:42)00:00 – Introduction & présentation04:20 – Enfance, bruits et odeurs, hospitalité vécue09:45 – Une maison ouverte aux humains, aux non-humains, et aux absents13:30 – L’enfance dans un imaginaire spirituel : récits, prières, intuitions18:40 – Les lectures qui bouleversent : Bible, soufisme, mystiques23:15 – L’apprentissage de l’arabe comme retour aux sources25:33 – L’unité transcendante des religions de Fritjof Schuon : un livre fondateur30:50 – Le rôle des librairies dans la quête de sens34:20 – La naissance des éditions Tasnim38:15 – L’hospitalité dans la tradition prophétique40:58 – L’ego selon Cheikh Al-‘Alawi : l’enfant intérieur et le cheminement spirituel45:00 – Traduire comme un geste d’hospitalité : entre fidélité et recréation52:35 – Maurice Gloton, prière et présence dans la traduction57:05 – Traduire le Coran ? Intuitions, hésitations, espérances1:02:30 – La langue du Coran et l’imaginaire du nomadisme1:06:55 – Explorer les textes : un travail d’archéologie spirituelle1:13:00 – Dans la fabrique de la traduction : gestes, lenteur, lumière1:21:20 – L’intention, la sincérité, et la nécessité du silence🔗 Liens utiles📚 Éditions Tasnim : https://www.tasnim.fr/🌐 Site personnel de Tayeb Chouiref : https://www.tayeb-chouiref.net📘 Quelques ouvrages de Tayeb Chouiref :- Les enseignements spirituels du Prophète- Travail et spiritualité en islam- Revivifier la spiritualité de l’islam- Moïse et le cheminement spirituel- La médecine prophétique

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    #5 Yannick Do | Giving Back Spirit

    Dans cet épisode, je reçois Yannick Do, directeur artistique, DJ et cofondateur de la marque Dola, pour une conversation sur les héritages, ce que l'on choisit de transmettre à notre tour — et la manière dont la création peut devenir un acte de réciprocité.Au programme :De l’audiovisuel à la direction artistique : parcours d’un créatif discret mais déterminé - souvent au bon moment, au bon endroit - entre Because Music, We Are Blind et les premières collaborations avec NikeCréer de l’intérieur : son expérience chez Nike France, les dilemmes liés à la représentation, et les moyens subtils de faire passer des messages fortsNaissance de Dola : rencontre avec Fayçal Lazraq à Abidjan, envie commune de construire une marque sincère, enracinée, connectée à des récits plurielsLe Giving Back comme boussole : faire émerger de nouveaux talents, redonner ce qu’on a reçu, créer des ponts entre scènes, territoires et générationsLa fête comme espace politique : retour sur les soirées ‘97% Africa’ et sur le rôle des DJs dans la circulation des identités diasporiquesCréer sans bruit : penser une marque comme un geste profond plutôt qu’un produit, et cultiver l’intention plutôt que la démonstrationUn échange tout en nuance sur l’humilité, la transmission, et la responsabilité de celles et ceux qui ont eu la chance d’entrer dans le game — et choisissent de tenir la porte ouverte derrière eux.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

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    (EXTRAIT) Yannick Do sur la transmission de l'héritage

    Dans cet épisode, je reçois Yannick Do, directeur artistique, DJ et cofondateur de la marque Dola, pour une conversation sur les héritages, ce que l'on choisit de transmettre à notre tour — et la manière dont la création peut devenir un acte de réciprocité.Au programme :De l’audiovisuel à la direction artistique : parcours d’un créatif discret mais déterminé - souvent au bon moment, au bon endroit - entre Because Music, We Are Blind et les premières collaborations avec NikeCréer de l’intérieur : son expérience chez Nike France, les dilemmes liés à la représentation, et les moyens subtils de faire passer des messages fortsNaissance de Dola : rencontre avec Fayçal Lazraq à Abidjan, envie commune de construire une marque sincère, enracinée, connectée à des récits plurielsLe Giving Back comme boussole : faire émerger de nouveaux talents, redonner ce qu’on a reçu, créer des ponts entre scènes, territoires et générationsLa fête comme espace politique : retour sur les soirées ‘97% Africa’ et sur le rôle des DJs dans la circulation des identités diasporiquesCréer sans bruit : penser une marque comme un geste profond plutôt qu’un produit, et cultiver l’intention plutôt que la démonstrationUn échange tout en nuance sur l’humilité, la transmission, et la responsabilité de celles et ceux qui ont eu la chance d’entrer dans le game — et choisissent de tenir la porte ouverte derrière eux.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

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    (EXTRAIT) Le sens de l'engagement de Somy DUC

    Dans cet épisode, je reçois Somy D.U.C., alias Pierre Mendy, conférencier, formateur et consultant spécialiste des cultures hip-hop et afro-américaines, pour une conversation autour de l’héritage, du formatage social et de l’émancipation par la culture.Au programme :Banlieue parisienne, années 70-80 : grandir dans une cité entre solidarité, communauté Manjak et odeurs de cage d’escalierHospitalité familiale comme mode de vie : un papa résistant et patriarche de la communauté, une maison toujours pleine de tantes, d’oncles et de nouveaux arrivantsCulture hip-hop & éducation populaire : la danse comme premier choc esthétique, la musique comme fil rouge, et le hip-hop comme levier d’ouverture au mondeSortir du quartier sans le trahir : comprendre le conditionnement collectif, s’autoriser à aimer le théâtre, le jazz ou la gastronomie française, et refuser les assignationsTransmission, mémoire et fierté : du récit oral des griots à la conférence contemporaine, comment partager un patrimoine culturel riche sans l’enfermerL’art comme appel d’air : provoquer le déclic, réveiller la curiosité, créer des chemins de traverse pour celles et ceux qui cherchent à élargir leur horizonUne discussion à la fois incarnée et politique, pour toutes celles et ceux qui croient encore en la puissance du savoir culturel, de la mémoire vivante et des récits de transformation.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  12. 5

    #4 Somy D.U.C | Sortir du ghetto Mental

    Dans cet épisode, je reçois Somy D.U.C., alias Pierre Mendy, conférencier, formateur et consultant spécialiste des cultures hip-hop et afro-américaines, pour une conversation autour de l’héritage, du formatage social et de l’émancipation par la culture.Au programme :Banlieue parisienne, années 70-80 : grandir dans une cité entre solidarité, communauté Manjak et odeurs de cage d’escalierHospitalité familiale comme mode de vie : un papa résistant et patriarche de la communauté, une maison toujours pleine de tantes, d’oncles et de nouveaux arrivantsCulture hip-hop & éducation populaire : la danse comme premier choc esthétique, la musique comme fil rouge, et le hip-hop comme levier d’ouverture au mondeSortir du quartier sans le trahir : comprendre le conditionnement collectif, s’autoriser à aimer le théâtre, le jazz ou la gastronomie française, et refuser les assignationsTransmission, mémoire et fierté : du récit oral des griots à la conférence contemporaine, comment partager un patrimoine culturel riche sans l’enfermerL’art comme appel d’air : provoquer le déclic, réveiller la curiosité, créer des chemins de traverse pour celles et ceux qui cherchent à élargir leur horizonUne discussion à la fois incarnée et politique, pour toutes celles et ceux qui croient encore en la puissance du savoir culturel, de la mémoire vivante et des récits de transformation.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

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    (EXTRAIT) Samba Doucouré à propos des héritages culturels invisibilisés

    Dans cet épisode, je reçois Samba Doucouré, journaliste indépendant et programmateur de films africains/afrodiasporiques, directeur des publications et président de la cultissime revue Africultures, pour une conversation autour de l’héritage, de la transmission et de la mémoire culturelle.Au programme :Grandir à Paris dans une famille malienne : l’hospitalité comme norme, les langues maternelles et l’enfance dans un appartement toujours ouvert aux nouveaux arrivantsLe cinéma comme outil d’enquête : comment Samba choisit et programme des films pour provoquer des conversations sur des sujets invisibilisésL’entrée dans le journalisme : des idéaux aux désillusions, son passage au CFJ, la difficulté d’imposer certains sujets et la spécialisation quasi forcée sur les questions de diversitéLes quartiers populaires dans les médias : pourquoi certains récits ont du mal à exister et comment y remédierConstruire des ponts entre les publics : la médiation culturelle et le rôle clé de la transmission pour reconnecter les imaginaires Art & héritages culturels : pourquoi certaines disciplines artistiques facilitent le dialogue entre des mondes qui s’ignorentUne discussion sincère et profonde sur les récits qui nous façonnent et la nécessité de créer des espaces pour faire entendre des voix trop souvent marginalisées.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

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    #3 Samba Doucouré | Révéler des mondes, pour changer le Game

    Dans cet épisode, je reçois Samba Doucouré, journaliste indépendant et programmateur de films africains/afrodiasporiques, directeur des publications et président de la cultissime revue Africultures, pour une conversation autour de l’héritage, de la transmission et de la mémoire culturelle.Au programme :Grandir à Paris dans une famille malienne : l’hospitalité comme norme, les langues maternelles et l’enfance dans un appartement toujours ouvert aux nouveaux arrivantsLe cinéma comme outil d’enquête : comment Samba choisit et programme des films pour provoquer des conversations sur des sujets invisibilisésL’entrée dans le journalisme : des idéaux aux désillusions, son passage au CFJ, la difficulté d’imposer certains sujets et la spécialisation quasi forcée sur les questions de diversitéLes quartiers populaires dans les médias : pourquoi certains récits ont du mal à exister et comment y remédierConstruire des ponts entre les publics : la médiation culturelle et le rôle clé de la transmission pour reconnecter les imaginaires Art & héritages culturels : pourquoi certaines disciplines artistiques facilitent le dialogue entre des mondes qui s’ignorentUne discussion sincère et profonde sur les récits qui nous façonnent et la nécessité de créer des espaces pour faire entendre des voix trop souvent marginalisées.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

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    #2 Norman Ajari | Aimer cette vie, haïr ce Monde

    Dans cet épisode d'Hôte Culture, je reçois Norman Ajari, philosophe et maître de conférences en Black Francophone Studies à l'Université d'Édimbourg. Son travail explore les notions de race, de violence et de négativité, avec une approche qui interroge aussi bien la pensée anticoloniale de Frantz Fanon que des phénomènes contemporains de destruction du réel.De son enfance en Moselle aux influences philosophiques qui nourrissent ses recherches, Norman partage son rapport aux idées et à la pensée critique. Il revient sur son intérêt pour la théologie noire, la question du mal et du nihilisme, ainsi que sur son exploration du satanisme comme hypothèse théologique. Nous abordons aussi son amour pour le rap, le jeu vidéo et la science-fiction, qui infusent son regard sur le monde.Entre philosophie, spiritualité et pop culture, cet échange est une plongée profonde dans une pensée qui refuse les réponses toutes faites et qui interroge les fondements de notre réalité.Dans cet épisode, on parle de :Son enfance, héritage culturel et hospitalité : Souvenirs sensoriels de Moselle, langues parlées et influences du contexte familial germano-français.Philosophie et quête intellectuelle : Son parcours académique et ses thèmes de recherche, de Frantz Fanon à la question de la négativité.Destruction et apocalypse : Réflexions sur la déshumanisation, la fin du réel et la fascination pour toutes les formes d'annihilation.Spiritualité et théologie noire : De la théologie de la libération aux interrogations sur le « racisme divin » et le satanisme comme hypothèse critique.Saint Augustin et la métaphysique du mal : Libre arbitre, négativité et destruction du réel à travers une lecture philosophique.Divertissement et pensée critique : Le rôle du rap, de la science-fiction et du jeu vidéo dans sa réflexion philosophique.Créolisation et bossalisation: entre négritude et créolisation, la figure des bossals comme nécessaire retourProvocation et responsabilité intellectuelle : Le paradoxe dans l’écriture et le positionnement dans le débat public.Réparations, multiculturalisme et éducation : Inégalités historiques, transmission et pistes de réflexion pour un monde plus inclusif.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

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    #1 Cheetah The Curator | Tout est Remix

    Cheetah The Curator est DJ, curatrice culturelle et fondatrice du média Black Square, une plateforme dédiée à la promotion des œuvres créatives issues de la communauté noire et à la représentation créative de cette même communauté. Depuis sa création en janvier 2015, Black Square met en lumière des talents dans des domaines variés tels que la musique, la mode, l'art, la culture et le lifestyle.Elle est aussi à l’origine des soirées Trap Africa, et a mixé pour des événements majeurs, notamment en tant que DJ sur les saisons 1 et 2 de Nouvelle École. Son obsession pour la recherche et la transmission l’a amenée à explorer sans relâche les archives sonores, les références culturelles et les connexions invisibles entre les scènes musicales. Collectionneuse dans l’âme, Cheetah cherche toujours à révéler ce qui est passé sous les radars.Dans cet épisode, elle nous raconte...Son parcours atypique, de son enfance au Cameroun à son arrivée en France, et comment elle a construit son univers en naviguant entre musique, médias et entrepreneuriat. Elle partage les influences qui ont façonné son regard, son rapport au hip-hop et la manière dont elle a fait de la curation et du partage un art à part entière. Elle évoque également la création de Black Square, et son envie de documenter et de transmettre des récits créatifs trop souvent invisibilisés.Dans cet épisode, on parle de :Son enfance à Douala, entre bruits de rue, musique et bibliothèque familialeSon arrivée en France et le choc culturel dans l’apprentissage de nouveaux codesSes premiers pas dans le rapet la danse au lycée et à l’universitéSon passage à Lille et son combat pour retrouver une expression artistiqueLa création du média Black Square et son obsession pour explorer les différentes formes d’expressions créativesLes soirées Trap Africa et leur impact sur la scène musicale parisienneSon rapport à la collection, que ce soit à travers la musique ou les objetsL’importance de la curation et de la transmission dans son travailSon passage au DJing et comment elle a su imposer son universLes différences culturelles dans la manière d’accueillir et de partager, du Cameroun à la FranceSon regard sur l’entrepreneuriat créatif, entre passion et réalités économiquesSa vision du rôle du DJ au-delà de la technique : connecter, surprendre et transmettreHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

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🔹"Comment composer un monde capable d’accueillir une multitude de mondes ?"C’est la question au cœur de toutes les conversations d’Hôte Culture.Dans ce podcast, des créateurs, penseurs et passeurs de cultures et d’imaginaires, acceptent de nous ouvrir les portes de leur monde. Ensemble, nous allons explorer ce qui fait qu’un univers, une œuvre ou un mouvement résonne et rassemble, au-delà de ses propres frontières.Entrer dans Hôte Culture, c’est s’immerger dans une véritable polyphonie : des voix qui viennent de la musique, des sciences, des arts, des médias, du design, de la food, du business, des jeux-vidéo, des mondes militants, de la mode et tant d’autres.Un espace où la créativité est dialogue, hospitalité, remix.🚀Alors, bienvenue dans Hôte Culture, bienvenue dans la lumière et le rythme d’une multitude de mondes.🔹Le concept : Dans un monde saturé d’images, de discours et de storytelling formaté, Hôte Culture explore ce qui rend les créations uniques. Ici, on donne la parol

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