Messe depuis le couvent des Dominicains de Toulouse

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Messe depuis le couvent des Dominicains de Toulouse

Radio Présence - Médias récents

  1. 25

    Chemin de vie par fr. Jean-Michel Maldamé

    Nous voici rassemblés pour vivre ensemble ce que la liturgie appelle « le repas du Seigneur ». L’expression renvoie au dernier repas que Jésus a vécu avec ses disciples. Les évangiles en donnent un compte-rendu précis en mentionnant la fraction du pain et la bénédiction de la coupe de vin qui instaurent ce que nous appelons « eucharistie ». Jésus préside ce repas. La parole est libre. Les disciples posent des questions à Jésus ; ils sont inquiets, car ils savent que la vie de Jésus est menacée. Leur souci majeur concerne l’avenir. C’est dans ce contexte que Jésus se présente comme « chemin, vérité et vie » — trois termes qui désignent trois bonnes nouvelles.

  2. 24

    « Si quelqu'un entre par moi, il sera sauvé », dit le Bon Pasteur par fr. Édouard Divry

    Jésus est-il moins efficace avec le temps ? Une prédication : 3 000 convertis !, avons-nous entendu dans la première lecture. Aujourd’hui 3 000 prédications, combien de conversions ? J’ai peur de répondre zéro en ce qui me concerne. Heureusement, la « bienheureuse espérance » (Tt 2, 13) sauve ! Et l’on peut espérer pour tous ceux aimés pour lesquels on a prêché.

  3. 23

    Rompre le pain pour ne former qu'un seul corps par fr. Maxime Arcelin

    Crac ! C’est le bruit d’une fracture ou d’une déchirure ! Mais c’est aussi le bruit du pain que l’on fractionne, avec ou sans levure ; s’il est bien cuit, il est craquant. C’est le bruit de ce qui est dense, os ou froment. Bruit consolant quand il s’agit du pain qui va rassasier notre faim ; bruit terrifiant quand il s’agit de notre jambe qui ne va plus nous soutenir. Bruit ambivalent lorsqu’il s’agit de l’hostie consacrée, car bien sûr, par notre foi, nous nous réjouissons de pouvoir goûter ce céleste pain des anges en en recevant une fraction dans la communion, mais ce geste de rompre le pain pendant le chant de l’agneau de Dieu n’est pas sans nous rappeler aussi la Passion, sans faire « mémoire » de Lui. Il résiste ce pain, tant est si bien que s’il ne se casse pas d’un coup sec et violent, il faut le déchirer.

  4. 22

    « Mon Seigneur et mon Dieu » par fr. François Daguet

    Chaque récit des apparitions de Jésus ressuscité est une façon de nous aider à entrer nous-mêmes dans cette connaissance du Ressuscité, qui ne va pas de soi. Même si, dans la liturgie, on ajoute Alléluia à la fin de chaque phrase, les récits-mêmes des évangiles nous disent que la rencontre de Jésus ressuscité est tout sauf évidente. C’est une chose curieuse. Jésus est ressuscité en un instant, mais il nous faut du temps, parfois beaucoup de temps, pour rejoindre ce mystère. Et si c’est lui qui est sorti du tombeau, on a bien l’impression qu’il vient rejoindre les apôtres enfermés dans le tombeau de leur désespérance.

  5. 21

    "Entrer avec Jésus dans sa passion !" par fr. Dominique-Marie Cabaret

    Frères et sœurs, nous voici encore une fois à l’entrée de la semaine sainte, nous allons entendre le récit de la passion de notre Seigneur Jésus-Christ dans quelques instants, et à l’exception sans doute des catéchumènes, peut-être sommes-nous blasés d’avance d’avoir à écouter ce long texte que nous connaissons plus ou moins par cœur et qui, parce qu’il est sans doute trop connu, risque même de ne pas nous émouvoir ou si peu.

  6. 20

    "Nous étions à Béthanie !" par fr. David Perrin

    Nous sommes en train de passer, vous le sentez bien, à autre chose. Le carême prend de plus en plus une dimension pascale. La Semaine Sainte approche, notre délivrance approche, mais nous ne pourrons pas entrer pleinement dans le mystère pascal, nous ne pourrons pas être délivrés, si nous manquons la dernière, l’ultime identification préparatoire qui nous est proposée ce dimanche. Je m’explique.

  7. 19

    "Voir clair" par fr. Joseph-Thomas Pini

    Tâcher d’y voir clair. Il se trouve que nos lectures, et spécialement notre péricope évangélique du 4e dimanche de Carême, tombent en des journées électorales, et dans une actualité confuse, incertaine et préoccupante, où il n’est ni inutile ni aisé de voir clair. Dans le long épisode johannique de la guérison de l’aveugle-né, tous les acteurs s’efforcent d’y voir clair. Les disciples de Jésus, pour qui la longue pédagogie divine, depuis le début de la Révélation, de la causalité du bien et du mal dans l’homme et dans le monde, n’a pas encore produit tous ses fruits, et qui s’interrogent sur l’imputation des péchés personnels d’un homme aveugle de naissance, ou de ses proches, dans son infirmité. Les pharisiens, décontenancés, comme tous, par cette libération de la cécité, divisés entre eux sur la possibilité qu’un tel miracle vienne de Dieu, et en peine, eux aussi, avec l’œuvre de Dieu. Les parents du mendiant aveugle guéri, qui, eux, ne veulent même pas savoir et n’aspirent qu’au confort de la pénombre.

  8. 18

    Madame Bovary et la Samaritaine par fr. Joël-Marie Boudaroua

    Devant ce récit fleuve, devant cette « scène inépuisable [1] », devant ce dialogue le plus long de tout l’Évangile, quel fil tirer pour vous en partager ce matin la substantifique moelle, pour en goûter avec vous, Maixent, Agathe, toute la richesse, toute la profondeur ? J’en étais là, un peu perdu, un peu noyé, quand mon ange m’a dit : Parle-leur de Madame Bovary.

  9. 17

    Apprends de Dieu à L'écouter ! par fr. Hugues-François Rovarino

    C’est curieux chez Simon-Pierre ce besoin de faire des phrases ! Dès qu’une réalité lui échappe, aujourd’hui l’apparition de Moïse et d’Élie, il lui faut aussitôt parler, occuper le terrain. « Le sage tourne sept fois sa langue dans sa bouche avant de parler », dit-on ; mais Simon-Pierre réagit à l’émotion. Maladroit, il se sent pourtant obligé d’intervenir. Cela s’explique : Simon n’est-il pas un disciple de la première heure ? Et n’a-t-il pas à Capharnaüm, avec Jacques et Jean déjà, accompagné le Sauveur pour la résurrection de la fille du chef de synagogue, Jaïre ? Devant eux, Jésus n’a-t-il pas révélé sa Puissance ? Ne vient-il pas récemment de confesser par grâce qui est Jésus ? Ne vient-il pas d’être désigné comme Pierre de l’Église par le Seigneur ?

  10. 16

    Jésus a raison ou le pain partagé par fr. Gilles Danroc

    C’était un premier dimanche de carême, année A, comme aujourd’hui. Les mêmes lectures… Je vous emmène en Haïti, à la paroisse de Chénot, tout en haut de la chaîne des Cahos. Après cinq heures de marche ou de mulet, une jolie église. Les paysans ont porté sur leurs têtes les pierres sur ce site magnifique et un missionnaire breton a été l’architecte et chef de chantier. C’est bien leur église !

  11. 15

    Pour accomplir la Loi du Seigneur par fr. Renaud Silly

    Entendez en ces versets le vertige enivrant devant lequel Ben Sira place notre responsabilité : point de place pour un destin aveugle qui déciderait sans nous et nous broierait dans sa nécessité. La vie et la mort dépendant de ce que nous préférons : Ben Sira ne dit pas qu’elles sont en notre puissance, affirmation fausse qui prétendrait que la vie et la mort sont à la merci de notre habileté ; mettre la vie et la mort à la portée de la puissance des hommes, voilà qui ressemble à l’Enfer ; dans l’Évangile du Royaume, la vie ou la mort dépendent de notre volonté, et en définitive de notre amour, car l’amour est l’acte dont la volonté est la faculté qui le pose. Jugez donc l’élévation morale depuis laquelle Ben Sira nous adresse ce conseil :

  12. 14

    "Allez, et salez la terre entière !" par fr. Gilles-Marie Marty

    Dès l’âge de trois ans, on sait que le sel donne du goût. Ta purée est fadasse ?… Eh bien, ajoute une pincée de sel, et elle sera mangeable ! Mais, plus important que le goût, le sel permet de conserver les aliments : on sale viandes, poissons, fromages, et même légumes (fermentés) pour les faire durer longtemps. Frigos et congélos l’ont fait oublier, mais jusqu’au siècle dernier, la grande méthode de conservation était le salage, que rien ne pouvait remplacer… On parle ici du sel de cuisine, le chlorure de sodium.

  13. 13

    Homélie du 1 février 2026 - 4e dimanche du T.O. par fr. Édouard Divry

    « Imitez-moi, mon modèle à moi c’est le Christ » (1 Co 11, 1). C’est gonflé, hardi ! Cette exhortation de saint Paul a de quoi surprendre par son auto-référentialité pour reprendre le mot d’un récent pontificat. Nul autre que saint Paul n’oserait la formuler aussi directement : « Imitez-moi ! » — il insiste pourtant partout, quatre fois : 1 Th 1, 6 ; 2 Th 3, 7.9 ; Ph 3, 17 ; 1 Co 4, 16. Sous l’inspiration divine, saint Paul a propulsé en avant et formellement la dévotion catholique aux saints dans une vie spirituelle avec le Seigneur ce qui sauve d’ailleurs sa devise : « Mon modèle à moi, c’est le Christ. » C’est cette rectification qui rend l’avis de saint Paul audible. Nous le disons désormais de tous les saints, mais seulement après leur mort : « Imitez-les, leur modèle c’est le Christ ! » On peut l’exprimer cependant à propos de ceux dont on pressent qu’ils seront un jour des saints. Qui ne l’a pas ressenti auprès de sainte Mère Teresa de Calcutta ou de saint Jean-Paul II ? Mais quels critères plus précis retenir pour éviter une imitation servile sans vrai intérêt spirituel ? Aujourd’hui Jésus discrètement ne révèle-t-il pas ses propres qualités à imiter en nous associant à lui ? :

  14. 12

    Jésus commença à prêcher par fr. Emmanuel Perrier

    « Quand faut y aller, faut y aller ! » Nos activités, nos entreprises et nos travaux ont tous un commencement. Qu’est-ce qu’un commencement ? C’est le point où l’on bascule de la préparation à l’exécution. On se lance, on fait le premier geste qui va entraîner tout ce qui suit. C’est le moment, mêlé d’appréhension parce qu’on sait qu’il n’y aura pas de retour en arrière, où l’on charge le sac, où l’on passe la porte, où on lance la machine, où on se jette dans le vide. Et plus l’entreprise est aventureuse, plus elle s’annonce épique, et plus ce premier geste est mémorable jusqu’à devenir solennel. Le Christ connut cette expérience lorsqu’il commença à prêcher. « Alors Jésus commença à prêcher », nous rapporte saint Matthieu (Mt 4, 17). Ce n’est pas un événement banal que ces quelques mots évoquent. Jésus s’était tenu caché durant trente ans. À l’échelle d’une vie humaine, quand on se prépare pendant trente ans, c’est que l’on s’apprête à tout engager, corps et âme. Et, de fait, ce commencement est un basculement. Jésus s’expose publiquement, désormais chaque parole et chaque geste le livre un peu plus aux hommes, sans retour, dans une tension entretenue durant trois années et qui culminera sur la Croix.

  15. 11

    Je ne le connaissais pas encore par fr. Henry Donneaud

    Permettez-moi de vous inviter aujourd’hui à un petit exercice de lectio divina, cette lecture savoureuse de la Parole de Dieu qui nous fait y puiser une nourriture stimulante pour notre progrès spirituel. Le Seigneur nous a donné les Saintes Écritures non pour qu’elles restent à s’empoussiérer sur une étagère, mais pour que nous dégustions chaque jour de quoi mieux le connaître. Il s’agit de savourer les mots que Dieu lui-même a pris soin d’inspirer pour que nous les ruminions et y trouvions de quoi avancer sûrement. Dans l’évangile de ce jour, une expression a retenu mon attention, une expression un peu obscure que Jean répète deux fois, au moment où il désigne Jésus comme l’Agneau de Dieu : « Et moi je ne le connaissais pas. » Étrange expression. Comme souvent, des mets qui paraissent peu ragoûtants se révèlent riches de saveur et de vitamines une fois que nous les mâchons avec soin. https://toulouse.dominicains.com/homelie/je-ne-le-connaissais-pas-encore/

  16. 10

    « Celui-ci est mon Fils bien-aimé en qui je trouve ma joie » par fr. Gilles Danroc

    Qui est-il donc cet enfant, né en transit, à minuit, dans une grotte à l’écart de Bethléem, la cité de David ? Qui donc est cet enfant que des rois mages viennent adorer en suivant une étoile depuis les extrémités de la terre sans rien connaître de Moïse ni de David ?

  17. 9

    Catho, Qézako ? par fr. Gilles-Marie Marty

    La Sainte Écriture et la foi catholique disent que Dieu veut que tous les hommes soient sauvés. Les premiers à bénéficier visiblement de ce salut universel furent ces Mages venus d’Orient. Pour nous, c’est une banalité mais pour les Juifs de l’époque, ce fut un tremblement de terre. Jusque-là, en effet, seul un peuple était dit « Peuple de Dieu » ; or voilà que, désormais, ce sont tous les peuples, races, langues et nations, que Dieu appelle pour devenir sa famille. C’est pourquoi les Mages de nos crèches sont blanc, noir et jaune : ils représentent tous les peuples. Ce détail vient non de l’Évangile mais de la tradition populaire, qui sait interpréter avec justesse. Le salut qu’apporte Jésus s’adresse à tous, car tous enfants du même Père céleste, et donc frères.

  18. 8

    "La Sainte Famille" par fr. Renaud Silly

    La Sainte Famille nous est donnée en exemple. Est-ce bien raisonnable, tant les personnes qui la composent nous paraissent hors de portée ? Pourtant, l’Église n’a que faire de nous proposer des idéaux, qui ne sont souvent que le miroir fugace de nos fantasmes. L’idéal est par définition inatteignable. Aussi la liturgie fait-elle mieux : elle nous propose des modèles.

  19. 7

    Accueillir que Dieu fait grâce par fr. Joseph-Thomas Pini

    Hier soir, ce matin, nous avons sans doute allumé la quatrième bougie de nos couronnes d’Avent, et c’est ce que fait aussi pour nous la liturgie de l’Église en ce quatrième Dimanche de notre attente de l’Avènement du Seigneur. Alors que nous adorons et méditons la venue du Fils unique et bien-aimé du Père dans notre monde et nos vies, le Verbe éternel, nous voyons ainsi briller un quatrième verbe. Au premier Dimanche : veiller ; au deuxième : convertir, à l’appel fougueux de Jean-Baptiste ; au troisième : préparer ; aujourd’hui : accueillir.

  20. 6

    Sauvés en espérance, qu'est-ce à dire ? par fr. Benoît-Dominique de La Soujeole

    Lorsque Jean-Baptiste veut s’assurer que Jésus est bien le Messie annoncé par les prophètes, il lui envoie ses messagers et Jésus répond en leur disant que c’est bien lui car il réalise la prophétie messianique d’Isaïe : les aveugles voient, les boiteux marchent, les sourds entendent… Nous avons ici le schéma biblique des plus classiques : la prophétie se réalise. Oui mais : https://toulouse.dominicains.com/homelie/sauves-en-esperance-quest-ce-a-dire/

  21. 5

    Jean, l'inventeur du baptême par fr. Jean-Michel Maldamé

    Je commencerai par évoquer un fait. Il y a quelques jours, le pape était en visite à Istanbul, la capitale de la Turquie, l’ancienne Constantinople qui fut la grande métropole du monde chrétien. Invité d’honneur, il a eu droit à tous les hommages protocolaires. Désirant en avoir une image, je regarde le journal télévisé et je vois quelques images brèves prises à la sortie de la « Mosquée bleue ». En face de cette mosquée, se trouve le prodige et la merveille d’architecture qu’est la basilique Sainte-Sophie — hélas transformée en mosquée, par le dictateur actuellement au pouvoir. Telle est la loi du plus fort ! Le conquérant ne se contente pas de prendre des territoires et des richesses, il veut être maître de la vie culturelle et de la vie spirituelle. Je regarde à la télévision le pape qui passe ; il ne dit rien ; il se tait. Ce silence l’honore. Il dit plus qu’un long discours.

  22. 4
  23. 3

    "Le Christ, notre roi, est nu !" par fr. Maxime Arcelin

    Le roi est nu ! L’expression vient d’un conte d’Andersen, Les habits neufs de l’empereur, du cri d’un enfant qui ose briser le silence qui entoure la supercherie de deux fripons. Ils ont voulu faire croire à l’empereur qu’ils pouvaient faire un habit que seuls les niais et les imbéciles ne voyaient pas. Alors tous s’extasient devant le vide pour ne pas paraître niais, « nul ne voulait laisser voir qu’il ne voyait rien », même le roi, qui, puni par sa vanité, se retrouve à parader dans le plus simple appareil. Seule la voix de l’enfant traverse le mur de silence et de vanité pour faire éclater la vérité : « Mais il est tout nu ! » Et la foule d’ouvrir les yeux : le roi est nu !

  24. 2

    Seigneur, c'est Toi mon espérance par fr. Gilles Danroc

    « Voici que vient le Jour du Seigneur, il brûle comme une fournaise. » Voici l’ultime prophétie de l’Ancien Testament, à 4 versets du Nouveau ! Dimanche prochain, nous dirons avec encore plus d’insistance : « Que Ton règne vienne » pour clore notre année liturgique. Le prophète Malachie récapitule toutes les prophéties qui annoncent un avenir qui vient de Dieu, un bouleversement de nouveauté qui passe par la clarification de la vie du monde si embrouillé.

  25. 1

    Quel fouet pour le Prince de la paix ? par fr. Éric Pohlé

    Monté à Jérusalem, Jésus entre dans le temple. Il y entre les mains nues comme il entrera plus tard dans sa Passion en se présentant librement aux attaches et aux liens de son arrestation. Il n’a pas de fouet dans la main ni caché dans le pli de son vêtement : le Verbe fait chair entre dans le temple fait de mains d’hommes pour y prier à la manière des hommes. Sans plus. Humblement.

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