Métaphysique et philosophie de la connaissance - Claudine Tiercelin

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Métaphysique et philosophie de la connaissance - Claudine Tiercelin

Dans ses cours et séminaires au Collège de France, Claudine Tiercelin a examiné plusieurs problèmes métaphysiques fondamentaux : le statut des « espèces naturelles » et de l'essentialisme contemporain, la nature et la réalité des dispositions, ou ce en quoi peut consister une authentique connaissance métaphysique de la nature. En philosophie de la connaissance, elle a proposé une nouvelle définition de la connaissance elle-même, précisé le sens du concept de connaissance pratique, souligné l'importance des vertus épistémiques, et rappelé les liens étroits qui existent entre la connaissance et la démocratie entendue comme un espace de vérité et de raisons. Ses cours plus récents interrogent les relations complexes qui se sont tissées au cours de l'histoire entre l'ontologie et la sémiotique, et montrent la pertinence d'un projet visant à développer aujourd'hui une ontologie qui s'inscrirait dans une perspective simultanément sémiotique et réaliste. Ses prochains cours reviendront sur

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    Colloque - Implications philosophiques de l'IA - Carina Prunkl : L'IA en tant que bureaucratie

    Claudine TiercelinMétaphysique et philosophie de la connaissanceAnnée 2024-2025Colloque - Implications philosophiques de l'IACarina Prunkl : L'IA en tant que bureaucratieCarina PrunklUniversité d'UtrechtRésuméLe processus décisionnel piloté par l'IA est souvent évalué à l'aune du jugement humain individuel – les algorithmes sont-ils plus rapides, plus justes ou moins biaisés que les humains ? Dans cet exposé, je remets en question ce cadre, en soutenant que la classe de comparaison la plus appropriée pour la prise de décision pilotée par l'IA n'est pas le jugement humain individuel, mais la prise de décision bureaucratique. Comme les systèmes bureaucratiques, la prise de décision par l'IA dépend de la quantification, de la standardisation, de l'autorité dépersonnalisée et des tâches spécialisées. Elle ne supprime pas entièrement le pouvoir discrétionnaire de l'homme, mais le répartit tout au long du processus, depuis la sélection des données et la conception du modèle jusqu'à la mise en œuvre et la supervision. Les bureaucraties et l'IA visent toutes deux la cohérence et l'impartialité, mais elles sont également critiquées pour leur opacité, leur rigidité et leur insensibilité au contexte. Dans cet exposé, je montrerai comment le fait de passer d'un cadre humain contre machine à un cadre algorithme contre bureaucratie ouvre des voies nouvelles et plus productives pour réfléchir à la responsabilité, au pouvoir discrétionnaire et à la légitimité dans les systèmes d'IA.-- Colloque organisé par Jacques-Henri Vollet, codirecteur du Groupe de recherche en épistémologie (GRE) au Collège de France, et Alexandre Declos, directeur du Groupe d'études en métaphysique (GEM).PrésentationCe colloque vise à explorer les implications philosophiques de l'intelligence artificielle (IA) à travers trois axes majeurs : épistémologique, esthétique et éthique.Sur le plan épistémologique, nous interrogerons la nature de la connaissance produite par l'IA : peut-elle être qualifiée de véritable connaissance ou s'agit-il d'une simple corrélation statistique ? Quelles conséquences l'IA a-t-elle sur les notions de justification, de vérité et d'explicabilité en science et dans la prise de décision ?D'un point de vue esthétique, nous examinerons le statut artistique et la valeur esthétique des productions de l'IA. Peut-on attribuer une forme d'intentionnalité ou d'auctorialité à ces systèmes ? L'IA peut-elle créer de l'art ? N'est-elle qu'un outil artistique parmi d'autres ?Enfin, l'axe éthique portera sur les responsabilités associées au développement et à l'usage de l'IA. Comment assurer une IA alignée sur des valeurs humaines ? Quels sont les défis liés à la partialité algorithmique, à la surveillance de masse et aux impacts socio-économiques de l'automatisation ?Ce colloque réunira des philosophes, des chercheurs en intelligence artificielle et des experts en éthique du numérique afin de proposer une réflexion interdisciplinaire sur ces enjeux cruciaux.

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    Colloque - Implications philosophiques de l'IA - Artūrs Logins : L'IA explicable et la philosophie des raisons

    Claudine TiercelinMétaphysique et philosophie de la connaissanceAnnée 2024-2025Colloque - Implications philosophiques de l'IAArtūrs Logins : L'IA explicable et la philosophie des raisonsArtūrs LoginsUniversité LavalRésuméIl s'agira de réfléchir à l'opacité des modèles d'IA et à la manière dont les approches dites « explicables » (XAI), souvent post-hoc, pourraient être améliorées en déplaçant l'attention de l'explication causale vers l'explication par des raisons.-- Colloque organisé par Jacques-Henri Vollet, codirecteur du Groupe de recherche en épistémologie (GRE) au Collège de France, et Alexandre Declos, directeur du Groupe d'études en métaphysique (GEM).PrésentationCe colloque vise à explorer les implications philosophiques de l'intelligence artificielle (IA) à travers trois axes majeurs : épistémologique, esthétique et éthique.Sur le plan épistémologique, nous interrogerons la nature de la connaissance produite par l'IA : peut-elle être qualifiée de véritable connaissance ou s'agit-il d'une simple corrélation statistique ? Quelles conséquences l'IA a-t-elle sur les notions de justification, de vérité et d'explicabilité en science et dans la prise de décision ?D'un point de vue esthétique, nous examinerons le statut artistique et la valeur esthétique des productions de l'IA. Peut-on attribuer une forme d'intentionnalité ou d'auctorialité à ces systèmes ? L'IA peut-elle créer de l'art ? N'est-elle qu'un outil artistique parmi d'autres ?Enfin, l'axe éthique portera sur les responsabilités associées au développement et à l'usage de l'IA. Comment assurer une IA alignée sur des valeurs humaines ? Quels sont les défis liés à la partialité algorithmique, à la surveillance de masse et aux impacts socio-économiques de l'automatisation ?Ce colloque réunira des philosophes, des chercheurs en intelligence artificielle et des experts en éthique du numérique afin de proposer une réflexion interdisciplinaire sur ces enjeux cruciaux.

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    Colloque - Implications philosophiques de l'IA - Océane Fiant : Interroger l'explicabilité des systèmes d'IA : étude de la conception d'une IA médicale intelligible

    Claudine TiercelinMétaphysique et philosophie de la connaissanceAnnée 2024-2025Colloque - Implications philosophiques de l'IAOcéane Fiant : Interroger l'explicabilité des systèmes d'IA : étude de la conception d'une IA médicale intelligibleOcéane FiantUniversité Côte d'AzurRésuméL'explicabilité des intelligences artificielles (IA) est souvent présentée comme essentielle pour l'adoption de ces systèmes par les médecins. Toutefois, son approche habituelle présente deux limites : d'une part, l'absence d'ancrage dans des situations professionnelles concrètes, entraînant un décalage entre les solutions proposées et les attentes des utilisateurs, et d'autre part, une focalisation excessive sur le fonctionnement des IA, au détriment d'autres aspects de leur conception pouvant également induire un défaut d'intelligibilité des résultats. Cet exposé présentera un projet d'IA en anatomie et cytologie pathologiques, une spécialité médicale centrale dans la prise en charge des cancers, qui propose une perspective inédite sur l'intelligibilité des IA, mettant l'accent sur la construction de leur « vérité de terrain ». L'examen de la stratégie mise en œuvre par ce projet plaide alors en faveur d'une approche contextuelle de l'intelligibilité des IA, permettant de développer des solutions réellement alignées sur les attentes des professionnels de santé.-- Colloque organisé par Jacques-Henri Vollet, codirecteur du Groupe de recherche en épistémologie (GRE) au Collège de France, et Alexandre Declos, directeur du Groupe d'études en métaphysique (GEM).PrésentationCe colloque vise à explorer les implications philosophiques de l'intelligence artificielle (IA) à travers trois axes majeurs : épistémologique, esthétique et éthique.Sur le plan épistémologique, nous interrogerons la nature de la connaissance produite par l'IA : peut-elle être qualifiée de véritable connaissance ou s'agit-il d'une simple corrélation statistique ? Quelles conséquences l'IA a-t-elle sur les notions de justification, de vérité et d'explicabilité en science et dans la prise de décision ?D'un point de vue esthétique, nous examinerons le statut artistique et la valeur esthétique des productions de l'IA. Peut-on attribuer une forme d'intentionnalité ou d'auctorialité à ces systèmes ? L'IA peut-elle créer de l'art ? N'est-elle qu'un outil artistique parmi d'autres ?Enfin, l'axe éthique portera sur les responsabilités associées au développement et à l'usage de l'IA. Comment assurer une IA alignée sur des valeurs humaines ? Quels sont les défis liés à la partialité algorithmique, à la surveillance de masse et aux impacts socio-économiques de l'automatisation ?Ce colloque réunira des philosophes, des chercheurs en intelligence artificielle et des experts en éthique du numérique afin de proposer une réflexion interdisciplinaire sur ces enjeux cruciaux.

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    Colloque - Implications philosophiques de l'IA - Pierre Saint-Germier : L'expressivité musicale profonde

    Claudine TiercelinMétaphysique et philosophie de la connaissanceAnnée 2024-2025Colloque - Implications philosophiques de l'IAPierre Saint-Germier : L'expressivité musicale profondePierre Saint-GermierCNRS, IRCAM, Sorbonne-Université, Ministère de la CultureRésuméLes applications récentes d'IA générative musicale peuvent désormais générer des morceaux de différents genres musicaux avec des niveaux d'expressivité inattendus. Une critique ancienne et courante de la musique générée par algorithme découle de son incapacité supposée à exprimer les émotions humaines. La mesure dans laquelle l'expressivité des morceaux générés par des modèles génératifs profonds approche celle des performances enregistrées par des humains reste une question empirique délicate. En supposant qu'un certain niveau d'expressivité (même s'il n'est pas toujours profond ou nuancé) soit atteint par les modèles génératifs récents, il est intéressant d'examiner ce qui reste de l'objection d'inexpressivité. Une version courante de cette objection est que les apparences superficielles d'expressivité musicale dans la production des modèles génératifs ne suffisent pas à montrer une véritable expressivité musicale. Ma communication explore différentes façons d'articuler et d'évaluer cet argument à la lumière des faits concernant les modèles génératifs profonds et les théories philosophiques contemporaines de l'expressivité musicale. Je soutiens que les théories philosophiques les plus influentes de l'expressivité musicale conduisent au point de vue selon lequel la musique générée par l'IA fait preuve d'une expressivité véritable. Une autre leçon, que je propose de tirer des exemples récents d'expressivité musicale artificielle, est que l'importance de l'expressivité en tant que telle pour la valeur de la musique a peut-être été exagérée, par opposition à la mise en œuvre de l'expressivité musicale dans le cadre d'un projet compositionnel ou interprétatif.-- Colloque organisé par Jacques-Henri Vollet, codirecteur du Groupe de recherche en épistémologie (GRE) au Collège de France, et Alexandre Declos, directeur du Groupe d'études en métaphysique (GEM).PrésentationCe colloque vise à explorer les implications philosophiques de l'intelligence artificielle (IA) à travers trois axes majeurs : épistémologique, esthétique et éthique.Sur le plan épistémologique, nous interrogerons la nature de la connaissance produite par l'IA : peut-elle être qualifiée de véritable connaissance ou s'agit-il d'une simple corrélation statistique ? Quelles conséquences l'IA a-t-elle sur les notions de justification, de vérité et d'explicabilité en science et dans la prise de décision ?D'un point de vue esthétique, nous examinerons le statut artistique et la valeur esthétique des productions de l'IA. Peut-on attribuer une forme d'intentionnalité ou d'auctorialité à ces systèmes ? L'IA peut-elle créer de l'art ? N'est-elle qu'un outil artistique parmi d'autres ?Enfin, l'axe éthique portera sur les responsabilités associées au développement et à l'usage de l'IA. Comment assurer une IA alignée sur des valeurs humaines ? Quels sont les défis liés à la partialité algorithmique, à la surveillance de masse et aux impacts socio-économiques de l'automatisation ?Ce colloque réunira des philosophes, des chercheurs en intelligence artificielle et des experts en éthique du numérique afin de proposer une réflexion interdisciplinaire sur ces enjeux cruciaux.

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    Colloque - Implications philosophiques de l'IA - Jim Gabaret : L'art des IA et le critère de l'intentionnalité

    Claudine TiercelinMétaphysique et philosophie de la connaissanceAnnée 2024-2025Colloque - Implications philosophiques de l'IAJim Gabaret : L'art des IA et le critère de l'intentionnalitéJim GabaretUniversité Paris 1RésuméLes IA génératives proposent aujourd'hui des productions textuelles, musicales ou picturales de teneur « artistique », dont les internautes comme les artistes professionnels font usage. Mais au-delà du nouvel outil qui s'offre ici, avec ses avantages, ses biais et ses risques, y a-t-il un ajout artistique de la part de l'IA elle-même ? Le sceptique résiste en général à l'idée d'une IA artiste en invoquant le manque d'intentionnalité créatrice de ces algorithmes désincarnés et sans lien référentiel au monde. Mais la nécessité de l'intentionnalité pour qualifier un objet d'artistique s'interroge, autant que l'absence d'intentionnalité des IA génératives. Nous proposons d'interpréter les modèles donnés en apprentissage, le processus de prompting et le maillage culturel dans lequel celles-ci s'insèrent comme autant d'« intentionnalités médiées » ou « dialogiques ». En émergent non seulement un sens référentiel, mais une valeur artistique véritable, aux effets esthétiques nouveaux.-- Colloque organisé par Jacques-Henri Vollet, codirecteur du Groupe de recherche en épistémologie (GRE) au Collège de France, et Alexandre Declos, directeur du Groupe d'études en métaphysique (GEM).PrésentationCe colloque vise à explorer les implications philosophiques de l'intelligence artificielle (IA) à travers trois axes majeurs : épistémologique, esthétique et éthique.Sur le plan épistémologique, nous interrogerons la nature de la connaissance produite par l'IA : peut-elle être qualifiée de véritable connaissance ou s'agit-il d'une simple corrélation statistique ? Quelles conséquences l'IA a-t-elle sur les notions de justification, de vérité et d'explicabilité en science et dans la prise de décision ?D'un point de vue esthétique, nous examinerons le statut artistique et la valeur esthétique des productions de l'IA. Peut-on attribuer une forme d'intentionnalité ou d'auctorialité à ces systèmes ? L'IA peut-elle créer de l'art ? N'est-elle qu'un outil artistique parmi d'autres ?Enfin, l'axe éthique portera sur les responsabilités associées au développement et à l'usage de l'IA. Comment assurer une IA alignée sur des valeurs humaines ? Quels sont les défis liés à la partialité algorithmique, à la surveillance de masse et aux impacts socio-économiques de l'automatisation ?Ce colloque réunira des philosophes, des chercheurs en intelligence artificielle et des experts en éthique du numérique afin de proposer une réflexion interdisciplinaire sur ces enjeux cruciaux.

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    Colloque - Implications philosophiques de l'IA - Alexandre Gefen : Les enjeux philosophiques de l'art augmenté

    Claudine TiercelinMétaphysique et philosophie de la connaissanceAnnée 2024-2025Colloque - Implications philosophiques de l'IAAlexandre Gefen : Les enjeux philosophiques de l'art augmentéAlexandre GefenCNRS / Université Sorbonne Nouvelle / ENSRésuméQue change l'IA à l'esthétique ? Cette communication s'intéressera aux conséquences des pratiques artistiques augmentées par l'IA sur notre rapport à l'art et sur sa philosophie, en les replaçant dans l'histoire de l'art moderne et de ses débats. Elle s'interrogera également sur la manière dont l'art nous aide à penser les enjeux éthiques de l'IA, ses biais, ses limites, tout en nous permettant de réfléchir à nos relations aux machines et aux agents artificiels.-- Colloque organisé par Jacques-Henri Vollet, codirecteur du Groupe de recherche en épistémologie (GRE) au Collège de France, et Alexandre Declos, directeur du Groupe d'études en métaphysique (GEM).PrésentationCe colloque vise à explorer les implications philosophiques de l'intelligence artificielle (IA) à travers trois axes majeurs : épistémologique, esthétique et éthique.Sur le plan épistémologique, nous interrogerons la nature de la connaissance produite par l'IA : peut-elle être qualifiée de véritable connaissance ou s'agit-il d'une simple corrélation statistique ? Quelles conséquences l'IA a-t-elle sur les notions de justification, de vérité et d'explicabilité en science et dans la prise de décision ?D'un point de vue esthétique, nous examinerons le statut artistique et la valeur esthétique des productions de l'IA. Peut-on attribuer une forme d'intentionnalité ou d'auctorialité à ces systèmes ? L'IA peut-elle créer de l'art ? N'est-elle qu'un outil artistique parmi d'autres ?Enfin, l'axe éthique portera sur les responsabilités associées au développement et à l'usage de l'IA. Comment assurer une IA alignée sur des valeurs humaines ? Quels sont les défis liés à la partialité algorithmique, à la surveillance de masse et aux impacts socio-économiques de l'automatisation ?Ce colloque réunira des philosophes, des chercheurs en intelligence artificielle et des experts en éthique du numérique afin de proposer une réflexion interdisciplinaire sur ces enjeux cruciaux.

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    Colloque - Implications philosophiques de l'IA - Eloïse Boisseau : Experts de papier, de carbone et de silicium : déférence et technologies épistémiques aux temps du tout-IA

    Claudine TiercelinMétaphysique et philosophie de la connaissanceAnnée 2024-2025Colloque - Implications philosophiques de l'IAEloïse Boisseau : Experts de papier, de carbone et de silicium : déférence et technologies épistémiques aux temps du tout-IAEloïse BoisseauAix Marseille UniversitéRésuméLes questions épistémologiques classiques gravitant autour des notions de confiance, de dépendance et d'expertise dans l'acquisition de connaissances prennent aujourd'hui une nouvelle tournure avec l'émergence de ce que l'on appelle parfois des « technologies épistémiques » (Alvarado, 2023), soit des systèmes artificiels hautement performants et présentés sans scrupule comme étant capables de « prendre des décisions », « faire des prédictions », « émettre des diagnostics », « catégoriser », etc. La question des liens de dépendance, de délégation et de déférence, naguère limitée aux experts humains, semble désormais s'étendre aux systèmes artificiels, lesquels font alors office d'agents épistémiques à part entière. Comment appréhender ce rapport inédit de l'humain à la machine en contexte épistémique ? L'article récent de Stéphane Chauvier « IA : le test de la déférence » (2023) me servira de tremplin pour aborder la question du statut épistémique de tels systèmes artificiels.-- Colloque organisé par Jacques-Henri Vollet, codirecteur du Groupe de recherche en épistémologie (GRE) au Collège de France, et Alexandre Declos, directeur du Groupe d'études en métaphysique (GEM).PrésentationCe colloque vise à explorer les implications philosophiques de l'intelligence artificielle (IA) à travers trois axes majeurs : épistémologique, esthétique et éthique.Sur le plan épistémologique, nous interrogerons la nature de la connaissance produite par l'IA : peut-elle être qualifiée de véritable connaissance ou s'agit-il d'une simple corrélation statistique ? Quelles conséquences l'IA a-t-elle sur les notions de justification, de vérité et d'explicabilité en science et dans la prise de décision ?D'un point de vue esthétique, nous examinerons le statut artistique et la valeur esthétique des productions de l'IA. Peut-on attribuer une forme d'intentionnalité ou d'auctorialité à ces systèmes ? L'IA peut-elle créer de l'art ? N'est-elle qu'un outil artistique parmi d'autres ?Enfin, l'axe éthique portera sur les responsabilités associées au développement et à l'usage de l'IA. Comment assurer une IA alignée sur des valeurs humaines ? Quels sont les défis liés à la partialité algorithmique, à la surveillance de masse et aux impacts socio-économiques de l'automatisation ?Ce colloque réunira des philosophes, des chercheurs en intelligence artificielle et des experts en éthique du numérique afin de proposer une réflexion interdisciplinaire sur ces enjeux cruciaux.

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    Colloque - Implications philosophiques de l'IA - Giovanni Tuzet : IA et témoignage

    Claudine TiercelinMétaphysique et philosophie de la connaissanceAnnée 2024-2025Colloque - Implications philosophiques de l'IAGiovanni Tuzet : IA et témoignageGiovanni TuzetUniversité Bocconi, MilanRésuméAprès avoir présenté ce que j'appelle le cadre des « limites de la raison » et situé l'IA au-delà de la limite supérieure de la raison humaine, j'examinerai si les sorties verbales des systèmes d'IA peuvent être considérées comme une forme de témoignage et si cela oblige à une révision de notre concept de témoignage comme source de connaissance.-- Colloque organisé par Jacques-Henri Vollet, codirecteur du Groupe de recherche en épistémologie (GRE) au Collège de France, et Alexandre Declos, directeur du Groupe d'études en métaphysique (GEM).PrésentationCe colloque vise à explorer les implications philosophiques de l'intelligence artificielle (IA) à travers trois axes majeurs : épistémologique, esthétique et éthique.Sur le plan épistémologique, nous interrogerons la nature de la connaissance produite par l'IA : peut-elle être qualifiée de véritable connaissance ou s'agit-il d'une simple corrélation statistique ? Quelles conséquences l'IA a-t-elle sur les notions de justification, de vérité et d'explicabilité en science et dans la prise de décision ?D'un point de vue esthétique, nous examinerons le statut artistique et la valeur esthétique des productions de l'IA. Peut-on attribuer une forme d'intentionnalité ou d'auctorialité à ces systèmes ? L'IA peut-elle créer de l'art ? N'est-elle qu'un outil artistique parmi d'autres ?Enfin, l'axe éthique portera sur les responsabilités associées au développement et à l'usage de l'IA. Comment assurer une IA alignée sur des valeurs humaines ? Quels sont les défis liés à la partialité algorithmique, à la surveillance de masse et aux impacts socio-économiques de l'automatisation ?Ce colloque réunira des philosophes, des chercheurs en intelligence artificielle et des experts en éthique du numérique afin de proposer une réflexion interdisciplinaire sur ces enjeux cruciaux.

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    Colloque - Implications philosophiques de l'IA - Cyrille Imbert : Fiabilité, fiabilisme, et problème de la généralité : perspective à partir de l'IA et des machines épistémiques

    Claudine TiercelinMétaphysique et philosophie de la connaissanceAnnée 2024-2025Colloque - Implications philosophiques de l'IACyrille Imbert : Fiabilité, fiabilisme, et problème de la généralité : perspective à partir de l'IA et des machines épistémiquesCyrille ImbertArchives Henri Poincaré / CNRSRésuméLes IAs sont de plus en plus impliquées dans les processus de traitement de l'information à partir desquels nous élaborons nos croyances. Dans ces conditions, il est légitime de se demander dans quelles circonstances il est légitime de considérer que de tels processus sont fiables et donc que nous sommes justifiés à entretenir nos croyances – c'est typiquement en clarifiant cette question qu'on peut espérer décrire ce que constitue un usage ou une mise à disposition responsable d'une IA.Cette question est déjà abondamment étudiée dans le cadre du courant fiabiliste en épistémologie. Un des problèmes principaux rencontrés dans ce contexte est le problème dit de la généralité : pour étudier la fiabilité d'un processus particulier qui produit des croyances, on doit lui assigner un type donné. Par exemple, un processus particulier peut être décrit comme mettant en jeu la vision d'un animal, celle d'un homme, celle d'un homme de 60 ans, celle d'un homme de 60 ans le soir, etc., et il convient donc de se demander quel type doit être choisi pour caractériser la fiabilité du processus. Cette présentation sera consacrée à la discussion de cette question dans le cas où des IAs et, plus généralement, des machines épistémiques comme les simulations numériques, sont utilisées dans un processus.-- Colloque organisé par Jacques-Henri Vollet, codirecteur du Groupe de recherche en épistémologie (GRE) au Collège de France, et Alexandre Declos, directeur du Groupe d'études en métaphysique (GEM).PrésentationCe colloque vise à explorer les implications philosophiques de l'intelligence artificielle (IA) à travers trois axes majeurs : épistémologique, esthétique et éthique.Sur le plan épistémologique, nous interrogerons la nature de la connaissance produite par l'IA : peut-elle être qualifiée de véritable connaissance ou s'agit-il d'une simple corrélation statistique ? Quelles conséquences l'IA a-t-elle sur les notions de justification, de vérité et d'explicabilité en science et dans la prise de décision ?D'un point de vue esthétique, nous examinerons le statut artistique et la valeur esthétique des productions de l'IA. Peut-on attribuer une forme d'intentionnalité ou d'auctorialité à ces systèmes ? L'IA peut-elle créer de l'art ? N'est-elle qu'un outil artistique parmi d'autres ?Enfin, l'axe éthique portera sur les responsabilités associées au développement et à l'usage de l'IA. Comment assurer une IA alignée sur des valeurs humaines ? Quels sont les défis liés à la partialité algorithmique, à la surveillance de masse et aux impacts socio-économiques de l'automatisation ?Ce colloque réunira des philosophes, des chercheurs en intelligence artificielle et des experts en éthique du numérique afin de proposer une réflexion interdisciplinaire sur ces enjeux cruciaux.

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    Colloque - Implications philosophiques de l'IA - Philippe Huneman : Profiler et générer : l'empire des statistiques

    Claudine TiercelinMétaphysique et philosophie de la connaissanceAnnée 2024-2025Colloque - Implications philosophiques de l'IAPhilippe Huneman : Profiler et générer : l'empire des statistiquesPhilippe HunemanIHPST, CNRS / Paris 1 Panthéon SorbonneRésuméPartant de l'idée qu'un glissement épistémologique depuis l'identification des causes vers des espaces de données massives saturées de corrélations fortes caractérise aussi bien la plupart des algorithmes qui enserrent notre vie – tels que les algorithmes de recommandation –, que l'intelligence artificielle générative telle que les LLM l'illustrent, cet exposé proposera quelques concepts susceptibles de dessiner un cadre pour rendre intelligible les nouvelles configurations épistémiques et politiques ouvertes par l'IA.Je partirai du concept de profil (défendu dans Les Sociétés du profilage, Payot 2013) comme point dans un hyperespace de données, puis j'exposerai la notion connexe de classement (ranking probabiliste), et celle de « score » qui en découle et inonde nos existences (score de crédit, crédit social, score polygénique de risque, score d'allocataires, etc.).Considérant ensuite les conséquences ontologiques du profilage, je défendrai la pertinence des notions de boucle et de miscibilité. J'en montrerai la pertinence sur les questions des images générées, et des biais algorithmiques.-- Colloque organisé par Jacques-Henri Vollet, codirecteur du Groupe de recherche en épistémologie (GRE) au Collège de France, et Alexandre Declos, directeur du Groupe d'études en métaphysique (GEM).PrésentationCe colloque vise à explorer les implications philosophiques de l'intelligence artificielle (IA) à travers trois axes majeurs : épistémologique, esthétique et éthique.Sur le plan épistémologique, nous interrogerons la nature de la connaissance produite par l'IA : peut-elle être qualifiée de véritable connaissance ou s'agit-il d'une simple corrélation statistique ? Quelles conséquences l'IA a-t-elle sur les notions de justification, de vérité et d'explicabilité en science et dans la prise de décision ?D'un point de vue esthétique, nous examinerons le statut artistique et la valeur esthétique des productions de l'IA. Peut-on attribuer une forme d'intentionnalité ou d'auctorialité à ces systèmes ? L'IA peut-elle créer de l'art ? N'est-elle qu'un outil artistique parmi d'autres ?Enfin, l'axe éthique portera sur les responsabilités associées au développement et à l'usage de l'IA. Comment assurer une IA alignée sur des valeurs humaines ? Quels sont les défis liés à la partialité algorithmique, à la surveillance de masse et aux impacts socio-économiques de l'automatisation ?Ce colloque réunira des philosophes, des chercheurs en intelligence artificielle et des experts en éthique du numérique afin de proposer une réflexion interdisciplinaire sur ces enjeux cruciaux.

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    Colloque - Implications philosophiques de l'IA - Pascal Ludwig & Hélie Bazin : L'interprétation des IA connexionnistes

    Claudine TiercelinMétaphysique et philosophie de la connaissanceAnnée 2024-2025Colloque - Implications philosophiques de l'IAPascal Ludwig & Hélie Bazin : L'interprétation des IA connexionnistesPascal LudwigParis Sorbonne UniversitéHélie BazinParis Sorbonne UniversitéRésuméLes productions, notamment linguistiques, de certaines intelligences artificielles se rapprochent de plus en plus des productions humaines. Dans ce contexte, il semble souvent pertinent d'attribuer des états intentionnels à ces programmes. Néanmoins, une telle attribution d'intentionnalité soulève des difficultés pour les IA connexionnistes. S'il est en effet facile d'identifier les représentations servant de véhicules aux processus computationnels des IA classiques, cette tâche est bien plus ardue pour les réseaux de neurones : on considère en effet que l'information est représentée par ces programmes comme des patterns d'activations, d'une manière distribuée et non de façon locale. Dans notre présentation, nous discuterons deux questions principales : d'une part, la façon dont les véhicules représentationnels peuvent être identités dans les réseaux de neurones ; et d'autre part, le type de contenu informationnel qu'on peut attribuer à ces véhicules. Cela nous conduira à aborder le débat récent sur les états intentionnels putatifs des « Large language Models ».-- Colloque organisé par Jacques-Henri Vollet, codirecteur du Groupe de recherche en épistémologie (GRE) au Collège de France, et Alexandre Declos, directeur du Groupe d'études en métaphysique (GEM).PrésentationCe colloque vise à explorer les implications philosophiques de l'intelligence artificielle (IA) à travers trois axes majeurs : épistémologique, esthétique et éthique.Sur le plan épistémologique, nous interrogerons la nature de la connaissance produite par l'IA : peut-elle être qualifiée de véritable connaissance ou s'agit-il d'une simple corrélation statistique ? Quelles conséquences l'IA a-t-elle sur les notions de justification, de vérité et d'explicabilité en science et dans la prise de décision ?D'un point de vue esthétique, nous examinerons le statut artistique et la valeur esthétique des productions de l'IA. Peut-on attribuer une forme d'intentionnalité ou d'auctorialité à ces systèmes ? L'IA peut-elle créer de l'art ? N'est-elle qu'un outil artistique parmi d'autres ?Enfin, l'axe éthique portera sur les responsabilités associées au développement et à l'usage de l'IA. Comment assurer une IA alignée sur des valeurs humaines ? Quels sont les défis liés à la partialité algorithmique, à la surveillance de masse et aux impacts socio-économiques de l'automatisation ?Ce colloque réunira des philosophes, des chercheurs en intelligence artificielle et des experts en éthique du numérique afin de proposer une réflexion interdisciplinaire sur ces enjeux cruciaux.

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    Colloque - Implications philosophiques de l'IA - Denis Bonnay : Faut-il réfléchir avant de parler ? Ou les implications philosophiques du Chain of Thought

    Claudine TiercelinMétaphysique et philosophie de la connaissanceAnnée 2024-2025Colloque - Implications philosophiques de l'IADenis Bonnay : Faut-il réfléchir avant de parler ? Ou les implications philosophiques du Chain of ThoughtDenis BonnayUniversité Paris NanterreRésuméLes derniers progrès en date de l'IA générative reposent sur une technique appelée « Chain of Thought » (CoT), qui consiste à faire en sorte que la machine « réfléchisse » avant de répondre. Il s'agit initialement d'une stratégie utilisée dans les requêtes adressées aux Large Language Models (LLM) classiques, stratégie consistant à demander dans la requête le raisonnement conduisant au résultat avant le résultat lui-même, plutôt que directement et uniquement le résultat (Wei 2023). Cette façon de faire a ensuite été internalisée, avec des LLMs intégrant nativement le CoT tels que les modèles o1 ou o3 d'openAI ou r1 de DeepSeek.Le CoT représente une avancée technologique importante, avec une amélioration significative des performances pour les tâches complexes. Au-delà, je voudrais interroger dans cet exposé la signification de cette technologie pour les débats philosophiques concernant la nature des compétences des modèles d'IA générative, débats qui opposent ceux qui pensent que ces modèles possèdent en propre des compétences cognitives et ceux qui considèrent qu'ils ne font que simuler de telles compétences. Plus précisément, je soutiendrai que ces débats doivent être tranchés sur la base d'une analyse fonctionnelle des LLMs et que l'analyse fonctionnelle des LLMs intégrant nativement le CoT donne de nouveaux arguments contre la thèse simulationniste.-- Colloque organisé par Jacques-Henri Vollet, codirecteur du Groupe de recherche en épistémologie (GRE) au Collège de France, et Alexandre Declos, directeur du Groupe d'études en métaphysique (GEM).PrésentationCe colloque vise à explorer les implications philosophiques de l'intelligence artificielle (IA) à travers trois axes majeurs : épistémologique, esthétique et éthique.Sur le plan épistémologique, nous interrogerons la nature de la connaissance produite par l'IA : peut-elle être qualifiée de véritable connaissance ou s'agit-il d'une simple corrélation statistique ? Quelles conséquences l'IA a-t-elle sur les notions de justification, de vérité et d'explicabilité en science et dans la prise de décision ?D'un point de vue esthétique, nous examinerons le statut artistique et la valeur esthétique des productions de l'IA. Peut-on attribuer une forme d'intentionnalité ou d'auctorialité à ces systèmes ? L'IA peut-elle créer de l'art ? N'est-elle qu'un outil artistique parmi d'autres ?Enfin, l'axe éthique portera sur les responsabilités associées au développement et à l'usage de l'IA. Comment assurer une IA alignée sur des valeurs humaines ? Quels sont les défis liés à la partialité algorithmique, à la surveillance de masse et aux impacts socio-économiques de l'automatisation ?Ce colloque réunira des philosophes, des chercheurs en intelligence artificielle et des experts en éthique du numérique afin de proposer une réflexion interdisciplinaire sur ces enjeux cruciaux.

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    Colloque - Implications philosophiques de l'IA - Daniel Andler : Discuter avec un LLM ?

    Claudine TiercelinMétaphysique et philosophie de la connaissanceAnnée 2024-2025Colloque - Implications philosophiques de l'IADaniel Andler : Discuter avec un LLM ?Daniel AndlerSorbonne Université & ENSRésuméLes grands modèles de langage (LLM) semblent capables de soutenir une discussion sur toutes sortes de sujets. Devant ce constat, trois réactions sont possibles. On peut attribuer aux LLM une forme d'intelligence, qui inclut une certaine compréhension du contenu de la discussion. On peut leur dénier toute intelligence et toute compréhension. On peut enfin interroger l'usage du terme « discussion » pour désigner le processus en question. Cette dernière voie sera explorée : qu'est-ce qu'une discussion entre interlocuteurs humains, et à quels changements conduit le remplacement de l'un des interlocuteurs par un LLM ?Colloque organisé par Jacques-Henri Vollet, codirecteur du Groupe de recherche en épistémologie (GRE) au Collège de France, et Alexandre Declos, directeur du Groupe d'études en métaphysique (GEM).PrésentationCe colloque vise à explorer les implications philosophiques de l'intelligence artificielle (IA) à travers trois axes majeurs : épistémologique, esthétique et éthique.Sur le plan épistémologique, nous interrogerons la nature de la connaissance produite par l'IA : peut-elle être qualifiée de véritable connaissance ou s'agit-il d'une simple corrélation statistique ? Quelles conséquences l'IA a-t-elle sur les notions de justification, de vérité et d'explicabilité en science et dans la prise de décision ?D'un point de vue esthétique, nous examinerons le statut artistique et la valeur esthétique des productions de l'IA. Peut-on attribuer une forme d'intentionnalité ou d'auctorialité à ces systèmes ? L'IA peut-elle créer de l'art ? N'est-elle qu'un outil artistique parmi d'autres ?Enfin, l'axe éthique portera sur les responsabilités associées au développement et à l'usage de l'IA. Comment assurer une IA alignée sur des valeurs humaines ? Quels sont les défis liés à la partialité algorithmique, à la surveillance de masse et aux impacts socio-économiques de l'automatisation ?Ce colloque réunira des philosophes, des chercheurs en intelligence artificielle et des experts en éthique du numérique afin de proposer une réflexion interdisciplinaire sur ces enjeux cruciaux.

  14. 136

    Leçon de clôture - Claudine Tiercelin : De nouveaux défis pour la métaphysique

    Claudine Tiercelin Métaphysique et philosophie de la connaissance Collège de France Année 2024-2025 Leçon de clôture - Claudine Tiercelin : De nouveaux défis pour la métaphysiqueDate : 9 avril 2025 Élue sur la chaire  Métaphysique et philosophie de la connaissance, la Pr Claudine Tiercelin prononçait sa leçon inaugurale le jeudi 5 mai 2011. Durant les quatorze années suivantes, ses cours ont exploré une approche renouvelée de la métaphysique, articulant les questions classiques aux avancées scientifiques contemporaines.Sa leçon de clôture, intitulée « De nouveaux défis pour la métaphysique », vient synthétiser ses recherches et ouvrir des perspectives pour l'avenir de la discipline.

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    Séminaire - Claude Romano : Pourquoi nous sommes des êtres humains

    Claudine TiercelinCollège de FranceMétaphysique et philosophie de la connaissanceAnnée 2024-2025De la nature humaineSéminaire - Claude Romano : Pourquoi nous sommes des êtres humainsIntervenant :Claude RomanoUniversité Paris IV

  16. 134

    06 - De la nature humaine : L'animal rationnel ou l'espèce humaine face à son essence

    Claudine TiercelinCollège de FranceMétaphysique et philosophie de la connaissanceAnnée 2024-202506 - De la nature humaine : L'animal rationnel ou l'espèce humaine face à son essence

  17. 133

    Séminaire - Max Kistler : Constitution et causalité dans les mécanismes biologiques

    Claudine TiercelinCollège de FranceMétaphysique et philosophie de la connaissanceAnnée 2024-2025De la nature humaineSéminaire - Max Kistler : Constitution et causalité dans les mécanismes biologiquesIntervenant :Max KistlerUniversité Paris I

  18. 132

    05 - De la nature humaine : L'émergence des normes

    Claudine TiercelinCollège de FranceMétaphysique et philosophie de la connaissanceAnnée 2024-202505 - De la nature humaine : L'émergence des normes

  19. 131

    Séminaire - Jean-Christophe Bardout : Essence de l'homme ou nature de l'homme à l'époque moderne

    Claudine TiercelinCollège de FranceMétaphysique et philosophie de la connaissanceAnnée 2024-2025Séminaire - Jean-Christophe Bardout : Essence de l'homme ou nature de l'homme à l'époque moderneIntervenant :Jean-Christophe BardoutUniversité de Rennes

  20. 130

    04 - De la nature humaine : Comment rendre compte de la causalité mentale ? La place de l'esprit dans la nature

    Claudine TiercelinCollège de FranceMétaphysique et philosophie de la connaissanceAnnée 2024-202504 - De la nature humaine : Comment rendre compte de la causalité mentale ? La place de l'esprit dans la nature

  21. 129

    Séminaire - Philippe Huneman : Évolution et nature humaine : état des lieux et évaluation critique

    Claudine TiercelinCollège de FranceMétaphysique et philosophie de la connaissanceAnnée 2024-2025Séminaire - Philippe Huneman : Évolution et nature humaine : état des lieux et évaluation critiqueIntervenant :Philippe HunemanCNRS-Paris

  22. 128

    03 - De la nature humaine : La fabrique de l'humanité et les défis de l'anthropologie

    Claudine TiercelinCollège de FranceMétaphysique et philosophie de la connaissanceAnnée 2024-202503 - De la nature humaine : La fabrique de l'humanité et les défis de l'anthropologie

  23. 127

    Séminaire - Laurent Jaffro : La nature humaine : une affaire de psychologie ou de rationalité ?

    Claudine TiercelinCollège de FranceMétaphysique et philosophie de la connaissanceAnnée 2024-2025Séminaire - Laurent Jaffro : La nature humaine : une affaire de psychologie ou de rationalité ?Intervenant(s) :Laurent JaffroUniversité Paris I

  24. 126

    02 - De la nature humaine : Le bipède sans plumes dans un univers darwinien

    Claudine TiercelinCollège de FranceMétaphysique et philosophie de la connaissanceAnnée 2024-202502 - De la nature humaine : Le bipède sans plumes dans un univers darwinien

  25. 125

    Séminaire - Jérôme Dokic : Comment ne pas être intéressé. Le désintéressement esthétique et épistémique

    Claudine TiercelinCollège de FranceMétaphysique et philosophie de la connaissanceAnnée 2024-2025Séminaire - Jérôme Dokic : Comment ne pas être intéressé. Le désintéressement esthétique et épistémiqueIntervenant(s) :Jérôme DokicEHESS

  26. 124

    01 - De la nature humaine : La nature humaine en question ou le procès de l'essentialisme

    Claudine TiercelinCollège de FranceMétaphysique et philosophie de la connaissanceAnnée 2024-202501 - De la nature humaine : La nature humaine en question ou le procès de l'essentialisme

  27. 123

    07 - Scepticisme et connaissance (suite et fin)

    Claudine TiercelinMétaphysique et philosophie de la connaissanceAnnée 2023-202407 - Scepticisme et connaissance (suite et fin).

  28. 122

    06 - Scepticisme et connaissance (suite et fin)

    Claudine TiercelinMétaphysique et philosophie de la connaissanceAnnée 2023-202406 - Scepticisme et connaissance (suite et fin).

  29. 121

    05 - Scepticisme et connaissance (suite et fin)

    Claudine TiercelinMétaphysique et philosophie de la connaissanceAnnée 2023-202405 - Scepticisme et connaissance (suite et fin).

  30. 120

    04 - Scepticisme et connaissance (suite et fin)

    Claudine TiercelinMétaphysique et philosophie de la connaissanceAnnée 2023-202404 - Scepticisme et connaissance (suite et fin).

  31. 119

    03 - Scepticisme et connaissance (suite et fin)

    Claudine TiercelinMétaphysique et philosophie de la connaissanceAnnée 2023-202403 - Scepticisme et connaissance (suite et fin).

  32. 118

    02 - Scepticisme et connaissance (suite et fin)

    Claudine TiercelinMétaphysique et philosophie de la connaissanceAnnée 2023-202402 - Scepticisme et connaissance (suite et fin).

  33. 117

    01 - Scepticisme et connaissance (suite et fin)

    Claudine TiercelinMétaphysique et philosophie de la connaissanceAnnée 2023-202401 - Scepticisme et connaissance (suite et fin).

  34. 116

    Colloque - Pascal intempestif : Pascal, le défi de l'honnêteté

    Claudine TiercelinMétaphysique et philosophie de la connaissanceAnnée 2023-2024Colloque - Pascal intempestif : Pascal, le défi de l'honnêtetéIntervenant(s)Laurent Thirouin, professeur émérite à l'Université Lyon 2Le quatrième centenaire de la naissance de Pascal (1623-2023) est l'occasion de nombreux colloques, en France et à l'étranger, autour de son œuvre. Et chacun de scruter l'actualité de Pascal : la profondeur de ses analyses sur la psyché humaine, la nouveauté de sa pensée mathématique et physique, la fulgurance de ses intuitions sur les relations de l'individu au groupe, autant de réflexions qui interrogent encore notre monde, invitant même parfois à voir en Pascal une sorte de « prophète », et qui dressent aussi le portrait d'un Pascal perpétuel – comme on parle de mouvement perpétuel –, d'un Pascal, somme toute, presque inactuel, dont la pérennité serait infiniment renouvelée et renouvelable.Mais Pascal surgit aussi de fractures : fracture du monde clos de la science médiévale, fracture théologique entre augustinisme et molinisme à l'heure des réformes protestante et catholique, fracture politique au moment où s'instaure l'absolutisme, fracture philosophique autour de Descartes, fracture esthétique quand naît l'Écrivain. Réfléchissant les croyances et les savoirs de son temps (sur les Juifs ou l'héliocentrisme, par exemple), provocante par sa déconsidération de la science, son appel à une vocation militante du laïque au sein de l'Église, son apparent anti-humanisme dressé contre la prétention de l'homme « à se rendre le centre de lui-même » (fr. 182) ou « à se faire Dieu » (fr. 510), l'œuvre de Pascal est elle-même, par son exigence morale, clivante et bien plus problématique que l'admiration de son génie, oubliant ou banalisant l'épithète « effrayant » que lui accole Chateaubriand, ne le concède souvent. Elle a, du reste, suscité l'exaspération de Voltaire ou de Paul Valéry qui refusent les postulats sur lesquels elle est entée.Plus généralement, Pascal est intempestif dans ses réflexions sur la vérité, sur la croyance, ou encore sur le pari. Elles sont au cœur des débats qui animent l'épistémologie de la croyance religieuse, la théorie de la décision, ou les nouvelles figures que revêt le défi sceptique dans la philosophie contemporaine de la connaissance, mais aussi en éthique et en métaphysique.À rebours de toute unanimité critique et de la partition généralement observée entre philosophes et littéraires, ce colloque, organisé au Collège de France par Claudine Tiercelin (chaire Métaphysique et philosophie de la connaissance) en collaboration avec Laurence Plazenet (professeur à l'université Clermont-Auvergne, directrice du Centre international Blaise-Pascal (IHRIM, UMR 5317, présidente de la Société des Amis de Port-Royal) voudrait donc envisager de façon frontale et double ce Pascal intempestif, inactuel en ce qu'il heurte nos représentations, s'avance à contresens de ses propres contemporains, choisit la brisure et l'éclat contre les conciliations, comme il oppose à la rhétorique scolastique et à la copia, l'inachèvement et le fragment, l'art de la suspension et de la persuasion à la démonstration dogmatique.ParticipantsClaudine TIERCELIN, professeur du Collège de France. Membre de l'InstitutLaurence PLAZENET, professeur à l'université Clermont-Auvergne, directrice du Centre international Blaise-Pascal (IHRIM, UMR 5317), présidente de la Société des Amis de Port-RoyalJean-Pascal ANFRAY, maître de conférences HDR, ENS-PSL, ParisJean-Pierre CLÉRO, professeur émérite de l'université de RouenMickael COZIC, professeur à l'université de Lyon 3Boris DONNÉ, maître de conférences à l'université d'Avignon et des Pays du VaucluseTony GHEERAERT, professeur à l'université de Rouen-Normandie, vice-président de la Société des Amis de Port-RoyalJean-Baptiste GUILLON, maître de conférences à l'université de NavarreChristophe LITWIN, professeur associé à l'université de Californie IrvinePierre LYRAUD, professeur associé à l'université de MontréalCyrille MICHON, professeur à l'université de NantesHélène MICHON, maître de conférences, à l'université de ToursBenedetta PAPASOGLI, professeur à LUMSA (Rome)Jean-Louis QUANTIN, directeur d'études, École pratique des hautes études, ParisSophie ROUX, professeur à l'ENS-PSLLaurent THIROUIN, professeur émérite à l'université Lyon 2

  35. 115

    Colloque - Pascal intempestif : Pascal, Descartes et les « romans » d'une pensée

    Claudine TiercelinMétaphysique et philosophie de la connaissanceAnnée 2023-2024Colloque - Pascal intempestif : Pascal, Descartes et les « romans » d'une penséeIntervenant(s)Boris Donné, maître de conférences à l'Université d'Avignon et des Pays du VaucluseLe quatrième centenaire de la naissance de Pascal (1623-2023) est l'occasion de nombreux colloques, en France et à l'étranger, autour de son œuvre. Et chacun de scruter l'actualité de Pascal : la profondeur de ses analyses sur la psyché humaine, la nouveauté de sa pensée mathématique et physique, la fulgurance de ses intuitions sur les relations de l'individu au groupe, autant de réflexions qui interrogent encore notre monde, invitant même parfois à voir en Pascal une sorte de « prophète », et qui dressent aussi le portrait d'un Pascal perpétuel – comme on parle de mouvement perpétuel –, d'un Pascal, somme toute, presque inactuel, dont la pérennité serait infiniment renouvelée et renouvelable.Mais Pascal surgit aussi de fractures : fracture du monde clos de la science médiévale, fracture théologique entre augustinisme et molinisme à l'heure des réformes protestante et catholique, fracture politique au moment où s'instaure l'absolutisme, fracture philosophique autour de Descartes, fracture esthétique quand naît l'Écrivain. Réfléchissant les croyances et les savoirs de son temps (sur les Juifs ou l'héliocentrisme, par exemple), provocante par sa déconsidération de la science, son appel à une vocation militante du laïque au sein de l'Église, son apparent anti-humanisme dressé contre la prétention de l'homme « à se rendre le centre de lui-même » (fr. 182) ou « à se faire Dieu » (fr. 510), l'œuvre de Pascal est elle-même, par son exigence morale, clivante et bien plus problématique que l'admiration de son génie, oubliant ou banalisant l'épithète « effrayant » que lui accole Chateaubriand, ne le concède souvent. Elle a, du reste, suscité l'exaspération de Voltaire ou de Paul Valéry qui refusent les postulats sur lesquels elle est entée.Plus généralement, Pascal est intempestif dans ses réflexions sur la vérité, sur la croyance, ou encore sur le pari. Elles sont au cœur des débats qui animent l'épistémologie de la croyance religieuse, la théorie de la décision, ou les nouvelles figures que revêt le défi sceptique dans la philosophie contemporaine de la connaissance, mais aussi en éthique et en métaphysique.À rebours de toute unanimité critique et de la partition généralement observée entre philosophes et littéraires, ce colloque, organisé au Collège de France par Claudine Tiercelin (chaire Métaphysique et philosophie de la connaissance) en collaboration avec Laurence Plazenet (professeur à l'université Clermont-Auvergne, directrice du Centre international Blaise-Pascal (IHRIM, UMR 5317, présidente de la Société des Amis de Port-Royal) voudrait donc envisager de façon frontale et double ce Pascal intempestif, inactuel en ce qu'il heurte nos représentations, s'avance à contresens de ses propres contemporains, choisit la brisure et l'éclat contre les conciliations, comme il oppose à la rhétorique scolastique et à la copia, l'inachèvement et le fragment, l'art de la suspension et de la persuasion à la démonstration dogmatique.ParticipantsClaudine TIERCELIN, professeur du Collège de France. Membre de l'InstitutLaurence PLAZENET, professeur à l'université Clermont-Auvergne, directrice du Centre international Blaise-Pascal (IHRIM, UMR 5317), présidente de la Société des Amis de Port-RoyalJean-Pascal ANFRAY, maître de conférences HDR, ENS-PSL, ParisJean-Pierre CLÉRO, professeur émérite de l'université de RouenMickael COZIC, professeur à l'université de Lyon 3Boris DONNÉ, maître de conférences à l'université d'Avignon et des Pays du VaucluseTony GHEERAERT, professeur à l'université de Rouen-Normandie, vice-président de la Société des Amis de Port-RoyalJean-Baptiste GUILLON, maître de conférences à l'université de NavarreChristophe LITWIN, professeur associé à l'université de Californie IrvinePierre LYRAUD, professeur associé à l'université de MontréalCyrille MICHON, professeur à l'université de NantesHélène MICHON, maître de conférences, à l'université de ToursBenedetta PAPASOGLI, professeur à LUMSA (Rome)Jean-Louis QUANTIN, directeur d'études, École pratique des hautes études, ParisSophie ROUX, professeur à l'ENS-PSLLaurent THIROUIN, professeur émérite à l'université Lyon 2

  36. 114

    Colloque - Pascal intempestif : Des créatures sans un cantique : cirons, mouches, fourmis chez Pascal

    Claudine TiercelinMétaphysique et philosophie de la connaissanceAnnée 2023-2024Colloque - Pascal intempestif : Des créatures sans un cantique : cirons, mouches, fourmis chez PascalIntervenant(s)Benedetta Papasogli, professeur à la LUMSA (Rome)Le quatrième centenaire de la naissance de Pascal (1623-2023) est l'occasion de nombreux colloques, en France et à l'étranger, autour de son œuvre. Et chacun de scruter l'actualité de Pascal : la profondeur de ses analyses sur la psyché humaine, la nouveauté de sa pensée mathématique et physique, la fulgurance de ses intuitions sur les relations de l'individu au groupe, autant de réflexions qui interrogent encore notre monde, invitant même parfois à voir en Pascal une sorte de « prophète », et qui dressent aussi le portrait d'un Pascal perpétuel – comme on parle de mouvement perpétuel –, d'un Pascal, somme toute, presque inactuel, dont la pérennité serait infiniment renouvelée et renouvelable.Mais Pascal surgit aussi de fractures : fracture du monde clos de la science médiévale, fracture théologique entre augustinisme et molinisme à l'heure des réformes protestante et catholique, fracture politique au moment où s'instaure l'absolutisme, fracture philosophique autour de Descartes, fracture esthétique quand naît l'Écrivain. Réfléchissant les croyances et les savoirs de son temps (sur les Juifs ou l'héliocentrisme, par exemple), provocante par sa déconsidération de la science, son appel à une vocation militante du laïque au sein de l'Église, son apparent anti-humanisme dressé contre la prétention de l'homme « à se rendre le centre de lui-même » (fr. 182) ou « à se faire Dieu » (fr. 510), l'œuvre de Pascal est elle-même, par son exigence morale, clivante et bien plus problématique que l'admiration de son génie, oubliant ou banalisant l'épithète « effrayant » que lui accole Chateaubriand, ne le concède souvent. Elle a, du reste, suscité l'exaspération de Voltaire ou de Paul Valéry qui refusent les postulats sur lesquels elle est entée.Plus généralement, Pascal est intempestif dans ses réflexions sur la vérité, sur la croyance, ou encore sur le pari. Elles sont au cœur des débats qui animent l'épistémologie de la croyance religieuse, la théorie de la décision, ou les nouvelles figures que revêt le défi sceptique dans la philosophie contemporaine de la connaissance, mais aussi en éthique et en métaphysique.À rebours de toute unanimité critique et de la partition généralement observée entre philosophes et littéraires, ce colloque, organisé au Collège de France par Claudine Tiercelin (chaire Métaphysique et philosophie de la connaissance) en collaboration avec Laurence Plazenet (professeur à l'université Clermont-Auvergne, directrice du Centre international Blaise-Pascal (IHRIM, UMR 5317, présidente de la Société des Amis de Port-Royal) voudrait donc envisager de façon frontale et double ce Pascal intempestif, inactuel en ce qu'il heurte nos représentations, s'avance à contresens de ses propres contemporains, choisit la brisure et l'éclat contre les conciliations, comme il oppose à la rhétorique scolastique et à la copia, l'inachèvement et le fragment, l'art de la suspension et de la persuasion à la démonstration dogmatique.ParticipantsClaudine TIERCELIN, professeur du Collège de France. Membre de l'InstitutLaurence PLAZENET, professeur à l'université Clermont-Auvergne, directrice du Centre international Blaise-Pascal (IHRIM, UMR 5317), présidente de la Société des Amis de Port-RoyalJean-Pascal ANFRAY, maître de conférences HDR, ENS-PSL, ParisJean-Pierre CLÉRO, professeur émérite de l'université de RouenMickael COZIC, professeur à l'université de Lyon 3Boris DONNÉ, maître de conférences à l'université d'Avignon et des Pays du VaucluseTony GHEERAERT, professeur à l'université de Rouen-Normandie, vice-président de la Société des Amis de Port-RoyalJean-Baptiste GUILLON, maître de conférences à l'université de NavarreChristophe LITWIN, professeur associé à l'université de Californie IrvinePierre LYRAUD, professeur associé à l'université de MontréalCyrille MICHON, professeur à l'université de NantesHélène MICHON, maître de conférences, à l'université de ToursBenedetta PAPASOGLI, professeur à LUMSA (Rome)Jean-Louis QUANTIN, directeur d'études, École pratique des hautes études, ParisSophie ROUX, professeur à l'ENS-PSLLaurent THIROUIN, professeur émérite à l'université Lyon 2

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    Colloque - Pascal intempestif : « Ce conglomérat muet que nous appelons la nature » (P. Descola). Pascal au risque de l'anthropologie contemporaine

    Claudine TiercelinMétaphysique et philosophie de la connaissanceAnnée 2023-2024Colloque - Pascal intempestif : « Ce conglomérat muet que nous appelons la nature » (P. Descola). Pascal au risque de l'anthropologie contemporaineIntervenant(s)Tony Gheeraert, professeur à l'Université de Rouen Normandie. Vice-Président de la Société des Amis de Port-RoyalLe quatrième centenaire de la naissance de Pascal (1623-2023) est l'occasion de nombreux colloques, en France et à l'étranger, autour de son œuvre. Et chacun de scruter l'actualité de Pascal : la profondeur de ses analyses sur la psyché humaine, la nouveauté de sa pensée mathématique et physique, la fulgurance de ses intuitions sur les relations de l'individu au groupe, autant de réflexions qui interrogent encore notre monde, invitant même parfois à voir en Pascal une sorte de « prophète », et qui dressent aussi le portrait d'un Pascal perpétuel – comme on parle de mouvement perpétuel –, d'un Pascal, somme toute, presque inactuel, dont la pérennité serait infiniment renouvelée et renouvelable.Mais Pascal surgit aussi de fractures : fracture du monde clos de la science médiévale, fracture théologique entre augustinisme et molinisme à l'heure des réformes protestante et catholique, fracture politique au moment où s'instaure l'absolutisme, fracture philosophique autour de Descartes, fracture esthétique quand naît l'Écrivain. Réfléchissant les croyances et les savoirs de son temps (sur les Juifs ou l'héliocentrisme, par exemple), provocante par sa déconsidération de la science, son appel à une vocation militante du laïque au sein de l'Église, son apparent anti-humanisme dressé contre la prétention de l'homme « à se rendre le centre de lui-même » (fr. 182) ou « à se faire Dieu » (fr. 510), l'œuvre de Pascal est elle-même, par son exigence morale, clivante et bien plus problématique que l'admiration de son génie, oubliant ou banalisant l'épithète « effrayant » que lui accole Chateaubriand, ne le concède souvent. Elle a, du reste, suscité l'exaspération de Voltaire ou de Paul Valéry qui refusent les postulats sur lesquels elle est entée.Plus généralement, Pascal est intempestif dans ses réflexions sur la vérité, sur la croyance, ou encore sur le pari. Elles sont au cœur des débats qui animent l'épistémologie de la croyance religieuse, la théorie de la décision, ou les nouvelles figures que revêt le défi sceptique dans la philosophie contemporaine de la connaissance, mais aussi en éthique et en métaphysique.À rebours de toute unanimité critique et de la partition généralement observée entre philosophes et littéraires, ce colloque, organisé au Collège de France par Claudine Tiercelin (chaire Métaphysique et philosophie de la connaissance) en collaboration avec Laurence Plazenet (professeur à l'université Clermont-Auvergne, directrice du Centre international Blaise-Pascal (IHRIM, UMR 5317, présidente de la Société des Amis de Port-Royal) voudrait donc envisager de façon frontale et double ce Pascal intempestif, inactuel en ce qu'il heurte nos représentations, s'avance à contresens de ses propres contemporains, choisit la brisure et l'éclat contre les conciliations, comme il oppose à la rhétorique scolastique et à la copia, l'inachèvement et le fragment, l'art de la suspension et de la persuasion à la démonstration dogmatique.ParticipantsClaudine TIERCELIN, professeur du Collège de France. Membre de l'InstitutLaurence PLAZENET, professeur à l'université Clermont-Auvergne, directrice du Centre international Blaise-Pascal (IHRIM, UMR 5317), présidente de la Société des Amis de Port-RoyalJean-Pascal ANFRAY, maître de conférences HDR, ENS-PSL, ParisJean-Pierre CLÉRO, professeur émérite de l'université de RouenMickael COZIC, professeur à l'université de Lyon 3Boris DONNÉ, maître de conférences à l'université d'Avignon et des Pays du VaucluseTony GHEERAERT, professeur à l'université de Rouen-Normandie, vice-président de la Société des Amis de Port-RoyalJean-Baptiste GUILLON, maître de conférences à l'université de NavarreChristophe LITWIN, professeur associé à l'université de Californie IrvinePierre LYRAUD, professeur associé à l'université de MontréalCyrille MICHON, professeur à l'université de NantesHélène MICHON, maître de conférences, à l'université de ToursBenedetta PAPASOGLI, professeur à LUMSA (Rome)Jean-Louis QUANTIN, directeur d'études, École pratique des hautes études, ParisSophie ROUX, professeur à l'ENS-PSLLaurent THIROUIN, professeur émérite à l'université Lyon 2

  38. 112

    Colloque - Pascal intempestif : La haine de la vérité dans l'analyse pascalienne des rapports de l'entendement et de la volonté

    Claudine TiercelinMétaphysique et philosophie de la connaissanceAnnée 2023-2024Colloque - Pascal intempestif : La haine de la vérité dans l'analyse pascalienne des rapports de l'entendement et de la volontéIntervenant(s)Christophe Litwin, professeur associé à l'Université de Californie IrvineLe quatrième centenaire de la naissance de Pascal (1623-2023) est l'occasion de nombreux colloques, en France et à l'étranger, autour de son œuvre. Et chacun de scruter l'actualité de Pascal : la profondeur de ses analyses sur la psyché humaine, la nouveauté de sa pensée mathématique et physique, la fulgurance de ses intuitions sur les relations de l'individu au groupe, autant de réflexions qui interrogent encore notre monde, invitant même parfois à voir en Pascal une sorte de « prophète », et qui dressent aussi le portrait d'un Pascal perpétuel – comme on parle de mouvement perpétuel –, d'un Pascal, somme toute, presque inactuel, dont la pérennité serait infiniment renouvelée et renouvelable.Mais Pascal surgit aussi de fractures : fracture du monde clos de la science médiévale, fracture théologique entre augustinisme et molinisme à l'heure des réformes protestante et catholique, fracture politique au moment où s'instaure l'absolutisme, fracture philosophique autour de Descartes, fracture esthétique quand naît l'Écrivain. Réfléchissant les croyances et les savoirs de son temps (sur les Juifs ou l'héliocentrisme, par exemple), provocante par sa déconsidération de la science, son appel à une vocation militante du laïque au sein de l'Église, son apparent anti-humanisme dressé contre la prétention de l'homme « à se rendre le centre de lui-même » (fr. 182) ou « à se faire Dieu » (fr. 510), l'œuvre de Pascal est elle-même, par son exigence morale, clivante et bien plus problématique que l'admiration de son génie, oubliant ou banalisant l'épithète « effrayant » que lui accole Chateaubriand, ne le concède souvent. Elle a, du reste, suscité l'exaspération de Voltaire ou de Paul Valéry qui refusent les postulats sur lesquels elle est entée.Plus généralement, Pascal est intempestif dans ses réflexions sur la vérité, sur la croyance, ou encore sur le pari. Elles sont au cœur des débats qui animent l'épistémologie de la croyance religieuse, la théorie de la décision, ou les nouvelles figures que revêt le défi sceptique dans la philosophie contemporaine de la connaissance, mais aussi en éthique et en métaphysique.À rebours de toute unanimité critique et de la partition généralement observée entre philosophes et littéraires, ce colloque, organisé au Collège de France par Claudine Tiercelin (chaire Métaphysique et philosophie de la connaissance) en collaboration avec Laurence Plazenet (professeur à l'université Clermont-Auvergne, directrice du Centre international Blaise-Pascal (IHRIM, UMR 5317, présidente de la Société des Amis de Port-Royal) voudrait donc envisager de façon frontale et double ce Pascal intempestif, inactuel en ce qu'il heurte nos représentations, s'avance à contresens de ses propres contemporains, choisit la brisure et l'éclat contre les conciliations, comme il oppose à la rhétorique scolastique et à la copia, l'inachèvement et le fragment, l'art de la suspension et de la persuasion à la démonstration dogmatique.ParticipantsClaudine TIERCELIN, professeur du Collège de France. Membre de l'InstitutLaurence PLAZENET, professeur à l'université Clermont-Auvergne, directrice du Centre international Blaise-Pascal (IHRIM, UMR 5317), présidente de la Société des Amis de Port-RoyalJean-Pascal ANFRAY, maître de conférences HDR, ENS-PSL, ParisJean-Pierre CLÉRO, professeur émérite de l'université de RouenMickael COZIC, professeur à l'université de Lyon 3Boris DONNÉ, maître de conférences à l'université d'Avignon et des Pays du VaucluseTony GHEERAERT, professeur à l'université de Rouen-Normandie, vice-président de la Société des Amis de Port-RoyalJean-Baptiste GUILLON, maître de conférences à l'université de NavarreChristophe LITWIN, professeur associé à l'université de Californie IrvinePierre LYRAUD, professeur associé à l'université de MontréalCyrille MICHON, professeur à l'université de NantesHélène MICHON, maître de conférences, à l'université de ToursBenedetta PAPASOGLI, professeur à LUMSA (Rome)Jean-Louis QUANTIN, directeur d'études, École pratique des hautes études, ParisSophie ROUX, professeur à l'ENS-PSLLaurent THIROUIN, professeur émérite à l'université Lyon 2

  39. 111

    Colloque - Pascal intempestif : « Tant l'Inquisition est corrompue ou ignorante » : Pascal et la censure romaine

    Claudine TiercelinMétaphysique et philosophie de la connaissanceAnnée 2023-2024Colloque - Pascal intempestif : « Tant l'Inquisition est corrompue ou ignorante » : Pascal et la censure romaineIntervenant(s)Jean-Louis Quantin, directeur d'études à l'École Pratique des Hautes ÉtudesLe quatrième centenaire de la naissance de Pascal (1623-2023) est l'occasion de nombreux colloques, en France et à l'étranger, autour de son œuvre. Et chacun de scruter l'actualité de Pascal : la profondeur de ses analyses sur la psyché humaine, la nouveauté de sa pensée mathématique et physique, la fulgurance de ses intuitions sur les relations de l'individu au groupe, autant de réflexions qui interrogent encore notre monde, invitant même parfois à voir en Pascal une sorte de « prophète », et qui dressent aussi le portrait d'un Pascal perpétuel – comme on parle de mouvement perpétuel –, d'un Pascal, somme toute, presque inactuel, dont la pérennité serait infiniment renouvelée et renouvelable.Mais Pascal surgit aussi de fractures : fracture du monde clos de la science médiévale, fracture théologique entre augustinisme et molinisme à l'heure des réformes protestante et catholique, fracture politique au moment où s'instaure l'absolutisme, fracture philosophique autour de Descartes, fracture esthétique quand naît l'Écrivain. Réfléchissant les croyances et les savoirs de son temps (sur les Juifs ou l'héliocentrisme, par exemple), provocante par sa déconsidération de la science, son appel à une vocation militante du laïque au sein de l'Église, son apparent anti-humanisme dressé contre la prétention de l'homme « à se rendre le centre de lui-même » (fr. 182) ou « à se faire Dieu » (fr. 510), l'œuvre de Pascal est elle-même, par son exigence morale, clivante et bien plus problématique que l'admiration de son génie, oubliant ou banalisant l'épithète « effrayant » que lui accole Chateaubriand, ne le concède souvent. Elle a, du reste, suscité l'exaspération de Voltaire ou de Paul Valéry qui refusent les postulats sur lesquels elle est entée.Plus généralement, Pascal est intempestif dans ses réflexions sur la vérité, sur la croyance, ou encore sur le pari. Elles sont au cœur des débats qui animent l'épistémologie de la croyance religieuse, la théorie de la décision, ou les nouvelles figures que revêt le défi sceptique dans la philosophie contemporaine de la connaissance, mais aussi en éthique et en métaphysique.À rebours de toute unanimité critique et de la partition généralement observée entre philosophes et littéraires, ce colloque, organisé au Collège de France par Claudine Tiercelin (chaire Métaphysique et philosophie de la connaissance) en collaboration avec Laurence Plazenet (professeur à l'université Clermont-Auvergne, directrice du Centre international Blaise-Pascal (IHRIM, UMR 5317, présidente de la Société des Amis de Port-Royal) voudrait donc envisager de façon frontale et double ce Pascal intempestif, inactuel en ce qu'il heurte nos représentations, s'avance à contresens de ses propres contemporains, choisit la brisure et l'éclat contre les conciliations, comme il oppose à la rhétorique scolastique et à la copia, l'inachèvement et le fragment, l'art de la suspension et de la persuasion à la démonstration dogmatique.ParticipantsClaudine TIERCELIN, professeur du Collège de France. Membre de l'InstitutLaurence PLAZENET, professeur à l'université Clermont-Auvergne, directrice du Centre international Blaise-Pascal (IHRIM, UMR 5317), présidente de la Société des Amis de Port-RoyalJean-Pascal ANFRAY, maître de conférences HDR, ENS-PSL, ParisJean-Pierre CLÉRO, professeur émérite de l'université de RouenMickael COZIC, professeur à l'université de Lyon 3Boris DONNÉ, maître de conférences à l'université d'Avignon et des Pays du VaucluseTony GHEERAERT, professeur à l'université de Rouen-Normandie, vice-président de la Société des Amis de Port-RoyalJean-Baptiste GUILLON, maître de conférences à l'université de NavarreChristophe LITWIN, professeur associé à l'université de Californie IrvinePierre LYRAUD, professeur associé à l'université de MontréalCyrille MICHON, professeur à l'université de NantesHélène MICHON, maître de conférences, à l'université de ToursBenedetta PAPASOGLI, professeur à LUMSA (Rome)Jean-Louis QUANTIN, directeur d'études, École pratique des hautes études, ParisSophie ROUX, professeur à l'ENS-PSLLaurent THIROUIN, professeur émérite à l'université Lyon 2

  40. 110

    Colloque - Pascal intempestif : Délaissement, endurcissement, aveuglement : quel est le Dieu de Pascal ?

    Claudine TiercelinMétaphysique et philosophie de la connaissanceAnnée 2023-2024Colloque - Pascal intempestif : Délaissement, endurcissement, aveuglement : quel est le Dieu de Pascal ?Intervenant(s)Hélène Michon, maître de conférences à l'Université de ToursLe quatrième centenaire de la naissance de Pascal (1623-2023) est l'occasion de nombreux colloques, en France et à l'étranger, autour de son œuvre. Et chacun de scruter l'actualité de Pascal : la profondeur de ses analyses sur la psyché humaine, la nouveauté de sa pensée mathématique et physique, la fulgurance de ses intuitions sur les relations de l'individu au groupe, autant de réflexions qui interrogent encore notre monde, invitant même parfois à voir en Pascal une sorte de « prophète », et qui dressent aussi le portrait d'un Pascal perpétuel – comme on parle de mouvement perpétuel –, d'un Pascal, somme toute, presque inactuel, dont la pérennité serait infiniment renouvelée et renouvelable.Mais Pascal surgit aussi de fractures : fracture du monde clos de la science médiévale, fracture théologique entre augustinisme et molinisme à l'heure des réformes protestante et catholique, fracture politique au moment où s'instaure l'absolutisme, fracture philosophique autour de Descartes, fracture esthétique quand naît l'Écrivain. Réfléchissant les croyances et les savoirs de son temps (sur les Juifs ou l'héliocentrisme, par exemple), provocante par sa déconsidération de la science, son appel à une vocation militante du laïque au sein de l'Église, son apparent anti-humanisme dressé contre la prétention de l'homme « à se rendre le centre de lui-même » (fr. 182) ou « à se faire Dieu » (fr. 510), l'œuvre de Pascal est elle-même, par son exigence morale, clivante et bien plus problématique que l'admiration de son génie, oubliant ou banalisant l'épithète « effrayant » que lui accole Chateaubriand, ne le concède souvent. Elle a, du reste, suscité l'exaspération de Voltaire ou de Paul Valéry qui refusent les postulats sur lesquels elle est entée.Plus généralement, Pascal est intempestif dans ses réflexions sur la vérité, sur la croyance, ou encore sur le pari. Elles sont au cœur des débats qui animent l'épistémologie de la croyance religieuse, la théorie de la décision, ou les nouvelles figures que revêt le défi sceptique dans la philosophie contemporaine de la connaissance, mais aussi en éthique et en métaphysique.À rebours de toute unanimité critique et de la partition généralement observée entre philosophes et littéraires, ce colloque, organisé au Collège de France par Claudine Tiercelin (chaire Métaphysique et philosophie de la connaissance) en collaboration avec Laurence Plazenet (professeur à l'université Clermont-Auvergne, directrice du Centre international Blaise-Pascal (IHRIM, UMR 5317, présidente de la Société des Amis de Port-Royal) voudrait donc envisager de façon frontale et double ce Pascal intempestif, inactuel en ce qu'il heurte nos représentations, s'avance à contresens de ses propres contemporains, choisit la brisure et l'éclat contre les conciliations, comme il oppose à la rhétorique scolastique et à la copia, l'inachèvement et le fragment, l'art de la suspension et de la persuasion à la démonstration dogmatique.ParticipantsClaudine TIERCELIN, professeur du Collège de France. Membre de l'InstitutLaurence PLAZENET, professeur à l'université Clermont-Auvergne, directrice du Centre international Blaise-Pascal (IHRIM, UMR 5317), présidente de la Société des Amis de Port-RoyalJean-Pascal ANFRAY, maître de conférences HDR, ENS-PSL, ParisJean-Pierre CLÉRO, professeur émérite de l'université de RouenMickael COZIC, professeur à l'université de Lyon 3Boris DONNÉ, maître de conférences à l'université d'Avignon et des Pays du VaucluseTony GHEERAERT, professeur à l'université de Rouen-Normandie, vice-président de la Société des Amis de Port-RoyalJean-Baptiste GUILLON, maître de conférences à l'université de NavarreChristophe LITWIN, professeur associé à l'université de Californie IrvinePierre LYRAUD, professeur associé à l'université de MontréalCyrille MICHON, professeur à l'université de NantesHélène MICHON, maître de conférences, à l'université de ToursBenedetta PAPASOGLI, professeur à LUMSA (Rome)Jean-Louis QUANTIN, directeur d'études, École pratique des hautes études, ParisSophie ROUX, professeur à l'ENS-PSLLaurent THIROUIN, professeur émérite à l'université Lyon 2

  41. 109

    Colloque - Pascal intempestif : Le tremblement de l'espérance selon Pascal

    Claudine TiercelinMétaphysique et philosophie de la connaissanceAnnée 2023-2024Colloque - Pascal intempestif : Le tremblement de l'espérance selon PascalIntervenant(s)Pierre Lyraud, professeur adjoint à l'Université de MontréalLe quatrième centenaire de la naissance de Pascal (1623-2023) est l'occasion de nombreux colloques, en France et à l'étranger, autour de son œuvre. Et chacun de scruter l'actualité de Pascal : la profondeur de ses analyses sur la psyché humaine, la nouveauté de sa pensée mathématique et physique, la fulgurance de ses intuitions sur les relations de l'individu au groupe, autant de réflexions qui interrogent encore notre monde, invitant même parfois à voir en Pascal une sorte de « prophète », et qui dressent aussi le portrait d'un Pascal perpétuel – comme on parle de mouvement perpétuel –, d'un Pascal, somme toute, presque inactuel, dont la pérennité serait infiniment renouvelée et renouvelable.Mais Pascal surgit aussi de fractures : fracture du monde clos de la science médiévale, fracture théologique entre augustinisme et molinisme à l'heure des réformes protestante et catholique, fracture politique au moment où s'instaure l'absolutisme, fracture philosophique autour de Descartes, fracture esthétique quand naît l'Écrivain. Réfléchissant les croyances et les savoirs de son temps (sur les Juifs ou l'héliocentrisme, par exemple), provocante par sa déconsidération de la science, son appel à une vocation militante du laïque au sein de l'Église, son apparent anti-humanisme dressé contre la prétention de l'homme « à se rendre le centre de lui-même » (fr. 182) ou « à se faire Dieu » (fr. 510), l'œuvre de Pascal est elle-même, par son exigence morale, clivante et bien plus problématique que l'admiration de son génie, oubliant ou banalisant l'épithète « effrayant » que lui accole Chateaubriand, ne le concède souvent. Elle a, du reste, suscité l'exaspération de Voltaire ou de Paul Valéry qui refusent les postulats sur lesquels elle est entée.Plus généralement, Pascal est intempestif dans ses réflexions sur la vérité, sur la croyance, ou encore sur le pari. Elles sont au cœur des débats qui animent l'épistémologie de la croyance religieuse, la théorie de la décision, ou les nouvelles figures que revêt le défi sceptique dans la philosophie contemporaine de la connaissance, mais aussi en éthique et en métaphysique.À rebours de toute unanimité critique et de la partition généralement observée entre philosophes et littéraires, ce colloque, organisé au Collège de France par Claudine Tiercelin (chaire Métaphysique et philosophie de la connaissance) en collaboration avec Laurence Plazenet (professeur à l'université Clermont-Auvergne, directrice du Centre international Blaise-Pascal (IHRIM, UMR 5317, présidente de la Société des Amis de Port-Royal) voudrait donc envisager de façon frontale et double ce Pascal intempestif, inactuel en ce qu'il heurte nos représentations, s'avance à contresens de ses propres contemporains, choisit la brisure et l'éclat contre les conciliations, comme il oppose à la rhétorique scolastique et à la copia, l'inachèvement et le fragment, l'art de la suspension et de la persuasion à la démonstration dogmatique.ParticipantsClaudine TIERCELIN, professeur du Collège de France. Membre de l'InstitutLaurence PLAZENET, professeur à l'université Clermont-Auvergne, directrice du Centre international Blaise-Pascal (IHRIM, UMR 5317), présidente de la Société des Amis de Port-RoyalJean-Pascal ANFRAY, maître de conférences HDR, ENS-PSL, ParisJean-Pierre CLÉRO, professeur émérite de l'université de RouenMickael COZIC, professeur à l'université de Lyon 3Boris DONNÉ, maître de conférences à l'université d'Avignon et des Pays du VaucluseTony GHEERAERT, professeur à l'université de Rouen-Normandie, vice-président de la Société des Amis de Port-RoyalJean-Baptiste GUILLON, maître de conférences à l'université de NavarreChristophe LITWIN, professeur associé à l'université de Californie IrvinePierre LYRAUD, professeur associé à l'université de MontréalCyrille MICHON, professeur à l'université de NantesHélène MICHON, maître de conférences, à l'université de ToursBenedetta PAPASOGLI, professeur à LUMSA (Rome)Jean-Louis QUANTIN, directeur d'études, École pratique des hautes études, ParisSophie ROUX, professeur à l'ENS-PSLLaurent THIROUIN, professeur émérite à l'université Lyon 2

  42. 108

    Colloque - Pascal intempestif : Le pari pascalien : de la rationalité en situation d'incertitude à l'irrationalisme volontariste

    Claudine TiercelinMétaphysique et philosophie de la connaissanceAnnée 2023-2024Colloque - Pascal intempestif : Le pari pascalien : de la rationalité en situation d'incertitude à l'irrationalisme volontaristeIntervenant(s)Jean-Baptiste Guillon, Maître de conférences, Collège de FranceLe quatrième centenaire de la naissance de Pascal (1623-2023) est l'occasion de nombreux colloques, en France et à l'étranger, autour de son œuvre. Et chacun de scruter l'actualité de Pascal : la profondeur de ses analyses sur la psyché humaine, la nouveauté de sa pensée mathématique et physique, la fulgurance de ses intuitions sur les relations de l'individu au groupe, autant de réflexions qui interrogent encore notre monde, invitant même parfois à voir en Pascal une sorte de « prophète », et qui dressent aussi le portrait d'un Pascal perpétuel – comme on parle de mouvement perpétuel –, d'un Pascal, somme toute, presque inactuel, dont la pérennité serait infiniment renouvelée et renouvelable.Mais Pascal surgit aussi de fractures : fracture du monde clos de la science médiévale, fracture théologique entre augustinisme et molinisme à l'heure des réformes protestante et catholique, fracture politique au moment où s'instaure l'absolutisme, fracture philosophique autour de Descartes, fracture esthétique quand naît l'Écrivain. Réfléchissant les croyances et les savoirs de son temps (sur les Juifs ou l'héliocentrisme, par exemple), provocante par sa déconsidération de la science, son appel à une vocation militante du laïque au sein de l'Église, son apparent anti-humanisme dressé contre la prétention de l'homme « à se rendre le centre de lui-même » (fr. 182) ou « à se faire Dieu » (fr. 510), l'œuvre de Pascal est elle-même, par son exigence morale, clivante et bien plus problématique que l'admiration de son génie, oubliant ou banalisant l'épithète « effrayant » que lui accole Chateaubriand, ne le concède souvent. Elle a, du reste, suscité l'exaspération de Voltaire ou de Paul Valéry qui refusent les postulats sur lesquels elle est entée.Plus généralement, Pascal est intempestif dans ses réflexions sur la vérité, sur la croyance, ou encore sur le pari. Elles sont au cœur des débats qui animent l'épistémologie de la croyance religieuse, la théorie de la décision, ou les nouvelles figures que revêt le défi sceptique dans la philosophie contemporaine de la connaissance, mais aussi en éthique et en métaphysique.À rebours de toute unanimité critique et de la partition généralement observée entre philosophes et littéraires, ce colloque, organisé au Collège de France par Claudine Tiercelin (chaire Métaphysique et philosophie de la connaissance) en collaboration avec Laurence Plazenet (professeur à l'université Clermont-Auvergne, directrice du Centre international Blaise-Pascal (IHRIM, UMR 5317, présidente de la Société des Amis de Port-Royal) voudrait donc envisager de façon frontale et double ce Pascal intempestif, inactuel en ce qu'il heurte nos représentations, s'avance à contresens de ses propres contemporains, choisit la brisure et l'éclat contre les conciliations, comme il oppose à la rhétorique scolastique et à la copia, l'inachèvement et le fragment, l'art de la suspension et de la persuasion à la démonstration dogmatique.ParticipantsClaudine TIERCELIN, professeur du Collège de France. Membre de l'InstitutLaurence PLAZENET, professeur à l'université Clermont-Auvergne, directrice du Centre international Blaise-Pascal (IHRIM, UMR 5317), présidente de la Société des Amis de Port-RoyalJean-Pascal ANFRAY, maître de conférences HDR, ENS-PSL, ParisJean-Pierre CLÉRO, professeur émérite de l'université de RouenMickael COZIC, professeur à l'université de Lyon 3Boris DONNÉ, maître de conférences à l'université d'Avignon et des Pays du VaucluseTony GHEERAERT, professeur à l'université de Rouen-Normandie, vice-président de la Société des Amis de Port-RoyalJean-Baptiste GUILLON, maître de conférences à l'université de NavarreChristophe LITWIN, professeur associé à l'université de Californie IrvinePierre LYRAUD, professeur associé à l'université de MontréalCyrille MICHON, professeur à l'université de NantesHélène MICHON, maître de conférences, à l'université de ToursBenedetta PAPASOGLI, professeur à LUMSA (Rome)Jean-Louis QUANTIN, directeur d'études, École pratique des hautes études, ParisSophie ROUX, professeur à l'ENS-PSLLaurent THIROUIN, professeur émérite à l'université Lyon 2

  43. 107

    Colloque - Pascal intempestif : Jeux de langage dans quelques raisonnements pascaliens

    Claudine TiercelinMétaphysique et philosophie de la connaissanceAnnée 2023-2024Colloque - Pascal intempestif : Jeux de langage dans quelques raisonnements pascaliensIntervenant(s)Jean-Pierre Cléro, professeur émérite à l'Université de RouenLe quatrième centenaire de la naissance de Pascal (1623-2023) est l'occasion de nombreux colloques, en France et à l'étranger, autour de son œuvre. Et chacun de scruter l'actualité de Pascal : la profondeur de ses analyses sur la psyché humaine, la nouveauté de sa pensée mathématique et physique, la fulgurance de ses intuitions sur les relations de l'individu au groupe, autant de réflexions qui interrogent encore notre monde, invitant même parfois à voir en Pascal une sorte de « prophète », et qui dressent aussi le portrait d'un Pascal perpétuel – comme on parle de mouvement perpétuel –, d'un Pascal, somme toute, presque inactuel, dont la pérennité serait infiniment renouvelée et renouvelable.Mais Pascal surgit aussi de fractures : fracture du monde clos de la science médiévale, fracture théologique entre augustinisme et molinisme à l'heure des réformes protestante et catholique, fracture politique au moment où s'instaure l'absolutisme, fracture philosophique autour de Descartes, fracture esthétique quand naît l'Écrivain. Réfléchissant les croyances et les savoirs de son temps (sur les Juifs ou l'héliocentrisme, par exemple), provocante par sa déconsidération de la science, son appel à une vocation militante du laïque au sein de l'Église, son apparent anti-humanisme dressé contre la prétention de l'homme « à se rendre le centre de lui-même » (fr. 182) ou « à se faire Dieu » (fr. 510), l'œuvre de Pascal est elle-même, par son exigence morale, clivante et bien plus problématique que l'admiration de son génie, oubliant ou banalisant l'épithète « effrayant » que lui accole Chateaubriand, ne le concède souvent. Elle a, du reste, suscité l'exaspération de Voltaire ou de Paul Valéry qui refusent les postulats sur lesquels elle est entée.Plus généralement, Pascal est intempestif dans ses réflexions sur la vérité, sur la croyance, ou encore sur le pari. Elles sont au cœur des débats qui animent l'épistémologie de la croyance religieuse, la théorie de la décision, ou les nouvelles figures que revêt le défi sceptique dans la philosophie contemporaine de la connaissance, mais aussi en éthique et en métaphysique.À rebours de toute unanimité critique et de la partition généralement observée entre philosophes et littéraires, ce colloque, organisé au Collège de France par Claudine Tiercelin (chaire Métaphysique et philosophie de la connaissance) en collaboration avec Laurence Plazenet (professeur à l'université Clermont-Auvergne, directrice du Centre international Blaise-Pascal (IHRIM, UMR 5317, présidente de la Société des Amis de Port-Royal) voudrait donc envisager de façon frontale et double ce Pascal intempestif, inactuel en ce qu'il heurte nos représentations, s'avance à contresens de ses propres contemporains, choisit la brisure et l'éclat contre les conciliations, comme il oppose à la rhétorique scolastique et à la copia, l'inachèvement et le fragment, l'art de la suspension et de la persuasion à la démonstration dogmatique.ParticipantsClaudine TIERCELIN, professeur du Collège de France. Membre de l'InstitutLaurence PLAZENET, professeur à l'université Clermont-Auvergne, directrice du Centre international Blaise-Pascal (IHRIM, UMR 5317), présidente de la Société des Amis de Port-RoyalJean-Pascal ANFRAY, maître de conférences HDR, ENS-PSL, ParisJean-Pierre CLÉRO, professeur émérite de l'université de RouenMickael COZIC, professeur à l'université de Lyon 3Boris DONNÉ, maître de conférences à l'université d'Avignon et des Pays du VaucluseTony GHEERAERT, professeur à l'université de Rouen-Normandie, vice-président de la Société des Amis de Port-RoyalJean-Baptiste GUILLON, maître de conférences à l'université de NavarreChristophe LITWIN, professeur associé à l'université de Californie IrvinePierre LYRAUD, professeur associé à l'université de MontréalCyrille MICHON, professeur à l'université de NantesHélène MICHON, maître de conférences, à l'université de ToursBenedetta PAPASOGLI, professeur à LUMSA (Rome)Jean-Louis QUANTIN, directeur d'études, École pratique des hautes études, ParisSophie ROUX, professeur à l'ENS-PSLLaurent THIROUIN, professeur émérite à l'université Lyon 2

  44. 106

    Colloque - Pascal intempestif : Rationalité et espérance

    Claudine TiercelinMétaphysique et philosophie de la connaissanceAnnée 2023-2024Colloque - Pascal intempestif : Rationalité et espéranceIntervenant(s)Mikael Cozic, professeur à l'Université Lyon 3Le quatrième centenaire de la naissance de Pascal (1623-2023) est l'occasion de nombreux colloques, en France et à l'étranger, autour de son œuvre. Et chacun de scruter l'actualité de Pascal : la profondeur de ses analyses sur la psyché humaine, la nouveauté de sa pensée mathématique et physique, la fulgurance de ses intuitions sur les relations de l'individu au groupe, autant de réflexions qui interrogent encore notre monde, invitant même parfois à voir en Pascal une sorte de « prophète », et qui dressent aussi le portrait d'un Pascal perpétuel – comme on parle de mouvement perpétuel –, d'un Pascal, somme toute, presque inactuel, dont la pérennité serait infiniment renouvelée et renouvelable.Mais Pascal surgit aussi de fractures : fracture du monde clos de la science médiévale, fracture théologique entre augustinisme et molinisme à l'heure des réformes protestante et catholique, fracture politique au moment où s'instaure l'absolutisme, fracture philosophique autour de Descartes, fracture esthétique quand naît l'Écrivain. Réfléchissant les croyances et les savoirs de son temps (sur les Juifs ou l'héliocentrisme, par exemple), provocante par sa déconsidération de la science, son appel à une vocation militante du laïque au sein de l'Église, son apparent anti-humanisme dressé contre la prétention de l'homme « à se rendre le centre de lui-même » (fr. 182) ou « à se faire Dieu » (fr. 510), l'œuvre de Pascal est elle-même, par son exigence morale, clivante et bien plus problématique que l'admiration de son génie, oubliant ou banalisant l'épithète « effrayant » que lui accole Chateaubriand, ne le concède souvent. Elle a, du reste, suscité l'exaspération de Voltaire ou de Paul Valéry qui refusent les postulats sur lesquels elle est entée.Plus généralement, Pascal est intempestif dans ses réflexions sur la vérité, sur la croyance, ou encore sur le pari. Elles sont au cœur des débats qui animent l'épistémologie de la croyance religieuse, la théorie de la décision, ou les nouvelles figures que revêt le défi sceptique dans la philosophie contemporaine de la connaissance, mais aussi en éthique et en métaphysique.À rebours de toute unanimité critique et de la partition généralement observée entre philosophes et littéraires, ce colloque, organisé au Collège de France par Claudine Tiercelin (chaire Métaphysique et philosophie de la connaissance) en collaboration avec Laurence Plazenet (professeur à l'université Clermont-Auvergne, directrice du Centre international Blaise-Pascal (IHRIM, UMR 5317, présidente de la Société des Amis de Port-Royal) voudrait donc envisager de façon frontale et double ce Pascal intempestif, inactuel en ce qu'il heurte nos représentations, s'avance à contresens de ses propres contemporains, choisit la brisure et l'éclat contre les conciliations, comme il oppose à la rhétorique scolastique et à la copia, l'inachèvement et le fragment, l'art de la suspension et de la persuasion à la démonstration dogmatique.ParticipantsClaudine TIERCELIN, professeur du Collège de France. Membre de l'InstitutLaurence PLAZENET, professeur à l'université Clermont-Auvergne, directrice du Centre international Blaise-Pascal (IHRIM, UMR 5317), présidente de la Société des Amis de Port-RoyalJean-Pascal ANFRAY, maître de conférences HDR, ENS-PSL, ParisJean-Pierre CLÉRO, professeur émérite de l'université de RouenMickael COZIC, professeur à l'université de Lyon 3Boris DONNÉ, maître de conférences à l'université d'Avignon et des Pays du VaucluseTony GHEERAERT, professeur à l'université de Rouen-Normandie, vice-président de la Société des Amis de Port-RoyalJean-Baptiste GUILLON, maître de conférences à l'université de NavarreChristophe LITWIN, professeur associé à l'université de Californie IrvinePierre LYRAUD, professeur associé à l'université de MontréalCyrille MICHON, professeur à l'université de NantesHélène MICHON, maître de conférences, à l'université de ToursBenedetta PAPASOGLI, professeur à LUMSA (Rome)Jean-Louis QUANTIN, directeur d'études, École pratique des hautes études, ParisSophie ROUX, professeur à l'ENS-PSLLaurent THIROUIN, professeur émérite à l'université Lyon 2

  45. 105

    Colloque - Pascal intempestif : Expériences cruciales et preuves par l'absurde

    Claudine TiercelinMétaphysique et philosophie de la connaissanceAnnée 2023-2024Colloque - Pascal intempestif : Expériences cruciales et preuves par l'absurdeIntervenant(s)Sophie Roux, professeur à l'École normale supérieure (ENS- PSL)Le quatrième centenaire de la naissance de Pascal (1623-2023) est l'occasion de nombreux colloques, en France et à l'étranger, autour de son œuvre. Et chacun de scruter l'actualité de Pascal : la profondeur de ses analyses sur la psyché humaine, la nouveauté de sa pensée mathématique et physique, la fulgurance de ses intuitions sur les relations de l'individu au groupe, autant de réflexions qui interrogent encore notre monde, invitant même parfois à voir en Pascal une sorte de « prophète », et qui dressent aussi le portrait d'un Pascal perpétuel – comme on parle de mouvement perpétuel –, d'un Pascal, somme toute, presque inactuel, dont la pérennité serait infiniment renouvelée et renouvelable.Mais Pascal surgit aussi de fractures : fracture du monde clos de la science médiévale, fracture théologique entre augustinisme et molinisme à l'heure des réformes protestante et catholique, fracture politique au moment où s'instaure l'absolutisme, fracture philosophique autour de Descartes, fracture esthétique quand naît l'Écrivain. Réfléchissant les croyances et les savoirs de son temps (sur les Juifs ou l'héliocentrisme, par exemple), provocante par sa déconsidération de la science, son appel à une vocation militante du laïque au sein de l'Église, son apparent anti-humanisme dressé contre la prétention de l'homme « à se rendre le centre de lui-même » (fr. 182) ou « à se faire Dieu » (fr. 510), l'œuvre de Pascal est elle-même, par son exigence morale, clivante et bien plus problématique que l'admiration de son génie, oubliant ou banalisant l'épithète « effrayant » que lui accole Chateaubriand, ne le concède souvent. Elle a, du reste, suscité l'exaspération de Voltaire ou de Paul Valéry qui refusent les postulats sur lesquels elle est entée.Plus généralement, Pascal est intempestif dans ses réflexions sur la vérité, sur la croyance, ou encore sur le pari. Elles sont au cœur des débats qui animent l'épistémologie de la croyance religieuse, la théorie de la décision, ou les nouvelles figures que revêt le défi sceptique dans la philosophie contemporaine de la connaissance, mais aussi en éthique et en métaphysique.À rebours de toute unanimité critique et de la partition généralement observée entre philosophes et littéraires, ce colloque, organisé au Collège de France par Claudine Tiercelin (chaire Métaphysique et philosophie de la connaissance) en collaboration avec Laurence Plazenet (professeur à l'université Clermont-Auvergne, directrice du Centre international Blaise-Pascal (IHRIM, UMR 5317, présidente de la Société des Amis de Port-Royal) voudrait donc envisager de façon frontale et double ce Pascal intempestif, inactuel en ce qu'il heurte nos représentations, s'avance à contresens de ses propres contemporains, choisit la brisure et l'éclat contre les conciliations, comme il oppose à la rhétorique scolastique et à la copia, l'inachèvement et le fragment, l'art de la suspension et de la persuasion à la démonstration dogmatique.ParticipantsClaudine TIERCELIN, professeur du Collège de France. Membre de l'InstitutLaurence PLAZENET, professeur à l'université Clermont-Auvergne, directrice du Centre international Blaise-Pascal (IHRIM, UMR 5317), présidente de la Société des Amis de Port-RoyalJean-Pascal ANFRAY, maître de conférences HDR, ENS-PSL, ParisJean-Pierre CLÉRO, professeur émérite de l'université de RouenMickael COZIC, professeur à l'université de Lyon 3Boris DONNÉ, maître de conférences à l'université d'Avignon et des Pays du VaucluseTony GHEERAERT, professeur à l'université de Rouen-Normandie, vice-président de la Société des Amis de Port-RoyalJean-Baptiste GUILLON, maître de conférences à l'université de NavarreChristophe LITWIN, professeur associé à l'université de Californie IrvinePierre LYRAUD, professeur associé à l'université de MontréalCyrille MICHON, professeur à l'université de NantesHélène MICHON, maître de conférences, à l'université de ToursBenedetta PAPASOGLI, professeur à LUMSA (Rome)Jean-Louis QUANTIN, directeur d'études, École pratique des hautes études, ParisSophie ROUX, professeur à l'ENS-PSLLaurent THIROUIN, professeur émérite à l'université Lyon 2

  46. 104

    Colloque - Pascal intempestif : « Ny substance, ny accident » : le statut ontologique de l'espace et du vide

    Claudine TiercelinMétaphysique et philosophie de la connaissanceAnnée 2023-2024Colloque - Pascal intempestif : « Ny substance, ny accident » : le statut ontologique de l'espace et du videIntervenant(s)Jean-Pascal Anfray, maître de conférences HDR à l'École normale supérieure (ENS- PSL)Le quatrième centenaire de la naissance de Pascal (1623-2023) est l'occasion de nombreux colloques, en France et à l'étranger, autour de son œuvre. Et chacun de scruter l'actualité de Pascal : la profondeur de ses analyses sur la psyché humaine, la nouveauté de sa pensée mathématique et physique, la fulgurance de ses intuitions sur les relations de l'individu au groupe, autant de réflexions qui interrogent encore notre monde, invitant même parfois à voir en Pascal une sorte de « prophète », et qui dressent aussi le portrait d'un Pascal perpétuel – comme on parle de mouvement perpétuel –, d'un Pascal, somme toute, presque inactuel, dont la pérennité serait infiniment renouvelée et renouvelable.Mais Pascal surgit aussi de fractures : fracture du monde clos de la science médiévale, fracture théologique entre augustinisme et molinisme à l'heure des réformes protestante et catholique, fracture politique au moment où s'instaure l'absolutisme, fracture philosophique autour de Descartes, fracture esthétique quand naît l'Écrivain. Réfléchissant les croyances et les savoirs de son temps (sur les Juifs ou l'héliocentrisme, par exemple), provocante par sa déconsidération de la science, son appel à une vocation militante du laïque au sein de l'Église, son apparent anti-humanisme dressé contre la prétention de l'homme « à se rendre le centre de lui-même » (fr. 182) ou « à se faire Dieu » (fr. 510), l'œuvre de Pascal est elle-même, par son exigence morale, clivante et bien plus problématique que l'admiration de son génie, oubliant ou banalisant l'épithète « effrayant » que lui accole Chateaubriand, ne le concède souvent. Elle a, du reste, suscité l'exaspération de Voltaire ou de Paul Valéry qui refusent les postulats sur lesquels elle est entée.Plus généralement, Pascal est intempestif dans ses réflexions sur la vérité, sur la croyance, ou encore sur le pari. Elles sont au cœur des débats qui animent l'épistémologie de la croyance religieuse, la théorie de la décision, ou les nouvelles figures que revêt le défi sceptique dans la philosophie contemporaine de la connaissance, mais aussi en éthique et en métaphysique.À rebours de toute unanimité critique et de la partition généralement observée entre philosophes et littéraires, ce colloque, organisé au Collège de France par Claudine Tiercelin (chaire Métaphysique et philosophie de la connaissance) en collaboration avec Laurence Plazenet (professeur à l'université Clermont-Auvergne, directrice du Centre international Blaise-Pascal (IHRIM, UMR 5317, présidente de la Société des Amis de Port-Royal) voudrait donc envisager de façon frontale et double ce Pascal intempestif, inactuel en ce qu'il heurte nos représentations, s'avance à contresens de ses propres contemporains, choisit la brisure et l'éclat contre les conciliations, comme il oppose à la rhétorique scolastique et à la copia, l'inachèvement et le fragment, l'art de la suspension et de la persuasion à la démonstration dogmatique.ParticipantsClaudine TIERCELIN, professeur du Collège de France. Membre de l'InstitutLaurence PLAZENET, professeur à l'université Clermont-Auvergne, directrice du Centre international Blaise-Pascal (IHRIM, UMR 5317), présidente de la Société des Amis de Port-RoyalJean-Pascal ANFRAY, maître de conférences HDR, ENS-PSL, ParisJean-Pierre CLÉRO, professeur émérite de l'université de RouenMickael COZIC, professeur à l'université de Lyon 3Boris DONNÉ, maître de conférences à l'université d'Avignon et des Pays du VaucluseTony GHEERAERT, professeur à l'université de Rouen-Normandie, vice-président de la Société des Amis de Port-RoyalJean-Baptiste GUILLON, maître de conférences à l'université de NavarreChristophe LITWIN, professeur associé à l'université de Californie IrvinePierre LYRAUD, professeur associé à l'université de MontréalCyrille MICHON, professeur à l'université de NantesHélène MICHON, maître de conférences, à l'université de ToursBenedetta PAPASOGLI, professeur à LUMSA (Rome)Jean-Louis QUANTIN, directeur d'études, École pratique des hautes études, ParisSophie ROUX, professeur à l'ENS-PSLLaurent THIROUIN, professeur émérite à l'université Lyon 2

  47. 103

    Colloque - Pascal intempestif : La foi

    Claudine TiercelinMétaphysique et philosophie de la connaissanceAnnée 2023-2024Colloque - Pascal intempestif : La foiIntervenant(s)Cyrille Michon, professeur à l'Université de NantesLe quatrième centenaire de la naissance de Pascal (1623-2023) est l'occasion de nombreux colloques, en France et à l'étranger, autour de son œuvre. Et chacun de scruter l'actualité de Pascal : la profondeur de ses analyses sur la psyché humaine, la nouveauté de sa pensée mathématique et physique, la fulgurance de ses intuitions sur les relations de l'individu au groupe, autant de réflexions qui interrogent encore notre monde, invitant même parfois à voir en Pascal une sorte de « prophète », et qui dressent aussi le portrait d'un Pascal perpétuel – comme on parle de mouvement perpétuel –, d'un Pascal, somme toute, presque inactuel, dont la pérennité serait infiniment renouvelée et renouvelable.Mais Pascal surgit aussi de fractures : fracture du monde clos de la science médiévale, fracture théologique entre augustinisme et molinisme à l'heure des réformes protestante et catholique, fracture politique au moment où s'instaure l'absolutisme, fracture philosophique autour de Descartes, fracture esthétique quand naît l'Écrivain. Réfléchissant les croyances et les savoirs de son temps (sur les Juifs ou l'héliocentrisme, par exemple), provocante par sa déconsidération de la science, son appel à une vocation militante du laïque au sein de l'Église, son apparent anti-humanisme dressé contre la prétention de l'homme « à se rendre le centre de lui-même » (fr. 182) ou « à se faire Dieu » (fr. 510), l'œuvre de Pascal est elle-même, par son exigence morale, clivante et bien plus problématique que l'admiration de son génie, oubliant ou banalisant l'épithète « effrayant » que lui accole Chateaubriand, ne le concède souvent. Elle a, du reste, suscité l'exaspération de Voltaire ou de Paul Valéry qui refusent les postulats sur lesquels elle est entée.Plus généralement, Pascal est intempestif dans ses réflexions sur la vérité, sur la croyance, ou encore sur le pari. Elles sont au cœur des débats qui animent l'épistémologie de la croyance religieuse, la théorie de la décision, ou les nouvelles figures que revêt le défi sceptique dans la philosophie contemporaine de la connaissance, mais aussi en éthique et en métaphysique.À rebours de toute unanimité critique et de la partition généralement observée entre philosophes et littéraires, ce colloque, organisé au Collège de France par Claudine Tiercelin (chaire Métaphysique et philosophie de la connaissance) en collaboration avec Laurence Plazenet (professeur à l'université Clermont-Auvergne, directrice du Centre international Blaise-Pascal (IHRIM, UMR 5317, présidente de la Société des Amis de Port-Royal) voudrait donc envisager de façon frontale et double ce Pascal intempestif, inactuel en ce qu'il heurte nos représentations, s'avance à contresens de ses propres contemporains, choisit la brisure et l'éclat contre les conciliations, comme il oppose à la rhétorique scolastique et à la copia, l'inachèvement et le fragment, l'art de la suspension et de la persuasion à la démonstration dogmatique.ParticipantsClaudine TIERCELIN, professeur du Collège de France. Membre de l'InstitutLaurence PLAZENET, professeur à l'université Clermont-Auvergne, directrice du Centre international Blaise-Pascal (IHRIM, UMR 5317), présidente de la Société des Amis de Port-RoyalJean-Pascal ANFRAY, maître de conférences HDR, ENS-PSL, ParisJean-Pierre CLÉRO, professeur émérite de l'université de RouenMickael COZIC, professeur à l'université de Lyon 3Boris DONNÉ, maître de conférences à l'université d'Avignon et des Pays du VaucluseTony GHEERAERT, professeur à l'université de Rouen-Normandie, vice-président de la Société des Amis de Port-RoyalJean-Baptiste GUILLON, maître de conférences à l'université de NavarreChristophe LITWIN, professeur associé à l'université de Californie IrvinePierre LYRAUD, professeur associé à l'université de MontréalCyrille MICHON, professeur à l'université de NantesHélène MICHON, maître de conférences, à l'université de ToursBenedetta PAPASOGLI, professeur à LUMSA (Rome)Jean-Louis QUANTIN, directeur d'études, École pratique des hautes études, ParisSophie ROUX, professeur à l'ENS-PSLLaurent THIROUIN, professeur émérite à l'université Lyon 2

  48. 102

    Colloque - Pascal intempestif - Pascal : sans histoire

    Claudine TiercelinMétaphysique et philosophie de la connaissanceAnnée 2023-2024Colloque - Pascal intempestif - Pascal : sans histoireIntervenant(s)Laurence Plazenet, professeur à l'Université Clermont Auvergne. Directrice du Centre international Blaise Pascal (IHRIM, UMR 5317). Présidente de la Société des Amis de Port-RoyalLe quatrième centenaire de la naissance de Pascal (1623-2023) est l'occasion de nombreux colloques, en France et à l'étranger, autour de son œuvre. Et chacun de scruter l'actualité de Pascal : la profondeur de ses analyses sur la psyché humaine, la nouveauté de sa pensée mathématique et physique, la fulgurance de ses intuitions sur les relations de l'individu au groupe, autant de réflexions qui interrogent encore notre monde, invitant même parfois à voir en Pascal une sorte de « prophète », et qui dressent aussi le portrait d'un Pascal perpétuel – comme on parle de mouvement perpétuel –, d'un Pascal, somme toute, presque inactuel, dont la pérennité serait infiniment renouvelée et renouvelable.Mais Pascal surgit aussi de fractures : fracture du monde clos de la science médiévale, fracture théologique entre augustinisme et molinisme à l'heure des réformes protestante et catholique, fracture politique au moment où s'instaure l'absolutisme, fracture philosophique autour de Descartes, fracture esthétique quand naît l'Écrivain. Réfléchissant les croyances et les savoirs de son temps (sur les Juifs ou l'héliocentrisme, par exemple), provocante par sa déconsidération de la science, son appel à une vocation militante du laïque au sein de l'Église, son apparent anti-humanisme dressé contre la prétention de l'homme « à se rendre le centre de lui-même » (fr. 182) ou « à se faire Dieu » (fr. 510), l'œuvre de Pascal est elle-même, par son exigence morale, clivante et bien plus problématique que l'admiration de son génie, oubliant ou banalisant l'épithète « effrayant » que lui accole Chateaubriand, ne le concède souvent. Elle a, du reste, suscité l'exaspération de Voltaire ou de Paul Valéry qui refusent les postulats sur lesquels elle est entée.Plus généralement, Pascal est intempestif dans ses réflexions sur la vérité, sur la croyance, ou encore sur le pari. Elles sont au cœur des débats qui animent l'épistémologie de la croyance religieuse, la théorie de la décision, ou les nouvelles figures que revêt le défi sceptique dans la philosophie contemporaine de la connaissance, mais aussi en éthique et en métaphysique.À rebours de toute unanimité critique et de la partition généralement observée entre philosophes et littéraires, ce colloque, organisé au Collège de France par Claudine Tiercelin (chaire Métaphysique et philosophie de la connaissance) en collaboration avec Laurence Plazenet (professeur à l'université Clermont-Auvergne, directrice du Centre international Blaise-Pascal (IHRIM, UMR 5317, présidente de la Société des Amis de Port-Royal) voudrait donc envisager de façon frontale et double ce Pascal intempestif, inactuel en ce qu'il heurte nos représentations, s'avance à contresens de ses propres contemporains, choisit la brisure et l'éclat contre les conciliations, comme il oppose à la rhétorique scolastique et à la copia, l'inachèvement et le fragment, l'art de la suspension et de la persuasion à la démonstration dogmatique.ParticipantsClaudine TIERCELIN, professeur du Collège de France. Membre de l'InstitutLaurence PLAZENET, professeur à l'université Clermont-Auvergne, directrice du Centre international Blaise-Pascal (IHRIM, UMR 5317), présidente de la Société des Amis de Port-RoyalJean-Pascal ANFRAY, maître de conférences HDR, ENS-PSL, ParisJean-Pierre CLÉRO, professeur émérite de l'université de RouenMickael COZIC, professeur à l'université de Lyon 3Boris DONNÉ, maître de conférences à l'université d'Avignon et des Pays du VaucluseTony GHEERAERT, professeur à l'université de Rouen-Normandie, vice-président de la Société des Amis de Port-RoyalJean-Baptiste GUILLON, maître de conférences à l'université de NavarreChristophe LITWIN, professeur associé à l'université de Californie IrvinePierre LYRAUD, professeur associé à l'université de MontréalCyrille MICHON, professeur à l'université de NantesHélène MICHON, maître de conférences, à l'université de ToursBenedetta PAPASOGLI, professeur à LUMSA (Rome)Jean-Louis QUANTIN, directeur d'études, École pratique des hautes études, ParisSophie ROUX, professeur à l'ENS-PSLLaurent THIROUIN, professeur émérite à l'université Lyon 2

  49. 101

    Colloque - Pascal intempestif : Pascal chez les philosophes en 2023

    Claudine TiercelinMétaphysique et philosophie de la connaissanceAnnée 2023-2024Colloque - Pascal intempestif : Pascal chez les philosophes en 2023Intervenant(s)Claudine TiercelinLe quatrième centenaire de la naissance de Pascal (1623-2023) est l'occasion de nombreux colloques, en France et à l'étranger, autour de son œuvre. Et chacun de scruter l'actualité de Pascal : la profondeur de ses analyses sur la psyché humaine, la nouveauté de sa pensée mathématique et physique, la fulgurance de ses intuitions sur les relations de l'individu au groupe, autant de réflexions qui interrogent encore notre monde, invitant même parfois à voir en Pascal une sorte de « prophète », et qui dressent aussi le portrait d'un Pascal perpétuel – comme on parle de mouvement perpétuel –, d'un Pascal, somme toute, presque inactuel, dont la pérennité serait infiniment renouvelée et renouvelable.Mais Pascal surgit aussi de fractures : fracture du monde clos de la science médiévale, fracture théologique entre augustinisme et molinisme à l'heure des réformes protestante et catholique, fracture politique au moment où s'instaure l'absolutisme, fracture philosophique autour de Descartes, fracture esthétique quand naît l'Écrivain. Réfléchissant les croyances et les savoirs de son temps (sur les Juifs ou l'héliocentrisme, par exemple), provocante par sa déconsidération de la science, son appel à une vocation militante du laïque au sein de l'Église, son apparent anti-humanisme dressé contre la prétention de l'homme « à se rendre le centre de lui-même » (fr. 182) ou « à se faire Dieu » (fr. 510), l'œuvre de Pascal est elle-même, par son exigence morale, clivante et bien plus problématique que l'admiration de son génie, oubliant ou banalisant l'épithète « effrayant » que lui accole Chateaubriand, ne le concède souvent. Elle a, du reste, suscité l'exaspération de Voltaire ou de Paul Valéry qui refusent les postulats sur lesquels elle est entée.Plus généralement, Pascal est intempestif dans ses réflexions sur la vérité, sur la croyance, ou encore sur le pari. Elles sont au cœur des débats qui animent l'épistémologie de la croyance religieuse, la théorie de la décision, ou les nouvelles figures que revêt le défi sceptique dans la philosophie contemporaine de la connaissance, mais aussi en éthique et en métaphysique.À rebours de toute unanimité critique et de la partition généralement observée entre philosophes et littéraires, ce colloque, organisé au Collège de France par Claudine Tiercelin (chaire Métaphysique et philosophie de la connaissance) en collaboration avec Laurence Plazenet (professeur à l'université Clermont-Auvergne, directrice du Centre international Blaise-Pascal (IHRIM, UMR 5317, présidente de la Société des Amis de Port-Royal) voudrait donc envisager de façon frontale et double ce Pascal intempestif, inactuel en ce qu'il heurte nos représentations, s'avance à contresens de ses propres contemporains, choisit la brisure et l'éclat contre les conciliations, comme il oppose à la rhétorique scolastique et à la copia, l'inachèvement et le fragment, l'art de la suspension et de la persuasion à la démonstration dogmatique.ParticipantsClaudine TIERCELIN, professeur du Collège de France. Membre de l'InstitutLaurence PLAZENET, professeur à l'université Clermont-Auvergne, directrice du Centre international Blaise-Pascal (IHRIM, UMR 5317), présidente de la Société des Amis de Port-RoyalJean-Pascal ANFRAY, maître de conférences HDR, ENS-PSL, ParisJean-Pierre CLÉRO, professeur émérite de l'université de RouenMickael COZIC, professeur à l'université de Lyon 3Boris DONNÉ, maître de conférences à l'université d'Avignon et des Pays du VaucluseTony GHEERAERT, professeur à l'université de Rouen-Normandie, vice-président de la Société des Amis de Port-RoyalJean-Baptiste GUILLON, maître de conférences à l'université de NavarreChristophe LITWIN, professeur associé à l'université de Californie IrvinePierre LYRAUD, professeur associé à l'université de MontréalCyrille MICHON, professeur à l'université de NantesHélène MICHON, maître de conférences, à l'université de ToursBenedetta PAPASOGLI, professeur à LUMSA (Rome)Jean-Louis QUANTIN, directeur d'études, École pratique des hautes études, ParisSophie ROUX, professeur à l'ENS-PSLLaurent THIROUIN, professeur émérite à l'université Lyon 2

  50. 100

    Colloque - Virtual and Augmented Realities: Epistemological and Metaphysical Issues : Some Thoughts on Virtual and Augmented Reality

    Claudine TiercelinMétaphysique et philosophie de la connaissanceAnnée 2022-2023Colloque - Virtual and Augmented Realities: Epistemological and Metaphysical Issues : Some Thoughts on Virtual and Augmented RealityIntervenant(s)Alexander Fisher, University of CambridgeRésuméThis paper considers the ethical significance of self-involving imagination, where we imagine ourselves as others. This form of imagination occurs in taking on personal ideals, in simulation of others' mental states, and when we imagine ourselves as characters in acting or in videogames and virtual reality. The ethical concern is that the imaginer might be morally corrupted as troubling attitudes taken on in imagination leak into their actual psychology. This worry is heightened for interactive media as imagined attitudes play a significant role in motivating action, hence more plausibly might start to influence us outside of the imaginative context.I note two mechanisms which serve to prevent leakage of immoral attitudes, dampening this ethical concern. First, we often face heightened imaginative resistance to taking on immoral mental states. This prevents us even imagining holding certain immoral attitudes. Second, whilst we generally passively quarantine our attitudes to the imaginative context, in morally charged cases we also more actively quarantine – we take on immoral attitudes in imagination but are consciously careful not to acquire them in reality. This pair of guarding mechanisms help prevent our becoming morally corrupted through self-involving imagination.PrésentationVirtual Reality technology affords its users a strongly immersive and interactive experience of computer-generated environments, through a dedicated headset. With Augmented Reality devices, 3D computer-generated imagery is projected onto physical space, thereby "augmenting" the user's surroundings with an overlay of virtual entities. These "Extended Reality" (XR) technologies are likely to become a part of our everyday life in the near future. They also raise a host of fascinating issues, which have increasingly been discussed in the recent philosophical literature. This international conference will investigate the metaphysical and epistemological questions raised by XR technologies.Le colloque est intégralement en anglais et a eu lieu les 5 et 6 juin au Collège de France

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Dans ses cours et séminaires au Collège de France, Claudine Tiercelin a examiné plusieurs problèmes métaphysiques fondamentaux : le statut des « espèces naturelles » et de l'essentialisme contemporain, la nature et la réalité des dispositions, ou ce en quoi peut consister une authentique connaissance métaphysique de la nature. En philosophie de la connaissance, elle a proposé une nouvelle définition de la connaissance elle-même, précisé le sens du concept de connaissance pratique, souligné l'importance des vertus épistémiques, et rappelé les liens étroits qui existent entre la connaissance et la démocratie entendue comme un espace de vérité et de raisons. Ses cours plus récents interrogent les relations complexes qui se sont tissées au cours de l'histoire entre l'ontologie et la sémiotique, et montrent la pertinence d'un projet visant à développer aujourd'hui une ontologie qui s'inscrirait dans une perspective simultanément sémiotique et réaliste. Ses prochains cours reviendront sur

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