EPISODE · Mar 18, 2025 · 3 MIN
« Adieu jolie Candy » : le tube surprise de l’été 1969 signé Michel Berger
from Happy Days : Musique et souvenirs des années 60 et 70 · host Nostalgie+
Nous sommes le 1er août 1969. Un amour de vacances va se terminer en happy day et l’histoire va se vendre à des centaines de milliers d'exemplaires. C'est une chanson, composée par un certain Michel Berger qui, en 1969, travaille notamment comme producteur pour Vogue. Il vient d'ailleurs de signer un beau petit succès avec un titre taillé pour Vanina Michel.Dans cette histoire d'amour de vacances, un autre personnage apparaît, quelques années plus tôt. C'est Yves Roze. Il sort plusieurs 45 tours chez Barclay, mais c'est un fiasco. Alors, il est licencié par Eddie Barclay, qui le réengage immédiatement, mais pour tout autre chose. Il devient directeur artistique de Michel Delpech. En 69, Michel Delpech tient lui aussi un disque d'or avec “Wight is wight”.Pour revenir à notre cher Yves Roze, il se dit qu'il aimerait chanter de nouveau. Deux de ses amis, Michel Berger et Alain Boublil, lui proposent d’enregistrer une chanson inspirée du film Candy.« Adieu jolie Candy » évoque l’innocence et l’éclat d’une romance éphémère. Cette chanson est inspirée par Ewa Aulin, une jeune actrice suédoise foudroyante de beauté dans le film, aux côtés de Ringo Starr, Charles Aznavour, Richard Burton et Marlon Brando.L’objectif, c'est de faire un coup, comme on dit. C'est un titre sur lequel Berger et Boublil misent beaucoup et ils veulent que ce soit Yves Roze qui le chante. Problème, il travaille pour la maison d'en face, Barclay. Alors il doit trouver un surnom, ce sera Jean-François Michaël. Il enregistre le disque dans la plus grande discrétion, convaincu qu'il ne sera diffusée qu'à la radio. Et puis, un beau jour, on le retrouve sur le plateau de l'émission Numéro 1En quelques semaines, le disque affole les ventes, jusqu’à 60 000 exemplaires par jour. Il détrône même « Wight Is Wight » de Michel Delpech au sommet du hit-parade. Le subterfuge du pseudonyme est vite éventé. Ce qui arrive aux oreilles d'Eddie Barclay, qui vire notre chanteur pour la seconde fois.Suivront un voyage autour du monde et des versions à succès dans d'autres langues, en italien, en espagnol et même en allemand, Adieu süsse Candy, interprété dans un allemand épouvantable...Le 1er août 1969 restera comme le Happy Day de cette « jolie Candy », qui a permis à Yves Roze de devenir Jean-François Michaël et de se venger de l'horrible Eddie Barclay. Et c'est aussi jackpot pour Michel Berger, dont le flair ne se démentira plus jamais. « Adieu jolie Candy » aura été bien plus que le fameux coup tant espéré par ses compositeurs !
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Nous sommes le 1er août 1969. Un amour de vacances va se terminer en happy day et l’histoire va se vendre à des centaines de milliers d'exemplaires. C'est une chanson, composée par un certain Michel Berger qui, en 1969, travaille notamment comme producteur pour Vogue. Il vient d'ailleurs de signer un beau petit succès avec un titre taillé pour Vanina Michel.Dans cette histoire d'amour de vacances, un autre personnage apparaît, quelques années plus tôt. C'est Yves Roze. Il sort plusieurs 45 tours chez Barclay, mais c'est un fiasco. Alors, il est licencié par Eddie Barclay, qui le réengage immédiatement, mais pour tout autre chose. Il devient directeur artistique de Michel Delpech. En 69, Michel Delpech tient lui aussi un disque d'or avec “Wight is wight”.Pour revenir à notre cher Yves Roze, il se dit qu'il aimerait chanter de nouveau. Deux de ses amis, Michel Berger et Alain Boublil, lui proposent d’enregistrer une chanson inspirée du film Candy.« Adieu jolie Candy » évoque l’innocence et l’éclat d’une romance éphémère. Cette chanson est inspirée par Ewa Aulin, une jeune actrice suédoise foudroyante de beauté dans le film, aux côtés de Ringo Starr, Charles Aznavour, Richard Burton et Marlon Brando.L’objectif, c'est de faire un coup, comme on dit. C'est un titre sur lequel Berger et Boublil misent beaucoup et ils veulent que ce soit Yves Roze qui le chante. Problème, il travaille pour la maison d'en face, Barclay. Alors il doit trouver un surnom, ce sera Jean-François Michaël. Il enregistre le disque dans la plus grande discrétion, convaincu qu'il ne sera diffusée qu'à la radio. Et puis, un beau jour, on le retrouve sur le plateau de l'émission Numéro 1En quelques semaines, le disque affole les ventes, jusqu’à 60 000 exemplaires par jour. Il détrône même « Wight Is Wight » de Michel Delpech au sommet du hit-parade. Le subterfuge du pseudonyme est vite éventé. Ce qui arrive aux oreilles d'Eddie Barclay, qui vire notre chanteur pour la seconde fois.Suivront un voyage autour du monde et des versions à succès dans d'autres langues, en italien, en espagnol et même en allemand, Adieu süsse Candy, interprété dans un allemand épouvantable...Le 1er août 1969 restera comme le Happy Day de cette « jolie Candy », qui a permis à Yves Roze de devenir Jean-François Michaël et de se venger de l'horrible Eddie Barclay. Et c'est aussi jackpot pour Michel Berger, dont le flair ne se démentira plus jamais. « Adieu jolie Candy » aura été bien plus que le fameux coup tant espéré par ses compositeurs !
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« Adieu jolie Candy » : le tube surprise de l’été 1969 signé Michel Berger
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